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Seuss, le vivre-ensemble et la cancel culture

Cesser la commercialisation de livres du Dr Seuss, accusés de véhiculer un « racisme infect » par certains commentateurs, voilà qui donne à réfléchir. Les ouvrages jeunesse de l’Américain n’ont pas connu en France le succès d’outre-Atlantique. Pourtant, leur traducteur français s’inquiète, à plus d’un titre, de ces comportements. D’autant que Stephen Carrière, qui a traduit une dizaine d’oeuvres de Seuss, est également éditeur, directeur des éditions Anne Carrière. Il nous répond.

Le 05/03/2021 à 14:37 par Nicolas Gary

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05/03/2021 à 14:37

Nicolas Gary

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ActuaLitté

ActuaLitté : Le 2 mars, journée nationale de la lecture aux États-Unis, six ouvrages sont supprimés de la vente, qu’en pensez-vous ?

Stephen Carrière : Cela m’effraie.

Vous avez été le traducteur de livres de Seuss en France : comment comprenez-vous cette décision ?

Stephen Carrière : Parler de ce que l’on n’a pas lu est toujours compliqué et je n’ai pas lu les albums en question. J’ai seulement vu deux dessins incriminés.

Il me semble que ce sont les ayant-droits qui ont pris les devants de peur que le zeitgeist ne rattrape Seuss et que toute son œuvre prodigieuse se voit entachée. Ils sont dans leur rôle. Je comprends leur choix. L’époque s’enivre de bûchers, ils ont un héritage culturel précieux à protéger.

Après une dizaine de traductions des livres de Seuss, le racisme est-il un élément flagrant ? 

Stephen Carrière : L’absence de racisme, le culte de la tolérance et l’humanisme sont les seuls « élément flagrants » des livres de Seuss que j’ai traduits. 

Les dessins incriminés dans les albums retirés de la vente aux États-Unis sont des représentations de stéréotypes jugés racistes. J’ai vu, pour ma part, un personnage chinois en costume traditionnel avec des baguettes et deux Africains en pagne. Un regard d’un autre temps, oui. Critiquable ? Oui. Mais c’est compliqué cette passion de traquer les stéréotypes racistes dans les œuvres d’un autre temps.

La pensée « progressiste » aura-t-elle gagné quelque chose quand on retirera de la vente Dans la dèche de Paris à Londres de George Orwell à cause des stéréotypes antisémites qu’il contient ? On peut dire : « Oui mais Seuss c’est pour les enfants. » Disney a du mal d’ailleurs avec son catalogue en ce moment. Je crois que cet argument m’effraie encore plus. C’est nier totalement la responsabilité éducative des parents et qu’est-ce que cela dit de l’aspiration à la construction d’un esprit critique ?

On évoque des stéréotypes articulés sur une imagerie dégradante… mais qu’en est-il de la cancel culture ?

Stephen Carrière : Je pense que la cancel culture est un combat mené par des gens qui éprouvent un égal dégoût pour la rigueur intellectuelle, la nuance et la culture. Ce n’est pas une menace nouvelle : le fascisme, le nazisme, le stalinisme et le maoïsme ont beaucoup contribué à faire progresser la discipline. 

Qu’apprend-on quand on supprime une œuvre ? Rien. En revanche, quand on prend un peu plus de temps, on découvre quoi ? Parfois du racisme, parfois des trésors d'humanité, parfois les deux.

C’est quoi un trésor pour moi ? Une histoire que j’aimerais raconter aux plus jeunes, justement pour les aider à construire leur esprit critique. Par exemple l’histoire d’un jeune dessinateur de presse, Theodor Seuss Geisel qui, comme toute sa génération d’Américains, a été épouvanté par Pearl Harbor et a ensuite produit des dessins racistes contre les Japonais pendant la guerre. 

Suivre le parcours de Theodor Seuss Geisel serait une bonne occasion pour parler de ce que la peur et l’esprit de revanche peuvent générer dans une population. Une occasion, par exemple, d’aborder le sujet des camps d’internement dans lesquels ont été jetés tant d’Américains d’origine japonaise au cours de la guerre.

Et puis, pourquoi ne pas en profiter pour proposer de regarder le magnifique film de John Sturges : Un Homme est passé ?

En prenant encore un peu plus de temps (beaucoup plus qu’il n’en faut pour effacer une œuvre j’en conviens), je raconterais volontiers la suite de l’histoire. Seuss, devenu un auteur célèbre se rend au Japon en 53. Il y découvre les conséquences de Hiroshima et Nagasaki. (Arrivé à ce stade du récit, je proposerais sans doute de regarder Pluie noire, de Shôhei Imamura… oui, c’est un peu long : l’inverse de la cancel culture).

Mais revenons à Seuss qui est absolument bouleversé. Il réfléchit à ses propres dessins. Il veut se repentir. Comme il est le plus lu de tous les auteurs jeunesse de son temps, son pardon ne peut que prendre la forme d’un livre. Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve ça émouvant un pardon qui demande du temps, des efforts et du talent. C’est autre chose qu’un fil Twitter ou une pétition Facebook, non ?

Seuss a donc donné vie à Horton Hears a Who! (Horton entend un chou, en français), son livre le plus émouvant à mes yeux, et il l’a dédicacé à son grand ami Mitsugi Nakamura. 

Horton a été lu par des millions d’enfants à travers le monde. Ils y ont trouvé un vibrant manifeste pacifiste, un avertissement à ne pas avoir peur de ce qui est différent, et l'affirmation que la discorde, le mépris et l'intolérance menacent jusqu'à la planète que nous partageons. 

En tant que traducteur à plus forte raison, que vous inspire la polémique autour de la traductrice pour le livre d’Amanda Gorman ?

Stephen Carrière : La traductrice ayant été adoubée par l’auteur, je pense sincèrement qu’il était possible pour elle et son éditeur d’éteindre cet incendie-là. 

Si la traductrice a pris immédiatement l’initiative de se désister, c’est peut-être par souci de cohérence politique. Je m’explique : Marieke Lucas Rijneveld est une jeune auteure puissante, reconnue, et elle est aussi une personne non binaire plurielle, sympathisante LGBTQIA+.

Or, en général, les milieux LGBTQIA+ sont en première ligne dans le combat contre « l’appropriation culturelle ». Il est possible donc que Marieke Lucas Rijneveld se soit elle-même sentie en contradiction avec ses engagements.

À quand des vagues de cancel culture dans l’édition en France ?

Stephen Carrière :  La cancel culture a, je pense, démarré en France le jour où une pétition Facebook ignominieuse a demandé le retrait du livre On a chopé la puberté et l’a obtenu dans la plus grande indifférence. 

Le grand combat bien sûr c’est d’essayer de conserver un front progressiste contre une doxa qui se prétend de gauche mais n’est qu’un faux nez d'une pensée autoritariste, narcissique et paresseuse.  

De quoi ai-je peur ? De quatre fléaux qui selon moi peuvent faire des dégâts considérables dans l’édition et durablement dégrader notre rapport à la culture : les triggers warnings [NdA : cette idée que certains lecteurs sont trop fragiles pour certaines œuvres, et qu’il est impératif d’accompagner les ouvrages de fiction d’avertissements],  les sensitivity readers, le concept d’appropriation culturelle et l’écriture inclusive. 

L'écriture inclusive me paraît être une arme de destruction massive de notre plus beau bien commun, notre langage – une prédatrice de toute aspiration à vivre ensemble.

