#Droit / Justice

Affaire Marsan : huit autrices de Bragelonne “rappellent la société à ses obligations

Une enquête de Mediapart, en avril dernier, a fait état des témoignages d'une vingtaine de femmes, qui pointaient le comportement « déplacé » de l'éditeur Stéphane Marsan, directeur du groupe Bragelonne, dans un cadre professionnel, à l'occasion de réunions ou lors de festivals. Depuis, la société n'a pas réagi publiquement, et aucune mesure ne semble avoir suivi ces révélations. Huit autrices de livres publiés par le groupe rappellent la société à ses obligations, menaçant de reprendre leurs droits sur leurs créations. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, leurs revendications et leur lettre ouverte.

Le 28/05/2021 à 09:00 par Collectif

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28/05/2021 à 09:00

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Plus d’un mois après la mise en cause de l’éditeur Stéphane Marsan par Médiapart, des autrices de Bragelonne ont pris leur décision : si aucune enquête sérieuse n’est menée, elles partent. 

Depuis la publication de l’article Médiapart le 21 avril 2021, aucune enquête interne n’a été menée sur les accusations de harcèlement sexuel visant Stéphane Marsan, laissant à penser que la société Bragelonne n’entend pas respecter son obligation légale de sécurité prévue par l’article L-1153-5 du Code du travail.

Dans une action commune inédite au sein du monde de l’édition française, huit autrices de la maison d’édition rappellent la société à ses obligations.

Mel Andoryss, Samantha Bailly, Sabrina Calvo, Cécile Duquenne, Mélanie Fazi, Betty Piccioli, Véronique Roméo et Marie Valente ont co-écrit et co-signé une lettre ouverte qui a été envoyée ce jour aux administrateurs et actionnaires de la société Bragelonne, lettre dans laquelle elles exigent une prise de responsabilité de la part des sociétaires, eu égard aux faits dénoncés dans les articles intitulés « #MeToo : le patron d’une maison d’édition mis en cause », publié par MEDIAPART le 21 avril 2021, et « #MeToo dans l'édition : “Je suis Jeanne”, une témoin se dévoile », publié par ACTUALITTE.

La lettre envoyée à Bragelonne souligne sans équivoque le fait que, à l’heure actuelle, une enquête sur les faits allégués devrait déjà avoir été entamée, en sollicitant à tout le moins les instances représentatives compétentes, à savoir l’inspection du travail et la médecine du travail. L'absence complète de réaction de la société Bragelonne laisse à penser que cette dernière cautionne les agissements de son président dans un cadre professionnel.

Par conséquent, les autrices signataires réclament de connaître « les actions que la société entend effectuer pour prévenir toute situation outrageante ou de harcèlement pour ses salariées, ses autrices, traductrices et ses autres prestataires ». Le manquement aux obligations légales de sécurité n’est en effet pas assuré par les sociétaires, monsieur Stéphane Marsan continuant à ce jour d’exercer et d’être en contact avec de nombreuses autrices et collaboratrices, et ce, en dépit du fait que certaines d’entre elles aient manifesté leur réticence à travailler avec lui depuis la parution des articles cités plus haut.

En cas d’absence de réaction ou de prise de responsabilité de la part des sociétaires, les autrices signataires comptent exercer leur droit moral de retrait, tel que prévu par l’article L121-4 du code de la propriété intellectuelle. Certaines des concernées ont jusqu’à 7 ouvrages publiés par Bragelonne, voire des projets en cours ou prévus. Au total, si les autrices venaient à reprendre leurs droits, cela représenterait une perte de près de 20 ouvrages au catalogue de la maison d’édition Bragelonne et ses labels Milady/Castelmore, sans compter les titres prévus, qu’ils soient déjà à paraître ou en cours d’écriture.

C’est la première fois dans le monde de l’édition française que des autrices d’une même maison d’édition se réunissent dans ce type d’action commune et réclament des comptes suite à une affaire de harcèlement sexuel de cette ampleur. Bien qu’elles ne soient que huit, les autrices signataires de cette lettre ne sont pas seules : elles sont soutenues par de nombreuses autrices et traductrices de la maison d’édition, telles que Lise Syven, Marie Caillet, Sophie Dabat et Isabelle Troin, mais également des auteurs et traducteurs.

Dans les jours prochains, les autrices signataires vont publier cette lettre sur leurs réseaux sociaux respectifs afin que leur lectorat, fidèle et de longue date, soit informé de leur engagement contre le harcèlement sexuel, un engagement qui ne se réduit pas aux paroles. Dont acte.

NDLR : un site internet a été mis en place par le collectif

Photographie : illustration, Giulia Forsythe, CC BY 2.0

 
 
 

48 Commentaires

 

Dura Lex Sed Lex

28/05/2021 à 09:29

Ces femmes peuvent bien écrire ce qu'elles veulent : elles ont signé un contrat qui les empêchent de faire ce qu'elles veulent faire. Donc à moins de démontrer que leur signature de contrat a été contrainte, ou bien que le contrat est caduque pour une raison légale, elles font surtout du bruit... pour rien.

À moins que ce ne soit leur but ?

Cécile Duquenne

28/05/2021 à 12:31

Bonjour,
Le droit de retrait pour cause de préjudice moral est prévu dans les contrats de propriété littéraire et intellectuelle. Écrire est un métier, et nous savons quand même ce que nous faisons, et ce que nous signons...
Bien à vous,
Cécile Duquenne.

Sophie Dabat

28/05/2021 à 13:58

Et quand bien même elles ne récupéreraient pas leurs droits, elles auront au moins eu le mérite de dénoncer l'immobilisme d'une société face aux agissements de son fondateur et de s'opposer à ces actes.
A moins que vous ne considériez les violences sexuelles et le harcèlement comme "du bruit pour rien"...

