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La Bibliothèque Doucet est devenue un lieu de conservation vivant

La Bibliothèque littéraire Jacques Doucet (BJD) avait attiré l'attention de l'Inspection générale des bibliothèques, qui pointait des problématiques liées à la gestion des collections et de l'espace disponible. En octobre dernier, une enquête du Monde pointait des responsabilités dans les dysfonctionnements, avant le suicide d'une ancienne directrice adjointe de l'établissement. Des écrivains, universitaires, chercheurs, conservateurs et bibliothécaires, directeurs de musée et de galeries, commissaires d’exposition apportent leur soutien à la directrice de la BJD et tiennent à « témoigner » des collaborations qu’ils ont eues avec cette institution et son équipe de direction. Nous reproduisons ci-dessous leur lettre.

Le 15/11/2022 à 16:56 par Auteur invité

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15/11/2022 à 16:56

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Lettre ouverte à Monsieur le Recteur, Chancelier des Universités de Paris,

Monsieur le Recteur, 

Nous avons lu avec stupéfaction l’article publié dans Le Monde le 17 octobre dernier (édition papier datée du 19 octobre) mettant gravement en cause le fonctionnement de la Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet. Sa direction est accusée de négligences, voire de malversations. Le suicide de Sophie Lesiewicz, dénoncée nommément en tant qu’ancienne directrice adjointe, accroît notre sidération. 

En marge des enquêtes en cours avec lesquelles nous ne souhaitons pas interférer, nous tenons à témoigner publiquement notre soutien à Isabelle Diu, directrice de l’institution, et à Christophe Langlois, devenu directeur adjoint en 2021, eu égard au travail qu’ils ont accompli depuis leur prise de fonction respectivement en 2011 et 2016, et à rendre hommage au travail effectué par Sophie Lesiewicz, directrice adjointe de 2017 à 2021, en poste depuis 2006.

En tant que professeurs d’université, doctorants, chercheurs, conservateurs, bibliothécaires, archivistes, directeurs de musées et de fondations, commissaires d’exposition, galeristes et experts, en tant qu’écrivains et ayants droit donateurs, nous connaissons bien les locaux de « Doucet » où nous avons toujours été bien accueillis. Notre expérience du lieu et nos échanges avec l’équipe de direction ne correspondent en rien à ce qu’évoque l’article. 

La bibliothèque Littéraire Jacques Doucet (BLJD) a évolué de manière extrêmement positive sous l’impulsion de sa nouvelle directrice Isabelle Diu. Notices de catalogue, signalement des collections dans SUDOC (imprimés) ou CALAMES (manuscrits), numérisation de manuscrits et de livres d’artistes, ont mis à disposition des chercheurs des références et des documents inestimables sur la création littéraire et éditoriale. Les ressources numériques concernant les livres d’artistes - fruit du travail de Sophie Lesiewicz - sont d’une qualité technique qui montre le degré d’exigence des responsables. Nombre de programmes de recherche en ont bénéficié.

Citons le programme financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) « Le Livre : espace de création - XIXe-XXIe » dont la BLJD et Paris 3 étaient partenaires de 2011 à 2014, et que ces deux institutions ont prolongé dans le projet « LivrEsC », « HyperApollinaire » et le projet Ponge du Laboratoire d’Excellence (Labex ) OBVIL de Paris 4, ou encore le projet également financé par l’ANR « CINÉ08-19 » de la Sorbonne Nouvelle, portant sur l’histoire du cinéma en France de 1908 à 1919. De ces programmes ont découlé des partenariats entre les laboratoires universitaires et « Doucet » et des réalisations ou publications scientifiques de grande tenue.

Ni Isabelle Diu, ni Sophie Lesiewicz n’ont ménagé leur peine. Elles ont accueilli chercheurs et étudiants à la Bibliothèque pour montrer et expliquer les fonds, soulever avec eux les questions d’acquisition et de conservation. Elles ont participé à nos séminaires de Master et de Doctorat, y apportant leur expertise ; elles ont rédigé des présentations et recensements, collaborant à l’organisation de colloques et à des publications importantes, stimulant des explorations scientifiques nouvelles et inventives. 

En voici deux exemples : en novembre 2017, Isabelle Diu, Sophie Lesiewicz et Candice Nivette (webmestre et archiviste contractuelle à la BLJD) ont accompagné l’organisation d’un colloque sur Desnos sous l’égide de Paris 3. Elles sont intervenues notamment dans l’atelier « Que demandons-nous aux manuscrits numérisés ? ». Depuis 2021, Isabelle Diu co-anime dans le même cadre un séminaire sur « Éditer la poésie - XIXe-XXe siècles » qui s’est clos en juin 2022 par un colloque consacré aux poètes éditeurs. 

Notons que toutes ces dernières années, de nombreux fonds d’archives ont intégré la Bibliothèque Doucet. Citons l’entrée de Jean Echenoz, Laurent Mauvignier, Marcelin Pleynet, Guy Goffette, Pierre et Ilse Garnier et Jorge Semprun, ainsi que l’enrichissement des fonds Vercors et Claude Simon. Des fonds de maisons d’édition ont également été accueillis en cohérence avec les thématiques de Doucet comme ceux de La Délirante (éditeur de poésie), des Éditions Écarts (livres d’artistes), et de l’Atelier des Grames (éditeur de livres-objets). Cet énorme travail, dévoreur en temps et en espace, a été réalisé rapidement, par une équipe réduite, et doit être porté au crédit de la direction et de ses adjoints. L’entrée de ces fonds et leur mise à disposition ont renforcé l’institution en renouvelant son attractivité.

Contrairement au tableau dressé dans l'article, sur la foi du témoignage d'un seul usager nostalgique d’un fonctionnement d’un autre siècle, la Bibliothèque Doucet est devenue un lieu de conservation vivant, ouvert aux nouvelles formes de diffusion et d’usage des archives. Tous, chercheurs et commissaires d’exposition, nous pouvons témoigner du professionnalisme de l’équipe de direction.

De nombreuses institutions culturelles en ont fait l’expérience à l’occasion d’expositions et par le canal des emprunts. Citons « Dadaglobe reconstructed » en partenariat avec le Kunsthaus de Zürich et le Moma de New-York (2016); « Jean Echenoz, romans, rotor / stator » au Centre Pompidou (2017); « André Frénaud le Très- Vivant » à la galerie du CROUS à Paris (2017) ; « Paul Claudel, voyage dans l'espace des livres » en partenariat avec la Bibliothèque Sainte-Geneviève et la Bibliothèque Sainte-Barbe (2018) ; « René Char, l'homme qui marche dans un rayon de soleil » avec le Musée Angladon d'Avignon (2018) ; « L'Invention du surréalisme » avec la BnF (2020) ; « Nadja, un itinéraire surréaliste » avec le Musée des Beaux-Arts de Rouen (2022) ; « Matisse, le désir de la ligne » avec le Musée Angladon d’Avignon (2022). La Bibliothèque Doucet a aussi été partie prenante de l’exposition « Ils y viennent tous... au cinéma ! L’essor d’un spectacle populaire (1908-1919) » aux Archives départementales de la Gironde à Bordeaux (2022).

Actuellement des dessins de Nadja sont exposés à la Biennale d'art de Venise et d’autres prêtés pour l’exposition Dufy au Palazzo Cipolla à Rome. Enfin, nous le rappelons, le bureau d’André Breton est exposé depuis près de dix ans devant les œuvres d’art du “mur Breton”, au Musée National d’Art Moderne, à la suite d’un dépôt permanent de la BLJD. 

Est-il besoin de préciser que préparer une exposition est aussi un geste scientifique, et qui se poursuit dans l’édition de catalogues et opus, puis dans la mise en ligne comme pour les expositions sur Pierre Bettencourt, André Suarez et André Frénaud ? En répondant aux invitations et aux demandes de prêts, la Bibliothèque Doucet fait valoir la richesse de ses fonds, rendant ainsi honneur aux déposants, à leurs ayants droit et aux chercheurs. 

Isabelle Diu a mené une politique patrimoniale intelligente et ambitieuse, une politique du gagnant-gagnant pour tous. Outre le catalogage et l’enrichissement des fonds, leur transmission a été au cœur de cette politique. Des stagiaires, des étudiants de Master et des doctorants d’universités ont été formés à la manipulation d’archives, à la lecture de manuscrits, à la fouille de dossiers, à la numérisation de manuscrits, ce qui a utilement étendu leurs compétences professionnelles.

À titre d’exemple, avec l’appui d’Isabelle Diu, une jeune chercheuse a procédé en 2018-2019 à la numérisation de manuscrits d’André Frénaud dans le cadre du consortium Cahier, assurant la promotion du fonds en même temps que la sienne propre au bénéfice du laboratoire qui l’a recrutée. 

La Bibliothèque Doucet sous l’autorité d’Isabelle Diu et de ses adjoints a stimulé les fouilles de toutes sortes, a suscité de nouveaux sujets de mémoire et de thèse, de nouvelles vocations en recherche, et de nouveaux projets ont émergé. Les chercheurs ont apporté leur expertise scientifique et ont aussi valorisé les fonds. Ils ont pu, dans des cadres formalisés, associer leurs efforts et ceux de leurs laboratoires à l’entreprise de numérisation, rendant un service inestimable à tous dans le monde. 

Ce sont ces professionnels dont nous connaissons la valeur et le sens des responsabilités, ce sont ces efforts et ces travaux qui suscitent le respect, que l’article du Monde du 17 octobre dernier a anéantis aux yeux du grand public, avec une partialité dévastatrice. Au mépris de la présomption d’innocence, le nom de Sophie Lesiewicz a été jeté en pâture au grand public, l’accusant lourdement et selon un scénario univoque. Le geste désespéré de cette jeune femme, mère d’une petite fille de 9 ans, suggère d’abord son épuisement face à un harcèlement trop longtemps subi.

