#Droit / Justice

France : Amazon assigné en justice pour concurrence déloyale

EXCLUSIF – Le confinement a révélé, à son insu, quelques secrets de fabrication et autres télescopages douteux chez Amazon France. Un différend juridique entre une éditrice et son prestataire a mis en lumière de manière flagrante les arrangements de la firme, aboutissant à une distorsion de concurrence. Tout à la fois revendeur et fournisseur de services, elle aura rendez-vous avec la justice française pour en répondre.

Le 02/03/2021 à 15:10 par Nicolas Gary

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Publié le :

02/03/2021 à 15:10

Nicolas Gary

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Du 17 mars au 10 mai 2020, la France a vécu huit semaines de confinement, entraînant la fermeture de commerces dits non essentiels. De par sa position, Amazon a continué dans un premier temps à prendre des commandes, y compris pour ces fameux produits qui n’étaient pas indispensables. Les livres, entre autres...

Une première forme de concurrence déloyale dénoncée, qui avait conduit à des contorsions juridiques, puis à la fermeture de ses entrepôts, pour éviter 1 milliard € d’amende hebdomadaire. Cette estimation venait de son directeur général, Frédéric Duval, découlant de l’astreinte établie par la Cour d’appel de Versailles — confirmant une ordonnance de référé du tribunal de Nanterre, limitant les autorisations de ventes.

Le marchand américain avait prolongé la fermeture de ses entrepôts jusqu’au 18 mai, inclus — mais durant la période, nombre de ses services étaient également mis en suspens. Parmi eux, celui de l’impression : des éditeurs fournissent des fichiers numériques au géant, lequel les imprime en fonction des achats, et donc des ventes. Les livres existent ainsi virtuellement, commercialisés sur Amazon.fr, et fabriqués en vertu des commandes. 

Détournement de commandes

Toute l’ambiguïté vient de là : Amazon EU SARL représente tout à la fois le vendeur en ligne et le service de POD (Print On Demand, ou Impression à la Demande) — il occupe les deux maillons de la chaîne, revendeur et imprimeur.

La société Nymphalis avait contractualisé avec le service POD d'Amazon, ainsi qu'avec celui des Éditions du Net : les titres de la maison pouvaient tout aussi bien être réalisés par l’un que par l’autre prestataire. Au cours du confinement, un litige est né entre les parties, sur l’exécution du contrat. Et des petites rivières naissent les grands fleuves…

En effet, entre avril et mai, Nymphalis constate une diminution de ses revenus sur la vente de livres. Elle conclut que la présence sur la marketplace de ses ouvrages en POD, produits par Les Éditions du Net, aurait concurrencé « son propre référencement de vente directe via le service POD d’Amazon.fr ». Conséquemment, le prestataire français aurait fait chuter ses résultats, par « un détournement des commandes de livres POD […] à son profit, au détriment des ventes directes POD », qu'opère Amazon, sur son site.

En somme, le prestataire LEN aurait grignoté des parts de marché au prestataire Amazon sur l’impression à la demande. Contacté par ActuaLitté, Henri Mojon, président des Éditions du Net, dément l’hypothèse : « Nous ne maîtrisons ni le routage des commandes ni le référencement [des livres], qui sont directement le fait d’Amazon. La société a seule pouvoir sur sa marketplace et son site de vente. » Assez logiquement, d'ailleurs.

Les clients de la firme le savent bien : non seulement aucun interlocuteur humain n’existe pour répondre aux interrogations quand un problème se pose, mais surtout, Amazon et ses algorithmes sont les uniques maîtres à bord : les mises en avant, retraits d’articles, et tout autre mouvement découlent de la volonté de l’entreprise, et de ses robots. Imaginer qu’un fournisseur ait la moindre action sur ces choses revient à méconnaître le fonctionnement même de la société.

Abus de position dominante ?

Voilà qui a cependant conduit à s’interroger et à révéler les fonctionnements internes de la plateforme. Henri Mojon poursuit : « Durant le confinement, la vignette des livres de Nymphalis mises en avant par Amazon était celle de LEN POD issue de la marketlpace, alors qu’auparavant, Amazon — en tant que distributeur — privilégiait son offre via Amazon POD directement sur son site. Pourquoi et sur quelle base ? Nous l’ignorions alors. »

Nymphalis a assigné LEN en affirmant que des ventes avaient été détournées, « mais en réalité, la vignette du livre proposé par LEN est apparue parce qu’Amazon n’était plus en mesure de produire ni de livrer les ouvrages. Nous avons opéré les ventes pour le catalogue de Nymphalis parce qu'Amazon nous a soudainement utilisé comme fournisseur. Pour autant, nous sommes moins mis en avant : Amazon le détaillant privilégie les titres d’éditeurs qui ont signé avec son service de POD, au détriment d’autres prestataires comme nous. »

Passer par la POD d’Amazon génère plus de ventes, car plus de visibilité : recourir à un autre service a permis de faire des ventes, mais moins nombreuses, de là le déficit constaté par Nymphalis.

