#Auteurs

L'infernale circulaire 2016, ou la retraite à prix d'or pour les auteurs

Ah, la retraite : paisible repos après une dure vie de labeur, accompagnée d’un pécule qui permettra d’offrir les étrennes de fin d’année ou la petite enveloppe d’anniversaire. Ou dans certains cas, plus rares, de faire creuser la piscine rêvée. Pour les artistes-auteurs, l’Agessa se vit confier le soin de collecter les sommes, avec l’incurie que l’on a fini par découvrir… Et qui n’en finit pas. 

Le 17/02/2021 à 15:58 par Nicolas Gary

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17/02/2021 à 15:58

Nicolas Gary

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Le rachat de ses droits... L’assurance maladie connaît bien ce cas de figure : pour certains travailleurs, le manque de trimestres cotisés impacte directement la retraite à percevoir. Et pour ce faire, un système de rachat de cotisations a été mis en place, avec des coûts parfois douloureux, comme l’évaluait la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques.

En effet, à partir de 40 ans, les versements pour 1 trimestre varient entre 2065 € et 3961 €. Tout de même. À titre comparatif, actuellement, pour valider un trimestre retraite, un artiste-auteur doit payer environ 100 €.

Agessa, 40 ans de débâcle

Des pratiques qualifiées d'« illégales », pointées publiquement par le CAAP depuis 10 ans et plus récemment, en juin dernier avec la présentation d’un violent rapport, monté par la Guilde des scénaristes. Ce dernier démontrait que l’organisme chargé des cotisations pour ces professions avait failli à sa mission au cours des 40 dernières années. « Jusqu’en 2019, les scénaristes, et plus généralement les artistes-auteurs, se sont entendu dire qu’il fallait qu’ils fassent eux-mêmes la démarche de s’affilier à l’Agessa, dès lors que leurs revenus d’activité dépassaient 900 fois la valeur du SMIC horaire (9027 € en 2019), car il s’agissait du seuil pour ouvrir droit à leur retraite », signait la Guilde.

De fait, l’Agessa n’aura, quarante années durant, pas prélevé les cotisations pour la retraite des auteurs. Et malgré des rapports des Inspections générales des Affaires culturelles et Affaires sociales, en 2005 et 2013, le système continua de tourner en roue libre. Avec, en bout de courses, des milliers de victimes...

Il fallut attendre la circulaire du 24 novembre 2016 pour que les artistes-auteurs se voient proposer un système de rachat de leurs trimestres — mais dans des conditions financières particulièrement lourdes pour ces derniers. Un modèle qui, par ailleurs, « n’a nullement réglé le problème ni réparé le préjudice subi », assuraient, en février 2020, 18 organisations d’auteurs.

Circulaire, y'a rien à voir

Pourtant, le Conseil Permanent des Écrivains a récemment expédié à la ministre de la Culture un courrier pour défendre avec ardeur et tendresse ladite circulaire. Épaulé par 23 organisations, le CPE demande donc que soient reconduites les mesures de la circulaire « avec les adaptations nécessaires du dispositif de 2016 permettant de régulariser les dossiers des artistes-auteurs (ex-assujettis) reconnus par l’administration comme ayant été concernés par le défaut de prélèvement de cotisations vieillesse ». Un message qui aura fait débat, d’ailleurs. 

Bessora, actuelle présidente du CPE, défendait la lettre à la ministre comme suit : « L’objectif ? Essayer d’obtenir du ministère de la Culture d’abord (et des autres décisionnaires ensuite) la mise en place d’un système pour évaluer, réfléchir et proposer aux auteurs concernés des moyens de régulariser les situations qui pourraient l’être. »

Mais la seule présence de la Sacem, organisme paritaire incluant auteurs et éditeurs, interrogeait. « Il ne manquerait plus que la SACD », grinçait un observateur. « D’autant qu’il est facile, pour certains, de se positionner en faveur de la circulaire, parce qu’ils ont un rôle au sein de l’Agessa. » Conflit d’intérêts ? Défaut d’objectivité, a minima, répond-on, au moins pour ceux que l’on retrouve dans les membres fondateurs et/ou actifs de l'Agessa, (SGDL, Sacem, SNAC, UPP, par exemple).

Informés ou désinformés ?

À Roselyne Bachelot, est donc demandé de perpétuer un système coûteux, le tout avec un langage assez particulier : au terme d’un webinar organisé par le CPE, le terme de « scandale » pour qualifier le fonctionnement de l’Agessa était réfuté. Avec cette justification : si les auteurs n’ont pas été appelés à cotiser, c’est qu’ils n’avaient pas entrepris les démarches nécessaires.

Or, l’inverse est tout aussi vrai : nombre d’auteurs ignoraient cette démarche, la faute pouvant donc incomber à l’organisme.

Pour preuve, le courrier à la ministre de la Culture reconnaît du bout des lèvres le défaut d’information, en estimant nécessaire qu’une campagne de communication soit menée. Cette dernière doit être « suffisamment large pour que tous les auteurs concernés puissent être informés et disposer des moyens de régulariser leur situation ». Le projet de numérisation des oeuvres indisponibles ReLIRE n'avait pas mieux fait.

Economiser 3 à 5000 €

Pas tenus au courant, les auteurs ? Ou soucieux de contourner la procédure, et donc de ne pas prendre part aux impératifs de cotisations nationaux ? Au cours du webinar du CPE, le compositeur Pierre-André Athané a fait part de sa propre expérience (à 53'04). Ancien président du Syndicat National des Auteurs et Compositeurs (et actuel président d'honneur), dont il est membre, il fut également vice-président de l’Union des Compositeurs de Musiques de Films. Pas vraiment un néophyte en matière d’organisations syndicales. 

