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“Ce n'est pas eux qui sont mis en danger” : ces libraires inquiets d'une réouverture

ENQUÊTE – Depuis l'annonce du reconfinement et la fermeture des librairies, contraintes au système click and collecte (étrangement francisé en “clique et collecte”), les injonctions au gouvernement pour l'ouverture au public de ces points de vente se multiplient. Pourtant, des libraires se disent inquiets d'une telle réouverture. Ils déplorent même une campagne qui vient brouiller les messages quant au livre, au virus et même au maintien de l'activité des librairies. Et, derrière les discours, la lutte des classes et les inégalités face au coronavirus se révèlent à nouveau... 

Le 03/11/2020 à 12:13 par Antoine Oury

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Publié le :

03/11/2020 à 12:13

Antoine Oury

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Avant même l'annonce du deuxième confinement, le 28 octobre dernier, trois organisations du livre s'unissaient. Le Syndicat national de l'édition, le Syndicat de la librairie française et le Conseil permanent des écrivains interpellaient le gouvernement d'une seule voix : « [L]aissez nos librairies ouvertes pour que le confinement social ne soit pas aussi un isolement culturel. »

L'appel n'aura pas été entendu : les librairies, considérées comme des commerces non essentiels, doivent fermer leurs portes au public pour se contenter du “clique et collecte”, qui permet aux lecteurs de commander des ouvrages à retirer sur place.

Depuis ces annonces — outre la concurrence déloyale de Fnac et de grandes surfaces alimentaires, vivement dénoncée —, les prises de position et autres tribunes fusent, pour que le gouvernement revienne sur sa décision et ouvre finalement les librairies au public. Des écrivains, des politiques, des organisations professionnelles signent des textes prônant la raison dans une période troublée.

La santé des libraires, masquée ?

Le Syndicat de la librairie française souligne que les librairies peuvent rester ouvertes au public pour ce deuxième confinement, contrairement au premier. Ce dernier estime que les mesures sanitaires sont désormais connues des libraires, du port du masque au lavage des mains, en passant par la distanciation. C'est oublier que ces mesures, connues – par une part que l'on peut estimer importante de la population –, n'ont pas empêché une nouvelle flambée de l'épidémie.

À ce titre, des libraires, interrogés par nos soins, nous avouent craindre pour leur santé et celles de leurs proches, dans le cas d'une réouverture au public, autant qu'ils redoutent le régime “clique et collecte”. « Oui, je crains de croiser les collègues dans un moment où on devrait voir le moins de monde possible et je crains de faire la distribution lors du click and collect », nous explique une libraire qui souhaite rester anonyme, de peur « de perdre [s]on travail ».

« Honnêtement je ne comprends pas cette mobilisation, les commerces essentiels sont les commerces de bouche, pas les librairies. Il faut respecter le confinement pour ne pas participer à la propagation du virus. Cela ne met pas seulement en danger les libraires, les clients aussi », poursuit-elle.

Plusieurs confrères, s'exprimant en faveur de la réouverture au public de leurs commerces, soulignaient que les mesures sanitaires étaient sans doute mieux respectées dans un petit local, que l'on peut facilement surveiller et aérer, qu'au sein d'un supermarché.

Mais d'autres mettent un bémol à cette vision des choses : « [N]ous avons fait des efforts en mettant en place les mesures sanitaires demandées, mais ce que je peux constater en voyant chaque jour les clients entrer dans la librairie, c'est qu'elles sont insuffisantes : par manque de bon sens, parce que ces gestes et ces précautions ne nous sont pas naturels, etc. Notre capacité à demander au client d'adopter tel ou tel comportement frise l'ingérence dans leur liberté de se mouvoir, et même avec le sourire, insister au-delà d'une simple demande devient vite très compliqué », témoigne une libraire de salariée en Nouvelle-Aquitaine, qui souhaite aussi rester anonyme. 

« Il faut ici rappeler que le livre en librairie est un objet très manipulé par plusieurs personnes au cours d'une même journée et que nous ne pouvons ni le nettoyer facilement, ni le placer en isolement (comme des bibliothèques ont pu le faire) », ajoute-t-elle par email.

Les activités autour du livre, menées par des libraires ou des bibliothécaires, semblent même contraires aux mesures sanitaires, pour des professionnels. « Au risque de faire sursauter certains de mes collègues, je ne souhaite absolument pas accueillir du public dans les établissements actuellement », indique ainsi un bibliothécaire. « Notre métier peut se définir de différentes façons, mais on peut s'accorder sur le fait qu'il s'agit essentiellement d'œuvrer à faire du lien social et culturel d'une part, et organiser le transit de documents d'un foyer à un autre d'autre part. On y ajoute bien entendu le fait d'être un lieu d'accueil et de partage pour le public. Résumons : lien social, partage, échanges. Exactement tout ce qu'il faut éviter afin de limiter la propagation du virus. »

Les professionnels interrogés le rappellent tous, presque comme si on l'avait oublié en quelques mois : le confinement a vocation à soulager les services d'urgence, en se contraignant collectivement, et non à favoriser des occasions de contamination...

L'intérêt collectif, ou celui de quelques-uns

« Essentiel », « véritable refuge culturel », « Comme si on n'éclairait plus la ville »... Les formules et termes très relevés sur l'ouverture des librairies se sont multipliés ces derniers jours, appelant collectivement à un accueil du public dans les commerces vendant du livre.

Pour des professionnels, cependant, le message n'est pas si compréhensible. « Le livre n'est pas interdit, comme on peut le lire parfois, le livre n'a pas disparu (ni de nos rayons, ni de vos étagères), et nous non plus. De nombreuses activités continuent à fonctionner pour fournir un accès à la culture — qui, non, n'est pas morte avec notre fermeture au public... — par ce médium particulier. Les librairies comme les bibliothèques s'organisent, et pendant les deux à quatre semaines à venir, les livres ne vont pas se volatiliser et... nous non plus » remarque cette libraire de Nouvelle-Aquitaine.

Un constat partagé par d'autres professionnels du livre, comme ce bibliothécaire, directeur d'un réseau de médiathèques composé de 11 établissements. « Défendre l'accès au livre physique en cette période me semble être bien souvent une posture, plus que l'analyse d'une nécessité. [...] L'idée du pauvre lecteur n'arrivant pas à mettre la main sur un livre est une idée triste, qui nous déplaît à tous, mais fausse. Qui connait une seule personne qui soit restée sans rien à lire durant le premier confinement ? Les lecteurs ont bien souvent des livres d'avance, et il est possible de passer des commandes sans passer par Amazon. C'est aussi peut-être aussi l'occasion de passer au numérique », indique-t-il. 

