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La lutte pour l’organisation d’élections professionnelles n’est pas un détail

L'écrivain Frédéric Maupomé vient de signer une tribune évoquant la question des élections professionnelles pour les artistes auteurs. Il nous propose ici un texte mettant à plat toutes les problématiques de ce sujet. Son plaidoyer est proposé en intégralité.

Le 22/03/2021 à 07:57 par Auteur invité

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22/03/2021 à 07:57

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Depuis quelques années, on peut constater des fractures très nettes entre diverses organisations qui se présentent toutes comme défendant les artistes-auteurs et autrices. Le grand public, et parfois même les artistes-auteurs qui ne s’intéressent pas à ces questions peuvent percevoir ces luttes comme des « guéguerres entre associations ». Pourtant la question de la représentativité professionnelle, qui est au cœur de ces dissensions, est une question fondamentale, je dirai même que c’est LA question la plus importante pour notre avenir.

Les politiques, les décideurs, quels qu’ils soient, ont besoin d’interlocuteurs. Ils ont besoin d’interlocuteurs qui amènent des sujets et avec qui négocier. Et même si cela peut paraître abstrait et lointain, qui négocie, qui représente les auteurs a une importance cruciale et des répercussions concrètes dans la vie de tous les jours. Que négocie-t-on dans les conditions contractuelles ? Combien paie-t-on de retraite complémentaire ? Quels revenus sont considérés comme des revenus artistiques ? Comment sont pensées les aides du ministère de la Culture ? Tout cela (et bien d’autres choses) dépend des organisations qui nous représentent.

Légalement, les professionnels doivent être représentés par des organisations professionnelles, qui n’ont qu’un seul objet : « l’étude et la défense des droits, ainsi que des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels » des professionnels. C’est avec ces organismes, dont l’audience doit être mesurée par des élections professionnelles, que doivent se faire les négociations. Vous n’avez pas voté aux élections professionnelles des artistes auteurs ? C’est normal, il n’y en a pas.

Faute d’élection, aujourd’hui, le dialogue social pour les auteurs a été entièrement confisqué par le Conseil Permanent des Écrivains et certains Organismes de gestion collective, de façon visible ou plus subtile. Il est temps que cela change.

Explications et éléments de réflexion ci-dessous :

Que sont les OGC ?

Les Organismes de gestion collective sont des entreprises et des associations qui ont pour but de collecter et répartir de l’argent issu du droit d’auteur à leurs adhérents, qu’ils soient auteurs vivants ou héritiers. Chaque OGC gère un répertoire d’œuvres dans des domaines précis (comme le droit de prêt, notamment, pour la SOFIA).

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Leurs statuts sont divers (société privée, association) leur gouvernance aussi (1 sociétaire une voix pour la SAIF, Suffrage et gouvernance censitaires pour la SACEM – les sociétaires valant de 1 à 16 voix), certaines OGC sont contrôlées par les auteurs (comme l’ADAGP), d’autres à parité entre auteurs et éditeurs (SOFIA, SACEM), cela dépend de leur périmètre. Ces organismes ont une place dans notre écosystème, y adhérer est obligatoire pour toucher certains droits (diffusion télé pour la SACD, par exemple). Les OGC ont également des missions de financement d’actions culturelles.

Mais alors où est le problème ?

Si les OGC ont leur place, et même la légitimité à représenter nos intérêts dans leur domaine de compétence, elles ont, avec le temps, largement dépassé ce cadre et se sont posées en interlocuteur « naturel » du ministère de la Culture, à la fois directement, mais également au sein du Conseil Permanent des Écrivains (le CPE), dans un ensemble de discussions qui n’ont rien à voir avec leur mission d’origine. Et là commencent les (gros) problèmes.

Mais les OGC ont à leur conseil d’administration des artistes auteurs et autrices élus !

Déjà, certains OGC ont des conseils d’administration mixtes auteurs éditeurs. Mais quoi qu’il en soit, les artistes-auteurs élus au CA d’un OGC n’ont en rien mandat pour nous représenter en dehors de ce cadre. Et encore heureux ! Parce que je vous rappelle que l’adhésion aux OGC est obligatoire pour toucher certains droits, aussi, même si je n’ai rien à reprocher à l’ADAGP (c’est un exemple) pour la gestion des droits collectifs, les artistes-auteurs, pour qui j’ai voté et qui sont au CA ne sont pas légitimes pour me représenter dans les discussions sur ma retraite, sur mon statut, etc.

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Tout vote, et tout système de représentation est assorti d’un périmètre de compétence. Votre maire n’a pas son mot à dire sur les programmes de l’Éducation nationale, ce n’est tout simplement pas sa compétence, vous ne l’avez pas élu pour ça.

Autre problème, je suis adhérent à 3 OGC, certains artistes-auteurs ne sont adhérents qu’à un seul. Ma voix vaudrait-elle naturellement 3 fois plus parce que nos activités sont différentes ?

Enfin, tous les OGC ne fonctionnent pas sur un système : 1 personne = 1 voix, et il peut y avoir des conditions de revenus pour accéder au Conseil d’administration.

Oui mais dans le CPE il n’y a pas que des OGC !

C’est vrai. Le CPE c’est une union d’associations culturelles, de fondation, de syndicats et d’OGC qui se présente comme l’interlocuteur « naturel » des éditeurs et des pouvoirs publics (je cite leur site web). Mais naturel au nom de quoi, exactement ? Au nom de rien, en fait. C’est juste « comme ça ». Et si le CPE contient bien des organisations professionnelles, on ne peut pas dire qu’elles sont indépendantes des OGC, qui les financent. Ainsi quand lors de la réunion de présentation de la ministre de la Culture, on lit « des OGC et représentants des auteurs étaient présents », il faut en réalité comprendre : des OGC et le CPE, largement dominé par les OGC, étaient représentés.

Le fonctionnement du CPE a toujours été très opaque : peu de comptes-rendus de réunions, etc. Jamais les auteurs n’ont vraiment entendu parler de ce qui se tramait dans l’envers du décor. Si on regarde son bureau, on note une majorité de salariés… d’organismes de gestion collective ! On a vu le CPE devenir plus revendicatif et transparent à une période quand des auteurs de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse s’y sont investis pleinement.

Mais désormais, certaines organisations l’ont quitté parce qu’elles ne pouvaient pas y porter un certain nombre de sujets importants. Il faut imaginer le déséquilibre énorme entre des auteurs bénévoles qui se retrouvent catapultés dans des instances, sans formation ou connaissance des sujets, et des salariés d’organismes de gestion collective avec des salaires importants. Ça ne veut pas dire que ces salariés pensent à mal, les auteurs sont aussi responsables quand ils les laissent prendre le contrôle.

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Il existe beaucoup d’associations professionnelles qui ne font pas partie du CPE et qui ne sont pas du tout en accord avec lui. Certaines organisations membres du CPE ne sont d’ailleurs pas toujours d’accord non plus, et certains courriers communs sont signés parce que telle association se sent trop petite pour avoir une expression indépendante, pour renvoyer l’ascenseur ou parfois tout simplement parce qu’elles n’osent pas ne pas signer.

Quand le gouvernement décide que le CPE « représente » les auteurs, en ne se basant sur rien de concret, sur aucune élection et quand il ignore ainsi sciemment toutes les autres organisations professionnelles, il y a un vrai problème, et on se rend compte que la situation tient plus de la république bananière que de la démocratie.

Ce n’est pas parce qu’on reçoit des financements qu’on est dépendant !

C’est vrai, et la Ligue des auteurs professionnels reçoit depuis peu un financement de la part de l’ADAGP et de la SOFIA pour sa webémission, décision qui a été prise suite au refus du gouvernement de financer les syndicats. C’est toujours l’éternel problème : comment survivre comme syndicats quand il n’y a pas de financement de dialogue social contrairement aux autres professions ?

