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La lutte pour l’organisation d’élections professionnelles n’est pas un détail

L'écrivain Frédéric Maupomé vient de signer une tribune évoquant la question des élections professionnelles pour les artistes auteurs. Il nous propose ici un texte mettant à plat toutes les problématiques de ce sujet. Son plaidoyer est proposé en intégralité.

Le 22/03/2021 à 07:57 par Auteur invité

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22/03/2021 à 07:57

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Depuis quelques années, on peut constater des fractures très nettes entre diverses organisations qui se présentent toutes comme défendant les artistes-auteurs et autrices. Le grand public, et parfois même les artistes-auteurs qui ne s’intéressent pas à ces questions peuvent percevoir ces luttes comme des « guéguerres entre associations ». Pourtant la question de la représentativité professionnelle, qui est au cœur de ces dissensions, est une question fondamentale, je dirai même que c’est LA question la plus importante pour notre avenir.

Les politiques, les décideurs, quels qu’ils soient, ont besoin d’interlocuteurs. Ils ont besoin d’interlocuteurs qui amènent des sujets et avec qui négocier. Et même si cela peut paraître abstrait et lointain, qui négocie, qui représente les auteurs a une importance cruciale et des répercussions concrètes dans la vie de tous les jours. Que négocie-t-on dans les conditions contractuelles ? Combien paie-t-on de retraite complémentaire ? Quels revenus sont considérés comme des revenus artistiques ? Comment sont pensées les aides du ministère de la Culture ? Tout cela (et bien d’autres choses) dépend des organisations qui nous représentent.

Légalement, les professionnels doivent être représentés par des organisations professionnelles, qui n’ont qu’un seul objet : « l’étude et la défense des droits, ainsi que des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels » des professionnels. C’est avec ces organismes, dont l’audience doit être mesurée par des élections professionnelles, que doivent se faire les négociations. Vous n’avez pas voté aux élections professionnelles des artistes auteurs ? C’est normal, il n’y en a pas.

Faute d’élection, aujourd’hui, le dialogue social pour les auteurs a été entièrement confisqué par le Conseil Permanent des Écrivains et certains Organismes de gestion collective, de façon visible ou plus subtile. Il est temps que cela change.

Explications et éléments de réflexion ci-dessous :

Que sont les OGC ?

Les Organismes de gestion collective sont des entreprises et des associations qui ont pour but de collecter et répartir de l’argent issu du droit d’auteur à leurs adhérents, qu’ils soient auteurs vivants ou héritiers. Chaque OGC gère un répertoire d’œuvres dans des domaines précis (comme le droit de prêt, notamment, pour la SOFIA).

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Leurs statuts sont divers (société privée, association) leur gouvernance aussi (1 sociétaire une voix pour la SAIF, Suffrage et gouvernance censitaires pour la SACEM – les sociétaires valant de 1 à 16 voix), certaines OGC sont contrôlées par les auteurs (comme l’ADAGP), d’autres à parité entre auteurs et éditeurs (SOFIA, SACEM), cela dépend de leur périmètre. Ces organismes ont une place dans notre écosystème, y adhérer est obligatoire pour toucher certains droits (diffusion télé pour la SACD, par exemple). Les OGC ont également des missions de financement d’actions culturelles.

Mais alors où est le problème ?

Si les OGC ont leur place, et même la légitimité à représenter nos intérêts dans leur domaine de compétence, elles ont, avec le temps, largement dépassé ce cadre et se sont posées en interlocuteur « naturel » du ministère de la Culture, à la fois directement, mais également au sein du Conseil Permanent des Écrivains (le CPE), dans un ensemble de discussions qui n’ont rien à voir avec leur mission d’origine. Et là commencent les (gros) problèmes.

Mais les OGC ont à leur conseil d’administration des artistes auteurs et autrices élus !

Déjà, certains OGC ont des conseils d’administration mixtes auteurs éditeurs. Mais quoi qu’il en soit, les artistes-auteurs élus au CA d’un OGC n’ont en rien mandat pour nous représenter en dehors de ce cadre. Et encore heureux ! Parce que je vous rappelle que l’adhésion aux OGC est obligatoire pour toucher certains droits, aussi, même si je n’ai rien à reprocher à l’ADAGP (c’est un exemple) pour la gestion des droits collectifs, les artistes-auteurs, pour qui j’ai voté et qui sont au CA ne sont pas légitimes pour me représenter dans les discussions sur ma retraite, sur mon statut, etc.

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Tout vote, et tout système de représentation est assorti d’un périmètre de compétence. Votre maire n’a pas son mot à dire sur les programmes de l’Éducation nationale, ce n’est tout simplement pas sa compétence, vous ne l’avez pas élu pour ça.

Autre problème, je suis adhérent à 3 OGC, certains artistes-auteurs ne sont adhérents qu’à un seul. Ma voix vaudrait-elle naturellement 3 fois plus parce que nos activités sont différentes ?

Enfin, tous les OGC ne fonctionnent pas sur un système : 1 personne = 1 voix, et il peut y avoir des conditions de revenus pour accéder au Conseil d’administration.

Oui mais dans le CPE il n’y a pas que des OGC !

C’est vrai. Le CPE c’est une union d’associations culturelles, de fondation, de syndicats et d’OGC qui se présente comme l’interlocuteur « naturel » des éditeurs et des pouvoirs publics (je cite leur site web). Mais naturel au nom de quoi, exactement ? Au nom de rien, en fait. C’est juste « comme ça ». Et si le CPE contient bien des organisations professionnelles, on ne peut pas dire qu’elles sont indépendantes des OGC, qui les financent. Ainsi quand lors de la réunion de présentation de la ministre de la Culture, on lit « des OGC et représentants des auteurs étaient présents », il faut en réalité comprendre : des OGC et le CPE, largement dominé par les OGC, étaient représentés.

Le fonctionnement du CPE a toujours été très opaque : peu de comptes-rendus de réunions, etc. Jamais les auteurs n’ont vraiment entendu parler de ce qui se tramait dans l’envers du décor. Si on regarde son bureau, on note une majorité de salariés… d’organismes de gestion collective ! On a vu le CPE devenir plus revendicatif et transparent à une période quand des auteurs de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse s’y sont investis pleinement.

Mais désormais, certaines organisations l’ont quitté parce qu’elles ne pouvaient pas y porter un certain nombre de sujets importants. Il faut imaginer le déséquilibre énorme entre des auteurs bénévoles qui se retrouvent catapultés dans des instances, sans formation ou connaissance des sujets, et des salariés d’organismes de gestion collective avec des salaires importants. Ça ne veut pas dire que ces salariés pensent à mal, les auteurs sont aussi responsables quand ils les laissent prendre le contrôle.

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Il existe beaucoup d’associations professionnelles qui ne font pas partie du CPE et qui ne sont pas du tout en accord avec lui. Certaines organisations membres du CPE ne sont d’ailleurs pas toujours d’accord non plus, et certains courriers communs sont signés parce que telle association se sent trop petite pour avoir une expression indépendante, pour renvoyer l’ascenseur ou parfois tout simplement parce qu’elles n’osent pas ne pas signer.

Quand le gouvernement décide que le CPE « représente » les auteurs, en ne se basant sur rien de concret, sur aucune élection et quand il ignore ainsi sciemment toutes les autres organisations professionnelles, il y a un vrai problème, et on se rend compte que la situation tient plus de la république bananière que de la démocratie.

Ce n’est pas parce qu’on reçoit des financements qu’on est dépendant !

C’est vrai, et la Ligue des auteurs professionnels reçoit depuis peu un financement de la part de l’ADAGP et de la SOFIA pour sa webémission, décision qui a été prise suite au refus du gouvernement de financer les syndicats. C’est toujours l’éternel problème : comment survivre comme syndicats quand il n’y a pas de financement de dialogue social contrairement aux autres professions ?

