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Financement, structure, Livre Paris : les Grandes espérances 2021 du SNE

Livre Paris 2020 compte parmi les premiers salons victime de la crise sanitaire. Pas de manifestation pour la capitale française, et pas de revenus pour le Syndicat national de l’édition, coorganisateur avec Reed Expositions France. Au cours des dernières semaines, les messages promotionnels n’ont pourtant pas manqué, rassurants ou tentant de l'être. Ainsi, la programmation se dévoile pour partie : l’Inde reste le pays à l’honneur, quand le monde d’après servira de fil rouge à l'ensemble. 

Le 27/01/2021 à 16:20 par Nicolas Gary

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27/01/2021 à 16:20

Nicolas Gary

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« À travers une riche délégation d’écrivains vous aurez l’opportunité unique de rencontrer les voix de l’Inde d’aujourd’hui, et ce qu’elles ont à dire de leur pays et du monde. Nous souhaitons que la littérature indienne, qui n’occupe pas encore dans nos librairies toute la place qu’elle mérite, rayonne désormais et suscite de plus en plus de traductions chez les éditeurs français. Et que la relation entre nos deux pays qui, eux, ont beaucoup en commun, en sorte renforcée », indique Gauthier Morax, directeur de la programmation.

N’oublions en effet pas que dans le cadre des échanges entre Livre Paris et l’Inde, la France doit être, en janvier 2022, mise à l’honneur de la foire de New Delhi. Crise sanitaire oblige, cette année le salon se tiendra fin mai, décision prise en octobre dernier. 

L’autre volet sera donc ce monde d’après, tant évoqué à l’occasion du premier confinement, et dont le salon de Paris entend faire son sujet fort, décliné en trois approches. D’abord, « le monde tel qu’il s’offre à nous aujourd’hui est dans une impasse et il est urgent de penser celui d’après ». Ensuite, souligner que la littérature devient un écho plus fort des problématiques « sociales, culturelles, sociétales qui traversent notre époque ». À ce titre, convoquer les auteurs et leur vision apporte une aide pour l’avenir.

Enfin, rappelant que Livre Paris bénéficie encore d’une certaine popularité auprès du public, le directeur de la programmation insiste sur le « formidable écrin » que la manifestation représente, afin de « réfléchir collectivement au temps qui vient ». L’idée sera donc de proposer au public « dans son extraordinaire diversité, des espaces de dialogue avec des figures littéraires et intellectuelles reconnues comme avec des écrivains, des chercheurs et intellectuels renouvelant la pensée critique ». Alléchant.

Conditions sanitaires obligent

En 2020, Livre Paris fut frappé de plein fouet : le Covid a rapidement balayé toute possibilité de tenir l’événement. Reporter 2020 en 2021, voilà le défi qui se pose, à plusieurs niveaux. Et le premier d’entre eux est économique.

« Le SNE est obligé de faire le salon, car le contrat Reed s’achève en 2021. Et ils veulent se débarrasser de Reed. Sinon ils sont obligés de prolonger jusqu’en 2022 », soulignait récemment un observateur. Ce qu’il n’ose dire, même hors micro, c’est que la gabegie est totale, après l’annulation de 2020. « Le SNE a bénéficié d’une aide du ministère de la Culture, mais le salon représente un revenu important pour le syndicat. Et la compensation de la rue de Valois n’a fait que retarder l’échéance. »

Selon les informations obtenues — le ministère de la Culture, pas plus que le SNE ne nous ont confirmé ni communiqué la somme — le coup de pouce ministériel équivaudrait à quelque 300.000 €. La prudence s’impose — certaines sources évoquent pour leur part 350.000 €. En revanche, assure un proche du dossier, « le SNE bute sur des questions budgétaires, privé des revenus du salon. Le constat ne date pas d’hier : il n'est pas sain, économiquement, que la manifestation finance pour partie le syndicat des éditeurs ». Car, qui dit trou dans le budget, dit piocher dans les réserves.

