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MeToo : autrices, salariées... Affaire Marsan, l'édition face à ses responsabilités

ENQUÊTE – Au terme d’une année d’enquête, la journaliste de Mediapart Ellen Salvi a publié un faisceau de témoignages sidérants. Des autrices, des attachées de presse, d’anciennes stagiaires et salariées y dénoncent le comportement du directeur éditorial de la maison Bragelonne. #MeToo n’avait pas encore frappé dans l’édition française, et Stéphane Marsan se retrouve confronté à de nombreuses allégations. (Propos recueillis par Antoine Oury & Nicolas Gary)

Le 29/04/2021 à 18:00 par La rédaction

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29/04/2021 à 18:00

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« Les femmes du milieu se le disent : Marsan se servirait de sa position professionnelle pour rechercher des faveurs sexuelles auprès de femmes, auteures ou autres. C’est avec le mouvement #MeToo que j’ai réalisé qu’il était important d’en parler », indiquait une autrice, restée anonyme, à Mediapart. Charlotte Oehler, une ex-assistante d’édition, évoquait des « mains baladeuses sur gestes exécutés en public, sans gêne apparente de sa part. J’avais l’impression que c’était un fait notoire et admis. Sur le coup, quand cela m’est arrivé, j’étais surprise et gênée. Je me souviens avoir essayé de me dégager, mais ça n’a pas été insistant non plus ». 

Harcèlement sexuel, une faute grave

Alors qu’aucun recours juridique n’a encore été amorcé à cette heure, et que la présomption d'innocence doit s'appliquer, les faits avancés par l’ensemble des témoignages n’en ont pas moins des répercussions. Magaly Lhotel, avocate en droit social et en droit d’auteur dans l’édition, rappelle que, pour toute entreprise, l’employeur a une obligation légale de sécurité sur le lieu de travail. L’article L-1153-5 du Code du travail est limpide : il doit prendre toutes les mesures pour prévenir les faits de harcèlement sexuel, y mettre un terme et les sanctionner si ces faits sont avérés. À ce titre, « la Cour de cassation considère que le harcèlement sexuel constitue nécessairement une faute grave », précise l’avocate.

« Généralement, lorsque des faits de cet ordre sont dénoncés au sein d’une entreprise, une enquête est menée avec les membres du CSE qui peuvent eux-mêmes en être à l’origine. Si une enquête est demandée par les membres du CSE, l’employeur doit la mettre en œuvre sans délai. Enfin, si l’employeur ne réagit pas face à ces dénonciations, il est possible de saisir le conseil de prud’hommes pour que cette enquête soit ordonnée en justice. » D’autres recours sont possibles pour les salariés, comme de solliciter l’inspection et/ou la médecine du travail face à des cas de harcèlement particulièrement généralisés au sein d’une entreprise. 

L’enquête peut avoir pour objectif de vérifier la réalité des faits dénoncés, d’en mesurer l’ampleur, mais également de déterminer si des mesures ont été prises pour protéger les salariés contre les risques de comportements harcelants et les conséquences de ces comportements en terme psychosocial. Un refus d’enquête exprimé par la direction d’une société pourrait avoir des répercussions sur sa responsabilité dans le cadre d’une plainte, par la suite. 

Il existe d’ailleurs deux niveaux de qualification du harcèlement sexuel. Un premier niveau « qui nécessite la répétition de propos ou de comportements à connotation sexuelle ou sexiste qui : soit portent atteinte à la dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à l’encontre de la victime une situation intimidante, hostile ou offensante », précise Magaly Lhotel (en photo). Un deuxième niveau constitué « par le fait — qui peut être unique — d’user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuel ».

Et cela avec des circonstances aggravantes. Notamment, un abus d’autorité conféré par les fonctions de l’auteur du harcèlement — la jurisprudence a pu retenir par exemple l’abus d’autorité de médecins face à des patients ou d’officiers de police face à des justiciables. Mais également une vulnérabilité particulière de la victime ou encore une dépendance résultant de la précarité de sa situation économique ou sociale apparente ou connue de l’auteur du harcèlement sexuel.

Magaly Lhotel souligne que, pour apprécier cette dépendance résultant de la précarité de la situation économique ou sociale de la victime, la chambre criminelle de la Cour de cassation reconnaît la possibilité pour les juges du fond de prendre en compte la conjoncture économique ou, comme elle l’a fait le 4 mars 2003, « la situation de vulnérabilité sociale et économique résultant pour les victimes de leur absence de qualification et de la situation particulièrement difficile de l’emploi en milieu rural particulièrement dans le milieu de la confection ». De l’artisanat à l’art, dirait-on…

Le Code pénal, seul recours des autrices

Mais la problématique que posent les témoignages publiés tient à ce qu’ils émanent majoritairement d’autrices qui n’avaient pas le statut de salariées au sein de la maison d’édition. « Pour autant, un comportement général signalé par des autrices demeure susceptible d’atteindre les salariés, et cela pourrait donc motiver l’ouverture d’une enquête au sein d'une entreprise pour répondre à ses obligations légales », reprend l’avocate.

Néanmoins, la protection du droit du Travail ne s’appliquerait pas pour les autrices victimes de harcèlement : il faudrait, dès lors, se tourner vers le Code pénal qui reprend à peu de choses près les infractions reconnues par son homologue, mais avec un traitement différent. 

En effet, la victime ou le témoin salarié sont protégés par le Code du travail s’ils viennent à dénoncer des faits de harcèlement moral. « C’est assez dissuasif pour l’employeur, car, même si la qualification de harcèlement n’est pas retenue judiciairement par la suite, il y a un droit pour les salariés à dénoncer des faits qui s’y apparentent. L’employeur qui licencierait un salarié pour avoir dénoncé de tels faits se verrait contraint par le conseil de prud’hommes à réintégrer le salarié “lanceur d’alerte” ou à l’indemniser », note l’avocate.

Or, une autrice qui dénoncerait des faits de harcèlement dont elle aurait été victime ou témoin, et qui verrait ensuite sa collaboration rompue par l’éditeur pour cette raison, « serait contrainte de déposer une plainte pénale et, pour ce faire, de caractériser l’existence d’une discrimination sur le fondement de l’article 225-1-1 du Code pénal, ce qui est plus difficile en termes de procédure ». En somme, le contrat de travail reste plus protecteur que le contrat d’édition, de toute évidence.

« En droit pénal, le harceleur est souvent seul visé et il s’agit d’une plainte qui est traitée par des officiers de police avec des délais longs, la soumission de la victime à des interrogatoires, des confrontations, des expertises psychologiques, etc. », reprend l’avocate. Contrairement à un salarié qui ne se retrouve pas seul directement face à son harceleur. En amont d’une plainte, le salarié dispose de relais protecteurs (tels que les représentants du personnel, la médecine du travail, l’inspection du travail), et par la suite de moyens d’action civile contre l’employeur.

« Une société pourrait être condamnée du fait des agissements de son salarié ou dirigeant harceleur. La sanction pour ce dernier serait disciplinaire à l’initiative de l’employeur et non de la victime qui, de son côté, pourrait se contenter d’une action prud’homale contre son employeur pour manquement à son obligation de protection. On constate d’ailleurs que les salariés victimes de harcèlement sexuel et/ou moral — qui ont aussi la possibilité de déposer une plainte pénale directement contre leur harceleur — y renoncent et privilégient souvent la voie d’un recours civil devant le conseil de prud’hommes contre leur employeur ». 

Enfin, au niveau économique, un salarié obtiendrait une indemnisation « plus facilement devant le conseil de prud’hommes du fait de la rupture de son contrat de travail ou de son non-renouvellement, à la suite d’un harcèlement sexuel, et, surtout, l’indemnisation serait versée par l’employeur et non par le harceleur ». Pour un auteur, point de salut.

“Ne pas confondre Liberté et impunité”

Contactée par ActuaLitté, Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue des auteurs professionnels, rappelle que l’organisation « a apporté son soutien à l’ensemble des personnes ayant eu le courage de briser l’omerta sur les violences sexistes et sexuelles dans le milieu de l’édition ». Elle condamne par ailleurs « l’insupportable silence d’un écosystème tout entier qui semble-t-il “savait” mais qui, faute d’actions concrètes, a laissé s’instaurer un climat susceptible de caractériser des infractions pénales graves ».

Pour l’heure, l’organisation identifie deux modes d’action, permettant d’une part de lutter directement contre les agissements lorsque ces derniers sont constitutifs de toutes formes de violences sexistes et sexuelles sanctionnées par l’ensemble des dispositifs juridiques en place. D’autre part, d’identifier chacun des facteurs à l’origine d’une multiplication des risques, afin d’en neutraliser les effets.

« Lutter contre les violences sexistes et sexuelles passe inexorablement par l’encouragement de chaque entreprise et chaque individu à être proactif en matière de prévention », reprend Stéphanie Le Cam, Maître de conférences à l'Université Rennes 2 et directrice de l'Institut des sciences sociales du Travail, à Rennes. « Il faut impérativement œuvrer pour que chacun soit suffisamment outillé et capable de détecter toutes les situations offensantes ou hostiles participant à la dégradation des conditions de travail. »

Et de souligner que toute conduite dévalorisante, outrageante ou agressive peut consister en des plaisanteries dénigrantes, des remarques inappropriées de nature sexuelle, des questions de nature intime, des avances non désirées. À ce titre, « le harcèlement peut aussi être caractérisé par des comportements déplacés, comme des regards insistants, des sifflements, des gestes obscènes, des contacts physiques ».

Cela passe par une neutralisation de ces critiques redondantes prétextant une impossibilité d’action ou de parole, autant que l’accompagnement des victimes qui s’estiment muselées. « Ne confondons pas “liberté” et “impunité”, car rien n’autorise à commettre des actes condamnables en profitant d’une fonction d’autorité », poursuit la directrice.

