#Edition

Gisèle Sapiro : “La question des sensibilités se pose depuis que l’édition existe

Le monde du livre n'échappe pas à des rapports de force, qui s'expriment aussi bien dans des choix éditoriaux que dans des logiques de concentration, ou encore dans la réception publique de certains livres. La sociologue Gisèle Sapiro, directrice d'études à l'EHESS et directrice de recherche au CNRS, autrice de Peut-on dissocier l'œuvre de l'auteur ? (Seuil, 2020), revient avec nous sur quelques questionnements récents de l'édition, avant son intervention aux Assises internationales de l'édition indépendante, ce mercredi 24 novembre.

Le 23/11/2021 à 16:50 par Antoine Oury

30 Réactions | 68 Partages

Publié le :

23/11/2021 à 16:50

Antoine Oury

30

Commentaires

68

Partages

linkedin mail print
ActuaLitté

ActuaLitté : La concentration éditoriale à l’œuvre en France, avec de grands groupes ballotés entre les empires Lagardère et Vivendi, vous semble-t-elle favorable à l'uniformisation des lignes éditoriales au sein de ces groupes ? Comment cette uniformisation se manifeste-t-elle ?

Gisèle Sapiro : Il y a deux logiques d’intégration des groupes, l’un verticale, de haut en bas, l’autre horizontale, qui laisse plus d’autonomie aux « marques » et leur conservent leur identité. Ce deuxième modèle semble désormais prévaloir contre le premier qui s’est révélé peu approprié au secteur du livre. Mais on peut supposer qu’on se situe plus souvent quelque part entre ces deux modèles.

Et il faut préciser, en ce jour où s’ouvre le colloque de l’Alliance des éditeurs indépendants, que la diversité sur le marché du livre est en bonne partie assurée par les petits éditeurs indépendants.

L'édition semble accorder une attention plus grande à une représentation plus juste de l'altérité, par le recours aux démineurs éditoriaux : ces derniers vous semblent-ils un obstacle à l'engagement des auteurs dans leur œuvre ? Comment expliquer le fort mouvement réactionnaire qui s'exprime contre ces décisions éditoriales ?

Gisèle Sapiro : Les démineurs éditoriaux me semblent faire partie de l’éthique de responsabilité de l’éditeur. Le mouvement de réaction provient des opposants à la « cancel culture », terme forgé par les conservateurs aux États-Unis, et qui regroupe en réalité des pratiques très différentes, allant du boycott et des protestations publiques, jusqu’à ce travail de relecture tenant compte des sensibilités du public et aux trigger warnings (avertissements concernant les œuvres). Cette réaction témoigne du refus de ces personnes occupant des positions dominantes de s’interroger sur la violence symbolique que peuvent véhiculer les œuvres, même lorsqu’elles ne transgressent pas le discours autorisé par des propos haineux. L’expression doit être libre, sauf lorsqu’il s’agit de ce que j’appelle des discours de stigmatisation plutôt que de haine, car ils ont des effets sociaux.

Dans le cas des démineurs éditoriaux, il s’agit plutôt d’un travail sur notre inconscient collectif et sur la langue, qui véhicule des stéréotypes ou des préjugés concernant certains groupes à raison de leurs origines, de leur sexe ou de leurs préférences sexuelles. Le travail sur la langue conduit à une conscientisation.

Par ailleurs, la question des sensibilités se pose depuis que l’édition existe. Elle a pris des formes très conservatrices par le passé, visant à interdire l’accès à la lecture de certains textes — ou à la lecture tout court — aux personnes considérées comme vulnérables, notamment les femmes et les enfants. Pour ces derniers, ce travail est effectué en permanence, sans que les mêmes s’en émeuvent. Mais dans le cas des démineurs éditoriaux, il ne s’agit pas de cacher des réalités perturbantes pour les lectrices, il s’agit de faire évoluer nos représentations.

La question de la traduction et du traducteur d'une œuvre a occupé brièvement l'espace médiatique au moment de la polémique autour du recueil d'Amanda Gorman, dont la traduction avait été confiée à deux personnalités blanches, qui ont été remerciées. Que révèle cette polémique de l'édition occidentale, de son rapport à la représentation des minorités et, peut-être, de ses évolutions ?

Gisèle Sapiro : La traductrice pressentie pour traduire Amanda Gorman en néerlandais, Marieke Lucas Rijneveld, écrivaine lauréate du Booker Prize, n’a pas été remerciée, elle a choisi de ne pas traduire ce poème après l’article de la critique Janice Deul. Cet article, où Janice Deul voyait dans le choix de confier la traduction à une personne blanche, non-binaire, et ne venant pas du monde de la poésie orale, une occasion manquée, avait d’ailleurs subi des modifications éditoriales dont l’auteure n’avait pas été informée et qui accentuaient sa dimension polémique. Marieke Lucas Rijneveld s’est expliquée de son retrait dans un poème. Concernant Victor Obiols, la récusation est venue de l’éditeur de Gorman, Viking Books, apparemment.

Il faut rappeler que si la traduction ne requiert évidemment pas de partager l’identité de l’auteure, d’une part, l’auteure a le droit de choisir ses traductrices, et si elle ou il souhaite confier le travail à des personnes minorées, cela n’est pas plus choquant que de choisir par d’autres principes d’affinité ou d’interconnaissance ; d’autre part, il est faux que n’importe qui peut traduire n’importe quoi, aucun éditeur ne confiera la traduction d’un jeune auteur beur, à une vieille dame qui traduit des classiques, et qui peut être une grande traductrice.

L’argument sur la poésie orale est parfaitement légitime, Fayard a choisi Lous and the Yakuza, ce qui est un sans faute sur tous les plans. Cela ne veut pas dire que la traduction de Victor Obiols n’était pas bonne, bien entendu, car ce n’est pas sur sa qualité qu’elle a été rejetée, et on peut comprendre qu’il ait été choqué et dépité du procédé et que d’autres s’en soient émus.

Cela dit, les éditeurs sont censés soumettre le choix des traductrices à l’approbation des représentants de l’auteure. Il faut aussi rappeler qu’il s’agit d’un poème de circonstance, déclamé ou plutôt slamé à l’inauguration présidentielle de Biden, et dont l’auteure a été choisie précisément parce qu’elle représentait une minorité opprimée et minorée sous le mandat de Trump. Il n’est donc pas illégitime que ses traductrices soient sélectionnées selon des critères équivalents. Et il est grand temps que l’édition s’interroge sur la faible représentation en son sein de collaboratrices issues des minorités, qui tient sans doute au fait que le capital social joue un rôle non négligeable dans l’accès à ce milieu.

Gisèle Sapiro interviendra dans une table ronde des Assises internationales de l'édition indépendante, le mercredi 24 novembre, à 9h, intitulée « Que dire et où le dire ? ». Plus d'informations à cette adresse.

Photographie : illustration, manifestation pour la Journée des Droits des Femmes, en 2017 (Molly Adams, CC BY 2.0)

 
 
 
 
 
 

Gisèle Sapiro Seuil
Peut-on dissocier l'oeuvre de l'auteur ?
08/10/2020 240 pages 17,00 €
Scannez le code barre 9782021461916
9782021461916
© Notice établie par ORB
plus d'informations

30 Commentaires

 

NAUWELAERS

23/11/2021 à 19:39

Une remarque: Lous est une chanteuse noire et très populaire en Belgique, en France également.
Mais elle n'est pas traductrice.
Est-ce un détail ?
Ne pourrait-on éviter ces jugements de valeur systématiquement négatifs (en un mot: «réactionnaires») pour définir tous ceux qui s'opposent à la censure en littérature ?
Alors que sont également considérés comme réactionnaires les conservateurs américains qui, eux, veulent censurer, exclure des bibliothèques scolaires des livres considérés comme sensibles (sur le genre et l'identité sexuelle, souvent) ?
Un peu de neutralité ne fait jamais de tort dans des articles alors qu'il est normal que des sensibilités diverses s'expriment dans des commentaires qui ne sont pas des articles.
Enfin c'est ma conception et on peut la partager ou pas.
Méditer sur l'article de Clément Solym (22 novembre), sur ce site et concernant J.K. Rowling...
Cet article-ci ne va pas non plus tout à fait dans le même sens qu'un autre -pour ne faire référence qu'à celui-là -publié le 25 mars 2021 sur ce site par Nicolas Gary: titre entre guillemets ci-dessous.
Réactionnaire, cet article-là ?
Question absurde.

«Mahomet supprimé d'une traduction de L'Enfer de Dante, pour ne pas "blesser"»
CHRISTIAN NAUWELAERS

Cerf_Volant Volé

24/11/2021 à 04:39

Un article et une analyste qui tente de brouiller les pistes.

Dissocier l'œuvre de l'auteur? L'essentiel est ailleurs: Céline antisémite, auteur antisémite, doit il être éclipsé par le grand créateur d'autres livres? En gros l'homme et l'œuvre.

