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La lutte pour l’organisation d’élections professionnelles n’est pas un détail

L'écrivain Frédéric Maupomé vient de signer une tribune évoquant la question des élections professionnelles pour les artistes auteurs. Il nous propose ici un texte mettant à plat toutes les problématiques de ce sujet. Son plaidoyer est proposé en intégralité.

Le 22/03/2021 à 07:57 par Auteur invité

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22/03/2021 à 07:57

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Depuis quelques années, on peut constater des fractures très nettes entre diverses organisations qui se présentent toutes comme défendant les artistes-auteurs et autrices. Le grand public, et parfois même les artistes-auteurs qui ne s’intéressent pas à ces questions peuvent percevoir ces luttes comme des « guéguerres entre associations ». Pourtant la question de la représentativité professionnelle, qui est au cœur de ces dissensions, est une question fondamentale, je dirai même que c’est LA question la plus importante pour notre avenir.

Les politiques, les décideurs, quels qu’ils soient, ont besoin d’interlocuteurs. Ils ont besoin d’interlocuteurs qui amènent des sujets et avec qui négocier. Et même si cela peut paraître abstrait et lointain, qui négocie, qui représente les auteurs a une importance cruciale et des répercussions concrètes dans la vie de tous les jours. Que négocie-t-on dans les conditions contractuelles ? Combien paie-t-on de retraite complémentaire ? Quels revenus sont considérés comme des revenus artistiques ? Comment sont pensées les aides du ministère de la Culture ? Tout cela (et bien d’autres choses) dépend des organisations qui nous représentent.

Légalement, les professionnels doivent être représentés par des organisations professionnelles, qui n’ont qu’un seul objet : « l’étude et la défense des droits, ainsi que des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels » des professionnels. C’est avec ces organismes, dont l’audience doit être mesurée par des élections professionnelles, que doivent se faire les négociations. Vous n’avez pas voté aux élections professionnelles des artistes auteurs ? C’est normal, il n’y en a pas.

Faute d’élection, aujourd’hui, le dialogue social pour les auteurs a été entièrement confisqué par le Conseil Permanent des Écrivains et certains Organismes de gestion collective, de façon visible ou plus subtile. Il est temps que cela change.

Explications et éléments de réflexion ci-dessous :

Que sont les OGC ?

Les Organismes de gestion collective sont des entreprises et des associations qui ont pour but de collecter et répartir de l’argent issu du droit d’auteur à leurs adhérents, qu’ils soient auteurs vivants ou héritiers. Chaque OGC gère un répertoire d’œuvres dans des domaines précis (comme le droit de prêt, notamment, pour la SOFIA).

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Leurs statuts sont divers (société privée, association) leur gouvernance aussi (1 sociétaire une voix pour la SAIF, Suffrage et gouvernance censitaires pour la SACEM – les sociétaires valant de 1 à 16 voix), certaines OGC sont contrôlées par les auteurs (comme l’ADAGP), d’autres à parité entre auteurs et éditeurs (SOFIA, SACEM), cela dépend de leur périmètre. Ces organismes ont une place dans notre écosystème, y adhérer est obligatoire pour toucher certains droits (diffusion télé pour la SACD, par exemple). Les OGC ont également des missions de financement d’actions culturelles.

Mais alors où est le problème ?

Si les OGC ont leur place, et même la légitimité à représenter nos intérêts dans leur domaine de compétence, elles ont, avec le temps, largement dépassé ce cadre et se sont posées en interlocuteur « naturel » du ministère de la Culture, à la fois directement, mais également au sein du Conseil Permanent des Écrivains (le CPE), dans un ensemble de discussions qui n’ont rien à voir avec leur mission d’origine. Et là commencent les (gros) problèmes.

Mais les OGC ont à leur conseil d’administration des artistes auteurs et autrices élus !

Déjà, certains OGC ont des conseils d’administration mixtes auteurs éditeurs. Mais quoi qu’il en soit, les artistes-auteurs élus au CA d’un OGC n’ont en rien mandat pour nous représenter en dehors de ce cadre. Et encore heureux ! Parce que je vous rappelle que l’adhésion aux OGC est obligatoire pour toucher certains droits, aussi, même si je n’ai rien à reprocher à l’ADAGP (c’est un exemple) pour la gestion des droits collectifs, les artistes-auteurs, pour qui j’ai voté et qui sont au CA ne sont pas légitimes pour me représenter dans les discussions sur ma retraite, sur mon statut, etc.

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Tout vote, et tout système de représentation est assorti d’un périmètre de compétence. Votre maire n’a pas son mot à dire sur les programmes de l’Éducation nationale, ce n’est tout simplement pas sa compétence, vous ne l’avez pas élu pour ça.

Autre problème, je suis adhérent à 3 OGC, certains artistes-auteurs ne sont adhérents qu’à un seul. Ma voix vaudrait-elle naturellement 3 fois plus parce que nos activités sont différentes ?

Enfin, tous les OGC ne fonctionnent pas sur un système : 1 personne = 1 voix, et il peut y avoir des conditions de revenus pour accéder au Conseil d’administration.

Oui mais dans le CPE il n’y a pas que des OGC !

C’est vrai. Le CPE c’est une union d’associations culturelles, de fondation, de syndicats et d’OGC qui se présente comme l’interlocuteur « naturel » des éditeurs et des pouvoirs publics (je cite leur site web). Mais naturel au nom de quoi, exactement ? Au nom de rien, en fait. C’est juste « comme ça ». Et si le CPE contient bien des organisations professionnelles, on ne peut pas dire qu’elles sont indépendantes des OGC, qui les financent. Ainsi quand lors de la réunion de présentation de la ministre de la Culture, on lit « des OGC et représentants des auteurs étaient présents », il faut en réalité comprendre : des OGC et le CPE, largement dominé par les OGC, étaient représentés.

Le fonctionnement du CPE a toujours été très opaque : peu de comptes-rendus de réunions, etc. Jamais les auteurs n’ont vraiment entendu parler de ce qui se tramait dans l’envers du décor. Si on regarde son bureau, on note une majorité de salariés… d’organismes de gestion collective ! On a vu le CPE devenir plus revendicatif et transparent à une période quand des auteurs de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse s’y sont investis pleinement.

Mais désormais, certaines organisations l’ont quitté parce qu’elles ne pouvaient pas y porter un certain nombre de sujets importants. Il faut imaginer le déséquilibre énorme entre des auteurs bénévoles qui se retrouvent catapultés dans des instances, sans formation ou connaissance des sujets, et des salariés d’organismes de gestion collective avec des salaires importants. Ça ne veut pas dire que ces salariés pensent à mal, les auteurs sont aussi responsables quand ils les laissent prendre le contrôle.

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Il existe beaucoup d’associations professionnelles qui ne font pas partie du CPE et qui ne sont pas du tout en accord avec lui. Certaines organisations membres du CPE ne sont d’ailleurs pas toujours d’accord non plus, et certains courriers communs sont signés parce que telle association se sent trop petite pour avoir une expression indépendante, pour renvoyer l’ascenseur ou parfois tout simplement parce qu’elles n’osent pas ne pas signer.

Quand le gouvernement décide que le CPE « représente » les auteurs, en ne se basant sur rien de concret, sur aucune élection et quand il ignore ainsi sciemment toutes les autres organisations professionnelles, il y a un vrai problème, et on se rend compte que la situation tient plus de la république bananière que de la démocratie.

Ce n’est pas parce qu’on reçoit des financements qu’on est dépendant !

C’est vrai, et la Ligue des auteurs professionnels reçoit depuis peu un financement de la part de l’ADAGP et de la SOFIA pour sa webémission, décision qui a été prise suite au refus du gouvernement de financer les syndicats. C’est toujours l’éternel problème : comment survivre comme syndicats quand il n’y a pas de financement de dialogue social contrairement aux autres professions ?

