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Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

Le 01/09/2021 à 12:50 par Nicolas Gary

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Publié le :

01/09/2021 à 12:50

Nicolas Gary

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Publié en juin dernier, Les possibles a donc attiré l’attention des zélés chroniqueurs du Masque, ce 17 août. Et la prévisible diatribe, après tout c’est un peu le principe de l’émission, un jeu de massacre censé être drôle, n’aura pas déçu : le Masque n’a aimé ni le livre ni l’autrice. Un comble ? Plus que ça : la démonstration qu’autour de la table, aucun des commentateurs n’a conscience que sans les ouvrages de Virginie Grimaldi et des autres auteurs à succès, nombreux sont les livres qui ne verraient pas le jour.

Depuis ses premières armes dans l’édition, avec Le premier jour du reste de ma vie (City, janvier 2015), la romancière a vendu 3,176 millions d’exemplaires, toutes éditions confondues (les versions numériques ne sont pas comptabilisées). Soit un montant avoisinant les 30,4 millions €. En 2020, elle figurait en deuxième place du classement des dix best-sellers français, où on la retrouve depuis 2018. Et gageons qu’elle récidivera en 2021.

Un écrivain a le devoir de méchanceté

La citation de Philippe Caubère dit tout. Sur cette même période passée en revue, Jérôme Garcin a vendu 265 .602 exemplaires, soit 3,959 millions € indique notre partenaire Edistat, sur une quinzaine d’éditions (poches et grands formats). Honorable, certes, mais pas de quoi jouer dans la cour des poids lourds. À l’antenne, chroniquant le livre de Grimaldi, il assure que « [l]es bras men tombent. Le livre aussi, un peu », en découvrant que l’autrice de Les possibles est la romancière française la plus lue.

Michel Crépu, rédacteur en chef de La Nouvelle Revue française (Gallimard, l’éditeur de Jérôme Garcin, par ailleurs) écrit aussi des livres : à l’exception d’un essai sur l’affaire Fillon en 2018, qui frisa les 2700 ventes, il accumule 9823 exemplaires au cours des six dernières années.

Éditeur, il aurait pu fournir à Monsieur Garcin les données de ventes des livres, rappeler que sa précieuse NRF n’existerait pas sans les ventes de Foenkinos, de Pennac, de tant d’autres… Mais non, loin de lancer un débat économique intéressant sur ce qui fonde l’édition, les succès permettent de financer des livres plus littéraires, mais moins vendeurs, donc de sauver la diversité de la littérature, il se contente de noter « Si vous prenez les pages de remerciements à la fin il y en a dix… Ce final de remerciement nest pas possible. » On sent là la critique fouillée, la réflexion profonde, l’œil de l’aigle.

Arnaud Viviant, lui, n’a rien fait paraître depuis des années. Il sortira prochainement, à La Fabrique, Cantique de la critique, un essai dont voici un extrait, comme un condensé de bribes de dialogues volées sur le trottoir entre le Café de Flore et les Deux Magots : « Tant que la critique a eu pour fonction traditionnelle de juger, elle ne pouvait être que conformiste, cest-à-dire conforme aux intérêts des juges. Cependant la véritable critique ne consiste pas à juger, mais à distinguer. Pour être subversivement démocratique, la critique na nul besoin d’être unanime ou divisée. Il lui suffit de parler du langage au lieu de sen servir. »

Arnaud Vivant proclame fièrement, à l’antenne, n’avoir jamais entendu parler de Virginie Grimaldi — il suffit de prendre le métro pour la découvrir en quatre par trois sur les murs, mais passons. Pour un critique censé s’immerger au cœur de l’édition française, passer à côté de Virginie Grimaldi depuis 2015, c’est un bel effort. Et c’est la limite d’une critique tellement infatuée d’elle-même, de ses mots, de ses coteries, qu’elle affiche fièrement son mépris abyssal du goût du public, non qu’elle eut à le partager, mais, à tout le moins, à en connaître.

Quant à Jean-Claude Raspiengeas, il voit dans le roman un écho avec « les grands succès de la télévision, notamment les séries, françaises, qui sont affligeantes ». Ce qui nous prouve d’un coup que Monsieur Raspiengeas est aussi brillant chroniqueur de séries qu’il l’est pour la littérature. Baron Noir, Le bureau des Légendes, OVNIs, Les Revenants… Monsieur Raspiengeas a trouvé tout cela affligeant. Dont acte. Que Madame Grimaldi se rassure cependant, si elle est comparée à ces œuvres, elle est en bonne compagnie.

Économie de la chaîne

L’honnêteté intellectuelle aurait consisté à rappeler que les ouvrages, et le succès commercial, de Virginie Grimaldi, et de tous les gros vendeurs, participent à l’industrie du livre. Ce sont ces livres qui permettent aux autres livres d’exister, et on peut estimer sans se tromper qu’en France le succès obtenu par deux livres, parfois même un seul, permet d’en publier dix qui perdent de l’argent.

Bien entendu, ce raisonnement économique a dû paraître bien vulgaire à Monsieur Garcin et à ses chroniqueurs. Non, au Masque on est entre soi, entre gens de bon goût qui étrillent le mauvais, et savent reconnaître le talent littéraire d’un Gabriel Matzneff, véritable citoyen de Saint-Germain-des-Prés, en lui attribuant le Prix Renaudot en 2015.

À moins que, à moins que… ce ne soit une expression de la phallocratie de cette émission, descendre en flammes une femme qui vend des livres, quel bonheur !, comme Mediapart l’avait pointé  ?

Dans une enquête découlant de dizaines d’heures d’écoute, le journal avait, en février 2020, « recensé un flot de propos sexistes et, dans une moindre mesure, des stéréotypes racistes ou homophobes ».

On ignore, en fin de compte, ce qui est le plus troublant : que la deuxième romancière en ventes, après Guillaume Musso — encensé lui par Jérôme Garcin pour son dernier roman, mais homme — soit méconnue de la clique du Masque, ou que, sur les 10 meilleures ventes de 2020, aucune autre que Musso n’ait trouvé grâce à leurs yeux. Rien, pas un mot, sur Michel Bussi, Franck Thilliez, Joël Dicker, Marc Levy, Bernard Minier, Aurélie Valognes, Marie-Bernadette Dupuy et Agnès Martin-Lugand. Mais quelle joie d’étriller Virginie Grimaldi ! 

Et alors, on en vient à regretter le temps où Jean-Louis Bory s’écharpait au Masque avec Charensol. Certes, la mauvaise foi et la méchanceté étaient là, mais le talent aussi, qui n’y est plus ?

Sauf que...

Bien entendu, les chroniqueurs se défendront en rappelant Beaumarchais (ou Le Figaro, mais comme le second vend plus que le premier...) : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. » Et nul ne songerait à retirer à Patricia Martin et ses compères, le droit de mobiliser l’antenne de France Inter pour indiquer à des auditeurs nombreux — près de 700.000 — combien Les possibles leur est sorti par les yeux. D’autant que, mi-août, plusieurs mois après la publication du roman, ces avis éclairés étaient primordiaux. 

Mais que les grands vendeurs ne se mettent pas martel en tête : seuls 10 % des professionnels estiment que Le Masque et la Plume prescrit l’achat de livres. (sondage Livres Hebdo - Xerfi/I+C, mai 2021). Sic transit gloria mundi. Et toutes ces choses…

 
 
 
 
 
 
 
 
 

crédit photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

Virginie Grimaldi Fayard
Les possibles
12/05/2021 378 pages 19,50 €
Scannez le code barre 9782213717074
9782213717074
© Notice établie par ORB
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55 Commentaires

 

Davidoux

01/09/2021 à 15:19

Bel article, joliment écrit, doucement taquin. Bravo Monsieur Gary.

Sandra

01/09/2021 à 19:36

Voilà qui est dit et tellement bien dit. Effarant qu'il faille rappeler encore et toujours de telles évidences.

Ed

02/09/2021 à 07:34

Joli tir, monsieur Gary, et belle remise en place de ce ghota installé et autosuffisant.
On pourrait assez facilement retrouver des chroniques de complaisance de M. Garcin sur la toile, L'Obs lui a régulièrement servi à satisfaire ses amis et proches camarades éditeurs – voire le sien tout court – pour abonder en votre sens.
A titre personnel, je ne lis plus Grimaldi.
Mais contrairement à ces braves gens de l'intelligentsia, je sais, ô combien, qui elle est et ce que l'industrie du livre (Fayard et livre de poche en tête) lui doivent !