Une lectrice

28/05/2021 à 14:03

Bonjour,

J'entends bien que par cette lettre, vous ne souhaitez plus être associées à cette maison d'édition. Mais je n'en vois pas la portée: vous retirez vos œuvres de leur catalogue, oui mais je ne vois pas en quoi cela impacte réellement la maison d'édition.

Les faits dénoncés sont graves. Il est impératif de déposer plainte même si les démarches sont longues.

MLD

28/05/2021 à 14:04

Et sinon question bête : pourquoi ces femmes ne peuvent-elles pas porter plainte tout simplement ?

Oni

28/05/2021 à 16:46

Parce que même lorsqu'il y a plainte pour viol, c'est classé sans suite dans 70% à 80% des cas.

Hors, ici ne s'agit "que" de harcèlement moral, de gestes déplacés, de climat de travail délétère. Chaque geste, pris indépendamment est quasi inattaquable, c'est l'accumulation (sur des années et un nombre effarant de femmes) qui pose problème, mais si même les viols ne sont pas punis les trois quart du temps alors des mains aux fesses, des regards, des remarques, aussi lourd et pénible que ça ait pu être pour les victimes, n'ont presque aucune chance de finir en condamnation.

Marsan le sait très bien et depuis toujours, ce pourquoi il attend juste que ça passe en traitant joyeusement en privé les plaignantes de frustrées jalouses.

Une lectrice

28/05/2021 à 21:18

Justement, la lettre indique bien que l'enquête est documentée avec des écrits donc une plainte peut tout à fait aboutir.

J'ajoute que si un regard ne peut être sanctionné, ce n'est pas le cas d'une main aux fesses: dans le cadre professionnel, cela relève bien de harcèlement sexuel d'après la loi et donc tout à fait sanctionable devant la justice

NAUWELAERS

28/05/2021 à 23:01

Oni (votre message du 28 mai), je pense que vous êtes réaliste, tout simplement...
S'il n'y a pas de réaction concrète eh bien...
Qu'elles partent et aillent s'épanouir chez d'autres éditeurs et éditrices plutôt que de rêver de procès sans aucune chance de l'emporter, faute de preuves.
Un départ collectif sera le meilleur désaveu possible...
Mais il reste le vrai problème des liens contractuels !Sur lesquels je ne peux me prononcer faute des compétences juridiques nécessaires.
Là avec un arrêt de collaboration, on reste dans le champ du possible qui n'est pas aussi illimité qu'on voudrait le croire !
Pas contentes, pas de réaction des responsables, on claque la porte et on va travailler chez d'autres éditeurs (voire éditrices) qui ne demanderont qu'à tirer les marrons chauds du feu de la discorde !
Un soutien certes mais qui porte ses fruits...
Il restera le sort des livres déjà publiés chez Bragelonne qui sera en balance de tout cela, c'est vrai.
Et pour la suite, on peut espérer que les comportements litigieux appartiendront au passé !

CHRISTIAN NAUWELAERS

MLD

29/05/2021 à 16:37

Désolée de ne pas m'émouvoir pour un regard déplacé ou un sentiment d'être mal à l'aise face aux victimes de viol et d'abus sexuels. Ces femmes n'ont qu'à le dire sur le moment au lieu de se reposer sur le tribunal populaire.

NAUWELAERS

28/05/2021 à 22:40

Et comment prouver les allégations ?
Là est le problème évidemment...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Alfred

28/05/2021 à 15:02

Assez de cet horrible autrice !

Auteure c'est tellement plus beau. On évoque la professeure, la docteure, et non pas la futile actrice ou la funeste directrice, les deux étant toutefois moins dissonants que l'autriste par la présence du c.

Locke

28/05/2021 à 17:12

Beau sens des priorités, Alfred...

Fraternité (nom féminin) Sentiment de solidarité et d'amitié entre personnes de la famille humaine

28/05/2021 à 15:28

Bonjour,
Pour ma part, je m'engage à ne plus acheter de parution Bragelonne, dont pourtant j'apprécie le catalogue, tant que des mesures sérieuses n'auront pas été prises. Et j'espère que nous serons nombreux·ses à sanctionner l'inaction complice de cet éditeur.
Courage !

Une lectrice

28/05/2021 à 15:47

Ce mode d'action me pose problème car boycotter une maison d'édition signifie sanctionner les salariés et potentiellement leur faire perdre leur travail.

Ils n'y sont strictement pour rien concernant cette affaire qui ne concerne qu'une seule personne: un de leurs dirigeants.

Non, il faut porter plainte, c'est le mode d'action le plus efficace et ce d'autant plus, d'après la lettre publiée dans l'article, que l'enquête journalistique est documentée

NAUWELAERS

28/05/2021 à 22:43

N'oubliez pas que plainte ne vaut pas accusation et qu'il faut parvenir à réunir des preuves...
Je ne sais pas ce que je ferais, je l'avoue, si j'étais personnellement impliqué.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Une lectrice

29/05/2021 à 10:40

La lettre indique clairement que l'enquête est documentée ce qui signifie qu'il y a des preuves écrites qui prouvent le comportement inapproprié de cet homme dans le cadre professionnel.

Par conséquent, les preuves écrites constituent a minima un fondement juridique pour déposer plainte.

Il doit forcément exister un moyen pour les autrices de porter l'affaire devant la justice. Il faut que des avocats, des juristes, des syndicats, des associations....
les aident pour y parvenir.

Dura Lex Sed Lex

29/05/2021 à 09:37

L'appel au boycott est puni par la loi. Non seulement vous pouvez être poursuivie, mais Actualitté aussi comme relais de l'appel.

Locke

29/05/2021 à 14:00

Bonjour,
C'est faux.

https://www.estrepublicain.fr/societe/2020/11/20/oui-l-appel-au-boycott-d-amazon-pour-noel-est-legal

Cordialement.

