#Droit / Justice

Les auteurs jeunesse engagés contre les châtiments corporels aux enfants

Nous devons nous opposer aux châtiments corporels à l’égard des enfants

Le 14/01/2019 à 16:00 par Auteur invité

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14/01/2019 à 16:00

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C’était il y un an, j’étais reçu par une classe pour parler d’un de mes romans dans lequel un enfant est battu par ses parents. J’ai demandé aux élèves combien d’entre eux avaient déjà reçu une fessée ou une gifle. Seules cinq mains ne se sont pas levées. Je n’avais jamais vu une aussi triste forêt.

par Martin Page
en partenariat avec la Charte des auteurs
et illustrateurs jeunesse
mo, CC BY ND NC 2.0

Aujourd’hui, la France est un des derniers pays d’Europe (avec, entre autres, le Royaume-Uni et la Biélorussie) à encore autoriser la violence physique à l’égard des enfants. Dans le domaine de la violence, il est toujours important de faire joli et d’euphémiser, alors on appelle ça « châtiments corporels », ça donne un côté littéraire et un peu précieux et désuet à la chose. En fait, ce sont des coups, des baffes, des fessées, et même, comme si ça ne suffisait pas, des fessées culotte baissée. 

Heureusement, il y a quelques semaines une proposition de loi a été votée pour interdire fessées et gifles. Il était temps. La loi doit encore être mise à l’ordre du jour du Sénat (croisons les doigts). Seule une députée d’extrême droite a voté contre. 

Mais 80 % des Françaises et des Français sont toujours en faveur des châtiments corporels. Une loi ne suffira donc pas. Il faudra des campagnes d’information et de sensibilisation, une véritable volonté politique. Ce ne sera pas simple. Il y a quelques semaines j’ai assisté à une rencontre consacrée aux violences subies par les enfants à l’école. Quand j’ai évoqué les violences intra familiales et leur lien avec les violences scolaires, la psychologue, embarrassée, m’a répondu que ce n’était pas le sujet. Selon elle, ça n’avait rien à voir. La route est encore longue. Il faudra beaucoup de courage et de volonté pour changer notre société.

Les châtiments corporels sont une norme suicidaire pour une société démocratique. Des coups donnés à un adulte par un autre adulte auraient pour conséquence le dépôt d’une plainte et un procès, en tout cas une réprobation générale. Des gifles données à un enfant ? Pas de conséquence, ni procès, ni réprobation. Ainsi, dès leurs premières années, on apprend aux enfants que l’âge et le statut social peuvent légitimer l’exercice de la violence. 

Les enfants ne peuvent pas voter, ils ont peu de droits, c’est la catégorie sociale la plus opprimée, alors on leur réserve le sort tragique et injuste réservé à tous les opprimés. À la merci des adultes, ils doivent accepter la compétition blessante et humiliante des études, l’encouragement à la consommation comme modèle de civilisation, pas mal d’obligations et d’entraves à leur liberté. Finalement, les châtiments corporels, au sommet de cette pyramide maltraitante, révèlent pleinement la manière dont la société considère les enfants : comme des êtres inférieurs que l’on peut malmener.

Les enfants doivent être protégés et défendus. Ils doivent être écoutés et entendus quand ils pleurent, ont mal, sont tristes et se plaignent. Et si quelque chose comme l’éducation existe, alors celle-ci ne saurait comprendre la moindre forme de violence. Ni violence psychologique (la proposition de loi mentionnée plus haut en parle justement : « Les titulaires de l’autorité parentale ne peuvent user de moyens d’humiliation tels que la violence physique et verbale, les punitions ou châtiments corporels, les souffrances morales »), ni violence physique. Finalement, il faudrait poser un axiome : « Si je t’aime, si je te considère, je ne te frappe pas ». Il n’y a pas de mais, pas de petits caractères en bas de page, pas d’exceptions. 

Il y a une cinquantaine d’années, donner une « correction » à sa femme ne provoquait pas de débats. Une part des hommes pensait qu’il fallait éduquer les femmes qui, parfois (c’était le discours de l’époque), n’obéissaient pas, se montraient indisciplinées, capricieuses, menteuses. Il est troublant de retrouver le même vocabulaire chez les machistes d’antan et les âgistes (l’âgisme c’est la discrimination et les préjugés liés à l’âge) d’aujourd’hui. On ne viendra pas à bout des violences conjugales si on ne se préoccupe pas des violences faites aux enfants. Les racines sont les mêmes. Les pays où les violences conjugales sont les moins fréquentes se trouvent être les pays où les châtiments corporels à l’égard des enfants sont interdits et condamnés par la loi et l’opinion publique.

Éduquer en donnant des coups et des gifles est un héritage de notre éducation religieuse et républicaine, c’est un fait social qui n’est pas intangible. La Suède a débattu de la question, des experts ont témoigné, le pays entier s’est penché (et disputé) sur la question et il a finalement été décidé, collectivement, qu’on ne devait pas frapper les enfants. L’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, la Norvège, la Roumanie, la Finlande ont suivi le même chemin. L’État a posé l’interdiction formelle de frapper les enfants. Ces pays ont évolué. Et pour tous ces peuples, il paraît aujourd’hui aussi scandaleux de donner une gifle à un enfant qu’à une femme. J’ose à peine dire cette évidence : ça ne fait pas des enfants moins bien élevés et moins conscients des règles. C’est même tout le contraire.

Comme le rappelle Maurice Godelier, les choses changeront « à mesure que les sociétés humaines seront moins inégalitaires et moins despotiques ». Les violences à l’égard des enfants ne sont pas un fait à penser isolément. Des autrices et des auteurs comme Daniel Delanoë et Alice Miller s’engagent contre les maltraitances faites aux enfants et rappellent que les châtiments corporels sont le signe d’un pays violent aussi avec les adultes épuisés, peu considérés, humiliés, malheureux, mal éduqués.

C’est un symptôme d’une société violente à l’égard de tous les individus. Il est temps de bouleverser tout ça. Et la première étape consiste à dire clairement : on ne frappe pas les enfants. Je sais bien que ça ne sera pas simple, alors que 80 % des habitants de ce pays sont contre l’interdiction de la fessée. Mais on engage un combat parce qu’on le sait juste, pas parce qu’il est populaire.

J’appartiens à une génération qui recevait encore des coups de règle de la part de certains instituteurs. Des ami·e·s ont eu le droit à des fessées déculottées devant les autres élèves. Ça semble fou aujourd’hui. On ne fermait pas les yeux comme on le faisait pour les violences sexuelles (un point commun entre l’Éducation nationale et l’Église catholique), non, on les avait grands ouverts et on trouvait ça normal. L’école était un lieu de l’apprentissage de la loi du plus fort et de suspension du droit. Comment s’étonner dans ce cas, de la violence psychologique et physique des adultes ?

Martin Page, crédit Zoé Victoria Fischer

Ce temps est fini. Les professeurs ne frappent plus les enfants (mais nul doute qu’il reste trace de cette violence dans l’inconscient collectif et dans celui de nombreux parents). Pour cette raison, pour se racheter en quelque sorte, mais aussi parce que c’est faire œuvre d’éducation que de s’opposer à la violence comme norme sociale, l’école devrait être un des lieux où le sujet pourrait être abordé, avec fermeté et bienveillance. Quitte à fâcher des parents.
Maintenant il est temps de faire entrer le droit, la morale et la justice dans les familles. Ce sont des espaces intimes certes, mais aussi sociaux, c’est donc à la société de décider ce qui est tolérable ou pas. Pas aux familles. Frapper un enfant n’est pas une liberté de parent. C’est un rapport de force lié à une position de pouvoir. Tout le contraire de la liberté, en somme.

