#Auteurs

L'infernale circulaire 2016, ou la retraite à prix d'or pour les auteurs

Ah, la retraite : paisible repos après une dure vie de labeur, accompagnée d’un pécule qui permettra d’offrir les étrennes de fin d’année ou la petite enveloppe d’anniversaire. Ou dans certains cas, plus rares, de faire creuser la piscine rêvée. Pour les artistes-auteurs, l’Agessa se vit confier le soin de collecter les sommes, avec l’incurie que l’on a fini par découvrir… Et qui n’en finit pas. 

Le 17/02/2021 à 15:58 par Nicolas Gary

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17/02/2021 à 15:58

Nicolas Gary

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Le rachat de ses droits... L’assurance maladie connaît bien ce cas de figure : pour certains travailleurs, le manque de trimestres cotisés impacte directement la retraite à percevoir. Et pour ce faire, un système de rachat de cotisations a été mis en place, avec des coûts parfois douloureux, comme l’évaluait la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques.

En effet, à partir de 40 ans, les versements pour 1 trimestre varient entre 2065 € et 3961 €. Tout de même. À titre comparatif, actuellement, pour valider un trimestre retraite, un artiste-auteur doit payer environ 100 €.

Agessa, 40 ans de débâcle

Des pratiques qualifiées d'« illégales », pointées publiquement par le CAAP depuis 10 ans et plus récemment, en juin dernier avec la présentation d’un violent rapport, monté par la Guilde des scénaristes. Ce dernier démontrait que l’organisme chargé des cotisations pour ces professions avait failli à sa mission au cours des 40 dernières années. « Jusqu’en 2019, les scénaristes, et plus généralement les artistes-auteurs, se sont entendu dire qu’il fallait qu’ils fassent eux-mêmes la démarche de s’affilier à l’Agessa, dès lors que leurs revenus d’activité dépassaient 900 fois la valeur du SMIC horaire (9027 € en 2019), car il s’agissait du seuil pour ouvrir droit à leur retraite », signait la Guilde.

De fait, l’Agessa n’aura, quarante années durant, pas prélevé les cotisations pour la retraite des auteurs. Et malgré des rapports des Inspections générales des Affaires culturelles et Affaires sociales, en 2005 et 2013, le système continua de tourner en roue libre. Avec, en bout de courses, des milliers de victimes...

Il fallut attendre la circulaire du 24 novembre 2016 pour que les artistes-auteurs se voient proposer un système de rachat de leurs trimestres — mais dans des conditions financières particulièrement lourdes pour ces derniers. Un modèle qui, par ailleurs, « n’a nullement réglé le problème ni réparé le préjudice subi », assuraient, en février 2020, 18 organisations d’auteurs.

Circulaire, y'a rien à voir

Pourtant, le Conseil Permanent des Écrivains a récemment expédié à la ministre de la Culture un courrier pour défendre avec ardeur et tendresse ladite circulaire. Épaulé par 23 organisations, le CPE demande donc que soient reconduites les mesures de la circulaire « avec les adaptations nécessaires du dispositif de 2016 permettant de régulariser les dossiers des artistes-auteurs (ex-assujettis) reconnus par l’administration comme ayant été concernés par le défaut de prélèvement de cotisations vieillesse ». Un message qui aura fait débat, d’ailleurs. 

Bessora, actuelle présidente du CPE, défendait la lettre à la ministre comme suit : « L’objectif ? Essayer d’obtenir du ministère de la Culture d’abord (et des autres décisionnaires ensuite) la mise en place d’un système pour évaluer, réfléchir et proposer aux auteurs concernés des moyens de régulariser les situations qui pourraient l’être. »

Mais la seule présence de la Sacem, organisme paritaire incluant auteurs et éditeurs, interrogeait. « Il ne manquerait plus que la SACD », grinçait un observateur. « D’autant qu’il est facile, pour certains, de se positionner en faveur de la circulaire, parce qu’ils ont un rôle au sein de l’Agessa. » Conflit d’intérêts ? Défaut d’objectivité, a minima, répond-on, au moins pour ceux que l’on retrouve dans les membres fondateurs et/ou actifs de l'Agessa, (SGDL, Sacem, SNAC, UPP, par exemple).

Informés ou désinformés ?

À Roselyne Bachelot, est donc demandé de perpétuer un système coûteux, le tout avec un langage assez particulier : au terme d’un webinar organisé par le CPE, le terme de « scandale » pour qualifier le fonctionnement de l’Agessa était réfuté. Avec cette justification : si les auteurs n’ont pas été appelés à cotiser, c’est qu’ils n’avaient pas entrepris les démarches nécessaires.

Or, l’inverse est tout aussi vrai : nombre d’auteurs ignoraient cette démarche, la faute pouvant donc incomber à l’organisme.

Pour preuve, le courrier à la ministre de la Culture reconnaît du bout des lèvres le défaut d’information, en estimant nécessaire qu’une campagne de communication soit menée. Cette dernière doit être « suffisamment large pour que tous les auteurs concernés puissent être informés et disposer des moyens de régulariser leur situation ». Le projet de numérisation des oeuvres indisponibles ReLIRE n'avait pas mieux fait.

Economiser 3 à 5000 €

Pas tenus au courant, les auteurs ? Ou soucieux de contourner la procédure, et donc de ne pas prendre part aux impératifs de cotisations nationaux ? Au cours du webinar du CPE, le compositeur Pierre-André Athané a fait part de sa propre expérience (à 53'04). Ancien président du Syndicat National des Auteurs et Compositeurs (et actuel président d'honneur), dont il est membre, il fut également vice-président de l’Union des Compositeurs de Musiques de Films. Pas vraiment un néophyte en matière d’organisations syndicales. 