Team ActuaLitté

29/05/2021 à 14:04

Bonjour
Un lecteur vous a répondu avant que je ne puisse le faire, mais en effet, l'appel au boycott, s'il a pu être interdit par la justice, n'a rien d'illegal.
Par ailleurs, la France avait été condamnée par la Cour européenne des Droits de l'Homme pour avoir déclaré le boycott illégal – et ce, dans un contexte extrêmement spécifique.
https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/11/la-cedh-condamne-la-france-dans-l-affaire-des-appels-au-boycottage-de-produits-israeliens_6042493_3224.html
Merci de vérifier vos propos, avant de les poster.

Dura Lex Sed Lex

31/05/2021 à 10:46

La loi n'a jamais été amendée, donc le boycott est toujours illégal en France. Et ce n'est pas la première fois que la France s’assiérait sur une jurisprudence européenne...

Après, vous gagnerez sans doute en grimpant jusqu'à la CEJ, après avoir franchi tous les obstacles, tels que les appels successifs. Disons qu'en quelques années, l'affaire sera pliée.

À vous de voir...

NAUWELAERS

31/05/2021 à 11:57

Cette idée de boycott est d'une stupidité sans nom.
Cela ne mène à rien...et heureusement pour toutes les personnes qui n'auront pas à pâtir de tels délires.
La confusion mentale et l'absence totale d'un strict minimum de jugement tend à s'étendre dans l'espace public, et en tête le cybermonde, comme des fumées toxiques dans l'atmosphère...
Enfin pas chez tout le monde encore !
Il faut empêcher les comportements litigieux d'une seule personne, la rappeler à l'ordre, que sais-je...
Sanctionner au besoin mais seulement en cas de délits avérés et prouvés.
Un article de journal même en ligne ne suffit pas pour cela, il faut des témoignages étayés par des preuves (ce qu'on lit sur les réseaux n'ayant rien à voir avec le fonctionnement de la justice) mais je ne fais qu'enfoncer une porte ouverte.
Que certaines personnes semblent ne pas vouloir voir...
Et on peut parfaitement considérer les autres maisons d'éditions qui se frotteront les mains à l'idée d'accueillir des mécontentes voire mécontents, qui le sont pour raisons directes ou de solidarité avec des collègues...
Tout en jetant avec entrain -d'autres éditions- des rafales de pierres dans le jardin d'un concurrent prestigieux...!
Je reconnais à part cela que l'idée de «speed dating» «littéraire» (?) est aberrante.
C'est n'importe quoi et je ne sais pas qui a eu l'idée d'instaurer de tels dysfonctionnements.
Sinon rappelons-nous quand même que lors d'une rencontre fortuite avec une papesse du monde éditorial, Françoise Verny, Yann Queffélec qui n'avait encore rien publié s'est entendu dire: «Vous avez une vraie tête d'écrivain !»
Et elle l'a convoqué pour un rendez-vous...
La carrière de Queffélec était lancée.
Toujours trouvé cette anecdote véridique un peu étrange et moi elle m'indispose un peu -ne saisis pas ce que cela veut dire- mais avec Queffélec, elle a eu le nez fin.
Malgré déjà un début de dérive, de mélange indu des genres...
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

29/05/2021 à 20:01

Bonjour Fraternité,
En total désaccord avec vous: ce que vous proposez est une dérive détestable (même si moi je ne m'intéresse pas à ce genre de littérature mais question de goût uniquement, rien à voir avec Stéphane Marsan).
Que ce type de boycott soit légal ou illégal, peu me chaut.
Ce que je déteste: on se moque des effets collatéraux !
Ou bien on fait semblant, en toute tartufferie et hypocrisie, de les ignorer...
Où est la sororité tant proclamée -faites ce que je dis, pas ce que je fais ?
Des femmes (autrices, traductrices etc.) travaillant pour Bragelonne devraient être boycottées dans leur travail à cause du mauvais comportement possible ou probable d'UN SEUL dirigeant (et des hommes parfaitement corrects également en pâtiraient, on punit des innocents mais on a Raison, toujours Raison) ?
On marche sur la tête, cela ne va plus.
Vous perdez votre crédibilité selon moi (celles qui appellent au boycott de Bragelonne), et votre capital de sympathie.
Pour moi, c'est un déni de justice, quelles que soient les données légales à ce sujet.
Attention à ne pas nous engager dans un processus de justiciers et «justicières» qui confine au totalitarisme !
Je regrette: se moquer des effets collatéraux dans un État de droit, c'est inacceptable.
Et quels sont les faits avérés, une fois pour toutes, à part des regards lourdingues ou des réflexions malaisantes ?
C'est une question...
J'attends une réponse de qui de droit.
CHRISTIAN NAUWELAERS  Démocrate progressiste universaliste

Balayer devant sa porte

28/05/2021 à 17:08

Alors ceux qui boycottent une ME en sanctionnant, par la même occasion, des dizaines de salariés et une multitude d'auteurs et de créateurs... Comment dire ???
Vous allez me faire croire que dans votre quotidien vous boycottez TOUS les salauds et là je parle bien de salauds qui peuplent cette planète ??? Et pourtant il y aurait tellement d'autres choses à boycotter beaucoup plus graves en premier lieu.
ça me fait bien rire les gens qui croient mener une belle bataille en n'achetant pas de livres (soit dit en passant : Waouh quel acte de courage ! Certains peuvent aller se rhabiller face à un acte aussi révolutionnaire) alors qu'ils n'hésitent pas à manger des Ferrero ou à prendre de l'essence chez Total, ou à acheter sur Amazon, ou à être abonné chez Free... Ce ne sont que des exemples, malheureusement pour l'humanité, il y en beaucoup d'autres ! Suffit de s'informer et de prioriser les batailles au lieu de s'éparpiller. A vouloir tout faire, on ne fait rien !

