#Droit / Justice

Les auteurs jeunesse engagés contre les châtiments corporels aux enfants

Nous devons nous opposer aux châtiments corporels à l’égard des enfants

Le 14/01/2019 à 16:00 par Auteur invité

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14/01/2019 à 16:00

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C’était il y un an, j’étais reçu par une classe pour parler d’un de mes romans dans lequel un enfant est battu par ses parents. J’ai demandé aux élèves combien d’entre eux avaient déjà reçu une fessée ou une gifle. Seules cinq mains ne se sont pas levées. Je n’avais jamais vu une aussi triste forêt.

par Martin Page
en partenariat avec la Charte des auteurs
et illustrateurs jeunesse
mo, CC BY ND NC 2.0

Aujourd’hui, la France est un des derniers pays d’Europe (avec, entre autres, le Royaume-Uni et la Biélorussie) à encore autoriser la violence physique à l’égard des enfants. Dans le domaine de la violence, il est toujours important de faire joli et d’euphémiser, alors on appelle ça « châtiments corporels », ça donne un côté littéraire et un peu précieux et désuet à la chose. En fait, ce sont des coups, des baffes, des fessées, et même, comme si ça ne suffisait pas, des fessées culotte baissée. 

Heureusement, il y a quelques semaines une proposition de loi a été votée pour interdire fessées et gifles. Il était temps. La loi doit encore être mise à l’ordre du jour du Sénat (croisons les doigts). Seule une députée d’extrême droite a voté contre. 

Mais 80 % des Françaises et des Français sont toujours en faveur des châtiments corporels. Une loi ne suffira donc pas. Il faudra des campagnes d’information et de sensibilisation, une véritable volonté politique. Ce ne sera pas simple. Il y a quelques semaines j’ai assisté à une rencontre consacrée aux violences subies par les enfants à l’école. Quand j’ai évoqué les violences intra familiales et leur lien avec les violences scolaires, la psychologue, embarrassée, m’a répondu que ce n’était pas le sujet. Selon elle, ça n’avait rien à voir. La route est encore longue. Il faudra beaucoup de courage et de volonté pour changer notre société.

Les châtiments corporels sont une norme suicidaire pour une société démocratique. Des coups donnés à un adulte par un autre adulte auraient pour conséquence le dépôt d’une plainte et un procès, en tout cas une réprobation générale. Des gifles données à un enfant ? Pas de conséquence, ni procès, ni réprobation. Ainsi, dès leurs premières années, on apprend aux enfants que l’âge et le statut social peuvent légitimer l’exercice de la violence. 

Les enfants ne peuvent pas voter, ils ont peu de droits, c’est la catégorie sociale la plus opprimée, alors on leur réserve le sort tragique et injuste réservé à tous les opprimés. À la merci des adultes, ils doivent accepter la compétition blessante et humiliante des études, l’encouragement à la consommation comme modèle de civilisation, pas mal d’obligations et d’entraves à leur liberté. Finalement, les châtiments corporels, au sommet de cette pyramide maltraitante, révèlent pleinement la manière dont la société considère les enfants : comme des êtres inférieurs que l’on peut malmener.

Les enfants doivent être protégés et défendus. Ils doivent être écoutés et entendus quand ils pleurent, ont mal, sont tristes et se plaignent. Et si quelque chose comme l’éducation existe, alors celle-ci ne saurait comprendre la moindre forme de violence. Ni violence psychologique (la proposition de loi mentionnée plus haut en parle justement : « Les titulaires de l’autorité parentale ne peuvent user de moyens d’humiliation tels que la violence physique et verbale, les punitions ou châtiments corporels, les souffrances morales »), ni violence physique. Finalement, il faudrait poser un axiome : « Si je t’aime, si je te considère, je ne te frappe pas ». Il n’y a pas de mais, pas de petits caractères en bas de page, pas d’exceptions. 

Il y a une cinquantaine d’années, donner une « correction » à sa femme ne provoquait pas de débats. Une part des hommes pensait qu’il fallait éduquer les femmes qui, parfois (c’était le discours de l’époque), n’obéissaient pas, se montraient indisciplinées, capricieuses, menteuses. Il est troublant de retrouver le même vocabulaire chez les machistes d’antan et les âgistes (l’âgisme c’est la discrimination et les préjugés liés à l’âge) d’aujourd’hui. On ne viendra pas à bout des violences conjugales si on ne se préoccupe pas des violences faites aux enfants. Les racines sont les mêmes. Les pays où les violences conjugales sont les moins fréquentes se trouvent être les pays où les châtiments corporels à l’égard des enfants sont interdits et condamnés par la loi et l’opinion publique.

Éduquer en donnant des coups et des gifles est un héritage de notre éducation religieuse et républicaine, c’est un fait social qui n’est pas intangible. La Suède a débattu de la question, des experts ont témoigné, le pays entier s’est penché (et disputé) sur la question et il a finalement été décidé, collectivement, qu’on ne devait pas frapper les enfants. L’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, la Norvège, la Roumanie, la Finlande ont suivi le même chemin. L’État a posé l’interdiction formelle de frapper les enfants. Ces pays ont évolué. Et pour tous ces peuples, il paraît aujourd’hui aussi scandaleux de donner une gifle à un enfant qu’à une femme. J’ose à peine dire cette évidence : ça ne fait pas des enfants moins bien élevés et moins conscients des règles. C’est même tout le contraire.

Comme le rappelle Maurice Godelier, les choses changeront « à mesure que les sociétés humaines seront moins inégalitaires et moins despotiques ». Les violences à l’égard des enfants ne sont pas un fait à penser isolément. Des autrices et des auteurs comme Daniel Delanoë et Alice Miller s’engagent contre les maltraitances faites aux enfants et rappellent que les châtiments corporels sont le signe d’un pays violent aussi avec les adultes épuisés, peu considérés, humiliés, malheureux, mal éduqués.

C’est un symptôme d’une société violente à l’égard de tous les individus. Il est temps de bouleverser tout ça. Et la première étape consiste à dire clairement : on ne frappe pas les enfants. Je sais bien que ça ne sera pas simple, alors que 80 % des habitants de ce pays sont contre l’interdiction de la fessée. Mais on engage un combat parce qu’on le sait juste, pas parce qu’il est populaire.

J’appartiens à une génération qui recevait encore des coups de règle de la part de certains instituteurs. Des ami·e·s ont eu le droit à des fessées déculottées devant les autres élèves. Ça semble fou aujourd’hui. On ne fermait pas les yeux comme on le faisait pour les violences sexuelles (un point commun entre l’Éducation nationale et l’Église catholique), non, on les avait grands ouverts et on trouvait ça normal. L’école était un lieu de l’apprentissage de la loi du plus fort et de suspension du droit. Comment s’étonner dans ce cas, de la violence psychologique et physique des adultes ?

Martin Page, crédit Zoé Victoria Fischer

Ce temps est fini. Les professeurs ne frappent plus les enfants (mais nul doute qu’il reste trace de cette violence dans l’inconscient collectif et dans celui de nombreux parents). Pour cette raison, pour se racheter en quelque sorte, mais aussi parce que c’est faire œuvre d’éducation que de s’opposer à la violence comme norme sociale, l’école devrait être un des lieux où le sujet pourrait être abordé, avec fermeté et bienveillance. Quitte à fâcher des parents.
Maintenant il est temps de faire entrer le droit, la morale et la justice dans les familles. Ce sont des espaces intimes certes, mais aussi sociaux, c’est donc à la société de décider ce qui est tolérable ou pas. Pas aux familles. Frapper un enfant n’est pas une liberté de parent. C’est un rapport de force lié à une position de pouvoir. Tout le contraire de la liberté, en somme.