« On parle d’un scandale Agessa… il y a énormément de suspicion, d’accusations qui ont été faites sur les organisations, sur l’Agessa, sur les personnes, j’aimerais bien que ça, maintenant, ça cesse, parce que ça ne fait pas avancer le débat. »

Et d’évoquer une problématique multifactorielle, découlant de la non-intervention de l’État, « qui aurait dû le [ce prélèvement] rendre obligatoire », mais également un manque de moyens des Agessa. « Et puis, cette espèce d’inertie… » Il atteste donc avoir reçu au cours de ces dernières années un courrier lui indiquant qu’il devait cotiser, « parce que c’est obligatoire. Je me suis un petit peu renseigné quand même, et on m’a dit : “Si tu dis rien, ils ne te demanderont rien.” Et je me disais, au fond, je vais avoir une retraite d’un autre moyen… ce qui n’est pas interdit est autorisé en France, c’est toujours comme ça ».

Et de conclure : « Quand on sait qu’en fait, il n’y aura pas vraiment de pression, je me suis dit bon ben voilà, j’aurai un peu moins de retraite, mais finalement, ça m’économise quand même des sommes qui étaient entre 3 et 5000 € par an. J’avais pas trop envie de les sortir, et les ai pas sortis, mais je le savais. […] Je suppose que ça arrangeait beaucoup d’auteurs de pas payer et que ça a mis aussi beaucoup d’auteurs dans la merde de pas payer. […] Le temps est à chercher des solutions, beaucoup plus qu’à dénoncer un certain scandale. » 

Le Défenseur des droits dans l'arène

Le tout sous le regard de la présidente du SNAC et du CPE, Bessora, qui passe la parole comme si de rien n’était. Les auteurs ont-ils volontairement ignoré les appels à cotisation, et, par conséquent, se sont assis sur la notion de solidarité nationale, comme le pointe le président du SNAC ? Ou ont-ils manqué d’informations ? Les deux mon capitaine, certainement. Reste que la solution de la circulaire de 2016 devait résoudre les problèmes – un courrier ministériel du 29 juillet 2015 le promettait.

Et que le CPE insiste sur le bien-fondé de cette solution, autant que sur la nécessité de la pérenniser. 

Faut-il rappeler qu’un audit des comptes de l’Agessa, effectué en 2012, avait refusé de les certifier, pointant que la caisse

n’appelle pas depuis sa création les cotisations vieillesse aux assujettis non affiliés. Les cotisations prélevées par les diffuseurs pour les assujettis non affiliés n’ouvrent aucun droit pour ces derniers à l’assurance maladie ou à l’assurance retraite. Il en résulte que les assujettis paient des cotisations sociales sans « acquisition de droits » et que les cotisations retraite ne sont pas appelées pour les assujettis non affiliés. Le non-appel de ces cotisations impacte l’exhaustivité des cotisations comptabilisées revenant au régime.

– Tuillet Audit, rapport sur l’exercice clos le 31 décembre 2012

En outre, la prise de position du CPE semble faire totalement abstraction d’une décision rendue par le Défenseur des droits, le 22 janvier 2020. Jacques Toubon, qui en occupait le poste, avait alors à trancher sur la situation de « Madame X qui estime subir une atteinte à ses droits d’usager du service public de la sécurité sociale ». Un dossier très similaire à la question des retraites, qui touche de très près au sujet, et tord le cou à ladite circulaire de 2016.

Le Défenseur des droits estimait alors que cette dernière n’était pas protectrice des intérêts des artistes et que le marasme incombait pleinement aux organismes, avec un préjudice véritable à réparer.

Déjà, Bruno Racine...

Ce qui devient étonnant, c’est que le CPE pas plus que les organisations signataires de la lettre à Roselyne Bachelot n’ignoraient cette décision — qui avait été rappelée au cours des multiples échanges entre organisations. Ensuite, pour l’anecdote malheureuse, le même jour, le 22 janvier, le rapport Racine, L’auteur et l’acte de création, était soumis à Franck Riester.

Sur cette circulaire, Bruno Racine restait réservé : « Toutefois, eu égard à son coût pour les intéressés, quelques dizaines d’artistes-auteurs seulement ont pu se permettre d’opter pour cette régularisation. » 

« En outre, pour l’avenir, depuis le 1er janvier 2019, une cotisation d’assurance vieillesse de 6,90 %, qui aurait dû être prélevée depuis toujours, s’applique à tous les revenus d’auteur dès le premier euro, ce qui, bien qu’ouvrant enfin les droits à la retraite de tous, entraîne des charges supplémentaires qui n’avaient pu être anticipées. »

– Rapport Racine

Auditionnées, les représentants d’auteurs avaient alors pointé les conséquences financières et « socialement dramatiques pour certains d’une négligence qui les conduit à penser que leur sort laisse indifférent ». Jacques Toubon, un mois plus tôt, s’était montré bien plus corrosif…

Préjudice reconnu et admis

La circulaire interministérielle, rappelait le Défenseur des droits, « prévoit un procédé de rachat des cotisations qui, à divers égards, ne répond pas aux exigences d’un rétablissement juste et exhaustif des intéressés dans leur droit d’usagers du service public de la sécurité sociale ».

AUTEURS: la sécurité sociale, ou le déni de démocratie

Et d’enfoncer le clou : « L’obstacle majeur à ce rétablissement réside dans le coût, bien trop élevé, du rachat des cotisations non appelées. » Bruno Racine, plus courtoisement, ne disait pas autre chose, en somme. 