Mais la question du financement n’est jamais neutre : on peut se rappeler des déboires de la Guilde des scénaristes, dont le directeur a été poussé de démissionner sous la pression d’une OGC (la SACD) parce qu’elle devenait trop critique des OGC. L’importance du financement des OGC et l’influence que ça leur donne n’ont pas d’ailleurs à être toujours utilisées de manière aussi brutale. Il y a quelques jours, une salariée de la Société des Gens De Lettres (SGDL) tweetait en substance : « Pourquoi taper sur les OGC, les subventions sont nécessaires aux organisations, alors pourquoi ? » On ne mord pas la main qui vous nourrit…

Rares sont les OGC qui ont pris la position de la SOFIA, dont le directeur a affirmé : « Il faut que les associations d’auteurs puissent avoir les moyens d’œuvrer dans l’intérêt des auteurs. C’est pour ça qu’à la SOFIA nous soutenons les associations financièrement, sans aucune contrepartie. Vous avez le droit de dire du mal de la SOFIA. »

Mais les OGC n’ont-ils pas les mêmes intérêts que nous ?

Pas forcément. Les OGC gèrent des flux de droits d’auteurs. Ce sont par nature des acteurs de l’aval, de la diffusion des œuvres. Tout ce qui concerne l’amont, la création et sa rémunération par exemple, ne les concerne pas, de même que tout ce qui est en rapport avec notre régime de protection sociale ou notre statut.

Par exemple, les OGC ont tout à fait les mêmes intérêts que nous pour la transposition en droit français de certains articles de la directive européenne sur les droits d’auteurs (l’idée étant de prendre de l’argent aux plateformes pour rémunérer les créateurs des œuvres utilisées). Par contre, quel est l’intérêt objectif pour un OGC que les artistes-auteurs et autrices aient un meilleur accès à la protection sociale ? Aucun.

Les OGC sont actuellement dans une position de pouvoir, ce sont les interlocuteurs, ce sont eux qui mettent en avant les sujets de leurs choix ! Et ce pouvoir de décision et de maîtrise de l’agenda, ils entendent bien le garder. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont torpillé le rapport Racine. Pour rappel, la SACD a écrit dans une lettre au ministère que l’organisation d’élections professionnelles, c’était « bureaucratique » et « improductif ».

Mais il y a pourtant eu des avancées avec ces représentants !

Oui, mais le passé n’engage pas l’avenir. Et à l’heure où la précarité des artistes auteurs et autrices est de plus en plus prégnante, il nous faut aller de l’avant et nous battre davantage.

Le Syndicat National de l’Édition ne s’y trompe d’ailleurs pas et a, comme le ministère, choisi ses interlocuteurs. Il considère que «le CPE est plus “raisonnable que d’autres”» et entend les « soutenir » dans le but affiché d’influencer d’éventuelles élections professionnelles. Ainsi, le président du Syndicat National de l’Édition disait lors de son AG : « Il faut vraiment essayer à mon sens de continuer à dialoguer avec le CPE, ne serait-ce que pour que les votes dans la nouvelle organisation des auteurs, soient en faveur de la SGDL et du CPE. »

Ce n’est pas pour rien que les OGC et le CPE militent contre le principe d’élections professionnelles. Il y a là des questions de pouvoir et d’argent et si on regarde de près, un très joli jeu de chaises musicales : untel est au ministère, puis passe à la tête d’une organisation, il laissera sa place pour aller dans une autre. On est dans la consanguinité et le conflit d’intérêts permanent. Et sous couvert de « représenter les auteurs » on prend aussi bien soin de soi et de ses amis. Si on s’intéresse à ces questions, il suffit de regarder le CV des personnes qui passent du ministère, à la SGDL, puis dans des organismes de gestion collective… on pourra dire que c’est en lien avec la compétence. Mais on a rarement vu un milieu professionnel avec un entre-soi aussi fort.

Les OGC sont tous des pourris alors ?

Ce n’est pas ce que je dis, ils ont leur raison d’être et leur légitimité dans leur domaine de compétence. Et il ne faut pas non plus penser qu’ils ont tous les mêmes moyens : ces structures sont multiples, les répertoires d’œuvres qu’elles ont en gestion sont complexes et entrent parfois en collision, la gestion collective est un monde bien particulier. La SAIF n’a pas tout à fait le même train de vie que la SACEM ou la SACD (il y a 10 ans, le salaire des dirigeants de la SACEM était de 600.000 € ! le directeur de la SACD a un salaire estimé à 300.000 €, et non, je n’ai pas mis un 0 en trop.)

Alors c’est quoi la solution ?

Aujourd’hui, le ministère a dit qu’il n’y avait « pas de problème de représentativité », mais, il est conscient qu’il ne tient pas la route juridiquement de continuer à nominer les organisations représentatives dans le futur organisme de sécurité sociale. Aussi a-t-il décidé de botter en touche et de faire une « enquête de représentativité ». Quelles en seront les modalités ? Aucune idée. Il est facile pour une organisation de prétendre avoir tant d’adhérents, d’autant plus si on ne différencie pas les adhérents vivants des morts. J’ai ma petite idée sur le résultat de cette pseudo enquête.

Il existe, innovation récente dont Mme Bachelot n’a sans doute pas connaissance, un système d’enquête de représentativité qui s’appelle les élections. C’est de cela que nous avons besoin ! De véritables élections professionnelles et des véritables organisations professionnelles, indépendantes, dans leur financement, et qui n’ont pour seul objet la défense de nos intérêts collectifs.

Peut-être que certaines organisations qui disent nous représenter aujourd’hui modifieront leurs statuts pour être conformes au droit social et n’avoir pour seul objet que la défense des artistes auteurs et autrices. Peut-être même qu’après avoir clarifié leurs missions, elles remporteront ces élections, et bien dans ce cas, elles seront légitimes à nous représenter.

Alors que les travailleurs de plateformes ont obtenu, eux, des élections professionnelles, cette proposition majeure nous a été refusée. Des élections professionnelles redonneraient voix au chapitre aux artistes-auteurs et autrices elles-mêmes et permettraient d’identifier la profession… notons qu’en pleine crise Covid, le ministère est toujours incapable de savoir concrètement qui nous sommes.

Aucune avancée significative dans nos droits, aucune lutte ne sera remportée sans une représentation digne de ce nom.

Une représentation professionnelle est un droit !

 

crédit photo : Alexas_Fotos, CC 0 ; shutterbean CC 0

 
 
 
 
 
 
 

15 Commentaires

 

Barabaratruc

22/03/2021 à 09:59

Ouh-là, c'est parti pour les éléments de langage et l'attaque en règle du CPE.
Pousse-toi de là que je m'y mette.
La question de la représentativité a pourtant été longuement abordée avec le ministère et toutes les organisations d'auteurs. Qui serait éligible? Seulement des syndicats? Qui voterait? Seulement les auteurs professionnels atteignant un certain seuil (soit une toute petite partie des auteurs)? Le ministère a jugé que le sujet n'était pas mûr, les auteurs étant divisés, mais ne l'a pas écarté quand ces questions auront une réponse convenant à tout le monde, lui préférant dans l'immédiat une enquête de représentativité (nombre d'adhérents, montant des cotisations...). Ah, mais on est pressés.

