#Auteurs

L'infernale circulaire 2016, ou la retraite à prix d'or pour les auteurs

Ah, la retraite : paisible repos après une dure vie de labeur, accompagnée d’un pécule qui permettra d’offrir les étrennes de fin d’année ou la petite enveloppe d’anniversaire. Ou dans certains cas, plus rares, de faire creuser la piscine rêvée. Pour les artistes-auteurs, l’Agessa se vit confier le soin de collecter les sommes, avec l’incurie que l’on a fini par découvrir… Et qui n’en finit pas. 

Le 17/02/2021 à 15:58 par Nicolas Gary

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17/02/2021 à 15:58

Nicolas Gary

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Le rachat de ses droits... L’assurance maladie connaît bien ce cas de figure : pour certains travailleurs, le manque de trimestres cotisés impacte directement la retraite à percevoir. Et pour ce faire, un système de rachat de cotisations a été mis en place, avec des coûts parfois douloureux, comme l’évaluait la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques.

En effet, à partir de 40 ans, les versements pour 1 trimestre varient entre 2065 € et 3961 €. Tout de même. À titre comparatif, actuellement, pour valider un trimestre retraite, un artiste-auteur doit payer environ 100 €.

Agessa, 40 ans de débâcle

Des pratiques qualifiées d'« illégales », pointées publiquement par le CAAP depuis 10 ans et plus récemment, en juin dernier avec la présentation d’un violent rapport, monté par la Guilde des scénaristes. Ce dernier démontrait que l’organisme chargé des cotisations pour ces professions avait failli à sa mission au cours des 40 dernières années. « Jusqu’en 2019, les scénaristes, et plus généralement les artistes-auteurs, se sont entendu dire qu’il fallait qu’ils fassent eux-mêmes la démarche de s’affilier à l’Agessa, dès lors que leurs revenus d’activité dépassaient 900 fois la valeur du SMIC horaire (9027 € en 2019), car il s’agissait du seuil pour ouvrir droit à leur retraite », signait la Guilde.

De fait, l’Agessa n’aura, quarante années durant, pas prélevé les cotisations pour la retraite des auteurs. Et malgré des rapports des Inspections générales des Affaires culturelles et Affaires sociales, en 2005 et 2013, le système continua de tourner en roue libre. Avec, en bout de courses, des milliers de victimes...

Il fallut attendre la circulaire du 24 novembre 2016 pour que les artistes-auteurs se voient proposer un système de rachat de leurs trimestres — mais dans des conditions financières particulièrement lourdes pour ces derniers. Un modèle qui, par ailleurs, « n’a nullement réglé le problème ni réparé le préjudice subi », assuraient, en février 2020, 18 organisations d’auteurs.

Circulaire, y'a rien à voir

Pourtant, le Conseil Permanent des Écrivains a récemment expédié à la ministre de la Culture un courrier pour défendre avec ardeur et tendresse ladite circulaire. Épaulé par 23 organisations, le CPE demande donc que soient reconduites les mesures de la circulaire « avec les adaptations nécessaires du dispositif de 2016 permettant de régulariser les dossiers des artistes-auteurs (ex-assujettis) reconnus par l’administration comme ayant été concernés par le défaut de prélèvement de cotisations vieillesse ». Un message qui aura fait débat, d’ailleurs. 

Bessora, actuelle présidente du CPE, défendait la lettre à la ministre comme suit : « L’objectif ? Essayer d’obtenir du ministère de la Culture d’abord (et des autres décisionnaires ensuite) la mise en place d’un système pour évaluer, réfléchir et proposer aux auteurs concernés des moyens de régulariser les situations qui pourraient l’être. »

Mais la seule présence de la Sacem, organisme paritaire incluant auteurs et éditeurs, interrogeait. « Il ne manquerait plus que la SACD », grinçait un observateur. « D’autant qu’il est facile, pour certains, de se positionner en faveur de la circulaire, parce qu’ils ont un rôle au sein de l’Agessa. » Conflit d’intérêts ? Défaut d’objectivité, a minima, répond-on, au moins pour ceux que l’on retrouve dans les membres fondateurs et/ou actifs de l'Agessa, (SGDL, Sacem, SNAC, UPP, par exemple).

Informés ou désinformés ?

À Roselyne Bachelot, est donc demandé de perpétuer un système coûteux, le tout avec un langage assez particulier : au terme d’un webinar organisé par le CPE, le terme de « scandale » pour qualifier le fonctionnement de l’Agessa était réfuté. Avec cette justification : si les auteurs n’ont pas été appelés à cotiser, c’est qu’ils n’avaient pas entrepris les démarches nécessaires.

Or, l’inverse est tout aussi vrai : nombre d’auteurs ignoraient cette démarche, la faute pouvant donc incomber à l’organisme.

