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Salons et festivals du livre : quand Paris méprise la province

ENQUÊTE – « Estomaqués. » « Aberrant. » « Marasme. » Les termes qui viennent à la bouche des organisateurs de salons du livre déclinent à l’envi l’exaspération. Découvrant les nouvelles dates de Livre Paris présentées en fin de semaine dernière, plusieurs d'entre eux ont fait part à ActuaLitté de leur vif mécontentement. Pour dire le moins. L'événement parisien n'a clairement pas regardé où il posait ses valises. Ni quand.

Le 21/10/2020 à 16:47 par Nicolas Gary

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Publié le :

21/10/2020 à 16:47

Nicolas Gary

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Épinal, avec ses Imaginales, ou encore le Festival du livre de Nice, celui consacré au Premier Roman à Chambéry, Oh les beaux jours à Marseille, et d'autres… Plusieurs manifestations ont retenu leurs dates pour 2021, en jonglant avec les contraintes sanitaires connues. En vertu des territoires, cette profusion autour du 28 au 31 mai impliquerait des adaptations – habituelles pour beaucoup.

Mais que soudainement, le salon du livre de Paris décide de reporter précisément à cette période son rendez-vous prévu du 20 au 23 mars, voilà qui bouleverse tout. Quelle que soit la taille de la manifestation alors concernée.

De même, la Comédie du livre échappe à la sanction : Philippe Saurel, président de Montpellier Méditerranée Métropole, avait décidé l’annulation de 2020, se projetant sur 2021. Ainsi, la fête s'établira du 4 au 6 juin. « Donc le déplacement du Salon du Livre Paris n’aura pas d’incidence sur notre manifestation », indique-t-on à ActuaLitté. Soupir de soulagement. Idem pour Étonnants voyageurs, qui intervient durant le week-end de la Pentecôte, juste avant.

Toutefois, la Croatie doit toujours en être l’invitée d’honneur : quid de la proximité des événements pour les responsables croates ? Faudra-t-il choisir pour éviter l'épuisement ? Mais pour deux qui en réchappent, ils sont légion à voir d'un oeil sombre « un coup pendable », annonce-t-on.

Mieux vaut en rire, alors...

Fabienne Pochart, responsable de Époque, le salon du livre de Caen, en charge de la Direction de la Culture pour la ville, ne pouvait pas être contactée au moment de la parution. Pour autant, l’événement doit se tenir du 28 au 31 mai 2021. À la mairie, ce revirement n'est pas spécialement apprécié : d’une année sur l’autre, les dates sont positionnées, et celles de 2021 n'avaient pas fait défaut.

Emmanuelle Dormoy, première adjointe à la Culture pour la mairie, suggère pour sa part« de réagir avec ironie, car il n’y a rien d’étonnant à tout cela. On apprend par la presse non une annulation, mais un report sans aucune concertation, et l’on découvre les dates, consternés ». Or, si règne une profusion en ce mois de mai, « les auteurs acceptent assez facilement de partager leur temps » pour intervenir sur une même période à deux endroits .

« Livre Paris, sans même une information préalable ni des avis pris auprès des organisateurs de salons démontre que la décentralisation est loin d’être accomplie dans le pays. En dehors de la capitale, c’est connu, rien ne vit, rien ne bouge », poursuit-elle. 

Époque n’a pour le moment pris aucune décision : prendre en compte, attendre, « cela découlera aussi des actions des autres villes, mais une réaction collective semble nécessaire pour dénoncer une manière de faire que personne n’apprécie ». 

Pareille mobilisation dépasserait d’ailleurs – et aisément – les clivages politiques qui peuvent exister entre municipalités, selon elle. « Leur choix a des conséquences qui dépassent les orientations de chacun. Et nuisent aux actions que mènent tous ces territoires, dont les événements ont une véritable stature », analyse l’adjointe à la Culture. 

« Et je ne m’avance pas en affirmant que les auteurs se sentent plus considérés dans nos manifestations. Et des auteurs satisfaits, ce sont des éditeurs satisfaits. » Cependant, pour Époque, qui a opté pour des débats, la présence des auteurs devient indispensable. « Notre projet est de donner la priorité à la création, et pour ce faire, nous montrons une extrême attention aux problématiques connues — comme celle de la rémunération », souligne-t-elle. 

« Les créateurs ont en effet besoin des salons, en tant qu’ils les rapprochent du public, mais permettent également une rémunération. Tout cela est fort dommageable, quand le champ entier de la création artistique aurait besoin de soutiens. »

“Là, on prend une averse !”

Jean-Marie Gourio, qui organise depuis une dizaine d’années la fête du livre de Talloires, sur les bords du lac d’Annecy, le souligne. « Habiter, c’est faire. Et comme je suis un artisan du livre, j’ai voulu organiser une fête du livre. J’aurais monté celle des abeilles si j’avais été apiculteur. » Avec près de 25 auteurs invités chaque année, et quelque 6000 personnes qui viennent sur les deux journées de la manifestation, l’arrivée du mastodonte Livre Paris « devient catastrophique ».

Et d'ajouter : « Nous avons toujours conçu les dates de la Fête pour nous glisser entre les grands événements : Saint-Malo, Marseille… D’ordinaire, on passe entre les gouttes : là on prend une averse ! Serge Joncour avait accepté l’invitation, François Morel également : comment maintenir leur présence si l’on doit lutter avec Livre Paris ? »

Tout cela pour un salon parisien « qui est trop cher, où les éditeurs renâclent à venir et qui pourtant s’installe et pose ses valises sans crier gare », déplore Jean-Marie Gourio. « Paris, cette grosse machine qui broie, et finit par s’effondrer… Définitivement, pour nous, c’est une catastrophe. À Talloires, tout le village est impliqué, jusque dans le financement, parce que le CNL ne nous soutient pas — seules la région, la mairie et quelques aides privées nous permettent de mener l’organisation à bien. »

Avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête : comment faire ? Repousser ? Reporter ? « Et s’ils ne parviennent pas à faire l’événement, vont-ils le rebouger ? Quelle avanie pour nous ! »

“C'est irresponsable”

Certains mâchent moins encore leurs mots : « On s’attendrait à ce que des initiatives fortes soient portées par le Syndicat national de l’édition [coorganisateur de Livre Paris, NDLDR] : là, ils font tout le contraire. Alors oui, on est furax. Obéir et respecter les contraintes qui émanent du gouvernement, c’est une chose : se faire écraser de la sorte par un salon d’ampleur nationale, c’est minable », entend-on dans le sud.

« En fait, c’est irresponsable : tout le secteur est touché, et voilà que Paris, sans se préoccuper des répercussions, annonce des dates dont on se demande même s’ils ont prêté attention aux conséquences qu’elles auront. Ce n’est pas fair-play de priver ainsi des territoires d’opportunités : évidemment, les maisons devront faire des choix. C’était déjà le cas, puisque nous sommes plusieurs à intervenir sur cette période. Simplement là, c’est l’éléphant dans le magasin de porcelaine. »

Plus loin, à Nice, le festival nous indique que « nous ne bougerons pas nos dates. Nice se déroule depuis des années fin mai, rien ne changera ». Acté. Et l'enthousiasme du maire Christian Estrosi pour cette fête ne sera pas terni par les dates parisiennes.