(Na)Palme, Masque et Tuba

02/09/2021 à 07:37

Avez-vous obtenu une réponse des chroniqueurs ?
J'écoute leur émission chaque semaine, un peu pour me faire du mal, un peu dans l'espoir d'être déçu en bien : elle s'est délitée, dégradée, et en effet, n'est plus que l'ombre d'un spectre (ce qui ne pèse pas bien lourd. Mais j'imagine que la profusion des noms de personnalités littéraires suffit à garantir la caution morale.
Intellectuelle aussi — sauf à ce que l'on parle d'honnêteté, intellectuelle.

Nicolas Gary - ActuaLitté

02/09/2021 à 08:16

Bonjour !
(très, très, très joli pseudonyme d'autant plus qu'il a failli, dans une autre version, servir de titre à l'article !)
Aucune réponse pour l'heure : l'article a été publié voilà moins de 24h, je n'imagine pas une réactivité folle, pas plus que des maisons qui la publient – il serait incorrect de se mettre le LM&LP à dos, on ne fait pas ça à Saint-Germain ! Et sait-on jamais si l'on ne risque pas le blacklistage.
Bref. Si cela devait arriver, j'ose espérer en être informé ! ;-)

Mmmmm

02/09/2021 à 07:55

« les succès permettent de financer des livres plus littéraires, »

Ça, c'est la formule consacrée pour faire passer la pilule. La réalité est bien différente. Un éditeur fait des choix qui sont rarement littéraires. Sa politique est avant tout commercial : il cherche à vendre. L'éditeur qui cherche « une voix » est une grosse blague qui ne marche qu'avec l'auteur débutant.

Donc, un succès, ça sert juste à financer... de possibles autres succès. C'est l'argent de l'investissement.

Maintenant, critiquer le succès comme quoi il ne serait pas littéraire et que les autres essais le seraient est tout simplement dégueulasse. Le premier succès a été choisi EXACTEMENT comme les suivants : sur le pif de l'éditeur. Ce dernier a une POLITIQUE, au sens social. Il n'édite que ce qu'il veut (la plupart du temps, ce qui risque de se vendre). C'est ainsi que vous pouvez fournir la meilleure histoire du monde avec le style le plus flamboyant, il est quasi certain qu'aucun éditeur ne le prendra si le manuscrit n'est pas « dans l'air du temps » (jolie formulation pour « politiquement correct »). Et ça, ça va très largement contre la littérature. La littérature est le contraire de la politique.

Bref, ça fait TRÈS longtemps que les éditeurs ne courent plus après la littérature. Mais la légende est tenace. Et puis, ça fait bien dans le cercle germano-pratin de dire qu'on travaille pour la littérature... Ça pose son bobo quand même ! Imaginez qu'on a des ancêtres en droite ligne d'un Victor Hugo ou d'un Maupassant, c'est classe... On n'est pas le péquenot de province ! Remarquez que ça fonctionne aussi pour les éditeurs de province : c'est dire le pouvoir de ce truc !

Enfin, pour rebondir sur le sujet de l'article. Je n'ai pas spécialement d’appétence pour France Inter (qui est sans doute l'Internationale des bobos germanos-pratins). Mais je leur concède tout à fait le droit de ne PAS aimer cet ouvrage. J'aurai aimé lire LA RAISON pour laquelle il ne l'aimait pas (le style, le scénario (ou son absence comme cela est désormais la règle), les incohérences, les fautes, etc.). La critique est un droit, du moment qu'elle est constructive, d'autant plus que jamais le nombre de ventes n'a été un élément de qualité (même s'il faut en tenir compte : mais combien d'auteurs vendraient beaucoup en étant placardé dans le métro en 4x3 pendant des semaines ? Curieusement, ce point qui est le plus choquant finalement de l'article n'est même pas abordé...).

Nicolas Gary - ActuaLitté

02/09/2021 à 08:12

Bonjour, Comme me le disait récemment un éditeur, “si je savais comment ça marche“ ! Et ce après avoir mené une campagne d'affichages sur les bus parisiens.
Si le 4 par 3 dans le métro menait à un succès commercial, bien plus de maisons se battraient. Vous avez celle comme Les Arènes qui ne communiquent qu'une fois le succès installé, pour consolider la présence dans l'esprit, et encore, pas sur les 4x3. Ou Actes Sud, qui pour sa collection de polars du nord mobilisaient des affiches sur ce format, et a finalement arrêté (ou alors je ne prends plus les bonnes lignes).
L'hypothèse de vendre plus du fait d'une seule publicité dans le métro est séduisante, pas un critère quantifiable ni authentifié. A ce titre, le lien d'affiliation ou les publicités web permettent a minima de “suivre” les déplacements des internautes et de donner des chiffres qui reflètent l'intérêt exprimé à un moment M.
Le marketeux qui jurera que la publicité fait acheter mentirait. Je vous rejoins en revanche pleinement sur l'idée que sans publicité/promotion/réclame/ect. l'existence de l'ouvrage est nettement plus complexe.

Mmmmm

02/09/2021 à 11:25

Bonjour Nicolas,

La publicité fait TOUJOURS vendre, sinon croyez qu'aucun commerçant ne perdrait de l'argent à en faire.

Ce n'est pas parce que les éditeurs ne respectent jamais leur part de contrat d'édition, notamment celle les obligeant à faire de la publicité, qu'ils n'en font pas une fois le succès arrivant (et dans le fol espoir de s'en mettre un peu plus plein les poches). Ça s'appelle la stratégie du minable : je ne mise que sur le cheval qui gagne...

C'est juste pointer la totale incohérence de leurs démarches, à moins justement que ce ne soit le contraire : ils font tous pareils, et de travers.

NAUWELAERS

03/09/2021 à 19:50

Je préfère «le moment M» à ce bizarre «instant I» récurrent et que je n'ai jamais compris (pourquoi pas «instant I» !
Je ne comprends pas qu'on puisse acheter un livre suite à un matraquage publicitaire...
Je peux être intéressé ou séduit, et me décider à acheter un livre, si une critique me paraît convaincante et/ou si l'auteur ou autrice me paraît sortir du lot, dans une interview publiée ou audiovisuelle.
Pour moi la qualité et l'originalité sont essentielles et il est évident que quantité et qualité forment un couple souvent bien désuni.
Je n'apprécie pas les cacographes (terme épicène: hommes ou femmes), à succès ou non, et la question de genre ne joue pas du tout.
La grande littérature classique, c'est Hugo et Proust, et c'est Colette et George Sand...
Et chez des auteurs et autrices plus modernes, et moins purement littéraires, comment ne pas apprécier une Sagan, certes objet d'un matraquage publicitaire d'anthologie à l'époque mais on ne se sentait pas grugé après l'avoir lue -et elle reste encore populaire dans le siècle qui succède au sien.
Et j'apprécie fort les belles plumes (féminines et masculines, cela va sans dire) dont les oeuvres en valent la peine sur le fond et la forme.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

04/09/2021 à 12:02

Je préfère «le moment M» à ce bizarre «instant I» récurrent et que je n'ai jamais compris (pourquoi pas «instant I» !
Je ne comprends pas qu'on puisse acheter un livre suite à un matraquage publicitaire...
Je peux être intéressé ou séduit, et me décider à acheter un livre, si une critique me paraît convaincante et/ou si l'auteur ou autrice me paraît sortir du lot, dans une interview publiée ou audiovisuelle.
Pour moi la qualité est essentielle et il est évident que quantité et qualité forment un couple souvent bien désuni.
Je n'apprécie pas les cacographes (terme épicène: hommes ou femmes), à succès ou non, et la question de genre ne joue pas du tout.
La grande littérature classique, c'est Hugo et Proust, et c'est Colette et George Sand...
Et chez des auteurs et autrices plus modernes, et moins purement littéraires, comment ne pas apprécier une Sagan, certes objet d'un matraquage publicitaire d'anthologie à l'époque mais on ne se sentait pas grugé après l'avoir lue -et elle reste encore populaire dans le siècle qui succède au sien.
Et j'apprécie fort les belles plumes (féminines et masculines, cela va sans dire) dont les oeuvres en valent la peine sur le fond et la forme.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Pub

06/09/2021 à 06:50

Vous n'avez pas conscience justement de comment fonctionne la pub.

La pub travaille sur l'inconscient. Quand vous achèterez un livre sur un coup d'impulsion, votre choix « spontané » sera guidé par ce matraquage inconscient. Personne n'échappe à ce truc pervers et ceux qui prétendent y échapper sont sans doute ceux qui y succombent le plus, parce que justement, ils n'ont pas conscience du processus...