« Quel intérêt y’aurait-il alors pour un éditeur de signer avec un autre opérateur ? Nous y voyons là des pratiques déloyales, qui s’effectuent au détriment des autres fournisseurs de services d’impression à la demande. Or, durant le confinement, nous avons bien constaté qu’Amazon n’était pas le prestataire régulier et fiable qu’il se prétend, puisque la fabrication et la commercialisation des livres, c’est nous qui les avons assurées. » Trompant la vigilance de l'éditrice, qui s'est estimée lésée par son prestataire LEN – quand c'est Amazon qui se réfugiait derrière lui.

Concurrence : la guerre des données

Anecdote malheureuse, qui rejoint les doléances régulièrement reprises dans la presse, où des éditeurs et des libraires assurent être écartés par la firme de Jeff Bezos. En juillet 2020, un courrier commun de l’Association of American Publishers, l’Authors Guild et l’American Booksellers Association le dénonçait : « L’importance de l’activité d’Amazon et ses parts de marché en matière de distribution de livres ont atteint un point tel qu’il est impossible pour un éditeur d’être absent de sa boutique en ligne. »

Et d’ajouter : « Amazon a utilisé son contrôle du marché, de manière agressive, contre ses fournisseurs et ses clients, et dispose d’un pouvoir malsain, capable de décider de l’avenir de nombreuses sociétés. » 

Pire : en matière de concurrence, la firme est sous le coup de plusieurs enquêtes visant à déterminer si elle se sert des données de vente que produisent les acteurs de sa marketplace, justement au profit des produits labellisés Amazon. Le futur ex-PDG avait juré que des règles internes bannissent de telles pratiques, tout en admettant ne pas pouvoir « certifier que cette règle n’a jamais été enfreinte ».

Ces procédures de contrôle, initiées par le Comité judiciaire de la Chambre des Représentants du Congrès américain, se sont doublées en Europe, d’une enquête reposant sur les mêmes fondements. La Commission européenne cherche à vérifier si des fuites profitant à Amazon revendeur sont avérées, et en provenance d’Amazon prestataire de la marketplace. L'entreprise s'est rebellée et tente de faire valoir que la procédure est invalide, en regard de la législation européenne...

Position dominante (un peu d’aplomb)

En effet, la mainmise d’Amazon a été reconnue par la Direction de la Concurrence de la Commission européenne dans une notification de griefs datant de novembre 2020. Parmi les reproches établis, celui d’utiliser systématiquement « les données commerciales non publiques des vendeurs indépendants actifs sur sa place de marché au bénéfice de sa propre activité de vente au détail, qui est en concurrence directe avec celle de ses vendeurs tiers ».

Cette double casquette de l’entreprise favorise le moissonnage des données d’un côté et leur exploitation de l’autre. Cela, sans que personne ne soit en mesure d’empêcher les salariés de franchir la prétendue ligne rouge édictée par le grand patron. 

Pour ces raisons, Les Éditions du Net ont lancé une assignation de la filiale française devant le tribunal de Commerce de Bobigny. 

De fait, des volumes considérables de données non publiques des vendeurs sont à la disposition des salariés de l’activité de vente au détail d’Amazon et aboutissent directement dans les systèmes automatisés de cette activité, qui regroupent ces données et les utilisent pour calibrer les offres de détail d’Amazon et ses décisions commerciales stratégiques au détriment des autres vendeurs de la place de marché.

Cela permet par exemple à Amazon de concentrer ses offres sur les produits qui se vendent le mieux dans les différentes catégories et d’ajuster ses offres en fonction des données non publiques des vendeurs concurrents.

– Assignation en intervention forcée 

Et de souligner : « L’utilisation des données non publiques des vendeurs de sa place de marché permet à Amazon d’éviter les risques normaux de la concurrence sur le marché de détail et de tirer parti de sa position dominante sur le marché de la fourniture de services de place de marché. »

La baisse des revenus de Nymphalis serait corrélée à ce que « Amazon EU SARL favorise le canal de vente directe POD plutôt que celui de la marketplace ».  

