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Eric Boury, l’ombre lumineuse des écrivains d’Islande

Eric Boury, l’ombre lumineuse des écrivains d’Islande. Eric Boury est traducteur. De l’islandais. D’Arnaldur Indriðason à Jón Kalman Stefánsson, en passant par Stefán Máni ou Árni Thórarinsson, une grande partie de la littérature contemporaine islandaise (policière ou non), passe entre ses mots, entre son cœur et son corps tout entier. A l’occasion de la sortie d’Illska, un livre absolument insolite et passionnant du jeune auteur Eiríkur Örn Norðdahl, Eric Boury raconte sa passion de traducteur.

Le 11/09/2015 à 08:30 par Cécile Pellerin

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Publié le :

11/09/2015 à 08:30

Cécile Pellerin

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ActuaLitté : Comment ce livre (Illska*, le Mal, Métailié, 2015) absolument étonnant est-il arrivé jusqu'à vous ? Connaissiez-vous l'auteur avant de lire ce roman ?

Éric Boury : C’est un auteur que je ne connaissais pas du tout, je l’ai découvert presque par hasard sur internet en consultant des médias d’informations islandais. J’ai lu des critiques absolument magnifiques. J’en ai parlé tout de suite à Anne-Marie Métailié qui m’a alors demandé de lui proposer une fiche de lecture. Suite à cette fiche, avec son habituel enthousiasme, elle m’a demandé de le traduire.

ActuaLitté : Ce roman très dense et d'une lecture exigeante possède une structure narrative ambitieuse et assez inhabituelle. A-t-elle été difficile à traduire ? Vous a-t-elle déroutée parfois comme elle a pu dérouter le lecteur ?

Éric Boury : De toute façon, toute œuvre est difficile à traduire. Si le texte est bon, il suffit de le suivre. C'est lui qui nous guide. S'il est mauvais, là c’est vraiment l’enfer. Or en l'occurrence, il est absolument excellent.

Effectivement, il y a tout un jeu de voix narratives ; on a l'impression que celui qui dit « je » n’est jamais le même. La construction est sans doute très déconcertante mais quand on traduit un livre, on est en même temps en train de le réécrire, ce qui ne veut pas dire qu'il soit mal écrit, pas du tout : simplement, il est écrit dans une autre langue, on peut véritablement affirmer qu'un traducteur digère les œuvres sur lesquelles il travaille.  

La traduction est un peu une sorte de filtre à travers lequel un texte passe. Et quand le traducteur sent le texte passer à travers lui (600 pages, ça veut dire environ trois mois de travail acharné), évidemment au final, il intègre tout et il comprend tout.

S’il y a quelque chose qu’il ne comprend pas du tout, soit il est idiot et là il ne faut pas être traducteur soit le texte quelque part a des failles, des manques et là, c’est beaucoup plus gênant. Mais ce texte-là, ayant fini de le traduire, je n’avais plus aucune question qui restait en suspens.

ActuaLitté : Ne faut-il être un peu historien ou spécialiste pour traduire un tel livre, saisir toutes ses nuances ? Avez-vous rencontré des difficultés particulières ?

Eric Boury : Je ne pense pas qu’il faille être spécialiste pour traduire un livre comme celui-là mais il est évident que de bonnes connaissances en Histoire sont un atout. Heureusement, aujourd’hui on dispose d'un outil merveilleux qui s’appelle internet et cette traduction a nécessité que je fasse énormément de recherches justement sur l’Histoire, la politique, les chiffres, et quantité d'autres choses qui sont mentionnées dans le texte et que je ne connaissais pas ou que je souhaitais vérifier.

Ce qui est fantastique  en tant que traducteur, c’est qu’avec ce texte, j’ai appris énormément.  Tout livre nécessite qu'on fasse des recherches car personne n'est omniscient. Il importe de bien faire son travail et de le rendre intéressant pour soi-même aussi, de vérifier ce qu’on ne savait pas et là, dans le livre d’Eiríkur, par exemple, s'agissant des épisodes qui se déroulent à Jurbarkas en Lituanie, j’ai passé des heures sur internet. Pas uniquement à vérifier des choses : je supposais, de toute façon, que ce qu’Eiríkur avançait, il l’avançait non sans raison, mais  également par intérêt et par curiosité personnelle.

Evidemment, je me suis documenté sur le rôle des Einsatzgruppen  ou de la droite nationaliste lituanienne pendant la seconde guerre mondiale quand les Allemands ont envahi la Lituanie en 1941. Par exemple, le moment où la synagogue de Jurbarkas a été détruite par les Nazis qui ont forcé les Juifs à la démolir eux-mêmes, ce sont des choses que l’on ne sait pas d’emblée, mais qui montrent bien la perversité absolue du nazisme et de tous les extrémismes.

Ce livre-là m’a véritablement subjugué, d’abord par sa structure qui peut être effectivement u déroutante pour certains lecteurs, mais ce qui m’a passionné aussi, c’était vraiment toutes ces choses que j’ai apprises sur la seconde guerre mondiale, sur les nationalismes et les fascismes actuels en Europe.

Sur la route de Hveragerði, les champs de lave  © Eric Boury

ActuaLitté : Avez-vous craint, un moment, que ce roman puisse être intraduisible en français ? Vous a-t-il fait peur ou, au contraire, stimulé ?

Éric Boury : Je n’ai jamais craint qu’il puisse être intraduisible. Dès que j’ai commencé à le lire (c’est un signe pour moi) dès que j’ai ouvert la 1ère page, je n’ai pas pu m’arrêter, j’ai été totalement emporté et la question de la traduction ne se posait même pas. De toute façon, un traducteur est là, entre autres choses, pour résoudre les problèmes de traduction.  

Un livre complètement intraduisible en fait, ce serait un livre (j’en ai découvert un il n’y a pas longtemps et celui-là je ne veux surtout pas le traduire) dont la structure même serait basée sur des jeux de langue, des jeux de mots qui feraient qu’en français ou dans une autre langue que celle dans laquelle il a été écrite, le texte risquerait de tomber complètement à plat à moins de reconstruire le tout, sachant que ce serait uniquement alors un jeu d’esprit et donc, plus du tout le même livre en français.

 Il y a dans Illska des choses qui sont à la limite du traduisible, tout simplement parce que c'est un livre islandais et que l'Islande n'est pas la France, ce n'est pas la même langue, la même culture, la même alimentation, ce n'est pas la même réalité.  Ce doit être le 36ème livre que je traduis et celui-là ne présente pas de difficultés particulières pour le traducteur, simplement parce qu’il est très bien écrit, très bien conçu, très bien construit.

La construction, même si, encore une fois, certains lecteurs peuvent être déroutés, est tout bonnement impeccable, et ce, sur plus de 600 pages… Quand on traduit un livre de 300 pages, on est content d’arriver à la fin, de pouvoir souffler et ne plus rester 10-15h par jour devant l’ordinateur. Très souvent, on a des moments de lassitude - tout simplement parce qu'on veut sortir et quitter son écran, ce qui ne signifie pas que le livre soit mauvais ou lassant ! Or Illska m'a fait vibrer de bout en bout, je ne suis jamais ennuyé, je peux aller jusqu'à dire qu'il a véritablement porté son traducteur. Quelquefois, bien sûr, je me disais : « Ah, nom de Dieu, ce passage-là va être difficile » mais ça ne voulait pas dire que ça ne m’intéressait pas, cela ne voulait surtout pas dire que cela me rendait malheureux sous prétexte que c’était difficile. C'est justement dans la difficulté qu'on teste ses limites en tant que traducteur et « ré-écrivain ».