On pourrait croire qu'il y a de la place pour tous tant la population des auteurs est diverse et variée en fonction des secteurs, mais non, la Ligue (car Frédéric Maupomé parle pour la Ligue des auteurs professionnels, même si ce n'est écrit nulle part dans cette tribune – et peut-être aussi pour le CAAP sait-on jamais – et on reconnaît bien là sa rhétorique : haro sur le CPE et les OGC, démocratie sociale confisquée, lobbying et diplomatie de couloirs, salaires des dirigeants et copinage, etc.) veut obliger tout le monde à changer ses statuts et à jouer selon ses règles. Légèrement tyranique, mais c'est pas grave. Hors la Ligue point de salut. Est-ce dans l'intérêt des auteurs? Même pas. Ces divisions nous empêchent d'avancer sur les dossiers importants comme la rémunération. Mieux vaut faire table rase de l'ancien monde, de la vieille garde, de ceux qui se sont battus pour vous ces dernières années et place au "puissant syndicat" du nouveau monde qui vous promet des lendemains qui chantent le poing levé. Ils n'ont rien obtenu dans les dernières concertations alors qu'ils ont fait le forcing dans les couloirs (oui, eux aussi), au ministère, sur les réseaux sociaux, dans la presse ? La faute aux OGC, bien sûr (ah et aussi au CPE, gangréné par les OGC, toujours eux) et pas du tout à leurs méthodes. Ils sont "entendus mais pas écoutés" (ou plutôt le contraire, sans doute un lapsus).

La campagne est lancée. Il y en a qui ont les dents qui rayent le parquet. Oh mince, c'est tellement ancien monde le parquet, digne des mémés à caniches du 16e qui constituent l'essentiel des adhérents de la SGDL et ne pensent qu'à manger des petits fours à l'hôtel de Massa, hein.

Vous verrez, vous les retrouverez partout ces éléments de langage qui pullulent déjà depuis un certain temps. Une petite musique insidieuse contre les OGC (ah, et le CPE qui n'a fait que signer les accords de 2014 et de 2017 et défend le minimum garanti non amortissable qui serait une sacrée avancée, mais ne vaut pas, bien sûr, le contrat de commande, non mais). Vous laisserez-vous prendre au piège ?

Frédéric Maupomé

22/03/2021 à 11:52

Qui serait éligible ?
- Seulement les syndicats, oui, c'est le principe même d'élections professionnelles.

Qui voterait ?
- Les artistes-auteurs professionnels. Par contre, là ou vous mettez des critères de professionnalité uniquement sur le revenu (ce qui était le cas pour notre protection sociale), ce seul critère ne saurait suffire, puisque nombre d'auteurs professionnels sont trop précarisés. Vous trouverez des propositions à ce propos dans le rapport Racine.

C'est assez amusant de voir que vous ne répondez nullement sur le fond, du problème
Oui, j'affirme que nous représenter est l'affaire d'associations professionnelles et de syndicats.
Oui, j'affirme que des élections sont le seul moyen d'établir une véritable représentativité.
Oui, j'affirme qu'une indépendance de financement est une condition indispensable à une défense sereine de nos intérêts.
En affirmant cela, je ne fais que... demander à ce que nous soyons traités comme l'ensemble des professionnels de ce pays. C'est là ce que vous appelez une tyrannie ?
Comment appelleriez vous, dès lors, le système actuel ?

Ah, et je ne parle ni pour la ligue ni le CAAP, même si j'en suis membre, j'ai aussi été membre de la Charte des Auteurs Illustrateurs et même de la SGDL. Et si vous voulez tout savoir, je suis aussi sociétaire de la SOFIA, de l'ADAGP et de la SACD. Enfin, on notera qu'il y a mon nom, en haut de ce commentaire, et de cette tribune...

Antoine

22/03/2021 à 12:34

Merci pour cette tribune car d'un point de vue extérieur cette demande a l'air totalement légitime. Ca doit bien arranger les maisons d'édition de ne pas avoir de syndicats en face d'eux!

Barabaramachin

22/03/2021 à 13:12

Il y a tellement de morgue dans votre message que vous ne faites que donner plus de crédit à l'article. Merci !

Adrien TOMAS

22/03/2021 à 13:22

Marrant, ce commentaire reprend EXACTEMENT les arguments démolis un par un dans la tribune ci-dessus, comme si les répéter ad nauseam leur insufflait à nouveau un peu de vie...

Mais non, ça ne prend pas.

Demander des élections démocratiques au sein d'une population de professionnels n'a rien de tyrannique, c'est même l'exact inverse.

Les "réussites" négociées par le CPE ne sont en rien une garantie future (on note qu'on ne parle d'ailleurs pas là de l'impression à la demande qui, grâce aux excellentes négociations (non) peut être considérée comme de l'exploitation et donc, empêcher de rendre leurs droits aux auteurs lorsque le titre n'est plus commercialisé...).

La réalité c'est que cette démocratie est empêchée par celles et ceux qui s'y opposent, et qui se retrouvent au CPE. Coïncidence ?

Marie

23/03/2021 à 00:06

Permettez-moi une question naïve, mais la Ligue des auteurs, qui parle beaucoup et très fort, qu'a t elle obtenu, concrètement, pour les auteurs depuis sa création ? Le CPE, la SGDL, tout le monde connaît et sait ce qu'ils ont obtenu depuis 30 ans, mais la Ligue, je serais bien incapable de citer une mesure...
Tapper sur ses voisins ça n'a jamais suffi à faire un programme électoral. Il faut des résultats. Pouvez-vous m'éclairer ? Merci.

Thomas Fouchault

23/03/2021 à 09:53

Permettez-moi de vous répondre aussi naïvement en vous renvoyant au bilan de la Ligue : https://ligue.auteurs.pro/wp-content/uploads/2021/03/bilan-de-la-ligue-des-auteurs-professionnels.pdf
Vous y trouverez, je suis sûr, de quoi satisfaire votre curiosité.

Plus sérieusement, vous n’êtes pas sans ignorer une différence d'histoire entre la Ligue (créée en 2018), le CPE (créé en 1979) et la SGDL (fondée en 1838)… Dois-je aussi mentionner les différences de budget et de moyens humains alloués à chacune de ces organisations ?

Et pourtant, la Ligue est montée sur le devant de la scène et a fait énormément pour tous ses adhérents depuis sa création : veille juridique, assistance individualisée, contrat de commande équitable, mise en lumière des enjeux brûlants de la profession, émissions bimensuelles d’échange et de vulgarisation, actions commune avec d’autres organisations professionnelles… sans compter le lancement de la mission Racine et la mobilisation pour que son rapport ne soit pas enterré aussi sec.

Pas mal pour une organisation partie de 0 il y a deux ans et demi ?

Bref, pas besoin de « taper sur ses voisins » (ni d’attendre 2048 pour comparer les bilans 30 ans plus tard) pour avoir une légitimité. Organisons des élections professionnelles et on verra bien qui portera les avancées pour les artistes-auteurs.

La Ligue

22/03/2021 à 21:34

Élève studieux et appliqué. A bien appris sa leçon et la récite sans faute. C'est bien. Un bon point...

OGC'est pas vrai

22/03/2021 à 22:21

"Quel est l’intérêt objectif pour un OGC que les artistes-auteurs et autrices aient un meilleur accès à la protection sociale ? Aucun.", dites-vous.

Etes-vous au courant, cher Frédéric Maupomé, que la SOFIA prend en charge chaque année 50% de vos cotisations de retraite complémentaire ?... Soyez sérieux si vous voulez être pris au sérieux...

Frédéric Maupomé

23/03/2021 à 14:04

Oui, je le sais. C'est inscrit dans la loi de création, ce n'est pas issu d'une volonté des OGC.

De toute façon, la question d'un bon accès à la protection sociale ne saurait se limiter à cette seule participation financière. (issue du droit de prêt). Qu'en est-il des congés maternités, des indemnités maladies, etc. ?

Enfin, vous oubliez que les artistes auteurs ne sont pas tous des auteurs du livre. (pour rappel, puisque vous faites semblant de l'oublier, il faut 50% des revenus issus du livre pour que la SOFIA participe, cela concerne, si je ne me trompe, environ 4000 personnes).

Contrairement à vous, qui trollez péniblement, je suis sérieux.