Mais la question du financement n’est jamais neutre : on peut se rappeler des déboires de la Guilde des scénaristes, dont le directeur a été poussé de démissionner sous la pression d’une OGC (la SACD) parce qu’elle devenait trop critique des OGC. L’importance du financement des OGC et l’influence que ça leur donne n’ont pas d’ailleurs à être toujours utilisées de manière aussi brutale. Il y a quelques jours, une salariée de la Société des Gens De Lettres (SGDL) tweetait en substance : « Pourquoi taper sur les OGC, les subventions sont nécessaires aux organisations, alors pourquoi ? » On ne mord pas la main qui vous nourrit…

Rares sont les OGC qui ont pris la position de la SOFIA, dont le directeur a affirmé : « Il faut que les associations d’auteurs puissent avoir les moyens d’œuvrer dans l’intérêt des auteurs. C’est pour ça qu’à la SOFIA nous soutenons les associations financièrement, sans aucune contrepartie. Vous avez le droit de dire du mal de la SOFIA. »

Mais les OGC n’ont-ils pas les mêmes intérêts que nous ?

Pas forcément. Les OGC gèrent des flux de droits d’auteurs. Ce sont par nature des acteurs de l’aval, de la diffusion des œuvres. Tout ce qui concerne l’amont, la création et sa rémunération par exemple, ne les concerne pas, de même que tout ce qui est en rapport avec notre régime de protection sociale ou notre statut.

Par exemple, les OGC ont tout à fait les mêmes intérêts que nous pour la transposition en droit français de certains articles de la directive européenne sur les droits d’auteurs (l’idée étant de prendre de l’argent aux plateformes pour rémunérer les créateurs des œuvres utilisées). Par contre, quel est l’intérêt objectif pour un OGC que les artistes-auteurs et autrices aient un meilleur accès à la protection sociale ? Aucun.

Les OGC sont actuellement dans une position de pouvoir, ce sont les interlocuteurs, ce sont eux qui mettent en avant les sujets de leurs choix ! Et ce pouvoir de décision et de maîtrise de l’agenda, ils entendent bien le garder. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont torpillé le rapport Racine. Pour rappel, la SACD a écrit dans une lettre au ministère que l’organisation d’élections professionnelles, c’était « bureaucratique » et « improductif ».

Mais il y a pourtant eu des avancées avec ces représentants !

Oui, mais le passé n’engage pas l’avenir. Et à l’heure où la précarité des artistes auteurs et autrices est de plus en plus prégnante, il nous faut aller de l’avant et nous battre davantage.

Le Syndicat National de l’Édition ne s’y trompe d’ailleurs pas et a, comme le ministère, choisi ses interlocuteurs. Il considère que «le CPE est plus “raisonnable que d’autres”» et entend les « soutenir » dans le but affiché d’influencer d’éventuelles élections professionnelles. Ainsi, le président du Syndicat National de l’Édition disait lors de son AG : « Il faut vraiment essayer à mon sens de continuer à dialoguer avec le CPE, ne serait-ce que pour que les votes dans la nouvelle organisation des auteurs, soient en faveur de la SGDL et du CPE. »

Ce n’est pas pour rien que les OGC et le CPE militent contre le principe d’élections professionnelles. Il y a là des questions de pouvoir et d’argent et si on regarde de près, un très joli jeu de chaises musicales : untel est au ministère, puis passe à la tête d’une organisation, il laissera sa place pour aller dans une autre. On est dans la consanguinité et le conflit d’intérêts permanent. Et sous couvert de « représenter les auteurs » on prend aussi bien soin de soi et de ses amis. Si on s’intéresse à ces questions, il suffit de regarder le CV des personnes qui passent du ministère, à la SGDL, puis dans des organismes de gestion collective… on pourra dire que c’est en lien avec la compétence. Mais on a rarement vu un milieu professionnel avec un entre-soi aussi fort.

Les OGC sont tous des pourris alors ?

Ce n’est pas ce que je dis, ils ont leur raison d’être et leur légitimité dans leur domaine de compétence. Et il ne faut pas non plus penser qu’ils ont tous les mêmes moyens : ces structures sont multiples, les répertoires d’œuvres qu’elles ont en gestion sont complexes et entrent parfois en collision, la gestion collective est un monde bien particulier. La SAIF n’a pas tout à fait le même train de vie que la SACEM ou la SACD (il y a 10 ans, le salaire des dirigeants de la SACEM était de 600.000 € ! le directeur de la SACD a un salaire estimé à 300.000 €, et non, je n’ai pas mis un 0 en trop.)

Alors c’est quoi la solution ?

Aujourd’hui, le ministère a dit qu’il n’y avait « pas de problème de représentativité », mais, il est conscient qu’il ne tient pas la route juridiquement de continuer à nominer les organisations représentatives dans le futur organisme de sécurité sociale. Aussi a-t-il décidé de botter en touche et de faire une « enquête de représentativité ». Quelles en seront les modalités ? Aucune idée. Il est facile pour une organisation de prétendre avoir tant d’adhérents, d’autant plus si on ne différencie pas les adhérents vivants des morts. J’ai ma petite idée sur le résultat de cette pseudo enquête.

Il existe, innovation récente dont Mme Bachelot n’a sans doute pas connaissance, un système d’enquête de représentativité qui s’appelle les élections. C’est de cela que nous avons besoin ! De véritables élections professionnelles et des véritables organisations professionnelles, indépendantes, dans leur financement, et qui n’ont pour seul objet la défense de nos intérêts collectifs.

Peut-être que certaines organisations qui disent nous représenter aujourd’hui modifieront leurs statuts pour être conformes au droit social et n’avoir pour seul objet que la défense des artistes auteurs et autrices. Peut-être même qu’après avoir clarifié leurs missions, elles remporteront ces élections, et bien dans ce cas, elles seront légitimes à nous représenter.

Alors que les travailleurs de plateformes ont obtenu, eux, des élections professionnelles, cette proposition majeure nous a été refusée. Des élections professionnelles redonneraient voix au chapitre aux artistes-auteurs et autrices elles-mêmes et permettraient d’identifier la profession… notons qu’en pleine crise Covid, le ministère est toujours incapable de savoir concrètement qui nous sommes.

Aucune avancée significative dans nos droits, aucune lutte ne sera remportée sans une représentation digne de ce nom.

Une représentation professionnelle est un droit !

 

crédit photo : Alexas_Fotos, CC 0 ; shutterbean CC 0

 
 
 
 
 
 
 

Par Auteur invité
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15 Commentaires

 

Barabaratruc

22/03/2021 à 09:59

Ouh-là, c'est parti pour les éléments de langage et l'attaque en règle du CPE.
Pousse-toi de là que je m'y mette.
La question de la représentativité a pourtant été longuement abordée avec le ministère et toutes les organisations d'auteurs. Qui serait éligible? Seulement des syndicats? Qui voterait? Seulement les auteurs professionnels atteignant un certain seuil (soit une toute petite partie des auteurs)? Le ministère a jugé que le sujet n'était pas mûr, les auteurs étant divisés, mais ne l'a pas écarté quand ces questions auront une réponse convenant à tout le monde, lui préférant dans l'immédiat une enquête de représentativité (nombre d'adhérents, montant des cotisations...). Ah, mais on est pressés.

