#Salons / festivals

Financement, structure, Livre Paris : les Grandes espérances 2021 du SNE

Livre Paris 2020 compte parmi les premiers salons victime de la crise sanitaire. Pas de manifestation pour la capitale française, et pas de revenus pour le Syndicat national de l’édition, coorganisateur avec Reed Expositions France. Au cours des dernières semaines, les messages promotionnels n’ont pourtant pas manqué, rassurants ou tentant de l'être. Ainsi, la programmation se dévoile pour partie : l’Inde reste le pays à l’honneur, quand le monde d’après servira de fil rouge à l'ensemble. 

Le 27/01/2021 à 16:20 par Nicolas Gary

0 Réactions | 15 Partages

Publié le :

27/01/2021 à 16:20

Nicolas Gary

15

Partages

linkedin mail print
ActuaLitté

« À travers une riche délégation d’écrivains vous aurez l’opportunité unique de rencontrer les voix de l’Inde d’aujourd’hui, et ce qu’elles ont à dire de leur pays et du monde. Nous souhaitons que la littérature indienne, qui n’occupe pas encore dans nos librairies toute la place qu’elle mérite, rayonne désormais et suscite de plus en plus de traductions chez les éditeurs français. Et que la relation entre nos deux pays qui, eux, ont beaucoup en commun, en sorte renforcée », indique Gauthier Morax, directeur de la programmation.

N’oublions en effet pas que dans le cadre des échanges entre Livre Paris et l’Inde, la France doit être, en janvier 2022, mise à l’honneur de la foire de New Delhi. Crise sanitaire oblige, cette année le salon se tiendra fin mai, décision prise en octobre dernier. 

L’autre volet sera donc ce monde d’après, tant évoqué à l’occasion du premier confinement, et dont le salon de Paris entend faire son sujet fort, décliné en trois approches. D’abord, « le monde tel qu’il s’offre à nous aujourd’hui est dans une impasse et il est urgent de penser celui d’après ». Ensuite, souligner que la littérature devient un écho plus fort des problématiques « sociales, culturelles, sociétales qui traversent notre époque ». À ce titre, convoquer les auteurs et leur vision apporte une aide pour l’avenir.

Enfin, rappelant que Livre Paris bénéficie encore d’une certaine popularité auprès du public, le directeur de la programmation insiste sur le « formidable écrin » que la manifestation représente, afin de « réfléchir collectivement au temps qui vient ». L’idée sera donc de proposer au public « dans son extraordinaire diversité, des espaces de dialogue avec des figures littéraires et intellectuelles reconnues comme avec des écrivains, des chercheurs et intellectuels renouvelant la pensée critique ». Alléchant.

Conditions sanitaires obligent

En 2020, Livre Paris fut frappé de plein fouet : le Covid a rapidement balayé toute possibilité de tenir l’événement. Reporter 2020 en 2021, voilà le défi qui se pose, à plusieurs niveaux. Et le premier d’entre eux est économique.

« Le SNE est obligé de faire le salon, car le contrat Reed s’achève en 2021. Et ils veulent se débarrasser de Reed. Sinon ils sont obligés de prolonger jusqu’en 2022 », soulignait récemment un observateur. Ce qu’il n’ose dire, même hors micro, c’est que la gabegie est totale, après l’annulation de 2020. « Le SNE a bénéficié d’une aide du ministère de la Culture, mais le salon représente un revenu important pour le syndicat. Et la compensation de la rue de Valois n’a fait que retarder l’échéance. »

Selon les informations obtenues — le ministère de la Culture, pas plus que le SNE ne nous ont confirmé ni communiqué la somme — le coup de pouce ministériel équivaudrait à quelque 300.000 €. La prudence s’impose — certaines sources évoquent pour leur part 350.000 €. En revanche, assure un proche du dossier, « le SNE bute sur des questions budgétaires, privé des revenus du salon. Le constat ne date pas d’hier : il n'est pas sain, économiquement, que la manifestation finance pour partie le syndicat des éditeurs ». Car, qui dit trou dans le budget, dit piocher dans les réserves.