Les études scientifiques ne manquent pas pour à la fois souligner l’inefficacité (les conclusions sont unanimes : ça ne sert à rien, les effets éducationnels sont même négatifs) et la nocivité de la moindre « petite » fessée. Ces coups laissent des marques indélébiles dans l’esprit des enfants et participent à former les névroses, les insensibilités et les violences des adultes qu’ils seront demain. Un enfant qui aura appris qu’on peut le gifler à cause d’une bêtise, d’un mot, d’une désobéissance, restera marqué toute sa vie (même si, adulte, il minimisera souvent les faits, avec le cliché habituel : « Une fessée n’a jamais tué personne »).

Les traumatismes ne concernent pas seulement les enfants battus à coups de ceinture ou jusqu’au sang (et qui meurent, en 2016, 131 enfants sont morts sous les coups de leurs parents, et je ne parle pas des violences sexuelles) mais aussi ceux qui reçoivent de « simples » gifles ou fessées. Ce sont des traumatismes aux conséquences intimes et sociales tragiques.

Mais je ne crois pas qu’on devrait se baser sur des études scientifiques pour arrêter de frapper les enfants ? Quand on dit qu’il ne faut pas frapper sa femme, on ne dit pas : « Des études ont prouvé que gifler sa compagne peut avoir des effets négatifs sur la vie de couple » ou « Selon des psychologues, frapper sa compagne peut avoir des répercussions sur l’humeur des femmes ». Non. On rejette tout simplement et en bloc toute violence à l’égard d’un autre individu. C’est une question politique et morale non négociable. Et c’est peut-être la première chose à faire : reconnaître que les enfants sont des individus à part entière. Comme la société a fini par le faire (et apprend toujours à le faire) à l’égard des femmes.

Il y a quelque temps, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse a pris position contre la Loi Asile Immigration en rejoignant un collectif d’associations pour dire « On ne met pas les enfants dans des prisons parce que leurs parents essayent d’échapper à la barbarie ». On ne met pas les enfants en prison. C’est un principe et nous le défendrons vent debout. La Charte a raison. Dire que des enfants étrangers sont maltraités, et dénoncer ce scandale, je trouve ça indispensable.

J’aimerais qu’on aille plus loin : que les acteurs du livre jeunesse qui travaillent avec et pour les enfants disent la même chose à propos des enfants qui nous sont proches, que nous ayons le courage de défendre les enfants français qui eux aussi sont maltraités, d’une manière différente, mais pas moins scandaleuse. Quand la Charte a signé la tribune s’opposant à l’enfermement des enfants, je me suis tout de suite dit : « Bravo ! Voilà, enfin, nous nous mêlons de ce qui nous concerne. Il faut continuer. » 

Je sais bien que l’idée que des artistes prennent position ne plaît pas à tout le monde, et d’ailleurs pas à tous les artistes. Pourtant notre engagement est manifeste et justifié quand il s’agit de défendre nos droits sociaux, c’est une question vitale si nous voulons continuer à créer. Nous sommes pleinement dans le politique. Nous n’hésitons pas à intervenir dans des affaires de racisme ou de sexisme. Au nom de quelle logique devrions-nous ignorer les violences dans les familles ? D’autant plus que la littérature jeunesse est la littérature politique et émancipatrice par excellence. Nous savons combien nos livres suscitent de réactions et de passions, combien nos livres comptent dans la société et la vie des enfants et des adolescents. 

Tout simplement, soyons justes et cohérents : si on écrit et si on dessine pour les enfants, alors la moindre des choses, c’est de les écouter, de les défendre, de se mobiliser pour qu’ils soient traités dignement. Nous sommes liés. Nous ne pouvons pas nous contenter d’être des autrices, des auteurs, des illustratrices et des illustrateurs, qui assistons à une injustice majeure sans rien dire. Les enfants et les adolescents sont notre public et nos premiers soutiens : il est de notre devoir de dénoncer la violence à leur égard.

C’est même la moindre des choses. 

Bien sûr nous parlons de sujets graves dans nos livres et nous aidons déjà des enfants et des adolescents par ce biais. Nous essayons de leur donner des armes ou des moyens de s’en forger eux-mêmes. Parfois nous agissons plus directement par nos œuvres de fictions ou documentaires (en proposant par exemple d’autres manières d’éduquer et de se comporter avec les enfants, d’autres manières de les considérer). C’est bien. Mais ça ne suffit pas. 

Nous écrivons et nous dessinons des livres pour les enfants. Nous animons des ateliers et participons à des rencontres. Le sort de nos lectrices et de nos lecteurs ne peut pas nous être indifférent. Nous ne pouvons pas nous considérer comme des artistes si nous ignorons la violence qui s’exerce contre eux, un artiste ne peut pas être du côté de la force et de celui qui donne les coups.

Nous devrions prendre position publiquement en tant que groupe, en tant que profession, par des tribunes, des pétitions. Il est temps que nous élevions collectivement la voix pour défendre les enfants qui reçoivent fessées et gifles, et plus généralement pour défendre tous les enfants qui subissent des violences économiques et sociales. J’aimerais que l’Éducation Nationale, les associations de parents d’élèves, les associations d’auteurs et d’autrices, se mobilisent sur cette question. Nous avons été silencieux trop longtemps et ça ne peut plus durer.

16 Commentaires

 

Madeleine

15/01/2019 à 09:43

Il faut dissocier "violence éducative", qui est inexcusable et à éradiquer au plus vite, et les petites tapes qu'un enfant peut recevoir de ses parents sans forcément tourner psychopathe ou déprimé plus tard. Je suis d'accord que la fessée systématique, cul nu, sur les genoux d'un parent est une violence qui n'apporte rien à l'éducation de l'enfant. Mais une petite tape derrière la nuque ou sur la main ne sont pas des violences. Arrêtons de tout mélanger.
Les parents ne sont pas parfaits, et les enfants ne sont pas toujours des petits anges de bonté. Parfois, un môme peut pousser une mère ou un père à bout, en refusant d'entendre des arguments logiques, en refusant de rester au coin ou que sais-je, et une tape est le seul moyen d'avoir son attention. Je ne suis pas de ces enfants qui ont été battus : j'ai reçu parfois des tapes sur le crâne et pas mal de coups de pied (du plat du pied !) aux fesses, et j'ai vite appris à respecter mes parents et à pousser droit, comme il faut.
Ce n'est pas parce que j'ai reçu des gifles que je suis devenue quelqu'un de violent, ou que je suis traumatisée, bien au contraire. Je vois tous les jours, sur Internet ou dans la vraie vie, des petits cons à qui il a manqué des baffes dans leur jeunesse, j'en suis convaincue. Des petits cons à qui personne n'a inculqué le respect et la morale - alors, évidemment, je ne suis pas en train de défendre les violences éducatives, loin de là ! J'essaye juste de me faire l'avocat du diable. Les enfants sont à protéger, ils sont vulnérables, nous avons le devoir de défendre leurs droits, c'est une évidence. Je dis seulement que parfois, une petite tape peut tout débloquer entre un enfant buté et un parent poussé à bout, et sans avoir plus de conséquences que ça.

bibi

15/01/2019 à 12:55

C'est plutôt rassurant comme point de vu, j'imagine que vous avez effectivement corrigé vos enfants et que ce genre d'article provoque inévitablement un malaise. Du moins est-ce ce que je ressens, car j'ai fessé mes enfants à 3 ans (la tape sur la fesse à travers les vêtements), pas après, ni avant. Je ne me suis pas sentie géniale, c'est certain et c'est traumatisant mais nous sommes aussi fait de contradictions et petites névroses. Les moeurs doivent évoluer et c'est le sens de l'article. Certes n'est pas l'interdiction qui va solutionner tout en un coup de baguette magique. Mais bon, il s'agit ici de violence commises sur des individus, alors oui bien entendu qu'il faut sensibiliser mais aussi aider les parents à sortir de schémas très souvent transmis et le cas échéant protéger les victimes.