Pour preuve, le courrier à la ministre de la Culture reconnaît du bout des lèvres le défaut d’information, en estimant nécessaire qu’une campagne de communication soit menée. Cette dernière doit être « suffisamment large pour que tous les auteurs concernés puissent être informés et disposer des moyens de régulariser leur situation ». Le projet de numérisation des oeuvres indisponibles ReLIRE n'avait pas mieux fait.

Economiser 3 à 5000 €

Pas tenus au courant, les auteurs ? Ou soucieux de contourner la procédure, et donc de ne pas prendre part aux impératifs de cotisations nationaux ? Au cours du webinar du CPE, le compositeur Pierre-André Athané a fait part de sa propre expérience (à 53'04). Ancien président du Syndicat National des Auteurs et Compositeurs (et actuel président d'honneur), dont il est membre, il fut également vice-président de l’Union des Compositeurs de Musiques de Films. Pas vraiment un néophyte en matière d’organisations syndicales. 

« On parle d’un scandale Agessa… il y a énormément de suspicion, d’accusations qui ont été faites sur les organisations, sur l’Agessa, sur les personnes, j’aimerais bien que ça, maintenant, ça cesse, parce que ça ne fait pas avancer le débat. »

Et d’évoquer une problématique multifactorielle, découlant de la non-intervention de l’État, « qui aurait dû le [ce prélèvement] rendre obligatoire », mais également un manque de moyens des Agessa. « Et puis, cette espèce d’inertie… » Il atteste donc avoir reçu au cours de ces dernières années un courrier lui indiquant qu’il devait cotiser, « parce que c’est obligatoire. Je me suis un petit peu renseigné quand même, et on m’a dit : “Si tu dis rien, ils ne te demanderont rien.” Et je me disais, au fond, je vais avoir une retraite d’un autre moyen… ce qui n’est pas interdit est autorisé en France, c’est toujours comme ça ».

Et de conclure : « Quand on sait qu’en fait, il n’y aura pas vraiment de pression, je me suis dit bon ben voilà, j’aurai un peu moins de retraite, mais finalement, ça m’économise quand même des sommes qui étaient entre 3 et 5000 € par an. J’avais pas trop envie de les sortir, et les ai pas sortis, mais je le savais. […] Je suppose que ça arrangeait beaucoup d’auteurs de pas payer et que ça a mis aussi beaucoup d’auteurs dans la merde de pas payer. […] Le temps est à chercher des solutions, beaucoup plus qu’à dénoncer un certain scandale. » 

Le Défenseur des droits dans l'arène

Le tout sous le regard de la présidente du SNAC et du CPE, Bessora, qui passe la parole comme si de rien n’était. Les auteurs ont-ils volontairement ignoré les appels à cotisation, et, par conséquent, se sont assis sur la notion de solidarité nationale, comme le pointe le président du SNAC ? Ou ont-ils manqué d’informations ? Les deux mon capitaine, certainement. Reste que la solution de la circulaire de 2016 devait résoudre les problèmes – un courrier ministériel du 29 juillet 2015 le promettait.

Et que le CPE insiste sur le bien-fondé de cette solution, autant que sur la nécessité de la pérenniser. 

Faut-il rappeler qu’un audit des comptes de l’Agessa, effectué en 2012, avait refusé de les certifier, pointant que la caisse

n’appelle pas depuis sa création les cotisations vieillesse aux assujettis non affiliés. Les cotisations prélevées par les diffuseurs pour les assujettis non affiliés n’ouvrent aucun droit pour ces derniers à l’assurance maladie ou à l’assurance retraite. Il en résulte que les assujettis paient des cotisations sociales sans « acquisition de droits » et que les cotisations retraite ne sont pas appelées pour les assujettis non affiliés. Le non-appel de ces cotisations impacte l’exhaustivité des cotisations comptabilisées revenant au régime.

– Tuillet Audit, rapport sur l’exercice clos le 31 décembre 2012

En outre, la prise de position du CPE semble faire totalement abstraction d’une décision rendue par le Défenseur des droits, le 22 janvier 2020. Jacques Toubon, qui en occupait le poste, avait alors à trancher sur la situation de « Madame X qui estime subir une atteinte à ses droits d’usager du service public de la sécurité sociale ». Un dossier très similaire à la question des retraites, qui touche de très près au sujet, et tord le cou à ladite circulaire de 2016.

Le Défenseur des droits estimait alors que cette dernière n’était pas protectrice des intérêts des artistes et que le marasme incombait pleinement aux organismes, avec un préjudice véritable à réparer.

Déjà, Bruno Racine...

