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Gallimard et Olivennes contre la pub pour les livres à la télé

Voilà plus de 30 ans que le sujet était plié : interdiction de faire de vendre de la publicité à la télévision pour les livres. Tout le monde s’était entendu sur le sujet, ou presque, mais l’arrivée d’un décret ouvrant la porte à une expérimentation de deux ans fait grincer des dents. Ou comment la ministre de la Culture, Rachida Dati, se met à dos les grands faiseurs de l’édition.

Le 13/04/2024 à 15:47 par Nicolas Gary

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Publié le :

13/04/2024 à 15:47

Nicolas Gary

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Antoine Gallimard lève les boucliers sur France Inter : « On est très surpris que ça soit arrivé comme ça, brutalement. On avait toujours dit qu’on était contre tous les éditeurs au nom de la diversité. » Et pour cause : « Vous mettez trois livres, quatre livres en avant, pendant que quarante derrières n’auront droit à aucune information. Ce n’est pas juste. »

Et le patron de Madrigall d’arguer que l’offre éditoriale en France serait mise en danger avec un tel modèle. « [J]e pense qu’il y a urgence à ce que ce décret soit retiré et qu’on puisse travailler tranquillement sans percuter par des grosses campagnes qui détruiraient notre marché dans sa diversité. »

Edition et télé : le grand amour ?

Le fameux décret, émanant des idées de la députée Aurore Berger, avait déjà fait bondir dans les cuisines de l’industrie. « On préférerait que le gouvernement pousse la création d’émissions littéraires sur le service public, France Télévision serait un bon terrain d’expérimentation pour cela », nous confie un éditeur. Or, l'ex-députée est depuis passée dans les rangs du gouvernement, en tant que ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations – où elle maltraiterait ses collaborateurs, d'après un récent article du Canard enchainé. 

L’idée n’est pas nouvelle : en août 2008, le Syndicat national de l’édition — qui devrait prochainement se prononcer contre ce décret — présentait une étude sur la présence du livre dans les émissions télé. Sur 2007-2008, 338 heures furent consacrées à la promo de livres. Bien ? Hélas non : le nombre d’émissions entièrement dédiées à la lecture tournait à la baisse.

Plus d'émissions littéraires à la télé ?

À l’époque, Ronald Blunden, directeur de la communication chez Hachette Livre, lorgnait sur le show de l'Américaine Oprah Winfrey. Chaque mois, la présentatrice mettait un titre en avant : « Et le succès pour ces œuvres est au rendez-vous avec des tirages de 300.000, voire 400.000 exemplaires pour le livre concerné », expliquait-il.

Imaginer un modèle similaire aurait alors de belles répercussions. D’ailleurs, La Grande Librairie vit le jour en septembre de la même année : Ronald avait été exaucé. Le pouvoir prescripteur de François Busnel était reconnu par les libraires, unanimement. 

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Sauf que, sans publicité, répondent discrètement les producteurs, pourquoi investir dans du divertissement, sachant que les partenaires éditeurs ne joueront pas le jeu, de par l'interdiction légale de publicité à la télé ?

Qui serait en mesure de payer ? 

On se souviendra, dans la continuité de cette démarche, de la pétition diffusée en novembre 2019, où toute l’édition se retrouvait unie pour réclamer plus d’émissions littéraires à la télé. « Nous devrions donc assister à la multiplication des émissions consacrées au livre. Or, c’est le contraire qui se produit. Les éditeurs de littérature générale déplorent que les livres aient perdu du terrain, singulièrement au sein des chaînes publiques, avec la déprogrammation de plusieurs émissions », affirmaient tous les éditeurs parisiens.

À LIRE - La France expérimentera la publicité pour les livres à la télé

Tâchons de comprendre : pourquoi la ministre de la Culture valide le projet expérimental, contre l’avis de l’édition. Car Denis Olivennes, président non-exécutif d’Editis n’a pas dit autre chose qu’Antoine Gallimard, sollicité sur France Inter également : outre quelques erreurs chiffrées dans son intervention sur On n’arrête pas l’éco, il met en garde contre les risques.

« Nous faisons partie des groupes qui avons beaucoup de best-sellers. […] Je suis d’accord avec Gallimard. Et cela, c’est mon expérience des médias. Je pense que cela va [...] continuer d’accélérer la concentration du marché, sur ces plus gros vendeurs au détriment de la diversité. » Et d’estimer que seuls les best-sellers peuvent «supporter les coûts d’une publicité à la télévision. […] On ferait mieux de mettre de l’argent dans des émissions de télévision qui promeuvent la lecture pour le plus grand nombre, plutôt que de faire ça ».

Le danger relationnel auteur/éditeur

Le raisonnement est bon, mais repose sur des notions fausses : pour des Musso ou Joël Dicker, de pareils investissements ajouteraient aux coûts, sans rien apporter. « Ça représente des fortunes en regard des budgets marketing dont on dispose… Et pour certains auteurs, on serait obligé de le faire, en perdant de l’argent », nous confirme une directrice marketing.

Crédits photo : planet_fox CC 0
Crédits photo : planet_fox CC 0

De quoi créer de dangereux précédents : « On dépense plus, le bénéfice baisse… Et impossible de refuser à un gros vendeur, car il menacerait de quitter la maison. Nous serions obligés, sans en avoir les moyens : voilà le véritable déséquilibre qui en découlera. » Quand un Musso vend déjà des centaines de milliers d'ouvrages, s'il se met à exiger des spots télé, en plus de ceux diffusés à la radio – pour la satisfaction personnelle plus que la rentabilité de l'opération – comment Calmann-Lévy lui refuserait ? Oh, wait !

Timeo Danaos, etc.

Évidemment, quand on parle d’argent, on lorgne sur Vivendi – et en l'occurrence, Calmann-Lévy appartient au groupe Hachette, qui appartient à Lagardère qui appartient... à Vivendi : « Chez Bolloré, on ne comprend pas ce genre de problématique, car leur puissance financière leur permettra sans peine ces achats. Ils contraindront tout le monde à s’aligner. Un cadeau empoisonné pour tout le monde, gros et petits… mais pas pour eux », estime un visiteur du soir.

ENQUÊTE – Et si internet accordait la place que la télévision refuse à la littérature ?

Il en va de même pour Antoine Gallimard : un Harry Potter serait un client idéal pour la télévision. Or, avec le décret, la demande (ou l'exigence) émanera illico de l’agent littéraire de JK Rowling, qui imposera donc à Galimard jeunesse de procéder à cet investissement. « Sauf qu’on en vend déjà des palettes sans télé : les résultats ne s’amélioreront pas significativement, mais les montants publicitaires exploseront. » La mort du petit commerce en somme.

En outre, la télévision rime avec mass market : Minier, Bussi, Norek, ou encore Grimaldi ou Valognes seraient éligibles. Certainement pas Annie Ernaux, qui est à l’image du catalogue de Gallimard : patrimonial. Promouvoir du patrimoine à la télé, autant se tirer une balle dans le pied.

« Certes, les pubs serviraient peut-être de catalyseur pour les livres qui s’écoulent entre 50 et 120.000 exemplaire », reconnaît-on. « Mais à quel coût ! Même si le livre est une industrie, elle reste modeste et connaît le principe de retour sur investissement — qu’elle tente de maîtriser à tout prix… »

Non cuique datum est habere nasum

En effet, il n'est pas donné à n'importe qui d'avoir du flair. Mais alors, pourquoi ce décret, hors sol pour l’édition ? Certains se tournent sur la rue de Valois, pour tenter de trouver une explication. «Rachida Dati s’est mis tout le monde à dos mercredi avant l’ouverture du salon. En substance, elle a dit aux éditeurs que c’était tous des petits bourgeois qui ne voulaient pas que les livres aillent dans les quartiers.. Bref, c’était glacial », assure un observateur.

