#Technologie

“La France a un problème avec l'imaginaire” (Stéphane Marsan, Bragelonne)

ENTRETIEN – La maison Bragelonne s’est créée le 1er avril 2000. Spécialisée dans les littératures de l’imaginaire, elle s’est taillé une place de choix dans le secteur. Science-fiction, fantasy et bien d’autres depuis, notamment avec la création du label Milady. Stéphane Marsan, directeur éditorial et littéraire, défend à ce titre la lecture, sans discrimination de genre littéraire. La sous-représentation de l'imaginaire est anormale et déplorable. 

Le 19/04/2017 à 10:19 par Nicolas Gary

4 Réactions |

Publié le :

19/04/2017 à 10:19

Nicolas Gary

4

Commentaires

linkedin mail print
ActuaLitté

ActuaLitté : Quelle est la relation des littératures de l'imaginaire avec la librairie ?

Stéphane Marsan : La librairie, c’est pour moi deux expériences : celle d’un simple lecteur et celle d’un éditeur majoritairement tourné vers les littératures de l’imaginaire. Les deux peuvent ne pas être tout à fait d’accord. Le lecteur lui voue un amour sans borne depuis l’enfance, avec le sentiment émerveillé que c’est là que j’habite et que j’habiterai toujours. L’éditeur, lui, regrette forcément que sa propre production n’y soit pas aussi bien représentée qu’il le voudrait. Et qu’elle le devrait, puisque les parts de marché de l’imaginaire constituent 7 % de la fiction et n’ont pas dans l’ensemble de la librairie une présence à la hauteur de ces chiffres. Avec 50 millions d’euros de CA, l’imaginaire fait déjà un quart de celui du policier. Or, toutes les librairies consacrent-elles à l’imaginaire un quart de ce qu’elles consacrent au polar ? Non, bien sûr. Cette sous-représentation est anormale et déplorable. 

Avec le temps, j’y ai trouvé différentes explications, mais l’une ne s’évite pas : la France a un problème avec l’imaginaire, tout court. Alain Nevant, mon compère chez Bragelonne [l’un des cofondateurs, NdR] le fait remonter à la fin du XIXe siècle, et le putsch du roman réaliste contre le romanesque. S’il y a eu putsch, il s’est depuis largement généralisé. La définition du prix Goncourt est à ce titre édifiante : « Le meilleur roman d’imagination dans son fond et dans sa forme. » Le premier roman qui l’a reçu fut, en 1903, un roman de science-fiction, Force ennemie de John-Antoine Nau. J’ai l’impression que le prix, depuis bien longtemps, ne répond plus à ses attentes initiales. 

De Rabelais aux surréalistes, Marcel Aymé ou Julien Gracq, l’imaginaire n’était autrefois pas considéré essentiellement comme un genre anglo-saxon – le terme anglais fantasy a été saisi ici d’une façon désastreuse. De plus, la science-fiction fut inventée en France, sous l’étiquette « merveilleux scientifique », et pourtant on l’écrit avec une typographie anglo-saxonne... On assiste donc à une certaine forme d’acculturation, on a voulu oublier à quel point l’imaginaire a été présent dans la littérature française. Aujourd’hui, il est cantonné, intellectuellement, et dans sa présence en librairie. 

Aujourd’hui encore, on estime que l’imaginaire n’est pas un genre sérieux, c’est pour les imbéciles ou pour les enfants. Allez, tant que c’est pour les enfants, ça va, mais après, soyons sérieux, il faut passer à la grande littérature, qui ne saurait être celle de l’imaginaire, mais la littérature du réel. Il a fallu combien de temps avant que Peter Pan ou Alice au pays des merveilles ne soient plus simplement perçus comme des amusements pour enfants dans ce pays ?

Je crois qu’on peut parler de ségrégation culturelle et intellectuelle. Avec pour conséquence, parmi d’autres, que les libraires n’accordent soit pas de place du tout, soit de place acceptable, à cette littérature. D’ailleurs, même ceux qui aimeraient le faire, qui se disent de bonne volonté, se réfugient derrière le fait qu’ils ne la connaissent pas. Donc, il faudrait embaucher un « jeune compétent » – souvent, ils n’en ont pas les moyens, et si c’est juste pour de petites parts de marché, mieux vaut privilégier le polar, plus légitime et plus vendeur.

Les éditeurs n’ont certainement pas arrangé les choses – je ne parlerai pas pour mes aînés qui ont fait la science-fiction et la fantasy dans ce pays, Jacques Goimard, Élisabeth Gille, Jacques Sadoul et les autres. À l’origine, cette littérature fut traitée comme un genre populaire et de divertissement, à l’instar du roman policier, en somme. Elle a donc gardé jusqu’au milieu, voire la fin des années 90, cette image tenace qu’il ne peut s’agir que de romans de gare, en format poche et limités à l’anticipation. Dans le même temps, les connaisseurs sont restés très jargonants – un de ses illustres représentants m’a même assuré un jour : « La science-fiction est la seule littérature du XXe siècle. » Avec ce genre de discours, on ne risque pas de démocratiser grand-chose !

Aujourd’hui, ce que je stigmatise le plus vivement, un discours particulariste s’est mis en place parmi les défenseurs de la SF. Il revendique la « pop culture » ou la « culture geek », et finit par verser dans une approche communautaire, de victimisation même. Je la connais, cette position : je l’ai tenue longtemps. Mais elle n’est clairement pas la bonne : déclarer que l’on manque de reconnaissance, alors que la culture geek cartonne partout, ce n’est ni efficace, ni pertinent. La meilleure façon de défendre un merveilleux roman de science-fiction, c’est de défendre un merveilleux roman : qu’il soit de science-fiction en est un aspect. Certainement pas le seul.

Finalement, ce faisceau d’éléments culturels, liés à l’histoire intellectuelle de notre pays, à une longue tradition de pratiques d’édition, à une mauvaise façon de défendre les littératures de l’imaginaire, n’aide pas à compenser une situation de sous-représentation en librairie. L’ostracisme est réel, mais il faut que les amoureux de l’imaginaire en France forgent un discours plus audible pour le combattre.

L’imaginaire aurait-il besoin d’un best-seller – comme Millenium pour le polar ? Ou d’un traitement graphique différent des couvertures ?

Stéphane Marsan : Le polar n’a pas attendu Stieg Larsson pour obtenir succès, visibilité et légitimité : le polar social, dans les années 70-80, y avait déjà contribué. Et si c’était l’unique condition, plusieurs auteurs de Fantasy ayant également vendu des dizaines de millions d’exemplaires dans le monde, Tolkien, Jordan, Martin… auraient produit ce genre d’effet. D’ailleurs, il y a un paradoxe : la science-fiction est étudiée à l’école. Fahrenheit 451, 1984 ou Le meilleur des mondes sont devenus des classiques, dans le sens où l’on peut les aborder en classe. Ils correspondent à la phrase typique qu’on a pu lire dans la presse : « Plus qu’un bon roman de science-fiction, un bon roman tout court. » Dès qu’un roman de SF reçoit une légitimité littéraire, il perd son label SF et l’on s’empresse de le changer de collection – pour ne pas effrayer le grand public.L’idée est d’éviter à tout prix que le lectorat assimile l’ouvrage à la catégorie de l’imaginaire ; on déclenche ainsi le raisonnement qui consiste à discriminer le genre derrière l’œuvre. Ces classiques ne doivent surtout être mêlés à la littérature de l’imaginaire actuelle, vivante, qui alors, ô mon dieu, pourrait être proposée à des gens qui seraient bien capables de la lire et d’aimer ça !

Du reste, et tout particulièrement en France, la SF est devenue très politique, complexe et militante dans les années 70. Avec l’essor de la hard science, l’évolution s’est accentuée dans cette direction. Avec des implications très concrètes : d’abord, les ventes se sont écroulées. Ensuite, il m’est arrivé d’entendre dire d’un roman : « C’est sûrement très bien, mais c’est de la SF et je ne me sens pas compétent ». À mon sens, c’est une lourde erreur : quand on sait lire, on est en mesure d’apprécier n’importe quelle littérature – quand bien même elle ne répond pas à nos propres goûts. Mais elle n’est pas assez lue et conseillée pour s’en rendre compte. Conclusion ? Il se traîne une idée que la SF nécessiterait, pour être évaluée, d’avoir des compétences spécifiques. 

On estime que l’imaginaire, c’est pour les imbéciles ou les enfants

D’un autre côté, en se focalisant sur l’une des définitions de la science-fiction – l’illustration d’hypothèses scientifiques et technologiques – il est sûr que certains auteurs en ont fait des œuvres difficiles à pénétrer pour le commun des mortels. Heureusement, les exceptions sont légion.

