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La poésie d'Amanda Gorman doit-elle être seulement traduite par une personne noire ?

Depuis ses interventions à l'investiture de Joe Biden, puis au Super Bowl, la poétesse afro-américaine Amanda Gorman jouit d'une popularité exceptionnelle, entraînant un intérêt de l'édition mondiale pour ses textes. Aux Pays-Bas, la traduction d'un recueil de ses poèmes a toutefois créé une polémique : l'éditeur a choisi de confier la traduction à une personne blanche, l'auteur·e Marieke Lucas Rijneveld, une décision critiquée.

Le 02/03/2021 à 10:00 par Antoine Oury

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Publié le :

02/03/2021 à 10:00

Antoine Oury

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L'auteur·e néerlandais·e Marieke Lucas Rijneveld a préféré renoncer à la traduction d'un recueil de poèmes d'Amanda Gorman, qui incluait notamment The Hill We Climb, le fameux texte écrit pour l'investiture du président Joe Biden. Le choix de l'éditeur Meulenhoff, annoncé la semaine dernière, a rapidement suscité des critiques.

La journaliste Janice Deul, dans une tribune publiée par le titre Volkskrant, s'est ainsi interrogée sur la décision de l'éditeur, qui a confié la traduction à l'auteur·e, lauréat·e du Prix international Booker 2020, plutôt qu'à « une artiste spoken-word, jeune, une femme, qui n'aurait pas honte d'être noire ». « N'est-ce pas une regrettable occasion manquée ? Rijneveld est blanc, non binaire, n'a jamais traduit, mais, d'après l'éditeur Meulenhoff, s'impose néanmoins comme un “traducteur de rêve” ? »

Dans un message publié sur le réseau social Twitter, Marieke Lucas Rijneveld indique renoncer à la traduction des textes de Gorman. « Je m'étais volontiers consacré à la traduction du travail d'Amanda, considérant que mon plus grand devoir était de garder sa force, son ton et son style. Cependant, je me rends compte que je pense et ressens sincèrement les faits ainsi, mais que ce n'est pas le cas pour beaucoup. J'espère néanmoins que ses idées atteindront le plus de lecteurs possible, pour ouvrir les cœurs. »

L'éditeur a regretté la décision, rappelant que Rijneveld avait été choisi en accord avec Gorman elle-même, mais a indiqué qu'une « nouvelle option serait choisie, avec ces précautions en tête ». « Nous allons nous tourner vers une équipe afin de traduire le plus fidèlement possible le message d'Amanda [...]. »

LITTERATURE: la traduction, un art à part entière

En France, les éditions Fayard ont choisi l'auteure-compositrice-interprète, rappeuse et mannequin belgo-congolaise Lous and the Yakuza, née au Congo en 1996.

La polémique autour du choix pour la traduction du texte de Gorman en rappelle d'autres, portant sur la manière dont les idées ou personnages noirs sont représentés ou portés vers le grand public. Exemple parmi d'autres, les choix de doubleurs blancs pour le personnage principal — afro-américain — du dernier film Pixar, Soul, au Danemark et au Portugal, avaient suscité des critiques.

via The Guardian

Photographie : Marieke Lucas Rijneveld (Oskardebot, CC BY SA 4.0) et Amanda Gorman (Chairman of the Joint Chiefs of Staff, CC BY 2.0)

 
 
 
 
 

76 Commentaires

 

Isadora

02/03/2021 à 13:07


Je suis traductrice et cette décision m'interroge. Nous sommes confronté.es à des textes venant d'autres milieux et reflétant d'autres expériences que les nôtres lors du processus de traduction. C'est pour moi ce qui fait l'intérêt de la traduction et cela contribue également à nôtre rôle médiateur entre des auteur.es et des publics non-locuteurs.

Si , comme c'est souvent le cas, j'hésite sur la nuance d'un mot à traduire ou d'une tournure de phrase je me renseigne par rapport au contexte de la phrase , de l'ouvrage et aux environments sociaux ,historiques et politiques des personnages et de l'auteure. Ce travail de recherche fait ,selon moi, partie intégrante d'une bonne traduction et de la déontologie qui doit régir notre tentative de traduction.

Certes il probable qu'une personne racisée aura une expérience personnelle du racisme et que sa compréhension de textes relatant des faits de racisme sera plus riche de la compréhension des sous-entendus , allusions ,ressentis qui informent l'écriture d'un.e auteur.e relatant des faits de discrimination par exemple mais cela ne devrait pas discréditer avant l'heure un projet de traduction plutôt qu'un autre.

De plus cette sensibilité accrue serait présente également ,selon moi, en ce qui concerne la relation de faits d'autres types de discrimination (LGBTQI+phobie,misogynie,validisme...) et leur traduction par une personne qui n'aurait pas fait l'expérience de ces discrimination. Tout ce qui importe est d'être de bonne foi tout en étant curieux.se et soucieux.se d'une bonne traduction. Le choix de Luz and the Yakuza me semble toutefois un excellent choix pour l'édition française.

Koala

02/03/2021 à 21:13

En tant que personne de couleur voici mon avis : Je ne vois pas en quoi une personne noire serait plus apte à traduire cette écrivaine noire. Qu'ont en commun une femme noire Française et une afro-américaine ? Leur culture ? Non, leur culture n'est pas la-même (et jusqu'à preuve du contraire, la discrimination n'est pas une culture). Leur couleur de peau ? Accorder tant d'importance à cette caractéristique physique relève du racialisme.

Enfin, je ne vois pas en quoi traduire relève du vol. La traduction a pour but de véhiculer au mieux (c'est difficile) un sens originel, forgé dans une langue source, vers une autre langue elle avec une structure mentale toute différente... cela pour que les arts et savoir se diffusent dans l'humanité, en dépit de ses différence de culture, de langue... et de PEAU !

Bien que s'originant dans pléthore de foyers culturels, l'art appartient à l'humanité toute entière (sinon l'existance de l'UNESCO serait une absurdité). Un blanc qui joue du Jazz n'est pas plus un voleur qu'un noir interprétant du Mozart... Alors pourquoi une hollandaise blanche volerait l'oeuvre d'une afro-américaine, alors qu'elle ne fait que traduire l'oeuvre d'une humaine seulement différente ?

Mary

03/03/2021 à 20:47

Bonjour Koala. Vous dites que vous êtes une personne de couleur. Moi je suis une personne dite noire.
mais si je traduis un texte ou il y a écrit "colored people", je ne traduirais pas "personne de couleur", parce qu'en français je suis heurtée par l'expression personne de couleur. Pour moi c'est obsolète.
est ce que pour une personne dite blanche , on dit personne sans couleur ???
Pour "colored people" je traduirais noire. on ne fait pas de la traduction littérale. Je fais du doublage et des fois je surprise par les traductions.
Nous n'avons pas la même culture avec les noirs-americains mais nous avons les mêmes origines.
idem pour le livre de Ta-Nehisi Coates "une colère noire " en français. en anglais le titre est "Between the world and me". pour quoi une colère noire ???? Il y aurait beaucoup à dire.C'est mon point de vue. Bien à vous;

Koala

03/03/2021 à 21:34

Bonsoir,
Dans la vie de tous les jours, j'utilise moi aussi l'appellation noire, mais bon comme certains (toujours des blancs) se sont déjà indigné que je qualifie x personne de noire, je "polisse" quand-même mon langage afin d'éviter cette polémique quand elle ne m'intéressent pas (comme maintenant ^^').
Mais je me réjouis la tournure "personne de couleur" vous déplaise autant qu'à moi !

Pour en revenir au sujet de l'article, plus que d'origine commune, je parlerai de vécu commun (notament le vécu avec les blancs, un certain contexte socio-économique) même s'il y a forcément de grosses différences culturelles et symboliques (un fils d'immigré africain et un créole n'auront pas forcément les mêmes représentations culturelles).

Pour l'exemple de "la colère noire" , peut-être est-ce un choix de la maison d'édition pour faire vendre, parce que "la colère de x opprimé" ça marche toujours... J'ai l'impression que beaucoup d'oeuvres (en particulier cinématographiques) sont touchés par ce mercantilisme, quel que soit l
a couleur de leur créateur...
Quoi qu'il en soit, j'ose croire que cette traductrice (approuvée par Gorman elle-même) connait les écrits de cette poétesse (un blanc peut s'instruire sur les cultures étrangères, tout comme un chinois peut devenir professeur de civilisation américaine).

NAUWELAERS

02/03/2021 à 23:44

Luz (rappeuse, mannequin, auteure-compositrice-interprète) est-elle traductrice ?
Isadora donc qu'on soit traductrice ou pas, ce critère ne compte pas selon vous ?
Ou bien Luz prête-t-elle son nom et sa couleur de peau à une traduction qui sera effectuée par quelqu'un dont c'est le métier et qu'on doit cacher ?
Naguère on disait...un nègre !
Désolé je n'ai pas inventé cette expression...
Décision absurde dans la mesure ou le choix de cette Néerlandaise avait été validé par Amanda Gorman elle-même.
Et on se couche devant les justiciers des réseaux sociaux, dont c'est le seul et unique talent.
Impression qu'on touche le fond...
Lisons donc Gorman en VO pour quiconque maîtrise un peu l'anglais !
Et faisons-le savoir !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Forbane

04/03/2021 à 13:16

J'admire votre persévérance Nauwelaers, notamment face à la dénommée Nat.
Vous avez tout dit et je manque en ce moment de temps, donc je me dispense d'en perdre en vains échanges avec des gens qui, parce que nous sommes Blancs, nous tiennent d'emblée pour des ennemis racistes et réactionnaires.
Cette époque est décidément une tragédie de la bêtise.

