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La littérature n’est pas un miroir, mais une fenêtre sur le monde

Loredana Lipperini, née en 1956 à Rome, est une journaliste, autrice et essayiste italienne. Elle anime l’émission radiophonique de culture et littérature Fahrenheit sur Rai Radio 3 et a été jurée de plusieurs prix littéraires en Italie ainsi que consultante pendant sept ans pour le Salon International du livre de Turin.

Le 28/05/2024 à 11:09 par Federica Malinverno

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28/05/2024 à 11:09

Federica Malinverno

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Federica Malinverno : Vous êtes journaliste, essayiste, écrivaine... Comment conciliez-vous toutes ces activités et comment concevez-vous le « travail culturel » ? Que signifie d’être un intellectuel dans l'Italie d'aujourd'hui ?

Loredana Lipperini : Je me suis toujours définie comme une activiste culturelle. Animer la radio, écrire dans les journaux, écrire des livres, des romans, des essais, participer à des événements culturels : toutes ces activités ont toujours été pour moi la même chose. Et j'ai toujours pensé que le travail culturel était soit politique, soit n’était pas du travail culturel. J'ai commencé à faire de la radio et du journalisme à l'âge de 19 ans au Parti radical et à Radio Radicale, et je n'ai jamais séparé les deux choses, même lorsque je m'occupais non seulement de livres, mais aussi de théâtre et de musique classique : pour moi, la culture est quelque chose qui est enracinée dans notre vie contemporaine. Et une activité aide l'autre, c'est-à-dire qu'un livre que je lis pour Fahrenheit (émission de Radio 3) va me donner l'inspiration pour écrire un article et vice versa. Je veux dire que c'est toujours le même regard qui cherche à s'ouvrir sur le monde.

En ce qui concerne le rôle des intellectuels, je pense que les intellectuels devraient s’interroger davantage. À mon avis — évidemment avec quelques belles exceptions — ils ne se posent pas assez de questions sur ce qu'est le travail culturel. L'expression est de Luciano Bianciardi qui, dans Il lavoro culturale, en 1957, a brossé un portrait extraordinaire de ce que signifiait travailler pour la culture, c'est-à-dire à l'époque avec les ciné-clubs, les bibliothèques, les groupes de lecture. Aujourd'hui, à mon avis, le travail culturel doit englober l'ensemble du paysage culturel. Non seulement le cinéma, la radio, la télévision, les livres, mais aussi les mangas, les bandes dessinées, les jeux vidéo, Twitch, les séries télévisées, Wattpad, qui sont encore, à mon avis, tenus à la marge. En revanche, en Italie, trop souvent, le travail culturel tend à coïncider avec le fait de dire « J'ai écrit un roman et ce roman est beau » : c'est trop peu.

Faire du travail culturel, c'est aussi se confronter aux changements que nous vivons, c'est-à-dire de la pandémie à la guerre, de l'intelligence artificielle à l'urgence climatique. Enfin, le travail culturel, selon moi, c'est cesser de privilégier une vision personnaliste et se tourner vers l'intelligence des groupes, c'est-à-dire des personnes qui travaillent en réseau et qui conçoivent vraiment le travail culturel comme un esprit de service. Et c'est un point qui me tient à cœur.

Comment s'est déroulé le travail de consultante pour le Salon du livre de Turin ?

Loredana Lipperini : C'était merveilleux. En ce qui concerne l'intelligence des groupes, je dois dire que l'expérience que j'ai eue avec le salon sous la direction de Nicola Lagioia a été, à mon avis, unique, probablement impossible à répéter, parce que nous étions libres de toute politique. C'était une occasion très spéciale parce qu'on nous avait demandé de sauver le salon de Tempo di libri, le contre-salon organisé à Milan par des éditeurs. Nous l'avons sauvé, nous l'avons même fait grandir, et nous avons travaillé en toute liberté. Cette expérience a montré comment l'intelligence des groupes a réussi à survivre à deux éditions de Tempo di libri à Milan et à une controverse insignifiante, comme celle sur Alta Forte (maison d’édition liée à un parti d’extrême droite), et, enfin, à une pandémie.

Comment voyez-vous l'état du genre fantastique en Italie aujourd'hui, et en général de celles qui étaient autrefois, et sont peut-être encore, considérées comme des littératures mineures ? Que signifie le succès commercial de certains genres, comme la romance ?