Quant à la couverture... vaste sujet. Publier un ouvrage de SF, ou de fantasy, avec une couverture typographique, blanche, bleue ou jaune, plutôt qu’une illustration permettrait-il de toucher un plus vaste public ? Relooker sans les codes, c’est une chose, publier sans ces codes, c’est risquer de manquer la cible privilégiée. Ces éléments graphiques, esthétiques, marketing sans doute ont leur importance, en ce qu’ils facilitent l’identification pour les lecteurs. 

Dans des conversations, parfois houleuses, avec mes confrères, j’entends parfois exprimer l’envie d’abattre toutes les cloisons et que les rayons SF des librairies ne soient pas ghettoïsés. En clair : se mélangent aux autres, littérature française, littérature étrangère. Sauf que la simple existence d’un rayon SF, justifiant la présence de ce genre en librairie, est déjà rare. Ensuite, l’orientation est naturelle, autant que pertinente, pour le lecteur acquis au genre : il faut baliser son chemin vers des titres qu’il sait affectionner. 

La couverture typo désamorcerait une partie du préjugé dont nous parlions. Le raisonnement est le suivant : on croit ne pas aimer la SF, donc on n’approchera pas d’un ouvrage visuellement identifié comme tel. À ce titre, je crains être un éditeur assez conservateur en termes de genre : pour la fantasy, mon grand amour d’éditeur, je fais des livres de fantasy, avec des couvertures de fantasy, au rayon fantasy (qui s’appelle la plupart du temps « rayon SF » alors que la SF stricto sensu représente moins de 40 % de ses ventes, mais passons). Rompre ce pacte implicite, c’est d’une certaine façon briser la complicité et la promesse faite au lectorat. Avec une couverture blanche, le message deviendrait confus : cela remettrait en question ses goûts, les codes très identifiés – et moi éditeur, je donnerais l’impression d’aller chercher une autre légitimité en abandonnant tout cela, de laisser tomber mon public.

En même temps, je reste persuadé que s’inscrire dans ces codes fige les éditeurs de l’imaginaire dans un cadre esthétique contraignant. Un exemple concret, c’est la couverture du Nom du Vent, de Patrick Rothfuss, réalisée par Marc Simonetti. En la voyant, je la trouve magnifique, sincèrement ; et je ne suis pas le seul, le site américain Variety a utilisé notre illustration française pour annoncer le deal cinéma ! Pourtant je néglige le fait que, pour 95 % des lecteurs, cette couverture n’est pas belle en soi. C’est une approche dessinée et picturale, qui en somme appartient aux façons de la jeunesse. Les chances qu’un lecteur de litté générale s’empare de ce livre deviennent infimes : la couverture lui crie que ce livre n’est pas pour lui. En revanche, elle répond parfaitement aux attentes des lecteurs qui cherchent ce genre d’histoires.

On est toujours dans le dilemme et la restriction. Parce que toute spécialisation implique ces restrictions. Mais on tente des trucs. Avec la collection Stars, nous rééditons des ouvrages majeurs de notre catalogue avec des couvertures typo – en partie pour avoir le plaisir de réaliser des couvertures différentes, mais également pour des libraires susceptibles de s’y intéresser et qui ne le feraient pas avec la forme initiale, ou parce qu’ils n’ont pas de clients chez qui les codes propres au genre trouveront un écho.

Dans les genres – les mauvais genres, SF, fantasy, romance, polar (est-ce toujours un mauvais genre ?), etc. – la couverture peut largement inciter à la vente et donner envie. Et dans le même temps, elle nous coupe indéniablement d’un lectorat qui ne répond pas à son esthétique.

Comment se comporte le secteur de l’imaginaire ?

Stéphane Marsan : La saisonnalité des prix ne nous concerne pas, mais, comme pour tous les autres éditeurs, la fin d’année représente une part très significative de notre chiffre d’affaires. Cet aspect graphique de l’imaginaire fait de nos ouvrages des cadeaux au sens plein. Au cours des dernières années, et en 2016 plus encore, l’importance des éditions collector ou éditions de luxe dans les ventes est très significative. On produit de beaux objets, chers, à tirage limité : dans leur forme et leur facture, ces livres enthousiasment d’autant plus un lectorat attaché au livre-objet.

Il m’est difficile de dire si elle est majoritaire, mais une part très importante du lectorat de l’imaginaire est plutôt jeune… et une part grandissante l’est beaucoup moins ! Une étude que nous avions commanditée en 2008 montrait que 40 % du lectorat Bragelonne avaient entre 15 et 25 ans, 40 % entre 25 et 35 ans et le reste au-delà de 35 ans. Quand les parents, les grands-parents cherchent un cadeau pour un jeune, leur itinéraire les conduit vers l’imaginaire. Mais il suffit de voir nos ventes de la fantasy chez France Loisirs pour se rendre compte qu’un lectorat croissant est largement adulte. À rebours, la fantasy en particulier, même quand elle n’est pas au rayon jeunesse, est une littérature transgénérationnelle, qui a toujours conquis un lectorat dès 11 ou 12 ans. Et ce, même avant la belle invention, en grande partie marketing, du Young Adult.

D’ailleurs, je suis persuadé que ce segment a siphonné une bonne partie du marché de l’imaginaire, parce que la SF y est très puissante et que la moitié des lecteurs de YA sont en réalité des adultes. Quand on fait passer des entretiens d’embauche chez Bragelonne, les 20/25 qui postulent citent comme lectures de référence Divergente ou Hunger Games. Plus jamais Asimov, Clarke ou Frank Herbert. Ce qui signifie que la science-fiction selon eux est plutôt du côté YA qu’en rayon SF – considéré comme de la littérature à papa... 

D’ailleurs, une étude l’a récemment indiqué : les garçons, spécifiquement, ne sont pas amateurs ni en recherche de littérature Young Adult. Partant, l’idée de proposer un genre destiné spécifiquement aux adolescents, et qui traiterait de questions qu’ils se posent, serait peut-être à côté de la plaque. 

Cela dit, « traiter les questions »... Dans tout bon roman, on retrouve les interrogations que l’on peut se poser à n’importe quel âge. On doit pouvoir lire Gide à 15 ans, comme à 50. Il existe bien entendu des romans spécifiquement conçus pour les adolescents ; cela n’empêche en rien de pouvoir lire Tchekov en même temps que Harry Potter. Et puis, Hunger Games ne touche pas particulièrement aux angoisses existentielles des ados. La force de l’imaginaire, c’est avant tout selon moi d’être le dernier refuge du romanesque.

Pour Bragelonne, comment s'opèrent la diffusion et la distribution ?

Stéphane Marsan : Hachette s’occupe de Bragelonne et Media Diffusion de Milady – marque plus diverse et plus complexe : on y retrouve du poche et du grand format, de l’imaginaire, du thriller, de la littérature féminine, de la romance et bien d’autres. Et même de la littérature avec un grand L – dont nous avons acquis les droits poche auprès de maisons respectables comme Albin Michel ou Denoël. Donc c’est forcément de la littérature, n’est-ce pas ?

Diffuseurs et distributeurs affrontent des problèmes divers avec nous. Déjà, Bragelonne a depuis longtemps plusieurs équipes de diffusion selon les pays et selon les labels. Bragelonne a débuté avec Harmonia Mundi en 2000, puis en 2008, en créant Milady, nous l’avons confié à Media pour disposer d’un diffuseur/distributeur puissant en grande distribution. Ce que l’on attendait pour un format poche ne pouvait pas venir d’Harmonia – et je sais ce que je leur dois, et je le répète, toujours avec la même gratitude. À l’époque nous représentions 33 % de leur CA. Or, Bernard Coutaz, le fondateur d’Harmonia, nous l’a clairement dit : pas question de développer un équipement de diffusion/distribution en hypermarché pour vous. Le projet ne rentrait pas dans ses perspectives, dont acte : nous l’avons apporté ailleurs. 

Quand vient la romance, c’est le sceau de Caïn, encore plus féroce que celui de l’imaginaire, qui sévit

Ensuite, Bragelonne a également été confié à Media, puis à Hachette en 2014, puis Castelmore, notre label jeunesse, est passé chez Hatier... Pour le reste de la francophonie, c’est encore différent : c’est toujours Dargaud Suisse qui diffuse et distribue Bragelonne. Toujours Media Diffusion pour la Belgique. La boîte de diffusion au Québec pour la librairie indé et Hachette via Socadis pour la grande diffusion. Et e-Dantes en numérique. Nous avons toujours recherché la diffusion/distribution la plus adaptée aux différents catalogues.