Ce qui devient étonnant, c’est que le CPE pas plus que les organisations signataires de la lettre à Roselyne Bachelot n’ignoraient cette décision — qui avait été rappelée au cours des multiples échanges entre organisations. Ensuite, pour l’anecdote malheureuse, le même jour, le 22 janvier, le rapport Racine, L’auteur et l’acte de création, était soumis à Franck Riester.

Sur cette circulaire, Bruno Racine restait réservé : « Toutefois, eu égard à son coût pour les intéressés, quelques dizaines d’artistes-auteurs seulement ont pu se permettre d’opter pour cette régularisation. » 

« En outre, pour l’avenir, depuis le 1er janvier 2019, une cotisation d’assurance vieillesse de 6,90 %, qui aurait dû être prélevée depuis toujours, s’applique à tous les revenus d’auteur dès le premier euro, ce qui, bien qu’ouvrant enfin les droits à la retraite de tous, entraîne des charges supplémentaires qui n’avaient pu être anticipées. »

– Rapport Racine

Auditionnées, les représentants d’auteurs avaient alors pointé les conséquences financières et « socialement dramatiques pour certains d’une négligence qui les conduit à penser que leur sort laisse indifférent ». Jacques Toubon, un mois plus tôt, s’était montré bien plus corrosif…

Préjudice reconnu et admis

La circulaire interministérielle, rappelait le Défenseur des droits, « prévoit un procédé de rachat des cotisations qui, à divers égards, ne répond pas aux exigences d’un rétablissement juste et exhaustif des intéressés dans leur droit d’usagers du service public de la sécurité sociale ».

AUTEURS: la sécurité sociale, ou le déni de démocratie

Et d’enfoncer le clou : « L’obstacle majeur à ce rétablissement réside dans le coût, bien trop élevé, du rachat des cotisations non appelées. » Bruno Racine, plus courtoisement, ne disait pas autre chose, en somme. 

Mais Jacques Toubon portait également ses doléances auprès de la ministre responsable de la sécurité sociale – Agnès Buzyn, déjà amplement sollicitée par les auteurs, et passablement silencieuse sur le sujet. Et d’écrire : 

Dernièrement le Défenseur des droits, dans le cadre de l’instruction de réclamations dont il est saisi par d’ex-ressortissants de la CREA, et qui font l’objet d’actions contentieuses, a adressé une note à la CIPAV récapitulant les éléments de fait et de droit en considération desquels il estime que le défaut de réparation du préjudice subi par les intéressés — sous la forme de l’attribution gratuite dans le régime de retraite de base de trimestres de cotisations et de points de retraite selon les revenus réels ou estimés — méconnaît leurs droits d’usagers du service public de la sécurité sociale. 

– Décision du Défenseur des droits n°2020-021

Il demandait alors que l’État reconnaisse pleinement le préjudice subi, alors même que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait « admis que les cotisations qui auraient dû être appelées par l’organisme de retraite de base, ne l’ont pas été ». Et ce, dans la circulaire même du 24 novembre 2016. 

La suite est croquignolesque, et rend la position du CPE totalement surréaliste : 

L’absence d’appel des cotisations par un organisme de sécurité sociale chargé du recouvrement des cotisations afférentes au (x) régime(s) dont il a la charge, constitue une faute de nature à engager sa responsabilité. 

La responsabilité pour faute des organismes de sécurité sociale peut être engagée sur le fondement des règles du droit commun de la responsabilité extracontractuelle, fixées aux articles 1240 et suivants du Code civil. 

– Décision du Défenseur des droits n°2020-021

Une décision du 2 février 2017 de la Cour d’appel de Paris avait condamné la caisse CIPAV, ex-CREA, « à titre de réparation, à valider gratuitement les trimestres correspondants et à reconstituer gratuitement le compte de cotisations de l’intéressée, en considération de ses revenus réels ou estimés ». Une approche qui constituait « une juste réparation du préjudice subi », achevait Jacques Toubon.

Et pour demain, alors ?

Que penser alors d’une circulaire condamnée par Jacques Toubon et désavouée par Bruno Racine ? Roselyne Bachelot plongera-t-elle dans le piège tendu ? Quel sens aurait le prolongement d'un outil économiquement inepte pour les artistes-auteurs ? Et plus encore, pourquoi des organisations pourtant lucides sur la situation cautionnent-elles une approche clairement à l’opposé des intérêts des créateurs ?

Peut-on imaginer que Le PEN Club français, défenseur de la liberté d’expression, valide une mesure qui met à mal les auteurs ? Ou encore que les traducteurs, à travers l’ATLF, disposent de trésoreries si significatives qu’ils aient les moyens de ces rachats de trimestre ? 

La réponse est plus simple : « Tout le monde se protège… », assure une observatrice.

Pourtant, tout le monde ne sera pas protégé : l’unique perspective, à l’image de la procédure qu’évoquait Jacques Toubon, passera par une assignation de l’Agessa. Certes, la CIPAV est une autre caisse de retraite, mais sa condamnation reste sur la même ligne.

