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Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

Le 01/09/2021 à 12:50 par Nicolas Gary

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Publié le :

01/09/2021 à 12:50

Nicolas Gary

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Publié en juin dernier, Les possibles a donc attiré l’attention des zélés chroniqueurs du Masque, ce 17 août. Et la prévisible diatribe, après tout c’est un peu le principe de l’émission, un jeu de massacre censé être drôle, n’aura pas déçu : le Masque n’a aimé ni le livre ni l’autrice. Un comble ? Plus que ça : la démonstration qu’autour de la table, aucun des commentateurs n’a conscience que sans les ouvrages de Virginie Grimaldi et des autres auteurs à succès, nombreux sont les livres qui ne verraient pas le jour.

Depuis ses premières armes dans l’édition, avec Le premier jour du reste de ma vie (City, janvier 2015), la romancière a vendu 3,176 millions d’exemplaires, toutes éditions confondues (les versions numériques ne sont pas comptabilisées). Soit un montant avoisinant les 30,4 millions €. En 2020, elle figurait en deuxième place du classement des dix best-sellers français, où on la retrouve depuis 2018. Et gageons qu’elle récidivera en 2021.

Un écrivain a le devoir de méchanceté

La citation de Philippe Caubère dit tout. Sur cette même période passée en revue, Jérôme Garcin a vendu 265 .602 exemplaires, soit 3,959 millions € indique notre partenaire Edistat, sur une quinzaine d’éditions (poches et grands formats). Honorable, certes, mais pas de quoi jouer dans la cour des poids lourds. À l’antenne, chroniquant le livre de Grimaldi, il assure que « [l]es bras men tombent. Le livre aussi, un peu », en découvrant que l’autrice de Les possibles est la romancière française la plus lue.

Michel Crépu, rédacteur en chef de La Nouvelle Revue française (Gallimard, l’éditeur de Jérôme Garcin, par ailleurs) écrit aussi des livres : à l’exception d’un essai sur l’affaire Fillon en 2018, qui frisa les 2700 ventes, il accumule 9823 exemplaires au cours des six dernières années.

Éditeur, il aurait pu fournir à Monsieur Garcin les données de ventes des livres, rappeler que sa précieuse NRF n’existerait pas sans les ventes de Foenkinos, de Pennac, de tant d’autres… Mais non, loin de lancer un débat économique intéressant sur ce qui fonde l’édition, les succès permettent de financer des livres plus littéraires, mais moins vendeurs, donc de sauver la diversité de la littérature, il se contente de noter « Si vous prenez les pages de remerciements à la fin il y en a dix… Ce final de remerciement nest pas possible. » On sent là la critique fouillée, la réflexion profonde, l’œil de l’aigle.

Arnaud Viviant, lui, n’a rien fait paraître depuis des années. Il sortira prochainement, à La Fabrique, Cantique de la critique, un essai dont voici un extrait, comme un condensé de bribes de dialogues volées sur le trottoir entre le Café de Flore et les Deux Magots : « Tant que la critique a eu pour fonction traditionnelle de juger, elle ne pouvait être que conformiste, cest-à-dire conforme aux intérêts des juges. Cependant la véritable critique ne consiste pas à juger, mais à distinguer. Pour être subversivement démocratique, la critique na nul besoin d’être unanime ou divisée. Il lui suffit de parler du langage au lieu de sen servir. »

Arnaud Vivant proclame fièrement, à l’antenne, n’avoir jamais entendu parler de Virginie Grimaldi — il suffit de prendre le métro pour la découvrir en quatre par trois sur les murs, mais passons. Pour un critique censé s’immerger au cœur de l’édition française, passer à côté de Virginie Grimaldi depuis 2015, c’est un bel effort. Et c’est la limite d’une critique tellement infatuée d’elle-même, de ses mots, de ses coteries, qu’elle affiche fièrement son mépris abyssal du goût du public, non qu’elle eut à le partager, mais, à tout le moins, à en connaître.

Quant à Jean-Claude Raspiengeas, il voit dans le roman un écho avec « les grands succès de la télévision, notamment les séries, françaises, qui sont affligeantes ». Ce qui nous prouve d’un coup que Monsieur Raspiengeas est aussi brillant chroniqueur de séries qu’il l’est pour la littérature. Baron Noir, Le bureau des Légendes, OVNIs, Les Revenants… Monsieur Raspiengeas a trouvé tout cela affligeant. Dont acte. Que Madame Grimaldi se rassure cependant, si elle est comparée à ces œuvres, elle est en bonne compagnie.

Économie de la chaîne

L’honnêteté intellectuelle aurait consisté à rappeler que les ouvrages, et le succès commercial, de Virginie Grimaldi, et de tous les gros vendeurs, participent à l’industrie du livre. Ce sont ces livres qui permettent aux autres livres d’exister, et on peut estimer sans se tromper qu’en France le succès obtenu par deux livres, parfois même un seul, permet d’en publier dix qui perdent de l’argent.

Bien entendu, ce raisonnement économique a dû paraître bien vulgaire à Monsieur Garcin et à ses chroniqueurs. Non, au Masque on est entre soi, entre gens de bon goût qui étrillent le mauvais, et savent reconnaître le talent littéraire d’un Gabriel Matzneff, véritable citoyen de Saint-Germain-des-Prés, en lui attribuant le Prix Renaudot en 2015.

À moins que, à moins que… ce ne soit une expression de la phallocratie de cette émission, descendre en flammes une femme qui vend des livres, quel bonheur !, comme Mediapart l’avait pointé  ?

Dans une enquête découlant de dizaines d’heures d’écoute, le journal avait, en février 2020, « recensé un flot de propos sexistes et, dans une moindre mesure, des stéréotypes racistes ou homophobes ».

On ignore, en fin de compte, ce qui est le plus troublant : que la deuxième romancière en ventes, après Guillaume Musso — encensé lui par Jérôme Garcin pour son dernier roman, mais homme — soit méconnue de la clique du Masque, ou que, sur les 10 meilleures ventes de 2020, aucune autre que Musso n’ait trouvé grâce à leurs yeux. Rien, pas un mot, sur Michel Bussi, Franck Thilliez, Joël Dicker, Marc Levy, Bernard Minier, Aurélie Valognes, Marie-Bernadette Dupuy et Agnès Martin-Lugand. Mais quelle joie d’étriller Virginie Grimaldi ! 

Et alors, on en vient à regretter le temps où Jean-Louis Bory s’écharpait au Masque avec Charensol. Certes, la mauvaise foi et la méchanceté étaient là, mais le talent aussi, qui n’y est plus ?

Sauf que...

Bien entendu, les chroniqueurs se défendront en rappelant Beaumarchais (ou Le Figaro, mais comme le second vend plus que le premier...) : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. » Et nul ne songerait à retirer à Patricia Martin et ses compères, le droit de mobiliser l’antenne de France Inter pour indiquer à des auditeurs nombreux — près de 700.000 — combien Les possibles leur est sorti par les yeux. D’autant que, mi-août, plusieurs mois après la publication du roman, ces avis éclairés étaient primordiaux. 

Mais que les grands vendeurs ne se mettent pas martel en tête : seuls 10 % des professionnels estiment que Le Masque et la Plume prescrit l’achat de livres. (sondage Livres Hebdo - Xerfi/I+C, mai 2021). Sic transit gloria mundi. Et toutes ces choses…

 
 
 
 
 
 
 
 
 

crédit photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

Virginie Grimaldi Fayard
Les possibles
12/05/2021 378 pages 19,50 €
Scannez le code barre 9782213717074
9782213717074
© Notice établie par ORB
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Davidoux

01/09/2021 à 15:19

Bel article, joliment écrit, doucement taquin. Bravo Monsieur Gary.

Sandra

01/09/2021 à 19:36

Voilà qui est dit et tellement bien dit. Effarant qu'il faille rappeler encore et toujours de telles évidences.

Ed

02/09/2021 à 07:34

Joli tir, monsieur Gary, et belle remise en place de ce ghota installé et autosuffisant.
On pourrait assez facilement retrouver des chroniques de complaisance de M. Garcin sur la toile, L'Obs lui a régulièrement servi à satisfaire ses amis et proches camarades éditeurs – voire le sien tout court – pour abonder en votre sens.
A titre personnel, je ne lis plus Grimaldi.
Mais contrairement à ces braves gens de l'intelligentsia, je sais, ô combien, qui elle est et ce que l'industrie du livre (Fayard et livre de poche en tête) lui doivent !

(Na)Palme, Masque et Tuba

02/09/2021 à 07:37

Avez-vous obtenu une réponse des chroniqueurs ?
J'écoute leur émission chaque semaine, un peu pour me faire du mal, un peu dans l'espoir d'être déçu en bien : elle s'est délitée, dégradée, et en effet, n'est plus que l'ombre d'un spectre (ce qui ne pèse pas bien lourd. Mais j'imagine que la profusion des noms de personnalités littéraires suffit à garantir la caution morale.
Intellectuelle aussi — sauf à ce que l'on parle d'honnêteté, intellectuelle.

Nicolas Gary - ActuaLitté

02/09/2021 à 08:16

Bonjour !
(très, très, très joli pseudonyme d'autant plus qu'il a failli, dans une autre version, servir de titre à l'article !)
Aucune réponse pour l'heure : l'article a été publié voilà moins de 24h, je n'imagine pas une réactivité folle, pas plus que des maisons qui la publient – il serait incorrect de se mettre le LM&LP à dos, on ne fait pas ça à Saint-Germain ! Et sait-on jamais si l'on ne risque pas le blacklistage.
Bref. Si cela devait arriver, j'ose espérer en être informé ! ;-)

Mmmmm

02/09/2021 à 07:55

« les succès permettent de financer des livres plus littéraires, »

Ça, c'est la formule consacrée pour faire passer la pilule. La réalité est bien différente. Un éditeur fait des choix qui sont rarement littéraires. Sa politique est avant tout commercial : il cherche à vendre. L'éditeur qui cherche « une voix » est une grosse blague qui ne marche qu'avec l'auteur débutant.