Aucune concertation préalable

Depuis Marseille, Fabienne Pavia et Nadia Champesme, coorganisatrice de Oh les beaux jours, ne cachent pas leur déception. Ces nouvelles dates de Livre Paris sont clairement problématiques pour le festival. « Nous avons en effet été surprises d'apprendre par la presse ces nouvelles dates. Il semble qu'aucune des manifestations qui se tiennent en région à ces dates n'ait été prévenue et qu'il n'y ait eu aucune concertation initiée par les organisateurs de Livre Paris... »


crédit Festival Oh les breaux jours, Marseille

Néanmoins, Oh les beaux jours ! est un festival littéraire, non un salon du livre. Autrement dit, pas de stands d'éditeurs : seuls les auteurs sont invités et leurs livres vendus par les librairies partenaires. Ainsi, « les auteurs sont là pour des temps longs de rencontres avec le public et pour des formes scéniques enrichies que nous imaginons en lien étroit avec eux ». À cette heure, le programme est « déjà très avancé et aucun auteur n'a pour le moment annulé. Et puis Paris n'est qu'à trois heures de train de Marseille », glissent-elles, sereines.

Est-ce à dire que certains éditeurs ne se rendraient qu'à un des deux événements ? « Le salon du livre de Paris accueille de moins en moins d'éditeurs, du moins parmi ceux qui sont concernés par nos invitations. Et puis rares sont les éditeurs qui restent cinq jours derrière leur stand… », observent-elles.

« Quant aux auteurs, là encore nous sommes confiantes et pensons qu'une invitation à Marseille, aux beaux jours, constitue pour eux un vrai temps de création et de rencontre qui leur fera davantage envie. Nombreux sont les invités qui en profitent pour venir accompagnés et entrecoupent leur participation au festival par un petit plongeon dans la Méditerranée ! » 

Surtout, la manifestation phocéenne échange régulièrement avec les organisateurs d'événements qui se tiennent aux mêmes dates – comme les Assises du roman à Lyon. « Nous essayons de mutualiser intelligemment  la venue d'auteurs, étrangers notamment. Nous en ferons de même avec les éditeurs. » Mais pour ce qui est des dates, elles ne bougeront pas : « Nous travaillons avec des institutions comme le MUCEM. Nous avons opté pour la fin mai afin de les sanctuariser. »

L'espace médiatique monopolisé

Du côté de Chambéry, la directrice Olivia Benoît-Bombled grince des dents. « Le festival ne sera pas vraiment mis à mal, parce que nous invitons strictement des primo-romanciers. En revanche, nous comptons toujours sur 7 ou 8 auteurs confirmés qui reviennent pour accompagner les lauréats. Là, ce sera plus délicat. »

Chapiteau du festival
photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

Structurellement, la manifestation fait aussi appel à un grand nombre de modérateurs issus de la presse littéraire, « et là, ce sera plus compliqué : certains seront immanquablement sollicités par Livre Paris, ce qui nous rendra la tâche plus ardue ». Pour le reste, les mêmes causes provoquent les mêmes effets, indique-t-elle : « Nous tâchons d’éviter les dates des grands rassemblements, pour garantir l’existence et la visibilité du festival. »

Avec un projet monté sur cinq années, jonglant sur les différents événements de la ville, Chambéry se retrouve contraint. « L’arrivée de Livre Paris fait peur, c’est évident. Avec les autres manifestations présentes sur ce créneau, nous cherchons à collaborer pour simplifier la logistique et les déplacements. C’est clairement du mépris, qui ignore ce qui se passe dans le pays. »

Mais plus gênant, la directrice pointe les difficultés à exister médiatiquement dans la perspective où Livre Paris accaparera toute l’attention. « On se bat déjà pour avoir un minimum de présence, jusque dans la presse nationale : en mai prochain, personne n’existera d’autre que Livre Paris. Même les chaînes régionales focaliseront leur attention sur ce qu'il s’y passe. »

Or, pour un événement dédié aux primo-romanciers, qui ont besoin de cet espace dans les journaux, « l’omniprésence de Livre Paris provoquera un goulot d’étranglement. Faire exister les jeunes auteurs dans la presse fait aussi partie de nos missions, et c’est qui rend des festivals comme le nôtre indispensables ». Rivaliser avec le mastodonte de la Porte de Versailles « ajoute une problématique dont on se serait volontiers passés ».

Imaginales the people... Living life in peace...

À 150 km de Verdun, Épinal se souvient bien des enjeux médiatiques : « Quand le centenaire de la Guerre de 14 a réuni tous les chefs d’État, ça a pris de la place dans les journaux, alors que les Imaginales battaient leur plein. Il a fallu composer avec… », note Stéphane Wieser, directeur affaires culturelles de la ville et de la manifestation, consacrée aux littératures de l'imaginaire. « Certainement, les journalistes privilégieront le plus efficace… » Donc le plus gros ?

« Bien sûr, on se pose des questions sur la manière de faire, quand un organisme comme le SNE, impliqué dans la filière, prend ces décisions », reconnaît-il. « Cependant, c’est difficile pour tout le monde : la période nous épuise, chacun essaye d’exister, de faire. Je suppose qu’ils ont leurs obligations – qui n’empêchent pas de prendre des contacts préalables. »

Du reste, le changement de dates ne gênera pas les Imaginales de 2021. « Pour les maisons, l’embarras serait réel : toutes celles de l’imaginaire font leurs plus grosses ventes avec Livre Paris et les Imaginales. Il ne reste que l’ubiquité pour les éditeurs. Quant aux auteurs, on sait qu’il y aura des choix – de même pour les visiteurs qui ne quitteront pas Paris pour nous rejoindre. » Dans une moindre mesure toutefois.


Imaginales - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

« Nous vivons une telle sidération depuis des mois, entre les annulations en cascade, le confinement, le couvre-feu, les menaces sanitaires : on a avant tout besoin de solidarité, vis-à-vis des libraires et des auteurs. Plutôt que fatalistes, prôner la philosophie. » Épinal, qui pose ses options de dates sur 4 années ne bougera rien : « Ça plongerait tout le monde dans des imbroglios de calendriers, avec plus de prise de tête encore. »

Un gros salon, en plein Covid...

Quant aux circonstances, « elles sont ce qu’elles sont. Livre Paris a mis en place un îlot de l’Imaginaire en 2018, peut-être que nous n’y sommes pas étrangers ? Notre projet s’inscrit sur le long terme et nous accompagnons depuis des années ces littératures de mauvais genres – jusque dans le domaine universitaire. » De la sorte, les relations avec les éditeurs et les auteurs « nous les avons bâties sur autre chose qu’une simple zone de chalandise. À ce titre, Livre Paris représente plus de visiteurs : j’imagine que chacun observera son compte d’exploitation avant de se décider ».

Avec à l’esprit que cette course à l’échalote du salon aux plus gros chiffres possible ne fait plus sens. « On s’en rend bien compte : la crise actuelle nous interroge tous, et le déballage de dizaines de milliers de festivaliers ne fera pas recette à l’époque de la distanciation sociale », ajoute Stéphane Wieser. 

