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La lutte pour l’organisation d’élections professionnelles n’est pas un détail

L'écrivain Frédéric Maupomé vient de signer une tribune évoquant la question des élections professionnelles pour les artistes auteurs. Il nous propose ici un texte mettant à plat toutes les problématiques de ce sujet. Son plaidoyer est proposé en intégralité.

Le 22/03/2021 à 07:57 par Auteur invité

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22/03/2021 à 07:57

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Depuis quelques années, on peut constater des fractures très nettes entre diverses organisations qui se présentent toutes comme défendant les artistes-auteurs et autrices. Le grand public, et parfois même les artistes-auteurs qui ne s’intéressent pas à ces questions peuvent percevoir ces luttes comme des « guéguerres entre associations ». Pourtant la question de la représentativité professionnelle, qui est au cœur de ces dissensions, est une question fondamentale, je dirai même que c’est LA question la plus importante pour notre avenir.

Les politiques, les décideurs, quels qu’ils soient, ont besoin d’interlocuteurs. Ils ont besoin d’interlocuteurs qui amènent des sujets et avec qui négocier. Et même si cela peut paraître abstrait et lointain, qui négocie, qui représente les auteurs a une importance cruciale et des répercussions concrètes dans la vie de tous les jours. Que négocie-t-on dans les conditions contractuelles ? Combien paie-t-on de retraite complémentaire ? Quels revenus sont considérés comme des revenus artistiques ? Comment sont pensées les aides du ministère de la Culture ? Tout cela (et bien d’autres choses) dépend des organisations qui nous représentent.

Légalement, les professionnels doivent être représentés par des organisations professionnelles, qui n’ont qu’un seul objet : « l’étude et la défense des droits, ainsi que des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels » des professionnels. C’est avec ces organismes, dont l’audience doit être mesurée par des élections professionnelles, que doivent se faire les négociations. Vous n’avez pas voté aux élections professionnelles des artistes auteurs ? C’est normal, il n’y en a pas.

Faute d’élection, aujourd’hui, le dialogue social pour les auteurs a été entièrement confisqué par le Conseil Permanent des Écrivains et certains Organismes de gestion collective, de façon visible ou plus subtile. Il est temps que cela change.

Explications et éléments de réflexion ci-dessous :

Que sont les OGC ?

Les Organismes de gestion collective sont des entreprises et des associations qui ont pour but de collecter et répartir de l’argent issu du droit d’auteur à leurs adhérents, qu’ils soient auteurs vivants ou héritiers. Chaque OGC gère un répertoire d’œuvres dans des domaines précis (comme le droit de prêt, notamment, pour la SOFIA).

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Leurs statuts sont divers (société privée, association) leur gouvernance aussi (1 sociétaire une voix pour la SAIF, Suffrage et gouvernance censitaires pour la SACEM – les sociétaires valant de 1 à 16 voix), certaines OGC sont contrôlées par les auteurs (comme l’ADAGP), d’autres à parité entre auteurs et éditeurs (SOFIA, SACEM), cela dépend de leur périmètre. Ces organismes ont une place dans notre écosystème, y adhérer est obligatoire pour toucher certains droits (diffusion télé pour la SACD, par exemple). Les OGC ont également des missions de financement d’actions culturelles.

Mais alors où est le problème ?

Si les OGC ont leur place, et même la légitimité à représenter nos intérêts dans leur domaine de compétence, elles ont, avec le temps, largement dépassé ce cadre et se sont posées en interlocuteur « naturel » du ministère de la Culture, à la fois directement, mais également au sein du Conseil Permanent des Écrivains (le CPE), dans un ensemble de discussions qui n’ont rien à voir avec leur mission d’origine. Et là commencent les (gros) problèmes.

Mais les OGC ont à leur conseil d’administration des artistes auteurs et autrices élus !

Déjà, certains OGC ont des conseils d’administration mixtes auteurs éditeurs. Mais quoi qu’il en soit, les artistes-auteurs élus au CA d’un OGC n’ont en rien mandat pour nous représenter en dehors de ce cadre. Et encore heureux ! Parce que je vous rappelle que l’adhésion aux OGC est obligatoire pour toucher certains droits, aussi, même si je n’ai rien à reprocher à l’ADAGP (c’est un exemple) pour la gestion des droits collectifs, les artistes-auteurs, pour qui j’ai voté et qui sont au CA ne sont pas légitimes pour me représenter dans les discussions sur ma retraite, sur mon statut, etc.

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Tout vote, et tout système de représentation est assorti d’un périmètre de compétence. Votre maire n’a pas son mot à dire sur les programmes de l’Éducation nationale, ce n’est tout simplement pas sa compétence, vous ne l’avez pas élu pour ça.

Autre problème, je suis adhérent à 3 OGC, certains artistes-auteurs ne sont adhérents qu’à un seul. Ma voix vaudrait-elle naturellement 3 fois plus parce que nos activités sont différentes ?

Enfin, tous les OGC ne fonctionnent pas sur un système : 1 personne = 1 voix, et il peut y avoir des conditions de revenus pour accéder au Conseil d’administration.

Oui mais dans le CPE il n’y a pas que des OGC !

C’est vrai. Le CPE c’est une union d’associations culturelles, de fondation, de syndicats et d’OGC qui se présente comme l’interlocuteur « naturel » des éditeurs et des pouvoirs publics (je cite leur site web). Mais naturel au nom de quoi, exactement ? Au nom de rien, en fait. C’est juste « comme ça ». Et si le CPE contient bien des organisations professionnelles, on ne peut pas dire qu’elles sont indépendantes des OGC, qui les financent. Ainsi quand lors de la réunion de présentation de la ministre de la Culture, on lit « des OGC et représentants des auteurs étaient présents », il faut en réalité comprendre : des OGC et le CPE, largement dominé par les OGC, étaient représentés.

Le fonctionnement du CPE a toujours été très opaque : peu de comptes-rendus de réunions, etc. Jamais les auteurs n’ont vraiment entendu parler de ce qui se tramait dans l’envers du décor. Si on regarde son bureau, on note une majorité de salariés… d’organismes de gestion collective ! On a vu le CPE devenir plus revendicatif et transparent à une période quand des auteurs de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse s’y sont investis pleinement.

Mais désormais, certaines organisations l’ont quitté parce qu’elles ne pouvaient pas y porter un certain nombre de sujets importants. Il faut imaginer le déséquilibre énorme entre des auteurs bénévoles qui se retrouvent catapultés dans des instances, sans formation ou connaissance des sujets, et des salariés d’organismes de gestion collective avec des salaires importants. Ça ne veut pas dire que ces salariés pensent à mal, les auteurs sont aussi responsables quand ils les laissent prendre le contrôle.

