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Librairie Stendhal à Rome : “On est cohérent quand on est honnête”

La librairie française de Rome est une librairie historique dont la date de création remonte à 1955. Salariée depuis 10 ans dans cette librairie, mais déjà libraire avant d’arriver en Italie, Marie-Ève Venturino a pu bénéficier d’un dispositif expérimental de prêt porté par la Centrale de l’édition et le CNL, afin de la reprendre en décembre 2016.

Le 26/05/2018 à 07:33 par Nicolas Gary

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26/05/2018 à 07:33

Nicolas Gary

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Après un an et demi, une restructuration complète des lieux et la mise en place d’un tout autre projet culturel, la librairie rebaptisée Libreria Stendhal, a vraiment pris un nouveau départ.

Quelles sont les spécificités historiques du marché du livre en Italie ?

Marie-Ève Venturino : Non pas que l’encadrement institutionnel fasse tout en matière de lecture, mais considérons quand même quelques données : pas de loi Lang et ses corrélats, pas de CNL, pas de mécanismes d’aides régionales, pas ou peu d’achats des collectivités territoriales… voilà le cadre italien. Dans ces conditions on peut donc imaginer l’état du marché.

De plus, on assiste à une scission de la distribution, d’un côté deux géants de la distribution qui tiennent quasiment tout le marché et dictent ainsi leurs conditions, et de l’autre, de l’autodistribution pour les petits éditeurs indépendants. Devant la grande difficulté d’ouvrir des comptes chez ces deux grands distributeurs, des grossistes fleurissent, mais qui peuvent aussi fournir écoles, etc. Ce qui pénalise évidemment les libraires. D’ailleurs, il existe très peu de libraires indépendants en Italie. Résistent les chaînes, appartenant aux grands éditeurs-distributeurs…

Il y a aussi, et cela en découle, une grande crise de la lecture, l’AIE Association italienne des Éditeurs annonce un taux de lecture de 42 % en Italie contre 70 en France, doublée d’une crise tout court, comme tout le monde le sait. Le marché du livre français en Italie est lui aussi en crise. Les librairies françaises de Milan et Venise ont fermé.

Et même s’il représente un marché de niche, spécialisé, destiné à une population relativement aisée, il est en difficulté, car le français est moins parlé et étudié, les institutions françaises en Italie ont moins de budgets, et donc font moins d’action autour des auteurs et des livres, et beaucoup de livres français sont traduits donc peuvent être lus en italien.

Comment établissez-vous votre sélection d’ouvrages mis en avant ?

Marie-Ève Venturino : Le choix des livres est pour moi une question cruciale de même que la constitution des fonds. Notre librairie fonctionne à 75 % sur les fonds et 25 % sur les nouveautés. Il est difficile d’extraire une logique globale, car chaque secteur a des dynamiques qui s’apparentent au fonctionnement d’une librairie spécialisée. Les secteurs littérature, sciences humaines, jeunesse/BD sont équilibrés et ont des poids relativement équivalents.

Pour nous démarquer, nous devons avoir une identité forte malgré cet éclatement des secteurs. Ici c’est la cohérence qui fait l’identité, à travers des choix exigeants, voire difficiles. Malgré cela, je ne conçois pas la librairie comme un lieu de prescription, nous croulons sous les injonctions à lire-consommer, elle doit être en revanche le lieu de l’élaboration du choix, tant du libraire que du lecteur face aux différents rayons. Les livres se doivent de répondre à ces critères, les secteurs avoir une vraie identité, être construits, pensés.

Ce travail sur les fonds nous appelle à avoir des compétences que je qualifierais de binationales, car nos clients connaissent aussi bien les catalogues français que les catalogues italiens, et nous nous trouvons être représentants de l’édition française ; mais ceci dans la porosité et des résonances que celle-ci peut avoir dans le débat d’idées italien ou le travail de l’édition italienne. Les sujets se répondent, se questionnent, s’influencent. Et c’est vraiment cela qui est passionnant dans ce lieu d’échanges matérialisé par la librairie française à l’étranger, et ce que les clients viennent chercher.

En 27 ans de métier, ma vision de la librairie indépendante a bien sûr changé et si quand j’ai débuté, les librairies indépendantes se devaient d’être consensuelles, de tout avoir, d’être ouvertes à tous les publics, je défends le contraire aujourd’hui. On ne peut plaire à tout le monde. On ne peut satisfaire la frénésie du tout, tout de suite. On est cohérent quand on est honnête. L’honnêteté ici est subjective. L’honnêteté ici prend parti. De défendre des contenus. Et d’en exclure d’autres. De ne pas jouer le jeu de l’industrie culturelle même si nous faisons partie du système.

Ce n’est pas toujours un message facile à faire passer, il est exigeant, mais il s’agit d’une résistance culturelle, et ce, par les livres. Instrument par excellence de la subversion, celle de la lenteur, de la pensée, de la construction, et c’est ce que nous faisons en librairie par l’intermédiaire de l’ossature de notre fonds. Les textes fondamentaux veillent, les fantômes règnent et débattent avec les nouveautés, d’héritages en influences, réponses et prolongements se côtoient de rayon en rayon, d’un centimètre carré à l’autre. Le sens naît de là. Non pas de l’injonction publicitaire ou de l’opération commerciale, mais de ces constructions.

À ce jour, à quelles problématiques faites-vous face ?

Marie-Ève Venturino : Il y a plusieurs catégories de problématiques, commençons par les problèmes d’ordre concrets : transport, frais annexes et prix du livre.

En Amazon (ie), le temps c’est de l’argent et même plus, c’est de la perte nette de clients. Sur une période de 10 ans que je peux analyser en personne, non seulement le coût des transports a augmenté, mais les temps de livraison ne se sont pas améliorés. D’ailleurs le poste transports explose, car pour ne pas prendre de risque (notamment lors de venues d’auteurs de ne pas avoir les livres), nous devons souvent avoir recours aux DHL.

Imputer ces coûts sur le prix public alors qu’avec un smartphone un client peut vérifier immédiatement le prix Amazon.it sur les livres français qui n’est jamais majoré (je reste sur le cas de l’Italie) a ses limites. Si nous devions imputer coût des transports, coût de la TVA à reverser à l’État italien (car nous sommes des importateurs, et donc ce montant TVA est du coût non récupérable), nous devrions appliquer une augmentation du prix de couverture français de quasi 13 %... impensable.

Si là-dessus nous imputons les prix export du groupe Hachette encore seul distributeur à pratiquer un prix export majoré par rapport au prix de couverture français de 5,5 %, si nous imputons aussi les frais de pieds de factures pratiqués par Hachette et Interforum, d’un montant de 2 % et plus, alors dans ce cas la majoration devrait être de quasi 17 % au global ! Alors que fait-on ? On rogne notre marge. Dans le cas de livres scolaires, dont par exemple les remises sont basses, doublées de frais supérieurs de transport, car les livres sont plus lourds… ce marché-là ne nous permet même pas de respirer.