NAUWELAERS

06/09/2021 à 22:36

Pub,
Bon vous avez ce pseudo...
Pourquoi pas «lavage de cerveau» ?
«Personne n'échappe...» etc.: tout le monde n'est pas manipulable comme vous l'avez décidé.
Tout le monde n'est pas comme une masse de plasticine humaine que la main géante du marché peut modeler à sa guise.
Certes la propagande est souvent efficace, mais la lucidité et donc la résistance humaine existent.
Vous niez cela ?
C'est affligeant, monsieur ou madame Pub...
Si j'avais comme vous un pseudo, ce serait peut-être: «libre-arbitre»...!
CHRISTIAN NAUWELAERS

Pub

07/09/2021 à 08:02

Même les gens conscients du processus sont influencés. Pour ne pas être influencés, il faut être un expert d'un domaine (mais qui l'est vraiment ?), totalement insensible à la pression sociale et celle de la mode, sans pression familiale et professionnelle.

Qui possède ce profil ?

NAUWELAERS

07/09/2021 à 21:56

Pub (réponse à celui du 7 septembre, 8h02),
Tout le monde subit des pressions.
Jusque là (mais pas au-delà) vous avez raison.
Certains résistent et il ne faut pas être «expert» pour cela.
Je conteste..
Votre discours revêt un caractère dogmatique, quasi religieux auquel bien entendu je n'adhère absolument pas.
Mais je suis atterré de voir à quel point tant de gens sont effectivement influençables, parfois pour le meilleur -dans ce cas je suis le mouvement mais en toute liberté et lucidité, pas dans le style «chenille processionnaire» mais parce que cela en vaut la peine -ou bien pour le pire.
Et dans ce dernier cas, je m'éclipse, monsieur ou madame Pub...
Je ne joue pas un jeu qu'on veut m'imposer s'il ne me plaît pas.
Oui c'est comme ça et ne jugez pas tout le monde selon le prisme déformant de vos convictions, si possible.
Merci !
Assez de dogmes intouchables...
Et plus les gens seront autonomes dans leur tête et opposés aux influences innombrables, du conformisme gluant au mercantilisme sans frein et totalitaire, mieux cela sera.
Rien n'est plus précieux que la liberté.
Voler un peu haut autant que possible alors que la vie est si courte...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Corinne de Saint Brisson

02/09/2021 à 10:26

je suis fan du "Masque" mais dois avouer que votre article est absolument nécessaire, éclairant et brillant ! en peu de mots vous résumer ce qu'est l'industrie de l'édition.

Bravo et encore bravo !

Aradigme

02/09/2021 à 10:32

J'ai réfléchi quelques instant sur l'argument économique présenté dans l'article: les ventes des best sellers, même de ceux qui ne constituent pas des cîmes de l'expression littéraire, permettent à l'éditeur de publier des ouvrages plus confidentiels car plus sophisitqués et aboutis (encore que...), et donc de maintenir la diversité de l'édition. A mon avis, un éditeur désire avant tout ne vendre que des best sellers pour améliorer sa rentabilité et ne se préoccupe donc pas de la diversité des expressions, intellectuelles et autres, qu'il propose à son public. L'éditeur ne sait simplement pas détecter à coup sûr les best sellers, ce qui explique à la fois la diversité de ses publications et les échecs relatifs de nombre d'entre elles.
La situation économique décrite par l'auteur de l'article existe donc, mais s'avère à mon sens purement accidentelle, une simple application du principe de Pareto qui veut que 80% des résultats proviennent de 20% des causes.

Abordons une autre question: la qualité de ces best sellers. A une époque, les auteurs de best sellers se nommaient Victor Hugo ou Emile Zola et ils produisaient des oeuvres à mon humble avis autrement intéressantes que celles de Musso et Grimaldi. Nous pouvons à juste titre nous interroger sur la raison de ce déclin qualitatif. Provient-il des écrivains, des éditeurs ou du public? Un éditeur, vous affirmera souvent qu'il propose des oeuvres qui correspondent au goût du public et qu'il évite donc les sujets qui peuvent porter à polémique (surtout, ne froisser personne, et surtout pas ceux organisés en groupes de pression plus ou moins agressifs ou même violents), le vocabulaire trop étendu, les opinions trop tranchées, ce qui n'est pas dans l'air du temps... en bref, tout ce qui peut demander à tout ou partie du lectorat un effort d'adaptation.

Quant au livre "Les possibles", j'en ai lu les premières pages qui m'étaient gentiment proposées, et je crois comprendre certaines causes de son succès. Il offre aux lecteurs pour personnage principal une femme. C'est bien vu pour trois raisons: (1) 70% des lecteurs sont en fait des lectrices, et ce texte cible donc le lectorat le plus important (2) Il décrit une femme responsable, le concept est à la mode (certains éditeurs stipulent maintenant dans leurs appels à texte que le personnage principal doit être une "femme forte"), (3) La lectrice moyenne pourra s'identifier aisément au personnage principal.
Le texte est composé de phrases courtes, au vocabulaire limité à l'expression vocale habituelle, compréhensible immédiatement par le public sorti à 18 ans de l'Education Nationale lors des deux dernière décades. Il décrit un environnement et des personnages que la lectrice connaitra bien, qu'elle a probablement rencontré dans sa vie de tous les jours. Il distille les sentiments en vigueur en ce moment: compassion, bienveillance, absence de discrimination... tous les codes sont respectés. En fait, il assemble ce qui pourrait constituer des parlottes de palier politiquement correctes, avec en plus un ou deux éléments qui sortent un peu de l'ordinaire afin de bâtir quand même une histoire qui sorte un tant soit peu du commun. Il tend donc à la lectrice un miroir positif où elle peut se reconnaître sans difficultés.
Mes compliments à l'autrice qui dispose visiblement d'un sens inné du marketing (*) assez remarquable.

(*) Je précise que le marketing consiste à définir et réaliser un produit bien adapté à un marché. Cela n'a rien à voir avec la communication et la publicité - le public français confond parfois les deux concepts.

CaptainBN

02/09/2021 à 14:08

Je crois que vous avez manqué un point important :
Les best sellers ont toujours été les livres les plus adaptés au lectorat de leur époque. C'est même ce qui les définis.
Hugo écrivait pour les romantiques qui voulaient du sang et des larmes. Ruteboeuf écrivait pour les nobles qui voulaient rire un bon coup pendant une période pas simple. Même Socrates et Aristotes n'écriaient de la philosophie que par ce que c'était ce qui se lisait (s'écoutait) en leur temps.

Ce n'est pas par ce que vous n'aimez pas ce qui a du succès à votre époque que ce n'est pas bon. Il est vrais que les styles populaires aujourd'hui ont souvent avoir avec l'expérience des classes populaires et des femmes et avec un style rapide et percutant.
La raison est seulement que tous le monde aime se voir représenté positivement et que les femmes et les ouvriers sont de plus en plus nombreux a lire (Concernant la question de si c'est une bonne chose, je pense qu'on peut en discuter, mais affirmer que ce n'en est pas une me parait difficile a défendre ...)

Vous avez le droit de ne pas aimer les styles populaires, Hugo avait ses détracteurs, mais ça ne vous invite pas a les descendre en flèche.
Mon conseil : Allez plutôt parler de ce que vous avez aimé et laissez les autres aimer ce qu'ils veulent.

CHRISTIAN NAUWELAERS

02/09/2021 à 22:00

Socrate (sans «s» final) n'a jamais rien écrit !
CHRISTIAN NAUWELAERS

CapainBN

03/09/2021 à 15:11

Merci pour la correction, je suis dyslexique.
Pour être précis, on ne sais même pas s'il a existé, et c'est vrais, il faisait des discours, pas des textes écrits. J'ai fait un erreur d'inattention dans mon énumération.

La question est : Qu'es-ce que ces précisions apportent ?

Archie

06/09/2021 à 02:48

De l'exactitude. Ce que l'on exige de tous, dyslexique ou pas.

CaptainBN

06/09/2021 à 14:58

Super.
Et ça apporte quoi ?

NAUWELAERS

06/09/2021 à 22:48

Captain BN,
Cela apporte quoi: je confirme, de l'exactitude, de l'information, une précision en l'occurrence.
Si cela ne vous importe en rien, pas du tout le cas de tout le monde.
Voilà, j'imagine que c'est tout à fait compréhensible maintenant...!
Sinon la question absurde «Cela apporte quoi ?», on peut l'appliquer à absolument tout et n'importe quoi...
C'est n'importe quoi.
Rien ne sert à rien ou tout sert selon la mentalité et la sensibilité de la personne.
Pour moi cela n'apporte rien du tout de se faire prendre en selfies...mais pour d'autres, ce sont des souvenirs.
Voire de petits marqueurs sociaux dans certains cas.
Et tout le monde a raison.
Au fait: cela apporte quoi, ce forum ?
On peut divaguer comme cela à l'infini: cela apporte quoi ?
Pour moi (une réponse !): RIEN.
CHRISTIAN NAUWELAERS Socrate des temps modernes...je plaisante très lourdement (ce qui n'apporte rien sauf que j'avais envie de le faire !).
CHRISTIAN NAUWELAERS

Cécédille

02/09/2021 à 14:42

Je partage l'analyse d'Aradigme. Au surplus, je veux bien que l'on s'interroge sur le pouvoir prescriptif du "Masque et la Plume", à condition de s'interroger aussi sur celui d'Actualitté...