Une profession exposée

Elle revient également sur l’obligation de sécurité pour les responsables d’entreprise, qui « ne s’arrête pas aux frontières du salariat : elle intervient tant dans les relations contractuelles qu’extracontractuelles », relève Stéphanie Le Cam (en photo). Pour les victimes, l’information devient cruciale, car les procédures judiciaires sont peu connues « et elles effraient souvent, au point que l’on opte pour le silence par crainte de sanctions, de mises à l’écart, de la peur de briser l’omerta ». 

En tant qu’organisation professionnelle, la Ligue a pour mission d’alerter, informer, aussi bien que d’orienter vers « des interlocuteurs et interlocutrices formés, des associations dont l’objet principal consiste à intervenir directement auprès des victimes et dont les compétences en matière d’écoute, de soutien moral et de sensibilisation sont attestées ». 

Mais il revient aussi d’identifier, pour les neutraliser, « les facteurs à risque en matière d’infractions à caractère sexuel ». À l’analyse de l’organisation du travail, des conditions de sa réalisation, se révèlent les risques actuellement encourus, et l’absence de protection.

Et en ce sens, le monde de l’édition dans lequel évoluent auteurs et autrices s’avère particulièrement exposé. « On le comprend : la forte imbrication des vies personnelle et professionnelle participe, par exemple, à la confusion des relations de travail et pseudo-amicales. Ce facteur est très souvent identifié par les professionnels de santé dans les diagnostics de risques, mais il reste toutefois complexe à maîtriser », insiste Stéphanie Le Cam. Ou l'exemple typique de la relation auteur-éditeur...

Souffrance sociale et vulnérabilité

À ce titre, le rapport Racine relevait déjà une « fragilisation des conditions de vie et de création des artistes-auteurs », lesquels demeurent « insuffisamment organisés pour faire entendre leur voix ». Le tout avec des pouvoirs publics qui ne les prennent « qu’imparfaitement en considération dans leurs politiques ». 

Ayant décortiqué les raisons d’un malaise économique et social (dépendance économique, relations contractuelles souvent déséquilibrées), le rapport soulignait la nécessité de reconnaître de manière claire et urgente un véritable statut professionnel pour empêcher l’invisibilisation des conditions de travail des auteurs et autrices. La mission, à laquelle Stéphanie Le Cam avait pris part, concluait à la nécessité pour l’État de s’affirmer dans son rôle de « régulateur et garant des équilibres ».

Or, depuis la publication du rapport, le ministère de la Culture « choisit délibérément d’ignorer les solutions très concrètes qui pourraient mettre fin à cette souffrance sociale et cette vulnérabilité indéniable des artistes-auteurs et autrices. Sa promesse de répondre à ce problème grave par une politique forte et concrète n’est pas tenue », déplore-t-elle.

La responsabilité demeure pourtant pleine et entière, pour la rue de Valois, que d’interroger les rapports professionnels ainsi que leur hiérarchisation souvent camouflée. « Il lui revient d’examiner les évolutions professionnelles et de procéder à des comparaisons statistiques par le biais d’un véritable observatoire des métiers d’auteurs et autrices. Il doit s’investir sans relâche et poursuivre l’objectif de neutraliser les effets de ces inégalités », reprend-elle.

Chaque année, le ministère publie un rapport de l'Observatoire de l'égalité entre femmes et hommes dans le domaine de la culture et de la communication, lequel révélait en 2018 de forts écarts entre les rémunérations des auteurs et des autrices, au détriment de ces dernières. Début 2021, le ministère promettait un plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le milieu du livre, mais n'en a toujours pas précisé la teneur.

Si certaines situations peuvent être plus propices aux harcèlements et violences sexistes et sexuelles, alors elles doivent être identifiées dans le cadre d’actions de prévention et de diagnostics précis impliquant aussi les relations entre auteurs/autrices et leurs sociétés d’édition. Ainsi, estime Stéphanie Le Cam « cette première vague de dénonciations doit contraindre le Syndicat national de l’Édition [SNE] à questionner l’organisation de son écosystème particulièrement touché par ce grave problème ».

Charge alors au SNE de mettre en œuvre tous les moyens pour résoudre les difficultés relationnelles dont il est informé. « Il doit présenter ses orientations en faveur de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes et s’attaquer plus généralement aux inégalités entre les femmes et les hommes. » Et pour ce faire, « cesser toute résistance à la construction d’un véritable statut professionnel d’artiste auteur, seul à pouvoir garantir les libertés individuelles et collectives des artistes auteurs et autrices, l’équilibre de leurs relations contractuelles et la protection de leurs intérêts moraux ».

Hachette Livre : “Un sujet pris très au sérieux” 

De par ses liens capitalistiques avec Bragelonne, Hachette Livre a rapidement attiré l’attention. Certes, le groupe français opère comme diffuseur et distributeur pour la maison d’Imaginaire, mais possède également une part du capital. En effet, en 2018, l’ex-PDG Arnaud Nourry choisissait de soutenir l’éditeur en proie à des années difficiles. Une période de restructuration, pour trouver une nouvelle voie, qui aboutit à un engagement de plusieurs millions d’euros, destinés à soutenir la structure. Avec des options permettant de racheter la société éditoriale par LBO - un montage financier par effet de levier qui l'intégrerait donc à la holding.

Une démarche qui visait avant tout à montrer la confiance portée à l’entreprise — tous les éditeurs tiers ne bénéficient pas de cette manne. Et qui fut payante, puisque des titres comme The Witcher d'Andrzej Sapkowski (trad. Laurence Dyèvre et Alexandre Dayet, plus de 200.000 exemplaires) ont permis de redresser la barre. 

Or, assure-t-on, la situation que traverse la maison Bragelonne a été découverte dans la presse, tant à travers l’article de Mediapart qu’avec le droit de réponse communiqué. Des articles antérieurs, dès février 2020, pouvaient alerter sur les comportements allégués. Mais la petite musique médiatique s’en était allée, sans que personne ne soit nommé.

De plus, assure le groupe Hachette à ActuaLitté, « en tant qu’actionnaire minoritaire, nous n’avons aucun rôle dans la gestion opérationnelle de l’entreprise ». Sans prise juridique ni levier, les moyens d’action restent limités. Si Bragelonne décide que son dirigeant ne peut pas rester, parce que trop d’éléments sont à charge, ou qu’il doit prendre du recul pour se consacrer à sa défense, alors le groupe Hachette sera consulté. Dans l’intervalle, peu de solutions.

« Si un éditeur du groupe était concerné, nous diligenterions une enquête interne, avec une éventuelle mise à pied s’il y a une menace pour les salariés, pour des faits de sexisme et/ou de harcèlement », poursuit-on. Car Hachette France ne prend pas le sujet à la légère. « Nous proposons des formations régulières, pour lutter contre le harcèlement, de même que nos collaborateurs ont accès à une webapp proposant des mises en situation spécifiques. Et invitant à prendre contact avec les référents ou la DRH s’il ou elle venait à être victime ou témoin de pareils événements. » 

Et d’ajouter : « Hachette Livre fait preuve d’une grande sensibilité sur ces questions, et nous tâchons de nous montrer responsables et engagés. Le harcèlement, les agressions, les comportements inappropriés sont pris très au sérieux. » À ce jour, aucun signalement n’a découlé de cette application et le groupe envisage de l’étendre aux filiales britanniques et américaines. « Sur ces territoires, l’appropriation et l’investissement des dirigeants autour de ces sujets sont très forts. » Du reste, si l’article d'Ellen Salvi a provoqué, on s’en doute, quelques secousses, les possibilités manquent néanmoins pour résoudre la crise.

“Que chaque entreprise assume ses responsabilités“

Le directeur général du Syndicat national de l’édition, Pierre Dutilleul, assure qu’aucun « fait de ce type n’a jamais été porté à notre connaissance. Pour autant, il est à nos yeux très important que chaque entreprise assume ses responsabilités et le cas échéant toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger ses salariés ». Et cela, quel que soit le domaine, sexisme, discrimination, égalité entre les femmes et hommes, souffrance au travail.

Le SNE a d’ailleurs pris part depuis début 2021 à un plan d’action, au sein de l’AFDAS, visant la création de parcours de formations pour prévenir tout acte ou propos relevant de ces éléments. « Il ne s’agira pas uniquement de sensibiliser. Nous allons former toute la chaîne des acteurs d’une entreprise, d’une organisation (salariés, managers, dirigeants, artistes-auteurs) selon leur profil et positionnement dans l’organisation. » 

Si le Syndicat « n’a pas pour habitude d’enquêter sur ses adhérents », c’est que les conditions d’accès à l’association relèvent en effet de critères pratiques. Aucune intervention ni substitution à la justice, seule habilitée à se prononcer. « La loi, ne l’oublions pas, punit toutes les formes de harcèlement. »

Quant aux révélations et faits allégués dans l’article de Mediapart, le directeur général affirme « [c]omme tout un chacun, à titre personnel, [être] choqué par ce que j’ai lu. Si les faits sont avérés, c’est inacceptable et grave et je pense avant tout aux victimes. » Le mouvement #MeToo a pris « une ampleur mondiale » et le secteur de l’édition, de même que les autres, n’a pas de raisons per se d’y échapper. 

Rappelons à ce titre que la Sofia avait été confrontée à une affaire de harcèlement, avec une plainte finalement classée sans suite après enquête de la police. Les deux personnes concernées avaient alors quitté la structure, avec des indemnités chacune. Le sujet avait alors été enterré dans les bilans, restant dans un cercle d'initiés.

« Tout ce qui compte aujourd’hui pour que ce processus bénéficie aux victimes et contribue à une amélioration durable du vivre ensemble, c’est de se prémunir des excès et des dérives que peut engendrer la dénonciation anonyme », reprend Pierre Dutilleul. « La présomption d’innocence à laquelle chaque individu a droit est essentielle. Le respect de la présomption d’innocence est la liberté fondamentale de tout individu. » ActuaLitté rappelle à ce titre que Stéphane Marsan est présumé innocent.

“On n'est pas seule”

Comme d'autres secteurs artistiques, l'édition, « milieu à forte charge culturelle, a pu amener certaines personnes à penser que l'agression sexuelle y est impossible », analyse Thomas Mignot, psychologue ayant reçu de nombreuses personnes victimes de violences physiques, verbales, psychiques et/ou sexuelles. 