Ajoutons là-dessus le problème des livres de Français Langue Etrangère. En tant que librairie française, nous devenons naturellement référents en matière d’apprentissage du français. Nous devons ainsi être très compétents sur les différences entre méthodes, préconisations diverses spécificités pédagogiques… etc. très bien ! Rappelons au passage que notre quasi « seule » chance d’obtenir des ventes facturées et institutionnelles concerne ce secteur… Et là arrive le coup de massue.

Car alors même que nous avons des comptes ouverts chez tous les distributeurs français, que les contrats de vente ne spécifient aucune restriction, des maisons d’édition ont le droit de ne plus faire servir par le distributeur leurs livres sous le prétexte d’« exclusivité de distribution ». En France, ceci serait inconcevable, bien sûr. À l’étranger non. Une maison d’édition peut décider qu’il est plus « facile », « économiquement avantageux » ou plus officiellement que le travail est mieux fait par un distributeur local qui a une équipe sur le terrain, de confier « exclusivement » le marché à un distributeur local. La conséquence pour nous étant que les conditions commerciales changent du tout au tout. Avec diminution quasi de moitié de la remise, pas de droit de retour et un paiement en proforma.

Dans ce cas, qu’il n’y ait pas de « contrôle » d’un tiers pouvant défendre les libraires mis en grande difficulté économique nous fait pointer du doigt la faiblesse et le peu de considération des services exports des grands groupes à notre égard. Le fait est que l’analyse du marché de l’export se fait bien souvent par de purs commerciaux, formés à la finance, mais pas forcément au livre. Ou bien si, formé à l’analyse d’une marchandise comme une autre dans un système économique comme un autre. Mais l’économie du livre ne peut être analysée de la sorte. Sous peine d’extinction d’un écosystème fragile.

Enfin, les aides CNL sont plafonnées à 15 000 € par an, quel que soit le CA total de la librairie. Il n’est pas non plus évident de les obtenir chaque année. De plus c’est un toit global, prenant en compte les différents types d’aides. Travaux, informatisation, animations et stock. Si une année on doit faire des travaux, on ne fait pas d’animations ? Ce toit global pose problème et dans un cas par exemple de reprise où le chantier est total et où chaque action est primordiale, des secteurs sont sacrifiés ou bien non, mais les finances sont immédiatement et structurellement fragilisées.

Mais plus largement, nous devons penser notre condition générale qui passe aussi par nos conditions générales de travail et de ventes. Et là nous arrivons à la question des distributeurs.

Quelles sont vos relations avec les distributeurs ?

Marie-Ève Venturino : Le maillon de cette chaine qui, de logistique est passé à décisionnaire sous les auspices favorables de l’industrie du livre et des dérives de l’industrie culturelle en général dont parlait Adorno il y a déjà plus de 70 ans, c’est la distribution.

Représentante par excellence du système économique, elle génère bien souvent des rapports exclusivement commerciaux, où les intérêts unilatéraux peuvent se lire dans les contrats qui nous lient à elle, ou aux organismes dits de « défense » du livre, ou exportation du livre, ou d’autres appellations, sous forme de listes de devoirs sans corrélats de droits. La distribution actuellement n’est plus une entreprise, mais un pouvoir.

Dans cette chaîne du livre où traditionnellement le suivant est le client du précédent (auteur-éditeur-distributeur-librairie), nous sommes tous devenus clients des distributeurs, maillon industriel du système. D’ailleurs parfois les deux maillons centraux ne font qu’un, où le rapport de force est décidément consommé.

Il y a en France un peu plus de contrôle grâce à la loi Lang de 1981 ayant introduit une variable qualitative aux négociations des remises. Idem dans le cas du label LIR qui comporte un volet invitant à un encadrement des relations commerciales entre distributeurs et librairies indépendantes et des rapports de force.

À l’étranger c’est bien différent. Tout d’abord parce que l’interface qui connaît et peut défendre la librairie, dans son travail spécifique et son profil particulier, en la figure du représentant, ne nous visite que rarement et les profils de ceux-ci, jadis d’anciens libraires connaissant le terrain, a pour beaucoup glissé vers un profil purement commercial. Le commercial l’emporte dans la logique de l’industrie culturelle.

Alors dans un type de librairie où le fonds compte plus que les opérations commerciales et les nouveautés, où l’immobilisation est grande, et dans un contexte d’extrême concurrence, on comprend bien que la bataille sur nos « conditions » est bien la bataille pour notre condition. Les enjeux sont vitaux. Alors il faut négocier. Mais négocier seul, et c’est bien le problème.

Encore faudrait-il parler de la même chose. Le livre du libraire est-il le même livre que celui du distributeur ou de l’interlocuteur credit manager avec qui l’on parle ? Eh bien non. La nuance qualitative à l’export est bien souvent reléguée à un vocable obsolète contre la notion prépondérante du quantitatif. Le dialogue commence bien souvent non pas par « ah oui cette librairie que je connais… », mais par « Ah… vous faites tant de CA… » Plutôt qu’à la défense de catalogues pointus ou l’évocation des risques encourus à garder des stocks et de travailler des titres difficiles, est conseillé le travail des catalogues supermarchés, à l’évocation des conditions difficiles liées aux coûts de l’importation est opposé le choix que nous avons fait en venant nous installer dans le pays.

Dans tous les cas, il s’agit de notre responsabilité. Et nous devons en payer les conséquences, car c’est comme ça et pas autrement.

Quel regard portez-vous sur l’industrie du livre ?

Marie-Ève Venturino : Il faut évoquer la condition de librairie indépendante (ici ou ailleurs). Historiquement, la librairie est née du geste de l’éditeur, alors librairie-éditeur. C’est un maillon de la chaîne du livre, qui prolonge les gestes de chacun, qui parle d’un auteur, d’un éditeur, d’un catalogue, d’une thématique qu’il a à cœur, d’un sujet de société qui émerge de façon essentielle et urgente dans le panorama de la réflexion commune.

Être Librairie c’est ça, c’est représenter l’ouverture, la diversité, la multitude.

Le livre reste encore subversif. Être libraire indépendant l’est plus que jamais. Résister à ce qu’on nous fait croire, résister au diktat de combien de chiffres on doit faire et comment.... Voilà l’avenir de la librairie indépendante, et ce modèle devrait être un modèle accompagné et protégé. Car garant d’un écosystème lui aussi à défendre.

Sinon alors tous vers Amazon. Vendons des produits de grande consommation. Algorithmisons les clients devenus marchandises. Soyons de bons petits soldats pour les grands groupes. Mais ne pleurons pas la bibliodiversité et fêtons les grandes funérailles de l’exception culturelle française.

Notre compétitivité est à encadrer avec des lois, un référent institutionnel comme par le passé avec la loi Lang. Pour les librairies françaises à l’étranger, il y a quelque chose à inventer. D’urgence. Il s’agit d’une exportation à forte valeur ajoutée dont pourtant tout le monde se moque. Une vitrine intelligente, bilingue, qui parle des livres, invite des auteurs, conseille des contenus éditoriaux de 10 h à 19 h, 6 jours du 7, 300 jours par an.