Les études scientifiques ne manquent pas pour à la fois souligner l’inefficacité (les conclusions sont unanimes : ça ne sert à rien, les effets éducationnels sont même négatifs) et la nocivité de la moindre « petite » fessée. Ces coups laissent des marques indélébiles dans l’esprit des enfants et participent à former les névroses, les insensibilités et les violences des adultes qu’ils seront demain. Un enfant qui aura appris qu’on peut le gifler à cause d’une bêtise, d’un mot, d’une désobéissance, restera marqué toute sa vie (même si, adulte, il minimisera souvent les faits, avec le cliché habituel : « Une fessée n’a jamais tué personne »).

Les traumatismes ne concernent pas seulement les enfants battus à coups de ceinture ou jusqu’au sang (et qui meurent, en 2016, 131 enfants sont morts sous les coups de leurs parents, et je ne parle pas des violences sexuelles) mais aussi ceux qui reçoivent de « simples » gifles ou fessées. Ce sont des traumatismes aux conséquences intimes et sociales tragiques.

Mais je ne crois pas qu’on devrait se baser sur des études scientifiques pour arrêter de frapper les enfants ? Quand on dit qu’il ne faut pas frapper sa femme, on ne dit pas : « Des études ont prouvé que gifler sa compagne peut avoir des effets négatifs sur la vie de couple » ou « Selon des psychologues, frapper sa compagne peut avoir des répercussions sur l’humeur des femmes ». Non. On rejette tout simplement et en bloc toute violence à l’égard d’un autre individu. C’est une question politique et morale non négociable. Et c’est peut-être la première chose à faire : reconnaître que les enfants sont des individus à part entière. Comme la société a fini par le faire (et apprend toujours à le faire) à l’égard des femmes.

Il y a quelque temps, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse a pris position contre la Loi Asile Immigration en rejoignant un collectif d’associations pour dire « On ne met pas les enfants dans des prisons parce que leurs parents essayent d’échapper à la barbarie ». On ne met pas les enfants en prison. C’est un principe et nous le défendrons vent debout. La Charte a raison. Dire que des enfants étrangers sont maltraités, et dénoncer ce scandale, je trouve ça indispensable.

J’aimerais qu’on aille plus loin : que les acteurs du livre jeunesse qui travaillent avec et pour les enfants disent la même chose à propos des enfants qui nous sont proches, que nous ayons le courage de défendre les enfants français qui eux aussi sont maltraités, d’une manière différente, mais pas moins scandaleuse. Quand la Charte a signé la tribune s’opposant à l’enfermement des enfants, je me suis tout de suite dit : « Bravo ! Voilà, enfin, nous nous mêlons de ce qui nous concerne. Il faut continuer. » 

Je sais bien que l’idée que des artistes prennent position ne plaît pas à tout le monde, et d’ailleurs pas à tous les artistes. Pourtant notre engagement est manifeste et justifié quand il s’agit de défendre nos droits sociaux, c’est une question vitale si nous voulons continuer à créer. Nous sommes pleinement dans le politique. Nous n’hésitons pas à intervenir dans des affaires de racisme ou de sexisme. Au nom de quelle logique devrions-nous ignorer les violences dans les familles ? D’autant plus que la littérature jeunesse est la littérature politique et émancipatrice par excellence. Nous savons combien nos livres suscitent de réactions et de passions, combien nos livres comptent dans la société et la vie des enfants et des adolescents. 

Tout simplement, soyons justes et cohérents : si on écrit et si on dessine pour les enfants, alors la moindre des choses, c’est de les écouter, de les défendre, de se mobiliser pour qu’ils soient traités dignement. Nous sommes liés. Nous ne pouvons pas nous contenter d’être des autrices, des auteurs, des illustratrices et des illustrateurs, qui assistons à une injustice majeure sans rien dire. Les enfants et les adolescents sont notre public et nos premiers soutiens : il est de notre devoir de dénoncer la violence à leur égard.

C’est même la moindre des choses. 

Bien sûr nous parlons de sujets graves dans nos livres et nous aidons déjà des enfants et des adolescents par ce biais. Nous essayons de leur donner des armes ou des moyens de s’en forger eux-mêmes. Parfois nous agissons plus directement par nos œuvres de fictions ou documentaires (en proposant par exemple d’autres manières d’éduquer et de se comporter avec les enfants, d’autres manières de les considérer). C’est bien. Mais ça ne suffit pas. 

Nous écrivons et nous dessinons des livres pour les enfants. Nous animons des ateliers et participons à des rencontres. Le sort de nos lectrices et de nos lecteurs ne peut pas nous être indifférent. Nous ne pouvons pas nous considérer comme des artistes si nous ignorons la violence qui s’exerce contre eux, un artiste ne peut pas être du côté de la force et de celui qui donne les coups.

Nous devrions prendre position publiquement en tant que groupe, en tant que profession, par des tribunes, des pétitions. Il est temps que nous élevions collectivement la voix pour défendre les enfants qui reçoivent fessées et gifles, et plus généralement pour défendre tous les enfants qui subissent des violences économiques et sociales. J’aimerais que l’Éducation Nationale, les associations de parents d’élèves, les associations d’auteurs et d’autrices, se mobilisent sur cette question. Nous avons été silencieux trop longtemps et ça ne peut plus durer.

16 Commentaires

 

Madeleine

15/01/2019 à 09:43

Il faut dissocier "violence éducative", qui est inexcusable et à éradiquer au plus vite, et les petites tapes qu'un enfant peut recevoir de ses parents sans forcément tourner psychopathe ou déprimé plus tard. Je suis d'accord que la fessée systématique, cul nu, sur les genoux d'un parent est une violence qui n'apporte rien à l'éducation de l'enfant. Mais une petite tape derrière la nuque ou sur la main ne sont pas des violences. Arrêtons de tout mélanger.
Les parents ne sont pas parfaits, et les enfants ne sont pas toujours des petits anges de bonté. Parfois, un môme peut pousser une mère ou un père à bout, en refusant d'entendre des arguments logiques, en refusant de rester au coin ou que sais-je, et une tape est le seul moyen d'avoir son attention. Je ne suis pas de ces enfants qui ont été battus : j'ai reçu parfois des tapes sur le crâne et pas mal de coups de pied (du plat du pied !) aux fesses, et j'ai vite appris à respecter mes parents et à pousser droit, comme il faut.
Ce n'est pas parce que j'ai reçu des gifles que je suis devenue quelqu'un de violent, ou que je suis traumatisée, bien au contraire. Je vois tous les jours, sur Internet ou dans la vraie vie, des petits cons à qui il a manqué des baffes dans leur jeunesse, j'en suis convaincue. Des petits cons à qui personne n'a inculqué le respect et la morale - alors, évidemment, je ne suis pas en train de défendre les violences éducatives, loin de là ! J'essaye juste de me faire l'avocat du diable. Les enfants sont à protéger, ils sont vulnérables, nous avons le devoir de défendre leurs droits, c'est une évidence. Je dis seulement que parfois, une petite tape peut tout débloquer entre un enfant buté et un parent poussé à bout, et sans avoir plus de conséquences que ça.

bibi

15/01/2019 à 12:55

C'est plutôt rassurant comme point de vu, j'imagine que vous avez effectivement corrigé vos enfants et que ce genre d'article provoque inévitablement un malaise. Du moins est-ce ce que je ressens, car j'ai fessé mes enfants à 3 ans (la tape sur la fesse à travers les vêtements), pas après, ni avant. Je ne me suis pas sentie géniale, c'est certain et c'est traumatisant mais nous sommes aussi fait de contradictions et petites névroses. Les moeurs doivent évoluer et c'est le sens de l'article. Certes n'est pas l'interdiction qui va solutionner tout en un coup de baguette magique. Mais bon, il s'agit ici de violence commises sur des individus, alors oui bien entendu qu'il faut sensibiliser mais aussi aider les parents à sortir de schémas très souvent transmis et le cas échéant protéger les victimes.