Évidemment, la réalité est tout autre, comme en témoignent plusieurs initiatives pour libérer la parole et ouvrir le débat, dont le récent compte Instagram Balance Ton Éditeur, qui publie et met en avant des témoignages de victimes. Un travail indispensable, selon le psychologue : « L'idée selon laquelle on n'est pas seule, que l'on sera cru, est aussi très importante. Elle contrebalance en effet d'autres représentations culturelles qui disqualifient une femme qui réagit avec détermination ou colère, en la nommant “hystérique”, par exemple. » 

Pour les victimes, l'agression sexuelle aura des conséquences psychiques variables, qui seront notamment renforcées par des « facteurs de vulnérabilité ». Certains relèvent d'une « dimension plus sociale et sociétale : les rapports de pouvoir, l'éventuelle précarité financière, la notoriété, l'influence voire l'admiration pour l'agresseur », détaille Thomas Mignot.

D'autres sont liés au passé de chaque personne : « D'après une étude du Conseil de l'Europe, un enfant sur cinq a été
victime de violences physiques, psychologiques ou sexuelles. Or, cette expérience constituera plus tard un facteur de vulnérabilité lors d'une nouvelle confrontation à de telles violences. Ce que l'on nomme un déclencheur viendra alors réactiver le trauma ancien, en provoquant les mêmes sensations, pensées ou émotions que pour les événements passés. »

Une personne victime de violences par le passé se retrouvera ainsi, au présent, confrontée à des « automatismes » psychiques menant à un comportement qui pourra sembler irrationnel. « Lorsqu'un enfant est exposé à une situation de violences, c'est généralement dans un cadre intra-familial ou avec une personne ayant autorité sur l'enfant. Étant donné ce contexte, l'enfant aura plutôt tendance à se figer qu'à s'échapper ou combattre. Quand le trauma ancien est réactivé, la victime sera alors plus susceptible de se figer, en raison de ce facteur de vulnérabilité. »

Dans ce cas précis, «  [u]n évènement traumatique déborde la capacité à traiter et digérer l'expérience ». Mais, plus généralement, « un événement pourra être traumatisant pour une personne et pas pour une autre, même s'il est douloureux dans tous les cas ».

Après des faits d'agressions sexuelles, sexistes et psychologiques, les personnes en thérapie, indique le psychologue, « ont des images d'elles-mêmes abîmées, sont inquiètes, avec une sensation de danger permanent même en présence de personnes proches et fiables. La honte, la culpabilité, la colère contre soi, l'irritabilité, un sommeil et une concentration perturbés » sont généralement observés. « La création d'addictions, avec ou sans substances, fait aussi partie des réactions possibles après des agressions sexuelles », précise Thomas Mignot.

Si le mouvement #MeToo constitue une étape nécessaire de libération de la parole, le secteur culturel doit aussi s'interroger sur la portée de ses productions, sur ce sujet. « Combien de comédies romantiques montrent une femme qui dit “non” à un homme, avant de finalement réaliser qu'elles sont amoureuses ? De telles productions, ou d'autres où l'on présente uniquement les femmes comme des victimes fragiles ont des conséquences sur le développement d'une image des filles et des femmes. Il est important que des modèles positifs se multiplient afin de faciliter un empowerment individuel et collectif et de mettre l'accent sur la question centrale du consentement », souligne le psychologue.

“Dépasser le huis clos qui étouffe la parole”

Ellen Salvi, la journaliste à l’origine des révélations assure : « Il n’y a pas d’enquête tabou à Mediapart : si plusieurs personnes nous alertent sur un sujet que l’on considère comme relevant de l’intérêt public et général, nous enquêtons. » Spécialisée dans les affaires politiques, elle a ici découvert un tout autre univers, avec des réactions, après la parution, qui dépassent l’entendement. « Les réactions à la publication de l’enquête m’ont interpellée comme tout un chacun. Beaucoup de commentaires exprimaient une attente, “Enfin”, “Tout le monde savait”, ce qui arrive pour ce type d’enquête, mais rarement dans ces proportions. » 

Mais plus encore, elle observe « que les femmes travaillant dans ce milieu éditorial de la fantasy et de la SF se prévenaient entre elles. C’est revenu à plusieurs reprises au cours des échanges, et cela dit quelque chose de la connaissance des faits exposés ». Un trait commun avec d’autres enquêtes sur ce sujet : « On remarque que la parole des femmes a toujours existé, elle n’est pas née du Mouvement #MeToo, la seule différence, c’est que cette parole est aujourd’hui entendue. »

Entendue, et dans le même temps, des propos que l’on commence à oser tenir. « Ces témoignages circulent depuis des années dans ce milieu très fermé, celui de l’imaginaire : pour que cela cesse, il fallait déjà dépasser ce huis clos, qui pouvait étouffer cette parole », observe la journaliste.

Selon elle, ces phénomènes sont liés au pouvoir — et l’industrie du livre ne déroge pas à la règle. « Ce qui rend complexe l’émergence de la parole dans l’édition, c’est la précarité de ce milieu. Beaucoup de femmes ont préféré s’exprimer en off, car elles étaient plutôt jeunes dans la profession et ne souhaitaient pas se “griller”, selon leurs mots. » Symptôme des craintes et menaces susceptibles de peser sur une perspective professionnelle. 

Marion Doutreligne, correctrice et secrétaire à l'édition du Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE), a pu constater la réalité de ces craintes dans le cadre de sa propre enquête, pour le syndicat, et de son appel à témoignages. « [J]e pense qu'il faut voir dans le peu de témoignages qui nous parviennent la crainte pour les personnes qui parleraient de se rendre vulnérables si elles envisagent de continuer leur carrière dans ce domaine », nous indique-t-elle par mail.

« C’est précisément la mécanique du pouvoir qui induit cette idée [de menaces sur l'avenir professionnel] », reprend Ellen Salvi. « L’idée de cette enquête est aussi de réveiller un milieu sur des pratiques qui ont été intériorisées, y compris parfois par les victimes. Il s’agit de cesser le déni, et de regarder ces problématiques en face. »

Si le SNE n’avait pas encore réagi à son article avant notre demande, la journaliste trouve difficile « d’affirmer que la profession se protégerait. Stéphanie Nicot a publié un long texte ce 27 avril, sur le soutien qu’elle apporte et ce qu’elle souhaite mettre en place dans le cadre du festival Les Imaginales ». De son côté, Ellen Salvi aurait « évidemment préféré que Stéphane Marsan réponde à mes questions avant la publication de l’enquête — je l’avais d’ailleurs sollicité à de nombreuses reprises en ce sens —, mais il est absolument normal qu’il s’exprime par un droit de réponse ».

Sur les mesures mises en oeuvre, ni l'avocat de Stéphane Marsan ni les éditions Bragelonne n'ont pour l'heure apporté de précisions à nos demandes.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Crédit photo : Morgan Basham/ Unsplash ; Magaly Lhotel ©  Aurelie Vandenweghe ; Pierre Dutilleul - ActuaLitté CC BY SA 2.0 ; stand Bragelonne, Millady, Castelmore - ActuaLitté CC BY SA 2.0 ; mohamed_hassan, CC 0 ; Stéphanie Le Cam DR ; Mika Baumeister/ Unsplash ; mohamed_hassan, CC 0

Par La rédaction
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25 Commentaires

 

Ed

29/04/2021 à 21:45

La lecture est dense, mais quelle manne...
Au delà des dénonciations et des pétitions qui circulent, voilà qui a le méritent de remettre l'église au centre du village !

Annus horribilis

30/04/2021 à 08:37

Ce qu'en j'en tire de ce genre d'histoire est que si j'étais un chef d'entreprise, je n'embaucherais aucune femme de peur d'avoir des problèmes un jour, à la cadence où les choses évoluent.

C'est d'ailleurs peu ou prou ce qui se passe aux États-Unis. À force de vouloir redresser la barre (parfois fort justement : je ne condamne pas les femmes qui se battent contre un mauvais agissement envers leurs personnes), on tombe souvent avec un excès de l'autre côté. Beaucoup d'hommes renoncent à entrer seul avec une femme dans un ascenseur là-bas... C'est dire le monde dans lequel on vit.

Quidibus

30/04/2021 à 09:55

C'est vrai ça : on peut plus rien dire, on peut plus rien faire… Non, mais sans rire, vous vous rendez compte de ce que votre commentaire à d'indécent ? Justement ici, justement maintenant ?

MLD

30/04/2021 à 15:17

Je suis complètement d'accord ! Etant une femme, je commence à être choquée par cette guerre déclarée à tous les hommes et comprendrais parfaitement que les hommes se méfient des femmes. Car si, en effet, beaucoup d'hommes ont des comportements odieux voire pire, on oublie de dire que beaucoup de femmes également sont hypocrites ou sont malhonnêtes pour ne pas dire autre chose... Et ça commence à bien faire cette culture du tribunal populaire ! Où sont donc les nuances ?
Bref, je suis une femme et déplore le monde qui est le nôtre.
Jugeons les coupables, oui ! Mais ne confondons pas tout !