Du pain et des jeux, et des livres

« Tant qu’ils n’installeront pas une dizaine de food-trucks avec des ateliers de cuisine dirigés par des auteurs qui ont de gros titres en la matière, je n’y remettrai plus les pieds », nous assure un éditeur parisien. « Durant 20 années, l’organisation s’est contentée de laisser vendre des sandwichs rassis hors de prix, sans endroit pour s’asseoir convenablement et rien d’un peu fun dans les animations. Que les éditeurs désertent est naturel. »

Et d’ajouter : « Nous faire payer une fortune pour vendre des livres à des gens qui payent un droit d’entrée, c’est un peu “monde d’avant”, justement… Allez, ne serait-ce qu’un vrai food market à l’extérieur, et la journée de tous les visiteurs et exposants est améliorée. Des choses bêtes, non : acheter un hot-dog à ses enfants, pouvoir boire une bière avec des amis… Dans le business numérique, on appelle cela la User Experience. L’expérience utilisateur. Ou visiteurs ici… »

D’un côté, ceux qui n’iront plus. De l’autre, ceux qui se trouvent écartelés parce que d’autres manifestations avaient, bien avant Livre Paris, posé des dates sur lesquelles l’événement parisien est venu s’installer sans trop de précautions. Face à eux, une ribambelle de maisons, dévoilées dans une newsletter très commerciale, pour attirer les exposants.

« Cela va si mal dans les inscriptions qu’ils aient besoin de produire cette longue liste ? », s’interroge un ancien exposant.

Aux abonnés absents...

« Rejoignez les éditeurs déjà inscrits à Livre Paris et participez au premier grand événement littéraire qui aura lieu en 2021. Livre Paris est un festival littéraire avec des rendez-vous inédits, riches et diversifiés. Vivez une expérience unique et saisissez l’opportunité de rencontrer à nouveau vos publics », clame en effet le message expédié. 

Plus de 350 exposants sont cités, pêle-mêle, entre éditeurs, régions, pays, prestataires — on en comptait plus de 1200 pour l’édition 2018, d’après les chiffres communiqués par Reed Expo.

Si l’on taille à la serpe, pour ne retenir que des éditeurs, on se demande où ont pu passer les maisons : bien évidemment, celles littéraires du groupe Hachette Livre ont disparu depuis des années. De même, Editis a promis qu'il serait aux abonnés absents. Plus étonnant que Le Seuil, pourtant devenu filiale de Média Participations, (dont le PDG, Vincent Montagne, préside le Syndicat national de l’édition) n'y figure pas non plus.

A contrario, les trois maisons BD de MP, Lombard, Dupuis, Dargaud, répondent présentes. D’autres également comme Gallimard (et sa filiale jeunesse), ou Flammation, certes, mais pas de Casterman. Et on en passe et on en oublie. Le clivage est avéré.

« Sont-ce des maisons qui n’ont pas demandé le remboursement de leur stand, comme promis par Reed, ou qui exposent gratuitement ? », raille-t-on à Saint-Germain-des-Près. « Ce qui se passe, qui interroge tout de même, c’est que le Syndicat vit avec les cotisations des adhérents ET les revenus du salon. Or, le budget du SNE a pris du plomb dans l’aile. »

Avec un sourcil qui se dresse : si le syndicat chargé de représenter et défendre la profession ne rentre pas dans ses frais sans Livre Paris, quelle alternative ? « Augmenter les cotisations, on l’entend bruisser depuis un moment », nous confirme un éditeur membre. « Ce qui pose un problème : si je vais au salon et que je suis adhérent, alors j’abonde deux fois aux finances du syndicat. Un groupe comme Hachette, dont plus aucune maison littéraire ne s’y rend, a, certes, une cotisation plus importante. Mais, finalement, il ne paye qu’une fois. »

La représentativité et son financement

Rectifier le tir impliquerait-il de considérer que la cotisation au SNE doit suffire ? « C’est entendu, mais nous nous trouvons donc avec une partie des structures qui garantissent l’équilibre économique du syndicat — ce qui profite à toute la profession —, en adhérant et par la prise d’un stand. Et une autre partie qui adhère, sans exposer à Livre Paris. Et enfin, ceux qui exposent, mais ne sont pas adhérents… ignorant parfois que l’argent alimente certes Reed, mais aussi le SNE. » Surtout que la hausse des cotisations ne fait pas l'unanimité : un grand, très prestigieux, éditeur parisien a signalé clairement son refus, de même qu'une éditrice indépendante.

Chez les auteurs, on doit sourire d’imaginer que le SNE endure les affres de ces questionnements, alors même que la question de la représentativité et de son financement est brandie depuis des mois.