Une question ne tarde pas à se poser : « Et que veut-on dire, exactement ? Que le livre est essentiel, ou qu'acheter des livres est essentiel ? » À ce titre, difficile de ne pas relever certains profils parmi les partisans des réouvertures de librairies : des patrons de grosses maisons d'édition, des gérants de chaînes de librairies, des organisations professionnelles — des auteurs aussi, cependant, maillon très fragile de la chaîne du livre... Et même un fameux animateur d'émission littéraire sur France 5, qui plaide pour les libraires, oubliant au passage bibliothèques et médiathèques.

Notons aussi que les personnes qui ont accepté de témoigner pour cet article l'ont toutes faite de manière anonyme, craignant des conséquences professionnelles néfastes. Liberté d'expression, donc, à condition de moutonner façon Panurge ?

Or, il semble évident que le facteur économique entre en compte pour motiver cette demande de réouverture : très peu de textes appelant à l'ouverture des librairies demandent le même traitement pour les bibliothèques, qui versent pourtant des droits d'auteur aux artistes [via le droit de prêt, constitué par une contribution de l’État sur la base des usagers inscrits en bibliothèques et une contribution des fournisseurs de livres sur la base de leurs ventes aux bibliothèques, NdR] et achètent des livres en passant par les libraires.

Le syndicat du livre SGLCE-CGT s'étonne d'ailleurs de ce basculement : à l'occasion de ce second confinement, les enjeux économiques passeraient au premier plan, au détriment de la santé des libraires, en particulier des salariés.

Dans une économie capitaliste, la lutte des classes n'est évidemment jamais terminée : « Ce ne sont pas les principaux intéressés qui parlent [d'ouvrir les librairies au public, NdR]. Ce n'est pas eux qui sont mis en danger dans le contact avec le public. Je comprends par contre que cela part d'un bon sentiment, mais sans souci de la réalité du terrain », relève une libraire « polyvalente » qui fait « un peu de tout » dans la librairie. « Oui, le travail prime sur la santé. C'est une idéologie dominante », déplore-t-elle en écho au discours de Macron sur le nouveau confinement, qui mettait pratiquement à égalité la santé des citoyens et celle de l'économie.

Une défense salutaire du livre et de la librairie

Si ces derniers jours ont pu fruster et agacer des libraires au sein d'une profession loin d'être unanime sur le sujet, on reconnaît toutefois une mobilisation et un soutien salutaires, qui prouvent l'attachement des clients et la possibilité de mobiliser la population pour les librairies. « Jamais on n'aura autant entendu parler de la librairie qu'au cours de ces derniers jours », insiste un commerçant parisien.

Pour poursuivre sur cette lancée, une consoeur suggère que l'« on mène ensemble une grande campagne de mobilisation de nos lecteurs sur le clic et collecte, et plus généralement tout autre moyen qui, sans en être strictement, permet de garder le contact avec vos librairies habituelles, par mail, par téléphone, par les réseaux sociaux, etc. pour les soutenir financièrement et continuer à fonctionner ».

Par ailleurs, de nombreux interlocuteurs comptent sur la fidélité des lecteurs pour que ces derniers réalisent des achats massifs dès la réouverture des commerces, pour garantir une bouffée d'air semblable à celle de la sortie du premier confinement.

« Ce deuxième confinement arrive par ailleurs à un moment critique de l'année, où nous réalisons une partie très importante du chiffre d'affaires, ce qui explique la position des grands syndicats : beaucoup des maillons de notre chaine, fragilisés, dépendent de cette période », nous rappelle-t-on. Près de 25 % des ventes de livres se concentrent en effet sur novembre et décembre.

Le click and collect, par ailleurs, n'assurera pas des rentrées financières suffisantes pour certaines librairies, notamment celles possédant des frais fixes importants, comme les salaires ou d'importants loyers. Certains libraires ne possèdent pas de catalogues en ligne, mais « bricolent » parfois des solutions alternatives, comme l'envoi de listes d'ouvrages ou la communication du stock aux clients.

La solidarité sanitaire, qui pousse certains libraires à plaider pour une fermeture au public, devra en tout cas être suivie d'une solidarité sociale avec les librairies. C'est le moment de compter sur « le soutien précieux de nos clients, qui se montrent de plus en plus soucieux des modèles économiques », résume une professionnelle.

Mise à jour 13h08 :

Cet article a été mis à jour pour intégrer d'autres témoignages de professionnels.

Photographie : illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0

23 Commentaires

 

Haddock57

03/11/2020 à 12:40

bonjour,

j'ai l'impression d'être dans le film "un jour sans fin... on a lu les mêmes articles en mars, avec d'une part les clients des librairies, auteurs etc et d'autre les libraires inquiets. Combien de libraires ont-ils été contaminés depuis le confinement ?
Les masques et les gestes barrières sont-ils brusquement devenus inopérants ?
Arrêtez la psychose et prenez tous vos précautions !

Jean

03/11/2020 à 13:04

Je ne prends pas parti sur rouvrir ou pas. Je comprends les deux points de vue.

Mais il est intéressant de faire valoir (c'était très visible en avril) que les appels à ne pas rouvrir émanent en général de librairies qui peuvent se le permettre, parce que bénéficiant du chômage partiels pour leurs employés et de bons revenus. Ceux qui veulent rouvrir sont en général des petites structures tenues par des gens qui ne peuvent pas se salarier, donc bénéficier du chômage, et qui gagnaient déjà si peu que les aides du gouvernement, basées sur leur CA, n'y font rien. Ceux-là se disent qu'en cas de fermeture, ils meurent de toute façon.

Il y au moins une chose qui restera ouverte, c'est le débat entre les uns et les autres.

Gerard

03/11/2020 à 13:09

Nous tous ici voulons travailler, patron et salariés, tous !!! Si la librairie ferme les salariés partiront au chômage et le patron n'aura rien, sauf les dettes dont il est caution.

Arrêtons de taper sur ceux qui portent les emplois, et qui souvent gagnent moins que leurs employés en librairie.

Gloria

03/11/2020 à 13:15

Petit détail : ce ne sont pas les bibliothèque qui participent aux droits d'auteur, ce sont les libraires qui paient un droit de prêt à la Sofia.

Pat

03/11/2020 à 13:45

Les bibliothèques versent des droits d'auteur aux artistes??? De quelle façon?
Ce sont plutôt les librairies qui versent 9% du montant de ce qu'ils facturent aux bibliotheques à la Sofia.

Relevé

04/11/2020 à 09:30

C'est dommage simplement qu'il n'existe pas de décomptes précis de ce genre de transactions et qu'on est obligés de croire sur parole un bout de papier que vous envoie la SOFIA :-(

Alix76

03/11/2020 à 13:53

J'aimerai signaler qu'au Québec pendant le confinement tous les magasins sont ouverts, même les librairies.! Avec 1000 contaminations par jour, surtout à Montréal.
Et aucun cluster dans les librairies. J'ajoute que les lieux de culte sont fermés.

Caro

03/11/2020 à 14:10

Les libraires "ont peur" de la contamination ? >:(
Qu'en diraient les hotesses de caisse d'un hypermarché ?
Honte aux pétochards qui condamnent la réouverture de leurs propres librairies en doutant du caractère essentiel du livre.
Pensez à changer de métier avant de réouvrir.