Yannig

15/01/2019 à 13:24

Faut dissocier violence et violence.
Quand je suis pas d'accord avec la voisine, bien sûr que je vais pas lui mettre une fessée déculottée dans le couloir, mais juste une petite tape sur la tête.
Je suis pas parfaite, mais ma voisine n'est pas un ange non plus.
Elle voulait pas entendre que sa poussette gêne malgré mes arguments logiques. Puis elle est un peu butée. Ça fait plusieurs fois qu'on lui dit et elle recimlence, même qu'elle m'a souri, c'est bien qu'elle me provoquait.

Alors je lui ai mis une petite claque derrière la tête, pas fort. Juste histoire qu'elle comprenne le respect et la morale.

Moi aussi je me suis déjà faite agressée dans la rue, mais je l'avais méritée, et puis oh je suis pas morte hein. Alors une simple claque à cette femme pour l'humilier et qu'elle comprenne.

C'est ridicule, avouez ?
Remplacez femme/voisine par "enfant" ne rend pas vos arguments plus valables en fait.

Edwige

15/01/2019 à 13:26

Madeleine vous n’avez pas été maltraité juste des coups de pieds et vous n’avez ensuite pas été maltraitante juste quelques tapes derrière la nuque ...
Mais si l’enfant pousse à bout il y a légitimité de le remettre dans le droit chemin n’est-ce pas ?
J’espère que si vous pousser votre patron à bout il ne trouvera pas légitime de vous mettre juste une petite tape derrière la nuque ou sur la main ...

Elisabeth

15/01/2019 à 13:06

Et juste après cet excellent plaidoyer contre les VEO ( et une prise de position déterminée ) que trouve t on immédiatement ? Un commentaire complètement à l'ouest d'une femme qui n'a rien compris et qui montre de façon éclatante que la violence n'est même pas "vue" ! Quel déni ! Il n'y a PAS de " petite tape" : taper,c'est enseigner la violence,point.

Madeleine

15/01/2019 à 13:19

Ce n'est pas faute d'avoir précisé que je ne cautionnais en aucune façon la violence, et que je me faisais seulement l'avocat du diable, parce qu'il en faut un. De mon point de vue, une petite tape sur la main n'est pas de la violence. Si votre enfant tend la main vers une casserole d'eau bouillante, vous faites quoi, vous lui dites calmement de l'autre bout de la pièce de ne pas toucher ou, terrifiée à l'idée qu'il se brûle, vous faites le premier geste qui vous vient à l'esprit ? Je ne dis pas que c'est bien, je dis que c'est relativement normal. Je ne parle pas d'un taquet derrière le crâne ou d'un coup de poing ! Bien sûr que la violence est inacceptable, c'est tellement évident qu'il ne devrait même pas y avoir à discuter.

Séverine

15/01/2019 à 18:19

Si mon enfant est sur le point de se brûler j'attrape la casserole, je ne lui tape pas sur la main!

Céline

16/01/2019 à 09:20

Renseignez vous sur les méthodes d'éducation bienveillante, les tapes et autres VEO ne sont pas la seule solution. C'est triste que votre première réaction face a un enfant qui se met en danger c'est de le taper... Vous pensez vraiment qu'il n'y a pas d'autre solution ? Le prendre dans les bras, lui dire "stop" (ça fonctionne a merveille sur ma fille de 21 mois), retirer la casserole comme dit plus haut, etc...
Et puis dans votre premier commentaire vous parlez d'un enfant qui ne veut pas rester au coin... Mettre un enfant au coin ne sert a rien, a part ruminer contre son parent, il va rien apprendre.
Le problème c'est que, malgré de nombreuses études en neurosciences sur le fonctionnement du cerveau de l'enfant, beaucoup de parents refusent de s'y intéresser et interprète très mal les réactions des enfants.
Par exemple, saviez vous qu'avant 5 a 7 ans un enfant est incapable de manipuler quelqu'un d'autre, et donc les caprices n'existent pas car ils induisent une notion de manipulation ? Un enfant est incapable de gérer ses émotions aussi. Et bien souvent on reproche aux enfants des choses que même nous adultes n'arrivons pas a faire. Comment voulez vous qu'un enfant apprennent a ne pas crier si le parent passe son temps a lui crier dessus ? Comment voulez-vous qu'un enfant apprennent a gérer ses émotions quand il voit son parents sortir de ses gonds et le punir/taper dès qu'il est a bout ?
Tout ça demande de se renseigner, de lire, de remettre en question sa propre histoire, l'éducation qu'on a reçu, etc... Mais c'est essentiel pour créer la société de demain.

bibi

15/01/2019 à 13:26

Un album juste génial de Claude Ponti, Okilélé.
P

Martin Page

15/01/2019 à 13:35

Merci bibi pour votre commentaire. Vous avez raison " aussi aider les parents à sortir de schémas très souvent transmis". Parler aux parents, les informer, les aider.

Maurel Olivier

15/01/2019 à 15:55

Merci, Martin Page, pour ce magnifique plaidoyer en faveur des enfants. On trouve scandaleux, avec raison, de frapper une personne âgée atteinte d'Alzheimer qui ne veut pas s'habiller ou qui ne veut pas manger. Mais on trouve normal de frapper un enfant pour les mêmes raisons alors que l'explication de ces comportements est la même : l'âge (trop jeune dans un cas, trop vieux dans l'autre) et l'état du cerveau (immature dans un cas, dégradé dans l'autre).

Roxane

15/01/2019 à 20:16

Je suis infiniment d'accord avec cette tribune, et je suis rassurée que des auteurs et autrices jeunesse se mobilisent sur cette question.
Je n'ai pas grand chose à ajouter, mis à part témoigner de la difficulté à nommer cette violence par son nom, comme d'autres personnes l'ont souligné (et comme le premier commentaire l'a démontré). Je me souviens, il y a quelques années, tenir le même type d'argument : "nan mais ça va, ça m'a pas traumatisée..." Et puis réaliser, aujourd'hui, que si effectivement l'existence est complexe et que les gifles que j'ai reçues ne m'ont pas détruite, elles m'ont profondément perturbée. Je pense que j'ai eu parfois une tendance à vouloir exprimer mon affection pour mes amis (en étant adolescente) en les chatouillant/tapant (pas fort mais tapant) sur les fesses, et pas en faisant des câlins. Venant aussi d'une société (Belgique) où se faire des câlins n'est pas du tout dans les normes/habitudes... mais bref, y'avait quelque chose qui clochait. Aujourd'hui je ressens parfois encore ces "pulsions" de violence, que je n'explique pas mais que je décide activement de ne pas écouter. Parfois je dois crier dehors, parfois je tape sur un oreiller. Mais plus jamais sur un autre être humain, peu importe son âge.
Je me souviens encore avec acuité de certaines gifles. Du contexte précis, de la sensation de honte, de colère, d'injustice. De la douleur. La trace rouge qui picote sur la joue. Je m'en souviens et c'est horrible. Donc je m'étais trompée, ça m'a un peu traumatisée, ça a eu des effets dans mes relations avec les autres. Et j'ai une très chouette relation avec mon père aujourd'hui, qui ne m'a plus frappée depuis que j'ai 13 ans à peu près. J'en ai 25 aujourd'hui. Mais je ne suis pas encore prête à discuter avec lui de cela, de le mettre face à ses responsabilités. Parce que ce n'est pas juste une opinion politique et éthique, c'est une critique directe de son "éducation" (cet aspect là en tout cas, si on veut le classer comme les parents qui frappent aiment le classer). Et je sens que ça va lui prendre du temps d'écouter cette critique, de me demander pardon. Et je veux lui pardonner, mais j'ai peur de cette conversation.
Par contre j'en ai parlé à ma mère, une fois. Je lui ai raconté comme je me souvenais, l'injustice. Elle a toujours refusé de nous frapper, mon frère et moi. Mais elle a laissé faire mon père. Et je pense que je dois aussi la pardonner, mais pour ça, d'abord, entendre ses excuses.
C'est très compliqué. Mais je suis soulagée d'avoir déjà réalisé cela et de choisir, pour mes futurs enfants si jamais j'en ai, de ne pas reproduire cette violence car je l'aurais trop banalisée, intériorisée.
Merci.