Yannig

15/01/2019 à 13:24

Faut dissocier violence et violence.
Quand je suis pas d'accord avec la voisine, bien sûr que je vais pas lui mettre une fessée déculottée dans le couloir, mais juste une petite tape sur la tête.
Je suis pas parfaite, mais ma voisine n'est pas un ange non plus.
Elle voulait pas entendre que sa poussette gêne malgré mes arguments logiques. Puis elle est un peu butée. Ça fait plusieurs fois qu'on lui dit et elle recimlence, même qu'elle m'a souri, c'est bien qu'elle me provoquait.

Alors je lui ai mis une petite claque derrière la tête, pas fort. Juste histoire qu'elle comprenne le respect et la morale.

Moi aussi je me suis déjà faite agressée dans la rue, mais je l'avais méritée, et puis oh je suis pas morte hein. Alors une simple claque à cette femme pour l'humilier et qu'elle comprenne.

C'est ridicule, avouez ?
Remplacez femme/voisine par "enfant" ne rend pas vos arguments plus valables en fait.

Edwige

15/01/2019 à 13:26

Madeleine vous n’avez pas été maltraité juste des coups de pieds et vous n’avez ensuite pas été maltraitante juste quelques tapes derrière la nuque ...
Mais si l’enfant pousse à bout il y a légitimité de le remettre dans le droit chemin n’est-ce pas ?
J’espère que si vous pousser votre patron à bout il ne trouvera pas légitime de vous mettre juste une petite tape derrière la nuque ou sur la main ...

Elisabeth

15/01/2019 à 13:06

Et juste après cet excellent plaidoyer contre les VEO ( et une prise de position déterminée ) que trouve t on immédiatement ? Un commentaire complètement à l'ouest d'une femme qui n'a rien compris et qui montre de façon éclatante que la violence n'est même pas "vue" ! Quel déni ! Il n'y a PAS de " petite tape" : taper,c'est enseigner la violence,point.

Madeleine

15/01/2019 à 13:19

Ce n'est pas faute d'avoir précisé que je ne cautionnais en aucune façon la violence, et que je me faisais seulement l'avocat du diable, parce qu'il en faut un. De mon point de vue, une petite tape sur la main n'est pas de la violence. Si votre enfant tend la main vers une casserole d'eau bouillante, vous faites quoi, vous lui dites calmement de l'autre bout de la pièce de ne pas toucher ou, terrifiée à l'idée qu'il se brûle, vous faites le premier geste qui vous vient à l'esprit ? Je ne dis pas que c'est bien, je dis que c'est relativement normal. Je ne parle pas d'un taquet derrière le crâne ou d'un coup de poing ! Bien sûr que la violence est inacceptable, c'est tellement évident qu'il ne devrait même pas y avoir à discuter.

Séverine

15/01/2019 à 18:19

Si mon enfant est sur le point de se brûler j'attrape la casserole, je ne lui tape pas sur la main!

Céline

16/01/2019 à 09:20

Renseignez vous sur les méthodes d'éducation bienveillante, les tapes et autres VEO ne sont pas la seule solution. C'est triste que votre première réaction face a un enfant qui se met en danger c'est de le taper... Vous pensez vraiment qu'il n'y a pas d'autre solution ? Le prendre dans les bras, lui dire "stop" (ça fonctionne a merveille sur ma fille de 21 mois), retirer la casserole comme dit plus haut, etc...
Et puis dans votre premier commentaire vous parlez d'un enfant qui ne veut pas rester au coin... Mettre un enfant au coin ne sert a rien, a part ruminer contre son parent, il va rien apprendre.
Le problème c'est que, malgré de nombreuses études en neurosciences sur le fonctionnement du cerveau de l'enfant, beaucoup de parents refusent de s'y intéresser et interprète très mal les réactions des enfants.
Par exemple, saviez vous qu'avant 5 a 7 ans un enfant est incapable de manipuler quelqu'un d'autre, et donc les caprices n'existent pas car ils induisent une notion de manipulation ? Un enfant est incapable de gérer ses émotions aussi. Et bien souvent on reproche aux enfants des choses que même nous adultes n'arrivons pas a faire. Comment voulez vous qu'un enfant apprennent a ne pas crier si le parent passe son temps a lui crier dessus ? Comment voulez-vous qu'un enfant apprennent a gérer ses émotions quand il voit son parents sortir de ses gonds et le punir/taper dès qu'il est a bout ?
Tout ça demande de se renseigner, de lire, de remettre en question sa propre histoire, l'éducation qu'on a reçu, etc... Mais c'est essentiel pour créer la société de demain.

bibi

15/01/2019 à 13:26

Un album juste génial de Claude Ponti, Okilélé.
P

Martin Page

15/01/2019 à 13:35

Merci bibi pour votre commentaire. Vous avez raison " aussi aider les parents à sortir de schémas très souvent transmis". Parler aux parents, les informer, les aider.

Maurel Olivier

15/01/2019 à 15:55

Merci, Martin Page, pour ce magnifique plaidoyer en faveur des enfants. On trouve scandaleux, avec raison, de frapper une personne âgée atteinte d'Alzheimer qui ne veut pas s'habiller ou qui ne veut pas manger. Mais on trouve normal de frapper un enfant pour les mêmes raisons alors que l'explication de ces comportements est la même : l'âge (trop jeune dans un cas, trop vieux dans l'autre) et l'état du cerveau (immature dans un cas, dégradé dans l'autre).