Donc, un succès, ça sert juste à financer... de possibles autres succès. C'est l'argent de l'investissement.

Maintenant, critiquer le succès comme quoi il ne serait pas littéraire et que les autres essais le seraient est tout simplement dégueulasse. Le premier succès a été choisi EXACTEMENT comme les suivants : sur le pif de l'éditeur. Ce dernier a une POLITIQUE, au sens social. Il n'édite que ce qu'il veut (la plupart du temps, ce qui risque de se vendre). C'est ainsi que vous pouvez fournir la meilleure histoire du monde avec le style le plus flamboyant, il est quasi certain qu'aucun éditeur ne le prendra si le manuscrit n'est pas « dans l'air du temps » (jolie formulation pour « politiquement correct »). Et ça, ça va très largement contre la littérature. La littérature est le contraire de la politique.

Bref, ça fait TRÈS longtemps que les éditeurs ne courent plus après la littérature. Mais la légende est tenace. Et puis, ça fait bien dans le cercle germano-pratin de dire qu'on travaille pour la littérature... Ça pose son bobo quand même ! Imaginez qu'on a des ancêtres en droite ligne d'un Victor Hugo ou d'un Maupassant, c'est classe... On n'est pas le péquenot de province ! Remarquez que ça fonctionne aussi pour les éditeurs de province : c'est dire le pouvoir de ce truc !

Enfin, pour rebondir sur le sujet de l'article. Je n'ai pas spécialement d’appétence pour France Inter (qui est sans doute l'Internationale des bobos germanos-pratins). Mais je leur concède tout à fait le droit de ne PAS aimer cet ouvrage. J'aurai aimé lire LA RAISON pour laquelle il ne l'aimait pas (le style, le scénario (ou son absence comme cela est désormais la règle), les incohérences, les fautes, etc.). La critique est un droit, du moment qu'elle est constructive, d'autant plus que jamais le nombre de ventes n'a été un élément de qualité (même s'il faut en tenir compte : mais combien d'auteurs vendraient beaucoup en étant placardé dans le métro en 4x3 pendant des semaines ? Curieusement, ce point qui est le plus choquant finalement de l'article n'est même pas abordé...).

Nicolas Gary - ActuaLitté

02/09/2021 à 08:12

Bonjour, Comme me le disait récemment un éditeur, “si je savais comment ça marche“ ! Et ce après avoir mené une campagne d'affichages sur les bus parisiens.
Si le 4 par 3 dans le métro menait à un succès commercial, bien plus de maisons se battraient. Vous avez celle comme Les Arènes qui ne communiquent qu'une fois le succès installé, pour consolider la présence dans l'esprit, et encore, pas sur les 4x3. Ou Actes Sud, qui pour sa collection de polars du nord mobilisaient des affiches sur ce format, et a finalement arrêté (ou alors je ne prends plus les bonnes lignes).
L'hypothèse de vendre plus du fait d'une seule publicité dans le métro est séduisante, pas un critère quantifiable ni authentifié. A ce titre, le lien d'affiliation ou les publicités web permettent a minima de “suivre” les déplacements des internautes et de donner des chiffres qui reflètent l'intérêt exprimé à un moment M.
Le marketeux qui jurera que la publicité fait acheter mentirait. Je vous rejoins en revanche pleinement sur l'idée que sans publicité/promotion/réclame/ect. l'existence de l'ouvrage est nettement plus complexe.

Mmmmm

02/09/2021 à 11:25

Bonjour Nicolas,

La publicité fait TOUJOURS vendre, sinon croyez qu'aucun commerçant ne perdrait de l'argent à en faire.

Ce n'est pas parce que les éditeurs ne respectent jamais leur part de contrat d'édition, notamment celle les obligeant à faire de la publicité, qu'ils n'en font pas une fois le succès arrivant (et dans le fol espoir de s'en mettre un peu plus plein les poches). Ça s'appelle la stratégie du minable : je ne mise que sur le cheval qui gagne...

C'est juste pointer la totale incohérence de leurs démarches, à moins justement que ce ne soit le contraire : ils font tous pareils, et de travers.

NAUWELAERS

03/09/2021 à 19:50

Je préfère «le moment M» à ce bizarre «instant I» récurrent et que je n'ai jamais compris (pourquoi pas «instant I» !
Je ne comprends pas qu'on puisse acheter un livre suite à un matraquage publicitaire...
Je peux être intéressé ou séduit, et me décider à acheter un livre, si une critique me paraît convaincante et/ou si l'auteur ou autrice me paraît sortir du lot, dans une interview publiée ou audiovisuelle.
Pour moi la qualité et l'originalité sont essentielles et il est évident que quantité et qualité forment un couple souvent bien désuni.
Je n'apprécie pas les cacographes (terme épicène: hommes ou femmes), à succès ou non, et la question de genre ne joue pas du tout.
La grande littérature classique, c'est Hugo et Proust, et c'est Colette et George Sand...
Et chez des auteurs et autrices plus modernes, et moins purement littéraires, comment ne pas apprécier une Sagan, certes objet d'un matraquage publicitaire d'anthologie à l'époque mais on ne se sentait pas grugé après l'avoir lue -et elle reste encore populaire dans le siècle qui succède au sien.
Et j'apprécie fort les belles plumes (féminines et masculines, cela va sans dire) dont les oeuvres en valent la peine sur le fond et la forme.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

04/09/2021 à 12:02

Je préfère «le moment M» à ce bizarre «instant I» récurrent et que je n'ai jamais compris (pourquoi pas «instant I» !
Je ne comprends pas qu'on puisse acheter un livre suite à un matraquage publicitaire...
Je peux être intéressé ou séduit, et me décider à acheter un livre, si une critique me paraît convaincante et/ou si l'auteur ou autrice me paraît sortir du lot, dans une interview publiée ou audiovisuelle.
Pour moi la qualité est essentielle et il est évident que quantité et qualité forment un couple souvent bien désuni.
Je n'apprécie pas les cacographes (terme épicène: hommes ou femmes), à succès ou non, et la question de genre ne joue pas du tout.
La grande littérature classique, c'est Hugo et Proust, et c'est Colette et George Sand...
Et chez des auteurs et autrices plus modernes, et moins purement littéraires, comment ne pas apprécier une Sagan, certes objet d'un matraquage publicitaire d'anthologie à l'époque mais on ne se sentait pas grugé après l'avoir lue -et elle reste encore populaire dans le siècle qui succède au sien.
Et j'apprécie fort les belles plumes (féminines et masculines, cela va sans dire) dont les oeuvres en valent la peine sur le fond et la forme.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Pub

06/09/2021 à 06:50

Vous n'avez pas conscience justement de comment fonctionne la pub.

La pub travaille sur l'inconscient. Quand vous achèterez un livre sur un coup d'impulsion, votre choix « spontané » sera guidé par ce matraquage inconscient. Personne n'échappe à ce truc pervers et ceux qui prétendent y échapper sont sans doute ceux qui y succombent le plus, parce que justement, ils n'ont pas conscience du processus...

NAUWELAERS

06/09/2021 à 22:36

Pub,
Bon vous avez ce pseudo...
Pourquoi pas «lavage de cerveau» ?
«Personne n'échappe...» etc.: tout le monde n'est pas manipulable comme vous l'avez décidé.
Tout le monde n'est pas comme une masse de plasticine humaine que la main géante du marché peut modeler à sa guise.
Certes la propagande est souvent efficace, mais la lucidité et donc la résistance humaine existent.
Vous niez cela ?
C'est affligeant, monsieur ou madame Pub...
Si j'avais comme vous un pseudo, ce serait peut-être: «libre-arbitre»...!
CHRISTIAN NAUWELAERS

Pub

07/09/2021 à 08:02

Même les gens conscients du processus sont influencés. Pour ne pas être influencés, il faut être un expert d'un domaine (mais qui l'est vraiment ?), totalement insensible à la pression sociale et celle de la mode, sans pression familiale et professionnelle.

Qui possède ce profil ?

NAUWELAERS

07/09/2021 à 21:56

Pub (réponse à celui du 7 septembre, 8h02),
Tout le monde subit des pressions.
Jusque là (mais pas au-delà) vous avez raison.
Certains résistent et il ne faut pas être «expert» pour cela.
Je conteste..
Votre discours revêt un caractère dogmatique, quasi religieux auquel bien entendu je n'adhère absolument pas.
Mais je suis atterré de voir à quel point tant de gens sont effectivement influençables, parfois pour le meilleur -dans ce cas je suis le mouvement mais en toute liberté et lucidité, pas dans le style «chenille processionnaire» mais parce que cela en vaut la peine -ou bien pour le pire.
Et dans ce dernier cas, je m'éclipse, monsieur ou madame Pub...
Je ne joue pas un jeu qu'on veut m'imposer s'il ne me plaît pas.
Oui c'est comme ça et ne jugez pas tout le monde selon le prisme déformant de vos convictions, si possible.
Merci !
Assez de dogmes intouchables...
Et plus les gens seront autonomes dans leur tête et opposés aux influences innombrables, du conformisme gluant au mercantilisme sans frein et totalitaire, mieux cela sera.
Rien n'est plus précieux que la liberté.
Voler un peu haut autant que possible alors que la vie est si courte...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Corinne de Saint Brisson

02/09/2021 à 10:26

je suis fan du "Masque" mais dois avouer que votre article est absolument nécessaire, éclairant et brillant ! en peu de mots vous résumer ce qu'est l'industrie de l'édition.

Bravo et encore bravo !

Aradigme

02/09/2021 à 10:32

J'ai réfléchi quelques instant sur l'argument économique présenté dans l'article: les ventes des best sellers, même de ceux qui ne constituent pas des cîmes de l'expression littéraire, permettent à l'éditeur de publier des ouvrages plus confidentiels car plus sophisitqués et aboutis (encore que...), et donc de maintenir la diversité de l'édition. A mon avis, un éditeur désire avant tout ne vendre que des best sellers pour améliorer sa rentabilité et ne se préoccupe donc pas de la diversité des expressions, intellectuelles et autres, qu'il propose à son public. L'éditeur ne sait simplement pas détecter à coup sûr les best sellers, ce qui explique à la fois la diversité de ses publications et les échecs relatifs de nombre d'entre elles.
La situation économique décrite par l'auteur de l'article existe donc, mais s'avère à mon sens purement accidentelle, une simple application du principe de Pareto qui veut que 80% des résultats proviennent de 20% des causes.