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Il existe beaucoup d’associations professionnelles qui ne font pas partie du CPE et qui ne sont pas du tout en accord avec lui. Certaines organisations membres du CPE ne sont d’ailleurs pas toujours d’accord non plus, et certains courriers communs sont signés parce que telle association se sent trop petite pour avoir une expression indépendante, pour renvoyer l’ascenseur ou parfois tout simplement parce qu’elles n’osent pas ne pas signer.

Quand le gouvernement décide que le CPE « représente » les auteurs, en ne se basant sur rien de concret, sur aucune élection et quand il ignore ainsi sciemment toutes les autres organisations professionnelles, il y a un vrai problème, et on se rend compte que la situation tient plus de la république bananière que de la démocratie.

Ce n’est pas parce qu’on reçoit des financements qu’on est dépendant !

C’est vrai, et la Ligue des auteurs professionnels reçoit depuis peu un financement de la part de l’ADAGP et de la SOFIA pour sa webémission, décision qui a été prise suite au refus du gouvernement de financer les syndicats. C’est toujours l’éternel problème : comment survivre comme syndicats quand il n’y a pas de financement de dialogue social contrairement aux autres professions ?

Mais la question du financement n’est jamais neutre : on peut se rappeler des déboires de la Guilde des scénaristes, dont le directeur a été poussé de démissionner sous la pression d’une OGC (la SACD) parce qu’elle devenait trop critique des OGC. L’importance du financement des OGC et l’influence que ça leur donne n’ont pas d’ailleurs à être toujours utilisées de manière aussi brutale. Il y a quelques jours, une salariée de la Société des Gens De Lettres (SGDL) tweetait en substance : « Pourquoi taper sur les OGC, les subventions sont nécessaires aux organisations, alors pourquoi ? » On ne mord pas la main qui vous nourrit…

Rares sont les OGC qui ont pris la position de la SOFIA, dont le directeur a affirmé : « Il faut que les associations d’auteurs puissent avoir les moyens d’œuvrer dans l’intérêt des auteurs. C’est pour ça qu’à la SOFIA nous soutenons les associations financièrement, sans aucune contrepartie. Vous avez le droit de dire du mal de la SOFIA. »

Mais les OGC n’ont-ils pas les mêmes intérêts que nous ?

Pas forcément. Les OGC gèrent des flux de droits d’auteurs. Ce sont par nature des acteurs de l’aval, de la diffusion des œuvres. Tout ce qui concerne l’amont, la création et sa rémunération par exemple, ne les concerne pas, de même que tout ce qui est en rapport avec notre régime de protection sociale ou notre statut.

Par exemple, les OGC ont tout à fait les mêmes intérêts que nous pour la transposition en droit français de certains articles de la directive européenne sur les droits d’auteurs (l’idée étant de prendre de l’argent aux plateformes pour rémunérer les créateurs des œuvres utilisées). Par contre, quel est l’intérêt objectif pour un OGC que les artistes-auteurs et autrices aient un meilleur accès à la protection sociale ? Aucun.

Les OGC sont actuellement dans une position de pouvoir, ce sont les interlocuteurs, ce sont eux qui mettent en avant les sujets de leurs choix ! Et ce pouvoir de décision et de maîtrise de l’agenda, ils entendent bien le garder. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont torpillé le rapport Racine. Pour rappel, la SACD a écrit dans une lettre au ministère que l’organisation d’élections professionnelles, c’était « bureaucratique » et « improductif ».

Mais il y a pourtant eu des avancées avec ces représentants !

Oui, mais le passé n’engage pas l’avenir. Et à l’heure où la précarité des artistes auteurs et autrices est de plus en plus prégnante, il nous faut aller de l’avant et nous battre davantage.

Le Syndicat National de l’Édition ne s’y trompe d’ailleurs pas et a, comme le ministère, choisi ses interlocuteurs. Il considère que «le CPE est plus “raisonnable que d’autres”» et entend les « soutenir » dans le but affiché d’influencer d’éventuelles élections professionnelles. Ainsi, le président du Syndicat National de l’Édition disait lors de son AG : « Il faut vraiment essayer à mon sens de continuer à dialoguer avec le CPE, ne serait-ce que pour que les votes dans la nouvelle organisation des auteurs, soient en faveur de la SGDL et du CPE. »

Ce n’est pas pour rien que les OGC et le CPE militent contre le principe d’élections professionnelles. Il y a là des questions de pouvoir et d’argent et si on regarde de près, un très joli jeu de chaises musicales : untel est au ministère, puis passe à la tête d’une organisation, il laissera sa place pour aller dans une autre. On est dans la consanguinité et le conflit d’intérêts permanent. Et sous couvert de « représenter les auteurs » on prend aussi bien soin de soi et de ses amis. Si on s’intéresse à ces questions, il suffit de regarder le CV des personnes qui passent du ministère, à la SGDL, puis dans des organismes de gestion collective… on pourra dire que c’est en lien avec la compétence. Mais on a rarement vu un milieu professionnel avec un entre-soi aussi fort.

Les OGC sont tous des pourris alors ?

Ce n’est pas ce que je dis, ils ont leur raison d’être et leur légitimité dans leur domaine de compétence. Et il ne faut pas non plus penser qu’ils ont tous les mêmes moyens : ces structures sont multiples, les répertoires d’œuvres qu’elles ont en gestion sont complexes et entrent parfois en collision, la gestion collective est un monde bien particulier. La SAIF n’a pas tout à fait le même train de vie que la SACEM ou la SACD (il y a 10 ans, le salaire des dirigeants de la SACEM était de 600.000 € ! le directeur de la SACD a un salaire estimé à 300.000 €, et non, je n’ai pas mis un 0 en trop.)

Alors c’est quoi la solution ?

Aujourd’hui, le ministère a dit qu’il n’y avait « pas de problème de représentativité », mais, il est conscient qu’il ne tient pas la route juridiquement de continuer à nominer les organisations représentatives dans le futur organisme de sécurité sociale. Aussi a-t-il décidé de botter en touche et de faire une « enquête de représentativité ». Quelles en seront les modalités ? Aucune idée. Il est facile pour une organisation de prétendre avoir tant d’adhérents, d’autant plus si on ne différencie pas les adhérents vivants des morts. J’ai ma petite idée sur le résultat de cette pseudo enquête.

Il existe, innovation récente dont Mme Bachelot n’a sans doute pas connaissance, un système d’enquête de représentativité qui s’appelle les élections. C’est de cela que nous avons besoin ! De véritables élections professionnelles et des véritables organisations professionnelles, indépendantes, dans leur financement, et qui n’ont pour seul objet la défense de nos intérêts collectifs.

Peut-être que certaines organisations qui disent nous représenter aujourd’hui modifieront leurs statuts pour être conformes au droit social et n’avoir pour seul objet que la défense des artistes auteurs et autrices. Peut-être même qu’après avoir clarifié leurs missions, elles remporteront ces élections, et bien dans ce cas, elles seront légitimes à nous représenter.

