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François et Emmanuel Lepage : Vous pouvez leur demander la lune !

La lune est blanche

Le 04/01/2016 à 08:30 par Cécile Pellerin

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Publié le :

04/01/2016 à 08:30

Cécile Pellerin

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Il n'est sans doute pas besoin d'être amateur de bande dessinée pour apprécier . Récompensé à juste titre par de nombreux prix, ce livre, oscille entre roman graphique, photographique et documentaire,  entre histoire personnelle, intime et expédition scientifique, éveille nos sens comme notre soif de connaissance, contente notre curiosité, assure un absolu dépaysement, touche notre âme. Magnifique !

Esthétique et sensible, instructif  et sans ennui, multiple et ouvert, empreint d'humanité,  il interpelle, quelle que soit la manière de l'appréhender.

A l'occasion de la sortie d'un Coffret limité regroupant la bande dessinée documentaire de François et Emmanuel Lepage en Antarctique avec le livre de photographies que François Lepage a réalisé sur ce même voyage, ActuaLitté.com vous livre sa rencontre avec ces deux auteurs.

L'expédition en Antarctique

CP. D’où vient votre attirance pour les contrées polaires ? Etiez-vous tous les deux passionnés par ces régions extrêmes ou la passion de l’un a-t-elle déteint sur l’autre ?

Emmanuel. Je n’avais pas d’attirance particulière pour les régions polaires. J’y suis venu par ce premier voyage dans les terres australes en 2010. Outre la fascination d’aller dans des terres où  peu d’hommes mettent les pieds, j’étais enthousiaste à l’idée de passer un mois sur un bateau. L‘intérêt pour la mer et les bateaux, par contre, est très ancien puisque enfant et adolescent, nombre des histoires que je dessinais se passaient en mer.

François. Je n’ai jamais rêvé d’aller à Kerguelen, ni en Antarctique. Et je n’ai jamais imaginé que mon métier me permettrait de tels voyages.  J’étais attiré par l’Asie. Très jeune j’ai eu cette certitude qu’il me fallait voyager. Pour moi le voyage était lié à l’érotisme. Et l’érotisme à l’Asie… Ce premier voyage dans les Australes a été une découverte inouïe : une sorte de plongée dans la pureté du monde, d’un monde d’avant l’homme.

CP. Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans cette expédition ?

Emmanuel. Le fait de ne rien pouvoir anticiper et d’être dépendant des conditions climatiques et des décisions, souvent changeantes, de la logistique polaire. De par mon métier j’aime avoir prise sur les choses et je suis maître de mon travail… Là tout m’échappait et nous devions nous soumettre…. Le mal de mer à côté,  c’était anecdotique !

François. Je ne peux pas dire qu’il y ait eu pour ma part de moments vraiment difficiles dans cette expédition, si ce n’est l’inconfort du voyage. A bord de l’Astrolabe, même si je n’étais pas vraiment malade en bateau, j’avais  toujours cette sensation d’être nauséeux, de ne pas être dans mon assiette, de manquer d’énergie, probablement parce que l’on en dépense beaucoup à tenter de garder l’équilibre. Et le retour en bateau a été très pénible. A l’aller,  le rêve, l’aventure nous faisaient tenir !

Ensuite, il y a le raid, les maux de tête liés à l’altitude et la déshydratation. La fatigue de plus d’un mois de voyage non-stop pour atteindre Concordia.

Et puis il y a la dimension psychologique. L’incertitude permanente. Va-t-on partir, ne pas partir, rester dans le pack, s’en sortir, monter à bord du raid ou pas, rester à Concordia pour l’hivernage ou voir arriver l’avion ?… Mais cela fait partie de l’aventure, c’est ce qui donne le goût du voyage ! Un grand sentiment de vivre en fait ! Et c’est moins dur que l’incertitude professionnelle !

CP. Votre plus bel étonnement en Antarctique ?

Emmanuel. Probablement le moment où l’on sort de notre gangue de glace et où nous nous retrouvons dans une mer intérieure plate comme un miroir où dérivent des icebergs gigantesques. Nous entrions dans un autre monde.

François. Il y  en a eu plusieurs et il n’est pas facile de trancher. Le moment le plus émouvant fut pour moi ce qui m’est resté comme étant «  la nuit aux glaçons » : glisser dans l’aube bleue sur une houle glacée, ce moment où la mer commence à figer… Nous étions, Emmanuel et moi seuls sur le pont, il était deux ou trois heures du matin… Ce sentiment  de vivre un moment unique et de le partager dans l’intimité fraternelle. Puis l’arrivée au milieu des icebergs, ce que j’ai décrit comme ceci dans la Lune est Blanche : Nous glissons sans bruit sur le miroir d’une autre réalité, accrochés au bastingage comme à un rêve, sidérés, immobiles dans la beauté des choses… Les icebergs sont comme les dômes d’une ville engloutie. On vient de nous tendre la clef d’un monde inaccessible et lointain, d’une nature gigantesque et confidentielle.

CP. Etait-il concevable de réaliser cette expédition en Antarctique l’un sans l’autre ? Pourquoi ?

Emmanuel. Dès le début il était prévu de faire ce voyage ensemble. Sans doute aurait-il pu se faire séparément, mais ça aurait fait un livre différent !

François. Pour moi, la question au départ ne s’est pas posée car c’est Emmanuel qui m’a proposé de me joindre à cette aventure. Par contre, lorsque nous sommes arrivés à Dumont D’Urville et que le chef des expéditions nous a demandé de partir séparément, moi sur le Raid et Emmanuel à DDU, je m’y suis opposé. Ce n’était pas de partir seul sur le raid qui m’effrayait mais de ne pas mener à bout ce projet ensemble. Pour moi ce voyage en Antarctique c’était avant toute chose un voyage avec mon frère, entre frangins, et une expérience artistique commune. De se séparer au milieu du voyage était à mon sens absurde ! Et je voyais à ce moment-là, déjà, cette hypothèse  comme un évènement qui allait peser sur nos rapports de frères, sur notre complicité. Je me voyais déjà porter le poids de cette culpabilité d’avoir laissé mon frère à DDU alors que j’allais moi partir faire ce voyage au bout de la terre, voyage dans lequel il m’avait entraîné !