Et c’est à l’occasion d’un déplacement près de Lyon que la ministre de la Culture a même dévoilé son grand projet : « D’ici 2027, 1000 bibliothèques supplémentaires concernées par le plan “bibliothèques” lancé par Emmanuel Macron en 2018. » Et ce, afin de pallier le manque d’établissements, notamment dans les territoires ruraux et les quartiers urbains défavorisés – comprendre, autour des HLM. Et cette notion a toute son importance.

À table ! 

Pourtant, la ministre avait déjeuné avec le bureau du SNE, invité à Valois ce 11 avril, avec entre autres discussions… la taxe sur le livre d’occasion.

Leçon de pouvoir politique

Durant cette rencontre, le sujet de la taxe sur le livre d’occasion est arrivé sur la table. « La ministre leur a servi, sur un plateau, que les petites gens achètent des ouvrages d’occasion parce qu’ils n’ont pas les moyens. Et que pour se procurer des ouvrages neufs, il faut avoir des moyens », s’amuse un observateur.

En clair, les éditeurs ne vendent qu’aux riches et depuis sa prise de fonction, Rachida Dati ne cesse de répéter qu’elle veut remettre de la culture chez les plus démunis – en bonne sarkozyste, s'entend. Et dans la presse, deux jours plus tard, enfonce le clou que sa fonction lui octroie : « J’ai souhaité expérimenter la publicité du livre à la télévision. Le succès d’un livre permet à un éditeur d’investir sur d’autres auteurs. L’objectif est aussi d’inciter à franchir le seuil d’une librairie. Vous pouvez entrer pour acheter 1 best-seller et repartir avec 3 livres sous le bras », affirmait-elle ce 13 avril.

Touche pas le grisbi, Dati...

Action, réaction : il suffit de constater les prises de parole d’Emmanuel Macron, de passage au festival du livre, pour comprendre combien le lobbying du SNE s’est exercé. « On va mettre en place au moins une contribution qui puisse permettre de protéger le prix unique et permettre à nos auteurs, éditeurs et traducteurs aussi d’être mieux aidés », affirme le chef de l’État.

Passant sur le stand d'Actes Sud, où se trouvait Françoise Nyssen, ancienne ministre de la Culture lors du premier mandat présidentiel, Emmanuel Macron achevait d'être convaincu du bien-fondé de cette mesure.

Et d’ajouter : « Ce qui est vrai, c’est que le livre d’occasion, quand il est fléché par certaines plateformes, c’est une espèce de mauvais usage, en tout cas de contournement de ce prix unique. » Voici Rachida Dati renvoyée à ses études, comprenant soudainement la capacité d’influence du Syndicat sur le locataire de l’Élysée et sa capacité à porter les sujets.

« La ministre doit bicher de se dire qu’elle a réussi à placer ce décret, en voyant comment son refus d’une taxe sur le livre d’occasion lui a été renvoyé comme un camouflet. » Une petite victoire, certes : reste à savoir quelle sera la durée de vie du décret sur la publicité à la télévision. « Pour ceux qui se demandent si je lis des livres, qu’ils sachent que j’y ai eu accès dans ma cité par le Bibliobus. Je n’ai pas honte de le dire. C’est cela qui explique mon combat en faveur de l’accès à la culture pour tous », avait-elle assuré en prenant ses fonctions à Valois.

Personne n'avait alors compris qu'il s'agissait là d'un démarrage sur les chapeaux de roues.

Crédits photo :  JESHOOTS-com CC 0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

27 Commentaires

 

Actualisant

13/04/2024 à 18:25

Cette même Rachida Dati qui de toutes manières ne visent que la mairie de Paris pour les prochaines municipales et se moque éperdument des dégâts que son patron lui demande de commettre, puisqu'elle n'en rendra compte à personne ?
Celle-là ?
Non, impossible !

Money Money Money...

13/04/2024 à 18:30

Suf le fond, cette idée d'ouvrir l'édition à la publicité est une connerie rare : personne n'a les moyens et s'il faut les mettre, alors ce sera au détriment de tous les autres auteurs.
Donc ouvrages.
Stupidité crasse, validée par une sarkozyste convaincue, bolloréenne dans l'âme (j'entends : pour croire que l'argent pousse dans les arbres et peut tout acheter).
Qu'elle se soit fait taper sur les doigts par EM n'y change rien, elle est tristement prévisible et éminemment décevante. Et inversement.

En latin dans le texte

13/04/2024 à 18:36

Je n'avais pas compris la locution “Non cuique datum est habere nasum”, et j'imagine que du “Datum” au "Dati”, il n'y a qu'un doigt, que l'on ne se mettra ni dans l'oeil ni dans le nez ce serait grossier.
Mais on se demande bien d'où la ministre de la Culture sort de pareilles idées, quand il s'agit de publicité.
Oh, il est vrai que l'on n'a toujours pas réglé le cas des dizaines de milliers d'euros reçus durant son mandat européen : les édiles nous prennent-ils pour des débiles ?

Mitigé

13/04/2024 à 18:39

Je comprends l'intérêt de vouloir dynamiser le marché du livre par des publicités télévisées, mais j'ai peur que cela ne favorise que les gros éditeurs et les best-sellers.
Je rejoins MM. Olivennes et Gallimard en revance : cela ne pourrait QUE nuire à la diversité littéraire, en ne mettant en avant que quelques titres au détriment de nombreux autres.

La proposition semble bonne sur le papier, mais vire à la déplorable idée.

Petit auteur

13/04/2024 à 18:42

C'est une hérésie, vous voulez dire !
L'introduction de la publicité pour les livres à la télévision va complètement à l'encontre de la préservation de notre diversité culturelle.

Ce n'est qu'un moyen pour les gros éditeurs de dominer encore plus le marché. Et encore, on voit ici que même les grands faiseurs y sont clairement défavorables.
Si Vivendi ne s'exprime pas, c'est peut-être que même eux ont des doutes sur le principe, contrairement à ce que l'article laisse entendre.

Rachida Dati semble surtout et totalement ignorer les conséquences de ses actions sur les petits éditeurs qui luttent déjà pour être vus et entendus.
Nous avions eu une ministre de la Culture qui n'avait pas lu Patrick Modiano : on pouvait lui pardonner. Nous en avons une qui fera en sorte que Modiano n'existe même plus.
Difficile de lui passer !

Michel

13/04/2024 à 20:21

Je ne parierais pas sur la déception de Vivendi.
Les émissions littéraires - qui forment d'élégantes pubs - sont le quasi apanage des medias du service public. Passablement connoté à gauche.
Autoriser de la pub classique va sans doute élargir le spectre politique de l'offre littéraire visible. Donc favoriser les affaires de Bolloré, qui a toutes raisons de se faire discret...
Bella gerant alii.

Quant au duel, feutré forcément, Dati-Macron, il me semble résumer assez bien les forces en présence : droite populaire, angoissée par le prix des choses vs gauche bobo, attirée par la taxation d'icelles (surtout celles des Gafam & Cie)...
Qui futuri sunt moliti.

Yuigo

13/04/2024 à 21:54

Ce que l'article oublie, c'est que la télévision a besoin également de trouver des nouveaux annonceurs pour faire face à la baisse de leur revenu.
Le téléspectateur étant un public vieillissant, l'édition colle à la cible et il serait bête de ne pas s'ouvrir ces potentiels nouveaux revenus.
Quand à la publicité de livre à la TV, les best-sellers font déjà l'objet de campagne de pub dans le métro à la radio dans les journaux, dans les émissions de TV ou de radio et même sur les réseaux sociaux.
Ils sont donc déjà mis bien plus en avant que les autres livres, ça ne changera rien si ce n'est peut être attirer un nouveau public en librairie ou développer le livre en grande distribution.
Ou Daty a probablement raison, c'est que ça poussera peut être a des achats supplémentaires.
C'est moins rentables pour les grands groupes, mais ça peut l'être plus globalement pour le secteur.