NAUWELAERS

30/04/2021 à 19:49

MLD, merci de votre commentaire intelligent et honnête.
Non aux excès des deux côtés.
Et Quoidibus, vous n'êtes pas témoin des faits s'ils ont eu lieu alors que des témoignages contestent cela: Hélène P.Mérelle surtout, collaboratrice du mis en cause et (encore) présumé innocent, comme le rappelle ActuaLitté.
Que moi je ne connais pas du tout, je précise.
Avant que l'on m'accuse avec une malhonnêteté totale de défendre le machisme -ce qui est faux et archifaux -sachez que mon souci est la justice et l'équité.
Pour tout le monde, des mâles blancs âgés aux jeunes femmes noires en passant par les trans (certes c'est plus rare), riches et pauvres, d'ici et d'ailleurs, et qui vous voulez !
Sans distinction et présupposés ni positifs ni négatifs contre telle ou telle catégorie de personnes.
Indécents les gens qui émettent des jugements sans savoir en se basant sur leurs affects qui ne prouvent rien quant à la réalité de ce qui s'est passé.
L'arbitraire institué est la voie royale vers la barbarie.
«On vous croit»...non mais cela veut dire quoi, cette phrase ?
Je fais allusion à une certaine pétition bien intentionnée mais qui oublie que «le diable se cache dans les détails»...qui n'en sont pas, justement.
«On vous croit»...
La dénonciation suffit ?
Alors c'est l'arme absolue.
Je dénonce...j'ai raison, ma parole vaut accusation !
Quel rêve de toute-puissance contre les ex-puissants.
Tout est permis si plus rien n'est balisé ni encadré ni vérifié.
Il FAUT impérativement examiner ce qui est établi en fait d'actes et attitudes répréhensibles -encore que pour les attitudes, bonjour la subjectivité la plus totale possible - et ce qui ne l'est pas.
Des attitudes ne valent pas faits, on se calme.

Content que des femmes et des femmes féministes ne tombent pas dans l'extrémisme qui dessert leur cause.
Quant à ActuaLitté, c'est un site qui diffuse les infos et qui permet à toutes les réactions de s'exprimer, manifestant une ouverture dont certaines personnes pourraient prendre de la graine !
Laissant au lectorat le soin de se faire une opinion voire...un jugement, mais non judiciaire (justement ! Pas notre rôle à nous !).
Les petits juges, les procureurs voire procureuses à la manque, que le tribunal Twitter emploie et fait résonner dans l'espace public...
Le temps des vacances approche: prenez-en avec un passe sanitaire mental adapté à votre déraison, pour en sortir...!
Les faits, rien que les faits.
Non au machisme, non aux abus de pouvoir y compris féminins -eh oui, cela existe aussi - et non à la culture du lynchage, qui est un autre abus du pouvoir, une hydre totalitaire: si on est victime, ce qui certes arrive et est totalement inacceptable et sans excuses, on doit se défendre et immédiatement en arrêtant cette fable de l'impuissance à pouvoir le faire.
Ce qui évite alors de mettre en branle ensuite, longtemps après, la culture du lynchage public avec des foules de signataires dont plusieurs qui n'en savent pas plus que nous...
Alors que les témoignages sont souvent anonymes et les lynchages opérés sous pseudo.
Comment peut-on tenir compte de lettres anonymes ?
Un puits sans fond...plein de suie.
Non ce n'est pas une manière de faire.
On doit purifier l'atmosphère avec des manières dignes.
Et ne pas souhaiter une judiciarisation totale d'une société qui deviendrait pestilentielle et invivable !
Ne pas hurler avec les loups.
La parole se libère mais non, désolé, elle n'a pas tous les droits.
Ésope a toujours raison, plus que jamais: la meilleure et la pire des choses, la langue...
Un peu de décence tout de même.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Hachji.

01/05/2021 à 22:43

Christian, pauvre flan, connaissez-vous seulement le pourcentage de dénonciations calomnieuses, dans ce genre d'affaires ?
Même pas 3%.
Alors avant de venir relativiser à grands coups de sapience diarrhéïque, renseignez-vous.
Oui, on les croit. ON LES CROIT. Parce que plus de 97% des victimes disent la vérité.
Elles commencent à parler. Taisez-vous et écoutez-les.
Vous et toute votre cohorte de pseudo raisonnables.

NAUWELAERS

02/05/2021 à 01:46

Hajchi,
Votre ferveur est impressionnante.
Elle vous aveugle un peu: je n'ai cité absolument aucun chiffre.
Contrairement à vous, qui savez bien entendu.
Vos compétences scientifiques sont avérées, sous pseudo encore plus.
Votre message le prouve.
Avec toutes les sources et références nécessaires.
Certes les dénonciations calomnieuses n'existent que dans des imaginations détraquées alors que vous savez.
Il y a des chiffres qui circulent sur le web et qui pulvérisent les vôtres mais je ne suis pas vous et je ne vais pas me ridiculiser en affirmant sans savoir.
Je refuse la flatterie par l'imitation et dans l'outrance, je serai toujours un petit bleu par rapport à vous.
Tiens, et le pourcentage d'hommes qui ont de toute évidence la culture du viol, vous la connaissez, vous l'expert ou l'experte aux arguments incontestables ?
Bon quand Vous Vous exprimez, la parole se libère -la vôtre évidemment, faut pas pousser ! - et on n'a le droit que de se taire.
On va obtempérer fissa...
Vous êtes bien du style supérieur qui veut faire taire qui a le culot de ne pas penser exactement comme soi.
Mais peu importe,Hajchi, qui que vous soyez.
Quant aux viols et agressions sexuelles, cela me révulse autant que vous.
Je précise en sachant que je m'exprime en japonais.
Je suis pour la Justice et si vous appelez cela «sapience diarrhéique», peu me chaut.
Si vous préférez les messages courts, réducteurs et absolument pas argumentés, ce n'est pas ma came à moi.

Désolé...
Je mentionne des chiffres si j'ai des sources et des références...en sachant que ce n'est pas absolu et que toutes les études ne donnent pas toujours, loin de là, les mêmes résultats !
Mais c'est impossible à admettre pour certaines personnes.
Je lis,moi, des chiffres qui n'ont rien à voir du tout avec celui que vous balancez avec une mâle assurance !
Et je ne suis pas l'arbitre.
Cela n'empêche pas notre vieille planète épuisée d'encore tourner.

CHRISTIAN NAUWELAERS

Hristo Xiep

02/05/2021 à 21:13

Les fausses accusation, si on se base sur la seule étude fiable '(police de Seattle), représentent non pas 3 % mais 40 %.

NAUWELAERS

02/05/2021 à 22:15

Vous êtes tout aussi imprécis et donc -à ce stade, s'entend ! -dénué ou dénuée de crédibilité que Hachji, bien que vous croyiez vous à de nombreuses dénonciations calomnieuses...
Cette étude «la seule fiable», ah bon ?
Des détails svp...
Et déjà elle concerne quel pays, cette étude à définir ?
Vraiment on reste dans le flou le plus total.

CHRISTIAN NAUWELAERS

Janssen

10/07/2021 à 11:37

Attention Hachji,

C'est avec ce genre de raisonnement que l'ont voit la police multiplier les arrestations au faciès au motif que "X % du temps, les gens comme eux sont des délinquants".

Prendre les accusations au sérieux, oui. Sauter tout le processus légal sur la base d'une statistique, aussi sérieuse soit-elle, non. La justice ne joue pas aux dés.

Thom

30/04/2021 à 10:16

Parfaitement d'accord ! Pas de femme = pas de problème.
D'ailleurs je suis pour supprimer tout ce qui peut aiguiser l'appétit de l'homme cisgenre de base. Votre cholestérol vous poursuit ? Supprimons toutes les pâtisseries en vitrine des échoppes !
D'ailleurs quand je dois prendre l'ascenseur et qu'il est déjà occupé par une marquise au chocolat ou une bavaroise, je prends le suivant. Pas fou !

Roger

30/04/2021 à 10:41

Vous êtes trop lent. Supprimons carrément les femmes !

Chillingworth

30/04/2021 à 22:25

Excellente idée ! le milieu de l'édition s'enfonce dans le semi-illettrisme, l'imbécillité et le panurgisme abyssal (autrice...) depuis quarante ans à cause du nombre sans cesse croissant de femmes de trente à quarante ans d'un conformisme épouvantable et les premières à avaler toutes les tartes à la crème à la mode...

NAUWELAERS

30/04/2021 à 22:33

Lire Rachel Khan notamment !
Brillante intelligence et vrai progressisme !
Une qui ne pense pas dans les clous, passionnante donc.
Certaines autrices sont conformistes à pleurer mais pas toutes, loin de là...
Heureusement !
CHRISTIAN NAUWELAERS

fletan

30/04/2021 à 14:41

Annus horribilis... c'est vraiment un commentaire de sphincter.

NAUWELAERS

30/04/2021 à 19:58

Fletan,
Enlevez vos oeillères et lisez le commentaire d'une femme nommée MLD, qui a raison selon moi.
Rien à voir avec vous, qui que vous soyez...
Le contraire bienfaisant de votre type d'attitude.
Enfin on ne doit censurer personne, même pas vous: grâce à vous, on apprécie encore plus le contrepoison de votre type de commentaire...
Des gens comme MLD et d'autres, heureusement.
Vous servez à cela.
C'est déjà ça...
Et la grossièreté ne prouve rien sauf la grossièreté de celui ou celle qui en use.
Pour l'argumentation, on repassera...
CHRISTIAN NAUWELAERS

Fletan

01/05/2021 à 09:08

Les cataractes de mots que vous déversez quotidiennement sur ce site nous informent du fait que vous êtes pourvu du sens commun. Pour le sens de l'humour on repassera.

NAUWELAERS

01/05/2021 à 17:24

Les cascades de mots, Votre Honneur...
Je ne suis pas doté de votre sens de l'humour évident et qui bluffe tout le monde, c'est hélas exact.
«Sphincter» comme c'est drôle !
CHRISTIAN NAUWELAERS

CP

30/04/2021 à 18:48

Si vous avez peur de ne pas réussir à faire la distinction entre un comportement normal, ou d'être accusé à tort, je vous conseille de faire une formation sur le sujet, la loi est très claire. Ceci étant, si votre solution pour éviter d'agresser est de ne pas embaucher de femmes, il vaut peut-être mieux effectivement, pour leur propre sécurité, qu'elles aillent travailler ailleurs.

Charlotte54

03/05/2021 à 10:38

Cela évoque 2 possibilités: soit vous ne reconnaissez pas la légitimité du mouvement metoo et souhaitez que les femmes restent à leur place (sous le bureau) et ne soufflent pas mot, soit vous êtes vous même un harceleur et l'idée que vous puissiez en subir les conséquences vous horripile. Dans tous les cas, vous êtes une ENORME partie du problème.

