Quiconque parcourt nos colonnes l'a constaté : ActuaLitté attache la plus grande importance à ce que l’information objective et plurielle du public soit respectée. Des règles déontologiques gouvernent notre profession, à raison : notre journal se fait un devoir de les suivre.
Le 06/01/2023 à 09:50 par Nicolas Gary
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06/01/2023 à 09:50
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L’éthique du journalisme implique une rigueur professionnelle que nous revendiquons.
Autant que notre indépendance.
Parmi les nombreux articles quotidiens d'ActuaLitté, certains furent consacrés ces dernières années à Editis (interviews, relais d’information, enquêtes, analyses…). Quand d’autres hurlaient avec les loups, nous avons salué ses audacieux développements et souvent cherché à dépasser le manichéisme qui a frappé d’opprobre cette société. Surtout quand le principal reproche était de compter parmi les filiales de Vivendi, donc de Vincent Bolloré.
Nous avons également abordé des sujets qui ne tournaient pas à l’avantage du groupe éditorial : grèves, mouvements sociaux, contestations, crises éditoriales. S'il en était besoin, cette pluralité, à elle seule, réfuterait toute accusation de partialité, de position pro-Editis ou de complaisance. Ce qui n’a pourtant pas manqué.
Ainsi, deux récents articles ont mis en exergue des tensions en interne (voir ce papier et ce papier). Ils détaillent ce que l’on préférerait garder sous le tapis, particulièrement dans un contexte où l’actionnaire Vivendi tente de céder la structure. Chacun sait combien la finance déteste toute publicité durant les tractations — plus encore quand la Commission européenne s’immisce dans les projets.
Des personnes concernées ont pris l’initiative de partager leurs opinions et témoignages dans nos colonnes, en commentaires. Or, ces propos ont conduit à des interventions de la direction d'Editis qui nous interrogent.
Notre journal n’alimente pas une vocation de censeur : pas plus de la parole d’Editis que du malaise qu’exprimeraient celles et ceux qui peinent à se faire entendre.
Qui sait si ces messages découlant de ce droit à une libre expression ne mériteraient pas l’ouverture d’un dialogue social ? Dans un premier temps, il nous fut demandé de retirer l’un des deux articles, puis de supprimer les commentaires, prétextant en vrac leur caractère blessant, injurieux et diffamatoire. Point d’orgue : la directrice générale, Michèle Benbunan, a contacté ActuaLitté, en avançant le nom de l’avocat personnel de Vincent Bolloré : « Le groupe va mandater Maître Baratelli. »
Qu’est-ce à dire ?
L’hypothèse d’un avertissement préalable à une procédure paraît peu probable : comment imaginer que le milliardaire nous accorde autant d’importance ? Plus vraisemblablement, Vincent Bolloré serait ici érigé par la DG d’une filiale en potentiel Père Fouettard. Et ce, en jouant sur la réputation de son patron, prompt aux poursuites en diffamation.
Devons-nous nous attendre à un rendez-vous devant la 17e chambre ? Qu’en pensent Vivendi, son directeur général Yannick Bolloré, et son père et actionnaire principal du groupe, Vincent Bolloré ?
ActuaLitté ne s’effacera jamais devant les agendas financiers, fût-ce dans la phase d’un calendrier connu de tous, et garantira tant qu’elle respecte le droit, une libre expression dans ses colonnes. C’est notre honneur.
Crédits photo : Le Retour, René Magritte (détail) - ActuaLitté, CC BY SA 2.0
Par Nicolas Gary
Contact : ng@actualitte.com
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Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.
23/04/2026, 15:56
Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.
22/04/2026, 12:08
En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.
22/04/2026, 11:06
Le travail de Michael Roch s’inscrit dans celui d'une génération d’auteurs cherchant à renouveler les formes narratives pour mieux rendre compte des réalités politiques et culturelles du monde contemporain. Dans ce texte, il défend une « esthétique du dévoilement » qui rompt avec les formes héritées et revendique une littérature qui nomme, explicite et engage le lecteur face aux mécanismes de domination.
21/04/2026, 16:22
Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.
21/04/2026, 16:03
Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.
21/04/2026, 15:31
Exclusif – Vice-présidente du Sénat, membre de la commission culture, éducation et communication, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) appelle aussi de ses vœux, après les événements au sein du groupe Hachette, à la création d'une clause de conscience pour les auteurs. Mais cet ajout au contrat d'édition ne pourra se faire rapidement qu'avec le soutien du gouvernement, qu'elle interpelle par un courrier à Catherine Pégard, ministre de la Culture. Il est reproduit ci-dessous, en intégralité.