« On parle d’un scandale Agessa… il y a énormément de suspicion, d’accusations qui ont été faites sur les organisations, sur l’Agessa, sur les personnes, j’aimerais bien que ça, maintenant, ça cesse, parce que ça ne fait pas avancer le débat. »

Et d’évoquer une problématique multifactorielle, découlant de la non-intervention de l’État, « qui aurait dû le [ce prélèvement] rendre obligatoire », mais également un manque de moyens des Agessa. « Et puis, cette espèce d’inertie… » Il atteste donc avoir reçu au cours de ces dernières années un courrier lui indiquant qu’il devait cotiser, « parce que c’est obligatoire. Je me suis un petit peu renseigné quand même, et on m’a dit : “Si tu dis rien, ils ne te demanderont rien.” Et je me disais, au fond, je vais avoir une retraite d’un autre moyen… ce qui n’est pas interdit est autorisé en France, c’est toujours comme ça ».

Et de conclure : « Quand on sait qu’en fait, il n’y aura pas vraiment de pression, je me suis dit bon ben voilà, j’aurai un peu moins de retraite, mais finalement, ça m’économise quand même des sommes qui étaient entre 3 et 5000 € par an. J’avais pas trop envie de les sortir, mais je le savais. […] Je suppose que ça arrangeait beaucoup d’auteurs de pas payer et que ça a mis aussi beaucoup d’auteurs dans la merde de pas payer. […] Le temps est à chercher des solutions, beaucoup plus qu’à dénoncer un certain scandale. » 

Le Défenseur des droits dans l'arène

Le tout sous le regard de la présidente du SNAC et du CPE, Bessora, qui passe la parole comme si de rien n’était. Les auteurs ont-ils volontairement ignoré les appels à cotisation, et, par conséquent, se sont assis sur la notion de solidarité nationale, comme le pointe le président du SNAC ? Ou ont-ils manqué d’informations ? Les deux mon capitaine, certainement. Reste que la solution de la circulaire de 2016 devait résoudre les problèmes – un courrier ministériel du 29 juillet 2015 le promettait.

Et que le CPE insiste sur le bien-fondé de cette solution, autant que sur la nécessité de la pérenniser. 

Faut-il rappeler qu’un audit des comptes de l’Agessa, effectué en 2012, avait refusé de les certifier, pointant que la caisse

n’appelle pas depuis sa création les cotisations vieillesse aux assujettis non affiliés. Les cotisations prélevées par les diffuseurs pour les assujettis non affiliés n’ouvrent aucun droit pour ces derniers à l’assurance maladie ou à l’assurance retraite. Il en résulte que les assujettis paient des cotisations sociales sans « acquisition de droits » et que les cotisations retraite ne sont pas appelées pour les assujettis non affiliés. Le non-appel de ces cotisations impacte l’exhaustivité des cotisations comptabilisées revenant au régime.

– Tuillet Audit, rapport sur l’exercice clos le 31 décembre 2012

En outre, la prise de position du CPE semble faire totalement abstraction d’une décision rendue par le Défenseur des droits, le 22 janvier 2020. Jacques Toubon, qui en occupait le poste, avait alors à trancher sur la situation de « Madame X qui estime subir une atteinte à ses droits d’usager du service public de la sécurité sociale ». Un dossier très similaire à la question des retraites, qui touche de très près au sujet, et tord le cou à ladite circulaire de 2016.

Le Défenseur des droits estimait alors que cette dernière n’était pas protectrice des intérêts des artistes et que le marasme incombait pleinement aux organismes, avec un préjudice véritable à réparer.

Déjà, Bruno Racine...

Ce qui devient étonnant, c’est que le CPE pas plus que les organisations signataires de la lettre à Roselyne Bachelot n’ignoraient cette décision — qui avait été rappelée au cours des multiples échanges entre organisations. Ensuite, pour l’anecdote malheureuse, le même jour, le 22 janvier, le rapport Racine, L’auteur et l’acte de création, était soumis à Franck Riester.

Sur cette circulaire, Bruno Racine restait réservé : « Toutefois, eu égard à son coût pour les intéressés, quelques dizaines d’artistes-auteurs seulement ont pu se permettre d’opter pour cette régularisation. » 

« En outre, pour l’avenir, depuis le 1er janvier 2019, une cotisation d’assurance vieillesse de 6,90 %, qui aurait dû être prélevée depuis toujours, s’applique à tous les revenus d’auteur dès le premier euro, ce qui, bien qu’ouvrant enfin les droits à la retraite de tous, entraîne des charges supplémentaires qui n’avaient pu être anticipées. »

– Rapport Racine

Auditionnées, les représentants d’auteurs avaient alors pointé les conséquences financières et « socialement dramatiques pour certains d’une négligence qui les conduit à penser que leur sort laisse indifférent ». Jacques Toubon, un mois plus tôt, s’était montré bien plus corrosif…

Préjudice reconnu et admis

La circulaire interministérielle, rappelait le Défenseur des droits, « prévoit un procédé de rachat des cotisations qui, à divers égards, ne répond pas aux exigences d’un rétablissement juste et exhaustif des intéressés dans leur droit d’usagers du service public de la sécurité sociale ».