NAUWELAERS

04/03/2021 à 18:23

Oui Forbane mais ces échanges sont un peu moins vains peut-être que vous ne pensez...
Car ils sont publics et permettent à tout le monde de les lire et de se faire son propre jugement.
Et croyez-moi j'aimerais tant que ces discussions ne soient pas ou plus nécessaires !
Mais s'en moquer et rester coi dans son coin, ce n'est pas constructif quand on a des convictions démocratiques et de liberté -je suis un petit-fils de résistant et les attaques ( y compris étatiques dans le cadre de la crise sanitaire qui est aussi une crise mentale) -contre la liberté et l'honnêteté intellectuelle la plus élémentaire, au profit de l"émocratie et du relativisme voire du révisionnisme culturel et du racialisme intransigeant, non je ne peux pas.
Si certains ou certaines jugent cela insignifiant, autant ne pas intervenir et se contredire soi-même par des écrits qui dans ce cas n'ont pas lieu d'être !
Ce qui (selon moi)n'a aucun intérêt ni aucune importance, je l'ignore au lieu de commenter pour rien.
N'oubliez pas, Forbane, que des personnes de couleur -certains s'insurgent maintenant contre ce terme: zut !- ne tombent pas dans ce genre de pièges grossiers identitaires et qui emprisonnent !
Comme le brillant et intelligent essayiste Thomas Chatterton Williams.
Il y a pas mal d'années, le Noir Gaston Kellman (avant l'hystérisation actuelle)...mais j'ignore ce qu'il devient.
Je précise qu'il est noir pour souligner que cela ne l'entraîne pas dans ses dérives: sa couleur de peau cesse d'avoir de l'importance.
Victoire de l'humanisme et de l'intelligence.
Amicalement Forbane.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

04/03/2021 à 18:50

Deuxième réponse à Forbane avec rectification !
Gaston Kelman et non Kellman...
Quelqu'un à redécouvrir !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Isadora

04/03/2021 à 17:54


En ce qui concerne le choix de Luz pour la traduction française même si elle n'est pas traductrice je pensais plus à une proximité générationelle avec Gorman qui pourrai lui permettre de saisir plus facilement les allusions et implications du texte .

Sa multiculturalité me semble aussi un atout qui la rend peut être plus sensible à certains aspects de la poésie d'Amanda Gorman (que pour ma part je ne connais que grâce à son poème de l'investiture , il faudrait que je lise le recueil pour m'en faire une idée) notamment en ce qui concerne le racisme même si ni la proximité par l'âge , ni l'expérience de vie ne garantissent une bonne traduction en eux-mêmes

Je ne sais pas si une autre traductrice ou un autre traducteur était pressenti pour l'édition française avant elle et il est tout a fait possible ,comme vous le suggérez ,qu'elle ne traduise pas bien ce texte ou d'autres. Il est bien possible qu'une traduction faite par un traducteur ou un traductrice formé.e à la traduction soit meilleure et que l'édition doive être révisée mais de nombreux ouvrages ont été bien traduits par des traducteurs et traductrices dont ce n'était pas le métier premier (auteurs et actrices , universitaires, ami.es de l'auteur ou autrice...) . le succès du livre et son retentissement en version française en décideront.

Je suis d'accord avec vous , pour les personnes lisant couramment l'anglais il vaut mieux découvrir l'original de la bouche d'Amanda Gorman si c'est possible.

NAUWELAERS

06/03/2021 à 01:48

«À noter que la version francophone du poème d’Amanda Gorman ne sera pas réalisée par une traductrice. La maison d’édition Fayard a en effet choisi la jeune artiste belgo-congolaise Lous and the Yakuza pour s’en charger.»
Isadora: je découvre à l'instant cette phrase ci-dessus (entre guillemets) qui clôt l'article sur ce thème, sur le site de l'hebdo belge «Le Moustique».
Voilà l'excellent choix selon vous: une personne qui n'est pas traductrice...
Combien d'années d'études de traduction pour vous ?
Voilà ce que vous semblez trouver normal...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Isadora

06/03/2021 à 13:16


Le fait de ne pas avoir fait d'études de traduction ne discrédite pas selon moi quelqu'un en tant que traducteur ou traductrice. Actualitté avait , il me semble publié un article il y a quelques années qui indiquait que , selon un sondage, 50 % des traducteurs et traductrices professionnelles n'avaient pas de diplôme de traduction (ce n'est d'ailleurs pas mon cas et je traduis depuis des années).

Pour moi c'est justement la phase de recherche , réflexion et relecture qui permet de relativiser la différence entre une personne formée à la traduction et une personne qui ne l'est pas ou qui l'est incidemment (en ayant fait des études de lettres ou une formation théâtrale ou en arts du spectacle, ou encore en ce qui concerne la traduction non-littéraire une formation spécialisée relative au sujet du texte à traduire doublée d'une bonne connaissance de la langue et de l'accès à des dictionnaires spécialisés).

Ne connaissant pas la formation de Luz and the Yakuza "excellent choix" était peut être un peu emphatique mais je persiste à penser que c'est un bon choix et que sa traduction ne sera pas nécessairement moins bonne que celle d'une traductrice ou d'un traducteur apparemment dûment formés.

NAUWELAERS

06/03/2021 à 21:01

Merci Isadora et j'apprends quelque chose de vraiment surprenant...
L'absence de nécessité de diplôme dans un domaine où je le croyais (erronément ?) nécessaire...
Il est vrai qu'autrefois le diplôme de journaliste n'était pas toujours jugé indispensable non plus et de très grands noms de cette profession ne sont pas diplômés car ils sont assez âgés pour cela: les deux Philippe (Bouvard et Val), voire -sans le comparer à ces deux cadors bien entendu...! -un Nicolas Demorand.
Depuis lors les écoles de journalisme chères ont réussi à faire croire à leur nécessité -excellent «storytelling», bingo tintinnabulant - et sans diplôme,à moins d'un bel et bon piston de chez piston de supérieure extraction, on n'arrive plus à rien dorénavant en journalisme.
Voire souvent même en ayant décroché le sésame qui s'avère en peau de lapin -ou d'âne puisque les diplômes étaient surnommés «peau d'âne» autrefois.
(Lorsqu'on l'obtenait, on allait fêter cela en buvant un bon Demy entre amis au café estudiantin le plus proche.)
Le talent et les capacités véritables semblent devenues trop souvent une variable d'ajustement à passer par pertes et profits (ou par pertes et pertes).
Ce que vous révélez pourrait être plutôt considéré comme une bonne nouvelle.
Mais il ne faut pas qu'un effet de mode et de buzz préside au choix d'un traducteur ou d'une traductrice à compétence douteuse et évanescente, diplôme ou pas s'entend, selon votre éclaircissement.
Pour Luz: laissons le champ ouvert et attendons le résultat final.
Ce procédé et ce rejet de la traductrice pressentie, bien qu' adoubée par Gorman, sont étrillés sauvagement par le très fameux critique littéraire -responsable de la rubrique littéraire -du «Soir» (belge)- Jean-Claude Vantroyen, ce w-e des 6-7 mars.
Le titre de sa rubrique-brûlot à ce sujet: «Diktats de la bien-pensance» !

«Alea Jacta Est» et attendons le résultat mais si je lis Gorman, j'apprécierai mieux de la poésie en version originale, quoi qu'il en soit.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Isadora

16/03/2021 à 13:20


En fait il s'agissait d'un article du "Nouvel Obs'"(https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20140116.OBS2713/traduire-plus-pour-gagner-moins-grandeur-et-misere-des-traducteurs.html) mais vous avez raison Christian il semble que l'accès au métier soit comparable à celui de journaliste dans le sens où la familiarité avec les textes et l'écriture peuvent l'emporter sur la formation professionnelle et également car le plaisir de traduire et de lire dépendent beaucoup du style de l'auteur ou de l'autrice comme de celui du traducteur ou de la traductrice.

Malheureusement comme vous le dites pour les écoles de journalisme il est devenu quasiment impossible d'être recruté.e dans une rédaction ou même stagiaire sans se prévaloir du fameux diplôme ou d'études de journalisme. Vous m'apprenez vous même quelque chose au sujet des diplômes qu'on appelaient "peaux d'ânes".

Je vous rejoint à propos de la traduction de Luz , une fois parue ce sera l'occasion de juger de sa qualité. Je vais me pencher sur la chronique du "Soir" dont vous parlez. Cette polémique m'aura au moins fait découvrir Marieke Lucas Rijneveld dont certains poèmes me semblent émouvants et dont le roman pourrait bien m'intéresser (d'habitude j'apprécie beaucoup les romans qui abordent l'éducation religieuse et ses effets comme les excellents romans de Marilynne Robinson ou "The Poisonwood Bible" de Barbara Kingsolver) et au vu de la popularité soudaine d'Amanda Gorman son recueil de poèmes rejoindra certainement ma "pile à lire".

NAUWELAERS

16/03/2021 à 18:14

Merci Isadora pour votre réponse très intéressante.
Pour les «peaux d'ânes», cette expression s'appliquait à tous les diplômes en général !
Moi je vous suis: il faudra juger sur pièce le travail de Lous...mais s'il est jugé concluant, qu'en conclure nous vis-à-vis des études de traduction ?
Quant au journalisme, il est évident que cette profession est beaucoup trop corsetée voire «matée» et j'ai lu tant d'excellents textes de journalistes chevronnés sans diplôme effectif que cela m'a rendu sceptique vis-à-vis de ce supposé certificat de compétence.
On juge le maçon au mur qu'il a construit et le cuisinier du restaurant à ses plats.
On se moque de son diplôme (s'il en possède un) en fait...
Mais l'époque est au formatage plutôt qu'à la créativité dans maints milieux...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Alfref

02/03/2021 à 13:13

Ridicule.

tartopom

02/03/2021 à 18:48

C'est négrifiant !

Damnad

02/03/2021 à 22:51

Si on suit ce chemin...bientôt les traductions de livres écrits par des femmes à la chevelure rousse seront traduit exclusivement par des femmes à la chevelure rousse, les livres écrits par des politiques seront traduit par des politiques du même bord et bien entendu du même sexe et de la même couleur de peau. On peut éventuellement ajouter que le traducteur doit faire la même taille et si l’auteur porte des lunettes, il faut que le traducteur en porte aussi bien évidemment...on peut continuer cette liste absurde longtemps...

Ça devient vraiment triste ce monde ou on est incapable de faire confiance à l’autre sous prétexte de sa couleur de peau...

Nat

03/03/2021 à 03:56

Je pense que la réaction de la journaliste est malsaine mais cette réaction vient d'un réel problème. Combien de maison d'édition font appel à des traducteurs noirs ou autres que blancs? Combien de livres traduits par ces traducteurs? Est-ce qu'il y a des chiffres? Parce qu'il n'y a pas que des blancs qui savent traduire. Pourquoi le choix penche moins pour eux pour tous les livres écrits par des personnes de toutes de les couleurs. Mais il ne faut pas s'y tromper, la réaction de la journaliste est malsaine car elle enferme les traducteurs dans des cases aussi racistes que ce qu'elle dit combattre, mais je vois ça comme la réaction d'une personne en détresse qui est dos au mur. Désespérée mais qui tente maladroitement sa dernière chance. Et c'est triste pour nous tous au final.