Loredana Lipperini : Tout d'abord, il faut savoir que moins de la moitié des Italiens lisent un livre par an. D'autre part, il y a trop de publications. Il y a 82.000 nouveaux livres publiés chaque année et il m'est impossible, en tant que lectrice professionnelle, de lire tous les livres que je voudrais lire.

En ce qui concerne les genres, la situation du fantastique s'est améliorée depuis qu'un certain nombre d'auteurs ont commencé à fréquenter ce genre, peut-être en faisant ce qu'on appelle un slipstream, c'est-à-dire une hybridation, en insérant des éléments fantastiques dans un roman - ce qui, dans n'importe quel autre pays, est tout à fait normal...

Dans notre pays, il existe encore une certaine division entre, d'une part, certains tenants du genre qui ne voient pas d'un bon œil la nature littéraire du roman, ou l'incursion de quelqu'un en dehors d'un groupe établi et spécialisé dans l’écriture de genre ; d'autre part, beaucoup de critiques académiques regardent encore les romans de genre avec méfiance, et ce parce qu'ils ne les lisent pas.

Cette critique est ancrée dans une idée de la littérature très souvent hyper-formelle. Ils n’aiment pas les histoires et c'est un problème critique que nous avons et que nous continuons à avoir. Même s'il y a des critiques éclairées, c'est un peu la caractéristique de l'Italie. Et même les grands prix littéraires ne s'intéressent pas beaucoup au genre, même si le Prix Lattes Grinzane, que je préside, s'en préoccupe. Mais peut-être que les choses vont commencer à changer petit à petit.

Enfin, en ce qui concerne la romance, c'est une autre histoire. C'est un genre qui a toujours existé, on l'a appelé roman rose, puis littérature sentimentale, puis romance. Un genre qui garde les mêmes schémas, il existait auparavant et il existera toujours. À mon avis, le diaboliser n'a pas de sens. Il y a des critiques qui pensent que toute la littérature féminine est en fait de la romance... ce qui est évidemment faux. Et j'attends avec impatience le jour heureux où nous cesserons de parler de genre littéraire. Car les genres sont une catégorie du XXe siècle.

Comment la littérature participe-t-elle au débat sur les droits des femmes, à la lutte contre la violence sexiste ? Quel est, selon vous, l'état de ce débat en Italie ?

Loredana Lipperini : En ce qui concerne les femmes écrivaines, l'état du débat est très positif. Il y a plusieurs générations qui mêlent leurs voix — et qui ne se sont jamais tues — sur la question des droits, sur la lutte contre les préjugés. Et donc on commence à comprendre qu’il ne faut pas forcément faire passer un message dans la littérature, parce que moi aussi je suis contre la littérature didactique... Pour moi, la littérature n'est pas un miroir, mais une fenêtre sur le monde, ou du moins elle devrait être une fenêtre sur le monde, et on ne devrait pas parler que de soi.

Bien qu'il y ait beaucoup d'essais de jeunes autrices et que les voix se répandent, il serait faux de dire qu'il n'y a aucune forme de résistance, qui se donne naissance très souvent à de véritables formes de haine en ligne, comme celle subie par Michela Murgia. Et il s’agit de critiques littéraires, d'universitaires, d'enseignants, de philosophes. De ce point de vue, la situation n’est pas bonne, car il n'y a pas de prise de conscience de la part de ceux qui devraient représenter la classe intellectuelle de ce pays, à quelques exceptions près.

En ce qui concerne la question des femmes et de l'édition, comment distinguer un phénomène de société de son utilisation par le marché ? Les femmes écrivains ont-elles encore besoin de reconnaissance et de visibilité, même si leurs livres se vendent mieux qu'avant ?

Loredana Lipperini : Il s'agit en effet d'un phénomène complexe. Je cite Jennifer Guerra, qui vient d'écrire pour Einaudi Le féminisme n'est pas une marque. Il y a un risque très fort de devenir une marque de soi-même, en particulier sur les réseaux sociaux. Il faut un grand équilibre, une grande lucidité et une grande sagesse pour ne pas tomber dans ce piège. Et, cela dit, c'est vraiment une question de posture. Si, en effet, il est vrai que les écrivaines sont très populaires et très présentes en ce moment, il est vrai aussi qu'elles ne sont pas encore vues, au sens où on ne leur reconnaît pas l'autorité littéraire que l'on reconnaîtrait à d'autres. 