Barbaratruc

23/03/2021 à 04:49

Plus sérieusement, je ne conteste pas en soi l'idée d'élections professionnelles mais la méthode qui consisterait à les organiser à marche forcée, obligeant toutes les organisations qui voudraient se présenter à changer leurs statuts, leur manière de fonctionner, leur rapport à leurs adhérents sans prendre le temps de la réflexion. Bref, en voulant imposant votre agenda, vos analyses, vos solutions et vos idées à toute force et immédiatement (c'est cet aspect coercitif que je trouve tyrannique) alors que les discussions ont montré que tel n'est pas actuellement le souhait de tous les auteurs, loin d'être tous "professionnels" (une notion qui reste effectivement à définir) mais qui veulent néanmoins être représentés.
Et ce sont ces méthodes (attaques à boulets rouges, dénigrement), à mon avis, qui vous rendent inaudibles et contre-productifs alors que vous défendez un projet en soi respectable et avez déjà fait bouger les lignes. Mettons-nous autour de la table ensemble, le temps des discussions n'est pas fini et la diplomatie vaut à mon sens mieux que la guerre – à moins de vouloir tout balayer. Parce qu'au fond, je crois que nous poursuivons le même objectif : améliorer les conditions d'exercice et de vie des créateurs. Pas de la même façon mais il faut de tout pour faire un monde.

Frédéric Maupomé

24/03/2021 à 19:49

La notion de "marche forcée" prête à sourire. Le rapport Racine a plus d'un an, et chacun des acteurs en place a, depuis qu'il est sorti, tout fait pour enterrer l'idée même d'élections professionnelles. Si tout d'un coup vous n'y êtes plus hostile, c'est une avancée significative dont je me réjouis.

Quand aux changement de statuts, d'une part, je ne suis pas responsable de la loi qui oblige les organisations professionnelles a avoir des statuts particuliers, d'autre part, ces statuts ne sont pas là sans raison. Si les organisations professionnelles ne doivent avoir pour seul objet que la défense des intérêts des professionnels c'est pour éviter le plus possible les conflits d'intérêts.

Enfin, vous avez beau répéter à l'envie que ce message est inaudible (mais j'imagine que vous cherchez plutôt à attaquer la ligue le CAAP que moi à travers cette pique) cela n'en fait pas une vérité. Je vous accorde cependant, que certaines revendications de la ligue, par exemple, ne trouvent pas d'écho au niveau du ministère de la culture, peut-être est-ce du aux lobbies très actifs qui sont contre (rappelons nous que le SNE voudrait influencer les élections pour que soit ceux qui l'arrangent qui gagnent) peut-être est-ce aussi du au fait que le ministère à choisi ses interlocuteurs qui l'arrangent !

Elisa Villebrun

23/03/2021 à 09:01

L’article ne demande rien d’autre que la démocratie sociale comme pour tous les autres travailleurs. Rien de plus.

Elle pourra être plurielle et diverse, il y a de la place pour tout le monde mais l’important c’est qu’elle sera élue.

Même s’il est complexe, le sujet de la représentation professionnelle devrait être le premier sur la table.

Hélène

23/03/2021 à 14:10

Bonjour,
Je suis autrice et sincèrement, ces élections professionnelles, je m'en moque comme de l'an 40, comme nombre d'auteurs et autrices autour de moi. Chacun est représenté par qui il veut et adhère aux organisations qu'il souhaite. Ce que j'attends, en tant qu'autrice, ce sont des améliorations concrètes : des taux minimum, des à-valoir qui ne soient pas ridicules... Pour le reste, ce ne sont que guerres d'égo... Les organisations professionnelles et syndicats feraient mieux de se battre pour les auteurs, plutôt que pour se disputer des places...

LOL

24/03/2021 à 07:10

Le problème est que pour avoir les droits que vous espérez, vous devez avoir quelqu'un qui se bat pour vous (puisque les auteurs seuls n'arrivent pas à bloquer le système, sinon ça se serait plié depuis longtemps).

Or, le gouvernement (aux ordres de grands éditeurs, comme Gallimard & Co) ne VEUT pas que les auteurs soient représentés, arguant du fait que certaines organisations, AUTO-PROCLAMÉES représentants des auteurs, existent déjà.

Bref, il y a juste négation du travail des auteurs,, puisqu'en France, le droit de voter pour ses représentants (mêmes si c'est verrouillé par la loi de 1946 fixant ad vitam aeternam les organisations représentatives, ce qui est le meilleur moyen de dégoûter le salarié moyen de voter, mais c'est un autre problème) fait partie des droits du travailleur.

Donc les auteurs ne sont pas des travailleurs, ce qui a été dit explicitement par Bachelot (dont on peut au moins reconnaître le mérite d'avoir dit tout haut ce que tout ce petit monde pense tout bas).

Bref, vos aspirations, vous pourrez vous asseoir dessus, pour le plus grand bien des éditeurs (les petits suivent les grands et ça les arrange bien) et votre plus grand malheur. Quand on ne représente rien, on peut vous essuyez les pieds sur la figure, sans que personne n'y trouve à redire.

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Voilà une semaine maintenant que La France n’a pas dit son dernier mot est disponible dans les différents points de vente et en ligne. Un succès revendiqué par l’auteur du Destin français, dont la mise en place dépassait les 150.000 exemplaires. Avec un cas de conscience qui se pose chez les libraires : vendre ou ne pas vendre Éric Zemmour. Marc Georges, qui dirige La Demeure du livre, à La Perrière (Orne), intervient dans nos colonnes avec quelques réflexions à partager.

20/09/2021, 09:04

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Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

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En ce 1er mai, “Hommage à tous mes collègues précaires”

Marie Lebert est traductrice et auteure. Depuis des années, elle propose dans nos colonnes des réflexions sur les métiers du livre, l'évolution numérique de l'objet et bien d'autres. Son dernier dossier, Portraits de traductrices et traducteurs du passé portait l'accent sur l'un des rôles invisibles et cruciaux de l'édition. Aujourd'hui, elle souhaite rendre un hommage « à tous mes collègues précaires ». 

01/05/2021, 11:12

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“L'émotion suscitée par les événements les plus minuscules” : hommage à Gil Jouanard

Gil Jouanard est mort le 25 mars dernier à l'âge de 83 ans. Directeur de la Maison du Livre et des Écrivains pendant deux décennies, à l'origine de nombreux événements littéraires, le poète s'investissait considérablement dans la vie de l'écrit. L'écrivain Antoine Spire, président du PEN Club français, lui rend hommage dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

07/04/2021, 14:37

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Trigger warning en littérature : du danger d'avertir du danger

La censure de six ouvrages du Dr Seuss nous avait donné l’opportunité d’interviewer le traducteur français de certains titres. Stephen Carrière est avant tout éditeur, et posait les bases de réflexions plus profondes sur ce qu’il identifiait comme des menaces pour l’industrie du livre. Devant l'enthousiasme suscité par ce premier entretien, nous lui avons demandé de développer plus largement ses intuitions et de revenir sur la question du trigger warning. Un principe d’avertissement pas forcément charitable.

15/03/2021, 07:05

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Développement rural et de sécurité alimentaire : La dernière mission

Auteur de l’essai La Faim du monde (Balland 2019), Nasser Brahimi travaille auprès d’agences internationales et pour des programmes liés aux Nations Unies. Le consultant, fils de parents algériens, a vécu à Paris, avant de retourner à Alger et de s’installer finalement à Rome. Expert en communication, il travaille au développement de deux agences, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture et le Fonds international de développement agricole. Son texte raconte un moment de ces expériences.

07/03/2021, 17:31

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#AdopteUnLibraire : “Il n’y a pas d’écrivain sans librairie”

Les librairies ont été hissées au rang de commerces essentiels dans le décret n° 2021-217. Ou plus précisément « les commerces de détail de livres ». Contraint et forcé, comme tant d'autres, non plus d'imaginer, mais de vivre dans un pays aux librairies fermées, le romancier Gilles Marchand, auteur entre autres d’un Funambule sur le sable, adresse à ActuaLitté un texte passionné. 