CP. Quel souvenir (s’il n’y en avait qu’un) de complicité  gardez-vous  de ce voyage?

Emmanuel. Lorsque nous nous sommes retrouvé face au chef de la logistique polaire et que François lui a dit : "nous partons ensemble sur le raid".

François. Ce souvenir justement. Ce moment dans lequel, par un coup de bluff incompréhensible - et non prémédité - j’ai dit au chef d’expédition que nous avions changé d’avis et que nous partions tous les deux sur le raid … Pour la première fois de ma vie, j’ai eu le sentiment que le petit frère avait modifié sa place auprès du grand frère : qu’il n’y avait plus le petit frère et le grand frère ; mais deux frères avec leurs forces et leur faiblesses.

©François Lepage

Le projet artistique

CP. Vous aviez déjà travaillé ensemble lors d’un précédent voyage. Pourquoi cette envie de renouveler l’expérience ?

Emmanuel. Lors du précédent voyage dans les terres australes, s'il n’avait pas été question de faire un livre ensemble. François et Caroline, la journaliste qui avait été à l’initiative de ce projet, ont fait un livre sur le bateau ravitailleur sur lequel nous avions embarqué et moi une bande dessinée.

Par contre nous avions conçu une exposition qui associait nos trois regards. L’idée est sans doute venue de là.

François. Lors du voyage à bord du Marion Dufresne nous n’avions pas de projet commun. Et je me rappelle être descendu sur le quai avec ce petit regret, celui qu’Emmanuel ne m’ait pas proposé de s’associer à lui sur une œuvre commune.

Près de deux ans plus tard Emmanuel me proposa de partir en Antarctique pour faire un livre à deux. Je venais tout juste de faire un rêve dans lequel je regrettais de n’avoir pas fait ce livre dans les îles australes… Peut-on vraiment parler de coïncidence ? Peut-être étions-nous enfin prêts pour ce livre ensemble? Pour moi l’envie et le défi étaient dans cette rencontre artistique. De marcher avec Emmanuel sur un autre terrain, celui de la création. L’Antarctique était un beau prétexte, le décor insensé  et improbable d’une aventure avant tout fraternelle.

CP. Comment est né ce projet artistique ? Etait-il clairement défini avant le départ ou a-t-il mûri, s’est-il plutôt construit pendant et après le voyage ?

Emmanuel. Il était convenu que j’écrive le scénario et conçoive la bande dessinée dès le départ et que les photos de François seraient intégrées dans le récit. Rien de plus.

François. La seule chose que nous savions avant de partir était que nous allions faire une BD qui associerait dessins, grandes illustrations, croquis et photos. Qu’il s’agirait du récit de cette aventure, qu’on y parlerait de l’Antarctique et des activités menées par l’institut polaire et la recherche française sur ces territoires. Pour le reste, les choses se sont construites tout au long du voyage puis au retour bien évidemment.

CP. Comment avez-vous travaillé ? En solitaire, indépendamment  chacun de votre côté ou au contraire, le plus souvent ensemble ? Comment l’insertion des photos à l’intérieur du roman graphique s’est-elle réalisée ?

Emmanuel. Chacun a travaillé de son côté pendant le voyage. François sur ses photos, moi sur mes croquis. Je prenais des notes et François témoignait de son voyage dans des longs mails envoyés à sa compagne.
Au retour j’ai demandé à François de faire une sélection des photos qu’il voulait voir publier et de me raconter par écrit son voyage. Il m’a donné les lettres à sa compagne. Je suis parti de cela pour construire l’histoire.

François. Sur place, nous ne parlions pas du projet. Chacun vivait l’aventure, accumulait sa matière. Pour ma part, le travail photographique s’est nécessairement fait dans son intégralité sur place. Cependant, le travail d’éditing au retour, a été très important et relativement long. En effet, il s’agissait pour moi de choisir dans les milliers de photographies, les 70 à 80 photos que m’avait demandées Emmanuel. Mon intention était de faire un choix qui corresponde à ma vision de ce territoire. J’ai voulu écarter toutes celles qui ne participaient pas à donner une image mystérieuse et énigmatique du continent. Toutes celles qui me semblaient trop illustratives. Ce que j’ai cherché dans mes photographies ce sont des images qui participaient à écrire ce qui était pour moi l’essence de ce territoire, et du voyage que j’y ai fait.

Par exemple, la photo de la page 208 -209  (l’Homme qui marche) est pour moi l’une de celle qui restera de ce voyage. Elle  a d’ailleurs servi de couverture pour mon livre Les Ombres Claires* et devait composer la couverture de la Lune est Blanche. Elle n’a rien de spectaculaire. Mais elle représente pour moi ce voyage, l’aventure humaine et fraternelle. En effet, la solitude de cet homme qui marche, le fait qu’il semble s’apprêter à sortir du cadre, qu’il soit aussi sombre que son ombre, aussi énigmatique, l’apparente pour ma part à une représentation symbolique de ce voyage : un voyage sur un continent qui est un grand écran blanc où tout est à écrire. Comme un territoire imaginaire, où la seule chose à observer sont les ombres qu’on y laisse, celles de nos tracteurs, de nos fumées, de nos silhouettes, nos propres ombres, nos propres peurs, démons et fantasmes…

J’ai donné à Emmanuel un « second choix » d’images, qui me semblait moins intéressantes mais qui pouvaient participer à l’écriture du récit. Emmanuel a choisi certaines photos dans cette sélection pour faire avancer le récit. Tout comme il a supprimé certaines photos qui étaient importantes pour moi mais qui lui ont paru redondantes et qui – pour cette raison - auraient pu ralentir le rythme du livre.

CP. Etiez-vous d’accord sur tout ?

Emmanuel. Pas toujours. Je faisais lire les textes et les planches à François et parfois il nuançait les propos. Il modifiait aussi les mots quand c’était lui qui parlait. Mais globalement je n’ai pas le souvenir de désaccords.

François. Après notre retour d’Antarctique, nous avons laissé passer quelques temps, deux mois peut-être. Quand nous nous sommes revus et avons discuté du projet, nous étions d’accord sur une chose fondamentale, c’est qu’il fallait aborder notre relation de frère. 