La traduction m’a demandé beaucoup, beaucoup de travail mais elle m'a donné encore plus de plaisir. Un plaisir qui consistait à voir le texte naître en français, un texte fondé sur l’Histoire, la politique, la philosophie. J’entrais dans un univers nouveau pour moi. Je n'avais jamais traduit un texte aussi politique. J’avais l’impression de recevoir une grande paire de claques qui me réveillait, me disait : « voilà, cela aussi, ça existe alors, fais-le ». Quand Anne-Marie Métailié a reçu la traduction, elle était absolument ravie. J’ai été également enchanté de traduire le livre car je voyais que cela fonctionnait aussi en français. Il fallait que cet auteur-là existe en français et soit lu par les Francophones.

ActuaLitté : A-t-il d’ailleurs été traduit en d’autres langues ?

Éric Boury : Je ne sais pas exactement dans combien de langues il a été traduit, mais  il existe une version en suédois et une en allemand. L'islandais est une langue à petite diffusion.  Si une œuvre est traduite en suédois, qui est une langue moins confidentielle, il y a des chances qu’elle soit ensuite traduite en danois ou en allemand car un certain nombre  d’Allemands lettrés savent lire  une des langues scandinaves et quand on en lit une, on peut lire les trois (suédois, danois, norvégien). Quand un livre est traduit dans une langue à plus grande diffusion (français, anglais, allemand), cela ouvre la possibilité qu'il soit ensuite publié dans d’autres langues (espagnol, italien, portugais, roumain, arabe, japonais, chinois…)

Ainsi, par exemple, Jón Kalman Stefánsson* a été traduit en roumain mais depuis la traduction française car, si j'ai bien compris, l'éditeur roumain n'a réussi à trouver aucun traducteur de l'islandais vers le roumain.

ActuaLitté : Pourquoi, selon vous, il faut lire ce livre ?

Éric Boury : D’abord parce qu’il faut lire, LIRE tout le temps. Il faut lire lllskaparce   que nous traversons une période où  on observe une résurgence de ce que certains appellent la bête immonde, une résurgence de tous les fascismes, de tous les populismes. Nous observons la montée d’extrémismes religieux, des événements se produisent dans toutes les sociétés européennes et ailleurs dans le monde. Nous sommes confrontés à l'horreur, et à la mise en scène de cette horreur. Et même si ce livre ne donne pas de réponses, en tout cas pas de réponses définitives ni de leçons, il interroge beaucoup et nous amène à réfléchir. En cela, il est essentiel, incontournable.

Mais c'est également une œuvre très divertissante dans le sens où le lecteur vit des scènes où  il va presque pleurer d’émotion, des scènes où il va rire aux éclats tellement certaines   situations sont loufoques, relèvent de la pure comédie. C’est un divertissement intelligent. Un divertissement instructif aussi. Et pour cela, il faut lire Illska.

ActuaLitté : Pourquoi est-ce qu'on devient traducteur de l'islandais ?

Éric Boury : Parce qu’on aime les langues, parce qu’on aime sa propre langue, parce qu’il y a très peu de traducteurs de l’islandais.

Je suis devenu traducteur non par choix au départ mais presque contraint et forcé. Ensuite, bien sûr,  c'est devenu mon choix. J’étais prof d’anglais, j’avais mes enfants, ma petite vie  tranquille et je me suis dit un jour que je reprendrais bien des études de langues nordiques. Je donnais des cours d’islandais à l’université de Caen en tant que vacataire et là, sur les conseils de Jean Renaud, alors directeur du département nordique de l'Université de Caen, je suis allé rencontrer à Paris le professeur Régis Boyer qui m'a accepté parmi ses étudiants de DEA et avec qui j’ai donc fait un mémoire. Dans ce mémoire, j’avais traduit quelques extraits d’œuvres islandaises et Régis Boyer m’a dit : « Mais vous traduisez très bien, il faut que vous traduisiez car l’on manque de traducteurs ». A ce moment-là, je n’en avais pas envie mais il m’a un peu forcé la main pour une traduction que j’ai finalement réalisée et j’y ai pris goût. Il a œuvré pour mon bien et m'a beaucoup soutenu à l'époque, il croyait en moi, bien plus que moi-même et je lui suis très reconnaissant.

C'est donc ainsi que je suis devenu traducteur et aujourd'hui, c'est mon métier à plein-temps. J’ai été prof d’anglais pendant plus de 20 ans. Pour faire bref, j'ai commencé à traduire de l’islandais à 33 ans et  commencé à l’apprendre à 17 ans en arrivant à l’université de Caen. A l’aide de dictionnaires, j’avais déjà  acquis quelques notions de suédois parce que je voulais aller vivre en Scandinavie et si j’ai appris l’islandais précisément c’est parce que c’est la langue la plus difficile de toutes les langues scandinaves. C’est celle qui est restée très proche de l’origine des autres langues nordiques et cela me passionnait.

Parler l’islandais c’est un peu comme si on parlait le latin.  Bien sûr, ce pays me  fascinait et me faisait rêver depuis l’âge de 14-15 ans. Je m’intéressais aussi à la Suède et à la Norvège mais ce sont deux pays que je connais moins car j’y ai vécu moins longtemps. J’ai passé plus de trois ans en Islande, un an en Suède et en Norvège, tout au plus. L’islandais s’est imposé à moi comme une évidence. A 19 ans, après ma 2ème année de fac, je suis parti travailler et étudier en Islande pendant 2 ans.

ActuaLitté : Combien de livres traduits à ce jour ?

Éric Boury : Je crois que je suis en train de commencer le 40ème. J’ai commencé en 2002 mais réellement, je traduis beaucoup depuis 2005. En 10 ans,  j’ai donc traduit à peu près 35-40 livres. La liste précise est sur mon blog

ActuaLitté : Celui qui compte le plus pour vous.

Éric Boury : Mon dieu ! C’est le Choix de Sophie ! On ne peut pas choisir parmi « ses enfants ». Tous les livres ont compté. Ceux qui m’ont le plus impressionné ne sont pas forcément ceux que j’ai découverts par moi-même. Le plus souvent ce sont ceux que les éditeurs m’ont proposé qui m’ont le plus époustouflé (exception faite d’Illska).

La cité des jarres m’a véritablement bouleversé. C’était ma 3ème traduction. Anne-Marie Métailié avait découvert ce livre et me demandait de le traduire. Pour moi, qui lisais surtout de la poésie, le roman policier n'existait même pas ! Anne-Marie m'a rassuré, je parviendrais bien à traduire ce texte et de toute façon, il serait relu par elle et son équipe. En le traduisant, j'ai compris à quel point Arnaldur Indriðason* était capable de saisir parfaitement et de transmettre, non seulement l’atmosphère climatique de son pays, mais son aspect social, mental, historique - j'ai compris qu'il écrivait l'âme de l'Islande : et c'était de la littérature. C'est ainsi que nous avons commencé à travailler ensemble avec Anne-Marie Métailié et à vivre ce qui est pour moi une belle aventure.