Par exemple, si le roman Alma de Federica Manzon (Feltrinelli, 2024), qui est magnifique, avait été écrit par Federico Manzon, on aurait probablement crié au miracle. Le préjugé est donc là et il ne réside pas dans les chiffres de vente, mais dans le regard. Or, dès que l'on aborde ces questions, on est accusé de vouloir introduire des quotas féminins dans la littérature. J'ai le sentiment que Grace Paley avait raison quand elle disait que « les femmes ont toujours fait aux hommes la faveur de lire leurs œuvres et les hommes ne leur ont pas rendu la pareille ».

La réflexion sur l'outil linguistique, son potentiel et ses prérogatives peut-elle être un moyen de dépasser une vision stéréotypée du genre et de changer quelque chose dans la société ? 

Loredana Lipperini : Je crois en ce que dit une amie très chère, Vera Gheno, qui vient d'écrire Grammamanti (Einaudi, 2024) : il ne faut pas parler de langage inclusif, mais plutôt de langage « large » (de l'italien : ampio). Rien ne doit être imposé, mais rien ne doit être rejeté. Car la langue est vivante, elle grandit avec nous, elle change avec nous.

C'est pourquoi, en ce moment, de nouvelles possibilités apparaissent, qui sont intéressantes et ne doivent pas être accueillies avec hostilité, comme une attaque contre la langue italienne. Celle-ci est au contraire fluide et changeante, elle reflète et façonne le monde. Je suis très confiante : la langue est l'un des outils dont nous disposons et il est donc juste de l'utiliser. En général, lorsque les réactions conservatrices sont si violentes, elles sont toujours le symptôme de positions qui perdent pied.

Faire de la littérature, est-ce faire de la politique ? Si oui, de quelle manière et avec quels outils ?

Loredana Lipperini : Selon moi, on peut faire de la politique de plusieurs manières : en racontant une histoire politique ou simplement en racontant une histoire. Cela réenchante, cela utilise le mythe, le fantastique, comme l'explique le livre Favole del reincanto de Stefania Consigliere (Derive Approdi, 2020).

Selon l’autrice, notre hyperréalisme, notre croyance en une sorte de deuxième âge des Lumières qui nous sauverait tous, est en fait un enfant direct du capitalisme, qui veut que nous soyons toujours en veille, efficaces, compétitifs, alors que les êtres humains ne sont pas faits de cette façon.

Les êtres humains sont faits pour enchanter et être enchantés. Il est donc également politique d'utiliser des histoires dans ce sens et à cette fin. La littérature ne doit pas nécessairement être une littérature working class, de la classe ouvrière, même s'il est très bien que cela existe. Bien sûr, il existe de nombreuses formes de politique. On fait de la politique même lorsque l'on rejette la politique et que l'on se replie sur soi-même pour raconter sa propre histoire ou celle de sa famille. Car il s'agit là aussi d'un choix.

Vous avez fait allusion au problème de la surproduction éditoriale. Un grand défi pour l'édition italienne, et pas seulement. Que faut-il faire pour réagir à ce cycle pervers, si tant est qu'une action ou une réaction soit possible ?

Loredana Lipperini : Ce mécanisme rappelle la bulle des subprimes, et il est très difficile de sortir des bulles financières. Je ne sais pas comment on sort de ce mécanisme, mais je sais qu'il sera très difficile de continuer ainsi. Parce qu'alors le résultat est que les livres se vendent à quelques centaines d'exemplaires, ils ont une vie très courte. Je crois que tôt ou tard, la bulle éclatera. Et ce sera un bain de sang. Parce qu'il aurait fallu ne pas s'engager là-dedans.

Les éditeurs qui publient moins, qui publient consciemment, je pense qu'ils prospéreront. Mais continuer ainsi me semble mauvais pour tout le monde, honnêtement. J'aimerais pouvoir vous donner une réponse, mais en résumé, je suis plutôt effrayée et pessimiste.

Un autre défi important me semble concerner le travail culturel : il ne devrait pas rester confiné dans les centres mais aussi atteindre les périphéries, les marges. Ressentez-vous également cette urgence ?

