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Martyr et multiple : “Le Liban que je connais”, en mémoire de Georges

Georges (1), je le connaissais peu. De temps en temps, nous nous croisions dans l’ascenseur. Bonjour, bonsoir, il fait chaud, il fait froid aujourd’hui. Il avait trente ans, un visage basané, de grands yeux clairs. Mince. Il me souriait chaque fois. Je savais qu’il vivait encore avec ses parents au 26e étage de la tour où je me suis installé. Au Liban, on reste longtemps dans sa famille, dans l’attente de se marier ou faute de moyens financiers. Il travaillait depuis quatre ans dans la communication, d’après ce que j’ai pu apprendre.

Ce jour-là justement, le 4 août, il devait être heureux : il allait visiter un appartement à Gemmayze où il avait l’intention de s’installer.

Le 17/08/2020 à 08:55 par Auteur invité

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Publié le :

17/08/2020 à 08:55

Auteur invité

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par Hervé Bel

Gemmayze était un des plus beaux quartiers de Beyrouth, Gemmayze était tout ce qui restait de la splendeur du Beyrouth ancien, non loin du port. Un endroit pour la jeunesse, avec ses cafés, ses fumeurs de narguilé aux visages imperturbables… Et puis ses grandes bâtisses aux couleurs si douces au regard, citronnées, azurées ou crémeuses, ornées de fines colonnades et de fenêtres cintrées ; toutes plantées dans un enchevêtrement de rues et d’escaliers bordés de bougainvilliers fushia. Quel bonheur ce devait être quand il s’est rendu là-bas, vers 17H30 !

Une nouvelle vie commençait pour lui. Il a descendu la colline d’Ashrafieh, longé les mazar, ces petits caissons en vitres qui protègent des statuettes de la Vierge, longé l’église Saint-Joseph, avant de s’engager rue Gouraud. Puis il est monté à l’appartement.

Il était là, donc, quand est survenue une première explosion. Bien sûr, je ne sais pas ce qu’il a fait exactement, sinon je ne serais plus là. Mais j’imagine qu’il s’est approché de la fenêtre, un peu inquiet, ou tout simplement curieux (car au Liban, une simple déflagration n’effraie plus personne). Une à deux secondes se sont écoulées. Le souffle qui a suivi la deuxième déflagration a pulvérisé les vitres et criblé le jeune homme de lames de verres. De ce que j’ai compris, il est mort sur le coup.

Depuis les années 90...

Depuis qu’il n’est plus, je ne cesse de penser à lui. Sa disparition me devient symbole. Elle clôt un cycle dont il a été la victime. Il a été conduit là, à sa mort, ce 4 août, par un engrenage dont il n’avait même pas idée et que révèle justement sa mort. Sa catastrophe est celle du Liban tout entier. Elle se préparait depuis longtemps et semble désormais avoir été le fruit d’un scénario implacable, un chemin de croix écrit à l’avance. La mort transforme la vie en destin, a dit Malraux, et c’est vrai. Cela vaut aussi pour une ville. Avec l’explosion du port de Beyrouth se clôt non seulement la vie de Georges, mais aussi un chapitre de l’histoire du Liban commencée en 1990.

Tout s’annonçait bien pour Georges né justement cette année-là. Ses parents n’avaient connu que la guerre. Il est né à sa toute fin. Pendant son enfance, on a reconstruit Beyrouth. Une fièvre immobilière a saisi le pays. Sans ordre, au milieu des villas épargnées par les bombardements, on a élevé d’immenses buildings, superbes, luxueux. Les architectes ont gagné des fortunes, les promoteurs aussi. L’argent affluait de la diaspora, des milieux d’affaires et des pays du golfe.

Le ver était déjà dans le fruit. Lentement, si lentement que personne ne l’a d’abord vu, le risque s’est accru parce que l’Etat s’endettait toujours plus pour financer ses dépenses courantes : l’argent était si facile ! Alors l’État a accepté de payer des taux de crédit de plus en plus élevés. Tout le monde en a profité longtemps : les déposants voyaient croître chaque année leurs économies, et il y avait toujours de plus en plus de dépôts au Liban.

Cela a été un temps béni. L’argent servait à acheter des biens importés, jamais à investir. Ça, c’était un mauvais signe, mais on ne voulait pas le voir… Il y a peu encore, en me promenant, j’étais sidéré par le nombre de Porsche, Mercédès, Jaguar. Mais aussi par le fait qu’au milieu de cette opulence, il restait des maisons dévastées, des gens misérables.

Au cours de ces années, la côte, si belle sur les photos des années 30, a été défigurée par une myriade de constructions sans style, s’entassant sur le flanc de mer. Mais il restait les montagnes de cèdres, les vallées constellées de monastères. Peut-être, comme beaucoup de Libanais, que le petit Georges est allé chaque fin de semaine dans la maison familiale.

Comme chaque Libanais, Georges avait son village.

Somme d'intérêts, en somme

Le village fait partie de l’identité libanaise. Il y retrouve les siens et les grandes familles qui le dirigent. Il faut le savoir : le pays après 1990 n’a jamais pu se débarrasser du clientélisme offrant protection aux plus faibles, mais permettant aussi aux plus puissants de s’enrichir et d’être élus au sommet du pouvoir.

Fait aggravant, la constitution étant fondée sur le principe des confessions religieuses, on ne vote pas pour une politique, mais d’abord pour les représentants de sa religion. Dès lors, les décisions du pouvoir se font à coup de compromis qui ne résolvent jamais rien. Il faut satisfaire les sunnites, les chiites, les catholiques grecs et arméniens, les orthodoxes, les maronites, les druzes, sans oublier le Hezbollah… le Hezbollah chiite, autre épine dans le pied du Liban, organisation qui n’a jamais voulu désarmer, et dont les milices n’obéissent qu’à elles-mêmes. Georges, lui, était maronite.