Michel Hervé Bertaux-Navoiseau

16/01/2019 à 09:01

En corollaire :

LAÏCITÉ DU CORPS HUMAIN, RACISME ET VICTIMES DE L’EXCISION ET DE LA CIRCONCISION

Avec leurs nauséabonds relents de supériorité morale, l'excision et la circoncision ne sont pas seulement une discrimination (de l'enfant, du groupe et de l'humanité entière) comme l’a rappelé Madame Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, en ouvrant la réunion constitutive d'"Excision, parlons-en", le 14 juin 2013 à la Sorbonne.

C'est le pire de tous les racismes puisque chirurgicalement fabriqué au prix de traumatismes amnésiés à vie. Chez les plus atteints, cette exclusion fanatique s’accompagne de terrorisme mégalomane et constitue le terreau de la radicalisation.

On ne fait pas n'importe quoi avec le corps humain. On ne pratique pas sa reli-gion sur le corps de l’autre. L'intégrité physique est la base élémentaire de la démocratie, c'est le droit fondamental de l'enfant.

Un eugénisme négationniste du droit le plus élémentaire de la personne humaine – dans son jeune âge où elle est incapable de se défendre – est inadmissible. Seuls peuvent l’empêcher, accompagnés d’un recours massif aux médias et à l’enseignement scolaire :
• un dépistage systématique jusqu’à la fin des études,
• son interdiction aux non-médecins,
• l'interdiction aux médecins, sous peine de prison, de mutiler quiconque, homme ou femme, sans "très sérieux motif médical" comme le prescrit le code de déontologie et y compris sous couvert d’esthétique.
Ce n'est pas l'identité nationale qui est en jeu, c'est l'identité humaine.

Elinska

16/01/2019 à 13:48

Merci pour cet article ! Contente de voir que nous sommes de plus en plus nombreu.x.ses à nous pencher sur ce sujet.

MissNath

19/02/2019 à 21:17

Merci Yannig :-)
C'est ce que je fais lors de groupes de discussion avec des parents et d'un seul coup, le ressenti : honte, colère, humiliation,...arrive aux yeux des personnes qui imaginent puis vivent les émotions de leurs enfants dans ces situations.
Ce sont les adultes qui sont les modèles des enfants qui tous neufs dans leur tête, imitent, reproduisent ce que font les adultes.
C'est donc de notre responsabilité de montrer que nous pouvons expliquer les limites, les règles de la vie ensemble sans violence aux enfants.
C'est possible! Essayez! ?

Marie-Laure

28/05/2020 à 12:36

Madeleine, je lis votre commentaire et je me demande si avec vos collègues, ou les adultes de votre famille, vous donnez une tape lorsque ces derniers ne sont pas des anges de bonté, ou lorsque vous ne parvenez pas à attirer leur attention. C'est là l'un des propos de cet article: considérer des enfants comme des êtres à part entière, au même titre que les adultes et ainsi se comporter à l'égard des enfants de la même manière que je me comporte avec les adultes.

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Le romancier et écrivain américain Robert Goolrick, auteur de Féroces et d'Une femme simple et honnête, est décédé ce 29 avril, à l’âge de 73 ans. Les éditions Anne Carrière saluent aujourd'hui un auteur sensible et amoureux de la France, notamment distingué par le Prix Fitzgerald 2015 pour La Chute des princes. Stephen Carrière a fait parvenir à ActuaLitté un texte, en hommage. Le voici proposé dans son intégralité.

04/05/2022, 11:47

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Perpétuité pour Osman Kavala et urgence à sanctionner la Turquie

La condamnation de l'homme d'affaires et éditeur Osman Kavala à la prison à vie par un tribunal turc a été perçue comme une nouvelle étape dans la répression de l'opposition par le régime de Recep Tayyip Erdoğan. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) demandent à Emmanuel Macron d'intervenir pour sa libération ou pour sanctionner la Turquie.

28/04/2022, 14:56

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Condamnation d'Osman Kavala : un “verdict injuste” pour le PEN Club

La condamnation à la prison à vie du mécène et éditeur Osman Kavala, prononcée ce lundi 25 avril par un tribunal turc, a représenté une nouvelle manifestation de la répression de l'opposition par le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan. Le PEN Club français, comme d'autres organisations internationales, dénonce cette parodie de justice destinée à faire taire tous les opposants au régime. Nous reproduisons ci-dessous le texte qu'ils nous ont communiqué, en intégralité.

27/04/2022, 09:30

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Élection présidentielle : “Plus qu’un choix de société, un choix de civilisation”

#Presidentielle2022 — Le débat entre les deux candidats passé, la prochaine échéance de l'élection présidentielle n'est autre que le second tour, ce dimanche 24 avril. Une partie du monde de la culture s'est exprimé sur les dangers de l'extrême droite, et les élus de Fédération Nationale des Collectivités territoriales pour la Culture (FNCC) invitent à leur tour à bien peser les conséquences du vote. Tout en appelant, dans la tribune reproduite ci-dessous, à plus de budget pour la culture.

22/04/2022, 09:39

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À quand un vrai “Marché des droits” en France ?

L’Alliance des agents littéraires français (AALF) profite de l’occasion qui lui est donnée pour ouvrir le débat : du 22 au 24 avril, s’ouvre le Festival du livre de Paris, destiné au public. En parallèle, un marché de vente de droits, réunissant éditeurs étrangers et français s’est organisé. Il exclut cependant les agents littéraires, pourtant parmi les premiers concernés. Dans une tribune communiquée à ActuaLitté, l’AALF relève quelques points qui interrogent. Leur texte est ici proposé dans son intégralité.

21/04/2022, 12:34

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De Kyiv à Paris, deux éditeurs entrent en résistance contre Poutine

UkraineUnderAttack – Les éditions Medusa (Kyiv) et Syllepse (Paris) ont communiqué à ActuaLitté une déclaration commune. Cette dernière pose les bases d'une collaboration entre les deux structures, pour résister à l'oppression et l'invasion russes. Leur texte, sous forme d'un quasi Manifeste, est proposé ci-dessous en intégralité. 

20/04/2022, 16:59

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Festival littéraire ou cluster : “La pandémie n’est pas terminée”

Les manifestations littéraires reprennent, et les risques de contamination Covid avec elles. Un collectif d’une centaine d’auteurs signe une tribune pour rappeler les impératifs sanitaires et s'engage à ne plus participer aux événements qui ne mettraient pas œuvre des mesures simples.. Du bon sens et ce, pour la protection du plus grand nombre. Leur texte est ici publié dans son intégralité. 

18/04/2022, 22:34

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Des lecteurs de la BnF pointent une “dégradation définitive du service public”

Lecteurs, lectrices et personnel de la Bibliothèque nationale de France se sont accordés pour dénoncer de nouvelles conditions d'accueil du public, qui changent notamment les modalités de communication des documents. La direction a avancé des arguments dans nos colonnes, mais l'opposition persiste et signe. Elle déplore une « fin de non-recevoir » adressée par la direction à l'Association des lecteurs et usagers de la Bibliothèque nationale de France (ALUBnF), en refusant de recevoir l'organisation lors d'un comité technique, ce 14 avril.