L’institution, si elle veut sauver la librairie indépendante française à l’étranger, qu’elle le fasse au nom de la francophonie, au nom de la bibliodiversité, au nom de l’exception culturelle française, au nom du rayonnement des idées… dans tous les cas devrait nous donner les moyens de construire.

Construire c’est thésauriser. Garder, faire vivre. Ne pas être que dans la gestion, mais la digestion. Non pas dans l’injonction, mais dans la jonction, dans ce qui fait lien, ce qui fait sens. Et cela passe par la valorisation de notre travail, l’aide à garder des stocks, l’aide à inviter des auteurs, aides à nous informatiser, à avoir des outils professionnels.

Et si nous devons restructurer la librairie, nous ne devons pas le faire en sacrifiant les animations, ou bien si nous devons faire rentrer du fonds, nous ne devons pas sacrifier un autre pan de notre travail. La librairie indépendante est sur ce terrain. Dans cette zone à défendre. Et là je ne parle pas que de subventions, mais de garanties d’un cadre de travail juste et sans rapports de forces déséquilibrés pour que nous puissions faire fonctionner notre modèle économique en tout professionnalisme.

Mais nous ne pouvons le faire sans penser et accéder à un statut de la librairie française à l’étranger qui passe par la lutte pour notre reconnaissance.

Vous êtes membre de l’Association internationale des libraires francophones. Que vous apporte le réseau de l’AILF ?

Marie-Ève Venturino : Dans la société, face à des positions de pouvoir il n’y a que le commun qui peut faire changer les formes de relations. J’espère en une réflexion autour de ce statut de la librairie indépendante à l’étranger et espère que la filière livre apportera son soutien. Il existe un label, mais je pense pour ma part qu’il faut aller plus loin.

Tant que les spécificités des librairies à l’étranger ne seront pas pointées au niveau institutionnel et donc en quelque sorte protégées comme un écosystème, nous resterons pris dans des négociations commerciales sur nos formes de librairies individuelles et donc dans un rapport de force inégal, réduit à l’analyse d’un chiffre sur le tableau Excel d’un crédit manager, qui ne parle pas la même langue que nous et ne fait pas référence à la même chose.

En ce sens, l’AILF a un rôle à jouer. Mais ce n’est pas du tout facile. Être libraire français à l’étranger, peut être encore plus vu le modèle économique périlleux auquel nous devons faire face, quasi sans aides institutionnelles comme nous pourrions les avoir en France, relève du militantisme.

Il est important de nous confronter, de partager nos expériences, mais il faut aller au-delà et pouvoir être en mesure d’être une véritable force. Or les librairies membres ont des tailles et logiques très différentes, les contextes d’activité aussi : pays francophones, non francophones, libraires éditeurs, libraires grossistes. Il est très difficile d’avoir un discours commun. Mais c’est un véritable enjeu, passionnant et fondamental pour notre avenir.

Vous avez récemment lancé une campagne de Crowdfunding pour financer un festival qui a eu lieu dans votre librairie. Est-ce que vous conseilleriez ce type d’action à d’autres libraires ? Outre le financement, qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Marie-Ève Venturino : Plus qu'un seul apport financier, une campagne de crowdfunding est un appel à la participation, au soutien collectif et à la création d’un commun à partager.

Partager un festival d’activités culturelles dans une librairie où toutes les propositions sont gratuites me semblait le sujet idéal à travailler. J’ai dû me mettre dans une optique de communication un peu diverse, manipuler des vocables inconnus, mais finalement le projet a vu le jour, les clients ont répondu présents et le budget a été collecté avec succès.

Mais attention, cela reste un moyen ponctuel de financement (il ne s’agit pas chaque année de faire un appel à financement participatif) qui demande beaucoup d’énergie et de suivi. Mais en effet c’est un mécanisme qui oblige à communiquer différemment et qui fait communauté, ce qui est assez naturel finalement pour le public d’une librairie.

En partenariat avec l'AILF

10 Commentaires

 

koinsky

27/05/2018 à 06:16

Ces photos sont très intéressantes parce qu'elles disent à elles seules tout le problème du livre. Prenez un jeune de 15, 16 ou 17 ans de notre époque qui est donc un usager des jeux vidéos, de Youtube et des séries télé, et qui ne lit pas de livres, ce qui est l'immense majorité. Placez-le devant l'une des photos ci-dessus et demandez-lui ce qu'il ressent, s'il a envie de se balader dans les travées et d'ouvrir des livres. Il est à peu près certain qu'il va ressentir une sensation d'overdose désagréable et vouloir tourner les talons. Et il aura raison, car les libraires et les éditeurs sont myopes et entristes. S'ils adoptaient le point de vue de lecteurs potentiels, ils verraient qu'il faut réduire radicalement la voilure (effet de saturation rédhibitoire), ne montreraient que des couvs et pas des tranches de livres coincés les unes contre les autres comme des sardines. Ils en feraient des lieux attractifs au niveau de l'atmosphère (lumière, musique, design...). Bref, à force d'entrisme et de raisonnement binaire cupide l'édition et la librairie sont en train de se suicider à petit feu et le pire (ou le meilleur), c'est qu'elles soufflent avec entrain sur leurs propres braises...

f*Parme

28/05/2018 à 09:49

Les livres s'adressent à ceux qui lisent. Le livre est une réalité que pour ceux qui en prennent conscience. Pour les autres, cette réalité n'existe pas : ce sont des trucs en papier dans des rayons, dans des endroits obscurs, des trucs sorciers qu'on n'ouvre jamais parce que ça ne sert à rien, parce que c'est ennuyeux, parce que c'est fatigant. Ceux qui lisent fouillent, cherchent, ont la volonté d'entrer dans une librairie ou une bibliothèque. La transmission de la Culture passe beaucoup par la lecture. Ce n'est pas parce que vous allez transformer une librairie en étalage aguicheur de marchand de légumes ou en rayons de supermarché avec des tours de magie d'imbéciles du marketing qu'il y aura plus de monde à y entrer ou à acheter. En édition, le marketing ne fait vendre plus que ce qui se vend déjà. Le reste, c'est du pipeau. De la flûte qui ne rapporte qu'à ceux qui en jouent.
La Culture demande un effort : lire, lire, lire, réfléchir et relire. La lecture est linéaire. C'est ce processus systématique qui fait que ça vous rentre dans le crâne. Il faut passer par ce filtre, se plier à cet exercice pour comprendre, connaître, se divertir, s'émouvoir, faire exister d'autres réalités et des imaginaires.
Et où peut-on donner envie de lire ? Là où les gens lisent, là où l'on apprend à lire. À la maison, les parents doivent lire. À l'école, parce que sans elle, pas de lecteurs. Si vous voulez attirer plus de monde dans une librairie, la meilleure vitrine, c'est l'école et après l'école, la bibliothèque.