« C’est la capacité d’accueillir dans les meilleures conditions qui distinguera – convivialité, chaleur, ambiance… En mai, on peut imaginer que les masques seront toujours là, les gestes barrière encore à respecter. Dans ce contexte, être un gros événement ne représente plus un avantage. » Sauf que le volet économique du salon du livre de Paris est fondamental pour le Syndicat des éditeurs…

La dichotomie entre Régions et Paris

À Lyon, doivent enfin se tenir les Assises du roman. Lucie Campos, directrice, et Rozenn Le Bris, directrice adjointe de la Villa Gillet, « s’associent pleinement à cet étonnement, de ne pas avoir été au moins informées en amont, sinon consultées. Comment ne pas envisager une concertation entre les différents acteurs du livre sur nos territoires » ? 


crédit : Villa Gillet

Les dates des Assises furent annoncées il y a un an et rappelées voilà trois semaines à la demande du Centre national du livre, qui consulte l’ensemble des événements pour avoir un calendrier. 

Et de souligner la richesse hexagonale qui vient de « l’ensemble des propositions littéraires, en regard d’autres pays déficitaires en matière d’événement autour du livre. Époque, Oh les beaux jours ou les Assises, sont autant de rendez-vous qui redessinent les échanges entre territoires et littérature. Et quand on travaille en région, la conquête d’un public est plus complexe ».

La Villa rejoint donc les organisateurs des autres festivals touchés : disposée à échanger avec eux pour faire entendre leur voix, la Villa se veut aussi à l’écoute « des autorités compétentes pour Livre Paris ».

Et d’ajouter : « Nous avons envie de croire que cette coïncidence n’entraînera pas de difficultés, mais restons estomaquées du procédé. Et nos tutelles et financeurs — le président de Région, la Drac, la mairie de Lyon et la Métropole — seront évidemment informés. » Association, la Villa Gillet déplore surtout « cette dichotomie entre les Régions et Paris. Nous interviendrons de concert avec nos confrères pour faire entendre notre étonnement ».

Et le combat cessera, faute de combattants ?

Pour une souris grise qui a longtemps arpenté les allées de la manifestation parisienne, la conclusion s'impose : « Le plus drôle, c’est que ces événements vont avoir lieu quand Livre Paris sera annulé faute d’exposants ! » 

L’absence proverbiale du groupe Hachette — dont seules les structures Livre de Poche et Audiolib sont présentes, toutes deux filiales partagées avec Albin Michel —, celle désormais actée ou quasi d’Editis, sont à prendre en compte.

L’épisode de 2019 avait aussi provoqué la colère d’Antoine Gallimard, qui découvrait juste à côté de l’espace Madrigall (Gallimard, Flammarion, Casterman) Amazon en guise de voisin. En réaction, la voilure devait être largement réduite pour 2020 — seules les maisons poche, Folio et J’ai lu étaient prévues —, mais le salon annulé, personne n’en saura rien. 

Qu’en penseront Actes Sud, Delcourt, Glénat ou d’autres maisons ? Réponse prochainement…

ActuaLitté apprend également, en dernière minute, qu’un dernier acteur risque de se fâcher tout rouge. Le festival international de la BD d’Angoulême, qui a prévu de se scinder en deux pour 2021 — une première salve du 28 au 31 janvier et une seconde « dans la période printemps-été ». Or, ce sont, semble-t-il, les dates posées par Livre Paris qui devaient être retenues…

mise à jour 23/10 - 15h30 : 

Franck Bondoux, directeur de Neuvième Art +, organisateur du Festival International de la BD d'Angoulême, répond aux questions de ActuaLitté sur cette problématique calendaire. « La catastrophe, on y sera si Angoulême et Livre Paris arrivent en frontal l’une de l’autre. »

crédit photo : Incredible Hulk, ErikaWittlieb CC 0

9 Commentaires

 

Jujube

21/10/2020 à 17:45

Quelle tristesse, tous ces reports et imprévus, ça fait mal et ça vexe. C'est tellement moche de se sentir impuissants et subir telle dépendance. Chacun choisira sa manière personnelle d'encaisser ce malheur. Accepter et conserver patience n'est pas une si mauvaise idée, après tout. Oui, ça énerve, mais cette saloperie de virus finira par crever un jour.

Jean-Pierre Duval

21/10/2020 à 17:46

Quand au CNL c'est pire ! il y a un soutien "covid" automatique (de plusieurs millions d'euros) aux maisons d'éditions françaises... enfin celles qui font plus d'un demi-million de chiffre d'affaires... les autres maisons d'éditions ont droit à zéro euro... c'est pourtant bien les petites et moyennes maisons qui sont souvent les plus créatives... le CNL a fait le choix d'engraisser celles qui publient des livres de recettes au Nutella, etc. Ecœurant !

Gilles kujawski

21/10/2020 à 18:10

La sortie de Covid 1 a apporté la preuve que les libraires d'abord, toute l'économie du livre ensuite, peuvent se passer de "Livre Paris" (que je continuerai mordicus de nommer "le salon du livre de Paris"). Il faut cependant en refonder l'idée : les livres, ce sont aussi des professionnel(le)s qui aiment à se retrouver, échanger, débattre, des publics qui retrouvent ou découvrent les éditeurs et les auteur(e)s et profitent d'une production non-dématérialisée, une ambiance de fête... C'est tout celà qu'un nouveau salon du livre devrait proposer.

Sinon, laissons Amazon se faire le salon du livre seul. Congélation et inhumanité garanties. Ou qu'Amazon convertisse le salon de la porte de Versailles en parking pour ses camions, et en cage géante pour salarié(e)s surexploité(e)s.

Ismaël

21/10/2020 à 20:38

Sans doute, comme dirait Shakespeare, « beaucoup de bruit pour rien »… Livres Paris c’est, en 2019, 160 000 visiteurs sur trois jours. Quelqu’un ici croit vraiment que les mesures sanitaires, en mai, comme en mars, auront disparues ??? Il y a 99Þ probabilités que non… Port du masque, gel hydroalcoolique, mais aussi distanciation, interdiction de restauration debout, etc. et enfin et surtout jauge maximum dans un lieu clos (ce qu’est la Porte de Versailles pour rappel) seront de rigueur. Donc quoi ? Dans le meilleur des cas, ce sera une jauge à 5000 personnes maximum. Cela signifie quoi ? Que Livre Paris devra instaurer des comptages à l’entrée pour s’assurer qu’il n’y ait, à un instant T, pas plus de 5000 personnes dans les lieux… Casse-tête sans nom à organiser (et sans doute cher de surcroît) avec des portiques de comptage, des files d’attente à l’extérieur en maintenant un mètre de distance entre chaque personne, la gestion différenciée des entrées payantes et des gratuites ou sur invitations, etc… Sans compter le manque à gagner évident pour finir, avec beaucoup moins de public et des recettes de ventes encore plus médiocres que d’habitude (puisque chacun sait qu’il est rare que les ventes de Livres Paris puisse couvrir les frais de location de stands pour les éditeurs…), et donc aussi des éditeurs absents et un salon réduit à peau de chagrin (l’espace va déjà en décroissant depuis bien des années). Résumons : contraintes sanitaires, casse-tête logistique, surcoût, manque d’éditeurs exposants, public en berne, ventes médiocres… Livres Paris… je ne vois pas comment il aurait lieu l’an prochain.
N’oublions pas, pas de vaccin avant l’été au mieux, et même si un vaccin existe à cette date, il faudra des mois pour une vaccination suffisante (si tant est que les gens l’acceptent) afin de faire reculer l’épidémie. Or, le problème n’est plus l’épidémie en tant que telle aujourd’hui, mais la saturation des hôpitaux. Le temps que chacun se vaccine, qu’un niveau raisonnable soit atteint dans la population pour éviter cette saturation, les mesures sanitaires auront cours… et impacteront fortement les manifestations de très grande taille (pour exemple, la plupart des grands festivals de musique parlent d’une reprise « à la normale » pas avant 2022 ou 2023).
Small is beautiful : les autres événements, de la Fête du livre de Talloire au Festival du premier roman de Chambéry, en passant par la Villa Gillet ont des jauges beaucoup plus réduites et éventuellement bien plus compatibles avec les mesures sanitaires, sans compter l’éclatement des lieux de rencontres et un rapport de gestion du public beaucoup plus maîtrisé (on est loin des foules s’amassant à l’entrée de Livres Paris et se collant dans les allées du salon le soir de l’inauguration pour ensuite s’engouffrer dans un métro où elles s’agglutineront à nouveau…). Ils ont raison de maintenir leurs dates en l’état. Livres Paris ne leur fera de l’ombre que jusqu’au début de l’année, au pire jusqu’au printemps… ensuite ce sera annulé, mais les événements de province eux, réadaptés pour la plupart, se tiendront.