21/04/2026, 08:35
64 Commentaires
Jala
06/01/2023 à 10:36
Meilleurs vœux !!!
Bon courage et bonne continuation !
Avec vous
Jala
kujawski
06/01/2023 à 10:53
Lu ce papier avec consternation. La réaction d'Editis est celle d'une entreprise-fortin, inquiète, pour ne pas dire plus, ou pire.
Plus un organisme se replie sur lui-même, plus le besoin d'information à son sujet est fort. Editis, ou plutôt son propriétaire, joue à la citadelle assiégée, trahissant son embarras dans la gestion de l'opération d'achat de Hachette et de vente d'Editis, et attirant d'autant plus les regards.
Face à cette contrainte démocrarique si encombrante, Orban ou Kaczinski, ou encore Trump, ont fait le choix du muselage. Un exemple apparemment séduisant pour certains, qui peut payer dans l'instant mais dont l'effet boomerang peut être dévastateur.
Isabelle Augier-Jeannin
06/01/2023 à 10:58
Je suis avec beaucoup d'attention ActuaLitté, qui me semble avoir, outre l'impartialité, la rigueur et les compétences d'analyse nécessaires à un bon journal. J'espère que vous ne rencontrerez pas d'ennuis majeurs (on s'expose forcément à quelques soucis quand on fait œuvre de journalisme). Tous mes vœux pour la continuation de votre excellent travail et mon soutien de lectrice/autrice/utilisatrice !
NAUWELAERS
07/01/2023 à 00:28
Je partage pleinement cela !
CHRISTIAN NAUWELAERS
Lin
06/01/2023 à 11:01
Quand on sait comment Bolloré maltraite les journalistes des médias qu'il a achetés, cela ne surprend en rien. Il surveille les SMS, même les privés et attaque en justice tout le monde pour le moindre mot de travers.
Avec lui, chaque mot doit être validé par le service juridique.
Il suffit de lire quelques titres d'articles récents:
• Europe 1 : Bolloré prend le pouvoir, les journalistes veulent exercer leur « clause de conscience »
• Comment faire pour museler la liberté de la presse et d'expression en même temps ? Suivez la méthode Bolloré !
• BOLLORÉ CONTRE LE JOURNALISME : 11 ANS DE PROCÉDURES BÂILLONS... et 11 ans de défaites
• Il a été condamné par la justice après sa plainte contre "Le Monde diplomatique".
• La justice déboute définitivement Bolloré après un article de Mediapart sur ses activités au Cameroun.
• Procès intenté par Vincent Bolloré pour diffamation : la justice confirme la relaxe du journaliste
La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi 10 mars la relaxe du journaliste Benoît Collombat et de l’ex-directrice des éditions Calmann-Lévy Florence Sultan
• Bolloré réclame 50 millions d'euros à France 2
• Après Europe 1, le système Bolloré inquiète à Paris Match
• Vincent Bolloré rattrapé par la justice dans une affaire de corruption au Togo
Aurelien Terrassier
08/01/2023 à 18:29
Bollore a censuré des documentaires. L'un sur Canal Plus concernant ses activités en Afrique et un autre sur Cnews concernant la pedophilie dans l'Eglise. Avec Hanouna et Praud qui font la promotion des idées d'extrême droite en invitant ses représentants de toute tendance, élus Rn, militants, journalistes et autres pseudo-intellectuels, voilà que Bollore s'attaque aussi au cinéma avec ses amis du Puy du Fou. En effet Studio Canal est associé à la boîte de production du Puy du fou pour le film "Vaincre ou mourir" qui est ni plus ni moins qu'une propagande réactionnaire contre la révolution et ce malgré un bonne distribution de comédiens et une réalisation hollywooodienne. Voilà un film à boycotter le 25 janvier.
Gérard GAUTIER
06/01/2023 à 11:02
Je veux tout d'abord vous présenter tous mes Vœux dont ceux, importants, pour que Vous gardiez votre Liberté de pensée et votre souci, toujours démontré, du Droit à l'information des journalistes et de la presse.
Ayant eu, dans les années 60, en Bretagne, comme client et amis, les parents de Bolloré je ne sais pas s'Ils seraient heureux de voir ce qu'est devenu aujourd'hui, leur fils?
"Celui qui ne sait pas est un imbécile.
Celui qui sait et ne dit rien est un criminel."
Aujourd'hui il y a des Pays qui appartiennent au Monde du Silence.
Pas celui de Cousteau!
Solidairement Vôtre.
Gérard Gautier
Saint-Brieuc 6 janvier 2022
Martin
06/01/2023 à 11:03
Que penser ?