Un autre livre très important  a été Entre ciel et terre de Jón Kalman Stefánsson car outre, là aussi, une perception remarquable de l’atmosphère de son pays, il avait également une maîtrise de la langue poétique, un lyrisme qui m’ont parlé très profondément. Le lyrisme, on peut en dire ce qu’on en veut, mais dans la vie, il n’y a que ça  qui compte  finalement ! Cette capacité à transformer le monde en quelque chose de beau, par les mots.

Jean Mattern, le directeur de la collection Du monde entier, avait acheté les droits de cette œuvre. Il m'a contacté en me demandant si ça m'intéressait, je lui ai dit que je voulais bien lire cet ouvrage avant de lui donner une réponse en ajoutant que j'étais débordé. J'ai reçu le livre, j'ai lu quelques pages et j'ai très vite appelé Jean pour lui dire que je voulais absolument traduire cette merveille…

Illska est une traduction dont je suis fier et très heureux. J’ai pris beaucoup de plaisir. Je me sens honoré de pouvoir, par ma connaissance de l’islandais et ma maîtrise du français, traduire une des grandes voix de la littérature islandaise et donc de la littérature mondiale.

Car il ne s'agit pas seulement de littérature islandaise. Jón Kalman Stefánsson est un grand écrivain dans la littérature mondiale tout comme Arnaldur Indriðason même s'il écrit des romans policiers. Car, avec des moyens complètement différents de ceux de Jón Kalman, il sonde les profondeurs de l'âme humaine. Or, c'est ça, la Littérature, n'est-ce pas ?

ActuaLitté : Avez-vous une préférence à traduire tel auteur plutôt qu'un autre ? Un que vous ne pourriez abandonner ?

Éric Boury : J'aime tous les auteurs que je traduis pour des raisons différentes. Par exemple, outre Arnaldur et Jón Kalman, je pourrais aussi parler d'Árni Thórarinsson*, qui est devenu un très grand ami dont j'ai traduit 5 livres. C'est un immense plaisir, chaque fois, et ce qui m'étonne, c'est qu'il n'ait pas plus de succès en France. Beaucoup de gens considèrent qu'il est plus complexe qu'Arnaldur, mais il est aussi très littéraire et très islandais. C'est un auteur qui me transporte complètement en Islande. Il fait partie des gens qui déconstruisent le mythe de la société islandaise parfaitement apaisée et lisse, où tout se passe bien, où tout le monde est heureux au pays des geysers, de l'eau cristalline, de l'air pur et du fichu Lagon bleu. Árni pousse loin le détail, notamment en matière de politique islandaise. C'est peut-être ça, d'ailleurs, qui, pour certains lecteurs français, est assez rebutant. Mais pour moi, comme pour Anne-Marie Métailié, c'est ce qui rend cet écrivain si intéressant. Il montre clairement les rouages du jeu politique en Islande et ailleurs.

Il y en a un autre auteur que j'aime beaucoup, c'est Sjón*(Rivages). Il écrit des textes magnifiques, ciselés, poétiques, pleins d'humour, mais jusqu'à présent, il a eu très peu de succès (ou un succès confidentiel) en France et je ne comprends pas pourquoi. Il devrait  pourtant se vendre à 50 000 exemplaires…

A côté d'Akureyri, dans le fjord d'Eyjafjörður   © Eric Boury

ActuaLitté : Choisissez-vous ce que vous traduisez ou répondez-vous à des commandes ?          

Éric Boury : En général, je choisis. Un éditeur ne peut pas m'imposer une traduction. De toute façon, s'il veut que la traduction soit bonne, il sait qu'il faut que le traducteur aime le livre. Si je découvre un livre et le suggère à l'éditeur, s'il sent mon enthousiasme, évidemment, il va s'y intéresser. Je travaille beaucoup avec Anne-Marie Métailié et ensemble, nous suivons nos auteurs. Par exemple, je viens de traduire le 11ème livre de la série Erlendur.

ActuaLitté : Avez-vous un regret en matière de traduction ?

Éric Boury : J'ai eu un regret pendant assez longtemps. J'avais découvert Lovestar en islandais d’Andri Snær Magnason* en 2002 et je l'avais adoré. J'avais réalisé un petit bout de traduction et prospecté un peu auprès d'éditeurs, puis j'ai laissé tomber et suis passé à d'autres choses car j'étais très sollicité à ce moment-là. Il y a maintenant plus d'un, j'ai de nouveau suggéré ce livre et l'ai présenté à Laure Leroy des Editions Zulma. Séduite elle-aussi par la fraîcheur, l'inventivité, la loufoquerie, les questions philosophiques et politiques, et l'imagination fertile qui traversent ce roman, elle l'a publié dans ma traduction. Donc, je n'ai plus de regrets grâce à Laure Leroy.

Un autre regret, j'ai traduit pour les éditions Gaïa deux livres d'Einar Már Guðmundsson* et deux romans policiers de très bonne facture écrits par Jón HALLUR Stefánsson*, ces quatre livres n'ont pas eu le succès qu'ils méritent et c'est dommage. Cela ne m'empêche pas de continuer de travailler pour Gaïa car évidemment, un éditeur ne saurait être tenu responsable de l'absence de succès d'un livre…

ActuaLitté : En France, la connaissance de la littérature islandaise contemporaine passe essentiellement par vous ? Que ressentez-vous à être l'Ambassadeur des Lettres islandaises en France ?

Éric Boury : Attention, je ne suis pas tout seul. Il y a de très bons traducteurs de l'islandais, Catherine Eyjólfsson, Jean-Christophe Salaün, pour n'en citer que deux. On ne traduit pas les mêmes choses, on se complète, nos goûts sont différents et l'on s'entend très bien. Il y a aussi Régis Boyer qui est toujours le grand spécialiste français de la littérature médiévale islandaise.

En fait, je continue à traduire Arnaldur Indriðason et je pense, que plus que moi, c'est lui qui est l'ambassadeur des lettres islandaises et Anne-Marie Métailié, d'une certaine manière aussi. Ou alors tous les trois. Avec Indriðason, d'un seul coup effectivement, il y a eu un intérêt grandissant pour la littérature de ce pays.

En 2005, il y a eu d'abord La cité des jarres puis en 2006, La femme en vert couronné par de nombreux prix et à partir de ce moment-là, j'ai été extrêmement sollicité par des éditeurs: "Conseillez-nous, que voulez-vous faire pour nous, etc." , ce qui est un luxe absolu car d'ordinaire les traducteurs doivent plutôt se battre pour essayer de convaincre l'éditeur de publier un livre qu'ils ont découvert et aimé. Pour ma part, c'était plutôt moi qui demandais aux éditeurs d'attendre…

Oui, je me sens un peu ambassadeur des lettres islandaises en France mais je ne suis pas le seul, encore une fois. Il n'y a pas de livre sans auteur, pas plus qu'il n'existe de traduction sans traducteur. Cela dit, si aucun éditeur n'acceptait de publier un texte islandais, il n'y aurait pas de livres islandais publiés en France : les véritables ambassadeurs des lettres islandaises sont donc pour moi les éditeurs qui prennent ce risque. Et moi, je suis heureux, vraiment heureux de permettre au public francophone d'avoir accès à ces livres. Mon travail est une passion.