Côté éditeurs, les commentaires tombent, comme des hallebardes : le sentiment « d’être une vache à lait » pour certains, tout à la fois membre et exposant. « Le syndicat doit trouver comment impliquer tout le monde : adhésion et salon, dans un même package. »

Or, si d'aucuns fulminent, d’autres plaident pour « une sainte solidarité de l’artisanat », simplement parce que les alternatives n’emballent pas les foules. « L’option A, c’est de jouer le front commun, et considérer que tout se passera bien : de la méthode Coué comme l’édition sait si bien la pratiquer. L’option B, en revanche, consiste à voir que les avances faites en 2020 à Reed Expo ne seront pas différées éternellement : comment récupérera-t-on l’argent ? », demande une responsable marketing.

« Personne ne se voile la face : avec le reconfinement qui se profile, à cause du variant britannique, on repart pour quoi, une, deux, trois semaines ? Un mois ? Et au sortir de là, qui aura l’envie de s’enfermer Porte de Versailles ? Ou l’audace ? Qui imaginerait d’ailleurs un salon avec un protocole sanitaire aussi strict qu’on peut le redouter ? »

La rue de Valois pas très loin ?

Quant aux communications rassurantes — ou paniquées, au choix — de l’opérateur Reed, « elles tiennent la route parce que la parole est encore libre. Il s’agit de montrer que tout a été mis en œuvre pour que le salon ait lieu. Cependant, les équipes commerciales nous ont mis sous pression pour qu’en décembre, on confirme. Alors que l’an passé, les paiements s’étaient effectués de janvier pour mars… »

De plus, nul n’imagine qu’en plein reconfinement soit évoquée la manifestation parisienne. « Impossible ! » Et de conclure : « Sans compter que l’état d’urgence a été prolongé jusqu’au 1er juin. Garder espoir, ça tient de la foi, à ce niveau. » Emmanuel Macron est attendu pour une intervention prochaine : le troisième confinement pointe le bout de son nez...

Il se trouve en revanche quelques sages prophètes pour augurer que le sort du SNE, économiquement, n’a rien de si tragique. L’un d’entre eux détaille : « Ils ont changé de date pour tenter de maintenir Livre Paris, comme un gage de bonne volonté. Aujourd’hui, le secteur a peut-être mieux résisté que pans culturels, mais à quel prix ? Comment croire que le ministère de la Culture resterait insensible aux plaintes du SNE ? »

Autrement dit : la rue de Valois remettrait au pot, tout aussi opaquement, pour garantir que, même sans manifestation, l’impact financier soit limité. « Ce serait un casus belli si Roselyne Bachelot n’agissait pas, au nom de l’exception culturelle française, de la loi Lang, du droit d’auteur, et de tout ce qui servira d'excuse. Le ministère de la Culture en France n’abandonnerait certainement pas le syndicat des éditeurs en le laissant se noyer. » 

Dossiers et grands travaux

Trop d’économies en jeu, une symbolique toute puissante. « Je ne me figure pas le Bureau du SNE trop inquiet : ce sera une décision gouvernementale, qui ne dépend pas d’eux, mais certainement déjà discutée. Inquiets, non : stoïciens, plutôt.Et le directeur général a d'autres plans. »

Restent alors les chagrins, qui déplorent que le SNE ne se suffise pas à lui-même pour assurer son fonctionnement. Revoir les aspirations à la baisse, revenir à un strict travail de lobbying. « En l’état, l’équilibre économique du syndicat repose sur ceux qui le veulent bien », lance une éditrice dépitée. Avec plus de 1,6 million € de cotisations en 2018, pour plus de 700.000 € de recettes générées par Livre Paris, sur cette même année, on mesure l’impact de l'annulation sur les comptes de 2020 – et a fortiori une seconde année consécutive. 

On s’imaginerait à tort que la situation s’enlise dans un drame dickensien, et depuis plusieurs mois, la direction générale du SNE est à l’œuvre, pour garantir la pérennité de la structure. À commencer par un changement de gouvernance, qui, par ruissellement, provoquera des économies. « La question du siège revient depuis un moment : déménager n’est plus une simple option — à moins que les éditeurs du Bureau ne prennent en charge les coûts. » Il paraît que cette idée a fait long feu…

Bailleur aux corneilles ?

« Changement de local, équipe plus réduite, hausse des cotisations », tout un programme qui se profilerait, ainsi que le possible départ à la retraite de l’actuel directeur général, Pierre Dutilleul. Accompagner le mandat de l'actuel président, et partir serait l'option la plus plausible. Au doigt mouillé, un observateur indique : « Avec 30 % de l’équipe en mois, une baisse de salaire de 30 % également pour le prochain DG et une hausse des cotisations de 10 %, tout devrait rentrer dans l’ordre. » Des estimations qui semblent faire mouche. 