Ici on joue planqué: on dit mal ce qu'on cache, et ce qu'on est sensé cacher.
Le grand complot. Encore..
Les éditeurs sont des commerçants, les plus grands, Seuil, Fayard, Laffont, Plon ,Denoel , Flammarion, Galimard etc( sans tenir compte des regroupements Gallimard-Seuil) il faut vendre et actuellement le moindre écrit bancal mais féministe par exemple, est privilégié, non pour le contenu, mais pour la vente, sachant que les médias qui comptent, par mode, relaieront,

un livre dont on ne parle pas est un livre mort.

Les "petits" éditeurs assurent désormais la création littéraire. (publication).. Les "gros" cherchent à grossir. Point.
Chez Gallimard, leur catalogue des écrivains du siècle dernier , serait impossible maintenant.

La traduction? C'est une autre création, être fidèle à l'auteur? Impossible, un livre traduit est un autre livre.

Tout le monde rêve, ou à rêvé ou rêvera d'être quelqu'un d'autre, c'est çà le moteur premier de la littérature.

Les approches critiques, qui se veulent théoriques pour dégager des tendances ? La seule tendance serait peut être l'irruption de problématiques individuelles parmi les auteurs ( féminisme etc) au détriment d'une littérature "universelle " des grands classiques ou des grands contemporains.

Et on publie des livres qui tombent des mains à la page 10.
Ou alors des livres ou le "moi" le petit "moi" se noie dans les vocables inventés par le Petit Robert..

LOL

25/11/2021 à 06:13

« Et on publie des livres qui tombent des mains à la page 10. »

En général, ça tombe bien avant :)

SamSam

24/11/2021 à 10:13

Shapiro comme Heinnich ont partout table ouverte aujourd'hui. Leurs avis sont parole d'Evangile pour l'Etat pour tout est prétexte à encager les libertés et les gens, à s'autonomiser de la Démocratie et de tout contrôle pour instaurer contrôle sur tout et tous.
Sociologie sécuritaire, voilà ce que font, ou plutôt ce à quoi servent ces chercheuses. Elle définissent l'espace où la liberté à le droit d'être libre. Ca sert pour faire croire qu'il y a des débats éthiques chez les pilotes du rouleau compresseur de la grosse industrie du livre, qui étrangle les auteurs, expurge les rayons des livres de la petite édition, fait des médiathèques et bibis sa chasse gardée et publie de plus en plus des essais et des fictions normés, bankables, et surtout calibrés pour intégrer la norme sécuritaite, c'est-à-dire l'obéissance, la pensée qu'on forme pour penser dans le cadre.
Société de contrôle versant éditorial, ce grace à l'autorité symbolique de Shapiro et autres.
"L’expression doit être libre, SAUF lorsqu’il s’agit de ce que j’appelle des discours de stigmatisation plutôt que de haine, car ils ont des effets sociaux." C'est le pendant pédant et autoritaire de la fameuse injonction paradoxale "Soyez libres". Sans compter les relents politiques du passé - Valls et autres Sarkozy s'élevant contre les discours "de haine", eux qui représentent le degré zéro de l'engagement, la politique comme carrière, le discours comme mirage creux indéfniment modulable.
Je pense qu'un Max Weber, un Bourdieu doivent se retourner dans leur tombe en voyant cette noblesse d'Etat ainsi prolonger le fait du Prince, aider le Marché à faire la répétition du même aseptisé, à vacciner à grande échelle contre la Littérature, contre la Pensée.

Aradigme

24/11/2021 à 10:26

La concentration éditoriale crée des entités de grande taille, avec pour but une économie de coûts. Ces entreprises de grande dimension tentent de préserver la diversité des structures plus petites qu'elles ont intégré, avec pour but d'accroitre les revenus, autrement dit le nombre de livre vendus, en préservant leur palette de contenus afin de toucher un vaste public. Ce processus devrait donc en théorie permettre une profitabilité supplémentaire grâce à l'augmentation des revenus et la diminution des coûts, ceci sans nuire à la diversité des auteurs et des sujets abordés.

Mais un problème se fait jour: ces entreprises importantes ont peur de groupuscules de tout poil qui vont les cibler au nom de leur conception du Bien. Ceux-ci ne vont pas s'attaquer à un petit éditeur qui commercialise confidentiellement quelques centaines d'exemplaires. Ils vont cibler par une action bien visible un mastodonte identifié au grand capital, lequel les craindra comme l'éléphant craint la souris.

La concentration dans l'édition, jointe à l'existence de nombreuses associations d'indignés professionnels enragés qui exigent la censure des textes qui leur déplaisent, conduit ainsi à la diminution de la diversité d'opinions par un mécanisme très simple.

L'éditeur sait qu'un écrivain de gauche (de préférence d'extrême gauche), qui publiera un libre favorable à la mouvance LGBT, aux féministes de choc ou aux migrants, sera publié sans ennuis, avec la bénédiction (j'allais écrire l'imprimatur) de ces nouvelles églises bigottes. Que le livre en question soit bon ou mauvais constitue une autre question.

L'éditeur d'importance sait aussi qu'un auteur (surtout jugé de droite, parfois du centre) qui exprimera dans ses écrits des idées considérées comme déviantes ou contraires à la doxa du moment par l'une ou l'autre de ces association, peut constituer une source d'ennuis. Une manifestation anecdotique devant ses locaux ne le gênera pas trop - cela fait de la pub gratuite si la TV s'en mêle. Mais il peut craindre un ou des procès, des menaces de boycot, des injures, des menaces de mort ou même des agressions physiques ainsi que des lettres ouvertes publiées dans de très nombreux journaux bien-pensants. Bref, toute une série d'actions nuisibles. Cette menace le pousse à peser soigneusement le pour et le contre avant de se décider à publier.

Des associations et autres ONG qui prétendent défendre certaines catégories humaines souvent ultra minoritaires, décident ainsi d'une censure qui ne veut pas dire son nom. Celle-ci conduit des éditeurs de dimension importante, mais au courage défaillant, à édulcorer ou falsifier des textes, voire à refuser leur publication.

CaptainBN

24/11/2021 à 11:28

Très bon article, clair, juste et bien argumenté.

Comme dit Madame Saphiro, l'édition, c'est le royaume de nos idées, il est normal qu'elle soit animée de débats et qu'on ait besoin de se poser des questions, de se mettre d'accords ou de protester. C'est pas nouveau et ça ne disparaitra pas (c'est même plutôt sain).

Et contrairement a ce que les gens les plus conservateurs affirment : la "cancel culture" n'est ni de la censure, ni un phénomène nouveau.
La censure implique, par définition, un pouvoir vertical. C'est quand l'état vote une loi pour interdire un type d'idée qu'il y a censure. Pas quand des gens sans pouvoir institué la critique.
Et ce n'est pas nouveau car les débats animant la société ont toujours existé, le féminisme, l'anti racisme et les lute pour les droits des LGBT sont seulement des mouvements en renaissance (par ce que pas nouveaux non plus).

Donc rien de nouveau sous le soleil.
Malheureusement.

jujube

24/11/2021 à 18:07

Bonjour,

Ayez l'obligeance de réviser votre orthographe: cela donnera plus de poids à votre argumentation.
On traite ici d'un thème lié à la littérature, ne l'oubliez pas.

Relire, avec les yeux ouverts, après l'assaut pulsionnel du premier jet de l'écriture, voilà une bonne formule pour être en paix avec les mots.

L'observation vaut pour presque tous les commentateurs de cet article, hélas.

A vos gommes, les gars!
Et merci pour votre effort: il adoucit notre lecture et vous élève d'un rang.

Cordialement.

Cerf_Volant Volé

24/11/2021 à 18:50

Pour qui vous prenez-vous?
D'où parlez-vous?
Vous tartinez mieux les accords, les passés participus que nous ? Et alors ?
Il faudrait se répandre ici et se répondre sous votre regard flicflic?
Les leçons, ici, je l'espère, qui s'y autorise? Eh bien je ne vous y auteur-rise pas.
Dont acte.

jujube

25/11/2021 à 00:14

Conclusion:

Ecrire correctement le français (respect de l'orthographe mais aussi de la ponctuation) paraît être devenu une tare et une agression quasi policière, selon vous. C'est-t-y pas un peu ridicule?

CaptainBN

25/11/2021 à 09:56

Bah pour le coup, j'ai une licence de lettres, obtenue en étant dyslexique/dysorthographique et avec une moyenne respectable malgré des zéro pointés en cours expression écrite et les 2.5-3 points qui sautaient sur TOUTES mes copies.
Du coup je ne pourrais pas écrire un texte sans fautes pour sauver ma vie, même en me relisant dix fois comme ici, mais je m'y connais un peu en histoire de l'édition.