J’adorerais que les éditeurs, les libraires et les bibliothécaires mènent ensemble ces combats, mais d’une part, il ne m’appartient pas de parler en leur nom, et de l’autre j’en connais qui ne souscrivent pas à mon discours.

Selon moi, une société qui a pour aspiration de vivre ensemble a besoin d’une chaîne du livre ayant à cœur, dans la mesure des limites établies par la loi, d’offrir une diversité d’opinions, de sensibilités et de pensées, par la lecture. Le fossoyeur de cet idéal a un nom : la cancel culture. On reconnaît ses bûchers à ce qu’ils ne produisent que de la fumée et jamais de lumière.

 

[NDLR : il a été indiqué que les ouvrages incriminés du Dr Seuss resteraient disponibles en bibliothèque].

Les livres du Dr. Seuss sont publiés au Nouvel Attila.

 

Crédit photo : Dr Seuss © Stephen Carrière ; Amanda Gorman, Chairman of the Joint Chiefs of Staff Suivre, CC BY 2.0 ; Stephen Carrière, DR

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Par Nicolas Gary
Contact : ng@actualitte.com

28 Commentaires

 

Ed

05/03/2021 à 16:38

J'hésite entre le feu de joie (qui pour le coup, apporterait un peu de chaleur et de lumière) et la danse de la pluie pour refroidir les ayatollahs qui débarqueront sans trop de doute ici.
D'abord, parce que le propos est sain, équilibré, et supporte (voire encourage, me semble-t-il) la critique. Ensuite, parce que cette lucidité d'un éditeur/auteur/traducteur/entrepreneur fait plaisir à voir, à lire et à partager.
Mais pour l'apprécier, en effet, il faut savoir lire.
ActuaLitté de n'a pas titré lourdement pour attirer le troll. Espérons qu'il vienne en curieux quand il aura flairé la piste.
Merci en tout cas.

NAUWELAERS

05/03/2021 à 21:51

MILLE BRAVOS à Nicolas Gary !
Les lectrices et lecteurs lucides et faisant preuve d'esprit critique et de goût du débat sont largement majoritaires sur ce site, par rapport aux trolls...
Sinon une remarque: j'approuve de A à Z les propos de ce professionnel en réponse aux questions tout à fait pertinentes et nécessaires de Nicolas Gary.
J'ajoute quelque chose: dans leur rage d'épuration, les «wokes» et adeptes de la «cancel culture» (très souvent les mêmes) baptisent très vite de «racistes» des éléments d'autrefois -voire d'aujourd'hui -qui ne le sont en fait pas du tout mais qui les heurtent à cause de leur inculture et de leurs préjugés à eux: des idées progressistes excellentes en théorie mais appliquées de façon plus que...problématique sur le plan concret, en se fourvoyant et en se prenant la botte de foin au premier virage.
Au mépris de toute légitimité et de tout recul.
Je précise: désolé, mais il est stupide de décréter a priori «racistes» des dessins d'Africains vêtus d'un pagne.
Car dans ce cadre de vie et sous ce soleil brûlant, beaucoup se vêtaient d'un pagne.
Et alors ?
Où est le problème ?
Est-il interdit -par exemple -de dessiner un Arabe en djellaba ou une Japonaise en kimono ?
Cela existe...et ce n'est déshonorant qu'aux yeux de ceux dont le regard est vicié par le prisme de leur intransigeance ridicule et mal placée.
De la bigoterie bien-pensante mais de mauvaise composition qui se mord la queue, tout en exerçant un grand pouvoir de nuisance.
En Belgique, où je vis, il m'arrive de croiser des Arabes en djellaba: eh bien c'est leur droit !
Couiner parce qu'on en dessinerait un portant ce vêtement typique, c'est une preuve d'esprit étroit et mal tourné, selon moi.
Tout le monde sait que des Africains vivant en ville et non dans la brousse portent des costumes en majorité tout de même...
Si des abrutis l'ignorent, c'est leur problème.
Il faut éviter que ce genre de flicaille d'un faux politiquement correct n'inflige au mot grave et préoccupant de «racisme» un émiettement sémantique qui en affaiblirait énormément le sens.
Ne pas abuser de ce mot ni de celui de «fascisme»...
Ne pas brûler les cartouches du progressisme en les tirant en l'air et dans le vide au risque d'avoir perdu toute crédibilité quand de sérieuses échéances se profileront...!
En ayant exaspéré la majorité de la société, et pas seulement -très loin de là -la seule fachosphère d'extrême droite, adepte de son côté des mêmes méthodes parfois que celles de la «cancel culture», justement même en sens inverse.
Enchanté de cet entretien éclairant et infiniment positif et merci pour cela !
CHRISTIAN NAUWELAERS

stephD

07/03/2021 à 10:31

Je vous applaudis Monsieur Nauwelaers. C'est rassurant de voir que tout le monde n'a pas perdu la tête.

In vino veritas

06/03/2021 à 07:01

Beaucoup de bonnes choses dans cette interview. Mais beaucoup de sujets à peine déflorés en réponse.

La plus intéressante serait : pourquoi cette cancel culture ?

Michel BLAISE

06/03/2021 à 08:51

Cancel culture, vivre ensemble ? Alors il faut, sans délai, "débaptiser la rue de Téhéran à Paris, notamment. Pourquoi la France conserve t elle des rues du nom de "Républiques islamiques" qui n'ont de République que le nom, qui vomissent sur les femmes et assassinent les homosexuels - pour ne citer que quelques exemples ?

EG

06/03/2021 à 11:00

Bravo, avis nuancé et très intéressant. Tout à fait d'accord avec les 4 fléaux. Merci.

LauGid

06/03/2021 à 12:02

"Qu’apprend-on quand on supprime une œuvre ? Rien."
Bravo, tout est dit, peu de mots qui invitent à réfléchir.
Et donc, merci !

Aderu

06/03/2021 à 15:21

Je suis bibliothécaire et je ne rejoindrai certainement pas ce monsieur dans ces combats !
Les notions de " triggers warnings, les sensitivity readers, le concept d’appropriation culturelle et l’écriture inclusive" sont à mes yeux salutaires !

Michel BLAISE

06/03/2021 à 21:13

En votre qualité de bibliothécaire (sic), avant de militer en faveur de l'écriture incluse, qui n'a d'inclusif que le nom tant elle induit inégalités et stupidités, révisez les règles fondamentales de grammaire, de syntaxe, et de conjugaison. " Je ne rejoindrai (sic) pas ..." n'est pas entendu au futur dans la phase.

Syntaxement votre.

...

NAUWELAERS

06/03/2021 à 22:22

Michel Blaise,
En désaccord avec les idées d'Aderu...mais son futur simple me paraît correct ?
Il ne rejoindra pas...
En quoi est-ce illicite ?
Désaccord sur le fond de son message (ce qu'il estime salutaire ne l'est absolument pas selon vous et moi et bien d'autres y compris sur ce fil de discussion) mais rien à redire sur la forme...
CHRISTIANNAUWELAERS

Jean-Luc Fromental

07/03/2021 à 15:00

Votre équité vous honore. Je la salue car elle est rare sur ce type de forum. Et je me méfierais (avec s pour le coup) d'une ou une bibliothécaire qui emploie le mot trigger ("gâchette" ou plus précisément "queue de détente") dans l'un de ses posts. Just joking, of course. Du paquet d'âneries que cette personne nous lâche sur la tête, c'est toutefois le concept "d'appropriation culturelle" qui me révulse le plus. Quoi ? Un homme oser écrire d'une frustrée normande et venir prétendre qu'elle, c'est lui ? Un vieil écrivain cousu d'honneurs se glisser dans la peau d'un misérable orphelin londonien ? Un barde en exil se permettre de parler à la place d'un gosse des rues, d'un bossu et d'une gitane ? J'ai toujours dit qu'il fallait laisser aux enfants le soin d'écrire les livres pour enfants.