Editions Evalou

21/10/2020 à 21:36

Zut alors!! :gulp:
Les éditions EVALOU auraient bien pris un stand au salon du livre de Paris 2021, non sans avoir préalablement hypothéqué nos pavillons et voitures personnelles pour financer la location du stand, mais nous avons justement piscine à ces dates là! :)
Du 2O au 23 mars, on ne pourra donc pas être présents!!
Comme c'est ballot... On passe notre tour! :cheese:

Gilles Kujawski

21/10/2020 à 22:17

Issue optimale pour les éditions Evalou, qui leur donnerait accès à un stand au salon du livre et en place stratégique : la prise de contrôle sans délai des groupes Hachette et Editis. Ne resterait qu'à interdire l'accès du salon aux autres éditeurs des deux groupes, et le tour serait joué.
A quand le tour de table ?

Poil à gratter

22/10/2020 à 07:59

C'est bien cette fronde unitaire : je voudrais juste poser une question. Est-ce que tous les auteurs invités sont défrayés et payés pour leur journée de présence ?

crocblanc

22/10/2020 à 09:30

On peut critiquer Livre Paris sur bien des aspects mais là c'est absolument ridicule. "L'évènement parisien n'a clairement pas regardé où il posait ses valises. Ni quand."... Il y a des centaines voir des milliers de salons et autres événements littéraires chaque année en France, quelles qu'aient été les dates retenues par Livre Paris, il y aurait eu des mécontents.

Gilles Kujawski

22/10/2020 à 10:55

L'article de Nicolas Gary me paraissait bien poser le problème, qui n'est pas tant la date retenue que l'absence de concertation du SNE avec les autres salons pour la déterminer, et le soupçon inévitable de centralisme qui en découle.
Et qu'on en finisse avec "Livre Paris", qui est une marque, non une appellation. Il s'agit du salon du livre de Paris.

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FACT-CHECKING – 13 romans de moins que l’année passée. Peut-être bien 14 ou 15, parce que des désistements surviendront certainement. Entre mi-août et octobre 2020, 511 romans à sortir – c’est du moins ce que répète allègrement toute la presse, enthousiaste ou dépitée. L’avantage, avec les chiffres, c’est qu’ils souffrent rarement l’épreuve des faits.

21/08/2020, 17:36

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Le château de Vascoeuil, habité par la présence de Jules Michelet

À l’orée de la forêt de Lyons, au cœur de la vallée de l’Andelle, dans l’Eure, se dresse le château de Vascœuil. Avec sa tour octogonale du XIIe, ses bâtiments annexes du XVIIe  et son magnifique colombier doté d’un système d’échelle tournante d’origine, le lieu est encore imprégné de la présence de Jules Michelet.

04/08/2020, 11:10

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Affaire Internet Archive : “Les bibliothèques n'enrichissent pas les actionnaires”

Un important procès se profile dans le monde de l'édition : quatre éditeurs attaquent en justice une plateforme patrimoniale, Internet Archive. Ils accusent cette dernière d'avoir enfreint le droit d'auteur en prêtant des exemplaires numériques d'œuvres sous droits, sans licence ni autorisation. Au-delà des faits, le procès est révélateur du dialogue particulièrement difficile entre les bibliothèques et les éditeurs, dès qu'il s'agit des ressources numériques.

03/07/2020, 17:14

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Budgets, fréquentation, sécurité... Les défis du déconfinement pour les bibliothèques

Malgré le confinement et la crise sanitaire liée au coronavirus, les bibliothèques se sont efforcées de maintenir un service public de la lecture. Ressources numériques, services de commande et de retrait, services « dégradés » pour garantir la sécurité des usagers : les solutions se sont multipliées, mais de nombreux défis se dessinent pour les prochains mois, dans un contexte toujours très incertain.

26/06/2020, 10:15

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La crise sanitaire ouvre-t-elle une nouvelle ère pour la vente de livres en ligne ?

La période de confinement aura vérifié un fait assez évident : en 2020, vendre des livres en ligne est devenu quasi indispensable. Alors que les commerces fermaient leurs portes, les lecteurs se sont tournés vers leurs ordinateurs et smartphones pour commander des ouvrages auprès de différentes plateformes, qui ont toutes observé une croissance de leur fréquentation et de leurs ventes. Pour un certain nombre d'acteurs du secteur, l'épisode coronavirus pourrait marquer un tournant.

12/06/2020, 12:56

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“Une catastrophe” : la librairie d'occasion fragilisée par la crise sanitaire

Particulièrement mise en avant et évoquée pendant le confinement, la vente de livres neufs aura occulté un autre marché cher aux cœurs des lecteurs, celui de l'occasion. Pourtant, les librairies spécialisées dans les livres de seconde main sortent particulièrement fragilisées de la crise sanitaire, quand des plateformes internet, elles, auront pu profiter de la période.

05/06/2020, 16:46

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Aucune commande de nouveautés “livre” chez Fnac, sauf de best-sellers ?

ENQUÊTE – « On ne peut pas dire qu’ils jouent le jeu de la reprise. » Cet éditeur d’imaginaire n’a rien d’un cas isolé : depuis la réouverture partielle des boutiques Fnac, les maisons assistent à un étrange ballet de livres. Des retours, en masse, des commandes de nouveautés annulées pour les points de vente, et pourtant, un site internet hyperactif.

29/05/2020, 15:17

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D’Agadir au Caire, les libraires d’Afrique du Nord s’adaptent et se déconfinent

La pandémie du Covid 19 aura affecté les libraires du monde entier. En Afrique du Nord, la situation varie d’un pays à l’autre. « Les libraires s’adaptent au risque sanitaire et aux mesures gouvernementales prises par ces différents états. L’AILF est en lien avec les librairies francophones du monde entier pour informer les pouvoirs publics français et l’interprofession sur la réalité dans ces zones, car plus que jamais le soutien à ce formidable réseau pour sa survie, mérite une attention constante », déclare Agnès Debiage, secrétaire générale de l’AILF.