Nicolas Gary - ActuaLitté

02/09/2021 à 14:58

Bonjour
Pour le coup, se remettre en question est une épreuve quotidienne : nous n'aurions jamais tenu 13 années de web sans cette faculté.
Quant à savoir si nous sommes prescripteurs, ce n'est de toute évidence pas à nous de le dire. Cependant, nous n'avons jamais eu la prétention de guider les opinions ni même de proposer autre chose que des livres qui nous plaisent, et que l'on a envie de partager.
Pour le reste...

Maloon

02/09/2021 à 10:35

L'intention était louable et saine, mais tombe complètement à plat au moment où l'auteur revèle les louanges de Garcin sur Musso...(l'argument "homme" est plus que lèger!).
Quant à rappeler le talent (certain) d'un Bory , je ne me souviens pas pour autant l'avoir entendu soutenir des Guy des Cars ou autres..
Bien tenté mais à refaire ! ;-)

Alfred

02/09/2021 à 12:46

Il va falloir renommer le site "actuasouslitté"

Nicolas Gary - ActuaLitté

02/09/2021 à 13:07

Bonjour (la courtoisie tout de même…. Même pour nous injurier…)
J’ai du mal à comprendre votre remarque : il n’y a ici aucune expression de nos goûts en matière de livre mais des notions d’économie et d’industrie.
Est-ce que le sujet vous défrise ? Peut-être le maîtrisez-vous ? Reste que l’incongruité de cette apostrophe prête à sourire : la prochaine fois, ayez le courage de la formuler avec une identité réelle !
Merci de nous lire en tout cas.

Archie

06/09/2021 à 02:54

Yo,

Je vous conseille fortement de lire la critique de Serge Daney sur "Les Dents de la Mer" où l'on parle marketing et publicité. Votre papier n'est pas trop mal mais incomplet et ferme volontairement des portes de réflexions un peu trop violemment pour être tout à fait honnête.
On y sent également un côté cancel culture souterrain que j'ai trouvé assez malaisant. Mais je me fais sûrement des idées.

Bizn à vous.

kujawski

02/09/2021 à 14:47

La problématique Virginie Grimaldi est comme la dialectique de l'idéal et du réel. Le réel, c'est Grimaldi (je n'ai pas lu, ndr), ses grosses ventes, son impact sur les chiffres d'affaire éditoriaux et la dépendance de l'édition de fonds vis-à-vis d'une littérature qui s'en fiche éperdument, et (là, je me rapporte au genre littéraire auquel V.Grimaldi se rattache), en même temps que le maintien de son lectorat dans un périmètre d'ouverture et de connaissance qui le prive (ce lectorat) de l'envie d'aller, tout simplement, voir ailleurs, si l'herbe est plus verte et la vie un peu plus complexe.
Un autre nom pour la liberté.

L'idéal, c'est une ¹chaîne du livre dans laquelle aucun maillon n'a à dépendre d'un autre pour exister. Il est déplorable que les livres de recherche aient besoin pour vivre d'une V. Grimaldi, et inacceptable que des franges en général modestes et peu éduquées de la population financent, par leurs achats de livres de V. Grimaldi, des travaux de recherche sans qu'on les incite à y avoir accès.
Car on perpétue ainsi une inégalité culturelle elle aussi inacceptable.

L'édition, en France, c'est (en masse) 55 000 nouveautés par an. L'honneur et le défi du "Masque et la plume" est d'en proposer une sélection se voulant rigoureuse. En cela l'émission est fidèle à sa mission de service public.
L'idéal, pour autant, est une émission du service public tirant obstinément son auditoire vers le haut, tout en s'abstenant de tout mépris pour des genres culturels grands publics.

Annus horribilis

03/09/2021 à 07:51

« inacceptable que des franges en général modestes et peu éduquées de la population financent, par leurs achats de livres de V. Grimaldi, »

Quelle snobisme et prétention... Ça va les chevilles ? Qui êtes-vous pour juger de la qualité des lecteurs ?

kujawski

03/09/2021 à 12:55

Tout à fait d'accord, cette formulation est stupide et hors-sol.
Cela dit, regardez les objectifs de mises en place des éditeurs pour le genre auquel appartient V. Grimaldi (qu'on appellera "grand public", pour faire court). Ils ciblent clairement les grandes surfaces et les maisons de la presse (celles qui subsistent), et le ciblage publicitaire vise surtout "Paris Match" (quand c'est possible économiquement), "Voici" ou "Gala".
Retour à l'idéal : que le "grand public" achète ce qui lui plaît, que le service public le tire vers le haut en l'incitant â la découverte de genres réputés difficiles.
C'est ce qu'on appelle de l'éducation populaire, ce vers quoi devrait aller, plus et mieux, "Le masque et la plume", sans rien changer à ses choix de rigueur.
Antoine Vitez appelait cela "l'élitisme pour tous".

Portninouak

02/09/2021 à 15:04

Ridicule. Les best-sellers ne financent plus les livres moins commerciaux depuis pas mal de temps déjà. La pandémie a accéléré ce processus, il faut vendre, sortir moins de titres, miser sur des valeurs sûres et baisser le niveau de ce qui se publie (sans le dire) pour toucher le grand public. En ça, l'édition s'est remarquablement adaptée aux temps qui changent. D'autres industries (la musique, en particulier) ont pris le mur de front et ne s'en remettront jamais...

Tomwel

02/09/2021 à 16:01

Le seul défaut du Masque en l'occurrence c'est de nous parler de ce livre insipide, incolore et inodore, plutôt que de mettre le projecteur sur des ouvrages de littérature qui bénéficient d'un marketing moins lourdingue.

Solal

02/09/2021 à 20:34

Certes les livres de virginie Grimaldi, Marie Bernadette Dupuy se vendent et font vivre les éditeurs mais pour avoir tenté par curiosité de les lire, ils me sont tombés des mains. Les méchants y sont très méchants, les gentils, très gentils, on le sait très vite et c'est dit et redit inlassablement. Les répétitions, s'accumulent, les histoires sont affligeantes...Je préfère mille fois un livre de JG....même s'il se vend moins.

Dionysiac

03/09/2021 à 13:50

N'importe quoi cet article ! Juger de la valeur d'une critique littéraire d'après le nombre de livres vendus par son auteur, c'est de la bêtise pure et simple ! Parle-t-on de talent littéraire ou de succès commercial sur ce site ? Et on se fiche de savoir combien de livres Arnaud Vivant a écrit pour juger de la valeur de sa critique ! Ce n'est pas parce que le rédacteur (ou la rédactrice ? On ne sait pas vu son manque d'honnêteté et de courage !) de cet article tient absolument à défendre son auteur (et pas son "autrice", qui n'est pas français) de prédilection que ça l'autorise à traiter avec autant de mépris les chroniqueurs de l'émission de France Inter qui n'ont visiblement pas aimé ce livre ! La critique est-elle encore autorisée en France, ou bien faut-il forcément passer son temps à faire l'éloge et la promotion de n'importe quel bouquin, sous prétexte que c'est une femme qui l'a écrit, et de surcroit auteur à succès ? Vous avez dit "hors-sol", "entre-soi", "petit monde" ? Mais ces qualificatifs s'appliqueraient plus encore au petit monde germano-pratin de l'édition française, qui ne jure que par ses chouchous, et ne supporte pas qu'on ne partage pas ses coups-de-coeur ! Je ne suis pas prêt de lire un autre article sur ce site internet !

Nicolas Gary - ActuaLitté

03/09/2021 à 13:55

Bonjour Dionysiac (la virulence n'exclut pas la politesse, le saviez-vous ?)
D'ordinaire, ce type de commentaire ne passe pas, mais je suis heureux d'avoir le temps de vous répondre : votre lecture, totalement biaisée de cet article, en est arrivée à la conclusion que vous ne pouviez pas déterminer si j'étais un homme ou une femme. Premier point : qu'est-ce que cela changerait ? Second (pour que le suspens ne dure pas trop) : je suis un homme. Corollaire : cela change quelque chose ?
Ensuite, vous imaginez avoir démasqué mes goûts de lecture, par un épatant contre-sens, qui me laisse entendre que de même que vous n'avez pas dû vous forcer pour trouver mes prénom et nom, de même vous avez au mieux fait une lecture en diagonale.
Ce qui m'amène à conclure : pour peu que ce ne soit pas votre première visite sur le site, prenez le temps de lire le sujet avant de le comprendre.
Et la prochaine salve d'invectives que vous nous réserverez, ayez le courage de la signer sous votre identité, que l'on mesure à l'aune de votre courage la force de votre audace.

