#Droit / Justice

Les auteurs jeunesse engagés contre les châtiments corporels aux enfants

Nous devons nous opposer aux châtiments corporels à l’égard des enfants

Le 14/01/2019 à 16:00 par Auteur invité

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14/01/2019 à 16:00

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C’était il y un an, j’étais reçu par une classe pour parler d’un de mes romans dans lequel un enfant est battu par ses parents. J’ai demandé aux élèves combien d’entre eux avaient déjà reçu une fessée ou une gifle. Seules cinq mains ne se sont pas levées. Je n’avais jamais vu une aussi triste forêt.

par Martin Page
en partenariat avec la Charte des auteurs
et illustrateurs jeunesse
mo, CC BY ND NC 2.0

Aujourd’hui, la France est un des derniers pays d’Europe (avec, entre autres, le Royaume-Uni et la Biélorussie) à encore autoriser la violence physique à l’égard des enfants. Dans le domaine de la violence, il est toujours important de faire joli et d’euphémiser, alors on appelle ça « châtiments corporels », ça donne un côté littéraire et un peu précieux et désuet à la chose. En fait, ce sont des coups, des baffes, des fessées, et même, comme si ça ne suffisait pas, des fessées culotte baissée. 

Heureusement, il y a quelques semaines une proposition de loi a été votée pour interdire fessées et gifles. Il était temps. La loi doit encore être mise à l’ordre du jour du Sénat (croisons les doigts). Seule une députée d’extrême droite a voté contre. 

Mais 80 % des Françaises et des Français sont toujours en faveur des châtiments corporels. Une loi ne suffira donc pas. Il faudra des campagnes d’information et de sensibilisation, une véritable volonté politique. Ce ne sera pas simple. Il y a quelques semaines j’ai assisté à une rencontre consacrée aux violences subies par les enfants à l’école. Quand j’ai évoqué les violences intra familiales et leur lien avec les violences scolaires, la psychologue, embarrassée, m’a répondu que ce n’était pas le sujet. Selon elle, ça n’avait rien à voir. La route est encore longue. Il faudra beaucoup de courage et de volonté pour changer notre société.

Les châtiments corporels sont une norme suicidaire pour une société démocratique. Des coups donnés à un adulte par un autre adulte auraient pour conséquence le dépôt d’une plainte et un procès, en tout cas une réprobation générale. Des gifles données à un enfant ? Pas de conséquence, ni procès, ni réprobation. Ainsi, dès leurs premières années, on apprend aux enfants que l’âge et le statut social peuvent légitimer l’exercice de la violence. 

Les enfants ne peuvent pas voter, ils ont peu de droits, c’est la catégorie sociale la plus opprimée, alors on leur réserve le sort tragique et injuste réservé à tous les opprimés. À la merci des adultes, ils doivent accepter la compétition blessante et humiliante des études, l’encouragement à la consommation comme modèle de civilisation, pas mal d’obligations et d’entraves à leur liberté. Finalement, les châtiments corporels, au sommet de cette pyramide maltraitante, révèlent pleinement la manière dont la société considère les enfants : comme des êtres inférieurs que l’on peut malmener.

Les enfants doivent être protégés et défendus. Ils doivent être écoutés et entendus quand ils pleurent, ont mal, sont tristes et se plaignent. Et si quelque chose comme l’éducation existe, alors celle-ci ne saurait comprendre la moindre forme de violence. Ni violence psychologique (la proposition de loi mentionnée plus haut en parle justement : « Les titulaires de l’autorité parentale ne peuvent user de moyens d’humiliation tels que la violence physique et verbale, les punitions ou châtiments corporels, les souffrances morales »), ni violence physique. Finalement, il faudrait poser un axiome : « Si je t’aime, si je te considère, je ne te frappe pas ». Il n’y a pas de mais, pas de petits caractères en bas de page, pas d’exceptions. 

Il y a une cinquantaine d’années, donner une « correction » à sa femme ne provoquait pas de débats. Une part des hommes pensait qu’il fallait éduquer les femmes qui, parfois (c’était le discours de l’époque), n’obéissaient pas, se montraient indisciplinées, capricieuses, menteuses. Il est troublant de retrouver le même vocabulaire chez les machistes d’antan et les âgistes (l’âgisme c’est la discrimination et les préjugés liés à l’âge) d’aujourd’hui. On ne viendra pas à bout des violences conjugales si on ne se préoccupe pas des violences faites aux enfants. Les racines sont les mêmes. Les pays où les violences conjugales sont les moins fréquentes se trouvent être les pays où les châtiments corporels à l’égard des enfants sont interdits et condamnés par la loi et l’opinion publique.

Éduquer en donnant des coups et des gifles est un héritage de notre éducation religieuse et républicaine, c’est un fait social qui n’est pas intangible. La Suède a débattu de la question, des experts ont témoigné, le pays entier s’est penché (et disputé) sur la question et il a finalement été décidé, collectivement, qu’on ne devait pas frapper les enfants. L’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, la Norvège, la Roumanie, la Finlande ont suivi le même chemin. L’État a posé l’interdiction formelle de frapper les enfants. Ces pays ont évolué. Et pour tous ces peuples, il paraît aujourd’hui aussi scandaleux de donner une gifle à un enfant qu’à une femme. J’ose à peine dire cette évidence : ça ne fait pas des enfants moins bien élevés et moins conscients des règles. C’est même tout le contraire.

Comme le rappelle Maurice Godelier, les choses changeront « à mesure que les sociétés humaines seront moins inégalitaires et moins despotiques ». Les violences à l’égard des enfants ne sont pas un fait à penser isolément. Des autrices et des auteurs comme Daniel Delanoë et Alice Miller s’engagent contre les maltraitances faites aux enfants et rappellent que les châtiments corporels sont le signe d’un pays violent aussi avec les adultes épuisés, peu considérés, humiliés, malheureux, mal éduqués.

C’est un symptôme d’une société violente à l’égard de tous les individus. Il est temps de bouleverser tout ça. Et la première étape consiste à dire clairement : on ne frappe pas les enfants. Je sais bien que ça ne sera pas simple, alors que 80 % des habitants de ce pays sont contre l’interdiction de la fessée. Mais on engage un combat parce qu’on le sait juste, pas parce qu’il est populaire.

J’appartiens à une génération qui recevait encore des coups de règle de la part de certains instituteurs. Des ami·e·s ont eu le droit à des fessées déculottées devant les autres élèves. Ça semble fou aujourd’hui. On ne fermait pas les yeux comme on le faisait pour les violences sexuelles (un point commun entre l’Éducation nationale et l’Église catholique), non, on les avait grands ouverts et on trouvait ça normal. L’école était un lieu de l’apprentissage de la loi du plus fort et de suspension du droit. Comment s’étonner dans ce cas, de la violence psychologique et physique des adultes ?

Martin Page, crédit Zoé Victoria Fischer

Ce temps est fini. Les professeurs ne frappent plus les enfants (mais nul doute qu’il reste trace de cette violence dans l’inconscient collectif et dans celui de nombreux parents). Pour cette raison, pour se racheter en quelque sorte, mais aussi parce que c’est faire œuvre d’éducation que de s’opposer à la violence comme norme sociale, l’école devrait être un des lieux où le sujet pourrait être abordé, avec fermeté et bienveillance. Quitte à fâcher des parents.
Maintenant il est temps de faire entrer le droit, la morale et la justice dans les familles. Ce sont des espaces intimes certes, mais aussi sociaux, c’est donc à la société de décider ce qui est tolérable ou pas. Pas aux familles. Frapper un enfant n’est pas une liberté de parent. C’est un rapport de force lié à une position de pouvoir. Tout le contraire de la liberté, en somme.