ActuaLitté : Avez-vous le temps de lire autre chose que la littérature islandaise ?

Éric Boury : Non. Je lis les critiques de livres français, rien d'autre ou presque. Ce n'est pas frustrant. Je lis un peu de poésie en français - enfin, pas mal de poésie, en fait.

ActuaLitté : Quelle est la place des écrivains français en Islande ?

Éric Boury : En Islande, il y a peu de traducteurs du français. Les traductions d'œuvres francophones sont donc peu nombreuses simplement parce que les Islandais ne sont que 330 000.  

Le lectorat est tellement petit que pour qu'un livre français se vende, il faut qu'il ait eu un succès retentissant en France. Beaucoup d'Islandais vont lire en anglais. Par exemple, Jón Kalman Stefánsson adore JMG Le Clézio mais il le lit en anglais. Néanmoins il est en cours de traduction en islandais par un grand écrivain, Pétur Gunnarsson qui a d'ailleurs traduit également Proust. Ceci dit, Modiano n'est encore pas traduit. Nos prix Nobel ne sont pas forcément traduits. Camus, par exemple, l'est en partie seulement.

ActuaLitté : Peut-on dire que la langue islandaise connaît une mutation ?

Éric Boury : L'anglais est en train de prendre une énorme part de marché en Islande, surtout chez les jeunes à l'oral. Les anglicismes sont nombreux. Certains linguistes annoncent la disparition de l'islandais d'ici 100 ans. Je n'en suis pas sûr. Pour moi, contrairement à ce qu'en dit Eiríkur avec beaucoup d'humour dans Illska, la pureté de la langue en Islande n'est pas une question de nationalisme, c'est une question d'intelligibilité. En Islande, on crée des mots à partir de racines anciennes, des termes dont le sens est plus ou moins transparent. Par exemple, le mot "hélicoptère"  a été créé à partir d'un verbe qui signifie "tourner très vite". La langue islandaise est homogène et utilise toujours d'anciennes racines nordiques, en ce sens, elle est plus "pure" que les autres langues nordiques mais les choses changent et les emprunts à d'autres langues sont de plus en plus nombreux aujourd'hui, surtout à l'oral.

ActuaLitté : Quelque chose à ajouter ?

Éric Boury : Pour finir, je souhaiterais parler de la transmission, tellement essentielle. Régis Boyer, Philippe Bouquet, mes profsd'anglais au collège ou au lycée sont autant de personnes qui m'ont accompagné sur un chemin qui m'a conduit jusqu'à la traduction littéraire. Philippe a été mon prof de suédois à l'université et il a beaucoup compté pour moi, je le connais depuis que j'ai dix-sept ans. Il a toujours été là comme un père bienveillant. C'est un grand traducteur, il m'a appris à traduire le suédois quand j'étais à l'université de Caen où, avec Eric Eydoux, j'ai aussi traduit pas mal de norvégien mais concernant l'islandais, j'ai un peu l'impression d'avoir appris le métier  tout seul - et avec l'aide de mes éditeurs et éditrices.

La plupart des traductions d’Eric Boury sont disponibles aux éditions Métailié et Gallimard. Liste complète à retrouver à cette adresse.

*Principales œuvres et auteurs cités :

Illska d'Eiríkur Örn Norðdahl

Jón Kalman Stefánsson

Arnaldur Indriðason

Árni Thórarinsson

Sjón

Lovestar d'Andri Snær Magnason

Einar Már Guðmundsson

Jόn-Hallur-Stefánsson

Stefán Máni

Pour aller plus loin :                

 Littérature islandaise en traduction française (Université de Caen)

Par ailleurs, du 23 au 27 septembre, auront lieu à Manosque, Les Correspondances, festival littéraire qui accueillera Eric Boury et Eiríkur Örn Norðdhal, le samedi 26 septembre  à 16h30, place Marcel Pagnol. Plus d’info, ici : Les Correspondances.

1 Commentaires

 

Rabbe

20/01/2019 à 18:38

Bonsoir Monsieur, même si j'ignore si ce message vous parviendra. Grande lectrice (66 ans) depuis que sais lire.Longtemps que je me régale de livres traduits d'auteurs "nordiques", Wassmo, Mankel, Indridason, (traduit par vous) Découvert Stefansson cette année, pur plaisir, époustouflant qui doit beaucoup à votre traduction je pense.
Bref, Voulais vous suggérer, (peut être impossible avec "tous interdits" de notre société) de traduire en phonétique les prénoms des héros pour la "musique" de langue inconnue. Merci Monsieur

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21/09/2020, 07:15

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Et si la librairie de demain était coopérative, mutualiste, écocitoyenne ?

Deux années pour que le projet voie finalement le jour en 2021. La librairie Gibert Joseph du IIe arrondissement de Paris changera bientôt de mains, autant que de perspective. Un projet de Scop se met en place avec pour nom la coopérative des idées, porté par Renny Aupetit.

16/09/2020, 18:30

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Prévenir les catastrophes patrimoniales : “Le temps et l'argent se font rares”

Plusieurs catastrophes patrimoniales de grande envergure, notamment l'incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, ont dernièrement attiré l'attention médiatique et suscité l'émotion populaire. Mais ces événements sont malheureusement assez fréquents : le Groupe d'Aide en cas de Sinistre Patrimonial (GASP), en Normandie, apporte ressources et aides pour prévenir ou limiter ces catastrophes. Anthony Zurawski, chargé de mission au sein de La Fabrique de patrimoines, revient sur les activités du GASP.

03/09/2020, 11:57

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De la plantation à la fabrication de papier : ouverture d’une ferme papetière

Papetiers d’art depuis plus de cinq ans, Laurence et Bruno Pasdeloup se sont lancés dans une nouvelle aventure : ouvrir leur papeterie paysanne. Située dans le hameau de Puyberaud (Creuse), la propriété de près d’un hectare leur permettra de cultiver leurs propres matières premières et d’accueillir collaborateurs et curieux, souhaitant mettre « la main à la pâte ». 

26/08/2020, 14:18

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Île Maurice : la crise Covid a multiplié les “entraves à la liberté d’expression”

Éditrice et fondatrice de la maison Atelier des nomades, à l’ile Maurice, Corinne Fleury raconte l’incidence de la crise sanitaire sur son métier. Après 10 années de parutions, avec son conjoint Anthony Vallet, la réalité devient complexe. Et comme on le constate, l’un des enjeux actuels est celui des atteintes aux libertés d’éditer... qui sont malmenées. 

19/08/2020, 11:19

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La Gazette du Sorcier, deux décennies avec Harry Potter

Animer un site web consacré à une seule œuvre témoigne d'une certaine constance, et le faire pendant vingt ans, d'une passion dévorante. La Gazette du Sorcier, un des principaux sites francophones consacrés à Harry Potter, célèbre en 2020 deux décennies d'informations et de créations autour de l'univers créé par J.K. Rowling. 