Abordons une autre question: la qualité de ces best sellers. A une époque, les auteurs de best sellers se nommaient Victor Hugo ou Emile Zola et ils produisaient des oeuvres à mon humble avis autrement intéressantes que celles de Musso et Grimaldi. Nous pouvons à juste titre nous interroger sur la raison de ce déclin qualitatif. Provient-il des écrivains, des éditeurs ou du public? Un éditeur, vous affirmera souvent qu'il propose des oeuvres qui correspondent au goût du public et qu'il évite donc les sujets qui peuvent porter à polémique (surtout, ne froisser personne, et surtout pas ceux organisés en groupes de pression plus ou moins agressifs ou même violents), le vocabulaire trop étendu, les opinions trop tranchées, ce qui n'est pas dans l'air du temps... en bref, tout ce qui peut demander à tout ou partie du lectorat un effort d'adaptation.

Quant au livre "Les possibles", j'en ai lu les premières pages qui m'étaient gentiment proposées, et je crois comprendre certaines causes de son succès. Il offre aux lecteurs pour personnage principal une femme. C'est bien vu pour trois raisons: (1) 70% des lecteurs sont en fait des lectrices, et ce texte cible donc le lectorat le plus important (2) Il décrit une femme responsable, le concept est à la mode (certains éditeurs stipulent maintenant dans leurs appels à texte que le personnage principal doit être une "femme forte"), (3) La lectrice moyenne pourra s'identifier aisément au personnage principal.
Le texte est composé de phrases courtes, au vocabulaire limité à l'expression vocale habituelle, compréhensible immédiatement par le public sorti à 18 ans de l'Education Nationale lors des deux dernière décades. Il décrit un environnement et des personnages que la lectrice connaitra bien, qu'elle a probablement rencontré dans sa vie de tous les jours. Il distille les sentiments en vigueur en ce moment: compassion, bienveillance, absence de discrimination... tous les codes sont respectés. En fait, il assemble ce qui pourrait constituer des parlottes de palier politiquement correctes, avec en plus un ou deux éléments qui sortent un peu de l'ordinaire afin de bâtir quand même une histoire qui sorte un tant soit peu du commun. Il tend donc à la lectrice un miroir positif où elle peut se reconnaître sans difficultés.
Mes compliments à l'autrice qui dispose visiblement d'un sens inné du marketing (*) assez remarquable.

(*) Je précise que le marketing consiste à définir et réaliser un produit bien adapté à un marché. Cela n'a rien à voir avec la communication et la publicité - le public français confond parfois les deux concepts.

CaptainBN

02/09/2021 à 14:08

Je crois que vous avez manqué un point important :
Les best sellers ont toujours été les livres les plus adaptés au lectorat de leur époque. C'est même ce qui les définis.
Hugo écrivait pour les romantiques qui voulaient du sang et des larmes. Ruteboeuf écrivait pour les nobles qui voulaient rire un bon coup pendant une période pas simple. Même Socrates et Aristotes n'écriaient de la philosophie que par ce que c'était ce qui se lisait (s'écoutait) en leur temps.

Ce n'est pas par ce que vous n'aimez pas ce qui a du succès à votre époque que ce n'est pas bon. Il est vrais que les styles populaires aujourd'hui ont souvent avoir avec l'expérience des classes populaires et des femmes et avec un style rapide et percutant.
La raison est seulement que tous le monde aime se voir représenté positivement et que les femmes et les ouvriers sont de plus en plus nombreux a lire (Concernant la question de si c'est une bonne chose, je pense qu'on peut en discuter, mais affirmer que ce n'en est pas une me parait difficile a défendre ...)

Vous avez le droit de ne pas aimer les styles populaires, Hugo avait ses détracteurs, mais ça ne vous invite pas a les descendre en flèche.
Mon conseil : Allez plutôt parler de ce que vous avez aimé et laissez les autres aimer ce qu'ils veulent.

CHRISTIAN NAUWELAERS

02/09/2021 à 22:00

Socrate (sans «s» final) n'a jamais rien écrit !
CHRISTIAN NAUWELAERS

CapainBN

03/09/2021 à 15:11

Merci pour la correction, je suis dyslexique.
Pour être précis, on ne sais même pas s'il a existé, et c'est vrais, il faisait des discours, pas des textes écrits. J'ai fait un erreur d'inattention dans mon énumération.

La question est : Qu'es-ce que ces précisions apportent ?

Archie

06/09/2021 à 02:48

De l'exactitude. Ce que l'on exige de tous, dyslexique ou pas.

CaptainBN

06/09/2021 à 14:58

Super.
Et ça apporte quoi ?

NAUWELAERS

06/09/2021 à 22:48

Captain BN,
Cela apporte quoi: je confirme, de l'exactitude, de l'information, une précision en l'occurrence.
Si cela ne vous importe en rien, pas du tout le cas de tout le monde.
Voilà, j'imagine que c'est tout à fait compréhensible maintenant...!
Sinon la question absurde «Cela apporte quoi ?», on peut l'appliquer à absolument tout et n'importe quoi...
C'est n'importe quoi.
Rien ne sert à rien ou tout sert selon la mentalité et la sensibilité de la personne.
Pour moi cela n'apporte rien du tout de se faire prendre en selfies...mais pour d'autres, ce sont des souvenirs.
Voire de petits marqueurs sociaux dans certains cas.
Et tout le monde a raison.
Au fait: cela apporte quoi, ce forum ?
On peut divaguer comme cela à l'infini: cela apporte quoi ?
Pour moi (une réponse !): RIEN.
CHRISTIAN NAUWELAERS Socrate des temps modernes...je plaisante très lourdement (ce qui n'apporte rien sauf que j'avais envie de le faire !).
CHRISTIAN NAUWELAERS

Cécédille

02/09/2021 à 14:42

Je partage l'analyse d'Aradigme. Au surplus, je veux bien que l'on s'interroge sur le pouvoir prescriptif du "Masque et la Plume", à condition de s'interroger aussi sur celui d'Actualitté...

Nicolas Gary - ActuaLitté

02/09/2021 à 14:58

Bonjour
Pour le coup, se remettre en question est une épreuve quotidienne : nous n'aurions jamais tenu 13 années de web sans cette faculté.
Quant à savoir si nous sommes prescripteurs, ce n'est de toute évidence pas à nous de le dire. Cependant, nous n'avons jamais eu la prétention de guider les opinions ni même de proposer autre chose que des livres qui nous plaisent, et que l'on a envie de partager.
Pour le reste...

Maloon

02/09/2021 à 10:35

L'intention était louable et saine, mais tombe complètement à plat au moment où l'auteur revèle les louanges de Garcin sur Musso...(l'argument "homme" est plus que lèger!).
Quant à rappeler le talent (certain) d'un Bory , je ne me souviens pas pour autant l'avoir entendu soutenir des Guy des Cars ou autres..
Bien tenté mais à refaire ! ;-)

Alfred

02/09/2021 à 12:46

Il va falloir renommer le site "actuasouslitté"

Nicolas Gary - ActuaLitté

02/09/2021 à 13:07

Bonjour (la courtoisie tout de même…. Même pour nous injurier…)
J’ai du mal à comprendre votre remarque : il n’y a ici aucune expression de nos goûts en matière de livre mais des notions d’économie et d’industrie.
Est-ce que le sujet vous défrise ? Peut-être le maîtrisez-vous ? Reste que l’incongruité de cette apostrophe prête à sourire : la prochaine fois, ayez le courage de la formuler avec une identité réelle !
Merci de nous lire en tout cas.

Archie

06/09/2021 à 02:54

Yo,

Je vous conseille fortement de lire la critique de Serge Daney sur "Les Dents de la Mer" où l'on parle marketing et publicité. Votre papier n'est pas trop mal mais incomplet et ferme volontairement des portes de réflexions un peu trop violemment pour être tout à fait honnête.
On y sent également un côté cancel culture souterrain que j'ai trouvé assez malaisant. Mais je me fais sûrement des idées.

Bizn à vous.

kujawski

02/09/2021 à 14:47

La problématique Virginie Grimaldi est comme la dialectique de l'idéal et du réel. Le réel, c'est Grimaldi (je n'ai pas lu, ndr), ses grosses ventes, son impact sur les chiffres d'affaire éditoriaux et la dépendance de l'édition de fonds vis-à-vis d'une littérature qui s'en fiche éperdument, et (là, je me rapporte au genre littéraire auquel V.Grimaldi se rattache), en même temps que le maintien de son lectorat dans un périmètre d'ouverture et de connaissance qui le prive (ce lectorat) de l'envie d'aller, tout simplement, voir ailleurs, si l'herbe est plus verte et la vie un peu plus complexe.
Un autre nom pour la liberté.

L'idéal, c'est une ¹chaîne du livre dans laquelle aucun maillon n'a à dépendre d'un autre pour exister. Il est déplorable que les livres de recherche aient besoin pour vivre d'une V. Grimaldi, et inacceptable que des franges en général modestes et peu éduquées de la population financent, par leurs achats de livres de V. Grimaldi, des travaux de recherche sans qu'on les incite à y avoir accès.
Car on perpétue ainsi une inégalité culturelle elle aussi inacceptable.

L'édition, en France, c'est (en masse) 55 000 nouveautés par an. L'honneur et le défi du "Masque et la plume" est d'en proposer une sélection se voulant rigoureuse. En cela l'émission est fidèle à sa mission de service public.
L'idéal, pour autant, est une émission du service public tirant obstinément son auditoire vers le haut, tout en s'abstenant de tout mépris pour des genres culturels grands publics.