Les enquêtes en cours établiront les faits. Il nous importe quant à nous d’exprimer notre reconnaissance du travail de Sophie Lesiewicz. Et nous le disons tout net : c’est un fleuron de la recherche française qui vient de disparaître. Cette jeune conservatrice était en même temps une chercheuse remarquable et singulièrement créative. Elle conjuguait plusieurs disciplines et compétences.

Elle a été notamment une des maîtres d’œuvre de l’extraordinaire projet « LivrEsC » ou « Livre espace de création» dont l’objectif était de numériser des ouvrages remarquables par leur typographie et leur mise en page. Le but poursuivi était de renouveler les approches du livre de création à l’époque moderne et contemporaine en mêlant l’histoire du livre, la bibliographie matérielle, l’histoire de l’art et les études littéraires. Ces orientations théoriques ont nourri sa thèse sur « Le “livre (typo)graphique”, de 1890 à nos jours », recherche portant sur plus de 500 ouvrages de 224 auteurs différents, thèse qui a suscité l'admiration unanime de tous les examinateurs. Elle y invente un nouvel objet de l'historiographie éditoriale.

Peu de conservateurs déploient autant d'énergie et de talent que Sophie Lesiewicz pour enrichir la connaissance et l'analyse scientifiques du livre moderne et contemporain, en plus des missions de préservation et de diffusion des collections dont ils ont la charge. Pour notre communauté de chercheurs et pour le monde des bibliothèques et des conservateurs, la perte de Sophie Lesiewicz est irréparable. 

Nous témoignons que dans le cadre des collaborations nourries que nous avons eues depuis 2011 avec la Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet, Isabelle Diu, Sophie Lesiewicz, Christophe Langlois et leurs proches collaborateurs ont mené leur mission de service public de manière exemplaire. 

Nous vous remercions, Monsieur le Recteur, de l’attention que vous voudrez bien porter à notre témoignage. 

Premiers signataires : 

Bernard Alligand, Artiste, peintre, graveur, livres d'artistes

Carole Aurouet, Maîtresse de conférences, Habilitée à diriger des recherches à l'Université Gustave Eiffel, spécialiste de littérature et de cinéma

Coralie Barbe, Restauratrice du patrimoine, Paris, Ancienne pensionnaire de l’Académie de France à Rome, Villa Médicis 2020-2021

Loïc Bertrand, Professeur de chaire supérieure, lettres et latin, Prépa Chartes, Lycée Henri IV

Jacqueline Bigallet, Présidente de l’Association des amis de la Maison Ravier (Morestel) 

Violaine Bonzon, Ayant-droit Claudel

Michael Caine, MA Royal Collège of Art, Professeur Typographie École Estienne, Éditions Petropolis - Paris Florence

Calame-Levert, Conservateur en chef du patrimoine, en charge des collections modernes et contemporaines, Musée des Beaux-Arts de Rouen, co-commissaire de « Nadja, un itinéraire surréaliste »

Mireille Calle-Gruber, Professeur, Université Sorbonne Nouvelle, Ayant droit moral pour l'œuvre de Claude Simon

Laurence Campa, Professeur de littérature française du 20e siècle, Université Paris Nanterre.

Elsa Camus, Bibliothécaire (contractuelle à la BLJD 2013-2014)

Pierre Caye, Directeur de recherche au CNRS, Directeur du Centre Jean-Pépin (UMR 8230, ENS Ulm-CNRS-PSL)

Jean-Marc Chatelain, Directeur de la Réserve des livres rares de la BnF, Commissaire exposition Baudelaire

Martine Colin-Picon, Ayant droit moral pour l'œuvre de Gaëtan Picon

Michael de Saint-Chéron, Donateur (fonds Malraux, Président du Centre international de recherche André Malraux (CIRAM), Président du comité 10 de la SMLH (Société des membres de la Légion d’honneur)

Roselyne de Villeneuve, MCF en stylistique du XIXe siècle, Sorbonne Université

Béatrice Didier, Professeur d’Université honoraire ENS Ulm, spécialiste de littérature française du XIXe siècle.

Joëlle Ducos, Professeur Paris Sorbonne, directrice de l’UFR de Langue française (2018-2020)

Jacques Dürrenmatt, Professeur de philologie, poétique et stylistique, Sorbonne Université, organisateur d'un séminaire commun entre la Sorbonne et la BLJD

Sün Evrard, Artiste de la reliure, donatrice

Christiane Fortin, Lectrice, Professeur documentaliste retraitée

Jacques Fraenkel, Ayant droit de Robert Desnos

Marianne Froye, Maître de conférences Université de Franche-Comté, spécialiste d'André Frénaud, porteuse du projet "Frénaud numérique" et co-commissaire de l’exposition « Frénaud le Très Vivant »

Jean-Michel Galland, Docteur en Histoire, École nationale des chartes - journée d'étude organisée par Sophie Lesiewicz et Anne-Christine Royère à la Bibliothèque de l'Arsenal.

Violette Garnier, Ayant-droit de Pierre et Ilse Garnier

Christophe Gauthier, Professeur d'histoire du livre et des médias (XIXe-XXIe s.) à l’École nationale des chartes

Emmanuel Godo, Professeur de lettres au lycée Henri-IV, écrivain et poète

Guy Goffette, Donateur de ses archives

Pierre Jourde, Écrivain, Professeur émérite à l’université de Grenoble-Alpes

Anthony JP Meyer, Antiquaire/Expert, Galerie Meyer - Oceanic & Eskimo Art. Membre du Comité Scientifique André Breton

Sophie Kimenau, Directrice du Lieu d'Europe, Strasbourg - exposition Tzara au Musée d’art moderne de la ville de Strasbourg

Dominique Landman, Ayant droit de Jorge Semprun

Lauren Laz, Directrice du Musée Angladon-Collection Jacques Doucet, Avignon - Plusieurs expositions dont René Char, Man Ray, Matisse

Fabienne Le Bars, BnF, Réserve des livres rares. Adjointe au directeur

Anne Le Diberder, Directrice de la Maison-atelier Foujita

Serge Linares, Professeur de littérature française contemporaine, Université Sorbonne Nouvelle.

Jean Lissarague, Auteur, animateur fondateur des Éditions Écarts, donateur des archives du fond Écarts

Alexandre Mare, Directeur de la Galerie Duchamp, Centre d’art contemporain d’intérêt national, Yvetot, Commissaire d'exposition et chercheur. Commissaire de l’exposition Nadja à Rouen

Didier Mathieu, Directeur du Centre des livres d'artistes

Monique Mathieu-Frénaud, Artiste de la reliure, ayant droit d’André Frénaud

Laurent Mauvignier, Ecrivain, donateur de ses archives

Catherine Mayaux, Professeur émérite, spécialiste de littérature française contemporaine, CY Cergy Paris Université ; Co-commissaire d’exposition « Frénaud le Très Vivant » ; « Claudel et Saint-John Perse ».

Barbara Meazzi, Professeur de littérature italienne (futurisme et avant-gardes), Université Côte d'Azur

Martin Mégevand, MCF, Université Paris 8, Correspondant pour le fonds Robert Pinget, Rédacteur en chef de la revue « Littérature »

François Michaud, Directeur de la Bibliothèque Sainte-Geneviève - exposition Paul Claudel, colloque « les poètes éditeurs de poésie »

Emmanuelle Minault-Richomme, Directrice des bibliothèques de Reims - colloque et journées d’études en partenariat avec la BLJD et l’université de Reims

Marie Minssieux-Chamonard, Conservatrice en chef, responsable des collections XXe-XXIe siècles à la Réserve des livres rares, BnF 

Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Paris Saclay/Versailles Saint- Quentin, directeur de la thèse de Sophie Lesiewicz

Marie-Victoire Nantet, Ayant droit de Paul Claudel

Elisabeth Parinet, Professeur émérite d'histoire du livre et des médias, École nationale des chartes

Olivier Piveteau, enseignant, docteur (thèse en littérature comparée Paris IV Sorbonne) et chercheur, Président de l'association Les Amis de Milosz 

Marie-Françoise Quignard, Conservatrice en chef honoraire à la Réserve des livres rares de la Bibliothèque nationale de France

Francesco Rapazzini, écrivain

Peter Read, Professeur émérite, Université du Kent 

Annie Renonciat, Professeur honoraire des universités, École normale supérieure de Lyon

Suzanne Robichon, Essayiste et éditrice, spécialiste de Natalie Clifford Barney,

Anne-Christine Royère, Maîtresse de Conférences en Littérature, Histoire et métiers du livre, Université de Reims Champagne-Ardenne

Marc Scherer, Directeur scientifique de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, exposition Paul Claudel, colloque
« les poètes éditeurs de poésie »

Peter Schnyder, Président de la Fondation Catherine Gide

Julien Schuh, Maître de Conférences, Littérature du XIXe siècle, fin de siècle et d’avant-garde, Université de Paris Nanterre

Anne Simonin, Directeur de recherche au CNRS (CESPRA -EHESS).

Emmanuël Souchier, Professeur émérite, Lettres, Sorbonne Université - Celsa

Evanghélia Stead, Professeur de littérature comparée et de culture de l’imprimé, Université Versailles Saint- Quentin

Bérénice Stoll, Conservatrice en chef à la Réserve des livres rares de la BnF- co-commissaire de l’exposition Invention du surréalisme à la BnF

Patricia Sustrac, Présidente des amis de Max Jacob, donateur fonds Max Jacob.