NAUWELAERS

03/05/2021 à 11:19

Tiens Charlotte, je ne vois pas à qui vous vous adressez...
Personne ne pense cela sur ce site et heureusement.
Adressez-vous à quelqu'un car personne ne comprend.
Sûrement pas moi.
Il y a erreur, on dirait...?

CHRISTIAN NAUWELAERS

Lyo

01/05/2021 à 01:08

ouin ouin... les mecs dans les commentaires qui ont peur de travailler avec des femmes sont tellement drôles.
Ils n'ont jamais pensé à quel point les femmes pouvaient être terrifiées par les hommes, terrifiées de marcher seule la nuit, de marcher dans un lieu isolé terrifiées d'être seul dans un ascenseur avec eux, terrifiée de travailler avec eux et de subir leur harcèlement et leur agression sexuel. En prison, il y 95% d'homme, ce n'est pas pour rien. Entre les tueurs en série, les pédocriminels, les violents et le reste, il y a l'embarras du choix. Les femmes ont toute les raisons de craindre les hommes, mais l'inverse pas tellement. Une femme ne gagne jamais rien à dénoncer son agresseur, ça offre même une carrière politique de choix pour l'agresseur en question (comme celle de ministre de l'intérieur par exemple).
Quand je lis les commentaires, les mecs sont tellement faibles et privilégiés. Tout leur est acquit, ils n'ont jamais eu à surmonter aucune peur.
Messieurs, vivez donc dans la peur que vous nous faite subir, je ne peux que m'en réjouir... même si vous êtes un peu pathétique.

Horreur

03/05/2021 à 09:22

« Messieurs, vivez donc dans la peur que vous nous faite subir, je ne peux que m'en réjouir... même si vous êtes un peu pathétique. »

On comprend ce qui vous anime, vous et vos collègues. J'espère ne jamais croiser votre route, ainsi que celle de vos collègue.

Vous seriez pathétique, si seulement vous n'étiez pas animée par une telle haine. Je comprends mieux la cancel culture et son moteur. Merci de votre témoignage.

Yann

02/05/2021 à 08:48

Tout ça n'est pas nouveau... et concerne tout les secteurs d'activités. Il y a 30 ans, une amie américaine à l'issue d'une année universitaire en France, recherchait un poste dans l'agro-alimentaire. À la suite de plusieurs entretiens elle avait déniché un poste potentiellement intéressant dans une entreprise située à Clermont-Ferrand. Je me souviens de ses mots à l'époque "le poste m'intéresse mais pour que j'accepte, il faudrait que ça soit clair avec mon boss"... Je lui ai répondu que je doutais que ça le devienne jamais. Elle a fini par renoncer et poursuivi son parcours aux États-Unis. Cette dimensions a toujours été présente dans la vie professionnelle des femmes (amies, sœurs, compagnes...) certaines ont su mettre en mots et être entendues par les médias (phénomène de mode sans doute).
Ce genre de situation est inhérente aux rapports de pouvoirs joints à une absence d'éthique professionnelle. Caractériser cela comme essentiellement masculin est une autre histoire.

Cabinet Pierrat & Associés - Droit de réponse de Stéphane Marsan

12/05/2021 à 18:53

ActuaLitté a publié un article le 29 avril 2021 intitulé « « MeToo : autrices, salariées... Affaire Marsan, l'édition face à ses responsabilités » dans lequel je suis expressément visé et que je ne peux laisser sans réponse au regard des propos préjudiciables tenus.

Cet article vise « l’enquête » et l’article de MEDIAPART publié le 21 avril 2021.

Je tiens à récuser tous les faits qui me sont imputés et à réfuter formellement toute accusation de harcèlement sexuel ou moral.

Je tiens à rappeler que je bénéficie pleinement de la présomption d’innocence. Je n’ai jamais été mis en examen, gardé à vue ou fait l’objet d’une enquête judiciaire et, en revanche, entends utiliser les moyens de droit nécessaires au profit des personnes injustement mises en cause.

Votre article contient des supposés faits qui sont soit explicables, soit incomplets et en tout état de cause non illicites.

Je constate ainsi que les captures d’écran du compte twitter de Samantha Bailly diffusées dans l’article d’ActuaLitté ont été méthodiquement sélectionnées.

Il m’est arrivé de twitter les phrases les plus cocasses des réunions « couverture » et parfois entendues en festival littéraire - ce qu’adorait Samantha Bailly avec qui je les faisais à cette époque. Ces phrases n’étaient jamais de moi, mais des éditrices présentes lors de ces réunions et c’était l’époque où l’on publiait notamment des livres de romance érotique. Parfois je citais l’auteure de la phrase qui nous avait fait sourire, mais j’ai arrêté pour ne pas l’embarrasser. Comme par hasard les captures d’écran mises en avant dans votre article ne comprennent pas ces tweets-là.

De même, Catherine Dufour rappelle qu’elle a entretenu une relation amicale avec moi et n’a jamais pu vérifier les actes dont on m’accuse. Je réfute catégoriquement avoir eu le moindre geste déplacé.
Elle m’a invité cependant chez elle à diner en présence de l’auteur Fabrice Colin et son épouse, ce qui n’est pas une attitude défiante à mon égard.

A titre d’exemple encore, pour ce qui est de la personne ayant préféré « témoigner » en gardant l’anonymat, les propos rapportés sont pour le moins surprenants. Proposer un verre en fin de journée n’est, à ce jour, toujours pas un délit prévu par le Code pénal. Le diner collectif auquel elle a souhaité participer n’était pas un diner en tête à tête mais en terrasse.

Il semble que la frontière entre une prétendue morale et le droit pénal soit parfois poreuse faisant régner une confusion intolérable.

Cette même personne m’a contacté sur Linkedin. Je lui ai confié deux missions d‘essai, mais le rendu n’était pas à la hauteur de nos exigences. J’ai quand même demandé à mon équipe édito de lui faire passer un test, pour éventuellement envisager de conclure un contrat.
Elle n’a pas manqué de me relancer à maintes reprises après le fameux dîner qui l’aurait « effrayée ».
Quelques mois après elle m’a écrit : « J'ai l'impression d'être une harceleuse mais tant pis, j'assume ! As tu reçu mon mail où je te disais que je me voyais bien être testée pour la prépa française ? Est-ce que je dois "prendre rdv" avec les filles de la prison de femme ? ». Puis m’a relancé des mois plus tard en m’écrivant : « Quand as-tu du temps pour qu'on se voit ? ».
Tout ceci est suffisamment éloquent et atteste d’une tout autre réalité que celle clamée.

Concernant une autre personne qui a préféré témoigner en gardant l’anonymat, cette personne recrutée chez Bragelonne par le directeur marketing en qualité d’attachée de presse a été remerciée par la directrice des affaires financières en raison d’un manque de professionnalisme et de sérieux.

Quant à Samantha Bailly, vice-présidente de la Ligue des auteurs professionnels, elle mène une croisade très générale à l’encontre de l’édition française, mais aussi à mon encontre, depuis quelques années, pour des raisons que j’ignore.
Elle colportait des propos erronés et extrêmement péjoratifs à l’encontre de la société Bragelonne ce qui causait à la société un préjudice certain. Dans de telles conditions la relation contractuelle a dû prendre fin.

Elle continue de tenir des propos plus que contestables notamment dans un article publié sur le site internet de Francetvinfo contre lequel j’ai déposé plainte en diffamation en septembre dernier.

Le festival Les Imaginales est le premier festival des littératures de l’imaginaire en France se tenant durant quatre jours dans les Vosges.
Le festival des Imaginales a créé un speed dating littéraire depuis dix ans, où je suis, en tant que l’un des principaux éditeurs, conviés pour me faire « pitcher » les projets de candidats présélectionnés. La première année du speed dating nous étions quatre éditeurs. La dernière fois, nous étions dix-neuf, tous les éditeur.trices d’imaginaire présents au festival, dans une grande salle à l’entrée du musée. Nous sommes donc très nombreux à y participer et les rendez-vous se déroulent toujours dans des immenses salles accessibles à tous et à tout moment.
J’ai trouvé cette initiative intéressante. J’ai publié une demi-douzaine d’auteurs rencontrés lors de cet événement. Or, en dehors de ce moment, de plus en plus d’auteurs en herbe venaient, à l’issue d’un débat ou à n’importe quel autre moment durant le festival, me demander s’ils pouvaient me présenter leur projet. Je me suis dit qu’il serait bon d’encourager les plus timides à le faire. J’ai donc fait chaque année un tweet pour proposer de me rencontrer sur une terrasse ou à une buvette du festival. L’initiative a plu et a amusé beaucoup de gens qui retweetaient ce tweet et ça a détendu de jeunes auteurs qui n’osaient pas venir me parler de peur de me déranger.

Lorsque je proposais, avec humour, d’écouter les pitch de romans en contrepartie de bières c’était parce que nous avions réfléchi avec l’équipe de Bragelonne à une manière de ne pas rendre les « speed dating » trop formel et impressionnant pour les jeunes auteurs qui n’ont que peu de temps pour présenter leurs projets. Il s’agissait donc d’humour afin de ne pas rendre l’exercice pressurisant. Il va de soi que j’ai, la plupart des fois, réglé ma boisson…
Betty Piccioli, qui témoigne par ailleurs dans l’article de MEDIAPART, a trouvé ça amusant, comme on peut le voir sur une de ses réponses sur Twitter. Elle est venue me proposer un roman à la cafeteria de la bulle du livre, lors d’un entretien d’une demi-heure, parmi une bonne quinzaine de personnes attablées autour de nous. Je lui ai dit d’envoyer son roman à mon éditrice jeunesse de l’époque, Barbara Bessat-Lelarge - aujourd’hui chez Gallimard - qui l’a accepté. Je n’ai plus jamais eu la moindre interaction avec elle.