03/03/2021, 11:10

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Vivants à l'unisson : à la défense du spectacle et des artistes

Ne pas laisser mourir les artistes et le spectacle : voici en quelques mots le sens du texte écrit et diffusé par le chanteur Cali, la thérapeute Anne-Laure Buffet et le poète Éric Poindron. Plus qu’un mouvement d’humeur, un appel à l’aide, parti à la défense (et illustration ?) du spectacle vivant. Un manifeste que ActuaLitté diffuse dans son intégralité.

28/02/2021, 10:35

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Portrait des bibliothèques en ”sociétés d'émulation“, ou laboratoires d'idées

Les bibliothèques auraient l'environnement nécessaire pour devenir des think tank modernes – quoique le terme soit désormais connoté. L'auteur Jean Behue le suggère : il présente une invitation à réinventer les bibliothèques en sociétés d'émulation, ces cercles d'amateurs et de passionnés qui ont fleuri dès le XVIIIe siècle, et se sont prolongés par la suite dans un bel élan de libération individuelle et collective. Un billet à savourer.

22/02/2021, 09:36

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Éditeur indépendant : passion ou profession ?

« En avril 2021, cela fera 10 ans que je fais officiellement des livres, au sein de ma petite maison d’édition indépendante de livres d’art : les Éditions Hartpon. Si cette date anniversaire est une bonne occasion de constater que la “passion“ reste intacte, je me dis qu’elle pourrait l’être également pour faire un premier bilan de ma manière de considérer cette “profession“, aujourd’hui. » Par Caroline Perreau, fondatrice des Éditions Hartpon.

18/02/2021, 12:56

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Les avanies des auteurs face à l'URSSAF : “C'est de mal en pis”

« L'impéritie informatique et téléphonique de l'Urssaf vis-à-vis des auteurs se perpétue. Matinées perdues à tenter de parler à un humain, site informatique nase, lettre comminatoire vous enjoignant de faire une déclaration en ligne sous peine de lourdes amendes, journées en vain perdues à tenter de le faire... » Dominique Sels est autrice, et comme d’autres, en proie aux affres de l’URSSAF. Dans un billet, elle évoque les difficultés rencontrées « avec ces bandits de grand chemin ».

16/02/2021, 09:22

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Pour avoir préféré la croyance à la pensée, et pour le reste : “Ni oubli ni pardon”

Depuis des mois maintenant, le monde de la culture et de la création ne cesse de hurler  à la mort. La sienne. Mille fois, du plus humble au plus célèbre, les créateurs, auteurs ou interprètes, dans une unanimité inédite, ont répété partout que fermer durablement les lieux de spectacles, de monstration, de vente, était un désastre. Désastre culturel, désastre économique, désastre personnel, désastre social, désastre psychologique, désastre à tous les étages. Par Yves Frémion, écrivain animateur de PEPS-Culture.

09/02/2021, 11:10

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Auteurs : “Si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu.”

Début décembre, l’auteur et illustrateur Henri Fellner faisait parvenir à ActuaLitté et au CSPLA (ou inversement), un courrier passablement désabusé. Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, organisme chargé d’éclairer le ministère de la Culture sur des points de droit, venait de renouveler la liste des membres de sa commission consultative. Et au grand dam de l’écrivain, les représentants directs des auteurs faisaient défaut. Voici donc une seconde missive, plus claire peut-être...

12/01/2021, 12:13

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Les voeux du Syndicat des éditeurs passent des chocolats à la soupe

L’année 2021 commencera avec la traditionnelle présentation des vœux du Syndicat national de l’édition. Mais, contraintes sanitaires obligent, ils se dérouleront par internet — et en visioconférence avec l’interview réorganisée de son président, Vincent Montagne. Pour nombre de librairies, subitement invitées à cette Grand-Messe, quelque chose cloche. Simple : un télescopage entre le syndicat patronal et le média le moins indépendant de la profession.

28/12/2020, 17:55

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“Une petite page pour l’Homme, une grande page pour l’Humanité” : Joyeux Noël 

Au terme d’une année pas vraiment conciliante, les fêtes vécues sous contrainte, à l’image des mois passés, apportent un petit souffle. L’occasion pour toute la rédaction de vous les souhaiter excellentes – autant que faire se pourra. En tout cas, de partager avec chacune et chacun un moment pour remercier nos lecteurs de leur présence, à nos côtés.

24/12/2020, 23:59

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Corona Papers : Écriture virale

Je m’appelle Corona Typewriters. Et je m’apprête à subir Noël. Un de plus dans la longue liste des années déjà encaissées sur ma tôle toute cabossée. Pour l’heure, mon maître-écrivain est sorti de sa quarantaine. Rassurons-nous. Il n’est pas question de virologie en l’espèce. Plutôt d’une léthargie éditoriale. D’une quarantaine littéraire. 

21/12/2020, 08:00

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Noël coquin : 4 BD érotiques à mettre sous le sapin

Cette année, beaucoup ne fêteront pas Noël en famille en raison du COVID-19. C’est l’occasion d’offrir une BD sexy à son amoureux ou son amoureuse ! Voici notre sélection des bandes dessinées pour adultes à mettre sous le sapin. Comics, mangas, romans graphiques, la BD érotique conjugue fantasmes et divertissement. A travers un dessin les auteurs et autrices font monter la température. Il y en a pour tous les goûts : BD historiques, de science-fiction, sadomasochistes ou sur l’intimité des couples.

18/12/2020, 09:55

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Les impôts contre les papillons : auteur, contribuable comme un autre

Récemment, Christophe Hardy, président de la Société des Gens de lettres, élu en mai dernier, a fait vrombir. Fin novembre, le ministère de la Culture exposait les conclusions de la mission Fiscalité, touchant aux revenus des artistes-auteurs. Pour les facturations qu’un auteur peut effectuer, une zone grise manifestement confortable existe — arrangeant certains, en dérangeant beaucoup d’autres. Frédéric Maupomé, écrivain et scénariste intervient ici en réponse à la tribune et aux étonnants propos du président de la SGDL dans Livres Hebdo.

12/12/2020, 10:33

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Elena Ferrante et les 40 coups de bâton pour 20 Minutes, Figaro, RTBF

Les cons d’Audiard avaient cela pour eux qu’on les reconnaissait à leur audace sans borne : il en apparaît une espèce plus sournoise, celle dont le sentiment d’impunité, — doublé d’un « on sait jamais sur un malentendu ça peut passer » — sévit sur la toile. On l’appelle également la race des « vas-y on s’en fout », au prétexte que sur internet, personne ne vous entend crier.

10/12/2020, 09:46

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Dans quelle France empêche-t-on des enfants hospitalisés de lire ?

Lors de son allocution du 28 octobre, Emmanuel Macron indiquait que le pays replongeait : d’abord dans la pandémie, ensuite dans les contaminations, enfin dans le confinement. Triple peine. Une nouvelle salve douloureuse pour les citoyens, après l’accalmie estivale. Mais il fallait préserver le milieu hospitalier d’une crise approchant.

18/11/2020, 16:48

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Livres et librairies : tout et son contraire, pourvu que l'on parle fort

Oui nous sommes confinés. Tentons de ne pas être des cons finis. Le débat a fait rage, le lobbying fut actif. Résultat des courses ? Tout le pays a la nette impression qu’en France on ne peut plus acheter de livres. Il n’y a rien de plus faux. En revanche, ô infortune, il nous faut fournir plus d’efforts pour les obtenir. Las ! n’est-ce donc que cela ?

05/11/2020, 10:04

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Comprendre l'Europe par les livres : l'Institut Delors et ActuaLitté s'associent

L’Institut Jacques Delors, think tank européen fondé en 1996 par l’ancien Président de la Commission européenne Jacques Delors, et ActuaLitté, magazine littéraire en ligne créé en 2008, s’associent dans le cadre du prix « Mieux Comprendre l’Europe ». Ce dernier récompense depuis 2009 les auteurs dont les ouvrages sont de véritables outils pédagogiques, notamment pour les jeunes, pour mieux appréhender les fondements de l’Europe.