UN ACHAT = UN VOTE

28/05/2021 à 21:54


UN ACHAT = UN VOTE

Et on retire le doit grève aussi pour pas pénaliser les non-gréviste et l'entreprise ?
Eh bien non et c'est mon droit, de ne pas cautionner Bragelonne dans ce déni.
Je ne suis pas révolutionnaire mais j'essaie d'être responsable, a mon humble mesure. Et je n'utilise effectivement plus les services de Total, Lactalis, etc.. et c'est quelques fois un casse tête.

Bonne soirée.


Pic

29/05/2021 à 09:39

Oulala... Ne pas manger du chocolat Ferrero ou ne pas être abonné chez Free...

Mon Dieu, quel scandale !

On a les combat qu'on peut.

Balayer devant sa porte

29/05/2021 à 16:32

Oui vous avez raison... Que sont le travail abusif des enfants et le suicide de ses salariés face à un mail ou des mots déplacés...
Voyons, voyons !

Pic

31/05/2021 à 10:49

Votre ordinateur est fabriqué où ? Votre smartphone ? Votre connexion internet est fourni par qui ?

Vous jouez les redresseurs de torts, mais vous êtes bien ancré dans la vie réelle, celle du mondialisme forcené qui exploite (entre autres) les enfants sans pitié.

Soyez logique et revendez vos babioles électroniques. Coupez vos abonnements et utiliser un papier (recyclé) avec un crayon à papier.

Flo

28/05/2021 à 20:50

L’inaction de Bragelonne face à ces accusations graves reflète la position de toute une « élite » intellectuelle française à l’écrasante majorité masculine. Ces autrices, ainsi que toutes les femmes ayant témoignées et toutes les victimes silencieuses, ont tout mon soutien et toute mon admiration. Bravo à elles. J’aimerai que nous n’ayons pas besoin d’être fortes et de devoir élever nos voix de cette façon.

CHRISTIAN NAUWELAERS

28/05/2021 à 22:28

«Le manquement aux obligations légales de sécurité n’est en effet pas assuré par les sociétaires, »
Ci-dessus un beau contresens, repris de la lettre ouverte, entre guillemets !
On reproche aux sociétaires de ne pas assurer un «manquement» (sic !) aux obligations légales...!

CHRISTIAN NAUWELAERS

Lectrice

28/05/2021 à 22:31

Si je soutiens ses femmes dans leurs causes, je ne les soutiens pas dans cette action.

Elles restent maîtresses de leur texte donc si elles veulent partir, j estime que la maison doit se faire le devoir de leur rendre leur droit et leur payer ce quelle leur doit.

Marsan mérite d être condamné pour son comportement, cependant un regard déplace n est aujourd'hui pas condamnable.

Sans compte que je trouve le terme victime plus que déplacé, pour beaucoup de femmes qui se plaignent des propos de Marsan, pour une personne comme moi qui a été violé est exagéré, je peux comprendre et j approuve qu'elles demandes justice.

Après actuellement au vu des comportement de certaines qui appellent à couler la maison d édition, je trouve que leur comportement n est pas mieux que celui de Marsan.

J espere sincèrement quelles se réuniront pour prendre un avocat, plutôt que de continuer cette guerre sur les réseaux qui visiblement ne mène nulle part.

Une lectrice

29/05/2021 à 11:19

Je compatis à ce qui vous est arrivé. J'espère que vous avez obtenu justice.

Cependant, ces femmes sont victimes. Victimes du comportement inapproprié d'un homme dans le cadre professionnel. Ce qui ne devrait pas avoir lieu. Le travail, c'est le travail.

Au contraire, les autrices ont raison de le dénoncer sur les réseaux sociaux : c'est la première étape avant l'action juridique

Une lectrice

29/05/2021 à 14:38

Ne pouvant pas éditer mon précédent commentaire, je poste de nouveau pour le rectifier.

Les signataires de la lettre n'indiquent pas avoir été victimes elles-mêmes de comportement inapproprié de la part de cet homme. Elles demandent l'ouverture d'une enquête interne suite à l'article du journal.

Pour le moment cet homme bénéficie de la présomption d'innocence puisque aucun procès n'a eu lieu.

D'où la nécessité de porter plainte car les faits sont graves. Dénoncer sur les réseaux sociaux dans un premier temps mais il faut que cela soit suivi d'un dépôt de plainte.

Pour ce faire, les signataires doivent se faire aider car les faits sont graves et d'autant plus dans le cadre professionnel

Une lectrice

29/05/2021 à 21:40

Le soucis C est que certaines d entre elles agissent comme si x était une vendetta une vengeance personnelle contre Marsan :/ et justement ce comportement gâche l action de toute les autres :(

Quoi qu il en soit, j ai peur que cette action ne servent à rien

NAUWELAERS

29/05/2021 à 21:46

Oui lectrice: certaines signataires reconnaissent n'avoir rien à reprocher personnellement à Marsan.
Alors l'appel au boycott, le côté lynchage...cela ne sent pas bon.
D'accord avec vous donc.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Une lectrice

29/05/2021 à 22:25

La vengeance personnelle n'a rien à faire ici. L'affaire qui nous occupe est le harcèlement sexuel au travail. C'est très grave.

Je refuse également le boycott qui met en péril l'emploi des salariés qui n'y sont pour rien. Ils n'ont pas à subir les conséquences d'une affaire qui ne les concernent pas.

Je me répète mais le dépôt de plainte est la seule option valable. Ces femmes dénoncent un homme. Le dire sur les réseaux sociaux et actualitte c'est une chose mais ça ne peut pas en rester là. Il faut passer à l'étape suivante qui est la plainte et laisser la justice faire son travail.

Lectrice

29/05/2021 à 15:59

Merci c est gentille

Oui elles ont raisons de dénoncer le comportement de Marsan

Cependant le comportement de certaines d entre elles ne donne pas envie de soutenir l action

Je prends l'exemple de l une d entre elle qui appelle à carrément couler la maison, et qui parle mal aux gens qui ne partage pas leur avis

Je regrette de n est pas en pénalisant les autres auteurs et les employés quelles auront gain de cause.