Les études scientifiques ne manquent pas pour à la fois souligner l’inefficacité (les conclusions sont unanimes : ça ne sert à rien, les effets éducationnels sont même négatifs) et la nocivité de la moindre « petite » fessée. Ces coups laissent des marques indélébiles dans l’esprit des enfants et participent à former les névroses, les insensibilités et les violences des adultes qu’ils seront demain. Un enfant qui aura appris qu’on peut le gifler à cause d’une bêtise, d’un mot, d’une désobéissance, restera marqué toute sa vie (même si, adulte, il minimisera souvent les faits, avec le cliché habituel : « Une fessée n’a jamais tué personne »).

Les traumatismes ne concernent pas seulement les enfants battus à coups de ceinture ou jusqu’au sang (et qui meurent, en 2016, 131 enfants sont morts sous les coups de leurs parents, et je ne parle pas des violences sexuelles) mais aussi ceux qui reçoivent de « simples » gifles ou fessées. Ce sont des traumatismes aux conséquences intimes et sociales tragiques.

Mais je ne crois pas qu’on devrait se baser sur des études scientifiques pour arrêter de frapper les enfants ? Quand on dit qu’il ne faut pas frapper sa femme, on ne dit pas : « Des études ont prouvé que gifler sa compagne peut avoir des effets négatifs sur la vie de couple » ou « Selon des psychologues, frapper sa compagne peut avoir des répercussions sur l’humeur des femmes ». Non. On rejette tout simplement et en bloc toute violence à l’égard d’un autre individu. C’est une question politique et morale non négociable. Et c’est peut-être la première chose à faire : reconnaître que les enfants sont des individus à part entière. Comme la société a fini par le faire (et apprend toujours à le faire) à l’égard des femmes.

Il y a quelque temps, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse a pris position contre la Loi Asile Immigration en rejoignant un collectif d’associations pour dire « On ne met pas les enfants dans des prisons parce que leurs parents essayent d’échapper à la barbarie ». On ne met pas les enfants en prison. C’est un principe et nous le défendrons vent debout. La Charte a raison. Dire que des enfants étrangers sont maltraités, et dénoncer ce scandale, je trouve ça indispensable.

J’aimerais qu’on aille plus loin : que les acteurs du livre jeunesse qui travaillent avec et pour les enfants disent la même chose à propos des enfants qui nous sont proches, que nous ayons le courage de défendre les enfants français qui eux aussi sont maltraités, d’une manière différente, mais pas moins scandaleuse. Quand la Charte a signé la tribune s’opposant à l’enfermement des enfants, je me suis tout de suite dit : « Bravo ! Voilà, enfin, nous nous mêlons de ce qui nous concerne. Il faut continuer. » 

Je sais bien que l’idée que des artistes prennent position ne plaît pas à tout le monde, et d’ailleurs pas à tous les artistes. Pourtant notre engagement est manifeste et justifié quand il s’agit de défendre nos droits sociaux, c’est une question vitale si nous voulons continuer à créer. Nous sommes pleinement dans le politique. Nous n’hésitons pas à intervenir dans des affaires de racisme ou de sexisme. Au nom de quelle logique devrions-nous ignorer les violences dans les familles ? D’autant plus que la littérature jeunesse est la littérature politique et émancipatrice par excellence. Nous savons combien nos livres suscitent de réactions et de passions, combien nos livres comptent dans la société et la vie des enfants et des adolescents. 

Tout simplement, soyons justes et cohérents : si on écrit et si on dessine pour les enfants, alors la moindre des choses, c’est de les écouter, de les défendre, de se mobiliser pour qu’ils soient traités dignement. Nous sommes liés. Nous ne pouvons pas nous contenter d’être des autrices, des auteurs, des illustratrices et des illustrateurs, qui assistons à une injustice majeure sans rien dire. Les enfants et les adolescents sont notre public et nos premiers soutiens : il est de notre devoir de dénoncer la violence à leur égard.

C’est même la moindre des choses. 

Bien sûr nous parlons de sujets graves dans nos livres et nous aidons déjà des enfants et des adolescents par ce biais. Nous essayons de leur donner des armes ou des moyens de s’en forger eux-mêmes. Parfois nous agissons plus directement par nos œuvres de fictions ou documentaires (en proposant par exemple d’autres manières d’éduquer et de se comporter avec les enfants, d’autres manières de les considérer). C’est bien. Mais ça ne suffit pas. 

Nous écrivons et nous dessinons des livres pour les enfants. Nous animons des ateliers et participons à des rencontres. Le sort de nos lectrices et de nos lecteurs ne peut pas nous être indifférent. Nous ne pouvons pas nous considérer comme des artistes si nous ignorons la violence qui s’exerce contre eux, un artiste ne peut pas être du côté de la force et de celui qui donne les coups.

Nous devrions prendre position publiquement en tant que groupe, en tant que profession, par des tribunes, des pétitions. Il est temps que nous élevions collectivement la voix pour défendre les enfants qui reçoivent fessées et gifles, et plus généralement pour défendre tous les enfants qui subissent des violences économiques et sociales. J’aimerais que l’Éducation Nationale, les associations de parents d’élèves, les associations d’auteurs et d’autrices, se mobilisent sur cette question. Nous avons été silencieux trop longtemps et ça ne peut plus durer.

16 Commentaires

 

Madeleine

15/01/2019 à 09:43

Il faut dissocier "violence éducative", qui est inexcusable et à éradiquer au plus vite, et les petites tapes qu'un enfant peut recevoir de ses parents sans forcément tourner psychopathe ou déprimé plus tard. Je suis d'accord que la fessée systématique, cul nu, sur les genoux d'un parent est une violence qui n'apporte rien à l'éducation de l'enfant. Mais une petite tape derrière la nuque ou sur la main ne sont pas des violences. Arrêtons de tout mélanger.
Les parents ne sont pas parfaits, et les enfants ne sont pas toujours des petits anges de bonté. Parfois, un môme peut pousser une mère ou un père à bout, en refusant d'entendre des arguments logiques, en refusant de rester au coin ou que sais-je, et une tape est le seul moyen d'avoir son attention. Je ne suis pas de ces enfants qui ont été battus : j'ai reçu parfois des tapes sur le crâne et pas mal de coups de pied (du plat du pied !) aux fesses, et j'ai vite appris à respecter mes parents et à pousser droit, comme il faut.
Ce n'est pas parce que j'ai reçu des gifles que je suis devenue quelqu'un de violent, ou que je suis traumatisée, bien au contraire. Je vois tous les jours, sur Internet ou dans la vraie vie, des petits cons à qui il a manqué des baffes dans leur jeunesse, j'en suis convaincue. Des petits cons à qui personne n'a inculqué le respect et la morale - alors, évidemment, je ne suis pas en train de défendre les violences éducatives, loin de là ! J'essaye juste de me faire l'avocat du diable. Les enfants sont à protéger, ils sont vulnérables, nous avons le devoir de défendre leurs droits, c'est une évidence. Je dis seulement que parfois, une petite tape peut tout débloquer entre un enfant buté et un parent poussé à bout, et sans avoir plus de conséquences que ça.

bibi

15/01/2019 à 12:55

C'est plutôt rassurant comme point de vu, j'imagine que vous avez effectivement corrigé vos enfants et que ce genre d'article provoque inévitablement un malaise. Du moins est-ce ce que je ressens, car j'ai fessé mes enfants à 3 ans (la tape sur la fesse à travers les vêtements), pas après, ni avant. Je ne me suis pas sentie géniale, c'est certain et c'est traumatisant mais nous sommes aussi fait de contradictions et petites névroses. Les moeurs doivent évoluer et c'est le sens de l'article. Certes n'est pas l'interdiction qui va solutionner tout en un coup de baguette magique. Mais bon, il s'agit ici de violence commises sur des individus, alors oui bien entendu qu'il faut sensibiliser mais aussi aider les parents à sortir de schémas très souvent transmis et le cas échéant protéger les victimes.