Mais la question du financement n’est jamais neutre : on peut se rappeler des déboires de la Guilde des scénaristes, dont le directeur a été poussé de démissionner sous la pression d’une OGC (la SACD) parce qu’elle devenait trop critique des OGC. L’importance du financement des OGC et l’influence que ça leur donne n’ont pas d’ailleurs à être toujours utilisées de manière aussi brutale. Il y a quelques jours, une salariée de la Société des Gens De Lettres (SGDL) tweetait en substance : « Pourquoi taper sur les OGC, les subventions sont nécessaires aux organisations, alors pourquoi ? » On ne mord pas la main qui vous nourrit…

Rares sont les OGC qui ont pris la position de la SOFIA, dont le directeur a affirmé : « Il faut que les associations d’auteurs puissent avoir les moyens d’œuvrer dans l’intérêt des auteurs. C’est pour ça qu’à la SOFIA nous soutenons les associations financièrement, sans aucune contrepartie. Vous avez le droit de dire du mal de la SOFIA. »

Mais les OGC n’ont-ils pas les mêmes intérêts que nous ?

Pas forcément. Les OGC gèrent des flux de droits d’auteurs. Ce sont par nature des acteurs de l’aval, de la diffusion des œuvres. Tout ce qui concerne l’amont, la création et sa rémunération par exemple, ne les concerne pas, de même que tout ce qui est en rapport avec notre régime de protection sociale ou notre statut.

Par exemple, les OGC ont tout à fait les mêmes intérêts que nous pour la transposition en droit français de certains articles de la directive européenne sur les droits d’auteurs (l’idée étant de prendre de l’argent aux plateformes pour rémunérer les créateurs des œuvres utilisées). Par contre, quel est l’intérêt objectif pour un OGC que les artistes-auteurs et autrices aient un meilleur accès à la protection sociale ? Aucun.

Les OGC sont actuellement dans une position de pouvoir, ce sont les interlocuteurs, ce sont eux qui mettent en avant les sujets de leurs choix ! Et ce pouvoir de décision et de maîtrise de l’agenda, ils entendent bien le garder. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont torpillé le rapport Racine. Pour rappel, la SACD a écrit dans une lettre au ministère que l’organisation d’élections professionnelles, c’était « bureaucratique » et « improductif ».

Mais il y a pourtant eu des avancées avec ces représentants !

Oui, mais le passé n’engage pas l’avenir. Et à l’heure où la précarité des artistes auteurs et autrices est de plus en plus prégnante, il nous faut aller de l’avant et nous battre davantage.

Le Syndicat National de l’Édition ne s’y trompe d’ailleurs pas et a, comme le ministère, choisi ses interlocuteurs. Il considère que «le CPE est plus “raisonnable que d’autres”» et entend les « soutenir » dans le but affiché d’influencer d’éventuelles élections professionnelles. Ainsi, le président du Syndicat National de l’Édition disait lors de son AG : « Il faut vraiment essayer à mon sens de continuer à dialoguer avec le CPE, ne serait-ce que pour que les votes dans la nouvelle organisation des auteurs, soient en faveur de la SGDL et du CPE. »

Ce n’est pas pour rien que les OGC et le CPE militent contre le principe d’élections professionnelles. Il y a là des questions de pouvoir et d’argent et si on regarde de près, un très joli jeu de chaises musicales : untel est au ministère, puis passe à la tête d’une organisation, il laissera sa place pour aller dans une autre. On est dans la consanguinité et le conflit d’intérêts permanent. Et sous couvert de « représenter les auteurs » on prend aussi bien soin de soi et de ses amis. Si on s’intéresse à ces questions, il suffit de regarder le CV des personnes qui passent du ministère, à la SGDL, puis dans des organismes de gestion collective… on pourra dire que c’est en lien avec la compétence. Mais on a rarement vu un milieu professionnel avec un entre-soi aussi fort.

Les OGC sont tous des pourris alors ?

Ce n’est pas ce que je dis, ils ont leur raison d’être et leur légitimité dans leur domaine de compétence. Et il ne faut pas non plus penser qu’ils ont tous les mêmes moyens : ces structures sont multiples, les répertoires d’œuvres qu’elles ont en gestion sont complexes et entrent parfois en collision, la gestion collective est un monde bien particulier. La SAIF n’a pas tout à fait le même train de vie que la SACEM ou la SACD (il y a 10 ans, le salaire des dirigeants de la SACEM était de 600.000 € ! le directeur de la SACD a un salaire estimé à 300.000 €, et non, je n’ai pas mis un 0 en trop.)

Alors c’est quoi la solution ?

Aujourd’hui, le ministère a dit qu’il n’y avait « pas de problème de représentativité », mais, il est conscient qu’il ne tient pas la route juridiquement de continuer à nominer les organisations représentatives dans le futur organisme de sécurité sociale. Aussi a-t-il décidé de botter en touche et de faire une « enquête de représentativité ». Quelles en seront les modalités ? Aucune idée. Il est facile pour une organisation de prétendre avoir tant d’adhérents, d’autant plus si on ne différencie pas les adhérents vivants des morts. J’ai ma petite idée sur le résultat de cette pseudo enquête.

Il existe, innovation récente dont Mme Bachelot n’a sans doute pas connaissance, un système d’enquête de représentativité qui s’appelle les élections. C’est de cela que nous avons besoin ! De véritables élections professionnelles et des véritables organisations professionnelles, indépendantes, dans leur financement, et qui n’ont pour seul objet la défense de nos intérêts collectifs.

Peut-être que certaines organisations qui disent nous représenter aujourd’hui modifieront leurs statuts pour être conformes au droit social et n’avoir pour seul objet que la défense des artistes auteurs et autrices. Peut-être même qu’après avoir clarifié leurs missions, elles remporteront ces élections, et bien dans ce cas, elles seront légitimes à nous représenter.

Alors que les travailleurs de plateformes ont obtenu, eux, des élections professionnelles, cette proposition majeure nous a été refusée. Des élections professionnelles redonneraient voix au chapitre aux artistes-auteurs et autrices elles-mêmes et permettraient d’identifier la profession… notons qu’en pleine crise Covid, le ministère est toujours incapable de savoir concrètement qui nous sommes.

Aucune avancée significative dans nos droits, aucune lutte ne sera remportée sans une représentation digne de ce nom.

Une représentation professionnelle est un droit !

 

crédit photo : Alexas_Fotos, CC 0 ; shutterbean CC 0

 
 
 
 
 
 
 

Par Auteur invité
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15 Commentaires

 

Barabaratruc

22/03/2021 à 09:59

Ouh-là, c'est parti pour les éléments de langage et l'attaque en règle du CPE.
Pousse-toi de là que je m'y mette.
La question de la représentativité a pourtant été longuement abordée avec le ministère et toutes les organisations d'auteurs. Qui serait éligible? Seulement des syndicats? Qui voterait? Seulement les auteurs professionnels atteignant un certain seuil (soit une toute petite partie des auteurs)? Le ministère a jugé que le sujet n'était pas mûr, les auteurs étant divisés, mais ne l'a pas écarté quand ces questions auront une réponse convenant à tout le monde, lui préférant dans l'immédiat une enquête de représentativité (nombre d'adhérents, montant des cotisations...). Ah, mais on est pressés.