Aïe

08/03/2021 à 11:07

Et dire qu'on vient de nous dire ici que les bibliothèques ne sont pas des lieux politisés ;-)

Merci aux municipalités d'essayer d'y rétablir un peu d'équité...

Forbane

06/03/2021 à 19:31

Très pertinente interview.

NAUWELAERS

06/03/2021 à 20:20

Tout à fait d'accord avec Forbane, EG, Laugid...
Pas à 100% avec In Vino Veritas car non, je ne pense pas que l'interview soit trop superficielle.
Il ne s'agit pas ici de raconter toute la genèse et les tenants et aboutissants de la culture «woke» et de la «cancel culture»: de nombreux articles et dossiers le font très bien dans la presse et quelques essais, alors que j'écris ceci !
Non bravo sans réserve(s) à Nicolas Gary et Stephen Carrière.
Quant au bibliothécaire Aderu, j'espère que ses convictions ne «percolent» pas dans son travail et qu'il n'est pas question de prosélytisme pour ces causes...
La neutralité des bibliothécaires est censée ne pas rester un vain mot.
Lorsqu'on est contre l'appropriation culturelle, on doit la rejeter dans tous les sens et cela ne se fait pas.
Il s'agit d'un rejet sélectif.
Mais sans appropriation culturelle, pas de culture donc des gens de culture qui s'expriment comme cela (ainsi que le reste: approuver les «triggers warnings» etc.), je trouve cela inquiétant.
Espérons qu'il ne s'agisse pas d'une tendance lourde et active dans certaines bibliothèques.
Respecter le libre arbitre et la maturité du lecteur est la moindre des choses à l'Instar du devoir de réserve des fonctionnaires.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Jean-Luc Fromental

07/03/2021 à 14:31

Les affreux petits flics à l'origine de ces autodafés sont d'autant plus dangereux qu'ils ignorent ce qu'ils sont et les conséquences de ce qu'ils mettent en branle. Leur stupidité, leur ignorance, leur vertueuse indignation sont telles qu'elles masquent à leurs propres yeux leur position totalitaire derrière une posture victimaire totalement fantasmée. La "cancel culture", comme le dit si bien Stephen Carrière, ne protège personne de rien. Elle efface la mémoire et crée les conditions d'amnésie nécessaires à la résurrection des monstres (ceux, vous savez, qu'engendre le sommeil de la raison). Elle alimente en outre les discours délétères de ses "ennemis", les Zemmour et compagnie, eux-mêmes adeptes de l'éradication de toute pensée dérangeant leurs certitudes.

NAUWELAERS

07/03/2021 à 23:27

Bien vu cher monsieur Fromental !
L'aveuglement soi-disant de gauche n'est pas nouveau et n'a rien à voir avec la vraie gauche authentique, de Jaurès à Cavanna en passant par Mendès-France (pour la France).
Pensez aux aimables plaisantins thuriféraires autrefois de Mao ou de l'URSS en ignorant ou niant les goulags, par exemple, jusqu'à l'explosion littéraire de Soljenitsyne...
Bizarre cette propension du progressisme -revendiqué comme tel -à commettre sur la longueur de telles erreurs gravissimes d'appréciation, au long cours.
Enfin je crois à une prise de conscience assez importante à ce sujet.
Pour éviter un basculement dans un totalitarisme d'une autre couleur...
Peut-on une fois pour toutes adhérer à une politique, à des idéaux progressistes et positifs en évitant l'extrémisme et des effets pervers calamiteux et contre-productifs ?
Où diable reste le centre ?
Cordialement.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Jean-Luc Fromental

08/03/2021 à 12:19

L'histoire longue de ces mouvements (GP, LCR, Spontex et cie), à laquelle nous avons eu le douteux privilège d'assister dans son intégralité, nous montre d'ailleurs dans quel état réactionnaire ont fini la plupart de ces thuriféraires, à quel point leur totalitarisme "de gauche" empruntait tout au premier terme et presque rien au second. Il y a une feuille de papier à cigarette entre Massu et Boudarel et il semble bien que chez les dogmatiques seule compte la notion du dogme. Son contenu est au fond totalement secondaire.

Frantz

09/03/2021 à 09:20

Une feuille de papier à cigarette entre Massu et Boudarel. Vraiment ? Entre un héros et une ordure gardien de camps de concentration Viet (60 % de taux de mortalité), traitre à son pays, une feuille de papier à cigarette ?

Jean-Luc Fromental

09/03/2021 à 19:50

Grossière erreur de ma part. Je voulais écrire Bigeard et non Massu. Vous faites bien de me mettre le nez dans ma funeste étourderie. Marcel Bigeard et ses Gégènes, le fameux groupe des années 60.

frantz

10/03/2021 à 07:41

Pardon petit fellagha…(écrit en 1958 par Pierre Jean VAILLARD:

« Et, petit Fellagha, c’est à toi que je pense
En voyant ta rancune à l’égard de la France.
J’ai beaucoup réfléchi et ma méditation
Me décide à venir te demander pardon….
Oui, pardon, Fellagha, pardon pour mon grand père
Qui vint tracer des routes et labourer la terre.
Il est venu chez toi, il a tout chamboulé.
Où poussaient des cailloux, il a planté du blé.
En mettant après ça, Ô comble de l’ignoble,
Où poussaient des cailloux, il a fait un vignoble.
Pardon, cher petit Fellagha,
Oh, pardon de tous ces dégâts.
Et mon affreux grand-père (il faut qu’on le confesse)
N’était bien sûr, pas seul à être de son espèce.
Ces autres scélérats ont bâti des cités,
Ils ont installé l’eau et l’électricité.
Et tu n’en voulais pas, c’est la claire évidence
Puisqu’on sait que avant que n’arrive la France
Tu n’avais en dehors de la Casbah d’Alger
Que la tente ou bien le gourbi pour te loger.
Et pour ton éclairage, tu n’avais que de l’huile.
Alors nos maisons, bien sûr, c’était la tuile.
De l’électricité, là encore soyons francs,
Tu ne demandais pas qu’on te mette au courant …
Tu t’es habitué à ces choses infâmes,
Mais c’est à regret et la mort dans l’âme …
Stoïquement d’ailleurs, tu supportes ces malheurs,
Avec force courage et tant de belle humeur.
Donc tu as engraissé, mais de mauvaise graisse.
Car tu prenais le car (une invention traîtresse)
C’est ce même car que, pris d’un délire divin,
Tu devais, un beau jour, pousser dans le ravin.
Je comprends ta rancœur, je comprends ta colère,
Tu n’es pas au niveau des arabes du Caire.
Tu glandes et tu vis mieux qu’un fellah égyptien.
A quoi Nasser… Nasser à rien.
Nous avons massacré tes lions et panthères.
Nous avons asséché tes marais millénaires.
Les moustiques sont morts … Les poux … De Profundis.
Nous avons tout tué, jusqu’à la syphilis.
Ah pardon Fellagha pour tous ces carnages.
Mais nous t'avons aussi, j'oubliais, sauvé du béribéri.