Yannig

15/01/2019 à 13:24

Faut dissocier violence et violence.
Quand je suis pas d'accord avec la voisine, bien sûr que je vais pas lui mettre une fessée déculottée dans le couloir, mais juste une petite tape sur la tête.
Je suis pas parfaite, mais ma voisine n'est pas un ange non plus.
Elle voulait pas entendre que sa poussette gêne malgré mes arguments logiques. Puis elle est un peu butée. Ça fait plusieurs fois qu'on lui dit et elle recimlence, même qu'elle m'a souri, c'est bien qu'elle me provoquait.

Alors je lui ai mis une petite claque derrière la tête, pas fort. Juste histoire qu'elle comprenne le respect et la morale.

Moi aussi je me suis déjà faite agressée dans la rue, mais je l'avais méritée, et puis oh je suis pas morte hein. Alors une simple claque à cette femme pour l'humilier et qu'elle comprenne.

C'est ridicule, avouez ?
Remplacez femme/voisine par "enfant" ne rend pas vos arguments plus valables en fait.

Edwige

15/01/2019 à 13:26

Madeleine vous n’avez pas été maltraité juste des coups de pieds et vous n’avez ensuite pas été maltraitante juste quelques tapes derrière la nuque ...
Mais si l’enfant pousse à bout il y a légitimité de le remettre dans le droit chemin n’est-ce pas ?
J’espère que si vous pousser votre patron à bout il ne trouvera pas légitime de vous mettre juste une petite tape derrière la nuque ou sur la main ...

Elisabeth

15/01/2019 à 13:06

Et juste après cet excellent plaidoyer contre les VEO ( et une prise de position déterminée ) que trouve t on immédiatement ? Un commentaire complètement à l'ouest d'une femme qui n'a rien compris et qui montre de façon éclatante que la violence n'est même pas "vue" ! Quel déni ! Il n'y a PAS de " petite tape" : taper,c'est enseigner la violence,point.

Madeleine

15/01/2019 à 13:19

Ce n'est pas faute d'avoir précisé que je ne cautionnais en aucune façon la violence, et que je me faisais seulement l'avocat du diable, parce qu'il en faut un. De mon point de vue, une petite tape sur la main n'est pas de la violence. Si votre enfant tend la main vers une casserole d'eau bouillante, vous faites quoi, vous lui dites calmement de l'autre bout de la pièce de ne pas toucher ou, terrifiée à l'idée qu'il se brûle, vous faites le premier geste qui vous vient à l'esprit ? Je ne dis pas que c'est bien, je dis que c'est relativement normal. Je ne parle pas d'un taquet derrière le crâne ou d'un coup de poing ! Bien sûr que la violence est inacceptable, c'est tellement évident qu'il ne devrait même pas y avoir à discuter.

Séverine

15/01/2019 à 18:19

Si mon enfant est sur le point de se brûler j'attrape la casserole, je ne lui tape pas sur la main!

Céline

16/01/2019 à 09:20

Renseignez vous sur les méthodes d'éducation bienveillante, les tapes et autres VEO ne sont pas la seule solution. C'est triste que votre première réaction face a un enfant qui se met en danger c'est de le taper... Vous pensez vraiment qu'il n'y a pas d'autre solution ? Le prendre dans les bras, lui dire "stop" (ça fonctionne a merveille sur ma fille de 21 mois), retirer la casserole comme dit plus haut, etc...
Et puis dans votre premier commentaire vous parlez d'un enfant qui ne veut pas rester au coin... Mettre un enfant au coin ne sert a rien, a part ruminer contre son parent, il va rien apprendre.
Le problème c'est que, malgré de nombreuses études en neurosciences sur le fonctionnement du cerveau de l'enfant, beaucoup de parents refusent de s'y intéresser et interprète très mal les réactions des enfants.
Par exemple, saviez vous qu'avant 5 a 7 ans un enfant est incapable de manipuler quelqu'un d'autre, et donc les caprices n'existent pas car ils induisent une notion de manipulation ? Un enfant est incapable de gérer ses émotions aussi. Et bien souvent on reproche aux enfants des choses que même nous adultes n'arrivons pas a faire. Comment voulez vous qu'un enfant apprennent a ne pas crier si le parent passe son temps a lui crier dessus ? Comment voulez-vous qu'un enfant apprennent a gérer ses émotions quand il voit son parents sortir de ses gonds et le punir/taper dès qu'il est a bout ?
Tout ça demande de se renseigner, de lire, de remettre en question sa propre histoire, l'éducation qu'on a reçu, etc... Mais c'est essentiel pour créer la société de demain.

bibi

15/01/2019 à 13:26

Un album juste génial de Claude Ponti, Okilélé.
P

Martin Page

15/01/2019 à 13:35

Merci bibi pour votre commentaire. Vous avez raison " aussi aider les parents à sortir de schémas très souvent transmis". Parler aux parents, les informer, les aider.

Maurel Olivier

15/01/2019 à 15:55

Merci, Martin Page, pour ce magnifique plaidoyer en faveur des enfants. On trouve scandaleux, avec raison, de frapper une personne âgée atteinte d'Alzheimer qui ne veut pas s'habiller ou qui ne veut pas manger. Mais on trouve normal de frapper un enfant pour les mêmes raisons alors que l'explication de ces comportements est la même : l'âge (trop jeune dans un cas, trop vieux dans l'autre) et l'état du cerveau (immature dans un cas, dégradé dans l'autre).

Roxane

15/01/2019 à 20:16

Je suis infiniment d'accord avec cette tribune, et je suis rassurée que des auteurs et autrices jeunesse se mobilisent sur cette question.
Je n'ai pas grand chose à ajouter, mis à part témoigner de la difficulté à nommer cette violence par son nom, comme d'autres personnes l'ont souligné (et comme le premier commentaire l'a démontré). Je me souviens, il y a quelques années, tenir le même type d'argument : "nan mais ça va, ça m'a pas traumatisée..." Et puis réaliser, aujourd'hui, que si effectivement l'existence est complexe et que les gifles que j'ai reçues ne m'ont pas détruite, elles m'ont profondément perturbée. Je pense que j'ai eu parfois une tendance à vouloir exprimer mon affection pour mes amis (en étant adolescente) en les chatouillant/tapant (pas fort mais tapant) sur les fesses, et pas en faisant des câlins. Venant aussi d'une société (Belgique) où se faire des câlins n'est pas du tout dans les normes/habitudes... mais bref, y'avait quelque chose qui clochait. Aujourd'hui je ressens parfois encore ces "pulsions" de violence, que je n'explique pas mais que je décide activement de ne pas écouter. Parfois je dois crier dehors, parfois je tape sur un oreiller. Mais plus jamais sur un autre être humain, peu importe son âge.
Je me souviens encore avec acuité de certaines gifles. Du contexte précis, de la sensation de honte, de colère, d'injustice. De la douleur. La trace rouge qui picote sur la joue. Je m'en souviens et c'est horrible. Donc je m'étais trompée, ça m'a un peu traumatisée, ça a eu des effets dans mes relations avec les autres. Et j'ai une très chouette relation avec mon père aujourd'hui, qui ne m'a plus frappée depuis que j'ai 13 ans à peu près. J'en ai 25 aujourd'hui. Mais je ne suis pas encore prête à discuter avec lui de cela, de le mettre face à ses responsabilités. Parce que ce n'est pas juste une opinion politique et éthique, c'est une critique directe de son "éducation" (cet aspect là en tout cas, si on veut le classer comme les parents qui frappent aiment le classer). Et je sens que ça va lui prendre du temps d'écouter cette critique, de me demander pardon. Et je veux lui pardonner, mais j'ai peur de cette conversation.
Par contre j'en ai parlé à ma mère, une fois. Je lui ai raconté comme je me souvenais, l'injustice. Elle a toujours refusé de nous frapper, mon frère et moi. Mais elle a laissé faire mon père. Et je pense que je dois aussi la pardonner, mais pour ça, d'abord, entendre ses excuses.
C'est très compliqué. Mais je suis soulagée d'avoir déjà réalisé cela et de choisir, pour mes futurs enfants si jamais j'en ai, de ne pas reproduire cette violence car je l'aurais trop banalisée, intériorisée.
Merci.