Cecilia Suzzoni, Professeur de lettres

Gaëlle Théval, Université de Rouen / Chercheuse membre - laboratoire MARGE (Université Lyon 3) Chercheuse associée - UMR THALIM (CNRS-Université Paris 3-Sorbonne nouvelle-ENS) / membre du programme ANR LEC, bibliothèque numérique Livresc / Co-éditrice, avec Sophie Lesiewicz et Hélène Campaignolle-Catel, des ouvrages : Livre/Poésie : une histoire en pratique(s) (Cendres, 2016) et Livre/Typographie : une histoire en pratique(s) (Cendres, 2020)

Christophe Thomet, Chef du service du développement des collections à la Bibliothèque de l'INHA

Jérôme Trollet, Président des amis de Vialatte

Hélène Védrine, Maître de conférences en littérature française, Sorbonne Université

Laurent Véray, Professeur en études cinématographiques, Université Sorbonne-Nouvelle, porteur de l'ANR Ciné08-19

Olivier Wagner, Conservateur au département des manuscrits de la BnF - co-commissaire de l’exposition Invention du surréalisme à la BnF

Photographie : Bibliothèque littéraire Jacques Doucet

 
 
 

32 Commentaires

 

Simon Dominique

16/11/2022 à 10:34

Merci d'avoir partagé cet article témoignage.

Jean-Michel Burille

16/11/2022 à 10:46

"Nous avons lu avec stupéfaction l’article publié dans Le Monde le 17 octobre dernier (édition papier datée du 19 octobre)"
Stupéfaction un peu tardive vu que les faits avaient été évoqués dans Le Canard enchaîné en avril 2018 puis Le Figaro quelques jours plus tard et qu'une mission de l'Inspection générale des bibliothèques avait la même année relever de graves dysfonctionnements à la BLJD. Dysfonctionnements dont on n'a pu connaître l'étendue et la nature vu que la ministre en charge a choisi malgré les demandes du SNASUB de ne pas rendre public le rapport dont on peut avoir une idée à travers le bilan annuel de l'IGB.

"nous tenons à témoigner publiquement notre soutien à Isabelle Diu, directrice de l’institution, et à Christophe Langlois, devenu directeur adjoint en 2021"
et... ? pas un mot sur les lanceurs d'alerte ? Pourtant l'article du Monde évoque largement des faits qui caractériseraient une situation de harcèlement sils venaient à être confirmés par les juridictions compétentes. Sophie Lesiewicz n'est certainement pas la seule victime de l'affaire Doucet.

Ni "professeurs d’université, doctorants, chercheurs, conservateurs, bibliothécaires, archivistes, directeurs de musées et de fondations, commissaires d’exposition, galeristes et experts ... écrivains et ayants droit donateurs" juste bibliothécaire assistant spécialisé exerçant à la bibliothèque Sainte-Geneviève (qui partage les locaux avec la BLJD).

Jean-Michel Burille

Al Capone

17/11/2022 à 12:14

Le lobby de l'entre soi et de l'impunité joue en défense. Il n'y aura pas de sanction judiciaire, ou bien symbolique et dans dix ans, puisqu'on a un bouc émissaire décédé pour sauver les autres.

El Jo de la Vega

17/11/2022 à 21:32

Ce drame met sous les feux de la rampe l'intenable ambivalence du statut des conservateurs, qu'ils soient des bibliothèques comme du patrimoine. Leur recrutement et leur formation sont centrés sur les critères scientifiques qui sont leur cœur de métier. Mais les institutions qui les emploient les évaluent principalement sur des critères managériaux, auxquels ils ne sont pas préparés, ni même, pour les plus hautement qualifiés d'entre eux, adaptés. On ne peut attendre de la même personne qu'elle soit à la fois un chercheur de haut niveau, apte à satisfaire les attentes d'autres chercheurs de haut niveau ET un as du la GRH et du commandement de simples magasiniers. Sophie Lesiewicz aura été l'albatros de Baudelaire. QUAND les institutions se décideront-elles à faire doubler les personnels scientifiques que sont les conservateurs, par des cadres administratifs rompus à l'art du commandement (c'est à dessein que j'use de cette expression toute militaire). Institution scientifique, une grande bibliothèque de conservation a besoin de distinguer "master" et "commander" à son bord. Confondre lesdeux sous la même casquette c'est institutionnaliser l'injonction paradoxale. A Doucet, beaucoup en ont souffert, Sophie Lesiewicz en est morte. "Chacun son métier, les vaches seront bien gardées".

Al Capone

18/11/2022 à 09:49

Belle tentative pour reporter sur les conditions d'ensemble et le système de formation la responsabilité des intéressé(e)s dans une affaire d'affranchissement des règles qui s'appliquent à la gestion du patrimoine public, de mélange des genres et éventuellement du tien et du mien, et du côté de la direction, pour le moins, d'un échec dans l'exercice de la responsabilité vis à vis des agissements des agents placés sous votre autorité hiérarchique. D'autre part, les conservateurs, sont formés à l'exercice de la gestion administrative et budgétaire autant qu'aux aspects scientifiques de leur métier, et depuis longtemps, et votre proposition d'y substituer dans les fonctions de responsabilité de service des "cadres administratifs rompus au commandement", sans doute des énarques ou simili-énarques, ou ce qui les remplacera, ne ferait qu'éradiquer une culture professionnelle et procurer une nouvelle extension de débouchés à ceux-ci qui colonisent déjà tous les étages de l'appareil culturel. J'ai vu à l’œuvre un certain nombre de ces courtisans spécialistes du turnover et du carnet d'adresse (toujours un œil sur le prochain poste), à la pensée à la fois formatée et inconsistante (faute de bagage scientifique) et je peux vous dire qu'à part eux personne n'y gagnerait. Et dans le cas qui nous intéresse, l'alerte est venue du bas ...

El Jo de la Vega

18/11/2022 à 11:20

Il ne s'agit pas d'exonérer la direction de Doucet des conséquences de son mépris du Code du Patrimoine, dont elle devra répondre devant la Justice. Par ailleurs, étant moi-même conservateur, je confirme que L'ENSSIB passait (de mon temps) la formation juridique des conservateurs PAR DESSUS LA JAMBE. Pour ce qui est de Mme Lesiewicz, je ne l'ai quasiment pas connue, bien qu'elle fût de ma promotion: c'était une personne extrêmement discrète, pour ne pas dire timide. Elle vivait son engagement professionnel comme une vocation religieuse. C'est EXACTEMENT le profil de personne qui, ne sachant dire NON, devient la proie des harceleurs tels que les définit Marie-France Hirigoyen. Car le scandale du trafic de legs ne doit pas occulter l'autre scandale: Celui du harcèlement moral systémique. Je répète que, quels que soient les défauts des cadres administratifs qu'accable partialement "Al Capone", ils sont beaucoup plus aptes à gérer les ressources humaines que des conservateurs docteurs en histoire de l'art, qui partagent avec leurs usagers universitaires une haute exigence culturelle, sans bénéficier de leur statut hyper-protecteur. En ce qui concerne mon humble personne, je viens de décliner une offre de poste de conservateur que me faisait une grande bibliothèque patrimoniale. Sous le titre flatteur de "responsable des services aux publics", je n'y aurais tenu qu'un rôle de gendarme J'ai donc conseillé à sa Direction de requalifier ce poste dans la filière administrative, particulièrement au grade d'Attaché principal, pourvu d'une forte expérience d'encadrement, notamment de personnels ouvriers fortement syndicalisés. Comment voulez-vous que des érudis s'en sortent avec ce milieu qui leur est parfaitement étranger? Je persiste et signe à citer le vieux Florian: chacun son métier, les vaches seront bien gardées.

Al Capone

18/11/2022 à 12:01

Pour les chartistes, on ne peut pas grand chose, étant donné l'endogamie de leur recrutement héréditaire dans les milieux traditionalistes,mais ils ne sont qu'une infime minorité. Il n'y plus guère que là qu'on fait des études d'histoire de l'art. Les autres conservateurs que j'ai côtoyés aussi ont ou avaient des profils diversifiés et une éthique et des compétences de fonctionnaires gestionnaires, et l'assumaient. Quant à Doucet, le harcèlement semble avoir fonctionné surtout du haut vers la bas.

K

16/10/2023 à 02:16

Je vous remercie d'avoir recadré ce que le pédant con-servateur a écrit, par ailleurs dans une piètre défense de l'indéfendable.
Occulter le recel et l'omerta avec des pressions sur le petit personnel, "syndiqué" fait de moisis transpirants magasiniers en somme, et faire référence au Dr Hirigoyen est totalement renversant.
Il ne vaut mieux pas se trouver dans son service, dans lequel le véritable harcèlement, le mépris et l'arrogance institutionnalisés doivent être quotidiens.

K

16/10/2023 à 02:06

Je plussoie.
L'exercice de l'autorité vient naturellement à l'honnête homme, au clairvoyant.
Et nul nécessité d'une formation en "management" pour enfum', pardon, pour encadrer les catalogues et magasiniers.
Si un conservateur ne sait pas diriger, guider, orienter. Il ne prend pas une fonction d'encadrement. Des postes sans encadrement, il y en a plein.
Le conservateur n'est pas hors du monde et si les relations humaines ne lui viennent pas naturellement, il devient maître de conférences, ou ermite.
Cela incombe au conservateur du patrimoine. Pardi.

Al Capone

18/11/2022 à 10:19

Petit rappel des faits établis (voir articles précédents) entre deux remises de certificats de bonne moralité : à la bibliothèque Doucet, des pièces arrivées dans les collections publiques par legs ont été vendues sur le marché dans des conditions opaques en utilisant des prête noms. Les lanceurs d'alerte du bas de l'échelle ont en butte à des pressions et à des représailles de la part de la hiérarchie, qui a bénéficié d'une impunité prolongée.

Antoine Jaccottet

18/11/2022 à 11:45

Ainsi, si l'on comprend bien ce texte, ne pas ménager sa peine et faire son travail ou, plus encore, « être un fleuron de la recherche française » pourrait vous dispenser de toute honnêteté. Ne serait-il pas plus sage, et surtout plus honnête, d'attendre les décisions de la justice avant de lancer une pétition de soutien signée par des personnes qui ignorent ce qui s'est réellement passé ?

CVB

18/11/2022 à 11:54

A ma connaissance, les personnes mises en cause dans cette affaire n'ont pas porté plainte pour diffamation. Pourquoi ?