Kolaï

03/03/2021 à 10:59

Que cette réaction vienne ou non d'un réel problème (personnellement, je ne le crois pas) elle perd totalement de vue les vrais problèmes de société pour d'absurdes vétilles...

Nat

03/03/2021 à 14:52

Si ce sont d'absurdes vétilles, pourquoi perdez-vous votre temps à lire et commenter cet article? Le racisme est un vrai problème de société. Beaucoup de gens préfèrent balayer sous le tapis ou hurler que ça n'existe pas ou que ce n'est pas un problème avant même de se renseigner. C'était autrefois facile. Le monde a changé: les gens, peu importe leur couleur, peuvent maintenant donner leur avis sur tout et être entendu grâce aux réseaux sociaux et ça a un poids. Plus de poids que ce que vous vous pensez puisque ça a poussé la maison d'édition à revenir sur son choix. L'argument ce ne sont que des vétilles, occupons nous des vrais problèmes est dépassé. Vous avez intérêt à en trouver d'autres avec chiffres et actions à l'appui. Car la nouvelle génération va pas se gêner à critiquer tous les choix qui seront faits et rendus publics. C'est une bonne nouvelle pour la société même si les réactions sont maladroites. À tous les Mrs ou Mmes "ça n'est pas un vrai problème", personne n'est à l'abri, trouvez d'autres arguments. Là ça ne passe plus.

NAUWELAERS

03/03/2021 à 15:55

Réponse à Nat,
Non cette «cancel culture» absurde et liberticide est un grave problème !
Et j'attends que vous vous insurgiez contre des artistes noirs qui reprennent des rôles dévolus en principe à des Blancs ?
Même en remontant le temps, ce que ne manquent pas de faire les nouveaux garde-chiourme du politiquement correct (mais je suis révolté également par les abus étatiques comme dans les États arabes unis: voir article récent sur ce site, et c 'est bien pire bien entendu).
Si les Stones n'avaient pas le droit de reprendre du blues noir, Otis Redding n'avait pas celui de donner une formidable version de «Satisfaction», désolé.
Etc.
Quand on est contre l'appropriation culturelle, on se comporte comme un taliban anti-culture sous couvert de progressisme...
Je suis pour le vrai progressisme, pas pour la tartufferie sans légitimité aucune.
Et priver une vraie traductrice d'un travail confié à quelqu'un dont ce n'est pas le métier (voir la chronique) -mais ce sera discrètement sous-traité j'imagine -cela sent la magouille bien-pensante mais-périssologie-totalement malhonnête.
Non, pas du tout d'accord avec vous et ce ne sont pas du tout des vétilles.
Et faites attention à ce que cela ne devienne pas très vite totalement contre-productif !
Gare à ce qu'on appelle des idiots utiles d'une cause...
Utiles ou plutôt nuisibles à l'action abusive.
«L'enfer est pavé de bonnes intentions» et cette atmosphère quasi orwellienne (ces nouveaux mots: «cisgenre» etc.) devient irrespirable.
Je suis un vrai progressiste et rien à voir avec la fachosphère, merci.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Nat

03/03/2021 à 16:27

Franchement votre commentaire ne fait que confirmer ce que je dis: vous répondez avec un vrai bouillon de culture sans épaisseur, et sans même avoir apparemment lu ma réponse (à aucun moment je ne dis que ce sont des vétilles). Votre réponse ne repose sur aucune argumentation qui tienne la route, juste un mélange sans logique qui contient tous les termes et associations à la mode, aussi clichés que vos opposants: "cancel culture", "talibans", "appropriation culturelle", etc. En bref, ça veut tout simplement dire que vous n'avez pas d'arguments solides à opposer à ces gens qui n'ont fait que se plaindre, comme vous, et ils en ont le droit. Ça ne fait pas d'eux des talibans ou des SS. La liberté d'expression est pour tout le monde. Ensuite c'est la maison d'édition et la traductrice qui ont pris la décision de ne plus faire traduire le livre par la traductrice. Donc un aveu que même derrière le tollé, il y avait une vérité et qu'ils n'ont pas trouvé d'autres réponses à donner que celui d'annuler leur première décision. En bref, bienvenu au XXIème siècle, le monde des réseaux sociaux, où les décisions ne se feront plus aussi facilement à la légère, dans un entre-soi d'un autre temps, à moins de savoir répondre...avec des arguments solides, des chiffres! Ce n'est pas l'expression Cancel culture ou appropriation culturelle qui vont arrêter quoi que ce soit.

NAUWELAERS

03/03/2021 à 17:03

UNE journaliste s'est plainte, Nat et a réussi à empêcher cette traductrice adoubée par la poétesse de faire son travail.
Quant à votre argumentation qui défend la légitimité des réseaux sociaux, vous me laisserez en rire...
Avec votre phrase: «La liberté d'expression est pour tout le monde»...mais vous vous moquez de qui ?
On traverse une phase négative mais les temps changent et on reviendra vite de ces dérives actuelles.
Désolé mais je n'accepte pas cet ordre nouveau du tribunal Twitter et des diktats des réseaux sociaux (et parfois, pas toujours, antisociaux).
Une grande pro est privée d'un travail qu'elle aurait pu et dû accomplir et on jette cela à la poubelle alors que la remplaçante n'a jamais prouvé la moindre compétence dans ce domaine -malgré son talent artistique.
Cela est une injustice, c'est tout.
Assez de rotations autour du pot.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

03/03/2021 à 17:09

Nat,
UNE journaliste s'est plainte du choix de cette traductrice reconnue et une vraie pro a été privée de travail au profit d'une personne dont on ne connaît aucune compétence prouvée dans ce domaine.
Il s'agit d'une injustice et «la liberté d'expression est pour tout le monde» (pour vous citer, j'hallucine ici) ne consiste pas à éjecter des gens valables. sous des prétextes aberrants ne tenant pas la route.
Réclamez plutôt la liberté de censurer que de toute façon vous approuvez.
Moi non.
Et les réseaux sociaux n'ont pas à imposer leur loi de cette façon.
Assez de rotations autour du pot et de déni du réel.
Et ce n'est en rien du racisme, évidemment.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Nat

03/03/2021 à 17:52

Une journaliste a commenté une décision rendue publique et comme vous le dites, une vraie pro (sans expérience en traduction en passant) a été privée de travail. Mais PAR QUI a-t-telle été privée de travail? Par des gens qui n'ont pas su assumer leur choix, c'est-à-dire la traductrice elle-même et la maison d'édition. C'est ce que vous omettez de manière consciente ou inconsciente, en utilisant la voix passive dans la deuxième partie de la première phrase de votre commentaire (: une vraie pro a été privé de son travail). Et bien sûr que vous hallucinez. Liberté d'expression pour vous, ça veut dire liberté de dire ce que je pense sans avoir à répondre aux critiques qui ne vont pas dans le même sens que vous. Cancel culture? Vous plaisantez, c'est plutôt la culture de la paresse intellectuelle, celle qui ne se bouge pas pour aller vérifier ce qu'on lui reproche et contre-argumenter en connaissance de cause. C''est une réaction d'enfants gâtés...ET en pleine hallucination. J'espère que vous sortirez de cet état. Le monde va pas vous attendre pour continuer à tourner.

Kolaï

03/03/2021 à 20:01

Je n'ai pas dit que le racisme était une absurde vétille, j'ai dis que CE problème de traduction était une absurde vétille qui se fait passer pour un problème de racisme. Et je me permet de lire cet article qui a le mérite d'informer sur le fait qu'au pays bas, des gens s'indignent pour des vétilles au lieu de se préoccuper de vrai problèmes. Je suis de couleur, je connais le racisme, et ça, c'est une vétille. Une personne blanche est tout à fait capable de traduire une personne noire et vice-versa.

Pour ce qu'il s'agit de savoir si les traducteurs noirs sont moins sollicité dans l'édition, c'est un autre débat (que je n'ai pas qualifié de vétille). J'ai cependant di que je ne pense que ce problème-ci à l'origine de ce que vous qualifiez comme moi d'interrogation malsaine.

Mais soit-dit en passant, je pense qu'avant de suspecter que les traducteurs noirs ne sont pas assez utilisés on devrait voir s'il y a beaucoup de traducteurs noirs, par exemple. Attention je n'affirme rien, je n'ai aucun chiffre !

Aussi je me permet de douter (sans affirmer) que le milieu de la traduction discrimine les traducteur noirs, puisqu'il que le secteur culturel (que je connais en partie : orchestre, théâtre,...) m'apparait comme le secteur le moins discriminant.

Je ne dis pas qu'il n'y a pas de discrimination dans le milieu de la traduction, mais qu'à vu de nez, j'en serait étonné.

Samuel

12/03/2021 à 22:31

Je pense que vous touchez là un point important : y a-t-il beaucoup de traducteurs (qui sont à 80% des traductrices) dit.es noir.es, ou autrement ravisé.es? Ce genre de chiffre n'existe évidemment pas, mais pour avoir suivi une formation universitaire de traduction littéraire et exercer ce métier depuis 10ans, je constate un manque criant de diversité dans le métier, comme dans toute l'édition française. Il ne s'agit pas d'une discrimination à l'emploi des personnes noires pour traduire, mais leur absence du champ professionnel résulte d'un racisme structurel, que dénonce précisément Janice Deul.

NAUWELAERS

13/03/2021 à 11:39

Samuel,
Le professeur noir -et non «dit noir»: il est noir et pourquoi ne pas écrire ce qui est ?-Alain Mabanckou du Collège de France a communiqué tout récemment à ce sujet via sa chaîne Youtube et ActuaLitté a repris ses propos, clairs comme de l'eau de roche.
Je vous invite à les lire: lui ne prétend pas du tout la même chose que vous.
J'ai foi en sa compétence.
«Racisme structurel»: oui si on empêche des traducteurs noirs et traductrices de travailler malgré leur compétence et leur couleur de peau...
Si cela existe, j'y suis aussi opposé que vous.
Mais monsieur Mabanckou n'en fait pas état.
Lous d'autre part, chanteuse et mannequin belgo-congolais et non traductrice, traduira pour Fayard le livre de Gorman.
Et deux cas maintenant de personnes qualifiées privées d'un travail qu'elles auraient très bien accompli.
Alors pour éviter un émiettement sémantique grave et préoccupant du mot «racisme»...veillez à ne pas employer cette expression à tort et à travers.
Si vous avez des preuves concrètes de discrimination, eh bien vous pouvez les divulguer.
Je précise que je suis anti-raciste mais de façon universaliste.
La seule chance pour la gauche de ne pas couler à pic, selon certains...
L'avenir nous le dira !
On a le droit d'accuser...mais avec des preuves, loin de modes fétides de tribunaux médiatiques...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Kolaï

03/03/2021 à 20:14

Qu'on se permette de douter le l'activisme des gens parce qu'ils refusent de se livrer à des parties de br*nlettes intellectuelles tout sauf concrètes, est un peu déplacé. Pour m'a part, je suis préfère contre la discrimination là où elle existe (il y a encore pleins de manifestation réelles du racisme, du sexisme, etc. que ce soit dans le milieu scolaire, sur le marché de l'emploie, etc.).

