#Droit / Justice

France : Amazon assigné en justice pour concurrence déloyale

EXCLUSIF – Le confinement a révélé, à son insu, quelques secrets de fabrication et autres télescopages douteux chez Amazon France. Un différend juridique entre une éditrice et son prestataire a mis en lumière de manière flagrante les arrangements de la firme, aboutissant à une distorsion de concurrence. Tout à la fois revendeur et fournisseur de services, elle aura rendez-vous avec la justice française pour en répondre.

Le 02/03/2021 à 15:10 par Nicolas Gary

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Publié le :

02/03/2021 à 15:10

Nicolas Gary

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Du 17 mars au 10 mai 2020, la France a vécu huit semaines de confinement, entraînant la fermeture de commerces dits non essentiels. De par sa position, Amazon a continué dans un premier temps à prendre des commandes, y compris pour ces fameux produits qui n’étaient pas indispensables. Les livres, entre autres...

Une première forme de concurrence déloyale dénoncée, qui avait conduit à des contorsions juridiques, puis à la fermeture de ses entrepôts, pour éviter 1 milliard € d’amende hebdomadaire. Cette estimation venait de son directeur général, Frédéric Duval, découlant de l’astreinte établie par la Cour d’appel de Versailles — confirmant une ordonnance de référé du tribunal de Nanterre, limitant les autorisations de ventes.

Le marchand américain avait prolongé la fermeture de ses entrepôts jusqu’au 18 mai, inclus — mais durant la période, nombre de ses services étaient également mis en suspens. Parmi eux, celui de l’impression : des éditeurs fournissent des fichiers numériques au géant, lequel les imprime en fonction des achats, et donc des ventes. Les livres existent ainsi virtuellement, commercialisés sur Amazon.fr, et fabriqués en vertu des commandes. 

Détournement de commandes

Toute l’ambiguïté vient de là : Amazon EU SARL représente tout à la fois le vendeur en ligne et le service de POD (Print On Demand, ou Impression à la Demande) — il occupe les deux maillons de la chaîne, revendeur et imprimeur.

La société Nymphalis avait contractualisé avec le service POD d'Amazon, ainsi qu'avec celui des Éditions du Net : les titres de la maison pouvaient tout aussi bien être réalisés par l’un que par l’autre prestataire. Au cours du confinement, un litige est né entre les parties, sur l’exécution du contrat. Et des petites rivières naissent les grands fleuves…

En effet, entre avril et mai, Nymphalis constate une diminution de ses revenus sur la vente de livres. Elle conclut que la présence sur la marketplace de ses ouvrages en POD, produits par Les Éditions du Net, aurait concurrencé « son propre référencement de vente directe via le service POD d’Amazon.fr ». Conséquemment, le prestataire français aurait fait chuter ses résultats, par « un détournement des commandes de livres POD […] à son profit, au détriment des ventes directes POD », qu'opère Amazon, sur son site.

En somme, le prestataire LEN aurait grignoté des parts de marché au prestataire Amazon sur l’impression à la demande. Contacté par ActuaLitté, Henri Mojon, président des Éditions du Net, dément l’hypothèse : « Nous ne maîtrisons ni le routage des commandes ni le référencement [des livres], qui sont directement le fait d’Amazon. La société a seule pouvoir sur sa marketplace et son site de vente. » Assez logiquement, d'ailleurs.

Les clients de la firme le savent bien : non seulement aucun interlocuteur humain n’existe pour répondre aux interrogations quand un problème se pose, mais surtout, Amazon et ses algorithmes sont les uniques maîtres à bord : les mises en avant, retraits d’articles, et tout autre mouvement découlent de la volonté de l’entreprise, et de ses robots. Imaginer qu’un fournisseur ait la moindre action sur ces choses revient à méconnaître le fonctionnement même de la société.

Abus de position dominante ?