Je crois que vous avez loupé une occasion de vous taire :)

Ah et : ce n'est pas votre respect pour l'orthographe et la grammaire qui vous vaut ce petit envois sur les roses, mais votre impolitesse de me le reprocher sans rien avoir a dire sur mes arguments de fond. J'espère que ça aidera ^^

jujube

25/11/2021 à 17:00

Bonjour CaptainBN,

Dommage que vous vous fâchiez pour si peu.

Navré d'avoir touché un de vos points faibles et félicitations sincères pour vos succès académiques et connaissances approfondies de l'édition.

Merci de m'avoir envoyé sur les roses (pour la beauté et le parfum) plutôt que sur les orties (malgré les épines de l'une et les poils urticants de l'autre).

Je regrette de n'avoir pu donner mon opinion sur vos arguments. C'est loin d'être par manque de politesse sinon par ignorance du monde de l'édition.

Les commentateurs de cet article m'ont appris beaucoup sur ce thème et je leur en suis très reconnaissant.
Mais les "attentats" à la langue française - de n'importe qui (les miens inclus) - me poussent toujours à la rébellion.
Je vis dans un pays non francophone et crains souvent de perdre ou d'oublier ma langue maternelle. D'où j'évite "les occasions de me taire", comme vous me le reprochiez.

Je vous souhaite une très bonne journée (après-midi, soirée, etc. selon votre fuseau horaire).

CaptainBN

25/11/2021 à 18:37

C'est vrais que ma réponse était dure, je vous prie de m'excuser.

Je vous ais prise pour l'une des trop nombreuse personnes pédantes qui me reprochent mon orthographe a tous les coins de commentaire.
Mais il s'avère qu'on ne sais jamais vraiment a qui on parle.

Bonne fin de journée a vous aussi.

Jujube

27/11/2021 à 03:01

Pas de problème.
Normal qu'on ne connaisse pas nos interlocuteurs dans ce cadre. Dommage parfois, heureusement pour d'autres?
J'apprécie votre courage d'écrire quand même et souvent: vous êtes vous-même, envers et contre tout. On fait toujours avec ce qu'on a et bénie soit la vie qui nous a donné quelques choses.

Je ne partage pas vos idées sur le langage; qu'importe, ni vous ni moi n'en mourrons!
Prenez soin de vous.

CaptainBN

25/11/2021 à 18:51

Après, si ça peut vous rassurer, l'idée d'une "pureté" de la langue est une vue de l'esprit, voire une contre vérité.
Le Français n'a pas toujours eu cette forme et ne n'aura pas longtemps. Il change, évolue, s'adapte et devient autre au fil tu temps. Pour preuve de ce que j'avance : essayez de lire Rabelais dans la langue originale, moi ça m'a pris des mois de travail pour apprendre a seulement le déchiffrer. Pourtant, c'est du Français de France, même un des meilleurs de l'époque.

L'idée qu'il existerais une langue plus juste qu'une autre est issue d'une philosophie finaliste et de beaucoup de mépris social. C'est ce qui a donné naissance a cette aberration qu'est l'académie Française.

Je ne peu rien pour votre langue, mais, je vous prie de réenvisager cette idée qu'une prise de parole à l'orthographe vacillante serait une "attaque" envers notre langue, ça ne l'est pas plus que le fait de marcher de travers ne l'est a la pratique de la marche et c'est, en mon sens, aussi absurde.

Et si un francophone vous reproche votre langue, demandez-lui combien de langue il parle couramment. Si c'est une, il vous devra des excuses :)

NAUWELAERS

26/11/2021 à 00:38

Captain BN,
Personne ici ou ailleurs n'écrit que le français serait une langue plus juste qu'une autre !
Toujours cette manie de déplorer des stigmatisations imaginaires...
Maintenant c'est une hérésie de croire que le français est une masse de plasticine dont tout le monde fait ce qu'il veut: c'est faux !
Le résultat, c'est une langue qui doit faire sens, être un ciment social et culturel et qui se trouve rabaissée, abîmée, mutilée notamment sur la Toile.
Cela n'est ni créatif ni progressiste: c'est affligeant et souvent des gens qui ne sont pas des Français de France aiment et respectent bien plus notre langue que nos autochtones, à commencer par l'élite et son tropisme conformiste pour le «globish» et sa langue technocratique et managériale !
Contrairement au classicisme étincelant et brillant de l'écriture du Sénégalais Mohamed Mbougar Sfar, le prix Goncourt bien mérité !
Et puis, taper encore et toujours sur l'Académie française, si on changeait de disque ?

CHRISTIAN NAUWELAERS

CaptainBN

26/11/2021 à 12:28

Eh bien ... si ?
Les langues ne sont pas des choses fragiles qui demandent votre protection. Ce sont des être vivants, tentaculaires et en perpétuel changement. On pourrais les comparer a des forêts ou au bateau d'Ulysse qui, survivent éternellement ET meurent à chaque instant en voyant des parts d'elles mêmes disparaitre et renaitre. Elles sont immortelles dans leur état mouvant et meurent dès qu'on essaie de les figer.

Les efforts pour maintenir des formes disparues de l'oral qui ne sont pas nécessaires a la compréhension, comme l'accords de l'auxiliaire ou le "à", ne sont que des scléroses linguistiques.
Ecrire sans n'est pas du novlangue technocratique et le fait que des allophones se passionnent pour ces complexités absconses et artificielles n'y change rien (même si on peut saluer l'effort ... et déplorer le nombre de personnes qui, découragées par la complexité de notre langue, ne la parleront jamais.)

Et concernant la "stigmatisation imaginaire", je me suis pris d'emblé une réflexion sur mon orthographe et la conversation continue sur ce sujet depuis des jours sans que mon avis initial n'ait été discuté un seul instant. Ca vous paraît imaginaire ?

NAUWELAERS

26/11/2021 à 20:38

Captain BN,
Eh bien c'est très joli et poétique ce que vous écrivez !
De belles théories totalement démenties par les faits.
La langue française abîmée, mutilée, méconnue sur la Toile, non cela n'est pas un progrès.
Je ne m'en prends pas à vos difficultés orthographiques mais à vos conclusions: puisque vous éprouvez des difficultés, on doit tout changer dans votre sens !
Si vous êtes aussi nul en maths que moi (c'est mon cas), on devra les simplifier, les maths ?
Si vous n'avez aucun don de musicien, on vire toutes les règles d'harmonie, de solfège etc. ?
Cela n'est pas sérieux.
Encore une fois, la belle langue classique du prix Goncourt sénégalais (2021) est une belle illustration de ce que je défends.
La forme compte et fait partie du talent.
La gloire d'un Luchini repose sur la fascination possible pour la langue au sein de la population qu'il réussit, par son verbe et ses spectacles, à catalyser et exacerber (dans le meilleur sens du terme) chez les spectatrices et spectateurs !
Un fils d'immigrés comme Magyd Cherfi a révélé, lors d'un hommage à Brassens sur France Inter (l'excellente Rebecca Manzoni), comment ce chanteur qu'il croyait désuet et pour les vieux l'a frappé, marqué, séduit...et avec Brassens, on est dans la langue la plus pure, la plus limpide, la plus chaleureuse, la plus chatoyante !
Comme avec Nougaro, peut-être le plus grand de tous côté chanson française (enfin sans oublier tant d'autres)...
Non le relativisme n'a pas droit de cité quand on plane à de telles hauteurs.
Ces hauteurs existent: je ne veux pas qu'on les cache, qu'on dise: «Trop haut pour toi !»
Le plaisir intense est de monter...donc d'apprendre, découvrir, aimer toujours plus cette langue magnifique.
La langue la plus parlée au monde est...le mandarin !
Vous la croyez simple ?
CHRISTIAN NAUWELAERS

CaptainBN

28/11/2021 à 19:29

Eh bien vous n'avez rien compris a ce que j'avance et je n'ai plus envie de débattre.

Quand vous vous intéresserez a la linguistique au lieu de vous pâmer devant la littérature en vous croyant malin par ce que vous savez accorder le participe mieux que votre voisin, vous réaliserez peut être que la langue n'est pas qu'un fantasme que vous pouvez mettre dans de petites cases et une chose autrement plus vaste, complexe et subtile et que les "attaques" que vous la croyez subir ne sont pour la plupart que des évolutions qui devraient, dans la plupart des cas, vous émerveiller.

En attendant, j'abandonne.

NAUWELAERS

28/11/2021 à 20:55

Réponse totalement à côté de la plaque.
Il n'y a pas de fantasmes, de petites cases ni rien.
Il y a la passion et l'amour de la langue française que je partage avec des foules de gens de toutes époques et de toutes conditions !
Y compris sur ce fil de discussion.
Et si vous aimez de voir une langue appauvrie, défigurée et mutilée (et il n'est question que de la langue écrite), eh bien émerveillez-vous !
Une langue peut et doit évoluer évidemment (merci pour vos truismes)...là elle «involue» pour reprendre les mots du grand essayiste et spécialiste de Rimbaud, Alain Borer.
J'adore...est-ce un problème pour vous ?
Eh bien ce qu'on me reproche...je le cultive, pour suivre le conseil de Cocteau.