Nat

03/03/2021 à 21:45

Vous plaisantez ou quoi? Ce n'est pas à vous de décider pour tous les noirs ce qui doit être du racisme ou pas, ce qui est un vrai problème ou pas.. Votre expérience est peut-être (sûrement) pas la même que la journaliste noire et les autres auteurs qui ont commenté négativement la décision. Si eux sont dans le milieu et disent que c'en est trop et qu'ils considèrent que le milieu est biaisé depuis trop longtemps. La première chose à faire est de les écouter et d'aller faire une enquête. Comme vous le dites vous avez aucun chiffre.

Kolaï

04/03/2021 à 08:05

Sauf que je n'affirme rien ! Je me contente d'exprimer un doute, conscient que je suis des initiatives de certains milieux pour briser les stéréotypes, conscients que les musiciens d'orchestre sont souvent recrutés à l'aveugle, etc.
Me permettez-vous de douter tant que je n'affirme rien ? Merci.
Et si vous avez des chiffres à ce sujet j'aimerais les voir.

Partons du principe qu'il y ait une discrimination dans le milieu de la traduction ! Ce que je voulais dire c'est qu'à mon avis, la préoccupation type "seul une noire peut traduire une noire" (la vétille) n'en provient pas.

Tidalium

03/03/2021 à 19:46

Parce que pensez que le fait que l'éditeur ait renoncé à commander la traduction à une auteure blanche, est une preuve de la légitimité de l'indignation de cette journaliste et de tous ceux qui pensent qu'une blanche ne peut pas traduire l'œuvre d'une noire ? Vous plaisantez j'espère. Il ne vous est pas venu à l'idée que l'éditeur compte bien en vendre et essentiellement à des gens qui, comme vous, seront tout à fait sensible au fait que seule une personne noire puisse traduire le texte d'une auteure noire même si il s'agit d'une congolaise vivant en Belgique et que l'auteure est Afro américaine ( il faut vraiment être blanche pour imaginer que parce que noires, elles partagent la même culture). Personnellement, je travaille dans le spectacle vivant ( théâtre, opéra ) et je peux vous dire qu'on est là sur un terrain bien glissant dont votre assurance ne mesure à mon avis pas les conséquences. Quand à votre enthousiasme pour le monde nouveau où tous pourront s'exprimer sans appartenir aux "milieux autorisés" (blancs, hétéro, bourgeois, votre père en un mot..) , je vous trouve bien optimiste, on fera les comptes dans quelques années.

Nat

03/03/2021 à 21:50

Je vous conseille d'aller relire mes commentaires et de ne pas me prêter des pensées que je n'ai jamais eu. Arrêtez de prendre vos fantasmes pour des réalités et cela fera avancer les choses. À aucun moment je n'ai dit que le fait que l'éditeur soit finalement revenu sur son choix est preuve de la légitimité. Allez relire. Si vous ne voyez pas la différence entre ce que j'ai écrit et votre mauvaise interprétation de ce que je dis, c'est soit de la mauvaise foi, soit des difficultés de lecture. Tout comme je n'ai jamais dit que c'était à une personne noire de traduire un auteur noir. Comme je l'ai écrit clairement c'est pour moi une demande raciste. Et oui, désolée tout le monde a le droit de s'exprimer librement, et de plus en plus de gens en profite, en quoi ça vous dérange? Que des gens soient pas d'accord avec vous? Ou que vous ne sachiez pas quoi leur répondre? Ou que vous ayez perdu le privilège de prendre des décisions sans avoir affaire aux critiques? C'est ça la démocratie. Plus de liberté mais plus de débats intellectuels. Step up your game.

NAUWELAERS

03/03/2021 à 22:36

Nat,
Plus vous écrivez, moins je comprends où vous voulez en venir.
Mon argumentation à moi est compréhensible par tout le monde, pas du tout vos circonvolutions alambiquées et parfois totalement hors sujet.
De la confusion mentale de la plus belle eau (trouble).
CHRISTIAN NAUWELAERS

Natacha

04/03/2021 à 00:28

Oui, tout le monde vous comprend, à tel point que vous ressentez le besoin de préciser à la fin de vos commentaires que vous n'êtes pas raciste ni d'extrême droite. Juste au cas où.

NAUWELAERS

04/03/2021 à 11:13

Natacha,
Lorsque je vois, y compris sur d'autres fils de discussion où je n'interviens surtout pas -ActuaLitté est parfait, plus évolué que les réseaux - des commentaires de gens qui taxent d'extrême droite et raciste les ennemis et ennemies de la «cancel culture», oui je précise.
Je suis un progressiste et au fait...vous ne me connaissez pas.
Cela vous gêne tant que j'aie cru bon de le préciser (ce que je pense) ?
Merci et désolé...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Jujube

04/03/2021 à 00:02

Petit détail comme vous les aimez, cher Christian: un garde-chiourme, des gardes-chiourme. (S'agit pas du "verbe garder" mais du "substantif garde").
Bien à vous,
Jujube

Ah! ce petit slogan: "Traduire c'est trahir". Tout vrai traducteur le connaît et s'évertue à trouver, pour chaque langue en contact, les mots-substituts qui évitent cet impardonnable impair. C'est tout un art et traduire tient une bonne part de sensibilité créative. Le traducteur-polyglotte expert peut atteindre des sommets s'il opère dans cette voie. Les autres qualités - vertu, genre, aspect physique, etc. - sont secondaires. Le lecteur lit des mots: qu'il soient les plus proches de la vérité de l'auteur.

PS Je n'utilise pas l'écriture inclusive, navré pour les fans.

N

04/03/2021 à 11:31

Cher ou chère Jujube,
EXACT et désolé...!
Des garde-chiourme...honte à moi !
Et le proverbe bien connu: Traduttore, traditore !
Amicalement.

Corrado

03/03/2021 à 22:13

La journaliste (cherchez-la sur Google est regardez son compte Twitter même si vous ne lisez pas le néerlandais) est un mannequin et influenceuse dans le domaine de la mode aux Pays-Bas. Médiatisée, certainement pas "en détresse" ni "le dos au mur", mais "inclusive", comme on dit.

Quant à ses objections – et c'est clair dans son billet du Volkskrant ("Hen is wit, non-binair, heeft geen ervaring op dit gebied") – l'une est le statut spécial revendiqué par Marieke et/ou Lucas, accentué par sa célébrité (le Booker International 2020), qui peut interférer avec le message de la poétesse. L'autre étant qu'il n'est pas traducteur, au sens où il n'a pas encore traduit d'ouvrage. Mais c'était là l'occasion rêvée de mettre son talent au service d'un autre auteur. Il semble maintenant que l'éditeur se dirige vers une solution impliquant un collectif de traducteurs diluant la responsabilité – et réduisant les délais – plus un examen par des "sensitivity readers" pour détecter d'éventuels problèmes extralinguistiques. En somme, on traiterait comme celle d'un vulgaire essai politique d'actualité la traduction d'un recueil de poèmes, tâche ingrate qui, en général, relève plutôt d'un travail solitaire, même avec la collaboration – pas toujours acquise – de l'auteur.

Natacha

04/03/2021 à 00:26

Excusez-moi, mais j'imagine qu'on peut être influenceuse, mannequin, médiatisée et subir du racisme et se sentir dos au mur psychologiquement. Barack Obama subissait, subit toujours du racisme à haut niveau malgré son statut. Sinon pour la deuxième partie de votre texte, pouvez-vous me préciser qui prend les décisions dans la maison d'édition? L'éditeur? Ou la journaliste? Ce n'est pas très clair dans votre commentaire. À moins que vous me dites que l'éditeur a été exorcisé par la journaliste après que celle-ci ait publiée son billet vaudou dans le Volkskrant. La responsabilité revient à l'éditeur. Il faut assumer ces choix.

NAUWELAERS

04/03/2021 à 11:20

Natacha,
Ce n'est pas le problème même si cette personne est en détresse...
C'est tout mélanger.
L'éditeur a cédé à la pression de la «cancel culture» qui compte un grand réac bien connu parmi ses ennemis: Obama que vous mentionnez Dieu sait pourquoi (quel rapport je vous prie avec ce qui nous occupe) ?
Puisque vous le mettez dans le débat, tant qu'à faire: il s'est exprimé publiquement devant de jeunes démocrates pour expliquer à quel point on fait fausse route avec cette «cancel culture» qui correspond au proverbe: «L'enfer est pavé de bonnes intentions».
Chapeau bas à Obama donc.
Et non à l'éditeur ni à ceux qui baissent pavillon devant cette «cancel culture» qui est le contraire du vrai progressisme, dussé-je vous irriter...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Nat

05/03/2021 à 00:35

Bonjour Christian,
Je cite Obama parce que le message précédent semblait sous entendre que, comme la journaliste est une influenceuse-mannequin, elle ne pouvait pas subir de racisme. Et je ne suis vraiment pas désolée de NE PAS reconnaitre ici de cancel culture. Obama lui le cautionne dans un contexte bien précis (celui des universités américaines). Je me souviens de mes cours de biologie dans lesquels j'ai appris qu'il y avait des êtres vivants qui pouvaient se reproduire seuls sans partenaire. Pour moi la cancel culture, ce sont des gens qui s'annulent tout seuls et ensuite viennent se rouler par terre dans les médias en hurlant cancel culture. Ils ne veulent pas admettre qu'ils ont pas su faire face aux critiques ou prendre des décisions et assumer. Et je ne parle pas des auteurs ou traducteurs, je parle des gens responsables de prendre la décision de l'annulation. Je ne pense pas que la journaliste, que tous les médias présentent comme la sorcière qui a annulé le contrat de traduction, ait fauté en faisant part de son point de vue. C'est son droit. À moins qu'elle ait menacé ou usé de la violence. Donc arrêtons de coller des expressions qui viennent d'ailleurs sur tout et assumons qu'on a été pris la main dans le sac et qu'on a décidé de changer notre décision. À moins que la journaliste ait mis la main seulement sur la pointe de l'iceberg et que si on était rentré dans le débat intellectuel on aurait eu des chiffres, des informations qui pousseraient à faire des changements plus profonds que des changements cosmétiques.