Et devant les tribunaux, comment l’Agessa défendrait-elle une position quand sa ministre de tutelle a reconnu la défaillance ? Car l’enjeu est bien une circulaire inadaptée.

Les réticents pointent que la condamnation de février 2017, qui répare le dommage à la hauteur du préjudice subi par la validation gratuite des trimestres manquants, profiterait à ceux qui ont triché avec le système. Mais n’est-ce pas en réalité l’Agessa qui, pour minorer ses frais de gestion, a « triché avec le système » en n’appelant pas la cotisation vieillesse à tous ses cotisants ? La question de savoir si certains cotisants étaient « consentants » n’est-elle pas marginale dans l’ordre des responsabilités engagées et des préjudices subis ? L’enjeu n’est-il pas de réparer effectivement les préjudices subis ?

Il semble que Roselyne Bachelot n’en a pas fini avec sa correspondance : d’autres organisations d’auteurs ont décidé de prendre le sujet à bras le corps. Et en finir avec une circulaire qui tourne en rond.

crédits photo

illustration : Free-Photos, CC 0 ; marche des auteurs à Angoulême, 2015 - ActuaLitté, CC BY SA 2.0 ; Bessora : CPE, capture d'écran ; Franck Riester et Bruno Racine - ActuaLitté, CC BY SA 2.0 ; Jacques Toubon, 2015 - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

13 Commentaires

 

antoine

17/02/2021 à 16:59

Soit le CPE est totalement compromis, soit ses membres n'ont aucune expertise juridique! Comment peut-on dire défendre les auteurs et soutenir ce machin qui les fait payer pour les manquements de l'Etat?

Ed

17/02/2021 à 17:28

Peut-on envisager le néologisme romanocriminalité ? ou Artistocriminel ?
Comment ne pas replonger dans les questions de représentativité, balayées de revers amples de manches par le Service du livre et de la lecture, dont le patron fait les risettes et courbettes, mais flinguent les auteurs quand ils en ont besoin ?
Le CPE, qu'incarne-t-il, avec de si belles prises de position ? Un reliquat mal dégrossi d'une époque archaïque, ou un véritable modèle d'incompétence ?
Je m'interroge.

Ernest H.

17/02/2021 à 17:57

Lire effaré les propos du président Athané : "finalement, ça m’économisait quand même des sommes qui étaient entre 3 et 5000 € par an"... Donc j'apprends que ceux qui auraient dû nous informer (à défaut d'être totalement incompétents pour nous défendre) étaient heureux d'économiser 3 à 5000 euros par an ??? Et après, il faudrait réfuter un "scandale" ! Mais c'est une blague ?
Bravo ! Je démissionne et je vous rends ma carte.

LOL

18/02/2021 à 06:29

Il faut avouer que son propos est aussi scandaleux... que le scandale de l'AGESSA.

Albert

18/02/2021 à 07:27

On dirait plus du "greenwashing" au profit d'organisations professionnelles compromises dans les mauvaises décisions de l'agessa que de défense des auteurs lésés.

Paola Appelius

18/02/2021 à 10:06

Que voilà une façon "croquignolesque" de faire du journalisme, Nicolas Gary. Surtout quand ceux qui vous lisent pensent que votre article est objectif. L'idée du CPE, issue du webinaire Place des auteurs : l'affaire Agessa du 18 janvier, qui avait permis de confronter des points de vue contradictoires, est justement de demander un bilan et des adaptations réalistes pour le rachat des trimestres. Quand on prétend faire une "enquête", on essaie au moins d'avoir les positions des différents protagonistes au lieu d'ânonner religieusement le story-telling ou la doxa de ceux qui promettent le grand soir à des auteurs qui ne savent même pas toujours de quoi on parle. Par exemple, le "scandale" pour certains retraités, serait d'avoir cotisé pour rien alors que le problème est un défaut d'appel à cotisations. Si d'aucuns veulent croire qu'ils vont récupérer des trimestres gratuitement, quand d'autres ont dûment cotisé, libre à eux. Mais on a rarement en ce bas monde le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. La vraie question à se poser n'est pas ce qui aurait dû être fait (ça, c'est trop tard) mais comment rattraper le coup de façon juste et équitable pour ceux qui n'ont pas cotisé. C'est une question trop importante pour prêter le flanc aux querelles entre organisations d'auteurs sur fond de guerre de personnes et de course à la représentativité alors qu'on veut tous la même chose.
Publierez-vous mon commentaire, qui ne dénigre pas le CPE?