Loredana Lipperini : Je pense que l'avenir est aux réseaux. Je pense que l'époque des grands événements, y compris les grands festivals à Turin, Mantoue, etc, est en train de s’achever. Cette centralisation en quelques endroits n'a plus de sens. Je pense qu'à l'avenir nous essayerons de travailler en réseau, de créer de nombreux petits événements, de se fédérer pour survivre. À mon avis, le travail culturel devrait redevenir territorial et non centralisé.

Croyez-vous que le web, le numérique, les réseaux sociaux peuvent être utiles de ce point de vue ?

Loredana Lipperini : S'ils sont bien utilisés, absolument. Ce sera un beau jour quand certains écrivains intellectuels comprendront que les réseaux sociaux ne servent pas à railler les féministes ou à dire combien de présentations de livres ils font. Michela Murgia, avec son activité sur Instagram et les médias sociaux, nous a montré à quel point le réseau peut être puissant.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Par Federica Malinverno
Contact : federicamalinverno01@gmail.com

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Première moitié du XIXème siècle… Fils d’une tenancière de bordel, l’aventurier viennois Redo Hauptsammer débarque dans l’austère commune de Szonden, bourgade imaginaire située dans le détroit de l’Oder, en Prusse orientale. Par Étienne Ruhaud.

14/01/2026, 11:48

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Simon de Jocas : “Être éditeur, c’est aller à la rencontre de l’autre”

Il y a des transmissions qui ressemblent à des bilans. Or celle de Simon de Jocas, ancien président des Éditions Les 400 coups, tient plutôt du déplacement : quitter la barre sans quitter la route. Au moment où l’on voudrait l’installer dans une « après-vie » paisible, il rectifie le récit, d’un ton ferme et souriant. « Quand on me demande si je prends ma retraite, je dis non, ce n’est pas prendre ma retraite. »

14/01/2026, 09:33

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À Marseille, des livres de montagne et de nature pensés pour les enfants

À Marseille, les Éditions du Chemin des Crêtes ont longtemps raconté l’aventure aux adultes, sacs au dos, baudriers serrés et récits plein la tête. Randonnée, escalade, parapente, course à pied : la maison a bâti son identité autour du plein air et de celles et ceux qui l’arpentent. Aujourd’hui, le regard se décale, à hauteur d’enfant.

 

13/01/2026, 10:00

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Livre jeunesse : ”Les enfants aiment rêver, mais ils aiment aussi comprendre”

Les Éditions Quanto ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire éditoriale avec le lancement d’une collection jeunesse, conçue comme une extension naturelle de leur travail autour de la transmission des savoirs. Portée par une approche exigeante, attentive au langage et à la narration, cette collection entend s’adresser aux enfants sans les infantiliser, tout en créant un espace de lecture partagé entre générations.

12/01/2026, 14:26

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Basile Panurgias : “Un bon livre est un livre dont on oublie le genre”

Auteur d’une grosse dizaine de romans depuis 1992, célébré par Arnaud Viviant ou Frédéric Beigbeder (entre autres), Basile Panurgias revient à ses origines familiales, pour évoquer Athènes à travers un nouvel opus percutant, publié par les soins des éditions Séguier : Le Roman de Vassilis. On y suit un génie du backgammon, architecte franco-grec, accusé, à tort, d’être responsable du décès de sa femme, s’exiler sur ses terres ancestrales, pour y retrouver sa mère, ex-star de la télévision hellène. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.  

30/12/2025, 11:15

Autres articles de la rubrique À la loupe

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“Entendre le peuple ? Mais à quoi bon : nous savions très bien ce qu’il lui fallait”

Sous couvert de réforme administrative, la transformation annoncée de la Sécurité sociale des artistes-auteurs ravive un vieux soupçon : celui d’un pouvoir qui consulte sans jamais infléchir ses décisions. Entre continuité assumée des pratiques, marginalisation des représentants élus et contournement du cadre législatif, le récit d’une modernisation tourne à la critique d’un système fermé sur lui-même. Lady En Passant quelque chose à nous en dire.

19/04/2026, 14:34

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Grasset à l'ère Bolloré : “Ce n’est pas une coïncidence, c’est une méthode”

ANALYSE – La séquence ouverte par la reprise en main de Grasset, au sein d’un groupe lui-même intégré à l’écosystème constitué par Vincent Bolloré, s’inscrit dans une logique désormais identifiée au-delà du seul cas français. Le rapport Right to Write de la Fédération des scénaristes d’Europe décrit précisément ces configurations, où concentration des médias, recomposition des directions culturelles et transformation des conditions éditoriales convergent vers un même objectif : encadrer les récits en circulation dans l’espace public.