17/08/2020, 10:33

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“La valeur des bibliothèques ne se mesure pas uniquement sur du quantitatif”

Baisse de la fréquentation et, surtout des inscriptions : la dernière édition de l'enquête « Pratiques culturelles des Français », assurée par le ministère de la Culture, apportait des chiffres assez peu réjouissants pour les bibliothécaires. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) appelle toutefois à relativiser ces données, par la voix de sa présidente Alice Bernard.

03/08/2020, 12:15

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Leha rachète Lynks : “L’imaginaire et la jeunesse vont très bien ensemble”

EXCLUSIF – Le monde de la jeunesse et de l’imaginaire se croisent souvent, et s’apprécient désormais un peu plus. Quelques semaines avant la rentrée littéraire, les Editions Leha – qui publient Pierre Bordage, Steven Erikson ou encore Philippe Tessier – vont reprendre les Editions Lynks. Une nouvelle corde pour l’arc de la jeune Leha.

31/07/2020, 19:00

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Mélanie Leblanc inscrit sa poésie dans les pages, sur les murs et les corps

Mélanie Leblanc aime à disséminer. En dehors des luminaires, des vitrines et des potirons ou, récemment, lors de l’exposition Relier au musée Mallarmé, sur le corps des visiteurs, elle écrit sur papier et publie. Disons qu’elle est une variété de liseron qui fait feu de tous supports. Dès qu’ils sont à sa portée, ses tiges volubiles s’y enroulent. Sa poésie est le liseron bleu, variété cultivée qui ne renie pas ses origines sauvages, le volubilis. Une forme certaine de liberté ne renonçant à explorer aucune direction.

30/07/2020, 11:36

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“Internet ne change pas la poésie, mais en modifie l’accès et la diffusion”

Président du Pen Club français entre 2005 et 2012, et désormais président d’honneur, Sylvestre Clancier aime les mots comme tout poète. Impliqué dans la vie poétique sur le territoire, mais également dans la philosophie — qu’il a enseignée au Québec — il répond à ActuaLitté. Littérature, poésie et bien d’autres au menu.

27/07/2020, 11:46

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La Compagnie Pyramid fait danser les livres au son du hip-hop

Depuis 2015, la compagnie de danse Pyramid sillonne les routes de France et d’Europe pour présenter son spectacle « Index ». Sur scène, les danseurs s’emparent d’ouvrages, devenant alors partie intégrante de la scénographie en tant qu’éléments plastiques et sonores. Outre une recherche d’interaction entre corps et décors, il s’agit également de rendre hommage au livre et d’interroger notre rapport à cet objet. 

24/07/2020, 16:57

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La Bourse aux Livres, nouvel acteur dans la vente de livres d’occasion

Jeune start-up française, La Bourse aux Livres se présente comme une alternative écologique et économique à l’achat de livres neufs. D’abord, à travers une application qui permet à tout un chacun de vendre ses livres d’occasion sous le modèle du dépôt-vente. Puis prochainement, avec sa boutique en ligne. Annoncée pour le 1er juillet 2020, cette initiative marque l'entrée de la société dans le secteur de la vente de livres. L’objectif : revaloriser le plus grand nombre possible d’ouvrages d’occasion en proposant un service simple et transparent.

24/06/2020, 11:37

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Aurélie Filippetti : “La politique culturelle est encore entravée par le fait du Prince”

ENTRETIEN – Députée de la Moselle et ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti évoque les deux mois de confinement et la situation de l’industrie du livre. Libraires, éditeurs, auteurs, mais également plateforme américaine : panorama d’une crise sociale et économique de la filière livre.

18/05/2020, 11:41

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Laurent Beccaria : “Le pilon est un indicateur d’un marché qui dysfonctionne.”

Dans une double tribune, libraires et éditeurs posaient plusieurs constats, au sortir du confinement. La filière livre sort à peine d’une période douloureuse, occasionnant de multiples réflexions sur l’avenir. Laurent Beccaria, directeur des éditions Les Arènes, revient avec nous sur les futurs du livre.

15/05/2020, 12:22

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“Être très créatifs pour protéger la culture, faire vivre, livres et librairies”

Gaëlle Nohant a passé le confinement à Lyon. Et justement, on assimile facilement et hâtivement cette réclusion au travail même de l’auteur. Invitée de notre podcast Les mots en boîte, la romancière répond à nos questions.

12/05/2020, 16:31

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Maxence Fermine : " Dès qu’une menace disparaît, tout le monde oublie l’essentiel. "

« Le bonheur est parfois une petite porte ouverte sur l’intranquillité », et qui détermine consciemment ou inconsciemment la nature d’une quête ou tout bonnement d’un cheminement. Alors que s’il existe une science du doute, celle-ci ne s’abreuve qu’aux confins d’un questionnement initialement irrésolu en arguant sur différents principes souvent contradictoires ; entre soudaine apparition et fulgurante disparition. Ainsi le bonheur devient-il presque logiquement et, inévitablement ombrageux quand bien même, il aspirerait en retour à quelques naïfs espoirs. « L’âme reste un poids pour l’homme ».

28/04/2020, 16:43

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Se baser sur ses émotions pour choisir sa prochaine lecture : Love for Livres

Le développement des technologies liées aux intelligences artificielles, couplé aux possibilités de traitement de masse des données, a ouvert un nouveau champ dans l'étude des émotions liées à l'expérience culturelle. Avec de premières applications intéressantes dans le domaine de la recommandation : le site Love for Livres propose ainsi de découvrir sa prochaine lecture en fonction des émotions que l'on recherche, ou que l'on ressent sur le moment. Entretien avec Céline Mas, sa cofondatrice.

15/04/2020, 12:00

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1 million € d'aide aux auteurs : la SGDL veut “permettre à tous d'en bénéficier”

Situation insolite : début mars, le président de la Société des Gens de Lettres était remplacé, après neuf mois d’activité – en cause, un individualisme peu à l’écoute. Le Comité choisissait alors de le remplacer, sans apporter plus de précisions. Dans un entretien à ActuaLitté, les membres expliquent finalement ce choix, et détaillent le positionnement de l’association. 

04/04/2020, 12:21

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Activité partielle : “Un dossier sur dix seulement passe sans problème”

ENTRETIEN – À situation exceptionnelle, mesures d’exception, comme celle aboutissant à la fermeture des librairies. Le président de la République l’a martelé : « L’État paiera. » Et des mesures pour accompagner les entreprises ont été progressivement mises en place — avec des aides sectorielles spécifiques.

30/03/2020, 10:43

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Véronique Aubouy : “Je n'explique pas Proust, je le vis de l'intérieur”

Rencontre — Après un premier volet pour parler avec Véronique Aubouy de Proust Lu, son projet matrice autour de À la recherche du temps perdu, nous avons poursuivi la rencontre autour de sa performance dans laquelle elle tente de résumer l’ouvrage en une heure. Un échange plus intime, où l’artiste cinéaste se confie sur l’impossibilité de réussir une telle tentative. Et parle de la nécessité de la lecture et de l’importance de s’identifier à d’autres « je » afin d’approcher une multitude de vies possibles. 