Voilà qui a cependant conduit à s’interroger et à révéler les fonctionnements internes de la plateforme. Henri Mojon poursuit : « Durant le confinement, la vignette des livres de Nymphalis mises en avant par Amazon était celle de LEN POD issue de la marketlpace, alors qu’auparavant, Amazon — en tant que distributeur — privilégiait son offre via Amazon POD directement sur son site. Pourquoi et sur quelle base ? Nous l’ignorions alors. »

Nymphalis a assigné LEN en affirmant que des ventes avaient été détournées, « mais en réalité, la vignette du livre proposé par LEN est apparue parce qu’Amazon n’était plus en mesure de produire ni de livrer les ouvrages. Nous avons opéré les ventes pour le catalogue de Nymphalis parce qu'Amazon nous a soudainement utilisé comme fournisseur. Pour autant, nous sommes moins mis en avant : Amazon le détaillant privilégie les titres d’éditeurs qui ont signé avec son service de POD, au détriment d’autres prestataires comme nous. »

Passer par la POD d’Amazon génère plus de ventes, car plus de visibilité : recourir à un autre service a permis de faire des ventes, mais moins nombreuses, de là le déficit constaté par Nymphalis.

« Quel intérêt y’aurait-il alors pour un éditeur de signer avec un autre opérateur ? Nous y voyons là des pratiques déloyales, qui s’effectuent au détriment des autres fournisseurs de services d’impression à la demande. Or, durant le confinement, nous avons bien constaté qu’Amazon n’était pas le prestataire régulier et fiable qu’il se prétend, puisque la fabrication et la commercialisation des livres, c’est nous qui les avons assurées. » Trompant la vigilance de l'éditrice, qui s'est estimée lésée par son prestataire LEN – quand c'est Amazon qui se réfugiait derrière lui.

Concurrence : la guerre des données

Anecdote malheureuse, qui rejoint les doléances régulièrement reprises dans la presse, où des éditeurs et des libraires assurent être écartés par la firme de Jeff Bezos. En juillet 2020, un courrier commun de l’Association of American Publishers, l’Authors Guild et l’American Booksellers Association le dénonçait : « L’importance de l’activité d’Amazon et ses parts de marché en matière de distribution de livres ont atteint un point tel qu’il est impossible pour un éditeur d’être absent de sa boutique en ligne. »

Et d’ajouter : « Amazon a utilisé son contrôle du marché, de manière agressive, contre ses fournisseurs et ses clients, et dispose d’un pouvoir malsain, capable de décider de l’avenir de nombreuses sociétés. » 

Pire : en matière de concurrence, la firme est sous le coup de plusieurs enquêtes visant à déterminer si elle se sert des données de vente que produisent les acteurs de sa marketplace, justement au profit des produits labellisés Amazon. Le futur ex-PDG avait juré que des règles internes bannissent de telles pratiques, tout en admettant ne pas pouvoir « certifier que cette règle n’a jamais été enfreinte ».

Ces procédures de contrôle, initiées par le Comité judiciaire de la Chambre des Représentants du Congrès américain, se sont doublées en Europe, d’une enquête reposant sur les mêmes fondements. La Commission européenne cherche à vérifier si des fuites profitant à Amazon revendeur sont avérées, et en provenance d’Amazon prestataire de la marketplace. L'entreprise s'est rebellée et tente de faire valoir que la procédure est invalide, en regard de la législation européenne...

Position dominante (un peu d’aplomb)

En effet, la mainmise d’Amazon a été reconnue par la Direction de la Concurrence de la Commission européenne dans une notification de griefs datant de novembre 2020. Parmi les reproches établis, celui d’utiliser systématiquement « les données commerciales non publiques des vendeurs indépendants actifs sur sa place de marché au bénéfice de sa propre activité de vente au détail, qui est en concurrence directe avec celle de ses vendeurs tiers ».

Cette double casquette de l’entreprise favorise le moissonnage des données d’un côté et leur exploitation de l’autre. Cela, sans que personne ne soit en mesure d’empêcher les salariés de franchir la prétendue ligne rouge édictée par le grand patron. 

Pour ces raisons, Les Éditions du Net ont lancé une assignation de la filiale française devant le tribunal de Commerce de Bobigny. 