Michel Hervé Bertaux-Navoiseau

16/01/2019 à 09:01

En corollaire :

LAÏCITÉ DU CORPS HUMAIN, RACISME ET VICTIMES DE L’EXCISION ET DE LA CIRCONCISION

Avec leurs nauséabonds relents de supériorité morale, l'excision et la circoncision ne sont pas seulement une discrimination (de l'enfant, du groupe et de l'humanité entière) comme l’a rappelé Madame Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, en ouvrant la réunion constitutive d'"Excision, parlons-en", le 14 juin 2013 à la Sorbonne.

C'est le pire de tous les racismes puisque chirurgicalement fabriqué au prix de traumatismes amnésiés à vie. Chez les plus atteints, cette exclusion fanatique s’accompagne de terrorisme mégalomane et constitue le terreau de la radicalisation.

On ne fait pas n'importe quoi avec le corps humain. On ne pratique pas sa reli-gion sur le corps de l’autre. L'intégrité physique est la base élémentaire de la démocratie, c'est le droit fondamental de l'enfant.

Un eugénisme négationniste du droit le plus élémentaire de la personne humaine – dans son jeune âge où elle est incapable de se défendre – est inadmissible. Seuls peuvent l’empêcher, accompagnés d’un recours massif aux médias et à l’enseignement scolaire :
• un dépistage systématique jusqu’à la fin des études,
• son interdiction aux non-médecins,
• l'interdiction aux médecins, sous peine de prison, de mutiler quiconque, homme ou femme, sans "très sérieux motif médical" comme le prescrit le code de déontologie et y compris sous couvert d’esthétique.
Ce n'est pas l'identité nationale qui est en jeu, c'est l'identité humaine.

Elinska

16/01/2019 à 13:48

Merci pour cet article ! Contente de voir que nous sommes de plus en plus nombreu.x.ses à nous pencher sur ce sujet.

MissNath

19/02/2019 à 21:17

Merci Yannig :-)
C'est ce que je fais lors de groupes de discussion avec des parents et d'un seul coup, le ressenti : honte, colère, humiliation,...arrive aux yeux des personnes qui imaginent puis vivent les émotions de leurs enfants dans ces situations.
Ce sont les adultes qui sont les modèles des enfants qui tous neufs dans leur tête, imitent, reproduisent ce que font les adultes.
C'est donc de notre responsabilité de montrer que nous pouvons expliquer les limites, les règles de la vie ensemble sans violence aux enfants.
C'est possible! Essayez! ?

Marie-Laure

28/05/2020 à 12:36

Madeleine, je lis votre commentaire et je me demande si avec vos collègues, ou les adultes de votre famille, vous donnez une tape lorsque ces derniers ne sont pas des anges de bonté, ou lorsque vous ne parvenez pas à attirer leur attention. C'est là l'un des propos de cet article: considérer des enfants comme des êtres à part entière, au même titre que les adultes et ainsi se comporter à l'égard des enfants de la même manière que je me comporte avec les adultes.

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UkraineUnderAttack – « Avant qu'il ne soit trop tard. » Cet appel à la raison et à l'humanisme réunit à cette heure plus de 130 poètes, écrivains, artistes, universitaires et intellectuel(le)s (français mais pas seulement) : toutes et tous l'ont signé afin de mettre en garde l'opinion publique devant le péril nucléaire qui menace en raison de la Guerre en Ukraine. ActuaLitté le propose ici dans son intégralité.

30/10/2022, 14:18

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La musique en bibliothèque n'est pas “une variable d’ajustement pratique”

L'annonce de la fermeture de la Médiathèque musicale de Nanterre par la municipalité, concrétisée le 2 juillet 2022 mais aussi les disparitions des collections musicales dans certains établissements constituent « des signaux très inquiétants », indique l'ACIM, Association pour la Coopération des professionnels de l'Information Musicale. Dans un texte reproduit ci-dessous, l'organisation rappelle que les supports musicaux restent indispensables en bibliothèque.

14/10/2022, 07:55

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Crises et climat – Que sème la littérature ?  

Samedi dernier, à l’occasion de ses 20 ans d’existence, l’A*dS, Association des autrices et auteurs de Suisse, invitait à réfléchir lors d’un symposium à Olten à sa propre perception politique et aux potentialités du travail littéraire face aux crises de notre époque. Avec trois conférences, une table ronde et huit ateliers, 75 auteur·ices ont questionné le rôle et la responsabilité de la littérature dans les crises actuelles en analysant des phénomènes tels que la propagande, la censure, les discours emphatiques et la biodiversité dans l’écriture.

05/10/2022, 09:25

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Affaire Meurice : “plaisanterie insoutenable” et liberté d'expression

Suite à la décision de suspendre la parution d’un ouvrage chez Editis, coécrit par Guillaume Meurice, le Comité directeur du PEN Club français adresse à ActuaLitté un texte. Reproduit ici dans son intégralité, il revient sur ce que beaucoup voient comme un acte de censure.

24/09/2022, 10:34

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Trump et les archives nationales : le fait du prince

L’association des archivistes français (AAF) réagit suite au contentieux qui oppose le département de la Justice les archives nationales des USA à Donald Trump, au sujet de documents présidentiels : en contravention de la législation fédérale, ils n’auraient pas été remis aux archives en 2021, à la fin de son mandat. Suite à la perquisition conduite par le FBI dans la résidence personnelle de l’ancien président en Floride où ont été découverts des documents présidentiels, les Archives nationales américaines ont fait l’objet d’attaques répétées – accusées de corruption et de conspiration.

16/09/2022, 09:29

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Cession de Chapitre.com : quel sort réservé aux auteurs ?

Parmi les créanciers de Chapitre figurent les auteurs des Éditions du 123, marque de Chapitre, qui n’ont pas reçu l’intégralité de leurs droits d’auteurs bien que les livres soient toujours commercialisés. Cette précision, pourtant essentielle, eu égard à la précarité desdits auteurs. Édouard Brasey, publié par cette structure, écrit à ActuaLitté pour tirer la sonnette d'alarme. 

09/09/2022, 15:34

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“Si Google s’octroie les archives de tous les écrivains français...”

Entre protection de la vie privée d’un utilisateur décédé et patrimoine littéraire pris en otage, difficile de trancher. Car au cœur de cette inextricable intrigue juridique, se pose le géant Google, et son service Gmail. Héloïse Jouanard, fille de l’écrivain Gil Jouanard, s’est débattue longuement contre les services de l’entreprise, avant de s’entendre répondre que l’accès aux emails de son père lui était refusé. Catégoriquement et sans autre forme de procès.

07/09/2022, 11:01

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Avec Vivendi, un futur Hachette trop puissant ?

L’annonce d’une cession du groupe Editis par Vivendi n’apaise pas les esprits. La décision de Vincent Bolloré de céder l’entreprise, pour obtenir l’assentiment de la Commission européenne préoccupe auteurs, éditeurs et libraires. Leur mobilisation, contre la fusion que l’on imaginait des deux structures, se reporte aujourd’hui sur l’avenir de Hachette Livre, filiale de Lagardère dont Vivendi possède 57 %. 