On pourrait croire qu'il y a de la place pour tous tant la population des auteurs est diverse et variée en fonction des secteurs, mais non, la Ligue (car Frédéric Maupomé parle pour la Ligue des auteurs professionnels, même si ce n'est écrit nulle part dans cette tribune – et peut-être aussi pour le CAAP sait-on jamais – et on reconnaît bien là sa rhétorique : haro sur le CPE et les OGC, démocratie sociale confisquée, lobbying et diplomatie de couloirs, salaires des dirigeants et copinage, etc.) veut obliger tout le monde à changer ses statuts et à jouer selon ses règles. Légèrement tyranique, mais c'est pas grave. Hors la Ligue point de salut. Est-ce dans l'intérêt des auteurs? Même pas. Ces divisions nous empêchent d'avancer sur les dossiers importants comme la rémunération. Mieux vaut faire table rase de l'ancien monde, de la vieille garde, de ceux qui se sont battus pour vous ces dernières années et place au "puissant syndicat" du nouveau monde qui vous promet des lendemains qui chantent le poing levé. Ils n'ont rien obtenu dans les dernières concertations alors qu'ils ont fait le forcing dans les couloirs (oui, eux aussi), au ministère, sur les réseaux sociaux, dans la presse ? La faute aux OGC, bien sûr (ah et aussi au CPE, gangréné par les OGC, toujours eux) et pas du tout à leurs méthodes. Ils sont "entendus mais pas écoutés" (ou plutôt le contraire, sans doute un lapsus).

La campagne est lancée. Il y en a qui ont les dents qui rayent le parquet. Oh mince, c'est tellement ancien monde le parquet, digne des mémés à caniches du 16e qui constituent l'essentiel des adhérents de la SGDL et ne pensent qu'à manger des petits fours à l'hôtel de Massa, hein.

Vous verrez, vous les retrouverez partout ces éléments de langage qui pullulent déjà depuis un certain temps. Une petite musique insidieuse contre les OGC (ah, et le CPE qui n'a fait que signer les accords de 2014 et de 2017 et défend le minimum garanti non amortissable qui serait une sacrée avancée, mais ne vaut pas, bien sûr, le contrat de commande, non mais). Vous laisserez-vous prendre au piège ?

Frédéric Maupomé

22/03/2021 à 11:52

Qui serait éligible ?
- Seulement les syndicats, oui, c'est le principe même d'élections professionnelles.

Qui voterait ?
- Les artistes-auteurs professionnels. Par contre, là ou vous mettez des critères de professionnalité uniquement sur le revenu (ce qui était le cas pour notre protection sociale), ce seul critère ne saurait suffire, puisque nombre d'auteurs professionnels sont trop précarisés. Vous trouverez des propositions à ce propos dans le rapport Racine.

C'est assez amusant de voir que vous ne répondez nullement sur le fond, du problème
Oui, j'affirme que nous représenter est l'affaire d'associations professionnelles et de syndicats.
Oui, j'affirme que des élections sont le seul moyen d'établir une véritable représentativité.
Oui, j'affirme qu'une indépendance de financement est une condition indispensable à une défense sereine de nos intérêts.
En affirmant cela, je ne fais que... demander à ce que nous soyons traités comme l'ensemble des professionnels de ce pays. C'est là ce que vous appelez une tyrannie ?
Comment appelleriez vous, dès lors, le système actuel ?

Ah, et je ne parle ni pour la ligue ni le CAAP, même si j'en suis membre, j'ai aussi été membre de la Charte des Auteurs Illustrateurs et même de la SGDL. Et si vous voulez tout savoir, je suis aussi sociétaire de la SOFIA, de l'ADAGP et de la SACD. Enfin, on notera qu'il y a mon nom, en haut de ce commentaire, et de cette tribune...

Antoine

22/03/2021 à 12:34

Merci pour cette tribune car d'un point de vue extérieur cette demande a l'air totalement légitime. Ca doit bien arranger les maisons d'édition de ne pas avoir de syndicats en face d'eux!

Barabaramachin

22/03/2021 à 13:12

Il y a tellement de morgue dans votre message que vous ne faites que donner plus de crédit à l'article. Merci !

Adrien TOMAS

22/03/2021 à 13:22

Marrant, ce commentaire reprend EXACTEMENT les arguments démolis un par un dans la tribune ci-dessus, comme si les répéter ad nauseam leur insufflait à nouveau un peu de vie...

Mais non, ça ne prend pas.

Demander des élections démocratiques au sein d'une population de professionnels n'a rien de tyrannique, c'est même l'exact inverse.

Les "réussites" négociées par le CPE ne sont en rien une garantie future (on note qu'on ne parle d'ailleurs pas là de l'impression à la demande qui, grâce aux excellentes négociations (non) peut être considérée comme de l'exploitation et donc, empêcher de rendre leurs droits aux auteurs lorsque le titre n'est plus commercialisé...).

La réalité c'est que cette démocratie est empêchée par celles et ceux qui s'y opposent, et qui se retrouvent au CPE. Coïncidence ?

Marie

23/03/2021 à 00:06

Permettez-moi une question naïve, mais la Ligue des auteurs, qui parle beaucoup et très fort, qu'a t elle obtenu, concrètement, pour les auteurs depuis sa création ? Le CPE, la SGDL, tout le monde connaît et sait ce qu'ils ont obtenu depuis 30 ans, mais la Ligue, je serais bien incapable de citer une mesure...
Tapper sur ses voisins ça n'a jamais suffi à faire un programme électoral. Il faut des résultats. Pouvez-vous m'éclairer ? Merci.

Thomas Fouchault

23/03/2021 à 09:53

Permettez-moi de vous répondre aussi naïvement en vous renvoyant au bilan de la Ligue : https://ligue.auteurs.pro/wp-content/uploads/2021/03/bilan-de-la-ligue-des-auteurs-professionnels.pdf
Vous y trouverez, je suis sûr, de quoi satisfaire votre curiosité.

Plus sérieusement, vous n’êtes pas sans ignorer une différence d'histoire entre la Ligue (créée en 2018), le CPE (créé en 1979) et la SGDL (fondée en 1838)… Dois-je aussi mentionner les différences de budget et de moyens humains alloués à chacune de ces organisations ?

Et pourtant, la Ligue est montée sur le devant de la scène et a fait énormément pour tous ses adhérents depuis sa création : veille juridique, assistance individualisée, contrat de commande équitable, mise en lumière des enjeux brûlants de la profession, émissions bimensuelles d’échange et de vulgarisation, actions commune avec d’autres organisations professionnelles… sans compter le lancement de la mission Racine et la mobilisation pour que son rapport ne soit pas enterré aussi sec.

Pas mal pour une organisation partie de 0 il y a deux ans et demi ?

Bref, pas besoin de « taper sur ses voisins » (ni d’attendre 2048 pour comparer les bilans 30 ans plus tard) pour avoir une légitimité. Organisons des élections professionnelles et on verra bien qui portera les avancées pour les artistes-auteurs.

La Ligue

22/03/2021 à 21:34

Élève studieux et appliqué. A bien appris sa leçon et la récite sans faute. C'est bien. Un bon point...

OGC'est pas vrai

22/03/2021 à 22:21

"Quel est l’intérêt objectif pour un OGC que les artistes-auteurs et autrices aient un meilleur accès à la protection sociale ? Aucun.", dites-vous.

Etes-vous au courant, cher Frédéric Maupomé, que la SOFIA prend en charge chaque année 50% de vos cotisations de retraite complémentaire ?... Soyez sérieux si vous voulez être pris au sérieux...

Frédéric Maupomé

23/03/2021 à 14:04

Oui, je le sais. C'est inscrit dans la loi de création, ce n'est pas issu d'une volonté des OGC.

De toute façon, la question d'un bon accès à la protection sociale ne saurait se limiter à cette seule participation financière. (issue du droit de prêt). Qu'en est-il des congés maternités, des indemnités maladies, etc. ?

