#Librairie

Aucune commande de nouveautés “livre” chez Fnac, sauf de best-sellers ?

ENQUÊTE – « On ne peut pas dire qu’ils jouent le jeu de la reprise. » Cet éditeur d’imaginaire n’a rien d’un cas isolé : depuis la réouverture partielle des boutiques Fnac, les maisons assistent à un étrange ballet de livres. Des retours, en masse, des commandes de nouveautés annulées pour les points de vente, et pourtant, un site internet hyperactif.

Le 29/05/2020 à 15:17 par Nicolas Gary

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29/05/2020 à 15:17

Nicolas Gary

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Dans un premier temps, le secteur de l’imaginaire a cru à une attaque ciblée. « Ils n’ont même pas ouvert nos cartons, tout a été retourné illico », nous indique l’un d’entre eux. Plus gravement, son diffuseur lui assure « qu’aucune nouveauté ne sera prise. Les opérations sont ajournées, au moins jusqu’en septembre ».

L'imaginaire en première ligne

Le couperet tombe sévèrement. « Fnac, l’imaginaire peut difficilement s’en passer. Même si la situation évolue positivement, très positivement, depuis deux ans, les librairies généralistes n’ont pas encore pris le relais pour ce genre », constate une éditrice.

Dans les faits, « à travers la France, les offices sont bloqués pour les établissements. Les prises de notés ont été littéralement effacées. » Comprendre : les ouvrages qui devaient être fournis, parce que commandés, disparaissent. Or, pour certains genres, comme la SF, justement, on estime que Fnac représente 50 % des ventes. On comprend mieux pourquoi la sonnette d’alarme est venue de ce côté.

Plus encore : à cette heure, la majorité des livres ne sera donc pas en magasin. « Pour certains titres, dans l’imaginaire, l’enseigne représente les 3/4  des la mise en place », indique une reponsable dans la diffusion. « 50 % des mises en place de ce genre s’opèrent chez Fnac : c’est une catastrophe pour les maisons. »

Problème : le phénomène est général, toutes les maisons sont concernées. Ou plus spécifiquement, tout ce qui ne relève pas du best-seller est frappé. « Bizarrement, si l’on fait un tour dans les rayons, les Dicker ou Musso n’ont pas subi le même traitement », note un chargé de relation libraire. « C’est inadmissible. Tout retourner, tout annuler sans rien mis en place pour reprendre l’activité, on court à la catastrophe. Dans la trésorerie des maisons, d’ici trois mois, on aura des trous abyssaux. »

Le web commande, oui, mais...

Une maison de littérature générale en atteste : « Cette mesure s’apparente à de la rétorsion : tout le monde devait faire l’effort nécessaire pour la reprise. La diffusion avait pris des dispositions, la librairie s’investit également. L’attitude de Fnac est incompréhensible. »

Du côté de la diffusion, justement, un directeur des ventes assure que les commandes existent, mais centralisées. Avec manifestement un intérêt tout particulièrement porté sur le site internet, Fnac.com. « D’ordinaire, la plateforme nous passe des commandes pour une cinquantaine d’exemplaires. Là, on est à 250 pour l’un de nos titres », s’étonnait une maison parisienne. 

De fait, les libraires de Fnac sont incités à… proposer aux clients d’acheter en ligne. « Cela dit, même si les quantités habituelles montent pour le web, les magasins restent à zéro… », reprend l’éditeur. Seule perspective : tout faire pour que les librairies récupèrent la mise, « et gagnent par ce biais de nouveaux lecteurs, en particulier pour ces domaines, fantasy, SF, etc. ». 

La plateforme web passe bel et bien des commandes : « On nous explique qu’ils ne commanderont pratiquement rien à l’office et piloteront le réassort dans les jours qui suivront la parution. Cela dépendra de l’ouverture des Fnac et de la reprise économique », reprend un grand distributeur. « Mais les 500 millions € de l’État, à quoi servent-ils sinon à aider la reprise ? » 

Les best-sellers trouvent leur voie

« La difficulté que rencontre Fnac découle de leur système logistique : les livraisons sont centralisées, en effet, et redistribuées dans les magasins », pointe un éditeur. « Or, ce modèle ne fonctionne qu’à condition que tous les magasins soient ouverts. » En l’état, plusieurs succursales de centres commerciaux, en région parisienne ou encore à Lyon, ne peuvent pas ouvrir. De là l’attente de nouvelles consignes de déconfinement de la direction.

La réponse s’entend : Fnac l’a servie à une multitude d’interlocuteurs. Cependant, note un distributeur, « cela reste bizarre, voire incompréhensible : si la logistique dépend de l’ouverture de l’ensemble des magasins, comment font-ils pour parvenir, malgré tout, à commander des best-sellers » ? 

Comme si l'enseigne devenait la caricature d'une situation qui se tend, dans le commerce du livre : « Ce n’est pas propre à la Fnac : beaucoup de librairies opèrent des retours, et commandent les livres retournés le lendemain. La stratégie permet de repousser les échéances de paiement », souligne un directeur littéraire. « La logique repose sur l’idée de valoriser les chevaux de course du fonds et des nouveautés. Les titres sortis voilà trois mois, on ne les reverra jamais. »

D’un côté, un « manque à gagner qu’on ne récupérera jamais », se désole une responsable littérature, de l’autre cette absence d’implantation des nouveautés. Dans un courriel à ses partenaires, un diffuseur révèle ainsi que les nouveautés de mai, juin, voire juillet, ne seront pas travaillées. 

Fnac Forum 2017

« Pendant ce temps, Amazon a rouvert ses entrepôts vendredi, grâce à un accord syndical, et a immédiatement passé des dizaines de milliers de lignes de commandes aux distributeurs. » Histoire d’alimenter les lecteurs, bien entendu : pendant ce temps, des centaines de références sont affichées comme indisponibles chez Fnac.com... paradoxal.

Et pendant ce temps, dans les entrepôts

Chez les distributeurs, on marche sur des œufs : impossible de critiquer ouvertement la Fnac, mais difficile de ne pas prendre conscience de ce qui s’en vient. « Il faut se montrer réaliste : si Fnac ne prend pas les nouveautés, elles se retrouveront stockées dans nos entrepôts, et… »

La phrase ne s’achèvera pas, bien que la conclusion vienne naturellement : le stockage sera facturé aux éditeurs. Dilemme infernal et double peine, qui impliquera des aménagements farouches. « Ça va négocier dur », redoute un responsable d’entrepôt. 

D’autant que, si les livres ne partent pas, alors que les espaces pour les entreposer débordent presque, comment gérer l’arrivée de nouveaux titres ? « Là, une taxe sur le pilon ferait mal », rit jaune une éditrice. Pourtant, l’interrogation persiste, un peu comme une remontée acide.

En outre, chacun a bien conscience que les libraires de Fnac ont les mains liées. « Quand on échange avec eux, c’est plus du désarroi ou de la colère, parce qu’ils n’ont pas de solutions », reprend un relation libraire. « Nous avons tous besoin que l’interprofession joue le jeu. Fnac incarne malheureusement un symptôme plus global. »

Un raté dans le redémarrage

Sollicitée, la Fnac n’a pas retourné nos demandes d’éclaircissements. Côté libraires, en revanche, on se montre bien plus prolixe. « Désormais, les nouveautés sont paramétrées par le siège, cela nous a été détaillé en CSE », nous indique-t-on à Paris. « Tous les magasins de catégorie B passent par le pilotage central – l’organisme parisien qui décide des quantités reçues en magasins, quelles nouveautés ou non, les proportions et la gestion du réassort. »

Avec les premières sueurs froides : d’ordinaire, l’algorithme établit un calcul simple, par lequel tout livre vendu est réassorti, pour préserver un stock égal. « Si le livre se vend à un exemplaire chaque mois, ça fonctionne. Mais si l’on est à un rythme d’un exemplaire tous les six mois ? », interroge une libraire.