Comment être dans le déni comme cela, mais c'est votre droit.
Moi je n'adhère pas à ce que vous alléguez et justement j'aime que la langue soit complexe, subtile, raffinée et grande.
Et à aimer et à respecter, pas à saboter avec de faux prétextes captieux, spécieux et d'une malhonnêteté intellectuelle totale.
Désaccord total, c'est comme ça.
Continuez à vous pâmer...
Moi aussi mais pas avec vous et différemment et même en opposition avec vous: que vous le vouliez ou non.
Je sais que plus on aime et on défend cette langue voire une certaine forme de culture, plus on ramasse des volées de bois vert.
Cela fera du bois de chauffage pour cet hiver.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

24/11/2021 à 19:59

Je préfère «À» (vos gommes...) avec accentuation, ô Jujube !
(À maniaque , maniaque et demi...mais surtout avec le sourire, comprenez-le en ces temps de premier degré tyrannique et désespérant !)
Arrêtez de traumatiser durablement votre prochain !
Bien à vous, Jujube.
CHRISTIAN NAUWELAERS

jujube

25/11/2021 à 00:24

Pour vous plaire (et vous donner raison), j'aurais volontiers écrit "à" avec l'accent qui convient. Mais cette lettre, dans ma petite note, était une majuscule et, malheureusement, mon clavier ne me fournit pas de voyelles majuscules avec accents, ô Christian!

SamSam

25/11/2021 à 08:35

Tu regardes dans ta barre en haut, tu cliques "Insertion", tu descend jusqu'en bas et tu trouves "caractères spéciaux". Là-dedans ya le E avec accent etc...Comme ça, tu pourrais continuer à faire de l'orthographe bien propret.

jujube

25/11/2021 à 16:03

Merci pour l'info. La dernière phrase était inutile.
Bonne journée.

Jujube

25/11/2021 à 18:53

Rebonjour SamSam,

J'ai douté un moment , moi aussi, du genre attribué au mot "orthographe". Le Robert conseille le féminin. Donc: mieux vaut écrire "orthographe proprette" (en salopette, avec trompette, à la vinaigrette, etc. selon les besoins).

Merci encore pour votre aide. Aidette?

SamSam

26/11/2021 à 21:31

Merci Jujube pour cette réponse souriante, ça manque un peu par ici, et je ne suis pas le dernier à tartiner tristement de vaines diatribes,, mais ça ne saurait durer, pour moi du moins...

NAUWELAERS

25/11/2021 à 23:20

Bon Jujube vous n'irez donc probablement presque pas en prison !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Jujube

27/11/2021 à 00:34

Tout d'abord, cher Christian, bonjour après tant de silence. Suivi, heureusement par cette passion bouillonnante en action quand vous écrivez sur ou défendez la langue française. Et ça, avec l'énergie d'un jeune homme increvable! Vous vivrez longtemps. Enfin, je vous le souhaite, et le mieux possible.

La langue fabrique réellement l'être humain et le maintient comme tel. Interdire l'usage de sa langue maternelle à un groupe humain, sous peine de coups, torture ou mort, a souvent été l'arme favorite des conquérants envahisseurs, celle qui tue à petit feu par transculturation déshumanisante suivie souvent de suicide.

La langue n'échappe pas à l'être parlant comme la graine d'une plante qui trouve, tout à coup, un nouveau site où prospérer. Il en est responsable et de lui dépend qu'elle vive, se décompose ou meure. Et lui avec elle.

Pourquoi, Christian, "presque pas" en prison, le Jujube? Disons "un petit peu quand même", de quoi régaler un vieil anthropologue toujours à l'affût de nouveaux horizons!

Bien à vous.

NAUWELAERS

27/11/2021 à 12:13

Merci Jujube pour ce magnifique post !
Quand vous serez en prison et que je viendrai vous voir, j'essaierai d'être habile et astucieux au parloir et de parvenir à vous donner, outre les oranges habituelles, une belle et bonne bouteille de champagne rosé !
Bien à vous avec le sourire !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Jujube

27/11/2021 à 18:09

Merci Christian: trop mignon!
Sans être encore en prison, j'ai bu déjà toutes les lettres de ce champagne rosé que vous y avez introduit en sourdine et rongé les oranges avec pelures et pépins.

Mais revenons aux commentaires du bel article de Monsieur Oury avant qu'il nous sonne les cloches ("o nos corta el rabo", comme on dit ici) pour divagation aigüe, récurrente et incurable.

Sus aux choses sérieuses, donc!

Bonne fin de semaine.

NAUWELAERS

27/11/2021 à 19:53

Merci Jujube !
On écrit en général «divagations» au pluriel mais pourquoi ne pas admettre un singulier dans notre cas ô combien particulier, dans le sens «d'une grande divagation» ?
Si nous racontons n'importe quoi, il peut s'agir d'élucubrations ou à la rigueur...d'une élucubration, pourquoi pas !
Reconnaissons que cette question est un peu floue mais soyons souples !
Et oui, lorsque l'on peut (pas toujours hélas, tout dépend du sujet)...tentons toujours d'allumer entre nous et pour les autres, les gais feux grégeois de la fantaisie !
Bonne continuation et que tout baigne pour vous, dans l'eau bleue et tiède et odorante, si possible.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Samar Haddad : “Les éditrices en Syrie se comptent sur les doigts d'une main”

Du 23 au 26 novembre 2021, l'Alliance internationale des éditeurs indépendants organise les Assises internationales de l'édition indépendante à Pampelune. Liberté d'expression, bibliodiversité, place accordée aux langues « minorées » font notamment partie des sujets abordés au cours de tables rondes, tout comme la place des femmes dans l'édition. Sur ce dernier sujet, Samar Haddad, directrice de la maison d'édition Atlas Publishing, nous livre son expérience en Syrie.

22/11/2021, 13:01

ActuaLitté

Devenir une femme auteur, “c'est s'exposer à une grande violence sociale” (Titiou Lecoq)

Titiou Lecoq, qui a récemment publié Les grandes oubliées — Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes (L’iconoclaste), a pu constater l'invisibilisation des autrices de l'histoire littéraire, malgré des parutions et des succès multiples. Alors qu'elle signe la préface pour les éditions Talents hauts de La femme auteur (1802), roman de Félicité de Genlis, qui incitait les femmes à prendre la plume, elle revient avec nous sur les multiples obstacles à une reconnaissance littéraire des autrices.

18/11/2021, 16:08

ActuaLitté

“La littérature est imaginaire”

A Paris, dans le 14ème arrondissement, il existe une librairie appelée La petite Lumière. Le nom vient d’un livre de l’auteur italien Antonio Moresco, qui a tardé à s’affirmer dans le panorama littéraire italien. En France, depuis 2014, il est accueilli avec un grand enthousiasme, de la part de tout le monde : libraires, critiques, lecteurs. Verdier, son éditeur, a sorti en septembre 2021 Les ouvertures, son dernier livre traduit en français. Entretien avec l’auteur et son traducteur Laurent Lombard. 

17/11/2021, 11:15

ActuaLitté

Ken Follett : “L’histoire la plus réaliste que j’aie jamais écrite”

Ken Follett est aujourd’hui considéré comme l’écrivain le plus populaire du monde. Les romans de sa saga, Kingsbridge se sont vendus à 47 millions d’exemplaires. Avec son dernier roman, Pour rien au monde (trad. Odile Demange, Jean-Daniel Brèque, Nathalie Gouyé-Guilbert, Dominique Haas et Christel Gaillard-Paris), il explore une nouvelle voie : celle d’un chaos qui menace, et il ne faudrait pour rien au monde que ce qu’il a imaginé prenne forme…

26/10/2021, 06:45

ActuaLitté

Des livres traduits par des robots : "Quid de la sensibilité ?"

L'éditeur scientifique Springer met désormais à disposition de ses auteurs un outil de traduction automatique, DeepL AI, permettant de traduire articles scientifiques et manuscrits depuis différentes langues vers l'anglais. Plus encore, il devrait traduire des livres en intégralité, qui seront ensuite commercialisés par l'éditeur. Pour le Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL), une telle confiance dans l'intelligence artificielle dénote « un manque flagrant de professionnalisme ».

25/10/2021, 10:31

ActuaLitté

Fils de Zeus, Dionysos s'étonne : “Une brigade des mœurs pour festival, vraiment ?”

LA VRAIE-FAUSSE INTERVIEW – En littérature, la prosopopée consiste à faire parler les morts, les entités divines ou autres abstractions. Joueurs, nous avons invoqué les mânes de Dionysos, dieu accessoirement dédicataire de la première scène antique. En effet, son théâtre à Athènes accueillit les chants rituels préfigurant les tragédies classiques. Ce qui en fait aussi le premier organisateur de manifestations littéraires en Europe. Vous avez dit événementiel ?