De fait, des volumes considérables de données non publiques des vendeurs sont à la disposition des salariés de l’activité de vente au détail d’Amazon et aboutissent directement dans les systèmes automatisés de cette activité, qui regroupent ces données et les utilisent pour calibrer les offres de détail d’Amazon et ses décisions commerciales stratégiques au détriment des autres vendeurs de la place de marché.

Cela permet par exemple à Amazon de concentrer ses offres sur les produits qui se vendent le mieux dans les différentes catégories et d’ajuster ses offres en fonction des données non publiques des vendeurs concurrents.

– Assignation en intervention forcée 

Et de souligner : « L’utilisation des données non publiques des vendeurs de sa place de marché permet à Amazon d’éviter les risques normaux de la concurrence sur le marché de détail et de tirer parti de sa position dominante sur le marché de la fourniture de services de place de marché. »

La baisse des revenus de Nymphalis serait corrélée à ce que « Amazon EU SARL favorise le canal de vente directe POD plutôt que celui de la marketplace ».  

Référencement et impression

Un autre aspect de cette affaire suscite de nombreuses interrogations : Nymphalis pointe une perte de chiffre d’affaires de 4332 € à 1746 € entre avril et mai, que la défaillance d'Amazon et la solution de repli choisie expliquent aisément. Mais l'éditrice invoque également « une diminution des revenus publicitaires Amazon Ads de 6937,82 euros en avril 2020 à 2471,03 euros au 1er juin de la même année ». 

ActuaLitté a sollicité la responsable de la structure, Céline Musmeaux, pour tenter de comprendre ce que ces chiffres signifient. Aucun client ne se plaindrait que ses propres investissements publicitaires aient pu diminuer. Faut-il alors admettre qu’Amazon reverse une part en monétaire de revenus publicitaires ? Si oui, sur quelle base ? Renvoyés vers son avocat, nous avons pu obtenir quelques précisions. 

« L’affaire en cours [entre Les Éditions du Net et Nymphalis] porte sur des manquements contractuels, où LEN a outrepassé les accords contractuels. La société ne disposait pas d’un droit de production, mais uniquement de référencement des œuvres de notre cliente. » Ainsi, Nymphalis reproche à LEN d’avoir opéré des ventes directes, avec impression des ouvrages, chose que le contrat de distribution, consulté par ActuaLitté et signé par Nymphalis, autorise bien : la prestation de service — et d’impression, au final. 

En revanche, pour ce qui est des fameuses Amazon Ads, pas de commentaires. « Notre cliente a recours à Amazon, et connaît, comme d’autres, son lot de problèmes », nous assure le cabinet Armengaud Guerlain, avec du vague à l'âme, peut-être, mais dans le propos, surtout.

Des revenus Amazon Ads ?

Plusieurs professionnels, familiarisés au quotidien avec Amazon, ont tout bonnement haussé les épaules sur le sujet : « C’est un service publicitaire : on investit, il coûte de l’argent, et s'avère finalement assez peu intéressant », nous assure un responsable de diffusion numérique. « Cependant, cette solution publicitaire pose en effet problème : elle permet, par exemple, à une maison d’acheter les mots-clefs “Stephen King”, et de renvoyer sur les livres de sa marque — alors même qu’elle n’a pas d’ouvrages de King au catalogue. »

Au final, sur le même fonctionnement que les Google Ads ? « Sauf que Google est un moteur de recherche, qui n’a pas de problème éthique de ce point de vue : Amazon est vendeur de livres — libraire, quelque part — et donc serait censé défendre quelque chose des ouvrages, des auteurs, des éditeurs. Pas commercialiser du mot clef de manière indue. »

Me Ivan Itzkovitch, avocat des Éditions du Net, à la lecture des conclusions du cabinet Armengaud Guerlain, ne comprend pas plus. « Nous serons amenés à demander la communication du contrat qui lie Amazon à Nymphalis, pour saisir ce que signifie la demande de la partie adverse. On parlerait donc d’une rétribution versée par Amazon ? » Céline Musmeaux, sollicitée de nouveau par ActuaLitté, n’a pas commenté.