Fnac Forum 2017

Pour les best-sellers, la centralisation fonctionne traditionnellement en établissant des quantités — idem pour des titres spécifiquement sélectionnés (premier roman, enjeu majeur d’une maison, etc.). Pour les petits joueurs, les vendeurs ont les coudées plus franches. « Nous avons eu la confirmation que les commandes directes seraient normalement honorées — avec une vérification au niveau du siège malgré tout », poursuit-elle.

Mais cette question épineuse des nouveautés demeure : « Grosso modo, nous a-t-on dit, les fournisseurs livrent à un endroit, qui s’occupe de répartir sur les magasins. Or, la machine qui trie les nouveautés et fonds n’a été remise en service que tardivement. Conclusion, les livraisons sont incorrectes, pas expédiées au bon moment ni dans les bonnes quantités. »

Le 20/80 mis en oeuvre

Un élément de réponse supplémentaire, auquel s’ajoute « la volonté claire de prioriser le 20/80. La grosse cavalerie de supermarché, celle qui permet de ne pas perdre les ventes établissant l’essentiel du chiffre, nous en disposons », reprend une libraire de province. « Finalement, les gens achèteront ce qu’il y a, a-t-on entendu. Et les petites nouveautés ne pèsent pas suffisamment dans la balance pour que l’on s’en préoccupe. »

Autre signe : inciter fortement les libraires à suggérer de passer commande via le site internet. « Comme nous ne pouvons pas recevoir de nouveautés à parution ni de fonds, le report quasi systématique vers Fnac.com a été non pas imposé, mais vivement encouragé », souligne-t-on à ActuaLitté.

Et de toute manière, les représentants ne sont pas attendus avant plusieurs semaines. « Suivant les magasins, ce sera mi-juillet, voire fin juillet. Mais il serait étonnant qu’on les revoie avant septembre : août est une période creuse, et à la rentrée nous travaillons les offices de septembre. » Dont acte.

Rayons vidés, retours incohérents

Pendant ce temps, les rayons se dégarnissent à vue d’œil, voire sont extrêmement vides. « Nous avons rencontré un problème avec les retours — un manque de personnel à la centrale de Massy, selon la direction. Nous nous retrouvons avec un surstock de Noël et de début d’année, et l’obligation d’attendre mi-juillet pour opérer les retours que l’on estime nécessaires. »

Dans l’intervalle, la direction a fourni des listes imposées de renvois d’ouvrages. « Pas des quantités, hein : juste les invendus de plus de 9 mois. Incohérent ! », s’agace un responsable de rayon dans le sud-ouest.

« Le retour en magasins s’effectue d’ailleurs dans des conditions de sécurité assez moyennes. On fait la police en demandant aux gens de mettre leur masque correctement. Mais l’essentiel de notre travail, la commande, le réassort, la constitution de l’offre et le conseil, tout cela disparaît. »

Libraire ou... magasinier ?

Pire : certains y lisent « le passage à un test grandeur nature, d’un pilotage centralisé pour toutes les Fnac. Nous ne sommes plus libraires, on fait de nous des magasiniers. Je n’ai pas signé pour ça », conclut-il. « Aucune véritable info n’est fournie : il aura fallu se faire passer entre établissements le peu que l’on savait. La gestion du confinement s’est avérée complexe, mais le déconfinement n’est pas bien glorieux non plus. »

Au point, et les connaisseurs savoureront ce détail, que l’annonce de la liste pour le prix du roman Fnac a été décalée. L’an passé, elle avait été présentée le 10 juillet : cette année, il faudra attendre… le 25 août. Selon nos informations, pour la semaine 21, le groupe accuse un recul de 40 % de son chiffre d’affaires Livre (+ diversification produits éditoriaux, type papeterie).

« Logique », déplore une libraire, « certains magasins enregistrent un recul de 75 % pour les entrées. Alors oui, le taux de transformation est excellent : les clients viennent pour acheter, pas pour flâner. Mais ils sont très peu nombreux… »

Avec les nouvelles consignes communiquées par le Premier ministre ce 28 mai, la situation évoluera certainement. En attendant...

photos ActuaLitté, CC BY SA 2.0

42 Commentaires

 

Vincent Gimeno

29/05/2020 à 16:09

De toute façon l'on sait depuis longtemps que la Fnac a participé à la destruction de la librairie dans son ensemble, et cela date des années 90 déjà.
Il suffit donc de se rendre chez un libraire indépendant...

Michèle Kahn

29/05/2020 à 19:15

En effet, mon roman paru en mars 2020, "La fiancée du danger, Mademoiselle Marie Marvingt" (Ed. Le Passage)est indisponible dans tous les sites Fnac : https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0!1&Search=la+fiancée+du+danger&sft=1&sa=0. Merci d'avoir attiré l'attention de vos lecteurs. Rien ne vaut les librairies indépendantes.

Julien Sorel 2020

02/06/2020 à 09:48

@Michèle Khan: Vous avez raison, Michèle: votre livre doit être présent dans toutes les librairies indépendantes :lol: :lol: :lol:

29/05/2020 à 21:01

Merci Vincent pour ce commentaire.
En effet il suffit de se rendre essentiellement chez son libraire !

Fakeinfo

29/05/2020 à 21:10

C'est quand même beau ces articles a charge avec aucune source vérifiable car toutes anonymes. J'adooore. Pour info j'ai acheté en magasin Fnac des petites nouveautés en roman et sciences humaines cette semaine. So ???

Nicolas Gary

30/05/2020 à 07:46

Bonjour
Moi, ce que je préfère, ce sont les faux commentaires, de faux gens, anonymement courageux, qui viennent mettre en doute notre travail.

Ninja

29/05/2020 à 22:54

Perso, je suis dans un Leclerc (je ne dis plus espace culturel leclerc) vu que l'on a déménagé dans l'hypermarché et mis à part mon travail avec les représentants, je n'ai plus l'impression d'être libraire mais d'être aussi magasinier, surtout maintenant post-déconfinement. -'

Fakeinfo

30/05/2020 à 08:30

J'utilise volontairement le même mode de communication que celui des sources de votre article monsieur Gary et vous arrivez sur mon commentaire à la même conclusion que moi sur votre article. Finalement nous sommes d'accord.

Nicolas Gary

30/05/2020 à 09:45

Bonjour (la politesse, logiquement, ne demande pas de courage particulier)
Vous faites ce que vous voulez, comme vous le voulez, et vous voyez, si vos commentaires sont publiés c'est que l'on trouve que l'anonymat est aussi un chose acceptable.
Maintenant 2 choses : voilà plus de 10 ans que nous travaillons dans l'industrie, nos sources sont fiables.
Et parce qu'en 12 années, nous avons respecté l'anonymat, et protégé nos sources, les infos n'en sont que plus fiables encore.
Allez, je vous embrasse.
Bon week-end.