19/04/2026, 12:26

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“Le livre ne produit plus de la pensée, il produit un message”

Concentration capitalistique, soupçons d’alignement idéologique et rupture avec une tradition éditoriale pluraliste : la mise à l’écart d’Olivier Nora après vingt-six ans à la tête de Grasset agit comme un révélateur. Thibault Leonard, fondateur de Primento, analyse cette recomposition du paysage du livre interrogeant l’indépendance des catalogues et, au-delà, le rôle démocratique de l’édition. 

19/04/2026, 12:02

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“Ce que l’affaire Olivier Nora m’inspire en tant qu’éditrice indépendante”

« Après Grasset, à qui le tour ? » La question que pose Sophie Caillat, présidente des éditions du Faubourg, maison indépendante, a quelque chose de piquant. Mais elle donne surtout l’occasion de partager quelques remarques, formulées dans un post et que nous reproduisons ici avec son autorisation. 

18/04/2026, 10:51

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Grasset, ou la “prédation” des actionnaires

Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.

18/04/2026, 10:26

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Roland Topor : derrière l’humour noir, l’exil

Avec la réédition de La Plus Belle Paire de seins du monde, publiée par L’Arbre vengeur, l’occasion est donnée de redécouvrir, derrière le farceur génial, un écrivain de l’exil, du masque et de l’inquiétude. Par Charles Garatynski.

17/04/2026, 18:04

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Fayard, Grasset : les libraires dénoncent la “mise au pas” d'Hachette par Vincent Bolloré

Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.

16/04/2026, 18:13

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“Entre grands groupes et précarité, le choix est devenu impossible”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires publie une tribune offensive dans le contexte de la crise chez Grasset. Le syndicat y dénonce une concentration accrue du secteur, qu’il associe à un « tournant politique et économique » depuis la prise de contrôle d’Hachette par Vincent Bolloré. Évoquant une dégradation des conditions de travail et une évolution des lignes éditoriales, il appelle l’ensemble des professionnels du livre à se mobiliser collectivement.

16/04/2026, 18:05

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Vous qui quittez les maisons du groupe Bolloré, “réservez vos écrits à des éditeurs indépendants”

Alors que les réactions d’auteurs et d’éditeurs se multiplient dans le secteur après l'éviction d'Olivier Nora par le groupe Bolloré, Étienne Galliand, éditeur indépendant, prend la plume. Il revient sur sa rencontre avec André Schiffrin, figure majeure de la critique de la financiarisation de l’édition, et livre un texte à la fois personnel et engagé en faveur de l’édition indépendante. L'éditeur alerte sur les dérives actuelles et invite les auteurs à soutenir concrètement le monde de l'édition.

16/04/2026, 15:48

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Auteurs et groupe Hachette : partir est possible, mais juridiquement contraint

Bolloré a encore frappé. Mardi 14 avril restera dans les annales du groupe Hachette Livre : Olivier Nora, homme « charismatique » comme le souligne Le Monde, à sa tête depuis plus de vingt ans, s’est fait évincer par le groupe Bolloré. Un très grand nombre d’auteurs et d’éditeurs ont vite réagi et montré publiquement leur soutien et leur mécontentement : ils veulent partir. Mais ce n’est pas si simple que ça…

16/04/2026, 10:49

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“74 % des Français considèrent les hommes politiques comme corrompus”

Comment, diable, peut-on se lever un matin et, « en se rasant », avoir l’idée de créer un jeu sur la politique, à l’heure où (presque) plus personne n’y croit ? Oser s’amuser de la rubrique « faits divers » de la vie publique, alors que, H24 7/7, le monde entier la commente sur le zinc des plateaux et des réseaux ? Et qui plus est, préciser en gros et en gras, que ce nouveau jeu satirique ne s’adresse qu’« aux pourris uniquement » ?

16/04/2026, 10:32

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Axel Springer, Hachette, Carlson : l’édition bascule dans la dimension politique

Des États-Unis à l’Allemagne, la publication de livres ne relève plus seulement d’une logique de catalogue. Avec la filiale lancée par Tucker Carlson, l’expansion d’Axel Springer dans la presse anglophone et la reprise en main d’Hachette en France, une même tendance se dessine : des lignes politiques plus visibles autour de communautés déjà constituées.