Réduire la voilure, cela veut dire plus de livres en "facing" et moins de dos dans les linéaires. Cela veut dire, éviter au client fainéant qui passe sa vie devant des écrans à jouer et à se contenter de ne développer que des réactions rapides alors qu'il devrait prendre un peu de temps pour chercher et découvrir. Sauf que ces deux attitudes sont incompatibles. Vous ne ferez pas venir un adolescent qui préfère jouer et seulement jouer plutôt que se cultiver avec des paillettes dans une librairie. Le temps qu'il doit prendre pour lire, il ne le prendra pas. On ne vend pas de livres à des personnes qui ne veulent pas en lire.

Enfin, l'ouvrage en "facing", ça prend de la place et les librairies ne sont pas extensibles. Les libraires privilégient cette présentation pour les nouveautés. Mais un livre n'est pas toujours une nouveauté. Un succès de librairie non plus et une nouveauté ne veut pas dire une idée neuve. Un livre existe aussi parce qu'il reste dans les rayons des librairies, parce que lorsqu'un libraire ne l'a plus en rayon, il le re-commande. Si un titre disparaît d'un rayon, alors, c'est qu'il est (dans le meilleur des cas) épuisé et en cours de réimpression ou (dans le pire des cas) mort. Mais si un livre qui a été écrit il y a deux cents ans se vend encore, se lit encore comme s'il venait de paraître, alors là oui, c'est vraiment un livre qu'il faut lire ou avoir lu. Et celui-ci, pas besoin de "facing" pour le faire exister.

f*

koinsky

28/05/2018 à 10:43

Pourquoi ne pas faire sortir la littérature du papier ou des liseuses numériques. La littérature n'a pas besoin d'être confinée dans un livre. Les rappeurs l'ont compris. Les cinéastes et autres showrunners aussi. Le livre audio est une piste. Il y en a tant d'autres.

f*Parme

28/05/2018 à 12:02

L'Odyssée d'Homère ne va pas disparaître parce qu'on a inventé le rap. Mais le rappeur qui chante l'Odyssée disparaîtra avant Homère. Le livre est un objet réel indépendant de ses interprétations.

f*

koinsky

28/05/2018 à 14:16

Disparaître non, mais s'effacer de nos mémoires à force de n'être plus lu ...

Le rappeur disparaîtra mais son rap transmettra l'Odyssée dans les faubourgs de Nairobi,de Niamey ou du cap, faisant perdurer et vivre ce récit. L'Odyssée c'est un voyage, pas un objet livre. Le livre n'est que le bateau du voyage. Le rap en est un autre, de bateau. Le voyage est indépendant des bateaux qui le portent. On peut en inventer et en construire d'autres, de bateaux, de nombreux, avec de l'encre sympathique ou antipathique. L'Odyssée est un bâton de relais. Tant qu'il y a des relayeurs, elle vit et prend la mer...

f*Parme

28/05/2018 à 14:23

Et puisque vous parlez d'eau, même si l'air change et changera, le texte de l'Odyssée reste et restera la source.
Bonne journée à vous,

f*

Salvador Garzón

27/05/2018 à 16:23

:-) :-) :-)
Super article, diffuseur des livres depuis des décades, je trouve l'analyses très brillant de la chaine du livre. Avec des libraires comme vous, le livre continuera à nourrir l'humanité.
MERCI
Salvador

Gabriel Hernandez

28/05/2018 à 19:38

Dites, m. garzón, êtes-vous cohérent?

VirZeMi

27/05/2018 à 18:27

FÉLICITATIONS pour votre article.

Très belle rénovation pour cette librairie, beaucoup d'idées, un look jeune et dynamique, qui donne envie d'aller vous voir.
On comprend bien à la lecture de l'article les ÉNORMES difficultés que rencontrent les librairies françaises à l'étranger.
Et je vous félicite pour avoir fait ce choix.
Il est indispensable que les pouvoirs politiques et financiers s'engagent concrètement sur les anomalies concurrentielles soulevées dans votre article, pour assurer la pérennité de ces lieux culturels indispensables au maintien de la littérature française à l'étranger.
UN GRAND MERCI pour votre engagement.

Gabriel Hernandez

28/05/2018 à 16:49

Article puissant de lucidité et de justesse.
L´éloignement aidant, il faut assombrir le tableau!

C´est en lisant les commentaires que je m´étonne.
Il y en a qui ont du culot.

Librairie Tiempos Futuros livres en francais à Bogota, Colombie.

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MementoMori - L'édition 2024 des Imaginales s'achève ce dimanche, le second sous la houlette du dessinateur Gilles Francescano, qui dresse avec ActuaLitté un bilan à chaud, placé sous la précieuse sensation d'être à la bonne place.

26/05/2024, 18:33

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Chris Vuklisevic : "J'ai cherché à confronter les lecteurs avec leur mortalité"

MementoMori – Chris Vuklisevic a commencé par être le Coup de coeur des Imaginales 2024 dès février, avant de remporter le prestigieux Grand Prix de l'Imaginaire, et enfin Le Prix des Imaginales, à chaque fois pour son roman, Du thé pour les fantômes, paru dans la collection Lunes d'encre de Denoël en mai dernier. Un an après, la jeune autrice confirme sa place de pépite du genre.

25/05/2024, 15:42

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John Gwynne : la mythologie nordique à hauteur d'homme et de femme

MementoMori – L'auteur de fantasy britannique John Gwynne a été présenté au public français grâce aux éditions Leha, dix ans après la sortie de son premier roman en 2012. Depuis, quatre de ses ouvrages sont parus en France, de deux de ses séries. Le second tome de sa Confrérie du sang, La Faim des dieux (trad. Thomas Bauduret), paraîtra le 13 juin prochain. À l'occasion de sa première venue aux Imaginales, ActuaLitté s'est entretenu avec l'écrivain de Fantasy, et son éditeur.

25/05/2024, 09:50

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Sue Rainsford : “J'ai une grande tolérance pour les scènes gores”

MementoMori – L'Irlandaise Sue Rainsford n'avait pas pu célébrer son Prix du Roman étranger aux Imaginales l'année dernière, mais avait eu une bonne excuse : « J'étais enceinte jusqu'au cou. » Elle se rattrape cette année, et c'est peu de le dire, avec une rencontre et la participation à trois tables rondes, le tout pour une première participation au festival de l'imaginaire. Faut dire que le thème de cette année sied parfaitement à celle qui, en seulement deux romans, s'est imposée comme une plume importante du body-horror.

24/05/2024, 09:55

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“Les Rendez-vous de la BD d'Amiens sont vitaux”

RDVBDAmiens2024 – « Cette manifestation est un instant majeur pour la bande dessinée en France. » Le directeur de l’Agence régionale du livre et de la lecture des Hauts de France, François Annycke, n’y va pas par quatre chemins. Quand il s’agit des Rendez-vous de la BD d’Amiens, porté par l’association On a marché sur la Bulle, tout le territoire est concerné.

23/05/2024, 10:21

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“Notre cahier des charges, c’est un festival de qualité et populaire”

Comediedulivre2024 – 2025, dans l’événementiel, c’est loin… et c’est demain. Mais pour l’instant, les équipes savourent la fin du salon : en renouant avec les médiathèques, les 17 et 18 mai, les rencontres hors les murs ont déployé la manifestation par-delà le département. D’autant que pour la seconde (ou deuxième ?) année, la Comédie quittait la traditionnelle esplanade Charles-de-Gaulle, en travaux. 