On pourrait croire qu'il y a de la place pour tous tant la population des auteurs est diverse et variée en fonction des secteurs, mais non, la Ligue (car Frédéric Maupomé parle pour la Ligue des auteurs professionnels, même si ce n'est écrit nulle part dans cette tribune – et peut-être aussi pour le CAAP sait-on jamais – et on reconnaît bien là sa rhétorique : haro sur le CPE et les OGC, démocratie sociale confisquée, lobbying et diplomatie de couloirs, salaires des dirigeants et copinage, etc.) veut obliger tout le monde à changer ses statuts et à jouer selon ses règles. Légèrement tyranique, mais c'est pas grave. Hors la Ligue point de salut. Est-ce dans l'intérêt des auteurs? Même pas. Ces divisions nous empêchent d'avancer sur les dossiers importants comme la rémunération. Mieux vaut faire table rase de l'ancien monde, de la vieille garde, de ceux qui se sont battus pour vous ces dernières années et place au "puissant syndicat" du nouveau monde qui vous promet des lendemains qui chantent le poing levé. Ils n'ont rien obtenu dans les dernières concertations alors qu'ils ont fait le forcing dans les couloirs (oui, eux aussi), au ministère, sur les réseaux sociaux, dans la presse ? La faute aux OGC, bien sûr (ah et aussi au CPE, gangréné par les OGC, toujours eux) et pas du tout à leurs méthodes. Ils sont "entendus mais pas écoutés" (ou plutôt le contraire, sans doute un lapsus).

La campagne est lancée. Il y en a qui ont les dents qui rayent le parquet. Oh mince, c'est tellement ancien monde le parquet, digne des mémés à caniches du 16e qui constituent l'essentiel des adhérents de la SGDL et ne pensent qu'à manger des petits fours à l'hôtel de Massa, hein.

Vous verrez, vous les retrouverez partout ces éléments de langage qui pullulent déjà depuis un certain temps. Une petite musique insidieuse contre les OGC (ah, et le CPE qui n'a fait que signer les accords de 2014 et de 2017 et défend le minimum garanti non amortissable qui serait une sacrée avancée, mais ne vaut pas, bien sûr, le contrat de commande, non mais). Vous laisserez-vous prendre au piège ?

Frédéric Maupomé

22/03/2021 à 11:52

Qui serait éligible ?
- Seulement les syndicats, oui, c'est le principe même d'élections professionnelles.

Qui voterait ?
- Les artistes-auteurs professionnels. Par contre, là ou vous mettez des critères de professionnalité uniquement sur le revenu (ce qui était le cas pour notre protection sociale), ce seul critère ne saurait suffire, puisque nombre d'auteurs professionnels sont trop précarisés. Vous trouverez des propositions à ce propos dans le rapport Racine.

C'est assez amusant de voir que vous ne répondez nullement sur le fond, du problème
Oui, j'affirme que nous représenter est l'affaire d'associations professionnelles et de syndicats.
Oui, j'affirme que des élections sont le seul moyen d'établir une véritable représentativité.
Oui, j'affirme qu'une indépendance de financement est une condition indispensable à une défense sereine de nos intérêts.
En affirmant cela, je ne fais que... demander à ce que nous soyons traités comme l'ensemble des professionnels de ce pays. C'est là ce que vous appelez une tyrannie ?
Comment appelleriez vous, dès lors, le système actuel ?

Ah, et je ne parle ni pour la ligue ni le CAAP, même si j'en suis membre, j'ai aussi été membre de la Charte des Auteurs Illustrateurs et même de la SGDL. Et si vous voulez tout savoir, je suis aussi sociétaire de la SOFIA, de l'ADAGP et de la SACD. Enfin, on notera qu'il y a mon nom, en haut de ce commentaire, et de cette tribune...

Antoine

22/03/2021 à 12:34

Merci pour cette tribune car d'un point de vue extérieur cette demande a l'air totalement légitime. Ca doit bien arranger les maisons d'édition de ne pas avoir de syndicats en face d'eux!

Barabaramachin

22/03/2021 à 13:12

Il y a tellement de morgue dans votre message que vous ne faites que donner plus de crédit à l'article. Merci !

Adrien TOMAS

22/03/2021 à 13:22

Marrant, ce commentaire reprend EXACTEMENT les arguments démolis un par un dans la tribune ci-dessus, comme si les répéter ad nauseam leur insufflait à nouveau un peu de vie...

Mais non, ça ne prend pas.

Demander des élections démocratiques au sein d'une population de professionnels n'a rien de tyrannique, c'est même l'exact inverse.

Les "réussites" négociées par le CPE ne sont en rien une garantie future (on note qu'on ne parle d'ailleurs pas là de l'impression à la demande qui, grâce aux excellentes négociations (non) peut être considérée comme de l'exploitation et donc, empêcher de rendre leurs droits aux auteurs lorsque le titre n'est plus commercialisé...).

La réalité c'est que cette démocratie est empêchée par celles et ceux qui s'y opposent, et qui se retrouvent au CPE. Coïncidence ?

Marie

23/03/2021 à 00:06

Permettez-moi une question naïve, mais la Ligue des auteurs, qui parle beaucoup et très fort, qu'a t elle obtenu, concrètement, pour les auteurs depuis sa création ? Le CPE, la SGDL, tout le monde connaît et sait ce qu'ils ont obtenu depuis 30 ans, mais la Ligue, je serais bien incapable de citer une mesure...
Tapper sur ses voisins ça n'a jamais suffi à faire un programme électoral. Il faut des résultats. Pouvez-vous m'éclairer ? Merci.

Thomas Fouchault

23/03/2021 à 09:53

Permettez-moi de vous répondre aussi naïvement en vous renvoyant au bilan de la Ligue : https://ligue.auteurs.pro/wp-content/uploads/2021/03/bilan-de-la-ligue-des-auteurs-professionnels.pdf
Vous y trouverez, je suis sûr, de quoi satisfaire votre curiosité.

Plus sérieusement, vous n’êtes pas sans ignorer une différence d'histoire entre la Ligue (créée en 2018), le CPE (créé en 1979) et la SGDL (fondée en 1838)… Dois-je aussi mentionner les différences de budget et de moyens humains alloués à chacune de ces organisations ?

Et pourtant, la Ligue est montée sur le devant de la scène et a fait énormément pour tous ses adhérents depuis sa création : veille juridique, assistance individualisée, contrat de commande équitable, mise en lumière des enjeux brûlants de la profession, émissions bimensuelles d’échange et de vulgarisation, actions commune avec d’autres organisations professionnelles… sans compter le lancement de la mission Racine et la mobilisation pour que son rapport ne soit pas enterré aussi sec.

Pas mal pour une organisation partie de 0 il y a deux ans et demi ?

Bref, pas besoin de « taper sur ses voisins » (ni d’attendre 2048 pour comparer les bilans 30 ans plus tard) pour avoir une légitimité. Organisons des élections professionnelles et on verra bien qui portera les avancées pour les artistes-auteurs.

La Ligue

22/03/2021 à 21:34

Élève studieux et appliqué. A bien appris sa leçon et la récite sans faute. C'est bien. Un bon point...

OGC'est pas vrai

22/03/2021 à 22:21

"Quel est l’intérêt objectif pour un OGC que les artistes-auteurs et autrices aient un meilleur accès à la protection sociale ? Aucun.", dites-vous.

Etes-vous au courant, cher Frédéric Maupomé, que la SOFIA prend en charge chaque année 50% de vos cotisations de retraite complémentaire ?... Soyez sérieux si vous voulez être pris au sérieux...

Frédéric Maupomé

23/03/2021 à 14:04

Oui, je le sais. C'est inscrit dans la loi de création, ce n'est pas issu d'une volonté des OGC.

De toute façon, la question d'un bon accès à la protection sociale ne saurait se limiter à cette seule participation financière. (issue du droit de prêt). Qu'en est-il des congés maternités, des indemnités maladies, etc. ?

Enfin, vous oubliez que les artistes auteurs ne sont pas tous des auteurs du livre. (pour rappel, puisque vous faites semblant de l'oublier, il faut 50% des revenus issus du livre pour que la SOFIA participe, cela concerne, si je ne me trompe, environ 4000 personnes).