Enfin, vous oubliez que les artistes auteurs ne sont pas tous des auteurs du livre. (pour rappel, puisque vous faites semblant de l'oublier, il faut 50% des revenus issus du livre pour que la SOFIA participe, cela concerne, si je ne me trompe, environ 4000 personnes).

Contrairement à vous, qui trollez péniblement, je suis sérieux.

Barbaratruc

23/03/2021 à 04:49

Plus sérieusement, je ne conteste pas en soi l'idée d'élections professionnelles mais la méthode qui consisterait à les organiser à marche forcée, obligeant toutes les organisations qui voudraient se présenter à changer leurs statuts, leur manière de fonctionner, leur rapport à leurs adhérents sans prendre le temps de la réflexion. Bref, en voulant imposant votre agenda, vos analyses, vos solutions et vos idées à toute force et immédiatement (c'est cet aspect coercitif que je trouve tyrannique) alors que les discussions ont montré que tel n'est pas actuellement le souhait de tous les auteurs, loin d'être tous "professionnels" (une notion qui reste effectivement à définir) mais qui veulent néanmoins être représentés.
Et ce sont ces méthodes (attaques à boulets rouges, dénigrement), à mon avis, qui vous rendent inaudibles et contre-productifs alors que vous défendez un projet en soi respectable et avez déjà fait bouger les lignes. Mettons-nous autour de la table ensemble, le temps des discussions n'est pas fini et la diplomatie vaut à mon sens mieux que la guerre – à moins de vouloir tout balayer. Parce qu'au fond, je crois que nous poursuivons le même objectif : améliorer les conditions d'exercice et de vie des créateurs. Pas de la même façon mais il faut de tout pour faire un monde.

Frédéric Maupomé

24/03/2021 à 19:49

La notion de "marche forcée" prête à sourire. Le rapport Racine a plus d'un an, et chacun des acteurs en place a, depuis qu'il est sorti, tout fait pour enterrer l'idée même d'élections professionnelles. Si tout d'un coup vous n'y êtes plus hostile, c'est une avancée significative dont je me réjouis.

Quand aux changement de statuts, d'une part, je ne suis pas responsable de la loi qui oblige les organisations professionnelles a avoir des statuts particuliers, d'autre part, ces statuts ne sont pas là sans raison. Si les organisations professionnelles ne doivent avoir pour seul objet que la défense des intérêts des professionnels c'est pour éviter le plus possible les conflits d'intérêts.

Enfin, vous avez beau répéter à l'envie que ce message est inaudible (mais j'imagine que vous cherchez plutôt à attaquer la ligue le CAAP que moi à travers cette pique) cela n'en fait pas une vérité. Je vous accorde cependant, que certaines revendications de la ligue, par exemple, ne trouvent pas d'écho au niveau du ministère de la culture, peut-être est-ce du aux lobbies très actifs qui sont contre (rappelons nous que le SNE voudrait influencer les élections pour que soit ceux qui l'arrangent qui gagnent) peut-être est-ce aussi du au fait que le ministère à choisi ses interlocuteurs qui l'arrangent !

Elisa Villebrun

23/03/2021 à 09:01

L’article ne demande rien d’autre que la démocratie sociale comme pour tous les autres travailleurs. Rien de plus.

Elle pourra être plurielle et diverse, il y a de la place pour tout le monde mais l’important c’est qu’elle sera élue.

Même s’il est complexe, le sujet de la représentation professionnelle devrait être le premier sur la table.

Hélène

23/03/2021 à 14:10

Bonjour,
Je suis autrice et sincèrement, ces élections professionnelles, je m'en moque comme de l'an 40, comme nombre d'auteurs et autrices autour de moi. Chacun est représenté par qui il veut et adhère aux organisations qu'il souhaite. Ce que j'attends, en tant qu'autrice, ce sont des améliorations concrètes : des taux minimum, des à-valoir qui ne soient pas ridicules... Pour le reste, ce ne sont que guerres d'égo... Les organisations professionnelles et syndicats feraient mieux de se battre pour les auteurs, plutôt que pour se disputer des places...

LOL

24/03/2021 à 07:10

Le problème est que pour avoir les droits que vous espérez, vous devez avoir quelqu'un qui se bat pour vous (puisque les auteurs seuls n'arrivent pas à bloquer le système, sinon ça se serait plié depuis longtemps).

Or, le gouvernement (aux ordres de grands éditeurs, comme Gallimard & Co) ne VEUT pas que les auteurs soient représentés, arguant du fait que certaines organisations, AUTO-PROCLAMÉES représentants des auteurs, existent déjà.

Bref, il y a juste négation du travail des auteurs,, puisqu'en France, le droit de voter pour ses représentants (mêmes si c'est verrouillé par la loi de 1946 fixant ad vitam aeternam les organisations représentatives, ce qui est le meilleur moyen de dégoûter le salarié moyen de voter, mais c'est un autre problème) fait partie des droits du travailleur.

Donc les auteurs ne sont pas des travailleurs, ce qui a été dit explicitement par Bachelot (dont on peut au moins reconnaître le mérite d'avoir dit tout haut ce que tout ce petit monde pense tout bas).

Bref, vos aspirations, vous pourrez vous asseoir dessus, pour le plus grand bien des éditeurs (les petits suivent les grands et ça les arrange bien) et votre plus grand malheur. Quand on ne représente rien, on peut vous essuyez les pieds sur la figure, sans que personne n'y trouve à redire.

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Cette 12e édition d’Époque, festival et salon du livre de Caen, fera la part belle au voyage et à l’ailleurs, sans se départir de son identité : éclairer les grands sujets de notre temps.

26/05/2026, 17:02

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En librairie, la profusion de nouveautés rend-elle le fonds invisible ?

La nouveauté domine-t-elle désormais trop fortement l’économie de la librairie ? Dans cette analyse, Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, analyse le ralentissement du réassort du fonds, moins comme un désintérêt des libraires que comme le symptôme d’un marché sous tension, pris entre trésoreries fragilisées, rotation ralentie, surproduction et pression permanente de l’actualité éditoriale.

22/05/2026, 09:06

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La crise Grasset “exige du discernement : chaque contrat est différent, chaque situation unique”

La crise Grasset dépasse le tumulte médiatique : elle interroge le lien intime entre auteurs, éditeurs et contrats. Dans un texte qu'elle adresse à ActuaLitté, Liliane de Carvalho appelle au discernement juridique. Rapporteure de la réforme du contrat d’édition numérique 2013 et spécialiste de la propriété intellectuelle, elle invite à examiner les situations au cas par cas et refuse les réponses automatiques. 

15/05/2026, 17:33

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“Un enfant ne regarde pas une saison. Il la vit”

Entre ville et campagne, enfance et parentalité, Alexandra MacCorvus interroge notre rapport aux saisons. À travers les gestes simples d’une vie de famille — récolter des pommes, sentir l’air changer, attendre les fêtes — il rappelle que le temps ne se mesure pas seulement au calendrier : il se ressent, se partage et se transmet dans l’émerveillement quotidien. Elle vient de publier Beltane, chez Piktos jeunesse.

15/05/2026, 15:19

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L’odeur des livres ardéchois ne plairait-elle pas aux Parisiens ?

Depuis l’Ardèche, Fabienne De Dyn défend une édition indépendante, lente et vivante, trop souvent ignorée par Paris. Un appel à ouvrir les librairies, les chroniques et les salons aux livres venus des territoires.

11/05/2026, 14:32

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Les livres qui veulent vous réparer vous détruisent

L'auteur Charles Garatynski interroge l’essor d’une littérature dite thérapeutique, pensée pour réparer, rassurer ou réconcilier le lecteur avec lui-même. À rebours des promesses de consolation, il défend une littérature de l’inconfort, capable non de guérir la souffrance, mais de lui donner une forme, une langue et une dignité.

