Depuis le mois d'octobre 2023, la commande d'un livre neuf sur internet suppose le paiement de frais de port d'un montant minimum de 3 €. Une mesure destinée à rétablir l'équité entre les libraires et les vendeurs en ligne, copieusement critiquée par le géant Amazon. Un sondage de l'IFOP, commandité par la multinationale américaine, assure qu'une partie des acheteurs de livres ont réduit leurs paniers.
Le 25/04/2024 à 16:19 par Antoine Oury
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25/04/2024 à 16:19
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Plus de six mois après l'application d'un tarif minimum des frais de port du livre neuf, fixé à 3 €, quel est son impact sur les achats des Français ? Un sondage mené par l'IFOP auprès de 2000 personnes âgées de 18 ans et plus en février dernier fournit quelques réponses. Notons d'emblée que l'étude a été commandée par Amazon, qui s'était opposé corps et âme à cette disposition de la loi Darcos.
« Les Français ne lisent plus, mais ils achètent des livres » : l'adage se vérifie à nouveau, puisque 74 % des interrogés en font l'acquisition, plus ou moins régulièrement. En tant que produit culturel, le livre reste donc en tête devant la musique (50 %) et les films (49 %), au format physique ou dématérialisé.
Au cours des 12 derniers mois, 91 % des interrogés se sont déjà rabattus au moins une fois vers l'achat en ligne pour un produit culturel, car « il est plus simple de se faire livrer directement chez soi » aux yeux de 81 %, devant la non-disponibilité du produit dans un point de vente (78 %) ou la question du prix [tous les produits culturels sont ici pris en compte, NdR] (77 %).
Pour toutes les catégories sociales, l'achat en ligne offre l'avantage de la simplicité (livraison à domicile, achat à tout moment), devant la disponibilité (nombre de références disponibles) et enfin l'avantage financier (prix moins élevés, pas de frais supplémentaires). Au sein des catégories pauvres et modestes (de 900 à 1300 € de revenu mensuel), l'avantage financier est surreprésenté au rang des avantages.
54 % des répondants indiquent acheter en ligne du fait d'un éloignement géographique, et plus spécifiquement 45 % des livres en ligne/via internet « car je vis éloigné d’un centre-ville ou d’un point de vente physique ».
Le sondage de l'IFOP parle ensuite plus spécifiquement d'argent en s'intéressant d'abord au pouvoir d'achat, qui a diminué pour 55 % des répondants (31 % un peu diminué, 24 % beaucoup diminué), est resté stable pour 28 % d'entre eux, et même augmenté pour 17 %.
Le budget alloué à la culture fait les frais de cette restriction du pouvoir d'achat, avec une diminution dans 73 % des cas — 10 % des répondants ne consacrent pas de budget aux produits culturels. Cette baisse concerne toutes les classes sociales, puisque 71 % des répondants de la catégorie pauvre, 79 % de la catégorie modeste, 75 % de la classe moyenne et 54 % de la catégorie aisée ont réduit leur budget.
Les frais de port minimum de 3 € ont visiblement ajouté une nouvelle pression financière. 63 % des répondants estiment que leur pouvoir d'achat pour les livres est affecté, en particulier les catégories pauvres et modestes. La catégorie aisée, dont les revenus dépassent 2500 € par mois, est la moins touchée par cette mesure (59 % d'entre eux l'estiment).
Le sondage de l'IFOP se tourne ensuite vers les stratégies d'achats de livres suite à l'introduction des frais de port minimum. 59 % des répondants se tournent en effet plus souvent vers des points de vente physiques, des librairies aux grandes surfaces culturelles, en passant par les hypermarchés et supermarchés.
51 % ont réduit leurs achats, mais empruntent des livres à leurs proches, 49 % les ont réduits également, mais se tournent vers les bibliothèques publiques, et 40 % aussi, mais lisent moins, tout simplement. La plupart des catégories se tournent vers les lieux physiques, mais les catégories les moins favorisées sont plus concernées par la réduction du temps de lecture.
Les lieux physiques qui semblent sortir gagnant de la mise en œuvre des frais de port minimum sont les hyper/supermarchés, les grandes enseignes et maisons de la presse : 71 % des répondants s'y rendent plus fréquemment, en particulier pour les résidents des communes rurales (75 %) et les communes urbaines de province (73 %).
