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Dicker, Zemmour et Sattouf : comment l'indépendance des auteurs effraie l'édition

Dicker, Zemmour, Sattouf : trois noms significatifs dans l’édition puisqu’ils pèsent à eux seuls plusieurs millions d'euros de chiffre d’affaires. Ils ont tous opté pour un changement de paradigme, mais réellement en rupture avec l’industrie du livre jusqu’à lors connue ? Pour point commun, un outil de diffusion et distribution qui leur ouvrira les portes des libraires, grandes surfaces culturelles et autres enseignes… Bref, les points de vente du livre. Un schéma disruptif, supposément, qui provoque des sueurs froides dans l’ensemble du milieu. Panique à Saint-Germain ?

Le 10/09/2021 à 11:52 par Nicolas Gary

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Publié le :

10/09/2021 à 11:52

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ActuaLitté

Tout a débuté avec une histoire d’héritage, dont aucun des acteurs ne souhaite commenter ni les tenants ni les aboutissants : le décès de l’éditeur historique de Joël Dicker, Bernard De Fallois. Et quelques semaines plus tard, une annonce qui fait chavirer l’ensemble de l’industrie. « Les moyens de Bolloré font trembler, c’est certain. Même Antoine Gallimard l'a dit, à demi-mots, dans la presse », commente une éditrice parisienne. Plus certain encore, personne ne souhaite aborder le sujet à visage découvert : « Le milieu est petit, la puissance qu’Editis acquiert laisse deux options : pour ou contre. » L’ambiance est posée.

On va tous mourir ? 

Cette arrivée, structurelle, mais orchestrée savamment par Gilles Cohen-Solal fait sourire les plus naïfs. Ils étaient quelques-uns seulement à présumer qu’une tendance se dégagerait – à raison ? Celle d’Éric Zemmour, plus circonstancielle et rock’n roll, fait hésiter les volontés les plus fermes. « Comme la politique s’en mêle, ça devient préoccupant », poursuit l’éditrice. « Mais le coup de grâce, c’est Sattouf. »

Contacté par ActuaLitté, Guillaume Allary, fondateur de la maison qui publiait jusqu’à lors les ouvrages du dessinateur, ne fait aucun commentaire « sur la décision de Riad Sattouf de s’autoéditer ». Il précise cependant que cela « ne change rien en termes de logistique pour la maison car les deux séries L’Arabe du futur et Les cahiers d’Esther restent chez Allary Éditions pour les titres parus et à paraître ». D'ailleurs, le 6e et dernier volume de L’Arabe du futur sortira chez l'éditeur en 2022, comme annoncé par Riad Sattouf. « Tout comme le volume 7 des Cahiers d’Esther (histoire de mes 16 ans) et les suivants, jusqu’à ses 18 ans. »

Pour le mieux, dans le meilleur des mondes, donc ? « La réalité c’est qu’un tabou de l’édition s’effondre : le diffuseur/distributeur ne touche pas aux auteurs de ses éditeurs tiers », attaque un éditeur indépendant. « Tout le monde essaye de séduire un auteur, pour l’attirer dans sa propre maison, c’est le jeu, ok. Mais même Arnaud Nourry respectait la ligne rouge : Hachette Diffusion laissait les auteurs de ses clients tranquilles. »

Même Nourry, l’ex-PDG de Hachette Livre ? Qu’est-ce à dire ? « Le secret s’entretient, mais lorsqu'Arnaud de Puyfontaine [président du directoire de Vivendi, NdR] confie la direction d’Editis à Michele Benbunan, cela représente une opportunité : démontrer que Nourry l’avait sous-estimée, et que son départ de Hachette était une erreur. » Sous-estimée, ou prise bien trop au sérieux, au point de se débarrasser d’une collaboratrice menaçante ? « Nourry a commis une boulette », indique une ancienne proche de la direction de Hachette, « et les a multipliées à son égard, quand elle est entrée en responsabilité à Editis ».

