#Droit / Justice

Rembourser l'avance perçue : quand l'éditeur devient banquier des auteurs

Il plane dans l’atmosphère comme une odeur de faillites rances, dans certaines maisons d’édition. Au point que leurs dirigeants imaginent toutes les manœuvres à leur portée pour récupérer un peu d’argent — une fois la liquidation prononcée. Plusieurs témoignages concordants font état de demandes, parfois adressées par l’intermédiaire d’avocats, réclamant la restitution d’avances sur droits. Au moins deux structures y ont récemment eu recours, provoquant l’inquiétude des auteurs concernés. 

Le 07/05/2021 à 11:23 par Nicolas Gary

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Publié le :

07/05/2021 à 11:23

Nicolas Gary

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ActuaLitté

Entre les redditions de comptes oubliées, les obligations contractuelles non respectées et autres manquements… Voilà bien des points que les jeunes auteurs ne remarquent pas nécessairement, tant qu’ils n’en ont pas parlé avec d’autres confrères. Or, quand au terme d’une liquidation judiciaire prononcée, l’administrateur judiciaire explique que les avances versées pour les livres doivent être remboursées, la panique gagne rapidement.

Un auteur chevronné ne se laisse pas si facilement intimider. Recevant un courrier d’avocats demandant une restitution de l’à-valoir versé par son ancien éditeur, ayant fait faillite, il relit la missive au calme et sourit. S’il n’y a pas eu suffisamment de rémunérations pour couvrir l’avance, imaginer un trop-perçu en sa faveur à reverser le fait sourire. Il ne devrait pas. 

La faille juridique existe depuis bien longtemps, et déjà se trouvait exposée dans le rapport Racine : recevoir une avance sur les ventes de livres revient ni plus ni moins qu’à contracter une dette vis-à-vis de son éditeur. Et celle-ci ne sera réglée qu’à compter du moment où l’exploitation de l’œuvre aura recouvert le montant de l’avance. 

L’éditeur devient un banquier, qui prête, et que l’on doit rembourser.

Pour l’heure, le législateur ne s’empresse pas d'encadrer ces pratiques, bien au contraire. Rue de Valois, lors de la présentation de la mission Sirinelli, une logique farouche s’est exprimée par la voix du ministère : « Il est hors de question de rembourser ». Cependant, pour l’auteur du rapport, la situation est plus compliquée. « On imagine bien la plaidoirie d’un avocat assurant : “Il vous plaira de dire que c’est hors de question, mesdames et messieurs du tribunal” », raille une avocate.

CONTRATS: Roselyne Bachelot, ouvrière bien mal outillée

Car, loin d’être hors de question, l’avance pourrait, bien au contraire, être tout à fait au centre de la question. « Cela peut s’identifier à une dette », poursuit-elle. « En parlant de rémunération perçue et non plus d’avance — avec les changements que cela implique — tout pourrait se régulariser ». 

Jamais demandé ? Et pourtant...

Un universitaire, spécialiste de la propriété littéraire et artistique, approuve : « Sur le plan juridique, les choses sont assez claires. Mais dans la pratique, on constate un détournement de la loi. » Claires, oui : comme son nom l’indique, l’avance est une rémunération anticipée, versée en droit d’auteur. L’éditeur pense que l’œuvre, vendue au titre de la rémunération proportionnelle, rapportera de l’argent. Et donc qu’il peut verser une avance, sans trop y perdre. 

En pratique, l’auteur ne touchera souvent que cette avance, et rarement plus, parce que le livre ne parviendra pas à un niveau de vente suffisant. Le panéliste GfK l’indiquait dans une analyse de 2019, toujours valable, 100 livres génèrent 8 % du chiffre d’affaires de l’édition en France. Et 563.000 références se vendront à moins de 100 exemplaires.

Tout cela, Céline comme d’autres écrivains nous l’ont bien appris : finalement, ils ont vécu d’avances plus que de leurs droits d’auteur — parfois sur des livres pas publiés ou inachevés. Au final, l’avance rémunère en réalité un travail réalisé plus qu’autre chose. Les conversations homériques de Louis-Ferdinand avec son éditeur sont connues. Or, de par sa position, la maison rentrait la tête, de crainte de voir l’auteur quitter le navire. 

Dans ces conditions, le remboursement de l’avance n’est jamais demandé. Sauf que juridiquement, une avance a vocation à l’être, si les résultats escomptés ne se produisent pas : en ce sens, un éditeur qui réclamerait qu’on lui restitue les sommes trop perçues serait fondé en droit.

Pour le juriste, ancien professeur de droit, le nœud gordien est là. Les professionnels devraient travailler à une présentation plus conforme au réel : aux côtés de la cession de droits consentie, devrait figurer un contrat portant sur la rémunération du travail effectué. Les salariés, même quand leur travail est intellectuel, sont dans ce cas de figure.  Mais changer les écrivains en salariés, voilà qui semble herculéen — et pas nécessairement pertinent.

Bon grain et ivraie

En ce sens, le modèle de l’avance a quelque chose de pervers. Le Code civil l’autorise, on a le droit d’anticiper sur tout ce que l’on souhaite, en somme. Mais pour les auteurs de l’écrit, la situation est complexe. Prenons le cas d’un musicien : il percevra un cachet lors d’un enregistrement, sur le principe du salariat. Une fois l’interprétation fixée, il accédera aux redevances idoines. La loi distingue bien les deux. Il serait normal de réfléchir à clarifier la situation.

Séparer la rémunération pour l’œuvre de la rémunération découlant des ventes de l’œuvre, belle et noble entreprise. Mais fiscalement, voilà que le bât blesse. Les redevances du droit d’auteur accordent un traitement plus favorable sur le plan social, surtout si l'on imagine une rémunération première assimilée au travail du salarié. Les charges augmenteront, inexorablement. Ce n’est donc, en soi, pas ce modèle d’avance qui est pervers, mais le système dans son ensemble : à travers l’à-valoir, on détourne la loi d’une certaine manière.

Et le juriste de pointer que l’édition — et le Syndicat national de l’édition en premier lieu — n’a pas intérêt à rendre la situation plus fluide. Cela positionne dans un rapport de force, au désavantage de l’auteur, en effet. Le législateur pourrait d’ailleurs considérer les aspects retors de ce point, mais il est désolant de le dire : ce n’est pas dans l’intérêt de l’éditeur.  