13/08/2022, 12:35

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“Non pas mettre l'humour dans un musée, mais l'ouvrir à tous”

Étienne Moulron porte depuis un bon moment ce projet d’une Maison de l'Humour de la francophonie à la campagne. Deux parrains d’honneur se sont déjà joints à la fête : Pierre Richard et Dany Boon. Maintenant, ne reste qu’à la financer et l’ouvrir, ainsi qu'il l'explique dans ce texte.

04/08/2022, 09:28

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Affirmer à Stéphanie Nicot “confiance, estime et fidélité”

La ville d'Épinal a décidé d'ouvrir un appel d'offres pour recruter un directeur littéraire. Une décision que Stéphane Wieser, directeur de la Culture, expliquait à ActuaLitté voilà quelques semaines. Une action qui conduit la manifestation à se séparer de la directrice artistique, Stéphanie Nicot. Un collectif réunissant professionnels, festivaliers a souhaité apporter son soutien dans un texte ici proposé dans son intégralité.

20/07/2022, 10:28

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Réseaux sociaux : guerre ouverte entre Triller et TikTok

Mahi de Silva, PDG de la plateforme Triller, fondée en 2015, lance un appel au boycott de son concurrent, ni plus, ni moins. Présentée comme un concurrent — et pourtant ouvert un an avant l’entreprise chinoise — l’application revendique plus de 100 millions d’utilisateurs et 250 millions de téléchargements. Tous deux reposent sur un format de diffusion de brefs clips vidéos, avec une perspective marketing commune. Sauf que…

19/07/2022, 14:32

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Réfugiés italiens : “Il faut protéger la prescription, le droit à l’oubli” (Éric Vuillard)

Répondant à une demande pressante de l'État italien, le président de la République Emmanuel Macron a enclenché des procédures d'extradition visant une dizaine de réfugiés italiens, installés en France depuis des années, en raison de leur implication supposée dans des actions violentes de l'extrême gauche entre la fin des années 1960 et le début des années 1980. Un collectif d'écrivains s'oppose à ce qu'il décrit comme un « acharnement » envers ces individus : parmi eux, Éric Vuillard, auteur d'un texte que nous reproduisons ci-dessous, en intégralité.

12/07/2022, 10:18

ActuaLitté

Une librairie écoresponsable : bonnes pratiques et démarches d'amélioration

RNL22 — La commission Développement durable du Syndicat de la librairie française, créée récemment, travaille sur un sujet qui est revenu de manière constante lors des discussions des Rencontres nationales de la librairie d'Angers. L'empreinte écologique de leur activité, et par extension celle de l'industrie du livre, préoccupe en effet un grand nombre de libraires. La commission propose quelques bonnes pratiques, dans un document que nous reproduisons ci-dessous.

05/07/2022, 10:58

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La précarité des auteurs, situation “de plus en plus alarmante”

L'inflation, galopante, touche tous les secteurs d'activité ; et le monde de la culture n'est pas épargné. La Charte, association de défense des droits des auteurs et illustrateurs jeunesse, alerte sur la paupérisation des auteurs et autrices. Elle appelle la chaîne du livre à se mobiliser pour lutter contre cette précarité dans une tribune, reproduite intégralement ci-dessous. 

29/06/2022, 11:57

ActuaLitté

La Bibliothèque nationale de France, “nouveau type d’institution publique en crise” ?

Un collectif rassemblant plus de 350 acteurs du monde universitaire et culturel dénonce, dans une tribune, les mesures récemment mises en place par une réforme à la Bibliothèque nationale de France. Les conditions de communication des documents, notamment, font l'objet de vives critiques, tout comme les moyens humains et financiers accordés à l'établissement pour assurer ses missions. Initialement publiée dans Le Monde, cette tribune est reproduite ci-dessous.

24/06/2022, 16:42

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Russie : “Le pouvoir s’en prend également aux artistes protestataires”

UkraineUnderAttack — L'ordre donné par Vladimir Poutine d'entrer sur le territoire ukrainien, le 24 février 2022, a déclenché un conflit installé au cœur de l'Europe. En Russie, l'opposition à cette guerre existe, mais muselée par un pouvoir dont le ton se durcit jour après jour. Pour avoir exprimé son dégoût de la guerre russe, l'écrivain Dmitry Glukhovsky est désormais recherché par la justice dans son pays. L'Observatoire de la liberté de création lui apporte son soutien, dans un texte reproduit ci-dessous.

21/06/2022, 10:56

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Quand le refus de la guerre mène en prison : le cas Dmitri Gloukhovski

UkraineUnderAttack – Le mandat d’arrêt que les autorités russes ont émis contre l’écrivain Dmitri Gloukhovski laisse planer de lourdes menaces sur son avenir. Ce sont dix années de réclusion qu’il encourt, pour avoir critiqué, dans les médias, aussi bien que sur les réseaux sociaux, le comportement de l’armée russe. Un collectif intersyndical des artistes-auteurs apporte dans nos colonnes son plein soutien à Dmitry Glukhosky. 

15/06/2022, 15:38

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L'anglais en langue commune de l'Europe, “une dérive inadmissible”

Le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie en appelle à Emmanuel Macron pour qu’il agisse fermement contre l’adoption par les institutions européennes de l’anglais comme “langue commune”. Langue de collaboration et de travail, elle représenterait « une dérive doublement inadmissible : elle est contraire aux traités qui régissent la politique linguistique de l’ U.E, donc illégale, et absurde après le départ du Royaume-Uni (Brexit) ».

18/05/2022, 11:55

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Monsieur le Président, travailler avec vous “afin de renforcer la place des bibliothèques”

L'Association des Bibliothécaires de France avait sollicité les différents candidats de l'élection présidentielle pour connaitre leur programme pour les bibliothèques et la lecture publique. Désormais réélu, Emmanuel Macron n'avait pas répondu aux interrogations. Pas rancunière, l'organisation professionnelle propose désormais un rendez-vous au chef de l'État, pour discuter des chantiers à venir. Nous reproduisons ci-dessous cette lettre au président de la République, en intégralité.

12/05/2022, 15:19

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"À force de maltraitance, c’est la vigueur de la création qu’on ensevelit" 

En cette veille de remaniement ministériel, la Charte, association de défense des droits des auteurs et illustrateurs jeunesse, profite de l'occasion pour alerter sur le recul de la condition des artistes et écrivains. Rapport Racine, contrat de commande, rémunération : l'association demande, dans une tribune reproduite ci-dessous, « plus de vitalité et de sécurité pour la création ». 

05/05/2022, 12:40

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En Ukraine, 242 crimes russes recensés "contre le patrimoine culturel"

UkraineUnderAttack - Depuis plus de deux mois, l’Ukraine lutte contre l’invasion russe menée par Poutine. Le Pen Club français, qui défend la liberté des auteurs, fait état des centaines de crimes contre des lieux culturels, et du bilan humain qui ne cesse de s’allonger. Nous reproduisons ci-dessous la lettre de l’organisation.

04/05/2022, 12:39

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Une ballade pour Robbie

Le romancier et écrivain américain Robert Goolrick, auteur de Féroces et d'Une femme simple et honnête, est décédé ce 29 avril, à l’âge de 73 ans. Les éditions Anne Carrière saluent aujourd'hui un auteur sensible et amoureux de la France, notamment distingué par le Prix Fitzgerald 2015 pour La Chute des princes. Stephen Carrière a fait parvenir à ActuaLitté un texte, en hommage. Le voici proposé dans son intégralité.

04/05/2022, 11:47

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Perpétuité pour Osman Kavala et urgence à sanctionner la Turquie

La condamnation de l'homme d'affaires et éditeur Osman Kavala à la prison à vie par un tribunal turc a été perçue comme une nouvelle étape dans la répression de l'opposition par le régime de Recep Tayyip Erdoğan. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) demandent à Emmanuel Macron d'intervenir pour sa libération ou pour sanctionner la Turquie.