Et avec les coudées franches, la patronne d'Editis allait disposer pleinement d'un outil pour mettre en place son projet. Tout en faisant peser dans le Landerneau, une certaine atmosphère. « Il faut admettre que personne ne lui a facilité la vie : entre les patrons qui lui reprochaient de ne pas être éditrice, au point de chercher à tenir sur la touche, et ceux qui l'ont prise de haut... », relève une directrice marketing. « This is a men's world, comme le dit si bien la chanson. » 

Conquérir le monde...

Un monde d'hommes, qui voit arriver sur l'échiquier une reine peu décidée à se laisser faire. Ou bien est-ce là un laboratoire générant des fantasmes ? Il est vrai que les trois hommes cumulent bien des ventes : 8,743 millions d’exemplaires (les titres chez Albin Michel uniquement pour Zemmour, L'arabe du futur et Les cahiers d'Esther chez Allary pour Sattouf et les quatre romans de Dicker, avec leur déclinaison poche). Cette seule perspective a de quoi nourrir quelques débuts d'ulcère.  

Pourtant... « Les craintes exprimées par Antoine Gallimard n'ont pas de lien avec ces arrivées d'auteurs, à mon sens », analyse un proche. « C'est la bombe Hachette / Editis qui fait trembler, parce qu'en face, Madrigall [la holding de Gallimard] ou Média Participations [dirigé par Vincent Montagne] ne pèsent pas bien lourd devant l'empire Bolloré. Et qu'arrive dans l'arène un joueur au poids significatif, capable d'envoyer Emmanuel Macron sur les roses. » Le cas d'Europe 1 en est l'une des démonstrations...

La réalité serait donc qu'il n'y a pas de modèle Editis secret, pas plus que d'intervention de la Cinquième colonne. 

L'exemple de Riad Sattouf rappelle que le monde de la bande dessinée est relativement plus coutumier de ces créations de structures autonomes et les exemples, que ActuaBD passait en revue, notoires : L’Écho des Savanes, Métal Hurlant, Fluide glacial, les éditions Albert René, etc. Sans verser dans l’inventaire à la Prévert, le 9e art aligne plus d’auteurs partis à l’aventure de l'autoédition (pas toujours avec succès, comme ce fut le cas pour Pilote) que dans la littérature. Et les exemples de Marc-Édouard Nabe ou Renaud Camus ne tiennent pas la route une fraction de seconde, économiquement.

Mais pour l'auteur de BD, les choses furent plus simples encore : « D’abord, il a attiré l’attention de tout le monde avec son projet, et tous les groupes éditoriaux l’auraient volontiers pris en diffusion », commente une observatrice. « Or, non seulement il avait déjà des contacts avec Interforum, mais surtout, cela s’est opéré en accord avec son éditeur. » Conclusion : Editis se serait montré le mieux-disant dans ce pèlerinage pour fournir à la maison de Sattouf Les Livres du futur, la maison de Sattouf, une solution pour diffuser ses ouvrages.

Et que si l’on entend grogner, sur le rôle de l’éditeur, son devenir et autres dans les grandes directions, il faut peut-être mieux tendre l’oreille : on y décèlerait aisément une pointe de jalousie. « Ce qui pousse à pointer de nouveau la directrice générale d’Editis comme destructrice de la chaîne. »

Zemmour, l'opportunité

De même, quand on examine l’arrivée d’Éric Zemmour : « N’oublions surtout pas que cela commence avec une rupture de contrat : Francis Esmenard a laissé Gilles Haéri se dépatouiller et agir en président de la société. Ils ont perdu l’auteur, mais ce sont des vases communicants : désormais, l’actionnaire à un levier d’action si jamais il envisageait de se séparer de son directeur général », s’amuse un visiteur du soir. 

À ce titre, l’avocat des éditions Albin Michel, Me Christophe Bigot, a récemment fait passer à ActuaLitté une liste pointant de « multiples contre-vérités particulièrement dommageables ». Ainsi, la rue Huygens affirme « n’avoir commis aucune faute », mais souligne encore que « la liberté d’un éditeur de publier ou pas un livre est inaliénable, comme celle de refuser de voir une maison instrumentalisée au service d’un calendrier et de visées politiques qui lui sont étrangères. C’est si vrai que l’enchaînement des faits, depuis le mois de juin, montre très clairement que le livre en cause est bel et bien un élément de stratégie électorale, ce que n’étaient pas les précédents ouvrages de l’intéressé ». Laissons l'ex-éditeur se débattre dans des contradictions déjà évoquées.