Alors que les travailleurs de plateformes ont obtenu, eux, des élections professionnelles, cette proposition majeure nous a été refusée. Des élections professionnelles redonneraient voix au chapitre aux artistes-auteurs et autrices elles-mêmes et permettraient d’identifier la profession… notons qu’en pleine crise Covid, le ministère est toujours incapable de savoir concrètement qui nous sommes.

Aucune avancée significative dans nos droits, aucune lutte ne sera remportée sans une représentation digne de ce nom.

Une représentation professionnelle est un droit !

 

crédit photo : Alexas_Fotos, CC 0 ; shutterbean CC 0

 
 
 
 
 
 
 

15 Commentaires

 

Barabaratruc

22/03/2021 à 09:59

Ouh-là, c'est parti pour les éléments de langage et l'attaque en règle du CPE.
Pousse-toi de là que je m'y mette.
La question de la représentativité a pourtant été longuement abordée avec le ministère et toutes les organisations d'auteurs. Qui serait éligible? Seulement des syndicats? Qui voterait? Seulement les auteurs professionnels atteignant un certain seuil (soit une toute petite partie des auteurs)? Le ministère a jugé que le sujet n'était pas mûr, les auteurs étant divisés, mais ne l'a pas écarté quand ces questions auront une réponse convenant à tout le monde, lui préférant dans l'immédiat une enquête de représentativité (nombre d'adhérents, montant des cotisations...). Ah, mais on est pressés.

On pourrait croire qu'il y a de la place pour tous tant la population des auteurs est diverse et variée en fonction des secteurs, mais non, la Ligue (car Frédéric Maupomé parle pour la Ligue des auteurs professionnels, même si ce n'est écrit nulle part dans cette tribune – et peut-être aussi pour le CAAP sait-on jamais – et on reconnaît bien là sa rhétorique : haro sur le CPE et les OGC, démocratie sociale confisquée, lobbying et diplomatie de couloirs, salaires des dirigeants et copinage, etc.) veut obliger tout le monde à changer ses statuts et à jouer selon ses règles. Légèrement tyranique, mais c'est pas grave. Hors la Ligue point de salut. Est-ce dans l'intérêt des auteurs? Même pas. Ces divisions nous empêchent d'avancer sur les dossiers importants comme la rémunération. Mieux vaut faire table rase de l'ancien monde, de la vieille garde, de ceux qui se sont battus pour vous ces dernières années et place au "puissant syndicat" du nouveau monde qui vous promet des lendemains qui chantent le poing levé. Ils n'ont rien obtenu dans les dernières concertations alors qu'ils ont fait le forcing dans les couloirs (oui, eux aussi), au ministère, sur les réseaux sociaux, dans la presse ? La faute aux OGC, bien sûr (ah et aussi au CPE, gangréné par les OGC, toujours eux) et pas du tout à leurs méthodes. Ils sont "entendus mais pas écoutés" (ou plutôt le contraire, sans doute un lapsus).

La campagne est lancée. Il y en a qui ont les dents qui rayent le parquet. Oh mince, c'est tellement ancien monde le parquet, digne des mémés à caniches du 16e qui constituent l'essentiel des adhérents de la SGDL et ne pensent qu'à manger des petits fours à l'hôtel de Massa, hein.

Vous verrez, vous les retrouverez partout ces éléments de langage qui pullulent déjà depuis un certain temps. Une petite musique insidieuse contre les OGC (ah, et le CPE qui n'a fait que signer les accords de 2014 et de 2017 et défend le minimum garanti non amortissable qui serait une sacrée avancée, mais ne vaut pas, bien sûr, le contrat de commande, non mais). Vous laisserez-vous prendre au piège ?

Frédéric Maupomé

22/03/2021 à 11:52

Qui serait éligible ?
- Seulement les syndicats, oui, c'est le principe même d'élections professionnelles.

Qui voterait ?
- Les artistes-auteurs professionnels. Par contre, là ou vous mettez des critères de professionnalité uniquement sur le revenu (ce qui était le cas pour notre protection sociale), ce seul critère ne saurait suffire, puisque nombre d'auteurs professionnels sont trop précarisés. Vous trouverez des propositions à ce propos dans le rapport Racine.

C'est assez amusant de voir que vous ne répondez nullement sur le fond, du problème
Oui, j'affirme que nous représenter est l'affaire d'associations professionnelles et de syndicats.
Oui, j'affirme que des élections sont le seul moyen d'établir une véritable représentativité.
Oui, j'affirme qu'une indépendance de financement est une condition indispensable à une défense sereine de nos intérêts.
En affirmant cela, je ne fais que... demander à ce que nous soyons traités comme l'ensemble des professionnels de ce pays. C'est là ce que vous appelez une tyrannie ?
Comment appelleriez vous, dès lors, le système actuel ?

Ah, et je ne parle ni pour la ligue ni le CAAP, même si j'en suis membre, j'ai aussi été membre de la Charte des Auteurs Illustrateurs et même de la SGDL. Et si vous voulez tout savoir, je suis aussi sociétaire de la SOFIA, de l'ADAGP et de la SACD. Enfin, on notera qu'il y a mon nom, en haut de ce commentaire, et de cette tribune...

Antoine

22/03/2021 à 12:34

Merci pour cette tribune car d'un point de vue extérieur cette demande a l'air totalement légitime. Ca doit bien arranger les maisons d'édition de ne pas avoir de syndicats en face d'eux!

Barabaramachin

22/03/2021 à 13:12

Il y a tellement de morgue dans votre message que vous ne faites que donner plus de crédit à l'article. Merci !

Adrien TOMAS

22/03/2021 à 13:22

Marrant, ce commentaire reprend EXACTEMENT les arguments démolis un par un dans la tribune ci-dessus, comme si les répéter ad nauseam leur insufflait à nouveau un peu de vie...

Mais non, ça ne prend pas.

Demander des élections démocratiques au sein d'une population de professionnels n'a rien de tyrannique, c'est même l'exact inverse.

Les "réussites" négociées par le CPE ne sont en rien une garantie future (on note qu'on ne parle d'ailleurs pas là de l'impression à la demande qui, grâce aux excellentes négociations (non) peut être considérée comme de l'exploitation et donc, empêcher de rendre leurs droits aux auteurs lorsque le titre n'est plus commercialisé...).

La réalité c'est que cette démocratie est empêchée par celles et ceux qui s'y opposent, et qui se retrouvent au CPE. Coïncidence ?

Marie

23/03/2021 à 00:06

Permettez-moi une question naïve, mais la Ligue des auteurs, qui parle beaucoup et très fort, qu'a t elle obtenu, concrètement, pour les auteurs depuis sa création ? Le CPE, la SGDL, tout le monde connaît et sait ce qu'ils ont obtenu depuis 30 ans, mais la Ligue, je serais bien incapable de citer une mesure...
Tapper sur ses voisins ça n'a jamais suffi à faire un programme électoral. Il faut des résultats. Pouvez-vous m'éclairer ? Merci.