El Jo de la Vega

18/11/2022 à 13:04

Une fois de plus, il ne s'agit pas d'exonérer la Direction de la bibliothèque de ses turpitudes. Il s'agit simplement de lutter contre tous les corporatismes, tous sources d'abus: celui des conservateurs comme celui des universitaires (ces derniers, bénéficiant d'un statut d'"intouchables", se permettent en effet d'ignorer l'enquête judiciaire en cours. Ils sont du même tonneau que les Chartistes que vous dénoncez, toute sensibilité politique égale d'ailleurs). Je persiste une fois de plus à affirmer qu'un conservateur de bibliothèque est et doit rester un personnel scientifique avant tout et que le management d'équipes importantes doit échoir en première ligne à des administratifs. Les bibliothèques n'ont pas vocation à être les sanctuaires d'un clergé culturel. c'est particulièrement vrai pour les conservateurs d'Etat: l'INET se charge bien mieux que l'ENSSIB de la formation réglementaire des conservateurs territoriaux. Mais au temps du "tout-ENSSIB, celle-ci se drapait dans un discours scientiste (bien plus que réellement scientifique), faisant fi des "bassesses" réglementaires. Les promotions qui ont subi ce prêchi-prêcha sont arrivées désarmées en plein terrain miné. Il nous a fallu du temps et du tourment pour surmonter ces lacunes initiales.
Ayant dit ce que j'avais à dire, je ne considère plus nécessaire de prendre part à ce débat, qui risque fort de déraper. Il n'y a pas LES conservateurs, LES chartistes, LES administrateurs, LES énarques. Il y a seulement DES gens, qui ont plus ou moins de force de caractère pour résister à ce mal bien français qu'est l'esprit de corps, pour ne pas dire de caste!

AZE

18/11/2022 à 12:42

Merci infiniment de mettre du sentiment humain là où malheureusement il avait été totalement omis.
Seul regret que cette tribune qui témoigne du travail accompli et de la valeur professionnelle des personnes mises en cause ne soit pas publiée dans le journal Le Monde.
Et comme le signifiait de manière magistrale un commentaire de l'article sur l'affaire de la Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet, publié dans ce même journal, pour toutes autres considérations, attendons patiemment les lumières d'une enquête véritable.
Citation : "Approximations, amalgames, informations parcellaires, conclusions hâtives, ignorance du fonctionnement d'une bibliothèque patrimoniale comme de la nature exacte du legs, rumeurs, fantasmes bref, rien de tangible, sinon le règne de l'opinion. Même les quelques voix mesurées cherchant à rétablir un semblant d'équilibre sont aussitôt taxées de corporatisme si ce n'est pire. La mort tragique d'une jeune femme devrait pourtant nous inciter tous à la prudence. Et si on laissait la police enquêter avant de se ruer sur nos claviers? Attendons le rapport établissant les faits, basé sur une enquête en profondeur auprès de tous les acteurs de cette triste affaire..."


RTY

18/11/2022 à 14:03

Tous n'ont pas forcément loisir d'attendre "patiemment les lumières d'une enquête véritable" notamment les usagers et surtout les agents qui ont dénoncé les faits de harcèlement commis par la direction. Agents qui ont alerté il y a longtemps la chancellerie et le ministère sans susciter autre chose que de l'indifférence. Au mieux. L'action pénale en cours ne dispense pas l'administration de conduire sa propre enquête sur les faits évoqués et sur ses abstentions passées. Il serait pertinent de mettre en place une inspection indépendante (professionnels de la gestion, de la culture, représentants syndicaux...) pour examiner comment le recteur -aujourd'hui ambassadeur en Autriche- et de la ministre ESR informé il y a quelques années des disparitions de pièces du legs Bélias et des situations de harcèlement ont géré l'affaire.

Elliot Ness

18/11/2022 à 16:31

D’expérience, il y a quatre types principaux de voleurs en bibliothèque

Les idiots, qui se font attraper à la sortie parce qu’ils dégradé le code barre en pensant déjouer ainsi le système antivol. Ceux-là volent parce qu’ils pensent que c’est facile et que c’est plus simple de se servir que d’en passer par une inscription, ou bien parce qu’ils sont exclus du prêt, soit parce qu’ils ont déjà des ouvrages en retard, soit parce que la bibliothèque ne prête pas, ou pas à la catégorie de public à laquelle ils appartiennent. D’une certaine façon ils sont fabriqués par les règles restrictives mises en place par la bibliothèque, et sensibles aux mesures de dissuasion mises en œuvre par le personnel, comme la réponse systématique aux alarmes antivol.

Les voleurs par nécessité, fréquents dans les filières juridiques et médicales des bibliothèques universitaires, les plus pillées, qui volent pour remédier aux limites de la bibliothèque quand ils tombent sur un ouvrage rarement disponible care très demandé, et pensent aussi se donner ainsi un avantage sur leurs condisciples dans un contexte très concurrentiel en les privant de l’ouvrage en question. Ce sont des gens qui n’aiment pas le collectivisme bibliothécaire et refusent de se plier aux règles égalitaires de la propriété collective.

Les professionnels du vol qui volent pour revendre, ce qui supposent de bien connaître le fonctionnement de la bibliothèque et de disposer d’une connaissance du marché et d’un accès à celui-ci, complicités comprises. Ils sont rares mais extrêmement nocifs parce que quand ils s’y prennent bien ils sont pris après avoir écoulé de gros volumes de documents irremplaçables. Ils opèrent éventuellement à une échelle internationale et parfois sur commande, à un niveau qu’on peut qualifier de criminalité organisée, comme la bande hongroise de six personnes spécialisée dans les cartes anciennes qui avait notamment sévi ans les bibliothèques de Dijon, Besançon, Nancy, Lille, Toulouse, Albi, Narbonne, Coutances entre 2011 et juin 2013, qui alimentait des marchands spécialisés ayant pignon sur rue en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis et qui a été jugée en 2018 après une prise douanière et une enquête.

Les intouchables, les voleurs de droit divin qui privatisent pour leur compte un bien collectif parce qu’ils le valent bien en utilisant les facilités et privilèges conférés par leur statut, comme l’accès aux magasins (personnel et usagers privilégiés), l’exemption des règles de prêt habituel, en volume et en durée et des sanctions prévues dans le cas de leur non respect, qui ne s’appliquent qu’au commun des mortels et pas aux notables ou aux membres de l’institution. J’ai pu constater en travaillant sur la collection de livre qu’il avait généreusement léguée à la France (qui l’avait déposée à la bibliothèque municipale de Nevers) que François Mitterrand était de ceux-là, puisque j’ai retrouvé dans cette collection des ouvrages de la bibliothèque Jacques Doucet, justement. Je ne sais pas s’ils se les étaient fait livrer par un motard de la gendarmerie ou s’il les avait obtenus dans le cadre d’une liaison extraconjugale et c’était avant Madame Diu. Je l’ai signalé sans suite connue de moi à l’inspection générale. J’ai fait une autre expérience de ce genre avec le legs de la collection de livres d’un professeur des universités dont sa famille ne savait que faire, ce qui a permis le retour des documents après de longues années d'indisponibilité pour le public.
Au croisement de cette catégorie (ce ne sont pas des voleurs professionnels), et de la précédente (le butin est parfois écoulé sur le marché de l’art), je mets les vols commis par des conservateurs, comme ceux commis par le conservateur en chef et responsable du fonds de manuscrits hébraïques à la BNF, mis en examen pour « vol aggravé» le 30 juillet 2004, accusé du vol accusé du vol de 147 volumes (145 imprimés, deux manuscrits), puis finalement condamné pour la seule soustraction du manuscrit hébreu 52, en première instance et en appel, puis admis à faire valoir ses droits à la retraite en 2008 après avoir purgé sa peine. Après avoir avoué dans un moment de faiblesse il avait clamé son innocence, plaidé l’arrangement de bonne foi (expliquant avoir permis la délivrance d'un bon de sortie de ce manuscrit "pour rendre service à un ami" qui lui avait permis d'acquérir, en 1998, un manuscrit médiéval du 14e siècle, ce qui rappelle quelque chose), crié au complot. Il avait bénéficié du soutien public de conservateurs et de chercheurs du sérail sous forme d’une pétition en 2006. Si celle-ci n’a pas été volée on peut la consulter dans le fonds des Archives de la directrice générale de la BNF Agnès Saal (1998-2006) (cote 2006/050/023/101-2006/050/028, sous unité de description 2006/050/001-2006/050/028)