Quant à la diffusion de M. Z chez Interforum, rien de sensationnel : « Le livre était fini, il avait besoin de le vendre en librairies, fin de la conversation. L’arrivée de Lise Boëll chez Plon laisse entendre que le prochain Zemmour a déjà une maison d’édition. S’il n’est pas président d’ici là », renchérit, sarcastique, notre interlocuteur.

Certains tiltent cependant sur le prix de vente de l’ouvrage : 21,90 €, très loin des tarifs de l’autoédition, tels que pratiqués. « Il y a certainement une forme de marque blanche derrière cela : Editis fournit un support pour les métiers-relais, ce qui rend le livre plus cher. » Loin, en tout cas, très loin, du cost-killer pratiqué par les auteurs indépendants, qui pratiquent un rabais sur leurs livres pour les rendre plus attractifs. « Après, il a certainement besoin de financer sa campagne… » Aux lecteurs de trancher d’ici peu.

Quant aux liens entre le polémiste, Vincent Bolloré, propriétaire de Vivendi, donc d'Editis, s'ils existent indéniablement, n'ont pas abouti à une intervention du grand patron. « Contrairement à Bernard Arnault, Bolloré ne fait pas de politique : il fait des affaires », rappelle-t-on.

Joël Dicker, ou la vocation

La Vérité sur l’Affaire Joël Dicker devient, elle, nettement plus intéressante : « Quand autour de 2008, Bernard de Fallois envisage de vendre sa maison et se tourne vers son distributeur — Hachette Livre — le PDG d’alors en riait presque. » Le refus catégorique — « dédaigneux », ajoutent certains — d’Arnaud Nourry se heurtera à la réussite commerciale d’un jeune auteur suisse arrivé en 2010 dans une coédition avec L’Âge d’Homme. Ce sera Les derniers jours de nos pères, signé Joël Dicker, plus de 372.800 exemplaires (données Edistat), dont 362.000 réalisés avec le poche. 

« Dicker et de Fallois avait une relation forte, et son éditeur l’a fait grandir dans la maison avec une colère motivée contre Nourry. Conclusion, à la mort de son éditeur, Dicker qui avait assuré qu’il n’en aurait pas d’autres, refuse à son tour de venir chez Hachette pour sa maison. » Le reste, c’est « le coup de génie de Cohen-Solal » qui le mettra en place, assure une éditrice.

« Ce qui étonne, c’est sa volonté de mener un projet éditorial réel, avec notamment la perspective les jeunes à la lecture », commente une proche. Le tout appuyé par une véritable maison d’édition. Sollicité dernièrement, le romancier faisait savoir qu'il ménageait ses projets et les présenterait en temps utiles : patience, donc, encore un peu. Comment un diffuseur/distributeur refuserait-il l’entrée de best-sellers dans son catalogue ?

Sans oublier qu’Editis a déjà une certaine habitude des traitements spécifiques pour les meilleurs vendeurs : les coéditions réalisées avec Versilio, pour Marc Levy, en sont un autre témoignage. Et des craintes similaires s'exprimaient déjà lors de la constitution de cette structure, qui a depuis bien évolué – sans pour autant se substituer à l'éditeur...

« L’autoédition, personne ne s’y lance sans bien réfléchir : un Foenkinos, par exemple, fait plus de 210.000 exemplaires avec Deux soeurs, mais il n’est pas fou : les responsabilités que cela implique, les emmerdes aussi, pour le dire crûment, il faut les vouloir », appuie une éditrice. « Peut-être qu’un Guillaume Musso, inspiré par ces projets, demanderait à Hachette d’organiser un système similaire, mais il est déjà le roi chez Calmann-Lévy et possède des parts chez Kéro… »

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Conclusion d'un vétéran de l'indutrie : « On joue à se faire peur, à Saint-Germain, souvent avec de bonnes intuitions dont découlent pourtant de mauvaises analyses. C’est l’inverse de la géométrie : on raisonne faux, sur des figures justes. » Cryptique ? À dessein : « Les éditeurs ont raison de s’interroger sur leur place, leur relation, leur valeur ajoutée, c’est sain. Car personne ne peut oublier que la plus grande valeur d’une maison, ce sont ses auteurs, et son fonds. »