Team ActuaLitté

14/04/2024 à 00:13

Bonjour
Pour annoncer à la télévision (nous produirons prochainement des grilles tarifaires), il faut des ressources économiques qui, comme indiqué, conduiraient à choisir de ne promouvoir qu'un titre et non plus 10 – cette estimation est fausse, donnée à titre d'exemple, mais la proportion semble fiable.

Necroko

14/04/2024 à 01:52

bah rien ne force les éditeurs à faire de la pub à la TV, ils peuvent ignorer ce canal.

Pragmatique

14/04/2024 à 00:15

Bien que l'idée de promouvoir les livres à travers la publicité télévisée puisse sembler bénéfique pour augmenter les ventes, il est crucial de considérer le coût de tels investissements.

Il est plus que probable que seuls les grands titres et les auteurs déjà populaires bénéficieraient de cette visibilité.
J'ignore si la diversité en serait frappée, pour ce qui est de la publication, mais le principe est véritablement hors sol.

Jérôme - auteur

14/04/2024 à 09:27

C'est une opportunité fantastique pour revitaliser le marché du livre en France ! Avec des publicités télévisées, les livres peuvent atteindre un public plus large et stimuler l'intérêt général pour la lecture.

Je vois les avantages et les inconvénients de cette proposition. D'un côté, cela pourrait augmenter les ventes de livres, mais de l'autre, cela pourrait aussi nuire à la diversité éditoriale. Peut-être qu'un modèle plus régulé, qui inclurait aussi les petits éditeurs, pourrait être une meilleure approche.

Espérons que cela incitera plus de personnes à visiter les librairies et à découvrir de nouveaux auteurs.

Stéphane P.

14/04/2024 à 00:21

Je ne suis pas convaincu que la publicité télévisée soit la solution miracle pour l'industrie du livre. Cela risque d'exacerber la commercialisation de la littérature et de réduire la valeur culturelle des œuvres mises devant le nez des lecteurs.
Nous devons protéger notre patrimoine littéraire, pas le vendre au plus offrant.

Cela marque surtout un tournant dangereux pour notre culture. L'ouverture à la publicité télévisée pour les livres va simplement enrichir les grandes maisons d'édition et marginaliser les auteurs indépendants. C'est un coup dur pour les petits éditeurs qui luttent déjà pour survivre dans l'édition.

Avant de se précipiter dans cette nouvelle ère de publicité pour les livres, il faudrait peut-être approfondir l'analyse des impacts. Comment garantir que cela ne détruira pas la variété et la qualité de notre production littéraire? Il est essentiel de penser aux conséquences à long terme.

Chelmi Lemich

14/04/2024 à 15:55

"Passablement connoté à gauche."

hé hé

prolégomènes de OUF

Urticaire On Demand

Après le cave, c'est Antoine qui se rebiffe.

Gros moment LOL



Loup

15/04/2024 à 08:16

Pourquoi ce pays est il aussi interventionniste ? Si certains groupes veulent perdre leurs moyens en dépendant de l'argent pour la TV, pourquoi les en empêcher ?
Personne ne dit que la TV est un média de l'autre siècle, dépassé. La nouvelle génération est sur YouTube et netflix. La les publicités n'y sont pas interdites ??
Ce décret, dans un sens où dans l'autre est inutile : laissez les gens libres !

ESTELAS EDITIONS

15/04/2024 à 09:14

C'est assez cynique cette levée de boucliers des gros éditeurs. Ils font déjà leur publicité dans les livres présentés lors des émissions littéraires. Ce sont toujours des titres issus des mêmes maisons et leur sélection ne se fait pas par hasard.
En tant que petit éditeur je suis contre la publicité des livres à la télé parce que cette dernière ne serait accessible toujours aux mêmes, ceux qu'on voit sur les plateaux télé. Par contre, si le gouvernement veut faire campagne sur la lecture en elle-même, cette dernière serait la bienvenue.

Marie

15/04/2024 à 09:21

Drôlissime de mêler politique et pub "pour" la lecture". Les oeillères se développent à grand pas...S'il est un domaine où cette "persuasion clandestine" -qu'est la pub- est plus que mineure, c'est bien la lecture. L'acte d'achat est destiné à être déclenché par icelle? Il y a en amont les médiathèques, les livres d'occasion, les passe-livres, le bouche-à-oreille et les prêts d'amis....Liste non exhaustive. De plus la pub n'est jamais "directe"...le site "ActuaLitté" en sait quelque chose. La ministre -dont le porte-"feuille" tient lieu de cerveau- commence à déplaire à M. Macron? C'est de bonne guerre...de papier.

Cathy

15/04/2024 à 10:24

Qui a dit "l'argent va à l'argent" ? Un vieux proverbe populaire sans doute. Vieux peut-être mais juste à coup sûr. Avec plus de cinq cents livres par rentrée littéraire, cette mesure va accentuer encore la différence entre les locomotives littéraires et les autres, ne donner aucune chance aux primo romancier(ères), parmi lesquels figurent des personnes aussi douées que les auteurs de best-sellers.

Ce projet pourrait mettre en danger la vie de petits éditeurs et de leurs auteur(es).Tout le monde ne peut pas s'acheter deux ou trois livres d'une coup, c'est faux de le prétendre, même de le supposer.
Quant à taxer les livres d'occasion, c'est à se demander si Monsieur Macron ne va pas un jour se retrouver à la sortie d'une bouche de Métro la main tendue. Il n'en a pas marre de taxer les petites gens ? Ce sont les lecteurs maintenant qui passent à l'essoreuse, en particulier ceux qui ne peuvent "entrer dans une librairie pour acheter un livre et en ressortir avec trois sous le bras", et qui choisiront le Musso ou le Valognes parce "qu'il faut" les avoir lus puisque tout le monde en parle...
A moins que Monsieur Macron ignore que les Français lisent de moins en moins, les jeunes surtout, dont les parents eux-mêmes ne lisent pas, accaparés eux aussi par le rectangle lumineux et vibrant qu'ils ont toujours à portée de main. Car on en est là : peu de trentenaires lisent aujourd'hui et, comme le disait si justement Robert Badinter, ce ne sont pas (seulement) les liens du sang qui conduisent à une bonne éducation, mais l'exemplarité. Celle des parents bien sûr et en tout premier lieu. Mais également la possibilité de se procurer de quoi lire puisque les livres ne contiennent que ça, des exemples...

Marielle

15/04/2024 à 12:54

Bonjour,
D'un côté comme de l'autre, ça se discute.
Qu'un ouvrage ait la possibilité et les moyens de se faire de la publicité à la télé, ce serait très bien pour son écrivian et injuste pour ceux qui n'en ont pas les moyens, ok là-dessus. D'où ce pseudo refus des maisons d'éditions.
Cependant, les grosses maisons d'éditions fonctionnent aussi un peu comme des mafias, même face aux petites maisons d'éditions qui sont souvent obligées d'éditer POUR les grosses maisons d'éditons pour vivre (leur moyen de subsistance). Ainsi, on a bien vu il y a quelques temps avec Bernard Arnaud, Editis et tout le bazard. Certes il y a eu une intervention pour limiter le dégâts pour la "concurrence", mais, on voit bien qu'ils ne sont pas si innocents en prenant la "défense" de ceux qui seraient laissés pour compte.
Je suis donc mitigée, même si je viens moi-même de proposer mon premier roman à plusieurs maisons d'éditions, que je sais que j'ai une chance sur 1 millions d'être éditée, et que je n'ai ni les moyens d'être éditée à compte d'auteur (il faut en moyenne 2500 euros de mise au départ et il faut pratiquemetn faire sa propre distribution et publicité), et encore moins les moyens de me faire de la publicité à la télévision ! J'espère juste que mon premier roman, dont j'ai déjà bien entamé le tome 2, sera apprécié par l'une de ces maisons. Je ne cherche ni à me faire de l'argent dessus (bon si j'en gagne un peu ce serait pas mal), ni a gagner un prix quelconque (il n'a aucune chance d'ailleurs), mais juste une reconnaissance de mon écriture imaginative en étant éditée. Le prix de Bougar Sarr m'a beaucoup déçue (je suis franco-sénégalaise et une grande lectrice des plus grands classiques français, anglais, américains, et africains et même asiatiques... et de lectures plus modernes aussi... hum... après lecture de Bougar, je pense tout simplement que lui octroyer le Goncours est juste "politique". Ce qui me fait douter de la sincérité des raisons de ce holà contre la publicité à la télé... Comme on dit : "wait and see", Mme Dati est une maligne, mais surtout, elle va là où il y a l'argent, comme tout ce gouvernement du reste.