WaitAndSee

30/05/2020 à 09:35

@Michèle Khan : vous ralez un peu vite je trouve, vous avez posté le 29 mai, nous sommes le 30 et votre livre est déjà disponible ! Et il était également disponible auprès des vendeurs partenaires de la fnac

Michèle Kahn

30/05/2020 à 10:13

@WaitAndSee Bonjour, mon livre est paru le 19 mars et non en mai. PS: ce serait sympa de respecter l’orthographe de mon nom. Merci

KeepCalm

02/06/2020 à 16:55

@Michèle Kahn , entre le 19 mars et le mois de mai il s'est passé un truc je crois qui a un peu perturbé les chaines de distribution, la Fnac n'est pas responsable de tous les titres reportés ou sorti au mauvais moment, ou encore mal renseignés dans la bases par les diffuseurs eux aussi à l'arrêt. Il faut aussi essayer de comprendre les contraintes auxquels chacun fait face :)

Lemanovitch

30/05/2020 à 10:58

Bonjour. La Fnac ne fait plus le métier de libraire depuis de nombreuses années, c’est une entreprise qui vend des livres et des tas d’autres produits tout comme Amazone, le seul
intérêt pour elles c’est la marge sur ce « produit » par rapport à celle des autres produits qui est moins rémunératrice. Quand au prestige intellectuel attribué à ce produit il est ignoré par la plupart de ces responsables qui ne sont pas des lecteurs dans la majorité des cas. D’ailleurs il serait intéressant au moment de la revendication des auteurs pour une meilleure rémunération de se reposer la question des marges attribuées aux vendeurs de livres en remettant à plat les conditions de vente des éditeurs et de leurs distributeurs. Est-ce que le rapport entre le quantitatif et le qualificatif est toujours adapté à l’évolution du marché et des circuits de distribution ?

Fakeinfo

30/05/2020 à 11:31

@nicolas Gary, j'adore vos leçons (incluant celles de bonnes manières) et c'est sur que vos 10 années où 12 (même ça ce n'est pas clair) de copinages sont la garantie de la fiabilité de vos infos. C'est l'argument massue (comme Nutella et ces 25 années d'expérience)... Et ne m'embrasser pas s'il vous plait car je respecte la distanciation physique, même en virtuel. Je vous souhaite le meilleur pour la suite.

Nicolas Gary

30/05/2020 à 11:42

Bonjour (difficile à rentrer hein)
Copinage : certainement, peut-être, ou pas. J’ai pas le sentiment de la compromission (je lâche le mot ça vous fera un os de plus à ronger).
ActuaLitte est garanti sans huile de palme juste de l’huile de coude, en toute indépendance. Et depuis le 14 février 2008.
Pardon pour l’imprécision : quand on aime on ne compte pas.
Je vous embrasse toujours virtuellement et dans le respect des distances nécessaires, soyez rassuré. Je connais mon intégrité j’ignore tout de la vôtre (et j’avoue : m’en moque...)

Fakeinfo

30/05/2020 à 13:12

A nouveau sans, belle réactivité (12 minutes), je vous laisse à vos auto-démonstrations et demeure très peu convaincu de la véracité de la situation que vous décrivez dans votre article ayant constaté le contraire dans le point de vente que je fréquente. L'intégrité étant une question de point de vue je vous laisse à la votre et vous quitte définitivement en vous souhaitant un bon week-end.

Somerandombookseller

30/05/2020 à 14:05

@fakeinfo Étant donné que la direction Fnac a pris la main sur l'ensemble des commandes, ce que les libraires Fnac déplorent, il est mathématiquement impossible que vous ayez trouvé de petites nouveautés (récentes) en rayon. Après vous n'avez peut-être la même notion de "petit".

Roger Raynal

30/05/2020 à 14:24

La transformation des libraires en "magasiniers" ou "pousse-cartons" ne touche hélas pas que la FNAC.
Nous touchons peut-être là à la limite du commerce des livres physiques, dont on ne sortira que par une limitation drastique de l'offre ou un changement de modèle.

Et si... les librairies devenaient le lieu où l'on imprimait, en quelques minutes, le livre désiré par le client, avec sa police de caractère et son interlignage ? Un même livre imprimé en gros caractères espacés pour la grand mère dont les yeux ne sont plus tous jeunes, en caractères plus petits sur du papier fin pour les jeunes voyageurs, sur du beau papier avec une police et un format confortable pour un cadeau... Le tout avec des prix adaptés.
Les machines pour faire cela existent.
Le ballet des livraisons et des retours cesserait, si ce n'est pour les livres d'arts, les "beaux objets livre".
Quelques exemplaires de démonstration suffiraient, et tous les titres parus seraient accessibles dans n'importe quelle librairie, épuisés ou pas...
Qui osera ?

Michèle Kahn

30/05/2020 à 16:55

A Roger Raynal : voilà une belle idée ! Ce serait merveilleux.

Marc Georges

30/05/2020 à 15:54

La Fnac n'a jamais été une librairie, juste un marchand de livre. Aujourd'hui un bazar avec papeterie, machines à café, jouets...

Les éditeurs s'en étonnent ?

Marc Georges
La Demeure du Livre.

Libraire jusqu'à l'os

30/05/2020 à 17:37

Je ne peux malheureusement pas vous donnez tort mais vous y trouverez pourtant de vrais libraires, passionnés, qui connaissent leur sujet. Ils sont, par contre, de moins en moins, car ce n'est plus ce que recherche l'entreprise...

Fakeinfo

30/05/2020 à 19:00

@Somerandombookseller
Quelle méconnaissance est la votre !
Cela fait des années que la direction pilote l'achat des nouveautées dans 80 % des magasins Fnac. Les libraires de la Fnac qui je féquente me l'ont expliqué il y a fort longtemps. Ils ont cependant la possibilité de faire des commandes supplémentaires pour défendre des titres qu'ils aiment. C'est fou je ne suis qu'un client et je le sais alors que vous experts l'ignorez !!! Quand au jugement de valeur sur la qualité de mes achats c'est le pompom ! Sous entendu j'achete de la grosse artillerie ! pour info j'ai acheté en autre cette semaine "l'incident au fond de la galaxie" d'Etgar Keret qui est paru de mémoire fin mars 2020 donc durant le confinement et la fermeture du magasin que je féquente. Mais bon cela doit un auteur pas assez petit ! Bon week end.

Somerandombookseller

31/05/2020 à 00:09

Je trouve ça dommage que vous le preniez comme ça car je n'ai aucunement jugé vos achats. Etje ne me suis jamais prétendu expert. Mais en tant que libraire Fnac je trouvais bizarre que vous ayez pu achetez une "petite" nouveauté alors que comme l'article le dit nous ne les recevons plus. Mais tout s'explique finalement. Le livre que vous avez acheté est sorti le 19 mars. Or les éditeurs ne s'attendant pas à un confinement nous pas arrété les nouveautés tout de suite. Il a fallu une semaine. Donc tout ce qui est sorti entre le 16 et le 21 n'est arrivé en magasin qu'après le 22. Voilà pourquoi vous l'avez trouvé en magasin. CQFD.