15/04/2026, 15:43

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Sophie de Closets, Olivier Nora : qui sera la prochaine “victime” de Sarkozy chez Hachette ?

Le départ d’Olivier Nora éclaire une séquence de tensions anciennes entre pouvoir politique et direction éditoriale au sein du groupe Hachette. À travers les relations conflictuelles entretenues avec Nicolas Sarkozy, puis les recompositions imputées à Vincent Bolloré, se dessine un affrontement durable autour de l’indépendance des maisons d’édition, entre influence, gouvernance et liberté de publication.

15/04/2026, 11:22

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Zapping : j'ai sauté les pages... d'un livre audio (et ça mérite d'être raconté)

Sauter des pages dans un livre papier relevait déjà d’une petite entorse à la lecture classique – bien que cautionnée par Daniel Pennac. Avec le livre audio, ce geste devient invisible, presque banal. Pourtant, avancer dans un récit, ignorer des passages ou accélérer l’écoute transforme profondément notre rapport au texte, entre liberté nouvelle et fragmentation de l’expérience narrative.

14/04/2026, 16:18

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Écrans, parents, école... Comment expliquer le déclin de la lecture chez les jeunes ?

Le Centre national du livre a présenté, ce mardi 14 avril, les résultats de son étude consacrée aux pratiques de lecture des jeunes Français, âgés de 7 à 19 ans. Si le nombre de jeunes lecteurs reste stable cette année, l'activité décline avec l'âge, en particulier chez les garçons, tandis que l'attention des jeunes lecteurs est captée par les écrans. Pour la présidente du Centre national du livre, Régine Hatchondo, il est temps de « massifier » les actions de promotion de la lecture, alors que les dépenses publiques sur le sujet sont en baisse.

14/04/2026, 14:59

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Jessica Mazencieux : “Dieu a un plan. Pas de chance, moi aussi.”

Dieu a un plan, moi j’ai une réunion à 14 heures de Jessica Mazencieux ne s’impose pas par une ambition formelle démonstrative, mais par une énergie immédiate, presque brute, qui traverse chaque page. Une voix s’y fait entendre — au sens propre comme au sens figuré — et c’est sans doute là que réside sa première force : une sincérité rarement prise en défaut. Probablement l'histoire d'un parcours éditorial qui n'y est pas non plus étrangère.

14/04/2026, 14:50

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La Complainte des Boîtes à Livres : “Nous ne voulons plus nous taire”

Durant une trentaine d’années passées dans le monde du livre, Laurence H. aura exercé différents métiers en diffusion, distribution et peut-être d’autres encore. Depuis quelque temps, elle a rejoint le monde professionnel du spectacle vivant. Mais elle renoue parfois, et volontiers, avec l’édition. « Et vous êtes un de ces liens », écrit-elle à ActuaLitté. Elle nous adresse un texte, « une saute d’humeur en quelque sorte ».

14/04/2026, 14:31

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Ebook : Thotario instaure un droit de suite pour les oeuvres numériques

Le numérique a transformé l’accès aux œuvres, mais a figé leur circulation économique. Livres numériques et jeux vidéo restent enfermés dans des droits d’usage, sans véritable marché secondaire. En s’appuyant sur un système de revente encadrée et de rémunération continue des créateurs, Thotario propose un modèle inédit, à la croisée du droit, de la technologie et des usages culturels. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

14/04/2026, 12:23

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Francophonie : le braille devient un enjeu mondial d’accès à la lecture

La francophonie affiche une croissance soutenue à l’échelle mondiale, mais se confronte à un défi majeur : garantir un accès réel à la lecture et à l’écriture pour tous. Portée par des initiatives internationales autour du braille et de l’inclusion, une nouvelle dynamique s’organise. Institutions, enseignants et réseaux émergents redéfinissent les conditions d’une langue véritablement accessible.

14/04/2026, 09:43

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Prix Les Visionnaires : “On sort grandis et nourris de ce débat”

Ce samedi 11 avril, à Saint-Quentin-en-Yvelines, le Prix du livre Les Visionnaires a été décerné à Gabrielle Filteau-Chiba pour son roman Hexa (Stock). Le texte a été choisi parmi une sélection de trois ouvrages par le public et par un jury, lequel a échangé et confronté ses avis pendant près de deux heures avant de se prononcer. Nous avons pu assister, en toute discrétion, à ces délibérations.