Dionysiac

03/09/2021 à 14:20

Apparemment, pour vous le sexe de la personne qui écrit est important puisque vous éprouvez le besoin d'écrire "autrice" (sic) plutôt que le neutre auteur ! Entre le féminisme différentialiste d'Agacinski, Antoinette Fouque et consorts, et le féminisme indifférentialiste de Judith Butler et ses copines (ou copains), il va falloir choisir, mon petit bonhomme ! Mais il est vrai que les féministes ne sont pas à une incohérence près. Et affirmer que la "conclusion" de mon article serait de déterminer la nature de votre sexe me conduit tout naturellement à vous poser une seule question : est-ce que vous savez lire le français ? Si vous étiez l'un de mes élèves (ce que heureusement pour moi vous n'êtes pas), je vous mettrais une très mauvaise note pour cause de hors-sujet ! Vous n'avez rien compris à mon propos, vous ne retenez que ce qui vous arrange, vous écrivez à tort et à travers et en plus vous me faites la leçon ! C'est vraiment le bouquet ! So long poor boy, car ce site internet ne vaut décidément pas tripette ! Et n'hésitez pas me censurer si ça peut flatter votre ego ! D'autres que vous le font constamment sur les réseaux sociaux, vous auriez tort de vous abstenir !

Nicolas Gary - ActuaLitté

03/09/2021 à 14:31

Je vous souhaite donc une excellente fin de journée, constate que la politesse n'est définitivement pas votre fort, et de trouver d'autres moulins à vent pour vous épuiser.

Mélusine

03/09/2021 à 17:38

Bonjour Dionysiac,
Puisque vous indiquez dans votre message être membre du corps enseignant, et que votre pseudonyme me semble puiser ses racines dans le panthéon grec, allez donc relire quelques classiques, par exemple Hippolyte de Robert Garnier. Vous constaterez que le terme "autrice" y est employé sans aucun problème, et ne choquait absolument personne au XVIème et XVIIème siècle. Ensuite, évidemment, l'Académie s'en est mêlée, dans un contexte de société patriarcale, et en a déconseillé, puis interdit l'usage. Il n'en reste pas moins que le terme existe, était couramment utilisé, et est tout à fait correct d'un point de vue linguistique et étymologique !
En revanche, l'expression "so long poor boy" que vous employez ne me semble pas très française... Vous manquez quelque peu de cohérence dans votre lutte pour la préservation de la langue française !
J'espère que vous prendrez plaisir à la lecture de Garnier autant que moi lors de mes études de lettres modernes, et je vous souhaite d'apprendre à écouter autrui et débattre sereinement avec vos contradicteurs.

Dionysiac

03/09/2021 à 18:14

Ah les bons vieux clichés féministes sur la soi-disant "société patriarcale" ! A tous les coups l'on gagne, et les ideologues féministes croient avoir trouvé l'explication universelle de tous les rapports entre au cours de l'histoire ! Les marxistes ont la lutte des classes et les féministes la "domination patriarcale" ! Quelle plaisanterie ! La réalité est plus prosaïque et ce n'est pas une soi-disant domination qui expliquerait la disparition du terme autrice, mais tout simplement la perte de son usage, tout simplement. Ce qui n'a pas empêché le terme d'auteur de s'imposer pour désigner toute personne qui fait le métier ou exerce l'activité d'écrivain, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. Preuve qu'on s'accommode parfaitement du neutre pour désigner un individu indépendamment de son sexe, et sans qu'il soit nécessaire d'invoquer une prétendue "invisibilisation" (sic) qui arrange bien les militantes ! Puisque les termes féminins sentinelle, personne, vedette (pour ne citer que ceux-là) peuvent parfaitement désigner un homme. L'unique retour en grâce du terme d'autrice est en réalité idéologique et ne se justifie pas par l'usage. Il reste donc une faute au regard de l'auguste Académie que vous évoquez quand ça vous arrange, et une raison supplémentaire de refuser son emploi. CQFD.

Mélusine

04/09/2021 à 09:40

Vous me semblez rater totalement le coeur du problème, mais ça n'est pas tellement surprenant, de la part d'une personne qui sélectionne soigneusement les éléments auxquels répondre... Je plains sincèrement vos élèves, si vous agissez ainsi envers eux pendant vos cours !
Je constate qu'il est inutile de tenter d'ouvrir le moindre débat constructif, je vais donc vous laisser à vos monologues obtus et votre mauvaise foi.
Je vous conseille cependant une lecture supplémentaire, bien que ma précédente suggestion n'ait pas dû s'ajouter à votre liste de livres à lire : l'excellent "Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française" d'Eliane Viennot / éditions iXe / 2014.
Et puisque vous aimez les emprunts à la langue anglaise, en guise de conclusion à ce non-débat : let's agree to disagree !

Lucie

04/09/2021 à 16:07

Bonjour Dionysiac,
Puisque vous êtes prof de français, la prochaine fois, pensez à écrire "près de" et non pas "prêt de". À la rigueur "prêt à"...
Quant au mot "auteur" qui serait neutre... comment dire ? Les hommes le trouvent neutre et se l'accaparent. Pendant des années, je n'ai pas voulu le féminiser. Et puis il m'a bien fallu me rendre compte que le refus de parler d'autrice faisait qu'on ne parlait pas des autrices !
Cordialement quand même,
Lucie qui n'a jamais lu du Grimaldi mais qui a envie d'essayer, tout d'un coup, merci Nicolas ! ;-)

NAUWELAERS

04/09/2021 à 23:31

Lucie,
Je n'ai rien contre les substantifs «autrice» ou «auteure» ni contre les femmes qui souhaitent encore être qualifiées d'«écrivains»: c'est le libre choix de chacune.
Mais je m'inscris en faux contre ce que vous prétendez: dans toutes les rubriques littéraires que je lis, et émissions que j'écoute, on traite autant des autrices que des auteurs.
SVP ne déformons pas la réalité.
Et cette présence des autrices -gardons cette dénomination -n'est pas nouvelle du tout !
Je me hâte de préciser que rien n'est plus normal.
Lorsque dans ma librairie favorite, je serai face à un livre de Grimaldi, je le feuilletterai...
C'est le meilleur moyen de se faire une opinion après tout le ramdam publicitaire et les polémiques éventuelles.
Mais je suis plus attiré par des essais, y compris par des essayistes femmes (puisque ce terme est épicène) dont l'intelligence, la culture et la lucidité me séduisent fort.
Ces livres-là sont plus riches et apportent bien plus qu'une distraction souvent superficielle -sans généraliser puisque certaines romancières sont épatantes, sans être les plus médiatisées nécessairement.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Lucie

05/09/2021 à 09:11

Bonjour Christian,

"dans toutes les rubriques littéraires que je lis, et émissions que j'écoute, on traite autant des autrices que des auteurs"
Dans celles que je lis ou écoute aussi, parce que je les choisis, mais quid des autres ? Il existe un biais entre ce que nous connaissons et ce qui existe, et "la réalité" que nous percevons et vivons n'est pas globale.
"je suis plus attiré par des essais, y compris par des essayistes femmes (puisque ce terme est épicène) dont l'intelligence, la culture et la lucidité me séduisent fort.
Ces livres-là sont plus riches et apportent bien plus qu'une distraction souvent superficielle -sans généraliser puisque certaines romancières sont épatantes, sans être les plus médiatisées nécessairement."
Et c'est là que normalement je devrais dégainer la publicité pour, au hasard, les numéros 69 et 72 de Galaxies consacrés au sexe et au genre dans la science-fiction, respectivement parus en janvier et juillet :-)
https://galaxiessf.com/