Pour le reste les choses ont été assez fluides. Dans cette collaboration, il me semblait évident que nous devions nous faire confiance. J’ai fait confiance à Emmanuel dans sa capacité à construire le récit (ce qu’il m’avait demandé dès le début, lorsqu’il m’a proposé de faire ce livre) et les choix parfois radicaux qu’il fallait faire, comme par exemple sur la question des photos intégrées ou non.

Tout comme nous avons fait confiance au graphiste de Futuropolis lorsqu’il nous a proposé une couverture avec une photo qui ne faisait pas partie des photographies du « premier choix ».

CP. Avez-vous pensé un moment que le projet artistique pouvait ne pas aboutir ? Y-a-t-il eu des moments de doute ? A quels moments ?

Emmanuel. Au début. Je me suis demandé comment raconter une histoire où finalement rien ne s’est passé comme prévu, où nous avons passé le plus clair de notre temps à attendre. Comment dire cette attente ? L’attente concrète, avant de partir, sur le bateau, à Concordia, mais aussi l’attente des scientifiques, des hivernants par rapport à ce qu’on allait raconter. Oui, ce livre a été très complexe à monter et j’ai douté souvent de pouvoir y arriver.

François. JE n’ai pas eu ce type de question. Il n’y avait pas de doute pour ma part que ce projet aboutirait !

CP. Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans ce projet artistique ?

Emmanuel. Sans doute d’organiser tous ces éléments disparates (bandes dessinées, illustrations, photos, lettres, croquis …) sans perdre le lecteur.

CP. Comment le talent et la sensibilité de l’un sert le talent et la sensibilité de l’autre ?

Emmanuel. Les photos de François ont porté le récit puisque qu’elles étaient là avant la bande-dessinée ! L’histoire a été construire et organisée à partir d’elles. J’ai voulu les mettre en scène de manière à ce que, quand elles surgissent, elles prennent toute leur force. Les photos de François sont tellement fortes et exigeantes que je me devais d’assurer de mon côté aussi !

François. Je ne peux vraiment m’avancer sur cette question… Je ne peux vraiment pas y répondre! Il faudrait le demander aux lecteurs !

La relation fraternelle

CP. Est-il simple de travailler ensemble lorsqu’on est frère ? La complicité sait-elle se passer de longues explications  ou bien avez-vous besoin d’échanger longuement ?

Emmanuel. Oui et non ; d’un côté nous nous connaissons bien et parfois nous n’avons pas besoin de parler pour nous comprendre .Je m’amuse parfois à repérer ce que François a lui aussi   a repéré de son côté dans une scène qui se passe sous nos yeux, une silhouette, un visage.

Mais par ailleurs il y a aussi tout notre passé, nos mythologies vis à vis de l’autre, celles sur lesquelles nous nous sommes construits  et dont il est bien difficile de se défaire lorsqu’on est tous les deux.

François. On ne peut pas dire qu’il a été compliqué de travailler avec Emmanuel sur ce projet. Les choses ont été fluides au niveau de la création. Tout comme l’a été le voyage, si ce n’est de brefs moments de tensions, comme il en existe nécessairement dans toute aventure humaine qui nécessite confinement et promiscuité ! En général, nous n’avons pas besoin d’échanger longuement. Les choses se passent de mots, et il y a des sujets que l’on n'aborde pas : comme notre relation de frère par exemple, sujet que nous n’avons jamais je pense abordé si ce n’est dans le livre justement.

CP. Etes-vous complémentaires ou indispensables l’un à l’autre ? Que vous apporte ce travail fraternel qu’un travail plus personnel et individuel ne permettrait pas ?

Emmanuel. Dans ce livre, plutôt complémentaires. Mais je crois que c’est important aussi de faire et d’exister individuellement. Savoir que l’on n'a pas « besoin » de l’autre mais que de faire des choses ensemble ne peut que nous enrichir.

François. Je pense que nous avons réussi dans ce travail à créer de la complémentarité dans nos créations. A mettre nos travaux en résonance en quelque sorte.

Je ne parlerai pas d’influence mais plutôt d’une attention à nos créations et sensibilités respectives. Et je pense aussi que nous ne sommes pas frères pour rien. Que nos sensibilités sont assez proches, notre idée du beau aussi.

CP. Etes-vous influençable l’un envers l’autre ?

Emmanuel. Oui, je suis très admiratif des choix de compositions de François, du regard qu’il porte sur le monde. C’est un grand photographe (indépendamment que ce soit mon frère !)

François. Pour ma part, j’ai une grande admiration pour le travail d’Emmanuel, pour l’artiste qu’il est. Et travailler près de lui m’a appris à mieux vivre l’insatisfaction que je peux ressentir parfois à la fin d’une journée de travail quand je n’ai pas réussi à obtenir ce que je cherche. Son regard sur la création m’a permis d’approfondir mon approche Comprendre que la création est un travail avant tout. Avec ses recherches, ses découragements, ses petites victoires. Que ce qui compte est ce que l’on fait à un moment donné, dans les conditions qui nous sont données. L’essentiel, C’est la quête !

CP. Comment on s’y prend pour trouver sa place dans un duo,  se sentir bien au cœur du succès, ni trop haut ni trop bas ?

François. C’est une bonne question ! Et je ne suis pas certain d’avoir trouvé la réponse ! C’est une question d’équilibre, qu’il faut tenter de garder ou de retrouver à chaque instant. Ce n’est pas simple, parfois douloureux. Depuis la sortie du livre, nous avons beaucoup voyagé avec Emmanuel à la rencontre de nos lecteurs, dans les festivals, auprès des auteurs, avec l’éditeur… Et le fait est que dans ce monde, qui est celui d’Emmanuel, celui dans lequel il évolue depuis près de 30 ans, je n’existe pas…  Ou du moins un petit peu maintenant avec la sortie de ce livre. Je crois que ma réponse est de prendre ce qui m’est donné, par le succès de ce livre (les rencontres, les touchants retours des lecteurs, les confidences qu’ils vous font, ce qu’ils vous donnent)  plutôt que de m’attacher au reste. C’est aussi pour moi une aventure qui m’est donnée, une quête, celle de l’humilité… Tenter de ne pas accorder trop d’importance à l’égo, permet de se sentir plus libre, et d’aborder les choses avec moins de pesanteur, y compris la création.