28/04/2022, 14:56

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Condamnation d'Osman Kavala : un “verdict injuste” pour le PEN Club

La condamnation à la prison à vie du mécène et éditeur Osman Kavala, prononcée ce lundi 25 avril par un tribunal turc, a représenté une nouvelle manifestation de la répression de l'opposition par le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan. Le PEN Club français, comme d'autres organisations internationales, dénonce cette parodie de justice destinée à faire taire tous les opposants au régime. Nous reproduisons ci-dessous le texte qu'ils nous ont communiqué, en intégralité.

27/04/2022, 09:30

ActuaLitté

Élection présidentielle : “Plus qu’un choix de société, un choix de civilisation”

#Presidentielle2022 — Le débat entre les deux candidats passé, la prochaine échéance de l'élection présidentielle n'est autre que le second tour, ce dimanche 24 avril. Une partie du monde de la culture s'est exprimé sur les dangers de l'extrême droite, et les élus de Fédération Nationale des Collectivités territoriales pour la Culture (FNCC) invitent à leur tour à bien peser les conséquences du vote. Tout en appelant, dans la tribune reproduite ci-dessous, à plus de budget pour la culture.

22/04/2022, 09:39

ActuaLitté

À quand un vrai “Marché des droits” en France ?

L’Alliance des agents littéraires français (AALF) profite de l’occasion qui lui est donnée pour ouvrir le débat : du 22 au 24 avril, s’ouvre le Festival du livre de Paris, destiné au public. En parallèle, un marché de vente de droits, réunissant éditeurs étrangers et français s’est organisé. Il exclut cependant les agents littéraires, pourtant parmi les premiers concernés. Dans une tribune communiquée à ActuaLitté, l’AALF relève quelques points qui interrogent. Leur texte est ici proposé dans son intégralité.

21/04/2022, 12:34

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De Kyiv à Paris, deux éditeurs entrent en résistance contre Poutine

UkraineUnderAttack – Les éditions Medusa (Kyiv) et Syllepse (Paris) ont communiqué à ActuaLitté une déclaration commune. Cette dernière pose les bases d'une collaboration entre les deux structures, pour résister à l'oppression et l'invasion russes. Leur texte, sous forme d'un quasi Manifeste, est proposé ci-dessous en intégralité. 

20/04/2022, 16:59

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Festival littéraire ou cluster : “La pandémie n’est pas terminée”

Les manifestations littéraires reprennent, et les risques de contamination Covid avec elles. Un collectif d’une centaine d’auteurs signe une tribune pour rappeler les impératifs sanitaires et s'engage à ne plus participer aux événements qui ne mettraient pas œuvre des mesures simples.. Du bon sens et ce, pour la protection du plus grand nombre. Leur texte est ici publié dans son intégralité. 

18/04/2022, 22:34

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Des lecteurs de la BnF pointent une “dégradation définitive du service public”

Lecteurs, lectrices et personnel de la Bibliothèque nationale de France se sont accordés pour dénoncer de nouvelles conditions d'accueil du public, qui changent notamment les modalités de communication des documents. La direction a avancé des arguments dans nos colonnes, mais l'opposition persiste et signe. Elle déplore une « fin de non-recevoir » adressée par la direction à l'Association des lecteurs et usagers de la Bibliothèque nationale de France (ALUBnF), en refusant de recevoir l'organisation lors d'un comité technique, ce 14 avril.

15/04/2022, 15:18

Autres articles de la rubrique À la loupe

ActuaLitté

“En Inde, une femme est violée toutes les 20 minutes”

Décembre 2012. Comme beaucoup d'autres en Inde où je vivais depuis 7 ans, je découvrais avec horreur le viol brutal, commis à l'encontre d'une jeune femme dans un bus de New Delhi. Jyoti Singh, que l'Inde a renommée symboliquement Nirbhaya, celle qui est sans peur, est morte de ses blessures, dans une agonie dont la presse s'est délectée, voyant là une nouvelle occasion de rappeler à quel point le pays, figé dans une psyché patriarcale et misogyne, était dangereux pour les femmes. Par Clea Chakraverty.

08/12/2022, 10:59

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"Chez Grasset, ce sont vraiment les coups de cœur qui guident nos choix"

Nous avons rencontré Audrey Scarbel, responsable du domaine italien aux éditions Grasset, pour découvrir sa vision de la littérature italienne ainsi que les choix éditoriaux qui guident la publication des auteurs transalpins au sein de la maison. En 1982, cette même maison a publié Le nom de la rose de Umberto Eco. Quarante ans plus tard, l'ouvrage est republié dans une édition augmentée avec un habillage graphique renouvelé.

06/12/2022, 12:45

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Jérémie Guez : “Je n'ai jamais eu ce dilemme entre littérature et cinéma”

Auteur de plusieurs ouvrages publiés aux éditions La Tengo et 10/18, Jérémie Guez est aussi un cinéaste dont le style s'affirme rapidement. Kanun, la loi du sang, en salles le 7 décembre prochain, constitue une nouvelle occasion de s'en apercevoir, après Bluebird (2018), Sons of Philadelphia (2020) et la mini-série, BRI (2022).

02/12/2022, 10:01

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La science-fiction, de la pop culture à “l'art contemporain”  

Un lieu d’enregistrement de l’angoisse ? De révélation d’une société sous couvert d’évasion et de divertissement ? Analyse plus véritable que vraisemblable des ressorts qui transforment le réel ? Toutes ces dimensions caractérisent la science-fiction. Si la littérature, la bande dessinée et le cinéma ont été les importants réceptacles du genre, les arts plastiques ne sont pas en reste. 

01/12/2022, 13:07

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Diane de Selliers, “une quête de perfection”

Saluer le travail des éditeurs tant de livres que de presse, voilà tout l’objet de la Confrérie Gutenberg. À l’occasion d’une récente réunion, les compagnons ont intronisé comme Chevalier l’éditrice Diane de Selliers, parrainée par Vincent Montagne et Philippe Jourdan. Leur laudatio est proposée ici en intégralité.

01/12/2022, 10:06

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Du père de famille au psychanalyste : dans l'intimité de Sigmund Freud

La famille Freud vivait au rythme des consultations que Sigmund donnait dans cet appartement au coeur de Vienne. Rouvert depuis août 2020, le Sigmund Freud Museum s’inscrit dans un héritage pluriel : celui de la médecine, de l’oeuvre et de la vie quotidienne. Au coeur de l’immeuble situé au Berggasse 19, les visiteurs remontent le temps, entre publications et travaux du père de la psychanalyse.

28/11/2022, 14:51

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Odessa l’éclaireuse, qui “a jalousement pris soin de sa liberté”

#WeekEndEst — S’expliquer la guerre ? Une tentative souvent rendue vaine par le désarroi qu’elle suscite. Prendre conscience de ce que la guerre sème et produit comme sentiments afin de les transcender et de les élever contre la guerre à travers la culture est une nécessité, beaucoup plus qu’un pari utopique, de l’équipe du festival Un week-end à l’Est créé en 2016 dans le Quartier latin. Par Brigitte Bouchard, directrice artistique.

22/11/2022, 10:21

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“J’écris pour aller chercher cet enfant abandonné voilà longtemps”

À paraître le 25 novembre 2022, Monstrueuse féérie est ce récit de fin d’année de Laurent Pépin où se côtoient à la fois enchantement et tragédie, férocité et poésie, entraînant le lecteur dans un vertige monstrueux — monstrueusement attachant. Entretien avec Laurent Pépin ; chronique d’un écrivain parti à la recherche de l’enfant, de l’adolescent meurtri abandonné sur le bord de la route, il y a bien longtemps… Propos recueillis par Guylian Dai. 