Lemanovitch

30/05/2020 à 21:21

Vous avez raison de dire qu’il y a des vendeurs compétents et sympathiques dans les Fnac ( j’y ai passé 7 ans de ma vie de libraire) non sérieusement, ce n’est pas au niveau du personnel de vente le problème, c’est la centralisation qui a tout bouleversé dans le fonctionnement. Le meilleur moyen de démotiver les équipes de vente c’est de leur retirer la gestion de leurs achats ( réassort et nouveautés) et de substituer une clé de répartition pour les différents magasins à travers le pays. Vous imaginez ce que ça donne, si vous avez déjà discuté avec votre vendeur de journaux au temps des MNPP et autre Prestalys. Quand vous supervisez l’ensemble du réseau que vous avez été formé et formaté par la suprématie de la rationalité vous êtes persuadé qu’un algorithme peut mieux faire que la somme de toutes les fantaisies aléatoires des différentes irrationalités des acheteurs disséminés dans chaque rayon des magasins. C’est vrai que ça peut corriger des anomalies, mais c’est justement ces particularités qui sont gommées qui standardisent l’offre et qui transforment le super système valable pour une mise en place d’un Joël Dicker ou un Guillaume Musso en catastrophe qui fiche en l’air la mise en vente d’un auteur qui habite la ville où se trouve le point de vente ou le « coup de cœur » du vendeur. Sans compter que quand vous prenez vos bacs d’arrivages vous vous dites ILS m’en ont mis tant, et que parfois les exemplaires en quantité inadaptée restent dans un coin mais pas en rayon et repartiront dans les retours comme un office forcé chez un indépendant (ça n’arrive jamais me disent monsieur Hachette et madame InterForum). Alors qu’en fait il n’y a rien de rationnel dans la vente de livres, c’est ça qui est merveilleux même si tout le monde dans le secteur du livre rêve à la martingale du succès, dans aucun domaine de la création elle n’existe, si ce n’est peut-être pour la « cavalerie » qui n’a pas besoin de libraire.

Représentant qui marche sur des oeufs et qui par conséquent se réfugie derrière l'anonymat

30/05/2020 à 22:32

Globalement, et n'en déplaise à Fèquinfo, je trouve cet article très bon (j'ajouterais même, pour être désagréable avec tout le monde, meilleur que l'ordinaire du site).
Je suis représentant pour un diffuseur-distributeur depuis plusieurs décennies.
Je ne suis pas vraiment surpris par les réactions des libraires de FNAC que vous avez recueillies : beaucoup sont de très bons libraires, y compris parmi la nouvelle génération, et ça fait bien longtemps que les libraires et nous (les représentants) constatons amèrement ce virage pris par la FNAC.
La FNAC a longtemps vécu, et dans une large mesure vit encore, sur une image forgée dans les années 70-80, reposant non seulement sur les compétences de ses vendeurs (en librairies, mais aussi dans les autres rayons) et sur la richesse de l'assortiment des magasins.
Pour ce qui concerne la qualité des vendeurs, je ne me prononce pas... mais je sais (parce que certains me l'ont dit) qu'ils sont plus incités à vendre de très rémunératrices extensions de garantie sur l'informatique, la photo ou le son qu'à prendre le temps de conseiller le produit qui convient au besoin particulier de chaque client.
Pour ce qui est de la richesse de l'assortiment en revanche, je peux aisément me prononcer. Je passe rapidement sur les rayons disques et jeux, qui sont une terre brûlée pour de très nombreuses raisons dont les principales ne sont pas du fait de la FNAC.
En librairie, j'ai vu certaines librairies qui, autrefois, avaient des taux de retour anecdotiques (de l'ordre de 5 à 6%) passer à des taux de retour de 30% ou plus.
J'ai vu des libraires qui ne choisissent plus les opérations commerciales qu'ils proposent, mais qui se voient imposer celles qui sont négociées au niveau national, y compris quand ces opérations ne sont pas rentables dans certains magasins.
Je vois des libraires qui reçoivent ce que la centrale appelle des "injections" de livres par piles... pour des titres qui sont déjà en rayon et qui ne se vendent pas.
Je vois, ou plutôt je ne vois plus des librairies FNAC qui pourtant travaillaient bien, parce que leur offre a été centralisée : pour être passé dans certains de ces points de vente que je ne visite plus, je peux témoigner de la pauvreté de l'assortiment proposé. Les libraires en sont aussi désolés que moi mais ,passé un certain point, ces libraires ont cessé de se battre contre leur hiérarchie et ses instructions stupides.
D'une manière générale, l'expertise des libraires des FNAC est piétinée par des imbéciles férus de tableaux excel et de remises de fin d'exercice. Ce n'est pas très surprenant dans ces conditions que ces mêmes imbéciles parient sur la vente du 20/80 : ils n'oublient qu'une chose, pourtant vérifiée à de nombreuses reprises, c'est que ce 20/80 ne se vend jamais aussi bien que lorsque les 80/20 sont là, parce que c'est le 80/20 qui amène la clientèle ici plutôt que là.
Je ne sais pas où va la FNAC, je ne sais même pas si quelqu'un le sait à sa direction. En revanche, il est illusoire d'espérer à court terme que les librairies indépendantes prennent le relais des FNAC, notamment sur les littératures de l'imaginaire, parce que l'écrasante majorité de ces librairies ne sait pas comment les travailler, quand elles ne les méprisent pas purement et simplement, et leurs rayons qui y sont consacrés sont bien souvent pitoyables. Je module néanmoins : si la majorité est consternante, il existe très heureusement des exceptions remarquables : reste à espérer que ce mouvement se généralise.
Mais si cela doit changer, c'est-à-dire si la clientèle doit changer d'habitude de consommation, c'est une affaire d'au moins trois ou cinq ans. Il faut espérer que les éditeurs pourront tenir jusque là.

fg

31/05/2020 à 19:14

Merci Représentant... pour votre commentaire, qui complète avantageusement l'article qui est déjà bien et qui est, comme vous le précisez, meilleur que d'habitude (ça manque souvent de recul ici).

Pascale Le Bellais

30/05/2020 à 22:44

La version papier de mon livre "le temps des foudres" paru mi mai 2020 est soit disant en rupture de stock (EN LIGNE je précise) à la FNAC mais n'a jamais été disponible. Encore plus grave, il n'apparaît pas en nouveauté alors que des ouvrages plus récents apparaissent. C'est à l'évidence un comportement discriminatoire contraire à la plus élémentaire déontologie. En revanche, Amazon l'a bien annoncé en nouveauté et il est disponible en ligne. Dommage que la Fnac ait cette attitude qui ne lui fait pas honneur.

Le vieux ronchon

02/06/2020 à 16:47

Chère Pascale la Fnac n'a aucune obligation, ni déontologique ni commerciale à référencer la totalité des ouvrages qui sont publiés. Peut-être faut-il plutôt en parler à votre éditeur et diffuseur ?
Par ailleurs votre ouvrage est également en rupture de stock sur ce cher Amazon, donc non seulement votre commentaire/placement produit n'apporte rien au débat mais en plus il est mensonger/erroné.
Bien à vous

Toto

01/06/2020 à 08:12

Donc, si je résume bien, pour trouver un bouquin, il faut aller sur... Amazon ;-)
Sinon, je ne veux pas être taquin, mais je propose d'aligner l'ensemble de la chaîne du livre (tant vantée ici il y a peu...) sur le droit des auteurs : chacun ne gagne une part de ce qui est véritablement vendu... Donc l'imprimeur ne touche que ce qui est vendu, le vendeur aussi, le diffuseur aussi. Etc. On oublie les frais de stockage, les frais de diffusion, les frais de pilon...
Après tout, comme les auteurs, tout le monde travaille gratis tant qu'il ne vend pas... Bonne idée, non ?