15/05/2020, 10:00

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Les éditions Nous, un élan collectif qui dure depuis deux décennies

Poésie ancienne et moderne, philosophie : des ouvrages qui comptent parmi les plus difficiles à faire connaitre et lire, dans le secteur de l'édition. Aussi, les 20 ans des éditions Nous pourraient passer pour une anomalie, mais ils s'expliquent au vu d'un catalogue de qualité, solide, et d'un travail qui ne ménage pas ses efforts pour des textes qui les méritent. Rencontre avec Benoît Casas, fondateur de la maison, qui s'efface volontiers derrière le « nous ».

10/04/2020, 10:38

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Des outils solides pour les auteurs : bilan du hackathon de la Ligue

24 heures chrono pour réinventer la protection des auteurs. La Ligue des auteurs professionnels, cofondée par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et les États Généraux de la BD, s’est alliée avec la Guilde des scénaristes, les Juspi et l’Institut des sciences du travail de l’ouest pour cet événement. Les 13 et 14 mars, des auteurs du livre et de l’audiovisuel ont travaillé non-stop avec des juristes, avocats et universitaires spécialisés en propriété intellectuelle et en droit du travail.

16/03/2020, 09:24

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Pour la justice sociale, le Book Bloc brandit des livres dans les manifestations

Mobilisé depuis le 5 décembre 2019 contre le projet de réforme des retraites, ce collectif de bibliothécaires défile avec son arme la plus puissante : le livre. Surnommés le Book Bloc, ces manifestants se retrouvent chaque semaine au cœur d’un squat d’artistes parisien pour confectionner leurs livres-boucliers. 

06/03/2020, 16:37

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À Paris, cette nouvelle librairie vend des poèmes... au gramme

La librairie Lettres a ouvert ses portes le 10 février 2020 au cœur du Quartier latin dans le Ve arrondissement de Paris. Spécialisée dans les romans étrangers et français, elle fait également la part belle à la poésie des quatre coins du monde. Notamment à travers un concept inédit, la vente de poèmes au gramme. 

25/02/2020, 11:24

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Féminisme, contes et érotisme : Les Petites Manies d'Isabelle Pellouin

Faire de chaque œuvre un livre unique devrait motiver tout éditeur digne de ce nom. Isabelle Pellouin, avec sa maison d'édition Les Petites Manies, fait en sorte que chaque exemplaire soit unique. En 18 années d'existence, elle a porté peu de livres, mais en s'investissant totalement pour chacun d'entre eux. Qu'il s'agisse d'une version illustrée du Corbeau d'Oscar Wilde ou d'une réédition très spéciale de l'utopie féministe Herland, de Charlotte Perkins Gilman.

24/01/2020, 09:20

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8 libraires algériens à la rencontre de leurs confrères parisiens

Depuis 3 ans, l’Association internationale des Libraires francophones organise des cycles de professionnalisation au métier de libraire à la demande de l’Institut français d’Algérie. Après plusieurs formations animées à Alger, Agnès Debiage, qui œuvre pour l’association, a conçu cette année un programme unique alliant apprentissage théorique et visites de librairies parisiennes. L’occasion, pour huit participants, de porter un regard neuf sur leur métier et d’offrir de nouvelles perspectives au secteur, « ce monde si vaste qu’est le livre ».

17/01/2020, 15:55

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“Éditer, c’est créer !” : par la poésie, réenchanter la vie

PORTRAIT – Ce n’est pas un métier, mais une manière d’être au monde. Pour Dominique Tourte, l’édition est une aventure du cœur et de l’esprit. Au travers du Laboratoire Novalis, l’ambition est à la mesure du rêve : par la poésie, il s’agit de réenchanter la vie.

14/01/2020, 08:00

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French Pulp Editions : on ne devient pas impopulaire sans raisons

ENQUÊTE – Montée fin 2016, la maison d’édition French Pulp repose sur Nathalie Carpentier, femme de tête. Et il en fallait, pour mener de front des activités éditoriales, d’agente littéraire et audiovisuelle ou encore de gestion patrimoniale. Beaucoup d’activités, prometteuses au demeurant, et complémentaires. À ceci près qu'auteurs, partenaires, prestataires dénoncent désormais une « gestion hasardeuse ». Voire, pour certains, « un comportement odieux ».

17/12/2019, 12:00

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S'évader au ciné, apprendre des livres : la bibliothèque de Fanny Bouyagui

PORTRAIT – « Je m’évade avec le cinéma, j’apprends avec les livres » Artiste plasticienne roubaisienne, Fanny Bouyagui crée depuis plus de trente ans des spectacles engagés, d’exubérantes parades ou des événements pérennes et très attendus comme la Braderie de l’Art ou le N.A.M.E Festival. Pour cette autodidacte qui s’inspire sans cesse des cultures urbaines et de l’air du temps, le livre marque le temps à soi et nourrit d’intimes passions.

06/12/2019, 12:50

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Antony Huchette : imagination et travail, dans l'intimité du dessin

PORTRAIT – Installé à Roubaix depuis un an, Antony Huchette est rentré au pays après plusieurs années passées outre-Atlantique. C'est désormais depuis son atelier du Non-Lieu, ancienne usine textile investie par un collectif d'artistes, qu'il travaille sur sa prochaine BD et envoie ses dessins aux titres de presse internationale les plus prestigieux. Dans ses livres comme en interview, l'homme ne craint pas de se raconter. C’est heureux, car, en seulement trente et quelques années, son parcours est impressionnant.

15/11/2019, 10:10

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À Caen, le centre de formation Profiile veut ouvrir le champ des libraires

Ouvert en 2004, le centre de formation aux métiers du livre Profiile a entamé la 11e session du brevet professionnel de libraire, fort d'une convention avec le Centre interprofessionnel de formation de l'artisanat du Calvados (Cifac). L'offre pédagogique, qui comprend aussi un CAP, va prendre une autre dimension avec un emménagement dans de nouveaux locaux, riches de projets pour l'avenir.

05/11/2019, 16:36

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Pete Fromm : encaisser les coups, rebondir... le chantier d'une vie

RENCONTRE – En marge et en partenariat avec le salon Lire en Poche de Gradignan, entre 60 et 80 personnes accueillent avec beaucoup d’attention Anaïs Huchet qui représente la Librairie Mollat, Oliver Gallmeister, éditeur à la maison éponyme et Pete Fromm, écrivain résidant au Montana (USA) auteur de livres remarqués (Indian Creek, Lucy in the Sky, Le Nom des Etoiles, etc., ...), autour d’une table et de micros.

10/10/2019, 10:40

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“Je ne pouvais pas imaginer Jérusalem sans sa librairie française”

ENTRETIEN – La librairie francophone Vice-Versa à Jérusalem a été créée le 14 juillet 2000 par trois associées. Dans une ville au coût de la vie élevé, caractérisée par une grande instabilité des commerces et de fréquentes faillites, une telle longévité constitue une gageure. Nathalie Hirschsprung, sa directrice, nous en dévoile les coulisses au quotidien.

08/10/2019, 11:35

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Venir ou revenir à lire, ça peut être “facile”

REPORTAGE – Des livres courts et simples à lire, exigeants dans le fond, accessibles dans la forme. Voilà l'intention des espaces « Facile à lire » que de plus en plus de médiathèques expérimentent en France afin que des publics « éloignés » renouent avec le livre... avec facilité.