Au contraire part cette attitude elles ne valent pas mieux que Marsan.
Et le résultat est là

Elles ne sont pas soutenue
Très peu de personne partage leur action et encore moins les soutiennes

NAUWELAERS

29/05/2021 à 11:55

Lectrice,
En réponse à votre message du 28 mai, 22h31: êtes-vous sûre qu'un contrat n'est qu'un chiffon de papier ?
Certes les autrices ont un droit moral sur leur travail mais elles sont liées contractuellement.
Sinon aucun avocat ne pourra défendre des femmes qui n'ont été victimes que de regards déplacés -allez prouver cela - ou d'une réflexion sur un décolleté...
Là je regrette, on tombe dans une atmosphère irrespirable.
Comme je l'ai écrit maintes fois en ne parvenant pas à me faire comprendre de certaines personnes bornées et fans d'une «judiciarisation» absurde et insupportable de notre société, en suivant les pires dérives américaines...
Si une jeune fille ou une femme se sent mal à l'aise face à un comportement masculin de ce type, y compris une réflexion lourdingue, elle doit le remettre à sa place immédiatement tout de même !
Entre adultes responsables et sans infantilisation ni défaitisme victimaire qui remplace une saine assertivité défensive.
Il s'agit du respect de la dignité humaine, c'est tout.
La médecine du travail non plus ne va pas prendre en charge une dame qui se plaindrait d'un regard concupiscent ou lubrique sur son décolleté, ou un compliment sur ses beaux yeux.
Que d'autres femmes crèvent de ne jamais recevoir mais elles, on les invisibilise en toute non-sororité, elles n'existent pas...
Jamais un traître mot sur celles qui ne séduisent pas.
Alors moi je l'écris, voilà.
Mais pour du VRAI harcèlement persistant, voire évidemment une vraie agression physique, là cela relève du pénal.
Seulement le pénal et la médecine du travail ne peuvent être sollicitées pour un sentiment de malaise ressenti lors d'un entretien...
Tout le monde d'un peu sensé sait cela: j'enfonce une porte ouverte.
Et si on prend ça, de façon stupide (je reste poli), pour une «défense du patriarcat», je jette l'éponge...
Moi je ne veux pas de ce genre de littérature, et rien à voir avec le cas Marsan: cela ne m'intéresse pas mais à chacun ses goûts !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Lectrice

29/05/2021 à 16:03

Je vous répondrai une chose CHRISTIAN, quand on est édité chez un éditeur on peu être édité ailleurs

Personnellement j'ai vu comment Marsan agissait j ai étais m adresser ailleurs c est aussi simple que ça.

Adulte on donne la force que l on veut bien à ce genre de comportement a un moment il faut arrêter ce n est pas parce que tu donne une claque à quelqu'un que toute les maisons te sont fermés

MLD

29/05/2021 à 16:29

Je n'aurais pas mieux dit !
Utiliser le terme victime pour un regard appuyé ou un mail grossier est pour moi d'un irrespect monstrueux face aux vraies victimes qui manquent déjà cruellement de justice dans ce pays. Un peu de décence ! Et jugeons en fonction des actes sans tomber dans la démesure.

NAUWELAERS

29/05/2021 à 20:03

Bravo MLD.
Ce que vous écrivez tombe sous le sens.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Ploufplouf

29/05/2021 à 11:48

#brion#ppda, jamais de plaintes mais toujours de la publicité !

Ed

29/05/2021 à 21:57

Je comprends bien que ce n'est pas de la responsabilité des rédacteurs du site, et de cet article moins encore, mais il y a tout de même des pitres qui sont récurrents ici.
La loi oblige un employeur à intervenir (d'ailleurs, il y avait un papier assez bien fichu ici https://actualitte.com/article/100022/droit-justice/metoo-autrices-salariees-affaire-marsan-l-edition-face-a-ses-responsabilites), pour garantir la sécurité de ses salariés. Il ne s'agit plus de l'homme concerné, mais de la structure juridique, alors cessons deux secondes les querelles de vocabulaire. Qu'a dit Bragelonne depuis le début de cette affaire ? Rien : faire le dos rond, attendre que passe l'orage. Brillante stratégie. Toute l'édition (qui se sent concernée) a même dû entendre parler de cette réaction interne qui dénoncerait une cabale motivée par la jalousie qu'inspire la réussite de l'entreprise. Mais rien n'a encore été sorti.
L'entreprise a des responsabilités, ses salariés ont manifestement quelques problèmes (sauf erreur ?) à s'exprimer – j'imagine qu'ActuaLitté et les autres tentent de les contacter – mais il n'empêche que le Code du travail existe. Et que pour faire bonne figure, Bragelonne aurait tout intérêt à montrer patte blanche en mettant en place cette enquête interne.
Pas de vendetta contre ce monsieur Marsan ici : juste le respect de la loi. Est-ce trop demander ?

NAUWELAERS

05/06/2021 à 22:41

Ed,
Votre réaction du 29 mai est publiée avec un grand retard !
Vous faites allusion à des pitres sur ce forum, très bien.
Mais est-ce de l'humour lorsque vous rappelez, certes à juste titre, que la loi oblige l'employeur à intervenir dans un cas comme celui-ci...alors que l'employeur est Stéphane Marsan et que c'est bien lui qui est mis en cause ?
Je ne vois pas quelle «structure juridique» pourrait intervenir.
La seule question est de savoir si des attitudes, ou des faits, des paroles et/ou actes de Stéphane Marsan sont pénalement répréhensibles.
Le reste...je crains que ce soit beaucoup de vent vu l'absence de résultats concrets sauf un: sa réputation est gravement entachée et je serais étonné que cela lui soit indifférent.
Sinon des appels au boycott de livres Bragelonne relèvent d'une pitrerie plus odieuse que drôle.
Dès qu'une (ré)action risque de faire des victimes collatérales innocentes, il est honteux de persévérer.
Mais je ne crois pas à la moindre chance de succès d'un boycott.
Et les concurrents de Bragelonne sont bien attentifs à la polémique en cours et prêts à accorder de nombreux rendez-vous à des transfuges éventuel(le)s...
Donc les situations sans issue, on peut s'en sortir...puisque issues il y a et au pluriel.
Même si je me doute que cela n'est sans doute pas facile de sauter le pas.
N'oublions pas que des autrices n'ont pas eu à se plaindre du tout de monsieur Marsan...
Mais je n'ai aucun contact avec cette maison d'éditions !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Yukio