11/05/2026, 13:35

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Écrire un roman ? Je n'attendais que ça

9 Octobre 2018 : Un brin soûl de quelques mignonnettes de whisky enchaînées dans l’avion — bien loin tout de même des outrances d’Ange Delagrive, je rissole sur le tarmac de l’aéroport international de Fa’a'ā en attendant mes bagages. Par Arnaud Garnier.

06/05/2026, 11:07

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Pourquoi le Tarot de Wirth fascine-t-il encore ?

Réduit à la divination, le tarot de Wirth perd sa singularité. Redessiné il y a un siècle par l’occultiste Oswald Wirth, ce jeu puise dans l’Égypte ancienne, la kabbale, le pythagorisme et l’alchimie. Autrice du livre Lire le tarot avec l'Oswald Wirth (éditions Trajectoire) Régine Brzesc-Colonges en éclaire chaque arcane, entre traditions initiatiques, mythes et symboles, pour rappeler la portée spirituelle d’un tarot pensé comme science de l’âme.

04/05/2026, 16:34

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Ce que les guerres de Poutine, Trump et Netanyahu laissent aux vivants

Trump, Poutine, Netanyahu, Macron, Merz, Kagame, von der Leyen. Vous qui faites la guerre, la prolongez, la financez, ou en préparez de nouvelles. Vous qui lisez des projections de pertes acceptables. Certains d'entre vous, du moins. Il existe des hommes et des femmes qui ont regardé en face ce que vous produisez. Pas depuis un bureau. Ce sont des romanciers.

02/05/2026, 09:52

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10 idées reçues sur l’édition qui sabordent votre projet de livre

Publier un livre reste entouré d’illusions tenaces, entre promesses de succès fulgurant et doutes paralysants. À rebours de ces représentations, Nathalie Philippe démonte, avec précision et sans complaisance, les principaux mythes qui freinent ou déforment le passage à l’écriture. De la légitimité à l’autoédition, l'éditrice et fondatrice de La Sirène aux Yeux Verts éditions remet l'église au centre du village. 

26/04/2026, 19:03

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Esthétique du dévoilement : faire politiquement de la littérature

Le travail de Michael Roch s’inscrit dans celui d'une génération d’auteurs cherchant à renouveler les formes narratives pour mieux rendre compte des réalités politiques et culturelles du monde contemporain. Dans ce texte, il défend une « esthétique du dévoilement » qui rompt avec les formes héritées et revendique une littérature qui nomme, explicite et engage le lecteur face aux mécanismes de domination.

21/04/2026, 16:22

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“Entendre le peuple ? Mais à quoi bon : nous savions très bien ce qu’il lui fallait”

Sous couvert de réforme administrative, la transformation annoncée de la Sécurité sociale des artistes-auteurs ravive un vieux soupçon : celui d’un pouvoir qui consulte sans jamais infléchir ses décisions. Entre continuité assumée des pratiques, marginalisation des représentants élus et contournement du cadre législatif, le récit d’une modernisation tourne à la critique d’un système fermé sur lui-même. Lady En Passant quelque chose à nous en dire.

19/04/2026, 14:34

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Grasset à l'ère Bolloré : “Ce n’est pas une coïncidence, c’est une méthode”

ANALYSE – La séquence ouverte par la reprise en main de Grasset, au sein d’un groupe lui-même intégré à l’écosystème constitué par Vincent Bolloré, s’inscrit dans une logique désormais identifiée au-delà du seul cas français. Le rapport Right to Write de la Fédération des scénaristes d’Europe décrit précisément ces configurations, où concentration des médias, recomposition des directions culturelles et transformation des conditions éditoriales convergent vers un même objectif : encadrer les récits en circulation dans l’espace public.

19/04/2026, 12:26

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“Le livre ne produit plus de la pensée, il produit un message”

Concentration capitalistique, soupçons d’alignement idéologique et rupture avec une tradition éditoriale pluraliste : la mise à l’écart d’Olivier Nora après vingt-six ans à la tête de Grasset agit comme un révélateur. Thibault Leonard, fondateur de Primento, analyse cette recomposition du paysage du livre interrogeant l’indépendance des catalogues et, au-delà, le rôle démocratique de l’édition. 

19/04/2026, 12:02

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“Ce que l’affaire Olivier Nora m’inspire en tant qu’éditrice indépendante”

« Après Grasset, à qui le tour ? » La question que pose Sophie Caillat, présidente des éditions du Faubourg, maison indépendante, a quelque chose de piquant. Mais elle donne surtout l’occasion de partager quelques remarques, formulées dans un post et que nous reproduisons ici avec son autorisation. 

18/04/2026, 10:51

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Auteurs et groupe Hachette : partir est possible, mais juridiquement contraint

Bolloré a encore frappé. Mardi 14 avril restera dans les annales du groupe Hachette Livre : Olivier Nora, homme « charismatique » comme le souligne Le Monde, à sa tête depuis plus de vingt ans, s’est fait évincer par le groupe Bolloré. Un très grand nombre d’auteurs et d’éditeurs ont vite réagi et montré publiquement leur soutien et leur mécontentement : ils veulent partir. Mais ce n’est pas si simple que ça…

16/04/2026, 10:49

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“74 % des Français considèrent les hommes politiques comme corrompus”

Comment, diable, peut-on se lever un matin et, « en se rasant », avoir l’idée de créer un jeu sur la politique, à l’heure où (presque) plus personne n’y croit ? Oser s’amuser de la rubrique « faits divers » de la vie publique, alors que, H24 7/7, le monde entier la commente sur le zinc des plateaux et des réseaux ? Et qui plus est, préciser en gros et en gras, que ce nouveau jeu satirique ne s’adresse qu’« aux pourris uniquement » ?

16/04/2026, 10:32

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La Complainte des Boîtes à Livres : “Nous ne voulons plus nous taire”

Durant une trentaine d’années passées dans le monde du livre, Laurence H. aura exercé différents métiers en diffusion, distribution et peut-être d’autres encore. Depuis quelque temps, elle a rejoint le monde professionnel du spectacle vivant. Mais elle renoue parfois, et volontiers, avec l’édition. « Et vous êtes un de ces liens », écrit-elle à ActuaLitté. Elle nous adresse un texte, « une saute d’humeur en quelque sorte ».

14/04/2026, 14:31

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Ebook : Thotario instaure un droit de suite pour les oeuvres numériques

Le numérique a transformé l’accès aux œuvres, mais a figé leur circulation économique. Livres numériques et jeux vidéo restent enfermés dans des droits d’usage, sans véritable marché secondaire. En s’appuyant sur un système de revente encadrée et de rémunération continue des créateurs, Thotario propose un modèle inédit, à la croisée du droit, de la technologie et des usages culturels. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

14/04/2026, 12:23

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Marché du livre au 1er trimestre 2026 : ce que disent les chiffres

Les ventes de livres reculent en ce début d’année 2026, mais le phénomène dépasse la simple baisse conjoncturelle. Derrière les chiffres du premier trimestre, un basculement s’opère : les lecteurs achètent moins, arbitrent davantage et redéfinissent la hiérarchie des titres. Le marché entre dans une phase plus sélective, où visibilité, recommandation et justesse éditoriale deviennent décisives. Par Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco.

10/04/2026, 09:31

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“Moins de publications !” : Jeanne & Juliette, le pari d’un modèle éditorial différent

Après plusieurs années passées au sein de Media Participations, Jeanne & Juliette choisit de retrouver une pleine autonomie éditoriale. Une décision mûrie, moins comme une rupture que comme un recentrage, afin de poursuivre son développement avec justesse, exigence et une relation toujours plus directe avec ses lecteurs. Par Virginie Bégaudeau, fondatrice.