Contrairement à vous, qui trollez péniblement, je suis sérieux.

Barbaratruc

23/03/2021 à 04:49

Plus sérieusement, je ne conteste pas en soi l'idée d'élections professionnelles mais la méthode qui consisterait à les organiser à marche forcée, obligeant toutes les organisations qui voudraient se présenter à changer leurs statuts, leur manière de fonctionner, leur rapport à leurs adhérents sans prendre le temps de la réflexion. Bref, en voulant imposant votre agenda, vos analyses, vos solutions et vos idées à toute force et immédiatement (c'est cet aspect coercitif que je trouve tyrannique) alors que les discussions ont montré que tel n'est pas actuellement le souhait de tous les auteurs, loin d'être tous "professionnels" (une notion qui reste effectivement à définir) mais qui veulent néanmoins être représentés.
Et ce sont ces méthodes (attaques à boulets rouges, dénigrement), à mon avis, qui vous rendent inaudibles et contre-productifs alors que vous défendez un projet en soi respectable et avez déjà fait bouger les lignes. Mettons-nous autour de la table ensemble, le temps des discussions n'est pas fini et la diplomatie vaut à mon sens mieux que la guerre – à moins de vouloir tout balayer. Parce qu'au fond, je crois que nous poursuivons le même objectif : améliorer les conditions d'exercice et de vie des créateurs. Pas de la même façon mais il faut de tout pour faire un monde.

Frédéric Maupomé

24/03/2021 à 19:49

La notion de "marche forcée" prête à sourire. Le rapport Racine a plus d'un an, et chacun des acteurs en place a, depuis qu'il est sorti, tout fait pour enterrer l'idée même d'élections professionnelles. Si tout d'un coup vous n'y êtes plus hostile, c'est une avancée significative dont je me réjouis.

Quand aux changement de statuts, d'une part, je ne suis pas responsable de la loi qui oblige les organisations professionnelles a avoir des statuts particuliers, d'autre part, ces statuts ne sont pas là sans raison. Si les organisations professionnelles ne doivent avoir pour seul objet que la défense des intérêts des professionnels c'est pour éviter le plus possible les conflits d'intérêts.

Enfin, vous avez beau répéter à l'envie que ce message est inaudible (mais j'imagine que vous cherchez plutôt à attaquer la ligue le CAAP que moi à travers cette pique) cela n'en fait pas une vérité. Je vous accorde cependant, que certaines revendications de la ligue, par exemple, ne trouvent pas d'écho au niveau du ministère de la culture, peut-être est-ce du aux lobbies très actifs qui sont contre (rappelons nous que le SNE voudrait influencer les élections pour que soit ceux qui l'arrangent qui gagnent) peut-être est-ce aussi du au fait que le ministère à choisi ses interlocuteurs qui l'arrangent !

Elisa Villebrun

23/03/2021 à 09:01

L’article ne demande rien d’autre que la démocratie sociale comme pour tous les autres travailleurs. Rien de plus.

Elle pourra être plurielle et diverse, il y a de la place pour tout le monde mais l’important c’est qu’elle sera élue.

Même s’il est complexe, le sujet de la représentation professionnelle devrait être le premier sur la table.

Hélène

23/03/2021 à 14:10

Bonjour,
Je suis autrice et sincèrement, ces élections professionnelles, je m'en moque comme de l'an 40, comme nombre d'auteurs et autrices autour de moi. Chacun est représenté par qui il veut et adhère aux organisations qu'il souhaite. Ce que j'attends, en tant qu'autrice, ce sont des améliorations concrètes : des taux minimum, des à-valoir qui ne soient pas ridicules... Pour le reste, ce ne sont que guerres d'égo... Les organisations professionnelles et syndicats feraient mieux de se battre pour les auteurs, plutôt que pour se disputer des places...

LOL

24/03/2021 à 07:10

Le problème est que pour avoir les droits que vous espérez, vous devez avoir quelqu'un qui se bat pour vous (puisque les auteurs seuls n'arrivent pas à bloquer le système, sinon ça se serait plié depuis longtemps).

Or, le gouvernement (aux ordres de grands éditeurs, comme Gallimard & Co) ne VEUT pas que les auteurs soient représentés, arguant du fait que certaines organisations, AUTO-PROCLAMÉES représentants des auteurs, existent déjà.

Bref, il y a juste négation du travail des auteurs,, puisqu'en France, le droit de voter pour ses représentants (mêmes si c'est verrouillé par la loi de 1946 fixant ad vitam aeternam les organisations représentatives, ce qui est le meilleur moyen de dégoûter le salarié moyen de voter, mais c'est un autre problème) fait partie des droits du travailleur.

Donc les auteurs ne sont pas des travailleurs, ce qui a été dit explicitement par Bachelot (dont on peut au moins reconnaître le mérite d'avoir dit tout haut ce que tout ce petit monde pense tout bas).

Bref, vos aspirations, vous pourrez vous asseoir dessus, pour le plus grand bien des éditeurs (les petits suivent les grands et ça les arrange bien) et votre plus grand malheur. Quand on ne représente rien, on peut vous essuyez les pieds sur la figure, sans que personne n'y trouve à redire.

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22/08/2026, 10:05

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Babel Indoor : quand les temples deviennent des livres de pierre

Que devient un lieu sacré lorsque la prière s’efface mais que la verticalité demeure ? Psychanalyste et ethno-clinicien, Salim Rzin lit les églises devenues salles d’escalade, hôtels ou espaces de passage comme autant de livres de pierre réécrits par les corps. Dans ce texte, il interroge ces architectures comme des palimpsestes : les usages changent, mais quelque chose de leurs anciens récits continue de s’écrire.

18/08/2026, 18:18

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Lipœdème : “Aucun régime ni aucun sport ne le fera disparaître“

Comment expliquer qu’une maladie touchant des centaines de milliers de femmes demeure si souvent confondue avec un simple surpoids ? « Il faut perdre du poids » : c’est probablement la réponse que les patientes atteintes de lipœdème entendent le plus souvent. Et pourtant… aucun régime ni aucune activité sportive ne suffisent à faire disparaître cette pathologie chronique. Dans Le Guide complet du lipœdème (éditions Dangles), Manon Chavaudrey entend briser l’invisibilité qui entoure encore la maladie et donner aux femmes les moyens de mieux comprendre leur corps.

04/08/2026, 14:59

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“L'emprise est invisible. Elle ne fait pas de bruit.”

Comment comprendre les mécanismes invisibles de l'emprise. « Pourquoi est-ce que tu ne pars pas ? » C'est probablement la question que l'on pose le plus souvent aux personnes sous emprise. Et pourtant… c'est peut-être la plus mauvaise. Christel Bringia publie aux Editions Jacques Grancher L'Emprise, où elle tente d'expliquer cet enfer.

28/07/2026, 10:58

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#balancetonediteur VS #balancetonauteur : le monde littéraire à contre-pied

Aujourd'hui, il est tendance de balancer par des #. L'un des derniers en date est #balancetonediteur. Par des auteurices souvent en mal de reconnaissance.  Certes, l'industrie du livre n’est pas parfaite, mais à quand le délectable #balancetonauteur ? Allons-y donc et pas vraiment, gaiement. Par Auguste Feydeau, éditeur.

25/07/2026, 20:08

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“La littérature est un sport-business : bienvenue dans le mercato le plus opaque du monde”

Et si l’édition fonctionnait comme un jeu de management sportif ? Charles Garatynski compare la sélection des manuscrits au « scouting » footballistique : des milliers de candidats, quelques signatures, des filtres de plus en plus rapides et, souvent, aucun retour.