02/06/2021 à 15:05

Les écrivaines de Bragelonne devraient calmement et consciencieusement négocier leur départ, afin de s'assurer de la garantie entière de la propriété intellectuelle de leurs oeuvres, de celle de leurs droits d'autrices et de la liberté de transférer leurs oeuvres, ailleurs si elles le désirent et pour éviter en cas de saga toutes formes de saisies et chute vers et sur une liste noire, cela afin, oui, d'écrire dans des conditions confortables et rassurantes. Si monsieur Marsan ne peut faire l'objet d'une plainte, c'est qu'il n'est pas justiciable et qu'il existe des faits dans le domaine éditorial moins graves et plus graves : contrats signés en fin de vie, alors que l'auteur est gravement malade, insultes, pressions menaces, contrats confidentiels pour taire des mauvais traitements et du racisme sexuel. Pour donner plus d'ampleur à la lutte de ces femmes et permettre à la presse générale de s'y intéresser, il faudrait bien évidemment évoquer les cas où et cela ne me semble pas etre le cas des écrivaines de Bragelonne, où les auteurs sont encore jugés précaires, handicapés ou bien les cas où vue la taille de la maison d'édition, aucun avocat n'ose vous représenter meme en cas de non respect du contrat, c'est à dire de non paiment des droits alors que l'oeuvre est toujours en vente.
Bon courage à vous mais désolée, je ne boycotterai pas un éditeur qui a survécu à Bret Easton Ellis, les policiers suédois et le Millénium. Pour le moment, je m'y intéresse mollement.

Lyu

06/06/2021 à 08:46

Je suis peut-etre un pitre mais j'ai pu constater que des éditeurs fantasy moins bons ( et non faisant partie de l'élité si le fantasy n'est pas l'élite) sont envieux de la réussite de Monsieur Marsan. Leurs méthodes sont ou similaires ou plus lourdes alors?N Que fait-on? On les mets tous en prison? ET n bousille nt leur structure éditoriale? NON

Math

06/06/2021 à 08:53

On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, ce que semblent vouloir ces femmes et qui au fond dépend d'une activité commerciale virile gérée par monsieur Marsan. Parfois, quitter un éditeur comporte des risques: perdre, ses droits, son identité intellectuelle, sa propriété sur une oeuvre. il faudrait évaluer les risques avant d'en faire tout un patacaisse auprès de gens au fond peu intéressés par toute cette histoire et qui continuent de travailler si eux se sentent libres à l'encontre de tous ces paramètres de vie dite "intellectuelle"

Shima

07/06/2021 à 16:35

En ces Temps troublés de fusion des genres des sexes, et d'hystérie féminine allant vers un versant combattant, d'hystérie agressive pour trouver l'homme doux et tendre, je repense à la phrase de l'Apotre Saint Jean: " Moi, ceux que j'aime, je les trouve coupables et je les forme". Donc j'en déduis que peu nombreux seront les élus et que malheureusement, si accuser peut etre tuer, ce n'est en rien se blanchir non plus. Monsieur Marsan et son co-directeur compteront donc parmi les élus d'un genre neutre? Ou castré Mesdames les autrices? Si Jean, l'Apotre dit le vrai, il faut seulement qu'ils tiennent le coup.

LSK

07/06/2021 à 17:16

Que ces femmes envahissent les terrains du feel good des LGTB et d'une elles auront la chance de faire un faux best sellers et de deux elles nous foutront la paix!

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Histoire de l’ebook #3 - Les débuts de Gallica, bibliothèque numérique de la BnF

Gallica est inauguré en octobre 1997 avec des textes et des images du XIXe siècle francophone, « siècle de l’édition et de la presse moderne, siècle du roman mais aussi des grandes synthèses historiques et philosophiques, siècle scientifique et technique ». Gallica élargit ensuite son champ d’action et devient rapidement l’une des grandes bibliothèques numériques mondiales.

16/06/2021, 13:19

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Histoire de l’ebook #2 - Gabriel, portail des bibliothèques nationales européennes

Mis en ligne en janvier 1997, Gabriel est un portail trilingue (anglais, allemand, français) offrant un point d’accès unique aux services internet des bibliothèques nationales européennes. Sans les patients efforts de Gabriel (et de l’European Library), la bibliothèque numérique européenne Europeana n’aurait peut-être jamais vu le jour dix ans plus tard.

15/06/2021, 09:29

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Librairie Les mots à la bouche : transmettre culture et héritage LGBT+, inlassablement

Nouvellement installée dans le XIe arrondissement de Paris, la librairie LGBT+ Les mots à la bouche lançait ce 31 mai un crowdfunding pour changer son modèle économique et devenir une société coopérative. Avec 40.000 euros réunis en à peine trois jours, les membres de la SCOP sont aujourd’hui assurés de pouvoir reprendre l'entreprise. Une façon pour le lieu de continuer à vivre dans les mains d’une nouvelle génération de libraires engagés, ayant à cœur de prolonger l’héritage LBGT. Mais aussi de proposer une littérature qui raconte ses luttes et son histoire.

14/06/2021, 18:01

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Histoire de l’ebook #1 - Le PDF, format pionnier lancé par Adobe

L’ebook aura bientôt 50 ans. Non, il ne fait pas son âge. Mais pour mieux contextualiser son existence, ActuaLitté vous propose de retrouver une série d’articles, rédigés par Marie Lebert, pour bien mener les célébrations. Peu après les débuts du web en 1990, la société Adobe lance en juin 1993 le format PDF (Portable Document Format), tout comme l’Acrobat Reader (gratuit, pour lire les PDF) et l’Adobe Acrobat (payant, pour créer les PDF).