31/03/2026, 12:35

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Thotario mise sur l’Europe pour changer le destin du livre numérique

À force de confier nos bibliothèques dématérialisées à des silos fermés, nous avons fini par prendre l’impuissance pour une loi naturelle. Clic après clic, achat après achat, la culture numérique s’est laissée border par des interfaces venues d’ailleurs. Puis surgit une jeune pousse française qui ne demande pas la permission : elle attaque la circulation des œuvres, la revente, la valeur, et, derrière tout cela, une vieille question européenne restée sans réponse. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

30/03/2026, 13:03

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“Lire dans le bain n’est pas dangereux (sauf si tu t’endors)”

À Bruxelles, la 55e Foire du livre érige le papier en acte de résistance. Sous le mot d’ordre « défier le futur », le livre s’affirme sans cookies, sans surveillance, sans algorithmes. Objet autonome, il protège l’anonymat, échappe aux mises à jour et refuse l’économie de l’attention. Lire devient alors un choix, presque un manifeste, face aux logiques numériques dominantes. Voici une déclaration d'amour à la lecture, que nous adresse la Foire...

28/03/2026, 10:08

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Bécherel 2026 : “Ni vrai ni faux”, une fête du livre à l’épreuve du réel

Organisée par la Maison du livre, équipement culturel de Rennes Métropole situé en milieu rural, la fête du livre se déroule durant 3 jours à Bécherel, 700 habitants, première Cité du livre créée en France en 1989. Valérie Auvergne, directrice de la Maison du livre nous raconte cet événement.

26/03/2026, 17:08

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Rapprocher le numérique des librairies locales : la nouvelle bataille du livre

On nous a vendu le numérique comme une autoroute sans péage, un horizon lisse où l’œuvre filerait sans frottement du serveur au lecteur. Puis les centres-villes ont vu passer les flux sans toujours en voir la couleur. Dans cette friction entre écran et trottoir, Thotario avance une idée plus subversive qu’il n’y paraît : et si la modernité du livre consistait moins à effacer les librairies qu’à les reconnecter au cœur de la circulation culturelle ? Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

23/03/2026, 11:25

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“Auteurs, renversons les tables de dédicaces !”

Dans les allées bien rangées des Salons du Livre, quelque chose grince. Sous les nappes tirées au cordeau, entre piles calibrées et sourires de circonstance, l’auteur se fige, assigné à résidence derrière sa propre œuvre. Puis surgit François Belley, pirate en embuscade, qui dynamite le décor : assez de cette comédie marchande. Place au désordre créatif, au corps-à-corps avec les lecteurs, à la table qu’on renverse enfin. Par François Belley, écrivain-pirate.

22/03/2026, 09:51

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Auteurs autoédités : le marché caché qui peut rebattre les cartes

Dans les vitrines du numérique, tout semble simple : publier, vendre, encaisser. Puis le décor se fissure. Derrière la promesse d’émancipation, l’auteur indépendant découvre des rails déjà posés, des dépendances discrètes, une liberté sous conditions. C’est dans cette zone grise, entre euphorie créative et capture de valeur, que Thotario tente de planter son drapeau — avec l’odeur très concrète d’un rapport de force qui change de camp. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

19/03/2026, 15:44

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Salon du Livre Genève : Lire et vivre le monde

Pour sa 40e édition organisée du 18 au 22 mars à Palexpo, le salon du livre de Genève affirme plus que jamais sa vocation : faire de la littérature un espace de dialogue avec les grands enjeux contemporains, entre débats d’idées, circulation internationale des voix et réflexion sur les mutations du livre. ActuaLitté ouvre ses colonnes au Salon du Livre de Genève pour une carte blanche autour de sa programmation.

 

18/03/2026, 17:55

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Orwell, Michelin et la tyrannie de l'excellence

Orwell avait raison Après presque un siècle, sa description des cuisines parisiennes des années 1930 trouve un écho glaçant dans l'actualité culinaire de mars 2026.

18/03/2026, 12:08

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Auteurs autoédités : pourquoi Amazon ne suffit plus pour vivre de ses livres

Le numérique avait promis l’émancipation ; il a surtout dressé des péages partout. Derrière l’écran lisse, des auteurs comptent des pages lues, mendient une mise en avant, regardent filer la marge et le lecteur avec. Dans cette foire aux algorithmes, Thotario entre comme un démonteur de machine : pas pour repeindre la cage, mais pour rouvrir les issues et rendre aux créateurs un territoire qu’ils avaient cessé d’habiter. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

09/03/2026, 13:58

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Affaire Grasset : Laure Darcos et Sylvie Robert avancent une “clause de confiance”

Elles forment un tandem sénatorial très actif sur les questions culturelles, et plus particulièrement les sujets relatifs au livre. Laure Darcos, sénatrice de l'Essonne (Les Indépendants - République et Territoires) et Sylvie Robert, sénatrice d'Ille-et-Vilaine (Socialiste, Écologiste et Républicain) et vice-présidente du Sénat, évoquent leur proposition de loi sur le contrat d'édition, la lutte contre la concentration du secteur, et dressent aussi un premier bilan du sort réservé à la culture sous les mandats d'Emmanuel Macron.

09/06/2026, 16:20

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“Rimbaud nous demande justement de repenser ce qu’est la modernité”

Avec son Découvrir Rimbaud aux Éditions sociales, Alix Stéphan relit le poète à travers l’histoire, la révolution et les lignes politiques de son œuvre. De l’opacité des textes aux héritages décoloniaux, du refus du travail aux rapports de domination, elle défend une lecture située de Rimbaud, attentive au contexte sans épuiser le mystère des poèmes. Propos recueillis par Vivian Petit.

09/06/2026, 12:28

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La Goutte créative : une maison indépendante mise sur le livre vivant

Fondée par Charlotte Cruz et Chilly Charly, La Goutte Créative rejoint le réseau de diffusion et de distribution de DG Diffusion. La jeune maison indépendante défend un catalogue à la croisée des sagesses du monde, de l’imaginaire, de la transmission et du développement personnel. Charlotte Cruz y voit surtout un moyen d’élargir la portée d’un projet éditorial fondé sur l’éthique, l’écologie et le lien direct avec les lecteurs.

08/06/2026, 17:01

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Mineurs, nudité, algorithmes : Apple et Google sommés de protéger l'enfance

Lors de la London Tech Week, le Premier ministre du Royaume-Uni a sommé les entreprises technologiques de bloquer, sur les appareils utilisés par des mineurs, l’envoi et la réception d’images sexuellement explicites. Derrière l’urgence de protection, les livres déplacent le débat : consentement, honte, cyberviolence, économie de l’image, surveillance et responsabilité des adultes.

08/06/2026, 14:36

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Une taxe pour aider l'édition : le blanc-sain très sélectif du SNE

Le Syndicat national de l’édition n’a rien contre les prélèvements. Il a simplement ses pudeurs. Quand l’argent remonte vers les auteurs et les éditeurs, le vocabulaire se fait noble : rémunération, compensation, gestion collective, partage de la valeur. Quand il risque de redescendre vers les librairies indépendantes, les éditeurs fragiles ou les auteurs, le ton change. Le même geste devient un « réflexe » qui ne serait « pas forcément sain ». Mais alors, à quel sain se vouer ?

08/06/2026, 12:28

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“Paris, place forte du commerce des droits internationaux”

Quatre ans après son lancement, le Paris Book Market s’impose comme un rendez-vous majeur du commerce international des droits. Pierre Astier et Laure Pécher saluent ce succès dans un texte adressé à ActuaLitté... Tout en appelant à ouvrir plus largement l’événement aux agents, scouts et professionnels étrangers qui gravitent déjà autour de la place parisienne.