Concernant la personne qui a préféré témoigner en gardant l’anonymat, cette auteure m’a pitché ses projets aux Imaginales ; puis nous avons pris un verre ensemble à Paris pour une longue discussion pendant laquelle je l’ai encouragée à me proposer un roman politique. Elle m’a confié un formidable roman, que j’ai accepté. Je lui ai adressé malencontreusement un message destiné à un ami et me suis confondu en excuses.
Mes prétendus propos cités dans cet article n’ont donc pas le sens qu’on entend leur prêter. Il est soutenu que j’aurais dit après cette bourde : « Je devrais vous obliger à signer ici et maintenant. Mais je ne le ferai pas parce que je souhaite bien me comporter avec vous. ».
Mon intention était de lui dire : vous avez un contrat sous les yeux, je devrais vous inciter à signer avec moi plutôt que d’accepter que vous attendiez la réponse d’un éditeur et « je souhaite bien me comporter avec vous » doit être compris comme dans le sens « je ne veux pas vous mettre la pression pour que vous signiez ». En effet, si je la surnommais souris intelligente, c’était parce qu’en étant très discrète elle faisait montre à mon avis d’une attitude réflexive très juste. A ma connaissance, l’expression « souris intelligente » n’est ni une insulte ni une expression outrageante ou dégradante...

A propos de Betty Piccioli, que j’ai déjà évoquée, alors que l’équipe de Bragelonne avait déjà versé la première partie de son à-valoir en lui indiquant que la seconde partie allait être réglée rapidement, s’excusant de devoir faire face à quelques problèmes de trésorerie, cette auteure n’a pas manqué de répandre sur les réseaux sociaux des propos diffamatoires à l’égard de Bragelonne.
Alors, sur demande de mon service communication, je lui ai écrit sur Facebook pour lui dire que c’était injuste et que ça pouvait nuire à sa carrière si d’autres éditeurs constataient la délation, par ailleurs fausse et préjudiciable, dont elle faisait preuve.
Betty Piccioli n’est absolument pas blacklistée par les équipes de Bragelonne.

Je tiens à rappeler que je bénéficie de la présomption d’innocence. Je n’ai jamais été mis en examen, gardé à vue ou fait l’objet d’une enquête judiciaire.
La propagation publique de rumeurs, particulièrement graves, à l’encontre d’hommes et de femmes accablés a des conséquences irréversibles telles que le suicide, à l’instar d’une affaire récente.
Je me réserve le droit d’intenter toute action à l’encontre de toute personne me portant directement ou indirectement atteinte afin de faire valoir mes droits par le biais de mes avocats.


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24/10/2025, 11:00

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Le Reader Act jugé inconstitutionnel : un coup d’arrêt à la censure au Texas

La justice fédérale américaine a mis un terme à l’un des textes les plus controversés adoptés ces dernières années dans la lutte idéologique autour de la lecture publique. Le juge Alan D. Albright, du tribunal fédéral du district ouest du Texas, a rendu un jugement sommaire et prononcé une injonction permanente contre la loi HB 900, connue sous le nom de Reader Act. En déclarant le texte contraire au Premier Amendement de la Constitution, il met fin à un projet de régulation qui aurait imposé aux libraires et éditeurs de classifier les livres vendus aux écoles selon leur contenu sexuel.

23/10/2025, 12:13

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Magnard Vuibert condamné pour “violation de l'obligation de sécurité”

Le groupe Magnard Vuibert, filiale d'Albin Michel spécialisée dans l'éducation et le scolaire, a été condamné pour « violation de l'obligation de sécurité » par la Cour d'appel de Paris, le 18 septembre dernier. Averti par une salariée d'un malaise dans l'exercice de ses fonctions, l'employeur a manqué à son obligation de sécurité en ne saisissant pas la médecine du travail. Les faits remontent à 2013 et se sont déroulés au sein de De Boeck Diffusion, avant son rachat par Albin Michel en 2015.

20/10/2025, 15:18

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L'auteur des Penguin Lessons accusé d’abus sexuels sur des enfants dans les années 1970

Une enquête menée par Channel 4 News a révélé de graves accusations de violences sexuelles visant Mike Thompson, auteur du best-seller The Penguin Lessons, publié en 2015 sous le pseudonyme Tom Michell, et adapté en 2024 dans un film avec Steve Coogan et Jonathan Pryce.

16/10/2025, 18:08

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12 femmes accusent le fondateur de Capricci de violences sexuelles

Le média Les Jours a publié, le 12 octobre 2025, une enquête accusant le producteur et éditeur Thierry Lounas, fondateur de la société Capricci — à la fois maison d’édition, distributrice et productrice de cinéma indépendant —, ainsi que sa compagne Claire Bonnefoy, réalisatrice et productrice chez Bobi Lux, de violences sexistes et sexuelles. Douze femmes y dénoncent un « système de prédation », fait de harcèlement, d’emprise et d’abus de pouvoir.

16/10/2025, 15:07

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À Paris, la droite réclame la fin des subventions à une librairie féministe et LGBTQ+

La librairie féministe et LGBTQ+ Violette and Co, installée à Paris, est devenue malgré elle le symbole d’un débat brûlant mêlant liberté d’expression, accusation d’antisémitisme et défense de la cause palestinienne. Ce mardi, les élus du Conseil de Paris se sont violemment opposés à son sujet, autour d’un livre jeunesse accusé d’« apologie du terrorisme » par la droite. Déjà en août, la librairie dénonçait une campagne de harcèlement menée, selon elle, par des élus de la Ville. 

08/10/2025, 17:11

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Ours mal léché ? Une parodie de Paddington bientôt au tribunal

À bientôt 70 ans, l'ours Paddington, créé par l'artiste britannique Michael Bond en 1958, s'est récemment reconverti en animateur d'un talk-show sur YouTube. « The Rest is Bulls*!t », rendez-vous de l'émission satirique Spitting Image, diffusée outre-Manche par ITV, n'a pas épargné le personnage, dans une version parodique. StudioCanal et les ayants droit de Michael Bond n'apprécient pas vraiment cet humour, et ont porté plainte pour violation du droit d'auteur.

07/10/2025, 11:47

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La procédure contre Neil Gaiman renvoyée en Nouvelle-Zélande

Accusé par plusieurs femmes de violences sexuelles, l'écrivain britannique Neil Gaiman était cité dans une plainte déposée par l'une des victimes présumées, Scarlett Pavlovich, pour « viol », « coercition » et « trafic d'être humain ». Un tribunal américain, dans une décision rendue le 3 octobre dernier, s'est déclaré incompétent, suggérant à la plaignante de se tourner vers une cour néo-zélandaise.

07/10/2025, 10:01

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Gérard Miller placé en garde à vue pour des accusations de violences sexuelles

Le psychanalyste et chroniqueur Gérard Miller a été interpellé mardi 30 septembre à son domicile et placé en garde à vue, a appris franceinfo évoquant des sources proche du dossier. Il est entendu par la brigade de protection des mineurs de la police judiciaire de Paris dans le cadre d’une enquête ouverte en février 2024 pour viols et agressions sexuelles, parfois sur victimes mineures. 

01/10/2025, 17:45

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Rachida Dati jugée pour “corruption passive” en septembre 2026

Le tribunal de Paris a annoncé, ce lundi 29 septembre, les dates du procès de Rachida Dati dans le cadre de l'affaire « Carlos Ghosn ». Elle sera jugée du 16 au 28 septembre 2026, plusieurs mois après les élections municipales parisiennes, pour lesquelles elle a reçu l'investiture du parti Les Républicains. La ministre de la Culture démissionnaire est soupçonnée de « corruption passive », « trafic d’influence », « recel d’abus de pouvoir » et « abus de confiance ».

30/09/2025, 10:23

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Nicolas Sarkozy condamné : Lagardère peut-il le garder ?

Le jeudi 25 septembre dernier, Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq années de prison ferme, pour « association de malfaiteurs », dans le dossier du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L'ancien président de la République a interjeté appel, ce lundi 29 septembre, mais devrait être incarcéré, en raison d'un mandat de dépôt à effet différé et d'une exécution provisoire. Plus que jamais, sa présence au conseil d'administration du groupe Lagardère détonne.

30/09/2025, 09:21

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Dix vols spectaculaires et ratés de manuscrits anciens, en bibliothèque

La Place Vendôme, la Piazza San Marco, Bond Street ou encore la Fifth Avenue : autant de hauts lieux du luxe et de vitrines pour les marques qui portent le secteur. Un point commun avec les bibliothèques patrimoniales ? Ces endroits attirent la convoitise de voleurs parfois amateurs. Ruse, audace ou bêtise confondante, voici le récit de dix larcins à faire frémir un bibliothécaire…

28/09/2025, 13:23

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DGSI : le journaliste Alex Jordanov renvoyé en procès

Le journaliste Alex Jordanov, auteur en 2019 des Guerres de l’ombre de la DGSI, paru chez Nouveau Monde Éditions, est renvoyé en correctionnelle pour des atteintes au secret de la défense nationale. Deux anciens policiers des services de renseignement, âgés de 47 et 61 ans et présentés comme ses sources, comparaîtront à ses côtés devant le tribunal correctionnel de Paris. L’information figure dans une ordonnance de renvoi du 10 septembre, dont l’AFP a eu connaissance ce vendredi. 

26/09/2025, 18:23

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La direction de la Maison des Écrivains et de la Littérature devant les prud'hommes

Fermée depuis le mois de juin dernier après une liquidation judiciaire, la Maison des Écrivains et de la Littérature n'affichait pas que des problèmes financiers. La gestion de cette institution était pointée du doigt depuis plusieurs années, et le conseil des prud'hommes doit se prononcer sur le cas de Nelly George-Picot, chargée de l'administration et de projets, qui dénonce des faits de « discrimination » et de « harcèlement ».

26/09/2025, 16:06

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Une “suite” de L’Étranger dérange les ayants droit d'Albert Camus

Paru le 11 septembre 2025 chez Héliopoles, dans la collection Serge Safran — née du rachat de Serge Safran Éditeur en 2024 —, Meursault, le sursis de Bernard Fauconnier est présenté par la maison comme « la suite de L’Étranger d’Albert Camus ». Une qualification qui fait réagir les ayants droit de l’écrivain, lesquels demandent de « cesser toute communication sur l’ouvrage », au nom de leur droit moral.