Jean-Michel Burille

19/11/2022 à 17:58

La longue enquête de Victor Castanet sur les œuvres qui disparaissent de la BLJD publiée dans Le Monde du 19 octobre gêne considérablement le milieu des bibliothèques patrimoniales.
D'abord un long courrier adressé au Recteur-Chancelier par l'une des personnes mise en cause mais qui fuite immédiatement sur des réseaux professionnels. Où elle circule toujours sous le manteau non pour son caractère licencieux mais plus probablement pour ne pas risquer de poursuite en diffamation. Une lettre d'ailleurs sympathique car autant le contenu et le style sont périssables autant on rit en découvrant des tentatives d’"assassinat par voie de presse" commises par des employés d'une "incompétence crasse", "champion du retard", "misogyne", "écrivain fanfaron" mais "bénéficiant d'une impunité", on frémit presque à l'évocation d'une photographie de nu interrogeant sur les mœurs de ce club". Bref on rit avant de se rappeler que l'auteur exerce une responsabilité hiérarchique sur les agents qu'il décrit ainsi, que les appels à l'aide de ces agents subordonnés n'ont jamais été entendus et qu'il y a un mois une personne s'est suicidé.
Dans un papier "Le Monde face au drame du suicide d'une mise en cause" publié le 26 octobre, "Arrêt sur images" évoque ce courrier qui dénonce une ambiance délétère sans donner aucun élément précis concernant les soupçons qui pèsent sur son l'ancienne directrice-adjointe mais dont l'auteur n'a pas souhaité répondre aux sollicitations d'ASI.
Mais après cette initiative individuelle, un premier jet aussi malodorant qu'inutile, arrive les salves. Un appel est fait pour que les généraux montent en première ligne. Un comité de soutien se forme afin de "témoigner de la qualité irréprochable et de l’exigence intellectuelle des collaborations qu’ils ont eues depuis 2011 (date de la prise de fonction comme directrice d’Isabelle Diu) avec cette institution". Avec la vocation de
- d’apporter un soutien moral aux personnes atteintes par des accusations diffusées par voie de presse au mépris des enquêtes administratives et judiciaires en cours et de le faire savoir par la publication commune des noms des membres de ce comité (notamment sur un site dédié) ;
- de faire valoir la confiance de ses membres en l’équipe dirigée par Isabelle Diu depuis 2011, et plus généralement en l’institution exceptionnelle que représente Doucet dont cette équipe a défendu les intérêts et le rayonnement ;
- de défendre la mémoire de Sophie Lesiewicz, gravement atteinte dans son honneur de professionnelle par des accusations lourdes proférées au mépris de toute déontologie.
Toutes les âmes charitables sont bienvenues, mêmes celles qui "n'ont pas nécessairement eu d’expérience collaborative avec la Bibliothèque Doucet" mais qui bien entendu pourront témoigner ;-)) Comité qui "en aucun cas il n’interférera avec les enquêtes administratives ou judiciaires". Il s'agit de soutien moral à moins que l'on ne puisse faire un don, comité avec cagnotte Leetchi associée ;-)))))
Il est toujours délicat d'évoquer les morts mais je ne suis pas certain que Mme Lesiewicz eut apprécié cette attention posthume de personnes motivées par des intérêts matériels bien plus mesquins et autres relations endogamiques.

Rez

21/11/2022 à 10:24

Un peu dégueu ces faux intellos : noyer des propos a côté de la plaque juste pour, a la fin, quand les lecteurs seront fatigués, défendre de façon improcedente cette femme qui s'est suicidé me semble pathétique. Ils veulent quoi en fait? Marquer un point envers le ministère, la hiérarchie de l'université ?

Car franchement je ne doute un seul moment que cette dame décédée aie fait tout ce qui est décrit dans cette note de service (des actions pour lesquelles elle était payée avec notre argent) mais s'attaquer à un média d'information juste parce qu'il a aussi fait son boulot d'informer que sa mère s'amusait a vendre aux enchères des objets et documents de oa bibliothèque (et que j'espère elle dort en prison depuis l'apparition de l'article) est infecte.

Elle peut suicider tout ce qu'elle veut (et franchement petite pensée pour sa famille) mais utiliser cela pour justifier le vol de biens communs c'est un refus de pensée et une indignité dignes des loas à Pétain et Hitler en raison des hôpitaux et autoroutes construites sous ses régimes.

Jean-Michel Burille

21/11/2022 à 15:31

La longue enquête de Victor Castanet sur les œuvres qui disparaissent de la BLJD publiée dans Le Monde du 19 octobre gêne considérablement le milieu des bibliothèques patrimoniales.
D'abord un long courrier adressé au Recteur-Chancelier par l'une des personnes mise en cause qui fuite immédiatement sur des réseaux professionnels. Courrier qui circule depuis sous le manteau non pour son caractère licencieux mais plus probablement pour éviter des poursuites en diffamation.
Une lettre d'ailleurs sympathique car autant le contenu et le style sont périssables autant on rit en découvrant des tentatives d’"assassinat par voie de presse" commises par des employés d'une "incompétence crasse", "champion du retard", "misogyne", "écrivain fanfaron" mais "bénéficiant d'une impunité", on frémit presque à l'évocation d'une photographie de nu interrogeant sur les "mœurs de ce club". Bref on rit avant de se rappeler que l'auteur exerce une responsabilité hiérarchique sur les agents qu'il attaque ainsi, que les appels à l'aide de ces personnels subordonnés n'ont jamais été entendus et qu'il y a un mois une personne s'est suicidé.
Dans un papier "Le Monde face au drame du suicide d'une mise en cause" publié le 26 octobre, "Arrêt sur images" évoque ce courrier qui dénonce une ambiance délétère sans donner aucun élément précis concernant les soupçons qui pèsent sur son l'ancienne directrice-adjointe mais dont l'auteur n'a pas souhaité répondre aux sollicitations d'ASI.

Après cette initiative individuelle, un premier jet aussi malodorant qu'inutile, arrivent les salves. Un appel est fait pour que les généraux montent en première ligne. Un comité de soutien est constitué afin de "témoigner de la qualité irréprochable et de l’exigence intellectuelle des collaborations qu’ils ont eues depuis 2011 (date de la prise de fonction comme directrice d’Isabelle Diu) avec cette institution". Avec les objectifs suivants :
- d’apporter un soutien moral aux personnes atteintes par des accusations diffusées par voie de presse au mépris des enquêtes administratives et judiciaires en cours et de le faire savoir par la publication commune des noms des membres de ce comité (notamment sur un site dédié) ;
- de faire valoir la confiance de ses membres en l’équipe dirigée par Isabelle Diu depuis 2011, et plus généralement en l’institution exceptionnelle que représente Doucet dont cette équipe a défendu les intérêts et le rayonnement ;
- de défendre la mémoire de Sophie Lesiewicz, gravement atteinte dans son honneur de professionnelle par des accusations lourdes proférées au mépris de toute déontologie.
Toutes les âmes charitables sont bienvenues, mêmes celles qui "n'ont pas nécessairement eu d’expérience collaborative avec la Bibliothèque Doucet" mais qui bien entendu pourront témoigner ;-)) Comité qui "en aucun cas il n’interférera avec les enquêtes administratives ou judiciaires". Il s'agit de soutien moral à moins que l'on ne puisse faire un don, comité avec cagnotte Leetchi associée ;-)))))

Il est toujours délicat d'évoquer les morts mais je ne suis pas certain que Mme Lesiewicz eut apprécié cette attention posthume de personnes motivées par des relations endogamiques ou intérêts matériels bien plus mesquins.

JBB

22/11/2022 à 12:10

Ainsi donc quatre conservateurs(trices) de la Réserve des livres rares de la BNF + un conservateur du département des manuscrits prennent fait et cause pour une consoeur gravement soupçonnée de vol de livres rares et manuscrits. Notre patrimoine littéraire est entre de bonnes mains !

JMB

23/11/2022 à 08:56

Cette pétition offre une nouvelle illustration d'un esprit de corps -si ce n'est de classe- lamentable de fonctionnaires et autres satellites des mannes étatiques autour de semblables accusés de vol. Ces personnes oublient la gravité des charges pesant sur la direction de la BLJD : non seulement le vol d'œuvres uniques léguées à la bibliothèque mais aussi le harcèlement des personnels ayant dénoncé ces faits.
Si les vols et le harcèlement sont des infractions qui seront examinées par les juridictions compétentes, il n'y a aucun doute sur le contexte de travail à Doucet existant depuis des années alors que quelques agents -magasiniers et contractuels- impavides dénoncent leurs chef.fe.s. Comment la chancellerie a-t-elle pu rester inerte devant un tel contexte ? La question se pose aussi pour le ministère.
Ensuite que les gloires bibliothéconomiques et littéraires dégainent leurs plumes pour rejoindre une tribune oubliant la souffrance des employés qui au quotidien assurent le fonctionnement de la bibliothèque n'est qu'un épiphénomène.
N'est pas Zola qui veut.

Clarisse

24/11/2022 à 09:35

J'ai beau relire, je ne vois nulle réponse aux éléments rapportés par Castanet dans son article du Monde. Les accusations de harcèlement, de vols méritent des réponses qui ne peuvent être balayées par le simple fait d'accomplir les quelques missions pour lesquelles on est rémunérés. Tout ceci est extrêmement triste.

COI

24/11/2022 à 10:22

Euh, faut signer pour pas perdre une perspective de devenir cons. général ? Sinon outre le conflit d'intérêts ici manifeste (les responsables mis en cause ont continué d'encadrer les personnes qui les dénonçaient) je vois nettement une collusion d'intérêts.
Allez on prendra l'ascenseur ensemble ;-))

Elemb

05/12/2022 à 10:47

Selon un article du Parisien, l'enquête judiciaire confirmerai déjà les principales accusations. Des documents volés à la bibliothèque Doucet auraient été retrouvé au domicile de la mère de Sophie Lesiewicz et de celle-ci.

Il est vraiment tragique que les signalements effectués par les agents de Doucet au Rectorat il y a maintenant des années n'aient eu aucune suite... mis à part des représailles sur les agents en question. De toute évidence l'inaction du rectorat et de la directrice de Doucet alors même qu'ils étaient informés a permis au trafic de documents de perdurer. Si l'affaire avait été immédiatement prise au sérieux, la mort tragique de Sophie Lesiewicz aurait certainement été évitée.

Aujourd'hui, à voir la tonalité de l'article du Parisien - tonalité à l'inverse des rapportés - une campagne de communication est en cours pour faire des coupables des victimes et des lanceurs d'alerte des coupables.

ACZ

05/12/2022 à 13:38

Oui, la cause est entendue, bien que son cours et son dénouement demeurent incompréhensibles,
Le plus triste c'est que du coup, la véritable affaire qui est celle d'un article du Monde qui a provoqué un suicide, ne sera elle jamais traitée, ne suscitera aucune contre enquête, rien.
Le plus triste c'est la petite fille qui supporte deux violentes séparations, qui va l'aider ? lui donner l'aide psychologique dont elle a besoin pour réparer ce manque abyssal, cette soudaine irruption de la mort dans son intimité ? Le journal Le Monde ?