AUTEURS: la sécurité sociale, ou le déni de démocratie

Et d’enfoncer le clou : « L’obstacle majeur à ce rétablissement réside dans le coût, bien trop élevé, du rachat des cotisations non appelées. » Bruno Racine, plus courtoisement, ne disait pas autre chose, en somme. 

Mais Jacques Toubon portait également ses doléances auprès de la ministre responsable de la sécurité sociale – Agnès Buzyn, déjà amplement sollicitée par les auteurs, et passablement silencieuse sur le sujet. Et d’écrire : 

Dernièrement le Défenseur des droits, dans le cadre de l’instruction de réclamations dont il est saisi par d’ex-ressortissants de la CREA, et qui font l’objet d’actions contentieuses, a adressé une note à la CIPAV récapitulant les éléments de fait et de droit en considération desquels il estime que le défaut de réparation du préjudice subi par les intéressés — sous la forme de l’attribution gratuite dans le régime de retraite de base de trimestres de cotisations et de points de retraite selon les revenus réels ou estimés — méconnaît leurs droits d’usagers du service public de la sécurité sociale. 

– Décision du Défenseur des droits n°2020-021

Il demandait alors que l’État reconnaisse pleinement le préjudice subi, alors même que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait « admis que les cotisations qui auraient dû être appelées par l’organisme de retraite de base, ne l’ont pas été ». Et ce, dans la circulaire même du 24 novembre 2016. 

La suite est croquignolesque, et rend la position du CPE totalement surréaliste : 

L’absence d’appel des cotisations par un organisme de sécurité sociale chargé du recouvrement des cotisations afférentes au (x) régime(s) dont il a la charge, constitue une faute de nature à engager sa responsabilité. 

La responsabilité pour faute des organismes de sécurité sociale peut être engagée sur le fondement des règles du droit commun de la responsabilité extracontractuelle, fixées aux articles 1240 et suivants du Code civil. 

– Décision du Défenseur des droits n°2020-021

Une décision du 2 février 2017 de la Cour d’appel de Paris avait condamné la caisse CIPAV, ex-CREA, « à titre de réparation, à valider gratuitement les trimestres correspondants et à reconstituer gratuitement le compte de cotisations de l’intéressée, en considération de ses revenus réels ou estimés ». Une approche qui constituait « une juste réparation du préjudice subi », achevait Jacques Toubon.

Et pour demain, alors ?

Que penser alors d’une circulaire condamnée par Jacques Toubon et désavouée par Bruno Racine ? Roselyne Bachelot plongera-t-elle dans le piège tendu ? Quel sens aurait le prolongement d'un outil économiquement inepte pour les artistes-auteurs ? Et plus encore, pourquoi des organisations pourtant lucides sur la situation cautionnent-elles une approche clairement à l’opposé des intérêts des créateurs ?

Peut-on imaginer que Le PEN Club français, défenseur de la liberté d’expression, valide une mesure qui met à mal les auteurs ? Ou encore que les traducteurs, à travers l’ATLF, disposent de trésoreries si significatives qu’ils aient les moyens de ces rachats de trimestre ? 

La réponse est plus simple : « Tout le monde se protège… », assure une observatrice.

Pourtant, tout le monde ne sera pas protégé : l’unique perspective, à l’image de la procédure qu’évoquait Jacques Toubon, passera par une assignation de l’Agessa. Certes, la CIPAV est une autre caisse de retraite, mais sa condamnation reste sur la même ligne.

Et devant les tribunaux, comment l’Agessa défendrait-elle une position quand sa ministre de tutelle a reconnu la défaillance ? Car l’enjeu est bien une circulaire inadaptée.

Les réticents pointent que la condamnation de février 2017, qui répare le dommage à la hauteur du préjudice subi par la validation gratuite des trimestres manquants, profiterait à ceux qui ont triché avec le système. Mais n’est-ce pas en réalité l’Agessa qui, pour minorer ses frais de gestion, a « triché avec le système » en n’appelant pas la cotisation vieillesse à tous ses cotisants ? La question de savoir si certains cotisants étaient « consentants » n’est-elle pas marginale dans l’ordre des responsabilités engagées et des préjudices subis ? L’enjeu n’est-il pas de réparer effectivement les préjudices subis ?

Il semble que Roselyne Bachelot n’en a pas fini avec sa correspondance : d’autres organisations d’auteurs ont décidé de prendre le sujet à bras le corps. Et en finir avec une circulaire qui tourne en rond.

crédits photo

illustration : Free-Photos, CC 0 ; marche des auteurs à Angoulême, 2015 - ActuaLitté, CC BY SA 2.0 ; Bessora : CPE, capture d'écran ; Franck Riester et Bruno Racine - ActuaLitté, CC BY SA 2.0 ; Jacques Toubon, 2015 - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

12 Commentaires

 

antoine

17/02/2021 à 16:59

Soit le CPE est totalement compromis, soit ses membres n'ont aucune expertise juridique! Comment peut-on dire défendre les auteurs et soutenir ce machin qui les fait payer pour les manquements de l'Etat?

Ed

17/02/2021 à 17:28

Peut-on envisager le néologisme romanocriminalité ? ou Artistocriminel ?
Comment ne pas replonger dans les questions de représentativité, balayées de revers amples de manches par le Service du livre et de la lecture, dont le patron fait les risettes et courbettes, mais flinguent les auteurs quand ils en ont besoin ?
Le CPE, qu'incarne-t-il, avec de si belles prises de position ? Un reliquat mal dégrossi d'une époque archaïque, ou un véritable modèle d'incompétence ?
Je m'interroge.

Ernest H.