« Que comprendre, en effet », reprend Me Itzkovitch ? « S’agit-il d’un accord pour les clients du service POD d’Amazon ? Une clause d’intéressement au clic sur la publicité, dans le cadre d’ouvrages vendus ? » Alors qu’on s’attendrait à l’inverse : l’éditeur ou l’auteur rémunère Amazon en achetant de la publicité via le service Ads… 

« L’hypothèse la plus probante serait qu’Amazon, de par sa puissance économique, peut effectuer une rétrocession sur les revenus publicitaires. Dans ce cas, il s’agirait d’une solution pour fidéliser ses clients POD, les incitant à ne pas passer par la marketplace, mais par la vente directe sur Amazon. » Pour autant, un modèle de reversement intrigue : « Cela s’apparenterait à une forme de dumping, voire d’une vente subventionnée. Et je ne suis pas certain qu’en la matière, la loi sur le prix unique du livre de 81 n’y trouve pas à redire », conclut l’avocat.

Amazon n'ayant pas retourné nos demandes d'explications, nous voici contraints aux projections...

Concurrence déloyale, la démonstration concrète

Or, pour l’avocat, le litige entre Nymphalis et Les Éditions du Net a surtout eu pour mérite de dévoiler comment « la société Amazon utilise une position dominante, par laquelle elle reroute les ventes — en devenant juge vendeur et partie prestataire. Elle concurrence directement les vendeurs de la marketplace, en utilisant leurs informations. Or, en droit de la concurrence, ces informations dites non publiques sont protégées. »

Et c’est bien le fond de la notification de griefs que la Commission européenne a communiquée à Amazon en novembre 2020. « On parle de pratiques anticoncurrentielles, chose que la Commission n’apprécie pas du tout et pour Amazon, cela doit sentir un peu le roussi », s'amuse l’avocat. « Grâce au confinement et l’arrêt des services d’Amazon, nous détenons la preuve, apportée par Nymphalis que les ventes — opérées par Amazon POD — ont chuté, et que les clients ont été réorientés, sur des ouvrages référencés vers la marketplace. »

Et de poursuivre : « En temps normal, et il aura fallu une pandémie pour en obtenir la preuve, c’est la vente directe qui est bel et bien privilégiée : celle où Amazon opère comme revendeur et prestataire d’impression. À coup sûr, la Commission européenne sera extrêmement intéressée par ce point : nous lui fournissons un élément flagrant et tangible. » De fait, « d’un cas général sur lequel elle enquête, nous avons découvert le cas d’espèce ». 

Selon les informations de ActuaLitté, un huissier s’était présenté au matin du 26 février aux bureaux d’Amazon pour leur signifier l’assignation à comparaître avec les pièces portées au dossier. L’audience de procédure aura bien lieu le 4 mars – avec la nécessité pour la firme d’agir rapidement ou de gagner du temps.

« À ce titre, l’éditrice elle-même nous reproche ce qui est la preuve d'une distorsion de concurrence », reprend Henri Mojon.

La riposte d'Amazon

Acculée par la Commission, la firme de Jeff Bezos a tout de même tenté « un joli coup de bluff », reconnaît Me Ivan Itzkovitch, spécialiste du droit de la concurrence. En invoquant le fait que « lorsque la Commission européenne décide d’enquêter sur une question, le droit européen stipule que des autorités nationales de la concurrence ne peuvent pas enquêter sur le même sujet », les conseils de la société pensaient certainement avoir trouvé une parade.

« En réalité, toutes les autorités de la concurrence des États sont liées à la Direction générale de la concurrence. Or, cela n’empêche en rien la Commission d’enquêter : d’une part, l’autorité italienne pourrait se dessaisir du dossier, ou démontrer que sa procédure portait sur des sujets distincts. » Pour exemple, qu’ils étaient liés au territoire italien strictement, ou que l’enquête de la Commission vise d’autres États. « L’astuce réside en ce que cela pourrait exclure des États de l’enquête de la Commission… mais c’est tout. »

En revanche, que l’enquête pour abus de position dominante aboutisse à une condamnation, voilà qui ouvrirait les portes à une action collective « susceptible de réunir tous les acteurs concernés, en France, voire en Europe, pour demander réparation du préjudice subi. Et l’on parle alors de sommes significatives — en dizaines, ou centaines de millions d’euros ». Même pour Amazon, l’affaire reviendrait à un peu plus qu’un caillou dans la chaussure. 