À ces hypothèses de travail, certes, récurrentes s'ajoute que le Bureau international de l’édition française, présidé par Antoine Gallimard, “sous-loue” son espace de travail au SNE. En cas de départ, du premier, le second suivrait. Partirait-il de son propre chef ? Nicolas Roche, le directeur, n'aurait pas de projets immédiats allant dans ce sens. 

« La question maintenant, il faut la poser au Cercle de la librairie : le SNE et le BIEF rapportent des loyers importants… » Qu’en sera-t-il de la structure qui pilote tout à la fois la base Electre et le journal Livres Hebdo ? Un départ des locataires ? Peut-être pas si vite. 

« Ce qui est assuré, c’est qu’une négociation des loyers est en cours avec le bailleur. Si les conditions financières deviennent trop compliquées, alors l’option du départ s’envisage. Mais pour l’heure, le SNE semble décidé à rester en place », indique un voisin. L’idée qu’un créateur de mode installe son quartier général à la place du siège du Syndicat ne fait sourire personne — et ne semble pas non plus être à l’ordre du jour pour le Cercle de la librairie. « Mais comme quantité de structures, il s’agit de trouver comment réduire les coûts en cette période. »

Hélas, aucun des interlocuteurs n'a souhaité nous répondre. 

 

Mise à jour 3/02 13 h :

L’Assemblée nationale vient de voter à 164 voix contre 94 en faveur d’une prolongation de l’état d’urgence sanitaire, au 1er juin. Il doit cependant encore faire une navette au Sénat — considérant qu’en cas de désaccord, le Palais Bourbon aura le dernier mot. L’autre chambre, majoritairement à droite, avait en effet demandé que l’état d’urgence soit prolongé uniquement jusqu’au 3 mai. Pour les manifestations, la nouvelle est mauvaise.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

crédits photo : Vincent Montagne, président du SNE - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

0 Commentaires

 

Aucun commentaire.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Dicker, Zemmour et Sattouf : comment l'indépendance des auteurs effraie l'édition

Dicker, Zemmour, Sattouf : trois noms significatifs dans l’édition puisqu’ils pèsent à eux seuls plusieurs millions d'euros de chiffre d’affaires. Ils ont tous opté pour un changement de paradigme, mais réellement en rupture avec l’industrie du livre jusqu’à lors connue ? Pour point commun, un outil de diffusion et distribution qui leur ouvrira les portes des libraires, grandes surfaces culturelles et autres enseignes… Bref, les points de vente du livre. Un schéma disruptif, supposément, qui provoque des sueurs froides dans l’ensemble du milieu. Panique à Saint-Germain ?

10/09/2021, 11:52

ActuaLitté

Issues de la collection de Stefan Zweig, deux partitions inédites de Schumann retrouvées

Il est des vieux papiers que l’on exhume, avec une odeur d’antan, mais dont on ne soupçonne pas que leur histoire nous emportera loin, bien loin. Au sein de la Fondation Martin Bodmer (Cologny, canton de Genève), quatre pièces inédites ont été retrouvées. Muriel Brandt, chargée de mission pour la mise en valeur des partitions autographes en aurait dansé au son des lieder de Robert Schumann, ainsi que deux autres pièces, de Georges Bizet et Charles Gounod. 

03/09/2021, 13:17

ActuaLitté

Vente d'épreuves non corrigées : collectionneur illuminé ou attrape-nigaud ?

Le marché du livre d’occasion fait pousser des soupirs désabusés aux organisations d’auteurs depuis bien longtemps. C’est pourtant en toute légalité que l’acheteur de livre papier peut revendre on exemplaire. Il existerait en revanche un autre marché, navigant dans une zone grise nettement plus contestable, installé sur le net français : celui des épreuves non corrigées. Des textes et des ouvrages non-commercialisables, mais qui servent aux éditeurs à faire connaître leurs publications très en amont…

31/08/2021, 13:04

ActuaLitté

Crise du papier en France : pourra-t-on imprimer le prix Goncourt ?

En 2019, l’industrie papetière représentait 5,4 milliards €, incluant papiers et cartons, selon Copacel, organisation patronale. En somme, un douzième de ce que pèse la filière forêt-bois, matière première essentielle. Or, depuis fin 2019, plusieurs facteurs distincts provoquent une pénurie de papier. Et si les usages graphiques — incluant la production de livres — ne représentaient que 1,6 million de tonnes sur les 7,3 millions globales, la situation va en s’aggravant depuis la pandémie. 