Roxane

15/01/2019 à 20:16

Je suis infiniment d'accord avec cette tribune, et je suis rassurée que des auteurs et autrices jeunesse se mobilisent sur cette question.
Je n'ai pas grand chose à ajouter, mis à part témoigner de la difficulté à nommer cette violence par son nom, comme d'autres personnes l'ont souligné (et comme le premier commentaire l'a démontré). Je me souviens, il y a quelques années, tenir le même type d'argument : "nan mais ça va, ça m'a pas traumatisée..." Et puis réaliser, aujourd'hui, que si effectivement l'existence est complexe et que les gifles que j'ai reçues ne m'ont pas détruite, elles m'ont profondément perturbée. Je pense que j'ai eu parfois une tendance à vouloir exprimer mon affection pour mes amis (en étant adolescente) en les chatouillant/tapant (pas fort mais tapant) sur les fesses, et pas en faisant des câlins. Venant aussi d'une société (Belgique) où se faire des câlins n'est pas du tout dans les normes/habitudes... mais bref, y'avait quelque chose qui clochait. Aujourd'hui je ressens parfois encore ces "pulsions" de violence, que je n'explique pas mais que je décide activement de ne pas écouter. Parfois je dois crier dehors, parfois je tape sur un oreiller. Mais plus jamais sur un autre être humain, peu importe son âge.
Je me souviens encore avec acuité de certaines gifles. Du contexte précis, de la sensation de honte, de colère, d'injustice. De la douleur. La trace rouge qui picote sur la joue. Je m'en souviens et c'est horrible. Donc je m'étais trompée, ça m'a un peu traumatisée, ça a eu des effets dans mes relations avec les autres. Et j'ai une très chouette relation avec mon père aujourd'hui, qui ne m'a plus frappée depuis que j'ai 13 ans à peu près. J'en ai 25 aujourd'hui. Mais je ne suis pas encore prête à discuter avec lui de cela, de le mettre face à ses responsabilités. Parce que ce n'est pas juste une opinion politique et éthique, c'est une critique directe de son "éducation" (cet aspect là en tout cas, si on veut le classer comme les parents qui frappent aiment le classer). Et je sens que ça va lui prendre du temps d'écouter cette critique, de me demander pardon. Et je veux lui pardonner, mais j'ai peur de cette conversation.
Par contre j'en ai parlé à ma mère, une fois. Je lui ai raconté comme je me souvenais, l'injustice. Elle a toujours refusé de nous frapper, mon frère et moi. Mais elle a laissé faire mon père. Et je pense que je dois aussi la pardonner, mais pour ça, d'abord, entendre ses excuses.
C'est très compliqué. Mais je suis soulagée d'avoir déjà réalisé cela et de choisir, pour mes futurs enfants si jamais j'en ai, de ne pas reproduire cette violence car je l'aurais trop banalisée, intériorisée.
Merci.

Michel Hervé Bertaux-Navoiseau

16/01/2019 à 09:01

En corollaire :

LAÏCITÉ DU CORPS HUMAIN, RACISME ET VICTIMES DE L’EXCISION ET DE LA CIRCONCISION

Avec leurs nauséabonds relents de supériorité morale, l'excision et la circoncision ne sont pas seulement une discrimination (de l'enfant, du groupe et de l'humanité entière) comme l’a rappelé Madame Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, en ouvrant la réunion constitutive d'"Excision, parlons-en", le 14 juin 2013 à la Sorbonne.

C'est le pire de tous les racismes puisque chirurgicalement fabriqué au prix de traumatismes amnésiés à vie. Chez les plus atteints, cette exclusion fanatique s’accompagne de terrorisme mégalomane et constitue le terreau de la radicalisation.

On ne fait pas n'importe quoi avec le corps humain. On ne pratique pas sa reli-gion sur le corps de l’autre. L'intégrité physique est la base élémentaire de la démocratie, c'est le droit fondamental de l'enfant.

Un eugénisme négationniste du droit le plus élémentaire de la personne humaine – dans son jeune âge où elle est incapable de se défendre – est inadmissible. Seuls peuvent l’empêcher, accompagnés d’un recours massif aux médias et à l’enseignement scolaire :
• un dépistage systématique jusqu’à la fin des études,
• son interdiction aux non-médecins,
• l'interdiction aux médecins, sous peine de prison, de mutiler quiconque, homme ou femme, sans "très sérieux motif médical" comme le prescrit le code de déontologie et y compris sous couvert d’esthétique.
Ce n'est pas l'identité nationale qui est en jeu, c'est l'identité humaine.

Elinska

16/01/2019 à 13:48

Merci pour cet article ! Contente de voir que nous sommes de plus en plus nombreu.x.ses à nous pencher sur ce sujet.

MissNath

19/02/2019 à 21:17

Merci Yannig :-)
C'est ce que je fais lors de groupes de discussion avec des parents et d'un seul coup, le ressenti : honte, colère, humiliation,...arrive aux yeux des personnes qui imaginent puis vivent les émotions de leurs enfants dans ces situations.
Ce sont les adultes qui sont les modèles des enfants qui tous neufs dans leur tête, imitent, reproduisent ce que font les adultes.
C'est donc de notre responsabilité de montrer que nous pouvons expliquer les limites, les règles de la vie ensemble sans violence aux enfants.
C'est possible! Essayez! ?

Marie-Laure

28/05/2020 à 12:36

Madeleine, je lis votre commentaire et je me demande si avec vos collègues, ou les adultes de votre famille, vous donnez une tape lorsque ces derniers ne sont pas des anges de bonté, ou lorsque vous ne parvenez pas à attirer leur attention. C'est là l'un des propos de cet article: considérer des enfants comme des êtres à part entière, au même titre que les adultes et ainsi se comporter à l'égard des enfants de la même manière que je me comporte avec les adultes.

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Au Québec, l'Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) a mené une longue bataille afin d'obtenir une tant espérée révision des lois sur le statut de l’artiste. Bien que l'horizon semble s'être dégagé, grâce à une promesse d'amendement par le gouvernement, le combat est loin de toucher à sa fin. Dans un communiqué, reproduit ici dans son intégralité, la présidente de l'UNEQ Suzanne Aubry s'est exprimée.

17/12/2021, 14:49

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Pour une distribution du livre à l'unité, et une chaine solidaire

Les difficultés d'organisation du distributeur MDS, filiale du groupe Média-Participations, et leur conséquence sur les libraires au moment des fêtes de fin d'année posent de sérieuses questions sur la solidarité de la chaine du livre. Et sur d'éventuelles mesures à prendre pour garantir l'équité de tous les vendeurs de livres du territoire... L'Agence Livre Cinéma et Audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine (ALCA), l'association des Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine (LINA) et l'association des éditeurs de Nouvelle-Aquitaine (AENA) suggèrent une mesure de protection particulière, dans une tribune reproduite ci-dessous.

16/12/2021, 15:29

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Loi Lang : obligation de l'unité et devoir de solidarité

À quelques semaines de Noël, les libraires ont appris qu'ils ne pourraient pas être approvisionnés en livres, sinon sous des conditions commerciales difficiles à avaler. L'accident industriel que traverse MDS, filiale de distribution du groupe, a provoqué bien des réactions depuis ce premier courrier parvenu aux librairies. Christian Thorel, Jean-Marie Ozanne, Olivier Lhostis et Benoît Bougerol signent ici une tribune portant une remarque essentielle, dans les relations commerciales... et les impératifs législatifs.

08/12/2021, 18:04

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Auteurs : une pétition pour “sortir une bonne fois pour toutes de l'insécurité sociale”

La Société des Gens de Lettres (SGDL) invite à signer une pétition, lancée par un collectif d’auteurs, afin de permettre aux hommes et femmes de lettres « d’être entendus, enfin, par l’URSSAF et ses tutelles administratives ». Dans un communiqué, reproduit ici dans son intégralité, l’organisme partage son inquiétude.

01/12/2021, 15:59

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12e année de prison du poète Trần Huỳnh Duy Thức dans “le goulag vietnamien”

Le 55e anniversaire du poète vietnamien Trân Huỳnh Duy Thức coïncide avec sa 12ème année en prison. Il lui reste encore 4 ans à vivre douloureusement loin de sa femme, ses enfants, ses parents et ses amis. Pour l'occasion, un texte en hommage est proposé dans nos colonnes. Par Nguyên Hoàng Bảo Việt.