Soyons clair, il n’y avait pas d’Etat véritable, mais une somme d’intérêts bien compris. Cela n’augurait rien de bon. Rien ne poussait à changer. Mais de tout temps, il en avait été ainsi.

Une Terre multiple

Tant que l’argent affluait, personne ne se souciait de cette situation qui empêchait le Liban d’accéder à la modernité… Et Georges, devenu jeune garçon, encore moins que les adultes. Il a dû profiter de son enfance pour aller dans les montagnes, faire du ski l’hiver en ayant la Méditerranée devant lui, nager au bord la mer pendant l’été. Sans doute, avec ses parents, et pas toujours content, est-il allé visiter l’antique et merveilleuse cité de Baalbek bordée par les montagnes dénudées de la Syrie.

Il a vu Byblos et son port phénicien, dormi à Tyr, près des ruines romaines dominant la mer. Gourmand, il s’est empiffré de knefe enrobé de miel dans les vieux marchés de Tripoli et de Sidon. J’imagine, j’espère qu’il a été heureux dans ce pays qui avait tout et qui n’a plus rien, même plus Georges. 

BEYROUTH SUD

Il parlait français. On le parle encore beaucoup ici, même si l’influence yankee gagne hélas toujours plus de terrain, alors que l’ancien Beyrouth disparaît. Georges est sans doute allé dans une école française. Beaucoup de Libanais aiment la France. Ils l’appellent « La mère du Liban ». Les anciens connaissent par cœur les chansons de Ferré, de Brel, et de la variété des années 70-80. Radio Nostalgie est diffusée ici.

Ils suivent les actualités de la télévision française, connaissent les grands personnages de l’histoire de France, souvent bien mieux que nous. Aussi, quand je suis arrivé ici, je ne me suis pas senti dépaysé.

J’aime ce pays « qui n’est chaque fois ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre » dirais-je en paraphrasant Verlaine. Car le Liban dans sa permanence est multiple. C’est un peu la France, un peu aussi (et malheureusement) les États-Unis, mais c’est surtout l’Orient, un Orient où, dans une même rue, cohabitent une église et une mosquée. À Beyrouth, me transportant d’un monde à un autre, j’entends chaque jour sonner les cloches puis, sans transition, le muezzin. 

Georges a fait de bonnes études dans un environnement qui semblait pacifié, du moins en apparence, du moins à Beyrouth. Au sud, la confrontation entre le Hezbollah et Israël se durcissait. En 2006, elle a culminé par le bombardement israélien sur la ville en représailles des agissements de l’organisation chiite. Les parents de Georges ont alors cru que cela recommençait comme en 1975 : la fuite vers les montagnes, les retours à Beyrouth avec la peur de ne plus rien retrouver, la crainte en allant au travail…

Mais la guerre, cette fois, n’a pas duré. Peut-être Georges n’en a-t-il pas souffert... La vie a repris : la fuite en avant, l’argent qui coule encore, Beyrouth toujours plus défigurée par les gratte-ciels, devenant comme New York une ville « debout » (Céline dans le Voyage).

“On s’habitue à tout, même au pire, pourvu qu’il arrive lentement.”

Maintenant Georges devenait un adulte, poursuivait de bonnes études. Il devait être brillant, comme tant de Libanais, ce peuple si intelligent qui, à force d’expériences terribles, a vu au cours des années fuir ses élites vers la France ou aux Amériques, privant ainsi le pays de leurs compétences qui, peut-être, auraient pu arrêter l’inéluctable qui s’approchait d’Achrafieh et du quartier de Gemmayze. 

Mais Georges, lui, est resté dans son pays.

Il avait 23 ans en 2013 quand un cargo à pavillon géorgien s’est arrêté au port de Beyrouth, chargé de 2700 tonnes de nitrate. Ils y sont restés, entassés dans un hangar, tout près de l’appartement où Georges, plus tard, voudrait s’installer. Cette négligence s’inscrivait dans un contexte où le bien commun était négligé. On laissait les ordures s’entasser comme des montagnes aux marges de Beyrouth. L’Électricité du Liban, l’EDF du lieu, s’avérait incapable de produire de l’électricité en quantité suffisante. Faute de mieux, les quartiers ont dû se munir de générateurs aux mains d’intérêts privés. Alors, il n’y a plus eu seulement une facture d’électricité, mais deux. 

Beyrouth

On s’habitue à tout, même au pire, pourvu qu’il arrive lentement.

L'inéluctable que l'on ne voulait voir

Mais les dépôts d’argent continuaient d’affluer, à un rythme toutefois qui diminuait au cours du temps. Les agences de notation commençaient à se méfier. Où allait le Liban ? Il n’investissait pas. Où passait l’argent ? Les taux d’intérêt augmentaient, mais la livre ne décrochait pas encore. Elle restait arrimée au dollar grâce aux réserves que la banque centrale détenait. On pouvait ainsi indifféremment payer ses courses en dollars ou en monnaie locale. Cela ressemblait à la prospérité. Toujours plus de 4x4, de grosses cylindrées noires aux mains des riches. Les pauvres, eux, se débrouillaient, aidés par le clientélisme et le système D.

Georges devenu adulte devait sentir que quelque chose ne marchait plus. Il lisait, il s’informait. On parlait de réformes, mais rien ne venait. Le déficit budgétaire se creusait, inéluctablement. Le Liban était devenu un homme ivre, vivant au jour le jour follement convaincu que cela ne craquerait jamais, qu’il pourrait toujours compter sur les autres, la France, les principautés pétrolières, la diaspora, le monde entier. Mais les chiffres étaient là : l’argent venait de moins en moins, les réserves en dollars diminuaient. Le taux de chômage augmentait.