Du pain et des jeux, et des livres

« Tant qu’ils n’installeront pas une dizaine de food-trucks avec des ateliers de cuisine dirigés par des auteurs qui ont de gros titres en la matière, je n’y remettrai plus les pieds », nous assure un éditeur parisien. « Durant 20 années, l’organisation s’est contentée de laisser vendre des sandwichs rassis hors de prix, sans endroit pour s’asseoir convenablement et rien d’un peu fun dans les animations. Que les éditeurs désertent est naturel. »

Et d’ajouter : « Nous faire payer une fortune pour vendre des livres à des gens qui payent un droit d’entrée, c’est un peu “monde d’avant”, justement… Allez, ne serait-ce qu’un vrai food market à l’extérieur, et la journée de tous les visiteurs et exposants est améliorée. Des choses bêtes, non : acheter un hot-dog à ses enfants, pouvoir boire une bière avec des amis… Dans le business numérique, on appelle cela la User Experience. L’expérience utilisateur. Ou visiteurs ici… »

D’un côté, ceux qui n’iront plus. De l’autre, ceux qui se trouvent écartelés parce que d’autres manifestations avaient, bien avant Livre Paris, posé des dates sur lesquelles l’événement parisien est venu s’installer sans trop de précautions. Face à eux, une ribambelle de maisons, dévoilées dans une newsletter très commerciale, pour attirer les exposants.

« Cela va si mal dans les inscriptions qu’ils aient besoin de produire cette longue liste ? », s’interroge un ancien exposant.

Aux abonnés absents...

« Rejoignez les éditeurs déjà inscrits à Livre Paris et participez au premier grand événement littéraire qui aura lieu en 2021. Livre Paris est un festival littéraire avec des rendez-vous inédits, riches et diversifiés. Vivez une expérience unique et saisissez l’opportunité de rencontrer à nouveau vos publics », clame en effet le message expédié. 

Plus de 350 exposants sont cités, pêle-mêle, entre éditeurs, régions, pays, prestataires — on en comptait plus de 1200 pour l’édition 2018, d’après les chiffres communiqués par Reed Expo.

Si l’on taille à la serpe, pour ne retenir que des éditeurs, on se demande où ont pu passer les maisons : bien évidemment, celles littéraires du groupe Hachette Livre ont disparu depuis des années. De même, Editis a promis qu'il serait aux abonnés absents. Plus étonnant que Le Seuil, pourtant devenu filiale de Média Participations, (dont le PDG, Vincent Montagne, préside le Syndicat national de l’édition) n'y figure pas non plus.

A contrario, les trois maisons BD de MP, Lombard, Dupuis, Dargaud, répondent présentes. D’autres également comme Gallimard (et sa filiale jeunesse), ou Flammation, certes, mais pas de Casterman. Et on en passe et on en oublie. Le clivage est avéré.

« Sont-ce des maisons qui n’ont pas demandé le remboursement de leur stand, comme promis par Reed, ou qui exposent gratuitement ? », raille-t-on à Saint-Germain-des-Près. « Ce qui se passe, qui interroge tout de même, c’est que le Syndicat vit avec les cotisations des adhérents ET les revenus du salon. Or, le budget du SNE a pris du plomb dans l’aile. »

Avec un sourcil qui se dresse : si le syndicat chargé de représenter et défendre la profession ne rentre pas dans ses frais sans Livre Paris, quelle alternative ? « Augmenter les cotisations, on l’entend bruisser depuis un moment », nous confirme un éditeur membre. « Ce qui pose un problème : si je vais au salon et que je suis adhérent, alors j’abonde deux fois aux finances du syndicat. Un groupe comme Hachette, dont plus aucune maison littéraire ne s’y rend, a, certes, une cotisation plus importante. Mais, finalement, il ne paye qu’une fois. »