Jean-Luc Fromental

10/03/2021 à 12:33

Le Caveau de la République avec nous !

frantz pernet

10/03/2021 à 13:44

Indémodable humour des garçons de bain.

vieux barbu

07/03/2021 à 20:04

"une doxa qui se prétend de gauche mais n’est qu’un faux nez d'une pensée autoritariste, narcissique et paresseuse" .. il est temps de rappeler que le nazisme, le stalinisme et le fascisme se prétendaient être des socialismes. Je ne connais que trop de ces imbéciles sans nuances, incapables de réfléchir plus loin que leurs dogmes prétendument droit-de-l'hommistes, et qui finissent toujours pas insulter, calomnier, et mentir ou inventer des arguments (ce qui revient au même) qui leur permettent d'exiger l'interdiction. Car ils ne savent qu'interdire et réprimer, pas éduquer, puisque ce sont en réalité des obscurantistes travestis en progressistes, et qui sont d'abord préoccupés de faire une narcissique carrière médiatique. Ils faut systématiquement leur résister en ridiculisant leur pensée réduite, par la démonstration PUBLIQUE de son absence de réalité historique, scientifique et sociale. Notre civilisation est en jeu.

anais

07/03/2021 à 20:21

est-ce encore possible de parler français ? qu'est-ce que la "cancel culture"? merci de préciser...

Jean-Luc Fromental

08/03/2021 à 00:12

Il s'agit très simplement de la "culture de la suppression", c'est à dire de la réécriture autoritaire (stalinienne) de l'Histoire par élimination de tous les éléments susceptibles de porter atteinte à la sensibilité actuelle. Cette pensée inepte qui prétend, par exemple, que pour restaurer la dignité des Afro-américains, il convient d'éradiquer toutes traces des lynchages, toutes les paroles, toute la lexicographie de ceux qui les ont, effectivement, opprimés. La même pensée qui demande la suppression de Madame Bovary des programmes universitaires au prétexte que le livre est écrit par un homme et propose une vision péjorative des femmes, ou appelle au boycott d'une exposition de Gauguin, arguant du comportement critiquable du peintre envers les jeunes Polynésiennes. Cette pensée voudrait, pour les mêmes raisons, faire tomber toutes les statues de Christophe Colomb, l'abominable colonisateur, et nous empêcher de lire l'infâme Tintin au Congo.

Aleph

09/03/2021 à 11:12

C'est juste de l'intolérance, de la bonne vieille intolérance redécouverte par des djeunes et cons.

Liger

10/03/2021 à 11:07

Mais, mais, mais... que de vilains réactionnaires sourds à la souffrance de tous ces groupuscules (enfin, souvent le même baptisé de dix noms différents pour donner l'impression du nombre).

Allons, allons, il faut les laisser animer nos rues et nos existences : je leur propose d'organiser des festifs autodafés, dont Voltaire a démontré l'utilité : sur la place publique, on entassera les œuvres racistes et assimilées (entre autres, Tintin au Congo, toutes les peintures réalisées dans les colonies, Kirikou, Dilili à Paris, les œuvres de Senghor (coupable de négritude), etc.) ; on y mettra le feu et les milices bien-pensantes salueront cette œuvre de saine épuration de chants et hurlades appropriées... comme dans l'Allemagne nazie.

Jean-Luc Fromental

10/03/2021 à 12:37

Oui, nous ferons le né Césaire !

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Face à la concentration croissante de l’édition, l’application Quisbn ? ambitionne de rendre visibles des liens de propriété largement méconnus du public. En scannant un ISBN, elle permet d’identifier les groupes auxquels appartiennent les maisons d’édition, au moment même de l’achat. Fondé sur le croisement de sources publiques et une veille contributive, l’outil entend démocratiser l’accès à des données économiques complexes et nourrir une compréhension plus éclairée du monde du livre.

26/12/2025, 10:18

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“Économiquement, la vente en librairie ne suffit pas”

À première vue, on croit connaître le livre de photographie : des photos - logique -, un « beau livre », un objet qu’on feuillette. Mais il n’est ni un simple album, ni une exposition mise en pages, ni une illustration chic d’un texte. C’est un récit, un langage à part entière - et c’est précisément parce qu’il reste méconnu, parfois mal identifié, que l'association France PhotoBook inaugure une Journée de sensibilisation au livre de photographie, le jeudi 22 janvier 2026 à Amiens, de 9h30 à 17h30.

23/12/2025, 17:32

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“La première règle du Knight Club, c'est de s'approprier les croisades” Arthur de Pins

Parti guilleret de son atelier à Bastille, Arthur de Pins nous attendait devant l’Institut du Monde Arabe. On s’était promis de parcourir ensemble la bibliothèque et les ouvrages médiévaux, parler de l’art de la forge au XIIIe siècle, dans le Royaume d’Israël… et ce n’était que l’apéritif. Une immersion complète pour aborder son dernier livre Knight club, un roman graphique entre tempête de sable et vis comica

23/12/2025, 11:04

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Emmanuel Khérad : “La mobilisation du public me donne une responsabilité”

Après l’arrêt brutal de La Librairie francophone, Emmanuel Khérad retrouve l’antenne avec Le Club francophone, un nouveau programme culturel diffusé sur TVMonaco et YouTube. Télévision, production indépendante, jeunesse, lecteurs, libraires et francophonie : l’animateur et producteur revient sur la genèse du projet, et ses ambitions pour l'année à venir.

22/12/2025, 18:01

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Après les agressions, Paris crée un dispositif d’intervention rapide pour les librairies

Après plusieurs semaines de polémique, le Conseil de Paris a finalement adopté l’aide municipale destinée aux librairies indépendantes. Nicolas Bonnet-Oulaldj, adjoint à la maire de Paris chargé du commerce, de l’artisanat et des professions culturelles, revient pour ActuaLitté sur les enjeux de ce vote, les usages concrets de la subvention et les tensions politiques qui ont traversé le dossier.

18/12/2025, 18:26

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Amin, un enfumage algérien

C’est une histoire qui se passe à Alger et dans ses alentours, mais elle se déroule également ailleurs, dans d’innombrables pays. En somme, c’est une histoire ancienne, elle change simplement de visages, de géographies, de configurations, de scènes et d’acteurs. 

17/12/2025, 14:32

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“La poésie n’a pas à servir à quoi que ce soit” : entretien avec Julien Boutreux

Au milieu des années 2010, Julien Boutreux créé une revue toute noire, carrée, illustrée et sobre à la fois, quelque peu mystérieuse et délibérément confidentielle. Intitulé Chats de Mars, en référence à François Rabelais, le périodique tourangeau diffuse alors des voix plus ou moins nouvelles du champ poétique, avec toutefois une exigence de lisibilité. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

17/12/2025, 10:49

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“Sans livres, pas de liseuse” : la vision de Marius Sobczak (inkBOOK) sur l’avenir de la lecture numérique

Quand Marius Sobczak évoque la lecture numérique, il le fait avec le calme de ceux qui ont vu passer plusieurs cycles. Son histoire avec la liseuse commence tôt, très tôt même. « On a vendu la première liseuse en Europe en même temps qu’Amazon a vendu la sienne », rappelle-t-il. Depuis, le marché s’est transformé en profondeur. Les usages ont évolué, les acteurs se sont raréfiés, et les certitudes d’hier ont souvent volé en éclats.