« L’évolution du droit européen et français, en matière d’action de groupe, permet aux consommateurs et aux gens lésés d’agir en dommages-intérêts sur des préjudices subis, liés à la position dominante. Ici, c’est précisément le cas, et Les Éditions du Net n’ont rien d’un cas particulier : chaque revendeur de la marketplace aurait toute légitimité à rejoindre l’action, pour obtenir réparation. »

Et l’avocat de conclure : « La cerise sur le gâteau ? Cette possibilité de rétrocession publicitaire, les Amazon Ads, induisant une autre infraction sur la loi Lang. » 

illustrations : © Jordan Stead / Amazon ; geralt CC 0 ; Tumisu CC 0 ; © Jordan Stead / Amazon ; ActuaLitté, CC BY SA 2.0 ; Sacha Kohlmann, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

7 Commentaires

 

Ed

02/03/2021 à 17:14

Ahurissant...
d'abord pour les compétences analytiques fébriles de l'éditrice, mais finalement tant mieux.
mais plus encore pour tout ce que cela va apporter d'eau au moulin des autorités de la concurrence...
Chapeau bas pour le boulot !

LOL

03/03/2021 à 08:18

« Sauf que Google est un moteur de recherche, qui n’a pas de problème éthique de ce point de vue : »

C'est factuellement faux. Premièrement, Google vend des services, et des réorientations de résultats basés sur son intérêt est avéré depuis longtemps. Et deuxièmement, de même que Amazon a le monopole du marché en ligne, Google l'a sur les moteurs de recherche (et ce qui se sait moins, sur la publicité en ligne). Chaque influence de l'un ou de l'autre (quand je parle d'influence, je parle de distorsion de la requête à des fins personnels) nuit gravement à l'équilibre général.

Il faudra se poser une fois pour toute la question de la place des GAFA. Soit il s'agit d'un service et auquel cas, les GAFA doivent être neutres et respecter la loi (surtout celle de la concurrence et de la liberté de parole). Soit il s'agit d'un service privé, et comme tout monopole distordant, ils doivent être détruits.

Dans un cas comme dans l'autre, ils doivent être mis au pas.

Hélas, a priori, seuls les États-Unis ont la capacité (législative) de le faire. Trump avait commencé le boulot et a été arrêté (curieusement, les GAFA ont massivement participé à sa campagne de dénigrement : un hasard sans doute). Biden, qui a été élu grâce aux GAFA, ne fera rien contre eux.

Bref, l'Europe ne fera rien et tout le monde continuera à subir les lois des GAFA. Même une amende astronomique ne serait pas vraiment envisageable, car le gouvernement US a les moyens de faire plier n'importe quelle entité sur la planète (par le moyen de la loi d'extra-territorialité du dollar). Or Biden interviendra contre toute personne s'opposant en force aux GAFA.

Une solution serait donc de créer des GAFA nationaux. Ça a été fait aux forceps en Chine, mais comme qui dirait, ce n'est pas demain la veille en France.

Alfred

03/03/2021 à 09:07

Amazon n'a tout simplement aucune position dominante. Tous les arguments qui en découlent s'effondrent.

Amazon, c'est 20% du ecommerce en France hors GMS. Et le ecommerce, c'est une minorité du commerce.

Rien à voir avec la position de Google sur la recherche ou la vidéo.

Henri Mojon

03/03/2021 à 10:01

Il faut vous mettre à la page car Amazon est bien aujourd'hui le premier moteur de recherche des acheteurs : https://comarketing-news.fr/amazon-est-desormais-le-premier-moteur-de-recherche-des-acheteurs/.

PERCEVAL

03/03/2021 à 16:10

Amazon a bon dos.
C est un systeme performant qui permet aux PME de developper leurs affaires dans le monde entier.
Le POD fonctionne tres bien et genere de bonnes royalties, sans risques de stocks.
les autres grands intervenants ont des systemes qui fonctionnent tres mal.