NAUWELAERS

05/03/2021 à 13:13

Nat,
Je me pince en vous lisant.
Obama «cautionne» la «cancel culture» dans le cadre bien précis des campus américains, selon vous ?
Fin octobre 2019, dans un meeting à son Obama Foundation, il a déclaré à des étudiants: «That's not activism» et «You should get over that quickly» à propos de la «cancel culture» !
Donc il reconnaît l'évidence -ce grave problème -et il s'y oppose avec courage.
Biden n'a donné aucun signe en ce sens (encore ?) mais on verra bien.
La «cancel culture», c'est la faute de ceux qui s'annulent tout seuls selon vous !
Je suis sidéré de lire cela.
Que la journaliste-influenceuse ait été victime de racisme (ce que je désapprouve à 150%) ou non, mais quel rapport avec une manifestation de «cancel culture» que tout le monde a bel et bien constaté ? ?
Il est inadmissible que le choix d'une très bonne traductrice -j'écris au féminin même si elle est non binaire, ce qui introduit un autre élément polémique et totalement hors sujet -ait été refusé à cause de la campagne menée par cette personne contre le choix de la traductrice, qu'elle a refusé en se donnant le droit de faire valider son refus.
Avec quelle légitimité, je vous prie ?
Cela heurte le sens de la vraie justice.
Surtout, surtout et surtout (j'insiste) qu'Amanda Gorman avait approuvé ce choix qu'elle aurait pu peut-être imposer si elle était plus chevronnée et implantée dans le monde littéraire américain !
Comme un Philip Roth qui avait établi des liens étroits avec sa traductrice et qui veillait au grain.
Privilège blanc ?
Peut-être ou privilège du succès...qui est en fait normal: l'auteur peut veiller à ce que son oeuvre soit bien rendue...une faculté qui devrait échoir à Amanda Gorman par exemple.
C'est un privilège car réservé aux «big wheels» qui peuvent imposer leurs choix voire refus...
L'éditeur hollandais s'est couché et l'éditeur américain soit a fait de même, soit contractuellement n'avait aucun droit de regard sur les choix européens dont hollandais; cela je l'ignore.
Sur le web, lire la tribune «LA CANCEL CULTURE A ASSEZ DURÉ» du 24 août 2020.
Parmi les signataires, des militantes féministes se revendiquant comme telles: Isabelle Alonso (un nom connu et qui revient à cette occasion), et Julie Go qui précise: «féministe et lesbienne».
Ce qui coupe l'herbe sous les lourds sabots de qui viendrait protester avec les accusations inévitables et mensongères dans ce cas (j'ai écrit «Dans ce cas»): «Racisme !
Sexisme !...(etc.)»...alors qu'il s'agit d'une défense démocratique de la liberté.
Si vous voulez laisser cette défense à la seule extrême droite, vous savez ce qui risque de se passer...
Heureusement que l'opposition contre ces dérives inadmissibles importées des campus américains -et c'est factuel, désolé -surplombent tous les clivages politiques et toutes les assignations identitaires contre lesquelles nous devons lutter comme contre la gale.
Lisez cette tribune en question pour commencer, Nat...
En désaccord avec vous mais sans rancune.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Jujube

05/03/2021 à 17:27

Cher Christian Nauwelaers,

Bonjour.
J'espère que vous allez bien.

Auriez-vous le temps de répondre à cette question:
Pourquoi utilisez-vous constamment ces deux mots anglais "cancel culture" quand il existe plusieurs équivalents français de cette expression très faciles d'accès sur Internet?

Je m'étonne car vous prenez grand soin de votre style et polissez chaque phrase de vos commentaires. Si, par hasard, surgit - sans préméditation - une erreur grammaticale ou orthographique dans votre texte, vous réagissez, pour la corriger, avec la vitesse des grands vents d'orage. Tout démontre votre passion pour la langue française.

Alors, pourquoi cette pérenne apparition de ladite "cancel culture"?
Le maintien de l'anglais originel et l'usage des guillemets servent-ils à donner à l'expression le relief adéquat qui la puisse, ainsi, tourner en dérision?
Possible, puisque cette fameuse "CC" n'a pas l'air d'être objet de votre dévotion.

Mais j'aimerais beaucoup lire votre propre opinion.

Ces anglicismes envahissants, qui peut-être à certains usagers leur "donne un genre", je les perçois comme une dangereuse pandémie linguistique et même un linguicide.
Voilà pourquoi j'ai posé la question.

Natacha

07/03/2021 à 03:54

Je voulais dire que Obama cautionne le concept cancel culture pour parler ce qui se passe dans le contexte précis des universités américaines. J'ai sauté des mots et le français n'est que ma cinquième langue. Et enfin on se comprend: comme vous le dites (enfin!) "l'éditeur hollandais s'est couché". Il en aura fallu du temps pour vous faire accoucher de cette réalité. "L'éditeur hollandais s'est couché"! C'est tout ce qu'il faut retenir de cette histoire. La journaliste n'a rien annulé. Vous lui prêtez inconsciemment trop de pouvoir et refusez toujours inconsciemment de le donner à celui qui l'a vraiment au final, l'éditeur. C'est sur lui que repose la responsabilité de la décision. Mais vous n'êtes pas seul dans ce cas à faire ce transfert et je trouve cela fascinant. À quel point peut-on collectivement décider de jeter le blâme de nos propres actions sur d'autres pour échapper à nos responsabilités et ne pas assumer nos décisions. Paresse intellectuelle. Comme si les gens allaient se taire un jour sur les réseaux sociaux quand vous rendrez publiques vos décisions. Au contraire, ça va être de plus en plus bruyant. À moins qu'il y ait un crash majeur de facebook, twitter, et autres. Si les décideurs gardent cette mentalité, cette faiblesse de revenir sur leurs décisions parce que X a écrit ou dit que, vous avez pas fini d'en voir passer des auto-annulations donc je vous conseille d'attacher votre ceinture.

NAUWELAERS

07/03/2021 à 12:04

«Les diktats de la bien-pensance

Si on comprend bien la militante noire néerlandaise Janice Deul et sa bande, seule une Noire peut traduire une Noire !»
JEAN-CLAUDE VANTROYEN («Le Soir»)

Natacha,
Ci-dessus le titre de la chronique au lance-flammes du responsable des pages Livres du quotidien belge leader «Le Soir», Jean-Claude Vantroyen, extrêmement reconnu.
Édition de ce w-e: 6-7 mars.
Cela est d'autant plus remarquable que ce quotidien est assez perméable aux nouvelles idéologies «woke», «cancel culture» et autres.
La campagne de Janice Deul contre le choix d'une excellente traductrice approuvée par Amanda Gorman a entraîné une véritable injustice.
Vu la levée de boucliers que cela entraîne -l'indignation -j'espère que ce genre de processus ne va pas se répéter de plus en plus.
Et que le public en majorité ne...cautionnera pas cela.
La journaliste est partiellement responsable de cela, je regrette et c'est évident, mais le premier responsable est l'éditeur.
Auto-annulation ?
Pas dans le chef de la traductrice.
Privation de boulot pour cette vraie pro adoubée par Amanda Gorman -donc un comble -sous cette pression numérique à laquelle l'éditeur n'a pas eu le courage de résister.
Obama ne «cautionne» pas du tout la culture «woke» et la «cancel culture» mais il la désapprouve publiquement !
Je comprends que le français n'est pas votre langue maternelle, Natacha, mais «cautionner» veut dire: approuver.
Ou encore: valider, en gros.
Obama la reconnaît, il ne nie pas l'évidence contrairement à certains mais il met en garde la jeunesse de sa Fondation CONTRE ces dérives qui sont totalement liberticides avec les meilleures intentions du monde.
Celles dont l'enfer est pavé...un vieux proverbe infiniment vrai, plus que jamais.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

04/03/2021 à 01:27

Nat,
Vous commentez ce que vous ne connaissez pas.
NON il ne s'agit pas d'une «personne en détresse» qui a tout fait pour priver la traductrice d'un travail qu'elle aurait sans doute accompli parfaitement !
C'est une militante et journaliste qui a trouvé le moyen de faire un bon buzz, voilà.
En faisant du tort à quelqu'un d'autre qui ne lui a rien fait.
C'est bas de gamme.
De quel droit va-t-elle décider que telle professionnelle reconnue n'est pas le bon choix ?
Et (se) manifester pour la faire passer par-dessus bord ?
Bonjour malveillance...
Arrêtez avec votre «détresse» de cette militante...
Et quand cela serait, pas une raison pour s'abaisser aussi bas?
Bonjour tristesse !

Quant à la traductrice, elle est la victime de cette situation.
C'est elle la victime et je suis du côté des victimes.
Je réponds factuellement à vos arguments.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Natacha

05/03/2021 à 01:09

Non, les vrais victimes de cette affaire ce sont les traducteurs noirs, à qui on va faire appel seulement pour traduire des auteurs noirs à partir de maintenant, si on continue à accepter ce genre de demande (des noirs pour traduire des noirs, des X pour traduire des X, etc.). Dans leur cas, on les sort d'une case pour les enfermer dans une autre. et ce sera aussi l'occasion pour certains de se moquer d'eux comme dans un des commentaires plus bas au sujet de la traductrice noire pour la version française si je ne me trompe pas.

Exclusif

03/03/2021 à 08:29

Tiens, Actuallité passe à l'écriture inclusive dans ses articles avec ses journalistes officiels... Passe encore quand vous avez un invité (encore que, la question pourrait vraiment se poser : quel est votre rapport avec la langue française ?).

Le nouveau site est déjà moins lisible que l'ancien (ce qui est dommage : je découvre parfois des articles sur Facebook qui m'avait échappé sur le site !), mais vous tenez vraiment à perdre tous vos lecteurs ?

Je sais bien que vous n'aimez pas trop quand on vous attaque frontalement, mais là, vous tendez vraiment le bâton pour vous faire battre...

Team ActuaLitté

03/03/2021 à 08:52

Bonjour
Il doit y avoir une erreur : ActuaLitté et non Actuallite. Sinon, vous parlez d'un autre média ! :-)
Mais comme vous n'avez pas laissé de coordonnées mail, on peut imaginer que le commentaire n'avait pas d'autres visées que celle de nous être agréable.
Excellente journée.