Ivanohé

03/11/2020 à 16:13

Honte aux pétochards qui condamnent l'ouverture de leurs propres librairies. C'est profondément indécent. Quand celles-ci auront fermés, ce seront les mêmes qui pleureront de se retrouver au chômage. Qu'en diraient les hôtesses de caisse, les médecins, infirmiers... des hôpitaux ?

Jujube

03/11/2020 à 16:30

Etat des lieux très clair, Monsieur Oury. Merci.

Mourir de faim ou mourir de covid? La même question partout dans le monde actuel. D'autant plus aiguë que la pratique capitaliste y prospère.

En combien de temps d'abstinence un individu lambda meurt-il de faim? En combien de temps un lecteur moyen meurt-il de ne plus lire?
Laquelle prime donc : l'économie d'un pays ou la santé de ses habitants?

Le désespoir suite à la perte de son emploi et son salaire pour manger, payer le loyer, se soigner équivaut-il au désespoir du lecteur privé du plaisir d'acheter ses livres en librairie?
Voyons, soyons sérieux!

Le choix des libraires de ne pas ouvrir leur librairie est tout à fait honorable.
Ceux qui l'ouvrent prennent un très gros risque : être contaminés - eux et leur famille - par leurs visiteurs et, peut-être, mourir d'une maladie gravissime où l'agonie est abominable.

Quoi qu'il en soit, les braves gens continueront d'ergoter sur les mêmes thèmes.
Manière comme une autre de tuer le temps du reconfinement.

NAUWELAERS

03/11/2020 à 17:32

La question qui fâche: pourquoi tant de pays en rouge, même l'Espagne,pourtant si stricte depuis des mois ?
Les masques sont-ils si efficaces que cela ?

Je n'ai pas la réponse: je pose la question...
En tout cas, on a l'impression de patauger dans la semoule.
Avec tous ces scientifiques qui se contredisent, la polémique interminable sur Raoult et l'hydroxychloroquine, les intérêts financiers monstrueux en jeu (Big Pharma pour synthétiser: un fait avéré, aucun complotisme ni de relents d'extrême droite: une réalité incontestable), etc.
Quel salmigondis déprimant voire révoltant !
La démocratie et la liberté sont menacées, selon de nombreuses voix plutôt crédibles et convaincantes.
Il n'est pas question ici des imprécateurs à la petite semaine de la twittosphère...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Eric

03/11/2020 à 17:56

Voilà un message qui va complètement dans le sens de ce que je pense, en tant qu'ancien éditeur, quant à la situation et les polémiques actuelles.

Les arguments de "diversité culturelle" ou de "mort du livre" cachent en réalité des arguments purement économiques.
Ces arguments économiques, face aux questions de santé publique, peuvent sembler légitimes de la part de petits libraires qui avaient déjà du mal à vivre décemment avant la covid, beaucoup moins de la part de grands patrons d'édition, de gérants de chaînes de librairie, d'organisation professionnelles...

Le choix n'est en réalité pas à faire, comme certains le laissent entendre, entre "la mort du livre" et "la mort due au covid". Mais tout simplement entre la logique économique et la logique de santé publique... comme dans tous les autres commerces et entreprises "non essentiels".

NAUWELAERS

03/11/2020 à 18:05

Sans vouloir prendre une position définitive dans ce débat épineux, je ferai remarquer à Éric (ex-éditeur qui n'est donc plus directement concerné...) que ses commentaires font bon marché des mesures sanitaires scrupuleusement respectées par l'immense majorité des libraires et de la clientèle !
Ce qui est parfaitement vexatoire voire insupportable et incite à se poser des questions sur la façon de gérer cette crise interminable...
Je serai donc beaucoup moins péremptoire qu'Éric.
Cette discussion mérite beaucoup plus de nuances.
CHRISTIAN NAUWELAERS

JERONIMO

04/11/2020 à 02:41

Si même un journal littéraire tue le livre, alors on est tous morts. Traîtres à la patrie !

Et les bureaux de tabac, les vendeurs d'alcools ? Ils ont raison, eux ?

MORTS AUX LIVRES !

Marie

04/11/2020 à 08:45

"...craignent..." encore et toujours la" peur" paralysante comme remède contre un mal dont il serait honnête d'avouer que l'on ne sait RIEN. La preuve : depuis le 02/02/20, il y a eu les muselières, l'équidistance, les guérisons (tues)et dues aux mêmes soins d'une banale grippe, l'enfermement de deux mois, le retour à une forme de normalité, vite suivi du couvre-feux puis d'un nouvel enfermement. Avec pour résultat une mortalité due "officiellement" au virus qui ne représente en moyenne, depuis le 02/02/20 que 1/7 de la mortalité totale quotidienne.Il faut tricher et non psychoser, surtout pas devenir "Panurgisé"!

Mort caché

04/11/2020 à 09:34

Eh oui : paradoxe de la France macronisée : pour survivre, il faut cesser de vivre.
Aux armes citoyens, mais surtout ne vous battez pas !
Crevez de peur, mais en même temps, tout va bien aller...

Odile

04/11/2020 à 09:36

J'ai une petite librairie indépendante qui est ouverte, je fais de la vente à la porte. Une seule remarque: le gouvernement pouvait faire le choix inverse, fermer tous les commerces au dessus d'une certaine surface à déterminer.

malok

04/11/2020 à 10:32

la solidarité avec les soignants doit passer avant tout et ne peut pas se discuter...
patientons déjà 2 semaines pour essayer de soulager les équipes des hôpitaux
organisons le click/collect et réjouissons-nous de bénéficier d'aides qu'aucun autre pays n'accorde, même si c'est totalement insuffisant. Tout est très difficile pour chacun et c'est la mort dans l'âme que nous avons fermé notre librairie, mais nos amis soignants sont à bout de force, physiquement et moralement... Pouvons-nous prendre ne serait-ce qu'une minute pour penser à eux et imaginer le cauchemar qu'ils vivent. Il faut arrêter de les applaudir mais les mettre à la première place. Restons tous solidaires avec eux ! Pour eux, faisons le bon choix. Bon courage à tous !

Julien

04/11/2020 à 10:56

Non à la réouverture des librairies ! Je suis libraire et j'en ai assez d'entendre que c'est un commerce essentiel. La santé avant tout ! Le respect du confinement ! Marre de la perpétuelle contestation des français !... Cette profession n'est pas à l'abri de la contamination. On cotoie des clients toute la journée... Certains politiciens, animateurs, éditeurs, personnalités publiques pensent surtout à leur petit profit au détriment de la santé... Beaucoup de clients veulent la réouverture pour leur petit confort. Pour s'acheter un livre pour passer le confinement tranquille. Sans se soucier des libraires contraint de se rendre au travail et de s'exposer au covid... D'ailleurs qui n'a pas de nombreux bouquins chez soi, jamais lus, pour patienter ?... Ce serait tellement bien si les médias interrogeaient plus souvent les libraires qui sont contre la réouverture. Nous sommes nombreux !