Crédit illustration : Magrittte, Raminagrobis, 1946 - ActuaLitté, CC BY SA 2.0 ; Riad Sattouf - ActuaLitté, CC BY SA 2.0 ; Espace des auteurs auto-édités - Le Livre sur la Place 2018 à Nancy - ActuaLitté, CC BY SA 2.0; Le monument à Victor Hugo, Rodin -ActuaLitté, CC BY SA 2.0

9 Commentaires

 

NAUWELAERS

11/09/2021 à 00:06

Et autre cas de figure à ajouter à ce très intéressant résumé de Nicolas Gary de ces changements importants qui pointent dans le monde de l'édition: voir sur ce site l'article (1-9-2021) de Clément Solym sur Salman Rushdie qui lui aussi se passe d'éditeur pour le moment et tente un essai de publication (payante) avec la plateforme de newsletters «Substack».
Celle-là même qui accueille des journalistes américains qui n'en peuvent plus de la culture «woke»...
Qui est particulièrement virulente au Canada (les livres de Tintin et d'Astérix carrément brûlés pour racisme -ce qui donne paradoxalement froid dans le dos - actu toute récente)...
Cette néocensure devenue folle -ce qui ne justifie en rien la censure «traditionnelle» - est flinguée, pour ceux que cela intéresse, par Oliver Stone dans le n° de septembre de «VSD».
CHRISTIAN NAUWELAERS


Ed

11/09/2021 à 10:26

Si je peux me permettre, le cas de figure de Rushdie est radicalement distinct et ne s'inscrit dans aucune des démarches évoquées ci-dessus. D'abord, parce que l'agent de Salman Rushdie est un homme connu pour avoir toujours tenté, à travers le numérique, de véritablement contourner les éditeurs. Là, il y est brillamment parvenu – tout en obtenant de la plateforme une belle avance pour son auteur. Et ce serait peut-être là le seul point commun avec Joël Dicker : être payé pour se servir de l'outil (numérique pour Rushdie, distribution pour Dicker).
Donc, comparaison n'est pas raison : Rushdie a clairement parlé d'un one shot, expérience unique, et qu'il ne réitérera pas forcément. Zemmour est flou, mais rejoindra certainement Plon (le papier le dit bien), Dicker a en effet un véritable projet éditorial, quant à Sattouf, il ouvre une porte avec deux premiers tomes...
Pour ce qui est du woke, en revanche je suis mauvais cuisinier, quant à la cancel culture, je la digère mal.

Aradigme

11/09/2021 à 11:55

Les techniques du numérique et de l'impression "à la demande" ont rebattu les cartes dans le milieu de l'édition.Ses différents acteurs vont donc devoir peu à peu s'adapter à la nouvelle donne.
Un éditeur, dans le modèle classique, offrait aux auteurs plusieurs services de logistique (typograhie, impression, stockage, distribution, publicité), le tout résumé dans une marque, le nom de l'éditeur (Gallimard, Grasset, etc...) censée garantir au lecteur un niveau de qualité tel que défini par l'éditeur.
Nous voyons pour le moment des "élus" de l'ancien système qui tentent de profiter des avantages du nouveau système. La démarche est relativement sans risque et profitable car leur notoriété est déjà établie. Mais comment fonctionnera le nouveau système avec des auteurs inconnus du grand public?
Il me semble qu'on verra dans un premier temps une fragmentation ou même un émiettement de l'offre sous la forme de milliers de publications de qualités fort variables. Les grandes maisons d'édition maintenaient un certain ordre (à leur profit, c'est entendu et c'est normal). Si cet ordre disparaît et que la qualité moyenne des oeuvres publiées s'en ressent, quel en sera l'effet sur le lectorat? Ne risque-t-il pas de se réduire après plusieurs déceptions? Qui demeurera ou deviendra prescripteur? Qui prendra en compte non seulement la qualité mais aussi la pertinence et l'originalité d'un texte?