Mais Jacques Toubon portait également ses doléances auprès de la ministre responsable de la sécurité sociale – Agnès Buzyn, déjà amplement sollicitée par les auteurs, et passablement silencieuse sur le sujet. Et d’écrire : 

Dernièrement le Défenseur des droits, dans le cadre de l’instruction de réclamations dont il est saisi par d’ex-ressortissants de la CREA, et qui font l’objet d’actions contentieuses, a adressé une note à la CIPAV récapitulant les éléments de fait et de droit en considération desquels il estime que le défaut de réparation du préjudice subi par les intéressés — sous la forme de l’attribution gratuite dans le régime de retraite de base de trimestres de cotisations et de points de retraite selon les revenus réels ou estimés — méconnaît leurs droits d’usagers du service public de la sécurité sociale. 

– Décision du Défenseur des droits n°2020-021

Il demandait alors que l’État reconnaisse pleinement le préjudice subi, alors même que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait « admis que les cotisations qui auraient dû être appelées par l’organisme de retraite de base, ne l’ont pas été ». Et ce, dans la circulaire même du 24 novembre 2016. 

La suite est croquignolesque, et rend la position du CPE totalement surréaliste : 

L’absence d’appel des cotisations par un organisme de sécurité sociale chargé du recouvrement des cotisations afférentes au (x) régime(s) dont il a la charge, constitue une faute de nature à engager sa responsabilité. 

La responsabilité pour faute des organismes de sécurité sociale peut être engagée sur le fondement des règles du droit commun de la responsabilité extracontractuelle, fixées aux articles 1240 et suivants du Code civil. 

– Décision du Défenseur des droits n°2020-021

Une décision du 2 février 2017 de la Cour d’appel de Paris avait condamné la caisse CIPAV, ex-CREA, « à titre de réparation, à valider gratuitement les trimestres correspondants et à reconstituer gratuitement le compte de cotisations de l’intéressée, en considération de ses revenus réels ou estimés ». Une approche qui constituait « une juste réparation du préjudice subi », achevait Jacques Toubon.

Et pour demain, alors ?

Que penser alors d’une circulaire condamnée par Jacques Toubon et désavouée par Bruno Racine ? Roselyne Bachelot plongera-t-elle dans le piège tendu ? Quel sens aurait le prolongement d'un outil économiquement inepte pour les artistes-auteurs ? Et plus encore, pourquoi des organisations pourtant lucides sur la situation cautionnent-elles une approche clairement à l’opposé des intérêts des créateurs ?

Peut-on imaginer que Le PEN Club français, défenseur de la liberté d’expression, valide une mesure qui met à mal les auteurs ? Ou encore que les traducteurs, à travers l’ATLF, disposent de trésoreries si significatives qu’ils aient les moyens de ces rachats de trimestre ? 

La réponse est plus simple : « Tout le monde se protège… », assure une observatrice.

Pourtant, tout le monde ne sera pas protégé : l’unique perspective, à l’image de la procédure qu’évoquait Jacques Toubon, passera par une assignation de l’Agessa. Certes, la CIPAV est une autre caisse de retraite, mais sa condamnation reste sur la même ligne.

Et devant les tribunaux, comment l’Agessa défendrait-elle une position quand sa ministre de tutelle a reconnu la défaillance ? Car l’enjeu est bien une circulaire inadaptée.

Les réticents pointent que la condamnation de février 2017, qui répare le dommage à la hauteur du préjudice subi par la validation gratuite des trimestres manquants, profiterait à ceux qui ont triché avec le système. Mais n’est-ce pas en réalité l’Agessa qui, pour minorer ses frais de gestion, a « triché avec le système » en n’appelant pas la cotisation vieillesse à tous ses cotisants ? La question de savoir si certains cotisants étaient « consentants » n’est-elle pas marginale dans l’ordre des responsabilités engagées et des préjudices subis ? L’enjeu n’est-il pas de réparer effectivement les préjudices subis ?

Il semble que Roselyne Bachelot n’en a pas fini avec sa correspondance : d’autres organisations d’auteurs ont décidé de prendre le sujet à bras le corps. Et en finir avec une circulaire qui tourne en rond.

crédits photo

illustration : Free-Photos, CC 0 ; marche des auteurs à Angoulême, 2015 - ActuaLitté, CC BY SA 2.0 ; Bessora : CPE, capture d'écran ; Franck Riester et Bruno Racine - ActuaLitté, CC BY SA 2.0 ; Jacques Toubon, 2015 - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

13 Commentaires

 

antoine

17/02/2021 à 16:59

Soit le CPE est totalement compromis, soit ses membres n'ont aucune expertise juridique! Comment peut-on dire défendre les auteurs et soutenir ce machin qui les fait payer pour les manquements de l'Etat?

Ed

17/02/2021 à 17:28

Peut-on envisager le néologisme romanocriminalité ? ou Artistocriminel ?
Comment ne pas replonger dans les questions de représentativité, balayées de revers amples de manches par le Service du livre et de la lecture, dont le patron fait les risettes et courbettes, mais flinguent les auteurs quand ils en ont besoin ?
Le CPE, qu'incarne-t-il, avec de si belles prises de position ? Un reliquat mal dégrossi d'une époque archaïque, ou un véritable modèle d'incompétence ?
Je m'interroge.

Ernest H.

17/02/2021 à 17:57

Lire effaré les propos du président Athané : "finalement, ça m’économisait quand même des sommes qui étaient entre 3 et 5000 € par an"... Donc j'apprends que ceux qui auraient dû nous informer (à défaut d'être totalement incompétents pour nous défendre) étaient heureux d'économiser 3 à 5000 euros par an ??? Et après, il faudrait réfuter un "scandale" ! Mais c'est une blague ?
Bravo ! Je démissionne et je vous rends ma carte.