20/07/2026, 18:11

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Antiquité : ce que les Anciens avaient compris bien avant Internet et l’IA

Pourquoi l’Antiquité continue-t-elle de nous fasciner ? La question mérite d’être posée car nous savons aujourd’hui que les sociétés antiques étaient loin d’être parfaites. Elles connaissaient les guerres, les inégalités, l’esclavage, les luttes de pouvoir et les violences politiques. Pourtant, plus de deux mille ans après leur disparition, elles continuent d’habiter notre imaginaire collectif. Léa Varachaud publie aux éditions Grancher un essai sur ces rites et ce qu'ils nous apporteraient aujourd'hui encore.

15/07/2026, 15:12

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“Le pilon, si redouté des auteurs, a-t-il un cœur ?”

En juin dernier, François Belley s’inquiétait de ce que les autrices et auteurs modernes entretiennent leur bronzage à grand renfort de selfies : se montrer ou disparaître, cruel avenir. Ou pas. Tout dépend des tempéraments, certainement. L’écrivain pirate marque une pause, pour mieux observer les ravages de l'industrie, sur ses propres ouvrages... Dans la tête du bourreau des livres, ou les états d’âme du pilon.

06/07/2026, 17:28

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Facture électronique : l’édition indépendante ne peut pas laisser filer ses flux

À deux mois de l’obligation de réception des factures électroniques, OPlibris et Dilicom défendent un choix d’organisation : intégrer la réforme aux outils des maisons, plutôt que de les laisser dépendre d’un portail extérieur.

04/07/2026, 10:51

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L'urgence de redéfinir “la notion de projet commercial et culturel en librairie”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? En trois volets, Évelyne Darmanin, formatrice aux métiers du livre, examine les conditions d’un renouveau. Après la fragilisation économique du secteur, cette série interroge la valeur du conseil, la librairie comme lieu de débat et le projet culturel susceptible de donner sens à l’entreprise. Premier épisode : faire de la relation avec le lecteur une force visible.

24/06/2026, 16:22

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Les librairies, “commerces, d'accord, mais de proximité, de confiance et de relation”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? Évelyne Darmanin, auteure de cet article, est sociologue de formation. Elle nous propose une série de trois articles, qui questionnent et interrogent. Alors que les librairies souffrent dans un environnement trop calme, la notion de projet d’entreprise serait plus que jamais nécessaire. Ce premier volet défend une idée simple : la librairie ne se réduit pas à la vente d’un produit dont le prix échappe au libraire. Non, non...

24/06/2026, 16:21

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Librairies : “Il est grand temps de rallumer les consciences”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? En trois volets, Évelyne Darmanin, formatrice aux métiers du livre, examine les conditions d’un renouveau. Le premier texte plaçait le conseil et la relation avec le lecteur au cœur de la valeur du métier. Le deuxième défendait la librairie comme espace de dialogue, de circulation des idées et de débat. Ce dernier volet interroge le projet d’entreprise capable d’articuler activité commerciale, transmission professionnelle, ambition culturelle et exigence démocratique.

24/06/2026, 16:15

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IA : comment améliorer les catalogues de bibliothèque sans numériser les livres ?

Alors que l’IA et le RAG s’imposent comme des pistes pour renouveler la recherche documentaire en bibliothèque universitaire, leur déploiement se heurte à une réalité matérielle et juridique : accès aux textes, numérisation des fonds, droits d’usage et coûts de traitement. Derrière la promesse de catalogues plus intelligents, la question demeure celle de l’autonomie des bibliothèques face aux grandes plateformes. Par Cédric Limousin.

23/06/2026, 16:16

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Les Éditions au Pluriel : la maison indépendante qui défend une littérature humaine et engagée

Dans le paysage de l’édition indépendante française et à travers ces différentes collections, les Éditions au Pluriel construisent un catalogue singulier Romans, essais, imaginaire, beaux livres ou récits de voyage. C’est un ensemble cohérent, animé par une même exigence : défendre des textes incarnés, accessibles et profondément humains.

19/06/2026, 17:57

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Intelligence artificielle en librairie : le risque de déposséder un métier

Aux Rencontres nationales de la librairie 2026, l’intelligence artificielle s’était invitée dans un double débat : celui de la création, du droit d’auteur et des œuvres, et celui, plus concret, des usages professionnels en librairie. Entre vigilance éthique et outils d’aide au pilotage, l’enjeu consiste à distinguer la menace du remplacement de la promesse d’une assistance pensée au service du métier. Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, dépassionne le débat.

17/06/2026, 13:10

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Climat : pourquoi “la lassitude peut vite devenir indifférence”

L’information climatique circule davantage, alerte plus souvent et documente mieux l’ampleur du dérèglement en cours. Pourtant, l’accumulation des faits déclenche parfois l’angoisse, la lassitude ou le repli, au lieu de nourrir l’action. Pour dépasser cette impasse, le monde du livre dispose d’un rôle singulier : faire entendre d’autres récits, d’autres voix, et transformer la prise de conscience en mouvement collectif. Fanny Audibert publie chez Oxus Sortir du déni climatique, entrer en action.

15/06/2026, 13:03

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La librairie indépendante peut-elle rester indépendante si son modèle s’épuise ?

ANALYSE – La question de l’indépendance des commerces du livre se déplace. Au-delà du statut juridique ou du choix éditorial, elle engage désormais la viabilité économique, la fatigue des équipes, l’écologie du livre et les conditions concrètes d’un métier sous tension. Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, aborde le sujet frontalement.

15/06/2026, 12:30

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De DSK à Patrick Bruel : violences sexuelles et impunité des puissants

Dans cette tribune, l’essayiste Nasser interroge, à partir de l’affaire Patrick Bruel et d’autres figures publiques mises en cause, la tension entre parole des victimes, présomption d’innocence, prescription judiciaire et responsabilités médiatiques. Un texte d’opinion, polémique et engagé, sur l’impunité supposée des puissants face aux violences sexuelles.

13/06/2026, 08:33

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“Lancer un livre, c’est créer un moment ; l'installer, c’est construire une durée”

ANALYSE – Surproduction, encore et toujours, l'éternelle problématique de l'industrie du livre. Trop de livres, peut-être, probablement – assurément ? Ou bien, pas assez de temps pour que chaque ouvrage vive sa vie dans les points de vente ? Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, propose une autre lecture.

13/06/2026, 06:00

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Avec AI Overviews, Google régurgitera du conseil pour choisir vos lectures (à votre place)

Avec l'arrivée prochaine des AI Overviews, Google ne se contente plus de classer le web : il répond à sa place. Pour le livre, l’enjeu dépasse le référencement : critiques, libraires, bibliothèques et blogs nourriront une synthèse qui garde le lecteur captif, sans clic ni détour. Une promesse de confort, donc, mais aussi une confiscation très méthodique de la médiation littéraire. On se poserait presque des questions.

12/06/2026, 06:00

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“Se montrer ou disparaître !” : quand l’hyper-visibilité tue l’imaginaire

Jadis, l’écrivain hantait les cafés, les chambres closes et les marges de ses manuscrits. Le voici sommé d’occuper aussi les stories, les plateaux, les selfies et les vignettes promotionnelles. Dans un monde où l’absence frôle la faute professionnelle, l'écrivain-pirate François Belley interroge la dernière provocation possible pour un auteur : garder le silence, cultiver l’ombre et laisser l’œuvre parler avant le visage. Ou comment arrêter de bronzer avec son iPhone.

11/06/2026, 12:07

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“La loi Lang ne suffit plus : il est temps de se structurer”

Restructurer et innover dans la filière. Face à la financiarisation de l’édition, à l’affaiblissement des soutiens publics et aux bouleversements technologiques, l’édition indépendante cherche désormais moins à survivre seule qu’à se structurer collectivement. Entre la FEDEI et OPlibris, une même ambition se dessine : défendre la matérialité du livre, sans renoncer à penser les outils de demain.