Par bonheur, Georges avait trouvé un emploi solide, relativement bien rémunéré. Il appartenait désormais à cette classe moyenne qui, longtemps, a été le pilier du Liban. Mais elle aussi, par la disparition progressive de l’argent, s’appauvrissait.

Georges était jeune. On n’est pas tout le temps sérieux quand on a vingt-cinq ans. Et il était indépendant. Il sortait quand il voulait, allait dans les bars de la ville, connaissait des jeunes filles, les aimait, les quittait. Cela aurait pu encore continuer encore quelque temps.

Tout a une fin, et le Liban devait en avoir une. Une fin est toujours mystérieuse. Elle survient d’un coup. C’est un cœur qui lâche, alors qu’il semblait encore solide la minute d’avant. Un mur qui s’effondre, si solide en apparence, mais miné en dessous, à l’intérieur. À la fin 2018, les Libanais ont commencé à comprendre. Les réserves en dollars se raréfiaient. Les réformes n’étaient toujours pas faites, reportées sans cesse, on ne savait pourquoi, ou plutôt on ne le savait que trop. L’incurie, la négligence, la ruine à venir, on ne pouvait plus l’ignorer. Elle s’avançait, elle arriverait bientôt. Elle était là, déjà, avec ce nitrate qui dormait au port.

Beyrouth

Cette prise de conscience a conduit à la révolution d’octobre 2019, le 17 plus exactement, quand le gouvernement à court d’argent eut l’idée d’instaurer une taxe sur le Whatsapp. Pour la population, Whatsapp était l’unique luxe gratuit, et pour beaucoup la seule possibilité de communiquer avec les siens répartis dans tous les coins du monde. 

Le peuple, un certain peuple sans doute, s’est soulevé. En un instant, le pays a été paralysé. J’ai vu sur les autoroutes des barricades enflammées et toute une jeunesse levant le drapeau qui criait sa détresse devant un avenir qu’elle découvrait. Georges devait en être. Lui aussi avait compris. Il a dû, comme tant d’autres que je connais, aller chaque jour manifester. Peut-être même, faire des sittings ? Les banques, les entreprises étaient fermées.

L'avenir, quel avenir ?

D’une certaine manière, la révolution a hâté le désastre. Soudain, la gravité de la situation est apparue dans toutes ses largeurs. Les gens ont voulu retirer leur argent, mais ayant été prêté à l’État, celui-ci ne pouvait plus rembourser les banques, et s’il ne pouvait plus les rembourser, les déposants ne pouvaient plus récupérer leur mise. Comment Georges a-t-il vécu ce moment de vérité ? Je n’en sais rien. Je continuais à le croiser, mais jamais nous n’avons parlé ensemble. Il continuait à rire avec ses amis. Sacrés Libanais ! Ils en ont tant vu, tellement entendu les récits de leurs parents martyrisés, qu’il y avait sans doute une certaine fatalité devant les périls.

On a cru, avec le départ du Premier ministre Hariri, le fils de Rafic (l’ami de Chirac), que les choses allaient changer. Y croyait-on vraiment ? On a annoncé des réformes. Elles semblaient pertinentes. On s’est forcé à croire qu’elles seraient exécutées. Mais là encore, le temps a passé, sans que rien n’arrive : les bonnes intentions étaient minées par le système constitutionnel.

En mars 2020, c’était fatal, le Liban se déclarait en faillite : il ne pouvait plus rembourser ses dettes à l’étranger. C’était pire que tout. Plus personne ne prêterait d’argent au Liban. Et il y avait pire, le dollar manquait maintenant pour acheter les importations indispensables, le pétrole, les médicaments. Et comme il n’y avait plus de dollar, le cours de la livre a commencé à décrocher, entraînant l’inflation. Très vite, les prix ont augmenté, deux à trois fois : le beurre, le lait, les couches des bébés achetés à l’étranger ! Tout à coup, les gens payés en livres ont vu leur pouvoir d’achat s’effondrer. Et sans doute aussi Georges, comme tous les jeunes de sa génération qui, soudain, se découvrait privée d’avenir.

On s’est dit alors qu’on était au fond du trou, qu’il ne pouvait pas y avoir pire. C’était sans compter sur la destinée malheureuse du Liban. Un mal, aussi dangereux, quoique plus sournois, a fait son apparition, justement en mars : le coronavirus.

Pris dans la nasse, le gouvernement n’avait d’autre choix que de confiner. Alors, Beyrouth pendant deux mois, coupé du monde, a sombré dans le silence. Finis les bars et les restaurants où quelques-uns allaient encore pour oublier !

Et soudain, plus rien

Finis les klaxons incessants des taxis en ruine qui se signalent aux passants, les embouteillages légendaires dans lesquels se faufilent des scooters où, pressés contre le père, s’entassent mère et enfants ! Et les concerts dans les rues du quartier Badaro où la jeunesse vient refaire le monde ! Même le soleil, ce soleil écrasant les rues et les murs de sa lumière étouffante, était mortellement triste dans ce nouveau désert. Jamais, de mémoire d’hommes, on n’avait vu un tel spectacle, une telle crise ! Les gens me le disaient : même au plus fort de la guerre, la vie ne s’était jamais arrêtée. Toujours, il y avait eu une joie résistante, même dans les pires circonstances. Car, fruit de son histoire, le Libanais sait rester gai.

Ce silence absolu de deux mois précédait l’explosion du 4 août, comme si la ville s’était recueillie à l’avance. Pendant ce temps, les 2700 tonnes de nitrate dormaient encore… Jusqu’au 4 août.