26/09/2025, 16:00

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Franck Thilliez accusé de plagiat par une autrice québécoise

L’auteur de polars Franck Thilliez est accusé de plagiat par l’autrice québécoise Isabelle Lafortune. Elle affirme que son roman Norferville (Fleuve, 2024), situé dans une ville minière fictive du Nord du Québec, présente « des similitudes troublantes » avec son premier livre, Terminal Grand Nord (Éditions XYZ, 2019), dont l’action se déroule à Schefferviller, ville dont s'est inspirée Franck Thilliez, ainsi qu'avec sa suite, Chaîne de glace (Éditions XYZ, 2022).

22/09/2025, 17:42

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Trump intente un procès à Penguin Random House et réclame 15 milliards $

Le président des États-Unis a porté plainte, auprès d'un tribunal de Floride, contre quatre journalistes du New York Times et le quotidien pour « diffamation ». Le groupe Penguin Random House, qui a publié un ouvrage d'enquête sur le « sens des affaires » de Donald Trump, intitulé Lucky Loser [Le bienheureux perdant, inédit en français], est également visé.

17/09/2025, 16:34

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“Diffamation et injure” : un proche de Sarkozy et Macron attaque sa biographie non autorisée

Les éditions Nouveau Monde ont eu la désagréable surprise d’apprendre par la presse qu’une plainte ciblait l’un de leurs ouvrages. En l’occurrence, Pierre Charon, surnommé dans le livre de Maud Guillaumin « le baron noir de la dissolution », est au cœur de cette biographie. Non autorisée par l’intéressée. Ni approuvée.

17/09/2025, 16:20

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Les luxueux bijoux de Rachida Dati lui coûteront-ils cher ?

Collectionner les bijoux ou les affaires judiciaires ? La ministre de la Culture démissionnaire Rachida Dati est visée par une nouvelle enquête, pour « non-déclaration » de bijoux à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Le quotidien Libération avait fait le compte des pièces portées par la locataire de la rue de Valois lors de ses apparitions, parvenant à un montant conséquent, mais gardé sous silence par l'intéressée, malgré ses obligations.

17/09/2025, 09:35

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Un livre accuse LFI de liens islamistes : mise en demeure de Plon

La France insoumise (LFI) a mis en demeure Plon, par la voix de son avocat Mathieu Davy, concernant la parution prochaine du livre Les Complices du mal de l'auteur franco-syrien Omar Youssef Souleimane, prévue pour le 2 octobre prochain. Le parti a exigé que la maison lui communique par tous les moyens l’ouvrage dans un délai de 24 heures, nous confirme l'éditeur, à la suite des révélations du Point, média avec lequel collabore l'auteur.

12/09/2025, 18:01

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Denis Olivennes confronté à un nouveau mouvement social chez Editis

Les fins d’année se suivent et se ressembleraient donc, chez Editis : ce 15 décembre, un mouvement social appelle les salariés — représentants et assistantes commerciales — à une réunion, au siège de l’entreprise. À l’initiative de Force ouvrière, la rencontre est prévue dans l’atrium du 92 avenue de France… ou pas.

10/12/2025, 16:07

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Salman Rushdie alerte sur le recul des libertés en Inde

Salman Rushdie a exprimé, le 5 décembre dernier, son inquiétude face à l’état des libertés en Inde sous le gouvernement de Narendra Modī. Ses propos font écho à la levée en 2024 de l’interdiction d’importation des Versets sataniques et s’inscrivent dans une série d’alertes déjà formulées par l’écrivain sur le recul démocratique, observé par plusieurs initiatives littéraires et organisations de défense de la liberté d’expression.

10/12/2025, 16:03

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Incendie criminel à Grenoble : une nouvelle bibliothèque ouvre à côté de l'ancienne

Huit mois après l’attaque à la voiture-bélier qui a ravagé la bibliothèque Chantal-Mauduit et son dojo dans le quartier Mistral, la Ville de Grenoble rouvre une bibliothèque temporaire à quelques mètres du bâtiment détruit. Tandis que les équipements transitoires entrent en service, les travaux de réhabilitation définitive du site d’origine se préparent, pour un chantier estimé entre trois et quatre années.

10/12/2025, 12:21

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Crunchyroll Manga (re)devient Kazé et promet “un label fort”

Pegasus Manga, une société de HarperCollins Publishers, annonce aujourd’hui qu’après trois ans, la marque Crunchyroll Manga reprend son nom d’origine : Kazé. Ce nom a façonné l’histoire de l’édition manga en France et en Allemagne pendant plus de 30 ans et demeure une référence culturelle, reconnue par les lecteurs et respectée par l’ensemble du secteur. 

10/12/2025, 12:01

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Jordan Bardella a déjà tiré plus de 700 000 € de son activité d'“auteur”

Président du Rassemblement national, député européen, président du groupe Patriotes pour l'Europe au Parlement européen et auteur à succès : Jordan Bardella cumule les casquettes. Cette dernière activité lui a rapporté quelque 720.000 € net en 2024 et 2025, grâce à l'attention qui lui porte la maison d'édition Fayard, propriété du milliardaire Vincent Bolloré.

10/12/2025, 11:30

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Le monde arabe cartographié, pour mieux comprendre les politiques du livre

Les éditeurs et éditrices indépendant·es du monde arabe dévoilent une cartographie des politiques publiques du livre couvrant 11 pays de la région. Cette nouvelle ressource propose une lecture comparative des dispositifs législatifs, économiques et culturels qui structurent le secteur du livre et témoigne d’un travail mené malgré un contexte souvent fragile et instable.

 

10/12/2025, 11:15

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Nicolas Tocquer succède à Alain Colas à la tête de la BNU de Strasbourg

Un arrêté du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace annonce la nomination de Nicolas Tocquer, conservateur en chef des bibliothèques, à la direction de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Sa prise de poste sera effective le 1er janvier 2026.

10/12/2025, 10:22

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Loïc Froissart en résidence pour les 60 ans de La Petite Bibliothèque Ronde

Pour célébrer ses 60 ans, La Petite Bibliothèque Ronde lance une résidence artistique confiée à l’auteur-illustrateur Loïc Froissart. De novembre 2025 à juin 2026, il partagera le quotidien de l’institution à Clamart, animera des ateliers gratuits ouverts à tous et réalisera un portrait créatif de la bibliothèque, conçu avec les enfants et les familles dans l’Antenne temporaire.

10/12/2025, 10:18

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96 % des grands éditeurs italiens utilisent l'intelligence artificielle

En 2025, la lecture progresse en Italie, mais le temps réellement consacré aux livres diminue, tandis que l’intelligence artificielle s’impose dans les maisons d’édition, suscitant à la fois enthousiasme et inquiétude. Ces constats proviennent de deux études présentées par l’Association des éditeurs italiens (AIE) lors de la Foire Più libri più liberi, organisée du 4 au 8 décembre à la Nuvola de Rome. Le premier volet concerne les pratiques de lecture, le second l’usage de l’IA dans les chaînes de production éditoriales.

09/12/2025, 18:18

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Terre à terres : la nouvelle maison qui veut penser les transitions

Les éditions de l’Aube lancent Terre à terres, une nouvelle maison pour penser les transitions écologiques, sociales et technologiques. Née de la restructuration de plusieurs collections existantes, cette nouvelle entité entend rendre plus lisible un travail éditorial déjà engagé de longue date sur les questions de soutenabilité, de territoires et de transformations du monde contemporain.

09/12/2025, 16:38

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Un programme gratuit pour stimuler la lecture au Québec : le BiblioCLUB étend son réseau

À peine l’hiver installé, les bibliothèques publiques québécoises se projettent déjà vers la belle saison. L’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ) confirme en effet le retour du BiblioCLUB dès l’été 2026, avec l’ambition d’en faire un rendez-vous annuel incontournable pour les jeunes lectrices, lecteurs et leurs familles. 

09/12/2025, 15:49

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La maison d'édition Petit à Petit placée en redressement judiciaire

Fondées en 1997, les éditions Petit à Petit ont été placées en procédure de redressement judiciaire, a appris ActuaLitté. Olivier Petit, créateur et dirigeant de la maison, nous explique avoir voulu « anticiper et prendre les mesures nécessaires pour assurer les paiements des auteurs et le financement des ouvrages en cours de réalisation ».

09/12/2025, 15:19

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Mort d’Irène Lindon, figure discrète des Éditions de Minuit

Figure discrète des Éditions de Minuit qu’elle dirigeait depuis la disparition de son père Jérôme Lindon, Irène Lindon s’est éteinte ce dimanche 7 décembre à l'âge de 76 ans, d'après Libération. À la tête d’une maison née dans la clandestinité pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a prolongé jusqu’à la cession à Madrigall une politique d’auteur exigeante, au service des textes et d’un catalogue marqué par le Nouveau Roman.

09/12/2025, 13:02

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Isabelle Darthy prend la présidence de la commission internationale du SNE

Isabelle Darthy, directrice des droits étrangers à l’école des loisirs et Rue de Sèvres, a été élue présidente de la commission Internationale du Syndicat national de l’édition (SNE). Sa nomination est intervenue le lundi 8 décembre 2025.

09/12/2025, 11:10

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Cécilia Denis nommée attachée commerciale chez Kamael

Après plus de 10 ans passés en librairie, dont 11 ans à Unithèque, Cécilia Denis a rejoint le service client de Kamael début 2023. Elle a poursuivi son évolution en juin 2025 en devenant attachée commerciale. Elle prend désormais en charge la commercialisation de Gestock, des sites leslibraires.fr et de la solution Fidélivres.

09/12/2025, 10:51

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Dure fin d'année pour la Culture : le gouvernement lui serre la ceinture

Le gouvernement Lecornu II a poussé un soupir de soulagement le mercredi 3 décembre dernier après l'adoption du projet de loi de finances de fin de gestion 2025, revu en commission mixte paritaire, par le Sénat. Promulgué, le texte confirme des coupes de 48 millions € en crédits de paiement et de 123 millions € en autorisations d'engagement.