Michel

16/04/2024 à 14:12

"Elle va là où va l'argent"... Comme à peu près tout le monde.
Et si vous ne semblez pas vouloir y aller, vous ne seriez pas contre qu'il vienne à vous.
Je vous souhaite donc le meilleur dans vos affaires.

PasMichel

17/04/2024 à 07:58

En latin SVP... en latin... de la hauteur...

Marielle Dieng

21/04/2024 à 23:30

Une taxe sur les livres d'occasion ???? On entre dans un monde cauchemardesque ! Quelle hypocrisie par rapport à "ses bibliothèques" qu'elle propose accessibles dans tous les quartiers. Il faudra voir.
Par contre, plus d'émissions littéraires, ce serait bien. Je suis de la génération "Bernard Pivot", et si ses choix n'étaient pas toujours les miens, il nous obligeait à avoir un esprit critique lorsqu'il présentait un auteur, un livre que nous aimions ou non.
Aujourd'hui, je suis plutôt anti-télévision en général, elle tue la vie sociale. Par contre, j'écoute beaucoup de radios culturelles, de podacasts et de chaînes Youtube sur mon ordinateur en travaillant, sur mon smartphone et dans ma voiture.
J'ai mon budget livres mensuels et pour les livres auxquels je suis le moins attachée, je fais des dépôts gratuits régulièrement. Des Espagnols ont créé à partir d'un page facebook il y a pas mal d'année, une action "Siembra de Libros" : on organise, quel que soit le lieux où l'on se trouve dans le monde, des journées de distribution de livre, sur une place, près d'un lycée, un hôpital... Bon, ça demande de l'organisation bien sûr, il faut appeler ses contacts, réunir les livres et les trier et les classer un tant soi peu. Mais un acte qui fait chaud au coeur lorsque l'on voit les gens se jeter dessus, même en lire certains sur place....

Adrien Dariva

23/04/2024 à 05:08

Comme toujours avec le média « Actualitté » et Nicolas Gary, c’est que le papier est bien écrit et l’analyse semble bonne. Mais les considérations politiques personnelles (sur Aurore Bergé et Rachida Dati) prennent le pas et discréditent donc l’intégralité de l’article.
Cela est dommage avec ce média qui se positionne de plus en plus à gauche

Nicolas Gary - ActuaLitté

23/04/2024 à 07:56

Bonjour
Vous confondez contextualisation (manifestement pas à votre goût) et position politique. Et je vous défie de parvenir à cerner les miennes à travers cet article.
Il est donc et avant tout dommage que vous puissiez tirer de pareilles conclusions, si promptement : attention à ne pas se mettre le doigt dans l'oeil, passé un certain moment, on ne peut plus le retirer.
Et s'il s'y trouvait déjà une poutre...

Michel

23/04/2024 à 12:04

Il me paraît difficile de contester que la ligne éditoriale de Actualitté se situe à gauche.
Et vous en êtes le directeur de publication.
Mais peut-être peut-on renverser la sentence de Mitterrand (?):
- de gauche, donc apolitique.

Nicolas Gary - ActuaLitté

23/04/2024 à 12:52

Il me paraît saugrenu de vouloir politiquement qualifier notre ligne éditoriale.
Poil à gratter serait acceptable, mais ce n'est pas vraiment une ligne politique.
Il est d'autant plus amusant et risible de lire ce type de tentative de qualification qu'au moment où François Hollande était au pouvoir, on nous accusait d'être de droite...
Chacun voit à sa porte et selon ses propres critères de jugement – donc sa subjectivité.
Amitiés (sociales)

Aurelien Terrassier

25/04/2024 à 09:45

Comme d'habitude Michou vous êtes dans les choux pour rester poli.

Libraire

25/04/2024 à 07:30

Si réellement, R. Dati souhaite voir le livre apparaître à la télé au moment des publicités, pourquoi ne pas partir sur une communication subventionnée par le Ministère de la Culture autour du prix unique du livre partout en France ?
Pas de pb pour la
diversité éditoriale, tous les points de vente et éditeurs sont concernés aussi bien en zone rurale qu'urbaine.
Et c'est tellement peu valorisé au-delà de notre sphère professionnelle !
C'est certain, c'est un budget... LE SNE/SLF et grands groupes pourraient contribuer ?

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L’industrie du livre — comprendre : ses hautes sphères, le Syndicat national de l’édition — n’aime pas l’idée que le livre soit un produit recyclable. Le recyclage de réflexions compte pourtant parmi les sports favoris : en déplaçant légèrement le curseur du mulot, les vessies se changent en lanternes. “Post tenebras lux”, certes, mais version Tomasi Di Lampedusa : que tout change, pour que rien ne change.

21/11/2023, 12:46

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Chez Amazon, l'inflation, un service qui Prime plus que jamais

Voilà une semaine que la Federal Trade Commission a déclenché une enquête contre Amazon, avec le soutien de 17 États américains. En cause, monopole, position dominante, manipulation des prix, comportement anticoncurrentiel, n’en jetez plus, la coupe est pleine. Et pendant ce temps, la France convoque les grands distributeurs pour obtenir une baisse des prix. Inflation, vous avez dit inflation ?

09/10/2023, 12:33

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Marine à la librairie : guide de lectures du RN pour apprentis fascistes

Voilà plusieurs années qu’à l’approche de l’été, quelques milliardaires américains suggèrent des listes de lectures. Bill Gates, Warren Buffet ou encore Barack Obama : des figures aussi politiques qu’économiques. Et d’autres célébrités s’y mettent, comme Sarah Jessica Parker ou encore Emma Watson. En France, côté partis politiques, l’exercice ne semble intéresser que feu le Front national…

10/08/2023, 23:40

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Hidalgo : priver Bolloré de librairie quand le Qatar occupe le Parc des Princes

« Et la Maire de Paris eut soudainement un sursaut de conscience politique… » Cette petite phrase assassine résume bien la situation : que le groupe Bolloré décide d’acheter un fonds de commerce — celui de la librairie L’Écume des pages — et Anne se change en ingénieuse Hidalgo. Donquichottesque, elle sort de sa manche un va-tout plutôt gauche… Déformation professionnelle ?

07/07/2023, 12:18

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Le binôme Fnac/Editis : seule réponse de Kretinsky à l'empire Bolloré

Entre les négociations exclusives et la promesse d’achat dévoilée le 24 avril, un gros mois s’est écoulé. Daniel Kretinsky, sauf retournement de situation, deviendra propriétaire d’Editis, à 100 %. De son côté, l’industrie du livre a modéré ses attaques sur l’hypothétique rapprochement avec Hachette Livre. Elle a cependant trouvé un autre cheval de bataille : Fnac, dont le milliardaire tchèque possède 25 %.