Et puis vient Milady : quelle est la généalogie de cette marque ?

Stéphane Marsan : Indéniablement, la généalogie de la marque Milady a été traversée par des mutations successives déclenchées aussi bien par des goûts personnels que par des opportunités : nous avons débuté avec une collection de poches dédiée à l’imaginaire – et des grands formats au tout début. Ensuite est venue la Bit-Lit, en soi du fantastique, mais qui nous rapprocha d’un lectorat de romance. Logiquement, ce genre a dans la foulée trouvé sa place chez Milady, puis la romance érotique, le thriller, la littérature, etc. 

Dans cette histoire, jusqu’à la romance, aucun problème ne se pose – appelons les choses par leur nom, aucun mépris de la part des libraires. En dépit de la consonance féminine de Milady, personne – personne ! – ne trouve bizarre d’apposer ce nom sur des genres ou sur des auteurs comme David Gemmell qui racontent pourtant des histoires de guerriers avec des haches. Pas plus que sur du space opera ou de l’horreur. En revanche, quand vient la romance, c’est le sceau de Caïn, encore plus féroce que celui de l’imaginaire, qui sévit et nous marque. Voilà que de nombreux libraires et journalistes vont tenir pour acquis que toute la production Milady relève peu ou prou de la romance, ou du sentimental comme on disait avant la naissance de notre collection.

À ce stade, toute la littérature du monde n’y changerait rien : la marque Milady a été assimilée au sentimental alors que c’est l’un de ses segments les plus minoritaires. Comment ne pas y voir, et ça me désole, une misogynie intellectuelle et littéraire flagrante : en somme, dès que l’on fait du féminin, tout ce que l’on fait est alors, pour ceux qui le méprisent, contaminé. Si l’imaginaire, c’est pour les débiles et les enfants, comme je le disais, eh bien Milady, ce sont des conneries pour les gonzesses.

Par exemple, ça me reste un peu en travers de la gorge, pour un roman comme La Perle et la coquille de Nadia Hashimi. On parle d’un très beau roman sur des vies de femmes afghanes à différents moments de l’histoire du pays. Un sujet brûlant, l’oppression des femmes et l’intégrisme religieux, traité avec justesse et émotion, et l’efficacité d’un page-turner. Pourtant, nous craignions d’en vendre quatre exemplaires, à cause de ces préjugés : d’abord les femmes afghanes, qui allait s’y intéresser ? Ensuite, la marque Milady, comment lui accorder du crédit ? Eh bien nous en sommes à 80 000 exemplaires vendus – miraculeux contre-exemple. Mais pour tant d’autres romans de grande valeur, il est trop difficile d’échapper à une image « girly » disproportionnée. 

Quand on sait lire, on est en mesure d’apprécier n’importe quelle littérature 

Nous devons composer avec ça. Une grande partie de notre travail sur la marque consiste alors à changer de discours. Ne plus dire : « Il y a aussi des choses de qualité, sous-entendant littéraires, ami libraire, auxquels tu peux t’intéresser, sans jeter la littérature avec l’eau (de rose) du bain de la romance. » Parce que ça ne sert à rien, et en plus ce serait une manière de nous discriminer nous-mêmes. 

D’ailleurs, J’ai lu est le deuxième éditeur de romance en France, et personne ne le taxe de cette manière. Étonnant, non ? La maison a plus de 60 ans, et un catalogue très hétéroclite. Milady n’a qu’une dizaine d’années, allez, encore 50 ans pour que cette classification méprisante s’estompe ! Il suffit de lire ce que Jacques Sadoul racontait dans ses mémoires que nous avons publiées (C’est dans la poche) de la publication de Guy des Cars. Les préjugés ne s’affrontent pas frontalement : nous avons à défendre des romans, comme La perle et la coquille, Histoire d’une mère d’Amanda Prowse ou Avant toi de Jojo Moyes, tels qu’ils sont, superbes, sensibles, intelligents.

Comment se répartit le travail auprès des libraires ?

Stéphane Marsan : Quand Hachette a pris en charge Bragelonne nous avons accédé, certes à une puissante machine commerciale, mais aussi à un moyen d’accroître la reconnaissance. Nous avons disposé d’un outil de pénétration de la librairie comme jamais auparavant. Les responsables de la diffusion ont eu l’intention de mettre du Bragelonne partout. Et paradoxalement, c’est nous qui les avons freinés. D’abord en expliquant qu’ils minimisaient la difficulté que cela représentait, pour les raisons évoquées précédemment. Ensuite, ça nous promettait 80 % de retours... alors, comment dire... Avec l’équipe Littérature 3, nous avons avancé posément. Ils ont travaillé avec discernement, sans s’évertuer à bourrer de la fantasy partout. Petit à petit, en conseillant des auteurs comme Scott Lynch par exemple, ils parviennent à convaincre des libraires réticents à… ouvrir le roman et se laisser emporter, tout simplement.

Avec Media, de par la diversité un peu chaotique du catalogue Milady, sa dimension bariolée et versatile, la problématique a évolué avec le temps. Chez Média, ils savent faire des mises en place gigantesques pour XIII, Largo Winch et autres. Cependant, et principalement dans la librairie de 1er niveau, ils ont enduré un accueil froid, voire condescendant, réservé aux « vendeurs de Schtroumpfs ». 

Chaque label, chaque diffusion appellent un combat différent.Bragelonne est souvent cité en exemple pour ce qui est du numérique : ce format représente-t-il une crise d’adolescence ?

Le numérique, ce fut d’abord un radeau, un complément nécessaire. Fin 2011, le marché du livre a été fortement secoué. Dans ces conditions, un revenu de compensation était le bienvenu. A fortiori, plus spécifiquement sur les catalogues imaginaire et romance, la disponibilité numérique permet de pallier le manque de visibilité que l’on évoquait en librairie. Attention, je parle aussi de la persistance des séries : je suis conscient qu’il est difficile pour un libraire de s’assurer qu’il dispose des 14 volumes d’une série sur ses étagères, en permanence. Alors qu’en numérique ce n’est pas un problème.

De plus les genres que nous représentons particulièrement figurent parmi ceux qui sont les plus achetés, dans tous les pays, en format numérique. Bref le numérique est devenu, avec le temps, plutôt qu’une bouée de sauvetage, disons un flotteur de plus pour le trimaran. 

Ensuite, on ne peut pas négliger l’excitation de participer au développement d’une nouvelle façon de publier de la lecture. Je suis fondamentalement attaché au livre en tant que livre, à titre personnel. En tant qu’éditeur, je suis un pourvoyeur de lectures plus que de livres : le papier n’est pas un impératif. Le numérique, c’est aussi de la lecture. L’ebook nous a permis de découvrir des pratiques éditoriales et commerciales liées spécifiquement à ce format.

Le côté crise d’adolescence (sourire)... Face à une bonne partie de l’édition française, ouvertement réactionnaire, qui a tout fait pour empêcher le numérique de croître, oui, sans doute. Quand des lecteurs reprochent au livre numérique d’être cher en France, je pouffe : chez d’autres éditeurs, à l’évidence, mais pas chez nous. 

Votre politique commerciale, pour l'ebook, fait grincer des dents...

Stéphane Marsan : Je ne suis pas d’accord : nous ne sommes pas l’unique maison à affirmer qu’on peut vendre des ebooks pour 4 ou 5 €. Il y a Harlequin aussi. Et ce n’est pas sans un certain plaisir pervers qu’en disant cela, je creuse la tombe de ma légitimité éditoriale, au regard de la bien-pensance qui, dans ce pays, se plaît à calomnier cette maison. J’ai beaucoup d’admiration pour Harlequin, d’un point de vue commercial, ainsi que pour le genre de la romance. Ils ont fait un formidable travail sur le numérique. 

Et pour l’anecdote, celui qui a monté cette politique chez Harlequin, c’est Stéphane Aznar, qui est aujourd’hui notre interlocuteur chez Média Diffusion. On ne peut que s’en féliciter.

Ensuite, j’ai en mémoire des conversations de fin de soirée, au bar, avec des confrères – et, pas seulement, des directeurs commerciaux, des éditeurs aussi, qui, en off, se disent prêts à tuer pour faire ce que fait Bragelonne sur le numérique. Et s’ils s’en privent, c’est que leur direction croit nécessaire de protéger les ventes des livres papier. Si tu veux mon avis, c’est une ânerie : c’est une position démentie par les faits et surtout, un mauvais combat. Ce qu’il faut défendre, c’est la lecture.