16/12/2025, 16:09

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Witi Ihimaera : “La France est plus grande que vous ne le pensez“

Witi Ihimaera nous raconte sa littérature comme une affaire de noms, de transmission… et de détournement. Il remonte avec nous à ce moment où, avec l’arrivée des missionnaires en Nouvelle-Zélande, « ils ne pouvaient pas dire « Ihimaera »… » et cherchent une approximation : « Qu’est-ce qui sonne comme “Smiler” ? Alors on t’appellera Pop Smiler. »

15/12/2025, 17:35

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“Ce sont des travailleurs“ : Soumya Bourouaha revient sur la protection sociale des créateurs

Dans le rapport de la mission flash remis le 26 novembre dernier, les députées Soumya Bourouaha (Seine-Saint-Denis, 4ᵉ circonscription) et Camille Galliard-Minier défendent l’idée de rattacher les artistes-auteurs à l’Unédic afin de leur ouvrir l’accès au chômage. La proposition de loi dite de « continuité de revenus » souligne en effet que ces créateurs connaissent, comme d’autres professions déjà couvertes, des périodes de creux involontaires. 

11/12/2025, 16:09

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”La Sacem ne défend pas d’autres intérêts que ceux de ses membres”

ActuaLitté révèle, dans un article, l'activité de lobbying menée par la Sacem contre la proposition de loi sur la continuité de revenus des artistes-auteurs : la société de gestion de droits d'auteur y répond. Dans cet entretien, elle défend la légitimité de son intervention auprès des sénateurs et justifie ses prises de position. Elle affirme représenter au mieux les intérêts de ses membres face à une réforme jugée risquée pour le droit d’auteur. L’échange revient sur les critiques adressées à la PPL, la précarité des artistes-auteurs et le rôle de la gestion collective dans le secteur culturel.

11/12/2025, 11:26

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Éditions ZTL-ZéTooLu : une maison pour les enfants dyslexiques, mais pas que...

La dyslexie complique l’apprentissage de la lecture, mais des solutions existent pour accompagner les enfants comme les adultes. Sandra Todorovic, fondatrice de la maison d’édition ZTL-ZéTooLu, travaille depuis des années sur des ouvrages pensés pour faciliter la lecture. Elle évoque les différentes formes de dyslexie et l’apport de typographies adaptées. Dans cet entretien, elle raconte comment son parcours personnel nourrit son travail éditorial.

11/12/2025, 10:07

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"La force de Lire et Faire Lire, c’est que son engagement s’inscrit autant dans la culture que sur le terrain"

L'association Lire et Faire Lire, avec ses milliers de bénévoles engagés, œuvre pour la transmission du plaisir de la lecture et de la découverte des textes, des images. Elle est évidemment encouragée, dans sa mission, par des auteurs et autrices, qui mettent leur notoriété au service de cette cause. Laura Nsafou souligne l'importance de la « représentativité » ; « on s'occupe aussi bien d'acteurs derrière et devant le livre »

11/12/2025, 10:00

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Courts Bouillon, nouveau média pour “relayer ces colères, ces voix” du monde du livre

Depuis quelques semaines, la température monte sur Instagram et dans les boites mail : derrière l'enseigne Courts Bouillon, deux professionnels de l'édition et du graphisme développent un nouveau média consacré au monde du livre. Le duo y aborde des thématiques liées à la concentration éditoriale, à la diversité ou à la liberté d'expression, et met aussi en avant des créateurs, créatrices ainsi que leurs œuvres.

10/12/2025, 13:16

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“N’importe quelle initiative en faveur de la lecture est salutaire” (Francois-Henri Désérable)

L'association Lire et Faire Lire, avec ses milliers de bénévoles engagés, œuvre pour la transmission du plaisir de la lecture et de la découverte des textes, des images. Elle est évidemment encouragée, dans sa mission, par des auteurs et autrices, qui mettent leur notoriété au service de cette cause. Francois-Henri Désérable, qui récemment rejoint ce comité de soutien, évoque une initiative « salutaire ».

10/12/2025, 08:00

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Le Carep, un outil de "soft power du Qatar" ? Le directeur répond

Accusé dans une tribune collective d’avoir coorganisé un « procès politique à l’encontre d’Israël et de l’Europe », le colloque « Palestine et Europe », annulé au Collège de France, cristallise un conflit plus large autour de la liberté académique et du rôle des institutions de recherche. Directeur du Centre arabe de recherche et d'études politiques (Carep), directement visé par ce texte, Salam Kawakibi répond ici aux mises en cause visant le colloque, ses intervenants et les liens avec le Doha Institute, et décrit les effets de cette séquence sur le travail des chercheurs.

08/12/2025, 12:54

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Souleymane Gueye : dynamiser le livre au Sénégal, un engagement quotidien

Souleymane Gueye est un libraire qui parle avec son cœur et on le ressent dès les premiers échanges avec lui. Et sa librairie, Plumes du monde, est atypique dans ce paysage, elle sort régulièrement de son espace pour s’associer à des évènements et diversifier ses publics. Et puis c’est un espace qui ne cesse de surprendre, d’évoluer, et qui incarne un dynamisme dans un secteur pas évident en Afrique. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).

08/12/2025, 10:18

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“L’amour des livres tient à peu de choses“ : entretien avec Hajar Azell

Dans le cadre de sa série d’entretiens avec les auteur·ices engagé·es auprès de Lire et faire lire, ActuaLitté a échangé avec Hajar Azell, autrice des romans Le sens de la fuite et L’envers de l’été, membre du comité de soutien de l’association. Elle revient sur son lien à la lecture à voix haute, l’importance de la transmission et du rapport intergénérationnel, ainsi que sur les livres qu’elle aimerait partager avec les enfants et les adolescent·es.

04/12/2025, 09:27

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Mi-Livre Mi-Raisin : quand les éditeurs rencontrent les vignerons engagés

Au cœur de la Bellevilloise, Mi-Livre Mi-Raisin orchestre la rencontre entre éditeurs engagés et vignerons artisans. Deux univers qui, le temps d’un week-end, se mêlent jusqu’à ne plus faire qu’un.

03/12/2025, 15:54

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50 livres pour le plaisir : “Nous avons voulu travailler sur cette idée d'ouverture”

Avec l'opération « 50 livres pour le plaisir », le Centre national du livre et le ministère de la Culture souhaitent rapprocher les ouvrages de la jeunesse, pour promouvoir la lecture, en fournissant des bibliothèques « clé en main » à 250 centres de loisirs. Sophie Van der Linden, critique spécialiste de la littérature jeunesse et romancière, a constitué la sélection de 50 titres avec sa collègue Raphaële Botte, journaliste en charge de la littérature jeunesse pour Télérama. Elle répond à nos questions sur ce dispositif, son approche et ses objectifs.

03/12/2025, 12:52

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Joffrine Donnadieu : “J’aurais adoré qu’on me lise La boutique des émotions”

Dans le cadre de sa série d’entretiens avec les auteur·ices engagé·es auprès de Lire et faire lire, ActuaLitté a échangé avec la Prix de Flore 2022, Joffrine Donnadieu, membre du comité de soutien de l’association. Elle suit de près le travail mené par les bénévoles et les équipes éducatives, convaincue de l’importance de cette action autour du livre et du lien intergénérationnel.