Arthur

01/06/2020 à 16:08

Merci beaucoup pour cet article et pour une partie des commentaires qui le complètent avec intérêt. Salarié dans une grosse enseigne puis dans une librairie dite "indépendante" je ne peux que confirmer les tendances lourdes et déprimantes à l'œuvre.

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Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

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Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23

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Histoire de l’ebook #17 - Les grandes dates du Projet Gutenberg

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement. » (Michael Hart, fondateur du Projet Gutenberg et père de l’ebook)

02/07/2021, 09:21

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Histoire de l’ebook #15 - Un hommage aux bibliothécaires

Le/la bibliothécaire a toujours eu un rôle charnière dans le monde du livre, y compris numérique. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner ? Une première version de ce texte fut publiée dans ActuaLitté en 2016. Voici aujourd'hui une version revue et actualisée pour inclure les ultimes développements de la profession. L’auteure fut elle-même bibliothécaire avant d’être traductrice.

30/06/2021, 10:29

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Histoire de l’ebook #14 - L’ebook vu par quelques pionniers

Voici le sentiment de plusieurs pionniers du livre numérique interviewés par courriel au fil des ans pour mes articles et livres sur le sujet: Michael Hart (Projet Gutenberg), John Mark Ockerbloom (The Online Book Page), Robert Beard (A Web of Online Dictionaries), Jean-Paul (Cotres.net), Nicolas Pewny (Le Choucas), Marc Autret (Indiscripts), Pierre Schweitzer (@folio), Denis Zwirn (Numilog) et Henri “Henk” Slettenhaar (Silicon Valley Association).

29/06/2021, 09:23

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Histoire de l’ebook #13 - L'Internet Archive, une bibliothèque planétaire

L’Internet Archive est fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie) pour préserver un historique de l’internet. D'abord « bibliothèque de l’internet » avec la Wayback Machine, qui permet de voir l’évolution d’un site web depuis 1996, elle devient ensuite « une bibliothèque numérique à but non lucratif destinée à procurer un accès universel au savoir humain ». Elle propose deux millions de livres numérisés en mars 2010. Dix ans plus tard, elle est la plus grande bibliothèque numérique publique mondiale.

28/06/2021, 09:32

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Histoire de l’ebook #12 - De Google Print à Google Books

Google lance Google Print en mai 2005 en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques, puis le suspend trois mois plus tard suite à un conflit avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres) et numérise les milliers de livres de bibliothèques partenaires. Mais Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, et le conflit se poursuit. Après une longue saga judiciaire de près de dix ans, la justice américaine tranche en octobre 2015 en faveur de Google.

27/06/2021, 10:34

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Histoire de l’ebook #11 - La licence Creative Commons

Créée en 2001 à l'initiative de Lawrence “Larry” Lessig, la licence Creative Commons a pour but de favoriser la diffusion et la réutilisation d'œuvres numériques tout en protégeant le droit d'auteur. De nombreux auteurs et autres créateurs souhaitent en effet utiliser le réseau de diffusion qu’offre l’internet tout en contrôlant les droits sur leurs œuvres, mais le copyright traditionnel leur semble trop restrictif. Creative Commons fête ses 20 ans en juin 2021 avec 2 milliards d’œuvres sous licence Creative Commons.

25/06/2021, 09:58

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Histoire de l'ebook #10 - Wikipédia, une encyclopédie planétaire

Lancée en janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia est une encyclopédie gratuite en ligne écrite collectivement et dont le contenu est librement réutilisable. Rédigés par des milliers de volontaires dans des dizaines de langues, les articles et les illustrations restent la propriété de leurs auteurs. Leur libre utilisation est régie par la licence GFDL puis par la licence Creative Commons. Wikipédia comprend 17 millions d’articles dans 270 langues en 2011, avec 400 millions de visiteurs par mois. D'autres encyclopédies collaboratives suivent, par exemple l’Encyclopedia of Life.

24/06/2021, 09:42

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Histoire de l’ebook #9 - L’EPUB devient le format standard

Le format EPUB succède au format OeB (Open eBook) en avril 2005 en tant que standard du livre numérique et supplante peu à peu le format pionnier PDF. « Totalement différent du PDF, le format EPUB permet d’afficher un texte ajusté au tout dernier moment en fonction de l’écran et des choix du lecteur au moment précis de la lecture. Plusieurs applications permettent de créer un fichier EPUB directement, dont des logiciels libres. La plupart des liseuses sont compatibles avec le format EPUB. » (Nicolas Pewny, consultant en édition électronique)

23/06/2021, 09:27

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Histoire de l’ebook #8 - Premières expériences d’auteurs de best-sellers

Le maître du suspense américain Stephen King est le premier auteur de best-sellers à se lancer dans l’aventure numérique en 2000, malgré les risques commerciaux encourus. Il autopublie un roman épistolaire inédit en plusieurs épisodes sur un site web créé à cet effet, avec un résultat mitigé, avant de nouvelles expériences avec son éditeur. D'autres auteurs de best-sellers tentent eux aussi l’aventure numérique avec leurs éditeurs, par exemple Frederick Forsyth en Grande-Bretagne, Arturo Pérez-Reverte en Espagne et Paulo Coelho au Brésil.

22/06/2021, 10:05

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Queenie, histoire d'une gangster venue de Martinique, pour conquérir Harlem

Stephanie Saint-Clair. Avec un nom pareil, elle aurait pu faire du music-hall. Et d’une certaine manière, elle fut la reine de la nuit. Au cœur de Harlem, elle devint Queenie, cheffe de gang respectée au sein de Harlem : protectrice d’une communauté noire contre les policiers — déjà ! —, elle mena tambour battant une carrière dans la loterie clandestine. Nous sommes en 1933, la prohibition a pris fin, et cette Martiniquaise, ayant migré une vingtaine d’années plus tôt à New York affronte la mafia italienne, regardant les hommes droit dans les yeux. Queenie, plus qu’une gangster généreuse : un symbole.

22/06/2021, 08:05

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Histoire de l’ebook #7 - Premiers dictionnaires et encyclopédies en ligne

Disponibles en ligne au tournant du millénaire, les premiers dictionnaires et encyclopédies de référence émanent de versions imprimées, par exemple le Dictionnaire universel francophone (Hachette), WebEncyclo (Atlas) ou encore le site de l’Encyclopaedia Universalis. Suivent des outils de référence conçus directement pour le web, par exemple le Grand dictionnaire terminologique (GDT) du Québec et WordReference.com. Wikipédia fera l’objet d’un article spécifique.

21/06/2021, 09:28

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Histoire de l’ebook #6  - E Ink, une technologie d'encre électronique

Les recherches sur l’encre électronique débutent à la fin des années 1990 au sein de la société E Ink pour offrir un meilleur écran aux liseuses en attendant le papier électronique. E Ink présente le prototype de son écran en 2002 et le commercialise en 2004. Un projet un peu différent est la technologie Gyricon développée par Xerox. Radicalement novateur lui aussi dans un domaine connexe, le projet @folio voit le jour en France dès 1996 mais reste malheureusement à l’état de prototype faute de soutien financier.