LOL

18/02/2021 à 06:29

Il faut avouer que son propos est aussi scandaleux... que le scandale de l'AGESSA.

Albert

18/02/2021 à 07:27

On dirait plus du "greenwashing" au profit d'organisations professionnelles compromises dans les mauvaises décisions de l'agessa que de défense des auteurs lésés.

Paola Appelius

18/02/2021 à 10:06

Que voilà une façon "croquignolesque" de faire du journalisme, Nicolas Gary. Surtout quand ceux qui vous lisent pensent que votre article est objectif. L'idée du CPE, issue du webinaire Place des auteurs : l'affaire Agessa du 18 janvier, qui avait permis de confronter des points de vue contradictoires, est justement de demander un bilan et des adaptations réalistes pour le rachat des trimestres. Quand on prétend faire une "enquête", on essaie au moins d'avoir les positions des différents protagonistes au lieu d'ânonner religieusement le story-telling ou la doxa de ceux qui promettent le grand soir à des auteurs qui ne savent même pas toujours de quoi on parle. Par exemple, le "scandale" pour certains retraités, serait d'avoir cotisé pour rien alors que le problème est un défaut d'appel à cotisations. Si d'aucuns veulent croire qu'ils vont récupérer des trimestres gratuitement, quand d'autres ont dûment cotisé, libre à eux. Mais on a rarement en ce bas monde le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. La vraie question à se poser n'est pas ce qui aurait dû être fait (ça, c'est trop tard) mais comment rattraper le coup de façon juste et équitable pour ceux qui n'ont pas cotisé. C'est une question trop importante pour prêter le flanc aux querelles entre organisations d'auteurs sur fond de guerre de personnes et de course à la représentativité alors qu'on veut tous la même chose.
Publierez-vous mon commentaire, qui ne dénigre pas le CPE?

Locke

18/02/2021 à 11:55

Bah oui parce que le vrai problème, ce n'est pas tous ceux qui ont cotisé pour rien pendant des décennies parce que l'Agessa (aux mains d'OGC et associations disposant, on le rappelle, de moyens considérables) n'a pas fait son travail, mais les malheureux retraités qui, eux, ont bel et bien cotisé et du coup ce serait pas juste pour eux.

C'est évident, c'est le cœur de l'affaire ! Ce sont eux les vraies victimes, pas les auteurs et autrices qui sont injustement privés de retraite par la défaillance de l'Agessa, et qui se retrouvent à devoir racheter d'un coup et plein pot leurs trimestres, tandis que les vrais responsables s'indignent qu'on ose appeler ça un scandale.

Non mais sérieusement, quel commentaire odieux. Et oser dire que "oh mince alors il est trop tard zut, bon ben tant pis alors c'est plus la peine de chercher les responsables"...

Non. Quand on constate une défaillance pareille dans un organisme tenant entre ses mains la sécurité financière de milliers d'auteurs, on retrouve les responsables, on les condamne le cas échéant (par exemple à partager leur trésorerie pour réparer LEUR erreur) et on corrige l'erreur, au lieu de reporter la faute sur les victimes.

Leur accorder "généreusement" le droit de racheter leurs trimestres perdus d'un bloc, c'est insuffisant. Et laisser en parallèle les responsables de la situation reporter la faute sur leurs victimes et pousser des cris d'orfraie quand on les accuse, ça devient franchement répugnant.

Paola Appelius

18/02/2021 à 13:44

Je ne crois pas que mon commentaire a la teneur que vous lui prêtez. Je fais moi-même partie des auteurs qui n'ont pas cotisé pendant plusieurs années par ignorance (avant d'adhérer à l'ATLF, où j'ai été informée) et j'aimerais pouvoir combler ces trous dans ma carrière (qui s'ajoutent à de longues études et à des interruptions pour l'éducation de mes trois enfants comme beaucoup de femmes) à un prix raisonnable, et pouvoir peut-être prétendre à une retraite à taux plein avant 67 ans, mais je ne me considère pas pour autant comme une victime. Ce qui m'intéresse, c'est une solution, mais je trouverais injuste pour ceux qui ont cotisé de récupérer des trimestres gratuitement. Je connais aussi personnellement pas mal d'auteurs qui étaient bien contents d'échapper à ces "charges" et qui se sont même plaints de la réforme permettant à tous de cotiser. Ce que je dis, c'est que la situation n'est pas aussi simple et manichéenne que certains la présentent et que l'important c'est de trouver une solution juste pour tous afin de réparer ce préjudice, ce que je crois possible. Mais je suis peut-être trop idéaliste...

Nicolas Gary - ActuaLitté

23/02/2021 à 18:04

Bonjour,
je ne modère pas les commentaires du site, mais vous voyez, le vôtre est bien apparu.
Preuve que l'on pratique la doxa et le samizdat à tout crin dans cette rédaction. Diantre !
Et si effectivement la question est "comment rattraper le coup de façon juste et équitable pour ceux qui n'ont pas cotisé", imagine-t-on que faire table rase des errances passées soit une bonne approche ? Ne tranchons pas trop vite.
Si renouveler sa confiance à l'ordonnance de 2016 est l'unique perspective, sans prendre en considération la décision du Défenseur des droits (il me semble que le CPE en a été tenu informé), alors je crains que le désaccord ne porte pas sur la seule représentativité – on voit cependant bien qu'elle est définitivement problématique –, mais plutôt sur l'efficacité.
Du reste, soit on est idéaliste et on demande le beurre, l'argent du beurrer et tout le reste, soit on ne l'est pas. Ou là encore, je suis trop manichéen ?