26/03/2020, 09:14

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Faire lire La Recherche de Proust, le projet de toute une vie pour Véronique Aubouy

PORTRAIT – Cinéaste de profession, Véronique Aubouy est aussi une grande admiratrice de Marcel Proust. Depuis plus de 27 ans, elle filme des gens de tous horizons et de toutes générations lire quelques pages d'À la recherche du temps perdu. Elle propose également une performance où elle tente de résumer l'ouvrage en une heure. Cette artiste nous avait reçus à son domicile, aux portes de Paris — bien avant les mesures de confinement. L'occasion de revenir sur ces différents projets autour de La Recherche, de son lien avec Proust ainsi que son travail de réalisatrice. 

23/03/2020, 09:52

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IRCEC : “L’aboutissement d’une culture paranoïaque du secret”

ENTRETIEN – Nul n’est censé ignorer la loi. Et à ce titre, nul n’ignore l’existence de l’Institution de retraite complémentaire de l’enseignement et de la création — ou IRCEC. Depuis quelques années maintenant, l’organisme inquiète, au point que le romancier Pascal Dessaint se demandait s’il n’était pas dans la visée de faire disparaître les auteurs. Au départ, une réforme passée en catimini, et aujourd’hui, des modalités de cotisations à faire frémir.

17/02/2020, 11:44

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“Nous, éditeurs, sommes des horlogers du livre” Moïse Kissous (SNE)

À l’exception de rares interventions dans la presse, et d’un communiqué laconique, le Syndicat national de l’édition est resté très en réserve suite à la publication du rapport Racine. Des éditeurs qui seraient “vent debout” ? Dans un entretien accordé à ActuaLitté, Moïse Kissous, PDG du groupe Steinkis et président du groupe BD au SNE apporte un éclairage, par le prisme du 9e Art. 

16/02/2020, 14:23

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Scandale Agessa : de l'omerta aux petits arrangements entre amis

ENTRETIEN – Quarante années de cotisations viennent de s’envoler pour les artistes-auteurs : mieux, elles n’ont jamais existé. En effet, l’Agessa, leur organisme de sécurité sociale, a tout bonnement oublié de collecter les cotisations. Ils seraient 190.000 concernés, depuis 1975, selon le rapport de Bruno Racine. Effarant.

10/02/2020, 08:46

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L’avenir du livre : payer encore moins les auteurs pour produire encore plus ?

Depuis la diffusion du rapport de Bruno Racine, une certaine crispation règne dans l’industrie du livre. À ce titre, les tensions vécues lors du festival de la BD d’Angoulême sont particulièrement évocatrices. Au-delà du constat posé sur la situation des artistes-auteurs, ses recommandations font grincer des dents. Avec même un esprit corporatiste qui surgit — renvoyant notamment les parties à une étude d’impact.

06/02/2020, 10:44

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Douglas Kennedy : la librairie indépendante est “une question de civilisation” !

Parrain de l’opération « Mots pour maux » qui se déroulera fin février dans l’ensemble des librairies du groupement Libraires ensemble en faveur de l’association Valentin Haüy, Douglas Kennedy est revenu sur les motifs qui l’ont poussé à accepter ce rôle. L’occasion aussi de parler de son tout dernier titre, second volet des aventures d’Aurore, et de lancer un fervent plaidoyer pour les librairies indépendantes. Morceaux choisis.

04/02/2020, 17:25

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Prix des livres : avertissement sans frais des libraires belges aux groupes français

Au 1er janvier 2021, le prix unique du livre arrivait enfin en Belgique. Des années de combats, avant d'obtenir un texte de loi, et un échelonnement au terme duquel la tabelle allait disparaître. Finie, donc, cette excroissance économique, qui conduisait un livre vendu à Bruxelles à se retrouver plus cher qu'à Lille. Pourtant, quelques problèmes tarifaires demeurent...

14/01/2021, 16:57

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Lisimachio, le PDG de Hachette Livre qui voulut racheter Amazon

Jean-Louis Lisimachio a laissé une profonde empreinte sur le groupe Hachette Livre, qu’il quitta brutalement en mai 2003. Depuis, il vit quelque part entre les massifs alpins et Nice, « désintéressé de ce qui concerne l’édition et au courant de tout ». Ses anciens collaborateurs décrivent une personnalité fascinante, admirée ou haïe. Incontestablement, l’ex-PDG de Hachette filiale de Lagardère, avant qu’elle ne soit renommée Lagardère Publishing, a marqué plus que son époque. Une figure d’autant plus intrigante qu’elle ne frayait pas avec le gotha littéraire, bien au contraire.

14/01/2021, 14:20

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Auteurs : “Si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu.”

Début décembre, l’auteur et illustrateur Henri Fellner faisait parvenir à ActuaLitté et au CSPLA (ou inversement), un courrier passablement désabusé. Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, organisme chargé d’éclairer le ministère de la Culture sur des points de droit, venait de renouveler la liste des membres de sa commission consultative. Et au grand dam de l’écrivain, les représentants directs des auteurs faisaient défaut. Voici donc une seconde missive, plus claire peut-être...

12/01/2021, 12:13

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Hélène Gaudy : une écriture, un abri

PORTRAIT – Chaque année, l’association de libraires Initiales édite un texte inédit d’un écrivain, dont le travail est suivi pas à pas. Avec le projet de mieux le ou la faire connaître à leurs lectrices et lecteurs. Hélène Gaudy a trouvé sa place naturellement et a offert le texte Névés. Née en 1979 à Paris, elle a étudié à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Autrice de divers articles et nouvelles parus dans des ouvrages et albums collectifs ou des revues, elle a également publié des romans et albums pour la jeunesse et des livres d’art. Elle est membre du collectif Inculte et vit à Paris. 

12/01/2021, 11:07

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La chaîne du livre face à la crise sanitaire, dans neuf régions françaises

Dès le début de la pandémie, les agences régionales du livre ont conseillé les acteurs concernés, mais se sont aussi lancées dans des consultations, pour rester au plus près des besoins. La Fédération interrégionale du livre et de la lecture propose une synthèse des actions et réactions du monde du livre, dans neuf régions françaises, au cours de la tumultueuse année 2020.

11/01/2021, 16:50

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Pour 2021, on peut aussi croiser les doigts

« J’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot… » Peut-être notre époque nécessite-t-elle un peu plus d’un mot unique pour accomplir de fantastiques périples. Parce que les sollicitations ne manquent pas, dès lors qu’internet propose un foisonnement d’œuvres, autant qu’une multitude de raisons de faire autre chose que lire. Pour autant, que cette année 2021 soit placée sous des augures de Balzac ne fera de mal à personne… Sauf qu'il n'est pas seul à prophétiser.

01/01/2021, 18:42

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Utopia, Mauvais Livres et FVE : trois éditeurs nés pendant la pandémie

Ouvrir une maison d’édition pendant la pandémie ? Ce qui pourrait sembler un pari complètement fou est devenu une réalité pour trois maisons d’édition italiennes. Et la surprise… c’est que ça marche. Utopia, Mauvais Livres et FVE : voici les noms de trois maisons d’édition, situées dans deux villes différentes — Milan et Rome — et qui, malgré des identités très spécifiques, ont beaucoup de choses en commun : toutes les trois indépendantes, elles ont débuté leur activité pendant le confinement, et, depuis leurs premières parutions, ont rencontré un bon succès auprès du public.