NAUWELAERS

05/09/2021 à 15:19

Merci Lucie.
Je ne connais pas cette publication «Galaxies»...
Et vraiment, je ne constate aucune invisibilisation des femmes dans le monde littéraire.
Pas le moins du monde.
Au contraire même, que ce soit sur le plan des autrices, des éditrices etc.
Donc si vous avez des exemples précis du contraire, eh bien on peut les citer mais précisément et factuellement...
Sans a priori.
Pour moi, le monde littéraire est vraiment bien féminisé.
Et c'est le talent et l'originalité, et le style qui comptent pour moi, pour les auteurs et autrices ou auteurs ou romancières, et surtout, surtout sans distinction de sexes...
Loin des polémiques.
L'écriture appartient à tout le monde...pas le talent, qui est une réalité élitiste, ce que certaines personnes ne peuvent supporter.
J'aime admirer...impossible d'admirer tout le monde.
L'égalité n'existe pas et n'a jamais existé, moi je crois à l'équité, ce qui est plus réaliste et progressiste...ou plutôt, cela devrait l'être et on est loin du compte.
Une égalité à défendre tout de même: celle qui doit prévaloir devant la loi.
On parle ici d'un bel idéal...
Amicalement.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Archie

06/09/2021 à 03:06

Yoooooo,

Bon, votre réponse à un commentaire qui ne devrait pas passer parce que virulent (sic) me donne raison sur ce que je soupçonnait sur la ligne éditoriale du site. Et c'est bien dommage.
Néanmoins, au vue des différentes réactions que provoquent votre article, nous ne pouvons pas nier que le sujet est toujours aussi brûlant (c'est le cas depuis des siècles maintenant, pas ?).
De la vulgarité des romans en langue profane au volume des ventes, il n'y a qu'un pas finalement.
Je lirai volontiers de vous un dossier complet sur "Qu'est ce qu'un bon objet litteraire ?". Vous aurez tout le talent - je n'en doute pas - pour en faire un papier qui fera réagir.
Pour le coup, je m'abonne à votre site.

Bien à vous.

Danielle Renard

05/09/2021 à 09:16

Enfin vous osez vous en prendre à une émission totalement « has been »
Les lecteurs ne sont pas stupides! Le succès de V Grimaldi, À Valogne, L Manël est plus qu’honorable, il n’y a pas de grande et petite littérature contrairement aux idées des pseudo intello
Merci de nous distraire et de nous émouvoir
Je n’oublie pas que lire est avant tout un loisir et un plaisir

Frederic

05/09/2021 à 09:55

Le ton de cet article résonne comme une réponse vexée... Compenser la valeur artistique d'une oeuvre par sa valeur commerciale, quel drôle de raisonnement. Accepteriez-vpus d'entendre "Chéri.e, je suis un mauvais conjoint, mais je te rappelle que c'est moi qui ait le plus gros salaire"?

Nicolas Gary - ActuaLitté

05/09/2021 à 10:20

Bonjour (décidément, les formules de politesse...)
Il pourrait s'agir d'une réponse vexée si j'étais la romancière en question, et non un journaliste.
Maintenant, je me permets de recentrer le sujet qui ne portait pas sur "les livres de Virginie Grimaldi et Les Possibles en particuliers sont-ils une grande littérature", mais "comment de prétendus critiques littéraires en place pour certains depuis des dizaines d'années peuvent ignorer le monde du livre à ce point."
Et désormais, j'ajouterais ce corollaire : auraient-ils dit les mêmes absurdités si l'ouvrage de la semaine avait été celui d'un homme ? Mépris et condescendance ne font pas une critique littéraire : juste de la pédanterie parisienne.

Tomwel

05/09/2021 à 10:28

Il me semble pourtant qu'ils descendent Marc Levy et consorts avec le même plaisir snob. Encore une fois c'est la seule chose qui me met mal à l'aise avec cette émission : qu'ils gaspillent du temps d'antenne pour parler de cette littérature indigente.

NAUWELAERS

05/09/2021 à 15:48

Bonjour Nicolas Gary,
Votre nouveau post pose la problématique éternelle de la critique...
Elle a voix au chapitre mais pouvez-vous dessiner précisément la frontière entre pédanterie parisianiste et critique légitime ?
On ne peut exiger de la critique qu'elle soit une échoppe de brosses à reluire non plus mais dès que des critiques sont un peu négatives ou a fortiori féroces, on pourra les accuser de parti-pris, de malveillance, ou comme vous l'écrivez, de pédanterie...
Ce contre quoi les critiques critiqués (!) revendiqueront leur liberté, leur indépendance.
Le pire: tout le monde aura raison !
Les deux points de vue en face à face, comme des chiens de faïence sans aménité, l'un face à l'autre...
Maintenant il faut admettre que les romancières soient tout autant exposées aux foudres éventuels (au...masculin dans cette acception, voire au féminin -des chroniqueuses acerbes, certes il en existe aussi !) que leurs homologues masculins tout de même.
Des auteurs mâles ont déjà été massacrés par la critique...
Si la consigne, même tacite, est: «C'est une femme, on ne peut critiquer», cela ne rime à rien et prive les romancières de talent de la crédibilité que des critiques enthousiastes peuvent leur conférer.
«Sans liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur», quoi de plus vrai...
Puisque cette bienveillance devient alors obligatoire et donc hypocrite et sans valeur car sans liberté: je ne crois pas que des autrices de talent veulent que les dés soient pipés en leur faveur.
Les critiques malveillantes existent depuis des lustres dans le domaine du cinéma également.
Toute comédie est méprisée par de petits marquis d'un supposé bon goût dont ils détiennent les composant(e)s et les clés -en vertu de quoi, merci de m'expliquer - et qu'on est prié(s) d'adouber pour avoir ce qu'on appelle «la carte».
Eh bien, l'expo De Funès à la Cinémathèque française bénéficia d'un succès inégalé...
Et les miracles n'arrivent pas qu'à Lourdes: dans ce temple de la bien-pensance culturelle (cela existe) qu'est Bruxelles, des doxas qu'on suit au doigt et à l'oeil sans même savoir pourquoi, le cinéma Le Palace au centre de Bruxelles...importera cette exposition De Funès dans notre capitale belge, début octobre !
Des critiques vont s'étrangler, peut-être pas tous (certains ayant un nez plus fin sentiront d'où vient le vent et tourneront bientôt casaque, on parie ?) et le public, lui, qui certes importe infiniment moins que six ou huit caciques en chaire de vérité culturelle, se ruera en masses à cette exposition bienvenue...
J'ai un peu digressé ici mais le commentaire de Nicolas Gary m'a donné envie de m'épancher quelque peu sur la question de la critique.
Vaste débat jamais épuisé !
CHRISTIAN NAUWELAERS

cardomme

05/09/2021 à 20:03

eh bien...; en france, pays du savoir vivre, on vend plus de mauvais fromage que de bon... plus de vin moyen que de bon.... depuis quand le nombre de trucs vendus est il un gage de qualité ???

L'auteur masqué

06/09/2021 à 20:14

Ridicule, le Masque est dans son rôle, et la quantité (de papier vendu) n'a jamais fait la qualité (de ce qui y est imprimé).

Coralie

10/09/2021 à 12:30

Je pense comme vous le suggérez qu'ils ne supportent pas un succès populaire pour un livre écrit par une femme . Normal people a été complètement descendu, ainsi que le dernier De Vigan. J'ai arrêté de les écouter car ils mettent ces livres à l'affiche POUR les descendre. C'est méprisant .

rez

10/09/2021 à 13:34

donc si je comprends bien: comme le niveau intellectuel est au plus bas, comme les appétits culturels ont presque disparu, bref, comme le monde va très mal, il faut pas critiquer la mauvaise littérature parce qu'elle, dans un système pourri et parfaitement injuste, permettrait par une sorte de théorie du débordement d'exister aux ouvrages plus décents, nécessaires et justes mais qui ne sont pas du tout appréciés par le grand public.

vous aurez pu critiquer le cynisme et une certaine hypocrisie des charlatans habituels sans tomber dans la facilité de la démagogie qui demande d'accepter comme justes et bonnes les conditions dégueu d'un système qui ne va plus du tout.

je vous rappelle que dans d'autres aspects de la société bien plus importants (rôle de l'état, santé, éducation, répartition de richesses) les oligarques et les ultra libéraux utilisent les mêmes arguments pour défendre les monopôles et la concentration de richesses injustement ramassés.

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Anti-PMA : quand La Manif pour tous racole chez les auteurs

EDITO – « On n’a pas le con d’être aussi droit », avait clamé Gainsbourg, renchérissant sur la définition d’Audiard : les cons seraient aisément reconnaissables à ce qu’ils osent tout. Partie en guerre contre la loi Taubira en son temps, et le projet de loi sur la bioéthique, La Manif pour tous ne recule devant aucune méthode. Quitte à racoler aux quatre vents. 

19/06/2020, 09:37

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L'histoire de cet écrivain, populaire de centaines de milliers de fans

EDITO – « Nous ne sommes pas populaires sans raison », bramait la réclame d'une banque dans les années 90. À l’ère des influenceurs, que vaut ce slogan, sinon pour la jolie punchline, facile à rentrer dans le crâne ? On lui opposerait volontiers Hugo : être nécessaire, plutôt que populaire. Et dans une époque de machine, où se retrouve le peuple, dans cette popularité ?