Du reste, la mission Sirinelli n’affirme pas qu’il faille rester les bras croisés. Simplement, que cela ne doit pas intervenir dans le CPI : il s’agit là d’une astuce juridique pour ne pas légiférer, ne soyons pas dupes. Car le législateur serait dans son rôle, en cherchant à protéger la partie la plus faible. Et par souci de cohérence, c’est alors dans le Code civil qu’il faudrait apporter des dispositions spécifiques. Mais nul ne connaît d’éditeur qui y consentirait davantage : le modèle actuel leur convient.

Du reste, l’argument amplement déroulé qui souligne la multiplicité des segments éditoriaux revient ici au triple galop. On peut l’entendre : la littérature générale ne fonctionne pas comme la bande dessinée, pas plus que le livre d’art comme le manga. Il est déraisonnable d’imaginer l’édition comme un front uni.

Pourtant, le législateur pourrait trouver un dénominateur commun aux métiers : envisager une législation uniforme est difficile, bien entendu. Cependant, cela ne signifie pas qu’il faille ne rien faire. 

La réponse, dans la question

Stéphanie de Saint-Marc, Directrice de l’Institut de Recherche en Propriété Intellectuelle et Maître de conférences à l’Université Paris II Panthéon-Assas, nous le confirme. « La réponse n’est pas aisée sans connaître précisément les clauses des contrats concernés... Toutefois, il est certain que la pratique courante de l’édition conduit à qualifier et en tout cas à traiter comme à-valoir les sommes versées à l’auteur en amont de l’exploitation de son œuvre. »

Et de rappeler qu’« ainsi qualifiées, elles correspondent à une rémunération proportionnelle à l’exploitation de l’œuvre et, faute d’exploitation, pourraient être restituées par l’auteur à l’éditeur ». 

Dès lors, ces pratiques floues « qui confondent souvent rémunération du travail réalisé par l’auteur dans le cadre d’une commande (qui ne saurait en principe répondre à la qualification de droit d’auteur) et rémunération de l’exploitation de l’œuvre sous forme de droits d’auteur sont préjudiciables aux auteurs. Et il est sain qu’elles soient combattues ». 

ActuaLitté avait longuement détaillé, dans un article que Pierre Sirinelli aurait gagné à relire, les dangers juridiques que les contrats d’édition comportent, tant pour les auteurs que pour les éditeurs au demeurant. 

 

Crédits photo : Sara Kurfeß/ Unsplash ; Jp Valery/ Unsplash 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

18 Commentaires

 

Thierry Reboud

08/05/2021 à 02:22

La boîte de Pandore ouverte par la Ligue des auteurs n'a pas fini de livrer d'autres surprises de ce genre. Si les auteurs revendiquent d'être rémunérés pour leur temps de travail, il n'est pas aberrant non plus que les éditeurs rémunèrent les auteurs en fonction des bénéfices qu'ils leur apportent.
Or, comme vous l'indiquez dans votre article, l'écrasante majorité des titres publiés parvient au mieux à équilibrer les coûts (parce que quand vous vendez moins de 100 exemplaires d'un produit, il y a peu de chances que vous fassiez un quelconque bénéfice).
Pour autant, il n'est pas dit qu'une évolution de la rémunération du travail de production de textes fondée sur le temps de travail soit un réel progrès pour les producteurs de textes : après tout, de très nombreux éditeurs reçoivent de très nombreux manuscrits ou projets qu'ils n'ont pas sollicités. Bien souvent, le choix de publier tel ou tel produit nouveau est un pari tenté par l'éditeur à condition qu'il prévoie de l'équilibrer plus ou moins (encore que, le plus souvent, l'éditeur prévoie d'équilibrer ses comptes sur l'ensemble de sa production et non pas titre par titre), et la rémunération du producteur entre évidemment en ligne de compte.
Imaginons maintenant que la rémunération des producteurs se dirige vers quelque chose plus ou moins aligné sur le salariat : croyez-vous vraiment qu'un éditeur va laisser son salarié disposer du temps que le salarié juge nécessaire ? Croyez-vous vraiment que l'éditeur laissera au salarié le choix du projet sur lequel il va travailler ?
Pour tout dire, ça me semble assez peu probable ; le plus probable, c'est que les éditeurs aient recours à la commande à fournir dans des délais impartis, situation dans laquelle ils seront maîtres de leurs choix éditoriaux (sujets, style ou absence de style, voire les corrections finales que le cinéma désigne par l'anglicisme "final cut") et du temps de travail des salariés producteurs de textes ou d'images.
Autant dire que, pour les jeunes aspirants producteurs, le rêve romantique (et imbécile, soit dit en passant) de la "création" risque bien de se fracasser sur le mur du réel et de l'argent.
Parfois les dieux vous punissent en exauçant vos prières.

LOL

10/05/2021 à 08:29

Il y a plusieurs points indépendants dans vos questions.

- Les auteurs demandent à être payé pour leur travail, pas d'être salarié. Si un manuscrit est pris, il est doit recevoir un paiement à hauteur (sic) de quelque chose. Le problème est de définir ce quelque chose. Certains auteurs travaillent lentement, d'autres très rapidement. Comment qualifier ce montant justement ? À la page ? À la qualité de page ? Au travail nécessaire de reprise ? Il y a là un vrai sujet que les éditeurs fuient en courant ! En revanche, le paiement des droits d'auteurs (le montant touché sur les ventes) peut éventuellement se recevoir sous forme d'un étalement, et même d'un étalement prévisionnel, selon le fait qu'un titre se vende beaucoup. Mais c'est un autre sujet qui n'a rien à voir avec le travail en amont. Un auteur devrait être payé pour le travail qu'il a fait et gagné ensuite de l'argent sur ce qu'il vend, comme TOUT LE MONDE.

- de fait, un travail rémunéré correctement en amont fera mécaniquement baissé le nombre de parutions. Un éditeur est un joueur : il investit une certaine somme dans l'espoir d'une rentrée de fonds supplémentaire. Il peut éventuellement jouer sur deux ou trois poulains quand il a un maître-étalon dans son écurie. Mais le but de son entreprise est quand même de boucler la fin de mois dans le positif, charges comprises. En augmentant la mise de base (qui est aujourd'hui au mieux de l'à-valoir+imprimeur+correcteur+travail éditorial), mécaniquement le nombre de « poulains » va baisser. Le paysage éditorial va s'éclaircir et le nombre de livres restant va mieux se vendre (le nombre de lecteurs ne baisse pas et la mise en avant chez les libraires va se faire plus clairement). Un seul perdant : le diffuseur/distributeur qui perdra de l'argent (il en gagne sur le volume distribué, pas sur le volume vendu).