La représentativité et son financement

Rectifier le tir impliquerait-il de considérer que la cotisation au SNE doit suffire ? « C’est entendu, mais nous nous trouvons donc avec une partie des structures qui garantissent l’équilibre économique du syndicat — ce qui profite à toute la profession —, en adhérant et par la prise d’un stand. Et une autre partie qui adhère, sans exposer à Livre Paris. Et enfin, ceux qui exposent, mais ne sont pas adhérents… ignorant parfois que l’argent alimente certes Reed, mais aussi le SNE. » Surtout que la hausse des cotisations ne fait pas l'unanimité : un grand, très prestigieux, éditeur parisien a signalé clairement son refus, de même qu'une éditrice indépendante.

Chez les auteurs, on doit sourire d’imaginer que le SNE endure les affres de ces questionnements, alors même que la question de la représentativité et de son financement est brandie depuis des mois.

Côté éditeurs, les commentaires tombent, comme des hallebardes : le sentiment « d’être une vache à lait » pour certains, tout à la fois membre et exposant. « Le syndicat doit trouver comment impliquer tout le monde : adhésion et salon, dans un même package. »

Or, si d'aucuns fulminent, d’autres plaident pour « une sainte solidarité de l’artisanat », simplement parce que les alternatives n’emballent pas les foules. « L’option A, c’est de jouer le front commun, et considérer que tout se passera bien : de la méthode Coué comme l’édition sait si bien la pratiquer. L’option B, en revanche, consiste à voir que les avances faites en 2020 à Reed Expo ne seront pas différées éternellement : comment récupérera-t-on l’argent ? », demande une responsable marketing.

« Personne ne se voile la face : avec le reconfinement qui se profile, à cause du variant britannique, on repart pour quoi, une, deux, trois semaines ? Un mois ? Et au sortir de là, qui aura l’envie de s’enfermer Porte de Versailles ? Ou l’audace ? Qui imaginerait d’ailleurs un salon avec un protocole sanitaire aussi strict qu’on peut le redouter ? »

La rue de Valois pas très loin ?

Quant aux communications rassurantes — ou paniquées, au choix — de l’opérateur Reed, « elles tiennent la route parce que la parole est encore libre. Il s’agit de montrer que tout a été mis en œuvre pour que le salon ait lieu. Cependant, les équipes commerciales nous ont mis sous pression pour qu’en décembre, on confirme. Alors que l’an passé, les paiements s’étaient effectués de janvier pour mars… »

De plus, nul n’imagine qu’en plein reconfinement soit évoquée la manifestation parisienne. « Impossible ! » Et de conclure : « Sans compter que l’état d’urgence a été prolongé jusqu’au 1er juin. Garder espoir, ça tient de la foi, à ce niveau. » Emmanuel Macron est attendu pour une intervention prochaine : le troisième confinement pointe le bout de son nez...

Il se trouve en revanche quelques sages prophètes pour augurer que le sort du SNE, économiquement, n’a rien de si tragique. L’un d’entre eux détaille : « Ils ont changé de date pour tenter de maintenir Livre Paris, comme un gage de bonne volonté. Aujourd’hui, le secteur a peut-être mieux résisté que pans culturels, mais à quel prix ? Comment croire que le ministère de la Culture resterait insensible aux plaintes du SNE ? »

Autrement dit : la rue de Valois remettrait au pot, tout aussi opaquement, pour garantir que, même sans manifestation, l’impact financier soit limité. « Ce serait un casus belli si Roselyne Bachelot n’agissait pas, au nom de l’exception culturelle française, de la loi Lang, du droit d’auteur, et de tout ce qui servira d'excuse. Le ministère de la Culture en France n’abandonnerait certainement pas le syndicat des éditeurs en le laissant se noyer. » 