 

24/08/2021, 14:47

ActuaLitté

France : Amazon assigné en justice pour concurrence déloyale

EXCLUSIF – Le confinement a révélé, à son insu, quelques secrets de fabrication et autres télescopages douteux chez Amazon France. Un différend juridique entre une éditrice et son prestataire a mis en lumière de manière flagrante les arrangements de la firme, aboutissant à une distorsion de concurrence. Tout à la fois revendeur et fournisseur de services, elle aura rendez-vous avec la justice française pour en répondre.

02/03/2021, 15:10

ActuaLitté

L'infernale circulaire 2016, ou la retraite à prix d'or pour les auteurs

Ah, la retraite : paisible repos après une dure vie de labeur, accompagnée d’un pécule qui permettra d’offrir les étrennes de fin d’année ou la petite enveloppe d’anniversaire. Ou dans certains cas, plus rares, de faire creuser la piscine rêvée. Pour les artistes-auteurs, l’Agessa se vit confier le soin de collecter les sommes, avec l’incurie que l’on a fini par découvrir… Et qui n’en finit pas. 

17/02/2021, 15:58

ActuaLitté

Poésie et livre numérique : la délicate transition du mot à l'écran

Si vous avez déjà acheté de la poésie au format numérique, et à plus forte raison de la poésie en vers, vous vous êtes sans doute rendu compte que les contraintes formelles propres à ce genre littéraire se heurtent aux contraintes techniques de l’ebook. Face à ce constat, les éditeurs de poésie adoptent différentes stratégies, allant de la non-publication de leurs titres en numérique à une réflexion sur la manière dont le numérique peut servir la poésie.

16/02/2021, 14:46

ActuaLitté

Moniteurs étudiants : entre la “procédure” et la “bienveillance", Paris 3 balance

Ce mardi 2 février, les moniteurs étudiants de la bibliothèque Sainte-Barbe, rattachée à l'université Sorbonne Nouvelle — Paris 3, débrayaient une nouvelle fois, accompagnés par des bibliothécaires permanents et des professeurs de l'université. Alors que la crise sanitaire frappe de plein fouet les étudiants, ils réclament le maintien de leur rémunération en cas de confinement et de fermeture de l'établissement. Une partie du personnel de la bibliothèque les soutient et réclame plus de moyens.

05/02/2021, 17:41

ActuaLitté

Gabriel Matzneff publie Vanessavirus, son ultime livre

EXCLUSIF – Ce mois de janvier ne manque définitivement pas de rebondissements : alors que le titre de Camille Kouchner, La familia grande, vient de sortir en grand format, sa parution fait écho à la sortie en poche du Consentement, l’ouvrage de Vanessa Springora. L’éditrice avait dénoncé avec force les actes de Gabriel Matzneff, et toute la complaisance autour du personnage. Quelque peu oublié des médias, l’auteur n’a pour autant pas quitté la plume. Et s'apprête même à publier son prochain titre, Vanessavirus.

02/02/2021, 09:30

ActuaLitté

Lisimachio, le PDG de Hachette Livre qui voulut racheter Amazon

Jean-Louis Lisimachio a laissé une profonde empreinte sur le groupe Hachette Livre, qu’il quitta brutalement en mai 2003. Depuis, il vit quelque part entre les massifs alpins et Nice, « désintéressé de ce qui concerne l’édition et au courant de tout ». Ses anciens collaborateurs décrivent une personnalité fascinante, admirée ou haïe. Incontestablement, l’ex-PDG de Hachette filiale de Lagardère, avant qu’elle ne soit renommée Lagardère Publishing, a marqué plus que son époque. Une figure d’autant plus intrigante qu’elle ne frayait pas avec le gotha littéraire, bien au contraire.

14/01/2021, 14:20

ActuaLitté

La chaîne du livre face à la crise sanitaire, dans neuf régions françaises

Dès le début de la pandémie, les agences régionales du livre ont conseillé les acteurs concernés, mais se sont aussi lancées dans des consultations, pour rester au plus près des besoins. La Fédération interrégionale du livre et de la lecture propose une synthèse des actions et réactions du monde du livre, dans neuf régions françaises, au cours de la tumultueuse année 2020.