Un second perdant est l'éditeur, car beaucoup font de la « chasse au catalogue ». Certain ne veulent pas de titres de valeurs (contrairement à ce qui est écrit sur leur site), mais X parutions par an de façon à gonfler un catalogue, quitte à produire n'importe quoi (ce qui n'est pas difficile) en torchant le travail (beaucoup de titres sont aujourd'hui bourrés de fautes d'orthographe, de grammaire et avec un travail éditorial que pourrait effectuer un gamin de CP, y compris chez les mastodontes de l'édition, ce qui est de loin le plus scandaleux).

Enfin, si vous pensez une seule seconde que les éditeurs ne sont pas maîtres de leur choix éditoriaux, vous allez tomber de haut. Jeter un œil sur l'immensité de la production et vous verrez un conformisme absolu. L'éditeur indépendant, que ce soit sur le style ou sur les idées, est un être plus rare qu'un politicien honnête et désintéressé.

fbon

08/05/2021 à 07:44

Merci pour cet article, notre cher Nico. Juste un détail, au cas où ça ait été évoqué dans tes entretiens pour cet article : a-t-il été évoqué une limite péremption pour ces à-valoir dormants ?

Nico

08/05/2021 à 08:41

Salut François : il faudrait solliciter Sirinelli pour savoir ce qu'il en pense, mais 1/ je n'ai même pas pensé à cela (chammonmi) dans la rédaction du papier 2/ mes interlocuteurs non plus.
Mais ce que tu envisages représenterait une protection intelligente pour les deux parties – dans la perspective où cette notion d'avance serait maintenue. Ce qui ne me semble pas la meilleure des idées. Je regarde ce que je trouve.
Et sait-on jamais, le MCC a peut-être réfléchi à la chose ?

fbon

08/05/2021 à 08:50

merci d'avoir pris le temps de répondre, Nico, c'était juste au cas où ça eût été évoqué par les personnes que tu cites, notamment la juriste d'Assas... quand à MCC etc moins qu'on les voit mieux qu'on se porte ! le reste quand on aura de nouveau le droit de boire des demis...

Nico

08/05/2021 à 09:18

Je plussoie !
Faudrait approfondir avec des juristes qui ne sont pas ceux de Valois, mais j'ai trouvé cela :
https://www.quechoisir.org/decryptage-recouvrement-de-creances-le-delai-de-recouvrement-d-une-dette-issue-d-un-credit-n86283/
Qui pourrait certainement s'appliquer – mais à considérer que l'éditeur n'est plus banquier, mais prêteur (à quand les recéleurs, prêteurs sur gage et autres usuriers germanopratins ?), l'idée serait transposable.
Ici, c'est un consommateur, partie faible comme un auteur dans un contrat, mais juridiquement, les deux ne se valent pas.
Sinon, on se réfère à la prescription en matière de DA https://sgdl.org/phocadownload/Les_r%C3%A8gles_en_mati%C3%A8re_de_prescription_-_Fiche_pratique.pdf
Et on se rend compte que ce serait de 5 ans. Entre les deux, y'aurait de quoi trouver des arguments pour se défendre et contester. Le tout, une fois encore, serait de disposer des ressources pour ce faire !

fbon

08/05/2021 à 09:59

merci, précieux, et ça concerne certainement plus d'un zigue, je connais même quelques collègues dont ça a été l'activité principale, ce qui peut ne pas faciliter l'image de marque – le contrat d'édition suppose une date de remise, mais rien sur le remboursement de l'à-valoir, non remboursable selon tradition coutumière, mais c'est justement ce qui est mis en cause dans la valse des reventes de maison, ou des rachats de contrats... par exemple (je parle de 2000-2010, période forclose) de mon côté c'était une mensualisation sur un an, un an sur deux, pour une somme globale de 20K, ce qui représentait en gros 14K livres vendus (je répète : il y a 10 ans, période forclose, mais dans mon cas ça fonctionnait), on regagnait sur les trads, ventes poche ou club etc, ou par le fait que l'éditeur relançait le cycle d'à-valoir... jamais vu de clause temporelle sur remboursement à tel délai après date fixée de remise, cet article sur les prêts immobiliers pourrait appuyer la jurisprudence...

Michel Demeulenaere

08/05/2021 à 12:01

Je ne connais pas les usages de la majorité des éditeurs mais nos contrats prévoient que l'avance est définitivement acquise, que l'ouvrage soit publié ou non. Ce qui est normal si nous nous réservons le droit de ne pas publier un album qui ne correspondrait pas à nos attentes. Nous avons introduit la mensualisation depuis quelques années. Estimée sur les résultats des années précédentes pour les anciens collaborateurs, histoire de ne pas créer une dette ou une dépendance, ou comme un soutien au démarrage ou à la réorientation de leur travail pour d'autres. Globalement, j'estime que cette relation est favorable aux deux parties. Elle assure un confort de travail aux illustrateurs qui ne doivent plus courir la pige (ces fameuses avances non dépassées). Pour l'éditeur, elle nous motive à chercher les traductions et dérivés qui compenseront ces mensualités, elle fortifie aussi une collaboration à long terme.

CHRISTOPHE AUBERT

08/05/2021 à 08:47

Bonjour, vous notez dans une ligne que plus de 500 000 références de livres se vendent à moins de 100 exemplaires, il s'agit là de fond, car il n'y a à peu près que 65 000 nouveaux titres par an. Or les livres de fond, la plupart ont déjà connu auparavant l'année de leur parution, leur vente maximum, et donc dépassent largement cent exemplaires cette année là. Leurs amortissements furent alors assurés pour la plupart l'année de leur sortie.

Nicolas Gary - ActuaLitté

08/05/2021 à 08:59

Bonjour
Alors oui... et non. On peut se référer à l'étude GfK / SLF de 2019 sur le sujet
https://actualitte.com/article/12566/distribution/ventes-de-livres-la-rentree-litteraire-et-ses-prix-en-perte-de-vitesse
et cette autre présentation (toujours GfK) https://actualitte.com/article/10242/economie/france-ces-100-livres-qui-font-8-du-chiffre-d-affaires-des-editeurs
La distinction nouveauté/fonds n'est pas clairement effectuée (et déjà interrogé sur la question, le paneliste renâcle un peu à répondre avec précision).
Mais on le sent (voir le constate) côté éditeurs : les nouveautés se vendent moins pour un primo-auteur. J'abonde : on manque de données plus spécifiques...

Sylvie LATRILLE

08/05/2021 à 13:14

Ben oui, évidemment... Qui donc s'en étonne ? On vous paye un à-valoir pour un certain tirage, les livres sont mis en place dans les librairies, mais pas forcément vendus. Si vos droits d'auteur correspondant à la totalité des ventes sont inférieurs à votre à-valoir, vous devez de l'argent... CQFD. C'est le système qui est pourri. Publier pour publier pour jeter pour remplacer des livres par d'autrs livres qui eux aussi seront mis au pilon....