Locke

18/02/2021 à 11:55

Bah oui parce que le vrai problème, ce n'est pas tous ceux qui ont cotisé pour rien pendant des décennies parce que l'Agessa (aux mains d'OGC et associations disposant, on le rappelle, de moyens considérables) n'a pas fait son travail, mais les malheureux retraités qui, eux, ont bel et bien cotisé et du coup ce serait pas juste pour eux.

C'est évident, c'est le cœur de l'affaire ! Ce sont eux les vraies victimes, pas les auteurs et autrices qui sont injustement privés de retraite par la défaillance de l'Agessa, et qui se retrouvent à devoir racheter d'un coup et plein pot leurs trimestres, tandis que les vrais responsables s'indignent qu'on ose appeler ça un scandale.

Non mais sérieusement, quel commentaire odieux. Et oser dire que "oh mince alors il est trop tard zut, bon ben tant pis alors c'est plus la peine de chercher les responsables"...

Non. Quand on constate une défaillance pareille dans un organisme tenant entre ses mains la sécurité financière de milliers d'auteurs, on retrouve les responsables, on les condamne le cas échéant (par exemple à partager leur trésorerie pour réparer LEUR erreur) et on corrige l'erreur, au lieu de reporter la faute sur les victimes.

Leur accorder "généreusement" le droit de racheter leurs trimestres perdus d'un bloc, c'est insuffisant. Et laisser en parallèle les responsables de la situation reporter la faute sur leurs victimes et pousser des cris d'orfraie quand on les accuse, ça devient franchement répugnant.

Paola Appelius

18/02/2021 à 13:44

Je ne crois pas que mon commentaire a la teneur que vous lui prêtez. Je fais moi-même partie des auteurs qui n'ont pas cotisé pendant plusieurs années par ignorance (avant d'adhérer à l'ATLF, où j'ai été informée) et j'aimerais pouvoir combler ces trous dans ma carrière (qui s'ajoutent à de longues études et à des interruptions pour l'éducation de mes trois enfants comme beaucoup de femmes) à un prix raisonnable, et pouvoir peut-être prétendre à une retraite à taux plein avant 67 ans, mais je ne me considère pas pour autant comme une victime. Ce qui m'intéresse, c'est une solution, mais je trouverais injuste pour ceux qui ont cotisé de récupérer des trimestres gratuitement. Je connais aussi personnellement pas mal d'auteurs qui étaient bien contents d'échapper à ces "charges" et qui se sont même plaints de la réforme permettant à tous de cotiser. Ce que je dis, c'est que la situation n'est pas aussi simple et manichéenne que certains la présentent et que l'important c'est de trouver une solution juste pour tous afin de réparer ce préjudice, ce que je crois possible. Mais je suis peut-être trop idéaliste...

Nicolas Gary - ActuaLitté

23/02/2021 à 18:04

Bonjour,
je ne modère pas les commentaires du site, mais vous voyez, le vôtre est bien apparu.
Preuve que l'on pratique la doxa et le samizdat à tout crin dans cette rédaction. Diantre !
Et si effectivement la question est "comment rattraper le coup de façon juste et équitable pour ceux qui n'ont pas cotisé", imagine-t-on que faire table rase des errances passées soit une bonne approche ? Ne tranchons pas trop vite.
Si renouveler sa confiance à l'ordonnance de 2016 est l'unique perspective, sans prendre en considération la décision du Défenseur des droits (il me semble que le CPE en a été tenu informé), alors je crains que le désaccord ne porte pas sur la seule représentativité – on voit cependant bien qu'elle est définitivement problématique –, mais plutôt sur l'efficacité.
Du reste, soit on est idéaliste et on demande le beurre, l'argent du beurrer et tout le reste, soit on ne l'est pas. Ou là encore, je suis trop manichéen ?

Pierre-André Athané

23/02/2021 à 17:51

Cher Nicolas Gary, ton article cite abondamment mon intervention lors d'un webinaire lors duquel j'ai fait part de mon expérience d'auteur assujetti aux agessa. Je m'amuse à t'imaginer recopiant mes propos, faisant des coupes et globalement le sortant de son contexte: j'espère que tu as passé du bon temps ! Tu te permets une attaque personnelle en insinuant que je me suis "assis sur la solidarité nationale". C'est élégant, merci. Mais "solidarité nationale" est surligné donc renvoie à un lien: et là je tombe sur Le président Macron et sa femme écoutant l'hymne américain. "Macron est arrivé aux Etats-Unis". Il y a un rapport ? Pense à vérifier la prochaine fois... Çà peut arriver mais bon. Salut.