Fabienne

12/09/2021 à 22:04

Qui jugera de la qualité d'un texte ? se demande un commentateur. Les lecteurs et lectrices.

LOL

13/09/2021 à 07:04

Ça fait quelques années que le niveau éditorial s'est singulièrement relâché dans l'édition. Se faire publier, et même se faire publier chez un « grand », n'est plus du tout un gage de qualité. On ne compte plus les bouses et le bon bouquin devient l'exception.

On se trouve du coup totalement sur le même plan avec l'auto-édition : la bouse est la règle et l'exception l'heureuse trouvaille.

Quelle différence ? Aucune. Le vainqueur est tout trouvé et le futur gros aussi : un Amazon-like.

L'avenir est totalement écrit, grâce à l'édition qui lui a forgé une voie royale. Il y a sans doute encore moyen de renverser les choses, mais personnellement, je n'y crois pas : il est trop tard...

Cromanche

12/09/2021 à 18:35

Non ! "Les derniers jours ne nos pères" de Joël Dicker n'a pas été un succès de librairie à sa sortie, mais vraiment pas. Il s'est un peu vendu en Suisse, et quasiment pas en France. C'est son deuxième livre, "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert" qui a propulsé Dicker vers les sommets. Tout naturellement, une partie des lecteurs de ce best-seller ont alors acheté le premier roman de Dicker, d'abord dans sa version grand format, puis, beaucoup plus massivement, comme le montrent les chiffres que vous citez, dans sa version poche.

A noter que Bernard de Fallois, qui commença sa carrière d'éditeur en secondant Guy Schoeller, puis en lui succédant, à la direction du Livre de poche d'Hachette, avait créé aux éditions de Fallois une collection de poche dédiée à Joël Dicker, De Fallois-poche. Honneur jusque-là réservé dans cette maison à Marcel Pagnol, grand ami de Bernard de Fallois, pour qui celui-ci avait créé la collection de poche "Fortunio" (même format, même apparence que Folio. Les libraires rangent donc les deux collections sur les mêmes rayonnages, et les clients achètent des Fortunio en croyant que ce sont des Folio. Quand on vous dit que Bernard de Fallois était un grand éditeur !)

Je parle des poches car, si on consulte les données d'Edistat ou de GFK, on s'aperçoit que, par rapport aux grands formats, jamais ils ne se sont mieux vendus. Les poches vont donc être un enjeu majeur dans les années qui viennent. De plus en plus d'éditeurs vont créer leur propre collection de petits formats. Et que feront les auteurs auto-édités ? (Dicker, par exemple, qui n'a jamais connu d'autre collection de poche que celle que son défunt mentor avait créée pour lui, va-t-il imiter son exemple ?)

Team ActuaLitté

12/09/2021 à 23:22

Bonjour
Alors, "Les derniers jours de nos pères".
Grand format : 10.705 exemplaires - 57 % de ventes en librairie
Poche : 362.587 exemplaires - 46 % de ventes en librairie. (données Edistat pour les deux formats)
On peut raisonnablement parler de succès, semble-t-il.

Cromanche

13/09/2021 à 09:39

Nous nous sommes mal compris. J'ai écrit que "Les derniers jours de nos pères" n'avait pas été "un succès À SA SORTIE". J'en veux pour preuve ce passage d'un article de Mohammed Aissaoui dans Le Figaro du 3 août 2013, consacré aux débuts de Joël Dicker, et plus précisément à la sortie de son premier roman :

"Côté ventes, on ne peut pas dire que ce fut le raz de marée : moins de 1 000 exemplaires, mais c'est le sort de nombreux premiers romans. « Alors, quand Bernard de Fallois m'a proposé de publier "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert", j'ai pensé que c'était vraiment trop tôt, cela ne faisait que six mois que Les Derniers Jours de nos pères était en librairie. Et je vous l'avoue, j'avais peur que mon premier roman soit complètement écrasé... » En fait, le grand succès de La Vérité ... relance les ventes du premier titre, qui finit par atteindre 10 000 exemplaires."