15/04/2022, 15:18

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Les auteurs montent au créneau pour leurs revenus

Officialisée par les services de Valois, la mission confiée au professeur de droit Pierre Sirinelli aura pour objet d’aborder la question de la rémunération, entre auteurs et éditeurs. Une déclaration de la Société des Gens de Lettres et de l’Association des Traducteurs Littéraires de France savoure ce qui ressemble à une victoire : « Les demandes des auteurs ont été entendues », indiquent les associations. Leur message est ici présenté dans son intégralité.

14/04/2022, 12:46

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“Ensemble, c'est mieux” : entre manifestations littéraires, une nécessaire solidarité

LAM2022 – Travailler avec des partenaires, Le Livre à Metz sait faire et développe un bon nombre de ses actions en collaboration avec des institutions locales depuis plusieurs années. Claire de Guillebon, responsable de la programmation de l'événement qui se tiendra du 8 au 10 avril 2022, expose ici les bases d'un projet fédérateur et collectif.

29/03/2022, 15:30

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Ukraine : “Nous sommes prêts à accueillir ceux qui n'ont que leur plume et leur voix”

UkraineUnderAttack - Depuis 20 jours et lancement de l'invasion russe de l'Ukraine, l'émotion internationale reste vive, et les soutiens à la population et au pays agressés très forts. Le Pen Club français, qui défend la liberté d'expression des auteurs, assure les écrivains ukrainiens de son soutien, mais refuse toute « censure culturelle » à l'égard des créateurs russes. Nous reproduisons ci-dessous le texte de l'organisation. 

15/03/2022, 10:16

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ImagiNon : des auteurs de BD s'opposent au parc d'attractions Imagiland

À la veille du festival d'Angoulême, une tribune contre Imagiland, projet de parc d'attractions sur le thème de la BD, a été signée par 51 auteurs et autrices de BD. Parmi les signataires, Lewis Trondheim, Catherine Meurisse, Marion Montaigne, Manuele Fior ou encore François Bégaudeau. Cette tribune est à l'initiative du collectif ImagiNon, qui s'oppose depuis l'été 2020 à la construction du parc sur la ville de La Couronne (16). Le texte est retranscrit ici dans son intégralité.

14/03/2022, 14:24

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Appel à manifester pour protéger une langue française en danger

C’est un grand rendez-vous qui est donné, ce 20 mars à 14 h, et devant l’un des bâtiments les plus emblématiques peut-être, le Panthéon. Pourquoi cette manifestation ? Eh bien, les attaques perpétrées contre la langue française que dénonce le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie. Interpellant les gouvernements, l'organisation appelle à « proclamer leur rejet de l’arrachage de la langue française et réclamer un sursaut civilisationnel urgent ».

14/03/2022, 00:29

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Sécurité sociale : des auteurs désormais démunis

Le gouvernement a diminué par décret la protection sociale des artistes-auteurs et autrices qui en ont le plus besoin, indique un collectif d'organisations d'artistes-auteurs dans une lettre ouverte. Ils appellent donc au rétablissement du bouclier social pour les artistes-auteurs et autrices. Leur courrier est ici présenté dans son intégralité.

11/03/2022, 11:18

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Bibliothèques, lecture publique : quelles ambitions pour les présidentielles ?

#Presidentielle2022 — 12 candidats sont donc officiellement lancés dans l'élection présidentielle 2022. L'actualité chargée, par la guerre en Ukraine, bien sûr, mais aussi et toujours par la pandémie, laisse peu de place aux débats. L'association des bibliothécaires de France (ABF) adresse une lettre ouverte aux candidats et candidates pour connaitre leurs propositions en matière de lecture publique, que nous reproduisons en intégralité ci-dessous.

07/03/2022, 15:59

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“Chacun fait ce qu'il peut pour aider à sauver notre peuple, notre Ukraine”

UkraineUnderAttack – Les gestes de solidarité à l'égard du peuple ukrainien passent par de multiples choses, parfois avec de toutes petites initiatives. Mais chacune à sa manière apporte un peu plus à l'édifice. Alain Serres, directeur des éditions Rue du monde, a fait parvenir à ActuaLitté un courrier, pour expliquer son engagement. Ainsi que le témoignage de deux auteurs de sa maison, Romana Romanyshin et Andriy Lesiv.

07/03/2022, 10:35

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“L’avenir des éditeurs indépendants russes semble bien sombre”

UkraineUnderAttack – Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, les manifestations ou actes de soutien à l'égard des Ukrainiens se multiplient. À l'international, mais aussi depuis la Russie, pays agresseur, où l'ensemble de la population russe ne soutient pas les décisions guerrières de Vladimir Poutine, bien au contraire. Avec son autorisation, nous reproduisons ci-dessous la déclaration de Vitali Ziusko, éditeur et fondateur de la maison d’édition de livres jeunesse russe KompasGuide.

05/03/2022, 08:30

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Ukraine : les bibliothécaires français s'engagent à diffuser “une information vérifiée”

UkraineUnderAttack — Dans le conflit ouvert par la Russie contre l'Ukraine, au coeur de l'Europe, le sentiment d'impuissance est parfois grand. Il est pourtant possible d'aider le peuple ukrainien agressé : l'Association des bibliothécaires de France appelle ainsi la profession à se mobiliser pour diffuser « une information vérifiée » sur le conflit. Nous reproduisons ci-dessous en intégralité le communiqué de l'ABF. 

01/03/2022, 15:43

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Les auteurs de Suisse solidaires “de la toute jeune démocratie ukrainienne”

UkraineUnderAttack – Les combats se poursuivent en Ukraine, alors que l’armée russe intensifie son action. Un important convoi de véhicules militaires a été observé ce 1er février, non loin de la capitale Kyiv. Malgré les premiers pourparlers, le conflit ne semble pas s’apaiser. Les condamnations et sanctions se multiplient contre la Russie, sans pour autant tempérer la volonté de Moscou.

01/03/2022, 08:56

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“Décoloniale, écologique, féministe, libre, sociale et solidaire” : une bibliodiversité à défendre

Des éditeurs et éditrices du monde entier se sont réunis à Pampelune-Iruñea, en novembre dernier, pour les Assises internationales de l’édition indépendante, organisées par EDITARGI (Association des éditeurs indépendants de Navarre) et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants. L'événement a aussi été l'occasion d'adopter la Déclaration de Pampelune, qui rappelle les engagements pour « une édition indépendante décoloniale, écologique, féministe, libre, sociale et solidaire ». Nous reproduisons ci-dessous cette déclaration.

25/02/2022, 15:33

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Festival littéraire annulé, auteurs à moitié payés ?

« Pas de garanties pour une rémunération des auteurs et autrices jeunesse à 100 % en cas d’annulation des salons. » Dans un courrier adressé à ses membres, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse revient sur une problématique que l'on pensait réglée : celle du maintien du paiement des auteurs invités pour une manifestation, même en cas d'annulation. Leur communication est ici reproduite dans son intégralité.

24/02/2022, 10:45

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#StopBolloré : “La tradition démocratique est aujourd’hui menacée”

Ils sont issus des milieux d’avocats et juristes et se présentent comme des lanceurs d’alerte. On y retrouve également des figures. Le collectif StopBolloré pointe du doigt les dérives de la concentration, désignant spécifiquement le patron du groupe Vivendi, mais déployant une vigilance plus large. Ce 16 février, ils tiennent une conférence pour dénoncer toutes les dérives qu'engendre ce regroupement des pouvoirs dans les mains de quelques-uns.

16/02/2022, 00:21

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En Algérie, une multiplication des “mesures attentatoires à l’État de droit”

En Algérie, le mouvement populaire désigné sous le nom de « Hirak » (« mouvement »), réclamait en 2019 le départ d'Abdelaziz Bouteflika, resté 19 ans à la tête de l'État. Après le départ de ce dernier, les citoyens avaient dénoncé la mainmise de l'armée et des anciens responsables, qui prolongeaient finalement le régime contesté. Le contexte sanitaire a permis aux autorités de sévir, en visant directement les manifestants et opposants. Le Pen Club français, dans un texte reproduit ci-dessous, appelle à la libération des opposants et prisonniers politiques.