Nicolas Gary - ActuaLitté

23/02/2021 à 17:58

Bonjour monsieur
J'imagine que le tutoiement est de rigueur dans ces circonstances.
Vous noterez que, si j'ai pris des citations, votre intervention est intégralement disponible et à écouter – j'ai pris le soin de caler le webinaire directement pour que chacun puisse y accéder. Preuve, de toute évidence, que je cherchais à sortir les propos de leur contexte.
Mais attaquer la forme revient surtout à se détourner du fond. Et j'imagine que la crise au SNAC après ce papier est totalement étrangère à votre intervention. Enfin, je n'insinue rien, du tout : je pense que les propos que vous tenez sont limpides, et se suffisent à eux-mêmes. Il suffisait simplement de savoir où les trouver.
Bien à vous.

Pierre-André Athané

23/02/2021 à 18:37

Bon tant qu'à m'appeler Monsieur, mets une majuscule ! Décidément... Oui on peut accéder au webinaire mais l'article ne cite que des extraits bien choisis de mon propos, pourquoi ? Allez on laisse tomber, sinon pas de crise au Snac, tout va bien...ou alors prouve le nous ! Et je ne détourne rien du tout j'assume mes propos sur le fond et la forme. Je te demanderais bien d'accepter une tribune sur ton journal mais j'hésite... Et sinon le lien "solidarité nationale" tu le changes quand ? Bonne soirée Nicolas !

L'auteur masqué

29/03/2021 à 17:33

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Jean-Louis Lisimachio a laissé une profonde empreinte sur le groupe Hachette Livre, qu’il quitta brutalement en mai 2003. Depuis, il vit quelque part entre les massifs alpins et Nice, « désintéressé de ce qui concerne l’édition et au courant de tout ». Ses anciens collaborateurs décrivent une personnalité fascinante, admirée ou haïe. Incontestablement, l’ex-PDG de Hachette filiale de Lagardère, avant qu’elle ne soit renommée Lagardère Publishing, a marqué plus que son époque. Une figure d’autant plus intrigante qu’elle ne frayait pas avec le gotha littéraire, bien au contraire.

14/01/2021, 14:20

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La chaîne du livre face à la crise sanitaire, dans neuf régions françaises

Dès le début de la pandémie, les agences régionales du livre ont conseillé les acteurs concernés, mais se sont aussi lancées dans des consultations, pour rester au plus près des besoins. La Fédération interrégionale du livre et de la lecture propose une synthèse des actions et réactions du monde du livre, dans neuf régions françaises, au cours de la tumultueuse année 2020.

11/01/2021, 16:50

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Marseille : Actes Sud cédera la librairie du MuCEM à Arteum, “une perspective adaptée”

En janvier 2013, le groupe Actes Sud remportait l’appel d’offres concernant le MuCEM — Musée des civilisations de l’Europe et de la méditerranée de Marseille. En juin de cette même année, la boutique-librairie allait être associée à la librairie Maupetit, propriété du groupe depuis 1998. Mais la concession changerait prochainement de mains, dans le cadre d’un AOT qui bénéficierait à la société Arteum, spécialisée dans les boutiques de musées. 

17/12/2020, 15:45

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Étude : les Français et la lecture pendant le premier confinement

Trois organismes du secteur du livre, la Sofia, le SNE et la SGDL, ont commandé à l'institut Médiamétrie une étude consacrée aux pratiques des Français en matière de lecture pendant le premier confinement, celui du printemps 2020. Il en ressort un attachement certain pour l'activité, avec une volonté de tester d'autres manières de lire.

14/12/2020, 16:43

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La lecture, loisir le plus pratiqué par les enfants de 9 ans durant le confinement

Dans quelques années, on se souviendra de cette étrange période avec quelques souvenirs flous : avions-nous réellement été enfermés, durant un confinement mondial ? Pour les enfants, dont 98 % restèrent chez eux, cette période eut des répercussions sur le travail et les loisirs. Le ministère de la Culture a procédé à une enquête, portant sur les jeunes de 9 ans.

07/12/2020, 09:38

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Sondage : les Français ont lu 2,5 livres durant le confinement

EXCLUSIF – À partir de ce 11 mai, les librairies ont l'autorisation de réouvrir. Or, la lecture fut, durant le confinement, l’une des vertus refuges. Privés dans un premier temps de librairies, les Français ont pourtant opté pour les livres, pour se divertir, s’évader ou s’enrichir. Un sondage réalisé par Harris pour ActuaLitté/La Journée du manuscrit francophone dévoile quelle place le livre a véritablement occupé lors de ces semaines à domicile.

11/05/2020, 09:00

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Les Français achètent de plus en plus de livres d'occasion

Le livre d'occasion, une aubaine
En attendant le communiqué annuel de PriceMinister annonçant que le livre a encore été le produit le plus revendu après Noël, voici un bref pronostic de Recommerce. Spécialiste de la vente de smartphones et produits reconditionnés, l’entreprise avance que les Français passeront massivement par les cadeaux d’occasion.

20/12/2018, 12:03

Autres articles de la rubrique À la loupe

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“Un libraire doit-il vendre le livre d’Eric Zemmour ?”