14/10/2021, 15:32

ActuaLitté

Agnès Ledig : “J'aime l'image du livre comme un lien de cœur à cœur “

Elle attend souriante : l’heure matinale n’affecte en rien l’immédiate bienveillance. Partager quelques instants avec Agnès Ledig, c’est une mise en danger quand on ne la connaît pas. Elle saisit les nuances, les allusions : elle écoute et l’on perçoit que ses questions ne sont pas des marques d’intérêts feints. Son dernier livre, Se le dire enfin, est sorti en poche en mars dernier (J’ai lu) : mais elle, que nous dira-t-elle finalement ?

12/10/2021, 11:30

ActuaLitté

Jean-Claude Mourlevat : ”Auteur jeunesse, cela m'agace quand c'est méprisant“

Il a remporté le prix Astrid Lindgren, qui allait pour la première fois de son histoire à un auteur français. Cette récompense littéraire et suédoise est souvent présentée comme le Prix Nobel consacrant la littérature pour la jeunesse. Jean-Claude Mourlevat, lauréat 2021 était avec nous à Gradignan, pour le salon Lire en Poche. Opportunité rare…

10/10/2021, 20:29

ActuaLitté

Villon, Rimbaud ou Verlaine, de “sales types” : Crénom, Teulé !

Jean Teulé, président. Voilà qui claque, et aurait peut-être même de la gueule : avec lui, une palanquée de poètes rentrerait à l’Élysée. Mais en attendant que l’écrivain prenne la tête de l’État, c’est à Gradignan qu’il pose ses valises, pour Lire en Poche, comme parrain de l’édition 2021. Rendez-vous pris avec celui qui revendique, comme Aragon, « ce sale type », de n’avoir jamais appris à écrire. En avant la musique.

09/10/2021, 12:05

ActuaLitté

“Le Salon de Turin n’a pas de public : il rassemble une communauté”

#SALTO21 – Une nouvelle fois, les organisateurs du Salon du livre de Turin ont jonglé entre les difficultés, pour que la manifestation piémontaise ait lieu. Son commissaire général, également romancier, Nicola Lagioia, accorde à ActuaLitté un entretien exclusif. Du 14 au 18 octobre, le Lingotto célébrera le livre, la lecture, les auteurs, avec passion.

07/10/2021, 15:22

ActuaLitté

Chroniques de la Lune Noire : “Au départ, c'était un roman... mais j'ai tout perdu”

L'aventure des Chroniques de la Lune noire, saga entamée en 1989 par Olivier Ledroit, au dessin, et François Froideval, ne se résume pas en quelques mots. On notera simplement qu’au commencement, un souci informatique provoqua la perte du roman que Froideval avait entamé. Qu’importe, elles verront tout de même le jour, en BD. 13 ans après le 14e tome, Les Chroniques de la Lune noire, ce sont, en bande dessinée, plus de 559.000 exemplaires vendus (données Edistat). Et un redémarrage s’amorce avec Jeanne-A Debats quand surgit un roman, chez Leha.

29/09/2021, 10:04

ActuaLitté

Région Grand Est : “Encourager les auteurs de l’écrit à la création de projets audiovisuels”

Rapprocher les auteurs de l’écrit du monde audiovisuel, voici le projet que porte la Région Grand Est à travers l’opération Du livre à l’écran. Cinq livres, cinq auteurs, cinq maisons d’édition, et en parallèle, un programme d’accompagnement, avec Daniel Picouly comme parrain : objectif, connecter les filières du livre et du cinéma.

28/09/2021, 09:18

ActuaLitté

Traduire Conceição Evaristo, la Toni Morrison brésilienne

PORTRAIT – Première invitée du festival VoVf, traduire le monde, la traductrice Izabella Borges est venue présenter le recueil de nouvelles Ses Yeux d’eau (Ed. des femmes) et évoquer son autrice, immensément populaire au Brésil, Conceição Evaristo.

27/09/2021, 15:07

ActuaLitté

“Il manque de toute évidence au sein du Goncourt une grande figure morale”

Voilà une semaine que l’histoire se ressasse à l’envi : comment les jurés du prix Goncourt, comment l’Académie tout entière, a pu se faire prendre de la sorte ? Un roman retenu, écrit par le compagnon d’une des membres du jury… et personne pour trouver ce lien étrange. Seule colère du président, quand ladite jurée se fend d’une chronique dans Le Monde, pour sabrer un autre livre retenu dans la liste 2021 ?  

27/09/2021, 12:02

ActuaLitté

Pourquoi le journaliste littéraire redouterait l'internaute critique ? 

Auteur Gallimard, juré Prix Goncourt, auteur d'une étude sur les traducteurs pour le CNL, journaliste, bloggueur et despote éclairé de la République des livres : Pierre Assouline est multi-casquette, solidement implanté dans l'industrie. Dans La revue des médias, il dénigre avec ardeur les réseaux de lecteurs, des « plateformes [qui] sont des sites marchands ». Et finalement, déplore une médiocrité propre à l'époque. Pierre Fremaux, cofondateur de Babelio, apporte les nuances impératives.

15/09/2021, 07:42

ActuaLitté

La Peste d'après Albert Camus inaugure Kazoku, label manga chez Michel Lafon

En 2016, Ki&Hi devint le premier manga des éditions Michel Lafon : 6 tomes et un agenda plus tard, le succès dépasse 1,03 million d’exemplaires (donnée Edistat) sur cinq années. 2021 amorce alors une nouvelle voie : Kazoku, le label manga de la maison. Et pour l’inaugurer, c’est le roman d’Albert Camus, La Peste, adapté par Ryota Kurumado. Une aventure éditoriale peu banale, dont les deux premiers tomes sortiront d’ici 10 jours.

14/09/2021, 11:33

ActuaLitté

Patrick Imbert (Le Sommet des Dieux) : “Chez Taniguchi, je sens toujours une tonalité humaine”

En salles le 22 septembre prochain, Le Sommet des Dieux adapte le récit homonyme de Jirō Taniguchi, en 5 tomes (parus aux éditions Kana dans une traduction de Sylvain Chollet). L'histoire d'une passion vertigineuse pour l'alpinisme, où chaque sommet vaincu n'est qu'un seuil devant le prochain... Entretien avec Patrick Imbert, le réalisateur du long-métrage.

08/09/2021, 16:21

ActuaLitté

Seghers : une rentrée à la recherche du lien entre tradition et modernité

La réorganisation des maisons décidée en octobre 2020 aura conduit Antoine Caro à la tête de Seghers. Une première rentrée littéraire, donc, qui amorce les trois axes de développement — tout en renouant avec l’histoire même de la maison. Poésie, beaux livres, littérature, la transition s’inscrit dans la tradition, celle d’une époque où Pierre Seghers conjuguait les genres et les talents. 

07/09/2021, 11:01

ActuaLitté

Eric Zemmour : “Comment je suis devenu auteur-éditeur”

ENTRETIEN EXCLUSIF – La France n'a pas dit son dernier mot sera le prochain livre d'Éric Zemmour. Une aventure éditoriale qui commence avec une rupture à l’initiative de son ancien éditeur, Albin Michel. Sans maison pour son prochain livre, le polémiste a choisi de monter sa propre société d’édition — Rubempré. Et de confier à Interforum la distribution de ses livres sur le territoire, et dans la francophonie. Il revient avec nous sur cette démarche, plutôt inédite pour un auteur de best-sellers.

25/08/2021, 17:32

ActuaLitté

“Connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs”

Docteure en littérature française et comparée, Lise Chapuis s’est un beau jour passionnée pour l’italien. Au point de faire métier de traduction. Elle dirige également la collection Selva selvaggia, des éditions L’Arbre vengeur, où, là aussi, elle offre aux lecteurs français de découvrir de nombreuses oeuvres du Bel paese – classiques et contemporaines. Entretien, tout en nuances.

11/08/2021, 10:46

ActuaLitté

BD 20-21 : “La bande dessinée vit une crise de croissance particulièrement aiguë”

L'année de la bande dessinée, imaginée pour l'année 2020 et finalement étendue sur une partie de 2021 en raison de la crise sanitaire, s'est terminée en juin dernier. Voulue par le ministère de la Culture, organisée par le Centre national du livre et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, l'opération s'organisait parallèlement à la remise du rapport Racine, très attendue par les auteurs et autrices. Pierre Lungheretti, directeur général de la Cité de la BD, estime que l'année de la BD a permis de mettre en avant la situation des créateurs et de lancer le processus de réformes.

05/08/2021, 17:16

ActuaLitté

Alessio Forgione : un dialecte napolitain qui “s’étend bien au-delà des mots”

Le dernier livre d’Alessio Forgione, Napoli mon amour, est paru en début d’année chez Denoël. Traduit par Lise Caillat, ce roman parcourt une ville où désespoir et solitude s’entremêlent, pour Amoresano. Jusqu’à l’arrivée de Nina. Et soudainement, les rues napolitaines n’ont plus la même saveur. Entretien avec la traductrice.