26 % expliquent qu'ils visitent plus souvent une librairie indépendante tout de même, dont 37 % dans l'agglomération parisienne.
La publication du sondage de l'IFOP, commandé par Amazon, s'inscrit dans un contexte particulier d'inquiétude pour la pratique de la lecture par les Français, notamment par les plus jeunes. Selon une étude du Centre national du livre, ces derniers ne sont ainsi plus que 84 % à lire pour l'école (ou le travail) entre 7 et 19 ans, et 81 % à lire dans le cadre des loisirs, par goût personnel. Il y a deux ans, lors de la dernière étude sur le sujet, ces statistiques étaient plus élevées, respectivement à 86 % et 83 %...
L'évocation d'une taxe sur le livre d'occasion par le président de la République, afin de contribuer au financement de la création, n'a pas non plus manqué de susciter des réactions. Le sujet n'est pas évoqué dans le sondage de l'IFOP et les services d'Amazon, contactés, n'ont pas de commentaires à faire sur le sujet.
La lutte d'Amazon contre le tarif minimum des frais de port ne date pas d'hier. La multinationale s'était exprimée, par l'intermédiaire de son directeur général Frédéric Duval, avec une tribune publiée en 2021. Celle-ci assurait que les habitants des zones rurales seraient particulièrement pénalisés par la mesure, en citant déjà des données de l'IFOP. Il a récidivé il y a quelques jours, dans L'Express, tenant peu ou prou le même discours.
Rappelons que la multinationale américaine avait saisi le Conseil d'État en juin 2023 pour « excès de pouvoir », mais l'institution n'a toujours pas rendu son avis sur le sujet. Amazon s'était aussi appuyé sur l'avis circonstancié de la Commission européenne, qui remonte à février 2023 : elle y dénonçait une dérogation injustifiée à la législation applicable, l’absence de démonstration de l’adéquation et de la proportionnalité de la mesure proposée, ainsi que le fait qu’aucune option alternative n’ait été évaluée...
Amazon redouble donc d'efforts, en attendant les éventuels mouvements du Conseil d'État ou de la Commission. Et saisit toutes les opportunités : à l'occasion du Printemps de la ruralité, la consultation du ministère de la Culture, la multinationale a participé, en suggérant « d’évaluer plus précisément les effets de cette mesure et, le cas échéant, de réexaminer l’opportunité de cette mesure qui pénalise durement les habitants des zones rurales ».
La firme suggère aussi d'ouvrir les dépenses du Pass Culture aux services en ligne, afin de profiter de cette manne, puisque les livres restent les principaux produits culturels achetés grâce aux crédits...
Photographie : illustration, Jorge Royan, CC BY SA 3.0
Par Antoine Oury
Contact : ao@actualitte.com
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Publié en mars, le nouveau roman de Guan Renshan – Le Soleil embrasse la rivière Hutuo (traduction de la rédaction) –, met en scène un village du Hebei traversé par quarante ans de transformation. Un paysan, entrepreneur et attentif à l’environnement inscrit le réalisme rural chinois dans le récit officiel de la modernisation agricole. Entre gouvernance collective et revitalisation des campagnes, le roman social se redéfinit.
05/05/2026, 22:03
De l'autre côté de l'Atlantique, la multinationale Meta Platforms et son PDG, Mark Zuckerberg, sont visés par une plainte pour infraction volontaire du copyright. Cinq groupes d'édition, Elsevier, Cengage Learning, Hachette, Macmillan et McGraw Hill, s'associent à l'auteur Scott Turow pour ouvrir une action collective ciblant le grand modèle de langage développé par la firme, Llama.
05/05/2026, 17:17
Au Canada, le gouvernement de l’Alberta a présenté, le 2 avril 2026, le projet de loi 28, qui prévoit de restreindre l’accès des enfants de 15 ans et moins à certains documents de bibliothèques publiques contenant des représentations visuelles d’activité sexuelle. Des représentants des bibliothèques publiques et du secteur de l’édition contestent une mesure qu’ils jugent insuffisamment concertée et trop large.
05/05/2026, 16:10
Tous les indicateurs sont au rouge, pour le début de l'année 2026, au sein des librairies indépendantes. Les ventes, sur les quatre premiers mois de l'année, ont reculé en valeur et en volume, tandis que les coûts fixes, des salaires aux loyers, s'alourdissent. Le Syndicat de la Librairie française espère une « prise de conscience » de la part des éditeurs et des diffuseurs, et une plus grande solidarité au sein de la filière.