25/08/2020, 11:00

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Écoles, bibliothèques : Hong Kong soumise à la censure chinoise

Le mois de juillet avait à peine posé ses valises que l’on apprenait comment Hong Kong vacillait sous le poids de la Chine. Une loi sur la sécurité nationale entraînait la disparition de plusieurs ouvrages — trop axés sur les questions de démocratie. Les bibliothèques, lieux de diffusion de savoir par excellence, devenaient les premières victimes du pouvoir de Beijing.

18/07/2020, 12:27

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Diffamation : les excuses du SNE à ActuaLitté

Suite à la propagation, d’origine indéterminée, sur les réseaux sociaux d’une vidéo filmée lors de l’Assemblée générale du Syndicat national de l’édition, plusieurs articles ont été publiés sur ActuaLitté. Le Syndicat avait alors vivement réagi sur son compte Twitter, alléguant que notre média avait eu recours à « un procédé illégal ». 

10/07/2020, 10:00

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Corona papers : la complainte de la machine esseulée

Je m’appelle Corona Typewriters. J’ai allégrement franchi le seuil des 80 ans. Je suis donc un sujet à risque. Un sujet d’écriture. Et je subis la triple peine. Trop âgée, retranchée dans les confins d’un bureau désespérément vide, ostracisée sous mon propre toit du fait de mon nom. 

25/04/2020, 11:05

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L'éthique de la papaye - à quoi sert un auteur en temps de guerre ?

Je ne sais à quoi peut servir un auteur par temps de guerre. Mais ce dont je suis certain, c’est qu’il peut, par exemple, se sentir légitime à « l’ouvrir », si dans son parcours, un « quelque chose de ses rencontres », l’expérience « d’un ou une autre » dans un « ailleurs et autrement », peuvent être versées à la compréhension, à la progression commune des choses.

04/04/2020, 09:48

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Les libraires indispensables à la vie de la nation ? Les morts ne liront plus

BILLET DE MAUVAISE HUMEUR – Ce matin, le ministre de l’Économie a abordé l’éventualité de la réouverture des librairies, qui désormais redeviendraient indispensables à la nation. Je ronge mon frein depuis lors, je suis une grognarde. L’ « on » voudrait donc que les librairies réouvrent. « On ». Qui « on » ? Les libraires ? Les lecteurs ? Les éditeurs ? Les auteurs ? Le ministre de l’Économie ? Celui de la Culture ? Les journalistes parisiens qui s’intéressent soudainement au sort de la librairie indépendante ? Alors qu’ils reçoivent leurs livres sur leur bureau sans devoir y mettre les pieds habituellement ?

19/03/2020, 15:55

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Stratégie Colibri : Achetez des livres plutôt que du PQ

BILLET D'HUMEUR - Oui le titre est cynique. OK. Nous voyons tous plus ou moins combien nos vies vont être bouleversées ces prochains jours. Que les plus débonnaires, ou carrément égoïstes, continuent à faire comme si de rien n’était. Que les plus inquiets cèdent aux cassandres télévisuelles avec des réactions quelque peu saugrenues. Que les plus sensés se demandent effarés ce qui est en train de se passer. Que les plus honnêtes essaient de se préparer avec un minimum de calme, mais à quoi ?

14/03/2020, 14:00

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OVH et VadeSecure : le règne des imbéciles machines spamsophiles

Depuis maintenant quelques jours, ActuaLitté est privé d’un outil très prisé : sa newsletter. Envoyée à plusieurs dizaines de milliers d’inscrits, cette epistole ne faisait de mal à personne – voire, nous avons la faiblesse de le croire, servait à certains. Chaque matin, à 4 heures, elle partait sans un bruit et atterrissait dans les boîtes mail. Enfin… ça, c'était avant le drame.

30/12/2019, 16:38

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Auteurs : une pétition pour “sortir une bonne fois pour toutes de l'insécurité sociale”

La Société des Gens de Lettres (SGDL) invite à signer une pétition, lancée par un collectif d’auteurs, afin de permettre aux hommes et femmes de lettres « d’être entendus, enfin, par l’URSSAF et ses tutelles administratives ». Dans un communiqué, reproduit ici dans son intégralité, l’organisme partage son inquiétude.

01/12/2021, 15:59

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12e année de prison du poète Trần Huỳnh Duy Thức dans “le goulag vietnamien”

Le 55e anniversaire du poète vietnamien Trân Huỳnh Duy Thức coïncide avec sa 12ème année en prison. Il lui reste encore 4 ans à vivre douloureusement loin de sa femme, ses enfants, ses parents et ses amis. Pour l'occasion, un texte en hommage est proposé dans nos colonnes. Par Nguyên Hoàng Bảo Việt.

30/11/2021, 12:57

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Pour la lecture des jeunes, “il est urgent d’agir”

Les liens entre le livre, le numérique et la capacité dont nous disposons aujourd’hui de faire converger les deux au profit de la lecture intéressent de nombreuses personnes. Encore faut-il s’accorder sur l’idée que les nouvelles technologies représentent une véritable opportunité, pour le grand public, et les enfants. Les signataires de cette tribune soulignent qu’il s’agit d’un enjeu de souveraineté, de rayonnement, de développement intellectuel, économique et démocratique. 

30/11/2021, 08:32

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Des oniomanes et des livres : bande de malades...

Battre le fer tant qu’il est chaud ? Chez un forgeron, ou un maréchal-ferrand, l’expression s’entend sans peine. Généralement, cette invitation à rejeter la procrastination se comprend sans difficulté : le risque est d’accumuler les tâches, au point de se trouver fort dépourvu quand la bise pointera son nez. Dans l’édition, on tarde encore à adopter le terme japonais, tsundoku – qui, littéralement, désigne l’empilation de livres non lus. 

26/11/2021, 17:50

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Pass sanitaire : des libraires défendent l'accès aux bibliothèques pour tous

Il y a un an, le secteur du livre et le monde de la culture se mobilisaient pour que les librairies restent ouvertes lors du deuxième confinement, autour d'une pétition lancée par François Busnel et un appel commun du Syndicat de la Librairie Française, du Syndicat National de l'Édition et du Conseil Permanent des Écrivains. Aujourd'hui, des bibliothécaires appellent à une quatrième journée de mobilisation nationale ce mercredi 1er décembre, pour permettre à tous les publics et notamment tous les enfants d’accéder aux bibliothèques sans pass sanitaire, et des libraires de toute la France apportent leur soutien à cette lutte.

26/11/2021, 12:39

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Des retards de livraison en librairie et la chaîne du livre menace d'exploser

La crise du papier et de son approvisionnement continue d’angoisser, à raison. Car avec elle, une autre pénurie sévit : celle des recrutements pour les entrepôts. Emplois mal payés, éprouvants… les candidats ne se bousculent pas au portillon. Et depuis des semaines, les transporteurs ne suivent plus : une carence de chauffeurs routiers est partout observée.

24/11/2021, 15:58

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Gisèle Sapiro : “La question des sensibilités se pose depuis que l’édition existe”

Le monde du livre n'échappe pas à des rapports de force, qui s'expriment aussi bien dans des choix éditoriaux que dans des logiques de concentration, ou encore dans la réception publique de certains livres. La sociologue Gisèle Sapiro, directrice d'études à l'EHESS et directrice de recherche au CNRS, autrice de Peut-on dissocier l'œuvre de l'auteur ? (Seuil, 2020), revient avec nous sur quelques questionnements récents de l'édition, avant son intervention aux Assises internationales de l'édition indépendante, ce mercredi 24 novembre.