Mathias Lair

08/05/2021 à 21:47

Et que dire de la compensation inter-titres, qui permet à l'éditeur de regagner sur un titre ce qu'il a perdu sur l'autre, alors que les contrats sont distincts ?

LOL

10/05/2021 à 08:14

Légalement, la compensation inter-titre est interdite. Mais on n'avait jamais vu un procureur ou un inspecteur du travail saisir spontanément la justice pour faire cesser cette injustice...

Marco

10/05/2021 à 09:50

Pour info : certains éditeurs retiennent même les droits SOFIA qu'ils doivent reverser aux auteurs (quand ils ne les perçoivent pas directement de la SOFIA faute d'inscription) pour se rembourser des avances... ce qui est évidemment interdit. Un rappel en ce sens suffit en général a récupérer la somme. Sinon, il faut le signaler à la SOFIA.

L'auteur masqué

10/05/2021 à 13:05

Le plus simple est de s'inscrire à la Sofia, on reçoit directement ses chèques, pas d'autres intermédiaires. Et la Sofia prend en charge 50 % du montant des cotisations dû par les auteurs à l'IRCEC, la retraite complémentaire obligatoire.

L'auteur masqué

10/05/2021 à 13:07

Le plus simple est de stipuler dans le contrat que l'avance est acquise et ne peut être remboursée, vous pouvez le rajouter vous-même, ça fait partie des termes discutables quand on établit un contrat.

JL Blary

14/05/2021 à 17:58

J’ai touché des droits d’auteur chez Fleuve Noir, il y a bien longtemps. Par la suite, j’ai dirigé ma propre maison d’édition pendant 13 ans (plus de 100 titres publiés).
Dans les deux cas, les contrats prévoyaient noir sur blanc que les à-valoir versés n’étaient pas remboursables. Donc pas de litige possible.

Michel Demeulenaere

15/05/2021 à 09:41

Je ne peux que confirmer. La responsabilité des abus est partagée. Je ne compte plus les cas de livres que nous avons refusés à des auteurs auxquels nous proposons des conditions respectueuses ( simplement conformes aux situations expliquées ici ) et qui ont ‘donné’ leur ouvrage à des collègues bien moins scrupuleux. Démarche parfois accompagnée d’un petit chantage et généralement suivie de lamentations sur X qui ne verse même pas d’avance et encore moins de relevés. C’est vraiment désespérant pour l’éditeur qui s'efforce d'être correct.
Mon cher Nicolas, pourquoi ne pas envisager un article mettant en avant les bonnes pratiques, nous ne sommes pas tous des voyous :-)
Pire, il arrive que ces bouquins plus faibles détériorent l’image des auteurs en question et par effet boomerang les ventes de nos propres titres. Un auteur qui veut vivre de ce métier doit accepter d'être un peu stratégique, accepter qu’un texte n’est pas excellent, le retravailler ou simplement le laisser dans ses tiroirs. Nous sommes dans le même bateau et la surproduction n’est certainement pas la bonne réponse.

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Ma toute première page, toute, toute première page 

Elles se ressemblent, passé le carton de la couverture, dont le dos gémit dans un mouvement inconnu encore. Ces premières pages passées distraitement, avant de parvenir au sésame : le premier chapitre d’une nouvelle histoire. Ces premières pages, à peine regardées, dégagées du pouce, dans un feuilletage méthodique : une, deux, trois peut-être, quatre rarement, recto-verso méticuleusement évacuées… Ah, ces toutes premières pages.

22/10/2021, 16:31

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Complaintes de la bibliothèque

Ce matin, ton regard était froid et distant. Presque je t’aurais entendu ravaler tes sanglots, quand entrant dans la pièce, tu m’as tourné le dos. Enfin, tu l’aurais certainement souhaité, mais inamovible, tu m’as battu froid. Dans ce silence que je connais, tu m’as laissé déposer ce vélo coutumier, sans broncher. Et après le premier café, timidement, tu as geint : « Tu ne me regardes plus comme avant ! » Mince : ma bibliothèque parle ?

01/10/2021, 13:59

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Crise à l'Academie : du prix Goncourt au prix d’amis ?

Tout cela ne manque pas de piquant, il faut le croire... Récuser un membre du jury, quand c’est une femme ? La chose passerait mal – le Goncourt n’en compte que trois, sur ses dix membres. Se récuser, quand on a possiblement franchi la ligne rouge ? Les statuts de l’Académie, modifiés en 2008, n’en font pas expressément état. Pour autant, les dernières révélations de France Inter sur un possible conflit d'intérêt interrogent le lecteur. La Littérature, certes, mais à tout prix ?

23/09/2021, 07:29

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Babel, Sisyphe et Tantale dans un bateau : mettre le Horla à la rentrée littéraire

Outre le raccourcissement désormais flagrant des journées, les aléas météorologiques qui contraignent à troquer bermudas et t-shirts pour jeans et chemises, tout va bien madame la Marquise. Alors d’où me vient cette langueur que Verlaine n’aurait pas boudée ? Une anémie qui ne doit rien à mes globules rouges, merci pour eux, et pourtant sévit, jour après jour… La réponse était dans l’énoncé. Ou plutôt, sur le bureau d’en face…

18/09/2021, 13:01

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Masque sous le nez, Plume dans le postérieur : Saint-Germain des Près a encore frappé

Depuis 1955 que l’émission littéraire hebdomadaire critique les univers culturels — cinéma, théâtre ou livres — on pourrait s’attendre à un minimum de connaissances économiques sur ces secteurs. Pourtant, Le Masque et la plume, que Jérôme Garcin présente depuis plus de 30 ans, démontre que le germanopratisme a de beaux jours devant lui. Comprendre : quand les chroniqueurs s’en prennent sévèrement à Virginie Grimaldi, on touche le fond du fond radiophonique. 

01/09/2021, 12:50

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Finalement, Éric Zemmour a trouvé presque mieux qu'un éditeur

Secret de polichinelle, peut-être, mais bien conservé tout de même. Et surtout coup de maître, quand on pense aux ramifications, de la part d’Editis. Eric Zemmour, auteur esseulé, qu’Albin Michel avait dégagé de son catalogue de rentrée, n’avait d’autres options que l’autopublication pour maintenir la sortie de son livre. Il a donc ajouté une société d’édition aux cordes de sa propre entreprise, Rubempré. Et tant qu'à faire, autant se trouver une structure de diffusion, pour assurer la présence dans les points de vente, non ?