08/06/2026, 11:47

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Hiro Mashima à l’honneur : Amiens célèbre les 20 ans de Fairy Tail

Un arbre suspendu au-dessus d’un îlot rocheux, la guilde de Fairy Tail reconstituée à taille réelle, des fac-similés de planches et des croquis de travail : aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, l’exposition Fairy Tail, une épopée draconique propose une traversée de l’univers créé par Hiro Mashima. Un parcours qui s’intéresse autant à l’imaginaire de la série qu’à sa fabrication.

 

07/06/2026, 19:26

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“Je suis plus français que toi, parce que moi, j’ai choisi” : dans les allées de Passeurs de Livres

Au festival Passeurs de Livres, il y a les grands rendez-vous annoncés, les conférences, les auteurs attendus, les maisons mises à l’honneur. Et puis il y a les allées. Les tables serrées sous le chapiteau, les livres empilés, les affiches accrochées aux grilles, les auteurs qui se lèvent pour présenter un roman, un témoignage, une vie. C’est là aussi que se raconte une partie de cette édition 2026, consacrée aux « Difficiles libertés ».

07/06/2026, 09:30

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Emil Ferris : les monstres ont pris leurs quartiers à Amiens

Aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, Les Monstres d’Emil Ferris fait dialoguer Moi, ce que j’aime, c’est les monstres avec la collection du Frac Picardie. Le parcours explore le journal intime, le polar, le gothique, Chicago, la Shoah ou encore la puissance féministe d’une œuvre où les monstres deviennent une façon de lire le monde.

06/06/2026, 19:46

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Richard Sebag et Patrick Aurignac, anciens du grand banditisme, se racontent

Deux anciens détenus témoignent qu’une autre vie reste possible, même après les foyers, les braquages, les centrales, les années de prison et les retours presque impossibles. Au festival Passeurs de Livres, à Alès, Richard Sebag et Patrick Aurignac présentent chacun un récit autobiographique : Quelques lumières sur le chemin pour le premier, Mes chemins de travers pour le second, tous deux publiés par la maison nîmoise Nombre7. Ils parlent sans fard de leurs parcours, de leurs erreurs, de la violence, mais aussi des mains tendues qui ont permis la sortie.

06/06/2026, 13:00

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Tom Gauld à Amiens : les bibliothécaires n’ont pas dit leur dernier mot

À la bibliothèque Louis Aragon, dans le cadre des RDVBD 2026, La Revanche des bibliothécaires déploie l’univers de Tom Gauld avec une élégance rare. Le dessinateur écossais y confirme ce talent singulier : faire rire avec trois traits, un sens parfait du décalage et une culture graphique qui ne pèse jamais. Une exposition vive, malicieuse et profondément réjouissante.

05/06/2026, 18:41

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Le livre survivra-t-il à l’économie de l’instant ?

Guilhem Méric, auteur de romans de l’imaginaire, analyse les difficultés croissantes du monde du livre. Entre baisse des ventes, concurrence des écrans et transformation des usages culturels, il alerte sur une crise de l’attention qui touche aujourd’hui toute la chaîne de l’édition.

05/06/2026, 16:57

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Mickey à Amiens : la souris de Walt Disney sort de sa boîte

À la Maison de la Culture d’Amiens, les 30es Rendez-Vous de la Bande Dessinée accueillent « Mickey, tout a commencé par une souris ». L’exposition du Fonds Glénat, visible du 5 juin au 14 septembre 2026, remonte le fil d’une icône née au cinéma, passée par la presse et devenue, vitrine après vitrine, une petite machine à souvenirs.

05/06/2026, 15:32

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Pompier volontaire, autrice, éditrice : l’incroyable trajectoire de Fanny Destenay

Il y a des parcours qui avancent par bifurcations successives, mais toujours dans la même direction. Chez Fanny Destenay, l’énergie frappe d’abord : ancienne professionnelle de l’hôtellerie, passée, entre autres, par les pompiers volontaires, puis par la politique, l’écriture, les réseaux sociaux, les livres jeunesse et désormais l’édition, elle donne l’impression de transformer chaque expérience en terrain d’action.

05/06/2026, 15:10

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“Les Grecs et les Romains nous apprennent l’esprit critique”

Marraine de la 5e édition de Passeurs de Livres, à Alès, Laure de Chantal y revient avec un attachement particulier. Normalienne, agrégée de lettres classiques, directrice de plusieurs collections aux Belles Lettres, autrice de nombreux ouvrages sur l’Antiquité, la mythologie et la langue française, elle voit dans ce festival un lieu où se rejoignent deux fidélités : les livres et les Cévennes.

04/06/2026, 18:11

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Librairie indépendante : derrière le récit héroïque, une brutale réalité économique

En 2024, David Piovesan proposait une analyse des Rencontres nationales de la librairie, qui s'étaient déroulées à Strasbourg : désormais, le marché de la librairie se relit sous un jour plus politique. Les libraires ont bâti un récit collectif puissant face aux plateformes. Reste une épreuve plus rude : convertir cette identité professionnelle en modèle économique durable.

04/06/2026, 16:55

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Passeurs de Livres : le pari des sciences humaines au cœur des Cévennes

Jeudi 4 juin au matin, avenue Carnot, le festival n’a pas encore ouvert officiellement au public. Les stands achèvent de se monter, certains exposants prennent leurs marques, l’équipe règle les derniers détails techniques - jusqu’à ce compteur de visiteurs qu’il faut encore retrouver pour suivre au plus juste la fréquentation du salon. Malgré l’effervescence des derniers préparatifs, Franck Belloir, directeur du festival Passeurs de Livres, a pris le temps de nous répondre.

04/06/2026, 16:30

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L'union fera-t-elle la force des librairies indépendantes ?

La vente en ligne a changé d’échelle. Pour rester visibles, les librairies indépendantes doivent-

elles construire une puissance collective ? Renny Aupetit, propriétaire de la librairie Le Comptoir des Lettres (Paris, 5e), pose la question.

04/06/2026, 11:47

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Darwin et les bas-bleus : entretien avec Françoise Lavocat

Paru en mai 2026 aux éditions Station Zapata, Darwin et les bas-bleus, de Françoise Lavocat, nous plonge dans le monde politique et littéraire de la première moitié du XIXe siècle.

02/06/2026, 15:44

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Rochefort et les tristesses de l’enfance de Pierre Loti

Les petites poupées, collées sur des morceaux de carton, sont si minuscules, si délicates, qu’elles semblent n’exister que par la fantaisie d’un enfant : des nuages soufflés par le rêve, fragiles comme les bateaux des pêcheurs bretons qui naviguaient pendant des mois dans la brume, autour de l’Islande.

02/06/2026, 11:10

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“Je ne regrette aucun message” : Tommaso Debenedetti, 15 ans à inventer la mort d'écrivains

Il affirme être Tommaso Debenedetti, faussaire médiatique passé des fausses interviews littéraires aux fausses annonces de décès d’écrivains. Dans cet entretien (réalisé par email), où l’identité même de l’interlocuteur impose une prudente réserve, il revendique ses canulars comme une enquête permanente sur la crédulité des médias, l’autorité des institutions et la puissance émotionnelle de la mort à l’ère des réseaux sociaux.

02/06/2026, 10:39

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Gilles Francescano veut “offrir au monde de l’imaginaire le plus beau des festivals”

Directeur artistique des Imaginales depuis quatre ans, et acteur de l'événement depuis toujours, Gilles Francescano dresse un premier bilan de cette édition consacrée au thème « Alter ego ». Entre affluence, chaleur exceptionnelle, place de l’autre, relation gémellaire, accessibilité et avenir du festival, il défend une ambition claire : faire des Imaginales un lieu de pensée libre, d’accueil et de circulation entre les auteurs, les publics et la ville.