Bib45

04/11/2020 à 12:47

Je suis étonnée de la violence de certains propos: "Pétochards" etc... Oui au débat mais attention aux termes employés.
Comme le disent très bien d'autres confrères et, même si tout est flou et compliqué, pensons d'abord aux soignants, aux personnes qui ont perdu des proches et aux malades. Certains peuvent avoir d'autres points de vue, même si je le regrette, mais pitié, arrêtez avec les termes de psychose ou de pétochards et respectez l'avis de chacun.

Louve

04/11/2020 à 18:30

Les bibliothèques sont tenues de déclarer, au titre du droit de prêt, tous les ans ligne par ligne (oui c'est un peu une usine à gaz) à la SOFIA tous les livres achetés pour la participation au régime de retraite complémentaire des auteurs. Quand un auteur vient en bibliothèque, il est payé.

Gerard

04/11/2020 à 23:37

Suite au message de Louve je précise que les libraires doivent déclarer chaque livre acheté par une bibliothèque à la Sofia et verse à la Sofia 6 % du prix du livre à celle-ci pour les droits d'auteur.
C'est pour cela qu'avec la remise de 9 % maxi accordée par la librairie à la bibliothèque cela coûte 15 % à la librairie.
La déclaration de la bibliothèque sert à croiser et vérifier celles des libraires
Ceci est automatique avec les logiciels de gestion de librairie et de bibliothèque. Mais effectivement sans logiciel ce doit être lourd.
Pour mémoire cela résulte des négos vers 2000 pour plafonner les remises des bibliothèques afin d'éviter le laminage des librairies par les grossistes qui cassaient les prix (Fnac, Decitre, Mollat). En échange les libraires résolvaient le problème du droit de prêt en payant à la place des bibliothèques ce droit pour les auteurs. Ce fut l'un des 1ers combats du SLF grâce aux idées des premiers dirigeants du syndicat refondé. Merci à eux pour équilibre trouvé.

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Le livre numérique, 50 ans d'existence et de lectures

Il fut le compagnon des lecteurs, au cours de cette année pandémique 2020, certains en ont découvert les vertus, par l’offre gratuite et libre de droit, d’autres le coût avec des titres plus récents. Mais le livre numérique, ou ebook, n’est pas ce jeune premier que la presse présente depuis quelques années. Voilà désormais 50 ans que ce format se construit, évolue, à travers les progrès technologiques et les investissements d’entreprises. Bon anniversaire, petit cinquantenaire.

03/07/2021, 11:35

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Des éditions collector de mangas victimes de la spéculation

Depuis le début de l'année 2021, le manga bat tous les records de vente dans les librairies françaises. Pour entretenir l'engouement et s'assurer la fidélité d'un public qui pourrait se contenter de versions numériques, voire de scans illégaux, les éditeurs n'hésitent pas à publier des versions collector, en quantité limitée. Maisons d'édition et libraires ne peuvent toutefois que constater le développement d'un marché parallèle, où la revente se fait au prix d'une intense spéculation.

02/07/2021, 13:23

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Histoire de l’ebook #17 - Les grandes dates du Projet Gutenberg

« Nous considérons le texte électronique comme un nouveau médium, sans véritable relation avec le papier. Le seul point commun est que nous diffusons les mêmes œuvres, mais je ne vois pas comment le papier peut concurrencer le texte électronique une fois que les gens y sont habitués, particulièrement dans les établissements d’enseignement. » (Michael Hart, fondateur du Projet Gutenberg et père de l’ebook)

02/07/2021, 09:21

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Histoire de l’ebook #15 - Un hommage aux bibliothécaires

Le/la bibliothécaire a toujours eu un rôle charnière dans le monde du livre, y compris numérique. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner ? Une première version de ce texte fut publiée dans ActuaLitté en 2016. Voici aujourd'hui une version revue et actualisée pour inclure les ultimes développements de la profession. L’auteure fut elle-même bibliothécaire avant d’être traductrice.

30/06/2021, 10:29

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Histoire de l’ebook #14 - L’ebook vu par quelques pionniers

Voici le sentiment de plusieurs pionniers du livre numérique interviewés par courriel au fil des ans pour mes articles et livres sur le sujet: Michael Hart (Projet Gutenberg), John Mark Ockerbloom (The Online Book Page), Robert Beard (A Web of Online Dictionaries), Jean-Paul (Cotres.net), Nicolas Pewny (Le Choucas), Marc Autret (Indiscripts), Pierre Schweitzer (@folio), Denis Zwirn (Numilog) et Henri “Henk” Slettenhaar (Silicon Valley Association).

29/06/2021, 09:23

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Histoire de l’ebook #13 - L'Internet Archive, une bibliothèque planétaire

L’Internet Archive est fondée en avril 1996 par Brewster Kahle à San Francisco (Californie) pour préserver un historique de l’internet. D'abord « bibliothèque de l’internet » avec la Wayback Machine, qui permet de voir l’évolution d’un site web depuis 1996, elle devient ensuite « une bibliothèque numérique à but non lucratif destinée à procurer un accès universel au savoir humain ». Elle propose deux millions de livres numérisés en mars 2010. Dix ans plus tard, elle est la plus grande bibliothèque numérique publique mondiale.

28/06/2021, 09:32

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Histoire de l’ebook #12 - De Google Print à Google Books

Google lance Google Print en mai 2005 en partenariat avec des éditeurs et des bibliothèques, puis le suspend trois mois plus tard suite à un conflit avec les associations américaines d'auteurs et d'éditeurs. Le programme reprend en août 2006 sous le nom de Google Books (Google Livres) et numérise les milliers de livres de bibliothèques partenaires. Mais Google continue de numériser des livres sous droits sans l'autorisation préalable des ayants droit, et le conflit se poursuit. Après une longue saga judiciaire de près de dix ans, la justice américaine tranche en octobre 2015 en faveur de Google.

27/06/2021, 10:34

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Histoire de l’ebook #11 - La licence Creative Commons

Créée en 2001 à l'initiative de Lawrence “Larry” Lessig, la licence Creative Commons a pour but de favoriser la diffusion et la réutilisation d'œuvres numériques tout en protégeant le droit d'auteur. De nombreux auteurs et autres créateurs souhaitent en effet utiliser le réseau de diffusion qu’offre l’internet tout en contrôlant les droits sur leurs œuvres, mais le copyright traditionnel leur semble trop restrictif. Creative Commons fête ses 20 ans en juin 2021 avec 2 milliards d’œuvres sous licence Creative Commons.