Dossiers et grands travaux

Trop d’économies en jeu, une symbolique toute puissante. « Je ne me figure pas le Bureau du SNE trop inquiet : ce sera une décision gouvernementale, qui ne dépend pas d’eux, mais certainement déjà discutée. Inquiets, non : stoïciens, plutôt.Et le directeur général a d'autres plans. »

Restent alors les chagrins, qui déplorent que le SNE ne se suffise pas à lui-même pour assurer son fonctionnement. Revoir les aspirations à la baisse, revenir à un strict travail de lobbying. « En l’état, l’équilibre économique du syndicat repose sur ceux qui le veulent bien », lance une éditrice dépitée. Avec plus de 1,6 million € de cotisations en 2018, pour plus de 700.000 € de recettes générées par Livre Paris, sur cette même année, on mesure l’impact de l'annulation sur les comptes de 2020 – et a fortiori une seconde année consécutive. 

On s’imaginerait à tort que la situation s’enlise dans un drame dickensien, et depuis plusieurs mois, la direction générale du SNE est à l’œuvre, pour garantir la pérennité de la structure. À commencer par un changement de gouvernance, qui, par ruissellement, provoquera des économies. « La question du siège revient depuis un moment : déménager n’est plus une simple option — à moins que les éditeurs du Bureau ne prennent en charge les coûts. » Il paraît que cette idée a fait long feu…

Bailleur aux corneilles ?

« Changement de local, équipe plus réduite, hausse des cotisations », tout un programme qui se profilerait, ainsi que le possible départ à la retraite de l’actuel directeur général, Pierre Dutilleul. Accompagner le mandat de l'actuel président, et partir serait l'option la plus plausible. Au doigt mouillé, un observateur indique : « Avec 30 % de l’équipe en mois, une baisse de salaire de 30 % également pour le prochain DG et une hausse des cotisations de 10 %, tout devrait rentrer dans l’ordre. » Des estimations qui semblent faire mouche. 

À ces hypothèses de travail, certes, récurrentes s'ajoute que le Bureau international de l’édition française, présidé par Antoine Gallimard, “sous-loue” son espace de travail au SNE. En cas de départ, du premier, le second suivrait. Partirait-il de son propre chef ? Nicolas Roche, le directeur, n'aurait pas de projets immédiats allant dans ce sens. 

« La question maintenant, il faut la poser au Cercle de la librairie : le SNE et le BIEF rapportent des loyers importants… » Qu’en sera-t-il de la structure qui pilote tout à la fois la base Electre et le journal Livres Hebdo ? Un départ des locataires ? Peut-être pas si vite. 

« Ce qui est assuré, c’est qu’une négociation des loyers est en cours avec le bailleur. Si les conditions financières deviennent trop compliquées, alors l’option du départ s’envisage. Mais pour l’heure, le SNE semble décidé à rester en place », indique un voisin. L’idée qu’un créateur de mode installe son quartier général à la place du siège du Syndicat ne fait sourire personne — et ne semble pas non plus être à l’ordre du jour pour le Cercle de la librairie. « Mais comme quantité de structures, il s’agit de trouver comment réduire les coûts en cette période. »

Hélas, aucun des interlocuteurs n'a souhaité nous répondre. 

 

Mise à jour 3/02 13 h :

L’Assemblée nationale vient de voter à 164 voix contre 94 en faveur d’une prolongation de l’état d’urgence sanitaire, au 1er juin. Il doit cependant encore faire une navette au Sénat — considérant qu’en cas de désaccord, le Palais Bourbon aura le dernier mot. L’autre chambre, majoritairement à droite, avait en effet demandé que l’état d’urgence soit prolongé uniquement jusqu’au 3 mai. Pour les manifestations, la nouvelle est mauvaise.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

crédits photo : Vincent Montagne, président du SNE - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

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Voutch : “Un dessin d’humour, c’est un rébus, entre le texte et le visuel”

Avec une exposition en trois parties, Voutch régalera le public des Mots libres, festival qui s’ouvre ce 1er juin à Courbevoie. Une composition réunissant ses dessins réalisés pour un livre sur les Fables de La Fontaine en 2018, ainsi que des dessins de son dernier album De surprise en surprise. Et puis, des strips, ces petites BD commencées en 2016 sur un blog du Monde, avant de devenir deux livres au Cherche midi.