05/05/2026, 15:47
Les éditions La Découverte annoncent la création de Catabase, un label de littérature dirigé par Sandra Lucbert. Présenté comme un espace consacré à des « dispositifs littéraires sui generis », il publiera ses trois premiers titres entre août 2026 et janvier 2027. Le label veut travailler des questions politiques par la forme des textes, à travers le montage, la composition, la syntaxe et les registres.
05/05/2026, 12:19
Le jeudi 7 mai prochain, les membres de l'Académie française sont appelés à voter pour élire une personnalité au fauteuil 18, précédemment occupé par Mario Vargas Llosa. 9 candidatures ont été reçues et acceptées par l'institution.
05/05/2026, 12:11
À Alger, la Librairie des Beaux-Arts a rouvert trois jours après une fermeture policière annoncée pour un mois. L’affaire, née d’une séance de signature autour de Fatma Oussedik, déplace le débat vers le contrôle administratif du livre, la portée de l’article 54 de la Constitution algérienne et la capacité des éditeurs à défendre leurs espaces de rencontre face à des mesures prises hors du juge, dans un contexte culturel déjà tendu et surveillé.
05/05/2026, 11:45
L’Institut français en Inde et l’Ambassade de France en Inde initient la quatrième édition de Villa Swagatam, un programme de résidences croisées conçu pour favoriser un dialogue artistique et littéraire durable entre la France et l’Asie du Sud. Le dépôt des candidatures est ouvert jusqu'au 31 mai prochain.
05/05/2026, 10:47
L'écrivain Craig Silvey, un temps présenté comme le « jeune prodige de la littérature australienne », avait été inculpé, en janvier dernier, pour possession et distribution de contenus pédopornographiques. Il a plaidé coupable des faits reprochés, tandis que d'autres charges retenues initialement contre lui ont finalement été abandonnées.
05/05/2026, 10:34
Condamné en 2024 à verser une amende de 83,3 millions $ (soit 70,8 millions €) à l'autrice et journaliste E. Jean Carroll, pour l'avoir diffamée, Donald Trump s'est heurté à une nouvelle fin de non-recevoir, le mercredi 29 avril dernier. Le président des États-Unis réclamait un réexamen de sa condamnation, que les juges ont refusé. Il pourrait désormais se tourner vers la Cour suprême.
04/05/2026, 17:21
Hachette UK a annoncé l’acquisition de Kogan Page, éditeur britannique spécialisé dans les ouvrages professionnels. La transaction fait suite à une convention entre actionnaires signée le 30 avril 2026. Kogan Page rejoindra John Murray Group (maison d'édition), tout en conservant une identité éditoriale distincte.
04/05/2026, 17:04
Peur du noir, cauchemars, anxiété du soir, bruits inquiétants, séparation au coucher : chaque nuit, des millions d'enfants affrontent ces émotions sans toujours avoir les mots pour les exprimer. Les Veilleurs de la Nuit est un recueil de cinq contes illustrés destinés aux 5-8 ans, dans lesquels cinq animaux gardiens accompagnent les enfants à travers leurs peurs nocturnes.
04/05/2026, 16:43
Jean-Yves Mollier, historien de l’édition et auteur Fayard, fédère des universitaires qui demandent la restitution de leurs droits. Dans un entretien à TheMetaNews, il accuse Vincent Bolloré d’utiliser le prestige scientifique de la maison pour légitimer des auteurs politiques. L’affaire nourrit désormais le débat parlementaire sur une clause de conscience adaptée au contrat d’édition, au moment où Grasset traverse la même secousse éditoriale.
04/05/2026, 16:18
Les Éditions du Seuil réorganisent leur communication et leur service de presse. Séverine Roscot est nommée directrice de la communication et du service de presse, tandis qu’Alain Deroudilhe devient directeur adjoint. Caroline Gutmann, qui dirigeait ce secteur depuis 15 ans, quittera la maison fin juin.