03/12/2025, 12:45

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“Je voulais que mes personnages aborigènes étudient les colonisateurs”

Avec Brittany, publié au Vent des Îles dans une traduction de Lise Garond, Larissa Behrendt entraîne ses héroïnes dans un road-trip littéraire en Angleterre qui vire, peu à peu, au face-à-face implacable avec l’héritage colonial. Entre disparition d’enfant, racisme systémique et choc des générations, l’autrice aborigène renverse le regard, fissure les certitudes et fait surgir les voix que l’histoire a tenté de faire taire.

01/12/2025, 18:05

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Catherine Lovey : confidences sur la route d’un festival itinérant

Revenue aux Petites Fugues après plus de quinze ans, Catherine Lovey traverse la Bourgogne-Franche-Comté comme on traverse un paysage rendu incertain par le brouillard et les transformations du monde.

28/11/2025, 19:14

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Petites Fugues 2025 : au CDI, les élèves transforment les textes en chœur vivant

Au collège de Saint-Laurent-en-Grandvaux, dans le Jura, la professeure documentaliste Sandrine Dougy accompagne 22 élèves dans une lecture chorale conçue avec l’auteur Sébastien Joanniez et la musicienne Laura Tejeda. Ensemble, ils font résonner la poésie de la page, pour en faire une expérience de voix, de souffle et de partage..

28/11/2025, 16:06

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“Un festival littéraire porté par la Porte Dorée est en préparation pour l'automne 2026“

Riche actualité au Palais de la Porte Dorée : pour la première fois, les prix littéraire et BD ont été remis en novembre, dans une nouvelle formule alignée sur le rythme éditorial, tandis que Constance Rivière est reconduite à la tête de l’établissement. Un festival littéraire est également en préparation pour l'automne 2026. À l’occasion de cette « saison » particulière, la directrice générale revient sur le sens de ces prix, les évolutions engagées et la manière dont le Palais entend demeurer un lieu de résistance culturelle, dans un contexte de crispation autour des questions migratoires.

26/11/2025, 17:31

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Carnet de bord d’une bénévole sur les routes des Petites Fugues

À travers le témoignage de Fabienne Ferrut, bénévole aux Petites Fugues, se dessine la silhouette discrète de celles et ceux qui accompagnent les écrivains sur les routes de la région. Entre trajets matinaux, rencontres scolaires et soirées en bibliothèque, elle raconte les émotions imprévues et ces instants. Dans son regard attentif, la littérature devient un mouvement partagé, fragile et profondément humain.

25/11/2025, 12:49

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Petites Fugues 2025 : une semaine de neige, de rencontres et de voix partagées

Après une semaine de rencontres à travers la Bourgogne et le Morvan, Hélène Vignal raccroche son téléphone sur un quai de gare glacé, migraine en embuscade, mais les yeux encore pleins de paysages enneigés, de visages, de voix. L’autrice vient de boucler son premier cycle aux Petites Fugues 2025 — et malgré la fatigue, c’est un enthousiasme profond qui domine.

24/11/2025, 17:44

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Hélène Vignal livre son carnet de bord des Petites Fugues

Hélène Vignal parcourt le Morvan sous la bruine, au rythme lent imposé par le paysage. Invitée des Petites Fugues, elle rencontre collégiens, lycéens et détenus, attentive à ce que la littérature révèle de chacun. Entre forêts déracinées, mémoires enfouies et paroles franches, elle découvre un territoire rude mais vibrant.

24/11/2025, 15:51

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“Il faut s’organiser collectivement pour se défendre concrètement”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires a tenu, vendredi 16 janvier 2026, une conférence de presse à l’annexe de la Bourse du travail de Paris. Ses membres, aux côtés d’autres acteurs engagés du monde du livre, y ont dénoncé la multiplication des attaques d’extrême droite contre les librairies et le climat politique, policier et médiatique qui les rend possibles. Un fait jugé inédit depuis des décennies a été particulièrement souligné : la perquisition, le 7 janvier dernier, de la librairie féministe Violette and Co.

16/01/2026, 18:22

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L’industrie du livre, ou l’art délicat de se concentrer en feignant de s’en foutre

Il y a dans l’industrie du livre quelque chose d’un ballet étrange : une danse de bilans déficitaires, de discours vertueux, de concentrations “raisonnables” et de communiqués qui jurent, la main sur le cœur, que tout cela se fait au nom de la diversité. On fusionne pour mieux défendre la pluralité, on rationalise pour préserver la création, on licencie pour sauver la chaîne du livre — cette créature mythologique que tout le monde invoque mais que plus personne ne nourrit vraiment.

16/01/2026, 12:22

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Pierre Bordage, trente ans d’amitié et de traversées

Marion Mazauric rend hommage à Pierre Bordage, compagnon de route et géant de l’imaginaire, en retraçant trente ans d’amitié, de livres et d’audace littéraire. Un texte personnel et puissant, à la mesure d’un écrivain dont l’œuvre et la vie n’ont jamais cessé de se confondre. Voici l’hommage que le Diable lui a rendu par la voix de Marion Mazauric.

15/01/2026, 11:45

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Laâyoune, en attendant : entre football et Maroc, le Sahara face au réel

“Les sources“. En arabe, cela se dit Laâyoune, aujourd’hui la plus importante ville du Sahara occidental. Riche en nappes phréatiques dans une zone de désert, la ville a toujours représenté un lieu de repos. Et d’approvisionnement. En eau. Donc en vie. Et c’est là que Nicolas Rouillé installe son nouveau livre, Laâyoune, en attendant. Et malgré le silence du désert, de nombreux échos se font entendre. 

14/01/2026, 11:15

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Répression en Iran : lettre ouverte d'un photojournaliste au président Emmanuel Macron

Dans une lettre ouverte, le photojournaliste franco-iranien Reza Deghati interpelle le président de la République, Emmanuel Macron, sur la répression en cours en Iran. À travers le destin de Rubina, jeune étudiante tuée lors d’une manifestation, le photojournaliste franco-iranien appelle la France à un sursaut politique et moral.

13/01/2026, 12:43

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“L’édition n’est pas épuisée. Elle est saturée”

TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 8. Il fallait marquer une pause, pour vous autant que pour moi. J'ai partagé pas mal de choses dans ces colonnes, mais les confiseurs n'ont pas le monopole de la trêve. Je m'appelle Victoire. J'ai eu la révélation que je cherchais.

10/01/2026, 10:38

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“Connaisseur averti du temps incertain” : Michel Jeury, une longueur d’avance sur notre époque

Figure majeure et pourtant trop discrète de la science-fiction française, Michel Jeury aura profondément marqué la littérature de l’imaginaire en bouleversant notre rapport au temps, au langage et à la conscience. À l’heure où sa Trilogie chronolytique s’apprête à renaître en librairie, cet article propose une traversée mémorielle et critique de l’œuvre d’un écrivain essentiel, à la croisée du romanesque terrien et des audaces conceptuelles de la SF, dont l’héritage continue d’irriguer silencieusement notre présent.