Annus horribilis

03/09/2021 à 07:51

« inacceptable que des franges en général modestes et peu éduquées de la population financent, par leurs achats de livres de V. Grimaldi, »

Quelle snobisme et prétention... Ça va les chevilles ? Qui êtes-vous pour juger de la qualité des lecteurs ?

kujawski

03/09/2021 à 12:55

Tout à fait d'accord, cette formulation est stupide et hors-sol.
Cela dit, regardez les objectifs de mises en place des éditeurs pour le genre auquel appartient V. Grimaldi (qu'on appellera "grand public", pour faire court). Ils ciblent clairement les grandes surfaces et les maisons de la presse (celles qui subsistent), et le ciblage publicitaire vise surtout "Paris Match" (quand c'est possible économiquement), "Voici" ou "Gala".
Retour à l'idéal : que le "grand public" achète ce qui lui plaît, que le service public le tire vers le haut en l'incitant â la découverte de genres réputés difficiles.
C'est ce qu'on appelle de l'éducation populaire, ce vers quoi devrait aller, plus et mieux, "Le masque et la plume", sans rien changer à ses choix de rigueur.
Antoine Vitez appelait cela "l'élitisme pour tous".

Portninouak

02/09/2021 à 15:04

Ridicule. Les best-sellers ne financent plus les livres moins commerciaux depuis pas mal de temps déjà. La pandémie a accéléré ce processus, il faut vendre, sortir moins de titres, miser sur des valeurs sûres et baisser le niveau de ce qui se publie (sans le dire) pour toucher le grand public. En ça, l'édition s'est remarquablement adaptée aux temps qui changent. D'autres industries (la musique, en particulier) ont pris le mur de front et ne s'en remettront jamais...

Tomwel

02/09/2021 à 16:01

Le seul défaut du Masque en l'occurrence c'est de nous parler de ce livre insipide, incolore et inodore, plutôt que de mettre le projecteur sur des ouvrages de littérature qui bénéficient d'un marketing moins lourdingue.

Solal

02/09/2021 à 20:34

Certes les livres de virginie Grimaldi, Marie Bernadette Dupuy se vendent et font vivre les éditeurs mais pour avoir tenté par curiosité de les lire, ils me sont tombés des mains. Les méchants y sont très méchants, les gentils, très gentils, on le sait très vite et c'est dit et redit inlassablement. Les répétitions, s'accumulent, les histoires sont affligeantes...Je préfère mille fois un livre de JG....même s'il se vend moins.

Dionysiac

03/09/2021 à 13:50

N'importe quoi cet article ! Juger de la valeur d'une critique littéraire d'après le nombre de livres vendus par son auteur, c'est de la bêtise pure et simple ! Parle-t-on de talent littéraire ou de succès commercial sur ce site ? Et on se fiche de savoir combien de livres Arnaud Vivant a écrit pour juger de la valeur de sa critique ! Ce n'est pas parce que le rédacteur (ou la rédactrice ? On ne sait pas vu son manque d'honnêteté et de courage !) de cet article tient absolument à défendre son auteur (et pas son "autrice", qui n'est pas français) de prédilection que ça l'autorise à traiter avec autant de mépris les chroniqueurs de l'émission de France Inter qui n'ont visiblement pas aimé ce livre ! La critique est-elle encore autorisée en France, ou bien faut-il forcément passer son temps à faire l'éloge et la promotion de n'importe quel bouquin, sous prétexte que c'est une femme qui l'a écrit, et de surcroit auteur à succès ? Vous avez dit "hors-sol", "entre-soi", "petit monde" ? Mais ces qualificatifs s'appliqueraient plus encore au petit monde germano-pratin de l'édition française, qui ne jure que par ses chouchous, et ne supporte pas qu'on ne partage pas ses coups-de-coeur ! Je ne suis pas prêt de lire un autre article sur ce site internet !

Nicolas Gary - ActuaLitté

03/09/2021 à 13:55

Bonjour Dionysiac (la virulence n'exclut pas la politesse, le saviez-vous ?)
D'ordinaire, ce type de commentaire ne passe pas, mais je suis heureux d'avoir le temps de vous répondre : votre lecture, totalement biaisée de cet article, en est arrivée à la conclusion que vous ne pouviez pas déterminer si j'étais un homme ou une femme. Premier point : qu'est-ce que cela changerait ? Second (pour que le suspens ne dure pas trop) : je suis un homme. Corollaire : cela change quelque chose ?
Ensuite, vous imaginez avoir démasqué mes goûts de lecture, par un épatant contre-sens, qui me laisse entendre que de même que vous n'avez pas dû vous forcer pour trouver mes prénom et nom, de même vous avez au mieux fait une lecture en diagonale.
Ce qui m'amène à conclure : pour peu que ce ne soit pas votre première visite sur le site, prenez le temps de lire le sujet avant de le comprendre.
Et la prochaine salve d'invectives que vous nous réserverez, ayez le courage de la signer sous votre identité, que l'on mesure à l'aune de votre courage la force de votre audace.

Dionysiac

03/09/2021 à 14:20

Apparemment, pour vous le sexe de la personne qui écrit est important puisque vous éprouvez le besoin d'écrire "autrice" (sic) plutôt que le neutre auteur ! Entre le féminisme différentialiste d'Agacinski, Antoinette Fouque et consorts, et le féminisme indifférentialiste de Judith Butler et ses copines (ou copains), il va falloir choisir, mon petit bonhomme ! Mais il est vrai que les féministes ne sont pas à une incohérence près. Et affirmer que la "conclusion" de mon article serait de déterminer la nature de votre sexe me conduit tout naturellement à vous poser une seule question : est-ce que vous savez lire le français ? Si vous étiez l'un de mes élèves (ce que heureusement pour moi vous n'êtes pas), je vous mettrais une très mauvaise note pour cause de hors-sujet ! Vous n'avez rien compris à mon propos, vous ne retenez que ce qui vous arrange, vous écrivez à tort et à travers et en plus vous me faites la leçon ! C'est vraiment le bouquet ! So long poor boy, car ce site internet ne vaut décidément pas tripette ! Et n'hésitez pas me censurer si ça peut flatter votre ego ! D'autres que vous le font constamment sur les réseaux sociaux, vous auriez tort de vous abstenir !

Nicolas Gary - ActuaLitté

03/09/2021 à 14:31

Je vous souhaite donc une excellente fin de journée, constate que la politesse n'est définitivement pas votre fort, et de trouver d'autres moulins à vent pour vous épuiser.

jujube

22/09/2021 à 22:09

Il y a des gens qui croient que la méchanceté est la panacée pour vivre.
Vous ne la méritez pas. D'ailleurs, vous vous défendez brillamment, toujours.
Tant mieux!

Mélusine

03/09/2021 à 17:38

Bonjour Dionysiac,
Puisque vous indiquez dans votre message être membre du corps enseignant, et que votre pseudonyme me semble puiser ses racines dans le panthéon grec, allez donc relire quelques classiques, par exemple Hippolyte de Robert Garnier. Vous constaterez que le terme "autrice" y est employé sans aucun problème, et ne choquait absolument personne au XVIème et XVIIème siècle. Ensuite, évidemment, l'Académie s'en est mêlée, dans un contexte de société patriarcale, et en a déconseillé, puis interdit l'usage. Il n'en reste pas moins que le terme existe, était couramment utilisé, et est tout à fait correct d'un point de vue linguistique et étymologique !
En revanche, l'expression "so long poor boy" que vous employez ne me semble pas très française... Vous manquez quelque peu de cohérence dans votre lutte pour la préservation de la langue française !
J'espère que vous prendrez plaisir à la lecture de Garnier autant que moi lors de mes études de lettres modernes, et je vous souhaite d'apprendre à écouter autrui et débattre sereinement avec vos contradicteurs.

Dionysiac

03/09/2021 à 18:14

Ah les bons vieux clichés féministes sur la soi-disant "société patriarcale" ! A tous les coups l'on gagne, et les ideologues féministes croient avoir trouvé l'explication universelle de tous les rapports entre au cours de l'histoire ! Les marxistes ont la lutte des classes et les féministes la "domination patriarcale" ! Quelle plaisanterie ! La réalité est plus prosaïque et ce n'est pas une soi-disant domination qui expliquerait la disparition du terme autrice, mais tout simplement la perte de son usage, tout simplement. Ce qui n'a pas empêché le terme d'auteur de s'imposer pour désigner toute personne qui fait le métier ou exerce l'activité d'écrivain, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. Preuve qu'on s'accommode parfaitement du neutre pour désigner un individu indépendamment de son sexe, et sans qu'il soit nécessaire d'invoquer une prétendue "invisibilisation" (sic) qui arrange bien les militantes ! Puisque les termes féminins sentinelle, personne, vedette (pour ne citer que ceux-là) peuvent parfaitement désigner un homme. L'unique retour en grâce du terme d'autrice est en réalité idéologique et ne se justifie pas par l'usage. Il reste donc une faute au regard de l'auguste Académie que vous évoquez quand ça vous arrange, et une raison supplémentaire de refuser son emploi. CQFD.

Mélusine

04/09/2021 à 09:40

Vous me semblez rater totalement le coeur du problème, mais ça n'est pas tellement surprenant, de la part d'une personne qui sélectionne soigneusement les éléments auxquels répondre... Je plains sincèrement vos élèves, si vous agissez ainsi envers eux pendant vos cours !
Je constate qu'il est inutile de tenter d'ouvrir le moindre débat constructif, je vais donc vous laisser à vos monologues obtus et votre mauvaise foi.
Je vous conseille cependant une lecture supplémentaire, bien que ma précédente suggestion n'ait pas dû s'ajouter à votre liste de livres à lire : l'excellent "Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française" d'Eliane Viennot / éditions iXe / 2014.
Et puisque vous aimez les emprunts à la langue anglaise, en guise de conclusion à ce non-débat : let's agree to disagree !