04/05/2026, 11:17
Fin 2024, la présidente du conseil régional des Pays de la Loire, Christelle Morançais (Horizons), soutenue par une majorité réunissant la droite et le centre, avait porté un budget marqué par d'importantes coupes de subventions, notamment celles destinées au secteur de la culture. Un an et demi, les pôles culturels du territoire souhaitent évaluer les dégâts.
04/05/2026, 11:03
Au Kenya, un projet de loi visant à renforcer le dépôt légal en intégrant le Parlement comme destinataire obligatoire des ouvrages provoque une vive opposition des éditeurs. Entre délais jugés irréalistes, coûts assumés sans compensation et sanctions renforcées, la réforme soulève une question centrale : comment concilier ambition patrimoniale et viabilité économique du secteur du livre.
04/05/2026, 10:52
24 Commentaires
Michel
25/04/2024 à 17:44
On appelle ça l'effet Cobra !
Le plus étonnant est que, loin d'être instruits par des décennies de ce genre de mésaventures, nos gouvernants se font encore et toujours avoir...
Raynal
25/04/2024 à 21:17
Sans oublier les auto-édités, victimes collatérales de cet "impôt des libraires", car leurs livres, souvent peu chers, augmentent de fait, et ne sont pas disponibles en librairie...
Necroko
26/04/2024 à 00:56
il faut soutenir Amazon pour enfin en finir avec cette loi inique.
Dan
26/04/2024 à 10:23
La plupart des ruraux descendent en ville au moins une fois par semaine pour aller au supermarché... mais passer à la librairie (ou au rayon librairie) récupérer un livre, c'est pas possible ?
adnstep
26/04/2024 à 13:09
Librairie qui souvent n'existe pas, où est très éloignée du lieu où ils font leurs courses.
Aradigme
26/04/2024 à 18:03
Bonjour Dan,
Mon expérience personnelle de "rural": le "supermarché" du bourg le plus proche (à une dizaine de kilomètres) ne possède pas de rayon librairie - même pas un présentoir. La plus proche librairie à peu près correctement achalandée se trouve à 25 kilomètres. Donc compter 50 km aller-retour pour se rendre sur place et commander, et 50 km aller-retour pour aller chercher le bouquin une fois arrivé?! Non merci!
Seul Amazon m'offre une solution pratique pour obtenir des livres, et grâce au décret passé, les commandes doivent à présent atteindre 35€ pour obtenir la gratuité de la livraison... Cela rend simplement la vie plus difficile aux lecteurs ruraux, et dans mon cas, cela ne changera pas mon comportement. Je continuerai à acheter chez Amazon qui offre un excellent service.
Salutations
Aradigme.
Al
26/04/2024 à 12:24
Il faudrait surtout avoir les chiffres de volume de ventes des livres neufs depuis l'application de la loi Darcos.
Il y a un coût d'opportunité pour le livre, c'est évident. Par exemple, auparavant les gens complétaient leur commande Amazon par un livre de poche pour passer les 35 € de commande synonyme de fdp gratuit. Aujourd'hui c'est 35 € de livres qu'il faut avoir dans son panier. C'est plus du tout la même chose.
adnstep
26/04/2024 à 13:13
Oh la la, mettre livres et produits de basse consommation dans le même panier, quel crime de lèse-majesté !
adnstep
26/04/2024 à 13:10
"... des répondants se tournent en effet plus souvent vers des points de vente physiques, des librairies aux grandes surfaces culturelles, en passant par les hypermarchés et supermarchés."
Surtout Fnac, Cultura et Leclerc Culture. De petits indépendants qui ont du mal à survivre...
étonnant
26/04/2024 à 15:05
"il est plus simple de se faire livrer directement chez soi"
A lyon 7 à part un peu La Poste (et pas dpd), ça ne livre plus, ça part direct en point relais à 10km à la ronde car il y'a rien de plus proche, et La Poste n'est pas folle, dans 100% des cas, là où un colis aurait été livré en main propre, soit ça part dans la boite, soit ça part au bureau. Le service de livraison est totalement rompu, du coup pour les livres perso j'achète en librairie, et je leur fait des mails de commande.
"59 % des répondants se tournent en effet plus souvent vers des points de vente physiques, des librairies aux grandes surfaces culturelles, en passant par les hypermarchés et supermarchés."