Père Kolateur

03/03/2021 à 13:56

Bonjour cher(?e) ActuaLitté

Il n'empêche que la question posée (sous-tendue ?) par Exclusif se pose et qu'ActuaLitté n'y répond pas ;-)

Soutenir l'écriture inclusive est indubitablement un geste politique aujourd'hui (dans la lignée LGBT/indigénisme/etc.) et donc l'apparition dans un article du site sous la signature d'un journaliste attitré est un marqueur fort.

Est-ce une orientation qu'ActuaLitté désire mettre en place ? Une tentative pour voir comment réagissent les lecteurs ? Un engagement politique ?

Il va de soi qu'ActuaLitté a toujours été assez transparent sur sa manière d'agir. Je ne doute pas que vous aurez la bienveillance de me répondre avec votre clarté habituelle, sans botter en touche comme vous l'avez fait en répondant à Exclusif ;-)

Antoine Oury

03/03/2021 à 14:22

Bonjour,

L'usage de l'écriture inclusive a été privilégié ici car Marieke Lucas Rijneveld se décrit comme une personne non binaire, et utilise un pronom neutre (iel en langue française) pour se désigner. L'utilisation du point médian ou d'un tel pronom ne me dérange pas, à titre personnel. Dans votre propre relecture, rien ne vous interdit de ne pas prendre en compte ces choix, et de les remplacer par il ou elle, ou ce qui vous convient.
Cordialement,
Antoine Oury

Poil à gratter

04/03/2021 à 07:31

Bonjour Antoine,

Donc on y vient progressivement. Un commentaire plus haut dévoile le fond du problème. Il s'agit donc d'une journaliste activiste (joli mot pour politisée de gauche) qui met en avant ainsi son activisme.

Manifestement, vous étiez au courant puisque vous allez dans son sens en mettant de l'écriture inclusive pour souligner son comportement. Pourquoi ne pas être aller jusqu'au bout en précisant qu'elle était politisée et donc que son action relevait du militantisme pur ?

Enfin, pour répondre à votre commentaire au Père Kolateur, je trouve assez étrange que l'argument de soutien à l'écriture inclusive se fasse au détriment de celui qui doit lire. Si c'est celui qui lit qui doit faire tout le boulot pour comprendre et déchiffrer un texte obscur aux règles imbitables (qui empêche d'ailleurs toute compréhension aux mal-voyants au passage...sympa l'inclusion par l'exclusion !), on marche vraiment sur la tête ! Moi qui croyais benoîtement qu'un journaliste écrivait pour se faire comprendre...

Antoine Oury

04/03/2021 à 09:11

Je pense qu'il y a méprise : l'écriture inclusive n'a rien à voir avec les convictions de Janice Deul, mais avec le souhait de l'auteur·e Marieke Lucas Rijneveld d'être désigné·e comme tel·le. Personnellement, je peux comprendre et respecter ce souhait.
Cordialement,

Poil à gratter

04/03/2021 à 09:36

(je continue, à cause de mon pseudo)

Donc si l'auteur avait voulu que l'on écrivît son nom avec des lettres en cunéiforme ou en hiéroglyphe, voire dans une lettre à la graphie imaginaire, vous auriez suivi au risque que personne ne puisse déchiffrer son nom ?

Bien cordialement également,

Aïe

03/03/2021 à 08:39

Sublime commentaire dans FB au sujet de cet article : est-ce qu'une personne non noire peut lire cet ouvrage ?

Si on suit donc la logique qui prévaut à cet article, seuls les personnes noires peuvent comprendre ce livre et donc il faut le réserver aux personnes noires. Il faut donc en librairie ne le vendre (et le marquer comme tel...) qu'aux personnes noires.

On n'a pas fini de se marrer dans le monde moderne...

Forbane

03/03/2021 à 10:43

L'art est universel et se moque bien des différences raciales, sexuelles, etc.
Cette déviance d'une partie de la société moderne, crispée sur la notion de race, est grave, dangereuse et inquiétante.
Interdire à une personne blanche de traduire une personne noire étant, de plus, raciste - tout comme le serait l'inverse.

NAUWELAERS

03/03/2021 à 11:19

Forbane a raison bien entendu !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Pseudo Mathieu

03/03/2021 à 21:01

Paroles de Lous and the Yakuza :
Ô plus j'ai la haine
Ô plus ils me font de la peine
Ce n'est pas un drame
Si je ne fais plus la fête (fais plus la fête)
Lous, es-tu sereine
Ou fais-tu juste la guerre?
La vie est une chienne qu'il faut tenir en laisse
Vivre me hante
Tout ce qui m'entoure m'a rendu méchante
Si je rate, je recommence
Quand je suis triste, je chante
Ne jamais tout donner de moi
Dans ce monde c'est le diable qui est roi
Elles me disent que j'ai la poisse
"Blague à part" devient "Lous à part"
Etc...
Effectivement, c’était le bon choix...

NAUWELAERS

03/03/2021 à 21:08

Pseudo Mathieu, vous plaisantez sans doute ?
Et écrire une chanson, cela n'a rien à voir avec une traduction...!
CHRISTIAN NAUWELAERS

Pseudo Mathieu

03/03/2021 à 21:22

Je n’ai pas le cœur à plaisanter à propos de cet article et de certains commentaires. Ce n’était que de l’ironie, qui me semblait évidente devant cette poésie délicate...

NAUWELAERS

03/03/2021 à 21:52

« Nous comblons le fossé, parce que nous savons que pour donner la priorité à notre avenir, nous devons d’abord mettre nos différences de côté. Nous déposons nos armes pour pouvoir nous ouvrir les bras », écrit Amanda Gorman.
Et voilà une polémique absurde limite odieuse qui contredit frontalement ces écrits d'Amanda Gorman.
Si j'étais Gorman, je serais en colère.
Lire la VO de l'ouvrage d'Amanda Gorman !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Jujube

04/03/2021 à 00:56

Amanda Gorman aura-t-elle accès à tous ces commentaires (traduits en anglais, of course!)? Mais non! Quant à qui et comment traduira ses poèmes, elle devra se taire...puisque ce sont les Editeurs qui décident, commandent et attendent l'argent des ventes. Pareil livre, en quelle que langue qu'il soit traduit, doit être vendu à grande échelle et vaste espace: voilà la préférence de l'édition.

Nous, les commentateurs, on fait pas le poids. On échange entre nous, ça nous occupe. On retrouve des noms connus, jour après jour. On saisit des styles nouveaux, des traits de caractères; on essaie de deviner qui sont les autres; on a ses chouchous et ses affreux. Dans le fond, je crois qu'on s'amuse bien et qu'on est content d'être les fidèles lecteurs d'ActuaLitté.
Très bonne nouvelle!

Durozoi

08/03/2021 à 11:46

Oui, j'ai lu ce poème en V.O. Je n'ose ajouter : Hélas ! car on va évidemment crier au scandale et que je ne comprends rien à la "poésie"... C'est un poème tout à fait dans l'héritage d'un certain courant de la poésie américaine, attaché à la nation U.S., à ses valeurs officielles (même si elles sont bafouées), porté par l'espoir que les choses, à force de bonne volonté, pourront aller mieux. On peut comprendre que le public américain en soit friand (comme il peut l'être des images d'un Norman Rockwell), mais je crains que, notamment pour certains lecteurs français (et peut-être au-delà), cela fasse penser à quelques textes d'Aragon des années quarante, ou même (si l'on est cruel) à Déroulède...

Jujube

04/03/2021 à 00:24

Pauvre pauvre texte! La musique est-elle aussi sublime que la lettre?
Ben, ça promet pour la traduction des poèmes!

Attention, certains punissent cruellement les caricatures...

Bovellois

04/03/2021 à 21:43

La vieille querelle entre les apparences et le contenu mise au goût du jour.

Eric0981

05/03/2021 à 08:01

L'utilisation de l'écriture inclusive dans votre article est tout aussi débile que la polémique qui y est dénoncée.
En plus, elle est mal utilisée (auteur.e néerlandais.e) puisqu'on parle ici d'une seule personne bien identifiée de sexe féminin et non d'un ensemble de personnes... Vous êtes comme la lessive qui lave plus blanc que blanc...

NAUWELAERS

05/03/2021 à 13:24

Eric 0981,
Non cette personne est «non binaire» et se définit comme femme ET homme d'où ces deux prénoms: l'un masculin et l'autre féminin.
Voilà pourquoi Antoine Oury a orthographié «auteur.e» -cette personne étant homme et femme selon elle et comme vous, j'ai cru à une erreur.
Je vous avoue que j'ai le plus grand mal à suivre mais voilà, cela existe et nous sommes informés.
Même si dur à comprendre...
Ce qui n'enlève rien aux capacités professionnelles de cette personne victime d'une cabale honteuse -débile peut-être mais scandaleuse - approuvée par des gens se croyant très sincèrement progressistes -ce qui est glaçant -mais qui en révolte bien d'autres.
Polémique débile ?
Oui et non; dans un esprit journalistique, je pense: signe des temps.
C'est important car il s'agit d'une tendance lourde de notre société.
On ne peut l'ignorer.
Et ActuaLitté nous permet d'observer tout cela dans un esprit précieux de débat démocratique et pluraliste.
Au contraire de tant de réseaux sociaux.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Eric0981

07/03/2021 à 19:49

Homme et femme ?
Elle n'a pas deux chromosomes X ? Ce qui suffit à la définir comme une femme ?
Ou bien un vagin et des seins ? Ce qui suffit aussi à la définir comme une femme ?

Cachemiridon

07/03/2021 à 22:19

Je citerai les mots de la traductrice Valérie Znatti : "La traduction est un lieu d'altérité. Il s'agit d'établir un corps à corps entre deux langues différentes. Par définition, la traduction n'est jamais du côté de l'identique : si on allait vers l'identique, on resterait dans la langue d'origine et donc on ne pourrait pas traduire. Traduire, c'est une quête de justesse où l'on traque tout ce qui permet de rendre justice au textee.

Jujube

13/03/2021 à 22:05

Les couleurs, ah! ces couleurs qui peuplent notre langage, cher Christian, comme nous avons l'art de les plaquer un peu partout, à la va je te pousse, parfois comme des daltoniens ou des victimes de cataractes, parfois comme de vrais petits impressionnistes.