Mais il faut aussi défendre les libraires dont le rôle essentiel et unique n’est pas remplacé par le numérique. Mon grand regret, et il est de taille, dans le développement de la lecture numérique, c’est que ses revenus échappent aux libraires indépendants. Comment les réintégrer ? La question est toujours en suspens... Quelles que soient les initiatives pour y parvenir, ce qui peut marcher, j’en serai.

Quelle est la place des agents littéraires au sein de l'environnement Bragelonne/Milady ?

Stéphane Marsan : C’est vrai, il est rarissime de signer un auteur britannique ou américain sans passer par un agent. En France, c’est beaucoup plus problématique. Primo, l’un des aspects les plus réactionnaires de l’édition dans ce pays, c’est de considérer que l’argent et les ventes sont un tabou. Et que mettre agent et littéraire dans la même expression, il faut être gonflé pour oser le faire.

À mon sens, l’excellente étude que Juliette Joste avait réalisée pour le MOTif, en juin 2010, permet de tout comprendre, sans rien omettre. 

Durant les 12 premières années de Bragelonne, je me suis chargé de la commercialisation des droits de traduction à l’étranger, souvent en collaboration avec des agents dont j’ai connu le travail de très près. Or, j’ai entendu des éditeurs dire pis que pendre de ces personnes, alors même qu’ils faisaient eux aussi appel à leurs services : pas très honnête, comme attitude. D’autant que si ces agents sont sollicités, c’est qu’ils servent à quelque chose, voire qu’ils sont nécessaires.

Quand des lecteurs reprochent au livre numérique d’être cher en France, je pouffe : chez d’autres éditeurs, à l’évidence, mais pas chez nous.

L’agent, c’est avant tout une personne qui veille aux intérêts de l’auteur, et tente d’en recueillir le plus de subsides possible. L’éditeur, lui, ne veille pas seulement aux intérêts de ses auteurs, mais à ceux de sa maison. J’avoue sincèrement que je fronce les sourcils quand un auteur français m’annonce qu’il a un agent. Bien souvent, je crains qu’au lieu de faciliter les choses, ça les complique : encore trop souvent, les agents français n’ont pas beaucoup de connaissance, voire se moquent éperdument de la réalité économique de l’édition. Et surtout de sa comptabilité. 

Au cours d’une négociation, on avance des arguments tout à fait fondés – des analyses de vente, du marché, de mise en place, de retours, etc. – pour expliquer que l’on ne peut pas verser le montant demandé. À ce moment, pas mal d’agents nous font comprendre que ce n’est pas leur problème : il faut payer la somme demandée, sinon on n’a pas le livre. Heureusement, il y a quelques contre-exemples, mais ça reste véritablement problématique. Ce comportement indique que nous ne sommes pas dans la même réalité, pour trouver les meilleures solutions ensemble. 

En même temps, je crois ne pas éprouver de difficultés à parler d’argent : c’est une hypocrisie ahurissante que de négliger ou éviter ce sujet. Quand il faut payer, il faut payer. D’ailleurs, nombre d’auteurs, à un moment de leur carrière, découvrent qu’ils sont dans une situation financière délicate, parce qu’au début, pour eux l’argent n’était pas important. Moralité, ils se trouvèrent fort dépourvus lorsque la bise fut venue. Alors, a posteriori, prendre conscience de cela, c’est gênant, mais il aurait fallu oser négocier, demander à percevoir un à-valoir – ou en effet, solliciter un agent pour mener ces discussions.

Après, le rôle de l’agent est très pertinent, dans la négociation du contrat, et donc l’aide juridique apportée à l’auteur. On a de meilleures relations entre auteur et éditeur quand les deux parties savent clairement ce qui a été signé : l’engagement devient mutuel et réciproque.

Les revendications, après coup, ne font qu’envenimer les échanges : le contrat, on le lit avant de le signer, c’est tout. L’agent parvient alors à dépassionner certains aspects de notre travail – c’est le cas avec les auteurs anglo-saxons. Souvent, quand on aborde des aspects financiers, l’auteur nous arrête et renvoie vers son agent : son envie, c’est de parler du livre, de l’histoire, de sa carrière, de littérature, pas d’autres choses. Il a un agent pour ça.

Mon expérience de vendeur de droits de traduction m’a appris que la suspicion des auteurs vient souvent de ce que les droits subsidiaires sont négligés. Évidemment, la traduction à l’étranger n’est ni garantie ni facile, mais de nombreux auteurs viennent me voir parce qu’ils considèrent que ce travail n’a pas été fait dans d’autres maisons. Et dans la majorité des cas, ils n’ont pas tort.

Bien sûr, un petit éditeur indépendant n’a pas forcément les moyens de consacrer ses moyens et ses efforts à aller à Francfort pour rencontrer des acheteurs étrangers. Par conséquent, personne ne doit s’étonner que des agents interviennent et proposent aux auteurs de prendre en charge cette activité. Ils font ce que l’éditeur ne fait pas, alors même que le contrat signé l’y engageait.

Quels sont les territoires où les auteurs français de l'imaginaire se vendent le mieux ?

Stéphane Marsan : Les marchés ont changé, beaucoup évolué : depuis quelques années, certaines langues qui étaient prioritaires, parce que plus faciles à toucher, ont vu leur marché se restreindre sur certains genres. Je pense particulièrement à l’Allemagne et à l’Europe centrale. Pourtant, l’imaginaire est bien mieux représenté outre-Rhin qu’en France : dès la gare de Francfort, on trouve des mises en place impressionnantes. 

La réalité, c’est qu’il n’y a plus d’évidences. La climatologie des marchés du livre est très changeante. Voilà quatre ans, le Brésil était un El Dorado. Sauf que la récession qui a frappé il y a deux ans a entraîné dans la conversion entre dollar américain et brésilien une hausse de 62 %. Les éditeurs brésiliens qui avaient offert une avance de 10 000 $ ont vu leur coût final augmenter d’autant !

La bulle a explosé, tout simplement. Ce qui est positif, malgré tout, c’est que cela nous oblige à être plus malins et plus à l’écoute des éditeurs étrangers – ce qui implique de connaître leurs particularités, leurs attentes, leur situation. Personne ne peut plus se permettre de dire, comme je l’ai fait longtemps : « Je suis le premier éditeur en langue française de fantasy, toi en Allemagne, Italie, Russie, etc. et nous devrions nous comprendre, fais-moi confiance. »

Aujourd’hui, les tendances littéraires naissent et meurent très vite : érotisme, dystopie, pour ne citer qu’elles. Ce que l’on vend en 2015, l’année suivante, plus personne n’en veut, et même ceux qui l’ont acheté en 2015 peuvent découvrir que le marché a totalement changé entre-temps. Surfer sur des tendances ou des modes n’est plus aussi porteur : ce qui importe, c’est de défendre un livre, ses qualités. On ne peut se contenter de présenter du suspense, de la Fantasy, de l’érotique, et bim ! on place le livre : au contraire, je dis que ce livre est unique, voilà toutes ses qualités, voilà pourquoi il compte, ce qu’il représente pour moi. Et dès lors, que pourriez-vous en faire ?

4 Commentaires

 

Emsi

24/11/2019 à 17:40

Passionnant !!! L'ancienne libraire que je suis est d'accord du début à la fin avec cet article. Je me rappelle quand est sorti la traduction du Seigneur des anneaux : certains confrères ne le voulaient pas, tout simplement parce qu'ils ne savaient pas "dans quel rayon le mettre", ni "comment vendre ce truc de gosses (sic) qui serait aussi pour des adultes". Je ne suis malgré tout pas étonnée que les meilleures ventes s'en soient parait-il faites en Bretagne, où l'imaginaire est traditionnellement puissant, comme dans les autres pays celtiques. Les gens se sont retrouvés dans les noms de lieu, ou de personnages.
J'ai connu aussi des libraire qui disaient ne pas savoir "où mettre Lewis Caroll" !
Il est là aussi,le problème français : vouloir tout classer, tout segmenter, tout étiqueter, tout "logiciser". On n'est pas pour rien le pays de Descartes. C'est certain qu'on n'est pas celui de Gulliver, d'Alice au pays des merveilles, et de tant d'autres, qui nous emmènent dans un imaginaire qui est loin d'être (seulement) pour les enfants ! Les Français n'ont guère de fantaisie (au sens propre du mot), ils se prennent au sérieux, avec raison parfois, à tort parfois. Tout est très sérieux chez nous : li fallait un costume 3 pièces pour aller à l'opéra, quand déjà, à Londres, l'important était d'écouter la musique, et donc on pouvait y aller "comme on était" du moment qu'on était propre. Ce formalisme que nous mettons en toute chose rejaillit forcément sur la littérature. Même les albums pour enfants n'y échappent pas : les meilleurs sont souvent des traductions de l'anglais ou de l'américain, des histoires loufoques, pleines de fantaisie, qu'un éditeur français regarderait avec dédain...
Bon, j'arrête ici Mais merci mile fois pour cet article !