Lucie

04/09/2021 à 16:07

Bonjour Dionysiac,
Puisque vous êtes prof de français, la prochaine fois, pensez à écrire "près de" et non pas "prêt de". À la rigueur "prêt à"...
Quant au mot "auteur" qui serait neutre... comment dire ? Les hommes le trouvent neutre et se l'accaparent. Pendant des années, je n'ai pas voulu le féminiser. Et puis il m'a bien fallu me rendre compte que le refus de parler d'autrice faisait qu'on ne parlait pas des autrices !
Cordialement quand même,
Lucie qui n'a jamais lu du Grimaldi mais qui a envie d'essayer, tout d'un coup, merci Nicolas ! ;-)

NAUWELAERS

04/09/2021 à 23:31

Lucie,
Je n'ai rien contre les substantifs «autrice» ou «auteure» ni contre les femmes qui souhaitent encore être qualifiées d'«écrivains»: c'est le libre choix de chacune.
Mais je m'inscris en faux contre ce que vous prétendez: dans toutes les rubriques littéraires que je lis, et émissions que j'écoute, on traite autant des autrices que des auteurs.
SVP ne déformons pas la réalité.
Et cette présence des autrices -gardons cette dénomination -n'est pas nouvelle du tout !
Je me hâte de préciser que rien n'est plus normal.
Lorsque dans ma librairie favorite, je serai face à un livre de Grimaldi, je le feuilletterai...
C'est le meilleur moyen de se faire une opinion après tout le ramdam publicitaire et les polémiques éventuelles.
Mais je suis plus attiré par des essais, y compris par des essayistes femmes (puisque ce terme est épicène) dont l'intelligence, la culture et la lucidité me séduisent fort.
Ces livres-là sont plus riches et apportent bien plus qu'une distraction souvent superficielle -sans généraliser puisque certaines romancières sont épatantes, sans être les plus médiatisées nécessairement.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Lucie

05/09/2021 à 09:11

Bonjour Christian,

"dans toutes les rubriques littéraires que je lis, et émissions que j'écoute, on traite autant des autrices que des auteurs"
Dans celles que je lis ou écoute aussi, parce que je les choisis, mais quid des autres ? Il existe un biais entre ce que nous connaissons et ce qui existe, et "la réalité" que nous percevons et vivons n'est pas globale.
"je suis plus attiré par des essais, y compris par des essayistes femmes (puisque ce terme est épicène) dont l'intelligence, la culture et la lucidité me séduisent fort.
Ces livres-là sont plus riches et apportent bien plus qu'une distraction souvent superficielle -sans généraliser puisque certaines romancières sont épatantes, sans être les plus médiatisées nécessairement."
Et c'est là que normalement je devrais dégainer la publicité pour, au hasard, les numéros 69 et 72 de Galaxies consacrés au sexe et au genre dans la science-fiction, respectivement parus en janvier et juillet :-)
https://galaxiessf.com/

NAUWELAERS

05/09/2021 à 15:19

Merci Lucie.
Je ne connais pas cette publication «Galaxies»...
Et vraiment, je ne constate aucune invisibilisation des femmes dans le monde littéraire.
Pas le moins du monde.
Au contraire même, que ce soit sur le plan des autrices, des éditrices etc.
Donc si vous avez des exemples précis du contraire, eh bien on peut les citer mais précisément et factuellement...
Sans a priori.
Pour moi, le monde littéraire est vraiment bien féminisé.
Et c'est le talent et l'originalité, et le style qui comptent pour moi, pour les auteurs et autrices ou auteurs ou romancières, et surtout, surtout sans distinction de sexes...
Loin des polémiques.
L'écriture appartient à tout le monde...pas le talent, qui est une réalité élitiste, ce que certaines personnes ne peuvent supporter.
J'aime admirer...impossible d'admirer tout le monde.
L'égalité n'existe pas et n'a jamais existé, moi je crois à l'équité, ce qui est plus réaliste et progressiste...ou plutôt, cela devrait l'être et on est loin du compte.
Une égalité à défendre tout de même: celle qui doit prévaloir devant la loi.
On parle ici d'un bel idéal...
Amicalement.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Archie

06/09/2021 à 03:06

Yoooooo,

Bon, votre réponse à un commentaire qui ne devrait pas passer parce que virulent (sic) me donne raison sur ce que je soupçonnait sur la ligne éditoriale du site. Et c'est bien dommage.
Néanmoins, au vue des différentes réactions que provoquent votre article, nous ne pouvons pas nier que le sujet est toujours aussi brûlant (c'est le cas depuis des siècles maintenant, pas ?).
De la vulgarité des romans en langue profane au volume des ventes, il n'y a qu'un pas finalement.
Je lirai volontiers de vous un dossier complet sur "Qu'est ce qu'un bon objet litteraire ?". Vous aurez tout le talent - je n'en doute pas - pour en faire un papier qui fera réagir.
Pour le coup, je m'abonne à votre site.

Bien à vous.

Danielle Renard

05/09/2021 à 09:16

Enfin vous osez vous en prendre à une émission totalement « has been »
Les lecteurs ne sont pas stupides! Le succès de V Grimaldi, À Valogne, L Manël est plus qu’honorable, il n’y a pas de grande et petite littérature contrairement aux idées des pseudo intello
Merci de nous distraire et de nous émouvoir
Je n’oublie pas que lire est avant tout un loisir et un plaisir

Frederic

05/09/2021 à 09:55

Le ton de cet article résonne comme une réponse vexée... Compenser la valeur artistique d'une oeuvre par sa valeur commerciale, quel drôle de raisonnement. Accepteriez-vpus d'entendre "Chéri.e, je suis un mauvais conjoint, mais je te rappelle que c'est moi qui ait le plus gros salaire"?

Nicolas Gary - ActuaLitté

05/09/2021 à 10:20

Bonjour (décidément, les formules de politesse...)
Il pourrait s'agir d'une réponse vexée si j'étais la romancière en question, et non un journaliste.
Maintenant, je me permets de recentrer le sujet qui ne portait pas sur "les livres de Virginie Grimaldi et Les Possibles en particuliers sont-ils une grande littérature", mais "comment de prétendus critiques littéraires en place pour certains depuis des dizaines d'années peuvent ignorer le monde du livre à ce point."
Et désormais, j'ajouterais ce corollaire : auraient-ils dit les mêmes absurdités si l'ouvrage de la semaine avait été celui d'un homme ? Mépris et condescendance ne font pas une critique littéraire : juste de la pédanterie parisienne.

Tomwel

05/09/2021 à 10:28

Il me semble pourtant qu'ils descendent Marc Levy et consorts avec le même plaisir snob. Encore une fois c'est la seule chose qui me met mal à l'aise avec cette émission : qu'ils gaspillent du temps d'antenne pour parler de cette littérature indigente.

NAUWELAERS

05/09/2021 à 15:48

Bonjour Nicolas Gary,
Votre nouveau post pose la problématique éternelle de la critique...
Elle a voix au chapitre mais pouvez-vous dessiner précisément la frontière entre pédanterie parisianiste et critique légitime ?
On ne peut exiger de la critique qu'elle soit une échoppe de brosses à reluire non plus mais dès que des critiques sont un peu négatives ou a fortiori féroces, on pourra les accuser de parti-pris, de malveillance, ou comme vous l'écrivez, de pédanterie...
Ce contre quoi les critiques critiqués (!) revendiqueront leur liberté, leur indépendance.
Le pire: tout le monde aura raison !
Les deux points de vue en face à face, comme des chiens de faïence sans aménité, l'un face à l'autre...
Maintenant il faut admettre que les romancières soient tout autant exposées aux foudres éventuels (au...masculin dans cette acception, voire au féminin -des chroniqueuses acerbes, certes il en existe aussi !) que leurs homologues masculins tout de même.
Des auteurs mâles ont déjà été massacrés par la critique...
Si la consigne, même tacite, est: «C'est une femme, on ne peut critiquer», cela ne rime à rien et prive les romancières de talent de la crédibilité que des critiques enthousiastes peuvent leur conférer.
«Sans liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur», quoi de plus vrai...
Puisque cette bienveillance devient alors obligatoire et donc hypocrite et sans valeur car sans liberté: je ne crois pas que des autrices de talent veulent que les dés soient pipés en leur faveur.
Les critiques malveillantes existent depuis des lustres dans le domaine du cinéma également.
Toute comédie est méprisée par de petits marquis d'un supposé bon goût dont ils détiennent les composant(e)s et les clés -en vertu de quoi, merci de m'expliquer - et qu'on est prié(s) d'adouber pour avoir ce qu'on appelle «la carte».
Eh bien, l'expo De Funès à la Cinémathèque française bénéficia d'un succès inégalé...
Et les miracles n'arrivent pas qu'à Lourdes: dans ce temple de la bien-pensance culturelle (cela existe) qu'est Bruxelles, des doxas qu'on suit au doigt et à l'oeil sans même savoir pourquoi, le cinéma Le Palace au centre de Bruxelles...importera cette exposition De Funès dans notre capitale belge, début octobre !
Des critiques vont s'étrangler, peut-être pas tous (certains ayant un nez plus fin sentiront d'où vient le vent et tourneront bientôt casaque, on parie ?) et le public, lui, qui certes importe infiniment moins que six ou huit caciques en chaire de vérité culturelle, se ruera en masses à cette exposition bienvenue...
J'ai un peu digressé ici mais le commentaire de Nicolas Gary m'a donné envie de m'épancher quelque peu sur la question de la critique.
Vaste débat jamais épuisé !
CHRISTIAN NAUWELAERS

cardomme

05/09/2021 à 20:03

eh bien...; en france, pays du savoir vivre, on vend plus de mauvais fromage que de bon... plus de vin moyen que de bon.... depuis quand le nombre de trucs vendus est il un gage de qualité ???

L'auteur masqué

06/09/2021 à 20:14

Ridicule, le Masque est dans son rôle, et la quantité (de papier vendu) n'a jamais fait la qualité (de ce qui y est imprimé).