13/04/2026, 16:57

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“Habiter le monde poétiquement, c’est la seule issue”

Au Livre à Metz, l’édition 2026 a choisi pour fil conducteur une question simple en apparence : « Habiter le monde ». Derrière ces mots, un thème vaste, ouvert, qui traverse les livres, les imaginaires et les façons de vivre. En ce samedi de salon, entre rencontres d’auteurs et déambulations, nous avons pris le parti de poser la question telle quelle, sans détour, aux visiteurs. Avant de leur révéler qu’elle était au cœur de cette édition - et de voir comment, à travers la lecture, chacun tente d’y répondre à sa manière.

12/04/2026, 09:41

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“Les auteurs sont en économie de guerre toute l’année”

Face à la précarité structurelle des auteurs, revient l'idée de créer un statut d’« intermittents de l’écrit », inspiré de celui du spectacle, afin de garantir un revenu stable et une reconnaissance professionnelle. Cette tribune met en lumière une économie fragilisée où les écrivains, pourtant au cœur de la chaîne du livre, peinent à vivre de leur activité. Par Mathias de Breyne. 

11/04/2026, 09:47

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Marché du livre au 1er trimestre 2026 : ce que disent les chiffres

Les ventes de livres reculent en ce début d’année 2026, mais le phénomène dépasse la simple baisse conjoncturelle. Derrière les chiffres du premier trimestre, un basculement s’opère : les lecteurs achètent moins, arbitrent davantage et redéfinissent la hiérarchie des titres. Le marché entre dans une phase plus sélective, où visibilité, recommandation et justesse éditoriale deviennent décisives. Par Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco.

10/04/2026, 09:31

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Et si la lecture était une saine addiction ?

Face à l’érosion du temps de lecture et à la domination des écrans, la Fnac déploie une campagne nationale au slogan provocateur : « Une autre addiction est possible. » L’enseigne entend réhabiliter le plaisir de lire sans culpabiliser, en mobilisant ses librairies, ses événements et ses réseaux. Une offensive culturelle qui interroge : la lecture peut-elle encore reconquérir l’attention collective ?

09/04/2026, 15:59

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Et si lire rendait les Français plus heureux ? Ce que révèlent les études

L’enquête Ipsos sur le bonheur en 2026 ne parle presque jamais de livres. Pourtant, en croisant ses résultats avec les travaux sur la lecture-plaisir, un faisceau cohérent apparaît : famille, santé mentale, sentiment de sens, qualité de l’attention, sociabilité. Autant de dimensions que le livre ne mesure pas directement, mais qu’il façonne en profondeur, de l’enfance aux bibliothèques.

03/04/2026, 06:00

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Quais du Polar 2026 : qui domine vraiment le polar aujourd’hui ?

À Lyon se déploie chaque année une programmation d’envergure internationale, reflet apparent de la vitalité du roman noir. Mais que révèle cette sélection lorsqu’elle se confronte aux dynamiques réelles du web littéraire ? En croisant la liste des auteurs invités avec les indicateurs de visibilité, une autre géographie du festival se dessine : moins institutionnelle, plus révélatrice des circulations effectives des œuvres, des hiérarchies d’audience et des mutations profondes du genre.

02/04/2026, 17:30

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“Moins de publications !” : Jeanne & Juliette, le pari d’un modèle éditorial différent

Après plusieurs années passées au sein de Media Participations, Jeanne & Juliette choisit de retrouver une pleine autonomie éditoriale. Une décision mûrie, moins comme une rupture que comme un recentrage, afin de poursuivre son développement avec justesse, exigence et une relation toujours plus directe avec ses lecteurs. Par Virginie Bégaudeau, fondatrice.