Ce jour-là, à six heures, tandis que Georges visitait un appartement, ce jour-là, donc, j’étais chez moi. Par bonheur, dans mon bureau et ma femme dans sa chambre. Tout à coup, l’immeuble s’est mis à trembler. J’ai entendu un bruit net, assourdissant comme un marteau qui frappe le fer. Je me suis précipité pour rejoindre ma femme. À cet instant, tu étais encore vivant Georges. Puis il y a eu le deuxième choc. Les baies de notre salon ont explosé. Le souffle a traversé le couloir pour pulvériser les fenêtres de la chambre qui lui faisait face. 

Puis le silence. Nous sommes allés au salon : des amas de lames de verre jonchaient le canapé, les fauteuils. Les meubles étaient piqués de morsures. Et devant nous, emplissant tout le ciel de Beyrouth, une fumée orangée et noire s’élevait. Nous ne savions pas ce que c’était : un tremblement de terre, un bombardement ?

Mais nous étions vivants. Cela seul importait. Et je ne savais pas encore que Gemmayze avait disparu à jamais, et que Georges était mort, il y avait moins d’une minute.

Je pense à lui. Je ne l’oublierai pas. Il est ce Liban martyr. Georges est mort. Rien ne le fera revenir, hélas, à cause de l’impéritie, des années de négligence, mais Beyrouth, lui, peut revivre. Je le sais parce que, le lendemain, les gens balayaient déjà les rues et s’entraidaient. J’ai même vu des sourires, une façon de faire un bras d’honneur à la destinée, mais pas seulement… Et je pense maintenant à tous ceux qui ont perdu les leurs, à la douleur des parents de Georges. Qu’au moins cette tristesse et cette rage qui nous étreignent tous soient le levain de la renaissance du Liban ! 

Nous autres Français ne pouvons pas être indifférents. Le Liban aime la France, et nous aimons le Liban.

(1) Le nom a été changé

Hervé Bel dirige, au sein de ActuaLitté, la chronique hebdomadaire Les Ensablés. Il vit au Liban depuis plusieurs années désormais. Romancier, il publie ce 19 août son nouveau roman, Erika Sattler aux éditions Stock.
La Fondation de France a lancé un appel aux dons.

photos :
Bagolina, CC BY 2.0
Guillaume Flament, CC BY SA 2.0
LALLA - ALI, CC BY SA 2.0
Maya-Anaïs Y., CC BY 2.0
Maya-Anaïs Y., CC BY 2.0

Par Auteur invité
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Le monde feutré de la romance industrielle craque sous le bruit sec des algorithmes. Harlequin confie ses traductions à une IA générative, sous contrat avec Fluent Planet, reléguant les traducteurs humains au rôle de réparateurs sous-payés de phrases-machines. Tarifs écrasés, post-édition déguisée, clause de silence imposée : dans une tribune, le SNAC dénonce une fuite en avant où l’innovation sert d’alibi à la casse sociale et au contournement du droit d’auteur.

31/01/2026, 10:05

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“Une création à deux vitesses” : le Off d’Avignon alerte sur la réforme des aides à l’emploi

Dans une lettre ouverte adressée à la ministre de la Culture Rachida Dati, l’association Avignon Festival & Compagnies dénonce le nouveau décret modifiant le FONPEPS, le fonds public de soutien à l’emploi dans le spectacle vivant. En cause : la réforme du dispositif APAJ, une aide destinée à soutenir l’emploi des artistes dans les spectacles joués dans des salles de petite jauge, là où les recettes de billetterie sont insuffisantes pour couvrir les coûts salariaux. 

28/01/2026, 18:03

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E-commerce et librairies indépendantes : et si un autre modèle était possible ?!

Alors qu’Amazon contourne sans vergogne la loi Lang tout en bradant les frais de port, une prise de conscience de la part des lecteurs s’opère et ralentit la croissance du géant du web sur le livre. On espère ce sursaut citoyen durable, mais pour l’heure, il n’est pas suffisant pour sortir les librairies indépendantes de l’ornière. Leurs frais fixes grimpent d’année en année et l’augmentation du prix du livre ne suffit pas à compenser le déclin de la lecture. Par Amandine Pacaud.

27/01/2026, 16:12

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Pierre Bordage, trente ans d’amitié et de traversées

Marion Mazauric rend hommage à Pierre Bordage, compagnon de route et géant de l’imaginaire, en retraçant trente ans d’amitié, de livres et d’audace littéraire. Un texte personnel et puissant, à la mesure d’un écrivain dont l’œuvre et la vie n’ont jamais cessé de se confondre. Voici l’hommage que le Diable lui a rendu par la voix de Marion Mazauric.

15/01/2026, 11:45

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Répression en Iran : lettre ouverte d'un photojournaliste au président Emmanuel Macron

Dans une lettre ouverte, le photojournaliste franco-iranien Reza Deghati interpelle le président de la République, Emmanuel Macron, sur la répression en cours en Iran. À travers le destin de Rubina, jeune étudiante tuée lors d’une manifestation, le photojournaliste franco-iranien appelle la France à un sursaut politique et moral.

13/01/2026, 12:43

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Pourquoi la bibliothérapie séduit de plus en plus de publics

Lectrice de toujours, autrice et praticienne confirmée, Céline Mas retrace ici le chemin qui l’a conduite à la bibliothérapie. De la découverte fondatrice de Sadie Peterson Delaney à la construction d’une méthode croisant littérature et sciences cognitives, elle raconte une pratique exigeante, engagée, et profondément ancrée dans le réel. Un témoignage à la première personne qui éclaire les enjeux, les responsabilités et les promesses d’un accompagnement par les livres.

05/01/2026, 11:56

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L’édition française va mal ? “Le lecteur n’a pas disparu. Il s’est déplacé”

Voici l'histoire d'un renoncement intérieur. Loin de l’image d’un secteur agressé de l’extérieur, l'industrie du livre serait gagné par le conformisme, la frilosité intellectuelle et l’autosatisfaction morale, où la curiosité éditoriale s’est effacée au profit de la reproduction, de la sécurisation et de l’alignement idéologique. Un diagnostic sévère qui interroge la perte de sens du métier d’éditeur et pointe une crise moins visible mais plus radicale : celle du désir, du risque et de la confiance dans l’intelligence du lecteur.
 