Coralie

10/09/2021 à 12:30

Je pense comme vous le suggérez qu'ils ne supportent pas un succès populaire pour un livre écrit par une femme . Normal people a été complètement descendu, ainsi que le dernier De Vigan. J'ai arrêté de les écouter car ils mettent ces livres à l'affiche POUR les descendre. C'est méprisant .

rez

10/09/2021 à 13:34

donc si je comprends bien: comme le niveau intellectuel est au plus bas, comme les appétits culturels ont presque disparu, bref, comme le monde va très mal, il faut pas critiquer la mauvaise littérature parce qu'elle, dans un système pourri et parfaitement injuste, permettrait par une sorte de théorie du débordement d'exister aux ouvrages plus décents, nécessaires et justes mais qui ne sont pas du tout appréciés par le grand public.

vous aurez pu critiquer le cynisme et une certaine hypocrisie des charlatans habituels sans tomber dans la facilité de la démagogie qui demande d'accepter comme justes et bonnes les conditions dégueu d'un système qui ne va plus du tout.

je vous rappelle que dans d'autres aspects de la société bien plus importants (rôle de l'état, santé, éducation, répartition de richesses) les oligarques et les ultra libéraux utilisent les mêmes arguments pour défendre les monopôles et la concentration de richesses injustement ramassés.

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Complaintes de la bibliothèque

Ce matin, ton regard était froid et distant. Presque je t’aurais entendu ravaler tes sanglots, quand entrant dans la pièce, tu m’as tourné le dos. Enfin, tu l’aurais certainement souhaité, mais inamovible, tu m’as battu froid. Dans ce silence que je connais, tu m’as laissé déposer ce vélo coutumier, sans broncher. Et après le premier café, timidement, tu as geint : « Tu ne me regardes plus comme avant ! » Mince : ma bibliothèque parle ?

01/10/2021, 13:59

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Crise à l'Academie : du prix Goncourt au prix d’amis ?

Tout cela ne manque pas de piquant, il faut le croire... Récuser un membre du jury, quand c’est une femme ? La chose passerait mal – le Goncourt n’en compte que trois, sur ses dix membres. Se récuser, quand on a possiblement franchi la ligne rouge ? Les statuts de l’Académie, modifiés en 2008, n’en font pas expressément état. Pour autant, les dernières révélations de France Inter sur un possible conflit d'intérêt interrogent le lecteur. La Littérature, certes, mais à tout prix ?

23/09/2021, 07:29

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Babel, Sisyphe et Tantale dans un bateau : mettre le Horla à la rentrée littéraire

Outre le raccourcissement désormais flagrant des journées, les aléas météorologiques qui contraignent à troquer bermudas et t-shirts pour jeans et chemises, tout va bien madame la Marquise. Alors d’où me vient cette langueur que Verlaine n’aurait pas boudée ? Une anémie qui ne doit rien à mes globules rouges, merci pour eux, et pourtant sévit, jour après jour… La réponse était dans l’énoncé. Ou plutôt, sur le bureau d’en face…

18/09/2021, 13:01

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Finalement, Éric Zemmour a trouvé presque mieux qu'un éditeur

Secret de polichinelle, peut-être, mais bien conservé tout de même. Et surtout coup de maître, quand on pense aux ramifications, de la part d’Editis. Eric Zemmour, auteur esseulé, qu’Albin Michel avait dégagé de son catalogue de rentrée, n’avait d’autres options que l’autopublication pour maintenir la sortie de son livre. Il a donc ajouté une société d’édition aux cordes de sa propre entreprise, Rubempré. Et tant qu'à faire, autant se trouver une structure de diffusion, pour assurer la présence dans les points de vente, non ?

09/08/2021, 11:20

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Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

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Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

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La justice pardonne-t-elle les critiques élogieuses de livres dangereux pour la santé ?

La justice nous porte souvent vers les confins du sublime, dans une langue magique. La Cour de Justice de l’Union européenne, régulièrement évoquée dans nos colonnes, donne l’occasion d’un petit sourire, voire d’un clin d’œil, facétieux. En effet, l’arrêt dans l’affaire C-65/20 autoriserait, selon un de nos lecteurs, que les mauvais livres — indigestes pour l’esprit — puissent malgré tout être encensés. Attention, mauvaise foi et bonne humeur exigées…

10/06/2021, 12:52

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Pass Culture : unique réussite d'un Emmanuel Macron tout schuss ?

L’éducation et la culture étaient les pans prioritaires du programme d’Emmanuel Macron candidat à la présidence. Et sur le second point, la mesure probablement la plus novatrice consistait à copier le Bonus Cultura mis en place par Matteo Renzi, Premier ministre italien, en octobre 2016. Baptisé par les équipes Macron Pass Culture, il promettait un bifton numérique de 500 € aux jeunes atteint de majorité, pour des dépenses folles en biens culturels…

21/05/2021, 17:05

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Rembourser l'avance perçue : quand l'éditeur devient banquier des auteurs

Il plane dans l’atmosphère comme une odeur de faillites rances, dans certaines maisons d’édition. Au point que leurs dirigeants imaginent toutes les manœuvres à leur portée pour récupérer un peu d’argent — une fois la liquidation prononcée. Plusieurs témoignages concordants font état de demandes, parfois adressées par l’intermédiaire d’avocats, réclamant la restitution d’avances sur droits. Au moins deux structures y ont récemment eu recours, provoquant l’inquiétude des auteurs concernés. 

07/05/2021, 11:23

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Et si se remettre à lire était aussi génial qu'arrêter de fumer ?

Personne n’a raté l’intervention du ministre de la Santé : avec l’arrivée du variant britannique – qui n’a rien d’un patient anglais – se profile un reconfinement. Ces mesures durcies, en regard d’un couvre-feu déjà plombant, résonnent avec les propos de décembre dernier : nous étions avertis. Alors, comment préparer cette prochaine période de disette, quand on a abandonné la lecture ? Aujourd’hui, petit traité d’optimisme.

22/01/2021, 17:26

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Conspiration des imbéciles ? Amazon, accusé à son tour : Apple s'esclaffe

Amazon paierait-il enfin sa position dominante sur le marché du livre – numérique, papier ou audio ? En tout cas, l’histoire semble vilainement se répéter alors que le vendeur et cinq groupes éditoriaux américains sont accusés d’entente. La même procédure que celle endurée en 2013 par Apple entraînera-t-elle les mêmes effets ? Ou dévoile-t-elle une vaste fumisterie en matière de droit ?

18/01/2021, 12:16

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Pour 2021, on peut aussi croiser les doigts

« J’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot… » Peut-être notre époque nécessite-t-elle un peu plus d’un mot unique pour accomplir de fantastiques périples. Parce que les sollicitations ne manquent pas, dès lors qu’internet propose un foisonnement d’œuvres, autant qu’une multitude de raisons de faire autre chose que lire. Pour autant, que cette année 2021 soit placée sous des augures de Balzac ne fera de mal à personne… Sauf qu'il n'est pas seul à prophétiser.

01/01/2021, 18:42

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ActuaLitté, un nouveau média pour le livre

Penser/Classer. Inutile d’avoir lu Georges Perec pour imaginer les difficultés qu’implique une tentative pour ordonner le monde autour de soi. Ces derniers mois, du fait de la pandémie et malgré le cocooning à domicile, la rédaction n’a pas chômé. Dans une délicate exaltation, nous avons mené à bien un des projets qui nous tenait à cœur. 

11/12/2020, 07:12

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Portrait de l'écrivain en partenaire publicitaire : à vos marques...

Verra-t-on demain Marc Levy prêter son image à un lunetier ? Guillaume Musso promouvoir, avec modération, des crémants de la région d’Antibes ? Après tout le best-seller Cyril Lignac s’est bien engagé dans la valorisation du foie gras… Ce dernier n’est pas ouvertement écrivain, certes, mais néanmoins. L'auteur en homme sandwich, oui : faut bien gagner sa croute pour la casser !

22/10/2020, 15:35

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2020, année pandémique : qui, autre que Stephen King, au Nobel de Littérature ?

Les prix Nobel de l’année 2020 renoueront avec un fonctionnement plus académique. Ces deux dernières années, l’académie a été chahutée par des démissions, des affaires d’agression sexuelle… 2020, année de pandémie, qui pourrait-on bien mettre à l’honneur en littérature ? 

18/09/2020, 18:36

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Passer du singe au nègre : Dans la tête de Nicolas Sarkozy

L’ancien président nous avait habitués aux sorties de route, et aux dérapages, rapidement nettoyés au karcher. Mais invité dans l’émission Quotidien, Nicolas Sarkozy opère une association d’idées qui laisse songeur. Contestant une bien-pensance qui empêcherait de prononcer certains termes, il nous ouvre une fois de plus une porte sur son subconscient. Pas brillant.

11/09/2020, 12:31

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Tragique et véritable histoire du roman de rentrée littéraire ouvert et fermé 100 fois

Avec la profusion de la rentrée littéraire, certains titres deviennent des passages obligatoires. Par conscience professionnelle autant que assurer une honnête veille concurrentielle : difficile de ne pas savoir ce que vaut le Nothomb annuel de fin août, par exemple. D’ailleurs : spoiler, il est plutôt très très  bon. 

15/08/2020, 12:22

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En 2020, un mariage gay dans un comic, la belle affaire...

ÉDITO – Chouette, un mariage : l’occasion de célébrations, de réjouissances, de discours émouvants et de bons mots. De retrouver des amis perdus de vue, ou encore de se fâcher définitivement — mais discrètement, ne gâchons pas la fête. Parce que c’est avant tout une fête…

07/08/2020, 13:03

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Le Syndicat national de l’édition en guerre contre la liberté de la presse ?

Certains épisodes rappellent que la liberté de parole n’autorise pas chacun à dire n’importe quoi : le Syndicat National de l’Édition, au nom de ses 767 adhérents, s’arroge le droit d’accuser notre média de « procédé illégal ». Et ce, en dépit de la mission d’information du public.