17/02/2021 à 17:57

Lire effaré les propos du président Athané : "finalement, ça m’économisait quand même des sommes qui étaient entre 3 et 5000 € par an"... Donc j'apprends que ceux qui auraient dû nous informer (à défaut d'être totalement incompétents pour nous défendre) étaient heureux d'économiser 3 à 5000 euros par an ??? Et après, il faudrait réfuter un "scandale" ! Mais c'est une blague ?
Bravo ! Je démissionne et je vous rends ma carte.

LOL

18/02/2021 à 06:29

Il faut avouer que son propos est aussi scandaleux... que le scandale de l'AGESSA.

Albert

18/02/2021 à 07:27

On dirait plus du "greenwashing" au profit d'organisations professionnelles compromises dans les mauvaises décisions de l'agessa que de défense des auteurs lésés.

Paola Appelius

18/02/2021 à 10:06

Que voilà une façon "croquignolesque" de faire du journalisme, Nicolas Gary. Surtout quand ceux qui vous lisent pensent que votre article est objectif. L'idée du CPE, issue du webinaire Place des auteurs : l'affaire Agessa du 18 janvier, qui avait permis de confronter des points de vue contradictoires, est justement de demander un bilan et des adaptations réalistes pour le rachat des trimestres. Quand on prétend faire une "enquête", on essaie au moins d'avoir les positions des différents protagonistes au lieu d'ânonner religieusement le story-telling ou la doxa de ceux qui promettent le grand soir à des auteurs qui ne savent même pas toujours de quoi on parle. Par exemple, le "scandale" pour certains retraités, serait d'avoir cotisé pour rien alors que le problème est un défaut d'appel à cotisations. Si d'aucuns veulent croire qu'ils vont récupérer des trimestres gratuitement, quand d'autres ont dûment cotisé, libre à eux. Mais on a rarement en ce bas monde le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. La vraie question à se poser n'est pas ce qui aurait dû être fait (ça, c'est trop tard) mais comment rattraper le coup de façon juste et équitable pour ceux qui n'ont pas cotisé. C'est une question trop importante pour prêter le flanc aux querelles entre organisations d'auteurs sur fond de guerre de personnes et de course à la représentativité alors qu'on veut tous la même chose.
Publierez-vous mon commentaire, qui ne dénigre pas le CPE?

Locke

18/02/2021 à 11:55

Bah oui parce que le vrai problème, ce n'est pas tous ceux qui ont cotisé pour rien pendant des décennies parce que l'Agessa (aux mains d'OGC et associations disposant, on le rappelle, de moyens considérables) n'a pas fait son travail, mais les malheureux retraités qui, eux, ont bel et bien cotisé et du coup ce serait pas juste pour eux.

C'est évident, c'est le cœur de l'affaire ! Ce sont eux les vraies victimes, pas les auteurs et autrices qui sont injustement privés de retraite par la défaillance de l'Agessa, et qui se retrouvent à devoir racheter d'un coup et plein pot leurs trimestres, tandis que les vrais responsables s'indignent qu'on ose appeler ça un scandale.

Non mais sérieusement, quel commentaire odieux. Et oser dire que "oh mince alors il est trop tard zut, bon ben tant pis alors c'est plus la peine de chercher les responsables"...

Non. Quand on constate une défaillance pareille dans un organisme tenant entre ses mains la sécurité financière de milliers d'auteurs, on retrouve les responsables, on les condamne le cas échéant (par exemple à partager leur trésorerie pour réparer LEUR erreur) et on corrige l'erreur, au lieu de reporter la faute sur les victimes.

Leur accorder "généreusement" le droit de racheter leurs trimestres perdus d'un bloc, c'est insuffisant. Et laisser en parallèle les responsables de la situation reporter la faute sur leurs victimes et pousser des cris d'orfraie quand on les accuse, ça devient franchement répugnant.

Paola Appelius

18/02/2021 à 13:44

Je ne crois pas que mon commentaire a la teneur que vous lui prêtez. Je fais moi-même partie des auteurs qui n'ont pas cotisé pendant plusieurs années par ignorance (avant d'adhérer à l'ATLF, où j'ai été informée) et j'aimerais pouvoir combler ces trous dans ma carrière (qui s'ajoutent à de longues études et à des interruptions pour l'éducation de mes trois enfants comme beaucoup de femmes) à un prix raisonnable, et pouvoir peut-être prétendre à une retraite à taux plein avant 67 ans, mais je ne me considère pas pour autant comme une victime. Ce qui m'intéresse, c'est une solution, mais je trouverais injuste pour ceux qui ont cotisé de récupérer des trimestres gratuitement. Je connais aussi personnellement pas mal d'auteurs qui étaient bien contents d'échapper à ces "charges" et qui se sont même plaints de la réforme permettant à tous de cotiser. Ce que je dis, c'est que la situation n'est pas aussi simple et manichéenne que certains la présentent et que l'important c'est de trouver une solution juste pour tous afin de réparer ce préjudice, ce que je crois possible. Mais je suis peut-être trop idéaliste...