La couleur, ça donne charme et chaleur à ce qui nous entoure. Quoi de plus chaleureux que "gilet jaune" ou "jaune d'envie", de plus apaisant que "blanc comme neige", de plus dynamique que "rouge comme une tomate", de plus mystérieux que "bleu de peur", de plus végétal et charmant que "les Verts"- ces écologistes ou les "vieux verts" - toujours actifs malgré l'âge?

Pour "noir" et "blanc", certains hésitent: sont-ce vraiment des couleurs ou leur absence? Appliquer ces termes à la peau des gens risque de nous fourvoyer sur les sentes trompeuses des nuances.

Prenons le blanc. Il passe du gris au jaunasse, au verdâtre et même parfois au mauve discret; sans oublier toute la gamme des roses. Moi, selon les autres, je suis ce qu'on appelle "un Blanc" (avec majuscule, hé hé!). Pour moi, sincèrement, je suis rose et même "rose cochon". Puis-je me présenter ainsi en public: "Bonjour, je suis un Rose cochon" ?Passe encore. Mais si je perds, en bafouillant, le "un" de ma phrase et orne aussi mon adjectif d'une majuscule ("Bonjour, je suis Rose Cochon.") pour qui me prendra-t-on, pour "une Madame" sans doute.

Voyons maintenant le noir. "Un Noir" est-il vraiment noir ? (Noir anthracite, d'ébène, de nuit, noir-bleu: merci, les poètes). Ou toutes les variétés de brun, marron, noisette, chocolat, café (au lait, au rhum, au cognac), etc. ne recouvrent-elles pas ce noir prétendu?
Et pourtant, des personnes préfèrent s'identifier ainsi: "Je suis un Noir" (avec majuscule, hé hé!). Souvent avec fierté. Chacune doit avoir sa bonne raison. L'important est qu'elles soient heureuses malgré la maltraitance dont elles sont honteusement victimes, trop souvent.
Nous sommes tous, couleur incluse, des êtres humains: traitons-nous bien, caramba!

NAUWELAERS

14/03/2021 à 13:06

Bonjour Jujube !
Bien sûr que je vous comprends...
Un Blanc n'est pas blanc d'albâtre, un Noir n'est pas noir d'ébène...
Un Asiatique tend vers le jaune mais sans l'être !
Un Gilet jaune, non cela n'est plus chaleureux: cela exprime la révolte, bien étouffée et cadenassée depuis mars 2020.
Mais totalement d'accord avec tout le reste de votre commentaire.
Mais bon Dieu tout le monde comprend tout de même «Noir» ou «Blanc» et j'aimerais qu'on s'écartât de cette manie de couper les cheveux en quatre à l'infini dans la langue.
C'est de la pure et simple cuistrerie soi-disant bien-pensante mais ne rimant ni ne servant à rien..
Enfin la mienne, de cuistrerie, si elle existe (selon certains mais pas moi !), est plutôt un amour profond et intense de notre langue française.
Comme celle de feu Cavanna, par exemple.
Comme il me et nous manque...
Sinon...
Les Noirs s'exclament bien: Black Lives matter...
Et James Brown chantait, lui: «I'm black and I'm proud» !
Alain Mabanckou dans son intervention début mars parlait normalement de «noirs» et «blancs», comme adjectifs qualifiant des auteurs et traducteurs.
Sans ambages et sans ces rotations ridicules autour du pot aujourd'hui, question langage précautionneux et vétilleux mais passant à côté de l'essentiel.
Encore une fois, il ne faut pas dévaluer le vrai progressisme -que je partage avec vous -avec...du n'importe quoi, disons.
Ni pour la forme ni pour le fond, certes le plus important.
Veut-on convaincre ou rebuter ?
Avancer ou stagner voire reculer ?
Bonne semaine !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Jujube

14/03/2021 à 19:27

Cher Christian, "je reste paf" devant votre phénoménale énergie à défendre vos idées et ravigoter vos arguments - au long cours - de commentaire en commentaire. Vous pétez le feu, votre fouge est, je crois, capable de ressusciter les morts (ascendance christique?). Félicitation pour cette excellente santé et cette increvable jeunesse!
A la prochaine joute oratoire...avec tous vos interlocuteurs. J'y assiste avec jubilation!

Une excellente semaine - vitaminée - à vous.
Cordialement,
Jujube

NAUWELAERS

14/03/2021 à 20:04

Merci Jujube mais je passe ma vie à m'informer (y compris sur cet excellent site et via moult sources de diverses obédiences -foin de toute pensée unique) et cela me motive pour me livrer à des commentaires, c'est vrai.
Peut-être trop, je le conçois... mais n'oubliez pas que tant que je ne serai pas devenu le Dictateur suprême de ce site -ce trône étant occupé par le seul Maître avant Dieu d'ActuaLitté, Nicolas Gary -eh bien tout le monde peut encore s'exprimer à loisir !
(Lorsque j'aurai atteint le Pouvoir suprême, je resterai un despote éclairé puisque tous les opposants côté idées -certes et normalement emprisonnés à vie -ne seront en aucun cas torturés.
Ou bien relativement rarement, et seulement pour leur bien; la démocratie est ma passion depuis toujours !)
Bonne semaine !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Jujube

14/03/2021 à 22:55

Soyez prudent, cher Christian, dans votre quête du trône en question: il pourrait être percé et, l'âge aidant, vous pourriez malencontreusement passer au travers (et qui sait ce qu'il y a au fond).

Quant à Monsieur Nicolas Gary, pas de problème, dans mes cartes je lis ceci: après avoir obtenu le Nobel de la patience pour la lecture de vos commentaires, il sera ardemment sollicité par le clan des Immortels qui lui réservent un fauteuil confortable, avec vue sur les Pyrénées. Tous ses écrits seront traduits en vingt langues différentes par vingt traducteurs qui lui ressemblent comme des clones. Sera ainsi assurée la fidélité du texte à la pensée de l'auteur.

Pour vos projets de torture modérée, vous pouvez faire appel à moi: je connais des trucs à faire mourir de rire. Pour la décoration de votre nouvel intérieur, j'ai quelques idées subtiles aussi.
C'est quand vous voulez.

Cordialement,
Jujube




NAUWELAERS

15/03/2021 à 11:01

Parfait Jujube !
Il ne me reste plus qu'à devenir Calife à la place du Maître avant Dieu !
Mais quand ?
Cela me fait penser à une chanson où le groupe vocal des Parisiennes, produites par le regretté Claude Bolling, chantaient ceci -notamment par rapport à une demande d'augmentation de Monsieur Dupont (j'ignore si c'est le même que chanta en français l'Anglaise Sandie Shaw !); une requête accueillie ainsi par le patron:
«Revenez me voir le 30 février, le 30 février, le tren-te février !»
Écouter ce titre n'est pas une torture modérée ou prophylactique: mais un bonheur !
Et si vous passez par l'écran, le défilé des pochettes d'époque est un pur régal, une merveille...
Je conseille à tout le monde (le temps des tortures n'est donc pas encore arrivé) !
Bonne semaine !
CHRISTIAN NAUWELAERS

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Daniel Pennac signe délicieux un éloge de la lecture : Lire

« Voilà pourquoi nous lisons, tous autant que nous sommes. Pour la nostalgie de l’émerveillement. » En matière de lecture, Daniel Pennac, auteur des 11 commandements (si, si, 11….) du lecteur se pose là. Aussi, quand il décide de sortir un ouvrage sobrement appelé LIRE, avec l’illustrateur Lorenzo Terranera, on s’assoit, on ouvre les yeux, et on écoute.

26/10/2021, 15:55

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Get Busy, le magazine Hip-Hop pour people et voyous, sort son Anthologie

Get Busy, c’est le magazine qui se veut un improbable trait d’union entre « le Hip Hop, le sport, les people, les voyous et... le porno ». Fanzine de rap, magazine de société, mais également émission de web TV animée par une légende du journalisme Hip-Hop, Sear, c’est ici sous la forme d’une anthologie d’entretiens publiés entre juin 1990 et aujourd’hui, que Get Busy recrée l’événement. À découvrir, ici grâce aux éditions Marabout : de l’irrévérence, de l’humour, de la provocation, et surtout, un ton.

26/10/2021, 15:32

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Le Ministère de la Culture se penche sur les achats de livres des bibliothèques

Le ministère de la Culture a décidé de se pencher sur les achats de livres non scolaires des bibliothèques à travers une étude. Cette analyse intervient cinq ans après la mise en place d'une disposition visant à simplifier l'accès des librairies de proximité aux marchés publics en établissant un seuil de dispense de mise en concurrence, dans le cas des commandes publiques, comme celles des bibliothèques. L'étude débute par une enquête publique en ligne disponible jusqu'au 5 novembre prochain.

 

26/10/2021, 15:29

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La librairie en ligne Abo-manga fête ses un an et se lance dans la BD

Spécialisé dans l’abonnement manga et BD, Abo-manga fête son premier anniversaire. Son principe : fournir chaque mois à ses abonnés des mangas à domicile. Et avec la célébration de ce premier anniversaire, l'offre d'Abo-manga s'enrichit pour proposer des nouveaux abonnements BD franco-belge.

 

26/10/2021, 15:28

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Juliette de Maupeou nommée DRH du groupe Editis

 Juliette de Maupeou rejoint le groupe Editis le 2 novembre et intègre le comité exécutif. Titulaire d’un DESS en droit et pratique des relations sociales de l’université Paris II Panthéon-Assas, et d’un DU de management international de l’université Paris IX-Dauphine, Juliette de Maupeou a exercé pendant plus de 10 ans différentes responsabilités en matière de ressources humaines au sein de plusieurs entités du Groupe Total.

26/10/2021, 15:20

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Amazon : touche pas à ma marketplace (ne t'y intéresse pas non plus, d'ailleurs)

Depuis que les autorités scrutent la marketplace et les possibles dérives d’Amazon, le nouveau PDG affûte ses punchlines. Andy Jassy, successeur de Jeff Bezos, tente par tous les moyens d’écarter le législateur de son espace de commerce pour vendeurs tiers. Quelque chose à cacher ? Non, évidemment : c’est uniquement pour ne pas entraver la liberté de commerce que ces précautions sont prises.

26/10/2021, 11:02

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Abolition des pénalités de retard : les partis politiques s’engagent enfin ? 