06/03/2020, 12:49

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Censure : quand un livre fait trembler Apple, jaloux de ses secrets

EDITO – Apple franchirait-il la ligne rouge ? En cherchant à interdire la commercialisation d’un ouvrage, publié par un ancien employé, la firme de Cupertino frappe fort. Ce dernier, Tom Sadowski, a fait paraître App Store Confidential, qui dévoilerait des secrets commerciaux inavouables, se justifie-t-on chez Apple. Alors ?

21/02/2020, 10:24

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Auteurs, éditeurs : “De l'argent ! Ah ! Ils n'ont que ce mot à la bouche !”

ÉDITO – Harpagon, avare notoire, vibrait de détresse dans l’acte III de L’avare : « De l'argent, de l'argent de l'argent ! Ah ! Ils n'ont que ce mot à la bouche ! De l'argent ! Toujours de l'argent ! » Le livre n’aime pas parler d’argent, mais boude rarement son plaisir à rappeler qu'il est la première des industries culturelles. 2,67 milliards € de chiffre d’affaires pour les éditeurs sur 2018 (données SNE), avec une croissance attendue de 2 % pour 2019. Amusant, pour la première fois, YouTube vient de communiquer sur ses propres résultats…

07/02/2020, 13:10

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Cette virgule du Brexit qui plonge les Britanniques dans le comma

Le Brexit est consommé, le parlement britannique s’est décidé à quitter l’Union européenne, sous les applaudissements de Boris Johnson. Et ce 31 janvier, date définitive, les Britanniques partent, sans un regard amer ni un salut. Ligne d’arrivée, mais une fois passée, les ennuis reviennent.

31/01/2020, 15:11

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Mais de quoi tu t'email ? L'art délicat de la newsletter...

Y’a des vendredis soirs qui ressemblent à des descentes aux Enfers. Alors que le week-end vous ouvre des bras accueillants, se referme soudainement un étau puissant — type mâchoire de pitbull jouant guilleret avec une barre à mine. Et là, on sent bien que la joie et l’allégresse tant sabbatiques que dominicales s’éloignent méchamment.

17/01/2020, 18:28

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Un livre jeunesse pour invoquer des démons fait peur à des exorcistes

EDITO – On ne joue pas avec les forces obscures, même dans un livre — et encore moins dans un guide ludique. Surtout, il est interdit de fournir à des enfants des renseignements pour invoquer des démons à leur propre bénéfice. Et pourtant, Aaron Leighton vient d’offrir à la jeunesse un manuel pour tout fan d’occultisme – sérieux s’abstenir. Enfin, aurait dû s’abstenir.

20/12/2019, 15:17

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GPA, PMA : depuis quand la censure fait-elle la République ?

ÉDITO – Voici trois semaines, la conférence de la philosophe Sylviane Agacinski, prévue à l’université Bordeaux 3 (Michel de Montaigne, qui s’en retourne dans sa tombe), a été annulée. Parler de GPA et de PMA ne serait pas possible ? L’acte de censure fait définitivement froid dans le dos.

08/11/2019, 11:50

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Femme, synonyme : “coquine”, “salope”, ou la trahison du dictionnaire

EDITO – Les lecteurs, frange de plus en plus vindicative de la population, ne supportent désormais plus les entrées de termes obsolètes dans le dictionnaire. Et plus encore, celles qui, outre leur odeur surannée de naphtaline, fleurent bon, voire très bon le sexisme ordinaire. Mais la trahison du langage sévit, toujours un peu plus pernicieuse.

20/09/2019, 08:45

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Prix Goncourt, antisémitisme et réseaux sociaux

EDITO – Jacques Dutronc doit se demander s’il ne serait pas légitime à réclamer réparation, tant la déformation de son refrain, « Et moi, et moi, et moi », avec le nom de Yann Moix, fait recette. Rendons à César ce qui lui revient : Dutronc est une figure splendide, Moix, moins. Le bonhomme revient beaucoup ces derniers temps : fallait-il encore l’associer au prix Goncourt ?

06/09/2019, 13:32

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Ces vacances, abandonnez les livres que vous n'avez pas aimés

EDITO – Pleinement dans leur fonction, les médias — et ActuaLitté n’a pas manqué le coche — ont publié leurs conseils de lecture, plus ou moins honnête, plus ou moins intéressés, plus ou moins intéressants. Et ActuaLitté n’a pas non plus dérogé à cette observation, si, si, il faut le reconnaître. Mais après tout, les goûts et les couleurs, c’est comme les barils de lessive : ça frise l’irrationnel. 

02/08/2019, 16:48

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La science-fiction, bientôt dans toutes les bonnes librairies

EDITO – Il en va des chiffres comme de toutes boissons alcoolisées : il faut les consommer avec modération. Mais dans une période où l’année 2018 accuse encore un recul du chiffre d’affaires, les contrôleurs de gestion n’ont même plus besoin de fomenter des putschs pour prendre le pouvoir : on leur remet volontiers. 

12/07/2019, 10:22

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Le couturier Jean-Paul Gaultier très critique sur l'industrie du... livre ?

EDITO – Créer et produire, de plus en plus, comme s’il existait une sorte de concours attribuant les lauriers à celui ou celle qui aura le plus inondé le marché. La Fashion Week parisienne fait la part belle à la haute couture, mais une voix dissonante se fait entendre. Un certain Jean-Paul Gaultier, qui œuvre dans la mode depuis plus de 40 ans. Et dont les propos résonnent étrangement…

05/07/2019, 09:51

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Hachette et la librairie : rendez-vous Tinder manqué pour Achille et Pâris

EDITO – Marseille, ses calanques, sa bouillabaisse, sans oublier les films de Marcel Pagnol. Le décor idyllique est planté : voici donc que point l’industrie du livre dans la cité phocéenne, à l’occasion des Rencontres nationales de la librairie. Un rendez-vous où convergeront 600 libraires, 200 éditeurs et 200 autres acteurs professionnels, pour une cinquième édition déjà entachée.

28/06/2019, 14:02

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Grève des femmes en Suisse : Lysistrata fait des émules, 2500 ans plus tard

Phallus pas m'quitter, tu vois, il est beau le ré-sultat

14/06/2019, 09:24

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“J'ai tuer Netflix”, histoire de désintoxication et de mafia

Au feu, les pompiers, la maison qui brûle...

17/05/2019, 11:15

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Le Gook, ou la “rencontre fortuite” d'un geek avec un book

ÉDITO / TRANCHE DE VIE – Il est tard, dans la journée, au point qu’elle s’appellerait plutôt nuit. Les chats sont gris, certainement, les journalistes éreintés : une vague ambiance de tabac froid et de fumée âcre, entrecoupée des ding, ding de la messagerie email. « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent », lâche quelqu’un. 

05/04/2019, 19:37

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Du pluralisme à la surproduction : la longue nuit d'hiver approche

Bientôt quarante ans de joyeux enthousiasme

29/03/2019, 10:24

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D'un monde d'infox au royaume des Tièdes : where is my mind...

Redouter le faux pas, ou la vindicte publique ?

22/03/2019, 08:55

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Raphaël Glucksmann : “La politique souffre d’abord d’une absence de littérature”

ÉVÉNEMENT – Au fil des éditions, les Bibliothèques idéales de Strasbourg voient de plus en plus grand. Cette année, malgré les complications épidémiques, « les Livres ont pris le pouvoir », bel et bien : 200 écrivains, intellectuels, acteurs et musiciens ont investi la capitale alsacienne pendant 10 jours pour faire de ces rencontres un rendez-vous incontournable de la vie culturelle d’abord strasbourgeoise, ensuite alsacienne, bientôt française. Retour d’expérience. 

15/09/2021, 17:33

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Pourquoi le journaliste littéraire redouterait l'internaute critique ? 

Auteur Gallimard, juré Prix Goncourt, auteur d'une étude sur les traducteurs pour le CNL, journaliste, bloggueur et despote éclairé de la République des livres : Pierre Assouline est multi-casquette, solidement implanté dans l'industrie. Dans La revue des médias, il dénigre avec ardeur les réseaux de lecteurs, des « plateformes [qui] sont des sites marchands ». Et finalement, déplore une médiocrité propre à l'époque. Pierre Fremaux, cofondateur de Babelio, apporte les nuances impératives.