Jean-Michel Burille

05/12/2022 à 14:32

> ACZ

"la véritable affaire qui est celle d'un article du Monde"
NON la véritable affaire c'est le vol continu de pièces uniques. Ne confondez pas la lune et le doigt

"article du Monde qui a provoqué un suicide"
NON ce qui a provoqué le suicide c'est les états d'âme, la peur (bien injustifiée vu la "jurisprudence") d'une sanction pénale, les remords... ce qui a pu provoquer ce sont les remords par l'exposition d'un possible délit à la lumière

"ne sera elle jamais traitée"
NON vu que l'on parle plus de la publication de l'article que des faits décrits. Et c'est bien ce que recherche la coterie de conservateurs engagés dans la préservation des carrières des copains/copines plus que dans la réhabilitation posthume

" la petite fille qui supporte deux violentes séparations"
"manque abyssal"
"soudaine irruption de la mort dans son intimité"
OUI et ça arrive tout le temps à plein de monde

Quant à l'article du parisien, il participe simplement à la campagne de confusion portée par le club de conservateurs, on agite la superficie mais les eaux restent saumâtres. Les lanceurs d'alerte sont dénigrés car dépourvus de "diplôme universitaire", le travail de la direction y est loué, le ton et les propos totalement partiaux.
Bien entendu son auteur ne sera pas ostracisé pour le prix Albert Londres vu qu'il n'y concourra jamais.
La médiocrité est une qualité qui perdure. Que l'on soit journaliste ou conservateur.

Elemb

05/12/2022 à 14:48

Ce qui a causé un suicide est une longue affaire de vol de documents patrimoniaux. Affaire longtemps mise sous le tapis par le Rectorat et la directrice de la BLJD qui a prétendu "tomber de sa chaise" lorsque l'affaire est sortie.
Ce qui a causé (selon les informations du Parisien) l'interpellation le 22 novembre de la mère de Sophie Lesiewicz pour « vol dans un lieu d'entrepôt ou d'exposition » entre 2011 et juin 2022, c'est une enquête judiciaire.
Encore une fois, un immense gâchis qui aurait pu être évité si les premières alertes avaient été prises au sérieux.

OCB

12/12/2022 à 09:53

Est ce que cette petite fille n'a pas de père ? Souvent les enfants en ont, qui peuvent prendre le relai si la mère disparaît

Catherine Cottard

05/12/2022 à 18:32

Tout un panthéon de soutiens.
Faire connaître, vivre les fonds les rend vulnérables. Les structures d'encadrement sont tenues, fragiles.
Il faut laisser l'enquête se faire. La méthode est brutale et c'est regrettable.

CVB

05/12/2022 à 20:19

La fin ne justifie pas les moyens. Oui à la dénonciation des scandales (vols, détournements, discriminations…). Non à la désignation des « coupables », présumés innocents rappelons-le, par leurs nom et prénom dans un journal diffusé à 500 000 exemplaires (Le Monde, pour ne pas le nommer).

CVB

06/12/2022 à 07:11

La fin ne justifie pas les moyens. Oui à la dénonciation des scandales (vols, détournements, discriminations…). Non à la désignation des « coupables », présumés innocents rappelons-le, par leurs nom et prénom dans un journal diffusé à 500 000 exemplaires (Le Monde, pour ne pas le nommer).

Clarisse

08/12/2022 à 11:22

La présomption d'innocence n'est pas une assignation au silence, elle n'interdit ni le témoignage ni le récit de faits dont on peut être le spectateur, l'acteur ou la victime. L'article du Monde était extrêmement mesuré dans la facon de relater les évènements.
Enfin quand on est fonctionnaire, que l'on vit de fonds publics, qu'on a la charge d'un patrimoine public, on engage son nom et on est soumis à un certain nombre de devoirs envers le public et l'institution qu'on représente. Personne n'oblige qui que ce soit à endosser ces responsabilités.

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Label Emmaüs, un combat pour la solidarité et le réemploi en ligne

#LabelEmmaus - Label Emmaüs est la marketplace de la solidarité et du réemploi. Le site offre un catalogue de plus de 900.000 références de livres d’occasion mis en ligne par des structures solidaires, mais pas que. Tous les univers d’objets sont présents sur le site, de la décoration vintage aux vêtements en passant par le high-tech / électroménager reconditionné. Il livre pour ActuaLitté un véritable manifeste, pour un autre e-commerce...

10/11/2023, 12:26

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“Ne pas céder aux intimidations” : les bibliothèques et l'actualité “brûlante”

La pandémie de coronavirus, l'agression russe de l'Ukraine et, plus récemment, le conflit israélo-palestinien, sont autant de sujets sur lesquels les positions se polarisent, où les nuances disparaissent. Des situations qui débouchent parfois sur des menaces, des violences, des censures : dans un communiqué que nous reproduisons ci-dessous, l'Association des Bibliothécaires de France rappelle le cadre légal et déontologique qui gouverne l'évocation de l'actualité et la diffusion de l'information dans les établissements de lecture publique.

10/11/2023, 12:01

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”Nulle prison n’enfermera ton poème“ : quand la beauté défie l'interdit

Nulle prison n'enfermera ton poème est une anthologie réunie par la poète afghane Somaia Ramish. 95 voix venues du monde entier ont participé à ce projet dont plusieurs membres du Parlement des écrivaines francophones. Cécile Oumhani, nouvelle responsable au sein du Pen Club français du comité pour les écrivains persécutés, signe cette présentation du texte pour ActuaLitté. 

09/11/2023, 13:00

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1227 pénétrations sans consentement : la douleur derrière les nuits

Les Confidentielles réunit un collectif d’autrices et d’interprètes, qui se sont donné pour mission d’exprimer l’intimité, de l’écriture à la scène. Tous les deux mois, ces femmes se racontent à travers un sujet imposé. « En basant leurs écritures sur leur propre vécu, elles vous emmènent, à travers les mots au cœur de leur intimité, dans leur univers personnel. »

08/11/2023, 11:57

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Livres, Amazon et frais de port : comment la loi Darcos redistribuera les cartes ?

Depuis le 7 octobre 2023, la réglementation sur les frais de livraison des livres neufs est entrée en vigueur en France. Elle s’applique aux vendeurs de livres en France et impose pour toute commande contenant moins de 35 € de livres neufs un minimum de 3 € de frais de livraison. C’est par ces mots clairs qu’Amazon a informé ses clients de la loi Darcos contre laquelle l’Américain aura tout tenté et intenté, de Paris à Bruxelles, du Conseil d’État à la Commission européenne. 

09/10/2023, 16:44

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“Publier moins, pour publier mieux”

Créée en 2018 par Marc Duteil, M+ éditions développe depuis plus de cinq ans une politique éditoriale généraliste. Cette structure dont le siège est basé à Lyon a confié en France sa diffusion et sa distribution à Geodif et Sodis pour la France. En Suisse, elle passe par Albert Legrand, en Belgique travaille avec Nord Sud et pour le au Canada, Socadis. Mais M+ a surtout révisé sa stratégie édioriale : moins, c'est plus. Le fondateur en détaille ici les modalités.

27/09/2023, 17:26

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Evelyne Guyot, figure historique d'Albin Michel, nous a quittés

Éditrice chez Albin Michel jeunesse de 1981 à 2019, Evelyne Guyot est décédée le 6 septembre dernier. Durant des années, elle a mis les livres animés à l'honneur, ainsi que des artistes tels que David Carter, Lucy Cousins et Marion Bataille. Ses amis et collègues ont partagé à ActuaLitté un texte en forme  d'hommage.

18/09/2023, 16:35

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Hold-up 21 : l'utopie érotique rencontre le braquage du siècle !

#Holdup21 – Vingt autrices unissent leurs voix pour valoriser désir et plaisir dans le féminisme. Leur collaboration donne 20 récits de passion et d'aventures, émouvants et libérateurs. Hold-up 21 ne se limite pas aux mots : Abigaïl Auperin transforme leurs histoires en 100 autofictions photographiques, rappelant David Lynch et Guy Bourdin. Une fusion de textes et d'art moderne. Stephen Carrière, éditeur de l'ouvrage, entame ici un premier lever de rideau. 

13/09/2023, 11:47

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Bien trop petit : Darmanin dans les traces de son mentor Sarkozy

#BienTropPetit - L'interdiction aux mineurs du livre Bien trop petit de Manu Causse, publié par les éditions Thierry Magnier, inquiète considérablement les professions du livre. Cette décision, qui émane du ministère de l'Intérieur, découle d'une loi de 1949 que beaucoup jugent d'un autre temps. Gérald Darmanin, qui entretient une relation déjà compliquée avec le livre, la réactive en 2023, des décennies après un certain... Nicolas Sarkozy, rappelle l’Observatoire de la liberté de création, créé par la Ligue des droits de l'Homme. Nous reproduisons son message ci-dessous.

28/07/2023, 10:56

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La Société des Gens de Lettres dénonce la censure de Bien trop petit

#BienTropPetit - Le ministère de l’Intérieur a signé un décret, le 17 juillet dernier, qui interdit à la vente le roman Bien trop petit de Manu Causse. En cause : un contenu jugé, pour certains passages, pornographique. Face à cette décision, la Société des Gens de Lettres (SGDL) exprime son étonnement et confirme son engagement pour le principe de liberté de création et de publication. Nous reproduisons ci-dessous son message.

26/07/2023, 13:16

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Vers un appauvrissement de la culture canadienne

Copibec, société québécoise de gestion collective des droits de reproduction, réagit à la nouvelle décision du conseil d'administration d'Access Copyright. Elle y voit la conséquence d'une inaction du gouvernement fédéral...

21/07/2023, 11:43

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La dédicace comme expérience de l'autre

Patrick Méheust souligne l'exigence que demande l'exercice de la dédicace par les auteurs et autrices. Ce rite de passage dans le métier n'est pas sans risque pour l'auteur qui doit susciter de la bienvaillance, inspirer confiance, toucher son public... 