Nicolas Gary - ActuaLitté

23/02/2021 à 18:04

Bonjour,
je ne modère pas les commentaires du site, mais vous voyez, le vôtre est bien apparu.
Preuve que l'on pratique la doxa et le samizdat à tout crin dans cette rédaction. Diantre !
Et si effectivement la question est "comment rattraper le coup de façon juste et équitable pour ceux qui n'ont pas cotisé", imagine-t-on que faire table rase des errances passées soit une bonne approche ? Ne tranchons pas trop vite.
Si renouveler sa confiance à l'ordonnance de 2016 est l'unique perspective, sans prendre en considération la décision du Défenseur des droits (il me semble que le CPE en a été tenu informé), alors je crains que le désaccord ne porte pas sur la seule représentativité – on voit cependant bien qu'elle est définitivement problématique –, mais plutôt sur l'efficacité.
Du reste, soit on est idéaliste et on demande le beurre, l'argent du beurrer et tout le reste, soit on ne l'est pas. Ou là encore, je suis trop manichéen ?

Pierre-André Athané

23/02/2021 à 17:51

Cher Nicolas Gary, ton article cite abondamment mon intervention lors d'un webinaire lors duquel j'ai fait part de mon expérience d'auteur assujetti aux agessa. Je m'amuse à t'imaginer recopiant mes propos, faisant des coupes et globalement le sortant de son contexte: j'espère que tu as passé du bon temps ! Tu te permets une attaque personnelle en insinuant que je me suis "assis sur la solidarité nationale". C'est élégant, merci. Mais "solidarité nationale" est surligné donc renvoie à un lien: et là je tombe sur Le président Macron et sa femme écoutant l'hymne américain. "Macron est arrivé aux Etats-Unis". Il y a un rapport ? Pense à vérifier la prochaine fois... Çà peut arriver mais bon. Salut.

Nicolas Gary - ActuaLitté

23/02/2021 à 17:58

Bonjour monsieur
J'imagine que le tutoiement est de rigueur dans ces circonstances.
Vous noterez que, si j'ai pris des citations, votre intervention est intégralement disponible et à écouter – j'ai pris le soin de caler le webinaire directement pour que chacun puisse y accéder. Preuve, de toute évidence, que je cherchais à sortir les propos de leur contexte.
Mais attaquer la forme revient surtout à se détourner du fond. Et j'imagine que la crise au SNAC après ce papier est totalement étrangère à votre intervention. Enfin, je n'insinue rien, du tout : je pense que les propos que vous tenez sont limpides, et se suffisent à eux-mêmes. Il suffisait simplement de savoir où les trouver.
Bien à vous.

Pierre-André Athané

23/02/2021 à 18:37

Bon tant qu'à m'appeler Monsieur, mets une majuscule ! Décidément... Oui on peut accéder au webinaire mais l'article ne cite que des extraits bien choisis de mon propos, pourquoi ? Allez on laisse tomber, sinon pas de crise au Snac, tout va bien...ou alors prouve le nous ! Et je ne détourne rien du tout j'assume mes propos sur le fond et la forme. Je te demanderais bien d'accepter une tribune sur ton journal mais j'hésite... Et sinon le lien "solidarité nationale" tu le changes quand ? Bonne soirée Nicolas !

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11/05/2020, 09:00

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Les Français achètent de plus en plus de livres d'occasion

Le livre d'occasion, une aubaine
En attendant le communiqué annuel de PriceMinister annonçant que le livre a encore été le produit le plus revendu après Noël, voici un bref pronostic de Recommerce. Spécialiste de la vente de smartphones et produits reconditionnés, l’entreprise avance que les Français passeront massivement par les cadeaux d’occasion.

20/12/2018, 12:03

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Seuss, le vivre-ensemble et la cancel culture

Cesser la commercialisation de livres du Dr Seuss, accusés de véhiculer un « racisme infect » par certains commentateurs, voilà qui donne à réfléchir. Les ouvrages jeunesse de l’Américain n’ont pas connu en France le succès d’outre-Atlantique. Pourtant, leur traducteur français s’inquiète, à plus d’un titre, de ces comportements. D’autant que Stephen Carrière, qui a traduit une dizaine d’oeuvres de Seuss, est également éditeur, directeur des éditions Anne Carrière. Il nous répond.

05/03/2021, 14:37

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Objet : atteinte aux droits sociaux des artistes-auteurs et autrices

Il n’y aura pas de confinement du week-end, ainsi l’a voulu Emmanuel Macron. Voilà qui laissera plus de temps encore aux ministres interpellés par une vingtaine d’organisations professionnelles, sur la question des cotisations sociales. Un courrier enlevé et senti, qui remet l’église au centre du village. Leur texte est ici relayé dans son intégralité.

04/03/2021, 14:31

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#AdopteUnLibraire : “Il n’y a pas d’écrivain sans librairie”

Les librairies ont été hissées au rang de commerces essentiels dans le décret n° 2021-217. Ou plus précisément « les commerces de détail de livres ». Contraint et forcé, comme tant d'autres, non plus d'imaginer, mais de vivre dans un pays aux librairies fermées, le romancier Gilles Marchand, auteur entre autres d’un Funambule sur le sable, adresse à ActuaLitté un texte passionné. 

03/03/2021, 11:10

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La Commission européenne en conflit avec les éditeurs et auteurs belges 

Depuis 2019, La Commission européenne refuse de verser une rémunération aux éditeurs belges pour la photocopie de leurs œuvres par des entreprises et des institutions publiques. L'organisme de gestion collective des ayants droit belges Reprobel publie aujourd'hui un communiqué pour protester contre cette décision. Selon eux, la Commission prétendrait à tort que cette rémunération constituerait une "taxe" dont elle-même et les institutions européennes qu'elle représente en sont exonérées. Nous publions ici leur texte dans son intégralité. 