CP. Cette aventure familiale a-t-elle fait naître d’autres projets communs ou aspirez-vous plutôt à retrouver votre indépendance ?

Emmanuel. Pour l’instant chacun retravaille sur des projets indépendamment de l’autre. On verra si une autre opportunité se présente…

François. Je crois que pour ma part, en ce moment, j’ai besoin de retourner à mes projets, à mon monde, celui de la photographie. Je n’exclus pas du tout l’idée - ni le désir  - de me relancer un jour dans un projet artistique avec Emmanuel ! Mais il faudra se renouveler et  penser une autre forme de collaboration.

CP. A travers cette expérience peu ordinaire, racontée avec une belle sensibilité et beaucoup de précisions passionnantes, vous avez assurément donné des envies de voyage et d’évasion mais vous avez aussi offert aux lecteurs l’image saisissante d’une relation fraternelle intime, touchante de sincérité, d’une tonalité juste.  Etait-ce important pour vous  de transmettre cela ? Vous sentez-vous privilégié dans ce domaine ?

Emmanuel. Il était pour nous évident, très vite, que partir ensemble allait nous obliger à « lâcher » des choses de notre propre histoire familiale, non par envie mais pour comprendre ;  parce que ce qui se jouait à certains moments, trouvait sa source dans notre relation intime.

Comment dire les choses sans tomber dans le pathos ou l’impudeur. Là a été, pour moi, l’équilibre le plus difficile à trouver.

François. Je pense vraiment que c’est une chance de pouvoir à l’âge adulte partager une aventure humaine et artistique aussi forte avec son frère, ou avec un membre de sa famille. Beaucoup de gens viennent nous voir pour nous parler de leur relation à leur fratrie, des rivalités auxquelles elle est confrontée, ce qu’ils auraient souhaité, ce à côté de quoi ils sont passés ou ce qu’ils ont pu réaliser. Je crois que dans le livre au fond, c’est ce qui touche le plus les gens, dans leur intimité. Nous avons évoqué cette relation avec justesse c’est vrai, avec pudeur. La pudeur, c’est ce qui caractérise le mieux notre relation, et la justesse, c’est ce qui m’intéresse le plus dans la vie, que ce soit dans mon travail, ma photographie et ma relation avec les gens.

©François Lepage

Les projets à venir

CP. Et maintenant ? Quels projets à venir (s'il est possible d'en parler) ?

François. J’ai différents projets en cours d’élaboration dont un sur les terres isolées et protégées. Ce projet s’appelle Réserves. Il se nourrit du travail que j’ai fait en Antarctique et dans les australes ainsi que d’autres réalisés dans les réserves naturelles de France. Je m’intéresse dans ce projet aux rapports qu’entretiennent  les Hommes avec ces territoires protégés. Je cherche désormais à partir dans le grand nord - en Arctique en particulier - pour prolonger ce travail.

*Et pour prolonger le voyage :

François Lepage,

Bibliographie Emmanuel Lepage

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Mélanie Leblanc aime à disséminer. En dehors des luminaires, des vitrines et des potirons ou, récemment, lors de l’exposition Relier au musée Mallarmé, sur le corps des visiteurs, elle écrit sur papier et publie. Disons qu’elle est une variété de liseron qui fait feu de tous supports. Dès qu’ils sont à sa portée, ses tiges volubiles s’y enroulent. Sa poésie est le liseron bleu, variété cultivée qui ne renie pas ses origines sauvages, le volubilis. Une forme certaine de liberté ne renonçant à explorer aucune direction.

30/07/2020, 11:36

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“Internet ne change pas la poésie, mais en modifie l’accès et la diffusion”

Président du Pen Club français entre 2005 et 2012, et désormais président d’honneur, Sylvestre Clancier aime les mots comme tout poète. Impliqué dans la vie poétique sur le territoire, mais également dans la philosophie — qu’il a enseignée au Québec — il répond à ActuaLitté. Littérature, poésie et bien d’autres au menu.

27/07/2020, 11:46

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La Compagnie Pyramid fait danser les livres au son du hip-hop

Depuis 2015, la compagnie de danse Pyramid sillonne les routes de France et d’Europe pour présenter son spectacle « Index ». Sur scène, les danseurs s’emparent d’ouvrages, devenant alors partie intégrante de la scénographie en tant qu’éléments plastiques et sonores. Outre une recherche d’interaction entre corps et décors, il s’agit également de rendre hommage au livre et d’interroger notre rapport à cet objet. 

24/07/2020, 16:57

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La Bourse aux Livres, nouvel acteur dans la vente de livres d’occasion

Jeune start-up française, La Bourse aux Livres se présente comme une alternative écologique et économique à l’achat de livres neufs. D’abord, à travers une application qui permet à tout un chacun de vendre ses livres d’occasion sous le modèle du dépôt-vente. Puis prochainement, avec sa boutique en ligne. Annoncée pour le 1er juillet 2020, cette initiative marque l'entrée de la société dans le secteur de la vente de livres. L’objectif : revaloriser le plus grand nombre possible d’ouvrages d’occasion en proposant un service simple et transparent.

24/06/2020, 11:37

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Aurélie Filippetti : “La politique culturelle est encore entravée par le fait du Prince”

ENTRETIEN – Députée de la Moselle et ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti évoque les deux mois de confinement et la situation de l’industrie du livre. Libraires, éditeurs, auteurs, mais également plateforme américaine : panorama d’une crise sociale et économique de la filière livre.

18/05/2020, 11:41

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Laurent Beccaria : “Le pilon est un indicateur d’un marché qui dysfonctionne.”

Dans une double tribune, libraires et éditeurs posaient plusieurs constats, au sortir du confinement. La filière livre sort à peine d’une période douloureuse, occasionnant de multiples réflexions sur l’avenir. Laurent Beccaria, directeur des éditions Les Arènes, revient avec nous sur les futurs du livre.

15/05/2020, 12:22

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“Être très créatifs pour protéger la culture, faire vivre, livres et librairies”

Gaëlle Nohant a passé le confinement à Lyon. Et justement, on assimile facilement et hâtivement cette réclusion au travail même de l’auteur. Invitée de notre podcast Les mots en boîte, la romancière répond à nos questions.