Référencement et impression

Un autre aspect de cette affaire suscite de nombreuses interrogations : Nymphalis pointe une perte de chiffre d’affaires de 4332 € à 1746 € entre avril et mai, que la défaillance d'Amazon et la solution de repli choisie expliquent aisément. Mais l'éditrice invoque également « une diminution des revenus publicitaires Amazon Ads de 6937,82 euros en avril 2020 à 2471,03 euros au 1er juin de la même année ». 

ActuaLitté a sollicité la responsable de la structure, Céline Musmeaux, pour tenter de comprendre ce que ces chiffres signifient. Aucun client ne se plaindrait que ses propres investissements publicitaires aient pu diminuer. Faut-il alors admettre qu’Amazon reverse une part en monétaire de revenus publicitaires ? Si oui, sur quelle base ? Renvoyés vers son avocat, nous avons pu obtenir quelques précisions. 

« L’affaire en cours [entre Les Éditions du Net et Nymphalis] porte sur des manquements contractuels, où LEN a outrepassé les accords contractuels. La société ne disposait pas d’un droit de production, mais uniquement de référencement des œuvres de notre cliente. » Ainsi, Nymphalis reproche à LEN d’avoir opéré des ventes directes, avec impression des ouvrages, chose que le contrat de distribution, consulté par ActuaLitté et signé par Nymphalis, autorise bien : la prestation de service — et d’impression, au final. 

En revanche, pour ce qui est des fameuses Amazon Ads, pas de commentaires. « Notre cliente a recours à Amazon, et connaît, comme d’autres, son lot de problèmes », nous assure le cabinet Armengaud Guerlain, avec du vague à l'âme, peut-être, mais dans le propos, surtout.

Des revenus Amazon Ads ?

Plusieurs professionnels, familiarisés au quotidien avec Amazon, ont tout bonnement haussé les épaules sur le sujet : « C’est un service publicitaire : on investit, il coûte de l’argent, et s'avère finalement assez peu intéressant », nous assure un responsable de diffusion numérique. « Cependant, cette solution publicitaire pose en effet problème : elle permet, par exemple, à une maison d’acheter les mots-clefs “Stephen King”, et de renvoyer sur les livres de sa marque — alors même qu’elle n’a pas d’ouvrages de King au catalogue. »

Au final, sur le même fonctionnement que les Google Ads ? « Sauf que Google est un moteur de recherche, qui n’a pas de problème éthique de ce point de vue : Amazon est vendeur de livres — libraire, quelque part — et donc serait censé défendre quelque chose des ouvrages, des auteurs, des éditeurs. Pas commercialiser du mot clef de manière indue. »

Me Ivan Itzkovitch, avocat des Éditions du Net, à la lecture des conclusions du cabinet Armengaud Guerlain, ne comprend pas plus. « Nous serons amenés à demander la communication du contrat qui lie Amazon à Nymphalis, pour saisir ce que signifie la demande de la partie adverse. On parlerait donc d’une rétribution versée par Amazon ? » Céline Musmeaux, sollicitée de nouveau par ActuaLitté, n’a pas commenté.

« Que comprendre, en effet », reprend Me Itzkovitch ? « S’agit-il d’un accord pour les clients du service POD d’Amazon ? Une clause d’intéressement au clic sur la publicité, dans le cadre d’ouvrages vendus ? » Alors qu’on s’attendrait à l’inverse : l’éditeur ou l’auteur rémunère Amazon en achetant de la publicité via le service Ads… 

« L’hypothèse la plus probante serait qu’Amazon, de par sa puissance économique, peut effectuer une rétrocession sur les revenus publicitaires. Dans ce cas, il s’agirait d’une solution pour fidéliser ses clients POD, les incitant à ne pas passer par la marketplace, mais par la vente directe sur Amazon. » Pour autant, un modèle de reversement intrigue : « Cela s’apparenterait à une forme de dumping, voire d’une vente subventionnée. Et je ne suis pas certain qu’en la matière, la loi sur le prix unique du livre de 81 n’y trouve pas à redire », conclut l’avocat.

Amazon n'ayant pas retourné nos demandes d'explications, nous voici contraints aux projections...