Henri Mojon

03/03/2021 à 19:18

Pseudonyme adéquat, Discours léché, publicitaire mais pas trop, Dénigrement des concurrents d’Amazon voire diffamation.
faux commentaire typique.

Gaffe aux GAFA

04/03/2021 à 06:54

La puissance des GAFA, c'est aussi pouvoir se permettre de créer des « bots » (des robots) qui commentent les articles (et qui généralement dénigrent) leur entreprise. Bien entendu pour les soutenir mine de rien...

ActuAlitté est sans doute dans le collimateur depuis un certain temps à cause de ses articles à charge contre Amazon (essentiellement). Une sorte de rançon du succès.

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut securiser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

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Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

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Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

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Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23

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Histoire de l’ebook #17 - Les grandes dates du Projet Gutenberg

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement. » (Michael Hart, fondateur du Projet Gutenberg et père de l’ebook)

02/07/2021, 09:21

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Feel good books ? “Est-ce que Sagan, Duras, écrivaient pour faire du bien ?”

Écrire ne m'a jamais fait manger.J'ai fait ce que l'on appelle délicatement des "succès d'estime", ce qui veut dire que je n'ai eu aucune critique négative - quelle chance !-  mais que mes livres se sont vendus au mieux à 2000 ex. Tout cela en étant publiée par de belles maisons. Par Cathy Galliegue.

01/07/2021, 09:09

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Histoire de l’ebook #15 - Un hommage aux bibliothécaires

Le/la bibliothécaire a toujours eu un rôle charnière dans le monde du livre, y compris numérique. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner ? Une première version de ce texte fut publiée dans ActuaLitté en 2016. Voici aujourd'hui une version revue et actualisée pour inclure les ultimes développements de la profession. L’auteure fut elle-même bibliothécaire avant d’être traductrice.

30/06/2021, 10:29

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Histoire de l’ebook #14 - L’ebook vu par quelques pionniers

Voici le sentiment de plusieurs pionniers du livre numérique interviewés par courriel au fil des ans pour mes articles et livres sur le sujet: Michael Hart (Projet Gutenberg), John Mark Ockerbloom (The Online Book Page), Robert Beard (A Web of Online Dictionaries), Jean-Paul (Cotres.net), Nicolas Pewny (Le Choucas), Marc Autret (Indiscripts), Pierre Schweitzer (@folio), Denis Zwirn (Numilog) et Henri “Henk” Slettenhaar (Silicon Valley Association).

29/06/2021, 09:23

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Amis auteurs, “ne nous trompons pas de combat”

Avant même le rapport Racine, remis en janvier 2020 au ministre de la Culture, qui reconnaissait la paupérisation des artistes-auteurs, ces derniers alertaient sur une baisse de leurs revenus et une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Selon Paola Appelius, traductrice littéraire et présidente de l'Association des traducteurs littéraires de France, les préoccupations ont été entendues, et le travail d'amélioration a bel et bien commencé. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte aux auteurs.

29/06/2021, 09:04

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Histoire de l’ebook #13 - L'Internet Archive, une bibliothèque planétaire

L’Internet Archive est fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie) pour préserver un historique de l’internet. D'abord « bibliothèque de l’internet » avec la Wayback Machine, qui permet de voir l’évolution d’un site web depuis 1996, elle devient ensuite « une bibliothèque numérique à but non lucratif destinée à procurer un accès universel au savoir humain ». Elle propose deux millions de livres numérisés en mars 2010. Dix ans plus tard, elle est la plus grande bibliothèque numérique publique mondiale.

28/06/2021, 09:32

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Rentrée littéraire : la critique, le lecteur, le libraire et le quatre-quart

Encore deux mois de patience avant de trouver sur les tables de librairies, dans les dossiers ventrus de la presse, les titres de la prochaine rentrée littéraire. Alors parleront auteurs, éditeurs, journalistes, parfois quelques lecteurs dont la notoriété médiatique fera croire à une influence réelle sur les envies mouvantes des lecteurs. Qui mieux qu'un libraire, artisan besogneux de cette grand'messe dont il ne retirera lui-même ni lauriers ni couronne, pour poser un regard distancié, frondeur, amusé, bienveillant sur ce rituel que d'aucuns conspuent à loisir, avant que de s'y sacrifier ?