Tybalt

26/11/2019 à 20:40

Un entretien-fleuve passionnant, plein à craquer d'informations. Merci à Stéphane Marsan et à Actualitté pour cet article de fond !

Emsi

27/11/2019 à 00:38

Je reviens pour redire mon admiration pour ces propos, que j'ai lus et relus. Pas mal d'éditeurs, auto-proclamés "de plus grande hauteur intellectuelle que Bragelonne", n'ont pas cette façon directe de dire les choses (ni le courage d'oser dire qu'il aime la romance ! Je soupçonne Stéphane Marsan d'avoir eu un air malicieux quand il a dit ça ! Carrément un crime de lèse-édition (française) !!! Mais tout dans cette interview nous sort avec bonheur du monde très "vous ne pouvez pas comprendre" qui caractérise l'édition française : on est ici dans le cadre d'une conversation sans détours, à l'américaine, et qu'est-ce que ça fait du bien!!! On trouve la même franchise et la même considération pour le public, avec également des explication techniques et humaines très précises et intéressantes, dans la longue explication donnée par la maison, sous forme de lettre ouverte, pour expliquer l'arrêt de la collection Romance chez Milady. Un éditeur qui explique longuement le pourquoi du comment, qui vous dit pourquoi il retiendrait (ou pas) votre envoi, et qui nous offre (via Actua-litté) cette passionnante interview, c'est quasiment unique. Merci encore !
PS : Stéphane Marsan parle des couvertures qui pourraient (ou ne pourraient pas) être neutres : c'est drôle parce qu'on assiste actuellement du côté de l'édition française "sérieuse" à un timide essai d'aller au contraire vers des couvertures "imagées", Dieu merci pas le copié-collé des couvertures américains (où là c'est vraiment très grosse cavalerie), mais c'est quand même une tendance qui semble être à l'essai.

Isabelle

31/07/2020 à 19:03

:long:Bonjour quelle est la taille d'un livre Milady Poche ?

Merci à vous,

Isabelle

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

ActuaLitté

Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

ActuaLitté

Le livre, bien essentiel : “L’une des plus importantes victoires” de 2020

Près de soixante-dix maisons françaises et italiennes auront pris part aux journées d’échanges organisées à l’initiative de l’Association des éditeurs italiens. Engagé à la tête de cette organisation depuis 2017, Ricardo Franco Levi intervient régulièrement dans nos colonnes, apportant éclairages et interventions sur le marché italien. Depuis Milan, il revient sur ces trois jours, manifestement riches.

24/06/2021, 15:36

ActuaLitté

Entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers de Mondadori Libri

Le site NewItalianBooks, qui promeut les maisons d'édition et la culture italiennes à l'étranger, a réalisé un entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers chez Mondadori Libri. Ce dernier est le groupe de presse le plus influent en Italie. Interrogée par Paolo Grossi, directeur du site, elle revient sur l'influence du livre italien à l'étranger. Par Paolo Grossi.

22/06/2021, 12:25

ActuaLitté

D'Amélie à Mademoiselle Nothomb : “Tu es encore là toi ?!’

Amélie Nothomb rencontrera pour la première fois depuis très longtemps son public ce samedi 12 juin, dans le cadre du Festival Les mots libres à Courbevoie. On sait combien elle entretient un rapport très particulier, dans tous les sens du terme, avec ses lecteurs, et son impatience à l’idée de les revoir n’était pas feinte. En attendant la rentrée littéraire et son prochain titre, Premier Sang, discussion autour de son dernier roman paru, Les aérostats, des monstres et de l’écriture, et de ses lecteurs.

04/06/2021, 11:47

ActuaLitté

Voutch : “Un dessin d’humour, c’est un rébus, entre le texte et le visuel”

Avec une exposition en trois parties, Voutch régalera le public des Mots libres, festival qui s’ouvre ce 1er juin à Courbevoie. Une composition réunissant ses dessins réalisés pour un livre sur les Fables de La Fontaine en 2018, ainsi que des dessins de son dernier album De surprise en surprise. Et puis, des strips, ces petites BD commencées en 2016 sur un blog du Monde, avant de devenir deux livres au Cherche midi.

31/05/2021, 09:13

ActuaLitté

Karl Zéro : l'absence de pub “donne une indépendance éditoriale”

À 59 ans, le journaliste Karl Zéro se lance dans une nouvelle aventure : il vient de lancer avec les éditions Télémaque L’Envers des affaires, un trimestriel décidé à prendre son temps. Une revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. Et qu’il nous présente, avec élégance et sourires.

10/05/2021, 09:10

ActuaLitté

Écouter des bandes dessinées, l'audacieux pari de Blynd

La jeune société de production audiovisuelle Blynd, installée à Lyon, s'est lancée dans un projet relevé : adapter des bandes dessinées au format audio, en s'affranchissant du support graphique. Tim Borne, cofondateur, revient avec nous sur les enjeux et les défis de ces adaptations sonores.

27/04/2021, 14:58

ActuaLitté

La Grange Batelière : éditer “de la littérature populaire dans des livres précieux”

Antoine Cardinale collabore aux Ensablés depuis plusieurs année : cette interview qu'il nous propose a été réalisée suite à la publication d'un livre "oublié" d'Alexandre Dumas, Black, par une maison d'édition courageuse, qui soigne en outre la présentation de ses livres.. Par ailleurs, les Ensablés cherchent également à promouvoir les maisons d'édition pas forcément très connues, mais qui ont le courage de publier des livres... perdus dans les sables.

25/04/2021, 10:23

ActuaLitté

“Le livre résiste partout, en France et en Italie” (Vincent Raynaud)

ENTRETIEN – « Je suis devenu traducteur d’italien parce que c’est l’une des langues que je lisais et quand j’ai commencé, il y a 20 ans, fin 2001, bizarrement il n’y avait pas beaucoup de traducteurs de l’italien. Il y avait d’excellents traducteurs, mais ils n’étaient pas très nombreux », nous explique Vincent Raynaud, qui officie également en espagnol et en anglais. Un entretien croisé entre France et Italie, autour de la littérature et de ses auteurs.

23/04/2021, 14:10

ActuaLitté

Voyage dans la Rome de Gianfranco Calligarich, avec sa traductrice

Voici l’un des textes « intemporels » de la littérature italienne : Le dernier été en ville de Gianfranco Calligarich. Depuis 1973, date de sa parution, l’ouvrage du cinéaste et dramaturge, L'ultima estate in città, était resté inédit en France. Ancré à Rome, dans les années 60, il suit les déboires du jeune milanais Leo Gazzarra, perdu dans une vie privée de sens. Entretien avec la traductrice Laura Brignon.

13/04/2021, 09:51

ActuaLitté

Bientôt morts, vivants en sursis : Pré-Mortem, à découvrir en 6 séries et films

Patrick McSpare vient de faire paraître aux éditions Leha son dernier roman, Pré-Mortem. Ce passionné de mythologie celtique fait toujours naviguer ses univers entre un monde réel et des créatures fantastiques, pas toujours commodes. Dans ce livre, l’humanité tout entière apprend le jour précis de sa mort, lors de l’apparition de Banshees, le 31 octobre. Joyeux Hallloween…

02/04/2021, 09:43

ActuaLitté

Juan Branco : “Il y a encore la possibilité d’une guerre civile dans ce pays”

ENTRETIEN — En 2018, Juan Branco publiait Crépuscule, un ouvrage qui mettait en lumière les puissances à l’œuvre derrière l’ascension d’Emmanuel Macron. Devenu un best-seller, le pamphlet avait accompagné l’élan révolutionnaire des Gilets jaunes. Aujourd’hui, l’avocat dissident publie un nouveau manifeste aux éditions Michel Lafon : Abattre l’Ennemi. Au sein de cette œuvre dont le titre annonce déjà la couleur, c’est une refonte totale de la politique française qui est proposée au lecteur « Ce livre est là pour aider ceux qui le souhaitent à rompre avec le système existant dans les mois et années à venir. »

 

31/03/2021, 15:27

ActuaLitté

“Chaque traduction est une nouvelle traduction“, Nathalie Bauer

Assise à un ancien bureau en bois, une série de gravures raffinées derrière elle, une femme élégante répond avec affabilité et calme à nos questions. Il s'agit de Nathalie Bauer, l'une des plus célèbres traductrices de l'italien vers le français, avec plus de cent cinquante ouvrages à son actif. Sa passion pour la langue italienne est née à l'âge de quinze ans et s’est développée en autodidacte à l’aide d’un livre, L’italien en 90 leçons. Son travail a commencé par hasard, à une époque plus facile, où l’on pouvait encore faire de la traduction littéraire son seul métier.  Par Thea Rimini.