Voilà une semaine maintenant que La France n’a pas dit son dernier mot est disponible dans les différents points de vente et en ligne. Un succès revendiqué par l’auteur du Destin français, dont la mise en place dépassait les 150.000 exemplaires. Avec un cas de conscience qui se pose chez les libraires : vendre ou ne pas vendre Éric Zemmour. Marc Georges, qui dirige La Demeure du livre, à La Perrière (Orne), intervient dans nos colonnes avec quelques réflexions à partager.

20/09/2021, 09:04

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Babel, Sisyphe et Tantale dans un bateau : mettre le Horla à la rentrée littéraire

Outre le raccourcissement désormais flagrant des journées, les aléas météorologiques qui contraignent à troquer bermudas et t-shirts pour jeans et chemises, tout va bien madame la Marquise. Alors d’où me vient cette langueur que Verlaine n’aurait pas boudée ? Une anémie qui ne doit rien à mes globules rouges, merci pour eux, et pourtant sévit, jour après jour… La réponse était dans l’énoncé. Ou plutôt, sur le bureau d’en face…

18/09/2021, 13:01

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Raphaël Glucksmann : “La politique souffre d’abord d’une absence de littérature”

ÉVÉNEMENT – Au fil des éditions, les Bibliothèques idéales de Strasbourg voient de plus en plus grand. Cette année, malgré les complications épidémiques, « les Livres ont pris le pouvoir », bel et bien : 200 écrivains, intellectuels, acteurs et musiciens ont investi la capitale alsacienne pendant 10 jours pour faire de ces rencontres un rendez-vous incontournable de la vie culturelle d’abord strasbourgeoise, ensuite alsacienne, bientôt française. Retour d’expérience. 

15/09/2021, 17:33

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Pourquoi le journaliste littéraire redouterait l'internaute critique ? 

Auteur Gallimard, juré Prix Goncourt, auteur d'une étude sur les traducteurs pour le CNL, journaliste, bloggueur et despote éclairé de la République des livres : Pierre Assouline est multi-casquette, solidement implanté dans l'industrie. Dans La revue des médias, il dénigre avec ardeur les réseaux de lecteurs, des « plateformes [qui] sont des sites marchands ». Et finalement, déplore une médiocrité propre à l'époque. Pierre Fremaux, cofondateur de Babelio, apporte les nuances impératives.

15/09/2021, 07:42

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La Peste d'après Albert Camus inaugure Kazoku, label manga chez Michel Lafon

En 2016, Ki&Hi devint le premier manga des éditions Michel Lafon : 6 tomes et un agenda plus tard, le succès dépasse 1,03 million d’exemplaires (donnée Edistat) sur cinq années. 2021 amorce alors une nouvelle voie : Kazoku, le label manga de la maison. Et pour l’inaugurer, c’est le roman d’Albert Camus, La Peste, adapté par Ryota Kurumado. Une aventure éditoriale peu banale, dont les deux premiers tomes sortiront d’ici 10 jours.

14/09/2021, 11:33

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Patrick Imbert (Le Sommet des Dieux) : “Chez Taniguchi, je sens toujours une tonalité humaine”

En salles le 22 septembre prochain, Le Sommet des Dieux adapte le récit homonyme de Jirō Taniguchi, en 5 tomes (parus aux éditions Kana dans une traduction de Sylvain Chollet). L'histoire d'une passion vertigineuse pour l'alpinisme, où chaque sommet vaincu n'est qu'un seuil devant le prochain... Entretien avec Patrick Imbert, le réalisateur du long-métrage.

08/09/2021, 16:21

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Seghers : une rentrée à la recherche du lien entre tradition et modernité

La réorganisation des maisons décidée en octobre 2020 aura conduit Antoine Caro à la tête de Seghers. Une première rentrée littéraire, donc, qui amorce les trois axes de développement — tout en renouant avec l’histoire même de la maison. Poésie, beaux livres, littérature, la transition s’inscrit dans la tradition, celle d’une époque où Pierre Seghers conjuguait les genres et les talents. 

07/09/2021, 11:01

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Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

01/09/2021, 12:50

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Eric Zemmour : “Comment je suis devenu auteur-éditeur”

ENTRETIEN EXCLUSIF – La France n'a pas dit son dernier mot sera le prochain livre d'Éric Zemmour. Une aventure éditoriale qui commence avec une rupture à l’initiative de son ancien éditeur, Albin Michel. Sans maison pour son prochain livre, le polémiste a choisi de monter sa propre société d’édition — Rubempré. Et de confier à Interforum la distribution de ses livres sur le territoire, et dans la francophonie. Il revient avec nous sur cette démarche, plutôt inédite pour un auteur de best-sellers.