27/06/2021, 11:04

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Histoire de l’ebook #12 - De Google Print à Google Books

Google lance Google Print en mai 2005 en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques, puis le suspend trois mois plus tard suite à un conflit avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres) et numérise les milliers de livres de bibliothèques partenaires. Mais Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, et le conflit se poursuit. Après une longue saga judiciaire de près de dix ans, la justice américaine tranche en octobre 2015 en faveur de Google.

27/06/2021, 10:34

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Histoire de l’ebook #11 - La licence Creative Commons

Créée en 2001 à l'initiative de Lawrence “Larry” Lessig, la licence Creative Commons a pour but de favoriser la diffusion et la réutilisation d'œuvres numériques tout en protégeant le droit d'auteur. De nombreux auteurs et autres créateurs souhaitent en effet utiliser le réseau de diffusion qu’offre l’internet tout en contrôlant les droits sur leurs œuvres, mais le copyright traditionnel leur semble trop restrictif. Creative Commons fête ses 20 ans en juin 2021 avec 2 milliards d’œuvres sous licence Creative Commons.

25/06/2021, 09:58

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Le livre, bien essentiel : “L’une des plus importantes victoires” de 2020

Près de soixante-dix maisons françaises et italiennes auront pris part aux journées d’échanges organisées à l’initiative de l’Association des éditeurs italiens. Engagé à la tête de cette organisation depuis 2017, Ricardo Franco Levi intervient régulièrement dans nos colonnes, apportant éclairages et interventions sur le marché italien. Depuis Milan, il revient sur ces trois jours, manifestement riches.

24/06/2021, 15:36

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Histoire de l'ebook #10 - Wikipédia, une encyclopédie planétaire

Lancée en janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia est une encyclopédie gratuite en ligne écrite collectivement et dont le contenu est librement réutilisable. Rédigés par des milliers de volontaires dans des dizaines de langues, les articles et les illustrations restent la propriété de leurs auteurs. Leur libre utilisation est régie par la licence GFDL puis par la licence Creative Commons. Wikipédia comprend 17 millions d’articles dans 270 langues en 2011, avec 400 millions de visiteurs par mois. D'autres encyclopédies collaboratives suivent, par exemple l’Encyclopedia of Life.

24/06/2021, 09:42

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Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28

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Histoire de l’ebook #9 - L’EPUB devient le format standard

Le format EPUB succède au format OeB (Open eBook) en avril 2005 en tant que standard du livre numérique et supplante peu à peu le format pionnier PDF. « Totalement différent du PDF, le format EPUB permet d’afficher un texte ajusté au tout dernier moment en fonction de l’écran et des choix du lecteur au moment précis de la lecture. Plusieurs applications permettent de créer un fichier EPUB directement, dont des logiciels libres. La plupart des liseuses sont compatibles avec le format EPUB. » (Nicolas Pewny, consultant en édition électronique)

23/06/2021, 09:27

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Entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers de Mondadori Libri

Le site NewItalianBooks, qui promeut les maisons d'édition et la culture italiennes à l'étranger, a réalisé un entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers chez Mondadori Libri. Ce dernier est le groupe de presse le plus influent en Italie. Interrogée par Paolo Grossi, directeur du site, elle revient sur l'influence du livre italien à l'étranger. Par Paolo Grossi.

22/06/2021, 12:25

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Histoire de l’ebook #8 - Premières expériences d’auteurs de best-sellers

Le maître du suspense américain Stephen King est le premier auteur de best-sellers à se lancer dans l’aventure numérique en 2000, malgré les risques commerciaux encourus. Il autopublie un roman épistolaire inédit en plusieurs épisodes sur un site web créé à cet effet, avec un résultat mitigé, avant de nouvelles expériences avec son éditeur. D'autres auteurs de best-sellers tentent eux aussi l’aventure numérique avec leurs éditeurs, par exemple Frederick Forsyth en Grande-Bretagne, Arturo Pérez-Reverte en Espagne et Paulo Coelho au Brésil.