12/05/2020, 16:31

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Maxence Fermine : " Dès qu’une menace disparaît, tout le monde oublie l’essentiel. "

« Le bonheur est parfois une petite porte ouverte sur l’intranquillité », et qui détermine consciemment ou inconsciemment la nature d’une quête ou tout bonnement d’un cheminement. Alors que s’il existe une science du doute, celle-ci ne s’abreuve qu’aux confins d’un questionnement initialement irrésolu en arguant sur différents principes souvent contradictoires ; entre soudaine apparition et fulgurante disparition. Ainsi le bonheur devient-il presque logiquement et, inévitablement ombrageux quand bien même, il aspirerait en retour à quelques naïfs espoirs. « L’âme reste un poids pour l’homme ».

28/04/2020, 16:43

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Se baser sur ses émotions pour choisir sa prochaine lecture : Love for Livres

Le développement des technologies liées aux intelligences artificielles, couplé aux possibilités de traitement de masse des données, a ouvert un nouveau champ dans l'étude des émotions liées à l'expérience culturelle. Avec de premières applications intéressantes dans le domaine de la recommandation : le site Love for Livres propose ainsi de découvrir sa prochaine lecture en fonction des émotions que l'on recherche, ou que l'on ressent sur le moment. Entretien avec Céline Mas, sa cofondatrice.

15/04/2020, 12:00

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1 million € d'aide aux auteurs : la SGDL veut “permettre à tous d'en bénéficier”

Situation insolite : début mars, le président de la Société des Gens de Lettres était remplacé, après neuf mois d’activité – en cause, un individualisme peu à l’écoute. Le Comité choisissait alors de le remplacer, sans apporter plus de précisions. Dans un entretien à ActuaLitté, les membres expliquent finalement ce choix, et détaillent le positionnement de l’association. 

04/04/2020, 12:21

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Activité partielle : “Un dossier sur dix seulement passe sans problème”

ENTRETIEN – À situation exceptionnelle, mesures d’exception, comme celle aboutissant à la fermeture des librairies. Le président de la République l’a martelé : « L’État paiera. » Et des mesures pour accompagner les entreprises ont été progressivement mises en place — avec des aides sectorielles spécifiques.

30/03/2020, 10:43

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Véronique Aubouy : “Je n'explique pas Proust, je le vis de l'intérieur”

Rencontre — Après un premier volet pour parler avec Véronique Aubouy de Proust Lu, son projet matrice autour de À la recherche du temps perdu, nous avons poursuivi la rencontre autour de sa performance dans laquelle elle tente de résumer l’ouvrage en une heure. Un échange plus intime, où l’artiste cinéaste se confie sur l’impossibilité de réussir une telle tentative. Et parle de la nécessité de la lecture et de l’importance de s’identifier à d’autres « je » afin d’approcher une multitude de vies possibles. 

26/03/2020, 09:14

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Faire lire La Recherche de Proust, le projet de toute une vie pour Véronique Aubouy

PORTRAIT – Cinéaste de profession, Véronique Aubouy est aussi une grande admiratrice de Marcel Proust. Depuis plus de 27 ans, elle filme des gens de tous horizons et de toutes générations lire quelques pages d'À la recherche du temps perdu. Elle propose également une performance où elle tente de résumer l'ouvrage en une heure. Cette artiste nous avait reçus à son domicile, aux portes de Paris — bien avant les mesures de confinement. L'occasion de revenir sur ces différents projets autour de La Recherche, de son lien avec Proust ainsi que son travail de réalisatrice. 

23/03/2020, 09:52

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IRCEC : “L’aboutissement d’une culture paranoïaque du secret”

ENTRETIEN – Nul n’est censé ignorer la loi. Et à ce titre, nul n’ignore l’existence de l’Institution de retraite complémentaire de l’enseignement et de la création — ou IRCEC. Depuis quelques années maintenant, l’organisme inquiète, au point que le romancier Pascal Dessaint se demandait s’il n’était pas dans la visée de faire disparaître les auteurs. Au départ, une réforme passée en catimini, et aujourd’hui, des modalités de cotisations à faire frémir.

17/02/2020, 11:44

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“Nous, éditeurs, sommes des horlogers du livre” Moïse Kissous (SNE)

À l’exception de rares interventions dans la presse, et d’un communiqué laconique, le Syndicat national de l’édition est resté très en réserve suite à la publication du rapport Racine. Des éditeurs qui seraient “vent debout” ? Dans un entretien accordé à ActuaLitté, Moïse Kissous, PDG du groupe Steinkis et président du groupe BD au SNE apporte un éclairage, par le prisme du 9e Art. 

16/02/2020, 14:23

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Scandale Agessa : de l'omerta aux petits arrangements entre amis

ENTRETIEN – Quarante années de cotisations viennent de s’envoler pour les artistes-auteurs : mieux, elles n’ont jamais existé. En effet, l’Agessa, leur organisme de sécurité sociale, a tout bonnement oublié de collecter les cotisations. Ils seraient 190.000 concernés, depuis 1975, selon le rapport de Bruno Racine. Effarant.

10/02/2020, 08:46

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L’avenir du livre : payer encore moins les auteurs pour produire encore plus ?

Depuis la diffusion du rapport de Bruno Racine, une certaine crispation règne dans l’industrie du livre. À ce titre, les tensions vécues lors du festival de la BD d’Angoulême sont particulièrement évocatrices. Au-delà du constat posé sur la situation des artistes-auteurs, ses recommandations font grincer des dents. Avec même un esprit corporatiste qui surgit — renvoyant notamment les parties à une étude d’impact.

06/02/2020, 10:44

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Financement, structure, Livre Paris : les Grandes espérances 2021 du SNE

Livre Paris 2020 compte parmi les premiers salons victime de la crise sanitaire. Pas de manifestation pour la capitale française, et pas de revenus pour le Syndicat national de l’édition, coorganisateur avec Reed Expositions France. Au cours des dernières semaines, les messages promotionnels n’ont pourtant pas manqué, rassurants ou tentant de l'être. Ainsi, la programmation se dévoile pour partie : l’Inde reste le pays à l’honneur, quand le monde d’après servira de fil rouge à l'ensemble. 