Et ce sera ensuite l'explosion des ventes avec la parution en poche. C'est donc dans le sillage de l'immense succès de "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert", que le premier livre de Dicker a commencé à bien se vendre. A sa sortie, et durant les premiers mois de sa présence en librairie, il a plafonné à 1 000 exemplaires. Les récapitulatifs d'Edistat n'indiquent la progression des ventes d'un ouvrage que pour les 4 dernières semaines. Si l'on veut connaître cette progression depuis l'origine, il faut consulter les archives de l'époque, si on les a conservées.

L.F. Courteveille

16/09/2021 à 10:24

En ce qui me concerne, je publie en indépendante avec un souci de finition éditoriale du texte largement meilleur que celui de nombre de maisons d'édition, tout simplement parce que je connais le métier (et j'ai déjà été publiée, sous un autre pseudonyme, ce n'est plus un enjeu)…
Ces dernières années, certaines maisons plutôt conséquentes ont laissé sortir des textes à l'état de friche. On sent le besoin de produire vite et beaucoup, d’économiser sur la révision. Cela ne rend service à personne.
J'ai en outre fait ce choix parce que je n'ai pas d'illusion sur la réalité : aujourd'hui, ce n'est plus seulement le livre qu'on vend, mais aussi l'auteur. Il doit être "bankable", faire joli sur la photo, avoir envie de briller en société. Pour ma part, je produis des textes, pas des spectacles. Je ne corresponds pas au modèle, je ne les intéresserai pas.
Écrivant dans le domaine de l'imaginaire, je ne souhaite pas non plus me conformer au schéma commercial dominant, qui consiste souvent en une surenchère de violence et de virilisme. Vous arrivez avec une œuvre singulière, on vous accueillera avec une tête de porte close, "ça ne se vendra pas" vous dira-t-on... Non, pas au début, peut-être, effectivement (quoique). Ça fait partie du jeu, quand on explore des chemins moins fréquentés... il faut le temps de la cristallisation, impossible lorsqu'on demande à un bouquin de faire ses preuves en trois mois, sous peine de pilon, dans un contexte où il sort plusieurs dizaines de livres par jour.
Pour finir, il est clair que les contrats standard d'édition actuels sont inadmissibles. Je ne vendrai jamais mes droits dans ces conditions. J'ai travaillé trop dur depuis des années pour me laisser marcher dessus.
Alors, ça sera plus difficile, plus long, plus tortueux ? Tant pis. Côté accueil des lecteurs... je ne peux vraiment pas me plaindre. Et ce sont eux qui importent, en définitive.

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11/05/2020, 09:00

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Les Français achètent de plus en plus de livres d'occasion

Le livre d'occasion, une aubaine
En attendant le communiqué annuel de PriceMinister annonçant que le livre a encore été le produit le plus revendu après Noël, voici un bref pronostic de Recommerce. Spécialiste de la vente de smartphones et produits reconditionnés, l’entreprise avance que les Français passeront massivement par les cadeaux d’occasion.

20/12/2018, 12:03

Autres articles de la rubrique À la loupe

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“Un libraire doit-il vendre le livre d’Eric Zemmour ?”

Voilà une semaine maintenant que La France n’a pas dit son dernier mot est disponible dans les différents points de vente et en ligne. Un succès revendiqué par l’auteur du Destin français, dont la mise en place dépassait les 150.000 exemplaires. Avec un cas de conscience qui se pose chez les libraires : vendre ou ne pas vendre Éric Zemmour. Marc Georges, qui dirige La Demeure du livre, à La Perrière (Orne), intervient dans nos colonnes avec quelques réflexions à partager.

20/09/2021, 09:04

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Babel, Sisyphe et Tantale dans un bateau : mettre le Horla à la rentrée littéraire

Outre le raccourcissement désormais flagrant des journées, les aléas météorologiques qui contraignent à troquer bermudas et t-shirts pour jeans et chemises, tout va bien madame la Marquise. Alors d’où me vient cette langueur que Verlaine n’aurait pas boudée ? Une anémie qui ne doit rien à mes globules rouges, merci pour eux, et pourtant sévit, jour après jour… La réponse était dans l’énoncé. Ou plutôt, sur le bureau d’en face…

18/09/2021, 13:01

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Raphaël Glucksmann : “La politique souffre d’abord d’une absence de littérature”

ÉVÉNEMENT – Au fil des éditions, les Bibliothèques idéales de Strasbourg voient de plus en plus grand. Cette année, malgré les complications épidémiques, « les Livres ont pris le pouvoir », bel et bien : 200 écrivains, intellectuels, acteurs et musiciens ont investi la capitale alsacienne pendant 10 jours pour faire de ces rencontres un rendez-vous incontournable de la vie culturelle d’abord strasbourgeoise, ensuite alsacienne, bientôt française. Retour d’expérience. 