05/08/2021, 11:54

ActuaLitté

Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

ActuaLitté

Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

ActuaLitté

Le livre, bien essentiel : “L’une des plus importantes victoires” de 2020

Près de soixante-dix maisons françaises et italiennes auront pris part aux journées d’échanges organisées à l’initiative de l’Association des éditeurs italiens. Engagé à la tête de cette organisation depuis 2017, Ricardo Franco Levi intervient régulièrement dans nos colonnes, apportant éclairages et interventions sur le marché italien. Depuis Milan, il revient sur ces trois jours, manifestement riches.

24/06/2021, 15:36

ActuaLitté

Entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers de Mondadori Libri

Le site NewItalianBooks, qui promeut les maisons d'édition et la culture italiennes à l'étranger, a réalisé un entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers chez Mondadori Libri. Ce dernier est le groupe de presse le plus influent en Italie. Interrogée par Paolo Grossi, directeur du site, elle revient sur l'influence du livre italien à l'étranger. Par Paolo Grossi.

22/06/2021, 12:25

ActuaLitté

D'Amélie à Mademoiselle Nothomb : “Tu es encore là toi ?!’

Amélie Nothomb rencontrera pour la première fois depuis très longtemps son public ce samedi 12 juin, dans le cadre du Festival Les mots libres à Courbevoie. On sait combien elle entretient un rapport très particulier, dans tous les sens du terme, avec ses lecteurs, et son impatience à l’idée de les revoir n’était pas feinte. En attendant la rentrée littéraire et son prochain titre, Premier Sang, discussion autour de son dernier roman paru, Les aérostats, des monstres et de l’écriture, et de ses lecteurs.

04/06/2021, 11:47

ActuaLitté

Voutch : “Un dessin d’humour, c’est un rébus, entre le texte et le visuel”

Avec une exposition en trois parties, Voutch régalera le public des Mots libres, festival qui s’ouvre ce 1er juin à Courbevoie. Une composition réunissant ses dessins réalisés pour un livre sur les Fables de La Fontaine en 2018, ainsi que des dessins de son dernier album De surprise en surprise. Et puis, des strips, ces petites BD commencées en 2016 sur un blog du Monde, avant de devenir deux livres au Cherche midi.

31/05/2021, 09:13

ActuaLitté

Karl Zéro : l'absence de pub “donne une indépendance éditoriale”

À 59 ans, le journaliste Karl Zéro se lance dans une nouvelle aventure : il vient de lancer avec les éditions Télémaque L’Envers des affaires, un trimestriel décidé à prendre son temps. Une revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. Et qu’il nous présente, avec élégance et sourires.

10/05/2021, 09:10

ActuaLitté

Écouter des bandes dessinées, l'audacieux pari de Blynd

La jeune société de production audiovisuelle Blynd, installée à Lyon, s'est lancée dans un projet relevé : adapter des bandes dessinées au format audio, en s'affranchissant du support graphique. Tim Borne, cofondateur, revient avec nous sur les enjeux et les défis de ces adaptations sonores.

27/04/2021, 14:58

ActuaLitté

La Grange Batelière : éditer “de la littérature populaire dans des livres précieux”

Antoine Cardinale collabore aux Ensablés depuis plusieurs année : cette interview qu'il nous propose a été réalisée suite à la publication d'un livre "oublié" d'Alexandre Dumas, Black, par une maison d'édition courageuse, qui soigne en outre la présentation de ses livres.. Par ailleurs, les Ensablés cherchent également à promouvoir les maisons d'édition pas forcément très connues, mais qui ont le courage de publier des livres... perdus dans les sables.

25/04/2021, 10:23

ActuaLitté

“Le livre résiste partout, en France et en Italie” (Vincent Raynaud)

ENTRETIEN – « Je suis devenu traducteur d’italien parce que c’est l’une des langues que je lisais et quand j’ai commencé, il y a 20 ans, fin 2001, bizarrement il n’y avait pas beaucoup de traducteurs de l’italien. Il y avait d’excellents traducteurs, mais ils n’étaient pas très nombreux », nous explique Vincent Raynaud, qui officie également en espagnol et en anglais. Un entretien croisé entre France et Italie, autour de la littérature et de ses auteurs.

23/04/2021, 14:10

ActuaLitté

Voyage dans la Rome de Gianfranco Calligarich, avec sa traductrice

Voici l’un des textes « intemporels » de la littérature italienne : Le dernier été en ville de Gianfranco Calligarich. Depuis 1973, date de sa parution, l’ouvrage du cinéaste et dramaturge, L'ultima estate in città, était resté inédit en France. Ancré à Rome, dans les années 60, il suit les déboires du jeune milanais Leo Gazzarra, perdu dans une vie privée de sens. Entretien avec la traductrice Laura Brignon.

13/04/2021, 09:51

ActuaLitté

Bientôt morts, vivants en sursis : Pré-Mortem, à découvrir en 6 séries et films

Patrick McSpare vient de faire paraître aux éditions Leha son dernier roman, Pré-Mortem. Ce passionné de mythologie celtique fait toujours naviguer ses univers entre un monde réel et des créatures fantastiques, pas toujours commodes. Dans ce livre, l’humanité tout entière apprend le jour précis de sa mort, lors de l’apparition de Banshees, le 31 octobre. Joyeux Hallloween…

02/04/2021, 09:43

ActuaLitté

Juan Branco : “Il y a encore la possibilité d’une guerre civile dans ce pays”

ENTRETIEN — En 2018, Juan Branco publiait Crépuscule, un ouvrage qui mettait en lumière les puissances à l’œuvre derrière l’ascension d’Emmanuel Macron. Devenu un best-seller, le pamphlet avait accompagné l’élan révolutionnaire des Gilets jaunes. Aujourd’hui, l’avocat dissident publie un nouveau manifeste aux éditions Michel Lafon : Abattre l’Ennemi. Au sein de cette œuvre dont le titre annonce déjà la couleur, c’est une refonte totale de la politique française qui est proposée au lecteur « Ce livre est là pour aider ceux qui le souhaitent à rompre avec le système existant dans les mois et années à venir. »

 

31/03/2021, 15:27

ActuaLitté

“Chaque traduction est une nouvelle traduction“, Nathalie Bauer

Assise à un ancien bureau en bois, une série de gravures raffinées derrière elle, une femme élégante répond avec affabilité et calme à nos questions. Il s'agit de Nathalie Bauer, l'une des plus célèbres traductrices de l'italien vers le français, avec plus de cent cinquante ouvrages à son actif. Sa passion pour la langue italienne est née à l'âge de quinze ans et s’est développée en autodidacte à l’aide d’un livre, L’italien en 90 leçons. Son travail a commencé par hasard, à une époque plus facile, où l’on pouvait encore faire de la traduction littéraire son seul métier.  Par Thea Rimini.

09/03/2021, 08:57

Autres articles de la rubrique À la loupe

ActuaLitté

Auteurs : une pétition pour “sortir une bonne fois pour toutes de l'insécurité sociale”

La Société des Gens de Lettres (SGDL) invite à signer une pétition, lancée par un collectif d’auteurs, afin de permettre aux hommes et femmes de lettres « d’être entendus, enfin, par l’URSSAF et ses tutelles administratives ». Dans un communiqué, reproduit ici dans son intégralité, l’organisme partage son inquiétude.

01/12/2021, 15:59

ActuaLitté

12e année de prison du poète Trần Huỳnh Duy Thức dans “le goulag vietnamien”

Le 55e anniversaire du poète vietnamien Trân Huỳnh Duy Thức coïncide avec sa 12ème année en prison. Il lui reste encore 4 ans à vivre douloureusement loin de sa femme, ses enfants, ses parents et ses amis. Pour l'occasion, un texte en hommage est proposé dans nos colonnes. Par Nguyên Hoàng Bảo Việt.

30/11/2021, 12:57

ActuaLitté

Pour la lecture des jeunes, “il est urgent d’agir”

Les liens entre le livre, le numérique et la capacité dont nous disposons aujourd’hui de faire converger les deux au profit de la lecture intéressent de nombreuses personnes. Encore faut-il s’accorder sur l’idée que les nouvelles technologies représentent une véritable opportunité, pour le grand public, et les enfants. Les signataires de cette tribune soulignent qu’il s’agit d’un enjeu de souveraineté, de rayonnement, de développement intellectuel, économique et démocratique. 

30/11/2021, 08:32

ActuaLitté

Des oniomanes et des livres : bande de malades...

Battre le fer tant qu’il est chaud ? Chez un forgeron, ou un maréchal-ferrand, l’expression s’entend sans peine. Généralement, cette invitation à rejeter la procrastination se comprend sans difficulté : le risque est d’accumuler les tâches, au point de se trouver fort dépourvu quand la bise pointera son nez. Dans l’édition, on tarde encore à adopter le terme japonais, tsundoku – qui, littéralement, désigne l’empilation de livres non lus. 