09/08/2021, 11:20

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Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

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Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

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La justice pardonne-t-elle les critiques élogieuses de livres dangereux pour la santé ?

La justice nous porte souvent vers les confins du sublime, dans une langue magique. La Cour de Justice de l’Union européenne, régulièrement évoquée dans nos colonnes, donne l’occasion d’un petit sourire, voire d’un clin d’œil, facétieux. En effet, l’arrêt dans l’affaire C-65/20 autoriserait, selon un de nos lecteurs, que les mauvais livres — indigestes pour l’esprit — puissent malgré tout être encensés. Attention, mauvaise foi et bonne humeur exigées…

10/06/2021, 12:52

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Pass Culture : unique réussite d'un Emmanuel Macron tout schuss ?

L’éducation et la culture étaient les pans prioritaires du programme d’Emmanuel Macron candidat à la présidence. Et sur le second point, la mesure probablement la plus novatrice consistait à copier le Bonus Cultura mis en place par Matteo Renzi, Premier ministre italien, en octobre 2016. Baptisé par les équipes Macron Pass Culture, il promettait un bifton numérique de 500 € aux jeunes atteint de majorité, pour des dépenses folles en biens culturels…

21/05/2021, 17:05

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Et si se remettre à lire était aussi génial qu'arrêter de fumer ?

Personne n’a raté l’intervention du ministre de la Santé : avec l’arrivée du variant britannique – qui n’a rien d’un patient anglais – se profile un reconfinement. Ces mesures durcies, en regard d’un couvre-feu déjà plombant, résonnent avec les propos de décembre dernier : nous étions avertis. Alors, comment préparer cette prochaine période de disette, quand on a abandonné la lecture ? Aujourd’hui, petit traité d’optimisme.

22/01/2021, 17:26

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Conspiration des imbéciles ? Amazon, accusé à son tour : Apple s'esclaffe

Amazon paierait-il enfin sa position dominante sur le marché du livre – numérique, papier ou audio ? En tout cas, l’histoire semble vilainement se répéter alors que le vendeur et cinq groupes éditoriaux américains sont accusés d’entente. La même procédure que celle endurée en 2013 par Apple entraînera-t-elle les mêmes effets ? Ou dévoile-t-elle une vaste fumisterie en matière de droit ?

18/01/2021, 12:16

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Pour 2021, on peut aussi croiser les doigts

« J’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot… » Peut-être notre époque nécessite-t-elle un peu plus d’un mot unique pour accomplir de fantastiques périples. Parce que les sollicitations ne manquent pas, dès lors qu’internet propose un foisonnement d’œuvres, autant qu’une multitude de raisons de faire autre chose que lire. Pour autant, que cette année 2021 soit placée sous des augures de Balzac ne fera de mal à personne… Sauf qu'il n'est pas seul à prophétiser.

01/01/2021, 18:42

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ActuaLitté, un nouveau média pour le livre

Penser/Classer. Inutile d’avoir lu Georges Perec pour imaginer les difficultés qu’implique une tentative pour ordonner le monde autour de soi. Ces derniers mois, du fait de la pandémie et malgré le cocooning à domicile, la rédaction n’a pas chômé. Dans une délicate exaltation, nous avons mené à bien un des projets qui nous tenait à cœur. 

11/12/2020, 07:12

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Portrait de l'écrivain en partenaire publicitaire : à vos marques...

Verra-t-on demain Marc Levy prêter son image à un lunetier ? Guillaume Musso promouvoir, avec modération, des crémants de la région d’Antibes ? Après tout le best-seller Cyril Lignac s’est bien engagé dans la valorisation du foie gras… Ce dernier n’est pas ouvertement écrivain, certes, mais néanmoins. L'auteur en homme sandwich, oui : faut bien gagner sa croute pour la casser !

22/10/2020, 15:35

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2020, année pandémique : qui, autre que Stephen King, au Nobel de Littérature ?

Les prix Nobel de l’année 2020 renoueront avec un fonctionnement plus académique. Ces deux dernières années, l’académie a été chahutée par des démissions, des affaires d’agression sexuelle… 2020, année de pandémie, qui pourrait-on bien mettre à l’honneur en littérature ? 

18/09/2020, 18:36

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Passer du singe au nègre : Dans la tête de Nicolas Sarkozy

L’ancien président nous avait habitués aux sorties de route, et aux dérapages, rapidement nettoyés au karcher. Mais invité dans l’émission Quotidien, Nicolas Sarkozy opère une association d’idées qui laisse songeur. Contestant une bien-pensance qui empêcherait de prononcer certains termes, il nous ouvre une fois de plus une porte sur son subconscient. Pas brillant.

11/09/2020, 12:31

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Tragique et véritable histoire du roman de rentrée littéraire ouvert et fermé 100 fois

Avec la profusion de la rentrée littéraire, certains titres deviennent des passages obligatoires. Par conscience professionnelle autant que assurer une honnête veille concurrentielle : difficile de ne pas savoir ce que vaut le Nothomb annuel de fin août, par exemple. D’ailleurs : spoiler, il est plutôt très très  bon. 

15/08/2020, 12:22

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En 2020, un mariage gay dans un comic, la belle affaire...

ÉDITO – Chouette, un mariage : l’occasion de célébrations, de réjouissances, de discours émouvants et de bons mots. De retrouver des amis perdus de vue, ou encore de se fâcher définitivement — mais discrètement, ne gâchons pas la fête. Parce que c’est avant tout une fête…

07/08/2020, 13:03

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Le Syndicat national de l’édition en guerre contre la liberté de la presse ?

Certains épisodes rappellent que la liberté de parole n’autorise pas chacun à dire n’importe quoi : le Syndicat National de l’Édition, au nom de ses 767 adhérents, s’arroge le droit d’accuser notre média de « procédé illégal ». Et ce, en dépit de la mission d’information du public.

03/07/2020, 15:37

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Anti-PMA : quand La Manif pour tous racole chez les auteurs

EDITO – « On n’a pas le con d’être aussi droit », avait clamé Gainsbourg, renchérissant sur la définition d’Audiard : les cons seraient aisément reconnaissables à ce qu’ils osent tout. Partie en guerre contre la loi Taubira en son temps, et le projet de loi sur la bioéthique, La Manif pour tous ne recule devant aucune méthode. Quitte à racoler aux quatre vents. 