11/01/2021, 16:50

ActuaLitté

Marseille : Actes Sud cédera la librairie du MuCEM à Arteum, “une perspective adaptée”

En janvier 2013, le groupe Actes Sud remportait l’appel d’offres concernant le MuCEM — Musée des civilisations de l’Europe et de la méditerranée de Marseille. En juin de cette même année, la boutique-librairie allait être associée à la librairie Maupetit, propriété du groupe depuis 1998. Mais la concession changerait prochainement de mains, dans le cadre d’un AOT qui bénéficierait à la société Arteum, spécialisée dans les boutiques de musées. 

17/12/2020, 15:45

ActuaLitté

Étude : les Français et la lecture pendant le premier confinement

Trois organismes du secteur du livre, la Sofia, le SNE et la SGDL, ont commandé à l'institut Médiamétrie une étude consacrée aux pratiques des Français en matière de lecture pendant le premier confinement, celui du printemps 2020. Il en ressort un attachement certain pour l'activité, avec une volonté de tester d'autres manières de lire.

14/12/2020, 16:43

ActuaLitté

La lecture, loisir le plus pratiqué par les enfants de 9 ans durant le confinement

Dans quelques années, on se souviendra de cette étrange période avec quelques souvenirs flous : avions-nous réellement été enfermés, durant un confinement mondial ? Pour les enfants, dont 98 % restèrent chez eux, cette période eut des répercussions sur le travail et les loisirs. Le ministère de la Culture a procédé à une enquête, portant sur les jeunes de 9 ans.

07/12/2020, 09:38

ActuaLitté

Sondage : les Français ont lu 2,5 livres durant le confinement

EXCLUSIF – À partir de ce 11 mai, les librairies ont l'autorisation de réouvrir. Or, la lecture fut, durant le confinement, l’une des vertus refuges. Privés dans un premier temps de librairies, les Français ont pourtant opté pour les livres, pour se divertir, s’évader ou s’enrichir. Un sondage réalisé par Harris pour ActuaLitté/La Journée du manuscrit francophone dévoile quelle place le livre a véritablement occupé lors de ces semaines à domicile.

11/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Français achètent de plus en plus de livres d'occasion

Le livre d'occasion, une aubaine
En attendant le communiqué annuel de PriceMinister annonçant que le livre a encore été le produit le plus revendu après Noël, voici un bref pronostic de Recommerce. Spécialiste de la vente de smartphones et produits reconditionnés, l’entreprise avance que les Français passeront massivement par les cadeaux d’occasion.

20/12/2018, 12:03

Autres articles de la rubrique À la loupe

ActuaLitté

Crise à l'Academie : du prix Goncourt au prix d’amis ?

Tout cela ne manque pas de piquant, il faut le croire... Récuser un membre du jury, quand c’est une femme ? La chose passerait mal – le Goncourt n’en compte que trois, sur ses dix membres. Se récuser, quand on a possiblement franchi la ligne rouge ? Les statuts de l’Académie, modifiés en 2008, n’en font pas expressément état. Pour autant, les dernières révélations de France Inter sur un possible conflit d'intérêt interrogent le lecteur. La Littérature, certes, mais à tout prix ?

23/09/2021, 07:29

ActuaLitté

“Un libraire doit-il vendre le livre d’Eric Zemmour ?”

Voilà une semaine maintenant que La France n’a pas dit son dernier mot est disponible dans les différents points de vente et en ligne. Un succès revendiqué par l’auteur du Destin français, dont la mise en place dépassait les 150.000 exemplaires. Avec un cas de conscience qui se pose chez les libraires : vendre ou ne pas vendre Éric Zemmour. Marc Georges, qui dirige La Demeure du livre, à La Perrière (Orne), intervient dans nos colonnes avec quelques réflexions à partager.

20/09/2021, 09:04

ActuaLitté

Babel, Sisyphe et Tantale dans un bateau : mettre le Horla à la rentrée littéraire

Outre le raccourcissement désormais flagrant des journées, les aléas météorologiques qui contraignent à troquer bermudas et t-shirts pour jeans et chemises, tout va bien madame la Marquise. Alors d’où me vient cette langueur que Verlaine n’aurait pas boudée ? Une anémie qui ne doit rien à mes globules rouges, merci pour eux, et pourtant sévit, jour après jour… La réponse était dans l’énoncé. Ou plutôt, sur le bureau d’en face…

18/09/2021, 13:01

ActuaLitté

Raphaël Glucksmann : “La politique souffre d’abord d’une absence de littérature”

ÉVÉNEMENT – Au fil des éditions, les Bibliothèques idéales de Strasbourg voient de plus en plus grand. Cette année, malgré les complications épidémiques, « les Livres ont pris le pouvoir », bel et bien : 200 écrivains, intellectuels, acteurs et musiciens ont investi la capitale alsacienne pendant 10 jours pour faire de ces rencontres un rendez-vous incontournable de la vie culturelle d’abord strasbourgeoise, ensuite alsacienne, bientôt française. Retour d’expérience. 