25/12/2025, 09:45

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Ni guéri ni vaincu : continuer à créer avec la maladie

En 2022, j’ai publié sur Actualitté une tribune dans laquelle je décrivais des symptômes physiques apparus dans les semaines ayant suivi ma vaccination contre le Covid-19. À l’époque, je traversais une période d’errance médicale profonde. Je ne savais pas ce que j’avais. Je ne disposais d’aucun diagnostic. Je tentais simplement de mettre des mots sur ce que je vivais, avec les outils dont je disposais alors : l’écriture et le témoignage. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Par Guilhem Méric.

24/12/2025, 10:26

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“Pourquoi nous ne vendrons pas le dernier livre de Nicolas Sarkozy”

Même au-delà des frontières de l'Hexagone – et peut-être plus encore – le dernier ouvrage de Nicolas Sarkozy fait polémique.  Hassen Jaied, entrepreneur franco‑tunisien du monde de l’édition et de la librairie en Tunisie, se passionne pour les mutations de l’industrie. Il pose les bases de principes ethiques et moraux dans le commerce du livre, et ses librairies en particulier.

20/12/2025, 15:25

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“Il est temps de reconnaître les métiers artistiques comme des activités nécessaires à la société”

Ce jeudi 18 décembre, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, les sénateurs examineront la proposition de loi portée par Monique de Marco sur la continuité de revenus des artistes-auteurs. Marion Cocklico, illustratrice, raconte la précarité de ses débuts, des à-valoir insuffisants et la nécessité de cumuler un second emploi après un burn-out. Elle défend l’accès des artistes-auteurices à l’assurance chômage et la reconnaissance de leurs métiers.

18/12/2025, 10:35

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Continuité de revenus : les éditeurs volontaires pour une hausse de la “contribution diffuseur”

Ce jeudi 18 décembre, à l'occasion d'une niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, une proposition de loi de Monique de Marco (Gironde, Écologiste - Solidarité et Territoires) sur la continuité de revenus des artistes-auteurs sera examinée. Une opportunité d'amélioration de la condition des artistes auteurs, souligne le Syndicat des éditeurs alternatifs (S.E.A) dans un communiqué, reproduit ci-dessous.

17/12/2025, 11:40

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“Petit” éditeur un peu fâché...

À l’heure où l’édition connaît de profondes mutations économiques et techniques, les pratiques d’impression cristallisent de nombreuses tensions entre acteurs de la chaîne du livre. L’essor de l’impression à la demande, longtemps perçue comme marginale, interroge désormais les modèles de diffusion, le rôle des libraires et la place des éditeurs indépendants dans un paysage dominé par la surproduction et la concentration.

16/12/2025, 16:39

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“Notre pays, c’est la poésie“ : pourquoi il faut préserver les lieux de Boris Vian et Jacques Prévert

Hélène Pince, une des représentantes du groupement pour les musiques actuelles au sein du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC), lance un appel vibrant pour la préservation des appartements de Boris Vian et de Jacques Prévert. Selon elle, plus que des murs, ces espaces incarnent une histoire poétique, humaniste et profondément vivante, dont la transmission aux générations futures demeure essentielle.

16/12/2025, 11:58

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Lecture sacrifiée en France ? La filière s’alarme d’un désengagement inédit de l’État

La perspective d’une diminution des crédits destinés au développement de la lecture dans le projet de budget 2026 suscite une profonde inquiétude au sein du monde du livre. Cette orientation budgétaire intervient pourtant dans un contexte de mobilisation forte, illustrée notamment par les États généraux de la lecture jeunesse, qui ont mis en lumière l’urgence et l’ampleur des enjeux liés à la pratique de la lecture.

15/12/2025, 16:48

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“Garantir sa sécurité” : l’appel urgent après l’arrestation de Narges Mohammadi

Militante iranienne des droits humains, vice-présidente du Defenders of Human Rights Center, Narges Mohammadi est engagée depuis plus de vingt ans contre la répression, la peine de mort et les discriminations, notamment à l’égard des femmes en Iran. Son combat s’inscrit dans un contexte marqué par l’autoritarisme de la République islamique, qui réprime violemment toute dissidence, restreint les libertés fondamentales et impose des lois strictes telles que le port obligatoire du hijab.

14/12/2025, 11:14

Autres articles de la rubrique À la loupe

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“Entendre le peuple ? Mais à quoi bon : nous savions très bien ce qu’il lui fallait”

Sous couvert de réforme administrative, la transformation annoncée de la Sécurité sociale des artistes-auteurs ravive un vieux soupçon : celui d’un pouvoir qui consulte sans jamais infléchir ses décisions. Entre continuité assumée des pratiques, marginalisation des représentants élus et contournement du cadre législatif, le récit d’une modernisation tourne à la critique d’un système fermé sur lui-même. Lady En Passant quelque chose à nous en dire.

19/04/2026, 14:34

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Grasset à l'ère Bolloré : “Ce n’est pas une coïncidence, c’est une méthode”

ANALYSE – La séquence ouverte par la reprise en main de Grasset, au sein d’un groupe lui-même intégré à l’écosystème constitué par Vincent Bolloré, s’inscrit dans une logique désormais identifiée au-delà du seul cas français. Le rapport Right to Write de la Fédération des scénaristes d’Europe décrit précisément ces configurations, où concentration des médias, recomposition des directions culturelles et transformation des conditions éditoriales convergent vers un même objectif : encadrer les récits en circulation dans l’espace public.