03/10/2019, 11:20

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Récits de voyage : Mike Horn, l’explorateur des temps modernes

PORTRAIT – Né à Johannesburg le 16 juillet 1966, Michael Frédérique Horn grandit dans le sud de l’Afrique où sa mère est enseignante et son père un rugbyman reconnu. Dans sa petite enfance, le sport est son terrain de jeu favori. Athlétisme, vélo, rugby, cricket, tennis, etc., il touche à tout et montre déjà de grandes aptitudes physiques dans de nombreuses disciplines. Il entre dans la vie active comme lieutenant des forces spéciales sud-africaines, il a alors tout juste 18 ans.

01/10/2019, 10:45

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La censure en littérature jeunesse : qui de l’adulte ou de l’enfant est choqué ?

Nous avons tous en tête les récentes et violentes polémiques autour de titres tels que Tous à poil ! ou On a chopé la puberté. Alors que débute la Banned Books Week, semaine des livres censurés, la Bibliothèque nationale de France propose jusqu’au 1er décembre Ne les laissez pas lire, une exposition particulièrement didactique sur les débats parfois houleux suscités depuis plus d’un siècle par les parutions destinées à la jeunesse en France. Comment à travers l’histoire certains titres ont-ils « mérité » l’opprobre ? Comment ce regard moral a-t-il évolué, et quel fut le cadre de la loi ? La violence des récentes polémiques est-elle finalement si « nouvelle » ?

24/09/2019, 17:48

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Éditrice et libraire : Soazic Courbet, affranchie

Faire de ses passions — les livres et le théâtre — son métier ? Le défi a été harmonieusement relevé par Soazic Courbet qui, à bientôt trente-trois ans, est à la tête de la Librairie L’Affranchie (ex-Dialogues Théâtre) à Lille et des éditions La Fontaine, consacrées aux écritures théâtrales. Ses maîtres-mots : engagement, exigence et fantaisie. 

26/08/2019, 10:51

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Seuss, le vivre-ensemble et la cancel culture

Cesser la commercialisation de livres du Dr Seuss, accusés de véhiculer un « racisme infect » par certains commentateurs, voilà qui donne à réfléchir. Les ouvrages jeunesse de l’Américain n’ont pas connu en France le succès d’outre-Atlantique. Pourtant, leur traducteur français s’inquiète, à plus d’un titre, de ces comportements. D’autant que Stephen Carrière, qui a traduit une dizaine d’oeuvres de Seuss, est également éditeur, directeur des éditions Anne Carrière. Il nous répond.

05/03/2021, 14:37

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Objet : atteinte aux droits sociaux des artistes-auteurs et autrices

Il n’y aura pas de confinement du week-end, ainsi l’a voulu Emmanuel Macron. Voilà qui laissera plus de temps encore aux ministres interpellés par une vingtaine d’organisations professionnelles, sur la question des cotisations sociales. Un courrier enlevé et senti, qui remet l’église au centre du village. Leur texte est ici relayé dans son intégralité.

04/03/2021, 14:31

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#AdopteUnLibraire : “Il n’y a pas d’écrivain sans librairie”

Les librairies ont été hissées au rang de commerces essentiels dans le décret n° 2021-217. Ou plus précisément « les commerces de détail de livres ». Contraint et forcé, comme tant d'autres, non plus d'imaginer, mais de vivre dans un pays aux librairies fermées, le romancier Gilles Marchand, auteur entre autres d’un Funambule sur le sable, adresse à ActuaLitté un texte passionné. 

03/03/2021, 11:10

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La Commission européenne en conflit avec les éditeurs et auteurs belges 

Depuis 2019, La Commission européenne refuse de verser une rémunération aux éditeurs belges pour la photocopie de leurs œuvres par des entreprises et des institutions publiques. L'organisme de gestion collective des ayants droit belges Reprobel publie aujourd'hui un communiqué pour protester contre cette décision. Selon eux, la Commission prétendrait à tort que cette rémunération constituerait une "taxe" dont elle-même et les institutions européennes qu'elle représente en sont exonérées. Nous publions ici leur texte dans son intégralité. 

 

 

03/03/2021, 11:09

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Rapport Racine : “Un an plus tard, nous n’oublions pas”

« Un an après la remise du rapport Bruno Racine, rien ne bouge plus. Notre situation économique et sociale n’a jamais même été aussi catastrophique ! Vous êtes donc nombreux et nombreuses à vouloir agir. Des actions sont nées spontanément de toutes parts (BD, audiovisuel, etc.), et ont été plus ou moins bien médiatisées. Mais, malgré des problèmes communs, rien n’avait encore été rédigé pour l’ensemble des créateurs et créatrices, qui sont pourtant unis par un même statut social et fiscal », indique la Ligue des Auteurs Professionnels.

02/03/2021, 15:43

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France : Amazon assigné en justice pour concurrence déloyale

EXCLUSIF – Le confinement a révélé, à son insu, quelques secrets de fabrication et autres télescopages douteux chez Amazon France. Un différend juridique entre une éditrice et son prestataire a mis en lumière de manière flagrante les arrangements de la firme, aboutissant à une distorsion de concurrence. Tout à la fois revendeur et fournisseur de services, elle aura rendez-vous avec la justice française pour en répondre.

02/03/2021, 15:10

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Les bibliothèques, “des biens communs au service de tous” (ABF)

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et d'autres organisations rappellent, dans un communiqué, la politique documentaire qui constitue le cadre du travail des bibliothécaires, garants des « équilibres de toutes sortes, à l’indispensable pluralisme des goûts, genres et orientations, sans jamais faire prévaloir leurs propres opinions ». Cette piqûre fait suite à deux événements récents qui illustrent une possible ingérence d'une hiérarchie administrative dans ce cadre et ces missions... Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du texte communiqué.

02/03/2021, 14:45

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Lise Caillat, traductrice : “Aujourd’hui, quand je ne traduis pas, je lis”

Après une Maîtrise de Langue, Littérature et Civilisation italiennes (Université Stendhal-Grenoble III) et un DESS Édition (Université Paris XIII), Lise Caillat a travaillé pendant dix ans dans l’édition puis en librairie, tout en développant son activité de traduction littéraire. Depuis 2017, elle se consacre totalement à cette dernière ainsi qu’à la recherche d’auteurs et d’ouvrages italiens à faire découvrir au public français. Elle anime également des ateliers de traduction qui visent à sensibiliser les lecteurs et les amoureux des mots aux joies et aux défis du métier.

01/03/2021, 09:10

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Vivants à l'unisson : à la défense du spectacle et des artistes

Ne pas laisser mourir les artistes et le spectacle : voici en quelques mots le sens du texte écrit et diffusé par le chanteur Cali, la thérapeute Anne-Laure Buffet et le poète Éric Poindron. Plus qu’un mouvement d’humeur, un appel à l’aide, parti à la défense (et illustration ?) du spectacle vivant. Un manifeste que ActuaLitté diffuse dans son intégralité.

28/02/2021, 10:35

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Édition : M. le ministre, “les procédures bâillons menacent l’information”

La liberté d'information, mais aussi la liberté de publier, sont toutes deux menacées par un processus judiciaire vieux de cent quarante ans, dénonce l'éditeur Florent Massot dans un courrier envoyé au Garde des Sceaux, ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti. D'après Florent Massot, le coût pour l'accusé de la citation directe, dans le cadre d'une plainte en diffamation, est dangereux pour la liberté d'informer. Nous reproduisons ci-dessous le courrier envoyé par l'éditeur au ministre de la Justice, en intégralité.