19/06/2021, 11:19

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Histoire de l'ebook #5 - Les premières liseuses    

Sans surprise, les premières liseuses voient le jour dans la Silicon Valley, terre des projets technologiques les plus fous, avec les fonds nécessaires pour les développer. Ces liseuses sont le Rocket eBook (de NuvoMedia) et le SoftBook Reader (de SoftBook Press), qui virent le jour en 1998. D'autres modèles suivent, par exemple le Gemstar eBook (de Gemstar) en 2000, le LIBRIe (de Sony) en 2004, le Cybook Gen2 (de Bookeen) à la même date, le Sony Reader (de Sony) en 2006, le Kindle (d'Amazon) en 2007, le Nook (de Barnes & Noble) en 2009 et l'iPad (d'Apple) en 2010. 

 

18/06/2021, 11:31

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Histoire de l'ebook #4 - Du PDA au smartphone

En 2001, la liseuse n’a pas encore gagné son pari. On compte 17 millions de PDA (Personal Digital Assistants) dans le monde pour seulement 100.000 liseuses, d'après un Seybold Report publié en avril 2001. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001, dont le Palm Pilot (lancé en mars 1996) et le Pocket PC de Microsoft (lancé en mars 2000). En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone. L’iPhone d’Apple (lancé en juin 2007) devient le produit phare de toute une génération.

17/06/2021, 09:43

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Histoire de l’ebook #3 - Les débuts de Gallica, bibliothèque numérique de la BnF

Gallica est inauguré en octobre 1997 avec des textes et des images du XIXe siècle francophone, « siècle de l’édition et de la presse moderne, siècle du roman mais aussi des grandes synthèses historiques et philosophiques, siècle scientifique et technique ». Gallica élargit ensuite son champ d’action et devient rapidement l’une des grandes bibliothèques numériques mondiales.

16/06/2021, 13:19

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Histoire de l’ebook #2 - Gabriel, portail des bibliothèques nationales européennes

Mis en ligne en janvier 1997, Gabriel est un portail trilingue (anglais, allemand, français) offrant un point d’accès unique aux services internet des bibliothèques nationales européennes. Sans les patients efforts de Gabriel (et de l’European Library), la bibliothèque numérique européenne Europeana n’aurait peut-être jamais vu le jour dix ans plus tard.

15/06/2021, 09:29

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Librairie Les mots à la bouche : transmettre culture et héritage LGBT+, inlassablement

Nouvellement installée dans le XIe arrondissement de Paris, la librairie LGBT+ Les mots à la bouche lançait ce 31 mai un crowdfunding pour changer son modèle économique et devenir une société coopérative. Avec 40.000 euros réunis en à peine trois jours, les membres de la SCOP sont aujourd’hui assurés de pouvoir reprendre l'entreprise. Une façon pour le lieu de continuer à vivre dans les mains d’une nouvelle génération de libraires engagés, ayant à cœur de prolonger l’héritage LBGT. Mais aussi de proposer une littérature qui raconte ses luttes et son histoire.

14/06/2021, 18:01

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Histoire de l’ebook #1 - Le PDF, format pionnier lancé par Adobe

L’ebook aura bientôt 50 ans. Non, il ne fait pas son âge. Mais pour mieux contextualiser son existence, ActuaLitté vous propose de retrouver une série d’articles, rédigés par Marie Lebert, pour bien mener les célébrations. Peu après les débuts du web en 1990, la société Adobe lance en juin 1993 le format PDF (Portable Document Format), tout comme l’Acrobat Reader (gratuit, pour lire les PDF) et l’Adobe Acrobat (payant, pour créer les PDF).

14/06/2021, 09:51

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Des dessins inédits de Milan Kundera exposés à Paris

« Par mes expériences et mes goûts je suis centre-européen […], mais au milieu de ma vie, ma femme et moi avons émigré en France. Cet événement est le plus décisif de toute mon existence : il est la clef de ma vie et de mon travail », écrivait Milan Kundera. Français, Tchèque, et Centre-européen, l’écrivain est au cœur d’une exposition organisée par le Centre tchèque de Paris, offrant un regard inédit sur les dessins de l’auteur.

21/05/2021, 10:25

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Marcel Proust devenu auteur de science-fiction

Chercher, Pierre-Carl Langlais adore : il s’est lancé dans des études en histoire de la presse, mobilisant les ressources de l’Intelligence Artificielle pour analyser des corpus entiers. Et au fil des morceaux de code, s’est intéressé à l’outil GPT-2 – logiciel de traitement automatique du langage, produit par OpenAI (société de Elon Musk). « À partir d’un corpus, on propose à la machine un début de phrase, et elle génère le texte qui suit. On peut ainsi croiser deux types de textes, pour emprunter un style à l’un et un univers à l’autre », nous explique le post-doctorant.

13/05/2021, 16:24

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Covid : fatigue et inquiétude gagnent des bibliothèques

Depuis le 28 novembre, les bibliothèques, aux côtés des services d'archives et centres de documentation, font partie des seuls lieux culturels de proximité à être ouverts au public, malgré le contexte sanitaire. Ce sort réservé aux établissements de lecture publique, qui reconnaît leur caractère essentiel, en vient toutefois à peser sur certains professionnels des bibliothèques, qui craignent pour leur santé et soulignent une fatigue générale. À ce contexte viennent souvent s'ajouter des revendications plus larges, sur les conditions de travail.

09/04/2021, 16:32

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Avec ou sans pandémie, le difficile accès aux livres des détenus français

La pandémie de Covid-19 aura fait vivre à l'ensemble de la population l'expérience du confinement, de la privation de liberté et des difficultés qui les accompagnent. Parmi ces dernières, l'accès aux livres et à la lecture. Pour les détenus des prisons françaises, ce droit reste très difficile à faire appliquer, les progrès sont timides et le statu quo souvent de mise. La crise sanitaire, évidemment, n'améliore pas les conditions.

02/04/2021, 11:53

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Antonio Tabucchi, “le plus italien des écrivains portugais”

Écrivain, certes, mais aussi traducteur de Fernando Pessoa en italien, Antonio Tabucchi a lié avec le Portugal une relation particulière. Enseignant tout à la fois la langue et la littérature lusophone, à Sienne, il est décédé à Lisbonne en mars 2012. Comme si quelque chose devait s’écrire ainsi. Clelia Bettini, de l’université de Coimbra, faculté de Lettres, nous en offre un portrait inédit.

01/04/2021, 16:33

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Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

02/03/2021, 09:12

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Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

26/02/2021, 13:00

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Ankama, c’est aussi de la bande dessinée

RENCONTRE – Ankama Éditions fête ses quinze ans cette année. Occasion de revenir sur une initiative éditoriale née un peu par hasard. Ankama, c’est avant tout des jeux vidéo en ligne, mais aussi des livres. Si la société roubaisienne est toujours associée à Dofus, elle s’est aussi fait une place dans le monde de l’édition, et plus particulièrement de la bande dessinée, en une quinzaine d’années. 

09/02/2021, 13:06

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Hélène Gaudy : une écriture, un abri

PORTRAIT – Chaque année, l’association de libraires Initiales édite un texte inédit d’un écrivain, dont le travail est suivi pas à pas. Avec le projet de mieux le ou la faire connaître à leurs lectrices et lecteurs. Hélène Gaudy a trouvé sa place naturellement et a offert le texte Névés. Née en 1979 à Paris, elle a étudié à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Autrice de divers articles et nouvelles parus dans des ouvrages et albums collectifs ou des revues, elle a également publié des romans et albums pour la jeunesse et des livres d’art. Elle est membre du collectif Inculte et vit à Paris. 