31/03/2026, 12:35

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Thotario mise sur l’Europe pour changer le destin du livre numérique

À force de confier nos bibliothèques dématérialisées à des silos fermés, nous avons fini par prendre l’impuissance pour une loi naturelle. Clic après clic, achat après achat, la culture numérique s’est laissée border par des interfaces venues d’ailleurs. Puis surgit une jeune pousse française qui ne demande pas la permission : elle attaque la circulation des œuvres, la revente, la valeur, et, derrière tout cela, une vieille question européenne restée sans réponse. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

30/03/2026, 13:03

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“Lire dans le bain n’est pas dangereux (sauf si tu t’endors)”

À Bruxelles, la 55e Foire du livre érige le papier en acte de résistance. Sous le mot d’ordre « défier le futur », le livre s’affirme sans cookies, sans surveillance, sans algorithmes. Objet autonome, il protège l’anonymat, échappe aux mises à jour et refuse l’économie de l’attention. Lire devient alors un choix, presque un manifeste, face aux logiques numériques dominantes. Voici une déclaration d'amour à la lecture, que nous adresse la Foire...

28/03/2026, 10:08

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“L’édition indépendante ne peut pas être la même chose en plus petit”

Chez Pollen, le retour à la diffusion a pris corps, incarné par Matthieu Raynaud, venu d’Harmonia Mundi, et par une équipe de six représentants. Un calendrier est déjà enclenché et des tournées sont en préparation. Le lancement est fixé au 1er mai, avec un cap clairement tourné vers la librairie indépendante.

27/03/2026, 18:13

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Bécherel 2026 : “Ni vrai ni faux”, une fête du livre à l’épreuve du réel

Organisée par la Maison du livre, équipement culturel de Rennes Métropole situé en milieu rural, la fête du livre se déroule durant 3 jours à Bécherel, 700 habitants, première Cité du livre créée en France en 1989. Valérie Auvergne, directrice de la Maison du livre nous raconte cet événement.

26/03/2026, 17:08

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“Les 10 livres qui m’ont appris le métier” : Jean Esch, l’atelier d’une vie de traducteur

PORTRAIT – « Traduire, je le vois comme une profession d’artisan, à qui l’on demande de reproduire un meuble, sans qu’il ne possède ni les mêmes outils ni le même bois que ceux ayant servi pour la pièce d’origine. » Fort de quarante années de métier, Jean Esch compte en France parmi les noms majeurs de la traduction de l’anglais. ActuaLitté l’a sollicité pour un entretien insolite : les 10 livres par lesquels il a forgé son métier.

24/03/2026, 16:33

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IA coupables : le Conseil d’État réarme les ayants droit, sans lever tous les verrous

Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’IAvresse, dirait-on : à ce titre, le livre aura discrètement servi de socle pour la formation des modèles de langage. Le rapport du Conseil d’État remet un peu de gravité dans ce carnaval d’optimisme automatique : dans les machines se nichent des catalogues entiers des droits, des contrats, des revenus. Et surtout cette vieille question que la tech déteste : qui paie quoi, et à qui ?

24/03/2026, 15:42

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Rapprocher le numérique des librairies locales : la nouvelle bataille du livre

On nous a vendu le numérique comme une autoroute sans péage, un horizon lisse où l’œuvre filerait sans frottement du serveur au lecteur. Puis les centres-villes ont vu passer les flux sans toujours en voir la couleur. Dans cette friction entre écran et trottoir, Thotario avance une idée plus subversive qu’il n’y paraît : et si la modernité du livre consistait moins à effacer les librairies qu’à les reconnecter au cœur de la circulation culturelle ? Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

23/03/2026, 11:25

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“Auteurs, renversons les tables de dédicaces !”

Dans les allées bien rangées des Salons du Livre, quelque chose grince. Sous les nappes tirées au cordeau, entre piles calibrées et sourires de circonstance, l’auteur se fige, assigné à résidence derrière sa propre œuvre. Puis surgit François Belley, pirate en embuscade, qui dynamite le décor : assez de cette comédie marchande. Place au désordre créatif, au corps-à-corps avec les lecteurs, à la table qu’on renverse enfin. Par François Belley, écrivain-pirate.

22/03/2026, 09:51

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Politicard : on a joué au jeu de cartes le plus corrosif sur la politique… et c’est redoutable

On pensait avoir tout vu en matière de satire politique. Puis Politicard le jeu de François Belley débarque, et la table de jeu se transforme en salle d’instruction improvisée. Accusations en rafale, indignations circonstanciées, trahisons expresses : ici, la morale ne pèse rien, seule compte la survie. On joue, on triche presque, on rit beaucoup — et soudain, le jeu ressemble étrangement au réel. En attendant le second tour des municipales, que diriez-vous de jouer aux édiles ?

20/03/2026, 11:35