22/06/2021, 10:05

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Queenie, histoire d'une gangster venue de Martinique, pour conquérir Harlem

Stephanie Saint-Clair. Avec un nom pareil, elle aurait pu faire du music-hall. Et d’une certaine manière, elle fut la reine de la nuit. Au cœur de Harlem, elle devint Queenie, cheffe de gang respectée au sein de Harlem : protectrice d’une communauté noire contre les policiers — déjà ! —, elle mena tambour battant une carrière dans la loterie clandestine. Nous sommes en 1933, la prohibition a pris fin, et cette Martiniquaise, ayant migré une vingtaine d’années plus tôt à New York affronte la mafia italienne, regardant les hommes droit dans les yeux. Queenie, plus qu’une gangster généreuse : un symbole.

22/06/2021, 08:05

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Histoire de l’ebook #7 - Premiers dictionnaires et encyclopédies en ligne

Disponibles en ligne au tournant du millénaire, les premiers dictionnaires et encyclopédies de référence émanent de versions imprimées, par exemple le Dictionnaire universel francophone (Hachette), WebEncyclo (Atlas) ou encore le site de l’Encyclopaedia Universalis. Suivent des outils de référence conçus directement pour le web, par exemple le Grand dictionnaire terminologique (GDT) du Québec et WordReference.com. Wikipédia fera l’objet d’un article spécifique.

21/06/2021, 09:28

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Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

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Histoire de l’ebook #6  - E Ink, une technologie d'encre électronique

Les recherches sur l’encre électronique débutent à la fin des années 1990 au sein de la société E Ink pour offrir un meilleur écran aux liseuses en attendant le papier électronique. E Ink présente le prototype de son écran en 2002 et le commercialise en 2004. Un projet un peu différent est la technologie Gyricon développée par Xerox. Radicalement novateur lui aussi dans un domaine connexe, le projet @folio voit le jour en France dès 1996 mais reste malheureusement à l’état de prototype faute de soutien financier.

19/06/2021, 11:19

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La lecture dans les établissements de santé, “espace d’intimité, d’évasion, de liberté”

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) s'engage dans une vaste opération de rapprochement entre les professionnels de la santé et ceux de la lecture publique, pour multiplier les projets culturels autour du livre et de la lecture dans les établissements de santé. Nous reproduisons ci-dessous le plaidoyer de la fédération, destiné à convaincre de l'importance cruciale de la lecture dans le parcours de soins.

18/06/2021, 15:06

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Histoire de l'ebook #5 - Les premières liseuses    

Sans surprise, les premières liseuses voient le jour dans la Silicon Valley, terre des projets technologiques les plus fous, avec les fonds nécessaires pour les développer. Ces liseuses sont le Rocket eBook (de NuvoMedia) et le SoftBook Reader (de SoftBook Press), qui virent le jour en 1998. D'autres modèles suivent, par exemple le Gemstar eBook (de Gemstar) en 2000, le LIBRIe (de Sony) en 2004, le Cybook Gen2 (de Bookeen) à la même date, le Sony Reader (de Sony) en 2006, le Kindle (d'Amazon) en 2007, le Nook (de Barnes & Noble) en 2009 et l'iPad (d'Apple) en 2010. 

 

18/06/2021, 11:31

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Histoire de l'ebook #4 - Du PDA au smartphone

En 2001, la liseuse n’a pas encore gagné son pari. On compte 17 millions de PDA (Personal Digital Assistants) dans le monde pour seulement 100.000 liseuses, d'après un Seybold Report publié en avril 2001. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001, dont le Palm Pilot (lancé en mars 1996) et le Pocket PC de Microsoft (lancé en mars 2000). En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone. L’iPhone d’Apple (lancé en juin 2007) devient le produit phare de toute une génération.

17/06/2021, 09:43