09/03/2021, 08:57

ActuaLitté

Seuss, le vivre-ensemble et la cancel culture

Cesser la commercialisation de livres du Dr Seuss, accusés de véhiculer un « racisme infect » par certains commentateurs, voilà qui donne à réfléchir. Les ouvrages jeunesse de l’Américain n’ont pas connu en France le succès d’outre-Atlantique. Pourtant, leur traducteur français s’inquiète, à plus d’un titre, de ces comportements. D’autant que Stephen Carrière, qui a traduit une dizaine d’oeuvres de Seuss, est également éditeur, directeur des éditions Anne Carrière. Il nous répond.

05/03/2021, 14:37

ActuaLitté

Lise Caillat, traductrice : “Aujourd’hui, quand je ne traduis pas, je lis”

Après une Maîtrise de Langue, Littérature et Civilisation italiennes (Université Stendhal-Grenoble III) et un DESS Édition (Université Paris XIII), Lise Caillat a travaillé pendant dix ans dans l’édition puis en librairie, tout en développant son activité de traduction littéraire. Depuis 2017, elle se consacre totalement à cette dernière ainsi qu’à la recherche d’auteurs et d’ouvrages italiens à faire découvrir au public français. Elle anime également des ateliers de traduction qui visent à sensibiliser les lecteurs et les amoureux des mots aux joies et aux défis du métier. Par Paolo Grossi.

01/03/2021, 09:10

ActuaLitté

Traduire Dante : “En poésie, le rythme impose un sens supérieur au sens.”

Coutumier des grands noms de la littérature italienne, Michel Orcel a fréquenté Giacomo Leopardi, aussi bien que Lorenzo Da Ponte. En 2019, La Dogana publiait sa traduction de La Divine Comédie (Enfer, Purgatoire, celle du Paradis arrivera au printemps), en édition bilingue. Alors que 2021 rime avec les célébrations du 700e anniversaire de la mort de Dante, le traducteur revient avec nous sur ce travail du texte d’Aligheri, les choix opérés et la relation au poète italien. Propos recueillis par Federica Malinverno.

22/02/2021, 12:28

ActuaLitté

Aramebook : précurseur du livre numérique pour les lecteurs d'Algérie

Créée en 2018, la plateforme Aramebook propose des livres numériques au format PDF. Première du genre en Algérie, cette plateforme dont le nom vient de Aram – ces grosses pierres qui servaient de repères aux voyageurs –, et ebook, a pour vocation de promouvoir la lecture et la littérature algérienne à travers le monde. Rencontre avec sa fondatrice, Nacéra Khiat, également éditrice chez Sedia.

Propos recueillis par Chloé Martin pour ActuaLitté

19/02/2021, 13:09

ActuaLitté

Les Sept Péchés capitaux, entre “parfum d’éternité et aperçu d’anthropologie”

7... chiffre sacré, mystique, évocateur s’il en est ! Il se trouve tout aussi bien associé aux merveilles du monde antique, qu’aux péchés capitaux. À ce titre, sept écrivains ont été mis au défi : produire un texte, libre, s’emparant de l’un de ces péchés sur un mode contemporain, dans le cadre d’une aventure collective et totalement incarnée. La collection regroupant leurs œuvres vient de sortir aux éditions du Cerf, sous l'appellation, Les Sept Péchés capitaux. 

06/02/2021, 12:55

ActuaLitté

“Les romans épuisés, oubliés que je souhaite publier furent des histoires d’amour pour moi”

À la tête de la rubrique Les Ensablés, Hervé Bel s'efforce chaque semaine de redécouvrir un ouvrage injustement oublié et perdu dans le flot des années et des nouvelles parutions. Parfois, un éditeur se décide à rendre justice à ces livres, en leur offrant une nouvelle vie. Cette semaine, rencontre avec Philippe Guyot-Jeannin, libraire et éditeur dans le Jura. Il a créé les Éditions de la Belle étoile, qui ont récemment attiré l'oeil de notre chroniqueur.

21/01/2021, 11:45

ActuaLitté

Résonances de femmes : trilogie en poche du postféminisme

PORTRAIT – Pourquoi le post-féminisme en poche sous la forme d’une trilogie embrassant plusieurs décennies de combats ? Parce qu’une édition ramassée révèle la densité d’un déploiement, l’intensité d’un engagement indéfectible au fil des années, la concision d’un message doté de la force d’un mouvement : le MLF, mouvement de libération des femmes, dont Antoinette Fouque a été la cofondatrice en 1968.

11/01/2021, 09:58

ActuaLitté

“S'emparer des jouets laissés par Lovecraft était très plaisant” (Alex Nikolavitch)

Arkham, 1941. Le corps déchiqueté du détective Mike Danjer est retrouvé au milieu d'un monceau de papiers. Il pourrait s'agir à première vue d'un banal meurtre en chambre close. L'examen des feuillets souillés, un dossier qu'il avait constitué au fil d'une très longue enquête, démontre qu'il avait mis au jour un indicible complot. Dans le Dossier Arkham, Alex Nikolavitch nous embarque dans une aventure lovecraftienne passionnante. Et nous en dévoile ici les arcanes.

28/12/2020, 09:41

ActuaLitté

L'Iconopop, pour plus de poésie : “Nous sommes l’allumette”

L’Iconopop est la nouvelle collection de L’Iconoclaste. Plus que de poésie, il y est question d’une parole qui vibre, qu’on lit et qui se vit à la scène, dans la rue, dans un pré, sur la toile... qu’importe ! Juste des mots sans tabou à déguster, à crier, à partager. Partout et surtout pas dans les sages cercles d’initiés. Un duo éditorial de choc se charge de coucher sur papier l’électricité contenue dans ces rumeurs éclatantes : Cécile Coulon, romancière, poète, et Alexandre Bord, ancien camarade libraire.

22/12/2020, 08:00

ActuaLitté

Michèle Benbunan : avec Vivendi, Editis “est présent dans tous les univers médias”

« Voilà un an, Editis était place d’Italie, avec une fin d’année marquée en France par de nombreux évènements, très perturbants pour l’activité... » Michèle Benbunan, directrice générale du groupe aux 49 maisons d’édition, boucle une première année dense. Elle revient avec nous sur ces 12 mois passés.

07/12/2020, 11:27

ActuaLitté

Les libraires des Pays de la Loire prennent le virage de la vente en ligne

ENTRETIEN – Les librairies des Pays de la Loire opèrent une transition numérique majeure, avec ce second confinement. L’association au service des librairies indépendantes des Pays de la Loire, ALIP, a observé un envol des chiffres de vente liés au click and collect.

17/11/2020, 16:32

ActuaLitté

“L'univers de Pagnol représente la vie normale, celle qu'on ne peut avoir en ce moment”

Après avoir adapté en bandes dessinées les quatre ouvrages du cycle des Souvenirs d’enfance, les éditions Grand Angle poursuivent leur entreprise : en tout, 15 bandes dessinées sont déjà sorties dans la collection. C'est à présent avec la pièce Marius que la maison poursuit son travail autour de l'oeuvre de l’écrivain provençal. À l’occasion de la sortie du second volume de la série, nous nous sommes entretenus avec Nicolas Pagnol, petit-fils de Marcel, et garant des ayants droit de l’œuvre familiale. 

05/11/2020, 16:02

ActuaLitté

“Les prix littéraires sont des éléments-clés de la vie du livre” (Olivier Bessard-Banquy)

Des prix, pour tous, et presque tout. Les jurys des grandes récompenses d’automne ont décidé de reporter leurs annonces, pour soutenir la librairie. Derrière cette décision, une stratégie économique est à l’oeuvre. L’universitaire français, Olivier Bessard-Banquy, spécialiste des lettres et de l'édition contemporaine décrypte avec nous cette position.