14/06/2021, 09:51

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La justice pardonne-t-elle les critiques élogieuses de livres dangereux pour la santé ?

La justice nous porte souvent vers les confins du sublime, dans une langue magique. La Cour de Justice de l’Union européenne, régulièrement évoquée dans nos colonnes, donne l’occasion d’un petit sourire, voire d’un clin d’œil, facétieux. En effet, l’arrêt dans l’affaire C-65/20 autoriserait, selon un de nos lecteurs, que les mauvais livres — indigestes pour l’esprit — puissent malgré tout être encensés. Attention, mauvaise foi et bonne humeur exigées…

10/06/2021, 12:52

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D'Amélie à Mademoiselle Nothomb : “Tu es encore là toi ?!’

Amélie Nothomb rencontrera pour la première fois depuis très longtemps son public ce samedi 12 juin, dans le cadre du Festival Les mots libres à Courbevoie. On sait combien elle entretient un rapport très particulier, dans tous les sens du terme, avec ses lecteurs, et son impatience à l’idée de les revoir n’était pas feinte. En attendant la rentrée littéraire et son prochain titre, Premier Sang, discussion autour de son dernier roman paru, Les aérostats, des monstres et de l’écriture, et de ses lecteurs.

04/06/2021, 11:47

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Voutch : “Un dessin d’humour, c’est un rébus, entre le texte et le visuel”

Avec une exposition en trois parties, Voutch régalera le public des Mots libres, festival qui s’ouvre ce 1er juin à Courbevoie. Une composition réunissant ses dessins réalisés pour un livre sur les Fables de La Fontaine en 2018, ainsi que des dessins de son dernier album De surprise en surprise. Et puis, des strips, ces petites BD commencées en 2016 sur un blog du Monde, avant de devenir deux livres au Cherche midi.

31/05/2021, 09:13

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Pass Culture : unique réussite d'un Emmanuel Macron tout schuss ?

L’éducation et la culture étaient les pans prioritaires du programme d’Emmanuel Macron candidat à la présidence. Et sur le second point, la mesure probablement la plus novatrice consistait à copier le Bonus Cultura mis en place par Matteo Renzi, Premier ministre italien, en octobre 2016. Baptisé par les équipes Macron Pass Culture, il promettait un bifton numérique de 500 € aux jeunes atteint de majorité, pour des dépenses folles en biens culturels…

21/05/2021, 17:05

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Des dessins inédits de Milan Kundera exposés à Paris

« Par mes expériences et mes goûts je suis centre-européen […], mais au milieu de ma vie, ma femme et moi avons émigré en France. Cet événement est le plus décisif de toute mon existence : il est la clef de ma vie et de mon travail », écrivait Milan Kundera. Français, Tchèque, et Centre-européen, l’écrivain est au cœur d’une exposition organisée par le Centre tchèque de Paris, offrant un regard inédit sur les dessins de l’auteur.

21/05/2021, 10:25

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Marcel Proust devenu auteur de science-fiction

Chercher, Pierre-Carl Langlais adore : il s’est lancé dans des études en histoire de la presse, mobilisant les ressources de l’Intelligence Artificielle pour analyser des corpus entiers. Et au fil des morceaux de code, s’est intéressé à l’outil GPT-2 – logiciel de traitement automatique du langage, produit par OpenAI (société de Elon Musk). « À partir d’un corpus, on propose à la machine un début de phrase, et elle génère le texte qui suit. On peut ainsi croiser deux types de textes, pour emprunter un style à l’un et un univers à l’autre », nous explique le post-doctorant.

13/05/2021, 16:24

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HoomBand : lectures et ambiances pour les angoissés du sommeil

TEST – Le soleil revient, repart, les terrasses restent vides, les pro et anti-vaccins s’empoignent… tout cela donne envie de faire une belle sieste. Mais difficile de s’endormir avec un tel vacarme en bruit de fond ? Taratata, ActuaLitté vous a dégoté un petit gadget presque sexy, qui aide à l’endormissement. Une sorte d’assistant-conteur, capable de vous plonger dans une ambiance sonore, ou une œuvre, afin de favoriser le sommeil. En avant.

10/05/2021, 16:40

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Karl Zéro : l'absence de pub “donne une indépendance éditoriale”

À 59 ans, le journaliste Karl Zéro se lance dans une nouvelle aventure : il vient de lancer avec les éditions Télémaque L’Envers des affaires, un trimestriel décidé à prendre son temps. Une revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. Et qu’il nous présente, avec élégance et sourires.

10/05/2021, 09:10

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Rembourser l'avance perçue : quand l'éditeur devient banquier des auteurs

Il plane dans l’atmosphère comme une odeur de faillites rances, dans certaines maisons d’édition. Au point que leurs dirigeants imaginent toutes les manœuvres à leur portée pour récupérer un peu d’argent — une fois la liquidation prononcée. Plusieurs témoignages concordants font état de demandes, parfois adressées par l’intermédiaire d’avocats, réclamant la restitution d’avances sur droits. Au moins deux structures y ont récemment eu recours, provoquant l’inquiétude des auteurs concernés. 

07/05/2021, 11:23

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En ce 1er mai, “Hommage à tous mes collègues précaires”

Marie Lebert est traductrice et auteure. Depuis des années, elle propose dans nos colonnes des réflexions sur les métiers du livre, l'évolution numérique de l'objet et bien d'autres. Son dernier dossier, Portraits de traductrices et traducteurs du passé portait l'accent sur l'un des rôles invisibles et cruciaux de l'édition. Aujourd'hui, elle souhaite rendre un hommage « à tous mes collègues précaires ». 