Pierre-André Athané

23/02/2021 à 17:51

Cher Nicolas Gary, ton article cite abondamment mon intervention lors d'un webinaire lors duquel j'ai fait part de mon expérience d'auteur assujetti aux agessa. Je m'amuse à t'imaginer recopiant mes propos, faisant des coupes et globalement le sortant de son contexte: j'espère que tu as passé du bon temps ! Tu te permets une attaque personnelle en insinuant que je me suis "assis sur la solidarité nationale". C'est élégant, merci. Mais "solidarité nationale" est surligné donc renvoie à un lien: et là je tombe sur Le président Macron et sa femme écoutant l'hymne américain. "Macron est arrivé aux Etats-Unis". Il y a un rapport ? Pense à vérifier la prochaine fois... Çà peut arriver mais bon. Salut.

Nicolas Gary - ActuaLitté

23/02/2021 à 17:58

Bonjour monsieur
J'imagine que le tutoiement est de rigueur dans ces circonstances.
Vous noterez que, si j'ai pris des citations, votre intervention est intégralement disponible et à écouter – j'ai pris le soin de caler le webinaire directement pour que chacun puisse y accéder. Preuve, de toute évidence, que je cherchais à sortir les propos de leur contexte.
Mais attaquer la forme revient surtout à se détourner du fond. Et j'imagine que la crise au SNAC après ce papier est totalement étrangère à votre intervention. Enfin, je n'insinue rien, du tout : je pense que les propos que vous tenez sont limpides, et se suffisent à eux-mêmes. Il suffisait simplement de savoir où les trouver.
Bien à vous.

Pierre-André Athané

23/02/2021 à 18:37

Bon tant qu'à m'appeler Monsieur, mets une majuscule ! Décidément... Oui on peut accéder au webinaire mais l'article ne cite que des extraits bien choisis de mon propos, pourquoi ? Allez on laisse tomber, sinon pas de crise au Snac, tout va bien...ou alors prouve le nous ! Et je ne détourne rien du tout j'assume mes propos sur le fond et la forme. Je te demanderais bien d'accepter une tribune sur ton journal mais j'hésite... Et sinon le lien "solidarité nationale" tu le changes quand ? Bonne soirée Nicolas !

L'auteur masqué

29/03/2021 à 17:33

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EXCLUSIF – À partir de ce 11 mai, les librairies ont l'autorisation de réouvrir. Or, la lecture fut, durant le confinement, l’une des vertus refuges. Privés dans un premier temps de librairies, les Français ont pourtant opté pour les livres, pour se divertir, s’évader ou s’enrichir. Un sondage réalisé par Harris pour ActuaLitté/La Journée du manuscrit francophone dévoile quelle place le livre a véritablement occupé lors de ces semaines à domicile.

11/05/2020, 09:00

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Les Français achètent de plus en plus de livres d'occasion

Le livre d'occasion, une aubaine
En attendant le communiqué annuel de PriceMinister annonçant que le livre a encore été le produit le plus revendu après Noël, voici un bref pronostic de Recommerce. Spécialiste de la vente de smartphones et produits reconditionnés, l’entreprise avance que les Français passeront massivement par les cadeaux d’occasion.

20/12/2018, 12:03

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28

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Histoire de l’ebook #9 - L’EPUB devient le format standard

Le format EPUB succède au format OeB (Open eBook) en avril 2005 en tant que standard du livre numérique et supplante peu à peu le format pionnier PDF. « Totalement différent du PDF, le format EPUB permet d’afficher un texte ajusté au tout dernier moment en fonction de l’écran et des choix du lecteur au moment précis de la lecture. Plusieurs applications permettent de créer un fichier EPUB directement, dont des logiciels libres. La plupart des liseuses sont compatibles avec le format EPUB. » (Nicolas Pewny, consultant en édition électronique)

23/06/2021, 09:27

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Entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers de Mondadori Libri

Le site NewItalianBooks, qui promeut les maisons d'édition et la culture italiennes à l'étranger, a réalisé un entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers chez Mondadori Libri. Ce dernier est le groupe de presse le plus influent en Italie. Interrogée par Paolo Grossi, directeur du site, elle revient sur l'influence du livre italien à l'étranger. Par Paolo Grossi.

22/06/2021, 12:25

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Histoire de l’ebook #8 - Premières expériences d’auteurs de best-sellers

Le maître du suspense américain Stephen King est le premier auteur de best-sellers à se lancer dans l’aventure numérique en 2000, malgré les risques commerciaux encourus. Il autopublie un roman épistolaire inédit en plusieurs épisodes sur un site web créé à cet effet, avec un résultat mitigé, avant de nouvelles expériences avec son éditeur. D'autres auteurs de best-sellers tentent eux aussi l’aventure numérique avec leurs éditeurs, par exemple Frederick Forsyth en Grande-Bretagne, Arturo Pérez-Reverte en Espagne et Paulo Coelho au Brésil.

22/06/2021, 10:05

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Queenie, histoire d'une gangster venue de Martinique, pour conquérir Harlem

Stephanie Saint-Clair. Avec un nom pareil, elle aurait pu faire du music-hall. Et d’une certaine manière, elle fut la reine de la nuit. Au cœur de Harlem, elle devint Queenie, cheffe de gang respectée au sein de Harlem : protectrice d’une communauté noire contre les policiers — déjà ! —, elle mena tambour battant une carrière dans la loterie clandestine. Nous sommes en 1933, la prohibition a pris fin, et cette Martiniquaise, ayant migré une vingtaine d’années plus tôt à New York affronte la mafia italienne, regardant les hommes droit dans les yeux. Queenie, plus qu’une gangster généreuse : un symbole.