15/09/2021, 17:33

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Pourquoi le journaliste littéraire redouterait l'internaute critique ? 

Auteur Gallimard, juré Prix Goncourt, auteur d'une étude sur les traducteurs pour le CNL, journaliste, bloggueur et despote éclairé de la République des livres : Pierre Assouline est multi-casquette, solidement implanté dans l'industrie. Dans La revue des médias, il dénigre avec ardeur les réseaux de lecteurs, des « plateformes [qui] sont des sites marchands ». Et finalement, déplore une médiocrité propre à l'époque. Pierre Fremaux, cofondateur de Babelio, apporte les nuances impératives.

15/09/2021, 07:42

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La Peste d'après Albert Camus inaugure Kazoku, label manga chez Michel Lafon

En 2016, Ki&Hi devint le premier manga des éditions Michel Lafon : 6 tomes et un agenda plus tard, le succès dépasse 1,03 million d’exemplaires (donnée Edistat) sur cinq années. 2021 amorce alors une nouvelle voie : Kazoku, le label manga de la maison. Et pour l’inaugurer, c’est le roman d’Albert Camus, La Peste, adapté par Ryota Kurumado. Une aventure éditoriale peu banale, dont les deux premiers tomes sortiront d’ici 10 jours.

14/09/2021, 11:33

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Patrick Imbert (Le Sommet des Dieux) : “Chez Taniguchi, je sens toujours une tonalité humaine”

En salles le 22 septembre prochain, Le Sommet des Dieux adapte le récit homonyme de Jirō Taniguchi, en 5 tomes (parus aux éditions Kana dans une traduction de Sylvain Chollet). L'histoire d'une passion vertigineuse pour l'alpinisme, où chaque sommet vaincu n'est qu'un seuil devant le prochain... Entretien avec Patrick Imbert, le réalisateur du long-métrage.

08/09/2021, 16:21

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Seghers : une rentrée à la recherche du lien entre tradition et modernité

La réorganisation des maisons décidée en octobre 2020 aura conduit Antoine Caro à la tête de Seghers. Une première rentrée littéraire, donc, qui amorce les trois axes de développement — tout en renouant avec l’histoire même de la maison. Poésie, beaux livres, littérature, la transition s’inscrit dans la tradition, celle d’une époque où Pierre Seghers conjuguait les genres et les talents. 

07/09/2021, 11:01

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Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

01/09/2021, 12:50

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Eric Zemmour : “Comment je suis devenu auteur-éditeur”

ENTRETIEN EXCLUSIF – La France n'a pas dit son dernier mot sera le prochain livre d'Éric Zemmour. Une aventure éditoriale qui commence avec une rupture à l’initiative de son ancien éditeur, Albin Michel. Sans maison pour son prochain livre, le polémiste a choisi de monter sa propre société d’édition — Rubempré. Et de confier à Interforum la distribution de ses livres sur le territoire, et dans la francophonie. Il revient avec nous sur cette démarche, plutôt inédite pour un auteur de best-sellers.

25/08/2021, 17:32

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En Afghanistan, “les créateurs sont pourchassés, risquent la torture et la mort”

La progression et le retour des talibans au pouvoir, à la faveur du retrait des forces internationales de l'Afghanistan, inquiètent le monde entier. Le devenir des libertés individuelles semble plus que jamais menacé dans le pays, et le Pen club français, qui défend la liberté d'expression, appelle le gouvernement français à prendre des mesures d'accueil fortes.