Concurrence déloyale, la démonstration concrète

Or, pour l’avocat, le litige entre Nymphalis et Les Éditions du Net a surtout eu pour mérite de dévoiler comment « la société Amazon utilise une position dominante, par laquelle elle reroute les ventes — en devenant juge vendeur et partie prestataire. Elle concurrence directement les vendeurs de la marketplace, en utilisant leurs informations. Or, en droit de la concurrence, ces informations dites non publiques sont protégées. »

Et c’est bien le fond de la notification de griefs que la Commission européenne a communiquée à Amazon en novembre 2020. « On parle de pratiques anticoncurrentielles, chose que la Commission n’apprécie pas du tout et pour Amazon, cela doit sentir un peu le roussi », s'amuse l’avocat. « Grâce au confinement et l’arrêt des services d’Amazon, nous détenons la preuve, apportée par Nymphalis que les ventes — opérées par Amazon POD — ont chuté, et que les clients ont été réorientés, sur des ouvrages référencés vers la marketplace. »

Et de poursuivre : « En temps normal, et il aura fallu une pandémie pour en obtenir la preuve, c’est la vente directe qui est bel et bien privilégiée : celle où Amazon opère comme revendeur et prestataire d’impression. À coup sûr, la Commission européenne sera extrêmement intéressée par ce point : nous lui fournissons un élément flagrant et tangible. » De fait, « d’un cas général sur lequel elle enquête, nous avons découvert le cas d’espèce ». 

Selon les informations de ActuaLitté, un huissier s’était présenté au matin du 26 février aux bureaux d’Amazon pour leur signifier l’assignation à comparaître avec les pièces portées au dossier. L’audience de procédure aura bien lieu le 4 mars – avec la nécessité pour la firme d’agir rapidement ou de gagner du temps.

« À ce titre, l’éditrice elle-même nous reproche ce qui est la preuve d'une distorsion de concurrence », reprend Henri Mojon.

La riposte d'Amazon

Acculée par la Commission, la firme de Jeff Bezos a tout de même tenté « un joli coup de bluff », reconnaît Me Ivan Itzkovitch, spécialiste du droit de la concurrence. En invoquant le fait que « lorsque la Commission européenne décide d’enquêter sur une question, le droit européen stipule que des autorités nationales de la concurrence ne peuvent pas enquêter sur le même sujet », les conseils de la société pensaient certainement avoir trouvé une parade.

« En réalité, toutes les autorités de la concurrence des États sont liées à la Direction générale de la concurrence. Or, cela n’empêche en rien la Commission d’enquêter : d’une part, l’autorité italienne pourrait se dessaisir du dossier, ou démontrer que sa procédure portait sur des sujets distincts. » Pour exemple, qu’ils étaient liés au territoire italien strictement, ou que l’enquête de la Commission vise d’autres États. « L’astuce réside en ce que cela pourrait exclure des États de l’enquête de la Commission… mais c’est tout. »

En revanche, que l’enquête pour abus de position dominante aboutisse à une condamnation, voilà qui ouvrirait les portes à une action collective « susceptible de réunir tous les acteurs concernés, en France, voire en Europe, pour demander réparation du préjudice subi. Et l’on parle alors de sommes significatives — en dizaines, ou centaines de millions d’euros ». Même pour Amazon, l’affaire reviendrait à un peu plus qu’un caillou dans la chaussure. 

« L’évolution du droit européen et français, en matière d’action de groupe, permet aux consommateurs et aux gens lésés d’agir en dommages-intérêts sur des préjudices subis, liés à la position dominante. Ici, c’est précisément le cas, et Les Éditions du Net n’ont rien d’un cas particulier : chaque revendeur de la marketplace aurait toute légitimité à rejoindre l’action, pour obtenir réparation. »

Et l’avocat de conclure : « La cerise sur le gâteau ? Cette possibilité de rétrocession publicitaire, les Amazon Ads, induisant une autre infraction sur la loi Lang. » 

illustrations : © Jordan Stead / Amazon ; geralt CC 0 ; Tumisu CC 0 ; © Jordan Stead / Amazon ; ActuaLitté, CC BY SA 2.0 ; Sacha Kohlmann, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

7 Commentaires

 

Ed

02/03/2021 à 17:14

Ahurissant...
d'abord pour les compétences analytiques fébriles de l'éditrice, mais finalement tant mieux.
mais plus encore pour tout ce que cela va apporter d'eau au moulin des autorités de la concurrence...
Chapeau bas pour le boulot !

LOL

03/03/2021 à 08:18

« Sauf que Google est un moteur de recherche, qui n’a pas de problème éthique de ce point de vue : »

C'est factuellement faux. Premièrement, Google vend des services, et des réorientations de résultats basés sur son intérêt est avéré depuis longtemps. Et deuxièmement, de même que Amazon a le monopole du marché en ligne, Google l'a sur les moteurs de recherche (et ce qui se sait moins, sur la publicité en ligne). Chaque influence de l'un ou de l'autre (quand je parle d'influence, je parle de distorsion de la requête à des fins personnels) nuit gravement à l'équilibre général.