22/06/2021, 08:05

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Histoire de l’ebook #7 - Premiers dictionnaires et encyclopédies en ligne

Disponibles en ligne au tournant du millénaire, les premiers dictionnaires et encyclopédies de référence émanent de versions imprimées, par exemple le Dictionnaire universel francophone (Hachette), WebEncyclo (Atlas) ou encore le site de l’Encyclopaedia Universalis. Suivent des outils de référence conçus directement pour le web, par exemple le Grand dictionnaire terminologique (GDT) du Québec et WordReference.com. Wikipédia fera l’objet d’un article spécifique.

21/06/2021, 09:28

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Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

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Histoire de l’ebook #6  - E Ink, une technologie d'encre électronique

Les recherches sur l’encre électronique débutent à la fin des années 1990 au sein de la société E Ink pour offrir un meilleur écran aux liseuses en attendant le papier électronique. E Ink présente le prototype de son écran en 2002 et le commercialise en 2004. Un projet un peu différent est la technologie Gyricon développée par Xerox. Radicalement novateur lui aussi dans un domaine connexe, le projet @folio voit le jour en France dès 1996 mais reste malheureusement à l’état de prototype faute de soutien financier.

19/06/2021, 11:19

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La lecture dans les établissements de santé, “espace d’intimité, d’évasion, de liberté”

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) s'engage dans une vaste opération de rapprochement entre les professionnels de la santé et ceux de la lecture publique, pour multiplier les projets culturels autour du livre et de la lecture dans les établissements de santé. Nous reproduisons ci-dessous le plaidoyer de la fédération, destiné à convaincre de l'importance cruciale de la lecture dans le parcours de soins.

18/06/2021, 15:06

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Histoire de l'ebook #5 - Les premières liseuses    

Sans surprise, les premières liseuses voient le jour dans la Silicon Valley, terre des projets technologiques les plus fous, avec les fonds nécessaires pour les développer. Ces liseuses sont le Rocket eBook (de NuvoMedia) et le SoftBook Reader (de SoftBook Press), qui virent le jour en 1998. D'autres modèles suivent, par exemple le Gemstar eBook (de Gemstar) en 2000, le LIBRIe (de Sony) en 2004, le Cybook Gen2 (de Bookeen) à la même date, le Sony Reader (de Sony) en 2006, le Kindle (d'Amazon) en 2007, le Nook (de Barnes & Noble) en 2009 et l'iPad (d'Apple) en 2010. 

 

18/06/2021, 11:31

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Histoire de l'ebook #4 - Du PDA au smartphone

En 2001, la liseuse n’a pas encore gagné son pari. On compte 17 millions de PDA (Personal Digital Assistants) dans le monde pour seulement 100.000 liseuses, d'après un Seybold Report publié en avril 2001. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001, dont le Palm Pilot (lancé en mars 1996) et le Pocket PC de Microsoft (lancé en mars 2000). En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone. L’iPhone d’Apple (lancé en juin 2007) devient le produit phare de toute une génération.

17/06/2021, 09:43

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Histoire de l’ebook #3 - Les débuts de Gallica, bibliothèque numérique de la BnF

Gallica est inauguré en octobre 1997 avec des textes et des images du XIXe siècle francophone, « siècle de l’édition et de la presse moderne, siècle du roman mais aussi des grandes synthèses historiques et philosophiques, siècle scientifique et technique ». Gallica élargit ensuite son champ d’action et devient rapidement l’une des grandes bibliothèques numériques mondiales.

16/06/2021, 13:19

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Histoire de l’ebook #2 - Gabriel, portail des bibliothèques nationales européennes

Mis en ligne en janvier 1997, Gabriel est un portail trilingue (anglais, allemand, français) offrant un point d’accès unique aux services internet des bibliothèques nationales européennes. Sans les patients efforts de Gabriel (et de l’European Library), la bibliothèque numérique européenne Europeana n’aurait peut-être jamais vu le jour dix ans plus tard.

15/06/2021, 09:29

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Librairie Les mots à la bouche : transmettre culture et héritage LGBT+, inlassablement

Nouvellement installée dans le XIe arrondissement de Paris, la librairie LGBT+ Les mots à la bouche lançait ce 31 mai un crowdfunding pour changer son modèle économique et devenir une société coopérative. Avec 40.000 euros réunis en à peine trois jours, les membres de la SCOP sont aujourd’hui assurés de pouvoir reprendre l'entreprise. Une façon pour le lieu de continuer à vivre dans les mains d’une nouvelle génération de libraires engagés, ayant à cœur de prolonger l’héritage LBGT. Mais aussi de proposer une littérature qui raconte ses luttes et son histoire.

14/06/2021, 18:01

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Histoire de l’ebook #1 - Le PDF, format pionnier lancé par Adobe

L’ebook aura bientôt 50 ans. Non, il ne fait pas son âge. Mais pour mieux contextualiser son existence, ActuaLitté vous propose de retrouver une série d’articles, rédigés par Marie Lebert, pour bien mener les célébrations. Peu après les débuts du web en 1990, la société Adobe lance en juin 1993 le format PDF (Portable Document Format), tout comme l’Acrobat Reader (gratuit, pour lire les PDF) et l’Adobe Acrobat (payant, pour créer les PDF).

14/06/2021, 09:51

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La justice pardonne-t-elle les critiques élogieuses de livres dangereux pour la santé ?