11/05/2023, 19:10

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Les mauvaises critiques de livres qui vous ruinent la vie

Les horribles médias : bien moins de pouvoir qu’on ne pense, mais plus d’influence qu’on ne croit ? Les cyniques répondront qu’il n’existe ni bonne ni mauvaise publicité : tout serait bon à prendre. Pourtant, une récente étude a montré que dès le premier ouvrage publié, la santé mentale des auteurs en prenait un coup. Alors… comment endurer la critique sans provoquer un ulcère ?

05/05/2023, 10:07

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Exceptionnelle exception culturelle française : Facebook, non. TikTok, oui

On n’est pas à un paradoxe près, dans l’édition. Et moins encore, quand il s’agit de l’univers numérique. On se souvient qu’au lancement d’Amazon en France, il s’était trouvé des éditeurs pour affirmer : « Des livres vendus sur internet ? Aucun avenir. » 23 ans plus tard, un livre sur cinq est vendu sur le net. Mais le traitement des acteurs du web demeure à géométrie variable.

20/04/2023, 18:29

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Pourquoi Emmanuel Macron s'exprime dans Pif Gadget ?

Voici un magazine qu’avait soutenu — sans excès — le parti communiste, dont le héros naquit dans les colonnes de L’Humanité. Et qui depuis décembre 2020, est devenu un trimestriel, propriété d’un ex-UMP, ex-LR, et de secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy. Mais pourquoi diable un président parle dans Pif Gadget ?

30/03/2023, 11:27

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Moi je lis de la merde, et je vous emmerde

On connaît la chanson, ses paroles et son refrain : ne pas juger un livre sur sa couverture, ouvrir avant de critiquer (si seulement…), attention aux préjugés, etc. Quand le monde moderne pousse à sortir de sa « zone de confort », voire de se « mettre en danger », pour le lecteur, qu’est-ce à dire ? Passer de Paul Valéry à Thomas Piketty ? Peut-être bien… mais pas seulement. 

13/01/2023, 18:09

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Pour vendre Editis, faut-il museler ActuaLitté ?

Quiconque parcourt nos colonnes l'a constaté : ActuaLitté attache la plus grande importance à ce que l’information objective et plurielle du public soit respectée. Des règles déontologiques gouvernent notre profession, à raison : notre journal se fait un devoir de les suivre. 

06/01/2023, 09:50

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2023, année “sexual reading” : bonnes lectures, fidèles ou non

Basculer de 2022 à 23 ne changera rien à l’amoncellement de romans éparpillés à même le plancher. Ce mal compulsif rapproche le lecteur de l’être enrhumé : ça commence par un ou deux mouchoirs à côté du lit, ça se conclut avec une bibliothèque foutraque qui s’est érigée à côté de la couette. 

30/12/2022, 16:25

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Le syndrome du livre cadeau préféré de Noël illico revendu

Chaque année, le même enfer : les rues se peuplent de créatures mues par un désir frénétique de consommation. Comme possédées, elles déambulent d’un pas grotesque, bras décharnés tendus sans but, l’œil hagard, un mot à la bouche : « Cadooooo… » Heureusement, pour ces zombies de Noël en quête d’un truc à empaqueter, il existe des librairies. Et des livres, ce fameux cadeau favori des Français… 

27/12/2022, 11:03

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Qu'adviendrait-il si Bernard Arnault rachetait Editis ?

Qui reprendra Editis — du moins, les parts du groupe Bolloré ? La question agite le Landerneau de l’édition, avec un nom qui revient depuis quelques jours : Bernard Arnault. Que diable irait-il faire dans cette galère, le patron de LVMH ? Exercice prospectif d’éditoriale fiction, option grosse phynance.

20/09/2022, 14:55

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Kylian Mbappé a-t-il lu Spider-Man  ?

Oh, la boulette ! Oh, la plaisanterie de mauvais goût, qui conduit à accuser la petite planète de n’avoir pas d’humour. Mais quand on est entraîneur du PSG, n’a-t-on pas, avant de faire des blagounettes, quelques responsabilités ? Mieux : quand on est l’idole des jeunes comme Kylian Mbappé — et qu’on a créé une maison d’édition — n’y aurait-il pas des lectures obligatoires ?

08/09/2022, 14:12

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Edithachette : observations inutiles donc indispensables avant les congés

Secret de polichinelle, qui parfois fuite lors d’une indiscrétion habilement manœuvrée, le rachat de Lagardère par Vivendi fait l’objet de multiples surveillances. À commencer par la Commission européenne, explique Édition Multimédi@, en tant que première concernée. Si la notification du rachat doit s’effectuer en septembre, l’enquête, elle suit déjà son cours. Avant de prendre congé, imaginons un autre état des lieux...

22/07/2022, 16:52

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Il voulait décorer sa maison en reproduisant une case de BD... 

EDITO – Il venait de s’offrir une splendeur : toute de noir et de blanc, pas même jaunie par les âges, une bande dessinée d'exception. Ses phylactères sentaient l’encre ancienne à ses narines fébriles, et l’année d’impression donnait le vertige. Fou amoureux, il s’était dit que l’une des cases, reproduite et agrandie, habillerait d'un cadre magnifique un mur de son appartement. Encore fallait-il trouver un prestataire pour imprimer et mettre sous cadre… Et là, c’est le drame…

15/07/2022, 10:26

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Le livre de Schrödinger, ou la bibliothèque dans le cloud

Les rêveurs se changent parfois en grands pragmatiques – HP Lovecraft en savait quelque chose. Le romancier américain sera d’ailleurs à l’honneur de la rentrée littéraire… dans une bande dessinée dont la lecture est hautement recommandée : Le bestiaire du crépuscule, de Daria Schmitt. Une oeuvre dont nous reparlerons en temps et en heure. Car pour l’instant, rêvons un peu, la tête dans le cloud...

07/07/2022, 15:50

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Profanes ou profanateurs : le livre sert de plante verte

Voici qu’une tendance – de celles qui font tousser les gardiens du temple – s’installe dans le paysage : dernièrement, c’est la chanteuse (et actrice, et productrice) Ashely Tisdale qui a fait pousser des soupirs à pierre fendre. Qu’a-t-elle fait pour ainsi briser des âmes ? Simplement avoué que les ouvrages de sa bibliothèque étaient une stricte et récente décoration. Diantre !

11/06/2022, 11:42

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Ce cafard qui surgit à la fin d'un livre, ou le mal de lire

La lecture, remède contre le stress, plus personne ne le nie. D’autant que la science l'affirme : les bienfaits de cette activité sur le cerveau font l’objet d’études multipliées — l’imagerie cérébrale aidant les chercheurs dans leur démarche. Qu’une œuvre suscite également des émotions, les plus diverses, se comprend par certains mécanismes. Mais pourquoi, une fois l’ouvrage achevé, garde-t-on en soi une certaine mélancolie ?

17/05/2022, 09:15

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Du métavers aux multivers propriétaires : le piège de la cage dorée

Marvel et DC Comics partagent cette notion d’univers fictifs coexistants et susceptibles de se croiser : le Multivers. Des dimensions parallèles, peuplées d’êtres semblables sans être identiques, se déclinent pour mieux assurer la commercialisation d’histoires. Pendant ce temps, dans les monstrueux ordinateurs d’entreprises de tech, se développent des métavers, réalités virtuelles prochaines, comme autant d’El Dorado. Or, à l’époque de la ruée vers l’or, seuls les vendeurs de pioches firent vraiment fortune…

31/03/2022, 11:19

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Grands groupes médias et petites théories : bienvenue dans “l'ère du soupçon”

« L’industrie des médias, en Italie, comme partout ailleurs, doit accélérer, voir plus grand et rechercher l’agrégation, l’union des forces. » Cette phrase aurait tout du verbatim de Vincent Bolloré, Bernard Arnault et autres capitaines d’industrie qu'a auditionnés la Commission d’enquête du Sénat. Petit indice toutefois, elle vient bien du Bel Paese, et plus spécifiquement de Marina Berlusconi, patronne, entre autres, du groupe Mondadori.