22/05/2024, 10:34

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La collection Angle Mort remet de la science dans la SF

L'éditeur indépendant L'Œil d'or inaugure avec le recueil de nouvelles Multiversalités une collection inédite, « Angle Mort ». Dérivée de la revue homonyme qui circule en ligne depuis 2010, elle en partage l'ambition : penser autrement la science-fiction et le monde avec. Directeur de cette publication depuis 2014, le sociologue Julien Wacquez nous présente cette nouvelle initiative.

21/05/2024, 16:16

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Manuel Vilas : “L’imagination, c’est gratuit : on ne paye ni impôt ni taxe”

Comediedulivre2024 – Manuel Vilas, l'auteur espagnol, a captivé le public français avec ses œuvres telles qu'Ordesa, Alegria et Les Baisers (Éditions du sous-sol, trad. Isabelle Gugnon). Son style unique et sa plume d'une grande beauté offrent un regard inédit sur la vie humaine et notre époque contemporaine. Avec Irene (trad. Isabelle Gugnon) il présente à Montpellier un nouveau chef-d'œuvre. 

18/05/2024, 14:15

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Les Ensablés : 15 années à exhumer des écrivains

Cela fait déjà 15 ans qu’ActuaLitté se met au service des Ensablés, cet ensemble d’œuvres oubliées exhumées par l'équipe. Alors, pour fêter cet anniversaire si particulier, les chroniqueurs anonymes sont passés de l’autre côté des lignes. Interview.

16/05/2024, 17:35

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"Quand on parle d'exil on a envie de rétablir une certaine vérité"

PrixPorteDoree2024 – Les Prix de la Porte Dorée étaient remis ce mardi 14 mai au Palais du même nom. Dans la catégorie bande dessinée, Charles Berberian a été primé pour Une enfance orientale. La présidente du jury et scénariste de la BD Aya de Yopougon, Marguerite Abouet, salue une oeuvre « intime et universelle ». ActuaLitté s'est entretenu avec elle.

16/05/2024, 17:10

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Sabyl Ghoussoub, “président” des écrivains de l'exil

PrixPorteDoree2024 — Sabyl Ghoussoub, auteur et journaliste français d'origine libanaise, présidait cette année le jury du Prix littéraire de la Porte Dorée. Dans l'enceinte du Musée de l'immigration, lui et son équipe de jurés ont décidé de désigner deux lauréates ex-aequo, Seynabou Sonko et Élise Goldberg. À l'occasion de la soirée de remise des prix, ActuaLitté a eu la chance de discuter avec lui.

16/05/2024, 11:32

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Seynabou Sonko, Elise Goldberg : un bonheur partagé

PrixPorteDoree2024 – Seynabou Sonko et Elise Goldberg viennent d'être élues lauréates ex-aequo du Prix de la Porte Dorée. La première pour Djinns (Grasset), la seconde pour Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie (Verdier). Ces deux primo-romancières ne sont pas liées que par ce prix, elles sont aussi amies dans la vie. ActuaLitté s'est entretenue avec elles lors de la soirée de remise des prix qui avait lieu le 14 mai au Palais de la Porte Dorée, qui accueille le Musée de l'immigration.

15/05/2024, 18:15

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Charles Berberian : accompagner le chaos d'Une éducation orientale

PrixPorteDoree2024 – Ce mardi 14 mai, l'ambiance était littéraire au Palais de la Porte Dorée. Dans ce lieu d'exception, qui accueille entre autres le Musée de l'immigration, étaient remis les Prix de la Porte Dorée, récompensant une oeuvre qui traite de l’exil, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires. Pour le Prix BD, c'est Charles Berberian qui a été désigné lauréat, avec Une éducation orientale (Casterman). ActuaLitté a eu l'occasion de s'entretenir avec lui.

15/05/2024, 15:15

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La dessinatrice Elizabeth Pich a une suggestion : restons idiots

LeLivreaMetz24 – Le questionnaire de Proust est un excellent outil pour en découvrir davantage sur son écrivain préféré en un temps limité. Elizabeth Pich, autrice et illustratrice germano-américaine, a accepté de se prêter au jeu, invitée cette année du festival Le Livre à Metz.

21/04/2024, 14:52

ActuaLitté

Le directeur de RFI, Jean-Marc Four, face à la désinformation

LeLivreaMetz24 – Comment décrypter l’information dans un monde globalisé, nourri de milliards de données chaque jour ? C'est une des questions que se posent l'auteur de La guerre de l'Information (Tallandier), David Colon, le journaliste et grand reporter Olivier Weber, et le jeune directeur de Radio France internationale (RFI), Jean-Marc Four. Ce dernier a accepté d'évoquer ce complexe et épineux sujet auprès d'ActuaLitté, à l'occasion du festival qui allie littérature et journalisme, Le Livre à Metz.

20/04/2024, 18:20

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Sylvain Prudhomme dépasse les bornes familiales

PrixFrontieres2024 – Le 6 mars dernier, Sylvain Prudhomme a été désigné lauréat 2024 du 4e Prix Frontières, pour son roman L'enfant dans le taxi, paru aux Editions de Minuit. À l'occasion de la remise de la récompense littéraire durant le Festival Le Livre à Metz, ActuaLitté a pu s'entretenir avec le Prix Fémina 2019.

20/04/2024, 14:48

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Rosella Postorino : “J’écris parce que la mort existe”

VoixItaliennes – Dans cette série d'entretiens nous donnons la parole à des écrivaines et journalistes italiennes qui s’expriment à propos de leur activité d'écriture mais aussi de leur engagement social ou politique. A travers des voix parmi les plus intéressantes de la littérature italienne contemporaine nous aurons un portrait des défis et des questions qui animent le débat culturel dans le Bel Paese.

20/04/2024, 12:56

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"Dans la littérature comme le journalisme, aller au-delà des apparences"

LeLivreaMetz24 – « Gare aux apparences » est le grand thème de l'édition 2024 du festival qui allie journalisme et littérature, Le Livre à Metz. Une expression qui devrait être, - car elle ne l'est pas toujours -, un des principaux mantras du monde de la presse. C'est en tout cas l'avis de David Le Bailly, journaliste et auteur de l'Hôtel de la Folie, paru au Seuil la rentrée littéraire dernière, qui avec cet ouvrage remporte Le Prix Le Livre à Metz.

19/04/2024, 11:00

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“Un prix d'autant plus précieux qu'il est décerné par des enfants”  

LeLivreaMetz24 – Le prix jeunesse Graoully 2024 - à ne pas confondre avec l’ancien Graoully d'or, tourné SF - a été décerné à Marie Caudry pour son album, Ah ! Les voyages, publié chez Thierry Magnier. L’autrice recevra sa gratification littéraire à l’occasion du festival Le Livre à Metz, qui cette année alerte, « gare aux apparences »... Une expression qui va à ravir à l'œuvre ici récompensée… 

19/04/2024, 09:00

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Grégoire Delacourt : “Croire en la générosité, dans une époque où l’égoïsme tue”

Dans l'univers littéraire, peu d'auteurs parviennent à tisser une connexion aussi profonde et réfléchie avec leur œuvre et leur lectorat que Grégoire Delacourt. Ce 17 avril, il publiera La liste 2 mes envies, suite des aventures de la mercière d’Arras, Jocelyne, qui avait conquis 1,5 million de lecteurs. En avant-première, le romancier évoque son parcours, son écriture et bien d’autres choses.