La justice nous porte souvent vers les confins du sublime, dans une langue magique. La Cour de Justice de l’Union européenne, régulièrement évoquée dans nos colonnes, donne l’occasion d’un petit sourire, voire d’un clin d’œil, facétieux. En effet, l’arrêt dans l’affaire C-65/20 autoriserait, selon un de nos lecteurs, que les mauvais livres — indigestes pour l’esprit — puissent malgré tout être encensés. Attention, mauvaise foi et bonne humeur exigées…

10/06/2021, 12:52

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FIBD : les Autrices et Auteurs en Action “demandent maintenant des actes”

Le collectif AAA (Autrices et Auteurs en Action) entend attirer l'attention des pouvoirs publics sur les suites données au rapport Racine sur la condition des auteurs, qu'il estime « enterré ». Après une proposition de boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2021, le collectif a proposé un vote pour Bruno Racine, pour le Grand Prix. Vote qui ne sera pas comptabilisé, a confirmé l'organisation. Le collectif prend acte, mais demande à présent au festival de démontrer son soutien aux auteurs, lors de la prochaine édition. Nous reproduisons le courrier de réponse au FIBD ci-dessous.

09/06/2021, 14:49

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D'Amélie à Mademoiselle Nothomb : “Tu es encore là toi ?!’

Amélie Nothomb rencontrera pour la première fois depuis très longtemps son public ce samedi 12 juin, dans le cadre du Festival Les mots libres à Courbevoie. On sait combien elle entretient un rapport très particulier, dans tous les sens du terme, avec ses lecteurs, et son impatience à l’idée de les revoir n’était pas feinte. En attendant la rentrée littéraire et son prochain titre, Premier Sang, discussion autour de son dernier roman paru, Les aérostats, des monstres et de l’écriture, et de ses lecteurs.

04/06/2021, 11:47

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Les auteurs de Suisse s'expriment en faveur de la loi Covid-19 

La Suisse doit prochainement s’exprimer sur une législation et les débats vont bon train. Le secteur de la Culture touché au même titre que d’autres reste en demande d’actions. Et le collectif Suisse Culture, dont l’association des auteurs partage le message, demande donc que la loi Covid-19 fasse l’unanimité. « Qui dit non à la loi Covid-19 rend impossible tout soutien aux branches les plus durement touchées : la culture, l’événementiel, la gastronomie et le sport. » Leur appel est ici reproduit dans son intégralité.

31/05/2021, 17:01

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Voutch : “Un dessin d’humour, c’est un rébus, entre le texte et le visuel”

Avec une exposition en trois parties, Voutch régalera le public des Mots libres, festival qui s’ouvre ce 1er juin à Courbevoie. Une composition réunissant ses dessins réalisés pour un livre sur les Fables de La Fontaine en 2018, ainsi que des dessins de son dernier album De surprise en surprise. Et puis, des strips, ces petites BD commencées en 2016 sur un blog du Monde, avant de devenir deux livres au Cherche midi.

31/05/2021, 09:13

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Affaire Marsan : huit autrices de Bragelonne “rappellent la société à ses obligations”

Une enquête de Mediapart, en avril dernier, a fait état des témoignages d'une vingtaine de femmes, qui pointaient le comportement « déplacé » de l'éditeur Stéphane Marsan, directeur du groupe Bragelonne, dans un cadre professionnel, à l'occasion de réunions ou lors de festivals. Depuis, la société n'a pas réagi publiquement, et aucune mesure ne semble avoir suivi ces révélations. Huit autrices de livres publiés par le groupe rappellent la société à ses obligations, menaçant de reprendre leurs droits sur leurs créations. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, leurs revendications et leur lettre ouverte.

28/05/2021, 09:00

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En Biélorussie, la liberté d'expression et l'opposition en danger

Le détournement d'un avion de ligne par un appareil militaire, pour arrêter l'opposant et journaliste Roman Protassevitch, constitue le dernier « coup d'éclat » du régime autoritaire d'Alexandre Loukachenko. Depuis les résultats des élections présidentielles de 2020, contestés par une partie de la population, la répression s'intensifie. Le PEN Club français fait part de son inquiétude pour la liberté d'expression, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

27/05/2021, 09:26

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Pass Culture : unique réussite d'un Emmanuel Macron tout schuss ?

L’éducation et la culture étaient les pans prioritaires du programme d’Emmanuel Macron candidat à la présidence. Et sur le second point, la mesure probablement la plus novatrice consistait à copier le Bonus Cultura mis en place par Matteo Renzi, Premier ministre italien, en octobre 2016. Baptisé par les équipes Macron Pass Culture, il promettait un bifton numérique de 500 € aux jeunes atteint de majorité, pour des dépenses folles en biens culturels…

21/05/2021, 17:05

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Des dessins inédits de Milan Kundera exposés à Paris

« Par mes expériences et mes goûts je suis centre-européen […], mais au milieu de ma vie, ma femme et moi avons émigré en France. Cet événement est le plus décisif de toute mon existence : il est la clef de ma vie et de mon travail », écrivait Milan Kundera. Français, Tchèque, et Centre-européen, l’écrivain est au cœur d’une exposition organisée par le Centre tchèque de Paris, offrant un regard inédit sur les dessins de l’auteur.

21/05/2021, 10:25

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Perdue en mer de Chine ? Roselyne Bachelot face à ses contradictions

Voilà quelques jours, la ministre de la Culture se lançait dans d’hasardeuses comparaisons : d’un côté les tensions en mer de Chine, de l’autre celles entre organisations représentatives des artistes-auteurs, qui seraient plus ardues à résoudre que les premières. Les intéressés — les artistes-auteurs, pas les Chinois… — ont décidé de répondre à Roselyne Bachelot, considérant que le mépris avait des limites… Leur texte est ici proposé dans son intégralité. 