12/01/2021, 11:07

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Utopia, Mauvais Livres et FVE : trois éditeurs nés pendant la pandémie

Ouvrir une maison d’édition pendant la pandémie ? Ce qui pourrait sembler un pari complètement fou est devenu une réalité pour trois maisons d’édition italiennes. Et la surprise… c’est que ça marche. Utopia, Mauvais Livres et FVE : voici les noms de trois maisons d’édition, situées dans deux villes différentes — Milan et Rome — et qui, malgré des identités très spécifiques, ont beaucoup de choses en commun : toutes les trois indépendantes, elles ont débuté leur activité pendant le confinement, et, depuis leurs premières parutions, ont rencontré un bon succès auprès du public.

30/12/2020, 16:15

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Les Yeux qui pétillent : la jolie promesse d’une librairie valenciennoise

En septembre dernier, Céline Dereims a ouvert une librairie généraliste et indépendante, en plein cœur de Valenciennes. Baptisée Les Yeux qui pétillent, celle-ci a vu le jour dans le cadre d’une reconversion professionnelle, savamment conjuguée avec une passion de longue date pour la lecture.

28/12/2020, 10:04

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Book d’Oreille, une nouvelle voie pour le livre

PORTRAIT – Passionné par le son, par la voix et par la littérature, Olivier Carpentier poursuit depuis 2009 une entreprise de développement du livre audio. Le Lillois se considère comme un libraire indépendant. Sa société Book d’Oreille propose aujourd’hui une nouvelle solution pour le prêt numérique de livres audio, à destination des bibliothèques et médiathèques.

24/12/2020, 11:08

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Olivier Tallec : c'est MON auteur !

PORTRAIT – Olivier Tallec est breton d’origine et, après l’École supérieure des arts appliqués Duperré, il a beaucoup voyagé, notamment en Asie, au Brésil ou au Chili.Si aujourd’hui, il agrémente de ses dessins la presse nationale (Libération, Elle, Les Inrockuptibles), il est également l’auteur de nombreux livres pour la jeunesse ainsi que de livres d’illustration pour adultes aux éditions Rue de Sèvres comme

04/12/2020, 15:35

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Dropshipping : ces intermédiaires qui vendent les livres à des prix prohibitifs

Présenté par ses promoteurs comme le moyen simple de devenir riche grâce à internet, le dropshipping flirte de très près avec l'arnaque, et pose des questions morales évidentes. Un « dropshipper » s'impose comme un intermédiaire entre un fournisseur et un acheteur, et s'attache à collecter la plus importante commission possible pour assurer le lien entre les deux. Le livre et les libraires ne sont pas épargnés, loin de là.

18/11/2020, 12:35

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

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La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

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Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

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Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

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Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

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Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

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Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut securiser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

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Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

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Feel good books ? “Est-ce que Sagan, Duras, écrivaient pour faire du bien ?”

Écrire ne m'a jamais fait manger.J'ai fait ce que l'on appelle délicatement des "succès d'estime", ce qui veut dire que je n'ai eu aucune critique négative - quelle chance !-  mais que mes livres se sont vendus au mieux à 2000 ex. Tout cela en étant publiée par de belles maisons. Par Cathy Galliegue.

01/07/2021, 09:09

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Amis auteurs, “ne nous trompons pas de combat”

Avant même le rapport Racine, remis en janvier 2020 au ministre de la Culture, qui reconnaissait la paupérisation des artistes-auteurs, ces derniers alertaient sur une baisse de leurs revenus et une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Selon Paola Appelius, traductrice littéraire et présidente de l'Association des traducteurs littéraires de France, les préoccupations ont été entendues, et le travail d'amélioration a bel et bien commencé. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte aux auteurs.

29/06/2021, 09:04

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Rentrée littéraire : la critique, le lecteur, le libraire et le quatre-quart

Encore deux mois de patience avant de trouver sur les tables de librairies, dans les dossiers ventrus de la presse, les titres de la prochaine rentrée littéraire. Alors parleront auteurs, éditeurs, journalistes, parfois quelques lecteurs dont la notoriété médiatique fera croire à une influence réelle sur les envies mouvantes des lecteurs. Qui mieux qu'un libraire, artisan besogneux de cette grand'messe dont il ne retirera lui-même ni lauriers ni couronne, pour poser un regard distancié, frondeur, amusé, bienveillant sur ce rituel que d'aucuns conspuent à loisir, avant que de s'y sacrifier ?

27/06/2021, 11:04

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Le livre, bien essentiel : “L’une des plus importantes victoires” de 2020

Près de soixante-dix maisons françaises et italiennes auront pris part aux journées d’échanges organisées à l’initiative de l’Association des éditeurs italiens. Engagé à la tête de cette organisation depuis 2017, Ricardo Franco Levi intervient régulièrement dans nos colonnes, apportant éclairages et interventions sur le marché italien. Depuis Milan, il revient sur ces trois jours, manifestement riches.

24/06/2021, 15:36

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Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28

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Entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers de Mondadori Libri

Le site NewItalianBooks, qui promeut les maisons d'édition et la culture italiennes à l'étranger, a réalisé un entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers chez Mondadori Libri. Ce dernier est le groupe de presse le plus influent en Italie. Interrogée par Paolo Grossi, directeur du site, elle revient sur l'influence du livre italien à l'étranger. Par Paolo Grossi.

22/06/2021, 12:25

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Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

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La lecture dans les établissements de santé, “espace d’intimité, d’évasion, de liberté”

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) s'engage dans une vaste opération de rapprochement entre les professionnels de la santé et ceux de la lecture publique, pour multiplier les projets culturels autour du livre et de la lecture dans les établissements de santé. Nous reproduisons ci-dessous le plaidoyer de la fédération, destiné à convaincre de l'importance cruciale de la lecture dans le parcours de soins.

18/06/2021, 15:06

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La justice pardonne-t-elle les critiques élogieuses de livres dangereux pour la santé ?

La justice nous porte souvent vers les confins du sublime, dans une langue magique. La Cour de Justice de l’Union européenne, régulièrement évoquée dans nos colonnes, donne l’occasion d’un petit sourire, voire d’un clin d’œil, facétieux. En effet, l’arrêt dans l’affaire C-65/20 autoriserait, selon un de nos lecteurs, que les mauvais livres — indigestes pour l’esprit — puissent malgré tout être encensés. Attention, mauvaise foi et bonne humeur exigées…

10/06/2021, 12:52

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FIBD : les Autrices et Auteurs en Action “demandent maintenant des actes”

Le collectif AAA (Autrices et Auteurs en Action) entend attirer l'attention des pouvoirs publics sur les suites données au rapport Racine sur la condition des auteurs, qu'il estime « enterré ». Après une proposition de boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2021, le collectif a proposé un vote pour Bruno Racine, pour le Grand Prix. Vote qui ne sera pas comptabilisé, a confirmé l'organisation. Le collectif prend acte, mais demande à présent au festival de démontrer son soutien aux auteurs, lors de la prochaine édition. Nous reproduisons le courrier de réponse au FIBD ci-dessous.

09/06/2021, 14:49

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D'Amélie à Mademoiselle Nothomb : “Tu es encore là toi ?!’