19/06/2020, 09:37

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L'histoire de cet écrivain, populaire de centaines de milliers de fans

EDITO – « Nous ne sommes pas populaires sans raison », bramait la réclame d'une banque dans les années 90. À l’ère des influenceurs, que vaut ce slogan, sinon pour la jolie punchline, facile à rentrer dans le crâne ? On lui opposerait volontiers Hugo : être nécessaire, plutôt que populaire. Et dans une époque de machine, où se retrouve le peuple, dans cette popularité ?

06/03/2020, 12:49

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Louis Pasteur, ou comment la vaccination fit “rage”

Paola Nicolas publiera ce 6 octobre Les Enragés, un ouvrage retraçant les recherches de Louis Pasteur autour d’un vaccin contre la rage. Un premier roman qui éclaire le présent, à la lumière du passé, alors que les débats demeurent houleux autour de la vaccination contre le Covid-19. L'autrice revient sur son projet, dans un texte proposé à ActuaLitté.

26/09/2022, 12:40

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Affaire Meurice : “plaisanterie insoutenable” et liberté d'expression

Suite à la décision de suspendre la parution d’un ouvrage chez Editis, coécrit par Guillaume Meurice, le Comité directeur du PEN Club français adresse à ActuaLitté un texte. Reproduit ici dans son intégralité, il revient sur ce que beaucoup voient comme un acte de censure.

24/09/2022, 10:34

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Occasion : une taxe aurait “un impact direct sur le budget des consommateurs” (momox)

Géant de l’achat et de la revente de livre d’occasion, momox s’est fait une place auprès des lecteurs français, avec son application et un redoutable système d’envoi des livres rachetés. L’offre d’achat de livres — et d’autres biens — d’occasion s’est également renforcée avec les années. Heiner Kroke, PDG du groupe, revient pour ActuaLitté sur les développements du marché du livre d’occasion, ses futurs enjeux et les projets de la société.

20/09/2022, 17:08

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Trump et les archives nationales : le fait du prince

L’association des archivistes français (AAF) réagit suite au contentieux qui oppose le département de la Justice les archives nationales des USA à Donald Trump, au sujet de documents présidentiels : en contravention de la législation fédérale, ils n’auraient pas été remis aux archives en 2021, à la fin de son mandat. Suite à la perquisition conduite par le FBI dans la résidence personnelle de l’ancien président en Floride où ont été découverts des documents présidentiels, les Archives nationales américaines ont fait l’objet d’attaques répétées – accusées de corruption et de conspiration.

16/09/2022, 09:29

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“Le patrimoine local ne vit que s’il est reconnu et admiré”

Claude Rayon est un historien de terrain qui n’hésite pas à chausser ses bottes pour arpenter les chemins normands et à parler avec tout le monde, pour apprendre et pour transmettre – et faire connaître ainsi le patrimoine local et régional, surtout les édifices religieux normands du haut Moyen Âge. Il est aussi musicien dans le groupe de folk marin normand Strand Hugg. Propos recueillis par Marie Lebert.

15/09/2022, 10:46

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Lire à l'heure anglaise, en VO, avec Joya Books

Lancée en mai 2021, Joya Books est une box littéraire qui se distingue de l'offre habituelle. Elle est ainsi la première à proposer des livres en anglais dans chaque envoi, deux pour être exact. Chaque trimestre, vous recevrez dans votre boîte aux lettres le livre coup de coeur de la créatrice de la box, ainsi qu'un second ouvrage, soigneusement sélectionné… par l’auteur du livre principal. Le tout accompagné d’une petite gourmandise.

09/09/2022, 16:36

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Cession de Chapitre.com : quel sort réservé aux auteurs ?

Parmi les créanciers de Chapitre figurent les auteurs des Éditions du 123, marque de Chapitre, qui n’ont pas reçu l’intégralité de leurs droits d’auteurs bien que les livres soient toujours commercialisés. Cette précision, pourtant essentielle, eu égard à la précarité desdits auteurs. Édouard Brasey, publié par cette structure, écrit à ActuaLitté pour tirer la sonnette d'alarme. 

09/09/2022, 15:34

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“Si Google s’octroie les archives de tous les écrivains français...”

Entre protection de la vie privée d’un utilisateur décédé et patrimoine littéraire pris en otage, difficile de trancher. Car au cœur de cette inextricable intrigue juridique, se pose le géant Google, et son service Gmail. Héloïse Jouanard, fille de l’écrivain Gil Jouanard, s’est débattue longuement contre les services de l’entreprise, avant de s’entendre répondre que l’accès aux emails de son père lui était refusé. Catégoriquement et sans autre forme de procès.

07/09/2022, 11:01

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Pacôme Thiellement et les 7 poètes de Paris  

Paris de rêve, de rêverie, ou le seul véritable ? C’est en tout cas celui de Pacôme Thiellement. Après la pop culture, l’enquête policière, le cinéma, les « Sans Roi » ou encore l’amour, l’exégète s’attaque au Paris qui l’a vu naître, toujours avec sa vision si personnelle et féconde. L’envers de Paris et de ces lieux communs : le Quartier latin, Montmartre, l’île Saint-Louis, Les Champs-Élysées… Entre l’Histoire, les grands maudits, les assommeurs de dragons et sa vie dans la Ville Lumière.

07/09/2022, 10:07

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Des Russes devenus zombies : “La propagande n'aspire même pas à la crédibilité”

#UkraineUnderAttack – Iegor Gran, originaire de Moscou, journaliste et écrivain publie chez P.O.L Z comme zombie, un essai troublant. « Depuis le 24 février, tout autre sujet devenait dérisoire : ce que je redoutais depuis 20 ans a fini par arriver », nous explique-t-il. « J’ai saisi chaque occasion, pour exposer ma vision des Russes et de la Poutinie : la réalité est que l’Occident n’a pas pris la mesure du danger. Or, nous voici face à un enjeu de vie et de mort : la fin de la civilisation occidentale, devant l’avancée des zombies. »

06/09/2022, 16:02

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Hiboux et renards pour voisins : une résidence d'auteur dans les bois

#Terresdeparoles22 – Auteur et ancien journaliste, Stéphane Nappez a troqué durant quelques mois le clavier pour le marteau. Et la scie. Et le fil à plomb. Et les clous pour AÏE ! — « Navré Nicolas… fallait pas laisser traîner ta main sur la planche. » En effet, fallait pas… Mais quelle réalisation que cette cabane, installée en lisière de la forêt, au sein du parc de l’abbaye de Jumièges (Seine-Maritime) !

04/09/2022, 15:32

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“Nous luttons contre la malnutrition culturelle des enfants”

Chaque année, l’association Lire et Faire Lire sollicite des structures d’accueil où se rendront les bénévoles pour des séances de lectures aux plus jeunes. Et chaque année, de nouveaux bénévoles rejoignent l’organisme, donnant de leur temps pour partager le goût et le plaisir des livres. 