08/04/2024, 11:45

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Bibliocollector vise le record de cartes de bibliothèque

Adolescent lyonnais de 16 ans, Adam s'est lancé dans un projet fou : battre un record du monde en collectant le plus grand nombre de cartes de bibliothèques du monde entier. Pour que sa collection soit officiellement reconnue, plusieurs critères s'imposent, mais qu'importe, le Bibliocollector est lancé dans son projet. Entretien.

 

 

01/04/2024, 11:06

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Géopolitique, conspirations : “XIII est un survivant” (Yves Sente)

AnniversaireXIII – Le plus amnésique des héros apparut en 1984, sous l’impulsion du scénariste Jean Van Hamme et du dessinateur William Vance : à la recherche d’un passé fuyant, accusé d’assassinat d’un président des États-Unis et toujours pris dans une conspiration politique sans fin, XIII fête ses quarante années d’aventures, de manipulation et de faux-semblants. Retour avec Yves Sente, le scénariste qui prolonge depuis 13 ans déjà cette épopée américaine avec le dessinateur Iouri Jigounov.

14/03/2024, 15:43

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Nancy Huston : “Tout romancier qui se respecte est trans”

L'autrice française d'origine canadienne, Nancy Huston et l'écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste, Cyril Dion, se connaissent, ils sont amis. Ils éprouvent l’un pour l’autre de l’affection et de l’estime. Les éditions Actes Sud ont proposé une rencontre pour parler de Francia, le dernier texte de Nancy Huston, publié par la maison le 6 mars dernier. Propos recueillis par Estelle Lemaître.

14/03/2024, 15:24

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À Madagascar, Karné offre une évasion aux jeunes insulaires

Tout sourire et pleine d’entrain, Ravaka a l’air de fonctionner à mille à l’heure. Dès qu’elle s’exprime, on sent un grand enthousiasme et une vraie curiosité. Une envie de comprendre et d’agir se dégage d’emblée de sa personnalité positive. Elle a créé Karné, un concept unique : un magazine bilingue (malgache-français), coloré, vivant, instructif, ludique qui sait prendre sa place sur ce marché. Propos recueillis par Agnès Debiage, fondatrice d’ADCF Africa.

14/03/2024, 13:17

ActuaLitté

Frédéric Taddeï : "L’âge est un sujet qui n’existe pas"

« Quand on vous dit que François Ier a gagné la bataille de Marignan en 1515 on ne vous dit pas quel âge il avait, il avait 20 ans ». Le présentateur Frédéric Taddeï a une obsession qu’on ne lui connaissait pas encore : l’âge. Nous l’avons rencontré pour la sortie des Birthday books le 6 mars 2024, l’occasion de discourir sur ces « quartiers de la vie que l’on habite tous ensemble ».

29/02/2024, 15:46

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ActuaLitté

Diversité, ouverture... Quelles valeurs pour les librairies en France ?

RNL24 — Organisées entre deux échéances électorales au grand dam du Syndicat de la librairie française (SLF), les Rencontres nationales de la librairie, à Strasbourg, ne pouvaient contourner la potentielle accession au pouvoir de l'extrême droite. L'organisation professionnelle, sans citer ce camp politique, a dévoilé une Charte des valeurs, entre les lignes de laquelle il n'est pas très difficile de lire... Nous la reproduisons ci-dessous en intégralité.

16/06/2024, 10:36

ActuaLitté

La Librairie francophone arrêtée : “Les libraires perdent un allié !”

EXCLUSIF – À l'initiative des dix libraires qui prenaient part à l'émission d'Emmanuel Kherad sur France Inter, ActuaLitté publie un texte inédit, bilan amer de cette arrêt brutal, décidé par France Inter. Entre colère et regrets, cette tribune a déjà rallié le réseaux Les Libraires ensemble, comptant une cinquantaine de membres.

15/06/2024, 18:00

ActuaLitté

Rêver mieux pour la France que la démagogie et la haine

Alain Serres, auteur et directeur des éditions Rue du monde, a partagé un texte, ce 14 juin 2024, appelant à l’échange, la discussion... tout plutôt que l’ignorance et le repli sur soi. Quand une vague de morosité frappe, c’est un regain d’enthousiasme et de courage qu’il faut montrer, affirme l’éditeur. Nous reproduisons son texte ici en intégralité.

15/06/2024, 10:47

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L'Intelligence artificielle, authentique danger pour la traduction ?

Dans cette tribune, la Société française des traducteurs (SFT), syndicat professionnel des métiers de la traduction et de l’interprétation, se fait la porte-parole des mises en garde des professions qu’elle représente, pour que l’humain reste au cœur de la technologie et que le développement non encadré de solutions d’intelligence artificielle générative à des fins de traduction et d’interprétation ne conduise pas à l’appauvrissement de la langue et de la pensée critique.

13/06/2024, 16:04

ActuaLitté

Les éditions MeMo, du coeur aux ouvrages

L'édition française se débat, engluée entre la concentration, la surproduction, la hausse des coûts de production et une indéniable baisse des ventes. Le secteur de la jeunesse souffre des mêmes maux, mais en pire. Leur 30e anniversaire encore dans les mémoires, les éditions MeMo, depuis Nantes, continuent d'insuffler passion et intelligence au sein d'un catalogue exigeant sans être élitiste pour autant.

11/06/2024, 16:57

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Hommage à Ben, “conscient de l’importance de la non-importance”

La Fondation du doute, installée depuis 2013 à Blois, a appris le décès, le 5 juin dernier, de son fondateur, Benjamin Vautier, et de son épouse Annie. Les directeurs et l'équipe de l'institution, organisée autour de l'esprit Fluxus cher à Ben, lui rendent hommage dans un texte reproduit ci-dessous.

11/06/2024, 12:54

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La Maison d'Europe et d'Orient en péril

Les éditions l'Espace d'un instant sont une initiative de la Maison d'Europe et d'Orient, pôle culturel européen - association reconnue d'intérêt général, soutenue par la Fondation Jan Michalski et la Ville de Paris, et partenaire de Sens Interdits et du Théâtre dans la Forêt. Elles alertent aujourd'hui dans une tribune du devenir de la Maison d'Europe et d'Orient. Leur texte est proposé en intégralité.

07/06/2024, 11:50

ActuaLitté

Mort d'Éric Hazan : “La Fabrique est orpheline”

Stella Magliani-Belkacem et Jean Morisot ont communiqué un texte en hommage au fondateur des éditions La Fabrique, Éric Hazan, décédé ce 6 juin. Leur message est ici reproduit dans son intégralité.