03/07/2020, 15:37

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Anti-PMA : quand La Manif pour tous racole chez les auteurs

EDITO – « On n’a pas le con d’être aussi droit », avait clamé Gainsbourg, renchérissant sur la définition d’Audiard : les cons seraient aisément reconnaissables à ce qu’ils osent tout. Partie en guerre contre la loi Taubira en son temps, et le projet de loi sur la bioéthique, La Manif pour tous ne recule devant aucune méthode. Quitte à racoler aux quatre vents. 

19/06/2020, 09:37

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L'histoire de cet écrivain, populaire de centaines de milliers de fans

EDITO – « Nous ne sommes pas populaires sans raison », bramait la réclame d'une banque dans les années 90. À l’ère des influenceurs, que vaut ce slogan, sinon pour la jolie punchline, facile à rentrer dans le crâne ? On lui opposerait volontiers Hugo : être nécessaire, plutôt que populaire. Et dans une époque de machine, où se retrouve le peuple, dans cette popularité ?

06/03/2020, 12:49

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Louis Pasteur, ou comment la vaccination fit “rage”

Paola Nicolas publiera ce 6 octobre Les Enragés, un ouvrage retraçant les recherches de Louis Pasteur autour d’un vaccin contre la rage. Un premier roman qui éclaire le présent, à la lumière du passé, alors que les débats demeurent houleux autour de la vaccination contre le Covid-19. L'autrice revient sur son projet, dans un texte proposé à ActuaLitté.

26/09/2022, 12:40

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Affaire Meurice : “plaisanterie insoutenable” et liberté d'expression

Suite à la décision de suspendre la parution d’un ouvrage chez Editis, coécrit par Guillaume Meurice, le Comité directeur du PEN Club français adresse à ActuaLitté un texte. Reproduit ici dans son intégralité, il revient sur ce que beaucoup voient comme un acte de censure.

24/09/2022, 10:34

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Occasion : une taxe aurait “un impact direct sur le budget des consommateurs” (momox)

Géant de l’achat et de la revente de livre d’occasion, momox s’est fait une place auprès des lecteurs français, avec son application et un redoutable système d’envoi des livres rachetés. L’offre d’achat de livres — et d’autres biens — d’occasion s’est également renforcée avec les années. Heiner Kroke, PDG du groupe, revient pour ActuaLitté sur les développements du marché du livre d’occasion, ses futurs enjeux et les projets de la société.

20/09/2022, 17:08

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Trump et les archives nationales : le fait du prince

L’association des archivistes français (AAF) réagit suite au contentieux qui oppose le département de la Justice les archives nationales des USA à Donald Trump, au sujet de documents présidentiels : en contravention de la législation fédérale, ils n’auraient pas été remis aux archives en 2021, à la fin de son mandat. Suite à la perquisition conduite par le FBI dans la résidence personnelle de l’ancien président en Floride où ont été découverts des documents présidentiels, les Archives nationales américaines ont fait l’objet d’attaques répétées – accusées de corruption et de conspiration.

16/09/2022, 09:29

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“Le patrimoine local ne vit que s’il est reconnu et admiré”

Claude Rayon est un historien de terrain qui n’hésite pas à chausser ses bottes pour arpenter les chemins normands et à parler avec tout le monde, pour apprendre et pour transmettre – et faire connaître ainsi le patrimoine local et régional, surtout les édifices religieux normands du haut Moyen Âge. Il est aussi musicien dans le groupe de folk marin normand Strand Hugg. Propos recueillis par Marie Lebert.

15/09/2022, 10:46

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Lire à l'heure anglaise, en VO, avec Joya Books

Lancée en mai 2021, Joya Books est une box littéraire qui se distingue de l'offre habituelle. Elle est ainsi la première à proposer des livres en anglais dans chaque envoi, deux pour être exact. Chaque trimestre, vous recevrez dans votre boîte aux lettres le livre coup de coeur de la créatrice de la box, ainsi qu'un second ouvrage, soigneusement sélectionné… par l’auteur du livre principal. Le tout accompagné d’une petite gourmandise.

09/09/2022, 16:36

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Cession de Chapitre.com : quel sort réservé aux auteurs ?

Parmi les créanciers de Chapitre figurent les auteurs des Éditions du 123, marque de Chapitre, qui n’ont pas reçu l’intégralité de leurs droits d’auteurs bien que les livres soient toujours commercialisés. Cette précision, pourtant essentielle, eu égard à la précarité desdits auteurs. Édouard Brasey, publié par cette structure, écrit à ActuaLitté pour tirer la sonnette d'alarme. 

09/09/2022, 15:34

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“Si Google s’octroie les archives de tous les écrivains français...”

Entre protection de la vie privée d’un utilisateur décédé et patrimoine littéraire pris en otage, difficile de trancher. Car au cœur de cette inextricable intrigue juridique, se pose le géant Google, et son service Gmail. Héloïse Jouanard, fille de l’écrivain Gil Jouanard, s’est débattue longuement contre les services de l’entreprise, avant de s’entendre répondre que l’accès aux emails de son père lui était refusé. Catégoriquement et sans autre forme de procès.

07/09/2022, 11:01

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Pacôme Thiellement et les 7 poètes de Paris  

Paris de rêve, de rêverie, ou le seul véritable ? C’est en tout cas celui de Pacôme Thiellement. Après la pop culture, l’enquête policière, le cinéma, les « Sans Roi » ou encore l’amour, l’exégète s’attaque au Paris qui l’a vu naître, toujours avec sa vision si personnelle et féconde. L’envers de Paris et de ces lieux communs : le Quartier latin, Montmartre, l’île Saint-Louis, Les Champs-Élysées… Entre l’Histoire, les grands maudits, les assommeurs de dragons et sa vie dans la Ville Lumière.

07/09/2022, 10:07

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Des Russes devenus zombies : “La propagande n'aspire même pas à la crédibilité”

#UkraineUnderAttack – Iegor Gran, originaire de Moscou, journaliste et écrivain publie chez P.O.L Z comme zombie, un essai troublant. « Depuis le 24 février, tout autre sujet devenait dérisoire : ce que je redoutais depuis 20 ans a fini par arriver », nous explique-t-il. « J’ai saisi chaque occasion, pour exposer ma vision des Russes et de la Poutinie : la réalité est que l’Occident n’a pas pris la mesure du danger. Or, nous voici face à un enjeu de vie et de mort : la fin de la civilisation occidentale, devant l’avancée des zombies. »

06/09/2022, 16:02

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Hiboux et renards pour voisins : une résidence d'auteur dans les bois

#Terresdeparoles22 – Auteur et ancien journaliste, Stéphane Nappez a troqué durant quelques mois le clavier pour le marteau. Et la scie. Et le fil à plomb. Et les clous pour AÏE ! — « Navré Nicolas… fallait pas laisser traîner ta main sur la planche. » En effet, fallait pas… Mais quelle réalisation que cette cabane, installée en lisière de la forêt, au sein du parc de l’abbaye de Jumièges (Seine-Maritime) !

04/09/2022, 15:32

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“Nous luttons contre la malnutrition culturelle des enfants”

Chaque année, l’association Lire et Faire Lire sollicite des structures d’accueil où se rendront les bénévoles pour des séances de lectures aux plus jeunes. Et chaque année, de nouveaux bénévoles rejoignent l’organisme, donnant de leur temps pour partager le goût et le plaisir des livres. 

03/09/2022, 11:54

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Au coeur du Marais, rue des Rosiers, s'installe une librairie

Célébrissime, auprès des gourmets, pour son restaurant L’As du Fallafel, la rue des rosiers porte de nombreux symboles. Située dans le Marais, emblématique de la communauté juive, elle accueillera mi-septembre une librairie. Et pas n’importe laquelle : il s’agit d’une extension de Smith&Son (anciennement nommée WH Smith) sise au 248 rue de Rivoli. Le tout porté par Patrick Moynot, qui avait repris l’établissement en 2017. 

01/09/2022, 14:20

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Les bibliothécaires, héros méconnus ? Un hommage en images

Que ferait-on sans les bibliothécaires ? Illustré par Denis Renard, illustrateur et auteur BD qui vit près de Caen, en Normandie, ce court album disponible en trois langues est dédié aux bibliothécaires du monde entier. Il fait suite à notre hommage récemment publié dans ActuaLitté.

29/08/2022, 14:50

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Yann Moix : “Dès lors que j'avais publié mon premier roman, j’étais sauvé” 

Après Orléans et la violence familiale, Reims et l’école de commerce, Verdun et le service militaire, Yann Moix arrive à Paris. Dernier tome de cette tétralogie « au pays de l’enfance immobile », toujours rempli de peine et d’ambition. Yann Moix assume sa honte et son ressentiment, non sans humour, et achève son œuvre au noir à 27 ans, pour enfin mourir et renaître par l’entremise de la littérature, qui n’est pas écrire des livres. Avec en exclusivité, les premières pages du roman qui sortira le 31 août.

26/08/2022, 09:27

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Editions AFITT : “La mort est véritablement notre métier”

Depuis 11 ans, AFITT publie un ensemble d’ouvrages techniques dédiés à la formation des spécialistes de la mort que l’on nomme « thanatopracteurs ». Et il faut reconnaître, toute plaisanterie mise à part, que la mort leur va si bien... Pour cette rentrée, l'éditeur a mandaté un Charon, pour aborder les rives de la fiction. Il a choisi ActuaLitté pour l'annoncer, et exposer leur projet. Mais pas que... 

25/08/2022, 12:20

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Exode, voyage et sans-papiers : Les Turbulents, à même le ressenti

Portés par Thierry Van Hasselt, Thisou Darthois et Romane Armand, des étudiants en bande dessinée et des personnes en exil ont constitué un studio de bande dessinée expérimentale afin de raconter collectivement des exodes vécus par certains des dessinateurs investis. Jusqu’au 15 septembre au Centre Belge de la Bande Dessinée se tiendra l'exposition qui présente ce travail collectif absolument fascinant. 

23/08/2022, 16:03

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Iran : la fatwa, l'accord nucléaire et Salman Rushdie

Le cas de la fatwa contre Salman Rushdie : entre coût diplomatique et ambitions révolutionnaires, que signifie sur l'échiquier géopolitique l'attentat perpétré contre le romancier britannique ? Pour y répondre, ActuaLitté a sollicité Clément Therme, chercheur associé à l’Institut international d’études iraniennes et chargé de cours à l’Université Paul Valéry de Montpellier.