22/11/2022, 09:00

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Nicolas Feuz : “Je n’ai jamais rêvé d’être quelqu’un d’autre… sauf peut-être Dark Vador !”

Ce 10 novembre, Nicolas Feuz publie Les larmes du lagon, aux éditions Slatkine & Cie. Un polar qui nous entraîne en Polynésie française, où la tranquillité du motu de Bora Bora est perturbée par la découverte d’un corps. Ce nouveau roman nous offre l’occasion d’en apprendre plus sur l’écrivain, dans un questionnaire de Proust revu, corrigé et bien soigné !

18/11/2022, 10:59

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Le château de Chantilly célèbre le “plus grand bibliophile de son temps”

À l’occasion du bicentenaire de la naissance d’Henri d’Orléans, dit le duc d’Aumale, grand bibliophile et reconstructeur du château de Chantilly, plusieurs expositions ont été organisées dans l’ancienne demeure des Condé. Depuis le 5 octobre et jusqu’au 2 octobre 2023, le cabinet des livres du fils du « roi des Français », Louis Philippe, se présente, de sa création aux plus précieux de ses trésors. Le tout sous le regard pénétrant du buste du grand Condé.

14/11/2022, 16:48

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“Tous les usages possibles d’une bibliothèque sont à préserver”

Stéphanie Khoury, bibliothécaire, et Maël Rannou, ancien directeur de bibliothèques, auteur et critique de bande dessinée, s'interrogent dans un court ouvrage, didactique et synthétique, sur les missions et les enjeux des établissements de lecture publique. Les bibliothèques de proximité (Presses universitaires Blaise Pascal) évoque également ces usages créés par les citoyens, avec la complicité ou à l'insu des bibliothécaires et des pouvoirs publics eux-mêmes.

14/11/2022, 11:37

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Jón Kalman Stefánsson : “Je veux saisir l'univers dans mes écrits”

LECFestival22- Jón Kalman Stefánsson est le lauréat 2022 du Prix Jean Monnet de Lectures Européeennes pour Ton absence n’est que ténèbres, traduit par Éric Boury. Son 13e opus, publié chez Grasset, avait déjà remporté le Prix du livre étranger. L’islandais est tout à la fois romancier, poète, mais également traducteur. Nous lui avons posé quelques questions.

10/11/2022, 17:16

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Galien Sarde : “C’est après l’écoute d’images oniriques que la dystopie a surgi”

Surprenant premier roman : enfermés dans un monde souterrain surveillés par une mystérieuse milice, plusieurs hommes et femmes parviennent à s’échapper, et sillonnent le désert à bord d’une jeep. Apocalyptique, effrayant, le livre se situe à mi-chemin entre le roman de science-fiction et le récit poétique. Galien Sarde, quarante-six ans, agrégé ès lettres, y déploie une langue riche, en une sorte de lyrisme sombre, sinon apocalyptique. Deuxième ouvrage publié par Fables fertiles, la toute jeune maison de Guylian Dai, Échec, et Mat, loin des grosses machines littéraires et des prix de la rentrée, tranche par son originalité, sa force onirique. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

10/11/2022, 11:36

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Comment la traduction a contribué à la libération des femmes

PORTRAITS – La traduction contribue à la libération des femmes depuis des siècles. Voici quelques portraits de femmes qui ouvrent la voie aux traductrices contemporaines, de Marie de Cotteblanche (première traductrice française) à Shirin Daneshvar (traductrice iranienne) en passant par Anne Dacier (première traductrice d’Homère), Claudine Picardet (première traductrice scientifique) et Clémence Royer (première traductrice de Darwin). 

10/11/2022, 10:25

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Des églises à l'art urbain : cheminement littéraire et historique dans Porto

LECFestival22 – Créée en 2016, la résidence d’écriture Jean Monnet est dédiée à la création littéraire européenne et accueille en priorité des auteurs émergents, en lien avec la thématique du LEC Festival. Elle est soutenue par la Ville de Cognac et dotée d’une bourse de résidence de 2000 €. Cette année, Nuno Gomes Garcia, auteur de La Domestication (trad. Clara Domingues chez IXe Editions), en est le bénéficiaire. Et il poursuit avec nous son tour littéraire et historique de Porto. (retrouver l'épisode précédent)

07/11/2022, 10:05

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Arthur de Pins : “Zombillénium dévoile le monstre qu'on abrite”

Quatorze ans, six albums, un film d’animation et une attraction plus tard, c’est tout un cycle de Zombillénium – ce parc d'attractions aux authentiques zombies et vrais démons – qui touche à sa fin. Ce dernier opus sportif et haletant promet d’effroyables surprises et de diaboliques retournements de situation – avec un final à la hauteur de la série. Nous avons rencontré Arthur de Pins, toujours aux commandes de la machinerie infernale et ses milliers d’âmes prisonnières.

04/11/2022, 12:23

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La fin du tableur Excel pour la gestion des droits d'auteurs ?

Quand on se penche sur la gestion des droits d’auteur, on s’aperçoit que les petites et moyennes structures sont rapidement débordées — faute de disposer d’un outil sur mesure ou de moyens pour souscrire à un logiciel dédié. Conclusion : c’est avec un bon vieux tableur Excel que cela se résout. Et pourtant…

03/11/2022, 12:55

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“La Chine me met de bonne humeur”

Ma relation à la Chine a été d’emblée une relation sensible, sans connaissances préalables, sans curiosité particulière pour ce pays où je n’avais pas envie d’aller. Je m’y suis rendue par amour non pas de la Chine, mais de l’homme qui m’invitait à l’y retrouver. Par Christine Cayol.

03/11/2022, 10:41

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Jacques Cauda : “Prose comme poésie. J’écris.”

Initiateur du mouvement surfiguratif, Jacques Cauda, soixante-sept ans, manie la plume comme il manie le pinceau, soit avec passion, gourmandise, frénésie. Ancien étudiant en philosophie, ancien documentariste professionnel, l’homme publie depuis 2002, à un rythme soutenu, tout en dirigeant « La Bleu-Turquin », collection des éditions Douro. Privilégiant les formes expérimentales, riche de nombreuses références, l’homme poursuit une œuvre singulière, loin des modes du moment. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

02/11/2022, 10:39

ActuaLitté

Mieux que l’auteur mort : l’auteur pauvre ?

Ce 24 octobre, un nouveau rendez-vous réunissant auteurs, éditeurs et ministère de la Culture fut annulé. Un délai de plus dans la signature d’accords qui n’en finissent plus de traîner. Denis Bajram fait parvenir un texte à ActuaLitté, pour signaler un changement de paradigme des plus cyniques : un bon auteur n’est plus un auteur mort, mais un auteur pauvre…

27/10/2022, 17:03

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Voyage littéraire et historique à Porto, avec Nuno Gomes Garcia

LECFestival22 – Depuis le 24 octobre, l’écrivain d’origine portugaise, Nuno Gomes Garcia, auteur de La Domestication (trad. Clara Domingues chez IXe Editions), est en résidence d’auteur à la villa Jean Monnet de Cognac. Il y séjournera jusqu’au 20 novembre, date de clôture du festival des littératures européennes de Cognac. Il nous invite à un voyage dans la ville de Porto, dont il est originaire, entre littérature, archéologie et découvertes… Première étape : la librairie Lello. Et bien d'autres arrêts à prévoir.