09/03/2022, 16:34

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Emmanuel Macron, auteur abstinent : ses livres “n'étaient pas nécessaires”

Silence : Jupiter parle. Mieux encore : il parle de création. Memento : « Au commencement était le Verbe. » En ces dernières semaines d’un quinquennat qui fut certainement le pire de tous pour les artistes-auteurs — encore qu’il reste de la marge pour dégrader un peu plus la situation —, Emmanuel Macron revient sur sa carrière d’écrivain. Cet instant de grâce, nous le devons à Bernard-Henri Lévy et sa revue La Règle du jeu. Parce que Servir la soupe n’était pas un nom raisonnable pour une revue.

21/01/2022, 09:17

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Le plus terrifiant voleur de livres du siècle, une âme romantique de glouton littéraire

L’industrie du livre semble avoir repris son souffle : un vil criminel a été appréhendé, même s’il a plaidé non coupable. Caution de 300.000 $ — on se croirait dans une série juridico-gaudriolesque américaine — et un doute qui subsiste : pourquoi rechercher des manuscrits et brouillons encore non publiés ? 

 

14/01/2022, 10:35

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Pour un réveillon anti-Covid, restez seul avec un livre (bon, mauvais, qu'importe)

Dans les bibliothèques fut instauré un régime drastique de nettoyage et de quarantaine pour le retour des documents : on redoutait que le Covid soit transmissible par les livres. Toute une littérature a fleuri pour indiquer comment désinfecter ses ouvrages, le temps d’infectiosité des couvertures. L’une des rares certitudes en la matière fut que passer un livre au micro-ondes n’était pas la meilleure des options.

31/12/2021, 17:37

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Des oniomanes et des livres : bande de malades...

Battre le fer tant qu’il est chaud ? Chez un forgeron, ou un maréchal-ferrand, l’expression s’entend sans peine. Généralement, cette invitation à rejeter la procrastination se comprend sans difficulté : le risque est d’accumuler les tâches, au point de se trouver fort dépourvu quand la bise pointera son nez. Dans l’édition, on tarde encore à adopter le terme japonais, tsundoku – qui, littéralement, désigne l’empilation de livres non lus. 

26/11/2021, 17:50

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Suisse : Gaston Lagaffe, ou la clownerie des antivax (avec un L pour être poli)

EDITO – Révélation : pour le plus grand bonheur des amateurs, le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, compte parmi les Gastonophiles avisés et autres adeptes de la Franquintescence. Et il le démontre. Durant une conférence de presse, le président helvète a employé les grands moyens, ayant recours à l’unique argument audible (et salvateur) quand toute forme d’intelligence a déserté : Gaston Lagaffe. M'enfin ?

11/11/2021, 18:28

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Ma toute première page, toute, toute première page 

Elles se ressemblent, passé le carton de la couverture, dont le dos gémit dans un mouvement inconnu encore. Ces premières pages passées distraitement, avant de parvenir au sésame : le premier chapitre d’une nouvelle histoire. Ces premières pages, à peine regardées, dégagées du pouce, dans un feuilletage méthodique : une, deux, trois peut-être, quatre rarement, recto-verso méticuleusement évacuées… Ah, ces toutes premières pages.

22/10/2021, 16:31

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Complaintes de la bibliothèque

Ce matin, ton regard était froid et distant. Presque je t’aurais entendu ravaler tes sanglots, quand entrant dans la pièce, tu m’as tourné le dos. Enfin, tu l’aurais certainement souhaité, mais inamovible, tu m’as battu froid. Dans ce silence que je connais, tu m’as laissé déposer ce vélo coutumier, sans broncher. Et après le premier café, timidement, tu as geint : « Tu ne me regardes plus comme avant ! » Mince : ma bibliothèque parle ?

01/10/2021, 13:59

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Crise à l'Academie : du prix Goncourt au prix d’amis ?

Tout cela ne manque pas de piquant, il faut le croire... Récuser un membre du jury, quand c’est une femme ? La chose passerait mal – le Goncourt n’en compte que trois, sur ses dix membres. Se récuser, quand on a possiblement franchi la ligne rouge ? Les statuts de l’Académie, modifiés en 2008, n’en font pas expressément état. Pour autant, les dernières révélations de France Inter sur un possible conflit d'intérêt interrogent le lecteur. La Littérature, certes, mais à quel prix ?

23/09/2021, 07:29

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Babel, Sisyphe et Tantale dans un bateau : mettre le Horla à la rentrée littéraire

Outre le raccourcissement désormais flagrant des journées, les aléas météorologiques qui contraignent à troquer bermudas et t-shirts pour jeans et chemises, tout va bien madame la Marquise. Alors d’où me vient cette langueur que Verlaine n’aurait pas boudée ? Une anémie qui ne doit rien à mes globules rouges, merci pour eux, et pourtant sévit, jour après jour… La réponse était dans l’énoncé. Ou plutôt, sur le bureau d’en face…

18/09/2021, 13:01

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Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

01/09/2021, 12:50

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Finalement, Éric Zemmour a trouvé presque mieux qu'un éditeur

Secret de polichinelle, peut-être, mais bien conservé tout de même. Et surtout coup de maître, quand on pense aux ramifications, de la part d’Editis. Eric Zemmour, auteur esseulé, qu’Albin Michel avait dégagé de son catalogue de rentrée, n’avait d’autres options que l’autopublication pour maintenir la sortie de son livre. Il a donc ajouté une société d’édition aux cordes de sa propre entreprise, Rubempré. Et tant qu'à faire, autant se trouver une structure de diffusion, pour assurer la présence dans les points de vente, non ?

09/08/2021, 11:20

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“Notre cahier des charges, c’est un festival de qualité et populaire”

Comediedulivre2024 – 2025, dans l’événementiel, c’est loin… et c’est demain. Mais pour l’instant, les équipes savourent la fin du salon : en renouant avec les médiathèques, les 17 et 18 mai, les rencontres hors les murs ont déployé la manifestation par-delà le département. D’autant que pour la seconde (ou deuxième ?) année, la Comédie quittait la traditionnelle esplanade Charles-de-Gaulle, en travaux. 

22/05/2024, 10:34

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La collection Angle Mort remet de la science dans la SF

L'éditeur indépendant L'Œil d'or inaugure avec le recueil de nouvelles Multiversalités une collection inédite, « Angle Mort ». Dérivée de la revue homonyme qui circule en ligne depuis 2010, elle en partage l'ambition : penser autrement la science-fiction et le monde avec. Directeur de cette publication depuis 2014, le sociologue Julien Wacquez nous présente cette nouvelle initiative.

21/05/2024, 16:16

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L’histoire oubliée et tragique du Camp des Milles

Aurélie Tramier s’est hissée jusqu’en finale de la dernière édition du Prix Maison de la Presse. Une récompense tournée vers la littérature populaire et résolument romanesque, parfaitement en phase avec son dernier roman, Bien-Aimée, publié à La Belle Étoile. Il raconte un camp français peu connu de la Seconde Guerre mondiale, à l’histoire extraordinaire : d’abord destiné à l'internement d'Allemands comme Max Ernst, l'ancienne tuilerie devint à la défaite française, une étape avant Auschwitz…

21/05/2024, 15:45

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Lettre à Xi Jinping : “Il s’agit de graves violations du droit international”

Nguyên Hoàng Bảo Việt, ancien président et membre du Centre PEN Suisse Romand, délégué et membre cofondateur de la Ligue vietnamienne des Droits de l’Homme en Suisse, adresse une lettre ouverte à Xi Jinping, Président de la République Populaire de Chine. Il s'y engage contre la « condamnation injuste et inhumaine » de Rahile Dawut, intellectuelle et ethnologue ouïghoure.