25/06/2021, 09:58

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Histoire de l'ebook #10 - Wikipédia, une encyclopédie planétaire

Lancée en janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, Wikipédia est une encyclopédie gratuite en ligne écrite collectivement et dont le contenu est librement réutilisable. Rédigés par des milliers de volontaires dans des dizaines de langues, les articles et les illustrations restent la propriété de leurs auteurs. Leur libre utilisation est régie par la licence GFDL puis par la licence Creative Commons. Wikipédia comprend 17 millions d’articles dans 270 langues en 2011, avec 400 millions de visiteurs par mois. D'autres encyclopédies collaboratives suivent, par exemple l’Encyclopedia of Life.

24/06/2021, 09:42

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Histoire de l’ebook #9 - L’EPUB devient le format standard

Le format EPUB succède au format OeB (Open eBook) en avril 2005 en tant que standard du livre numérique et supplante peu à peu le format pionnier PDF. « Totalement différent du PDF, le format EPUB permet d’afficher un texte ajusté au tout dernier moment en fonction de l’écran et des choix du lecteur au moment précis de la lecture. Plusieurs applications permettent de créer un fichier EPUB directement, dont des logiciels libres. La plupart des liseuses sont compatibles avec le format EPUB. » (Nicolas Pewny, consultant en édition électronique)

23/06/2021, 09:27

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Histoire de l’ebook #8 - Premières expériences d’auteurs de best-sellers

Le maître du suspense américain Stephen King est le premier auteur de best-sellers à se lancer dans l’aventure numérique en 2000, malgré les risques commerciaux encourus. Il autopublie un roman épistolaire inédit en plusieurs épisodes sur un site web créé à cet effet, avec un résultat mitigé, avant de nouvelles expériences avec son éditeur. D'autres auteurs de best-sellers tentent eux aussi l’aventure numérique avec leurs éditeurs, par exemple Frederick Forsyth en Grande-Bretagne, Arturo Pérez-Reverte en Espagne et Paulo Coelho au Brésil.

22/06/2021, 10:05

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Queenie, histoire d'une gangster venue de Martinique, pour conquérir Harlem

Stephanie Saint-Clair. Avec un nom pareil, elle aurait pu faire du music-hall. Et d’une certaine manière, elle fut la reine de la nuit. Au cœur de Harlem, elle devint Queenie, cheffe de gang respectée au sein de Harlem : protectrice d’une communauté noire contre les policiers — déjà ! —, elle mena tambour battant une carrière dans la loterie clandestine. Nous sommes en 1933, la prohibition a pris fin, et cette Martiniquaise, ayant migré une vingtaine d’années plus tôt à New York affronte la mafia italienne, regardant les hommes droit dans les yeux. Queenie, plus qu’une gangster généreuse : un symbole.

22/06/2021, 08:05

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Histoire de l’ebook #7 - Premiers dictionnaires et encyclopédies en ligne

Disponibles en ligne au tournant du millénaire, les premiers dictionnaires et encyclopédies de référence émanent de versions imprimées, par exemple le Dictionnaire universel francophone (Hachette), WebEncyclo (Atlas) ou encore le site de l’Encyclopaedia Universalis. Suivent des outils de référence conçus directement pour le web, par exemple le Grand dictionnaire terminologique (GDT) du Québec et WordReference.com. Wikipédia fera l’objet d’un article spécifique.

21/06/2021, 09:28

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Histoire de l’ebook #6  - E Ink, une technologie d'encre électronique

Les recherches sur l’encre électronique débutent à la fin des années 1990 au sein de la société E Ink pour offrir un meilleur écran aux liseuses en attendant le papier électronique. E Ink présente le prototype de son écran en 2002 et le commercialise en 2004. Un projet un peu différent est la technologie Gyricon développée par Xerox. Radicalement novateur lui aussi dans un domaine connexe, le projet @folio voit le jour en France dès 1996 mais reste malheureusement à l’état de prototype faute de soutien financier.

19/06/2021, 11:19

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Histoire de l'ebook #5 - Les premières liseuses    

Sans surprise, les premières liseuses voient le jour dans la Silicon Valley, terre des projets technologiques les plus fous, avec les fonds nécessaires pour les développer. Ces liseuses sont le Rocket eBook (de NuvoMedia) et le SoftBook Reader (de SoftBook Press), qui virent le jour en 1998. D'autres modèles suivent, par exemple le Gemstar eBook (de Gemstar) en 2000, le LIBRIe (de Sony) en 2004, le Cybook Gen2 (de Bookeen) à la même date, le Sony Reader (de Sony) en 2006, le Kindle (d'Amazon) en 2007, le Nook (de Barnes & Noble) en 2009 et l'iPad (d'Apple) en 2010. 

 

18/06/2021, 11:31

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Histoire de l'ebook #4 - Du PDA au smartphone

En 2001, la liseuse n’a pas encore gagné son pari. On compte 17 millions de PDA (Personal Digital Assistants) dans le monde pour seulement 100.000 liseuses, d'après un Seybold Report publié en avril 2001. 13,2 millions de PDA sont vendus en 2001, dont le Palm Pilot (lancé en mars 1996) et le Pocket PC de Microsoft (lancé en mars 2000). En 2005, le PDA laisse progressivement la place au smartphone. L’iPhone d’Apple (lancé en juin 2007) devient le produit phare de toute une génération.

17/06/2021, 09:43

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Histoire de l’ebook #3 - Les débuts de Gallica, bibliothèque numérique de la BnF

Gallica est inauguré en octobre 1997 avec des textes et des images du XIXe siècle francophone, « siècle de l’édition et de la presse moderne, siècle du roman mais aussi des grandes synthèses historiques et philosophiques, siècle scientifique et technique ». Gallica élargit ensuite son champ d’action et devient rapidement l’une des grandes bibliothèques numériques mondiales.

16/06/2021, 13:19

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Histoire de l’ebook #2 - Gabriel, portail des bibliothèques nationales européennes

Mis en ligne en janvier 1997, Gabriel est un portail trilingue (anglais, allemand, français) offrant un point d’accès unique aux services internet des bibliothèques nationales européennes. Sans les patients efforts de Gabriel (et de l’European Library), la bibliothèque numérique européenne Europeana n’aurait peut-être jamais vu le jour dix ans plus tard.

15/06/2021, 09:29

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Librairie Les mots à la bouche : transmettre culture et héritage LGBT+, inlassablement

Nouvellement installée dans le XIe arrondissement de Paris, la librairie LGBT+ Les mots à la bouche lançait ce 31 mai un crowdfunding pour changer son modèle économique et devenir une société coopérative. Avec 40.000 euros réunis en à peine trois jours, les membres de la SCOP sont aujourd’hui assurés de pouvoir reprendre l'entreprise. Une façon pour le lieu de continuer à vivre dans les mains d’une nouvelle génération de libraires engagés, ayant à cœur de prolonger l’héritage LBGT. Mais aussi de proposer une littérature qui raconte ses luttes et son histoire.