15/02/2022, 09:55

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L'édition indépendante appelle “à lutter pour la défense de la bibliodiversité”

L'association L'Autre livre multiplie les interventions depuis quelques semaines : réunissant des structures d'édition indépendantes, loin des salons parisiens, elle avait déjà annoncé sa volonté de cannibaliser le Festival du Livre de Paris. Un geste empli de panache, dans la veine de Cyrano de Bergerac. Mais désormais, l'organisation appuie ses positions concernant la fusion Edithachette.

14/02/2022, 09:16

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Bibliothèques : la suspension du passe nécessaire à “la reconquête de nos publics”

Quelques heures après l'annonce de la fin de l'obligation de port du masque dans les bibliothèques, dès le 28 février prochain, l'interprofession appelle les pouvoirs publics à « programmer rapidement » la suspension des contrôles des passes sanitaire et vaccinal, « afin de pouvoir enfin travailler à la reconquête de nos publics ». Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de l'interprofession.

12/02/2022, 07:02

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Présidentielle : des autrices et auteurs de BD s'adressent aux candidats et candidates

#Presidentielle2022 — Déplorant un faible intérêt témoigné pour les questions culturelles par les candidats et candidates, à quelques semaines des deux tours de l'élection présidentielle, le collectif AAA (Autrices Auteurs en Action) a rédigé une lettre ouverte à leur intention. Nous la reproduisons ci-dessous, en intégralité.

07/02/2022, 16:01

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La lecture comme facteur d'inclusion sociale : le manifeste de l'Alliance pour la lecture

Suivant l'annonce du gouvernement, qui a fait de la lecture une Grande cause nationale pour l'année 2021-2022, 70 associations, organismes et fédérations se sont coordonnés pour obtenir, ensemble, le Label Grande cause nationale attribué par le Premier ministre. L'objectif ? Rendre encore plus efficace le plaidoyer pour la lecture. Nous reproduisons ci-dessous le manifeste de cette Alliance pour la lecture.

01/02/2022, 11:35

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La stratégie Audible auprès des éditeurs : “Aidez-nous à éliminer la concurrence”

Depuis quelques années maintenant, la filiale Audiolivre d’Amazon a posé le pied en France, les achats de droits d’adaptation fleurissent. Audible travaille activement à développer ce marché, de même que Kindle tentait de structurer celui de l’ebook voilà quelques années. Volonté hégémonique reproduite, en changeant de support, les mêmes causes provoqueraient les mêmes effets… 

31/01/2022, 11:55

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Améliorer “constamment les fondamentaux” de la librairie

RNL22 — Premier rendez-vous des libraires français depuis le début de la crise sanitaire, les Rencontres nationales de la librairie 2022 seront notamment l'occasion de dresser un bilan de cette période particulière. Mais d'autres questions seront abordées, comme le tarif plancher des frais de port du livre, le marché de l'occasion ou encore l'empreinte environnementale des libraires... Anne Martelle, présidente du Syndicat de la librairie française, qui organise les RNL, a accepté de répondre à quelques questions.

03/07/2022, 08:00

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"Beaucoup de complotistes sont des idéalistes contrariés"

Reporter pour le magazine Society, Anthony Mansuy a fait paraître, en mai dernier, Les Dissidents, chez Robert Laffont. Cette enquête, fruit d’une année en immersion au sein des différentes communautés du conspirationnisme à la française, est d’abord le constat des multiples fractures de notre société dans les années 2010-2020. À base de témoignage des acteurs du « complotisme » et d’analyses socio-historiques, le journaliste révèle des mondes, entre quête de sens et appât du gain.

01/07/2022, 10:30

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L'armure d'un hors-la-loi australien, un petit air d'Iron Man

Héros ou bandit selon les sources avant de devenir une icône populaire, Ned Kelly fabrique cette armure en 1879 pour combattre la police australienne avant sa capture puis sa mort par pendaison à l’âge de 25 ans. Son armure, exposée dans la Bibliothèque de l’État de Victoria (Melbourne), est l’objet le plus célèbre de la bibliothèque. Un autre objet célèbre est sa Lettre de Jerilderie, pour expliquer ses actes.

28/06/2022, 11:22

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Cinq raisons de ne pas doter les bibliothèques d'une enseigne nationale

Faut-il une enseigne pour les bibliothèques publiques ? L’enfer est pavé de bonnes intentions, et le paradis d’opinions contraires. David-Jonathan Benrubi, directeur du Réseau des médiathèques de Montpellier Méditerranée Métropole, s'interroge. À plus d'un titre. Ou cinq bonnes raisons de froncer les sourcils...

23/06/2022, 15:51

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“La poésie est sûrement le genre le plus pratiqué, le plus populaire”

Annulé en 2020 du fait de la pandémie, déplacé en octobre 2021, le marché de la poésie en est à sa trente-neuvième édition. Installée en juin place Saint-Sulpice, aux pieds de la majestueuse cathédrale, la manifestation permet aux auteurs de se retrouver, mais aussi de faire connaître ce genre quelque peu oublié, ce parent pauvre de la littérature, qu’est la poésie. 

21/06/2022, 16:13

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Opposer libraires et algorithmes : Fnac, en Tartuffe 2.0 

DECRYPTAGE – Fnac a inondé les panneaux d’affichage publicitaires d’une brillante campagne. Le message est simple : vive l’être humain, à bas les algorithmes ! Et plus encore dans cette délicate relation qui consiste à recommander un livre à un lecteur. « Faites confiance à l’intelligence non artificielle de nos conseillers », affirme la réclame de l’ex-agitateur culturel. Jusqu’à tenter de faire oublier que l’algorithme demeure au cœur de la stratégie de l’enseigne. Quand le sage montre la Lune…

21/06/2022, 15:10

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“L’auteur et son casier judiciaire”, par Éric Pessan

Voilà quelque temps déjà, une association qui voulait m’inviter pour des ateliers d’écriture a demandé à un libraire s’il était d’accord pour organiser, un soir, une rencontre-signature autour de mes livres. Réponse du tac au tac du libraire : « Pessan ? Bien sûr. » Puis, quelques jours plus tard, rétraction du libraire, trop occupé en cette période pour pouvoir organiser la soirée. Par Éric Pessan

20/06/2022, 11:37

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Raccord(s) : une vision “farouchement indépendante du métier d’éditeur”

L’association des Éditeurs associés a été créée en 2004 par un groupe d’éditeurs ayant en commun une vision qualitative et farouchement indépendante du métier d’éditeur, afin de promouvoir collectivement leurs catalogues respectifs. Cette mutualisation se traduit par des actions organisées en librairie, en bibliothèque ou sur des salons. Le point commun de ces propositions est de se construire à partir de et avec le livre et la lecture, en s’adressant autant au grand public qu’aux professionnels. En cela, le festival est emblématique des événements organisés par l’association.

17/06/2022, 13:45

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Pascal Mériaux, celui qui “alimente la machine à imaginer”

PORTRAIT – Amiens. Sa tour Perret digne de Gotham City : la capitale historique de la Picardie a dressé cet immeuble comme pour oublier les désastres de la Seconde Guerre mondiale. Depuis 2018, un autre lieu, plus industriel, occupe l’esprit des Amiénois : la Halle Freyssinet. 8000 m2 qui, une fois l’an, déploient des trésors de bandes dessinées, pour adultes, jeunes, amateurs, experts, curieux, timides. Avec un architecte dont l’enthousiasme devient contagieux.