Thomas Fouchault

23/03/2021 à 09:53

Permettez-moi de vous répondre aussi naïvement en vous renvoyant au bilan de la Ligue : https://ligue.auteurs.pro/wp-content/uploads/2021/03/bilan-de-la-ligue-des-auteurs-professionnels.pdf
Vous y trouverez, je suis sûr, de quoi satisfaire votre curiosité.

Plus sérieusement, vous n’êtes pas sans ignorer une différence d'histoire entre la Ligue (créée en 2018), le CPE (créé en 1979) et la SGDL (fondée en 1838)… Dois-je aussi mentionner les différences de budget et de moyens humains alloués à chacune de ces organisations ?

Et pourtant, la Ligue est montée sur le devant de la scène et a fait énormément pour tous ses adhérents depuis sa création : veille juridique, assistance individualisée, contrat de commande équitable, mise en lumière des enjeux brûlants de la profession, émissions bimensuelles d’échange et de vulgarisation, actions commune avec d’autres organisations professionnelles… sans compter le lancement de la mission Racine et la mobilisation pour que son rapport ne soit pas enterré aussi sec.

Pas mal pour une organisation partie de 0 il y a deux ans et demi ?

Bref, pas besoin de « taper sur ses voisins » (ni d’attendre 2048 pour comparer les bilans 30 ans plus tard) pour avoir une légitimité. Organisons des élections professionnelles et on verra bien qui portera les avancées pour les artistes-auteurs.

La Ligue

22/03/2021 à 21:34

Élève studieux et appliqué. A bien appris sa leçon et la récite sans faute. C'est bien. Un bon point...

OGC'est pas vrai

22/03/2021 à 22:21

"Quel est l’intérêt objectif pour un OGC que les artistes-auteurs et autrices aient un meilleur accès à la protection sociale ? Aucun.", dites-vous.

Etes-vous au courant, cher Frédéric Maupomé, que la SOFIA prend en charge chaque année 50% de vos cotisations de retraite complémentaire ?... Soyez sérieux si vous voulez être pris au sérieux...

Frédéric Maupomé

23/03/2021 à 14:04

Oui, je le sais. C'est inscrit dans la loi de création, ce n'est pas issu d'une volonté des OGC.

De toute façon, la question d'un bon accès à la protection sociale ne saurait se limiter à cette seule participation financière. (issue du droit de prêt). Qu'en est-il des congés maternités, des indemnités maladies, etc. ?

Enfin, vous oubliez que les artistes auteurs ne sont pas tous des auteurs du livre. (pour rappel, puisque vous faites semblant de l'oublier, il faut 50% des revenus issus du livre pour que la SOFIA participe, cela concerne, si je ne me trompe, environ 4000 personnes).

Contrairement à vous, qui trollez péniblement, je suis sérieux.

Barbaratruc

23/03/2021 à 04:49

Plus sérieusement, je ne conteste pas en soi l'idée d'élections professionnelles mais la méthode qui consisterait à les organiser à marche forcée, obligeant toutes les organisations qui voudraient se présenter à changer leurs statuts, leur manière de fonctionner, leur rapport à leurs adhérents sans prendre le temps de la réflexion. Bref, en voulant imposant votre agenda, vos analyses, vos solutions et vos idées à toute force et immédiatement (c'est cet aspect coercitif que je trouve tyrannique) alors que les discussions ont montré que tel n'est pas actuellement le souhait de tous les auteurs, loin d'être tous "professionnels" (une notion qui reste effectivement à définir) mais qui veulent néanmoins être représentés.
Et ce sont ces méthodes (attaques à boulets rouges, dénigrement), à mon avis, qui vous rendent inaudibles et contre-productifs alors que vous défendez un projet en soi respectable et avez déjà fait bouger les lignes. Mettons-nous autour de la table ensemble, le temps des discussions n'est pas fini et la diplomatie vaut à mon sens mieux que la guerre – à moins de vouloir tout balayer. Parce qu'au fond, je crois que nous poursuivons le même objectif : améliorer les conditions d'exercice et de vie des créateurs. Pas de la même façon mais il faut de tout pour faire un monde.

Frédéric Maupomé

24/03/2021 à 19:49

La notion de "marche forcée" prête à sourire. Le rapport Racine a plus d'un an, et chacun des acteurs en place a, depuis qu'il est sorti, tout fait pour enterrer l'idée même d'élections professionnelles. Si tout d'un coup vous n'y êtes plus hostile, c'est une avancée significative dont je me réjouis.

Quand aux changement de statuts, d'une part, je ne suis pas responsable de la loi qui oblige les organisations professionnelles a avoir des statuts particuliers, d'autre part, ces statuts ne sont pas là sans raison. Si les organisations professionnelles ne doivent avoir pour seul objet que la défense des intérêts des professionnels c'est pour éviter le plus possible les conflits d'intérêts.

Enfin, vous avez beau répéter à l'envie que ce message est inaudible (mais j'imagine que vous cherchez plutôt à attaquer la ligue le CAAP que moi à travers cette pique) cela n'en fait pas une vérité. Je vous accorde cependant, que certaines revendications de la ligue, par exemple, ne trouvent pas d'écho au niveau du ministère de la culture, peut-être est-ce du aux lobbies très actifs qui sont contre (rappelons nous que le SNE voudrait influencer les élections pour que soit ceux qui l'arrangent qui gagnent) peut-être est-ce aussi du au fait que le ministère à choisi ses interlocuteurs qui l'arrangent !

Elisa Villebrun

23/03/2021 à 09:01

L’article ne demande rien d’autre que la démocratie sociale comme pour tous les autres travailleurs. Rien de plus.

Elle pourra être plurielle et diverse, il y a de la place pour tout le monde mais l’important c’est qu’elle sera élue.

Même s’il est complexe, le sujet de la représentation professionnelle devrait être le premier sur la table.

Hélène

23/03/2021 à 14:10

Bonjour,
Je suis autrice et sincèrement, ces élections professionnelles, je m'en moque comme de l'an 40, comme nombre d'auteurs et autrices autour de moi. Chacun est représenté par qui il veut et adhère aux organisations qu'il souhaite. Ce que j'attends, en tant qu'autrice, ce sont des améliorations concrètes : des taux minimum, des à-valoir qui ne soient pas ridicules... Pour le reste, ce ne sont que guerres d'égo... Les organisations professionnelles et syndicats feraient mieux de se battre pour les auteurs, plutôt que pour se disputer des places...

LOL

24/03/2021 à 07:10

Le problème est que pour avoir les droits que vous espérez, vous devez avoir quelqu'un qui se bat pour vous (puisque les auteurs seuls n'arrivent pas à bloquer le système, sinon ça se serait plié depuis longtemps).

Or, le gouvernement (aux ordres de grands éditeurs, comme Gallimard & Co) ne VEUT pas que les auteurs soient représentés, arguant du fait que certaines organisations, AUTO-PROCLAMÉES représentants des auteurs, existent déjà.