14/06/2021, 18:01

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Histoire de l’ebook #1 - Le PDF, format pionnier lancé par Adobe

L’ebook aura bientôt 50 ans. Non, il ne fait pas son âge. Mais pour mieux contextualiser son existence, ActuaLitté vous propose de retrouver une série d’articles, rédigés par Marie Lebert, pour bien mener les célébrations. Peu après les débuts du web en 1990, la société Adobe lance en juin 1993 le format PDF (Portable Document Format), tout comme l’Acrobat Reader (gratuit, pour lire les PDF) et l’Adobe Acrobat (payant, pour créer les PDF).

14/06/2021, 09:51

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Des dessins inédits de Milan Kundera exposés à Paris

« Par mes expériences et mes goûts je suis centre-européen […], mais au milieu de ma vie, ma femme et moi avons émigré en France. Cet événement est le plus décisif de toute mon existence : il est la clef de ma vie et de mon travail », écrivait Milan Kundera. Français, Tchèque, et Centre-européen, l’écrivain est au cœur d’une exposition organisée par le Centre tchèque de Paris, offrant un regard inédit sur les dessins de l’auteur.

21/05/2021, 10:25

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Des oniomanes et des livres : bande de malades...

Battre le fer tant qu’il est chaud ? Chez un forgeron, ou un maréchal-ferrand, l’expression s’entend sans peine. Généralement, cette invitation à rejeter la procrastination se comprend sans difficulté : le risque est d’accumuler les tâches, au point de se trouver fort dépourvu quand la bise pointera son nez. Dans l’édition, on tarde encore à adopter le terme japonais, tsundoku – qui, littéralement, désigne l’empilation de livres non lus. 

26/11/2021, 17:50

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Pass sanitaire : des libraires défendent l'accès aux bibliothèques pour tous

Il y a un an, le secteur du livre et le monde de la culture se mobilisaient pour que les librairies restent ouvertes lors du deuxième confinement, autour d'une pétition lancée par François Busnel et un appel commun du Syndicat de la Librairie Française, du Syndicat National de l'Édition et du Conseil Permanent des Écrivains. Aujourd'hui, des bibliothécaires appellent à une quatrième journée de mobilisation nationale ce mercredi 1er décembre, pour permettre à tous les publics et notamment tous les enfants d’accéder aux bibliothèques sans pass sanitaire, et des libraires de toute la France apportent leur soutien à cette lutte.

26/11/2021, 12:39

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L'écrivain face aux censures et violences de la société civile

Dans le cadre de la célébration du Centenaire du PEN Club français, un colloque s’est tenu à la Bibliothèque nationale de France, le 12 octobre 2021, sur le thème Censures et autocensures : les littératures aujourd’hui. L’ensemble de cette demi-journée, ouverte par Laurence Engel et Antoine Spire, a fait l’objet d’une captation par les services de la BnF. Nous reproduisons avec son aimable autorisation l'intervention d’Antoine Spire, président du PEN Club français.

26/11/2021, 09:34

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Des retards de livraison en librairie et la chaîne du livre menace d'exploser

La crise du papier et de son approvisionnement continue d’angoisser, à raison. Car avec elle, une autre pénurie sévit : celle des recrutements pour les entrepôts. Emplois mal payés, éprouvants… les candidats ne se bousculent pas au portillon. Et depuis des semaines, les transporteurs ne suivent plus : une carence de chauffeurs routiers est partout observée.

24/11/2021, 15:58

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Gisèle Sapiro : “La question des sensibilités se pose depuis que l’édition existe”

Le monde du livre n'échappe pas à des rapports de force, qui s'expriment aussi bien dans des choix éditoriaux que dans des logiques de concentration, ou encore dans la réception publique de certains livres. La sociologue Gisèle Sapiro, directrice d'études à l'EHESS et directrice de recherche au CNRS, autrice de Peut-on dissocier l'œuvre de l'auteur ? (Seuil, 2020), revient avec nous sur quelques questionnements récents de l'édition, avant son intervention aux Assises internationales de l'édition indépendante, ce mercredi 24 novembre.

23/11/2021, 16:50

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Samar Haddad : “Les éditrices en Syrie se comptent sur les doigts d'une main”

Du 23 au 26 novembre 2021, l'Alliance internationale des éditeurs indépendants organise les Assises internationales de l'édition indépendante à Pampelune. Liberté d'expression, bibliodiversité, place accordée aux langues « minorées » font notamment partie des sujets abordés au cours de tables rondes, tout comme la place des femmes dans l'édition. Sur ce dernier sujet, Samar Haddad, directrice de la maison d'édition Atlas Publishing, nous livre son expérience en Syrie.

22/11/2021, 13:01

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Krisztina Tóth : “La société hongroise est malheureusement malade”

La romancière hongroise Krisztina Tóth aura passé six semaines de résidence d’écriture à Cognac, sous les auspices de Jean Monnet. Elle signe, dans le cadre du Festival des littératures européennes, un texte émouvant et personnel, comme une adresse aux lieux et aux personnes rencontrées. Il est ici reproduit, avec son autorisation (qu’elle soit remerciée) dans son intégralité.

18/11/2021, 19:33

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Devenir une femme auteur, “c'est s'exposer à une grande violence sociale” (Titiou Lecoq)

Titiou Lecoq, qui a récemment publié Les grandes oubliées — Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes (L’iconoclaste), a pu constater l'invisibilisation des autrices de l'histoire littéraire, malgré des parutions et des succès multiples. Alors qu'elle signe la préface pour les éditions Talents hauts de La femme auteur (1802), roman de Félicité de Genlis, qui incitait les femmes à prendre la plume, elle revient avec nous sur les multiples obstacles à une reconnaissance littéraire des autrices.

18/11/2021, 16:08

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“La littérature est imaginaire”

A Paris, dans le 14ème arrondissement, il existe une librairie appelée La petite Lumière. Le nom vient d’un livre de l’auteur italien Antonio Moresco, qui a tardé à s’affirmer dans le panorama littéraire italien. En France, depuis 2014, il est accueilli avec un grand enthousiasme, de la part de tout le monde : libraires, critiques, lecteurs. Verdier, son éditeur, a sorti en septembre 2021 Les ouvertures, son dernier livre traduit en français. Entretien avec l’auteur et son traducteur Laurent Lombard. 

17/11/2021, 11:15

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Cotisations URSSAF : des “montants souvent exorbitants” pour les créateurs

À quelques semaines des fêtes, les services de l’État poursuivent leur quête zélée : les artistes auteurs viennent de recevoir des relevés de cotisations hors-sol, après un traitement 2020 passablement défavorable. Outre les éternels dysfonctionnements de l’outil URSSAF, devenus tristement proverbiaux, les demandes formulées s’avèrent imbittables. Dans un communiqué commun de l’intersyndicale, reproduit ici dans son intégralité, les organisations clament leur indignation.