15/09/2021, 17:33

ActuaLitté

Pourquoi le journaliste littéraire redouterait l'internaute critique ? 

Auteur Gallimard, juré Prix Goncourt, auteur d'une étude sur les traducteurs pour le CNL, journaliste, bloggueur et despote éclairé de la République des livres : Pierre Assouline est multi-casquette, solidement implanté dans l'industrie. Dans La revue des médias, il dénigre avec ardeur les réseaux de lecteurs, des « plateformes [qui] sont des sites marchands ». Et finalement, déplore une médiocrité propre à l'époque. Pierre Fremaux, cofondateur de Babelio, apporte les nuances impératives.

15/09/2021, 07:42

ActuaLitté

La Peste d'après Albert Camus inaugure Kazoku, label manga chez Michel Lafon

En 2016, Ki&Hi devint le premier manga des éditions Michel Lafon : 6 tomes et un agenda plus tard, le succès dépasse 1,03 million d’exemplaires (donnée Edistat) sur cinq années. 2021 amorce alors une nouvelle voie : Kazoku, le label manga de la maison. Et pour l’inaugurer, c’est le roman d’Albert Camus, La Peste, adapté par Ryota Kurumado. Une aventure éditoriale peu banale, dont les deux premiers tomes sortiront d’ici 10 jours.

14/09/2021, 11:33

ActuaLitté

Patrick Imbert (Le Sommet des Dieux) : “Chez Taniguchi, je sens toujours une tonalité humaine”

En salles le 22 septembre prochain, Le Sommet des Dieux adapte le récit homonyme de Jirō Taniguchi, en 5 tomes (parus aux éditions Kana dans une traduction de Sylvain Chollet). L'histoire d'une passion vertigineuse pour l'alpinisme, où chaque sommet vaincu n'est qu'un seuil devant le prochain... Entretien avec Patrick Imbert, le réalisateur du long-métrage.

08/09/2021, 16:21

ActuaLitté

Seghers : une rentrée à la recherche du lien entre tradition et modernité

La réorganisation des maisons décidée en octobre 2020 aura conduit Antoine Caro à la tête de Seghers. Une première rentrée littéraire, donc, qui amorce les trois axes de développement — tout en renouant avec l’histoire même de la maison. Poésie, beaux livres, littérature, la transition s’inscrit dans la tradition, celle d’une époque où Pierre Seghers conjuguait les genres et les talents. 

07/09/2021, 11:01

ActuaLitté

Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

01/09/2021, 12:50

ActuaLitté

Eric Zemmour : “Comment je suis devenu auteur-éditeur”

ENTRETIEN EXCLUSIF – La France n'a pas dit son dernier mot sera le prochain livre d'Éric Zemmour. Une aventure éditoriale qui commence avec une rupture à l’initiative de son ancien éditeur, Albin Michel. Sans maison pour son prochain livre, le polémiste a choisi de monter sa propre société d’édition — Rubempré. Et de confier à Interforum la distribution de ses livres sur le territoire, et dans la francophonie. Il revient avec nous sur cette démarche, plutôt inédite pour un auteur de best-sellers.

25/08/2021, 17:32

ActuaLitté

En Afghanistan, “les créateurs sont pourchassés, risquent la torture et la mort”

La progression et le retour des talibans au pouvoir, à la faveur du retrait des forces internationales de l'Afghanistan, inquiètent le monde entier. Le devenir des libertés individuelles semble plus que jamais menacé dans le pays, et le Pen club français, qui défend la liberté d'expression, appelle le gouvernement français à prendre des mesures d'accueil fortes.

