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La littérature est imaginaire

A Paris, dans le 14ème arrondissement, il existe une librairie appelée La petite Lumière. Le nom vient d’un livre de l’auteur italien Antonio Moresco, qui a tardé à s’affirmer dans le panorama littéraire italien. En France, depuis 2014, il est accueilli avec un grand enthousiasme, de la part de tout le monde : libraires, critiques, lecteurs. Verdier, son éditeur, a sorti en septembre 2021 Les ouvertures, son dernier livre traduit en français. Entretien avec l’auteur et son traducteur Laurent Lombard. 

Le 17/11/2021 à 11:15 par Federica Malinverno

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17/11/2021 à 11:15

Federica Malinverno

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Federica Malinverno / ActuaLitté : Comment êtes-vous devenu le traducteur d’Antonio Moresco ?

Laurent Lombard : Je suis devenu le traducteur d’Antonio Moresco après avoir proposé ses romans à l’éditeur Verdier. J’ai connu Moresco en lisant par hasard un de ses livres, que j’ai aimé tout de suite pour son écriture, pour son style. Il m’a très vite semblé évident que c’était un auteur qui devait arriver en France. Pour quelles raisons ? Parce que c’est une littérature généreuse, épique, réversive également : elle bouleverse et elle renverse. En ce sens, c’est une littérature courageuse et pour le moins singulière dans le contexte italien.

Une littérature aussi qui n’a pas de dégradés dialectaux ni de colorations géographiques particulières et qui est dépouillée de psychologisme : cela lui donne une teinte universelle, comme les fables. Au moment où l’on découvre l’œuvre de Moresco, on demeure ébloui par une sorte d’éclat, qui pourrait ressembler à un vif crépuscule du soir ou bien à un vif crépuscule du matin. On ne peut pas savoir. On est constamment dans cette indécision, dans ce trouble qui devient un ébranlement de nos certitudes, de la réalité et se métamorphose en émerveillement.

La lumière, le trouble, l’étourdissement caractérisent d’ailleurs les personnages de Moresco. J’ai pensé que la matière de l’écriture de Moresco et le propos, pourquoi pas philosophique, qui en émane, pouvaient trouver une résonance sur le lectorat français et sur d’autres pays. Surtout, ce qui m’a plu immédiatement c’est que bien que les blessures soient le noyau brûlant de son écriture, jamais il ne s’agit d’une littérature nosocomiale ou asthénique (à considérer dans leur sens grec) : récits de situations hospitalières, mort ou maladie d’un parent, blessures psychologiques...

La littérature est imaginaire. Elle peut dire tout ça, elle peut raconter les blessures, mais le réel doit y entrer en fusion avec le merveilleux. Cette fusion est évidente chez Moresco.

Quels livres avez-vous traduits d’Antonio Moresco ? Quel livre aimeriez-vous traduire ?

Laurent Lombard : L’œuvre d’Antonio Moresco est considérable, imposante même, et complexe à la fois. Il s’est d’abord agi de faire un choix éditorial et pour cela j’ai dû m’engager dans la lecture de toute l’œuvre. L’idée était d’emmener progressivement le public français au cœur du projet littéraire de l’auteur. Et il m’a paru que la meilleure solution était de faire entrer les lecteurs français dans la cathédrale littéraire de Moresco par de petites ouvertures. Sur le même principe que quelqu’un qui se trouve face à un lieu inconnu de lui, et poussé par la curiosité, à parfois besoin de regarder à travers des interstices pour avoir une vue facile de l’endroit à explorer.

J’ai donc proposé La petite lumière (Verdier, 2014), ensuite Fable d’amour (Verdier, 2015), et ensuite Les incendiés (Verdier, 2016), dans une sorte de progression, rendant compte d’une partie de l’imaginaire et de la vision de Moresco, qui a abouti ensuite à Les ouvertures. Ce livre est une des parties de la structure monumentale, architecturale de cet ensemble bâti sur près de 3000 pages qui a pour titre Jeux de l’éternité. C’est difficile d’un point de vue éditorial de faire connaître un écrivain étranger avec un projet aussi immense que prodigieux. Entrer dans la grandeur de l’œuvre par Les ouvertures aurait donc peut-être été difficile pour faire connaître l’auteur.