19/04/2026, 12:26

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“Le livre ne produit plus de la pensée, il produit un message”

Concentration capitalistique, soupçons d’alignement idéologique et rupture avec une tradition éditoriale pluraliste : la mise à l’écart d’Olivier Nora après vingt-six ans à la tête de Grasset agit comme un révélateur. Thibault Leonard, fondateur de Primento, analyse cette recomposition du paysage du livre interrogeant l’indépendance des catalogues et, au-delà, le rôle démocratique de l’édition. 

19/04/2026, 12:02

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“Ce que l’affaire Olivier Nora m’inspire en tant qu’éditrice indépendante”

« Après Grasset, à qui le tour ? » La question que pose Sophie Caillat, présidente des éditions du Faubourg, maison indépendante, a quelque chose de piquant. Mais elle donne surtout l’occasion de partager quelques remarques, formulées dans un post et que nous reproduisons ici avec son autorisation. 

18/04/2026, 10:51

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Roland Topor : derrière l’humour noir, l’exil

Avec la réédition de La Plus Belle Paire de seins du monde, publiée par L’Arbre vengeur, l’occasion est donnée de redécouvrir, derrière le farceur génial, un écrivain de l’exil, du masque et de l’inquiétude. Par Charles Garatynski.

17/04/2026, 18:04

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Auteurs et groupe Hachette : partir est possible, mais juridiquement contraint

Bolloré a encore frappé. Mardi 14 avril restera dans les annales du groupe Hachette Livre : Olivier Nora, homme « charismatique » comme le souligne Le Monde, à sa tête depuis plus de vingt ans, s’est fait évincer par le groupe Bolloré. Un très grand nombre d’auteurs et d’éditeurs ont vite réagi et montré publiquement leur soutien et leur mécontentement : ils veulent partir. Mais ce n’est pas si simple que ça…

16/04/2026, 10:49

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“74 % des Français considèrent les hommes politiques comme corrompus”

Comment, diable, peut-on se lever un matin et, « en se rasant », avoir l’idée de créer un jeu sur la politique, à l’heure où (presque) plus personne n’y croit ? Oser s’amuser de la rubrique « faits divers » de la vie publique, alors que, H24 7/7, le monde entier la commente sur le zinc des plateaux et des réseaux ? Et qui plus est, préciser en gros et en gras, que ce nouveau jeu satirique ne s’adresse qu’« aux pourris uniquement » ?

16/04/2026, 10:32

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Axel Springer, Hachette, Carlson : l’édition bascule dans la dimension politique

Des États-Unis à l’Allemagne, la publication de livres ne relève plus seulement d’une logique de catalogue. Avec la filiale lancée par Tucker Carlson, l’expansion d’Axel Springer dans la presse anglophone et la reprise en main d’Hachette en France, une même tendance se dessine : des lignes politiques plus visibles autour de communautés déjà constituées.

15/04/2026, 15:43

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Sophie de Closets, Olivier Nora : qui sera la prochaine “victime” de Sarkozy chez Hachette ?

Le départ d’Olivier Nora éclaire une séquence de tensions anciennes entre pouvoir politique et direction éditoriale au sein du groupe Hachette. À travers les relations conflictuelles entretenues avec Nicolas Sarkozy, puis les recompositions imputées à Vincent Bolloré, se dessine un affrontement durable autour de l’indépendance des maisons d’édition, entre influence, gouvernance et liberté de publication.

15/04/2026, 11:22

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Zapping : j'ai sauté les pages... d'un livre audio (et ça mérite d'être raconté)

Sauter des pages dans un livre papier relevait déjà d’une petite entorse à la lecture classique – bien que cautionnée par Daniel Pennac. Avec le livre audio, ce geste devient invisible, presque banal. Pourtant, avancer dans un récit, ignorer des passages ou accélérer l’écoute transforme profondément notre rapport au texte, entre liberté nouvelle et fragmentation de l’expérience narrative.

14/04/2026, 16:18

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Écrans, parents, école... Comment expliquer le déclin de la lecture chez les jeunes ?

Le Centre national du livre a présenté, ce mardi 14 avril, les résultats de son étude consacrée aux pratiques de lecture des jeunes Français, âgés de 7 à 19 ans. Si le nombre de jeunes lecteurs reste stable cette année, l'activité décline avec l'âge, en particulier chez les garçons, tandis que l'attention des jeunes lecteurs est captée par les écrans. Pour la présidente du Centre national du livre, Régine Hatchondo, il est temps de « massifier » les actions de promotion de la lecture, alors que les dépenses publiques sur le sujet sont en baisse.

14/04/2026, 14:59

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Jessica Mazencieux : “Dieu a un plan. Pas de chance, moi aussi.”

Dieu a un plan, moi j’ai une réunion à 14 heures de Jessica Mazencieux ne s’impose pas par une ambition formelle démonstrative, mais par une énergie immédiate, presque brute, qui traverse chaque page. Une voix s’y fait entendre — au sens propre comme au sens figuré — et c’est sans doute là que réside sa première force : une sincérité rarement prise en défaut. Probablement l'histoire d'un parcours éditorial qui n'y est pas non plus étrangère.

14/04/2026, 14:50

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La Complainte des Boîtes à Livres : “Nous ne voulons plus nous taire”

Durant une trentaine d’années passées dans le monde du livre, Laurence H. aura exercé différents métiers en diffusion, distribution et peut-être d’autres encore. Depuis quelque temps, elle a rejoint le monde professionnel du spectacle vivant. Mais elle renoue parfois, et volontiers, avec l’édition. « Et vous êtes un de ces liens », écrit-elle à ActuaLitté. Elle nous adresse un texte, « une saute d’humeur en quelque sorte ».