 

 

03/03/2021, 11:09

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Rapport Racine : “Un an plus tard, nous n’oublions pas”

« Un an après la remise du rapport Bruno Racine, rien ne bouge plus. Notre situation économique et sociale n’a jamais même été aussi catastrophique ! Vous êtes donc nombreux et nombreuses à vouloir agir. Des actions sont nées spontanément de toutes parts (BD, audiovisuel, etc.), et ont été plus ou moins bien médiatisées. Mais, malgré des problèmes communs, rien n’avait encore été rédigé pour l’ensemble des créateurs et créatrices, qui sont pourtant unis par un même statut social et fiscal », indique la Ligue des Auteurs Professionnels.

02/03/2021, 15:43

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Les bibliothèques, “des biens communs au service de tous” (ABF)

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et d'autres organisations rappellent, dans un communiqué, la politique documentaire qui constitue le cadre du travail des bibliothécaires, garants des « équilibres de toutes sortes, à l’indispensable pluralisme des goûts, genres et orientations, sans jamais faire prévaloir leurs propres opinions ». Cette piqûre fait suite à deux événements récents qui illustrent une possible ingérence d'une hiérarchie administrative dans ce cadre et ces missions... Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du texte communiqué.

02/03/2021, 14:45

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Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

02/03/2021, 09:12

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Lise Caillat, traductrice : “Aujourd’hui, quand je ne traduis pas, je lis”

Après une Maîtrise de Langue, Littérature et Civilisation italiennes (Université Stendhal-Grenoble III) et un DESS Édition (Université Paris XIII), Lise Caillat a travaillé pendant dix ans dans l’édition puis en librairie, tout en développant son activité de traduction littéraire. Depuis 2017, elle se consacre totalement à cette dernière ainsi qu’à la recherche d’auteurs et d’ouvrages italiens à faire découvrir au public français. Elle anime également des ateliers de traduction qui visent à sensibiliser les lecteurs et les amoureux des mots aux joies et aux défis du métier.

01/03/2021, 09:10

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Vivants à l'unisson : à la défense du spectacle et des artistes

Ne pas laisser mourir les artistes et le spectacle : voici en quelques mots le sens du texte écrit et diffusé par le chanteur Cali, la thérapeute Anne-Laure Buffet et le poète Éric Poindron. Plus qu’un mouvement d’humeur, un appel à l’aide, parti à la défense (et illustration ?) du spectacle vivant. Un manifeste que ActuaLitté diffuse dans son intégralité.

28/02/2021, 10:35

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Édition : M. le ministre, “les procédures bâillons menacent l’information”

La liberté d'information, mais aussi la liberté de publier, sont toutes deux menacées par un processus judiciaire vieux de cent quarante ans, dénonce l'éditeur Florent Massot dans un courrier envoyé au Garde des Sceaux, ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. D'après Florent Massot, le coût pour l'accusé de la citation directe, dans le cadre d'une plainte en diffamation, est dangereux pour la liberté d'informer. Nous reproduisons ci-dessous le courrier envoyé par l'éditeur au ministre de la Justice, en intégralité.

26/02/2021, 15:11

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La “censure politique et idéologique” menace en Pologne

Le PEN Club polonais vient de communiquer à ActuaLitté une déclaration officielle sur la situation juridique du pays. Au cœur de cette intervention, un exercice de censure « politique et idéologique ». Une situation d’autant plus délicate qu’elle découle d’une destruction méthodique du travail universitaire, autant que d’une réécriture de l’Histoire. Le texte est ici présenté dans son intégralité.

26/02/2021, 14:16

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Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

26/02/2021, 13:00

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“La responsabilité sociale et environnementale est au cœur de notre projet”, Éditions Leduc

Les éditions Leduc viennent de communiquer un détail, non exhaustif, de leurs engagements écoresponsables, « mis en pratique depuis des années maintenant ». Et d’ajouter : « Comme toujours, ce sont tous nos services et chacun de nos salariés qui portent individuellement et collectivement ces engagements. » Le texte est proposé dans son intégralité.

25/02/2021, 09:54

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Recherche universitaire : une “police de la pensée” bientôt à l'oeuvre ?

Quand les situations économiques et sociales des étudiants et des universités frisent la catastrophe, les responsables politiques évoquent l'« islamo-gauchisme » qui orienterait de nos jours la recherche universitaire. Un concept aux contours flous, adopté par Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin et désormais Frédérique Vidal, dont la Ligue des Droits de l'Homme pointe la dangerosité. Nous reproduisons ci-dessous le texte que nous a fait parvenir l'organisation.

23/02/2021, 15:01

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Étudier la Shoah en Pologne et risquer un procès en diffamation...

Pour défendre la liberté d’expression et exprimer sa solidarité avec les professeurs et historiens Barbara Engelking et Jan Grabowski, le Centre PEN suisse romand interpelle le président de la République de Pologne. L’organisation fait part d’une grave inquiétude au sujet du procès en diffamation contre ces deux chercheurs de renommée internationale et co-auteurs d’une publication intitulée Night without End (Plus loin, c’est encore la Nuit) et publiée en 2018.

23/02/2021, 10:04

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Le PEN Club français condamne les violations évidentes des droits humains par le Maroc

Le jeudi 28 janvier dernier, l'historien et intellectuel Maâti Monjib a été condamné à un an d'emprisonnement, jugé coupable de « fraude » et d'« atteinte à la sécurité de l'État ». Un verdict qui survient plusieurs années après le début du procès en question, ouvert en 2015, et qui évoque une « mesure arbitraire » au PEN Club français. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, le texte diffusé par l'organisation.

22/02/2021, 16:44

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Traduire Dante : “En poésie, le rythme impose un sens supérieur au sens.”