Du coup, malgré ce que dit la majorité des articles sur le net sans comprendre les faits, la loi marche puisque ça détourne le flux d'achat vers l'achat local comme c'était son but. A noter la petite bizarrerie, qu'on peut commander un bouquin en librairie et ne pas y payer de frais de port, alors que si on l'avait fait sur internet là il y'en aurait eu. Et là je pense au site de momie manga qui va vous facturer mais si vous passer à la boutique là vous avez rien.
"L'évocation d'une taxe sur le livre d'occasion par le président de la République, afin de contribuer au financement de la création"
Monsieur je ne crée pas de nouveau impôt n'y a pas pensé tout seul, je remercie d'avance les auteurs qui ne votent pas majoritairement LREM, de pousser l'opposition numéro 1 dans les votes, et ce n'est pas gauche pour laquelle vous votez... en proposant de nouvelles taxes.
Vous nous direz comment vous faites payer votre taxes dans les brocantes et assimilées, et comment ça se passe quand on achète un bouquin dont l'auteur est mort ? Ou si le bouquin vaut plus cher que son prix d'origine ? Ou encore est-ce que vous croyez que je suis content d'acheter des bouquins d'occasion jaunis et plein de tâches bizarres dont certaines inquiétantes parce que par exemple le manga Patlabor n'est plus produit ?
Toto
26/04/2024 à 16:43
Pour les frais de port, un libraire ne peut pas les refacturer au client final. Il commande un livre pour un client, qui est livré dans un carton avec tellement d'autres. En moyenne, le transport c'est 6% du CA d'une librairie moyenne (je parle en connaissance de cause, c'est ma deuxième charge après le loyer dans ma boutique). Par contre, quand le libraire vous expédie un livre, il paye les frais de port juste pour votre livre, donc il est capable de vous le refacturer. Voilà pourquoi c'est plus intéressant de venir le chercher, et de taper la causette avec le libraire (parce le locker Amazon, il est pas très causant, et il y connait pas grand chose en livre :p )
Michel
26/04/2024 à 22:43
Et pourtant, les avis des lecteurs publiés sur le site d'Amazon sont une vraie mine d'or !
N'oublions pas non plus que le premier métier d'Amazon est la vente de livres.
Necroko
27/04/2024 à 01:35
well il y a aussi les handicapés y compris psy pour qui les librairies sont des lieux de cauchemars, ou même ne pas arriver à sortir (Amazon et la Fnac sans FDP était très bien / sans contact).
adnstep
27/04/2024 à 21:16
Vous ou luez d'ajouter le prix du parking. Il n'y a plus de stationnement gratuit dans les villes
Severine
26/04/2024 à 15:58
En tant que PMR, la loi Darcos ne passe toujours pas.
Le blabla sur le fait de se rendre en librairie pour acheter ses livres, soit mais quand on ne peut pas !? Dans ce cas, payer ! Je n'ai pas de librairie près de chez moi, Internet est la meilleure des options me concernant.
Pour quel bilan au final ? C'était à prévoir avant même de mettre cette loi en vigueur.
Lou Duplessis
26/04/2024 à 16:28
Amazon qui s'auto-stimule à coup de sondage... ingénieux... l'Élysée fait la même chose tu me diras... quand tu tiens le porte-monnaie, les autres tendent la main...
Broyer
27/04/2024 à 10:14
Lorsque l'on habite une petite ville (Mâcon) et que la seule (minuscule)librairie digne de ce nom nécessite de payer un parking éloigné pour commander ( ce qui suppose un nouveau déplacement pour récupérer le livre) la solution est d'acheter en ligne. Ces frais de livraison sont une injustice par rapport aux résidents des grandes cités qui disposent de librairies d'une autre envergure. En outre, les auteurs qui publient chez les éditeurs de second ordre sont encore un peu plus pénalisés par ce coût supplémentaire. Comme d'habitude ce sont les best sellers qui s'imposent sur les étals. Mais, on ne peut pas demander à un gouvernement de parisiens de tenir compte des besoins des ruraux, une fois de plus...
Michel
28/04/2024 à 01:49
Malgré la crise des Gilets jaunes qui avait révélé le fossé idéologique entre l'élite urbaine et la plèbe rurale (pour faire court) je crains que nos gouvernants demeurent durablement aveugles à la vie des vraies gens de l'aut'côté du périph !