30/11/2021, 12:57

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Pour la lecture des jeunes, “il est urgent d’agir”

Les liens entre le livre, le numérique et la capacité dont nous disposons aujourd’hui de faire converger les deux au profit de la lecture intéressent de nombreuses personnes. Encore faut-il s’accorder sur l’idée que les nouvelles technologies représentent une véritable opportunité, pour le grand public, et les enfants. Les signataires de cette tribune soulignent qu’il s’agit d’un enjeu de souveraineté, de rayonnement, de développement intellectuel, économique et démocratique. 

30/11/2021, 08:32

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Pass sanitaire : des libraires défendent l'accès aux bibliothèques pour tous

Il y a un an, le secteur du livre et le monde de la culture se mobilisaient pour que les librairies restent ouvertes lors du deuxième confinement, autour d'une pétition lancée par François Busnel et un appel commun du Syndicat de la Librairie Française, du Syndicat National de l'Édition et du Conseil Permanent des Écrivains. Aujourd'hui, des bibliothécaires appellent à une quatrième journée de mobilisation nationale ce mercredi 1er décembre, pour permettre à tous les publics et notamment tous les enfants d’accéder aux bibliothèques sans pass sanitaire, et des libraires de toute la France apportent leur soutien à cette lutte.

26/11/2021, 12:39

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Krisztina Tóth : “La société hongroise est malheureusement malade”

La romancière hongroise Krisztina Tóth aura passé six semaines de résidence d’écriture à Cognac, sous les auspices de Jean Monnet. Elle signe, dans le cadre du Festival des littératures européennes, un texte émouvant et personnel, comme une adresse aux lieux et aux personnes rencontrées. Il est ici reproduit, avec son autorisation (qu’elle soit remerciée) dans son intégralité.

18/11/2021, 19:33

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Cotisations URSSAF : des “montants souvent exorbitants” pour les créateurs

À quelques semaines des fêtes, les services de l’État poursuivent leur quête zélée : les artistes auteurs viennent de recevoir des relevés de cotisations hors-sol, après un traitement 2020 passablement défavorable. Outre les éternels dysfonctionnements de l’outil URSSAF, devenus tristement proverbiaux, les demandes formulées s’avèrent imbittables. Dans un communiqué commun de l’intersyndicale, reproduit ici dans son intégralité, les organisations clament leur indignation.

17/11/2021, 09:38

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Suisse : “Pour le secteur de la culture, le certificat sanitaire est essentiel”

Ce 28 novembre, la Suisse devra s'exprimer sur le renforcement de la loi Covid-19. L'Association professionnelle des autrices et auteurs de Suisse, Ad*S poursuit sa mobilisation et réitère l'appel, finalement fructueux, lancé en mai dernier. Dans une tribune diffusée ci-dessous, l'Ad*S insiste sur les enjeux de la législation pour les créateurs.  

15/11/2021, 13:57

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Pass sanitaire en bibliothèque : des auteurs et autrices BD “préoccupés” et “solidaires”

Plus d'une centaine d'auteurs et d'autrices de bandes dessinées, dessinateurs, coloristes, scénaristes ou éditeurs et éditrices cosignent une tribune sur le site L'Insatiable. Reproduite ci-dessous, elle appelle à la levée du Pass sanitaire dans les bibliothèques territoriales pour les usagers. Le 10 novembre prochain, des bibliothécaires et d'autres professionnels des services publics culturels participeront à une nouvelle journée d'action nationale, pour pousser les pouvoirs publics à réagir.

08/11/2021, 11:28

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Pour un accès sans entraves à la Bibliothèque des Abattoirs

Des chercheurs, enseignants et artistes cosignent une tribune collective appelant à une plus grande ouverture de la Bibliothèque des Abattoirs, lieu d'exposition d'art moderne et contemporain de la ville de Toulouse. Un accès réduit à cette dernière lèsera les enseignants, les étudiants, mais aussi les artistes et les amateurs et amatrices d'art, soulignent les signataires.

05/11/2021, 10:34

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Montreuil : des éditeurs indépendants réclament “une baisse du coût” du SLPJ

La Fédération des éditions indépendantes vient de communiquer à ActuaLitté un courrier adressé aux organisateurs du Salon du livre de Montreuil. Le courrier du président, Dominique Tourte, est ici reproduit dans son intégralité. Il souligne les dysfonctionnements que constate la Fédération, et les impératifs pour les exposants.

03/11/2021, 15:32

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Manuscrits musicaux : le nécessaire rééquilibrage de la relation avec les éditeurs

Le Syndicat français des compositrices et compositeurs de musique contemporaine (SMC) vient de réagir suite à la vente aux enchères de manuscrits de compositrices et compositeurs vivants. Le syndicat dénonce notamment les dérives non-déontologiques entraînées par certaines clauses abusives dans les contrats d’édition musicale et appelle à un rééquilibrage des relations entres les éditeurs et les compositrices et compositeurs.

22/10/2021, 12:50

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“L'édition indépendante est une fiction”

L’indépendance éditoriale, entendue comme une liberté de publier, ne se laisse pas définir facilement. Elle est affaire de jugement, d’auteur(e)s, d’éditeurs(trices), selon des critères qui leur appartiennent, et des publics aussi — et de la nature du régime politique en cours. Par Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise.

12/10/2021, 12:47

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“Quand t’auras 12 ans, tu seras privé de bibliothèque”

Depuis les extensions du Pass sanitaire dans les lieux culturels à des tranches d’âge plus jeunes, les phénomènes d’exclusion s’amplifient. Si bien des gens n’avaient pas mesuré ce que ces décisions impliqueraient, voici les effets pervers qui se profilent. Alors qu’une nouvelle mobilisation nationale est annoncée pour mercredi 13 octobre dans les bibliothèques municipales, un collectif de professionnels signe dans nos colonnes une tribune allant dans ce sens diffusée ci-dessous dans son intégralité.

09/10/2021, 10:20

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Les “opposants politiques” et le régime de Loukachenko en Biélorussie

Les réactions se multiplient pour dénoncer le régime mis en place par Alexandre Loukachenko, président de Biélorussie. Réélu en août 2020, il a marqué son retour par plusieurs attaques portées contre la liberté d’expression. Et plus spécifiquement des associations d’auteurs. L’association professionnelle des autrices et auteurs de Suisse monte à son tour au créneau, dans un texte communiqué à ActuaLitté, ici reproduit en intégralité.

04/10/2021, 12:17

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Des ministres de la Culture francophones s'engagent à “promouvoir l’accès au livre”

Les 23 et 24 septembre derniers, des ministres de la Culture de plusieurs États francophones ont participé aux États généraux du livre en langue française, échangeant avec les professionnels du secteur pour élaborer une stratégie visant à dynamiser le secteur et la circulation du livre dans l'espace francophone. Parallèlement, les ministres de la Culture de 9 États francophones cosignent une déclaration, reproduite ci-dessous en intégralité.

28/09/2021, 16:34

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Comment lire un roman écrit par une voiture ? 
La doxa littéraire face à l’Intelligence artificielle

Dans son roman de 2002, Exemplaire de démonstration, Philippe Vasset vantait ironiquement les vertus du Scriptgenerator, un logiciel rédacteur de best-sellers paramétrable par l’éditeur en fonction d’un public cible. En 2016, avec Ada, Antoine Bello imaginait à son tour une intelligence artificielle spécialisée dans le roman sentimental. Il se trouve que ces fictions de robots-écrivains sont de moins en moins improbables. Par Pascal Mougin, université Paris-Saclay.