Le Manifeste sur la bibliothèque publique de l'UNESCO affirme que « tous les citoyens, peu importe leur lieu de résidence, ont droit à un accès libre et sans restriction à l’information, à des ressources et à des services diversifiés qui leur permettent de développer leurs connaissances, leur créativité, leur ens démocratique et leur responsabilité citoyenne », rapporte le communiqué des Lignes directrices pour les bibliothèques publiques du Québec. En ce sens, rendre la culture accessible à tous apparaît aujourd’hui comme un enjeu politique. Et cette visée semble dépendre de l’abolition des frais de retards des livres empruntés.

26/10/2021, 10:10

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Emmanuel Macron consacre les liens entre Alfred Dreyfus et Émile Zola 

Les beaux jours nous ont abandonnés depuis quelque temps : peut-être la météo impliquait-elle le déplacement présidentiel pour l’occasion. Car Emmanuel Macron va inaugurer, à Médan (Yvelines), la maison Émile Zola — à deux pas du musée Alfred Dreyfus. Deux hommes intrinsèquement liés par l’Histoire. Et que le locataire de l’Élysée va rapprocher un peu plus.  

25/10/2021, 13:43

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Prêt numérique : le Covid, meilleur ami des bibliothèques ?

Covid un jour, Covid toujours ? Les signes avant-coureurs d’un redémarrage de l’épidémie commencent à préoccuper les pouvoirs publics. Modéré, ce redémarrage tiendrait surtout aux températures qui chutent et à l’efficacité diminuant des vaccins de début d’année. Moralité, les éditeurs américains décident de prolonger leurs offres pour les bibliothèques.

25/10/2021, 11:45

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Goldorak : prince de l'espace depuis 1975, seigneur des étoiles en 2021 

Démarrage fulgurant pour l’adaptation de l’œuvre de Gô Nagai par les cinq compères : Xavier Dorison, Denis Bajram, Brice Cossu, Alexis Sentenac et Yoann Guillo. Goldorak, projet immense opposant Hydragon au robot que pilote Actarus. Fulguran-poing même, puisque tant l’édition collector que l’album classique font exploser les ventes pour la maison Kana.

25/10/2021, 11:04

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47 Super héros antiques : redécouvrir les légendes grecques 

« Même l’amoureux du mythe est en un sens un amoureux de la sagesse, car le mythe est fait de miracles », écrivait Aristote. Les éditions Taschen proposent un ouvrage réunissant 47 légendaires super-héros de l'antiquité, extraits des célèbres récits de Gustav Schwab sur la mythologie grecque. Des illustrations signées par Clifford Harper ou Walter Crane, Arthur Rackham et Virginia Frances Sterrett, et le monde des légendes s’éveille à une nouvelle vie.

24/10/2021, 11:24

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Japon : arrêté, un chômeur volait des mangas pour subsister 

La série de Ken Wakui, mangaka japonais, survolte les fans depuis quelque temps maintenant. Sorti en France en 2019, sur une traduction d’Aurélien Estager, le manga Tokyo Revengers met en scène des voyous, vus… par un ancien délinquant. Wakui s’est inspiré pour partie de son propre passé, ajoutant une touche romantico-fantastique. Moralité, carton pour Glénat, avec plus de 393. 314 (donnée : Edistat). Mais la réussite induit aussi la criminalité…

24/10/2021, 09:49

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Dilaceratio corporis, une collection pour mieux vivre la mort

En novembre, les éditions Fage proposent de remettre au goût du jour un thème parfois compliqué à aborder dans nos sociétés : celui de la mort. Avec la collection Dilaceratio Corporis, plongez dans les trefonds de la mort, à travers une multitude d'approches et de visons...

22/10/2021, 16:56

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Groupe Fnac Darty : Pass Culture et Pass sanitaire s'opposent 

La sucession de confinements a permis à la vente en ligne de considérablement se développer. Une aubaine pour certaines entreprises. Parmi celles-ci, le groupe Darty, spécialisé dans la distribution de matériel électroménager, électronique et de produits culturels, a annoncé jeudi 21 octobre un chiffre d’affaires de 1,85 milliard d’euros au troisième trimestre, un chiffre en légère baisse (-0,3%) par rapport au troisième trimestre 2020. Ce résultat s’expliquerait par l’instauration du pass sanitaire.

22/10/2021, 14:56

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Une librairie entièrement consacrée à nos amies les bêtes

Les trois règles, quand on ouvre un commerce, sont limpides : l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement. Ensuite, le concept suivra bien, et les chalands s’arrêteront. Cleo Le-Tan a suivi ce conseil, en ouvrage sur East 9th street, dans l’East Village de Manhattan une librairie, Pillow-Cat Books. Celle se se présente comme la première qui soit centrée sur les animaux. Uniquement sur nos amies les bêtes…  

22/10/2021, 10:52

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FIBD 2022 : Shoot the book ! espère susciter des adaptations

FIBD22 - Annoncée en mars dernier, la venue de Shoot the Book ! au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, en 2022, se précise. 10 ouvrages auront la chance d'être présentés à un panel de producteurs, le mercredi 26 janvier, avant des rencontres face à face entre éditeurs et producteurs.

22/10/2021, 10:35

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Vivendi boucle un troisième trimestre tout sourire à + 10 %

Les derniers mois furent mouvementés pour le groupe Vivendi, avec notamment cet accord avec Amber Capital pour le rachat des actions de Lagardère. Au moment des comptes, les chiffres sont dans le vert avec un troisième trimestre en hausse de 10,3 %, à 2,476 milliards €. Pour Editis, la filiale éditoriale, c’est un recul qui est enregistré, au sein d’une année qui demeure exceptionnelle.

22/10/2021, 09:14

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Kitab : la plateforme digitale pour les archives en arabe et français du Maroc

Un communiqué de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc (BNRM) vient d’annoncer le lancement de sa plateforme numérique Kitab. Cette dernière permettra de consulter les publications nationales diffusées depuis 2020, mais aussi celles à venir. En arabe, kitab désigne, tout simplement, un livre.

22/10/2021, 08:02

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Réformer la formation des bibliothécaires territoriaux : rendez-vous à la Bpi

Le rapport Orsenna, remis à Emmanuel Macron en 2018, établissait plusieurs constats, notamment celui d'une formation initiale et continue des bibliothécaires territoriaux à faire évoluer, notamment vers la relation avec les usagers. Le 30 novembre 2021, le ministère de la Culture organise une journée d'échanges pour ouvrir le chantier de cette réforme de la formation.

21/10/2021, 16:48

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Iran : l'écrivain Arash Ganji convoqué pour purger sa peine

Arrêté en décembre 2019, l'écrivain et traducteur iranien Arash Ganji avait précédemment été condamné à 11 ans de prison. Libéré sous caution à l’époque, il a été convoqué par les autorités pénitentiaires la semaine dernière pour purger sa peine. Cette convocation est, d’après PEN America, la dernière l'agression en date « contre la liberté d'expression et les droits de l'Homme en Iran ».

21/10/2021, 16:13

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Comic Art Europe : faciliter la mobilité des oeuvres et des créateurs

Après sa première année d’existence, Comic Art Europe, visant à renforcer le secteur de la bande dessinée sur le continent en expérimentant des méthodes de travail collaboratives, fait le bilan de ses actions et lance deux nouveaux appels à participation aux auteurs et autrices du 9e art.

21/10/2021, 15:07

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Réflexion, détachement et rondeur : Milan explore une nouvelle identité

Depuis bientôt 40 ans, les éditions Milan, un des premiers éditeurs sur le marché du documentaire jeunesse, invitent leurs lecteurs à « ouvrir grand les yeux » en transmettant, grâce à ses auteurs et à leurs œuvres, un précieux savoir, qui donne du sens, et rend confiant dans la vie. 

21/10/2021, 12:42

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Macron agacé : ses ministres “ne foutent rien”, publient des livres et n'en vendent pas (chiffres à l'appui)

Emmanuel Macron, qui se rêvait écrivain — peut-être plus que Président de la République ? – s’agace, nous apprend Le Canard enchaîné. Selon lui, la place qu’occupent les ministres dans la rentrée, moins celle littéraire que celle des essais, devient pesante. Jalousie présidentielle ?  

21/10/2021, 10:57

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Troisième mandat pour Christine Carrier, reconduite à la tête de la Bpi

Christine Carrier entamera son troisième mandat à la tête de la Bibliothèque publique d'information, à partir de ce 24 octobre 2021, selon un décret du 20 octobre 2021 signé par le président de la République.

21/10/2021, 09:29

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Podcasts : le ministère de la Culture paye ses experts en silence radio

Début septembre, le ministère de la Culture dévoilait un appel à projets fléchés vers les autrices et auteurs. Fort bien. Il s’agissait de mettre à disposition de chaque dossier une enveloppe de 3000 à 5000 € « attribuée après avis d’une commission de professionnels ». Pour ce faire, simple : imaginer un travail d’écriture pour des oeuvres sonores, ou podcasts.  Budget total : 500.000 €.

20/10/2021, 16:43

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Irlande du Nord : des amendes pour 87 000 retards… supprimées 

C’est décidé : toutes les amendes liées aux retards d’emprunts en bibliothèque doivent être supprimées. C’est du moins ce qu’à annoncé la ministre des Communautés Deirdre Hargey, en Irlande du Nord. Le 11 octobre dernier, ces retards étaient évalués au nombre de 87 412 pour les bibliothèques du pays. Ils seront donc tous effacés du système de Libraries NI. Pour tous les lecteurs concernés, voici un beau cadeau de Noël avant l’heure !

20/10/2021, 16:39

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Une mise à jour d'envergure pour le Dictionnaire des francophones

Le Dictionnaire des francophones, lancé en mars 2021, annonce la mise en place de sa première grande mise à jour. Le DDF accueille ainsi FranceTerme, la base de données terminologiques de la délégation générale à la langue française et aux langues de France, et le Grand Dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française.

20/10/2021, 16:04

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Les Prouesses, des éditrices dédiées aux autrices méconnues

Avec une ligne éditoriale limpide – publier des textes méconnus, et pourtant fondateurs, signés par des autrices –, les éditions Les Prouesses repoussent les limites. L’objectif est d’ouvrir les horizons de pensées et de diversifier les représentations, avec des ouvrages qui offrent une vision unique de la condition des femmes. Par-delà les frontières et le temps. 

20/10/2021, 15:25

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Disparition de Philippe Castellin, pionnier de la poésie numérique

L'auteur et éditeur Philippe Castellin, pionnier de la poésie numérique, est mort. Vivant en Corse, il codirigeait la revue poétique DOC(K)S depuis 1990, et participait à des performances, au sein du collectif Akenaton, qu'il avait cofondé avec Jean Torregrosa.

20/10/2021, 15:20