Bref, il y a juste négation du travail des auteurs,, puisqu'en France, le droit de voter pour ses représentants (mêmes si c'est verrouillé par la loi de 1946 fixant ad vitam aeternam les organisations représentatives, ce qui est le meilleur moyen de dégoûter le salarié moyen de voter, mais c'est un autre problème) fait partie des droits du travailleur.

Donc les auteurs ne sont pas des travailleurs, ce qui a été dit explicitement par Bachelot (dont on peut au moins reconnaître le mérite d'avoir dit tout haut ce que tout ce petit monde pense tout bas).

Bref, vos aspirations, vous pourrez vous asseoir dessus, pour le plus grand bien des éditeurs (les petits suivent les grands et ça les arrange bien) et votre plus grand malheur. Quand on ne représente rien, on peut vous essuyez les pieds sur la figure, sans que personne n'y trouve à redire.

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#AdopteUnLibraire : “Il n’y a pas d’écrivain sans librairie”

Les librairies ont été hissées au rang de commerces essentiels dans le décret n° 2021-217. Ou plus précisément « les commerces de détail de livres ». Contraint et forcé, comme tant d'autres, non plus d'imaginer, mais de vivre dans un pays aux librairies fermées, le romancier Gilles Marchand, auteur entre autres d’un Funambule sur le sable, adresse à ActuaLitté un texte passionné. 

03/03/2021, 11:10

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Vivants à l'unisson : à la défense du spectacle et des artistes

Ne pas laisser mourir les artistes et le spectacle : voici en quelques mots le sens du texte écrit et diffusé par le chanteur Cali, la thérapeute Anne-Laure Buffet et le poète Éric Poindron. Plus qu’un mouvement d’humeur, un appel à l’aide, parti à la défense (et illustration ?) du spectacle vivant. Un manifeste que ActuaLitté diffuse dans son intégralité.

28/02/2021, 10:35

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Portrait des bibliothèques en ”sociétés d'émulation“, ou laboratoires d'idées

Les bibliothèques auraient l'environnement nécessaire pour devenir des think tank modernes – quoique le terme soit désormais connoté. L'auteur Jean Behue le suggère : il présente une invitation à réinventer les bibliothèques en sociétés d'émulation, ces cercles d'amateurs et de passionnés qui ont fleuri dès le XVIIIe siècle, et se sont prolongés par la suite dans un bel élan de libération individuelle et collective. Un billet à savourer.

22/02/2021, 09:36

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Éditeur indépendant : passion ou profession ?

« En avril 2021, cela fera 10 ans que je fais officiellement des livres, au sein de ma petite maison d’édition indépendante de livres d’art : les Éditions Hartpon. Si cette date anniversaire est une bonne occasion de constater que la “passion“ reste intacte, je me dis qu’elle pourrait l’être également pour faire un premier bilan de ma manière de considérer cette “profession“, aujourd’hui. » Par Caroline Perreau, fondatrice des Éditions Hartpon.

18/02/2021, 12:56

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Les avanies des auteurs face à l'URSSAF : “C'est de mal en pis”

« L'impéritie informatique et téléphonique de l'Urssaf vis-à-vis des auteurs se perpétue. Matinées perdues à tenter de parler à un humain, site informatique nase, lettre comminatoire vous enjoignant de faire une déclaration en ligne sous peine de lourdes amendes, journées en vain perdues à tenter de le faire... » Dominique Sels est autrice, et comme d’autres, en proie aux affres de l’URSSAF. Dans un billet, elle évoque les difficultés rencontrées « avec ces bandits de grand chemin ».

16/02/2021, 09:22

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Pour avoir préféré la croyance à la pensée, et pour le reste : “Ni oubli ni pardon”

Depuis des mois maintenant, le monde de la culture et de la création ne cesse de hurler  à la mort. La sienne. Mille fois, du plus humble au plus célèbre, les créateurs, auteurs ou interprètes, dans une unanimité inédite, ont répété partout que fermer durablement les lieux de spectacles, de monstration, de vente, était un désastre. Désastre culturel, désastre économique, désastre personnel, désastre social, désastre psychologique, désastre à tous les étages. Par Yves Frémion, écrivain animateur de PEPS-Culture.

09/02/2021, 11:10

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Auteurs : “Si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu.”

Début décembre, l’auteur et illustrateur Henri Fellner faisait parvenir à ActuaLitté et au CSPLA (ou inversement), un courrier passablement désabusé. Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, organisme chargé d’éclairer le ministère de la Culture sur des points de droit, venait de renouveler la liste des membres de sa commission consultative. Et au grand dam de l’écrivain, les représentants directs des auteurs faisaient défaut. Voici donc une seconde missive, plus claire peut-être...

12/01/2021, 12:13

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Les voeux du Syndicat des éditeurs passent des chocolats à la soupe

L’année 2021 commencera avec la traditionnelle présentation des vœux du Syndicat national de l’édition. Mais, contraintes sanitaires obligent, ils se dérouleront par internet — et en visioconférence avec l’interview réorganisée de son président, Vincent Montagne. Pour nombre de librairies, subitement invitées à cette Grand-Messe, quelque chose cloche. Simple : un télescopage entre le syndicat patronal et le média le moins indépendant de la profession.

28/12/2020, 17:55

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“Une petite page pour l’Homme, une grande page pour l’Humanité” : Joyeux Noël 

Au terme d’une année pas vraiment conciliante, les fêtes vécues sous contrainte, à l’image des mois passés, apportent un petit souffle. L’occasion pour toute la rédaction de vous les souhaiter excellentes – autant que faire se pourra. En tout cas, de partager avec chacune et chacun un moment pour remercier nos lecteurs de leur présence, à nos côtés.

24/12/2020, 23:59

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Corona Papers : Écriture virale

Je m’appelle Corona Typewriters. Et je m’apprête à subir Noël. Un de plus dans la longue liste des années déjà encaissées sur ma tôle toute cabossée. Pour l’heure, mon maître-écrivain est sorti de sa quarantaine. Rassurons-nous. Il n’est pas question de virologie en l’espèce. Plutôt d’une léthargie éditoriale. D’une quarantaine littéraire. 

21/12/2020, 08:00

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Noël coquin : 4 BD érotiques à mettre sous le sapin

Cette année, beaucoup ne fêteront pas Noël en famille en raison du COVID-19. C’est l’occasion d’offrir une BD sexy à son amoureux ou son amoureuse ! Voici notre sélection des bandes dessinées pour adultes à mettre sous le sapin. Comics, mangas, romans graphiques, la BD érotique conjugue fantasmes et divertissement. A travers un dessin les auteurs et autrices font monter la température. Il y en a pour tous les goûts : BD historiques, de science-fiction, sadomasochistes ou sur l’intimité des couples.