27/09/2021, 09:48

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En Afghanistan, “les créateurs sont pourchassés, risquent la torture et la mort”

La progression et le retour des talibans au pouvoir, à la faveur du retrait des forces internationales de l'Afghanistan, inquiètent le monde entier. Le devenir des libertés individuelles semble plus que jamais menacé dans le pays, et le Pen club français, qui défend la liberté d'expression, appelle le gouvernement français à prendre des mesures d'accueil fortes.

24/08/2021, 09:31

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Biélorussie : la France doit “déclencher une initiative internationale” contre Loukachenko

L'anniversaire de la réélection contestée d'Alexandre Loukachenko à la présidence de la Biélorussie d'août 2020 fut marqué par la dissolution du Centre PEN national, qui lutte pour la liberté d'expression des écrivains. Le triste symbole d'un régime autoritaire qui s'installe et perdure : le Club PEN français, dans un courrier à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, exhorte celui-ci à l'action. Nous reproduisons ci-dessous le texte envoyé, en intégralité.

16/08/2021, 10:44

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Le Pass sanitaire : “Bombe à fragmentation pour la lecture publique”

Déjà préoccupés depuis la publication du décret d’application, les établissements de lecture publique s’inquiètent plus encore de voir la législation poindre. L’accord trouvé par la Commission mixte paritaire sur le projet de loi sanitaire laisse planer plus d’inquiétudes encore. L’interassociation des bibliothèques et bibliothécaires diffuse un message d’alerte, ici reproduit dans son intégralité.

26/07/2021, 18:44

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La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

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Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

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Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

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Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut sécuriser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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Le plus terrifiant voleur de livres du siècle, une âme romantique de glouton littéraire

L’industrie du livre semble avoir repris son souffle : un vil criminel a été appréhendé, même s’il a plaidé non coupable. Caution de 300.000 $ — on se croirait dans une série juridico-gaudriolesque américaine — et un doute qui subsiste : pourquoi rechercher des manuscrits et brouillons encore non publiés ? 

 

14/01/2022, 10:35

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”Vincent Bolloré joue avec les nerfs du monde de l’édition”

Le dossier Lagardère-Hachette/Vivendi-Editis, et surtout Bolloré, a remis en avant la question de la concentration dans le monde de l’édition. Question d’une grande acuité, dans cette chaîne du livre écrasée par l'hyper-puissance des deux groupes, et dans laquelle le poids stratégique et effectif de la distribution est décisif. Michel Larive, député de l'Ariège et membre de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée, et Gilles Kujawski, ancien commercial d'Editis, militant de la France Insoumise, signent ici une tribune diffusée dans son intégralité.

12/01/2022, 16:33

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Médiation animale : nos amis les bêtes s’invitent en bibliothèque  

Il existe des chiens guides pour les personnes malvoyantes, d’autres apportent assistance aux personnes épileptiques : C’est connu, le chien est le meilleur ami de l’Homme. Un constat qui ne date pas d'hier mais tarde à s'accompagner de nouvelles synergies. Ainsi, la présence d'animaux, encore problématique dans certains établissements de culture, mériterait amplement d'être réévaluée.

07/01/2022, 10:36

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Saint-Paul-Trois-Châteaux : la Fête du livre jeunesse 2022 annulée, le calvaire reprend

Nouveau coup dur pour l’association du Sou des écoles laïques, porteuse de la Fête du livre jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Serpentant entre les divers protocoles, arrêtés, obligations et craintes, l’équipe s’épuise à force de révisions, d’adaptation et de projections malmenées. La manifestation (dont l’organisation commence 10 mois plus tôt) est une nouvelle fois menacée par la reprise épidémique et ses conséquences lourdes.

06/01/2022, 15:50

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Pour un réveillon anti-Covid, restez seul avec un livre (bon, mauvais, qu'importe)

Dans les bibliothèques fut instauré un régime drastique de nettoyage et de quarantaine pour le retour des documents : on redoutait que le Covid soit transmissible par les livres. Toute une littérature a fleuri pour indiquer comment désinfecter ses ouvrages, le temps d’infectiosité des couvertures. L’une des rares certitudes en la matière fut que passer un livre au micro-ondes n’était pas la meilleure des options.

31/12/2021, 17:37

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Inflation sur les mangas d'occasion : les algorithmes devenus fous ?

La crise du papier entraînera une hausse de prix de vente des mangas. Plusieurs éditeurs ont déjà averti de cette situation — les matières premières, ainsi que l’encre ou encore les coûts du transport se répercutent logiquement sur le consommateur. Mais une autre inflation surgit, cette fois régie par les algorithmes, et concerne strictement les ventes d’occasion. Ou comment la machine produit des bulles spéculatives totalement hors de contrôle…

29/12/2021, 14:31

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Belgique : “La Culture, victime expiatoire des errances d’un gouvernement”

Ce 27 décembre, des milliers de personnes occupaient les rues de Bruxelles. Une protestation organisée contre un décret imposant la fermeture des salles de spectacle. La mesure, prise par les autorités devant la recrudescence du variant Omicron, semble avoir péché par excès de zèle. Jean-Yves Delitte, dessinateur, nous livre le fond de sa pensée…

28/12/2021, 12:09

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Pour Noël, visiter la librairie qui a presque inspiré Rowling et Harry Potter (Porto)

Pour avoir vécu dans le début des années 90 à Porto, quelques années avant de publier le premier tome des aventures d’Harry Potter, JK Rowling se vit prêter un lien entre l’œuvre et la librairie Lello. Située non loin de la Tour des Clercs — fascinant édifice, gorgée d’une histoire, elle, tout à fait vérifiée — la librairie fait recette depuis des années. Établissement historique de la ville portugaise, elle a célébré son 115e anniversaire en 2021, après un sauvetage in extremis.

23/12/2021, 12:38

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David Ferré, Actualités Éditions : Le théâtre se lit aussi

Si un modèle économique peut être difficile à trouver pour nombres d'éditeurs indépendants, cette affirmation n’est que plus juste lorsqu’on est un éditeur indépendant de théâtre. Actualités Éditions, porté par son fondateur, David Ferré, également traducteur, membre du comité directeur du Pen Club, et depuis peu, Président du Réseau européen de traduction théâtrale, Eurodram, propose des collections de théâtre hispanophones organisées par pays. L'esprit du projet éditorial de cette maison d'édition : « Le théâtre doit se lire dans le livre ». Sur quel modèle économique peut-on s'appuyer pour faire vivre un tel projet ?

22/12/2021, 12:37

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Collections des bibliothèques : “Nul bord n’a le monopole de la censure”

Aux États-Unis, les bibliothèques, notamment celles des établissements et districts scolaires, connaissent une recrudescence inédite des tentatives de censure à l'égard de leurs collections. Les ouvrages visés, qui évoquent surtout les expériences LGBTQIA+ ou le racisme, sont parfois retirés des étagères, sous une importante pression politique... Une telle situation est-elle envisageable en France ? L'Association des bibliothécaires de France (ABF) apporte quelques éléments.