07/06/2024, 10:29

ActuaLitté

La poésie palestinienne désinvitée : Le Marché de la poésie réagit

Abdellatif Lâabi exprimait le 1er juin dernier sa « stupeur » face à la décision du Marché de la Poésie d'annuler la venue d'une délégation palestinienne en tant qu'invité d'honneur. Une tribune, relayée ce mercredi 5 juin par ActuaLitté, demandait à la direction de l'événement de maintenir la dite-invitation. C'est au tour du Marché de la Poésie de s'exprimer dans une lettre ouverte, à retrouver ci-dessous.

05/06/2024, 16:59

ActuaLitté

Marché de la poésie : la Palestine ou le boycott

Alors qu'il était prévu que la Palestine soit l'invitée d'honneur du Marché de la poésie 2025, autour de l'Anthologie de la poésie palestinienne d’aujourd’hui constituée par Abdellatif Laâbi, Yves Boudier a récemment informé ce dernier que l'organisation avait décidé d'annuler la venue des poètes palestiniens. Une tribune, signée à ce jour par 193 personnalités, demande au Marché de la poésie de revenir sur sa décision. ActuaLitté relaie ce texte ci-dessous.

05/06/2024, 15:38

ActuaLitté

“Le livre sur les comptoirs d’une librairie est né d’un fragment d’idée"

Carnetdebord – Le prochain livre d'Audrée Wilhelmy, romancière et artiste québécoise, s'intitulera Peau-de-Sang et sera publié à la rentrée par les éditions du Tripode. ActuaLitté suit l'autrice en publiant son Carnet de Bord, dont le chapitre 5 est à retrouver ci-dessous.  Une manière pour Audrée Wilhelmy de faire patienter son lectorat, tout en le plongeant dans son quotidien d'écrivaine.

04/06/2024, 12:22

ActuaLitté

Dans la Nef des fous, même les robots rient

RDVBDAmiens2024 – Voilà plus de 30 ans que Turf s’est inscrit dans les pas de Jérôme Bosch (dont le tableau, La Nef des fous, est à découvrir au Louvre) : tout a débuté en ce 77e brumore de l’an 627, dans la bonne ville d’Eauxfolles. Et chez les éditions Delcourt. Le tout pour aboutir à une curieuse expérience, qui se déroule aux Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens.

01/06/2024, 10:12

ActuaLitté

Un an à vélo : entre épuisement et émerveillement

#AVeloEntreLesLignes – Découvrir le plus grand nombre de librairies entre Paris et Oulan-Bator, le défi n'est pas des moindres. Et entreprendre le trajet à vélo ? Quelle folie. Pourtant, c’est exactement l’aventure que Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek ont entamée il y a un an. ActuaLitté partage cette incroyable odyssée en publiant leur récit de voyage intitulé À vélo, entre les lignes. Arrivé en Mongolie, il ne reste que quelques centaines de kilomètres au duo...

28/05/2024, 16:09

ActuaLitté

Droit de réponse de Mourad Prod - Editions Oxymore

Suite à l'article intitulé “Une nouvelle démarche déloyale des éditions Oxymore” contre Delcourt et paru ce 25 avril, la société MOURAD PROD – EDITIONS OXYMORE a fait parvenir à ActuaLitté un droit de réponse, signé par le président Mourad Boudjellal. Nous le reproduisons ici dans son intégralité. 

24/05/2024, 11:52

ActuaLitté

Un premier “coup de pouce vert” pour construire les bases de demain

RDVBDAmiens2024 — « Les Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens s’inscriront cette année dans une démarche de transition éco-responsable ». Sophie Mille, directrice du festival, affirme sa volonté de faire de cette 28e édition une année de changement. Édito.

24/05/2024, 10:00

ActuaLitté

Régression des libertés en Tunisie : arrestations et censure

Il y a quelques années, la Tunisie suscitait l’admiration du monde en faisant une révolution qui devait instaurer la démocratie. La liberté d’expression en fut l’un des acquis les plus importants. Force est de constater que cette époque a été de courte durée. Le gouvernement du président en place ne tolère pas la critique et s’attaque à celles et ceux qui s’opposent à lui.

23/05/2024, 20:05

ActuaLitté

“Deux principes fondamentaux guident Les Rendez-Vous de la BD”

RDVBDAmiens2024 – À l'occasion de la 28e édition des Rendez-Vous de la Bande Dessinée, Pascal Mériaux, directeur du Pôle BD Amiens / Hauts-de-France, revient sur les origines et les ambitions du projet.

23/05/2024, 12:00

ActuaLitté

L’histoire oubliée et tragique du Camp des Milles

Aurélie Tramier s’est hissée jusqu’en finale de la dernière édition du Prix Maison de la Presse. Une récompense tournée vers la littérature populaire et résolument romanesque, parfaitement en phase avec son dernier roman, Bien-Aimée, publié à La Belle Étoile. Il raconte un camp français peu connu de la Seconde Guerre mondiale, à l’histoire extraordinaire : d’abord destiné à l'internement d'Allemands comme Max Ernst, l'ancienne tuilerie devint à la défaite française, une étape avant Auschwitz…

21/05/2024, 15:45

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Lettre à Xi Jinping : “Il s’agit de graves violations du droit international”

Nguyên Hoàng Bảo Việt, ancien président et membre du Centre PEN Suisse Romand, délégué et membre cofondateur de la Ligue vietnamienne des Droits de l’Homme en Suisse, adresse une lettre ouverte à Xi Jinping, Président de la République Populaire de Chine. Il s'y engage contre la « condamnation injuste et inhumaine » de Rahile Dawut, intellectuelle et ethnologue ouïghoure.

21/05/2024, 12:55

ActuaLitté

Damasio : “L’époque a furieusement besoin d'entendre la voix des voltes”

Comediedulivre2024 – Une carte blanche, donnée par la Comédie du livre, offre chaque année à un écrivain. Cette année, Alain Damasio en profite, alors que les éditions de La Volte qui le publient, fête leurs 20 ans. Ses invitées et invités seront Vinciane Despret, luvan, Palo Alto, Karim Kattan, Floriane Pochon, Jacques Barbéri, Fabrice Capizzano, Léo Henry.

18/05/2024, 09:47

ActuaLitté

Nouveau record pour le Salon du Livre de Turin 2024

SalondulivredeTurin2024 – Nouveau record de visites pour le Salon du Livre de Turin. 222.000 personnes se sont rendues au Lingotto cette année. Zoom sur ce cru exceptionnel.

16/05/2024, 10:27

ActuaLitté

La librairie Au café des livres à Léguevin peut-elle disparaître ?

Ouverte en 2015, la librairie Au café des livres traverse aujourd'hui une mauvaise passe, qui met en sursis sa survie. L'accumulation des crises s'ajoute aux difficultés économiques actuelles, pesant sur la trésorerie de l'enseigne. ActuaLitté lui ouvre ses colonnes, pour relayer un appel aux lecteurs et aux lectrices.

15/05/2024, 13:53

ActuaLitté

Un nouveau souffle pour le livre-disque Libertad, hommage à Astor Piazzolla ?