18/12/2020, 09:55

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Les impôts contre les papillons : auteur, contribuable comme un autre

Récemment, Christophe Hardy, président de la Société des Gens de lettres, élu en mai dernier, a fait vrombir. Fin novembre, le ministère de la Culture exposait les conclusions de la mission Fiscalité, touchant aux revenus des artistes-auteurs. Pour les facturations qu’un auteur peut effectuer, une zone grise manifestement confortable existe — arrangeant certains, en dérangeant beaucoup d’autres. Frédéric Maupomé, écrivain et scénariste intervient ici en réponse à la tribune et aux étonnants propos du président de la SGDL dans Livres Hebdo.

12/12/2020, 10:33

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Elena Ferrante et les 40 coups de bâton pour 20 Minutes, Figaro, RTBF

Les cons d’Audiard avaient cela pour eux qu’on les reconnaissait à leur audace sans borne : il en apparaît une espèce plus sournoise, celle dont le sentiment d’impunité, — doublé d’un « on sait jamais sur un malentendu ça peut passer » — sévit sur la toile. On l’appelle également la race des « vas-y on s’en fout », au prétexte que sur internet, personne ne vous entend crier.

10/12/2020, 09:46

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Dans quelle France empêche-t-on des enfants hospitalisés de lire ?

Lors de son allocution du 28 octobre, Emmanuel Macron indiquait que le pays replongeait : d’abord dans la pandémie, ensuite dans les contaminations, enfin dans le confinement. Triple peine. Une nouvelle salve douloureuse pour les citoyens, après l’accalmie estivale. Mais il fallait préserver le milieu hospitalier d’une crise approchant.

18/11/2020, 16:48

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Livres et librairies : tout et son contraire, pourvu que l'on parle fort

Oui nous sommes confinés. Tentons de ne pas être des cons finis. Le débat a fait rage, le lobbying fut actif. Résultat des courses ? Tout le pays a la nette impression qu’en France on ne peut plus acheter de livres. Il n’y a rien de plus faux. En revanche, ô infortune, il nous faut fournir plus d’efforts pour les obtenir. Las ! n’est-ce donc que cela ?

05/11/2020, 10:04

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Comprendre l'Europe par les livres : l'Institut Delors et ActuaLitté s'associent

L’Institut Jacques Delors, think tank européen fondé en 1996 par l’ancien Président de la Commission européenne Jacques Delors, et ActuaLitté, magazine littéraire en ligne créé en 2008, s’associent dans le cadre du prix « Mieux Comprendre l’Europe ». Ce dernier récompense depuis 2009 les auteurs dont les ouvrages sont de véritables outils pédagogiques, notamment pour les jeunes, pour mieux appréhender les fondements de l’Europe.

25/08/2020, 11:00

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Écoles, bibliothèques : Hong Kong soumise à la censure chinoise

Le mois de juillet avait à peine posé ses valises que l’on apprenait comment Hong Kong vacillait sous le poids de la Chine. Une loi sur la sécurité nationale entraînait la disparition de plusieurs ouvrages — trop axés sur les questions de démocratie. Les bibliothèques, lieux de diffusion de savoir par excellence, devenaient les premières victimes du pouvoir de Beijing.

18/07/2020, 12:27

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Diffamation : les excuses du SNE à ActuaLitté

Suite à la propagation, d’origine indéterminée, sur les réseaux sociaux d’une vidéo filmée lors de l’Assemblée générale du Syndicat national de l’édition, plusieurs articles ont été publiés sur ActuaLitté. Le Syndicat avait alors vivement réagi sur son compte Twitter, alléguant que notre média avait eu recours à « un procédé illégal ». 

10/07/2020, 10:00

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Corona papers : la complainte de la machine esseulée

Je m’appelle Corona Typewriters. J’ai allégrement franchi le seuil des 80 ans. Je suis donc un sujet à risque. Un sujet d’écriture. Et je subis la triple peine. Trop âgée, retranchée dans les confins d’un bureau désespérément vide, ostracisée sous mon propre toit du fait de mon nom. 

25/04/2020, 11:05

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L'éthique de la papaye - à quoi sert un auteur en temps de guerre ?

Je ne sais à quoi peut servir un auteur par temps de guerre. Mais ce dont je suis certain, c’est qu’il peut, par exemple, se sentir légitime à « l’ouvrir », si dans son parcours, un « quelque chose de ses rencontres », l’expérience « d’un ou une autre » dans un « ailleurs et autrement », peuvent être versées à la compréhension, à la progression commune des choses.

04/04/2020, 09:48

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Les libraires indispensables à la vie de la nation ? Les morts ne liront plus

BILLET DE MAUVAISE HUMEUR – Ce matin, le ministre de l’Économie a abordé l’éventualité de la réouverture des librairies, qui désormais redeviendraient indispensables à la nation. Je ronge mon frein depuis lors, je suis une grognarde. L’ « on » voudrait donc que les librairies réouvrent. « On ». Qui « on » ? Les libraires ? Les lecteurs ? Les éditeurs ? Les auteurs ? Le ministre de l’Économie ? Celui de la Culture ? Les journalistes parisiens qui s’intéressent soudainement au sort de la librairie indépendante ? Alors qu’ils reçoivent leurs livres sur leur bureau sans devoir y mettre les pieds habituellement ?

19/03/2020, 15:55

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Stratégie Colibri : Achetez des livres plutôt que du PQ

BILLET D'HUMEUR - Oui le titre est cynique. OK. Nous voyons tous plus ou moins combien nos vies vont être bouleversées ces prochains jours. Que les plus débonnaires, ou carrément égoïstes, continuent à faire comme si de rien n’était. Que les plus inquiets cèdent aux cassandres télévisuelles avec des réactions quelque peu saugrenues. Que les plus sensés se demandent effarés ce qui est en train de se passer. Que les plus honnêtes essaient de se préparer avec un minimum de calme, mais à quoi ?

14/03/2020, 14:00

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OVH et VadeSecure : le règne des imbéciles machines spamsophiles

Depuis maintenant quelques jours, ActuaLitté est privé d’un outil très prisé : sa newsletter. Envoyée à plusieurs dizaines de milliers d’inscrits, cette epistole ne faisait de mal à personne – voire, nous avons la faiblesse de le croire, servait à certains. Chaque matin, à 4 heures, elle partait sans un bruit et atterrissait dans les boîtes mail. Enfin… ça, c'était avant le drame.

30/12/2019, 16:38

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Sapin, paquet, famille : Joyeux Noël à toutes et tous

Que l’on prône la décroissance ou la consommation raisonnée, que l’on ait des convictions politiques ou un ras-le-bol généralisé, que l’on ait été gréviste ou emmerdé, que l’on ne soit rien de tout cela et un peu de tout pourtant, alors… reposez-vous. S’il y a bien une journée dans l’année où chacune et chacun ont droit à un peu de calme, c’est le 25 décembre.