20/12/2021, 11:05

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Harcèlement, éviction et représailles : ce qui se trame vraiment chez Plon

Quand on en vient aux sujets connexes à Vincent Bolloré, tout prend des allures de trames ourdies sur un indéchiffrable métier. Au tisserand avisé de saisir jusqu’aux fils secrets, pour donner forme à la tapisserie. Justement, chez Plon, filiale d’Editis, on rejoue La Dame à la Licorne, avec pour fil conducteur comme sur l’oeuvre authentique, « Mon seul désir ». Or, en la matière, on sait combien les passions s’emmêlent

17/12/2021, 11:04

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Censure de livres aux États-Unis : “Nous faisons face à une plus grande mobilisation”

Les États-Unis connaissent depuis plusieurs mois une vague de tentatives de censure sans précédent, qui implique désormais des personnalités politiques, en campagne ou non. Accusés d'être immoraux ou pornographiques, des livres sont pointés du doigt, et parfois retirés des collections de bibliothèques scolaires : nombre d'entre eux évoquent les expériences de personnes issues de la diversité ou se rattachant à la communauté LGBTQIA+. Deborah Caldwell-Stone, directrice du bureau de la liberté intellectuelle de l'Association des bibliothèques américaines (American Library Association, ALA) revient avec nous sur cette inquiétante situation.

17/12/2021, 10:40

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Abonnement, liseuses, audiolivres : Kobo, “un club de lecture 2.0”

En novembre, Fnac et Rakuten-Kobo ont lancé leur abonnement ebooks, Kobo Plus by Fnac. L’idée : s’inscrire dans le développement, de tous les secteurs des industries culturelles, de l'abonnement catalogue. Marc Sarfati, manager Marketing chez Rakuten-Kobo et Agnès Panquiault, directrice du développement catalogue Europe de l'enseigne canadienne, nous présentent les spécificités de cet abonnement, mais également la stratégie de l'entreprise pour se faire une place entre l’abonnement Kindle porté par le mastodonte Amazon, et l’abonnement Youboox, porté par le suédois Nextory. Une présentation qui s'étend aux deux nouvelles liseuses de la marque, les Kobo Libra 2 et Kobo Sage.

16/12/2021, 11:34

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Julie Doucet for president !

Chaque année, le festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême remet un Grand Prix, longtemps contesté pour son aspect quasi uniquement français et masculin. Il a été régulièrement réformé et, après divers psychodrames, est depuis plusieurs années laissé au vote des auteurs. Par Maël Rannou.

13/12/2021, 09:32

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Bûche glacée, dinde de Noël : à qui appartiennent les recettes de cuisine ?

Les fêtes de fin d’année — toute une histoire ! Il ne faut rien laisser au hasard : les décorations, la musique, les boissons, les cadeaux… et le dîner – voire les dîners ! Plus que tout, l’objectif est que les convives repartent le ventre plein, sourire aux lèvres. Mais que faire lorsque l’inspiration manque ? Un tour sur internet, dénicher « la recette de Noël pour les éblouir » et le tour est joué… Oui, mais à qui donc est cette recette ? Monté en neige ou non, voler un oeuf serait voler un émincé de boeuf ?

11/12/2021, 13:40

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Des oniomanes et des livres : bande de malades...

Battre le fer tant qu’il est chaud ? Chez un forgeron, ou un maréchal-ferrand, l’expression s’entend sans peine. Généralement, cette invitation à rejeter la procrastination se comprend sans difficulté : le risque est d’accumuler les tâches, au point de se trouver fort dépourvu quand la bise pointera son nez. Dans l’édition, on tarde encore à adopter le terme japonais, tsundoku – qui, littéralement, désigne l’empilation de livres non lus. 

26/11/2021, 17:50

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L'écrivain face aux censures et violences de la société civile

Dans le cadre de la célébration du Centenaire du PEN Club français, un colloque s’est tenu à la Bibliothèque nationale de France, le 12 octobre 2021, sur le thème Censures et autocensures : les littératures aujourd’hui. L’ensemble de cette demi-journée, ouverte par Laurence Engel et Antoine Spire, a fait l’objet d’une captation par les services de la BnF. Nous reproduisons avec son aimable autorisation l'intervention d’Antoine Spire, président du PEN Club français.

26/11/2021, 09:34

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Des retards de livraison en librairie et la chaîne du livre menace d'exploser

La crise du papier et de son approvisionnement continue d’angoisser, à raison. Car avec elle, une autre pénurie sévit : celle des recrutements pour les entrepôts. Emplois mal payés, éprouvants… les candidats ne se bousculent pas au portillon. Et depuis des semaines, les transporteurs ne suivent plus : une carence de chauffeurs routiers est partout observée.

24/11/2021, 15:58

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Gisèle Sapiro : “La question des sensibilités se pose depuis que l’édition existe”

Le monde du livre n'échappe pas à des rapports de force, qui s'expriment aussi bien dans des choix éditoriaux que dans des logiques de concentration, ou encore dans la réception publique de certains livres. La sociologue Gisèle Sapiro, directrice d'études à l'EHESS et directrice de recherche au CNRS, autrice de Peut-on dissocier l'œuvre de l'auteur ? (Seuil, 2020), revient avec nous sur quelques questionnements récents de l'édition, avant son intervention aux Assises internationales de l'édition indépendante, ce mercredi 24 novembre.

23/11/2021, 16:50

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Bubble Tea raffinés, patisseries japonaises et mangas : bienvenue au Renard Café

L’épidémie Covid a vu naître de splendides collaborations — certaines aboutissant même à des créations d’entreprises. Tout commence quand, durant le Confinement 2, Romain Gaia, propriétaire de Tomo, maison de dorayaki (les succulentes pâtisseries japonaises) contacte Mickaël Brun-Arnaud, propriétaire de la librairie Le Renard doré, spécialisée dans les manga et la culture japonaise. Un dénominateur commun qui, près d’un an et demi plus tard, débouche sur Le Renard Café… Rencontre avec ces entrepreneurs, sur les lieux du crime.

22/11/2021, 15:19

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Samar Haddad : “Les éditrices en Syrie se comptent sur les doigts d'une main”

Du 23 au 26 novembre 2021, l'Alliance internationale des éditeurs indépendants organise les Assises internationales de l'édition indépendante à Pampelune. Liberté d'expression, bibliodiversité, place accordée aux langues « minorées » font notamment partie des sujets abordés au cours de tables rondes, tout comme la place des femmes dans l'édition. Sur ce dernier sujet, Samar Haddad, directrice de la maison d'édition Atlas Publishing, nous livre son expérience en Syrie.

22/11/2021, 13:01

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Profession : petites (et grandes) mains d'un festival littéraire

Débarquer à la gare, trouver un sosie de George RR Martin qui attend, panneau dans les mains, béret vissé sur la tête et longue barbe débordant sous le masque. « Je suis votre chauffeur », assure-t-il avec le sourire que l’on devine. Marc* est l’un des cinquante bénévoles qui mèneront durant six jours les navettes, l’installation des tables, des décorations et tant d’autres détails. Profession : bénévoles. Option : passionnés.

18/11/2021, 16:25

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Devenir une femme auteur, “c'est s'exposer à une grande violence sociale” (Titiou Lecoq)

Titiou Lecoq, qui a récemment publié Les grandes oubliées — Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes (L’iconoclaste), a pu constater l'invisibilisation des autrices de l'histoire littéraire, malgré des parutions et des succès multiples. Alors qu'elle signe la préface pour les éditions Talents hauts de La femme auteur (1802), roman de Félicité de Genlis, qui incitait les femmes à prendre la plume, elle revient avec nous sur les multiples obstacles à une reconnaissance littéraire des autrices.