17/05/2021, 15:21

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Marcel Proust devenu auteur de science-fiction

Chercher, Pierre-Carl Langlais adore : il s’est lancé dans des études en histoire de la presse, mobilisant les ressources de l’Intelligence Artificielle pour analyser des corpus entiers. Et au fil des morceaux de code, s’est intéressé à l’outil GPT-2 – logiciel de traitement automatique du langage, produit par OpenAI (société de Elon Musk). « À partir d’un corpus, on propose à la machine un début de phrase, et elle génère le texte qui suit. On peut ainsi croiser deux types de textes, pour emprunter un style à l’un et un univers à l’autre », nous explique le post-doctorant.

13/05/2021, 16:24

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HoomBand : lectures et ambiances pour les angoissés du sommeil

TEST – Le soleil revient, repart, les terrasses restent vides, les pro et anti-vaccins s’empoignent… tout cela donne envie de faire une belle sieste. Mais difficile de s’endormir avec un tel vacarme en bruit de fond ? Taratata, ActuaLitté vous a dégoté un petit gadget presque sexy, qui aide à l’endormissement. Une sorte d’assistant-conteur, capable de vous plonger dans une ambiance sonore, ou une œuvre, afin de favoriser le sommeil. En avant.

10/05/2021, 16:40

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Karl Zéro : l'absence de pub “donne une indépendance éditoriale”

À 59 ans, le journaliste Karl Zéro se lance dans une nouvelle aventure : il vient de lancer avec les éditions Télémaque L’Envers des affaires, un trimestriel décidé à prendre son temps. Une revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. Et qu’il nous présente, avec élégance et sourires.

10/05/2021, 09:10

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“Essentiel c’est-à-dire absolument nécessaire” : des libraires privés d'activité

Malgré les menaces de la crise sanitaire, le retour des beaux jours ouvre des perspectives plus heureuses, avec une reprise d'activité. Certains libraires, notamment ceux proposant des livres d'occasion, se trouvent toutefois privés de participation aux marchés en extérieur. Une situation incompréhensible, portée à la connaissance de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, par Frédéric Mignon et Pascale Chassang, libraires à la Librairie Sans Nom, au Mans, dans une lettre ouverte publiée dans nos colonnes, en intégralité.

07/05/2021, 14:56

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Une loi sur les bibliothèques, “un marqueur fort et une opportunité”

Déposée au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine), relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, a bien sûr attiré l'attention des professionnels du secteur. Trois associations professionnelles saluent cette proposition de loi dans un communiqué, reproduit intégralement ci-dessous.

07/05/2021, 11:29

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Rembourser l'avance perçue : quand l'éditeur devient banquier des auteurs

Il plane dans l’atmosphère comme une odeur de faillites rances, dans certaines maisons d’édition. Au point que leurs dirigeants imaginent toutes les manœuvres à leur portée pour récupérer un peu d’argent — une fois la liquidation prononcée. Plusieurs témoignages concordants font état de demandes, parfois adressées par l’intermédiaire d’avocats, réclamant la restitution d’avances sur droits. Au moins deux structures y ont récemment eu recours, provoquant l’inquiétude des auteurs concernés. 

07/05/2021, 11:23

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Institut du service public : les conservateurs généraux des bibliothèques volontaires

Dans la foulée de l'Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France, l'Association française des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation plaide pour une intégration des conservateurs généraux des bibliothèques au sein du futur Institut du service public (ISP). Nous reproduisons le texte de l'association ci-dessous.

06/05/2021, 11:24

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“Oui, on le savait. Mais personne n’a rien dit, surtout par peur”

Le 21 avril dernier, un article de Médiapart dévoilait les nombreux témoignages de professionnelles. Chacune pointait, dans ses relations, le responsable éditorial des éditions Bragelonne, Stéphane Marsan. Après la vague de révélations viennent les interrogations, les inquiétudes, les attentes. Adrien Tomas, auteur de fantasy, avait vivement réagi, et accepte de nous confier son texte. Le voici publié dans son intégralité.

04/05/2021, 11:32

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#MeToo dans l'édition : “Je suis Jeanne”, une témoin se dévoile

« Je suis Jeanne, l’une des témoins cités sous pseudo par Médiapart dans son enquête du 21 avril 2021. M. Marsan a répondu à cet article en identifiant les témoins, les unes après les autres, dans un exercice d’intimidation qui doit figurer dans un chapitre du Nécronomicon. Dans l’un des derniers paragraphes et sous couvert d’éloges contrits, il rend mon identité publique en citant Albin Michel, ma maison d’édition. Déjà, tout le monde s’en fout, de mon identité, donc joke’s on you. » Par Marguerite Imbert.

01/05/2021, 12:50

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En ce 1er mai, “Hommage à tous mes collègues précaires”

Marie Lebert est traductrice et auteure. Depuis des années, elle propose dans nos colonnes des réflexions sur les métiers du livre, l'évolution numérique de l'objet et bien d'autres. Son dernier dossier, Portraits de traductrices et traducteurs du passé portait l'accent sur l'un des rôles invisibles et cruciaux de l'édition. Aujourd'hui, elle souhaite rendre un hommage « à tous mes collègues précaires ». 

01/05/2021, 11:12

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Haute fonction publique : les conservateurs des bibliothèques attentifs

Après la suppression de l'École nationale d'administration (ENA), Emmanuel Macron propose une réforme de la haute fonction publique, avec pour principale mesure la « fonctionnalisation » de l’Inspection générale des Finances (IGF), de l’Inspection générale de l’Administration (IGA) et de l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas). Les conservateurs et conservatrices des bibliothèques saisissent l'occasion pour demander une prise en considération de certaines revendications, portées par l'Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France (ADBGV), dont nous reproduisons le texte ci-dessous.

29/04/2021, 16:20