31/05/2021, 09:13

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Affaire Marsan : huit autrices de Bragelonne “rappellent la société à ses obligations”

Une enquête de Mediapart, en avril dernier, a fait état des témoignages d'une vingtaine de femmes, qui pointaient le comportement « déplacé » de l'éditeur Stéphane Marsan, directeur du groupe Bragelonne, dans un cadre professionnel, à l'occasion de réunions ou lors de festivals. Depuis, la société n'a pas réagi publiquement, et aucune mesure ne semble avoir suivi ces révélations. Huit autrices de livres publiés par le groupe rappellent la société à ses obligations, menaçant de reprendre leurs droits sur leurs créations. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, leurs revendications et leur lettre ouverte.

28/05/2021, 09:00

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En Biélorussie, la liberté d'expression et l'opposition en danger

Le détournement d'un avion de ligne par un appareil militaire, pour arrêter l'opposant et journaliste Roman Protassevitch, constitue le dernier « coup d'éclat » du régime autoritaire d'Alexandre Loukachenko. Depuis les résultats des élections présidentielles de 2020, contestés par une partie de la population, la répression s'intensifie. Le PEN Club français fait part de son inquiétude pour la liberté d'expression, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

27/05/2021, 09:26

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Pass Culture : unique réussite d'un Emmanuel Macron tout schuss ?

L’éducation et la culture étaient les pans prioritaires du programme d’Emmanuel Macron candidat à la présidence. Et sur le second point, la mesure probablement la plus novatrice consistait à copier le Bonus Cultura mis en place par Matteo Renzi, Premier ministre italien, en octobre 2016. Baptisé par les équipes Macron Pass Culture, il promettait un bifton numérique de 500 € aux jeunes atteint de majorité, pour des dépenses folles en biens culturels…

21/05/2021, 17:05

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Des dessins inédits de Milan Kundera exposés à Paris

« Par mes expériences et mes goûts je suis centre-européen […], mais au milieu de ma vie, ma femme et moi avons émigré en France. Cet événement est le plus décisif de toute mon existence : il est la clef de ma vie et de mon travail », écrivait Milan Kundera. Français, Tchèque, et Centre-européen, l’écrivain est au cœur d’une exposition organisée par le Centre tchèque de Paris, offrant un regard inédit sur les dessins de l’auteur.

21/05/2021, 10:25

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Perdue en mer de Chine ? Roselyne Bachelot face à ses contradictions

Voilà quelques jours, la ministre de la Culture se lançait dans d’hasardeuses comparaisons : d’un côté les tensions en mer de Chine, de l’autre celles entre organisations représentatives des artistes-auteurs, qui seraient plus ardues à résoudre que les premières. Les intéressés — les artistes-auteurs, pas les Chinois… — ont décidé de répondre à Roselyne Bachelot, considérant que le mépris avait des limites… Leur texte est ici proposé dans son intégralité. 

17/05/2021, 15:21

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Marcel Proust devenu auteur de science-fiction

Chercher, Pierre-Carl Langlais adore : il s’est lancé dans des études en histoire de la presse, mobilisant les ressources de l’Intelligence Artificielle pour analyser des corpus entiers. Et au fil des morceaux de code, s’est intéressé à l’outil GPT-2 – logiciel de traitement automatique du langage, produit par OpenAI (société de Elon Musk). « À partir d’un corpus, on propose à la machine un début de phrase, et elle génère le texte qui suit. On peut ainsi croiser deux types de textes, pour emprunter un style à l’un et un univers à l’autre », nous explique le post-doctorant.