01/05/2021, 11:12

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Écouter des bandes dessinées, l'audacieux pari de Blynd

La jeune société de production audiovisuelle Blynd, installée à Lyon, s'est lancée dans un projet relevé : adapter des bandes dessinées au format audio, en s'affranchissant du support graphique. Tim Borne, cofondateur, revient avec nous sur les enjeux et les défis de ces adaptations sonores.

27/04/2021, 14:58

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La Grange Batelière : éditer “de la littérature populaire dans des livres précieux”

Antoine Cardinale collabore aux Ensablés depuis plusieurs année : cette interview qu'il nous propose a été réalisée suite à la publication d'un livre "oublié" d'Alexandre Dumas, Black, par une maison d'édition courageuse, qui soigne en outre la présentation de ses livres.. Par ailleurs, les Ensablés cherchent également à promouvoir les maisons d'édition pas forcément très connues, mais qui ont le courage de publier des livres... perdus dans les sables.

25/04/2021, 10:23

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“Le livre résiste partout, en France et en Italie” (Vincent Raynaud)

ENTRETIEN – « Je suis devenu traducteur d’italien parce que c’est l’une des langues que je lisais et quand j’ai commencé, il y a 20 ans, fin 2001, bizarrement il n’y avait pas beaucoup de traducteurs de l’italien. Il y avait d’excellents traducteurs, mais ils n’étaient pas très nombreux », nous explique Vincent Raynaud, qui officie également en espagnol et en anglais. Un entretien croisé entre France et Italie, autour de la littérature et de ses auteurs.

23/04/2021, 14:10

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Voyage dans la Rome de Gianfranco Calligarich, avec sa traductrice

Voici l’un des textes « intemporels » de la littérature italienne : Le dernier été en ville de Gianfranco Calligarich. Depuis 1973, date de sa parution, l’ouvrage du cinéaste et dramaturge, L'ultima estate in città, était resté inédit en France. Ancré à Rome, dans les années 60, il suit les déboires du jeune milanais Leo Gazzarra, perdu dans une vie privée de sens. Entretien avec la traductrice Laura Brignon.

13/04/2021, 09:51

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Covid : fatigue et inquiétude gagnent des bibliothèques

Depuis le 28 novembre, les bibliothèques, aux côtés des services d'archives et centres de documentation, font partie des seuls lieux culturels de proximité à être ouverts au public, malgré le contexte sanitaire. Ce sort réservé aux établissements de lecture publique, qui reconnaît leur caractère essentiel, en vient toutefois à peser sur certains professionnels des bibliothèques, qui craignent pour leur santé et soulignent une fatigue générale. À ce contexte viennent souvent s'ajouter des revendications plus larges, sur les conditions de travail.

09/04/2021, 16:32

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“L'émotion suscitée par les événements les plus minuscules” : hommage à Gil Jouanard

Gil Jouanard est mort le 25 mars dernier à l'âge de 83 ans. Directeur de la Maison du Livre et des Écrivains pendant deux décennies, à l'origine de nombreux événements littéraires, le poète s'investissait considérablement dans la vie de l'écrit. L'écrivain Antoine Spire, président du PEN Club français, lui rend hommage dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

07/04/2021, 14:37

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Avec ou sans pandémie, le difficile accès aux livres des détenus français

La pandémie de Covid-19 aura fait vivre à l'ensemble de la population l'expérience du confinement, de la privation de liberté et des difficultés qui les accompagnent. Parmi ces dernières, l'accès aux livres et à la lecture. Pour les détenus des prisons françaises, ce droit reste très difficile à faire appliquer, les progrès sont timides et le statu quo souvent de mise. La crise sanitaire, évidemment, n'améliore pas les conditions.

02/04/2021, 11:53

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Bientôt morts, vivants en sursis : Pré-Mortem, à découvrir en 6 séries et films

Patrick McSpare vient de faire paraître aux éditions Leha son dernier roman, Pré-Mortem. Ce passionné de mythologie celtique fait toujours naviguer ses univers entre un monde réel et des créatures fantastiques, pas toujours commodes. Dans ce livre, l’humanité tout entière apprend le jour précis de sa mort, lors de l’apparition de Banshees, le 31 octobre. Joyeux Hallloween…

02/04/2021, 09:43

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Antonio Tabucchi, “le plus italien des écrivains portugais”

Écrivain, certes, mais aussi traducteur de Fernando Pessoa en italien, Antonio Tabucchi a lié avec le Portugal une relation particulière. Enseignant tout à la fois la langue et la littérature lusophone, à Sienne, il est décédé à Lisbonne en mars 2012. Comme si quelque chose devait s’écrire ainsi. Clelia Bettini, de l’université de Coimbra, faculté de Lettres, nous en offre un portrait inédit.

01/04/2021, 16:33

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Juan Branco : “Il y a encore la possibilité d’une guerre civile dans ce pays”

ENTRETIEN — En 2018, Juan Branco publiait Crépuscule, un ouvrage qui mettait en lumière les puissances à l’œuvre derrière l’ascension d’Emmanuel Macron. Devenu un best-seller, le pamphlet avait accompagné l’élan révolutionnaire des Gilets jaunes. Aujourd’hui, l’avocat dissident publie un nouveau manifeste aux éditions Michel Lafon : Abattre l’Ennemi. Au sein de cette œuvre dont le titre annonce déjà la couleur, c’est une refonte totale de la politique française qui est proposée au lecteur « Ce livre est là pour aider ceux qui le souhaitent à rompre avec le système existant dans les mois et années à venir. »

 

31/03/2021, 15:27

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La lutte pour l’organisation d’élections professionnelles n’est pas un détail

L'écrivain Frédéric Maupomé vient de signer une tribune évoquant la question des élections professionnelles pour les artistes auteurs. Il nous propose ici un texte mettant à plat toutes les problématiques de ce sujet. Son plaidoyer est proposé en intégralité.

22/03/2021, 07:57