Amélie Nothomb rencontrera pour la première fois depuis très longtemps son public ce samedi 12 juin, dans le cadre du Festival Les mots libres à Courbevoie. On sait combien elle entretient un rapport très particulier, dans tous les sens du terme, avec ses lecteurs, et son impatience à l’idée de les revoir n’était pas feinte. En attendant la rentrée littéraire et son prochain titre, Premier Sang, discussion autour de son dernier roman paru, Les aérostats, des monstres et de l’écriture, et de ses lecteurs.

04/06/2021, 11:47

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Les auteurs de Suisse s'expriment en faveur de la loi Covid-19 

La Suisse doit prochainement s’exprimer sur une législation et les débats vont bon train. Le secteur de la Culture touché au même titre que d’autres reste en demande d’actions. Et le collectif Suisse Culture, dont l’association des auteurs partage le message, demande donc que la loi Covid-19 fasse l’unanimité. « Qui dit non à la loi Covid-19 rend impossible tout soutien aux branches les plus durement touchées : la culture, l’événementiel, la gastronomie et le sport. » Leur appel est ici reproduit dans son intégralité.

31/05/2021, 17:01

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Voutch : “Un dessin d’humour, c’est un rébus, entre le texte et le visuel”

Avec une exposition en trois parties, Voutch régalera le public des Mots libres, festival qui s’ouvre ce 1er juin à Courbevoie. Une composition réunissant ses dessins réalisés pour un livre sur les Fables de La Fontaine en 2018, ainsi que des dessins de son dernier album De surprise en surprise. Et puis, des strips, ces petites BD commencées en 2016 sur un blog du Monde, avant de devenir deux livres au Cherche midi.

31/05/2021, 09:13

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Affaire Marsan : huit autrices de Bragelonne “rappellent la société à ses obligations”

Une enquête de Mediapart, en avril dernier, a fait état des témoignages d'une vingtaine de femmes, qui pointaient le comportement « déplacé » de l'éditeur Stéphane Marsan, directeur du groupe Bragelonne, dans un cadre professionnel, à l'occasion de réunions ou lors de festivals. Depuis, la société n'a pas réagi publiquement, et aucune mesure ne semble avoir suivi ces révélations. Huit autrices de livres publiés par le groupe rappellent la société à ses obligations, menaçant de reprendre leurs droits sur leurs créations. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, leurs revendications et leur lettre ouverte.

28/05/2021, 09:00

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En Biélorussie, la liberté d'expression et l'opposition en danger

Le détournement d'un avion de ligne par un appareil militaire, pour arrêter l'opposant et journaliste Roman Protassevitch, constitue le dernier « coup d'éclat » du régime autoritaire d'Alexandre Loukachenko. Depuis les résultats des élections présidentielles de 2020, contestés par une partie de la population, la répression s'intensifie. Le PEN Club français fait part de son inquiétude pour la liberté d'expression, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

27/05/2021, 09:26

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Pass Culture : unique réussite d'un Emmanuel Macron tout schuss ?

L’éducation et la culture étaient les pans prioritaires du programme d’Emmanuel Macron candidat à la présidence. Et sur le second point, la mesure probablement la plus novatrice consistait à copier le Bonus Cultura mis en place par Matteo Renzi, Premier ministre italien, en octobre 2016. Baptisé par les équipes Macron Pass Culture, il promettait un bifton numérique de 500 € aux jeunes atteint de majorité, pour des dépenses folles en biens culturels…

21/05/2021, 17:05

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Perdue en mer de Chine ? Roselyne Bachelot face à ses contradictions

Voilà quelques jours, la ministre de la Culture se lançait dans d’hasardeuses comparaisons : d’un côté les tensions en mer de Chine, de l’autre celles entre organisations représentatives des artistes-auteurs, qui seraient plus ardues à résoudre que les premières. Les intéressés — les artistes-auteurs, pas les Chinois… — ont décidé de répondre à Roselyne Bachelot, considérant que le mépris avait des limites… Leur texte est ici proposé dans son intégralité. 

17/05/2021, 15:21

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HoomBand : lectures et ambiances pour les angoissés du sommeil

TEST – Le soleil revient, repart, les terrasses restent vides, les pro et anti-vaccins s’empoignent… tout cela donne envie de faire une belle sieste. Mais difficile de s’endormir avec un tel vacarme en bruit de fond ? Taratata, ActuaLitté vous a dégoté un petit gadget presque sexy, qui aide à l’endormissement. Une sorte d’assistant-conteur, capable de vous plonger dans une ambiance sonore, ou une œuvre, afin de favoriser le sommeil. En avant.

10/05/2021, 16:40

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Karl Zéro : l'absence de pub “donne une indépendance éditoriale”

À 59 ans, le journaliste Karl Zéro se lance dans une nouvelle aventure : il vient de lancer avec les éditions Télémaque L’Envers des affaires, un trimestriel décidé à prendre son temps. Une revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. Et qu’il nous présente, avec élégance et sourires.

10/05/2021, 09:10

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“Essentiel c’est-à-dire absolument nécessaire” : des libraires privés d'activité

Malgré les menaces de la crise sanitaire, le retour des beaux jours ouvre des perspectives plus heureuses, avec une reprise d'activité. Certains libraires, notamment ceux proposant des livres d'occasion, se trouvent toutefois privés de participation aux marchés en extérieur. Une situation incompréhensible, portée à la connaissance de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, par Frédéric Mignon et Pascale Chassang, libraires à la Librairie Sans Nom, au Mans, dans une lettre ouverte publiée dans nos colonnes, en intégralité.

07/05/2021, 14:56

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Une loi sur les bibliothèques, “un marqueur fort et une opportunité”

Déposée au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine), relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, a bien sûr attiré l'attention des professionnels du secteur. Trois associations professionnelles saluent cette proposition de loi dans un communiqué, reproduit intégralement ci-dessous.

07/05/2021, 11:29

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Rembourser l'avance perçue : quand l'éditeur devient banquier des auteurs

Il plane dans l’atmosphère comme une odeur de faillites rances, dans certaines maisons d’édition. Au point que leurs dirigeants imaginent toutes les manœuvres à leur portée pour récupérer un peu d’argent — une fois la liquidation prononcée. Plusieurs témoignages concordants font état de demandes, parfois adressées par l’intermédiaire d’avocats, réclamant la restitution d’avances sur droits. Au moins deux structures y ont récemment eu recours, provoquant l’inquiétude des auteurs concernés. 

07/05/2021, 11:23

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Institut du service public : les conservateurs généraux des bibliothèques volontaires

Dans la foulée de l'Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France, l'Association française des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation plaide pour une intégration des conservateurs généraux des bibliothèques au sein du futur Institut du service public (ISP). Nous reproduisons le texte de l'association ci-dessous.

06/05/2021, 11:24

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“Oui, on le savait. Mais personne n’a rien dit, surtout par peur”

Le 21 avril dernier, un article de Médiapart dévoilait les nombreux témoignages de professionnelles. Chacune pointait, dans ses relations, le responsable éditorial des éditions Bragelonne, Stéphane Marsan. Après la vague de révélations viennent les interrogations, les inquiétudes, les attentes. Adrien Tomas, auteur de fantasy, avait vivement réagi, et accepte de nous confier son texte. Le voici publié dans son intégralité.

04/05/2021, 11:32