Ainsi il en serait de la liberté d'expression censurée, dès los où cette liberté autorise d'être l'expression de nos ressentis ?
Doit-on donc n'écrire que des propos sensés encenser et se taire pour ne subir les foudres d'un Dieu Olympien régnant sur les cieux peu clément de l'édition ?
Il était dit qu'il fallait interdire d'interdire, mais beaucoup dépasse ce interdit en interdisant quiconque médit sur celui qui se veut le chantre de l'écrit, qui, devons nous le rappeler, est une forme conquérant de tout ce qui peut être dit et exprimé.
Mais cela nous informe sur un fait : Est-ce que la main mise sur une censure ne va pas s'étendre sur tout ce qui sera publié dans ce groupe ?
Ainsi ne seront des auteurs qui n'auront que l'écrit juste et méritoire, dès lors où ils suivront une lignée directoire et imposée ?
Sommes dans une France démocratique ou devenu un pays autocratique où ne règnera qu'une pensée ?
J'ai peur que ma France ne subisse le courroux d'un seul groupe et où nous devrons nous aligner que sur la dictée d'un monarque, influant, incluant le despotisme pour notre littérature.
Cordialement
Ismaël
06/01/2023 à 11:08
C'est tout de même étrange... Le groupe Madrigall a parfois été écorné dans les pages de ce site (autant qu'il a pu être salué), mais on n'imagine pas une seconde Antoine Gallimard prendre lui-même son téléphone pour menacer Actualitté d'une procédure de saisie d'un avocat, comme on lancerait un chien de garde pour aller mordre les mollets d'un importun... Pas plus que Vincent Montagne himself ne le ferait pour le groupe Media Participations, et dieu sait si celui-ci a aussi subi pas mal de problèmes notamment de distribution... Réclamer de supprimer des articles (parce qu'ils informent sur des réalités internes à l'entreprise, on peut presque le comprendre de la part de sa direction...), mais aussi de sabrer des commentaires ?! (et là, on passe au stade supérieur, avec une volonté de museler carrément le public, des individus libres de leurs propos), là on marche sur la tête ! M. Benbunan prendrait-elle son téléphone pour menacer le Canard enchaîné en pareilles circonstances ? Il serait pertinent d'ailleurs de leur relater cette affaire... Il est certain que le palmipède ferait ses choux gras d'un tel comportement de censure... dans le milieu si feutré de l'édition parisienne. Et que le reste de la presse finirait par s'emparer de l'histoire. En ce sens, ce serait très très contre-productif pour Benbunan ! Au final, ce qui est tout de même révélateur, c'est que pour que la directrice générale se mêle elle-même de cette affaire, c'est que cela a mis le doigt sur un véritable nœud interne... Bien des exemples, dans le monde de l'édition ou de la librairie (comme dans n'importe quel autre secteur d'activité sans doute), de comportements déplacés ou de harcèlement moral ont existé et existent probablement encore. La plupart du temps, bien sûr, ils sont passés sous silence ou se règlent dans le cadre des relations entre des représentants du personnel et des DRH. Mais il y eut des fuites pour certaines affaires par le passé, comme aujourd'hui avec celles citées ici. Cela n'avait jamais amené une direction générale à ce type de menace de la presse... il faut croire que la pression de la revente d'Editis doit être très très élevée en ce moment pour générer de telles réactions complètement inadmissibles et hors de propos de la part de tels cadres supérieurs qui, a priori, se devraient plutôt de montrer l'exemple. Sic.
Exact
11/01/2023 à 09:04
Exactement, je pense que la presse a mis là le doigt sur un véritable problème dans ce groupe concernant le harcèlement qui ne doit pas fuiter. Le harcèlement quand il est reconnu devrait être sanctionné et dans cette histoire, la directrice le couvre clairement et donc elle est complice ! La direction, le harceler etc.. Devraient tous être sanctionnés et pire pour la directrice qui vient d'avoir ce comportement inadmissible d'avoir voulu bâillonner la presse. Très curieux de connaître la fin de cette histoire dramatique pour les salariés victimes de cette machine infernale qui prouve là encore que le pouvoir est puant
Quel culot !
06/01/2023 à 11:15
Quel culot de la part de la Direction d’Editis de se servir du nom de monsieur Bolloré pour faire pression sur les journalistes, mais ça ne m’étonne même pas de sa part. Il faut avoir un sacré culot, j’aimerais bien savoir ce qu’il en pense lui. Et surtout que fait-on du droit et de la liberté d’expression.
Gilles
06/01/2023 à 11:23
D'un autre côté, c'est Bolloré : pas de critique, pas de vague sinon ça attaque.