21/05/2024, 12:55

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Manuel Vilas : “L’imagination, c’est gratuit : on ne paye ni impôt ni taxe”

Comediedulivre2024 – Manuel Vilas, l'auteur espagnol, a captivé le public français avec ses œuvres telles qu'Ordesa, Alegria et Les Baisers (Éditions du sous-sol, trad. Isabelle Gugnon). Son style unique et sa plume d'une grande beauté offrent un regard inédit sur la vie humaine et notre époque contemporaine. Avec Irene (trad. Isabelle Gugnon) il présente à Montpellier un nouveau chef-d'œuvre. 

18/05/2024, 14:15

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Damasio : “L’époque a furieusement besoin d'entendre la voix des voltes”

Comediedulivre2024 – Une carte blanche, donnée par la Comédie du livre, offre chaque année à un écrivain. Cette année, Alain Damasio en profite, alors que les éditions de La Volte qui le publient, fête leurs 20 ans. Ses invitées et invités seront Vinciane Despret, luvan, Palo Alto, Karim Kattan, Floriane Pochon, Jacques Barbéri, Fabrice Capizzano, Léo Henry.

18/05/2024, 09:47

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Les Ensablés : 15 années à exhumer des écrivains

Cela fait déjà 15 ans qu’ActuaLitté se met au service des Ensablés, cet ensemble d’œuvres oubliées exhumées par l'équipe. Alors, pour fêter cet anniversaire si particulier, les chroniqueurs anonymes sont passés de l’autre côté des lignes. Interview.

16/05/2024, 17:35

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"Quand on parle d'exil on a envie de rétablir une certaine vérité"

PrixPorteDoree2024 – Les Prix de la Porte Dorée étaient remis ce mardi 14 mai au Palais du même nom. Dans la catégorie bande dessinée, Charles Berberian a été primé pour Une enfance orientale. La présidente du jury et scénariste de la BD Aya de Yopougon, Marguerite Abouet, salue une oeuvre « intime et universelle ». ActuaLitté s'est entretenu avec elle.

16/05/2024, 17:10

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Sabyl Ghoussoub, “président” des écrivains de l'exil

PrixPorteDoree2024 — Sabyl Ghoussoub, auteur et journaliste français d'origine libanaise, présidait cette année le jury du Prix littéraire de la Porte Dorée. Dans l'enceinte du Musée de l'immigration, lui et son équipe de jurés ont décidé de désigner deux lauréates ex-aequo, Seynabou Sonko et Élise Goldberg. À l'occasion de la soirée de remise des prix, ActuaLitté a eu la chance de discuter avec lui.

16/05/2024, 11:32

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Nouveau record pour le Salon du Livre de Turin 2024

SalondulivredeTurin2024 – Nouveau record de visites pour le Salon du Livre de Turin. 222.000 personnes se sont rendues au Lingotto cette année. Zoom sur ce cru exceptionnel.

16/05/2024, 10:27

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Seynabou Sonko, Elise Goldberg : un bonheur partagé

PrixPorteDoree2024 – Seynabou Sonko et Elise Goldberg viennent d'être élues lauréates ex-aequo du Prix de la Porte Dorée. La première pour Djinns (Grasset), la seconde pour Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie (Verdier). Ces deux primo-romancières ne sont pas liées que par ce prix, elles sont aussi amies dans la vie. ActuaLitté s'est entretenue avec elles lors de la soirée de remise des prix qui avait lieu le 14 mai au Palais de la Porte Dorée, qui accueille le Musée de l'immigration.

15/05/2024, 18:15

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Charles Berberian : accompagner le chaos d'Une éducation orientale

PrixPorteDoree2024 – Ce mardi 14 mai, l'ambiance était littéraire au Palais de la Porte Dorée. Dans ce lieu d'exception, qui accueille entre autres le Musée de l'immigration, étaient remis les Prix de la Porte Dorée, récompensant une oeuvre qui traite de l’exil, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires. Pour le Prix BD, c'est Charles Berberian qui a été désigné lauréat, avec Une éducation orientale (Casterman). ActuaLitté a eu l'occasion de s'entretenir avec lui.

15/05/2024, 15:15

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La librairie Au café des livres à Léguevin peut-elle disparaître ?

Ouverte en 2015, la librairie Au café des livres traverse aujourd'hui une mauvaise passe, qui met en sursis sa survie. L'accumulation des crises s'ajoute aux difficultés économiques actuelles, pesant sur la trésorerie de l'enseigne. ActuaLitté lui ouvre ses colonnes, pour relayer un appel aux lecteurs et aux lectrices.

15/05/2024, 13:53

ActuaLitté

Un nouveau souffle pour le livre-disque Libertad, hommage à Astor Piazzolla ?

Auteurs et fondateurs du groupe Duo Intermezzo, Marielle Gars et Sébastien Authemayou ont adressé à ActuaLitté une communication portant sur le livre-disque hors norme, Libertad. Ouvrage autour d’Astor Piazzola, préfacé par Frédéric Lodéon (animateur radio de légende) et publié aux éditions Parole, il connaît un arrêt de commercialisation définitif, que les auteurs évoquent dans ce texte, reproduit dans son intégralité.

14/05/2024, 12:48

ActuaLitté

Les éditions Edicola érigent un pont entre l’Italie et le Chili

SalondulivredeTurin2024 – Edicola a gagné cette année le Prix National de la Traduction en Italie. Une aubaine pour cette maison d’édition italienne qui détient un second siège… au Chili. ActuaLitté a rencontré son fondateur, Paolo Primavera, au Salon du Livre de Turin.

14/05/2024, 12:17

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"Nous luttons chaque année, c’est un marché précaire"

SalondulivredeTurin2024 – Minimum Fax est une maison d’édition romaine, née d’une revue littéraire initialement distribuée par fax. Cette dernière s’est distinguée grâce à la découverte de grands noms de la littérature italienne contemporaine, mais également pour avoir démocratisé la littérature américaine en Italie.

13/05/2024, 18:02

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Obligations de l’éditeur et résiliation d’un contrat : cas pratique

Le manquement par l’auteur ou par l’éditeur à l’une de ses obligations légales ou contractuelles est susceptible d’entraîner la résiliation du contrat d’édition, à savoir de mettre un terme de la relation contractuelle entre les parties. Le 18 avril 2024, le Tribunal judiciaire de Marseille a fait une application classique du cheminement conduisant à la résiliation du contrat, permettant également de rappeler les obligations à la charge de l’éditeur. Me Adélie Denambride, avocate exerçant en droit d'auteur, de l'édition et du marché de l'art revient sur ce sujet.

13/05/2024, 11:23

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“Désarroi et colère” : France Inter supprime La Librairie francophone

Une tribune signée par plus de 560 autrices, auteurs et acteurs du monde du livre dénonce l'arrêt de La Librairie francophone, émission présentée par Emmanuel Kherad, sur décision de France Inter. L'émission était coproduite et diffusée sur différents territoires francophones par Radio-Canada, RTBF (Belgique), Radio Télévision Suisse et France Inter. Elle avait même déployé en février 2019 une version télévisée.

13/05/2024, 00:01

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“En écrivant, je me jette dans le vide comme les oiseaux”, Amélie Nothomb

SalondulivredeTurin2024 – Oiseaux et chevaux, ou les soeurs Nothomb à Turin : Juliette et Amélie étaient attendues dans une salle archi-comble de lecteurs et lectrices, au salon du livre. Elles ont abordé de leur rapport à langue, à l’écriture et de leur passion pour des animaux, l’oiseau et le cheval, présents dans leurs derniers ouvrages, Psychopompe et Éloge du cheval (2022 et 2023 chez Albin Michel).