31/10/2020, 09:11

ActuaLitté

L'agence littéraire britannique Curtis Brown se tourne vers les auteurs français

EXCLUSIF – Curtis Brown est l’une des plus anciennes agences littéraires britanniques, fondée en 1899 par Albert Curtis Brown. Depuis, la structure a amplement dépassé le cadre de la représentation d’auteurs, pour déborder sur d’autres secteurs culturels. Francophones toutes deux, Roxane Edouard et Claire Nozieres, vont lancer un pont entre la perfide Albion et l’Hexagone. 

07/10/2020, 10:06

ActuaLitté

Marc Levy : “Avec Facebook, Mark Zuckerberg est un Goebbels moderne”

ENTRETIEN – C’est arrivé la nuit, le dernier roman de Marc Levy, traite tout à la fois de manipulation des masses par l’extrême droite, de montée des populismes, de l’infox dispersée abondamment sur les réseaux sociaux… et du scandale de l’insuline. Un nouveau genre, qu’explore le romancier ? Pas tant que cela.

30/09/2020, 17:37

ActuaLitté

Liban : regards croisés d'éditeurs, “l'édition est le secteur le plus affecté”

Sept éditeurs indépendants au Liban témoignent, dans une série d’interviews réalisées en partenariat avec l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, qui en assure également la traduction. Ces regards croisés permettent de mieux mesurer la situation où chacun se trouve. ActuaLitté propose ce document inédit en exclusivité.

29/09/2020, 14:42

ActuaLitté

Stéphane Bern : “Je me ferai toujours le défenseur des bibliothèques ”

Il n’est pas homme à polémiques, pas plus que politicien. Mais attaqué sur « une regrettable maladresse », Stéphane Bern sort de sa réserve. « Je me ferai toujours le défenseur des bibliothèques », indique-t-il à ActuaLitté. Qu’on se le tienne pour dit.

21/09/2020, 07:15

ActuaLitté

Et si la librairie de demain était coopérative, mutualiste, écocitoyenne ?

Deux années pour que le projet voie finalement le jour en 2021. La librairie Gibert Joseph du IIe arrondissement de Paris changera bientôt de mains, autant que de perspective. Un projet de Scop se met en place avec pour nom la coopérative des idées, porté par Renny Aupetit.

16/09/2020, 18:30

ActuaLitté

Prévenir les catastrophes patrimoniales : “Le temps et l'argent se font rares”

Plusieurs catastrophes patrimoniales de grande envergure, notamment l'incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, ont dernièrement attiré l'attention médiatique et suscité l'émotion populaire. Mais ces événements sont malheureusement assez fréquents : le Groupe d'Aide en cas de Sinistre Patrimonial (GASP), en Normandie, apporte ressources et aides pour prévenir ou limiter ces catastrophes. Anthony Zurawski, chargé de mission au sein de La Fabrique de patrimoines, revient sur les activités du GASP.

03/09/2020, 11:57

ActuaLitté

De la plantation à la fabrication de papier : ouverture d’une ferme papetière

Papetiers d’art depuis plus de cinq ans, Laurence et Bruno Pasdeloup se sont lancés dans une nouvelle aventure : ouvrir leur papeterie paysanne. Située dans le hameau de Puyberaud (Creuse), la propriété de près d’un hectare leur permettra de cultiver leurs propres matières premières et d’accueillir collaborateurs et curieux, souhaitant mettre « la main à la pâte ». 

26/08/2020, 14:18

ActuaLitté

Île Maurice : la crise Covid a multiplié les “entraves à la liberté d’expression”

Éditrice et fondatrice de la maison Atelier des nomades, à l’ile Maurice, Corinne Fleury raconte l’incidence de la crise sanitaire sur son métier. Après 10 années de parutions, avec son conjoint Anthony Vallet, la réalité devient complexe. Et comme on le constate, l’un des enjeux actuels est celui des atteintes aux libertés d’éditer... qui sont malmenées. 

19/08/2020, 11:19

ActuaLitté

La Gazette du Sorcier, deux décennies avec Harry Potter

Animer un site web consacré à une seule œuvre témoigne d'une certaine constance, et le faire pendant vingt ans, d'une passion dévorante. La Gazette du Sorcier, un des principaux sites francophones consacrés à Harry Potter, célèbre en 2020 deux décennies d'informations et de créations autour de l'univers créé par J.K. Rowling. 

17/08/2020, 10:33

Autres articles de la rubrique À la loupe

ActuaLitté

Bob Morane, ou l'ombre jaune de Roselyne Bachelot

Une nouvelle fois, le cabinet de la ministre fait grincer des dents. Ou bien faut-il considérer que l’année de la BD étant close, tout ce qui touche au 9e art se relaie à l’arrière-plan ? Henri Vernes ne méritait pas même un tweet, service de communication ministérielle a minima ? Non, manifestement non. Parce qu’en effet, Bob Morane n’a pas vraiment l’ampleur ni la présence justifiant que l’on se fende d’un hommage, même concis. Et puis, ce sont les vacances, pas question de faire du zèle ?

28/07/2021, 12:27

ActuaLitté

Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

ActuaLitté

“Je voudrais que l’oral fasse suer l’écrit”, Gilles Defacque

Voilà maintenant un mois que le ministère de la Culture a annoncé le départ de Gilles Defacque de la direction du Prato, pôle national du cirque de Lille. Remplacé par Célia Deliau, directrice du Cirque Jules Verne, pôle national du cirque d’Amiens, depuis 2016, c’est une page qui se tourne. Départ dans cette bibliothèque peu commune, celle du metteur en scène, clown, poète, Gilles Defacque.

26/07/2021, 12:18

ActuaLitté

La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

ActuaLitté

Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

ActuaLitté

Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

ActuaLitté

Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

ActuaLitté

Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

ActuaLitté

Brewster Kahle, archiviste ultra

PORTRAIT – Bientôt au cœur d'un tonitruant procès intenté par quatre grands groupes d'édition américains, la plateforme Internet Archive célèbre, en 2021, ses 25 ans. Depuis 1996, elle abrite des sauvegardes du web mondial, mais aussi des exemplaires numériques de films, enregistrements audio, jeux vidéo, journaux ou encore livres. Portrait du bâtisseur de cette bibliothèque d'Alexandrie, Brewster Kahle.

14/07/2021, 14:53

ActuaLitté

“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

ActuaLitté

“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut securiser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

ActuaLitté

“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

ActuaLitté

La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

ActuaLitté

Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

ActuaLitté

Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #17 - Les grandes dates du Projet Gutenberg

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement. » (Michael Hart, fondateur du Projet Gutenberg et père de l’ebook)

02/07/2021, 09:21

ActuaLitté

Feel good books ? “Est-ce que Sagan, Duras, écrivaient pour faire du bien ?”

Écrire ne m'a jamais fait manger.J'ai fait ce que l'on appelle délicatement des "succès d'estime", ce qui veut dire que je n'ai eu aucune critique négative - quelle chance !-  mais que mes livres se sont vendus au mieux à 2000 ex. Tout cela en étant publiée par de belles maisons. Par Cathy Galliegue.

01/07/2021, 09:09

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #15 - Un hommage aux bibliothécaires

Le/la bibliothécaire a toujours eu un rôle charnière dans le monde du livre, y compris numérique. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner ? Une première version de ce texte fut publiée dans ActuaLitté en 2016. Voici aujourd'hui une version revue et actualisée pour inclure les ultimes développements de la profession. L’auteure fut elle-même bibliothécaire avant d’être traductrice.

30/06/2021, 10:29

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #14 - L’ebook vu par quelques pionniers

Voici le sentiment de plusieurs pionniers du livre numérique interviewés par courriel au fil des ans pour mes articles et livres sur le sujet: Michael Hart (Projet Gutenberg), John Mark Ockerbloom (The Online Book Page), Robert Beard (A Web of Online Dictionaries), Jean-Paul (Cotres.net), Nicolas Pewny (Le Choucas), Marc Autret (Indiscripts), Pierre Schweitzer (@folio), Denis Zwirn (Numilog) et Henri “Henk” Slettenhaar (Silicon Valley Association).

29/06/2021, 09:23

ActuaLitté

Amis auteurs, “ne nous trompons pas de combat”

Avant même le rapport Racine, remis en janvier 2020 au ministre de la Culture, qui reconnaissait la paupérisation des artistes-auteurs, ces derniers alertaient sur une baisse de leurs revenus et une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Selon Paola Appelius, traductrice littéraire et présidente de l'Association des traducteurs littéraires de France, les préoccupations ont été entendues, et le travail d'amélioration a bel et bien commencé. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte aux auteurs.