24/08/2021, 09:31

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 7. XXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette septième partie est consacrée aux traducteurs du XXe siècle, qui prônent une traduction non littérale pour les œuvres de fiction et qui créent une nouvelle discipline dénommée traductologie. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

20/08/2021, 10:03

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 6. XIXe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette sixième partie est consacrée aux traducteurs du XIXe siècle, qui affinent leurs méthodes et tentent de nouvelles approches dans leur art. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

19/08/2021, 10:24

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 5. XVIIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette cinquième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIIe siècle, qui prennent pour habitude de traduire d’une langue étrangère vers leur langue maternelle, et non le contraire. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

18/08/2021, 11:07

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 4. XVIIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette quatrième partie est consacrée aux traducteurs du XVIIe siècle, dont les traductions tentent d’être plus fidèles et transparentes que celles de leurs collègues des siècles passés. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

17/08/2021, 10:36

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 3. XVIe siècle

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette troisième partie est consacrée aux traducteurs du XVIe siècle, qui traduisent les auteurs classiques et la Bible dans des langues modernes (anglais, allemand, français, etc.). Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

16/08/2021, 10:46

ActuaLitté

Biélorussie : la France doit “déclencher une initiative internationale” contre Loukachenko

L'anniversaire de la réélection contestée d'Alexandre Loukachenko à la présidence de la Biélorussie d'août 2020 fut marqué par la dissolution du Centre PEN national, qui lutte pour la liberté d'expression des écrivains. Le triste symbole d'un régime autoritaire qui s'installe et perdure : le Club PEN français, dans un courrier à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, exhorte celui-ci à l'action. Nous reproduisons ci-dessous le texte envoyé, en intégralité.

16/08/2021, 10:44

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 2. Moyen Âge

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette deuxième partie est consacrée aux traducteurs du Moyen Âge, qui favorisent le développement des langues et cultures vernaculaires. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

14/08/2021, 10:48

ActuaLitté

Une histoire de la traduction au fil des siècles. Partie 1. Antiquité

Les traducteurs et traductrices ont toujours joué un rôle majeur dans la société, tout en contribuant à la richesse des langues et des cultures. Cette première partie est consacrée aux traducteurs de l’Antiquité et à leur rôle de passerelle entre plusieurs langues, cultures et civilisations. Cette série est réalisée en collaboration avec Anna Alvarez, traductrice professionnelle.

13/08/2021, 13:35

ActuaLitté

“Connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs”

Docteure en littérature française et comparée, Lise Chapuis s’est un beau jour passionnée pour l’italien. Au point de faire métier de traduction. Elle dirige également la collection Selva selvaggia, des éditions L’Arbre vengeur, où, là aussi, elle offre aux lecteurs français de découvrir de nombreuses oeuvres du Bel paese – classiques et contemporaines. Entretien, tout en nuances.

11/08/2021, 10:46

ActuaLitté

Finalement, Éric Zemmour a trouvé presque mieux qu'un éditeur

Secret de polichinelle, peut-être, mais bien conservé tout de même. Et surtout coup de maître, quand on pense aux ramifications, de la part d’Editis. Eric Zemmour, auteur esseulé, qu’Albin Michel avait dégagé de son catalogue de rentrée, n’avait d’autres options que l’autopublication pour maintenir la sortie de son livre. Il a donc ajouté une société d’édition aux cordes de sa propre entreprise, Rubempré. Et tant qu'à faire, autant se trouver une structure de diffusion, pour assurer la présence dans les points de vente, non ?

09/08/2021, 11:20

ActuaLitté

BD 20-21 : “La bande dessinée vit une crise de croissance particulièrement aiguë”

L'année de la bande dessinée, imaginée pour l'année 2020 et finalement étendue sur une partie de 2021 en raison de la crise sanitaire, s'est terminée en juin dernier. Voulue par le ministère de la Culture, organisée par le Centre national du livre et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, l'opération s'organisait parallèlement à la remise du rapport Racine, très attendue par les auteurs et autrices. Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité de la BD, estime que l'année de la BD a permis de mettre en avant la situation des créateurs et de lancer le processus de réformes.

05/08/2021, 17:16

ActuaLitté

Alessio Forgione : un dialecte napolitain qui “s’étend bien au-delà des mots”

Le dernier livre d’Alessio Forgione, Napoli mon amour, est paru en début d’année chez Denoël. Traduit par Lise Caillat, ce roman parcourt une ville où désespoir et solitude s’entremêlent, pour Amoresano. Jusqu’à l’arrivée de Nina. Et soudainement, les rues napolitaines n’ont plus la même saveur. Entretien avec la traductrice.

05/08/2021, 11:54

ActuaLitté

Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

ActuaLitté

Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

ActuaLitté

“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

ActuaLitté

La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

ActuaLitté

Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

ActuaLitté

Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

ActuaLitté

Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

ActuaLitté

Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

ActuaLitté

Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

ActuaLitté

Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

ActuaLitté

“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

ActuaLitté

“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut sécuriser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

ActuaLitté

“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50