26/02/2021, 15:11

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La “censure politique et idéologique” menace en Pologne

Le PEN Club polonais vient de communiquer à ActuaLitté une déclaration officielle sur la situation juridique du pays. Au cœur de cette intervention, un exercice de censure « politique et idéologique ». Une situation d’autant plus délicate qu’elle découle d’une destruction méthodique du travail universitaire, autant que d’une réécriture de l’Histoire. Le texte est ici présenté dans son intégralité.

26/02/2021, 14:16

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“La responsabilité sociale et environnementale est au cœur de notre projet”, Éditions Leduc

Les éditions Leduc viennent de communiquer un détail, non exhaustif, de leurs engagements écoresponsables, « mis en pratique depuis des années maintenant ». Et d’ajouter : « Comme toujours, ce sont tous nos services et chacun de nos salariés qui portent individuellement et collectivement ces engagements. » Le texte est proposé dans son intégralité.

25/02/2021, 09:54

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Recherche universitaire : une “police de la pensée” bientôt à l'oeuvre ?

Quand les situations économiques et sociales des étudiants et des universités frisent la catastrophe, les responsables politiques évoquent l'« islamo-gauchisme » qui orienterait de nos jours la recherche universitaire. Un concept aux contours flous, adopté par Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin et désormais Frédérique Vidal, dont la Ligue des Droits de l'Homme pointe la dangerosité. Nous reproduisons ci-dessous le texte que nous a fait parvenir l'organisation.

23/02/2021, 15:01

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Étudier la Shoah en Pologne et risquer un procès en diffamation...

Pour défendre la liberté d’expression et exprimer sa solidarité avec les professeurs et historiens Barbara Engelking et Jan Grabowski, le Centre PEN suisse romand interpelle le président de la République de Pologne. L’organisation fait part d’une grave inquiétude au sujet du procès en diffamation contre ces deux chercheurs de renommée internationale et co-auteurs d’une publication intitulée Night without End (Plus loin, c’est encore la Nuit) et publiée en 2018.

23/02/2021, 10:04

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Le PEN Club français condamne les violations évidentes des droits humains par le Maroc

Le jeudi 28 janvier dernier, l'historien et intellectuel Maâti Monjib a été condamné à un an d'emprisonnement, jugé coupable de « fraude » et d'« atteinte à la sécurité de l'État ». Un verdict qui survient plusieurs années après le début du procès en question, ouvert en 2015, et qui évoque une « mesure arbitraire » au PEN Club français. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, le texte diffusé par l'organisation.

22/02/2021, 16:44

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Traduire Dante : “En poésie, le rythme impose un sens supérieur au sens.”

Coutumier des grands noms de la littérature italienne, Michel Orcel a fréquenté Giacomo Leopardi, aussi bien que Lorenzo Da Ponte. En 2019, La Dogana publiait sa traduction de La Divine Comédie (Enfer, Purgatoire, celle du Paradis arrivera au printemps), en édition bilingue. Alors que 2021 rime avec les célébrations du 700e anniversaire de la mort de Dante, le traducteur revient avec nous sur ce travail du texte d’Aligheri, les choix opérés et la relation au poète italien. Propos recueillis par Federica Malinverno.

22/02/2021, 12:28

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Portrait des bibliothèques en ”sociétés d'émulation“, ou laboratoires d'idées

Les bibliothèques auraient l'environnement nécessaire pour devenir des think tank modernes – quoique le terme soit désormais connoté. L'auteur Jean Behue le suggère : il présente une invitation à réinventer les bibliothèques en sociétés d'émulation, ces cercles d'amateurs et de passionnés qui ont fleuri dès le XVIIIe siècle, et se sont prolongés par la suite dans un bel élan de libération individuelle et collective. Un billet à savourer.

22/02/2021, 09:36

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Aramebook : précurseur du livre numérique pour les lecteurs d'Algérie

Créée en 2018, la plateforme Aramebook propose des livres numériques au format PDF. Première du genre en Algérie, cette plateforme dont le nom vient de Aram – ces grosses pierres qui servaient de repères aux voyageurs –, et ebook, a pour vocation de promouvoir la lecture et la littérature algérienne à travers le monde. Rencontre avec sa fondatrice, Nacéra Khiat, également éditrice chez Sedia.

Propos recueillis par Chloé Martin pour ActuaLitté

19/02/2021, 13:09

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Biélorussie : créateurs, artistes, auteurs “particulièrement visés par la répression“

Depuis plusieurs mois, la Biélorussie traverse une forte période d'instabilité politique : si le président Alexandre Loukachenko a été réélu en août 2020, une partie de la population conteste les résultats de cette élection. Et, plus largement, dénonce le climat liberticide dans le pays. Le PEN Club français témoigne de sa solidarité avec les manifestants, et en particulier les créateurs et artistes, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

19/02/2021, 11:19

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Éditeur indépendant : passion ou profession ?

« En avril 2021, cela fera 10 ans que je fais officiellement des livres, au sein de ma petite maison d’édition indépendante de livres d’art : les Éditions Hartpon. Si cette date anniversaire est une bonne occasion de constater que la “passion“ reste intacte, je me dis qu’elle pourrait l’être également pour faire un premier bilan de ma manière de considérer cette “profession“, aujourd’hui. » Par Caroline Perreau, fondatrice des Éditions Hartpon.

18/02/2021, 12:56

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L'infernale circulaire 2016, ou la retraite à prix d'or pour les auteurs

Ah, la retraite : paisible repos après une dure vie de labeur, accompagnée d’un pécule qui permettra d’offrir les étrennes de fin d’année ou la petite enveloppe d’anniversaire. Ou dans certains cas, plus rares, de faire creuser la piscine rêvée. Pour les artistes-auteurs, l’Agessa se vit confier le soin de collecter les sommes, avec l’incurie que l’on a fini par découvrir… Et qui n’en finit pas. 

17/02/2021, 15:58

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Tribune : lettre ouverte à “Mon Amie L'Urssaf“

« Tu dois fredonner Dalida chaque matin au petit déj, mon Amie (cf : Paroles paroles) À l'autre bout du téléphone, l'AA (cf : Artiste Auteur) songe à se reconvertir. Moine Bouddiste ou Sado Maso ? Macramé ou bilboquet ? On hésite. » Virginie Jouannet est écrivaine et dépend du statut Artiste Auteur. Dans son texte que nous reproduisons ici en intégralité, elle évoque un quotidien fait d'infinies mésaventures administratives. 

17/02/2021, 12:06

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Poésie et livre numérique : la délicate transition du mot à l'écran

Si vous avez déjà acheté de la poésie au format numérique, et à plus forte raison de la poésie en vers, vous vous êtes sans doute rendu compte que les contraintes formelles propres à ce genre littéraire se heurtent aux contraintes techniques de l’ebook. Face à ce constat, les éditeurs de poésie adoptent différentes stratégies, allant de la non-publication de leurs titres en numérique à une réflexion sur la manière dont le numérique peut servir la poésie.