26/11/2021, 17:50

ActuaLitté

Pass sanitaire : des libraires défendent l'accès aux bibliothèques pour tous

Il y a un an, le secteur du livre et le monde de la culture se mobilisaient pour que les librairies restent ouvertes lors du deuxième confinement, autour d'une pétition lancée par François Busnel et un appel commun du Syndicat de la Librairie Française, du Syndicat National de l'Édition et du Conseil Permanent des Écrivains. Aujourd'hui, des bibliothécaires appellent à une quatrième journée de mobilisation nationale ce mercredi 1er décembre, pour permettre à tous les publics et notamment tous les enfants d’accéder aux bibliothèques sans pass sanitaire, et des libraires de toute la France apportent leur soutien à cette lutte.

26/11/2021, 12:39

ActuaLitté

L'écrivain face aux censures et violences de la société civile

Dans le cadre de la célébration du Centenaire du PEN Club français, un colloque s’est tenu à la Bibliothèque nationale de France, le 12 octobre 2021, sur le thème Censures et autocensures : les littératures aujourd’hui. L’ensemble de cette demi-journée, ouverte par Laurence Engel et Antoine Spire, a fait l’objet d’une captation par les services de la BnF. Nous reproduisons avec son aimable autorisation l'intervention d’Antoine Spire, président du PEN Club français.

26/11/2021, 09:34

ActuaLitté

Des retards de livraison en librairie et la chaîne du livre menace d'exploser

La crise du papier et de son approvisionnement continue d’angoisser, à raison. Car avec elle, une autre pénurie sévit : celle des recrutements pour les entrepôts. Emplois mal payés, éprouvants… les candidats ne se bousculent pas au portillon. Et depuis des semaines, les transporteurs ne suivent plus : une carence de chauffeurs routiers est partout observée.

24/11/2021, 15:58

ActuaLitté

Bubble Tea raffinés, patisseries japonaises et mangas : bienvenue au Renard Café

L’épidémie Covid a vu naître de splendides collaborations — certaines aboutissant même à des créations d’entreprises. Tout commence quand, durant le Confinement 2, Romain Gaia, propriétaire de Tomo, maison de dorayaki (les succulentes pâtisseries japonaises) contacte Mickaël Brun-Arnaud, propriétaire de la librairie Le Renard doré, spécialisée dans les manga et la culture japonaise. Un dénominateur commun qui, près d’un an et demi plus tard, débouche sur Le Renard Café… Rencontre avec ces entrepreneurs, sur les lieux du crime.

22/11/2021, 15:19

ActuaLitté

Krisztina Tóth : “La société hongroise est malheureusement malade”

La romancière hongroise Krisztina Tóth aura passé six semaines de résidence d’écriture à Cognac, sous les auspices de Jean Monnet. Elle signe, dans le cadre du Festival des littératures européennes, un texte émouvant et personnel, comme une adresse aux lieux et aux personnes rencontrées. Il est ici reproduit, avec son autorisation (qu’elle soit remerciée) dans son intégralité.

18/11/2021, 19:33

ActuaLitté

Profession : petites (et grandes) mains d'un festival littéraire

Débarquer à la gare, trouver un sosie de George RR Martin qui attend, panneau dans les mains, béret vissé sur la tête et longue barbe débordant sous le masque. « Je suis votre chauffeur », assure-t-il avec le sourire que l’on devine. Marc* est l’un des cinquante bénévoles qui mèneront durant six jours les navettes, l’installation des tables, des décorations et tant d’autres détails. Profession : bénévoles. Option : passionnés.

18/11/2021, 16:25

ActuaLitté

Cotisations URSSAF : des “montants souvent exorbitants” pour les créateurs

À quelques semaines des fêtes, les services de l’État poursuivent leur quête zélée : les artistes auteurs viennent de recevoir des relevés de cotisations hors-sol, après un traitement 2020 passablement défavorable. Outre les éternels dysfonctionnements de l’outil URSSAF, devenus tristement proverbiaux, les demandes formulées s’avèrent imbittables. Dans un communiqué commun de l’intersyndicale, reproduit ici dans son intégralité, les organisations clament leur indignation.

17/11/2021, 09:38

ActuaLitté

Maison du dessin satirique : “S’il te plaît, dessine-moi un serpent de mer…”

Le 15 janvier 2020, à l’occasion de ses vœux à la presse, le Président Macron annonçait la création d’une maison du dessin satirique et du dessin de presse. Depuis, rien, ou presque. L’annonce du lieu choisi pour cette maison devait être faite en janvier 2021, puis au printemps, puis à l’automne et… rien. ActuaLitté mène l’enquête, à la recherche du dessin perdu.

16/11/2021, 11:34

ActuaLitté

Suisse : “Pour le secteur de la culture, le certificat sanitaire est essentiel”

Ce 28 novembre, la Suisse devra s'exprimer sur le renforcement de la loi Covid-19. L'Association professionnelle des autrices et auteurs de Suisse, Ad*S poursuit sa mobilisation et réitère l'appel, finalement fructueux, lancé en mai dernier. Dans une tribune diffusée ci-dessous, l'Ad*S insiste sur les enjeux de la législation pour les créateurs.  

15/11/2021, 13:57

ActuaLitté

Suisse : Gaston Lagaffe, ou la clownerie des antivax (avec un L pour être poli)

EDITO – Révélation : pour le plus grand bonheur des amateurs, le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, compte parmi les Gastonophiles avisés et autres adeptes de la Franquintescence. Et il le démontre. Durant une conférence de presse, le président helvète a employé les grands moyens, ayant recours à l’unique argument audible (et salvateur) quand toute forme d’intelligence a déserté : Gaston Lagaffe. M'enfin ?

11/11/2021, 18:28

ActuaLitté

De Léna Situations à Beigbeder : les nouveaux critères de la qualité littéraire

Vous souvenez-vous ? Il y a un an, la YouTubeuse Lena Situations publiait Toujours plus + = +. Son livre connut un grand succès (355.308 exemplaires, donnée Edistat) et Frédéric Beigbeder écrivit une chronique épicée qui indigna les fans de la jeune plume. Pendant quelques jours, le chroniqueur fut moqué, considéré comme un homme de l’Ancien Monde qui ne supportait pas qu’une influenceuse puisse être n° 1 des ventes. Une interprétation facile, simple variation sur le thème du vieux con contre le jeune con. Par Arthur Constance.

11/11/2021, 10:20

ActuaLitté

Pass sanitaire en bibliothèque : des auteurs et autrices BD “préoccupés” et “solidaires”

Plus d'une centaine d'auteurs et d'autrices de bandes dessinées, dessinateurs, coloristes, scénaristes ou éditeurs et éditrices cosignent une tribune sur le site L'Insatiable. Reproduite ci-dessous, elle appelle à la levée du Pass sanitaire dans les bibliothèques territoriales pour les usagers. Le 10 novembre prochain, des bibliothécaires et d'autres professionnels des services publics culturels participeront à une nouvelle journée d'action nationale, pour pousser les pouvoirs publics à réagir.

08/11/2021, 11:28

ActuaLitté

Pour un accès sans entraves à la Bibliothèque des Abattoirs

Des chercheurs, enseignants et artistes cosignent une tribune collective appelant à une plus grande ouverture de la Bibliothèque des Abattoirs, lieu d'exposition d'art moderne et contemporain de la ville de Toulouse. Un accès réduit à cette dernière lèsera les enseignants, les étudiants, mais aussi les artistes et les amateurs et amatrices d'art, soulignent les signataires.

05/11/2021, 10:34

ActuaLitté

Montreuil : des éditeurs indépendants réclament “une baisse du coût” du SLPJ

La Fédération des éditions indépendantes vient de communiquer à ActuaLitté un courrier adressé aux organisateurs du Salon du livre de Montreuil. Le courrier du président, Dominique Tourte, est ici reproduit dans son intégralité. Il souligne les dysfonctionnements que constate la Fédération, et les impératifs pour les exposants.

03/11/2021, 15:32

ActuaLitté

En Occitanie, une agence pour librairies vise proximité et digital

« Avec la librairie, j’ai repensé mon activité et ma formation première, de graphiste. J’avais quitté mon travail et entamé une formation pour devenir libraire », commence Flore Cutuli Lebertre. Aujourd’hui, après des stages, arrivé post-confinement, elle se lance dans une autre aventure : la communication digitale, pour les librairies d’Occitanie. « J’avais des rêves en tête, sans savoir où j’allais : maintenant, cela se dessine », sourit-elle.

02/11/2021, 11:54

ActuaLitté

“Le petit monde schizophrène de l'Imaginaire“

Auteurs et éditeurs de l’imaginaire — francophones — vivent dans une dimension parallèle au commun des mortels. Une dimension qu’ils sont les seuls à connaître. Par Guilhem Meric. 