01/06/2026, 16:07

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Uranium, spectres et totalitarisme : le roman tchèque qui secoue les Imaginales 

Aux Imaginales, la Tchèque Lenka Elbe présentait Uranova, son premier roman, publié en français aux Forges de Vulcain dans une traduction d’Eurydice Antolin. Un livre ambitieux, impressionnant, difficile à ranger dans une seule case : enquête, roman d’amour endeuillé, récit politique, horreur, fantastique, humour noir, mémoire familiale et histoire tchèque s’y contaminent sans cesse. Au centre, une ville réelle : Jáchymov.

31/05/2026, 18:45

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Christopher Bouix, coup de coeur 2026 : “La littérature doit mordre ou griffer”

Coup de cœur des Imaginales 2026, Christopher Bouix arrive à Épinal avec une œuvre déjà multiple : un triptyque d’anticipation sur l’intelligence artificielle et les futurs déshumanisés, un roman d’horreur où les enfants massacrent les adultes, un passé d’auteur jeunesse repéré par Netflix, mais aussi un détour plus ancien par l’Antiquité, les textes grecs et latins, Socrate, la démocratie et les sorcières. Rencontre avec un écrivain qui aime les livres noirs, drôles, mordants, et les questions que le futur pose au présent.

31/05/2026, 14:00

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Canicules : quand la France étouffe sous les alertes météo

La France ne connaît pas une canicule généralisée, mais certains départements restent concernés par une vigilance canicule, après un épisode de chaleur inédit pour un mois de mai. Derrière le dôme anticyclonique, la masse d’air subtropicale et le réchauffement climatique, la question météorologique se déplace : non plus seulement combien de degrés, mais quelles vies deviennent plus fragiles sur une planète moins habitable ?

30/05/2026, 16:10

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François Richard : “Vivre est le seul vrai choix”

C’est une épiphanie littéraire. François Richard fait paraître aux éditions du Grand Souffle Division Eidola, le troisième tome de son cycle V I E, qui peut se lire indépendamment des deux précédents bien qu’il en tire les fils narratifs jusqu’au bout de la nuit. Une épiphanie dans laquelle l’auteur manifeste la réalité cachée comme fin de la quête de ses personnages. Exacerbation, comme une bombe à fragmentation, du précepte proustien dans Le Temps retrouvé : « La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c’est la littérature. » Par Olivier Stroh.

29/05/2026, 11:12

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IA et livres : la France protège, mais sait-elle vendre ?

En Corée du Sud, le livre ne se défend plus seulement contre l’IA : il devient une donnée qualifiée, négociable, rémunérée. En France, le législateur avance par un autre chemin, plus contentieux mais décisif : rendre prouvable l’usage des œuvres par les modèles. Entre opt-out, AI Act et présomption d’utilisation, l’industrie du livre quitte l’indignation pure pour entrer dans le dur du rapport de force.

21/05/2026, 13:00

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“Le libraire ne reste peut-être qu’un commerçant”

Tout le secteur du livre s'interroge aujourd'hui sur la place des librairies indépendantes face à la montée de l’extrême droite, le poids du groupe Bolloré dans l’édition et la responsabilité des libraires dans la défense du pluralisme démocratique. Dans ce texte proposé par Christophe Marie, co-gérant de la librairie Au saut du livre, à Joigny, dans l’Yonne, tout un pan de l'industrie du livre est questionné. Et ses clients avec lui.

21/05/2026, 10:21

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“Un potager résilient, c’est être prêt à devenir autonome le jour où c’est nécessaire”

Après une carrière dans l’industrie du jeu vidéo, Didier Flipo a choisi le maraîchage bio, le sol vivant et la transmission. Avec Le Potager résilient, il propose bien plus qu’un guide de jardinage : une réflexion concrète sur l’autonomie, la résilience et notre rapport au vivant. Entre écologie pratique, production de semences, soin des sols et critique des faux conseils circulant en ligne, il défend une approche patiente, pédagogique et profondément ancrée dans le réel. Un entretien où le potager devient aussi une manière de penser le monde contemporain.

20/05/2026, 14:48

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Pour une édition de proximité : Le Cercle ouvert, publier moins pour mieux lire

Avec Le Cercle ouvert, Mathieu Larnaudie et Bertrand Py défendent une maison à la production resserrée, attentive aux auteurs, aux libraires et aux lecteurs. Adossée à Terre Neuve et donc au groupe Albin Michel, elle publiera ses premiers titres le 20 août 2026 autour d’une idée presque révolutionnaire : moins publier pour mieux accompagner les livres et refaire communauté, sans céder sur le catalogue.

19/05/2026, 17:29

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“Acheter un livre dans une librairie indépendante, c’est presque militant”

À Limoges, la librairie jeunesse Rêv’en Pages, ouverte depuis plus de quarante ans, est en redressement judiciaire. Confrontée à la hausse de ses charges et à la baisse du panier moyen, sa gérante, Rachel Faure-Lencroz, cherche à adapter son fonctionnement : changement de transporteur, projet de librairie mobile, développement de la romance, du young adult et de l’occasion.

 

19/05/2026, 12:13

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Xavier Coste : comment 1984 est devenu “le projet de [sa] vie”

À Palaiseau, les planches de Xavier Coste autour de 1984 et du Journal de 1985 dévoilent les coulisses d’une obsession graphique née à l’adolescence. Dans le cadre du salon Dimension, croquis, originaux et reproductions éclairent la construction d’un univers dystopique où l’adaptation devient affaire d’émotion, de fidélité intérieure et de vision.

 

18/05/2026, 17:15

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Après Grasset, Canal+ : quand la critique de Bolloré vaut liste noire

Canal+ a donné un nom à la peur qui traverse désormais l’édition : la liste noire. L'intervention de Maxime Saada, président du directoire de Canal+, qui refuse désormais de travailler avec les 600 personnes ayant signé une petition contre son patron, Vincent Bolloré, introduit une singulière logique de groupe. 

18/05/2026, 13:09

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Murielle Compère-Demarcy : Artaud, le feu du langage

Originaire de Compiègne, très active dans le milieu littéraire, Murielle Compère-Demarcy, qui signe parfois MCDem, dirige depuis 2022 la collection « Présences d’écriture » aux éditions Douro, et rédige de nombreuses chroniques pour diverses revues. Auteure d’une vingtaine de livres, Murielle Compère-Demarcy semble, entre autres, très marquée par Antonin Artaud, auquel elle consacre Alchimiste du soleil pulvérisé en 2019, recueil publié chez Z4. Par Étienne Ruhaud.

18/05/2026, 10:30

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Britannica pillé par ChatGPT : comment Umberto Eco avait prévu ce vertige

Encyclopaedia Britannica et Merriam-Webster poursuivent OpenAI, accusé d’avoir utilisé leurs contenus pour entraîner ChatGPT et de capter leurs lecteurs par des réponses proches de leurs textes. Au-delà du droit d’auteur, l’affaire pose une question qu’Umberto Eco avait placée au cœur du Nom de la rose (trad. Jean-Noël Schifano) : qui garde la bibliothèque, qui classe le savoir, qui vérifie la réponse quand la source disparaît ?

16/05/2026, 11:17

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Quand ActuaLitté se découvre, malgré lui, encarté chez La France Insoumise (LFI)

Un visuel diffusé sur Facebook associe un article d’ActuaLitté consacré au scandale Agessa au logo de La France insoumise. L’exercice entend sans doute servir la cause des artistes-auteurs. Il réussit surtout une (contre)performance graphique plus douteuse : transformer un travail journalistique indépendant en élément de communication politique. 

15/05/2026, 13:01