Il faudra se poser une fois pour toute la question de la place des GAFA. Soit il s'agit d'un service et auquel cas, les GAFA doivent être neutres et respecter la loi (surtout celle de la concurrence et de la liberté de parole). Soit il s'agit d'un service privé, et comme tout monopole distordant, ils doivent être détruits.

Dans un cas comme dans l'autre, ils doivent être mis au pas.

Hélas, a priori, seuls les États-Unis ont la capacité (législative) de le faire. Trump avait commencé le boulot et a été arrêté (curieusement, les GAFA ont massivement participé à sa campagne de dénigrement : un hasard sans doute). Biden, qui a été élu grâce aux GAFA, ne fera rien contre eux.

Bref, l'Europe ne fera rien et tout le monde continuera à subir les lois des GAFA. Même une amende astronomique ne serait pas vraiment envisageable, car le gouvernement US a les moyens de faire plier n'importe quelle entité sur la planète (par le moyen de la loi d'extra-territorialité du dollar). Or Biden interviendra contre toute personne s'opposant en force aux GAFA.

Une solution serait donc de créer des GAFA nationaux. Ça a été fait aux forceps en Chine, mais comme qui dirait, ce n'est pas demain la veille en France.

Alfred

03/03/2021 à 09:07

Amazon n'a tout simplement aucune position dominante. Tous les arguments qui en découlent s'effondrent.

Amazon, c'est 20% du ecommerce en France hors GMS. Et le ecommerce, c'est une minorité du commerce.

Rien à voir avec la position de Google sur la recherche ou la vidéo.

Henri Mojon

03/03/2021 à 10:01

Il faut vous mettre à la page car Amazon est bien aujourd'hui le premier moteur de recherche des acheteurs : https://comarketing-news.fr/amazon-est-desormais-le-premier-moteur-de-recherche-des-acheteurs/.

PERCEVAL

03/03/2021 à 16:10

Amazon a bon dos.
C est un systeme performant qui permet aux PME de developper leurs affaires dans le monde entier.
Le POD fonctionne tres bien et genere de bonnes royalties, sans risques de stocks.
les autres grands intervenants ont des systemes qui fonctionnent tres mal.

Henri Mojon

03/03/2021 à 19:18

Pseudonyme adéquat, Discours léché, publicitaire mais pas trop, Dénigrement des concurrents d’Amazon voire diffamation.
faux commentaire typique.

Gaffe aux GAFA

04/03/2021 à 06:54

La puissance des GAFA, c'est aussi pouvoir se permettre de créer des « bots » (des robots) qui commentent les articles (et qui généralement dénigrent) leur entreprise. Bien entendu pour les soutenir mine de rien...

ActuAlitté est sans doute dans le collimateur depuis un certain temps à cause de ses articles à charge contre Amazon (essentiellement). Une sorte de rançon du succès.

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Patrick McSpare vient de faire paraître aux éditions Leha son dernier roman, Pré-Mortem. Ce passionné de mythologie celtique fait toujours naviguer ses univers entre un monde réel et des créatures fantastiques, pas toujours commodes. Dans ce livre, l’humanité tout entière apprend le jour précis de sa mort, lors de l’apparition de Banshees, le 31 octobre. Joyeux Hallloween…

02/04/2021, 09:43

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Antonio Tabucchi, “le plus italien des écrivains portugais”

Écrivain, certes, mais aussi traducteur de Fernando Pessoa en italien, Antonio Tabucchi a lié avec le Portugal une relation particulière. Enseignant tout à la fois la langue et la littérature lusophone, à Sienne, il est décédé à Lisbonne en mars 2012. Comme si quelque chose devait s’écrire ainsi. Clelia Bettini, de l’université de Coimbra, faculté de Lettres, nous en offre un portrait inédit.