29/10/2021, 12:08

ActuaLitté

Ma toute première page, toute, toute première page 

Elles se ressemblent, passé le carton de la couverture, dont le dos gémit dans un mouvement inconnu encore. Ces premières pages passées distraitement, avant de parvenir au sésame : le premier chapitre d’une nouvelle histoire. Ces premières pages, à peine regardées, dégagées du pouce, dans un feuilletage méthodique : une, deux, trois peut-être, quatre rarement, recto-verso méticuleusement évacuées… Ah, ces toutes premières pages.

22/10/2021, 16:31

ActuaLitté

Manuscrits musicaux : le nécessaire rééquilibrage de la relation avec les éditeurs

Le Syndicat français des compositrices et compositeurs de musique contemporaine (SMC) vient de réagir suite à la vente aux enchères de manuscrits de compositrices et compositeurs vivants. Le syndicat dénonce notamment les dérives non-déontologiques entraînées par certaines clauses abusives dans les contrats d’édition musicale et appelle à un rééquilibrage des relations entres les éditeurs et les compositrices et compositeurs.

22/10/2021, 12:50

ActuaLitté

Sexisme, harcèlement : “Moi aussi, j'aurais dû être protégée.”

Institution dans le milieu de l’Imaginaire, le festival d’Épinal représente un moment précieux pour les professionnels. Au point de parvenir à faire la pluie et le beau temps sur des carrières, suivant que l’on soit accepté ou blacklisté. Nombre de livres s’y sont décidés lors de rencontres informelles, tandis qu’au cours de ses quatre journées, la manifestation rassemble une véritable communauté – le Fandom. L’édition 2021, elle, aura marqué un tournant.

21/10/2021, 15:06

ActuaLitté

Rencontres avec ces libraires qui s’en foutent de la rentrée littéraire

REPORTAGE – Avec ses chiffres clinquants, ses stars qui pavoisent, ses nouveautés « jubilatoires » et ses jurys qui polémiquent, la rentrée littéraire devrait tous nous passionner. Et quand on dit “tous”, on pense en premier lieu, bien évidemment, aux libraires. Et pourtant… ActuaLitté est allé à la rencontre de plusieurs commerçants du livre, à Strasbourg. Il s'en dégage comme une odeur d'indifférence pugnace.

18/10/2021, 10:35

ActuaLitté

Lettres du monde : Essentiel !, comme une évidence

Festival des littératures du monde, la prochaine et 18e édition de Lettres du monde se tiendra du 19 au 28 novembre, à travers la métropole bordelaise et la Nouvelle-Aquitaine. Partenaires privilégiés de cet événement où auteurs et lecteurs convergent, les librairies de toute la Région. Cécile Bory, Présidente des Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine et Directrice de la librairie Georges (Talence), nous en dit quelques mots.

15/10/2021, 13:18

ActuaLitté

“L'édition indépendante est une fiction”

L’indépendance éditoriale, entendue comme une liberté de publier, ne se laisse pas définir facilement. Elle est affaire de jugement, d’auteur(e)s, d’éditeurs(trices), selon des critères qui leur appartiennent, et des publics aussi — et de la nature du régime politique en cours. Par Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise.

12/10/2021, 12:47

ActuaLitté

“Quand t’auras 12 ans, tu seras privé de bibliothèque”

Depuis les extensions du Pass sanitaire dans les lieux culturels à des tranches d’âge plus jeunes, les phénomènes d’exclusion s’amplifient. Si bien des gens n’avaient pas mesuré ce que ces décisions impliqueraient, voici les effets pervers qui se profilent. Alors qu’une nouvelle mobilisation nationale est annoncée pour mercredi 13 octobre dans les bibliothèques municipales, un collectif de professionnels signe dans nos colonnes une tribune allant dans ce sens diffusée ci-dessous dans son intégralité.

09/10/2021, 10:20

ActuaLitté

Prix du livre et frais de port : “Le marché va en souffrir, pas Amazon”

Arrivée à l’Assemblée nationale pour son adoption, la loi concernant les frais de port fera florès : qui, après l’année 2020, refuserait un projet de soutien aux libraires ? Qui, devant le vorace Amazon, éconduirait l’effort pour rétablir une concurrence saine sur la vente à distance de livres ? En somme, qui aurait intérêt à ce que les frais d’envois postaux d’un livre n’augmentent pas ? De fait… quelques nuances s’imposent.

06/10/2021, 11:33

ActuaLitté

Retraites : quand l'ADAGP a vite fait de jeter les artistes-auteurs en Ehpad

Il suffit parfois d’un message publicitaire bien tourné pour qu’une population entière s’engouffre dans un produit. Et aussi d’un martèlement régulier — comme le savent les enseignants, pour que ça rentre, faut répéter… Mais en d’autres moments, plus sensibles, la réclame fait bondir à s’en enfourner la tête dans l’écran. Le traducteur littéraire et syndicaliste Lionel Evrard nous en donne ici une illustration…

04/10/2021, 16:31

ActuaLitté

Les “opposants politiques” et le régime de Loukachenko en Biélorussie

Les réactions se multiplient pour dénoncer le régime mis en place par Alexandre Loukachenko, président de Biélorussie. Réélu en août 2020, il a marqué son retour par plusieurs attaques portées contre la liberté d’expression. Et plus spécifiquement des associations d’auteurs. L’association professionnelle des autrices et auteurs de Suisse monte à son tour au créneau, dans un texte communiqué à ActuaLitté, ici reproduit en intégralité.

04/10/2021, 12:17

ActuaLitté

Complaintes de la bibliothèque

Ce matin, ton regard était froid et distant. Presque je t’aurais entendu ravaler tes sanglots, quand entrant dans la pièce, tu m’as tourné le dos. Enfin, tu l’aurais certainement souhaité, mais inamovible, tu m’as battu froid. Dans ce silence que je connais, tu m’as laissé déposer ce vélo coutumier, sans broncher. Et après le premier café, timidement, tu as geint : « Tu ne me regardes plus comme avant ! » Mince : ma bibliothèque parle ?

01/10/2021, 13:59

ActuaLitté

Hommage aux traducteurs et aux traductrices, artistes du verbe depuis plus de deux millénaires

La journée mondiale de la traduction (30 septembre) pourrait sans problème être renommée journée mondiale des traducteurs et des traductrices. Ceux-ci sont souvent peu visibles derrière leur art alors qu’ils contribuent au savoir et à la culture depuis plus de deux millénaires. Leur apport est immense, au passé comme au présent. 

30/09/2021, 09:59

ActuaLitté

Des ministres de la Culture francophones s'engagent à “promouvoir l’accès au livre”

Les 23 et 24 septembre derniers, des ministres de la Culture de plusieurs États francophones ont participé aux États généraux du livre en langue française, échangeant avec les professionnels du secteur pour élaborer une stratégie visant à dynamiser le secteur et la circulation du livre dans l'espace francophone. Parallèlement, les ministres de la Culture de 9 États francophones cosignent une déclaration, reproduite ci-dessous en intégralité.

28/09/2021, 16:34

ActuaLitté

Comment lire un roman écrit par une voiture ? 
La doxa littéraire face à l’Intelligence artificielle

Dans son roman de 2002, Exemplaire de démonstration, Philippe Vasset vantait ironiquement les vertus du Scriptgenerator, un logiciel rédacteur de best-sellers paramétrable par l’éditeur en fonction d’un public cible. En 2016, avec Ada, Antoine Bello imaginait à son tour une intelligence artificielle spécialisée dans le roman sentimental. Il se trouve que ces fictions de robots-écrivains sont de moins en moins improbables. Par Pascal Mougin, université Paris-Saclay.

27/09/2021, 09:48

ActuaLitté

Crise à l'Academie : du prix Goncourt au prix d’amis ?

Tout cela ne manque pas de piquant, il faut le croire... Récuser un membre du jury, quand c’est une femme ? La chose passerait mal – le Goncourt n’en compte que trois, sur ses dix membres. Se récuser, quand on a possiblement franchi la ligne rouge ? Les statuts de l’Académie, modifiés en 2008, n’en font pas expressément état. Pour autant, les dernières révélations de France Inter sur un possible conflit d'intérêt interrogent le lecteur. La Littérature, certes, mais à tout prix ?

23/09/2021, 07:29

ActuaLitté

“Un libraire doit-il vendre le livre d’Eric Zemmour ?”

Voilà une semaine maintenant que La France n’a pas dit son dernier mot est disponible dans les différents points de vente et en ligne. Un succès revendiqué par l’auteur du Destin français, dont la mise en place dépassait les 150.000 exemplaires. Avec un cas de conscience qui se pose chez les libraires : vendre ou ne pas vendre Éric Zemmour. Marc Georges, qui dirige La Demeure du livre, à La Perrière (Orne), intervient dans nos colonnes avec quelques réflexions à partager.

20/09/2021, 09:04