13/05/2021, 16:24

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HoomBand : lectures et ambiances pour les angoissés du sommeil

TEST – Le soleil revient, repart, les terrasses restent vides, les pro et anti-vaccins s’empoignent… tout cela donne envie de faire une belle sieste. Mais difficile de s’endormir avec un tel vacarme en bruit de fond ? Taratata, ActuaLitté vous a dégoté un petit gadget presque sexy, qui aide à l’endormissement. Une sorte d’assistant-conteur, capable de vous plonger dans une ambiance sonore, ou une œuvre, afin de favoriser le sommeil. En avant.

10/05/2021, 16:40

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Karl Zéro : l'absence de pub “donne une indépendance éditoriale”

À 59 ans, le journaliste Karl Zéro se lance dans une nouvelle aventure : il vient de lancer avec les éditions Télémaque L’Envers des affaires, un trimestriel décidé à prendre son temps. Une revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. Et qu’il nous présente, avec élégance et sourires.

10/05/2021, 09:10

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“Essentiel c’est-à-dire absolument nécessaire” : des libraires privés d'activité

Malgré les menaces de la crise sanitaire, le retour des beaux jours ouvre des perspectives plus heureuses, avec une reprise d'activité. Certains libraires, notamment ceux proposant des livres d'occasion, se trouvent toutefois privés de participation aux marchés en extérieur. Une situation incompréhensible, portée à la connaissance de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, par Frédéric Mignon et Pascale Chassang, libraires à la Librairie Sans Nom, au Mans, dans une lettre ouverte publiée dans nos colonnes, en intégralité.

07/05/2021, 14:56

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Une loi sur les bibliothèques, “un marqueur fort et une opportunité”

Déposée au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine), relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, a bien sûr attiré l'attention des professionnels du secteur. Trois associations professionnelles saluent cette proposition de loi dans un communiqué, reproduit intégralement ci-dessous.

07/05/2021, 11:29

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Rembourser l'avance perçue : quand l'éditeur devient banquier des auteurs

Il plane dans l’atmosphère comme une odeur de faillites rances, dans certaines maisons d’édition. Au point que leurs dirigeants imaginent toutes les manœuvres à leur portée pour récupérer un peu d’argent — une fois la liquidation prononcée. Plusieurs témoignages concordants font état de demandes, parfois adressées par l’intermédiaire d’avocats, réclamant la restitution d’avances sur droits. Au moins deux structures y ont récemment eu recours, provoquant l’inquiétude des auteurs concernés. 

07/05/2021, 11:23

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Institut du service public : les conservateurs généraux des bibliothèques volontaires

Dans la foulée de l'Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France, l'Association française des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation plaide pour une intégration des conservateurs généraux des bibliothèques au sein du futur Institut du service public (ISP). Nous reproduisons le texte de l'association ci-dessous.

06/05/2021, 11:24

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“Oui, on le savait. Mais personne n’a rien dit, surtout par peur”

Le 21 avril dernier, un article de Médiapart dévoilait les nombreux témoignages de professionnelles. Chacune pointait, dans ses relations, le responsable éditorial des éditions Bragelonne, Stéphane Marsan. Après la vague de révélations viennent les interrogations, les inquiétudes, les attentes. Adrien Tomas, auteur de fantasy, avait vivement réagi, et accepte de nous confier son texte. Le voici publié dans son intégralité.

04/05/2021, 11:32

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#MeToo dans l'édition : “Je suis Jeanne”, une témoin se dévoile

« Je suis Jeanne, l’une des témoins cités sous pseudo par Médiapart dans son enquête du 21 avril 2021. M. Marsan a répondu à cet article en identifiant les témoins, les unes après les autres, dans un exercice d’intimidation qui doit figurer dans un chapitre du Nécronomicon. Dans l’un des derniers paragraphes et sous couvert d’éloges contrits, il rend mon identité publique en citant Albin Michel, ma maison d’édition. Déjà, tout le monde s’en fout, de mon identité, donc joke’s on you. » Par Marguerite Imbert.