01/04/2021, 16:33

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Juan Branco : “Il y a encore la possibilité d’une guerre civile dans ce pays”

ENTRETIEN — En 2018, Juan Branco publiait Crépuscule, un ouvrage qui mettait en lumière les puissances à l’œuvre derrière l’ascension d’Emmanuel Macron. Devenu un best-seller, le pamphlet avait accompagné l’élan révolutionnaire des Gilets jaunes. Aujourd’hui, l’avocat dissident publie un nouveau manifeste aux éditions Michel Lafon : Abattre l’Ennemi. Au sein de cette œuvre dont le titre annonce déjà la couleur, c’est une refonte totale de la politique française qui est proposée au lecteur « Ce livre est là pour aider ceux qui le souhaitent à rompre avec le système existant dans les mois et années à venir. »

 

31/03/2021, 15:27

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“Opacité, manipulation et atteinte aux droits syndicaux des artistes-auteurs”

L'intersyndicale des artistes-auteurs apprend aujourd'hui, le 29 mars, que la Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture (DGCA) a convié les organismes de gestion collective et diffuseurs à des « groupes de travail utilisateurs, en visioconférence, sur la nomenclature de revenus d’artistes auteurs à laquelle travaille le ministère de la Culture et qui servira de base à la nouvelle interface informatique de déclaration des revenus d’artistes auteurs ». Nous reproduisons ici l'intégralité de leur texte.  

29/03/2021, 16:58

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Mahomet supprimé de La Divine Comédie : Dante victime du “politiquement correct”

Une traduction de La Divine Comédie de Dante expurgée de Mahomet « pour ne pas blesser » : le choix d'un éditeur néerlandais fait couler beaucoup d'encre, avec des accusations de censure qui se multiplient. Le PEN Club français s'inquiète lui aussi de précautions qui finissent par porter atteinte à l'œuvre et à la « dimension transculturelle » de Dante. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, le texte de l'organisation.

29/03/2021, 16:44

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Auteurs professionnels : un statut non essentiel ?

Je ne suis pas le premier, je ne serai sûrement pas le dernier, mais je souhaitais m’exprimer sur la situation alarmante des artistes-auteurs dont je fais partie. Parce que pour parler net, il semblerait qu’on ait décidé en hauts lieux de nous laisser crever la bouche ouverte. Par Guilhem Meric.

25/03/2021, 10:01

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"La Maison des écrivains est menacée parce que la littérature est menacée"

La Maison des écrivains est en proie à des difficultés persistantes, clame l’association, qui diffuse un manifeste. Ce dernier, que signe l’ensemble de son conseil d’administration et de direction, dévoile la réalité de cette situation. Une structure qui n’est pas « entendue à la hauteur de ses ambitions », et a recours actuellement à un appel aux dons pour se sortir de l’embarras. Leur plaidoyer est ici diffusé en intégralité.

23/03/2021, 16:18

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L’appropriation culturelle et les Sensitivity readers

Ou la question du T’es-qui-toi-à-la-base-pour-causer-de-ça ? Suite à notre entretien avec l'éditeur Stephen Carrière, autour de la censure d'ouvrages, nous avons souhaité prolonger la réflexion posée sur l'avenir de l'édition. Et ce, à travers deux thématiques très contemporaines : le rôle du trigger warning, détaillé la semaine passée. Il évoque cette fois-ci les sensitivity readers et la notion d'appropriation culturelle autre enjeu pour l'industrie du livre.

22/03/2021, 08:11

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La lutte pour l’organisation d’élections professionnelles n’est pas un détail

L'écrivain Frédéric Maupomé vient de signer une tribune évoquant la question des élections professionnelles pour les artistes auteurs. Il nous propose ici un texte mettant à plat toutes les problématiques de ce sujet. Son plaidoyer est proposé en intégralité.

22/03/2021, 07:57

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Le ministère de la Culture donne “le coup de grâce au rapport Racine”

La semaine dernière, le ministère de la Culture a dévoilé, d'une manière assez discrète, 15 premières mesures qui doivent « améliorer les conditions de création des auteurs ». Les principaux intéressés ne cachent pas leur déception : la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse y voit ainsi « le coup de grâce au rapport Racine ». Nous reproduisons ci-dessous le message diffusé par l'organisation.

15/03/2021, 16:09

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Hongrie : l'autrice Krisztina Tóth accusée de cancel culture par le gouvernement Orbán

De quoi l'expression cancel culture est-elle le nom ? Selon les contextes, elle est adaptée : quand le gouvernement de Viktor Orbán l'utilise, en Hongrie, c'est pour remettre en question la parole d'une autrice, Krisztina Tóth, vis-à-vis de l'histoire littéraire telle qu'elle a été écrite par la postérité. Le PEN Club français, dans une tribune, défend Tóth, accusée de « censure féministe » et menacée sur les réseaux sociaux. Nous reproduisons ce texte ci-dessous, en intégralité.