17/11/2021, 09:38

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Maison du dessin satirique : “S’il te plaît, dessine-moi un serpent de mer…”

Le 15 janvier 2020, à l’occasion de ses vœux à la presse, le Président Macron annonçait la création d’une maison du dessin satirique et du dessin de presse. Depuis, rien, ou presque. L’annonce du lieu choisi pour cette maison devait être faite en janvier 2021, puis au printemps, puis à l’automne et… rien. ActuaLitté mène l’enquête, à la recherche du dessin perdu.

16/11/2021, 11:34

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Suisse : “Pour le secteur de la culture, le certificat sanitaire est essentiel”

Ce 28 novembre, la Suisse devra s'exprimer sur le renforcement de la loi Covid-19. L'Association professionnelle des autrices et auteurs de Suisse, Ad*S poursuit sa mobilisation et réitère l'appel, finalement fructueux, lancé en mai dernier. Dans une tribune diffusée ci-dessous, l'Ad*S insiste sur les enjeux de la législation pour les créateurs.  

15/11/2021, 13:57

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Suisse : Gaston Lagaffe, ou la clownerie des antivax (avec un L pour être poli)

EDITO – Révélation : pour le plus grand bonheur des amateurs, le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, compte parmi les Gastonophiles avisés et autres adeptes de la Franquintescence. Et il le démontre. Durant une conférence de presse, le président helvète a employé les grands moyens, ayant recours à l’unique argument audible (et salvateur) quand toute forme d’intelligence a déserté : Gaston Lagaffe. M'enfin ?

11/11/2021, 18:28

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De Léna Situations à Beigbeder : les nouveaux critères de la qualité littéraire

Vous souvenez-vous ? Il y a un an, la YouTubeuse Lena Situations publiait Toujours plus + = +. Son livre connut un grand succès (355.308 exemplaires, donnée Edistat) et Frédéric Beigbeder écrivit une chronique épicée qui indigna les fans de la jeune plume. Pendant quelques jours, le chroniqueur fut moqué, considéré comme un homme de l’Ancien Monde qui ne supportait pas qu’une influenceuse puisse être n° 1 des ventes. Une interprétation facile, simple variation sur le thème du vieux con contre le jeune con. Par Arthur Constance.

11/11/2021, 10:20

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Pass sanitaire en bibliothèque : des auteurs et autrices BD “préoccupés” et “solidaires”

Plus d'une centaine d'auteurs et d'autrices de bandes dessinées, dessinateurs, coloristes, scénaristes ou éditeurs et éditrices cosignent une tribune sur le site L'Insatiable. Reproduite ci-dessous, elle appelle à la levée du Pass sanitaire dans les bibliothèques territoriales pour les usagers. Le 10 novembre prochain, des bibliothécaires et d'autres professionnels des services publics culturels participeront à une nouvelle journée d'action nationale, pour pousser les pouvoirs publics à réagir.

08/11/2021, 11:28

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Pour un accès sans entraves à la Bibliothèque des Abattoirs

Des chercheurs, enseignants et artistes cosignent une tribune collective appelant à une plus grande ouverture de la Bibliothèque des Abattoirs, lieu d'exposition d'art moderne et contemporain de la ville de Toulouse. Un accès réduit à cette dernière lèsera les enseignants, les étudiants, mais aussi les artistes et les amateurs et amatrices d'art, soulignent les signataires.

05/11/2021, 10:34

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Montreuil : des éditeurs indépendants réclament “une baisse du coût” du SLPJ

La Fédération des éditions indépendantes vient de communiquer à ActuaLitté un courrier adressé aux organisateurs du Salon du livre de Montreuil. Le courrier du président, Dominique Tourte, est ici reproduit dans son intégralité. Il souligne les dysfonctionnements que constate la Fédération, et les impératifs pour les exposants.

03/11/2021, 15:32

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“Le petit monde schizophrène de l'Imaginaire“

Auteurs et éditeurs de l’imaginaire — francophones — vivent dans une dimension parallèle au commun des mortels. Une dimension qu’ils sont les seuls à connaître. Par Guilhem Meric. 

29/10/2021, 12:08

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Ken Follett : “L’histoire la plus réaliste que j’aie jamais écrite”

Ken Follett est aujourd’hui considéré comme l’écrivain le plus populaire du monde. Les romans de sa saga, Kingsbridge se sont vendus à 47 millions d’exemplaires. Avec son dernier roman, Pour rien au monde (trad. Odile Demange, Jean-Daniel Brèque, Nathalie Gouyé-Guilbert, Dominique Haas et Christel Gaillard-Paris), il explore une nouvelle voie : celle d’un chaos qui menace, et il ne faudrait pour rien au monde que ce qu’il a imaginé prenne forme…

26/10/2021, 06:45

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Des livres traduits par des robots : "Quid de la sensibilité ?"

L'éditeur scientifique Springer met désormais à disposition de ses auteurs un outil de traduction automatique, DeepL AI, permettant de traduire articles scientifiques et manuscrits depuis différentes langues vers l'anglais. Plus encore, il devrait traduire des livres en intégralité, qui seront ensuite commercialisés par l'éditeur. Pour le Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL), une telle confiance dans l'intelligence artificielle dénote « un manque flagrant de professionnalisme ».

25/10/2021, 10:31

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Ma toute première page, toute, toute première page 

Elles se ressemblent, passé le carton de la couverture, dont le dos gémit dans un mouvement inconnu encore. Ces premières pages passées distraitement, avant de parvenir au sésame : le premier chapitre d’une nouvelle histoire. Ces premières pages, à peine regardées, dégagées du pouce, dans un feuilletage méthodique : une, deux, trois peut-être, quatre rarement, recto-verso méticuleusement évacuées… Ah, ces toutes premières pages.

22/10/2021, 16:31

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Manuscrits musicaux : le nécessaire rééquilibrage de la relation avec les éditeurs

Le Syndicat français des compositrices et compositeurs de musique contemporaine (SMC) vient de réagir suite à la vente aux enchères de manuscrits de compositrices et compositeurs vivants. Le syndicat dénonce notamment les dérives non-déontologiques entraînées par certaines clauses abusives dans les contrats d’édition musicale et appelle à un rééquilibrage des relations entres les éditeurs et les compositrices et compositeurs.

22/10/2021, 12:50

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Lettres du monde : Essentiel !, comme une évidence

Festival des littératures du monde, la prochaine et 18e édition de Lettres du monde se tiendra du 19 au 28 novembre, à travers la métropole bordelaise et la Nouvelle-Aquitaine. Partenaires privilégiés de cet événement où auteurs et lecteurs convergent, les librairies de toute la Région. Cécile Bory, Présidente des Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine et Directrice de la librairie Georges (Talence), nous en dit quelques mots.

15/10/2021, 13:18

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Fils de Zeus, Dionysos s'étonne : “Une brigade des mœurs pour festival, vraiment ?”