09/06/2026, 16:16

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Face aux grands groupes, l’édition indépendante n’a plus le luxe de jouer seule

La réponse de l’édition indépendante à la concentration doit passer par le collectif. Car, pour ne rien arranger, le plus important parmi ces groupes la double d’une offensive idéologique délétère. La coopérative OPlibris nous adresse un texte, affirmant ses valeurs, autant que ses objectifs.

02/06/2026, 17:37

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Le livre se meurt, lancez-le plus fort

Voici un petit texte, rafraîchissant – ce qui ne manque déjà pas d'à-propos quand il pleut. Il est extrait d'une suite théâtrale que Christophe Esnault est en train de constituer. Et qui s'autorise pensée critique et humour. « Comme toujours je suis très mignon avec ce microcosme éditorial et simili culturel », nous explique-t-il. Et on le croit sur parole, bien entendu. Jugez sur pièce.

02/06/2026, 12:24

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Le “don” en voyance : de quoi parle-t-on vraiment ?

Malgré une meilleure visibilité sur les réseaux sociaux ou dans les médias, le sujet de la voyance reste encore tabou. Toutefois, je peux accorder aux sceptiques que leur méfiance n’est pas toujours sans objet, car tout dépend de quel type de voyance on parle. Il règne effectivement une grande confusion dans ce monde mystérieux et inquiétant, mais, cependant, très attirant de la voyance. Alors vous êtes en droit de vous demander : illusion, arnaque ou don réel ? Par Sabrina Depraz, autrice de La voyance : mode d'emploi.

02/06/2026, 06:25

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Les catalogues de bibliothèque ont-ils déjà perdu face à l’IA ?

Au début de l'année 2005, j'avais posté sur biblio-fr un vœu que le BBF reprit en ouverture de son numéro consacré à la "Mort et transfiguration des catalogues" : "Le catalogage et l'indexation prennent leur place au musée de la bibliothéconomie." Anne-Marie Bertrand y voyait une transfiguration en marche. Vingt ans plus tard, je rouvre le dossier, cette fois avec l'IA générative comme pièce à conviction.

31/05/2026, 10:48

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Narbonne fait vibrer les livres, les voix et les idées

Du 29 au 31 mai 2026, le Grand Narbonne donne rendez-vous aux passionnés de lecture, aux familles et aux jeunes lecteurs pour la 12e édition de son Salon du livre. Pendant trois jours, la ville de Narbonne devient un espace de circulation des textes et des idées, entre rencontres, lectures et propositions artistiques, attirant chaque année un public toujours plus nombreux.

 

26/05/2026, 17:16

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Époque, le festival des livres qui éclairent notre temps

Cette 12e édition d’Époque, festival et salon du livre de Caen, fera la part belle au voyage et à l’ailleurs, sans se départir de son identité : éclairer les grands sujets de notre temps.

26/05/2026, 17:02

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En librairie, la profusion de nouveautés rend-elle le fonds invisible ?

La nouveauté domine-t-elle désormais trop fortement l’économie de la librairie ? Dans cette analyse, Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, analyse le ralentissement du réassort du fonds, moins comme un désintérêt des libraires que comme le symptôme d’un marché sous tension, pris entre trésoreries fragilisées, rotation ralentie, surproduction et pression permanente de l’actualité éditoriale.

22/05/2026, 09:06

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La crise Grasset “exige du discernement : chaque contrat est différent, chaque situation unique”

La crise Grasset dépasse le tumulte médiatique : elle interroge le lien intime entre auteurs, éditeurs et contrats. Dans un texte qu'elle adresse à ActuaLitté, Liliane de Carvalho appelle au discernement juridique. Rapporteure de la réforme du contrat d’édition numérique 2013 et spécialiste de la propriété intellectuelle, elle invite à examiner les situations au cas par cas et refuse les réponses automatiques. 

15/05/2026, 17:33

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“Un enfant ne regarde pas une saison. Il la vit”

Entre ville et campagne, enfance et parentalité, Alexandra MacCorvus interroge notre rapport aux saisons. À travers les gestes simples d’une vie de famille — récolter des pommes, sentir l’air changer, attendre les fêtes — il rappelle que le temps ne se mesure pas seulement au calendrier : il se ressent, se partage et se transmet dans l’émerveillement quotidien. Elle vient de publier Beltane, chez Piktos jeunesse.

15/05/2026, 15:19

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“Le risque de devenir « un LinkedIn du livre » existe évidemment”

L'écueil, Jean-Charles Caplier le formule lui-même : créer « un LinkedIn du livre » de plus. Alors que LivreConnect ouvre officiellement le 16 septembre, son fondateur défend un espace transversal entre les métiers, nourri de ressources, d’outils et d’un assistant IA. Pour ActuaLitté, il précise ce qui permettra de juger si le projet a vraiment trouvé sa place — et jusqu’où il entend laisser Volt’R intervenir.

16/09/2026, 09:30

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”Chaque livre mérite de trouver ses lecteurs” : Béliveau éditeur à la conquête de l’Europe

Reprise en juillet 2026 par Amélie McNicoll et Alexandre Vézina, Béliveau Éditeur entend revoir autant sa sélection de projets que leur commercialisation. Les deux entrepreneurs veulent associer davantage les auteurs à la stratégie de leurs livres, relancer la production et renforcer la présence de cette maison québécoise de plus de 50 ans en France, en Belgique et en Suisse, avec un objectif de 25 à 30 titres à court terme.

16/09/2026, 09:00

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À quelques pas de toi : le podcast qui a relié les générations

Il y a des a priori auxquels il faut tordre le cou : « il ne se passe pas grand-chose en milieu rural » est un préjugé qui vient de prendre du plomb dans l’aile grâce à une dynamique mise en place dans une petite commune de Gironde.

14/09/2026, 16:07

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“Le problème n’est pas de savoir si une IA a touché au texte, mais qui décide”

À mesure que l’intelligence artificielle s’immisce dans les pratiques d’écriture, une question revient avec insistance : que reste-t-il de l’auteur lorsque la machine intervient dans le texte ? Nicolas, créateur d’Atypikal Life, propose de déplacer le débat. Plutôt que d’opposer frontalement écriture humaine et IA, il interroge la transparence, la responsabilité et ce que l’auteur choisit — ou refuse — de déléguer.

14/09/2026, 07:00

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Ben Templesmith, l'homme qui a appris à l'ombre comment mordre

Ben Templesmith se reconnait en humant les planches, les yeux fermés : des histoires où le papier sent l'humidité, la lumière malade et les personnages contaminés par quelque chose qui les dépasse. En 20 ans, de Hellspawn, 30 Days of Night à Wormwood, l'Australien a construit un dessin qui s'est métamorphosé sans s'assagir : juste plus précis dans l'angoisse. Il suffit de regarder ses noirs.

13/09/2026, 07:00

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La Médecine du Travail interdit le retour au boulot à ces six héros de roman

Dans les romans, le Code du travail semble avoir été imprimé en caractères minuscules, puis abandonné quelque part entre la page de copyright et la table des matières. Enquête à l’autre bout du monde, magie non déclarée, poisons au Vatican, cadavres à restaurer : six personnages passent aujourd’hui leur visite médicale. Certains auraient dû venir plus tôt.

12/09/2026, 06:00

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25 ans après le 11-Septembre, les vies derrière l’Histoire

Le 11 septembre 2026, New York commémore les 2977 morts des attentats d’al-Qaïda tandis que la ville ouvre plus de 170.000 pages d’archives sur leurs conséquences sanitaires. Un quart de siècle après, l’événement déborde encore Ground Zero : guerres, soupçon et Guantánamo ont prolongé son histoire. Huit livres rendent à ce récit ce que les doctrines effacent : des enfants, des corps, des familles et des voix.