27/01/2021, 16:20

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Auteurs : des “pratiques injustes et inéquitables”

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec procède actuellement à une consultation en ligne sur la révision des deux lois sur le statut de l’artiste. Dans son mémoire déposé aujourd’hui au ministère, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) affirme que la loi qui régit le statut des écrivain·e·s est injuste, inéquitable et inapplicable, et revendique un nouvel encadrement législatif. L'association accompagne son intervention d'un texte reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 13:06

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FIBD d'Angoulême : “[N]ous avons plutôt le sentiment d’être exemplaires”

Un an après le dévoilement du Rapport Racine, destiné à améliorer la condition des artistes-auteurs, le collectif Artistes Auteurs en Action (AAA) levait le poing et appelait à un boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 5FIBD). L'organisation pointait le manque d'engagement politique et d'effets, après ce rapport, mais critiquait aussi la posture du FIBD. Franck Bondoux, délégué général de la manifestation, leur répond dans un texte, reproduit ici dans son intégralité.

26/01/2021, 09:28

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Et si se remettre à lire était aussi génial qu'arrêter de fumer ?

Personne n’a raté l’intervention du ministre de la Santé : avec l’arrivée du variant britannique – qui n’a rien d’un patient anglais – se profile un reconfinement. Ces mesures durcies, en regard d’un couvre-feu déjà plombant, résonnent avec les propos de décembre dernier : nous étions avertis. Alors, comment préparer cette prochaine période de disette, quand on a abandonné la lecture ? Aujourd’hui, petit traité d’optimisme.

22/01/2021, 17:26

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Secret défense : une classification d'archives sans limite de temps ?

Depuis un an, l’association des archivistes français se bat pour faire la lumière sur les archives classées Secret défense. En cause, l’avenir des documents, pour lesquels l’AAF demande une déclassification. L’association vient d’entamer une nouvelle procédure, en déposant un recours au Conseil d’État « contre la nouvelle version de l’IGI 1300 et pour l’accès aux archives selon les termes de la loi ». Leur tribune est diffusée en intégralité ci-dessous.

20/01/2021, 11:51

ActuaLitté

Droit de réponse d'Emmanuel Pierrat : “J'ai choisi de ne pas briguer un second mandat" au PEN

Suite à la publication d'un article, le 14 janvier dernier, consacré aux accusations du PEN Club français portées à l'encontre de Me Emmanuel Pierrat, ancien président de l'organisation de défense de la liberté d'expression des auteurs, ce dernier a fait parvenir à ActuaLitté un droit de réponse. Il est publié ci-dessous en intégralité.

19/01/2021, 09:37

ActuaLitté

Conspiration des imbéciles ? Amazon, accusé à son tour : Apple s'esclaffe

Amazon paierait-il enfin sa position dominante sur le marché du livre – numérique, papier ou audio ? En tout cas, l’histoire semble vilainement se répéter alors que le vendeur et cinq groupes éditoriaux américains sont accusés d’entente. La même procédure que celle endurée en 2013 par Apple entraînera-t-elle les mêmes effets ? Ou dévoile-t-elle une vaste fumisterie en matière de droit ?

18/01/2021, 12:16

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Prix des livres : avertissement sans frais des libraires belges aux groupes français

Au 1er janvier 2021, le prix unique du livre arrivait enfin en Belgique. Des années de combats, avant d'obtenir un texte de loi, et un échelonnement au terme duquel la tabelle allait disparaître. Finie, donc, cette excroissance économique, qui conduisait un livre vendu à Bruxelles à se retrouver plus cher qu'à Lille. Pourtant, quelques problèmes tarifaires demeurent...

14/01/2021, 16:57

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Lisimachio, le PDG de Hachette Livre qui voulut racheter Amazon

Jean-Louis Lisimachio a laissé une profonde empreinte sur le groupe Hachette Livre, qu’il quitta brutalement en mai 2003. Depuis, il vit quelque part entre les massifs alpins et Nice, « désintéressé de ce qui concerne l’édition et au courant de tout ». Ses anciens collaborateurs décrivent une personnalité fascinante, admirée ou haïe. Incontestablement, l’ex-PDG de Hachette filiale de Lagardère, avant qu’elle ne soit renommée Lagardère Publishing, a marqué plus que son époque. Une figure d’autant plus intrigante qu’elle ne frayait pas avec le gotha littéraire, bien au contraire.

14/01/2021, 14:20

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Auteurs : “Si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu.”

Début décembre, l’auteur et illustrateur Henri Fellner faisait parvenir à ActuaLitté et au CSPLA (ou inversement), un courrier passablement désabusé. Le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, organisme chargé d’éclairer le ministère de la Culture sur des points de droit, venait de renouveler la liste des membres de sa commission consultative. Et au grand dam de l’écrivain, les représentants directs des auteurs faisaient défaut. Voici donc une seconde missive, plus claire peut-être...

12/01/2021, 12:13

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Hélène Gaudy : une écriture, un abri

PORTRAIT – Chaque année, l’association de libraires Initiales édite un texte inédit d’un écrivain, dont le travail est suivi pas à pas. Avec le projet de mieux le ou la faire connaître à leurs lectrices et lecteurs. Hélène Gaudy a trouvé sa place naturellement et a offert le texte Névés. Née en 1979 à Paris, elle a étudié à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Autrice de divers articles et nouvelles parus dans des ouvrages et albums collectifs ou des revues, elle a également publié des romans et albums pour la jeunesse et des livres d’art. Elle est membre du collectif Inculte et vit à Paris. 

12/01/2021, 11:07

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La chaîne du livre face à la crise sanitaire, dans neuf régions françaises

Dès le début de la pandémie, les agences régionales du livre ont conseillé les acteurs concernés, mais se sont aussi lancées dans des consultations, pour rester au plus près des besoins. La Fédération interrégionale du livre et de la lecture propose une synthèse des actions et réactions du monde du livre, dans neuf régions françaises, au cours de la tumultueuse année 2020.