18/11/2021, 16:08

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“La littérature est imaginaire”

A Paris, dans le 14ème arrondissement, il existe une librairie appelée La petite Lumière. Le nom vient d’un livre de l’auteur italien Antonio Moresco, qui a tardé à s’affirmer dans le panorama littéraire italien. En France, depuis 2014, il est accueilli avec un grand enthousiasme, de la part de tout le monde : libraires, critiques, lecteurs. Verdier, son éditeur, a sorti en septembre 2021 Les ouvertures, son dernier livre traduit en français. Entretien avec l’auteur et son traducteur Laurent Lombard. 

17/11/2021, 11:15

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Maison du dessin satirique : “S’il te plaît, dessine-moi un serpent de mer…”

Le 15 janvier 2020, à l’occasion de ses vœux à la presse, le Président Macron annonçait la création d’une maison du dessin satirique et du dessin de presse. Depuis, rien, ou presque. L’annonce du lieu choisi pour cette maison devait être faite en janvier 2021, puis au printemps, puis à l’automne et… rien. ActuaLitté mène l’enquête, à la recherche du dessin perdu.

16/11/2021, 11:34

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Suisse : Gaston Lagaffe, ou la clownerie des antivax (avec un L pour être poli)

EDITO – Révélation : pour le plus grand bonheur des amateurs, le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, compte parmi les Gastonophiles avisés et autres adeptes de la Franquintescence. Et il le démontre. Durant une conférence de presse, le président helvète a employé les grands moyens, ayant recours à l’unique argument audible (et salvateur) quand toute forme d’intelligence a déserté : Gaston Lagaffe. M'enfin ?

11/11/2021, 18:28

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De Léna Situations à Beigbeder : les nouveaux critères de la qualité littéraire

Vous souvenez-vous ? Il y a un an, la YouTubeuse Lena Situations publiait Toujours plus + = +. Son livre connut un grand succès (355.308 exemplaires, donnée Edistat) et Frédéric Beigbeder écrivit une chronique épicée qui indigna les fans de la jeune plume. Pendant quelques jours, le chroniqueur fut moqué, considéré comme un homme de l’Ancien Monde qui ne supportait pas qu’une influenceuse puisse être n° 1 des ventes. Une interprétation facile, simple variation sur le thème du vieux con contre le jeune con. Par Arthur Constance.

11/11/2021, 10:20

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En Occitanie, une agence pour librairies vise proximité et digital

« Avec la librairie, j’ai repensé mon activité et ma formation première, de graphiste. J’avais quitté mon travail et entamé une formation pour devenir libraire », commence Flore Cutuli Lebertre. Aujourd’hui, après des stages, arrivé post-confinement, elle se lance dans une autre aventure : la communication digitale, pour les librairies d’Occitanie. « J’avais des rêves en tête, sans savoir où j’allais : maintenant, cela se dessine », sourit-elle.

02/11/2021, 11:54

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“Le petit monde schizophrène de l'Imaginaire“

Auteurs et éditeurs de l’imaginaire — francophones — vivent dans une dimension parallèle au commun des mortels. Une dimension qu’ils sont les seuls à connaître. Par Guilhem Meric. 

29/10/2021, 12:08

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Ken Follett : “L’histoire la plus réaliste que j’aie jamais écrite”

Ken Follett est aujourd’hui considéré comme l’écrivain le plus populaire du monde. Les romans de sa saga, Kingsbridge se sont vendus à 47 millions d’exemplaires. Avec son dernier roman, Pour rien au monde (trad. Odile Demange, Jean-Daniel Brèque, Nathalie Gouyé-Guilbert, Dominique Haas et Christel Gaillard-Paris), il explore une nouvelle voie : celle d’un chaos qui menace, et il ne faudrait pour rien au monde que ce qu’il a imaginé prenne forme…

26/10/2021, 06:45

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Des livres traduits par des robots : "Quid de la sensibilité ?"

L'éditeur scientifique Springer met désormais à disposition de ses auteurs un outil de traduction automatique, DeepL AI, permettant de traduire articles scientifiques et manuscrits depuis différentes langues vers l'anglais. Plus encore, il devrait traduire des livres en intégralité, qui seront ensuite commercialisés par l'éditeur. Pour le Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL), une telle confiance dans l'intelligence artificielle dénote « un manque flagrant de professionnalisme ».

25/10/2021, 10:31

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Ma toute première page, toute, toute première page 

Elles se ressemblent, passé le carton de la couverture, dont le dos gémit dans un mouvement inconnu encore. Ces premières pages passées distraitement, avant de parvenir au sésame : le premier chapitre d’une nouvelle histoire. Ces premières pages, à peine regardées, dégagées du pouce, dans un feuilletage méthodique : une, deux, trois peut-être, quatre rarement, recto-verso méticuleusement évacuées… Ah, ces toutes premières pages.

22/10/2021, 16:31

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Sexisme, harcèlement : “Moi aussi, j'aurais dû être protégée.”

Institution dans le milieu de l’Imaginaire, le festival d’Épinal représente un moment précieux pour les professionnels. Au point de parvenir à faire la pluie et le beau temps sur des carrières, suivant que l’on soit accepté ou blacklisté. Nombre de livres s’y sont décidés lors de rencontres informelles, tandis qu’au cours de ses quatre journées, la manifestation rassemble une véritable communauté – le Fandom. L’édition 2021, elle, aura marqué un tournant.

21/10/2021, 15:06

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Rencontres avec ces libraires qui s’en foutent de la rentrée littéraire

REPORTAGE – Avec ses chiffres clinquants, ses stars qui pavoisent, ses nouveautés « jubilatoires » et ses jurys qui polémiquent, la rentrée littéraire devrait tous nous passionner. Et quand on dit “tous”, on pense en premier lieu, bien évidemment, aux libraires. Et pourtant… ActuaLitté est allé à la rencontre de plusieurs commerçants du livre, à Strasbourg. Il s'en dégage comme une odeur d'indifférence pugnace.

18/10/2021, 10:35

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Lettres du monde : Essentiel !, comme une évidence

Festival des littératures du monde, la prochaine et 18e édition de Lettres du monde se tiendra du 19 au 28 novembre, à travers la métropole bordelaise et la Nouvelle-Aquitaine. Partenaires privilégiés de cet événement où auteurs et lecteurs convergent, les librairies de toute la Région. Cécile Bory, Présidente des Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine et Directrice de la librairie Georges (Talence), nous en dit quelques mots.

15/10/2021, 13:18

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Fils de Zeus, Dionysos s'étonne : “Une brigade des mœurs pour festival, vraiment ?”

LA VRAIE-FAUSSE INTERVIEW – En littérature, la prosopopée consiste à faire parler les morts, les entités divines ou autres abstractions. Joueurs, nous avons invoqué les mânes de Dionysos, dieu accessoirement dédicataire de la première scène antique. En effet, son théâtre à Athènes accueillit les chants rituels préfigurant les tragédies classiques. Ce qui en fait aussi le premier organisateur de manifestations littéraires en Europe. Vous avez dit événementiel ?

14/10/2021, 15:32