 

11/09/2026, 13:08

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Faire exister des espaces littéraires alternatifs contre vents et marées

À l’occasion de la 4e édition du festival Read & Shine, ActuaLitté ouvre ses colonnes à Déli, fondatrice d’Overbookées. Elle revient sur la naissance de ce rendez-vous dédié aux littératures et savoirs féministes et antiracistes, sur la nécessité de faire entendre des voix encore marginalisées dans l’édition, et sur les enjeux d’une nouvelle édition placée sous le signe des « Mémoires pour les lendemains ».

09/09/2026, 13:56

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Libraires en grève : “Ce n'est pas possible qu'on gagne le Smic encore aujourd'hui”

À 25 ans, quatre années de librairie derrière elle et un salaire toujours au Smic, une jeune libraire venue débrayer ce mardi 8 septembre résume en quelques phrases ce qui pousse une partie de la profession à tenter un exercice encore inhabituel : la grève.

08/09/2026, 18:33

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“Un livre ne devrait pas être condamné à disparaître parce que le suivant est déjà en route”

Combien vaut le temps consacré à un livre ? Dans l’illustration jeunesse comme dans la bande dessinée, la question se pose avec acuité lorsque des rémunérations modestes conduisent à multiplier les projets. Ni procès des petits éditeurs, ni reproche adressé aux artistes : c’est la mécanique économique qui mérite d’être interrogée. Michel Demeulenaere, fondateur des éditions Mijade, partage ici quelques-uns de ses propres questionnements.

08/09/2026, 17:02

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Visite insulaire : les rituels de Victor Hugo à Guernesey

« Car le mot, qu’on le sache, est un être vivant. » Dans une maisonnette en pierre, surveillée par une rose trémière jaune, dans le silence du matin, je pose sur la table une tasse en porcelaine blanche, remplie d’un café noir, et j’ouvre Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo. Je le fais le premier matin, et je ferai ainsi chaque matin de la semaine passée à Guernesey. Suivez la guide...

07/09/2026, 17:25

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Silver Surfer : Parabole, le jour où Moebius redessina un dieu avec Stan Lee

En 1988, une rencontre improbable se produit chez Marvel. Stan Lee reprend le personnage dont il avait façonné la voix vingt ans plus tôt ; face à lui, Moebius, maître de la science-fiction européenne, accepte de se plier aux contraintes du comic book américain. À peine cinquante pages plus tard, Silver Surfer: Parable a transformé le combat entre Galactus et son ancien héraut en réflexion sur la foi, le pouvoir et la liberté.

05/09/2026, 11:50

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Rentrée scolaire : six professeurs convoqués par l'Inspection

Les élèves ont repris le chemin de l’école ce 1er septembre 2026. Pour certains enseignants, la rentrée pourrait tourner court. Expérience autoritaire, lancer d’élèves, fascination fasciste, bacchanale et cours particulier achevé au couteau : les dossiers ont ébranlé les services de l'Inspection. Pour l'Éducation nationale, une question : peut-on vraiment les laisser poursuivre ?

05/09/2026, 06:00

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Lamartine, Nerval, Gautier : les écrivains français amoureux d’Istanbul

Carrefour des civilisations, théâtre où se sont jouées les destinées de l'Orient et de l'Occident, Istanbul a fasciné des générations d'écrivains français qui, du XVIIe au XXe siècle, ont tenté de refléter dans leurs œuvres l'indicible beauté de cette cité millénaire. Par Amel Aït-Hamouda.

04/09/2026, 14:58

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“Pourquoi tu n’écris pas un livre sur le sexe ?” : la naissance de SexOD

À l'occasion de la sortie de son premier thriller (SexOD - juin 2026 - Patchenco éditions), que ActuaLitté vient de chroniquer, Patrick Collignon a bien voulu répondre à nos questions. On y apprend notamment que si l'écrivain belge a choisi de placer l'intrigue de son roman à Stockholm, ce n'est pas tout à fait par hasard ou pour suivre la mode !

03/09/2026, 18:13

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“Lire un livre n’est pas un délit” : un éditeur dénonce la destruction d’un ouvrage

Les Éditions Syllepse et le chercheur et militant internationaliste Joseph Daher dénoncent la saisie puis la destruction d’un exemplaire du Hezbollah. Un fondamentalisme religieux à l’épreuve du néolibéralisme lors d’une perquisition visant Nicolas Shahshahani, vice-président d’Europalestine, dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme ».

03/09/2026, 17:54

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Une IA explore la mémoire moléculaire des livres anciens

Exclusif - Après avoir identifié protéines, médicaments ou autres résidus sur les documents de Vlad III, Jack London, Casanova et Alessandro Volta, l’équipe de Gleb et Svetlana Zilberstein veut franchir une nouvelle étape. Son « Cabilly Project » associe données biochimiques, archives et intelligence artificielle pour générer des hypothèses historiques. ActuaLitté révèle aussi l’existence de travaux, encore non publiés, sur André Malraux, Stendhal et Marcel Proust.

03/09/2026, 17:07

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Yannick Haenel : comme un air de déjà-lu dans la rentrée littéraire

Exclusif - Un manuscrit de professeur refusé chez Gallimard, le roman d'un ex-professeur publié trois ans plus tard par la maison et de l'un à l'autre ouvrage des scènes, motifs et références parfois voisins. La comparaison de Grand Poisson, de Fabrice Sanchez (Plon, août 2025), avec La solitude des professeurs est infinie, de Yannick Haenel (Gallimard, août 2026), ne révèle pas de contrefaçon, mais soulève quelques sourcils.

02/09/2026, 17:01

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Facturation électronique : “Aux petits, la traçabilité ; aux puissants, le brouillard administratif”

La facturation électronique, entrée en vigueur le 1er septembre 2026, promet de simplifier la vie des entreprises. Pour Guilhem Méric, auteur indépendant, elle risque au contraire d’ajouter une contrainte de plus à des créateurs déjà fragilisés par la précarité économique et la concurrence de l’intelligence artificielle générative. Le départ d’un illustrateur avec lequel il travaillait interroge une réforme qui, selon lui, fait peser une part croissante de ses exigences sur les plus petites structures du monde du livre.

02/09/2026, 15:59

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Écris-moi une danse.... De la page au mouvement avec Myriam Gourfink

Un roman s’écrit avec des mots, une partition de musique avec des notes, et pour la danse ? Comment expliquer à des danseurs et danseuses les mouvements imaginés par un ou une chorégraphe, des intentions scénographiques qui soient intelligibles par tous et mémorisables. Rencontre avec Myriam Gourfink, danseuse, chorégraphe, riche d’un parcours international, reconnue et très appréciée pour son travail de recherche chorégraphique. 

02/09/2026, 15:56

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Harcèlement scolaire : apprendre dès 4 ans à poser ses limites

Avec Éduquer contre l’exclusion et le harcèlement – Méthode et outils pédagogiques adaptés au programme EVAR, paru aux éditions Dangles, Chloé Ségneré s’adresse aux enfants de 4 à 7 ans, mais aussi aux adultes qui les accompagnent. Sa méthode Empatikids passe par les émotions, le respect des limites, le consentement ou encore la sécurité pour tenter d’agir avant que les situations d’exclusion ou de harcèlement ne s’installent.