01/05/2021, 12:50

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En ce 1er mai, “Hommage à tous mes collègues précaires”

Marie Lebert est traductrice et auteure. Depuis des années, elle propose dans nos colonnes des réflexions sur les métiers du livre, l'évolution numérique de l'objet et bien d'autres. Son dernier dossier, Portraits de traductrices et traducteurs du passé portait l'accent sur l'un des rôles invisibles et cruciaux de l'édition. Aujourd'hui, elle souhaite rendre un hommage « à tous mes collègues précaires ». 

01/05/2021, 11:12

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Haute fonction publique : les conservateurs des bibliothèques attentifs

Après la suppression de l'École nationale d'administration (ENA), Emmanuel Macron propose une réforme de la haute fonction publique, avec pour principale mesure la « fonctionnalisation » de l’Inspection générale des Finances (IGF), de l’Inspection générale de l’Administration (IGA) et de l’Inspection générale des Affaires sociales (Igas). Les conservateurs et conservatrices des bibliothèques saisissent l'occasion pour demander une prise en considération de certaines revendications, portées par l'Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France (ADBGV), dont nous reproduisons le texte ci-dessous.

29/04/2021, 16:20

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Harcèlement sexuel : soutien à "celles et ceux qui osent témoigner publiquement" 

Dans le contexte de l'enquête menée par Médiapart publiée le 21 avril dernier, où plusieurs autrices, auteurs et anciens salariés de la maison d'édition Bragelonne témoignent d'une attitude déplacée de Stéphane Marsan, directeur des éditions. Une pétition a été initiée sur le site de Chance.org par Lionel Evrard pour mettre fin à cette « omerta ». Nous reproduisons ici ses propos, dans leur intégralité. 

28/04/2021, 17:40

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Écouter des bandes dessinées, l'audacieux pari de Blynd

La jeune société de production audiovisuelle Blynd, installée à Lyon, s'est lancée dans un projet relevé : adapter des bandes dessinées au format audio, en s'affranchissant du support graphique. Tim Borne, cofondateur, revient avec nous sur les enjeux et les défis de ces adaptations sonores.

27/04/2021, 14:58

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La Grange Batelière : éditer “de la littérature populaire dans des livres précieux”

Antoine Cardinale collabore aux Ensablés depuis plusieurs année : cette interview qu'il nous propose a été réalisée suite à la publication d'un livre "oublié" d'Alexandre Dumas, Black, par une maison d'édition courageuse, qui soigne en outre la présentation de ses livres.. Par ailleurs, les Ensablés cherchent également à promouvoir les maisons d'édition pas forcément très connues, mais qui ont le courage de publier des livres... perdus dans les sables.

25/04/2021, 10:23

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“Le livre résiste partout, en France et en Italie” (Vincent Raynaud)

ENTRETIEN – « Je suis devenu traducteur d’italien parce que c’est l’une des langues que je lisais et quand j’ai commencé, il y a 20 ans, fin 2001, bizarrement il n’y avait pas beaucoup de traducteurs de l’italien. Il y avait d’excellents traducteurs, mais ils n’étaient pas très nombreux », nous explique Vincent Raynaud, qui officie également en espagnol et en anglais. Un entretien croisé entre France et Italie, autour de la littérature et de ses auteurs.

23/04/2021, 14:10

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Archives : le déménagement qui interroge

Le ministère de la Culture a récemment annoncé le dépôt des archives municipales de Troyes et des archives de Troyes Champagne Métropole aux Archives départementales de l’Aube, dans le cadre des dispositions prévues par le Code du patrimoine. Cette situation, inédite à cette échelle, soulève des questions sur la responsabilité et l’investissement des collectivités envers leur patrimoine archivistique, ainsi que le détaille l'Association des archivistes français dans une tribune, ici reproduite en intégralité.

23/04/2021, 09:21