17/06/2022, 10:24

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Zerocalcare : “J’aime que mon travail soit le moins ambigu possible”

ENTRETIEN – À l’occasion du festival international de la Bande dessinée LyonBD, nous avons pu rencontrer l’auteur italien Zerocalcare. L’un des plus populaires dans le Bel Paese, et devenu incontournable dans le paysage éditorial. L’homme de la colère et du malaise existentiel, au point d’en concevoir une série demandée par Netflix, évoque avec nous politique et langages artistiques. 

16/06/2022, 16:01

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Bibliothèque publique : un film à la “philosophie d'accueil maximale”, comme la Bpi

Sous le titre limpide Bibliothèque publique, Clément Abbey propose un documentaire tourné au sein de la Bibliothèque publique d'information de Paris. Un lieu où il a posé sa caméra, pour tenter de saisir et de rendre compte de son ambiance si particulière. Il a répondu à nos questions sur son travail, l'esprit du lieu et de ses usagers.

14/06/2022, 12:30

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Profanes et profanateurs, ou le livre devenu plante verte

Voici qu’une de ces tendances – de celles qui font tousser les gardiens du temple – s’installe dans le paysage : dernièrement, c’est la chanteuse (et actrice, et productrice) Ashely Tisdale qui a fait pousser des soupirs à pierre fendre. Qu’a-t-elle fait pour ainsi briser des âmes ? Simplement avoué que les ouvrages de sa bibliothèque étaient une stricte et récente décoration. Diantre !

11/06/2022, 11:42

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Bibliothécaires, pensez “en termes de localité plutôt que d'usagers” (Denis Merklen)

Auteur de l'ouvrage Pourquoi brûle-t-on des bibliothèques ? (2013), le sociologue et professeur de sociologie à la Sorbonne Nouvelle — Paris 3, Denis Merklen n'a jamais cessé de s'intéresser aux établissements de lecture publique et à leurs enjeux. Invité du congrès annuel de l'Association des bibliothécaires de France, il a accepté de répondre à nos questions.

10/06/2022, 12:14

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Jean-Pierre Dionnet : “Un magazine comme Métal Hurlant sert à progresser”  

Première tentative, avortée, début 2000. Puis en 2020, le patron des éditions Humanoïdes Associés, Fabrice Giger avec l’éditeur et journaliste, Vincent Bernière, décident de relancer la magazine culte de la SF, Métal Hurlant. Près de 14.000 préventes plus tard, sortait le 29 septembre, le premier numéro du magazine, nouvelle mouture, réunissant une équipe de rédacteurs et d’artistes pour une nouvelle aventure. À l’occasion de la sortie du 3e numéro, l’un des fondateurs du périodique et son rédacteur en chef historique, Jean-Pierre Dionnet, nous raconte... 

09/06/2022, 13:01

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Créativité et innovation chez les éditeurs indépendants 

L’union fait la force, personne n’en doutera : réunissant les éditions Helvetiq, La Salamandre et Antipodes, la matinée professionnelle Nouvelles têtes visait avant tout la proximité. En partenariat avec ActuaLitté, les trois maisons suisses romandes donnaient rendez-vous aux professionnels pour une rencontre avec café, thé, croissants autour d’ouvrages et d’auteurs.

08/06/2022, 17:03

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Bibliothèques : “La France a besoin de rénover, et de construire”

ABF2022 — L'Association des Bibliothécaires de France organise son premier congrès en présentiel, après deux années chahutées par la pandémie de coronavirus. Cette 67e édition, qui prend place à Metz, pose à nouveau une question qui fâche : « Les bibliothèques sont-elles indispensables ? » Début de réponse, voir plus, à l'occasion d'un entretien avec la présidente, Hélène Brochard, et le conseil national de l'organisation.

02/06/2022, 08:00

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Marcel Proust, ce professeur de sensibilité  

Ce 30 mai, à l’Hôtel Littéraire Le Swann, était officiellement dévoilé le visuel du timbre Marcel Proust, créé à l’occasion du centenaire de sa disparition. Ces timbres commémoratifs seront disponibles pour tous à partir du 25 juillet. À l’occasion de cette soirée, ActuaLitté a pu s’entretenir avec la créatrice de la vignette littéraire, Sophie Beaujard, et le président des Amis de Marcel Proust et directeur adjoint du Quai Branly, Jérôme Bastianelli, pour qui lire l’auteur de La Recherche est avant tout une manière de mieux vivre.

01/06/2022, 09:27

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Musée de Cluny : reliures et manuscrits médiévaux d'exception

Depuis le 12 mai, le musée de Cluny a rouvert ses portes, avec une approche résolument modernisée – les comptes sociaux le démontrent amplement. Mais derrière une communication Moyen Âge Nouvelle Génération, se cachent bien des trésors : les tapisseries de La Dame à la licorne, de toute évidence, ainsi que des manuscrits pour le moins sublimes. Visite guidée de ces trésors.

30/05/2022, 14:37

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Paroles d'autrices : créer des archives, pour la mémoire des autrices de BD

Pouvez-vous citer, en moins de quelques secondes, trois créatrices et autrices de bande dessinée ? À moins que cela ne soit votre sujet de prédilection, l'exercice n'est pas si simple. En cause : le manque flagrant de sources et d'archives relatives à ces femmes créatrices. Pour y remédier, le collectif Les Bréchoises a rassemblé, dans une exposition, des dizaines d'heures d'entretiens et de recherches universitaires, pour que l'histoire des femmes dans la bande dessinée ne soit pas ignorée, démentie ou occultée. 

25/05/2022, 16:30

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Pierre Mérot : "Ce livre est tout entier tourné vers la passion"

Journaliste, éditeur, puis enseignant, Pierre Mérot construit, depuis 1987, une œuvre exigeante, singulière. Proche du premier Houellebecq, l’homme accède à une certaine célébrité grâce à Mammifères, roman d’inspiration autobiographique, autofictionnelle, succès commercial paru en 2003. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

23/05/2022, 10:57

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Vaccin anti-Covid : les effets boomerang

Ndlr : Ce texte est proposé en tant que témoignage émanant d’un auteur, faisant état de ce qu’il considère comme l’incidence de la vaccination sur son état de santé. Il atteste autant d’une douleur que d’un drame personnel, dont on comprend qu’ils soient vécus avec crainte et appréhension. S’il devient nécessaire de rappeler que la peur entraîne des réactions parfois irrationnelles, elle peut aussi engendrer une colère qui n’en est pas moins compréhensible. Si le propos semble excessif, c’est qu’il reflète plus la détresse d’une personne que sa volonté d’apporter de la confusion dans un débat où la prudence doit demeurer la ligne de conduite. Proposées dans nos colonnes pour garantir une diversité de l'expression, les humeurs et tribunes publiées n'engagent pas la rédaction, pas plus qu'elles n'expriment l'avis de ses membres.

22/05/2022, 15:59

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“Durant le confinement, certains sont tombés dans Netflix. Moi, la bioéthique”

Comediedulivre2022 – Au terme de trois mois d’une résidence à Lattes (au sud de Montpellier), Annie Ferret a le sentiment de quitter « ma maison adoptive ». Entrée ce 6 mars, dans l’enceinte du Musée Lattara, elle aura traversé cette expérience avec une passion communicative. « Je suis sortie de mes sellettes, le temps s’est suspendu pour moi, avec une magie dont je ne reviens encore pas », nous raconte-t-elle. Car, quand elle n’écrit pas, Annie Ferret pose. Littéralement, et dans tous les sens. Parfois, en tous cas.

22/05/2022, 15:45

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6 pieds sous terre : Rions beaucoup, et continuons de creuser

Comediedulivre2022 — Passer à Montpellier sans se rendre à l’atelier En traits libres (pun intented...) relèverait de l’affront. Depuis six ans, les éditions 6 pieds sous terre y ont installé leurs bureaux — profitant d’une salle d’exposition, d’un lieu de rencontres. Convergences, camaraderie, et apéros. Donc brainstorming permanent. Rencontre avec Miquel Clemente, directeur de la maison.