09/12/2025, 10:42

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Asad Haider, penseur de l’émancipation, s'en est allé

Théoricien marxiste, universitaire et éditeur militant, l'Américain Asad Haider est décédé. Il s’était imposé, en quelques années, comme l’une des voix les plus aiguës de la gauche radicale anglophone. À la croisée de la philosophie politique, de l’histoire des mouvements révolutionnaires et des luttes antiracistes, son travail n’a cessé d’interroger un même nœud : comment penser l’émancipation sans réduire la politique à la simple gestion des identités ?

08/12/2025, 18:18

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Un nouvel acteur mondial veut réinventer le droit de prêt public

Genève accueille une nouvelle structure dédiée au droit de prêt public. Créée le 2 décembre 2025, l’association Public Lending Right International (PLRI) entend rassembler, sous une même bannière, les acteurs impliqués dans la rémunération des auteurs pour le prêt de leurs œuvres en bibliothèque. L’objectif ? Favoriser le partage d’expériences, harmoniser les pratiques et accompagner les pays qui souhaitent instaurer — ou renforcer — un système de droit de prêt public.

08/12/2025, 15:46

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BnF, CNL, Maison du dessin de presse : quels moyens pour le livre, en 2026 ?

L'examen du projet de loi de finances pour 2026 se poursuit au Sénat, après un rejet en première lecture par l'Assemblée nationale et l'adoption du volet consacré aux recettes par la chambre haute. Les rapporteurs ont étudié en détail les propositions budgétaires du gouvernement, à l'instar de Jean-Raymond Hugonet (Les Républicains, Essonne), qui s'est penché sur le programme 334 du ministère de la Culture, « Livre et industries culturelles ».

08/12/2025, 15:34

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Flammarion recrute une nouvelle assistante commerciale pour la BD et la Jeunesse

Flammarion Diffusion accueille une nouvelle recrue au sein de son équipe commerciale. Depuis décembre 2025, Alice Colin a rejoint la maison en tant qu’assistante commerciale pour les secteurs Bande dessinée et Jeunesse. Elle assure la coordination commerciale, le suivi des ventes et l’accompagnement des équipes diffusion sur ces catalogues.

08/12/2025, 13:55

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Les éditions Deuxième époque en danger

Les éditions Deuxième époque, maison indépendante montpelliéraine dédiée aux arts vivants, traversent une grave crise financière menaçant leur survie. Plus qu’un lieu d’édition, c’est un espace de partage, d’apprentissage et de création collective autour des auteurs, stagiaires et coopérateurs. Pour préserver cette aventure humaine et culturelle, l’équipe lance un appel aux dons afin d’assainir sa trésorerie et poursuivre la publication d’ouvrages essentiels sur le théâtre, la danse, le cinéma et les beaux-arts.

08/12/2025, 10:44

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Peut-on raconter la prison en trois semaines ? Réponse à Nicolas Sarkozy en 20 livres

Ce 21 octobre 2025, Nicolas Sarkozy entra dans sa cellule avec de hautes ambitions littéraires : dans son sac, Le Comte de Monte-Cristo, et dans un coin de son esprit, les lettres du capitaine Dreyfus, écrites sur l’île du Diable. Il en sortit 21 jours plus tard, un manuscrit sous le bras et une révélation : « La prison est grise. »

08/12/2025, 10:21

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Mariane Ibrahim et Jean Mattern au conseil d'administration de l'Institut français

Un arrêté pris par la ministre de la Culture annonce les entrées de Mariane Ibrahim et Jean Mattern au sein du conseil d'administration de l'Institut français, au titre des personnalités désignées en raison de leurs compétences ou de leurs fonctions.

08/12/2025, 10:11

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Un mémorial des autodafés nazis incendié à Potsdam

À Potsdam, un lieu de commémoration rappelant les grandes campagnes de destructions de livres orchestrées par les nazis, a été la cible d’un acte de vandalisme commis par des adolescents. Le mémorial, installé dans une ancienne cabine téléphonique, rendait hommage et justice aux livres qualifiés d'impurs qui furent incendiés en 1933, dans cette Bibliothèque des livres brûlés

06/12/2025, 09:16

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Une Espagnole écoulait sur internet des livres volés à la bibliothèque municipale

Un beau matin d’octobre 2025, la Policía Nacional a mis fin à des mois de larcins discrets — mais obstinés — dans la Biblioteca Municipal de El Puerto de Santa María (Cádiz). L’accusée : une femme suspectée d’avoir subtilisé des dizaines d’ouvrages pour les revendre ensuite sur la fameuse appli de seconde main Wallapop. Résultat de l’enquête : 127 livres récupérés, pour une valeur estimée supérieure à 2000 €. 

06/12/2025, 08:46

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La petite maison qui croit aux grands débats : le Faubourg déploie sa collection poche

Fondées en janvier 2020 par Sophie Caillat, ancienne journaliste et cofondatrice de Premier Parallèle, les Éditions du Faubourg se sont imposées en quelques années comme une voix singulière des sciences sociales engagées. La maison a choisi en 2025 de créer sa propre collection de poche : un moyen de reprendre la main sur son catalogue, de prolonger la vie de ses titres et d’aller chercher un lectorat plus jeune, plus large, plus sensible au prix.

05/12/2025, 19:17

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Bruno Gaccio se glisse dans la peau de Sarkozy avec Le Temps béni des Vérités

Après avoir quitté la prison de la Santé, Nicolas Sarkozy a annoncé un journal de détention, publié chez Fayard le 10 décembre prochain, maison qui abrite également Jordan Bardella, Éric Zemmour ou Philippe de Villiers. Pour Bruno Gaccio, c'était trop tentant : il publie le même jour, Le Temps béni des Vérités, chez Massot, « pastiche » de l'ancien président de la République.

05/12/2025, 18:44

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Pierre Lemaitre, Bégaudeau, Le Clezio et Thomas Schlesser de retour en janvier

Tout commence, écrit Pierre Lemaitre, par « un incendie, un bébé… et un sanglier ». Avec Les Belles Promesses, l’écrivain met un terme à sa tétralogie des Années glorieuses, après Le Grand Monde, Le Silence et la Colère et Un avenir radieux. En librairie le 6 janvier prochain.

05/12/2025, 17:30

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Plagiat ou inspiration : un écrivain met en cause Max Lobe et les éditions Zoé

L’affaire aurait pu rester confinée aux coulisses de la création. Elle s’est rapidement déplacée sur le terrain judiciaire, puis dans l’espace public. Depuis plusieurs semaines, un bras de fer oppose l’auteur franco-camerounais Astrid-Aimé à l’écrivain suisse Max Lobe et les Éditions Zoé, basées à Genève.

05/12/2025, 17:07

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Bayard : Nicolas Huberman nommé à la direction de la régie publicitaire

Le Groupe Bayard nomme Nicolas Huberman au poste de directeur général adjoint de sa régie

publicitaire Bayard Média Développement. Cette nomination constitue une étape clé dans la stratégie de transformation du groupe, avec l’ambition d’intensifier l’innovation au sein de ses solutions publicitaires pour accompagner l’évolution des usages et renforcer la performance des marques.

05/12/2025, 12:36

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La Galerie de Florence : projet monumental et méconnu qui a transformé Alexandre Dumas

Découvrir un texte inédit d’Alexandre Dumas a quelque chose d’un frisson — une impression de repousser une porte que l’on croyait condamnée. Avec La Galerie de Florence racontée par Alexandre Dumas, publiée pour la première fois dans son intégralité, ce frisson devient une immersion. 

05/12/2025, 10:56

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N'en déplaise à Trump, les aides fédérales aux bibliothèques rétablies

Donald Trump, peu après son investure, avait attaqué de manière frontale l'Institute of Museum and Library Services (IMLS) en signant un décret présidentiel qui ordonnait son démantèlement. Cette agence fédérale, qui subventionne les actions des bibliothèques américaines, notamment dans les zones rurales, a finalement pu poursuivre ses actions, grâce à une décision de justice.

05/12/2025, 10:12

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Cent ans après, quel avenir pour le dépôt légal des phonogrammes ?

Adoptée en 1925, la loi instituant le dépôt légal des phonogrammes organise la collecte et la conservation des références éditées et distribuées sur le territoire français, pour constituer une collection de référence à la Bibliothèque nationale de France. L'établissement patrimonial, en partenariat avec le Centre national de la musique, s'interroge sur l'avenir de cette pratique, à l'heure de la musique dématérialisée.

05/12/2025, 09:43

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Café-librairie, espace militant, scène littéraire : tour de France des nouvelles adresses

De la côte normande au Pays basque, en passant par Angers, Paris ou La Rochelle, des librairies ouvrent, inventent, expérimentent. D’autres se réinventent ou luttent pour survivre, d’autres encore s’apprêtent à tourner une page...

04/12/2025, 17:35

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Arts en résidence lance un appel à candidatures pour une résidence itinérante

Arts en résidence – Réseau national, qui fédère des structures dédiées aux résidences artistiques en France, lance un appel à auteur·rice pour accompagner la quatrième édition du programme itinérant Chemin des affinités en 2026. L’écrivain·e suivra le projet « Saut de puce » de l’artiste Lorette Pouillon – accueillie à la Galerie du Dourven, aux Capucins d’Embrun et au Centre d’art de Châteauvert – et en retracera l’évolution au fil des résidences, entre échanges réguliers et une rencontre sur place.

04/12/2025, 15:06

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Les communes maintiennent leur soutien aux associations culturelles

Alors que les discussions sur le budget 2026 occupent le Parlement, la Coordination des Fédérations et Associations de Culture et de Communication (COFAC) publie son 10e baromètre flash sur le secteur. Malgré un contexte austéritaire indéniable, les communes et intercommunalités maintiennent pour l'instant leur soutien aux associations culturelles, note cette étude.

04/12/2025, 13:23