20/07/2023, 10:32

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URSSAF : La Charte craque et en appelle au Défenseur des Droits

La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse lance une action collective face aux insuffisances supposées de l’Urssaf Limousin, dont dépend l’association, et du fait de « l’inaction des ministères de tutelle ». Dans cette optique, elle invite chacun de ses adhérents, « qui rencontre une difficulté non résolue », à saisir le Défenseur des Droits.

18/07/2023, 14:50

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Milan Kundera : dissiper les malentendus

Décédé ce 11 juillet 2023, Milan Kundera aura reçu nombre d’hommages, à l’aune de ce que son oeuvre laissera à la littérature. Guillaume Basset, directeur de la programmation du Salon du livre de Prague, a communiqué à ActuaLitté un récit retraçant le parcours du romancier.

14/07/2023, 12:33

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Auteur, un métier que le fisc français ne comprend toujours pas

Une vingtaine d’organisations s’agace passablement de ce que leur situation fiscale soit toujours aussi ubuesque. Le gouvernement s’entête dans son incompréhension des métiers avec des cotisations hors sol. Dans une déclaration commune, toutes appellent à ouvrir les yeux, avant de contraindre les auteurs à fermer la page…

10/07/2023, 12:53

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Impression de livres : l'heure est aux synergies

Partenaire des éditeurs, Typolibris partage leur passion du livre. Et notre secteur perd son souffle : après une flambée des ventes, furent enregistrés d’importants retours de libraires, ces derniers mois. Une nouvelle pression qui s’exerce, ajoutée à celle de ces deux dernières années : la hausse des coûts d’impression. Par Gérard Dahan, président de Typolibris.

06/07/2023, 12:59

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Où en est la lecture dans les campagnes françaises de 2024 ?

En février 1967, l'ORTF diffusait un numéro de sa Bibliothèque de poche, dans lequel le journaliste disparu en 2012, Michel Polac, partait à la rencontre de bergers pour discuter de leurs lectures. ActuaLitté reprend le principe à l'occasion du Salon de l'Agriculture, en interrogeant des acteurs du secteur primaire, afin de vérifier : où en est le rapport au livre dans les campagnes de 2024 ?

01/03/2024, 18:53

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Frédéric Taddeï : "L’âge est un sujet qui n’existe pas"

« Quand on vous dit que François Ier a gagné la bataille de Marignan en 1515 on ne vous dit pas quel âge il avait, il avait 20 ans ». Le présentateur Frédéric Taddeï a une obsession qu’on ne lui connaissait pas encore : l’âge. Nous l’avons rencontré pour la sortie des Birthday books le 6 mars 2024, l’occasion de discourir sur ces « quartiers de la vie que l’on habite tous ensemble ».

29/02/2024, 15:46

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Plutôt BFM que CNews : Isabelle Saporta, bientôt la porte ?

Dans quel monde une salariée dénigrerait publiquement l’une des sociétés de son employeur, sans se faire tirer l’oreille ? Mieux : présenterait comme plus brillante une entreprise concurrente, du même secteur d’activité ? Eh bien… soit les anti-Bolloré reverront leur copie quant aux “méthodes” (censure, liberté de parole brimée, etc.) chez Vivendi… Soit Isabelle Saporta prépare son départ de chez Fayard ?

29/02/2024, 15:42

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“Nos points communs sont simples : le territoire et le livre.”

#Noshorizonsdesirables – Durant cinq années de librairie au Québec chez Pantoute, Benoît Vanbeselaere est passé de la communication et de l’événementiel à la direction générale d’une des deux succursales. Depuis avril 2023, il a pris ses fonctions comme coordinateur de l’Association des éditeurs des Hauts-de-France. En marge des Rencontres régionales du Livre et de la Lecture 2024, à Boulogne-sur-Mer, il revient avec nous sur les actions menées et à mener.

26/02/2024, 15:13

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Partage de la valeur : cette étude “apporte des éléments de compréhension” (SNE)

L'étude du Syndicat national de l'édition (SNE) consacrée au partage de la valeur entre auteurs et éditeurs, présentée au début de ce mois de février, a été accueillie froidement par les organisations d'auteurs. Ces dernières reprochaient une approche « biaisée » et des résultats qui masquaient la situation économique des écrivains. Renaud Lefebvre, directeur général du SNE, répond aux critiques.

22/02/2024, 11:49

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Librimania : le jeu que toute l'édition va s'arracher

#Noshorizonsdesirables – Foin des IUT et autres Masters pros Métiers du livre : voici le futur compagnon et prochain best-seller en librairie — s’il est un jour commercialisé — Librimania plonge les joueurs dans l’univers impitoyable… du monde du livre. Accrochez-vous à un dictionnaire ou une encyclopédie, ça décoiffe !

21/02/2024, 19:22

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Barbara Kingsolver, Prix Pulitzer 2023 : “Je ne crois pas au talent”

Le Prix Pulitzer de la fiction, qui récompense un roman qui raconte cette démente Amérique, a été décerné à deux auteurs ex-aequo en 2023 : Hernan Diaz pour son texte sur les coulisses de la Grande Dépression des années 30, Trust, et Barbara Kingsolver. D’un côté, le gros argent, de l'autre, les prolos d'une campagne des Appalaches, à travers les aventures de Demon Copperhead. Un David Copperfield contemporain dans les terres contrariées de l'OxyconTin et des champs de tabac…

21/02/2024, 16:00

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Pour le livre de Turin, "un salon qui aide au dialogue"

Du 9 du 13 mai, le Salon international du livre de Turin incarne un événement majeur autour du livre sur le territoire italien. Entre défis antérieurs et direction nouvelle, Annalena Benini, directrice du Salon pour cette édition, fait part à Actualitté des conditions à réunir, pour mener à bien les ambitions prochaines, notamment quant à la jeunesse. 

19/02/2024, 12:07

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Une nuit dans une yourte kirghize, bercés par la pluie

#AVeloEntreLesLignes — Partis à la conquête de nouveaux horizons, Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek pédalent à travers une odyssée littéraire. Leur défi ? Explorer le plus grand nombre possible de librairies sur un itinéraire qui les mène à vélo de Paris jusqu'à Oulan-Bator. Ils partagent avec ActuaLitté leurs aventures et découvertes dans ce journal de voyage.

16/02/2024, 15:24

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“Le livre et la lecture comme biens communs”

Noshorizonsdesirables – Dans le paysage littéraire des Hauts-de-France, une révolution jusqu’alors silencieuse entend faire grand bruit. François Annycke, directeur de l’Agence Régionale du Livre Hauts-de-France (AR2L), inaugurera les 21 et 22 février deux journées professionnelles. Objectif : collaborer, en redéfinissant le rôle de l’Agence et de ses partenaires, pour plus d’efficacité.

16/02/2024, 12:00

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À vélo entre les montagnes et les yourtes

#AVeloEntreLesLignes — Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek se sont lancés dans une aventure exceptionnelle, celle de parcourir la distance entre Paris et Oulan-Bator à vélo. Tout au long de leur parcours, ils font escale dans autant de librairies que possible. Leur odyssée est couverte par ActuaLitté, qui partage leurs histoires au fur et à mesure.

14/02/2024, 10:33

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Livres audio : saga, c'est plus fort que toi

Dans un nouvel article, Nathan Hull, responsable de la stratégie de Beat Technology, s'intéresse aux sagas littéraires et à leur capacité à captiver les lecteurs sur le long terme. Comment expliquer ce succès durable ? Et, surtout, comment le reproduire dans un domaine bien particulier, celui du livre audio numérique ?

13/02/2024, 12:48

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“Le lecteur français veut comprendre l'Italie à travers sa littérature”

Dans une interview menée par Federica Malinverno, Florence Raut revient sur la création de La libreria, librairie-café parisienne cofondée aux côtés d'Andrea De Ritis en 2006, se définissant comme un « espace petit mais riche dédié à l’Italie, situé dans le cœur du IXe arrondissement de Paris ».

13/02/2024, 11:38

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“Il faut tenir sur le fil, à la frontière, et c’est de là que nait la littérature”

#PrixFrontieres2024 – L'édition 2024 du prix Frontières a été lancée, avec la liste des 10 titres retenus. La lauréate de 2023, la romancière Dima Abdallah avait été été saluée pour son deuxième roman Bleu nuit aux éditions Sabine Wespieser. Présidente d'honneur du jury de cette édition 2024, elle nous délivre un texte, en exclusivité pour ActuaLitté, sur ce terme étrange... frontières...

12/02/2024, 16:35

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Durant les JO, il est important de rester à Paris... en télétravail

Les usagers occasionnels du métro parisien n’ont pas manqué la campagne de communication orchestrée dans les rames : l’invitation au RTT – Reste chez Toi Travailler. À l’approche des Jeux olympiques, les injonctions contradictoires pleuvent : rester ou ne pas rester sur Paris, prendre ou ne pas prendre les transports, travailler ou ne pas travailler… On ne fait pas d’Hamlet, sans casser des noeuds….

12/02/2024, 14:46

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“Pour être un libraire, il faut porter la casquette d’agent culturel”

Pleine d’énergie et toute souriante, Prudientienne Gbaguidi est une figure de la librairie francophone en Afrique de l’Ouest. Très engagée pour faire rayonner son métier, elle suit tout ce qui se publie dans la sous-région. A la tête de la librairie Savoir d’Afrique (Bénin), elle est aussi présidente de l’Association des Libraires professionnels du Bénin (ALPB) et vice-présidente de l’Association internationale des Libraires francophones (AILF). Propos recueillis par Agnès Debiage, fondatrice d’ADCF Africa.

06/02/2024, 13:07

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“Nutri-score du livre” et autres projets d’avenir pour une édition écologique

D’après Erri de Luca, l’impossible caractérise « ce qui n’a pas encore été fait » (trad. Danièle Valin). La chaîne du livre — mais par cette dénomination, ne réduit-on pas ses acteurs à des maillons ignorants les uns des autres ? — était conviée à une journée de réflexion, ce 29 janvier. Dans les locaux du groupe Bayard, on se réunissait pour « décarboner le livre et l’édition ». 