30/12/2020, 16:15

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Les voeux du Syndicat des éditeurs passent des chocolats à la soupe

L’année 2021 commencera avec la traditionnelle présentation des vœux du Syndicat national de l’édition. Mais, contraintes sanitaires obligent, ils se dérouleront par internet — et en visioconférence avec l’interview réorganisée de son président, Vincent Montagne. Pour nombre de librairies, subitement invitées à cette Grand-Messe, quelque chose cloche. Simple : un télescopage entre le syndicat patronal et le média le moins indépendant de la profession.

28/12/2020, 17:55

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Les Yeux qui pétillent : la jolie promesse d’une librairie valenciennoise

En septembre dernier, Céline Dereims a ouvert une librairie généraliste et indépendante, en plein cœur de Valenciennes. Baptisée Les Yeux qui pétillent, celle-ci a vu le jour dans le cadre d’une reconversion professionnelle, savamment conjuguée avec une passion de longue date pour la lecture.

28/12/2020, 10:04

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“Une petite page pour l’Homme, une grande page pour l’Humanité” : Joyeux Noël 

Au terme d’une année pas vraiment conciliante, les fêtes vécues sous contrainte, à l’image des mois passés, apportent un petit souffle. L’occasion pour toute la rédaction de vous les souhaiter excellentes – autant que faire se pourra. En tout cas, de partager avec chacune et chacun un moment pour remercier nos lecteurs de leur présence, à nos côtés.

24/12/2020, 23:59

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Book d’Oreille, une nouvelle voie pour le livre

PORTRAIT – Passionné par le son, par la voix et par la littérature, Olivier Carpentier poursuit depuis 2009 une entreprise de développement du livre audio. Le Lillois se considère comme un libraire indépendant. Sa société Book d’Oreille propose aujourd’hui une nouvelle solution pour le prêt numérique de livres audio, à destination des bibliothèques et médiathèques.

24/12/2020, 11:08

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Corona Papers : Écriture virale

Je m’appelle Corona Typewriters. Et je m’apprête à subir Noël. Un de plus dans la longue liste des années déjà encaissées sur ma tôle toute cabossée. Pour l’heure, mon maître-écrivain est sorti de sa quarantaine. Rassurons-nous. Il n’est pas question de virologie en l’espèce. Plutôt d’une léthargie éditoriale. D’une quarantaine littéraire. 

21/12/2020, 08:00

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Noël coquin : 4 BD érotiques à mettre sous le sapin

Cette année, beaucoup ne fêteront pas Noël en famille en raison du COVID-19. C’est l’occasion d’offrir une BD sexy à son amoureux ou son amoureuse ! Voici notre sélection des bandes dessinées pour adultes à mettre sous le sapin. Comics, mangas, romans graphiques, la BD érotique conjugue fantasmes et divertissement. A travers un dessin les auteurs et autrices font monter la température. Il y en a pour tous les goûts : BD historiques, de science-fiction, sadomasochistes ou sur l’intimité des couples.

18/12/2020, 09:55

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Marseille : Actes Sud cédera la librairie du MuCEM à Arteum, “une perspective adaptée”

En janvier 2013, le groupe Actes Sud remportait l’appel d’offres concernant le MuCEM — Musée des civilisations de l’Europe et de la méditerranée de Marseille. En juin de cette même année, la boutique-librairie allait être associée à la librairie Maupetit, propriété du groupe depuis 1998. Mais la concession changerait prochainement de mains, dans le cadre d’un AOT qui bénéficierait à la société Arteum, spécialisée dans les boutiques de musées. 

17/12/2020, 15:45

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Culture : “La logique et la cohérence des décisions nous échappent”

Ouvertes au public depuis le 28 novembre, au même titre que les librairies, les bibliothèques et médiathèques font partie des équipements culturels qui ont échappé à la prolongation de la fermeture sanitaire jusqu'au 7 janvier prochain, au moins. Une exception que questionne l'Association des Bibliothécaires de France (ABF), dans un texte publié ici dans son intégralité.

17/12/2020, 11:39

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Les artistes-auteurs appellent le gouvernement à l'aide

Dans cette crise sans précédent du secteur de la culture, la quasi-totalité des organisations d’auteurs, toutes disciplines confondues, s’unit pour parler d’une même voix sur les questions essentielles qui les rassemblent. « La culture pèse plus lourd dans notre PIB que l’industrie automobile. C’est l’un des moteurs de l’économie française et il repose en premier lieu sur le travail des créateurs », rappellent ainsi 36 organismes, dans un appel global.

15/12/2020, 15:34

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Étude : les Français et la lecture pendant le premier confinement

Trois organismes du secteur du livre, la Sofia, le SNE et la SGDL, ont commandé à l'institut Médiamétrie une étude consacrée aux pratiques des Français en matière de lecture pendant le premier confinement, celui du printemps 2020. Il en ressort un attachement certain pour l'activité, avec une volonté de tester d'autres manières de lire.

14/12/2020, 16:43

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Auteurs : pour en finir avec les outils de facturation sans existence légale

Les artistes seraient-ils·elles au-dessus des lois ? Formeraient-ils·elles une catégorie de citoyens et citoyennes à part, trop créatifs et créatives pour s’accommoder des règles ou s’acquitter de leurs tâches administratives ? C’est ce que semble vouloir démontrer une tribune signée par le président de la Société des gens de lettres, et publiée ce mercredi dans les colonnes de Livre Hebdo. La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse réagit vivement à cette publication. 

14/12/2020, 10:13

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Les impôts contre les papillons : auteur, contribuable comme un autre

Récemment, Christophe Hardy, président de la Société des Gens de lettres, élu en mai dernier, a fait vrombir. Fin novembre, le ministère de la Culture exposait les conclusions de la mission Fiscalité, touchant aux revenus des artistes-auteurs. Pour les facturations qu’un auteur peut effectuer, une zone grise manifestement confortable existe — arrangeant certains, en dérangeant beaucoup d’autres. Frédéric Maupomé, écrivain et scénariste intervient ici en réponse à la tribune et aux étonnants propos du président de la SGDL dans Livres Hebdo.

12/12/2020, 10:33

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ActuaLitté, un nouveau média pour le livre

Penser/Classer. Inutile d’avoir lu Georges Perec pour imaginer les difficultés qu’implique une tentative pour ordonner le monde autour de soi. Ces derniers mois, du fait de la pandémie et malgré le cocooning à domicile, la rédaction n’a pas chômé. Dans une délicate exaltation, nous avons mené à bien un des projets qui nous tenait à cœur. 

11/12/2020, 07:12

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“Le CSPLA a-t-il oublié que le droit d’auteur est avant tout le droit des auteurs ?”

Auteur-illustrateur œuvrant en littérature jeunesse, Henri Fellner se présente volontiers comme n’étant « pas le plus énervé des énervés ». Au contraire même. Pourtant, à la découverte des organismes chargés de représenter les professionnels au sein du CSPLA, un doute l’a envahi. 

Comme un sentiment de fermeture du système, et d’asphyxie, alors que ce Conseil est supposé éclairer les décisions et orientations du ministère de la Culture, et de sa locataire, Roselyne Bachelot. Alors, il a décidé d’écrire une lettre, qu’il a également confiée à ActuaLitté.