Un article contre Cnews, ça finit pareil avec du Hanouna qui va t'aboyer dessus...
Solzasco
06/01/2023 à 11:28
Madame Benbunan qui n'est qu'une directrice générale, et donc une exécutante, n'a sûrement pas effectué une démarche aussi grossière autrement que sur ordre de son PDG. Un très haut et très puissant personnage, tout encarrossé de lui-même, peu soucieux de se charger des basses besognes - hier d'ordonner à ses laquais de bâtonner quelque plumitif insolent, aujourd'hui d'aller clouer le bec de cet "ACTUALITTE" irrespectueux!
Ce faisant, la dame en question vous a rendu hommage, et à juste titre: il n'y a que la vérité de l'information qui blesse les puissants, et donc vous êtes à présent certains, et vos lecteurs avec vous, d'avoir mis dans le mille en faisant, tout simplement, votre métier qui est d'informer et de commenter !
Bravo donc à toute votre équipe: l'année 2023 commence très fort, et cette méprisable bourde d'Editis vous vaudra plus que jamais les encouragements et le soutien de vos lecteurs: continuez, car, si jamais vous en doutiez, vous êtes décidemment sur la bonne voie!
Marc Georges
06/01/2023 à 12:07
Consternant de bêtise. Leur réaction ne va qu'amplifier la diffusion de vos 2 billets.
Inacceptable ce sentiment de supériorité d'Editis et Cie qui vous interdirait de publier des articles sur eux.
Affligeant leur réaction preuve d'un esprit nauséabond.
Ne lâchez rien, vous gagnerez des lecteurs et le procès si il y a.
Desmodus
06/01/2023 à 13:13
Les tentatives de museler les médias ne sont pas nouvelles et le groupe Bolloré est un habitué de tentatives d'intimidations nombreuses, voire même de recours juridiques, jusqu'à présents heureusement sans résultats.
Nous devons rester vigilants et nous serrer les coudes. Il y va de notre liberté.
La meilleure année possible pour tous.
Solidairement vôtre.
Bravo
06/01/2023 à 13:47
C’est clair que maintenant on préfère lire un journaliste que l’on veut censurer et qui ne cède pas que plutôt des journaux qui se font dicter leurs écrits. Je pense que l’on sera nombreux à vous soutenir. On fera de vous un exemple et une référence. Soutient aussi aux salariés d’Editis. Tenez bon les gars, ne lâchez rien
Marianne L.
06/01/2023 à 13:50
Ce serait risible si ce n'était pas juste terrifiant sur l'état fragile de la liberté de la presse et de la liberté d'expression tout court ...
Je vous souhaite de l'énergie, du courage et beaucoup d'inspiration pour 2023, année pendant laquelle j'entends bien continuer à vous lire avec plaisir chaque matin, libre d'aimer ou pas, de commenter ou pas vos articles, mais en ayant l'assurance que cette liberté est aussi la vôtre !
Nuageux
06/01/2023 à 14:10
Si on cherche à vous museler sur un article c’est qu’il est bon et qu’il dit la vérité. Maintenant qui a cherché réellement à vous museler ? La direction Editis Benbunan ou monsieur Bolloré comme j’ai cru le comprendre. Il faudra que chacun prenne ses responsabilités. Et tout ça pour couvrir une erreur managériale.
Marie
06/01/2023 à 14:56
Que ActuaLitté vive et continue de faire réagir ses lecteurs . Toute expression vraiment "libre" peut être qualifiée de "partiale", car la tolérance absolue n'existe pas, heureusement!
Jean-Yves Mollier
06/01/2023 à 15:07
J'ai publié, en septembre, chez Libertalia, un essai intitulé "Brève histoire de la concentration dans le monde du livre", essai dont "ActuaLitté" n'a pas rendu compte. Dans ce livre, j'ai mis en perspective l'affaire Bolloré-Hachette-Editis en montrant que a concentration touche aussi Gallimard(via Madrigall) et Media-Participations (via Le Seuil-La Martinière, etc.), mais qu'il s'y ajoute chez Bolloré, une volonté idéologique qui rappelle l'ambition de Rémy Montagne quand il fondait Media-Participations en 1985 : mettre au premier plan la défense des valeurs de l'Occident chrétien. Il va de soi que, dans l'un et l'autre cas, la censure est un moyen de parvenir à ses fins. La bande dessinée fut mise au pas entre 1985 et 1995 comme les médias appartenant à Vivendi l'ont été entre 2018 et 2022. Aujourd'hui, "ActuaLitté" est victime d'une menace à peine voilée (le recours à l'avocat du groupe) et la DG d'Editis se révèle en cette affaire comme une digne émule des pires censeurs de l'histoire ( les femmes sont tout aussi capables de mettre au pas leurs subordonnés que les hommes). Au Canada, c'est à travers la "loi-baillon" que les grosses entreprises minières ont empêché la diffusion du livre "intitulé "Noir Canada". En France, on rappelle à la direction d'"ActuaLitté" que son actionnaire pourrait intervenir et demander de gros dommages et intérêts pour la publication d'articles jugés malveillants. Le but est le même : empêcher la libre discussion et le débat à propos d'une concentration qui menace le fragile équilibre régnant sur le monde du livre. Il va de soi que la direction de "ActuaLitté" ne doit pas céder et qu'elle doit révéler au grand jour toutes les manoeuvres d'intimidation qu'elle pourrait subir. Vous pouvez compter sur mon soutien dans ces moments difficiles et je suis disponible pour une rencontre destinée à protéger la presse contre toutes les formes de censure et de la pire, l'autocensure préventive...