C'est excessivement tentant pour l'agneau français de se payer le grand méchant loup américain, mais vivant tous deux dans une économie de marché, le premier devrait bien comprendre que le succès d'Amazon traduit un vrai besoin.
Ces histoires me rappellent le Grand Bazar, film de Claude Zidi, où le diable s'habillait en supermarché, et où nos sympathiques Charlots prenaient la défense du petit commerçant.
Les temps ont changé, mais la recette est la même. Le supermarché a grossi pour devenir Amazon. Et les Charlots ont pris du galon !
Jean Brouille
30/04/2024 à 18:07
Terrible cette ruralité qui souhaite consommer comme les citadins, tout en ayant fait le choix de vivre au sein d’une géographie reculée ! La France ouin-ouin est de retour pour pleurnicher qu’elle ne se fait pas livrer chez elle. Il paraît que vous avez de l’air pur, des grands espaces et le chant des oiseaux, vous devriez être contents ! A moins que votre délire de néoruraux ne vous ait fait soudainement prendre conscience que vous n’alliez pas consommer comme lorsque vous étiez en villes. Pas de bol, Paul.
A bon entendeur,
Michel
01/05/2024 à 11:13
C'est rien à côté des jérémiades des anti-amazon qui ont une vision assez étriquée de l'économie de marché.
Qui osent décider en matière de commerce qui est vertueux, qui ne l'est pas.
Qui adorent le petit commerce, mais détestent les petites gens.
Lex Armil
01/05/2024 à 20:48
Mich, vous rentabilisez parfaitement votre abonnement à Front Populaire.
Jean Brouille: Arrêtez de lire Marianne, ça rend gâteux.
#idiotsutiles
Necroko
02/05/2024 à 03:33
dixit l'Informé : le Conseil d’Etat se la jouerait petit slip et n'ose pas annuler la loi darcos ce serait un « sujet délicat » et refile la patate chaude à la Cour de Justice de l’Union Européenne, espérons une réponse positive pour le consommateur (et rapide).
Michel
02/05/2024 à 09:29
Je n'ai jamais connu le CE très courageux, et d'une.
Le CE est dirigé par un socialiste, comme le CC et la CC, et de deux - amusant d'ailleurs d'avoir les trois plus hautes instances de ce pays pilotées par un parti qui a fait moins de 2 % à la dernière élection.
Amazon n'est pas la tasse de thé de la Macronie, et de trois.
Dans ces conditions, donner raison à Amazon, le méchant capitaliste américain, n'entrera jamais dans ses prérogatives.
Mais peu importe, car comme dit La Fontaine :
La ruse la mieux ourdie
Peut nuire à son inventeur,
Et souvent la perfidie
Retourne à son auteur.
Toujours par quelque endroit fourbes se laissent prendre.
Le serpent qui se mord la queue
07/05/2024 à 14:50
Beennn oui, les histoires de coûts liés à la logistique sont un frein de plus.
Et vu le propos du président mais aussi de qq lobyistes sur des frais annexes liés aux livres d'occasion (redevance ?), ce n'est pas très rassurant pour la lecture, les lecteurs, les livres et tutti quanti.
....
Le pire dans l'histoire, c'est que l'approche du livre devient un prétexte qui cache un délitement de la la lecture. Quid de l'apprentissage, du goût, du plaisir, de son apport..... ?
J'ai "pris en charge" ou plutôt "on m'a permis de prendre en charge" depuis qq années "l'approvisionnement" de qq personnes en livre. Parfois, ce sont leurs demandes de titres, parfois (voire souvent) c'est mon choix selon.
Le public destinataire ? une dizaine de personnes et autant d'adresses. 3 personnes sont âgées de plus de 80 ans, 4 de 6 à 12 ans, 2 dans la tranche 30/40. Je passe ici mon cas (très gros lecteurs) et les occasionnels.
Je précise qu'aucun des foyers n'est CSP +, qu'ils sont éparpillés partout en France (De la grande ville à la ruralité minuscule) et tous me font confiance bien sûr, surtout les parents pr les enfants.
En moyenne, je "commande" 1 livre par mois pour chacun des foyers mais un peu plus pour les enfants (jusque 4 livres).
Ce que je peux garantir et certifier, c'est avoir (ré)introduit, (ré)encré la lecture là ou elle n'avait plus beaucoup de place (les adultes) voir là ou elle ne serait pas hormis les lectures scolaires.