03/09/2022, 11:54

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Au coeur du Marais, rue des Rosiers, s'installe une librairie

Célébrissime, auprès des gourmets, pour son restaurant L’As du Fallafel, la rue des rosiers porte de nombreux symboles. Située dans le Marais, emblématique de la communauté juive, elle accueillera mi-septembre une librairie. Et pas n’importe laquelle : il s’agit d’une extension de Smith&Son (anciennement nommée WH Smith) sise au 248 rue de Rivoli. Le tout porté par Patrick Moynot, qui avait repris l’établissement en 2017. 

01/09/2022, 14:20

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Les bibliothécaires, héros méconnus ? Un hommage en images

Que ferait-on sans les bibliothécaires ? Illustré par Denis Renard, illustrateur et auteur BD qui vit près de Caen, en Normandie, ce court album disponible en trois langues est dédié aux bibliothécaires du monde entier. Il fait suite à notre hommage récemment publié dans ActuaLitté.

29/08/2022, 14:50

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Yann Moix : “Dès lors que j'avais publié mon premier roman, j’étais sauvé” 

Après Orléans et la violence familiale, Reims et l’école de commerce, Verdun et le service militaire, Yann Moix arrive à Paris. Dernier tome de cette tétralogie « au pays de l’enfance immobile », toujours rempli de peine et d’ambition. Yann Moix assume sa honte et son ressentiment, non sans humour, et achève son œuvre au noir à 27 ans, pour enfin mourir et renaître par l’entremise de la littérature, qui n’est pas écrire des livres. Avec en exclusivité, les premières pages du roman qui sortira le 31 août.

26/08/2022, 09:27

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Editions AFITT : “La mort est véritablement notre métier”

Depuis 11 ans, AFITT publie un ensemble d’ouvrages techniques dédiés à la formation des spécialistes de la mort que l’on nomme « thanatopracteurs ». Et il faut reconnaître, toute plaisanterie mise à part, que la mort leur va si bien... Pour cette rentrée, l'éditeur a mandaté un Charon, pour aborder les rives de la fiction. Il a choisi ActuaLitté pour l'annoncer, et exposer leur projet. Mais pas que... 

25/08/2022, 12:20

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Exode, voyage et sans-papiers : Les Turbulents, à même le ressenti

Portés par Thierry Van Hasselt, Thisou Darthois et Romane Armand, des étudiants en bande dessinée et des personnes en exil ont constitué un studio de bande dessinée expérimentale afin de raconter collectivement des exodes vécus par certains des dessinateurs investis. Jusqu’au 15 septembre au Centre Belge de la Bande Dessinée se tiendra l'exposition qui présente ce travail collectif absolument fascinant. 

23/08/2022, 16:03

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Iran : la fatwa, l'accord nucléaire et Salman Rushdie

Le cas de la fatwa contre Salman Rushdie : entre coût diplomatique et ambitions révolutionnaires, que signifie sur l'échiquier géopolitique l'attentat perpétré contre le romancier britannique ? Pour y répondre, ActuaLitté a sollicité Clément Therme, chercheur associé à l’Institut international d’études iraniennes et chargé de cours à l’Université Paul Valéry de Montpellier.

23/08/2022, 10:10

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Avec Vivendi, un futur Hachette trop puissant ?

L’annonce d’une cession du groupe Editis par Vivendi n’apaise pas les esprits. La décision de Vincent Bolloré de céder l’entreprise, pour obtenir l’assentiment de la Commission européenne préoccupe auteurs, éditeurs et libraires. Leur mobilisation, contre la fusion que l’on imaginait des deux structures, se reporte aujourd’hui sur l’avenir de Hachette Livre, filiale de Lagardère dont Vivendi possède 57 %. 

13/08/2022, 12:35

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La voix d’Ahmet Altan est immortelle

Les vacances sont un moment propice à la lecture et aux livres : l'afflux de temps libre ouvre de nouvelles perspectives, multiples. L'occasion de lâcher prise, mais aussi de sortir de ses habitudes en matière de littérature, d'explorer des sentiers méconnus... Sur son lieu de vacances, Henri Mojon, président des Éditions du Net, a ainsi fait une rencontre inattendue... et inoubliable.

12/08/2022, 16:58

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La guerre des tranchées : visite avec Gilles Marchand en Virgile

Ce 19 août, Gilles Marchand publiera Le Soldat désaccordé (Aux Forges de Vulcain), et pour le coup, nous souhaitions battre le fer tant qu’il était chaud — plutôt que de le porter dans la plaie. À la demande de ActuaLitté, le romancier a accepté de réaliser un making-of de son ouvrage, résolument ancré dans l’histoire : celle des tranchées, des poilus, de la Grande Guerre qui ne devait pas prendre plus de quelques semaines. Le temps d’y aller, et de revenir… 

12/08/2022, 09:00

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“Non pas mettre l'humour dans un musée, mais l'ouvrir à tous”

Étienne Moulron porte depuis un bon moment ce projet d’une Maison de l'Humour de la francophonie à la campagne. Deux parrains d’honneur se sont déjà joints à la fête : Pierre Richard et Dany Boon. Maintenant, ne reste qu’à la financer et l’ouvrir, ainsi qu'il l'explique dans ce texte.

04/08/2022, 09:28

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“Une bonne traduction, cela donne une autre dimension à un texte”

Autrice de 3 romans et pilier des éditions québécoises Mémoire d’encrier, Yara El-Ghadban est également traductrice. Celle qui a grandi entre plusieurs langues et cultures a accepté de nous parler de son travail de traductrice, comme de nous éclairer sur les spécificités du statut de traducteur en Amérique du Nord. Son ambition : transmettre au mieux la voix d’un auteur dans le respect de l’intégrité de sa langue.

03/08/2022, 10:53

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“Si nous savions l'impact de la lecture à haute voix sur l'esprit...”

ENTRETIEN – Associer la dimension industrielle aux mondes de la culture et de l’art : voici le pari de Industria & Letteratura, une maison d’édition italienne de Massa (Toscane). Cette structure indépendante, que dirige Gabriel del Sarto, le directeur éditorial, parie sur des genres éditoriaux traditionnellement pas vendeurs : des nouvelles longues et la poésie. Tout en restant ouverte à d’autres formes de narration, comme la revue, dans un contexte de recherche littéraire et d’innovation.

25/07/2022, 10:51

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Nadja, victime ou protégée d'André Breton ?