24/08/2021, 09:31

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 7. XXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette septième partie est consacrée aux traducteurs du XXe siècle, qui prônent une traduction non littérale pour les œuvres de fiction et qui créent une nouvelle discipline dénommée traductologie. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

20/08/2021, 10:03

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 6. XIXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette sixième partie est consacrée aux traducteurs du XIXe siècle, qui affinent leurs méthodes et tentent de nouvelles approches dans leur art. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

19/08/2021, 10:24

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 5. XVIIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette cinquième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIIe siècle, qui prennent pour habitude de traduire d’une langue étrangère vers leur langue maternelle, et non le contraire. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

18/08/2021, 11:07

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 4. XVIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette quatrième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIe siècle, dont les traductions tentent d’être plus fidèles et transparentes que celles de leurs collègues des siècles passés. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

17/08/2021, 10:36

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 3. XVIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette troisième partie est consacrée aux traducteurs du XVIe siècle, qui traduisent les auteurs classiques et la Bible dans des langues modernes (anglais, allemand, français, etc.). Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

16/08/2021, 10:46

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Biélorussie : la France doit “déclencher une initiative internationale” contre Loukachenko

L'anniversaire de la réélection contestée d'Alexandre Loukachenko à la présidence de la Biélorussie d'août 2020 fut marqué par la dissolution du Centre PEN national, qui lutte pour la liberté d'expression des écrivains. Le triste symbole d'un régime autoritaire qui s'installe et perdure : le Club PEN français, dans un courrier à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, exhorte celui-ci à l'action. Nous reproduisons ci-dessous le texte envoyé, en intégralité.

16/08/2021, 10:44

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 2. Moyen Âge

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette deuxième partie est consacrée aux traducteurs du Moyen Âge, qui favorisent le développement des langues et cultures vernaculaires. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

14/08/2021, 10:48

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 1. Antiquité

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette première partie est consacrée aux traducteurs de l’Antiquité et à leur rôle de passerelle entre plusieurs langues, cultures et civilisations. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

13/08/2021, 13:35

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“Connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs”

Docteure en littérature française et comparée, Lise Chapuis s’est un beau jour passionnée pour l’italien. Au point de faire métier de traduction. Elle dirige également la collection Selva selvaggia, des éditions L’Arbre vengeur, où, là aussi, elle offre aux lecteurs français de découvrir de nombreuses oeuvres du Bel paese – classiques et contemporaines. Entretien, tout en nuances.

11/08/2021, 10:46

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Finalement, Éric Zemmour a trouvé presque mieux qu'un éditeur

Secret de polichinelle, peut-être, mais bien conservé tout de même. Et surtout coup de maître, quand on pense aux ramifications, de la part d’Editis. Eric Zemmour, auteur esseulé, qu’Albin Michel avait dégagé de son catalogue de rentrée, n’avait d’autres options que l’autopublication pour maintenir la sortie de son livre. Il a donc ajouté une société d’édition aux cordes de sa propre entreprise, Rubempré. Et tant qu'à faire, autant se trouver une structure de diffusion, pour assurer la présence dans les points de vente, non ?

09/08/2021, 11:20

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BD 20-21 : “La bande dessinée vit une crise de croissance particulièrement aiguë”

L'année de la bande dessinée, imaginée pour l'année 2020 et finalement étendue sur une partie de 2021 en raison de la crise sanitaire, s'est terminée en juin dernier. Voulue par le ministère de la Culture, organisée par le Centre national du livre et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, l'opération s'organisait parallèlement à la remise du rapport Racine, très attendue par les auteurs et autrices. Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité de la BD, estime que l'année de la BD a permis de mettre en avant la situation des créateurs et de lancer le processus de réformes.

05/08/2021, 17:16

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Alessio Forgione : un dialecte napolitain qui “s’étend bien au-delà des mots”

Le dernier livre d’Alessio Forgione, Napoli mon amour, est paru en début d’année chez Denoël. Traduit par Lise Caillat, ce roman parcourt une ville où désespoir et solitude s’entremêlent, pour Amoresano. Jusqu’à l’arrivée de Nina. Et soudainement, les rues napolitaines n’ont plus la même saveur. Entretien avec la traductrice.

05/08/2021, 11:54

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Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

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Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

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“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

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La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

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Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

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Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

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Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

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Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

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Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

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Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut sécuriser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07