25/08/2021, 17:32

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En Afghanistan, “les créateurs sont pourchassés, risquent la torture et la mort”

La progression et le retour des talibans au pouvoir, à la faveur du retrait des forces internationales de l'Afghanistan, inquiètent le monde entier. Le devenir des libertés individuelles semble plus que jamais menacé dans le pays, et le Pen club français, qui défend la liberté d'expression, appelle le gouvernement français à prendre des mesures d'accueil fortes.

24/08/2021, 09:31

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 7. XXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette septième partie est consacrée aux traducteurs du XXe siècle, qui prônent une traduction non littérale pour les œuvres de fiction et qui créent une nouvelle discipline dénommée traductologie. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

20/08/2021, 10:03

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 6. XIXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette sixième partie est consacrée aux traducteurs du XIXe siècle, qui affinent leurs méthodes et tentent de nouvelles approches dans leur art. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

19/08/2021, 10:24

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 5. XVIIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette cinquième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIIe siècle, qui prennent pour habitude de traduire d’une langue étrangère vers leur langue maternelle, et non le contraire. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

18/08/2021, 11:07

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 4. XVIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette quatrième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIe siècle, dont les traductions tentent d’être plus fidèles et transparentes que celles de leurs collègues des siècles passés. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

17/08/2021, 10:36

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 3. XVIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette troisième partie est consacrée aux traducteurs du XVIe siècle, qui traduisent les auteurs classiques et la Bible dans des langues modernes (anglais, allemand, français, etc.). Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

16/08/2021, 10:46

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Biélorussie : la France doit “déclencher une initiative internationale” contre Loukachenko

L'anniversaire de la réélection contestée d'Alexandre Loukachenko à la présidence de la Biélorussie d'août 2020 fut marqué par la dissolution du Centre PEN national, qui lutte pour la liberté d'expression des écrivains. Le triste symbole d'un régime autoritaire qui s'installe et perdure : le Club PEN français, dans un courrier à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, exhorte celui-ci à l'action. Nous reproduisons ci-dessous le texte envoyé, en intégralité.

16/08/2021, 10:44

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 2. Moyen Âge

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette deuxième partie est consacrée aux traducteurs du Moyen Âge, qui favorisent le développement des langues et cultures vernaculaires. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

14/08/2021, 10:48

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Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 1. Antiquité

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette première partie est consacrée aux traducteurs de l’Antiquité et à leur rôle de passerelle entre plusieurs langues, cultures et civilisations. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

13/08/2021, 13:35

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“Connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs”

Docteure en littérature française et comparée, Lise Chapuis s’est un beau jour passionnée pour l’italien. Au point de faire métier de traduction. Elle dirige également la collection Selva selvaggia, des éditions L’Arbre vengeur, où, là aussi, elle offre aux lecteurs français de découvrir de nombreuses oeuvres du Bel paese – classiques et contemporaines. Entretien, tout en nuances.

11/08/2021, 10:46

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Finalement, Éric Zemmour a trouvé presque mieux qu'un éditeur

Secret de polichinelle, peut-être, mais bien conservé tout de même. Et surtout coup de maître, quand on pense aux ramifications, de la part d’Editis. Eric Zemmour, auteur esseulé, qu’Albin Michel avait dégagé de son catalogue de rentrée, n’avait d’autres options que l’autopublication pour maintenir la sortie de son livre. Il a donc ajouté une société d’édition aux cordes de sa propre entreprise, Rubempré. Et tant qu'à faire, autant se trouver une structure de diffusion, pour assurer la présence dans les points de vente, non ?

09/08/2021, 11:20

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BD 20-21 : “La bande dessinée vit une crise de croissance particulièrement aiguë”

L'année de la bande dessinée, imaginée pour l'année 2020 et finalement étendue sur une partie de 2021 en raison de la crise sanitaire, s'est terminée en juin dernier. Voulue par le ministère de la Culture, organisée par le Centre national du livre et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, l'opération s'organisait parallèlement à la remise du rapport Racine, très attendue par les auteurs et autrices. Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité de la BD, estime que l'année de la BD a permis de mettre en avant la situation des créateurs et de lancer le processus de réformes.

05/08/2021, 17:16

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Alessio Forgione : un dialecte napolitain qui “s’étend bien au-delà des mots”

Le dernier livre d’Alessio Forgione, Napoli mon amour, est paru en début d’année chez Denoël. Traduit par Lise Caillat, ce roman parcourt une ville où désespoir et solitude s’entremêlent, pour Amoresano. Jusqu’à l’arrivée de Nina. Et soudainement, les rues napolitaines n’ont plus la même saveur. Entretien avec la traductrice.

05/08/2021, 11:54

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Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

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Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

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“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

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La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

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Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

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Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

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Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

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Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

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Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

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Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut sécuriser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07