11/01/2021, 16:50

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Pour 2021, on peut aussi croiser les doigts

« J’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot… » Peut-être notre époque nécessite-t-elle un peu plus d’un mot unique pour accomplir de fantastiques périples. Parce que les sollicitations ne manquent pas, dès lors qu’internet propose un foisonnement d’œuvres, autant qu’une multitude de raisons de faire autre chose que lire. Pour autant, que cette année 2021 soit placée sous des augures de Balzac ne fera de mal à personne… Sauf qu'il n'est pas seul à prophétiser.

01/01/2021, 18:42

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Utopia, Mauvais Livres et FVE : trois éditeurs nés pendant la pandémie

Ouvrir une maison d’édition pendant la pandémie ? Ce qui pourrait sembler un pari complètement fou est devenu une réalité pour trois maisons d’édition italiennes. Et la surprise… c’est que ça marche. Utopia, Mauvais Livres et FVE : voici les noms de trois maisons d’édition, situées dans deux villes différentes — Milan et Rome — et qui, malgré des identités très spécifiques, ont beaucoup de choses en commun : toutes les trois indépendantes, elles ont débuté leur activité pendant le confinement, et, depuis leurs premières parutions, ont rencontré un bon succès auprès du public.

30/12/2020, 16:15

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Les voeux du Syndicat des éditeurs passent des chocolats à la soupe

L’année 2021 commencera avec la traditionnelle présentation des vœux du Syndicat national de l’édition. Mais, contraintes sanitaires obligent, ils se dérouleront par internet — et en visioconférence avec l’interview réorganisée de son président, Vincent Montagne. Pour nombre de librairies, subitement invitées à cette Grand-Messe, quelque chose cloche. Simple : un télescopage entre le syndicat patronal et le média le moins indépendant de la profession.

28/12/2020, 17:55

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Les Yeux qui pétillent : la jolie promesse d’une librairie valenciennoise

En septembre dernier, Céline Dereims a ouvert une librairie généraliste et indépendante, en plein cœur de Valenciennes. Baptisée Les Yeux qui pétillent, celle-ci a vu le jour dans le cadre d’une reconversion professionnelle, savamment conjuguée avec une passion de longue date pour la lecture.

28/12/2020, 10:04

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“Une petite page pour l’Homme, une grande page pour l’Humanité” : Joyeux Noël 

Au terme d’une année pas vraiment conciliante, les fêtes vécues sous contrainte, à l’image des mois passés, apportent un petit souffle. L’occasion pour toute la rédaction de vous les souhaiter excellentes – autant que faire se pourra. En tout cas, de partager avec chacune et chacun un moment pour remercier nos lecteurs de leur présence, à nos côtés.

24/12/2020, 23:59

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Book d’Oreille, une nouvelle voie pour le livre

PORTRAIT – Passionné par le son, par la voix et par la littérature, Olivier Carpentier poursuit depuis 2009 une entreprise de développement du livre audio. Le Lillois se considère comme un libraire indépendant. Sa société Book d’Oreille propose aujourd’hui une nouvelle solution pour le prêt numérique de livres audio, à destination des bibliothèques et médiathèques.

24/12/2020, 11:08

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Corona Papers : Écriture virale

Je m’appelle Corona Typewriters. Et je m’apprête à subir Noël. Un de plus dans la longue liste des années déjà encaissées sur ma tôle toute cabossée. Pour l’heure, mon maître-écrivain est sorti de sa quarantaine. Rassurons-nous. Il n’est pas question de virologie en l’espèce. Plutôt d’une léthargie éditoriale. D’une quarantaine littéraire. 

21/12/2020, 08:00

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Noël coquin : 4 BD érotiques à mettre sous le sapin

Cette année, beaucoup ne fêteront pas Noël en famille en raison du COVID-19. C’est l’occasion d’offrir une BD sexy à son amoureux ou son amoureuse ! Voici notre sélection des bandes dessinées pour adultes à mettre sous le sapin. Comics, mangas, romans graphiques, la BD érotique conjugue fantasmes et divertissement. A travers un dessin les auteurs et autrices font monter la température. Il y en a pour tous les goûts : BD historiques, de science-fiction, sadomasochistes ou sur l’intimité des couples.

18/12/2020, 09:55

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Marseille : Actes Sud cédera la librairie du MuCEM à Arteum, “une perspective adaptée”

En janvier 2013, le groupe Actes Sud remportait l’appel d’offres concernant le MuCEM — Musée des civilisations de l’Europe et de la méditerranée de Marseille. En juin de cette même année, la boutique-librairie allait être associée à la librairie Maupetit, propriété du groupe depuis 1998. Mais la concession changerait prochainement de mains, dans le cadre d’un AOT qui bénéficierait à la société Arteum, spécialisée dans les boutiques de musées. 

17/12/2020, 15:45

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Culture : “La logique et la cohérence des décisions nous échappent”

Ouvertes au public depuis le 28 novembre, au même titre que les librairies, les bibliothèques et médiathèques font partie des équipements culturels qui ont échappé à la prolongation de la fermeture sanitaire jusqu'au 7 janvier prochain, au moins. Une exception que questionne l'Association des Bibliothécaires de France (ABF), dans un texte publié ici dans son intégralité.

17/12/2020, 11:39

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Les artistes-auteurs appellent le gouvernement à l'aide

Dans cette crise sans précédent du secteur de la culture, la quasi-totalité des organisations d’auteurs, toutes disciplines confondues, s’unit pour parler d’une même voix sur les questions essentielles qui les rassemblent. « La culture pèse plus lourd dans notre PIB que l’industrie automobile. C’est l’un des moteurs de l’économie française et il repose en premier lieu sur le travail des créateurs », rappellent ainsi 36 organismes, dans un appel global.

15/12/2020, 15:34

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Étude : les Français et la lecture pendant le premier confinement

Trois organismes du secteur du livre, la Sofia, le SNE et la SGDL, ont commandé à l'institut Médiamétrie une étude consacrée aux pratiques des Français en matière de lecture pendant le premier confinement, celui du printemps 2020. Il en ressort un attachement certain pour l'activité, avec une volonté de tester d'autres manières de lire.