09/01/2026, 10:51

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Lettre à nous, les hyper-délirants : “Vivre est bien souvent devenu une pathologie qui réclame la molécule idoine”

Particulièrement sensible aux commentaires survenus suite à la publication de sa Lettre à Nicolas Demorand, l’auteur Christophe Esnault a voulu revenir sur le sujet. « J’y ai vu beaucoup de personnes en souffrance psychique, aussi je me pose en hyper-délirant et ai écrit ce texte sous neuroleptique, comme tout ce que j'ai écrit depuis à peu près quinze ans. » En découle le texte qui suit.

08/01/2026, 12:33

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Un nouveau bilan dans votre boîte mail : de belles découvertes

2026 pointe le bout de son nez et Elsa l'accompagne avec quelques dernières recommandations, un bilan personnel et de bonnes résolutions. En avant la musique !

07/01/2026, 17:15

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ActuaLitté a réuni 1,7 million de lecteurs en décembre 2025 : et vous ?

Allez savoir pour quelle raison les débuts d’année sont propices aux bilans des mois passés : un côté bicéphale janusien, probablement. Pas encore détachés de ce qui s’achève, on peine à se projeter dans l’avenir. Ou bien, puiser des forces dans les réussites qui insuffleront l’énergie indispensable. En ce mois de janvier, c’est bien le cas : notre média a explosé les compteurs.

07/01/2026, 16:53

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Grand bal parlementaire : quand les artistes-auteurs et autrices imposent leur musique

Il faut forcément un événement d’importance pour m’arracher à mon Angleterre chérie et m’éloigner de mes cottages humides et de mes thés parfaitement infusés. Mais les réjouissances de décembre et l'organisation de grands bals constituent une excuse parfaitement recevable. Plus encore lorsque ces festivités se tiennent à Paris… Tenez-vous le pour dit, moi, Lady en Passant revient en cette nouvelle année. Avec mes meilleurs voeux...

07/01/2026, 10:51

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Pourquoi la bibliothérapie séduit de plus en plus de publics

Lectrice de toujours, autrice et praticienne confirmée, Céline Mas retrace ici le chemin qui l’a conduite à la bibliothérapie. De la découverte fondatrice de Sadie Peterson Delaney à la construction d’une méthode croisant littérature et sciences cognitives, elle raconte une pratique exigeante, engagée, et profondément ancrée dans le réel. Un témoignage à la première personne qui éclaire les enjeux, les responsabilités et les promesses d’un accompagnement par les livres.

05/01/2026, 11:56

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Bonne année 2026 : surtout, surtout, restez bien concentrés

Il est de ces mots qui n'ont l'air de ne rien demander, tout en exigeant beaucoup. “Concentration”, par exemple. Au hasard. Terme apparemment sage, presque scolaire, il convoque des réalités autrement plus explosives qu'en apparence. En ce début de 2026, c’est avec lui que l’on vous souhaite une bonne année. Bien concentrée. Très concentrée... 

01/01/2026, 21:25

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Faire de l’argent avec son séjour en prison : et si Sarkozy reversait ses droits d’auteur ?

Un titre qui surgit hors de la longue nuit carcérale, et un emballement médiatico-économique qui s’ensuit... En ce dernier jour de l’année, invitons chacun à prendre de bonnes résolutions et ses responsabilités. ActuaLitté propose ici une Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, l’enjoignant à la générosité.

31/12/2025, 10:56

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Artaud face au marxisme : la révolution ne se limite pas à l’estomac

Le « momo » Ilios Chailly revient avec un texte ample et nerveux, consacré à Antonin Artaud et à l’idée d’une révolution vivante de l’esprit. Au fil d’une traversée du surréalisme, des ruptures avec Breton et des secousses mexicaines, notre spécialiste déroule une lecture combative, pleine d’éclats. Artaud y apparaît moins comme une figure à célébrer que comme une déchirure qui oblige à sortir des automatismes. Un long format pour qui veut prendre le temps d’une secousse intérieure.

29/12/2025, 13:11

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L’édition française va mal ? “Le lecteur n’a pas disparu. Il s’est déplacé”

Voici l'histoire d'un renoncement intérieur. Loin de l’image d’un secteur agressé de l’extérieur, l'industrie du livre serait gagné par le conformisme, la frilosité intellectuelle et l’autosatisfaction morale, où la curiosité éditoriale s’est effacée au profit de la reproduction, de la sécurisation et de l’alignement idéologique. Un diagnostic sévère qui interroge la perte de sens du métier d’éditeur et pointe une crise moins visible mais plus radicale : celle du désir, du risque et de la confiance dans l’intelligence du lecteur.
 

25/12/2025, 09:45

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Ni guéri ni vaincu : continuer à créer avec la maladie

En 2022, j’ai publié sur Actualitté une tribune dans laquelle je décrivais des symptômes physiques apparus dans les semaines ayant suivi ma vaccination contre le Covid-19. À l’époque, je traversais une période d’errance médicale profonde. Je ne savais pas ce que j’avais. Je ne disposais d’aucun diagnostic. Je tentais simplement de mettre des mots sur ce que je vivais, avec les outils dont je disposais alors : l’écriture et le témoignage. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Par Guilhem Méric.

24/12/2025, 10:26

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Livres : ce que change vraiment la décision de l'Europe pour Amazon

Depuis plus de dix ans, la France tente de contenir l’influence des géants du commerce en ligne sur le marché du livre. Après la loi de 2014, puis la loi « Darcos » de 2021, un seuil minimal de facturation des frais de livraison a été instauré pour éviter que certains acteurs — Amazon en tête — ne pratiquent des tarifs quasi nuls. 

22/12/2025, 17:59

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“Pourquoi nous ne vendrons pas le dernier livre de Nicolas Sarkozy”

Même au-delà des frontières de l'Hexagone – et peut-être plus encore – le dernier ouvrage de Nicolas Sarkozy fait polémique.  Hassen Jaied, entrepreneur franco‑tunisien du monde de l’édition et de la librairie en Tunisie, se passionne pour les mutations de l’industrie. Il pose les bases de principes ethiques et moraux dans le commerce du livre, et ses librairies en particulier.

20/12/2025, 15:25

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“Après Noël, le monde de l’édition n’implosera pas. Il fera bien pire : il continuera.”

TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 7.  Dans une série télévisée, on approcherait du dernier épisode : happy end, drame humain, mariage improvisé, explosion de volcan, paix mondiale, invasion d'aliens, c'est selon. Je m'appelle Victoire. Et je relis actuellement V pour Vendetta

20/12/2025, 11:59

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Et si le livre numérique pouvait enfin circuler comme une œuvre d’art ?

Comparer Thotario au droit de suite ? L’idée peut surprendre. Elle peut même faire tiquer. Nous le savons, et nous l’assumons. Car ce rapprochement n’a jamais eu vocation à être un raccourci juridique ni une promesse spectaculaire. Il s’agit d’un point de départ. D’un angle de réflexion. D’une manière de remettre sur la table une question ancienne, mais toujours brûlante : comment rémunérer les auteurs de façon juste lorsque les œuvres circulent ?

18/12/2025, 12:14

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“Il est temps de reconnaître les métiers artistiques comme des activités nécessaires à la société”

Ce jeudi 18 décembre, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, les sénateurs examineront la proposition de loi portée par Monique de Marco sur la continuité de revenus des artistes-auteurs. Marion Cocklico, illustratrice, raconte la précarité de ses débuts, des à-valoir insuffisants et la nécessité de cumuler un second emploi après un burn-out. Elle défend l’accès des artistes-auteurices à l’assurance chômage et la reconnaissance de leurs métiers.