14/04/2026, 14:31

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Ebook : Thotario instaure un droit de suite pour les oeuvres numériques

Le numérique a transformé l’accès aux œuvres, mais a figé leur circulation économique. Livres numériques et jeux vidéo restent enfermés dans des droits d’usage, sans véritable marché secondaire. En s’appuyant sur un système de revente encadrée et de rémunération continue des créateurs, Thotario propose un modèle inédit, à la croisée du droit, de la technologie et des usages culturels. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

14/04/2026, 12:23

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Prix Les Visionnaires : “On sort grandis et nourris de ce débat”

Ce samedi 11 avril, à Saint-Quentin-en-Yvelines, le Prix du livre Les Visionnaires a été décerné à Gabrielle Filteau-Chiba pour son roman Hexa (Stock). Le texte a été choisi parmi une sélection de trois ouvrages par le public et par un jury, lequel a échangé et confronté ses avis pendant près de deux heures avant de se prononcer. Nous avons pu assister, en toute discrétion, à ces délibérations.

13/04/2026, 16:57

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“Habiter le monde poétiquement, c’est la seule issue”

Au Livre à Metz, l’édition 2026 a choisi pour fil conducteur une question simple en apparence : « Habiter le monde ». Derrière ces mots, un thème vaste, ouvert, qui traverse les livres, les imaginaires et les façons de vivre. En ce samedi de salon, entre rencontres d’auteurs et déambulations, nous avons pris le parti de poser la question telle quelle, sans détour, aux visiteurs. Avant de leur révéler qu’elle était au cœur de cette édition - et de voir comment, à travers la lecture, chacun tente d’y répondre à sa manière.

12/04/2026, 09:41

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Marché du livre au 1er trimestre 2026 : ce que disent les chiffres

Les ventes de livres reculent en ce début d’année 2026, mais le phénomène dépasse la simple baisse conjoncturelle. Derrière les chiffres du premier trimestre, un basculement s’opère : les lecteurs achètent moins, arbitrent davantage et redéfinissent la hiérarchie des titres. Le marché entre dans une phase plus sélective, où visibilité, recommandation et justesse éditoriale deviennent décisives. Par Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco.

10/04/2026, 09:31

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Et si la lecture était une saine addiction ?

Face à l’érosion du temps de lecture et à la domination des écrans, la Fnac déploie une campagne nationale au slogan provocateur : « Une autre addiction est possible. » L’enseigne entend réhabiliter le plaisir de lire sans culpabiliser, en mobilisant ses librairies, ses événements et ses réseaux. Une offensive culturelle qui interroge : la lecture peut-elle encore reconquérir l’attention collective ?

09/04/2026, 15:59

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Gabrielle de Tournemire, une entrée remarquée “dans la cour des grands”

Lauréate du Prix Le Livre à Metz | Marguerite Puhl-Demange 2026 pour Des enfants uniques (Flammarion), Gabrielle de Tournemire signe un premier roman déjà largement salué. Elle revient, pour ActuaLitté, sur cette distinction, son travail d’écriture et la manière dont son roman s’inscrit dans le thème de cette édition du Livre à Metz, « Habiter le monde ».

09/04/2026, 14:34

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Camille Giordani et Thomas Baas : habiter le monde à hauteur de Paulette

À l’occasion de l’édition 2026 du Livre à Metz, dont le thème « Habiter le monde » irrigue l’ensemble de la programmation, le Prix Graoully-Batigère a été attribué à Mais où va Paulette ? (Actes Sud jeunesse), écrit par Camille Giordani et illustré par Thomas Baas. Ce prix distingue chaque année une œuvre qui, par son écriture et son regard, se situe à la croisée de la littérature et d’une certaine manière de raconter le réel. Rencontre croisée avec ses deux lauréats.

08/04/2026, 15:59

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Felix Macherez : une épitaphe comme ultime oeuvre

Né en 1989, écrivain et rédacteur en chef des pages Livres d'Art Press, Felix Macherez revient aujourd’hui avec un quatrième livre, trois ans après la surprenante fresque Les Trois Pylônes. Le propos relève cette fois de l’humour noir, cher à Breton : jeune nihiliste de trente-trois ans, Cid Sabacqs résout de se suicider. Par Étienne Ruhaud.

07/04/2026, 10:42

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Et si lire rendait les Français plus heureux ? Ce que révèlent les études

L’enquête Ipsos sur le bonheur en 2026 ne parle presque jamais de livres. Pourtant, en croisant ses résultats avec les travaux sur la lecture-plaisir, un faisceau cohérent apparaît : famille, santé mentale, sentiment de sens, qualité de l’attention, sociabilité. Autant de dimensions que le livre ne mesure pas directement, mais qu’il façonne en profondeur, de l’enfance aux bibliothèques.

03/04/2026, 06:00

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Quais du Polar 2026 : qui domine vraiment le polar aujourd’hui ?

À Lyon se déploie chaque année une programmation d’envergure internationale, reflet apparent de la vitalité du roman noir. Mais que révèle cette sélection lorsqu’elle se confronte aux dynamiques réelles du web littéraire ? En croisant la liste des auteurs invités avec les indicateurs de visibilité, une autre géographie du festival se dessine : moins institutionnelle, plus révélatrice des circulations effectives des œuvres, des hiérarchies d’audience et des mutations profondes du genre.

02/04/2026, 17:30

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“On cherche des livres qui interrogent le monde”

À l’occasion de l’édition 2026 du prix du livre Les Visionnaires, porté par le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines, son directeur, Pascal Visset, revient sur l’origine et les enjeux de cette distinction née en 2022. Entre réflexion sur le rôle des auteurs, importance du style et interrogations sur l’intelligence artificielle, il défend une littérature qui propose une véritable vision du monde et de son avenir.