Faisant donc parvenir un nombre de livres à untel ou untel, ici ou là, d'un côté, la logistique m'importe au plus haut point pour des questions de services. D'un autre côté, il me faut faire très très attention aux budgets (Entendre "c'est cher" pour des oeuvres éternelles me désarçonne).
En amont de ceci, les motivations des choix de titres, les raisons, blabla sont faciles à approcher (connaissance de l'édition, des personnes et le reste c'est simple comme un coup de fil ;-) )
Le budget maxi = 200 e / an (pers plus agées). Pour les enfants, les parents préfèrent parfois leur grande TV et les gadget dit techno et le budget est plus réduit.
Pour trouver les ouvrages, je privilégie les libraires, puis les bouquinistes et autres intervenants de la toile dont la banane à grande oreilles.
SAUF QUE :
- 200 e de budget / 12 mois (minimum 12 livres), soit 16/17 e ça rentre pas dans leur bidouille législative. Ou plutôt ca rentre mais c'est 17%-25% de frais de port ajoutés (si nous voulons assurer un continuum). Ouppsss
- Envoyer un bouquin de 960 g il y a qq années m'aura couté 8.60 e par la poste française. J'ai abandonné cet usurpateur de service dit public (voir tarif allemand et à peu près tous les autres services de livraisons)
- Si je préfère le libraire, puis les bouquinistes et moultes "brick and mortar" la solution n'est pas idéale et pratique pour des envois à distance (chat échaudé craint l'eau froide).
- Utiliser des Amazon était (est) d'un grand secours. Et je dis bien secours, il en va de la santé et de la forme notamment et/ou parfois des pers âgées dont il arrive que le lien le plus significatif dans le temps et l'espace est le livre.
SAUF QUE enfin, ce n'est pas à bidouiller avec les astuces économiques (je passe le marketing des éditeurs/distributeurs) que l'on donnera un peu plus de consistance vivifiante au fait de lire.
Oui, ils marchent sur la tête avec ces prix et ces "aspects économiques" (explosion du prix du papier depuis 2 ans en plus de leurs mesures alambiquées), et pendant ce temps quelques irréductibles montrent et démontrent qu'il est pourtant possible de (re)diffuser la lecture et les livres et de rendre agréable et prégnant toute la richesse qu'ils contiennent.
Mais voilà, mes petits vieux au pouvoir d'achat réduit, sans grand parcours scolaire, mes petits jeunes en manque scolaire ne valent que peu ou rien sinon comme élément d'une statistique.... et encore (ils s'expriment pas ou peu)
Ohhh, ils ne vont pas les chloroformer, voir les priver, pire, les castrer. J'y veille - malgré toutes ces gabegies étatiques - mis nous redoublons d'effort.
Quelle énergie !
Question :
Est-ce bien vraiment au quidam qui rédige déployer milles astuces et de naviguer entre contraintes culturelle et économique ?
Sommes-nous dans une dictature de l'administré ?
Le régalien ne doit-il protégé, aidé, simplifié le quotidien des mes lecteurs ?
L'état cherche t'il des personnes cultivées et bien formées ou des moutons formatés ?
Quid de "mes" anciens et des plus jeunes ? de leur accès et goût au livre (je rappelle il y a parfois ou même souvent campagne profonde, pas de libraire, pas de librairie, pas de bureau de poste...)
En bidouillant avec toute leur partialité, leur ni-ni, leur en même temps... Ils (les décideurs) tuent la culture ! Ils tuent la lecture ! ils s'approprient le temps (et donc l'argent) et l'espace (la logistique et donc l'argent).
Certes, le sujet n'est pas simple mais ce que je retiens en fin de compte, c'est la pratique et le public, c'est aussi que 200 e de budget livre par an, cela quadruplerait le CA annuel de l'édition (sans les institutions publiques ou autre conseils départementaux pour la fourniture gratuite de manuels). C'est aussi qu'avoir mis un seuil à 35 euros creuse les inégalités.
NB : je ne milite pour personne, ne juge pas, je constate juste combien il me faut plus d'énergie - toute chose égale par ailleurs - pour répondre au besoin de lire et surtout procurer bien du plaisir (bonheur) à des publics très variés
Amazon devrait être remboursé par la Sécurité Sociale (Pied de nez ironique)