Auteurs et fondateurs du groupe Duo Intermezzo, Marielle Gars et Sébastien Authemayou ont adressé à ActuaLitté une communication portant sur le livre-disque hors norme, Libertad. Ouvrage autour d’Astor Piazzola, préfacé par Frédéric Lodéon (animateur radio de légende) et publié aux éditions Parole, il connaît un arrêt de commercialisation définitif, que les auteurs évoquent dans ce texte, reproduit dans son intégralité.

14/05/2024, 12:48

ActuaLitté

Les éditions Edicola érigent un pont entre l’Italie et le Chili

SalondulivredeTurin2024 – Edicola a gagné cette année le Prix National de la Traduction en Italie. Une aubaine pour cette maison d’édition italienne qui détient un second siège… au Chili. ActuaLitté a rencontré son fondateur, Paolo Primavera, au Salon du Livre de Turin.

14/05/2024, 12:17

ActuaLitté

"Nous luttons chaque année, c’est un marché précaire"

SalondulivredeTurin2024 – Minimum Fax est une maison d’édition romaine, née d’une revue littéraire initialement distribuée par fax. Cette dernière s’est distinguée grâce à la découverte de grands noms de la littérature italienne contemporaine, mais également pour avoir démocratisé la littérature américaine en Italie.

13/05/2024, 18:02

ActuaLitté

Obligations de l’éditeur et résiliation d’un contrat : cas pratique

Le manquement par l’auteur ou par l’éditeur à l’une de ses obligations légales ou contractuelles est susceptible d’entraîner la résiliation du contrat d’édition, à savoir de mettre un terme de la relation contractuelle entre les parties. Le 18 avril 2024, le Tribunal judiciaire de Marseille a fait une application classique du cheminement conduisant à la résiliation du contrat, permettant également de rappeler les obligations à la charge de l’éditeur. Me Adélie Denambride, avocate exerçant en droit d'auteur, de l'édition et du marché de l'art revient sur ce sujet.

13/05/2024, 11:23

ActuaLitté

“Désarroi et colère” : France Inter supprime La Librairie francophone

Une tribune signée par plus de 560 autrices, auteurs et acteurs du monde du livre dénonce l'arrêt de La Librairie francophone, émission présentée par Emmanuel Kherad, sur décision de France Inter. L'émission était coproduite et diffusée sur différents territoires francophones par Radio-Canada, RTBF (Belgique), Radio Télévision Suisse et France Inter. Elle avait même déployé en février 2019 une version télévisée.

13/05/2024, 00:01

ActuaLitté

“En écrivant, je me jette dans le vide comme les oiseaux”, Amélie Nothomb

SalondulivredeTurin2024 – Oiseaux et chevaux, ou les soeurs Nothomb à Turin : Juliette et Amélie étaient attendues dans une salle archi-comble de lecteurs et lectrices, au salon du livre. Elles ont abordé de leur rapport à langue, à l’écriture et de leur passion pour des animaux, l’oiseau et le cheval, présents dans leurs derniers ouvrages, Psychopompe et Éloge du cheval (2022 et 2023 chez Albin Michel).

11/05/2024, 13:03

ActuaLitté

Antoine Gallimard : “Notre métier est d’abord de croire en la littérature”

SalondulivredeTurin2024 – Dans le cadre des rencontres de la section « Edition » du Salon du Livre de Turin où il a été invité, Antoine Gallimard est revenu sur son rôle d’éditeur pendant un dialogue avec Teresa Cremisi, directrice de la section édition et ancienne présidente, jusqu’en 2015, du groupe Flammarion.

11/05/2024, 11:01

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Italie : la lecture s’étend à tous grâce à "la communication augmentative"

SalondulivredeTurin2024 – Officina Babuk et Uovonero, deux maisons d’édition italiennes, sont les pionnières italiennes de la communication augmentative. L’objectif est clair : permettre aux enfants en difficulté dans la pratique de la lecture d’accéder au même patrimoine culturel que les autres.

10/05/2024, 17:35

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"Des livres qui n’ont pas de pères" : zoom sur NN Editore

SalondulivredeTurin2024 - NN Editore a été fondée en 2015 à Milan, précisément le 19 mars, pour la fête des Pères. Et cette date n’a pas été choisie au hasard : NN Editore propose « une recherche éditoriale basée sur l’absence de pères », détaille le responsable de la communication Luca Pantarotto, sur son stand au Salon du livre de Turin.

10/05/2024, 15:43

ActuaLitté

En librairie : “Ne plus rien prendre pour faire vivoter les livres déjà là”

Avec le mois de mai s'impose un mot d'ordre : toutes et tous sur les ponts ! Mais ce sont surtout des nouvelles de la lettre Books By Women après les traditionnels brins de muguet. Et comme toujours, la voici proposée en intégralité, rien que pour vos yeux, comme dirait l'autre... Une mouvement d'allégresse et d'humeur par la librairie Un livre à soi (Longjumeau).

10/05/2024, 08:43

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Comédie du livre : “La littérature est encore aujourd’hui vivante”

Comediedulivre2024 – L'ouverture ce 10 mai de l'événement littéraire montpelliérain marque le début de 10 journées consacrées aux auteurs, à la lecture. À travers des rencontres, ateliers, le salon prend ses quartiers à la Promenade du Peyrou, et dans une multitudes d'autres lieux. Régis Penalva, directeur littéraire, présente cette 39e édition.

10/05/2024, 08:06

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Vietnam : une liberté d'expression violemment bâillonnée 

Membre de l’Organisation internationale de la Francophonie, la République Socialiste du Viêt Nam (RSV) est un État communiste autoritaire dirigé par un parti unique. La peine de mort reste intouchable au Viêt Nam. Selon Amnesty International, le régime de Hà Nôi se classe au troisième rang mondial (85 exécutions) en 2018. Les données sur la peine de mort sont classées « secret d'État ». Une menace très sérieuse pour la liberté d'expression, un terrible facteur d'intimidation, une forme ultime et barbare de censure au Viêt Nam. Un texte de Nguyên Hoàng Bảo Việt.

09/05/2024, 09:19

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Bernard Pivot : “On ne peut pas apprivoiser la mort. Ni la snober”

En débarquant sur Twitter ce mois de janvier 2012, Bernard Pivot provoqua un ras de marée chez les gazouilleurs : près d’un million d’abonnés depuis ont suivi ses facéties verbales et autres joutes linguistiques. Fédérateur, le père Pivot, assurément : un monument national qui aura traversé les siècles — si fait. Et fait lire au point d’en devenir une icône.

07/05/2024, 16:20

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Blocages : les Alumni de Sciences Po saluent "la fermeté de l'administration"

La mobilisation étudiante pro-palestinienne, débutée à Sciences Po Paris par une occupation, continue. Récemment, des étudiants de Sciences Po Reims décidaient encore d'occuper leur bibliothèque. Des actions qui répondent à la situation à Gaza et visent à inciter Sciences Po à revoir ses partenariats avec des universités israéliennes.

06/05/2024, 18:09