27/10/2022, 10:38

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Odile Cohen-Abbas : ”Dans les à-côtés, on trouve les choses qui nous intéressent”

Née en 1957, ancienne danseuse professionnelle, Odile Cohen-Abbas participa longtemps de l’aventure Supérieur Inconnu, revue fondée par le surréaliste Sarane Alexandrian. Collaborant régulièrement aux "Hommes sans épaules", périodique fondé en 1953 par Jean Breton, et dirigé depuis 1997 par Christophe Dauphin, auteure de nombreux recueils et récits, Odile vient ici nous surprendre avec Perditio, nouvel opus hybride décrivant un monde infernal, peuplé de chimères, de monstres, se livrant à de singuliers rites. Déroutant peut-être, riche à coup sûr, le livre étonne, détonne. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

27/10/2022, 09:16

ActuaLitté

“Les monstruosités en Ukraine dépassent même les scénarios les plus noirs”

« Considérée de seconde main par les Russes, la langue des Moldaves a été mutilée. Si, dans un amphithéâtre, il y avait 50 étudiants moldaves et un seul étudiant russe, le cours devait avoir lieu en langue russe. » Entretien avec Tatiana Țîbuleac, écrivaine roumaine (originaire de la République de Moldavie), Prix de littérature de l'Union européenne pour Le Jardin de verre, éd. des Syrtes, traduction de Philippe Loubière.

25/10/2022, 10:05

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Salman Rushdie vivra, ”c'est la chose la plus importante“

AttaqueRushdie - En marge de la Foire du livre de Francfort, l’agent littéraire Andrew Wylie a répondu à quelques questions de El Pais. Une rare apparition dans les médias pour Le Chacal, surnommé ainsi pour sa manière abrupte de traiter avec les éditeurs. Et au cœur du sujet, Salman Rushdie, victime d’une tentative de meurtre.

24/10/2022, 10:47

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“Publier n’est pas un droit, c’est un devoir”

Et Archimède s'écria : « Eurêka ! » Il avait trouvé une idée... Qu’est qui vous met une idée en tête ? Pourquoi dit-on qu’une idée « traverse l’esprit » ? Elle viendrait d’on ne sait où et repartirait immédiatement ? Pour se rendre où, alors ? Dans un autre esprit qui l’attend ailleurs, dans un autre espace ou dans un autre temps. Pourquoi pas...

23/10/2022, 23:12

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“Écrire, lire tout autant c’est retrouver une terre d’enfance”

PORTRAIT – Né en 1964, libraire dans le Poitou, Stéphane Émond rend une nouvelle fois hommage à sa région d’origine. Seize ans après Pastorales de guerre, l’homme revient avec un nouveau récit au titre programmatique, géographique. Magnifique évocation de la région Est, Argonne raconte également l’Histoire : le récit officiel et les tragédies familiales, l’une et l’autre intimement mêlées.

21/10/2022, 15:54

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Écologie et sobriété : quelles actions dans les bibliothèques ?

Le Plan Sobriété du gouvernement, présenté au début du mois d'octobre, ne concerne que de loin les bibliothèques territoriales, placées sous la responsabilité des collectivités. Heureusement pour la planète, la réflexion écologique des bibliothécaires est en cours depuis quelques années désormais, et les idées fusent, même si les moyens d'action restent encore limités.

21/10/2022, 11:16

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Du livre au film : les souffrances d’un romancier

Son roman Pleurer des rivières, paru en 2018, a été porté à l’écran par Léopold Legrand, sous le titre Le Sixième enfant. Dans les salles depuis le 28 septembre, ce film fut coadapté avec l’aide de Catherine Paillé. Mais la métamorphose d’un roman en oeuvre audiovisuelle n’a rien d’un chemin tranquille. Alain Jaspard raconte, pour ActuaLitté, cette aventure.

14/10/2022, 15:47

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Plan sobriété : “opportunité et risque” en bibliothèques

La raréfaction des matières premières – gaz et pétrole – doublée d'une hausse de leurs coûts a poussé le gouvernement à présenter un Plan sobriété : des suggestions plus que des obligations. Depuis quelques mois, la commission Bibliothèques Vertes de l'Association des Bibliothécaires de France planche justement sur la réduction de l'empreinte énergétique, et l'information des usagers, dans les établissements de proximité. Quelques réponses se profilent, sur des sujets qui recoupent des préoccupations bien connues des bibliothécaires.

12/10/2022, 15:13

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“Le terrorisme de l’URSSAF cherche à m’extorquer des cotisations indues”

Dominique Sels écrit depuis toujours : son premier livre est paru en 1989, chez Denoël, Eden en friche. Elle avait tout juste trente ans. Et quelque trente années plus tard, la voici, comme tant d’autres, confrontée aux errances d’un système administratif qui n’en finit plus de chanceler. Dans un courrier adressé à l'URSSAF et transmis à ActuaLitté, elle raconte, entre Charybde et Scylla et Charybde encore… ad nauseam.

12/10/2022, 10:22

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“Défendre le Wokistan, c’est défendre la liberté”

Repli sur soi, communautarisme, revendication identitaire, séparatisme, cancel culture… Voilà quelques-uns des termes qui restent accolés au "wokisme" dans le débat public, et y compris jusque dans cet espace de réflexion. Bref, c’est un concept qui fait peur, et pour ses détracteurs, l’enjeu est clairement que ce mot soit systématiquement associé à des notions, pas seulement négatives, mais surtout contraires à ce qui est censé constituer l’identité française. Par David Carzon.

12/10/2022, 08:21

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À la recherche de Marcel Proust, tome après tome  

2022 ne marque pas seulement le centenaire de la naissance de Jack Kerouac, mais également de la mort d’un des géants du XXe siècle, Marcel Proust. Après le Musée Carnavalet ou encore le Musée de l’Histoire du Judaïsme, la BnF propose une exposition autour de l’auteur d’À l’ombre des jeunes filles en fleur. Près de 350 pièces sont réunies – inédits jamais révélés au public, tableaux de grands maîtres ou robes somptueuses prêtées par le Palais Galliera. 

11/10/2022, 14:25

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Caroline Lamarche : “Bach... Bach, quelle merveille !”

Nouvelliste et romancière, Caroline Lamarche a publié plusieurs livres chez Gallimard, dont La Mémoire de l’air (2014), Dans la maison un grand cerf (2017) et Nous sommes à la lisière (Prix Goncourt de la nouvelle 2019). Invitée de Lire en Poche, à Gradignan, elle s'est livrée avec enthousiasme et avec nous, au questionnaire de Proust.

09/10/2022, 18:48

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Michel Bussi : “Les réalisateurs ont besoin de tomber amoureux des romans”

#LireEnPoche22 – Roman qui devient livre de poche, le schéma est classique. Et particulièrement pour Michel Bussi, l’un des plus grands vendeurs de polars en France. L’univers de l’écrivain normand se décline en audiolivres, bandes dessinées, séries, films… Parfois au point de lui échapper. Ainsi, quand Maman a tort est diffusé sur Netflix, des années après l’adaptation sur France 2, il s’en étonne : « Je n’avais pas été informé… Je l’ai appris par des amis. Mais c’est une agréable surprise. »

09/10/2022, 16:42

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“N'oublions pas Anna Politkovskaïa”

Anna Politkovskaïa, éminente journaliste d’investigation et écrivain russe, a été tuée par balles le 7 octobre 2006, dans sa cage d’escalier, à Moscou. Ses dénonciations des horribles et cruels crimes de guerre et des violations des droits de l’homme en Russie et en Tchétchénie ont entraîné des menaces permanentes contre sa vie de la part des autorités russes. Par Nguyên Hoàng Bao Viêt.

08/10/2022, 12:00

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Djaïli Amadou Amal : “Refuser d'être une victime”

#LireEnPoche22 — Militante. Pour elle, dès son premier roman, ce terme revêtait un sens tout particulier. Djaïli Amadou Amal, Prix Goncourt des lycéens 2020 avec Les Impatientes (Ed. Emmanuelle Collas), venait pour la première fois à Gradignan. Son roman, publié chez J’ai lu, évoque des sujets douloureux et profonds. Qui justifient, selon la romancière, cet engagement en littérature.

07/10/2022, 17:03