29/06/2021, 09:04

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #13 - L'Internet Archive, une bibliothèque planétaire

L’Internet Archive est fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie) pour préserver un historique de l’internet. D'abord « bibliothèque de l’internet » avec la Wayback Machine, qui permet de voir l’évolution d’un site web depuis 1996, elle devient ensuite « une bibliothèque numérique à but non lucratif destinée à procurer un accès universel au savoir humain ». Elle propose deux millions de livres numérisés en mars 2010. Dix ans plus tard, elle est la plus grande bibliothèque numérique publique mondiale.

28/06/2021, 09:32

ActuaLitté

Rentrée littéraire : la critique, le lecteur, le libraire et le quatre-quart

Encore deux mois de patience avant de trouver sur les tables de librairies, dans les dossiers ventrus de la presse, les titres de la prochaine rentrée littéraire. Alors parleront auteurs, éditeurs, journalistes, parfois quelques lecteurs dont la notoriété médiatique fera croire à une influence réelle sur les envies mouvantes des lecteurs. Qui mieux qu'un libraire, artisan besogneux de cette grand'messe dont il ne retirera lui-même ni lauriers ni couronne, pour poser un regard distancié, frondeur, amusé, bienveillant sur ce rituel que d'aucuns conspuent à loisir, avant que de s'y sacrifier ?

27/06/2021, 11:04

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #12 - De Google Print à Google Books

Google lance Google Print en mai 2005 en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques, puis le suspend trois mois plus tard suite à un conflit avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres) et numérise les milliers de livres de bibliothèques partenaires. Mais Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, et le conflit se poursuit. Après une longue saga judiciaire de près de dix ans, la justice américaine tranche en octobre 2015 en faveur de Google.

27/06/2021, 10:34

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #11 - La licence Creative Commons

Créée en 2001 à l'initiative de Lawrence “Larry” Lessig, la licence Creative Commons a pour but de favoriser la diffusion et la réutilisation d'œuvres numériques tout en protégeant le droit d'auteur. De nombreux auteurs et autres créateurs souhaitent en effet utiliser le réseau de diffusion qu’offre l’internet tout en contrôlant les droits sur leurs œuvres, mais le copyright traditionnel leur semble trop restrictif. Creative Commons fête ses 20 ans en juin 2021 avec 2 milliards d’œuvres sous licence Creative Commons.

25/06/2021, 09:58

ActuaLitté

Histoire de l'ebook #10 - Wikipédia, une encyclopédie planétaire

Lancée en janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia est une encyclopédie gratuite en ligne écrite collectivement et dont le contenu est librement réutilisable. Rédigés par des milliers de volontaires dans des dizaines de langues, les articles et les illustrations restent la propriété de leurs auteurs. Leur libre utilisation est régie par la licence GFDL puis par la licence Creative Commons. Wikipédia comprend 17 millions d’articles dans 270 langues en 2011, avec 400 millions de visiteurs par mois. D'autres encyclopédies collaboratives suivent, par exemple l’Encyclopedia of Life.

24/06/2021, 09:42

ActuaLitté

Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #9 - L’EPUB devient le format standard

Le format EPUB succède au format OeB (Open eBook) en avril 2005 en tant que standard du livre numérique et supplante peu à peu le format pionnier PDF. « Totalement différent du PDF, le format EPUB permet d’afficher un texte ajusté au tout dernier moment en fonction de l’écran et des choix du lecteur au moment précis de la lecture. Plusieurs applications permettent de créer un fichier EPUB directement, dont des logiciels libres. La plupart des liseuses sont compatibles avec le format EPUB. » (Nicolas Pewny, consultant en édition électronique)

23/06/2021, 09:27

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #8 - Premières expériences d’auteurs de best-sellers

Le maître du suspense américain Stephen King est le premier auteur de best-sellers à se lancer dans l’aventure numérique en 2000, malgré les risques commerciaux encourus. Il autopublie un roman épistolaire inédit en plusieurs épisodes sur un site web créé à cet effet, avec un résultat mitigé, avant de nouvelles expériences avec son éditeur. D'autres auteurs de best-sellers tentent eux aussi l’aventure numérique avec leurs éditeurs, par exemple Frederick Forsyth en Grande-Bretagne, Arturo Pérez-Reverte en Espagne et Paulo Coelho au Brésil.

22/06/2021, 10:05

ActuaLitté

Queenie, histoire d'une gangster venue de Martinique, pour conquérir Harlem

Stephanie Saint-Clair. Avec un nom pareil, elle aurait pu faire du music-hall. Et d’une certaine manière, elle fut la reine de la nuit. Au cœur de Harlem, elle devint Queenie, cheffe de gang respectée au sein de Harlem : protectrice d’une communauté noire contre les policiers — déjà ! —, elle mena tambour battant une carrière dans la loterie clandestine. Nous sommes en 1933, la prohibition a pris fin, et cette Martiniquaise, ayant migré une vingtaine d’années plus tôt à New York affronte la mafia italienne, regardant les hommes droit dans les yeux. Queenie, plus qu’une gangster généreuse : un symbole.

22/06/2021, 08:05

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #7 - Premiers dictionnaires et encyclopédies en ligne

Disponibles en ligne au tournant du millénaire, les premiers dictionnaires et encyclopédies de référence émanent de versions imprimées, par exemple le Dictionnaire universel francophone (Hachette), WebEncyclo (Atlas) ou encore le site de l’Encyclopaedia Universalis. Suivent des outils de référence conçus directement pour le web, par exemple le Grand dictionnaire terminologique (GDT) du Québec et WordReference.com. Wikipédia fera l’objet d’un article spécifique.

21/06/2021, 09:28

ActuaLitté

Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #6  - E Ink, une technologie d'encre électronique

Les recherches sur l’encre électronique débutent à la fin des années 1990 au sein de la société E Ink pour offrir un meilleur écran aux liseuses en attendant le papier électronique. E Ink présente le prototype de son écran en 2002 et le commercialise en 2004. Un projet un peu différent est la technologie Gyricon développée par Xerox. Radicalement novateur lui aussi dans un domaine connexe, le projet @folio voit le jour en France dès 1996 mais reste malheureusement à l’état de prototype faute de soutien financier.

19/06/2021, 11:19

ActuaLitté

La lecture dans les établissements de santé, “espace d’intimité, d’évasion, de liberté”

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) s'engage dans une vaste opération de rapprochement entre les professionnels de la santé et ceux de la lecture publique, pour multiplier les projets culturels autour du livre et de la lecture dans les établissements de santé. Nous reproduisons ci-dessous le plaidoyer de la fédération, destiné à convaincre de l'importance cruciale de la lecture dans le parcours de soins.

18/06/2021, 15:06

ActuaLitté

Histoire de l'ebook #5 - Les premières liseuses    

Sans surprise, les premières liseuses voient le jour dans la Silicon Valley, terre des projets technologiques les plus fous, avec les fonds nécessaires pour les développer. Ces liseuses sont le Rocket eBook (de NuvoMedia) et le SoftBook Reader (de SoftBook Press), qui virent le jour en 1998. D'autres modèles suivent, par exemple le Gemstar eBook (de Gemstar) en 2000, le LIBRIe (de Sony) en 2004, le Cybook Gen2 (de Bookeen) à la même date, le Sony Reader (de Sony) en 2006, le Kindle (d'Amazon) en 2007, le Nook (de Barnes & Noble) en 2009 et l'iPad (d'Apple) en 2010. 

 

18/06/2021, 11:31

ActuaLitté

Histoire de l'ebook #4 - Du PDA au smartphone

En 2001, la liseuse n’a pas encore gagné son pari. On compte 17 millions de PDA (Personal Digital Assistants) dans le monde pour seulement 100.000 liseuses, d'après un Seybold Report publié en avril 2001. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001, dont le Palm Pilot (lancé en mars 1996) et le Pocket PC de Microsoft (lancé en mars 2000). En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone. L’iPhone d’Apple (lancé en juin 2007) devient le produit phare de toute une génération.

17/06/2021, 09:43

ActuaLitté

Histoire de l’ebook #3 - Les débuts de Gallica, bibliothèque numérique de la BnF

Gallica est inauguré en octobre 1997 avec des textes et des images du XIXe siècle francophone, « siècle de l’édition et de la presse moderne, siècle du roman mais aussi des grandes synthèses historiques et philosophiques, siècle scientifique et technique ». Gallica élargit ensuite son champ d’action et devient rapidement l’une des grandes bibliothèques numériques mondiales.

16/06/2021, 13:19