24/12/2019, 23:59

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Au royaume des trophées de l'édition, l'éborgné-roi

Grande première que cette soirée du 10 décembre : les premiers trophées de l’édition étaient décernés, pour saluer le travail des éditeurs. Dix catégories pour évaluer l’investissement de chacun, et trois prix spéciaux qui découlaient des votes des abonnés de Livres Hebdo. Le magazine historique de l’industrie prenait l’initiative d’une cérémonie de récompenses.

11/12/2019, 08:57

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Fréquentation : on s'en “chiffres” de tes “crisse”

CARNET DE BORD – 18 litres de café, plus ou moins allongés, auront suffi à lutter contre le décalage horaire. Les quelques bières échangées dans des micro-brasseries auront plutôt eu l’effet inverse. C’est dur, un salon, on ne se rend pas compte… 2019, dernière année à la place Bonaventure, il s’est cependant passé quelque chose : dans l’ambiance, dans les ventes, dans les allées… Vraiment...

24/11/2019, 14:26

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Brioche à la cannelle : c'est angry birds chez les libraires

CARNET DE BORD – La neige a déserté les rues de la ville ; de nuit, les fenêtres illuminées semblent des étoiles qui observent les passants. Le salon vit, bouge, le flux de visiteurs ne discontinue pas, familles, curieux, adolescents. On jase. Et d’un stand à l’autre, on jase aussi, même des sujets qui fâchent.

23/11/2019, 16:21

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Poutine gratuite : régalons-nous, encore, encore, encore, encore

CARNET DE BORD – « T’aimes-tu pas quand c’est gratuit ? » Cette phrase anodine s’est accrochée à mes basques dès le premier jour. Et de couloirs en escalators, dans les allées du Salon du livre, je l’ai traînée : au moindre café, à chaque rencontre, elle s’étalait, criante de vérité. Comme une serpillère dont personne n’aurait osé contester l’usage.

22/11/2019, 15:33

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Politique du cookie au beurre de cacahuète, ou la francophonie vue de Paris

CARNET DE BORD – Montréal, jour 1 et demi. Partir à la découverte d’un pays étranger implique dès les premiers pas de s’identifier aux autochtones. Pour ce faire, il importe de disposer des mêmes solutions de transport que les habitants. En l’occurrence une carte OPUS, vendue pour quelque 26 $ CA, avec une durée d’une semaine — bus et métro. Mais encore faut-il savoir se servir du réseau routier et ferroviaire.

21/11/2019, 13:03

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Montréal : sous les pavés et les livres, la neige

CARNET DE BORD – Allez, les grandes destinations appellent de grandes réflexions : en décidant de tenir une forme de carnet de bord de ce salon 2019 de Montréal, plusieurs points plaidaient favorablement. D’abord, ce sera la dernière édition place Bonaventure — quand le salon de Paris a tant de mal à contenir l’hémorragie et se réduit comme peau de chagrin depuis 10 ans, celui de Montréal franchit le cap et prend un nouvel élan. On sait ce que l’on quitte, pas ce que l’on trouve, évidemment.

19/11/2019, 21:50

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

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Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

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“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

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La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

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Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

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Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

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Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

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Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

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Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut securiser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

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Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

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Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

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Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23

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Histoire de l’ebook #17 - Les grandes dates du Projet Gutenberg

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement. » (Michael Hart, fondateur du Projet Gutenberg et père de l’ebook)

02/07/2021, 09:21

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Feel good books ? “Est-ce que Sagan, Duras, écrivaient pour faire du bien ?”

Écrire ne m'a jamais fait manger.J'ai fait ce que l'on appelle délicatement des "succès d'estime", ce qui veut dire que je n'ai eu aucune critique négative - quelle chance !-  mais que mes livres se sont vendus au mieux à 2000 ex. Tout cela en étant publiée par de belles maisons. Par Cathy Galliegue.

01/07/2021, 09:09

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Histoire de l’ebook #15 - Un hommage aux bibliothécaires

Le/la bibliothécaire a toujours eu un rôle charnière dans le monde du livre, y compris numérique. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner ? Une première version de ce texte fut publiée dans ActuaLitté en 2016. Voici aujourd'hui une version revue et actualisée pour inclure les ultimes développements de la profession. L’auteure fut elle-même bibliothécaire avant d’être traductrice.

30/06/2021, 10:29

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Histoire de l’ebook #14 - L’ebook vu par quelques pionniers

Voici le sentiment de plusieurs pionniers du livre numérique interviewés par courriel au fil des ans pour mes articles et livres sur le sujet: Michael Hart (Projet Gutenberg), John Mark Ockerbloom (The Online Book Page), Robert Beard (A Web of Online Dictionaries), Jean-Paul (Cotres.net), Nicolas Pewny (Le Choucas), Marc Autret (Indiscripts), Pierre Schweitzer (@folio), Denis Zwirn (Numilog) et Henri “Henk” Slettenhaar (Silicon Valley Association).

29/06/2021, 09:23

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Amis auteurs, “ne nous trompons pas de combat”

Avant même le rapport Racine, remis en janvier 2020 au ministre de la Culture, qui reconnaissait la paupérisation des artistes-auteurs, ces derniers alertaient sur une baisse de leurs revenus et une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Selon Paola Appelius, traductrice littéraire et présidente de l'Association des traducteurs littéraires de France, les préoccupations ont été entendues, et le travail d'amélioration a bel et bien commencé. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte aux auteurs.

29/06/2021, 09:04

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Histoire de l’ebook #13 - L'Internet Archive, une bibliothèque planétaire

L’Internet Archive est fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie) pour préserver un historique de l’internet. D'abord « bibliothèque de l’internet » avec la Wayback Machine, qui permet de voir l’évolution d’un site web depuis 1996, elle devient ensuite « une bibliothèque numérique à but non lucratif destinée à procurer un accès universel au savoir humain ». Elle propose deux millions de livres numérisés en mars 2010. Dix ans plus tard, elle est la plus grande bibliothèque numérique publique mondiale.

28/06/2021, 09:32

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Rentrée littéraire : la critique, le lecteur, le libraire et le quatre-quart

Encore deux mois de patience avant de trouver sur les tables de librairies, dans les dossiers ventrus de la presse, les titres de la prochaine rentrée littéraire. Alors parleront auteurs, éditeurs, journalistes, parfois quelques lecteurs dont la notoriété médiatique fera croire à une influence réelle sur les envies mouvantes des lecteurs. Qui mieux qu'un libraire, artisan besogneux de cette grand'messe dont il ne retirera lui-même ni lauriers ni couronne, pour poser un regard distancié, frondeur, amusé, bienveillant sur ce rituel que d'aucuns conspuent à loisir, avant que de s'y sacrifier ?

27/06/2021, 11:04

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Histoire de l’ebook #12 - De Google Print à Google Books

Google lance Google Print en mai 2005 en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques, puis le suspend trois mois plus tard suite à un conflit avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres) et numérise les milliers de livres de bibliothèques partenaires. Mais Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, et le conflit se poursuit. Après une longue saga judiciaire de près de dix ans, la justice américaine tranche en octobre 2015 en faveur de Google.