01/09/2026, 17:32

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Antonin Artaud : la guerre des archives n’est pas terminée (réponse à Florence de Mèredieu)

Le 7 août 2026, ActuaLitté publiait l’article Comment la souffrance a forgé le jeune Artaud, version abrégée, sans photographies ni appareil de sources, de l'étude d'Ilios Chailly, Une géographie de la souffrance : les cures d’Antonin Artaud, de La Rouguière au Chanet, 1915-1919. Florence de Mèredieu, biographe d’Antonin Artaud, a réagi à cet article dans les commentaires. Quelques échanges ont suivi. Ilios Chailly propose ici une réponse plus développée, pour revenir point par point sur les questions soulevées.

01/09/2026, 17:05

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De Proust à Perec : comment Shéhérazade a changé la littérature française

Au XXe siècle, les écrivains français n’ont pas seulement lu Les Mille et Une Nuits : ils s’en sont emparés comme d’un modèle d’écriture. De la mémoire proustienne à l’ambition romanesque de Perec, en passant par le merveilleux surréaliste et la figure de Shéhérazade devenue symbole de résistance, ce recueil sans auteur ni fin a profondément travaillé l’imaginaire littéraire. Par Amel Aït-Hamouda.

31/08/2026, 17:44

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“Dieu est mort, mais il n’arrive pas à s’en consoler”

Romancière, poétesse, psychanalyste et traductrice franco-suédoise, Kristina Ifwarson vient de cosigner avec l’éditeur Olivier Gallon la traduction d’un texte de Stig Dagerman inédit en français : Le Jour dernier. Parue de son vivant en 1952, cette pièce radiophonique est l’ultime œuvre de Stig Dagerman. Qu’est-ce qui fait la singularité de ce texte ? Pourquoi a-t-il été « oublié » jusqu’ici en Suède ? Et comment cette traduction pourrait-elle renouveler notre lecture de l’œuvre de Stig Dagerman ? Le point avec Kristina Ifwarson. Par Karim El Haddady.

31/08/2026, 17:11

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La Griffe Noire : “Tout ça ne fait donc pas de vous un libraire indépendant ?”

Après l’avis négatif rendu sur la demande de label Librairie indépendante de référence déposée en 2026 par La Griffe Noire, les soutiens de la librairie interrogent désormais moins son indépendance que le fonctionnement même du dispositif. 

31/08/2026, 14:00

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Freida McFadden : anatomie d'une machine, aux accents bien connus

Voilà des semaines et des mois, des années bientôt qu'elle trône au sommet des meilleures ventes, au point qu'on ne sache plus trop comment s'en dépatouiller... Un peu comme dans ses livres : Freida McFadden connaît la fin avant de commencer. Le retournement vient d’abord et le roman s’organise en fonction. Indices, fausses pistes, silences, informations données trop tôt pour être comprises : tout permet au lecteur de voir après coup ce qu’il n’avait pas vu venir. Mais comment ?

29/08/2026, 10:00

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Six livres créent une application de rencontre pour éviter de finir seuls en rayon

On a longtemps cru qu’un livre abandonné sur une table de librairie souffrait en silence. Erreur. Il regarde les autres partir. Le prix littéraire avec son lecteur pressé, la romance dans un tote bag, le polar sous le bras de quelqu’un qui assure « ne lire que du vrai ». Lui reste là, tranche vers le public, à feindre l’indifférence.

29/08/2026, 08:00

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Après Perec, Queneau et Calvino : l’Oulipo peut-il encore surprendre ?

Le 5 mai 2026, jour de naissance de Karl Marx, Clémentine Mélois a dû mourir pour obtenir le droit de démissionner. À 18h16 exactement, au café L’Arrêt, anciennement L’Espérance, dans le VIIe arrondissement de Paris, l’écrivaine et plasticienne a retrouvé, selon sa propre formule, sa « liberté de manœuvre pour l’éternité ».

28/08/2026, 17:22

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Livre sur les quais 2026 : se renouveler sans rompre le fil

Pour sa 17e édition, Le Livre sur les quais cherche à renouveler ses formes sans perdre ce qui fait son identité. À Morges, Adélaïde Fabre défend un festival plus participatif, ouvert aux autres arts et aux nouveaux publics, mais toujours construit autour de la rencontre et de la transmission.

27/08/2026, 16:45

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Henri-Frédéric Amiel, écrivain d’une “vie manquée” devenue monument littéraire

Douze tomes, 16.900 pages… Publié en intégralité par L’Âge d’Homme entre 1976 et 1994, le Journal intime d’Henri-Frédéric Amiel (1821-1881), aujourd’hui revendu fort cher sur le marché de l’occasion, demeure peu lu, du moins en intégralité. Agrégée, docteure ès lettres, Géraldine Sauquet a, en quelque sorte, débroussaillé l’épais maquis de ce texte total, récit intime de quatre décennies, histoire de la vie quelque peu terne d’un professeur genevois, extrêmement cultivé, séduisant physiquement, mais miné par une timidité et une aboulie pathologiques. Par Étienne Ruhaud.

26/08/2026, 18:22

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Quand le format vertical bouscule l’écriture des séries

Pensées pour être regardées sur un smartphone, les fictions verticales ne se cantonnent plus aux productions amateurs des réseaux sociaux. France Télévisions et Arte investissent désormais ce terrain, où la brièveté impose ses propres règles : installer une situation immédiatement, caractériser un personnage en quelques secondes, concentrer les dialogues et maintenir le récit sous tension. Une autre manière d’écrire la fiction ?

25/08/2026, 11:11

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Six romans recalés à l’aéroport pour excédent de bagage... émotionnel

Les compagnies aériennes sont formelles : au-delà de 23 kilos, il faut payer un supplément. La littérature, beaucoup moins regardante, autorise ses personnages à embarquer avec une enfance traumatique, trois générations de non-dits, un père mort, plusieurs amours compliquées et parfois une résurrection complète. Au retour des vacances, il était temps que quelqu’un contrôle tout cela.

22/08/2026, 11:05

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Voyageuses en Orient : entre émancipation et clichés

Si Flaubert, Chateaubriand ou Nerval ont construit l’Orient rêvé du XIXe siècle, des écrivaines-voyageuses en ont, elles, franchi les portes closes. De Lady Montagu à Isabelle Eberhardt, elles ont observé l’intimité des harems et la vie des tribus. Mais ce regard « de l’intérieur » les a-t-il vraiment affranchies des clichés orientalistes ? Récit d’une émancipation littéraire aux mille contradictions. Par Amel Aït-Hamouda.

19/08/2026, 18:18

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Journée mondiale du moustique : les insectes réclament des dommages et intérêts à la littérature

Ce 20 août, Journée mondiale du moustique, les insectes ont déposé une plainte collective contre plusieurs siècles de littérature. Motifs : diffamation, séquestration, exploitation et atteinte répétée à la dignité des arthropodes. Cinq livres comparaissent. Les fourmis se constituent partie civile, les papillons demandent réparation et Gregor Samsa exige qu’on cesse enfin de l’appeler cafard. L’audience promet d’être piquante. (ceci est une fiction, hein...)

19/08/2026, 14:46

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Gestion contestée et conflit familial : un été au tribunal pour l'Harmattan

Exclusif - La gestion des Éditions L'Harmattan, dirigées depuis 2010 par Xavier Pryen, est vivement contestée depuis quelques années, tandis qu'un conflit familial se joue en arrière-plan : Denis Pryen, cofondateur du groupe, estime que son neveu a engagé le « démantèlement » de ce dernier. Deux décisions de justice, rendues cet été, se sont révélées favorables au cofondateur de L'Harmattan.

19/08/2026, 09:09

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“Ma mère est partie en Espagne” : Lavinia Braniște écrit l’exil ordinaire

Le 21 août paraît aux éditions des Syrtes le roman Camping de Lavinia Braniște, traduit du roumain par Sylvain Audet-Găinar. Un roman sur l’exil ordinaire et des vies en transit. Dialogue avec son éditrice, Olimpia Verger.

17/08/2026, 17:51