 

10/12/2020, 10:46

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Elena Ferrante et les 40 coups de bâton pour 20 Minutes, Figaro, RTBF

Les cons d’Audiard avaient cela pour eux qu’on les reconnaissait à leur audace sans borne : il en apparaît une espèce plus sournoise, celle dont le sentiment d’impunité, — doublé d’un « on sait jamais sur un malentendu ça peut passer » — sévit sur la toile. On l’appelle également la race des « vas-y on s’en fout », au prétexte que sur internet, personne ne vous entend crier.

10/12/2020, 09:46

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La lecture, loisir le plus pratiqué par les enfants de 9 ans durant le confinement

Dans quelques années, on se souviendra de cette étrange période avec quelques souvenirs flous : avions-nous réellement été enfermés, durant un confinement mondial ? Pour les enfants, dont 98 % restèrent chez eux, cette période eut des répercussions sur le travail et les loisirs. Le ministère de la Culture a procédé à une enquête, portant sur les jeunes de 9 ans.

07/12/2020, 09:38

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Olivier Tallec : c'est MON auteur !

PORTRAIT – Olivier Tallec est breton d’origine et, après l’École supérieure des arts appliqués Duperré, il a beaucoup voyagé, notamment en Asie, au Brésil ou au Chili.Si aujourd’hui, il agrémente de ses dessins la presse nationale (Libération, Elle, Les Inrockuptibles), il est également l’auteur de nombreux livres pour la jeunesse ainsi que de livres d’illustration pour adultes aux éditions Rue de Sèvres comme

04/12/2020, 15:35

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“Ouverture immédiate, non négociable et radicale des lieux de culture”

Dans l’urgence et suite à la décision gouvernementale d’ouvrir les lieux de culte avant ceux de culture, dans un contexte de répressions policières et de régression des libertés publiques et sociales, la Cave Poésie, haut lieu du théâtre vivant fondé par René Gouzenne, a décidé de demander l’ouverture immédiate, non négociable et radicale des lieux de culture. 

30/11/2020, 14:30

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Des festivals de BD menacés, en 2021, par Livre Paris et le FIBD

L'année 2021 sera encore marquée, pour les événements publics, par la crise du coronavirus et les mesures sanitaires. Deux festivals importants, Livre Paris et le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, se sont adaptés en déplaçant leurs événements en juin 2021. Mais ils menacent d'autres festivals, notamment Lyon BD et les Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens. Les directeurs de ces événements, Mathieu Diez et Pascal Mériaux, signent une tribune adressée aux pouvoirs publics.

27/11/2020, 10:39

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Le fonds de formation continue des auteurs en état de “paralysie financière”

Plusieurs organisations représentant les auteurs s'alarment de l'état préoccupant du fonds destiné à financer la formation continue des auteurs. Depuis la mi-novembre, ce fonds, géré par l'AFDAS, ne serait plus en capacité de financer des formations, à une période où les auteurs sont pourtant amenés à acquérir de nouvelles compétences pour assurer l'avenir de la création. Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du message des organisations.

26/11/2020, 16:18

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Dans quelle France empêche-t-on des enfants hospitalisés de lire ?

Lors de son allocution du 28 octobre, Emmanuel Macron indiquait que le pays replongeait : d’abord dans la pandémie, ensuite dans les contaminations, enfin dans le confinement. Triple peine. Une nouvelle salve douloureuse pour les citoyens, après l’accalmie estivale. Mais il fallait préserver le milieu hospitalier d’une crise approchant.

18/11/2020, 16:48

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Dropshipping : ces intermédiaires qui vendent les livres à des prix prohibitifs

Présenté par ses promoteurs comme le moyen simple de devenir riche grâce à internet, le dropshipping flirte de très près avec l'arnaque, et pose des questions morales évidentes. Un « dropshipper » s'impose comme un intermédiaire entre un fournisseur et un acheteur, et s'attache à collecter la plus importante commission possible pour assurer le lien entre les deux. Le livre et les libraires ne sont pas épargnés, loin de là.

18/11/2020, 12:35

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Carl Norac : “ L’exception culturelle française est morte”

Une lettre ouverte sur les librairies fermées en France. Et une triste annonce de décès : l’exception culturelle française est morte. 

Pendant vingt ans en France, j’ai vécu souvent grâce aux Salons du livre, deux en moyenne par mois, bonheur non confiné qui me manque du contact avec lecteurs, adolescents, enfants, enseignants, bibliothécaires et libraires. 

16/11/2020, 14:35

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Pigeon Pigeon : plus drôle qu'un dîner de cons

JEU DE SOCIÉTÉ – Ça roucoule sec dans les chaumières : Pigeon Pigeon, jeu autoédité avec brio, propose d’exercer son imaginaire et de lui lâcher totalement la bride. Entre mises effrénées et bluff façon poker face, voici de quoi contenter votre penchant pour les fake news. Et les gros bobards, plus généralement.

14/11/2020, 14:20

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Bye bye Amazon : “Il en va de la responsabilité de chaque éditeur”

Zones sensibles est une maison d’édition belge de taille modeste, qui publie des ouvrages de sciences humaines. Elle a décidé de ne plus vendre ses ouvrages chez Amazon à partir de novembre 2020, et s’en explique dans cette tribune qui détaille par ailleurs quelques chiffres clefs sur l’économie du livre et sur l’importance des librairies indépendantes qui soutiennent la maison d’édition.

10/11/2020, 14:45

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Le livre et La Poste : 12 années de lutte pour des frais postaux décents

« Tarif postal pour le livre. Les petits éditeurs : premiers concernés, encore oubliés. » Le constat semble évident, alors que les libraires mêmes doutent désormais du bien-fondé de la mesure. Initiée par Roselyne Bachelot pour favoriser la vente à distance, la réduction des frais postaux n’intervient que sous la forme d'un remboursement — dont on ignore combien de temps il prendra. 

09/11/2020, 10:23

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Librairie : Riad Sattouf, Houellebecq, stars des marchés parisiens

REPORTAGE – « Mettez m’en un kilo, si elles ont de belles feuilles. » Un maraîcher, un poissonnier, quelques fromages alléchants, cet enfant qui pleure dans les bras de son père, sans plus vraiment se souvenir pourquoi… et un libraire. Sur les marchés parisiens, on en attendait des dizaines, pour ce week-end des 7 et 8 novembre. Ils ne seront que cinq à prendre part à l’initiative de la mairie de Paris.

07/11/2020, 14:36

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Livres et librairies : tout et son contraire, pourvu que l'on parle fort

Oui nous sommes confinés. Tentons de ne pas être des cons finis. Le débat a fait rage, le lobbying fut actif. Résultat des courses ? Tout le pays a la nette impression qu’en France on ne peut plus acheter de livres. Il n’y a rien de plus faux. En revanche, ô infortune, il nous faut fournir plus d’efforts pour les obtenir. Las ! n’est-ce donc que cela ?

05/11/2020, 10:04

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“Eux qui n’avaient que les livres pour scier les barreaux de leurs cellules”

Alexandre Galien est auteur de polars. Comme d’autres, il ne comprend pas la fermeture imposée des librairies à l’occasion de ce nouveau confinement bien étrange. Il a opté pour une forme de non fiction, dans une lettre adressée à Emmanuel Macron. Peut-être parce que l’injonction « Lisez » s’applique à tous…

04/11/2020, 09:21