LA VRAIE-FAUSSE INTERVIEW – En littérature, la prosopopée consiste à faire parler les morts, les entités divines ou autres abstractions. Joueurs, nous avons invoqué les mânes de Dionysos, dieu accessoirement dédicataire de la première scène antique. En effet, son théâtre à Athènes accueillit les chants rituels préfigurant les tragédies classiques. Ce qui en fait aussi le premier organisateur de manifestations littéraires en Europe. Vous avez dit événementiel ?

14/10/2021, 15:32

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“L'édition indépendante est une fiction”

L’indépendance éditoriale, entendue comme une liberté de publier, ne se laisse pas définir facilement. Elle est affaire de jugement, d’auteur(e)s, d’éditeurs(trices), selon des critères qui leur appartiennent, et des publics aussi — et de la nature du régime politique en cours. Par Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise.

12/10/2021, 12:47

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Agnès Ledig : “J'aime l'image du livre comme un lien de cœur à cœur “

Elle attend souriante : l’heure matinale n’affecte en rien l’immédiate bienveillance. Partager quelques instants avec Agnès Ledig, c’est une mise en danger quand on ne la connaît pas. Elle saisit les nuances, les allusions : elle écoute et l’on perçoit que ses questions ne sont pas des marques d’intérêts feints. Son dernier livre, Se le dire enfin, est sorti en poche en mars dernier (J’ai lu) : mais elle, que nous dira-t-elle finalement ?

12/10/2021, 11:30

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Jean-Claude Mourlevat : ”Auteur jeunesse, cela m'agace quand c'est méprisant“

Il a remporté le prix Astrid Lindgren, qui allait pour la première fois de son histoire à un auteur français. Cette récompense littéraire et suédoise est souvent présentée comme le Prix Nobel consacrant la littérature pour la jeunesse. Jean-Claude Mourlevat, lauréat 2021 était avec nous à Gradignan, pour le salon Lire en Poche. Opportunité rare…

10/10/2021, 20:29

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Villon, Rimbaud ou Verlaine, de “sales types” : Crénom, Teulé !

Jean Teulé, président. Voilà qui claque, et aurait peut-être même de la gueule : avec lui, une palanquée de poètes rentrerait à l’Élysée. Mais en attendant que l’écrivain prenne la tête de l’État, c’est à Gradignan qu’il pose ses valises, pour Lire en Poche, comme parrain de l’édition 2021. Rendez-vous pris avec celui qui revendique, comme Aragon, « ce sale type », de n’avoir jamais appris à écrire. En avant la musique.

09/10/2021, 12:05

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“Quand t’auras 12 ans, tu seras privé de bibliothèque”

Depuis les extensions du Pass sanitaire dans les lieux culturels à des tranches d’âge plus jeunes, les phénomènes d’exclusion s’amplifient. Si bien des gens n’avaient pas mesuré ce que ces décisions impliqueraient, voici les effets pervers qui se profilent. Alors qu’une nouvelle mobilisation nationale est annoncée pour mercredi 13 octobre dans les bibliothèques municipales, un collectif de professionnels signe dans nos colonnes une tribune allant dans ce sens diffusée ci-dessous dans son intégralité.

09/10/2021, 10:20

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“Le Salon de Turin n’a pas de public : il rassemble une communauté”

#SALTO21 – Une nouvelle fois, les organisateurs du Salon du livre de Turin ont jonglé entre les difficultés, pour que la manifestation piémontaise ait lieu. Son commissaire général, également romancier, Nicola Lagioia, accorde à ActuaLitté un entretien exclusif. Du 14 au 18 octobre, le Lingotto célébrera le livre, la lecture, les auteurs, avec passion.

07/10/2021, 15:22

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Prix du livre et frais de port : “Le marché va en souffrir, pas Amazon”

Arrivée à l’Assemblée nationale pour son adoption, la loi concernant les frais de port fera florès : qui, après l’année 2020, refuserait un projet de soutien aux libraires ? Qui, devant le vorace Amazon, éconduirait l’effort pour rétablir une concurrence saine sur la vente à distance de livres ? En somme, qui aurait intérêt à ce que les frais d’envois postaux d’un livre n’augmentent pas ? De fait… quelques nuances s’imposent.

06/10/2021, 11:33

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Retraites : quand l'ADAGP a vite fait de jeter les artistes-auteurs en Ehpad

Il suffit parfois d’un message publicitaire bien tourné pour qu’une population entière s’engouffre dans un produit. Et aussi d’un martèlement régulier — comme le savent les enseignants, pour que ça rentre, faut répéter… Mais en d’autres moments, plus sensibles, la réclame fait bondir à s’en enfourner la tête dans l’écran. Le traducteur littéraire et syndicaliste Lionel Evrard nous en donne ici une illustration…

04/10/2021, 16:31

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Les “opposants politiques” et le régime de Loukachenko en Biélorussie

Les réactions se multiplient pour dénoncer le régime mis en place par Alexandre Loukachenko, président de Biélorussie. Réélu en août 2020, il a marqué son retour par plusieurs attaques portées contre la liberté d’expression. Et plus spécifiquement des associations d’auteurs. L’association professionnelle des autrices et auteurs de Suisse monte à son tour au créneau, dans un texte communiqué à ActuaLitté, ici reproduit en intégralité.

04/10/2021, 12:17

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Complaintes de la bibliothèque

Ce matin, ton regard était froid et distant. Presque je t’aurais entendu ravaler tes sanglots, quand entrant dans la pièce, tu m’as tourné le dos. Enfin, tu l’aurais certainement souhaité, mais inamovible, tu m’as battu froid. Dans ce silence que je connais, tu m’as laissé déposer ce vélo coutumier, sans broncher. Et après le premier café, timidement, tu as geint : « Tu ne me regardes plus comme avant ! » Mince : ma bibliothèque parle ?

01/10/2021, 13:59

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Hommage aux traducteurs et aux traductrices, artistes du verbe depuis plus de deux millénaires

La journée mondiale de la traduction (30 septembre) pourrait sans problème être renommée journée mondiale des traducteurs et des traductrices. Ceux-ci sont souvent peu visibles derrière leur art alors qu’ils contribuent au savoir et à la culture depuis plus de deux millénaires. Leur apport est immense, au passé comme au présent. 

30/09/2021, 09:59

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Chroniques de la Lune Noire : “Au départ, c'était un roman... mais j'ai tout perdu”

L'aventure des Chroniques de la Lune noire, saga entamée en 1989 par Olivier Ledroit, au dessin, et François Froideval, ne se résume pas en quelques mots. On notera simplement qu’au commencement, un souci informatique provoqua la perte du roman que Froideval avait entamé. Qu’importe, elles verront tout de même le jour, en BD. 13 ans après le 14e tome, Les Chroniques de la Lune noire, ce sont, en bande dessinée, plus de 559.000 exemplaires vendus (données Edistat). Et un redémarrage s’amorce avec Jeanne-A Debats quand surgit un roman, chez Leha.

29/09/2021, 10:04