18/12/2025, 10:35

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Quatre livres, quatre voyages : l’évasion en papier à offrir (ou à s’offrir)

Un monde qui s’effondre, un couple qui s’échappe, une carte qui déplie l’imaginaire, une France qui se raconte en images : quatre livres, quatre manières de voyager - sans forcément quitter sa chaise. Petit tour d’horizon, léger mais sérieux, pour remplir sa liste de beaux cadeaux… ou s’offrir une escapade de papier.

17/12/2025, 15:45

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Continuité de revenus : les éditeurs volontaires pour une hausse de la “contribution diffuseur”

Ce jeudi 18 décembre, à l'occasion d'une niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, une proposition de loi de Monique de Marco (Gironde, Écologiste - Solidarité et Territoires) sur la continuité de revenus des artistes-auteurs sera examinée. Une opportunité d'amélioration de la condition des artistes auteurs, souligne le Syndicat des éditeurs alternatifs (S.E.A) dans un communiqué, reproduit ci-dessous.

17/12/2025, 11:40

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“Petit” éditeur un peu fâché...

À l’heure où l’édition connaît de profondes mutations économiques et techniques, les pratiques d’impression cristallisent de nombreuses tensions entre acteurs de la chaîne du livre. L’essor de l’impression à la demande, longtemps perçue comme marginale, interroge désormais les modèles de diffusion, le rôle des libraires et la place des éditeurs indépendants dans un paysage dominé par la surproduction et la concentration.

16/12/2025, 16:39

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Noël hors des sentiers battus : cinq livres où vivent de drôles de bêtes

À l’approche de Noël, les bêtes sortent du bois. Pas forcément sages, rarement domestiquées, souvent étranges, elles traversent albums illustrés, bandes dessinées et récits graphiques sous des formes multiples. Pour un cadeau original ou une lecture à contre-courant des contes de fin d’année les plus attendus, voici cinq livres où la bête, réelle ou fantasmée, sert de motif, de décor ou de point de bascule narratif. 

16/12/2025, 12:00

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“Notre pays, c’est la poésie“ : pourquoi il faut préserver les lieux de Boris Vian et Jacques Prévert

Hélène Pince, une des représentantes du groupement pour les musiques actuelles au sein du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC), lance un appel vibrant pour la préservation des appartements de Boris Vian et de Jacques Prévert. Selon elle, plus que des murs, ces espaces incarnent une histoire poétique, humaniste et profondément vivante, dont la transmission aux générations futures demeure essentielle.

16/12/2025, 11:58

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Lecture sacrifiée en France ? La filière s’alarme d’un désengagement inédit de l’État

La perspective d’une diminution des crédits destinés au développement de la lecture dans le projet de budget 2026 suscite une profonde inquiétude au sein du monde du livre. Cette orientation budgétaire intervient pourtant dans un contexte de mobilisation forte, illustrée notamment par les États généraux de la lecture jeunesse, qui ont mis en lumière l’urgence et l’ampleur des enjeux liés à la pratique de la lecture.

15/12/2025, 16:48

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À offrir (ou s’offrir) : 6 livres pour un Noël gourmand et dépaysant

À l’approche des fêtes de fin d’année, certains livres s’invitent naturellement à la table de Noël. À offrir ou à s’offrir, ils accompagnent les moments passés en cuisine, ouvrent des fenêtres sur le monde et invitent à voyager sans quitter son salon. De la pâtisserie pour enfants aux grandes traditions culinaires, des vins insolites aux hôtels d’exception.

15/12/2025, 14:05

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“J’ai cru travailler dans une maison d'édition où les livres comptaient vraiment”

TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 6. Paris, en décembre, a ce talent presque indécent : faire croire que tout peut encore s’arranger.

15/12/2025, 11:19

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Ask this book : Amazon met une IA dans vos livres, un étrange assistant qui arrive sur Kindle

On l’a d’abord pris pour une commodité, un de ces petits raffinements qui rendent la lecture numérique plus fluide. Puis la question s’impose : qu’implique, au juste, un chatbot d’IA embarqué dans un livre ? Avec Ask this Book, Amazon dote l’application Kindle iOS d'un compagnon de lecture à qui poser des questions directement – personnages, intrigue, thèmes – et d’obtenir des réponses instantanées. 

15/12/2025, 10:07

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Le métier que personne ne voit, mais sans lequel votre liseuse ne fonctionnerait pas

PORTRAIT – Dans les coulisses de la lecture numérique, certains métiers œuvrent loin des projecteurs. Sans eux, pourtant, aucune bibliothèque ne se synchroniserait, aucun livre ne suivrait son lecteur d’un appareil à l’autre. Abdelmajid Ouelbani fait partie de ces artisans essentiels. Lead Developer Backend chez Vivlio, il incarne une expertise technique au service d’une expérience de lecture fluide, presque invisible — et donc réussie. Rencontre avec un ingénieur qui parle de code avec la même précision que de littérature, et pour qui la technologie n’a de sens que si elle s’efface derrière l’usage.

15/12/2025, 09:36

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“Garantir sa sécurité” : l’appel urgent après l’arrestation de Narges Mohammadi

Militante iranienne des droits humains, vice-présidente du Defenders of Human Rights Center, Narges Mohammadi est engagée depuis plus de vingt ans contre la répression, la peine de mort et les discriminations, notamment à l’égard des femmes en Iran. Son combat s’inscrit dans un contexte marqué par l’autoritarisme de la République islamique, qui réprime violemment toute dissidence, restreint les libertés fondamentales et impose des lois strictes telles que le port obligatoire du hijab.

14/12/2025, 11:14

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Hokusai, Tezuka, Dior : quand le manga déborde le papier

Au musée Guimet, on est pénétré de la solennité de ses pièces, du silence des vitrines, des cartels sages comme des images. Et puis, avec Manga, Tout un art !, exposition qui court jusqu'au 9 mars prochain, le lieu fait un pas de côté. Un pas calculé, qui consiste à prendre le manga au sérieux. À le traiter comme une forme narrative, graphique, industrielle, culturelle - avec ses généalogies, ses ruptures, ses contradictions.

12/12/2025, 18:59

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“Je l’ai lu il y a deux ans et je le relis tous les ans” : le livre inoubliable de Lucy Maréchal

PORTRAIT - Des lecteurs, des vrais, pour qui les ouvrages ne se résument pas à des fichiers – quand bien même ils les bichonnent. ActuaLitté a rencontré les équipes de Vivlio, pour découvrir leur inoubliable. Cette semaine, nous accueillons Lucy Maréchal, chargée d'animation éditoriale chez Vivlio.

12/12/2025, 13:26

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Thème : l’Avent dans la pratique magique

L’Avent est sans doute l’un des rares moments de l’année où, consciemment ou non, nos sociétés renouent avec des gestes anciens : illuminer l’obscurité, raconter des histoires, se rassembler pour conjurer le froid et la nuit. Derrière les décorations et les rites contemporains affleure ainsi une mémoire plus profonde, héritée du solstice d’hiver, où célébrer revenait avant tout à survivre — et à espérer. Camille Serres, coautrice avec Stéphanie Gras de Mon calendrier divinatoire de l'Avent (paru chez Arcana Sacra) nous raconte cette période, avec un autre regard.

12/12/2025, 12:11