Lectrice
06/01/2023 à 21:58
Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.
Victor
06/01/2023 à 16:17
Vous suivant au quotidien, je peux témoigner de vos entorses répétées à la charte de Munich.
Vous êtes tout sauf un média objectif et "indépendant".
Vous n'existez qu'à la seule raison qu'il y a peu d'offre de quotidien traitant de l'actualité littéraire.
toutoune
06/01/2023 à 16:32
Et donc l'intervention de M. Benbunan serait justifiée ? On se demande bien quelle idée du journalisme vous vous faites... Un journalisme aux ordres des puissances économiques sans doute.
Ha bon
06/01/2023 à 16:34
Bonjour Victor, si vous déplorez tant le journal ActuaLitté pourquoi est-il votre lecture quotidienne, pour ma part je n’aime pas lire des lectures que je n’aime pas ou alors c’est que j’ai quelque chose dans ma tête qui ne tourne pas rond. Mais peut-être que votre message est signé de la direction que cela ne m’étonnerait pas. Et je pense aussi que nous n’avons pas la même lecture car ce que vous dites est faux
Ordo
06/01/2023 à 21:33
Oui, je pense qu'on est tous d'accord pour dire que Actualitté est un journal assez médiocre, mais ça n'empêche que la censure est ici assez grave.
Henri Mojon
07/01/2023 à 01:10
Actualitté n'est pas devenu le premier media sur le livre en étant médiocre. C'est devenu pour beaucoup d'entre nous une lecture quotidienne pour savoir ce qu'il se passe dans l'édition et pour le plaisir de découvrir de nouveaux horizons du fait de la diversité des articles.
Jean
07/01/2023 à 10:40
J'adore les gens qui viennent expliquer qu'Actualitté n'est pas bon mais qu'ils le suivent quotidiennement...
Actualitté fait un excellent travail, parfois engagé, et c'est bien comme ça. Longue vie à eux.
Gérard GAUTIER
08/01/2023 à 08:04
Bonjour,
Je comprends ce que vous voulez dire mais personnellement, censuré par Ouest-France et Le Télégramme, j'achète tous les jours ces deux quotidiens.
Cela au nom du respect que je porte aux journalistes qui "ont, Eux, besoin de travailler"...
Gérard Gautier
Saint-Brieuc le 8 janvier 2022
Espace libre
06/01/2023 à 16:17
Si seulement, à la base, la direction avait fait son boulot sur ce droit d’alerte concernant les relations éditeurs du groupe Editis. Maintenant on parle de censure contre le journaliste qui a eu les couilles de mettre ça au grand jour. Je pense qu’il a justement appuyé là où il n’aurait pas dû appuye. Que la volonté de Bolloré et de Benbunan est de protéger certaines personnes en demandant à Actualitté de taire le sujet. Le monde de la culture et de la littérature est salit par leur faute. Je ne pense absolument pas que chez Madrigall, média participation, Albin Michel, Gallimard aurait pris un tel risque pour protéger une personne. Maintenant la question est de savoir que représente cette personne pour qu’on veuille à ce point la protéger ? C’est une énigme qui mérite d’être élucidée
Prise de position
06/01/2023 à 16:58
Connaissant Madrigal et un peu leur position, ils ne s'amuseraient pas avec le feu et auraient pris une bonne décision ferme et sans appel contre ce genre de personnage. Mais je pense que les membres de la direction des deux groupes n'ont pas la même valeur sur le respect de l'humain tout simplement et que chez Editis on le constate aujourd'hui avec toute cette histoire que c'est le fric qui prime sur l'humain. Bon courage aux salariés d'Editis !
Sanjeev
06/01/2023 à 16:57
Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.