29/01/2024, 20:08

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Au-delà de la polémique Tesson, “faire vivre le Printemps des poètes”

« Au-delà des polémiques de toutes sortes, il nous appartient de faire vivre cette édition du Printemps des Poètes coûte que coûte, et de penser d'abord au public », déclarent les cofondateurs des éditions Doucey. Cette réaction intervient peu après l'annonce de la démission de Sophie Nauleau, directrice artistique du Printemps des Poètes. 

27/01/2024, 12:21

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Vers le Kirghizistan, à la recherche de la fraicheur perdue

#AVeloEntreLesLignes — C'est l'aventure de Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek, deux cyclistes qui se sont donné pour challenge de rejoindre Oulan-Bator depuis Paris, à la force de leurs cuisses. En chemin, ils visitent autant de librairies qu'ils peuvent. ActuaLitté suit ce périple en publiant leurs récits.

26/01/2024, 14:40

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“Il faut être un idiot majuscule pour écrire de la poésie”

La protestation virera bientôt au Tessongate, tant opposants et défenseurs de Sylvain Tesson en parrain du Printemps des poètes s’écharpent. Poliment. Avec le récent soutien de la ministre de la Culture, Rachida Dati, le débat se colore définitivement de politique. Le romancier et poète Patrick Varetz suggère ce qui serait une alternative à la discorde ambiante.

22/01/2024, 13:35

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Statut européen des artistes-auteurs : “C'est un nouvel espoir”

Depuis plusieurs semaines, des organisations françaises d'auteurs de l'écrit se sont lancées dans une campagne de soutien à une initiative législative du Parlement européen. L'objectif ? Inciter la Commission européenne à agir pour améliorer les conditions de vie des artistes-auteurs, notamment par la création d'un statut. 

18/01/2024, 15:15

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Pas de visa, pas de chocolat

#AVeloEntreLesLignes — Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek se sont lancés dans une aventure folle : rallier Paris et Oulan-Bator à vélo, visitant au passage des librairies dans chaque pays, périple qu'ils racontent pour ActuaLitté. Cela faisait quelques semaines que les deux cyclistes pédalaient en silence, nous les retrouvons aujourd'hui à Samarcande, au bout de l'Ouzbékistan.

17/01/2024, 17:02

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Résolument ancré dans la Fantasy, Leha crée Majik sa collection poche

ENTRETIEN – Apparu en 2017 dans le paysage des Littératures de l’Imaginaire, Leha Editions amorce 2024 avec un gros dossier : la création d’une collection de poche, Majik. Un pari audacieux, autant qu’une nouvelle corde à l’arc de cet éditeur, installé à Marseille depuis quelques années. 

17/01/2024, 10:08

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Livre audio : détourner la loi des séries, à son avantage

Secteur des plus dynamiques depuis plusieurs années, le livre audio numérique est porteur de mille promesses pour les éditeurs. Mais serait-il déjà calcifié dans des habitudes tirées de l'âge de la lecture imprimée ? Nathan Hull, responsable de la stratégie de Beat Technology, revient sur l'intérêt, pour l'éditeur et l'auditeur, de faire un peu de découpage...

10/01/2024, 09:06

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Louise Boudonnat : traduire, “c’est aussi une rencontre avec soi-même”

Dans une interview menée par Federica Malinverno, Louise Boudonnat revient sur son travail de traduction (de l'italien) de l'ouvrage Absolutely Nothing. Histoires et disparitions dans les déserts américains, de Giorgio Vasta et Ramak Fazel, paru aux éditions Verdier en 2023.

02/01/2024, 14:52

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Domaine public : Disney a fini par se faire “Mickey”

Dans les studios Disney, la poule aux œufs d’or serait plutôt un rongeur, qui après un siècle de bons et loyaux services a bien mérité une retraite non commerciale. Car ce 1er janvier 2024, Mickey Mouse entrera dans le domaine public. Autrement dit, la plus grande entreprise de divertissement de la planète perd l’exclusivité de sa manne financière. Émouvants adieux…

30/12/2023, 12:35

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Line Papin et les Lettres Zola : "Cette démarche me garde constamment en éveil"

LaLettreZola — La première Lettre Zola est toujours disponible à la prévente sur la plateforme KissKissBankBank. La première romancière à offrir aux futurs lecteurs un texte inédit, entre réel et fiction, est Blandine Rinkel. Mais chaque mois est l'occasion de découvrir une nouvelle plume, et pour ce faire, Louis Vendel, créateur de ce singulier et enthousiasmant concept, a dû façonner une véritable équipe autour de lui. Une trentaine de trentenaires, parmi lesquels Line Papin, qui triche un peu, puisqu'elle a 27 ans, mais déjà six ouvrages derrière elle.

26/12/2023, 17:06

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David Duchovny : “Les écrivains ont le devoir d'écrire tout ce qu'ils veulent”  

David Duchovny, pour les plus anciens, c’est l’agent Fox Mulder, pour les plus au fait, le romancier Hank Moody de Californication. L’enfant de New York est aussi un écrivain : son premier texte fut un conte animalier, Oh la vache ! (trad. Claro, Grasset) « entre Georges Orwell et Tex Avery », rien que ça. Le second publié en France, La Reine du Pays-sous-la-Terre, est un texte étonnant, riche, non sans humour et d'un beau romantisme suranné.

20/12/2023, 18:08

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Centenaire de la République de Turquie (1/2) : La librairie d'Efy 

Le 23 octobre dernier, les turcs célébraient le centenaire de la République turque, fondée par Mustafa Kemal Atatürk sur les ruines de l'Empire ottoman. À cette occasion, ActuaLitté propose un diptyque à Istanbul, où l'Orient rencontre l'Occident. Ville monde, trois fois née, au sept collines, vibrante d'histoires, de cultures, et de saveurs, étendue majestueusement sur les rives du Bosphore.

15/12/2023, 19:46

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Thierry Fraysse (Éditions Callidor) : passés recomposés

Pour quiconque les croise en librairie, les ouvrages siglés Callidor sont de ceux que l'on n'oublie pas. Couvertures illustrées, titres calligraphiés, dessins cryptiques et intrigants cisèlent un écrin de choix pour des textes exhumés avec la patience d'un chercheur d'or par Thierry Fraysse, qui dirige la maison. Avec de la suite dans les idées, et une obsession assumée.

15/12/2023, 16:07

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“Faire simple, c’est compliqué” : le FALC vu par ses traducteurs et traductrices

FALC – Des livres d’un genre nouveau apparaissent sur le marché éditorial afin de rendre accessible la lecture et la littérature aux publics empêchés de lire. Ce sont des livres en Facile à lire et à comprendre (FALC), un outil de rédaction et de simplification de la langue développé au niveau européen pour autonomiser les personnes présentant des troubles du développement intellectuel. Mais comment traduire en FALC ?

12/12/2023, 11:57

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Attention à la clause de préférence insérée au sein des contrats d’édition

Véritable engagement de l’auteur envers un éditeur, la clause dite de « préférence » octroie à ce dernier de se voir proposer en priorité l’édition d’œuvres futures de l’auteur. La justification de son insertion au sein du contrat est historiquement économique, étant à l’origine destinée à limiter les risques financiers pris par un éditeur en publiant un auteur ne jouissant pas encore d’une particulière renommée. Me Adélie Denambride, avocate exerçant en droit d'auteur, de l'édition et du marché de l'art revient sur ce sujet.

07/12/2023, 17:00

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Main à plume : la résistance surréaliste sous l'Occupation

Épisode aussi bref qu’intense, aujourd’hui oublié, l’aventure de la « Main à plume » constitue pourtant un des éléments majeurs de l’histoire du surréalisme. En 1940, suite au départ d’André Breton, plusieurs jeunes créateurs se regroupent pour résister à l’occupant, tout en poursuivant une intense activité créatrice, avec la publication de plaquettes, aujourd’hui introuvables. Huit de vingt-trois membres périront : déportés, fusillés, ou tombés au front. Docteure ès Lettres, mais aussi traductrice et autrice, Léa Nicolas-Teboul a retracé le parcours du groupe. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

06/12/2023, 15:37

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L'édition jeunesse au Maroc : rencontre avec Nadia Essalmi

Nadia Essalmi est une femme de cœur et d’engagement. Une fonceuse qui ne se pose pas mille questions en amont mais qui agit pour faire bouger les lignes et surtout pour apporter aux autres.  C’est aussi une grande rêveuse qui suit son cœur, mais n’est-ce pas le moteur pour innover et avancer ? Editrice jeunesse, promotrice culturelle, militante associative, Nadia est sur tous les fronts quand il s’agit de défendre et valoriser le livre et la lecture au Maroc. Propos recueillis par Agnès Debiage, fondatrice d’ADCF Africa.

05/12/2023, 13:07

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Malaise dans l'Éducnat : “Mes élèves me donnent matière à espérance”

Qu’est-ce que la précarité ? Qu’est-ce que le démantèlement méthodique du service public ?  Qu’est-ce qu’être un professeur précaire dans le secondaire, de surcroît « (grand) remplaçant » dans les territoires abandonnés de la République ? Qu’est-ce qu’enseigner et transmettre ? Autant de questions qui interpellent notre temps. Propos recueillis par Faris Lounis.

04/12/2023, 14:54

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“Stig Dagerman va plus loin que Camus : il supprime l’espoir”

Claude Le Manchec, essayiste et traducteur français,  nous parle de l’œuvre de Stig Dagerman (1923-1954), de sa place et de sa réception en France, en évoquant son étude Stig Dagerman, la vérité pressentie de tous (Éditions du Cygne, Paris, 2020). Propos recueillis par Karim El Haddady

04/12/2023, 12:22