15/03/2021, 09:35

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Trigger warning en littérature : du danger d'avertir du danger

La censure de six ouvrages du Dr Seuss nous avait donné l’opportunité d’interviewer le traducteur français de certains titres. Stephen Carrière est avant tout éditeur, et posait les bases de réflexions plus profondes sur ce qu’il identifiait comme des menaces pour l’industrie du livre. Devant l'enthousiasme suscité par ce premier entretien, nous lui avons demandé de développer plus largement ses intuitions et de revenir sur la question du trigger warning. Un principe d’avertissement pas forcément charitable.

15/03/2021, 07:05

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Maroc : Maâti Monjib et les détenus politiques en besoin “urgent” de solidarité

Condamné le jeudi 28 janvier dernier à un an d'emprisonnement, jugé coupable de « fraude » et d'« atteinte à la sécurité de l'État », l'historien Maâti Monjib a entamé il y a quelques jours une grève de la faim pour protester contre une peine qu'il juge arbitraire. Le PEN Club français appelle à la solidarité envers l'écrivain et les autres détenus politiques au Maroc dans un texte que nous reproduisons en intégralité ci-dessous.

11/03/2021, 12:51

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“Chaque traduction est une nouvelle traduction“, Nathalie Bauer

Assise à un ancien bureau en bois, une série de gravures raffinées derrière elle, une femme élégante répond avec affabilité et calme à nos questions. Il s'agit de Nathalie Bauer, l'une des plus célèbres traductrices de l'italien vers le français, avec plus de cent cinquante ouvrages à son actif. Sa passion pour la langue italienne est née à l'âge de quinze ans et s’est développée en autodidacte à l’aide d’un livre, L’italien en 90 leçons. Son travail a commencé par hasard, à une époque plus facile, où l’on pouvait encore faire de la traduction littéraire son seul métier.  

09/03/2021, 08:57

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Développement rural et de sécurité alimentaire : La dernière mission

Auteur de l’essai La Faim du monde (Balland 2019), Nasser Brahimi travaille auprès d’agences internationales et pour des programmes liés aux Nations Unies. Le consultant, fils de parents algériens, a vécu à Paris, avant de retourner à Alger et de s’installer finalement à Rome. Expert en communication, il travaille au développement de deux agences, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture et le Fonds international de développement agricole. Son texte raconte un moment de ces expériences.

07/03/2021, 17:31

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Seuss, le vivre-ensemble et la cancel culture

Cesser la commercialisation de livres du Dr Seuss, accusés de véhiculer un « racisme infect » par certains commentateurs, voilà qui donne à réfléchir. Les ouvrages jeunesse de l’Américain n’ont pas connu en France le succès d’outre-Atlantique. Pourtant, leur traducteur français s’inquiète, à plus d’un titre, de ces comportements. D’autant que Stephen Carrière, qui a traduit une dizaine d’oeuvres de Seuss, est également éditeur, directeur des éditions Anne Carrière. Il nous répond.

05/03/2021, 14:37

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Objet : atteinte aux droits sociaux des artistes-auteurs et autrices

Il n’y aura pas de confinement du week-end, ainsi l’a voulu Emmanuel Macron. Voilà qui laissera plus de temps encore aux ministres interpellés par une vingtaine d’organisations professionnelles, sur la question des cotisations sociales. Un courrier enlevé et senti, qui remet l’église au centre du village. Leur texte est ici relayé dans son intégralité.

04/03/2021, 14:31

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#AdopteUnLibraire : “Il n’y a pas d’écrivain sans librairie”

Les librairies ont été hissées au rang de commerces essentiels dans le décret n° 2021-217. Ou plus précisément « les commerces de détail de livres ». Contraint et forcé, comme tant d'autres, non plus d'imaginer, mais de vivre dans un pays aux librairies fermées, le romancier Gilles Marchand, auteur entre autres d’un Funambule sur le sable, adresse à ActuaLitté un texte passionné. 

03/03/2021, 11:10

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La Commission européenne en conflit avec les éditeurs et auteurs belges 

Depuis 2019, La Commission européenne refuse de verser une rémunération aux éditeurs belges pour la photocopie de leurs œuvres par des entreprises et des institutions publiques. L'organisme de gestion collective des ayants droit belges Reprobel publie aujourd'hui un communiqué pour protester contre cette décision. Selon eux, la Commission prétendrait à tort que cette rémunération constituerait une "taxe" dont elle-même et les institutions européennes qu'elle représente en sont exonérées. Nous publions ici leur texte dans son intégralité. 