14/12/2020, 16:43

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Auteurs : pour en finir avec les outils de facturation sans existence légale

Les artistes seraient-ils·elles au-dessus des lois ? Formeraient-ils·elles une catégorie de citoyens et citoyennes à part, trop créatifs et créatives pour s’accommoder des règles ou s’acquitter de leurs tâches administratives ? C’est ce que semble vouloir démontrer une tribune signée par le président de la Société des gens de lettres, et publiée ce mercredi dans les colonnes de Livre Hebdo. La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse réagit vivement à cette publication. 

14/12/2020, 10:13

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Les impôts contre les papillons : auteur, contribuable comme un autre

Récemment, Christophe Hardy, président de la Société des Gens de lettres, élu en mai dernier, a fait vrombir. Fin novembre, le ministère de la Culture exposait les conclusions de la mission Fiscalité, touchant aux revenus des artistes-auteurs. Pour les facturations qu’un auteur peut effectuer, une zone grise manifestement confortable existe — arrangeant certains, en dérangeant beaucoup d’autres. Frédéric Maupomé, écrivain et scénariste intervient ici en réponse à la tribune et aux étonnants propos du président de la SGDL dans Livres Hebdo.

12/12/2020, 10:33

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ActuaLitté, un nouveau média pour le livre

Penser/Classer. Inutile d’avoir lu Georges Perec pour imaginer les difficultés qu’implique une tentative pour ordonner le monde autour de soi. Ces derniers mois, du fait de la pandémie et malgré le cocooning à domicile, la rédaction n’a pas chômé. Dans une délicate exaltation, nous avons mené à bien un des projets qui nous tenait à cœur. 

11/12/2020, 07:12

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“Le CSPLA a-t-il oublié que le droit d’auteur est avant tout le droit des auteurs ?”

Auteur-illustrateur œuvrant en littérature jeunesse, Henri Fellner se présente volontiers comme n’étant « pas le plus énervé des énervés ». Au contraire même. Pourtant, à la découverte des organismes chargés de représenter les professionnels au sein du CSPLA, un doute l’a envahi. 

Comme un sentiment de fermeture du système, et d’asphyxie, alors que ce Conseil est supposé éclairer les décisions et orientations du ministère de la Culture, et de sa locataire, Roselyne Bachelot. Alors, il a décidé d’écrire une lettre, qu’il a également confiée à ActuaLitté.

 

10/12/2020, 10:46

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Elena Ferrante et les 40 coups de bâton pour 20 Minutes, Figaro, RTBF

Les cons d’Audiard avaient cela pour eux qu’on les reconnaissait à leur audace sans borne : il en apparaît une espèce plus sournoise, celle dont le sentiment d’impunité, — doublé d’un « on sait jamais sur un malentendu ça peut passer » — sévit sur la toile. On l’appelle également la race des « vas-y on s’en fout », au prétexte que sur internet, personne ne vous entend crier.

10/12/2020, 09:46

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La lecture, loisir le plus pratiqué par les enfants de 9 ans durant le confinement

Dans quelques années, on se souviendra de cette étrange période avec quelques souvenirs flous : avions-nous réellement été enfermés, durant un confinement mondial ? Pour les enfants, dont 98 % restèrent chez eux, cette période eut des répercussions sur le travail et les loisirs. Le ministère de la Culture a procédé à une enquête, portant sur les jeunes de 9 ans.

07/12/2020, 09:38

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Olivier Tallec : c'est MON auteur !

PORTRAIT – Olivier Tallec est breton d’origine et, après l’École supérieure des arts appliqués Duperré, il a beaucoup voyagé, notamment en Asie, au Brésil ou au Chili.Si aujourd’hui, il agrémente de ses dessins la presse nationale (Libération, Elle, Les Inrockuptibles), il est également l’auteur de nombreux livres pour la jeunesse ainsi que de livres d’illustration pour adultes aux éditions Rue de Sèvres comme

04/12/2020, 15:35

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“Ouverture immédiate, non négociable et radicale des lieux de culture”

Dans l’urgence et suite à la décision gouvernementale d’ouvrir les lieux de culte avant ceux de culture, dans un contexte de répressions policières et de régression des libertés publiques et sociales, la Cave Poésie, haut lieu du théâtre vivant fondé par René Gouzenne, a décidé de demander l’ouverture immédiate, non négociable et radicale des lieux de culture. 

30/11/2020, 14:30

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Des festivals de BD menacés, en 2021, par Livre Paris et le FIBD

L'année 2021 sera encore marquée, pour les événements publics, par la crise du coronavirus et les mesures sanitaires. Deux festivals importants, Livre Paris et le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, se sont adaptés en déplaçant leurs événements en juin 2021. Mais ils menacent d'autres festivals, notamment Lyon BD et les Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens. Les directeurs de ces événements, Mathieu Diez et Pascal Mériaux, signent une tribune adressée aux pouvoirs publics.

27/11/2020, 10:39

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Le fonds de formation continue des auteurs en état de “paralysie financière”

Plusieurs organisations représentant les auteurs s'alarment de l'état préoccupant du fonds destiné à financer la formation continue des auteurs. Depuis la mi-novembre, ce fonds, géré par l'AFDAS, ne serait plus en capacité de financer des formations, à une période où les auteurs sont pourtant amenés à acquérir de nouvelles compétences pour assurer l'avenir de la création. Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité du message des organisations.

26/11/2020, 16:18

ActuaLitté

Dans quelle France empêche-t-on des enfants hospitalisés de lire ?

Lors de son allocution du 28 octobre, Emmanuel Macron indiquait que le pays replongeait : d’abord dans la pandémie, ensuite dans les contaminations, enfin dans le confinement. Triple peine. Une nouvelle salve douloureuse pour les citoyens, après l’accalmie estivale. Mais il fallait préserver le milieu hospitalier d’une crise approchant.

18/11/2020, 16:48

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Dropshipping : ces intermédiaires qui vendent les livres à des prix prohibitifs

Présenté par ses promoteurs comme le moyen simple de devenir riche grâce à internet, le dropshipping flirte de très près avec l'arnaque, et pose des questions morales évidentes. Un « dropshipper » s'impose comme un intermédiaire entre un fournisseur et un acheteur, et s'attache à collecter la plus importante commission possible pour assurer le lien entre les deux. Le livre et les libraires ne sont pas épargnés, loin de là.

18/11/2020, 12:35