21/05/2022, 16:10

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Joyce, anniversaires, expo virtuelles : le Centre Culturel Irlandais dans tous ses états  

Riche saison 2022 pour le Centre Culturel Irlandais (CCI) : installé dans l’ancien Collège des Irlandais au coeur du Quartier Latin, l'organisme célèbre cette année le centenaire de la publication du plus célèbre des romans irlandais du XXe siècle, Ulysse (Trad. Jacques Aubert) de James Joyce, l’indépendance de l’Irlande, et surtout les 20 ans de ce centre dédié à la culture du pays d’Edna O’Brien. A cette occasion, l’institution inaugure cette semaine un module d’expositions virtuelles : 8 propositions inédites pour permettre de découvrir les collections patrimoniales du centre, entre imprimés datant du XVe au XIXe siècle, manuscrits ou encore archives historiques. 

20/05/2022, 13:08

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“La Comédie du Livre – Dix jours en mai continue d'écrire son histoire”

Imaginée au milieu des années 80 par des libraires qui rêvaient de rencontres au grand air, la Comédie du Livre à Montpellier a connu, au cours des 37 dernières années, de nombreuses métamorphoses. Attentive à l’évolution des pratiques, à celle des attentes du public, des autrices et auteurs, des libraires, des éditeurs, la manifestation a su se réinventer régulièrement, étoffer sa programmation, accueillir des écrivains venus du monde entier. Par Régis Penalva Directeur littéraire et artistique.

19/05/2022, 11:27

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L'incroyable histoire du vin, le jeu : grains de raisin et vendanges s'emmêlent 

Le jeu de société, un temps oublié, revient sur le devant de la scène : soirées, bars à jeux et parties en tout genre font de cette activité un passe-temps de plus en plus plébiscité. Les Arènes surfent sur la vague avec ludicité et pédagogie : un nouveau jeu de plateau, L'incroyable Histoire du Vin, nous apprendra l'histoire du vin... en s'amusant. Pas même besoin de modération. De quoi profiter d'une partie, sans se refuser un verre ou deux.

19/05/2022, 08:01

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Valoriser la présence web pour ne pas “occulter le savoir-faire de l'éditeur”

Voilà bien longtemps, dans une galaxie bien éloignée de l’internet que nous pratiquons aujourd’hui, surgissait un site : Le Domaine de Gorn. Cet espace, fut développé par un passionné autour de la bande dessinée éponyme de Tiburce Oger, parue en 1992. Matthieu Moreau, comme d’autres à cette époque, constatait le peu d’engouement des éditeurs pour la Toile. Alors, avec une approche communautaire, le voici parti en vadrouille.

18/05/2022, 10:05

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Belgheis Jafari-Alavi : “Dans la culture persane, la poésie fait partie du quotidien”

ENTRETIEN – Belgheis Jafari-Alavi, enseignante-chercheuse, officie à l'INALCO, l'Institut national des Langues et Civilisations orientales, où elle enseigne la langue persane. Durant son cursus de recherche, elle a étudié la culture orale persane, et en particulier de l'Afghanistan, pour en détailler certains thèmes récurrents, notamment celui de l'exil.

17/05/2022, 11:00

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Ce cafard qui surgit à la fin d'un livre, ou le mal de lire

La lecture, remède contre le stress, plus personne ne le nie. D’autant que la science l'affirme : les bienfaits de cette activité sur le cerveau font l’objet d’études multipliées — l’imagerie cérébrale aidant les chercheurs dans leur démarche. Qu’une œuvre suscite également des émotions, les plus diverses, se comprend par certains mécanismes. Mais pourquoi, une fois l’ouvrage achevé, garde-t-on en soi une certaine mélancolie ?

17/05/2022, 09:15

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Écrivains : de joyeux lurons aux espoirs aussi hauts qu’un gratte-ciel

Le Graal dans l’édition, c’est d’être publié dans une maison d’édition respectable ni à compte d’auteur, encore moins sur Amazon. Certes, ils sont légions à voir leur manuscrit refusé, et par paresse souvent, ou par urgence, se précipitent tels les figurants de la littérature. Ils ne risquent pas pour la plupart d’en devenir les acteurs. Il faut choisir. Quant au Graal, on finit par l’oublier, on veut tout, le beurre, l’argent du beurre, la fermière et sa ferme. Par Gilles Paris.

16/05/2022, 13:04

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Crise du papier : “On est pris en otage par ces hausses de prix" 

#PenuriePapier - En marge du Prix Maison de la Presse, remis ce mardi 10 mai au siège de la SGDL, crise du papier et difficultés dans l'édition sont sur toutes les lèvres. Sophie de Baere, lauréate, et Constance Trapenard, son éditrice, se réjouissent des retombées de la récompense sur l'avenir des Ailes Collées. Toutefois, Arnaud Ayrolles, président fondateur du groupe NAP, estime que l'augmentation du coût des matières premières reste une vraie préoccupation. 

12/05/2022, 15:45

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Nathalie Bauer : l'expérience d'un italien atypique et international

ENTRETIEN – Elle vient de traduire le roman de Fabio Bacà pour les éditions Gallimard, Une chance insolente : Nathalie Bauer entretient avec l’italien une relation nécessairement passionnée, pour avoir fait métier de donner voix aux auteurs et autrices du Bel Paese. Et les projets ne manquent pas en cette année 2022.

12/05/2022, 10:19

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Webtoon : piccoma, “l'ambition de faire lire un petit peu tous les jours”

Depuis maintenant un mois et demi, la plateforme de webtoons piccoma Europe est disponible pour les utilisateurs français. Hyung-Rae Kim, président de la filiale européenne d'une des principales applications manga du monde, a accepté de répondre à quelques questions. Une façon de faire le point alors que l’application iOS est disponible – et bientôt, une solution directement accessible sur navigateur.

12/05/2022, 10:06

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Eszter T. Molnar : “La langue est une partie importante de la personnalité”  

FLP2022 - Parmi les stands d’éditeurs, comme à chaque édition, le salon de Paris, devenu festival, offre une tribune aux littératures nationales. À côté d’un pavillon grec et ukrainien, s’est installé le stand hongrois. Entre agrégation de maisons et uniformité, sous la bannière de la langue de Sandor Marai. L’occasion pour l’écrivaine Eszter T. Molnar de nous présenter son premier roman traduit en français chez Actes Sud, Teréz, ou la mémoire du corps, mais également d’évoquer la littérature hongroise contemporaine avec Zoltán Jeney, qui a monté l’emplacement.

11/05/2022, 15:47

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“Il est possible de proposer de nouvelles expériences littéraires”

Les genres de l’imaginaire se prêtent extrêmement bien au transmédia. Voilà longtemps que le Japon l’a compris – un peu moins longtemps que manga et anime sont acceptés comme d’authentiques véhicules culturels en France. Voilà longtemps, aussi, que les pays anglo-saxons nous abreuvent de films, de jeux vidéo, de romans tirés de licences, quand ce n’est pas l’inverse. Par l’équipe Pangar Studio.

10/05/2022, 17:46

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“Le renouvellement des générations joue en faveur de l'Imaginaire”, Lloyd Chéry

ENTRETIEN – En quelques années, il s’est imposé comme le journaliste incontournable dans le domaine de l’Imaginaire. Depuis ses premières armes de lecteur, à son passage en bibliothèque, Lloyd Chéry en a fait une signature. Créateur du podcast C’est plus que de la SF, il récidivera prochainement avec une nouvelle émission : C’est plus que de la Fantasy. Car tout cela, c'est plus que de la passion...

09/05/2022, 11:24