23/08/2022, 10:10

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Avec Vivendi, un futur Hachette trop puissant ?

L’annonce d’une cession du groupe Editis par Vivendi n’apaise pas les esprits. La décision de Vincent Bolloré de céder l’entreprise, pour obtenir l’assentiment de la Commission européenne préoccupe auteurs, éditeurs et libraires. Leur mobilisation, contre la fusion que l’on imaginait des deux structures, se reporte aujourd’hui sur l’avenir de Hachette Livre, filiale de Lagardère dont Vivendi possède 57 %. 

13/08/2022, 12:35

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La voix d’Ahmet Altan est immortelle

Les vacances sont un moment propice à la lecture et aux livres : l'afflux de temps libre ouvre de nouvelles perspectives, multiples. L'occasion de lâcher prise, mais aussi de sortir de ses habitudes en matière de littérature, d'explorer des sentiers méconnus... Sur son lieu de vacances, Henri Mojon, président des Éditions du Net, a ainsi fait une rencontre inattendue... et inoubliable.

12/08/2022, 16:58

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La guerre des tranchées : visite avec Gilles Marchand en Virgile

Ce 19 août, Gilles Marchand publiera Le Soldat désaccordé (Aux Forges de Vulcain), et pour le coup, nous souhaitions battre le fer tant qu’il était chaud — plutôt que de le porter dans la plaie. À la demande de ActuaLitté, le romancier a accepté de réaliser un making-of de son ouvrage, résolument ancré dans l’histoire : celle des tranchées, des poilus, de la Grande Guerre qui ne devait pas prendre plus de quelques semaines. Le temps d’y aller, et de revenir… 

12/08/2022, 09:00

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“Non pas mettre l'humour dans un musée, mais l'ouvrir à tous”

Étienne Moulron porte depuis un bon moment ce projet d’une Maison de l'Humour de la francophonie à la campagne. Deux parrains d’honneur se sont déjà joints à la fête : Pierre Richard et Dany Boon. Maintenant, ne reste qu’à la financer et l’ouvrir, ainsi qu'il l'explique dans ce texte.

04/08/2022, 09:28

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“Une bonne traduction, cela donne une autre dimension à un texte”

Autrice de 3 romans et pilier des éditions québécoises Mémoire d’encrier, Yara El-Ghadban est également traductrice. Celle qui a grandi entre plusieurs langues et cultures a accepté de nous parler de son travail de traductrice, comme de nous éclairer sur les spécificités du statut de traducteur en Amérique du Nord. Son ambition : transmettre au mieux la voix d’un auteur dans le respect de l’intégrité de sa langue.

03/08/2022, 10:53

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“Si nous savions l'impact de la lecture à haute voix sur l'esprit...”

ENTRETIEN – Associer la dimension industrielle aux mondes de la culture et de l’art : voici le pari de Industria & Letteratura, une maison d’édition italienne de Massa (Toscane). Cette structure indépendante, que dirige Gabriel del Sarto, le directeur éditorial, parie sur des genres éditoriaux traditionnellement pas vendeurs : des nouvelles longues et la poésie. Tout en restant ouverte à d’autres formes de narration, comme la revue, dans un contexte de recherche littéraire et d’innovation.

25/07/2022, 10:51

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Nadja, victime ou protégée d'André Breton ?

Depuis le 24 juin, et jusqu’au 6 novembre, le musée des Beaux-Arts de Rouen organise une exposition autour de la figure littéraire mythique de Nadja, muse surréaliste au destin tragique. En parallèle, Gallimard édite un catalogue d’exposition riche en articles pointus et illustrations. Parmi les contributeurs, on trouve celui qui connut André Breton à la fin de sa vie, et participa au mouvement surréaliste dernière forme, Georges Sebbag. Il a accepté d'évoquer sa Nadja, fruit de décennies entourés en esprit des figures du mouvement qui redécouvrit Lautréamont ou encore Alfred Jarry.

22/07/2022, 16:45

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Affirmer à Stéphanie Nicot “confiance, estime et fidélité”

La ville d'Épinal a décidé d'ouvrir un appel d'offres pour recruter un directeur littéraire. Une décision que Stéphane Wieser, directeur de la Culture, expliquait à ActuaLitté voilà quelques semaines. Une action qui conduit la manifestation à se séparer de la directrice artistique, Stéphanie Nicot. Un collectif réunissant professionnels, festivaliers a souhaité apporter son soutien dans un texte ici proposé dans son intégralité.

20/07/2022, 10:28

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Réseaux sociaux : guerre ouverte entre Triller et TikTok

Mahi de Silva, PDG de la plateforme Triller, fondée en 2015, lance un appel au boycott de son concurrent, ni plus, ni moins. Présentée comme un concurrent — et pourtant ouvert un an avant l’entreprise chinoise — l’application revendique plus de 100 millions d’utilisateurs et 250 millions de téléchargements. Tous deux reposent sur un format de diffusion de brefs clips vidéos, avec une perspective marketing commune. Sauf que…

19/07/2022, 14:32

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Écologie du livre : “Le train passe, il faut monter ou le regarder passer”

La filière du livre a commencé depuis quelques années son introspection écologique, identifiant divers travers de son fonctionnement, avec, entre autres, la surproduction, la multiplication des flux aller et retour et un recul de la bibliodiversité concomitante à la concentration éditoriale. Mais les solutions sont encore méconnues, voire inconnues. Mobilis, pôle régional de coopération des acteurs du livre et de la lecture en Pays de la Loire, avec l'aide de l'Agence de la Transition écologique, se donne 3 ans pour mettre en œuvre des actions et en évaluer la portée.

19/07/2022, 11:22

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Hommage au bibliothécaire, héros des temps modernes

Que ferait-on sans les bibliothécaires? Le/la bibliothécaire a un rôle charnière dans le monde du livre, preuve que les vrais héros des temps modernes sont rarement ceux que l’on croit. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner? 

16/07/2022, 12:52

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25 ans de One Piece, shōnen où les personnages “ne sont pas monolithiques”

2022 marque le 25e anniversaire de la publication de la saga One Piece au Japon, commencée en 1997 dans le magazine Weekly Shōnen Jump, et, pour la parution du tome 102 en France, Glénat célèbre cet anniversaire. Une nuit One Piece permettra de réunir les amateurs à l'occasion d'un événement en librairie.

15/07/2022, 18:00

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Ariel Holzl : “J’aime être un peu touche-à-tout”

Une catastrophe menace les Royaumes Immobiles. La princesse sans visage est l’une des seules à pouvoir prémunir le monde des Feys de s’effondrer. Loin de la Grisaille des Sœurs Carmines, Ariel Holzl revient avec une nouvelle série pleine de mystère et de cruauté. Inspirées par le classique shakespearien Songe d’une nuit d’été, les aventures d’Ivy ne font que commencer. À l’occasion de la sortie de ce dixième roman chez Slalom, nous en avons rencontré l’auteur, Ariel Holzl. 

12/07/2022, 14:41

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Réfugiés italiens : “Il faut protéger la prescription, le droit à l’oubli” (Éric Vuillard)

Répondant à une demande pressante de l'État italien, le président de la République Emmanuel Macron a enclenché des procédures d'extradition visant une dizaine de réfugiés italiens, installés en France depuis des années, en raison de leur implication supposée dans des actions violentes de l'extrême gauche entre la fin des années 1960 et le début des années 1980. Un collectif d'écrivains s'oppose à ce qu'il décrit comme un « acharnement » envers ces individus : parmi eux, Éric Vuillard, auteur d'un texte que nous reproduisons ci-dessous, en intégralité.

12/07/2022, 10:18

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“Le poche fait mécaniquement grimper le prix du grand format”

ENTRETIEN – Les vacances estivales – et probablement n’ont-elles pas le privilège de ce fait – voient les ventes de livres de poche s’emballer. Compacts, à petit prix, ces ouvrages fournissent aux lecteurs qui renâclent à adopter les liseuses une solution éprouvée au fil du temps. De petits livres, certes, mais aux grandes conséquences : Olivier Bessard-Banquy, professeur des universités Pôle des métiers du livre Université de Bordeaux-Montaigne, l'évoque avec nous.

11/07/2022, 10:11

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Une librairie écoresponsable : bonnes pratiques et démarches d'amélioration

RNL22 — La commission Développement durable du Syndicat de la librairie française, créée récemment, travaille sur un sujet qui est revenu de manière constante lors des discussions des Rencontres nationales de la librairie d'Angers. L'empreinte écologique de leur activité, et par extension celle de l'industrie du livre, préoccupe en effet un grand nombre de libraires. La commission propose quelques bonnes pratiques, dans un document que nous reproduisons ci-dessous.

05/07/2022, 10:58

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Améliorer “constamment les fondamentaux” de la librairie

RNL22 — Premier rendez-vous des libraires français depuis le début de la crise sanitaire, les Rencontres nationales de la librairie 2022 seront notamment l'occasion de dresser un bilan de cette période particulière. Mais d'autres questions seront abordées, comme le tarif plancher des frais de port du livre, le marché de l'occasion ou encore l'empreinte environnementale des libraires... Anne Martelle, présidente du Syndicat de la librairie française, qui organise les RNL, a accepté de répondre à quelques questions.

03/07/2022, 08:00

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"Beaucoup de complotistes sont des idéalistes contrariés"

Reporter pour le magazine Society, Anthony Mansuy a fait paraître, en mai dernier, Les Dissidents, chez Robert Laffont. Cette enquête, fruit d’une année en immersion au sein des différentes communautés du conspirationnisme à la française, est d’abord le constat des multiples fractures de notre société dans les années 2010-2020. À base de témoignage des acteurs du « complotisme » et d’analyses socio-historiques, le journaliste révèle des mondes, entre quête de sens et appât du gain.

01/07/2022, 10:30