15/09/2021, 07:42

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La Peste d'après Albert Camus inaugure Kazoku, label manga chez Michel Lafon

En 2016, Ki&Hi devint le premier manga des éditions Michel Lafon : 6 tomes et un agenda plus tard, le succès dépasse 1,03 million d’exemplaires (donnée Edistat) sur cinq années. 2021 amorce alors une nouvelle voie : Kazoku, le label manga de la maison. Et pour l’inaugurer, c’est le roman d’Albert Camus, La Peste, adapté par Ryota Kurumado. Une aventure éditoriale peu banale, dont les deux premiers tomes sortiront d’ici 10 jours.

14/09/2021, 11:33

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Dicker, Zemmour et Sattouf : comment l'indépendance des auteurs effraie l'édition

Dicker, Zemmour, Sattouf : trois noms significatifs dans l’édition puisqu’ils pèsent à eux seuls plusieurs millions d'euros de chiffre d’affaires. Ils ont tous opté pour un changement de paradigme, mais réellement en rupture avec l’industrie du livre jusqu’à lors connue ? Pour point commun, un outil de diffusion et distribution qui leur ouvrira les portes des libraires, grandes surfaces culturelles et autres enseignes… Bref, les points de vente du livre. Un schéma disruptif, supposément, qui provoque des sueurs froides dans l’ensemble du milieu. Panique à Saint-Germain ?

10/09/2021, 11:52

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Patrick Imbert (Le Sommet des Dieux) : “Chez Taniguchi, je sens toujours une tonalité humaine”

En salles le 22 septembre prochain, Le Sommet des Dieux adapte le récit homonyme de Jirō Taniguchi, en 5 tomes (parus aux éditions Kana dans une traduction de Sylvain Chollet). L'histoire d'une passion vertigineuse pour l'alpinisme, où chaque sommet vaincu n'est qu'un seuil devant le prochain... Entretien avec Patrick Imbert, le réalisateur du long-métrage.

08/09/2021, 16:21

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Seghers : une rentrée à la recherche du lien entre tradition et modernité

La réorganisation des maisons décidée en octobre 2020 aura conduit Antoine Caro à la tête de Seghers. Une première rentrée littéraire, donc, qui amorce les trois axes de développement — tout en renouant avec l’histoire même de la maison. Poésie, beaux livres, littérature, la transition s’inscrit dans la tradition, celle d’une époque où Pierre Seghers conjuguait les genres et les talents. 

07/09/2021, 11:01

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Issues de la collection de Stefan Zweig, deux partitions inédites de Schumann retrouvées

Il est des vieux papiers que l’on exhume, avec une odeur d’antan, mais dont on ne soupçonne pas que leur histoire nous emportera loin, bien loin. Au sein de la Fondation Martin Bodmer (Cologny, canton de Genève), quatre pièces inédites ont été retrouvées. Muriel Brandt, chargée de mission pour la mise en valeur des partitions autographes en aurait dansé au son des lieder de Robert Schumann, ainsi que deux autres pièces, de Georges Bizet et Charles Gounod. 

03/09/2021, 13:17

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Vente d'épreuves non corrigées : collectionneur illuminé ou attrape-nigaud ?

Le marché du livre d’occasion fait pousser des soupirs désabusés aux organisations d’auteurs depuis bien longtemps. C’est pourtant en toute légalité que l’acheteur de livre papier peut revendre on exemplaire. Il existerait en revanche un autre marché, navigant dans une zone grise nettement plus contestable, installé sur le net français : celui des épreuves non corrigées. Des textes et des ouvrages non-commercialisables, mais qui servent aux éditeurs à faire connaître leurs publications très en amont…

31/08/2021, 13:04

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Eric Zemmour : “Comment je suis devenu auteur-éditeur”

ENTRETIEN EXCLUSIF – La France n'a pas dit son dernier mot sera le prochain livre d'Éric Zemmour. Une aventure éditoriale qui commence avec une rupture à l’initiative de son ancien éditeur, Albin Michel. Sans maison pour son prochain livre, le polémiste a choisi de monter sa propre société d’édition — Rubempré. Et de confier à Interforum la distribution de ses livres sur le territoire, et dans la francophonie. Il revient avec nous sur cette démarche, plutôt inédite pour un auteur de best-sellers.

25/08/2021, 17:32

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Crise du papier en France : pourra-t-on imprimer le prix Goncourt ?

En 2019, l’industrie papetière représentait 5,4 milliards €, incluant papiers et cartons, selon Copacel, organisation patronale. En somme, un douzième de ce que pèse la filière forêt-bois, matière première essentielle. Or, depuis fin 2019, plusieurs facteurs distincts provoquent une pénurie de papier. Et si les usages graphiques — incluant la production de livres — ne représentaient que 1,6 million de tonnes sur les 7,3 millions globales, la situation va en s’aggravant depuis la pandémie. 

 

24/08/2021, 14:47

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En Afghanistan, “les créateurs sont pourchassés, risquent la torture et la mort”

La progression et le retour des talibans au pouvoir, à la faveur du retrait des forces internationales de l'Afghanistan, inquiètent le monde entier. Le devenir des libertés individuelles semble plus que jamais menacé dans le pays, et le Pen club français, qui défend la liberté d'expression, appelle le gouvernement français à prendre des mesures d'accueil fortes.

24/08/2021, 09:31

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 7. XXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette septième partie est consacrée aux traducteurs du XXe siècle, qui prônent une traduction non littérale pour les œuvres de fiction et qui créent une nouvelle discipline dénommée traductologie. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

20/08/2021, 10:03

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 6. XIXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette sixième partie est consacrée aux traducteurs du XIXe siècle, qui affinent leurs méthodes et tentent de nouvelles approches dans leur art. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

19/08/2021, 10:24

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 5. XVIIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette cinquième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIIe siècle, qui prennent pour habitude de traduire d’une langue étrangère vers leur langue maternelle, et non le contraire. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

18/08/2021, 11:07

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 4. XVIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette quatrième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIe siècle, dont les traductions tentent d’être plus fidèles et transparentes que celles de leurs collègues des siècles passés. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

17/08/2021, 10:36

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 3. XVIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette troisième partie est consacrée aux traducteurs du XVIe siècle, qui traduisent les auteurs classiques et la Bible dans des langues modernes (anglais, allemand, français, etc.). Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

16/08/2021, 10:46

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Biélorussie : la France doit “déclencher une initiative internationale” contre Loukachenko

L'anniversaire de la réélection contestée d'Alexandre Loukachenko à la présidence de la Biélorussie d'août 2020 fut marqué par la dissolution du Centre PEN national, qui lutte pour la liberté d'expression des écrivains. Le triste symbole d'un régime autoritaire qui s'installe et perdure : le Club PEN français, dans un courrier à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, exhorte celui-ci à l'action. Nous reproduisons ci-dessous le texte envoyé, en intégralité.

16/08/2021, 10:44

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 2. Moyen Âge

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette deuxième partie est consacrée aux traducteurs du Moyen Âge, qui favorisent le développement des langues et cultures vernaculaires. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

14/08/2021, 10:48

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 1. Antiquité

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette première partie est consacrée aux traducteurs de l’Antiquité et à leur rôle de passerelle entre plusieurs langues, cultures et civilisations. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

13/08/2021, 13:35

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“Connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs”

Docteure en littérature française et comparée, Lise Chapuis s’est un beau jour passionnée pour l’italien. Au point de faire métier de traduction. Elle dirige également la collection Selva selvaggia, des éditions L’Arbre vengeur, où, là aussi, elle offre aux lecteurs français de découvrir de nombreuses oeuvres du Bel paese – classiques et contemporaines. Entretien, tout en nuances.

11/08/2021, 10:46

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BD 20-21 : “La bande dessinée vit une crise de croissance particulièrement aiguë”

L'année de la bande dessinée, imaginée pour l'année 2020 et finalement étendue sur une partie de 2021 en raison de la crise sanitaire, s'est terminée en juin dernier. Voulue par le ministère de la Culture, organisée par le Centre national du livre et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, l'opération s'organisait parallèlement à la remise du rapport Racine, très attendue par les auteurs et autrices. Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité de la BD, estime que l'année de la BD a permis de mettre en avant la situation des créateurs et de lancer le processus de réformes.

05/08/2021, 17:16

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Alessio Forgione : un dialecte napolitain qui “s’étend bien au-delà des mots”

Le dernier livre d’Alessio Forgione, Napoli mon amour, est paru en début d’année chez Denoël. Traduit par Lise Caillat, ce roman parcourt une ville où désespoir et solitude s’entremêlent, pour Amoresano. Jusqu’à l’arrivée de Nina. Et soudainement, les rues napolitaines n’ont plus la même saveur. Entretien avec la traductrice.

05/08/2021, 11:54

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Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

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“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

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La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

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Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

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Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

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Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

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Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

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Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

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Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut sécuriser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

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Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38