27/06/2021, 10:34

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Histoire de l’ebook #11 - La licence Creative Commons

Créée en 2001 à l'initiative de Lawrence “Larry” Lessig, la licence Creative Commons a pour but de favoriser la diffusion et la réutilisation d'œuvres numériques tout en protégeant le droit d'auteur. De nombreux auteurs et autres créateurs souhaitent en effet utiliser le réseau de diffusion qu’offre l’internet tout en contrôlant les droits sur leurs œuvres, mais le copyright traditionnel leur semble trop restrictif. Creative Commons fête ses 20 ans en juin 2021 avec 2 milliards d’œuvres sous licence Creative Commons.

25/06/2021, 09:58

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Le livre, bien essentiel : “L’une des plus importantes victoires” de 2020

Près de soixante-dix maisons françaises et italiennes auront pris part aux journées d’échanges organisées à l’initiative de l’Association des éditeurs italiens. Engagé à la tête de cette organisation depuis 2017, Ricardo Franco Levi intervient régulièrement dans nos colonnes, apportant éclairages et interventions sur le marché italien. Depuis Milan, il revient sur ces trois jours, manifestement riches.

24/06/2021, 15:36

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Histoire de l'ebook #10 - Wikipédia, une encyclopédie planétaire

Lancée en janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia est une encyclopédie gratuite en ligne écrite collectivement et dont le contenu est librement réutilisable. Rédigés par des milliers de volontaires dans des dizaines de langues, les articles et les illustrations restent la propriété de leurs auteurs. Leur libre utilisation est régie par la licence GFDL puis par la licence Creative Commons. Wikipédia comprend 17 millions d’articles dans 270 langues en 2011, avec 400 millions de visiteurs par mois. D'autres encyclopédies collaboratives suivent, par exemple l’Encyclopedia of Life.

24/06/2021, 09:42

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Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28

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Histoire de l’ebook #9 - L’EPUB devient le format standard

Le format EPUB succède au format OeB (Open eBook) en avril 2005 en tant que standard du livre numérique et supplante peu à peu le format pionnier PDF. « Totalement différent du PDF, le format EPUB permet d’afficher un texte ajusté au tout dernier moment en fonction de l’écran et des choix du lecteur au moment précis de la lecture. Plusieurs applications permettent de créer un fichier EPUB directement, dont des logiciels libres. La plupart des liseuses sont compatibles avec le format EPUB. » (Nicolas Pewny, consultant en édition électronique)

23/06/2021, 09:27

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Entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers de Mondadori Libri

Le site NewItalianBooks, qui promeut les maisons d'édition et la culture italiennes à l'étranger, a réalisé un entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers chez Mondadori Libri. Ce dernier est le groupe de presse le plus influent en Italie. Interrogée par Paolo Grossi, directeur du site, elle revient sur l'influence du livre italien à l'étranger. Par Paolo Grossi.

22/06/2021, 12:25

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Histoire de l’ebook #8 - Premières expériences d’auteurs de best-sellers

Le maître du suspense américain Stephen King est le premier auteur de best-sellers à se lancer dans l’aventure numérique en 2000, malgré les risques commerciaux encourus. Il autopublie un roman épistolaire inédit en plusieurs épisodes sur un site web créé à cet effet, avec un résultat mitigé, avant de nouvelles expériences avec son éditeur. D'autres auteurs de best-sellers tentent eux aussi l’aventure numérique avec leurs éditeurs, par exemple Frederick Forsyth en Grande-Bretagne, Arturo Pérez-Reverte en Espagne et Paulo Coelho au Brésil.

22/06/2021, 10:05

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Queenie, histoire d'une gangster venue de Martinique, pour conquérir Harlem

Stephanie Saint-Clair. Avec un nom pareil, elle aurait pu faire du music-hall. Et d’une certaine manière, elle fut la reine de la nuit. Au cœur de Harlem, elle devint Queenie, cheffe de gang respectée au sein de Harlem : protectrice d’une communauté noire contre les policiers — déjà ! —, elle mena tambour battant une carrière dans la loterie clandestine. Nous sommes en 1933, la prohibition a pris fin, et cette Martiniquaise, ayant migré une vingtaine d’années plus tôt à New York affronte la mafia italienne, regardant les hommes droit dans les yeux. Queenie, plus qu’une gangster généreuse : un symbole.

22/06/2021, 08:05

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Histoire de l’ebook #7 - Premiers dictionnaires et encyclopédies en ligne

Disponibles en ligne au tournant du millénaire, les premiers dictionnaires et encyclopédies de référence émanent de versions imprimées, par exemple le Dictionnaire universel francophone (Hachette), WebEncyclo (Atlas) ou encore le site de l’Encyclopaedia Universalis. Suivent des outils de référence conçus directement pour le web, par exemple le Grand dictionnaire terminologique (GDT) du Québec et WordReference.com. Wikipédia fera l’objet d’un article spécifique.

21/06/2021, 09:28

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Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

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Histoire de l’ebook #6  - E Ink, une technologie d'encre électronique

Les recherches sur l’encre électronique débutent à la fin des années 1990 au sein de la société E Ink pour offrir un meilleur écran aux liseuses en attendant le papier électronique. E Ink présente le prototype de son écran en 2002 et le commercialise en 2004. Un projet un peu différent est la technologie Gyricon développée par Xerox. Radicalement novateur lui aussi dans un domaine connexe, le projet @folio voit le jour en France dès 1996 mais reste malheureusement à l’état de prototype faute de soutien financier.

19/06/2021, 11:19

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La lecture dans les établissements de santé, “espace d’intimité, d’évasion, de liberté”

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) s'engage dans une vaste opération de rapprochement entre les professionnels de la santé et ceux de la lecture publique, pour multiplier les projets culturels autour du livre et de la lecture dans les établissements de santé. Nous reproduisons ci-dessous le plaidoyer de la fédération, destiné à convaincre de l'importance cruciale de la lecture dans le parcours de soins.

18/06/2021, 15:06

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Histoire de l'ebook #5 - Les premières liseuses    

Sans surprise, les premières liseuses voient le jour dans la Silicon Valley, terre des projets technologiques les plus fous, avec les fonds nécessaires pour les développer. Ces liseuses sont le Rocket eBook (de NuvoMedia) et le SoftBook Reader (de SoftBook Press), qui virent le jour en 1998. D'autres modèles suivent, par exemple le Gemstar eBook (de Gemstar) en 2000, le LIBRIe (de Sony) en 2004, le Cybook Gen2 (de Bookeen) à la même date, le Sony Reader (de Sony) en 2006, le Kindle (d'Amazon) en 2007, le Nook (de Barnes & Noble) en 2009 et l'iPad (d'Apple) en 2010. 

 

18/06/2021, 11:31