Coutumier des grands noms de la littérature italienne, Michel Orcel a fréquenté Giacomo Leopardi, aussi bien que Lorenzo Da Ponte. En 2019, La Dogana publiait sa traduction de La Divine Comédie (Enfer, Purgatoire, celle du Paradis arrivera au printemps), en édition bilingue. Alors que 2021 rime avec les célébrations du 700e anniversaire de la mort de Dante, le traducteur revient avec nous sur ce travail du texte d’Aligheri, les choix opérés et la relation au poète italien. Propos recueillis par Federica Malinverno.

22/02/2021, 12:28

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Portrait des bibliothèques en ”sociétés d'émulation“, ou laboratoires d'idées

Les bibliothèques auraient l'environnement nécessaire pour devenir des think tank modernes – quoique le terme soit désormais connoté. L'auteur Jean Behue le suggère : il présente une invitation à réinventer les bibliothèques en sociétés d'émulation, ces cercles d'amateurs et de passionnés qui ont fleuri dès le XVIIIe siècle, et se sont prolongés par la suite dans un bel élan de libération individuelle et collective. Un billet à savourer.

22/02/2021, 09:36

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Aramebook : précurseur du livre numérique pour les lecteurs d'Algérie

Créée en 2018, la plateforme Aramebook propose des livres numériques au format PDF. Première du genre en Algérie, cette plateforme dont le nom vient de Aram – ces grosses pierres qui servaient de repères aux voyageurs –, et ebook, a pour vocation de promouvoir la lecture et la littérature algérienne à travers le monde. Rencontre avec sa fondatrice, Nacéra Khiat, également éditrice chez Sedia.

Propos recueillis par Chloé Martin pour ActuaLitté

19/02/2021, 13:09

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Biélorussie : créateurs, artistes, auteurs “particulièrement visés par la répression“

Depuis plusieurs mois, la Biélorussie traverse une forte période d'instabilité politique : si le président Alexandre Loukachenko a été réélu en août 2020, une partie de la population conteste les résultats de cette élection. Et, plus largement, dénonce le climat liberticide dans le pays. Le PEN Club français témoigne de sa solidarité avec les manifestants, et en particulier les créateurs et artistes, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

19/02/2021, 11:19

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Éditeur indépendant : passion ou profession ?

« En avril 2021, cela fera 10 ans que je fais officiellement des livres, au sein de ma petite maison d’édition indépendante de livres d’art : les Éditions Hartpon. Si cette date anniversaire est une bonne occasion de constater que la “passion“ reste intacte, je me dis qu’elle pourrait l’être également pour faire un premier bilan de ma manière de considérer cette “profession“, aujourd’hui. » Par Caroline Perreau, fondatrice des Éditions Hartpon.

18/02/2021, 12:56

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Tribune : lettre ouverte à “Mon Amie L'Urssaf“

« Tu dois fredonner Dalida chaque matin au petit déj, mon Amie (cf : Paroles paroles) À l'autre bout du téléphone, l'AA (cf : Artiste Auteur) songe à se reconvertir. Moine Bouddiste ou Sado Maso ? Macramé ou bilboquet ? On hésite. » Virginie Jouannet est écrivaine et dépend du statut Artiste Auteur. Dans son texte que nous reproduisons ici en intégralité, elle évoque un quotidien fait d'infinies mésaventures administratives. 

17/02/2021, 12:06

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Territoires, collectivités et culture : “On ne peut plus attendre”

L’urgence se dessine. La Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) alerte le gouvernement, alors que l'été se profile.... et que, déjà, des festivals annoncent l’annulation de leur édition 2021. Le désarroi s’ancre dans le monde des arts et de la culture. Une colère légitime grandit. Dans un tribune, la FNCC demande instamment à Roselyne Bachelot d'être reçue, et entendue. Leur texte est ici diffusé dans son intégralité.

16/02/2021, 11:37

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Les avanies des auteurs face à l'URSSAF : “C'est de mal en pis”

« L'impéritie informatique et téléphonique de l'Urssaf vis-à-vis des auteurs se perpétue. Matinées perdues à tenter de parler à un humain, site informatique nase, lettre comminatoire vous enjoignant de faire une déclaration en ligne sous peine de lourdes amendes, journées en vain perdues à tenter de le faire... » Dominique Sels est autrice, et comme d’autres, en proie aux affres de l’URSSAF. Dans un billet, elle évoque les difficultés rencontrées « avec ces bandits de grand chemin ».

16/02/2021, 09:22

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Rustica et Système D interpellent leur PDG, Vincent Montagne

Le groupe Lagardère n’est pas seul à s’interroger sur le devenir de ses médias. Au sein de Média Participations, groupe éditorial comptant plusieurs magazines et présidé par Vincent Montagne, certaines structures tirent la sonnette d’alarme. En effet, la direction du magazine de jardinage Rustica et du magazine de bricolage Système D a décidé de contraindre ses journalistes à accepter des tâches publicitaires ou de « placements de produits ».

12/02/2021, 12:27

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Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : des accusations “diffamatoires” et “grotesques”

Suite à un article publié le 8 février dernier, qui évoquait le dépôt d'une plainte pénale par le PEN Club français contre son ancien président, Emmanuel Pierrat, ce dernier a fait parvenir un droit de réponse à la rédaction d'ActuaLitté. Nous le reproduisons ci-dessous, dans son intégralité. Emmanuel Pierrat avait pourtant été contacté, préalablement à la publication de l'article en question, mais n'avait pas donné suite.