Depuis le 24 juin, et jusqu’au 6 novembre, le musée des Beaux-Arts de Rouen organise une exposition autour de la figure littéraire mythique de Nadja, muse surréaliste au destin tragique. En parallèle, Gallimard édite un catalogue d’exposition riche en articles pointus et illustrations. Parmi les contributeurs, on trouve celui qui connut André Breton à la fin de sa vie, et participa au mouvement surréaliste dernière forme, Georges Sebbag. Il a accepté d'évoquer sa Nadja, fruit de décennies entourés en esprit des figures du mouvement qui redécouvrit Lautréamont ou encore Alfred Jarry.

22/07/2022, 16:45

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Affirmer à Stéphanie Nicot “confiance, estime et fidélité”

La ville d'Épinal a décidé d'ouvrir un appel d'offres pour recruter un directeur littéraire. Une décision que Stéphane Wieser, directeur de la Culture, expliquait à ActuaLitté voilà quelques semaines. Une action qui conduit la manifestation à se séparer de la directrice artistique, Stéphanie Nicot. Un collectif réunissant professionnels, festivaliers a souhaité apporter son soutien dans un texte ici proposé dans son intégralité.

20/07/2022, 10:28

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Réseaux sociaux : guerre ouverte entre Triller et TikTok

Mahi de Silva, PDG de la plateforme Triller, fondée en 2015, lance un appel au boycott de son concurrent, ni plus, ni moins. Présentée comme un concurrent — et pourtant ouvert un an avant l’entreprise chinoise — l’application revendique plus de 100 millions d’utilisateurs et 250 millions de téléchargements. Tous deux reposent sur un format de diffusion de brefs clips vidéos, avec une perspective marketing commune. Sauf que…

19/07/2022, 14:32

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Écologie du livre : “Le train passe, il faut monter ou le regarder passer”

La filière du livre a commencé depuis quelques années son introspection écologique, identifiant divers travers de son fonctionnement, avec, entre autres, la surproduction, la multiplication des flux aller et retour et un recul de la bibliodiversité concomitante à la concentration éditoriale. Mais les solutions sont encore méconnues, voire inconnues. Mobilis, pôle régional de coopération des acteurs du livre et de la lecture en Pays de la Loire, avec l'aide de l'Agence de la Transition écologique, se donne 3 ans pour mettre en œuvre des actions et en évaluer la portée.

19/07/2022, 11:22

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Hommage au bibliothécaire, héros des temps modernes

Que ferait-on sans les bibliothécaires? Le/la bibliothécaire a un rôle charnière dans le monde du livre, preuve que les vrais héros des temps modernes sont rarement ceux que l’on croit. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner? 

16/07/2022, 12:52

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25 ans de One Piece, shōnen où les personnages “ne sont pas monolithiques”

2022 marque le 25e anniversaire de la publication de la saga One Piece au Japon, commencée en 1997 dans le magazine Weekly Shōnen Jump, et, pour la parution du tome 102 en France, Glénat célèbre cet anniversaire. Une nuit One Piece permettra de réunir les amateurs à l'occasion d'un événement en librairie.

15/07/2022, 18:00

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Ariel Holzl : “J’aime être un peu touche-à-tout”

Une catastrophe menace les Royaumes Immobiles. La princesse sans visage est l’une des seules à pouvoir prémunir le monde des Feys de s’effondrer. Loin de la Grisaille des Sœurs Carmines, Ariel Holzl revient avec une nouvelle série pleine de mystère et de cruauté. Inspirées par le classique shakespearien Songe d’une nuit d’été, les aventures d’Ivy ne font que commencer. À l’occasion de la sortie de ce dixième roman chez Slalom, nous en avons rencontré l’auteur, Ariel Holzl. 

12/07/2022, 14:41

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Réfugiés italiens : “Il faut protéger la prescription, le droit à l’oubli” (Éric Vuillard)

Répondant à une demande pressante de l'État italien, le président de la République Emmanuel Macron a enclenché des procédures d'extradition visant une dizaine de réfugiés italiens, installés en France depuis des années, en raison de leur implication supposée dans des actions violentes de l'extrême gauche entre la fin des années 1960 et le début des années 1980. Un collectif d'écrivains s'oppose à ce qu'il décrit comme un « acharnement » envers ces individus : parmi eux, Éric Vuillard, auteur d'un texte que nous reproduisons ci-dessous, en intégralité.

12/07/2022, 10:18

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“Le poche fait mécaniquement grimper le prix du grand format”

ENTRETIEN – Les vacances estivales – et probablement n’ont-elles pas le privilège de ce fait – voient les ventes de livres de poche s’emballer. Compacts, à petit prix, ces ouvrages fournissent aux lecteurs qui renâclent à adopter les liseuses une solution éprouvée au fil du temps. De petits livres, certes, mais aux grandes conséquences : Olivier Bessard-Banquy, professeur des universités Pôle des métiers du livre Université de Bordeaux-Montaigne, l'évoque avec nous.

11/07/2022, 10:11

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Une librairie écoresponsable : bonnes pratiques et démarches d'amélioration

RNL22 — La commission Développement durable du Syndicat de la librairie française, créée récemment, travaille sur un sujet qui est revenu de manière constante lors des discussions des Rencontres nationales de la librairie d'Angers. L'empreinte écologique de leur activité, et par extension celle de l'industrie du livre, préoccupe en effet un grand nombre de libraires. La commission propose quelques bonnes pratiques, dans un document que nous reproduisons ci-dessous.

05/07/2022, 10:58

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Améliorer “constamment les fondamentaux” de la librairie

RNL22 — Premier rendez-vous des libraires français depuis le début de la crise sanitaire, les Rencontres nationales de la librairie 2022 seront notamment l'occasion de dresser un bilan de cette période particulière. Mais d'autres questions seront abordées, comme le tarif plancher des frais de port du livre, le marché de l'occasion ou encore l'empreinte environnementale des libraires... Anne Martelle, présidente du Syndicat de la librairie française, qui organise les RNL, a accepté de répondre à quelques questions.

03/07/2022, 08:00

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"Beaucoup de complotistes sont des idéalistes contrariés"

Reporter pour le magazine Society, Anthony Mansuy a fait paraître, en mai dernier, Les Dissidents, chez Robert Laffont. Cette enquête, fruit d’une année en immersion au sein des différentes communautés du conspirationnisme à la française, est d’abord le constat des multiples fractures de notre société dans les années 2010-2020. À base de témoignage des acteurs du « complotisme » et d’analyses socio-historiques, le journaliste révèle des mondes, entre quête de sens et appât du gain.

01/07/2022, 10:30