11/05/2024, 13:03

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Antoine Gallimard : “Notre métier est d’abord de croire en la littérature”

SalondulivredeTurin2024 – Dans le cadre des rencontres de la section « Edition » du Salon du Livre de Turin où il a été invité, Antoine Gallimard est revenu sur son rôle d’éditeur pendant un dialogue avec Teresa Cremisi, directrice de la section édition et ancienne présidente, jusqu’en 2015, du groupe Flammarion.

11/05/2024, 11:01

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Italie : la lecture s’étend à tous grâce à "la communication augmentative"

SalondulivredeTurin2024 – Officina Babuk et Uovonero, deux maisons d’édition italiennes, sont les pionnières italiennes de la communication augmentative. L’objectif est clair : permettre aux enfants en difficulté dans la pratique de la lecture d’accéder au même patrimoine culturel que les autres.

10/05/2024, 17:35

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"Des livres qui n’ont pas de pères" : zoom sur NN Editore

SalondulivredeTurin2024 - NN Editore a été fondée en 2015 à Milan, précisément le 19 mars, pour la fête des Pères. Et cette date n’a pas été choisie au hasard : NN Editore propose « une recherche éditoriale basée sur l’absence de pères », détaille le responsable de la communication Luca Pantarotto, sur son stand au Salon du livre de Turin.

10/05/2024, 15:43

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En librairie : “Ne plus rien prendre pour faire vivoter les livres déjà là”

Avec le mois de mai s'impose un mot d'ordre : toutes et tous sur les ponts ! Mais ce sont surtout des nouvelles de la lettre Books By Women après les traditionnels brins de muguet. Et comme toujours, la voici proposée en intégralité, rien que pour vos yeux, comme dirait l'autre... Une mouvement d'allégresse et d'humeur par la librairie Un livre à soi (Longjumeau).

10/05/2024, 08:43

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Comédie du livre : “La littérature est encore aujourd’hui vivante”

Comediedulivre2024 – L'ouverture ce 10 mai de l'événement littéraire montpelliérain marque le début de 10 journées consacrées aux auteurs, à la lecture. À travers des rencontres, ateliers, le salon prend ses quartiers à la Promenade du Peyrou, et dans une multitudes d'autres lieux. Régis Penalva, directeur littéraire, présente cette 39e édition.

10/05/2024, 08:06

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Vietnam : une liberté d'expression violemment bâillonnée 

Membre de l’Organisation internationale de la Francophonie, la République Socialiste du Viêt Nam (RSV) est un État communiste autoritaire dirigé par un parti unique. La peine de mort reste intouchable au Viêt Nam. Selon Amnesty International, le régime de Hà Nôi se classe au troisième rang mondial (85 exécutions) en 2018. Les données sur la peine de mort sont classées « secret d'État ». Une menace très sérieuse pour la liberté d'expression, un terrible facteur d'intimidation, une forme ultime et barbare de censure au Viêt Nam. Un texte de Nguyên Hoàng Bảo Việt.

09/05/2024, 09:19

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Blocages : les Alumni de Sciences Po saluent "la fermeté de l'administration"

La mobilisation étudiante pro-palestinienne, débutée à Sciences Po Paris par une occupation, continue. Récemment, des étudiants de Sciences Po Reims décidaient encore d'occuper leur bibliothèque. Des actions qui répondent à la situation à Gaza et visent à inciter Sciences Po à revoir ses partenariats avec des universités israéliennes.

06/05/2024, 18:09

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Lettre à Paul Auster : “Tu étais l’Amérique”

L'écrivain Paul Auster, réputé pour son approche existentialiste et sombre dans ses œuvres littéraires, est décédé à 77 ans des suites d'un cancer du poumon à Brooklyn. Né à Newark de parents immigrants juifs polonais, Auster était un pilier de la scène littéraire new-yorkaise et américaine et apprécié particulièrement en France. Son éditrice, Marie-Catherine Vacher, partage ici une lettre adressé à l'auteur.

02/05/2024, 06:30

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Valentine Tedo : “J'avais peur de la fin”

Avec Petite fille, Valentine Tedo signe son premier roman. Elle en raconte la genèse pour ActuaLitté.

30/04/2024, 08:56

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Publicité et télévision : “Cachez ce livre que je ne saurais vendre”

Renny Aupetit est propriétaire de deux librairies sur Paris, Le Comptoir des lettres (75005) et Le Comptoir des mots (75020). Le libraire considère avec défiance les arguments rejetant l’ouverture de la publicité à la télé, pour l’édition. En trois points, il propose une autre manière d’envisager cette perspective.

29/04/2024, 14:03

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Audrée Wilhelmy : une virée onirique en Allemagne

Carnetdebord – Plongez avec nous dans l'univers féerique d'Audrée Wilhelmy, dont le prochain livre, Peau-de-Sang, sera publié aux éditions du Tripode. Nous vous présentons ici le chapitre 3 de son Carnet de Bord, qui sert à la fois de prélude à ce roman très attendu et de narration documentant la vie de l'autrice.

29/04/2024, 10:51

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“La littérature noire doit déranger la littérature officielle”

Les éditions du Chemin de fer inaugureront leur collection Train de nuit, consacrée à des romans noirs à haute vélocité, parfois, mais surtout forte teneur en valeur littéraire. Pour ouvrir ce projet, les cofondateurs François Grosso et Renaud Buénerd ont choisi de publier Les jours de la peur, premier roman de l’Italien Loriano Macchiavelli (trad. Laurent Lombard). Une décision qu’ils assument, plus que pleinement…

28/04/2024, 16:08

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La Newstalgie en littérature : quand passé et présent renouent

Voici un mot valise que le poète Jules Laforgue n’aurait pas répudié : le newstalgie. De l’anglais new, nouveau, et du français nostalgie, son acception diverge, mais l’esprit demeure : un renouvellement, qui puise dans l’ancien ses racines. Des appréciations mélancoliques qui drainent un romantisme suranné aux saveurs d’un avant, option madeleine et thé au citron, la newstalgie désignerait-elle autre chose ?

25/04/2024, 17:25

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“Encore trop d’inégalités” dans l'accès à la lecture pour tous

Créée en 1917 et reconnue d’utilité publique le 27 août 1921, la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rassemble des militants, usagers, professionnels et bénévoles engagés pour une plus grande inclusion sociale et économique des personnes déficientes visuelles. Comme d'autres structures privées, elle s'efforce de rendre les livres plus accessibles et demande, dans une tribune, plus d'investissement des pouvoirs publics.

23/04/2024, 11:33

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Yann Le Gal : “La librairie, c'est la passion communicative”

Agnès Martin-Lugand préside cette année le jury du Prix Maison de la Presse 2024. Depuis le 9 avril, six auteurs et leur ouvrage sont encore en lice. Le gagnant de cette 55e édition sera dévoilé le 14 mai. Yann le Gal, parmi les finalistes, profite de cette occasion pour saluer le travail des prescripteurs et ce métier de libraire.

23/04/2024, 10:45

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Droit de réponse de la Maison des écrivains et de la littérature : des “accusations infondées”

Suite à un article publié le 8 février 2024 au sujet de la situation de la Maison des écrivains et de la littérature, l'association a fait parvenir un droit de réponse à la rédaction d'ActuaLitté, par l'intermédiaire du président de la structure, Julien Cendres. Nous le reproduisons ci-dessous, dans son intégralité.

22/04/2024, 11:51

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La dessinatrice Elizabeth Pich a une suggestion : restons idiots

LeLivreaMetz24 – Le questionnaire de Proust est un excellent outil pour en découvrir davantage sur son écrivain préféré en un temps limité. Elizabeth Pich, autrice et illustratrice germano-américaine, a accepté de se prêter au jeu, invitée cette année du festival Le Livre à Metz.

21/04/2024, 14:52