23/11/2021, 16:50

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Bubble Tea raffinés, patisseries japonaises et mangas : bienvenue au Renard Café

L’épidémie Covid a vu naître de splendides collaborations — certaines aboutissant même à des créations d’entreprises. Tout commence quand, durant le Confinement 2, Romain Gaia, propriétaire de Tomo, maison de dorayaki (les succulentes pâtisseries japonaises) contacte Mickaël Brun-Arnaud, propriétaire de la librairie Le Renard doré, spécialisée dans les manga et la culture japonaise. Un dénominateur commun qui, près d’un an et demi plus tard, débouche sur Le Renard Café… Rencontre avec ces entrepreneurs, sur les lieux du crime.

22/11/2021, 15:19

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Samar Haddad : “Les éditrices en Syrie se comptent sur les doigts d'une main”

Du 23 au 26 novembre 2021, l'Alliance internationale des éditeurs indépendants organise les Assises internationales de l'édition indépendante à Pampelune. Liberté d'expression, bibliodiversité, place accordée aux langues « minorées » font notamment partie des sujets abordés au cours de tables rondes, tout comme la place des femmes dans l'édition. Sur ce dernier sujet, Samar Haddad, directrice de la maison d'édition Atlas Publishing, nous livre son expérience en Syrie.

22/11/2021, 13:01

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Krisztina Tóth : “La société hongroise est malheureusement malade”

La romancière hongroise Krisztina Tóth aura passé six semaines de résidence d’écriture à Cognac, sous les auspices de Jean Monnet. Elle signe, dans le cadre du Festival des littératures européennes, un texte émouvant et personnel, comme une adresse aux lieux et aux personnes rencontrées. Il est ici reproduit, avec son autorisation (qu’elle soit remerciée) dans son intégralité.

18/11/2021, 19:33

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Profession : petites (et grandes) mains d'un festival littéraire

Débarquer à la gare, trouver un sosie de George RR Martin qui attend, panneau dans les mains, béret vissé sur la tête et longue barbe débordant sous le masque. « Je suis votre chauffeur », assure-t-il avec le sourire que l’on devine. Marc* est l’un des cinquante bénévoles qui mèneront durant six jours les navettes, l’installation des tables, des décorations et tant d’autres détails. Profession : bénévoles. Option : passionnés.

18/11/2021, 16:25

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Devenir une femme auteur, “c'est s'exposer à une grande violence sociale” (Titiou Lecoq)

Titiou Lecoq, qui a récemment publié Les grandes oubliées — Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes (L’iconoclaste), a pu constater l'invisibilisation des autrices de l'histoire littéraire, malgré des parutions et des succès multiples. Alors qu'elle signe la préface pour les éditions Talents hauts de La femme auteur (1802), roman de Félicité de Genlis, qui incitait les femmes à prendre la plume, elle revient avec nous sur les multiples obstacles à une reconnaissance littéraire des autrices.

18/11/2021, 16:08

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“La littérature est imaginaire”

A Paris, dans le 14ème arrondissement, il existe une librairie appelée La petite Lumière. Le nom vient d’un livre de l’auteur italien Antonio Moresco, qui a tardé à s’affirmer dans le panorama littéraire italien. En France, depuis 2014, il est accueilli avec un grand enthousiasme, de la part de tout le monde : libraires, critiques, lecteurs. Verdier, son éditeur, a sorti en septembre 2021 Les ouvertures, son dernier livre traduit en français. Entretien avec l’auteur et son traducteur Laurent Lombard. 

17/11/2021, 11:15

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Cotisations URSSAF : des “montants souvent exorbitants” pour les créateurs

À quelques semaines des fêtes, les services de l’État poursuivent leur quête zélée : les artistes auteurs viennent de recevoir des relevés de cotisations hors-sol, après un traitement 2020 passablement défavorable. Outre les éternels dysfonctionnements de l’outil URSSAF, devenus tristement proverbiaux, les demandes formulées s’avèrent imbittables. Dans un communiqué commun de l’intersyndicale, reproduit ici dans son intégralité, les organisations clament leur indignation.

17/11/2021, 09:38

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Maison du dessin satirique : “S’il te plaît, dessine-moi un serpent de mer…”

Le 15 janvier 2020, à l’occasion de ses vœux à la presse, le Président Macron annonçait la création d’une maison du dessin satirique et du dessin de presse. Depuis, rien, ou presque. L’annonce du lieu choisi pour cette maison devait être faite en janvier 2021, puis au printemps, puis à l’automne et… rien. ActuaLitté mène l’enquête, à la recherche du dessin perdu.

16/11/2021, 11:34

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Suisse : “Pour le secteur de la culture, le certificat sanitaire est essentiel”

Ce 28 novembre, la Suisse devra s'exprimer sur le renforcement de la loi Covid-19. L'Association professionnelle des autrices et auteurs de Suisse, Ad*S poursuit sa mobilisation et réitère l'appel, finalement fructueux, lancé en mai dernier. Dans une tribune diffusée ci-dessous, l'Ad*S insiste sur les enjeux de la législation pour les créateurs.  

15/11/2021, 13:57

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Suisse : Gaston Lagaffe, ou la clownerie des antivax (avec un L pour être poli)

EDITO – Révélation : pour le plus grand bonheur des amateurs, le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, compte parmi les Gastonophiles avisés et autres adeptes de la Franquintescence. Et il le démontre. Durant une conférence de presse, le président helvète a employé les grands moyens, ayant recours à l’unique argument audible (et salvateur) quand toute forme d’intelligence a déserté : Gaston Lagaffe. M'enfin ?

11/11/2021, 18:28

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Pass sanitaire en bibliothèque : des auteurs et autrices BD “préoccupés” et “solidaires”

Plus d'une centaine d'auteurs et d'autrices de bandes dessinées, dessinateurs, coloristes, scénaristes ou éditeurs et éditrices cosignent une tribune sur le site L'Insatiable. Reproduite ci-dessous, elle appelle à la levée du Pass sanitaire dans les bibliothèques territoriales pour les usagers. Le 10 novembre prochain, des bibliothécaires et d'autres professionnels des services publics culturels participeront à une nouvelle journée d'action nationale, pour pousser les pouvoirs publics à réagir.

08/11/2021, 11:28

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Pour un accès sans entraves à la Bibliothèque des Abattoirs

Des chercheurs, enseignants et artistes cosignent une tribune collective appelant à une plus grande ouverture de la Bibliothèque des Abattoirs, lieu d'exposition d'art moderne et contemporain de la ville de Toulouse. Un accès réduit à cette dernière lèsera les enseignants, les étudiants, mais aussi les artistes et les amateurs et amatrices d'art, soulignent les signataires.

05/11/2021, 10:34

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Montreuil : des éditeurs indépendants réclament “une baisse du coût” du SLPJ

La Fédération des éditions indépendantes vient de communiquer à ActuaLitté un courrier adressé aux organisateurs du Salon du livre de Montreuil. Le courrier du président, Dominique Tourte, est ici reproduit dans son intégralité. Il souligne les dysfonctionnements que constate la Fédération, et les impératifs pour les exposants.

03/11/2021, 15:32

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En Occitanie, une agence pour librairies vise proximité et digital

« Avec la librairie, j’ai repensé mon activité et ma formation première, de graphiste. J’avais quitté mon travail et entamé une formation pour devenir libraire », commence Flore Cutuli Lebertre. Aujourd’hui, après des stages, arrivé post-confinement, elle se lance dans une autre aventure : la communication digitale, pour les librairies d’Occitanie. « J’avais des rêves en tête, sans savoir où j’allais : maintenant, cela se dessine », sourit-elle.