09/02/2021, 16:35

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Ankama, c’est aussi de la bande dessinée

RENCONTRE – Ankama Éditions fête ses quinze ans cette année. Occasion de revenir sur une initiative éditoriale née un peu par hasard. Ankama, c’est avant tout des jeux vidéo en ligne, mais aussi des livres. Si la société roubaisienne est toujours associée à Dofus, elle s’est aussi fait une place dans le monde de l’édition, et plus particulièrement de la bande dessinée, en une quinzaine d’années. 

09/02/2021, 13:06

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Pour avoir préféré la croyance à la pensée, et pour le reste : “Ni oubli ni pardon”

Depuis des mois maintenant, le monde de la culture et de la création ne cesse de hurler  à la mort. La sienne. Mille fois, du plus humble au plus célèbre, les créateurs, auteurs ou interprètes, dans une unanimité inédite, ont répété partout que fermer durablement les lieux de spectacles, de monstration, de vente, était un désastre. Désastre culturel, désastre économique, désastre personnel, désastre social, désastre psychologique, désastre à tous les étages. Par Yves Frémion, écrivain animateur de PEPS-Culture.

09/02/2021, 11:10

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Les Sept Péchés capitaux, entre “parfum d’éternité et aperçu d’anthropologie”

7... chiffre sacré, mystique, évocateur s’il en est ! Il se trouve tout aussi bien associé aux merveilles du monde antique, qu’aux péchés capitaux. À ce titre, sept écrivains ont été mis au défi : produire un texte, libre, s’emparant de l’un de ces péchés sur un mode contemporain, dans le cadre d’une aventure collective et totalement incarnée. La collection regroupant leurs œuvres vient de sortir aux éditions du Cerf, sous l'appellation, Les Sept Péchés capitaux. 

06/02/2021, 12:55

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Édition : “Le livre et la revue de théâtre souffrent actuellement”

Plusieurs marchés du livre dans le monde, notamment anglophones ou européens (en partie), font petit à petit état d'une année 2020 pas si catastrophique, économiquement parlant. On ne le répétera toutefois jamais assez : un chiffre d'affaires global masque de fortes disparités, notamment selon les tailles des maisons d'édition. Ou les secteurs : 12 maisons d'édition de théâtre alertent ainsi sur leur situation, et celle du livre et de la revue de théâtre. Leur texte est reproduit ci-dessous, en intégralité.

29/01/2021, 10:00

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Auteurs : des “pratiques injustes et inéquitables”

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec procède actuellement à une consultation en ligne sur la révision des deux lois sur le statut de l’artiste. Dans son mémoire déposé aujourd’hui au ministère, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) affirme que la loi qui régit le statut des écrivain·e·s est injuste, inéquitable et inapplicable, et revendique un nouvel encadrement législatif. L'association accompagne son intervention d'un texte reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 13:06

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FIBD d'Angoulême : “[N]ous avons plutôt le sentiment d’être exemplaires”

Un an après le dévoilement du Rapport Racine, destiné à améliorer la condition des artistes-auteurs, le collectif Artistes Auteurs en Action (AAA) levait le poing et appelait à un boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD). L'organisation pointait le manque d'engagement politique et d'effets, après ce rapport, mais critiquait aussi la posture du FIBD. Franck Bondoux, délégué général de la manifestation, leur répond dans un texte, reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 09:28

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Et si se remettre à lire était aussi génial qu'arrêter de fumer ?

Personne n’a raté l’intervention du ministre de la Santé : avec l’arrivée du variant britannique – qui n’a rien d’un patient anglais – se profile un reconfinement. Ces mesures durcies, en regard d’un couvre-feu déjà plombant, résonnent avec les propos de décembre dernier : nous étions avertis. Alors, comment préparer cette prochaine période de disette, quand on a abandonné la lecture ? Aujourd’hui, petit traité d’optimisme.

22/01/2021, 17:26

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“Les romans épuisés, oubliés que je souhaite publier furent des histoires d’amour pour moi”

À la tête de la rubrique Les Ensablés, Hervé Bel s'efforce chaque semaine de redécouvrir un ouvrage injustement oublié et perdu dans le flot des années et des nouvelles parutions. Parfois, un éditeur se décide à rendre justice à ces livres, en leur offrant une nouvelle vie. Cette semaine, rencontre avec Philippe Guyot-Jeannin, libraire et éditeur dans le Jura. Il a créé les Éditions de la Belle étoile, qui ont récemment attiré l'oeil de notre chroniqueur.

21/01/2021, 11:45

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Secret défense : une classification d'archives sans limite de temps ?

Depuis un an, l’association des archivistes français se bat pour faire la lumière sur les archives classées Secret défense. En cause, l’avenir des documents, pour lesquels l’AAF demande une déclassification. L’association vient d’entamer une nouvelle procédure, en déposant un recours au Conseil d’État « contre la nouvelle version de l’IGI 1300 et pour l’accès aux archives selon les termes de la loi ». Leur tribune est diffusée en intégralité ci-dessous.

20/01/2021, 11:51

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Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : “J'ai choisi de ne pas briguer un second mandat" au PEN

Suite à la publication d'un article, le 14 janvier dernier, consacré aux accusations du PEN Club français portées à l'encontre de Me Emmanuel Pierrat, ancien président de l'organisation de défense de la liberté d'expression des auteurs, ce dernier a fait parvenir à ActuaLitté un droit de réponse. Il est publié ci-dessous en intégralité.

19/01/2021, 09:37