 

 

03/03/2021, 11:09

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Rapport Racine : “Un an plus tard, nous n’oublions pas”

« Un an après la remise du rapport Bruno Racine, rien ne bouge plus. Notre situation économique et sociale n’a jamais même été aussi catastrophique ! Vous êtes donc nombreux et nombreuses à vouloir agir. Des actions sont nées spontanément de toutes parts (BD, audiovisuel, etc.), et ont été plus ou moins bien médiatisées. Mais, malgré des problèmes communs, rien n’avait encore été rédigé pour l’ensemble des créateurs et créatrices, qui sont pourtant unis par un même statut social et fiscal », indique la Ligue des Auteurs Professionnels.

02/03/2021, 15:43

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Les bibliothèques, “des biens communs au service de tous” (ABF)

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et d'autres organisations rappellent, dans un communiqué, la politique documentaire qui constitue le cadre du travail des bibliothécaires, garants des « équilibres de toutes sortes, à l’indispensable pluralisme des goûts, genres et orientations, sans jamais faire prévaloir leurs propres opinions ». Cette piqûre fait suite à deux événements récents qui illustrent une possible ingérence d'une hiérarchie administrative dans ce cadre et ces missions... Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du texte communiqué.

02/03/2021, 14:45

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Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

02/03/2021, 09:12

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Lise Caillat, traductrice : “Aujourd’hui, quand je ne traduis pas, je lis”

Après une Maîtrise de Langue, Littérature et Civilisation italiennes (Université Stendhal-Grenoble III) et un DESS Édition (Université Paris XIII), Lise Caillat a travaillé pendant dix ans dans l’édition puis en librairie, tout en développant son activité de traduction littéraire. Depuis 2017, elle se consacre totalement à cette dernière ainsi qu’à la recherche d’auteurs et d’ouvrages italiens à faire découvrir au public français. Elle anime également des ateliers de traduction qui visent à sensibiliser les lecteurs et les amoureux des mots aux joies et aux défis du métier.

01/03/2021, 09:10

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Vivants à l'unisson : à la défense du spectacle et des artistes

Ne pas laisser mourir les artistes et le spectacle : voici en quelques mots le sens du texte écrit et diffusé par le chanteur Cali, la thérapeute Anne-Laure Buffet et le poète Éric Poindron. Plus qu’un mouvement d’humeur, un appel à l’aide, parti à la défense (et illustration ?) du spectacle vivant. Un manifeste que ActuaLitté diffuse dans son intégralité.

28/02/2021, 10:35

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Édition : M. le ministre, “les procédures bâillons menacent l’information”

La liberté d'information, mais aussi la liberté de publier, sont toutes deux menacées par un processus judiciaire vieux de cent quarante ans, dénonce l'éditeur Florent Massot dans un courrier envoyé au Garde des Sceaux, ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. D'après Florent Massot, le coût pour l'accusé de la citation directe, dans le cadre d'une plainte en diffamation, est dangereux pour la liberté d'informer. Nous reproduisons ci-dessous le courrier envoyé par l'éditeur au ministre de la Justice, en intégralité.

26/02/2021, 15:11

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La “censure politique et idéologique” menace en Pologne

Le PEN Club polonais vient de communiquer à ActuaLitté une déclaration officielle sur la situation juridique du pays. Au cœur de cette intervention, un exercice de censure « politique et idéologique ». Une situation d’autant plus délicate qu’elle découle d’une destruction méthodique du travail universitaire, autant que d’une réécriture de l’Histoire. Le texte est ici présenté dans son intégralité.

26/02/2021, 14:16

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Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

26/02/2021, 13:00

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“La responsabilité sociale et environnementale est au cœur de notre projet”, Éditions Leduc

Les éditions Leduc viennent de communiquer un détail, non exhaustif, de leurs engagements écoresponsables, « mis en pratique depuis des années maintenant ». Et d’ajouter : « Comme toujours, ce sont tous nos services et chacun de nos salariés qui portent individuellement et collectivement ces engagements. » Le texte est proposé dans son intégralité.

25/02/2021, 09:54

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Recherche universitaire : une “police de la pensée” bientôt à l'oeuvre ?

Quand les situations économiques et sociales des étudiants et des universités frisent la catastrophe, les responsables politiques évoquent l'« islamo-gauchisme » qui orienterait de nos jours la recherche universitaire. Un concept aux contours flous, adopté par Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin et désormais Frédérique Vidal, dont la Ligue des Droits de l'Homme pointe la dangerosité. Nous reproduisons ci-dessous le texte que nous a fait parvenir l'organisation.

23/02/2021, 15:01