02/11/2021, 11:54

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Ken Follett : “L’histoire la plus réaliste que j’aie jamais écrite”

Ken Follett est aujourd’hui considéré comme l’écrivain le plus populaire du monde. Les romans de sa saga, Kingsbridge se sont vendus à 47 millions d’exemplaires. Avec son dernier roman, Pour rien au monde (trad. Odile Demange, Jean-Daniel Brèque, Nathalie Gouyé-Guilbert, Dominique Haas et Christel Gaillard-Paris), il explore une nouvelle voie : celle d’un chaos qui menace, et il ne faudrait pour rien au monde que ce qu’il a imaginé prenne forme…

26/10/2021, 06:45

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Des livres traduits par des robots : "Quid de la sensibilité ?"

L'éditeur scientifique Springer met désormais à disposition de ses auteurs un outil de traduction automatique, DeepL AI, permettant de traduire articles scientifiques et manuscrits depuis différentes langues vers l'anglais. Plus encore, il devrait traduire des livres en intégralité, qui seront ensuite commercialisés par l'éditeur. Pour le Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL), une telle confiance dans l'intelligence artificielle dénote « un manque flagrant de professionnalisme ».

25/10/2021, 10:31

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Ma toute première page, toute, toute première page 

Elles se ressemblent, passé le carton de la couverture, dont le dos gémit dans un mouvement inconnu encore. Ces premières pages passées distraitement, avant de parvenir au sésame : le premier chapitre d’une nouvelle histoire. Ces premières pages, à peine regardées, dégagées du pouce, dans un feuilletage méthodique : une, deux, trois peut-être, quatre rarement, recto-verso méticuleusement évacuées… Ah, ces toutes premières pages.

22/10/2021, 16:31

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Manuscrits musicaux : le nécessaire rééquilibrage de la relation avec les éditeurs

Le Syndicat français des compositrices et compositeurs de musique contemporaine (SMC) vient de réagir suite à la vente aux enchères de manuscrits de compositrices et compositeurs vivants. Le syndicat dénonce notamment les dérives non-déontologiques entraînées par certaines clauses abusives dans les contrats d’édition musicale et appelle à un rééquilibrage des relations entres les éditeurs et les compositrices et compositeurs.

22/10/2021, 12:50

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Sexisme, harcèlement : “Moi aussi, j'aurais dû être protégée.”

Institution dans le milieu de l’Imaginaire, le festival d’Épinal représente un moment précieux pour les professionnels. Au point de parvenir à faire la pluie et le beau temps sur des carrières, suivant que l’on soit accepté ou blacklisté. Nombre de livres s’y sont décidés lors de rencontres informelles, tandis qu’au cours de ses quatre journées, la manifestation rassemble une véritable communauté – le Fandom. L’édition 2021, elle, aura marqué un tournant.

21/10/2021, 15:06

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Rencontres avec ces libraires qui s’en foutent de la rentrée littéraire

REPORTAGE – Avec ses chiffres clinquants, ses stars qui pavoisent, ses nouveautés « jubilatoires » et ses jurys qui polémiquent, la rentrée littéraire devrait tous nous passionner. Et quand on dit “tous”, on pense en premier lieu, bien évidemment, aux libraires. Et pourtant… ActuaLitté est allé à la rencontre de plusieurs commerçants du livre, à Strasbourg. Il s'en dégage comme une odeur d'indifférence pugnace.

18/10/2021, 10:35

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Fils de Zeus, Dionysos s'étonne : “Une brigade des mœurs pour festival, vraiment ?”

LA VRAIE-FAUSSE INTERVIEW – En littérature, la prosopopée consiste à faire parler les morts, les entités divines ou autres abstractions. Joueurs, nous avons invoqué les mânes de Dionysos, dieu accessoirement dédicataire de la première scène antique. En effet, son théâtre à Athènes accueillit les chants rituels préfigurant les tragédies classiques. Ce qui en fait aussi le premier organisateur de manifestations littéraires en Europe. Vous avez dit événementiel ?

14/10/2021, 15:32

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“L'édition indépendante est une fiction”

L’indépendance éditoriale, entendue comme une liberté de publier, ne se laisse pas définir facilement. Elle est affaire de jugement, d’auteur(e)s, d’éditeurs(trices), selon des critères qui leur appartiennent, et des publics aussi — et de la nature du régime politique en cours. Par Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise.

12/10/2021, 12:47

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Agnès Ledig : “J'aime l'image du livre comme un lien de cœur à cœur “

Elle attend souriante : l’heure matinale n’affecte en rien l’immédiate bienveillance. Partager quelques instants avec Agnès Ledig, c’est une mise en danger quand on ne la connaît pas. Elle saisit les nuances, les allusions : elle écoute et l’on perçoit que ses questions ne sont pas des marques d’intérêts feints. Son dernier livre, Se le dire enfin, est sorti en poche en mars dernier (J’ai lu) : mais elle, que nous dira-t-elle finalement ?

12/10/2021, 11:30

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Jean-Claude Mourlevat : ”Auteur jeunesse, cela m'agace quand c'est méprisant“

Il a remporté le prix Astrid Lindgren, qui allait pour la première fois de son histoire à un auteur français. Cette récompense littéraire et suédoise est souvent présentée comme le Prix Nobel consacrant la littérature pour la jeunesse. Jean-Claude Mourlevat, lauréat 2021 était avec nous à Gradignan, pour le salon Lire en Poche. Opportunité rare…

10/10/2021, 20:29

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Villon, Rimbaud ou Verlaine, de “sales types” : Crénom, Teulé !

Jean Teulé, président. Voilà qui claque, et aurait peut-être même de la gueule : avec lui, une palanquée de poètes rentrerait à l’Élysée. Mais en attendant que l’écrivain prenne la tête de l’État, c’est à Gradignan qu’il pose ses valises, pour Lire en Poche, comme parrain de l’édition 2021. Rendez-vous pris avec celui qui revendique, comme Aragon, « ce sale type », de n’avoir jamais appris à écrire. En avant la musique.

09/10/2021, 12:05

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“Quand t’auras 12 ans, tu seras privé de bibliothèque”

Depuis les extensions du Pass sanitaire dans les lieux culturels à des tranches d’âge plus jeunes, les phénomènes d’exclusion s’amplifient. Si bien des gens n’avaient pas mesuré ce que ces décisions impliqueraient, voici les effets pervers qui se profilent. Alors qu’une nouvelle mobilisation nationale est annoncée pour mercredi 13 octobre dans les bibliothèques municipales, un collectif de professionnels signe dans nos colonnes une tribune allant dans ce sens diffusée ci-dessous dans son intégralité.

09/10/2021, 10:20

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“Le Salon de Turin n’a pas de public : il rassemble une communauté”

#SALTO21 – Une nouvelle fois, les organisateurs du Salon du livre de Turin ont jonglé entre les difficultés, pour que la manifestation piémontaise ait lieu. Son commissaire général, également romancier, Nicola Lagioia, accorde à ActuaLitté un entretien exclusif. Du 14 au 18 octobre, le Lingotto célébrera le livre, la lecture, les auteurs, avec passion.

07/10/2021, 15:22

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Prix du livre et frais de port : “Le marché va en souffrir, pas Amazon”

Arrivée à l’Assemblée nationale pour son adoption, la loi concernant les frais de port fera florès : qui, après l’année 2020, refuserait un projet de soutien aux libraires ? Qui, devant le vorace Amazon, éconduirait l’effort pour rétablir une concurrence saine sur la vente à distance de livres ? En somme, qui aurait intérêt à ce que les frais d’envois postaux d’un livre n’augmentent pas ? De fait… quelques nuances s’imposent.

06/10/2021, 11:33

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Les “opposants politiques” et le régime de Loukachenko en Biélorussie

Les réactions se multiplient pour dénoncer le régime mis en place par Alexandre Loukachenko, président de Biélorussie. Réélu en août 2020, il a marqué son retour par plusieurs attaques portées contre la liberté d’expression. Et plus spécifiquement des associations d’auteurs. L’association professionnelle des autrices et auteurs de Suisse monte à son tour au créneau, dans un texte communiqué à ActuaLitté, ici reproduit en intégralité.

04/10/2021, 12:17