01/04/2026, 17:29

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“Moins de publications !” : Jeanne & Juliette, le pari d’un modèle éditorial différent

Après plusieurs années passées au sein de Media Participations, Jeanne & Juliette choisit de retrouver une pleine autonomie éditoriale. Une décision mûrie, moins comme une rupture que comme un recentrage, afin de poursuivre son développement avec justesse, exigence et une relation toujours plus directe avec ses lecteurs. Par Virginie Bégaudeau, fondatrice.

31/03/2026, 12:35

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Ludothécaires et bibliothécaires : “Il y a une réelle complémentarité des profils”

Deux organisations nationales, l'Association des Bibliothécaires de France et l'Association des Ludothèques Françaises, ont lancé un appel pour politique commune du jeu en tant que pratique culturelle. Organisation des services, cadre juridique ou formation des professionnel·les, le sujet soulève de nombreuses questions. Suffisamment pour se prendre au jeu...

31/03/2026, 09:32

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Thotario mise sur l’Europe pour changer le destin du livre numérique

À force de confier nos bibliothèques dématérialisées à des silos fermés, nous avons fini par prendre l’impuissance pour une loi naturelle. Clic après clic, achat après achat, la culture numérique s’est laissée border par des interfaces venues d’ailleurs. Puis surgit une jeune pousse française qui ne demande pas la permission : elle attaque la circulation des œuvres, la revente, la valeur, et, derrière tout cela, une vieille question européenne restée sans réponse. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

30/03/2026, 13:03

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“Lire dans le bain n’est pas dangereux (sauf si tu t’endors)”

À Bruxelles, la 55e Foire du livre érige le papier en acte de résistance. Sous le mot d’ordre « défier le futur », le livre s’affirme sans cookies, sans surveillance, sans algorithmes. Objet autonome, il protège l’anonymat, échappe aux mises à jour et refuse l’économie de l’attention. Lire devient alors un choix, presque un manifeste, face aux logiques numériques dominantes. Voici une déclaration d'amour à la lecture, que nous adresse la Foire...

28/03/2026, 10:08

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“L’édition indépendante ne peut pas être la même chose en plus petit”

Chez Pollen, le retour à la diffusion a pris corps, incarné par Matthieu Raynaud, venu d’Harmonia Mundi, et par une équipe de six représentants. Un calendrier est déjà enclenché et des tournées sont en préparation. Le lancement est fixé au 1er mai, avec un cap clairement tourné vers la librairie indépendante.

27/03/2026, 18:13

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Écrire la version française : l’art du dialogue selon Manchette-Niemiec

Un débat anime depuis longtemps les amoureux du cinéma, qui semble opposer les « vrais cinéphiles » aux « simples amateurs » : VOST contre VF. 

27/03/2026, 17:18

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Bécherel 2026 : “Ni vrai ni faux”, une fête du livre à l’épreuve du réel

Organisée par la Maison du livre, équipement culturel de Rennes Métropole situé en milieu rural, la fête du livre se déroule durant 3 jours à Bécherel, 700 habitants, première Cité du livre créée en France en 1989. Valérie Auvergne, directrice de la Maison du livre nous raconte cet événement.

26/03/2026, 17:08

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IA : “Aujourd’hui, les auteurs ne peuvent rien prouver”, alerte Pierre Ouzoulias

Après l’avis du Conseil d’État sur la proposition de loi portée par plusieurs sénateurs pour encadrer l’usage des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, le débat se précise. Aux côtés des sénatrices Laure Darcos et Agnès Evren, Pierre Ouzoulias, du Groupe Communiste (Hauts-de-Seine), défend un texte qui entend agir concrètement sur le terrain juridique, mais aussi provoquer une recomposition des rapports entre plateformes technologiques et ayants droit.

26/03/2026, 13:15

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Laure Darcos, l'IA et les ayants droit : “On veut siffler la fin de la récré“

Après un avis du Conseil d’État salué comme une avancée, mais loin d’être une victoire totale pour les ayants droit, la sénatrice Laure Darcos détaille la stratégie derrière sa proposition de loi. Entre rééquilibrage juridique, pression politique et volonté de forcer les acteurs de l’IA à négocier, elle défend un texte « pesé à la virgule près », et conçu comme le premier étage d’une réforme plus large.

25/03/2026, 12:16

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“Les 10 livres qui m’ont appris le métier” : Jean Esch, l’atelier d’une vie de traducteur

PORTRAIT – « Traduire, je le vois comme une profession d’artisan, à qui l’on demande de reproduire un meuble, sans qu’il ne possède ni les mêmes outils ni le même bois que ceux ayant servi pour la pièce d’origine. » Fort de quarante années de métier, Jean Esch compte en France parmi les noms majeurs de la traduction de l’anglais. ActuaLitté l’a sollicité pour un entretien insolite : les 10 livres par lesquels il a forgé son métier.

24/03/2026, 16:33

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IA coupables : le Conseil d’État réarme les ayants droit, sans lever tous les verrous

Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’IAvresse, dirait-on : à ce titre, le livre aura discrètement servi de socle pour la formation des modèles de langage. Le rapport du Conseil d’État remet un peu de gravité dans ce carnaval d’optimisme automatique : dans les machines se nichent des catalogues entiers des droits, des contrats, des revenus. Et surtout cette vieille question que la tech déteste : qui paie quoi, et à qui ?

24/03/2026, 15:42

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Financer, imprimer, publier : le défi des éditions étudiantes L’Apprentie

À Bordeaux, les éditions étudiantes L’Apprentie ont ouvert une campagne de financement participatif pour finaliser l’impression de sept ouvrages. Porté par des étudiants en master et en BUT, le projet repose sur une organisation collective qui permet aux étudiants de pratiquer en conditions réelles les métiers de l’édition. Face à une collecte en ralentissement, l’équipe a décidé de prolonger la cagnotte et de renforcer sa communication pour atteindre ses objectifs financiers.

23/03/2026, 15:32