16/02/2021, 14:46

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Territoires, collectivités et culture : “On ne peut plus attendre”

L’urgence se dessine. La Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) alerte le gouvernement, alors que l'été se profile.... et que, déjà, des festivals annoncent l’annulation de leur édition 2021. Le désarroi s’ancre dans le monde des arts et de la culture. Une colère légitime grandit. Dans un tribune, la FNCC demande instamment à Roselyne Bachelot d'être reçue, et entendue. Leur texte est ici diffusé dans son intégralité.

16/02/2021, 11:37

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Les avanies des auteurs face à l'URSSAF : “C'est de mal en pis”

« L'impéritie informatique et téléphonique de l'Urssaf vis-à-vis des auteurs se perpétue. Matinées perdues à tenter de parler à un humain, site informatique nase, lettre comminatoire vous enjoignant de faire une déclaration en ligne sous peine de lourdes amendes, journées en vain perdues à tenter de le faire... » Dominique Sels est autrice, et comme d’autres, en proie aux affres de l’URSSAF. Dans un billet, elle évoque les difficultés rencontrées « avec ces bandits de grand chemin ».

16/02/2021, 09:22

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Rustica et Système D interpellent leur PDG, Vincent Montagne

Le groupe Lagardère n’est pas seul à s’interroger sur le devenir de ses médias. Au sein de Média Participations, groupe éditorial comptant plusieurs magazines et présidé par Vincent Montagne, certaines structures tirent la sonnette d’alarme. En effet, la direction du magazine de jardinage Rustica et du magazine de bricolage Système D a décidé de contraindre ses journalistes à accepter des tâches publicitaires ou de « placements de produits ».

12/02/2021, 12:27

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Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : des accusations “diffamatoires” et “grotesques”

Suite à un article publié le 8 février dernier, qui évoquait le dépôt d'une plainte pénale par le PEN Club français contre son ancien président, Emmanuel Pierrat, ce dernier a fait parvenir un droit de réponse à la rédaction d'ActuaLitté. Nous le reproduisons ci-dessous, dans son intégralité. Emmanuel Pierrat avait pourtant été contacté, préalablement à la publication de l'article en question, mais n'avait pas donné suite.

09/02/2021, 16:35

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Pour avoir préféré la croyance à la pensée, et pour le reste : “Ni oubli ni pardon”

Depuis des mois maintenant, le monde de la culture et de la création ne cesse de hurler  à la mort. La sienne. Mille fois, du plus humble au plus célèbre, les créateurs, auteurs ou interprètes, dans une unanimité inédite, ont répété partout que fermer durablement les lieux de spectacles, de monstration, de vente, était un désastre. Désastre culturel, désastre économique, désastre personnel, désastre social, désastre psychologique, désastre à tous les étages. Par Yves Frémion, écrivain animateur de PEPS-Culture.

09/02/2021, 11:10

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Les Sept Péchés capitaux, entre “parfum d’éternité et aperçu d’anthropologie”

7... chiffre sacré, mystique, évocateur s’il en est ! Il se trouve tout aussi bien associé aux merveilles du monde antique, qu’aux péchés capitaux. À ce titre, sept écrivains ont été mis au défi : produire un texte, libre, s’emparant de l’un de ces péchés sur un mode contemporain, dans le cadre d’une aventure collective et totalement incarnée. La collection regroupant leurs œuvres vient de sortir aux éditions du Cerf, sous l'appellation, Les Sept Péchés capitaux. 

06/02/2021, 12:55

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Moniteurs étudiants : entre la “procédure” et la “bienveillance", Paris 3 balance

Ce mardi 2 février, les moniteurs étudiants de la bibliothèque Sainte-Barbe, rattachée à l'université Sorbonne Nouvelle — Paris 3, débrayaient une nouvelle fois, accompagnés par des bibliothécaires permanents et des professeurs de l'université. Alors que la crise sanitaire frappe de plein fouet les étudiants, ils réclament le maintien de leur rémunération en cas de confinement et de fermeture de l'établissement. Une partie du personnel de la bibliothèque les soutient et réclame plus de moyens.

05/02/2021, 17:41

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Gabriel Matzneff publie Vanessavirus, son ultime livre

EXCLUSIF – Ce mois de janvier ne manque définitivement pas de rebondissements : alors que le titre de Camille Kouchner, La familia grande, vient de sortir en grand format, sa parution fait écho à la sortie en poche du Consentement, l’ouvrage de Vanessa Springora. L’éditrice avait dénoncé avec force les actes de Gabriel Matzneff, et toute la complaisance autour du personnage. Quelque peu oublié des médias, l’auteur n’a pour autant pas quitté la plume. Et s'apprête même à publier son prochain titre, Vanessavirus.

02/02/2021, 09:30

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Édition : “Le livre et la revue de théâtre souffrent actuellement”

Plusieurs marchés du livre dans le monde, notamment anglophones ou européens (en partie), font petit à petit état d'une année 2020 pas si catastrophique, économiquement parlant. On ne le répétera toutefois jamais assez : un chiffre d'affaires global masque de fortes disparités, notamment selon les tailles des maisons d'édition. Ou les secteurs : 12 maisons d'édition de théâtre alertent ainsi sur leur situation, et celle du livre et de la revue de théâtre. Leur texte est reproduit ci-dessous, en intégralité.

29/01/2021, 10:00

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Financement, structure, Livre Paris : les Grandes espérances 2021 du SNE

Livre Paris 2020 compte parmi les premiers salons victime de la crise sanitaire. Pas de manifestation pour la capitale française, et pas de revenus pour le Syndicat national de l’édition, coorganisateur avec Reed Expositions France. Au cours des dernières semaines, les messages promotionnels n’ont pourtant pas manqué, rassurants ou tentant de l'être. Ainsi, la programmation se dévoile pour partie : l’Inde reste le pays à l’honneur, quand le monde d’après servira de fil rouge à l'ensemble. 

27/01/2021, 16:20

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Auteurs : des “pratiques injustes et inéquitables”

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec procède actuellement à une consultation en ligne sur la révision des deux lois sur le statut de l’artiste. Dans son mémoire déposé aujourd’hui au ministère, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) affirme que la loi qui régit le statut des écrivain·e·s est injuste, inéquitable et inapplicable, et revendique un nouvel encadrement législatif. L'association accompagne son intervention d'un texte reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 13:06

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FIBD d'Angoulême : “[N]ous avons plutôt le sentiment d’être exemplaires”

Un an après le dévoilement du Rapport Racine, destiné à améliorer la condition des artistes-auteurs, le collectif Artistes Auteurs en Action (AAA) levait le poing et appelait à un boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD). L'organisation pointait le manque d'engagement politique et d'effets, après ce rapport, mais critiquait aussi la posture du FIBD. Franck Bondoux, délégué général de la manifestation, leur répond dans un texte, reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 09:28

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Et si se remettre à lire était aussi génial qu'arrêter de fumer ?

Personne n’a raté l’intervention du ministre de la Santé : avec l’arrivée du variant britannique – qui n’a rien d’un patient anglais – se profile un reconfinement. Ces mesures durcies, en regard d’un couvre-feu déjà plombant, résonnent avec les propos de décembre dernier : nous étions avertis. Alors, comment préparer cette prochaine période de disette, quand on a abandonné la lecture ? Aujourd’hui, petit traité d’optimisme.

22/01/2021, 17:26