Les trois livres, qu’Antonio a définis lui-même comme des météorites qui se sont détachées de la pièce maîtresse de son œuvre — Les jeux de l’éternité — paraissaient donc des voies légitimes et opportunes.

Le désir du traducteur, quand il propose un auteur et son projet littéraire, est de traduire l’ensemble. Bien sûr il y a les deux autres tomes des Jeux de l’éternité, à savoir Chants du chaos (Canti del Caos) et Les incréés (Gli increati). Mais cela demandera un peu de temps : il m’a fallu près de trois ans pour traduire Les ouvertures. Mais peut-être que ces publications à venir seront ponctuées d’autres petites ouvertures comme Chant des arbres (Canto degli alberi). Cela dépendra du désir de l’éditeur.

Combien de temps avez-vous mis pour écrire Les ouvertures ?

Antonio Moresco : Il m’a fallu 14 ans pour écrire ce roman. À l’époque, j’avais une machine à écrire. J’ai fait le premier jet à la main et cela m’a pris quatre ans, puis j’ai tapé à la machine et cela m’a pris beaucoup de temps, notamment parce que je corrigeais sur les pages tapées, et à chaque fois, pour chaque erreur, je retapais tout le texte. Il a fallu ensuite de nombreuses années pour le publier, pour trouver un éditeur.

En Italie, le livre a été publié d’abord par Feltrinelli en 1998 puis par Mondadori en 2011. Il y a de nombreux de changements entre ces éditions, mais elles ne déforment pas l’histoire, ce sont des petites interventions linguistiques. L’année prochaine, une nouvelle édition sera publiée par mon éditeur SEM et il y aura encore des modifications, dues en partie aux discussions que j’ai eues avec Laurent Lombard lors de son travail de traduction pour l’édition française.

Quel rapport avez-vous avec l’auteur ? Est-ce que vous lui posiez des questions pendant votre travail de traduction ?

Laurent Lombard : Pour tous les auteurs que je traduis, la première chose que je fais — s’ils sont encore en vie bien entendu — est de prendre contact avec eux. Par ailleurs, je crois que la traduction ne peut pas être une tâche solitaire. Il y a le travail personnel, mais il y a aussi une collaboration où l’auteur peut aider à ce travail d’adaptation de son livre dans un autre système linguistique et culturel. Dans le cas de mon travail de traduction des romans d’Antonio Moresco, son avis est très précieux. Sa langue est pleine d’inventions qui sont parfois difficiles à restituer en langue française et j’aime lui demander s’il est satisfait des solutions trouvées.

Cela tient du respect. L’échange entre un traducteur et un auteur est pour moi un bien précieux. Une richesse. Le résultat d’une traduction, parfois, ne dépend pas seulement des ruses et de l’efficacité du traducteur, mais de la richesse invisible de la relation entre l’auteur et le traducteur. Relation qui peut également alimenter la connaissance profonde d’un texte. J’ai exprimé depuis plusieurs années les procédés inhérents à la traduction par cette forme : le traducteur polytrope. Polytrope est l’épithète qu’Homère attribue à Ulysse dès le premier vers de l’Odyssée, mais également à Hermès, le messager rusé. Polytrope, c’est le triomphe de l’art ingénieux déployé lors de longues épreuves.

Polytrope indique aussi quelque chose d’accidentel. Et en effet, il y a quelque chose de très accidentel dans l’acte de traduire. Et à l’instar d’Athéna, l’auteur devient aide et conseil auprès du traducteur aux mille expédients, polytrope.

Entrer dans Les ouvertures c’est comme si on regardait des vitraux, il y a ce jeu de lumière, à travers lesquelles on observe des personnages qui ont probablement existé et sont transformés en art, qui prennent vie grâce aux jeux de couleurs, de lumière. Son avis lors de la traduction de cet ouvrage a été important pour savoir si tous ces jeux de lumières et de couleurs des trois vitraux, qui forment les trois parties du livre, étaient bien reconstruits en français.

Comment définiriez-vous le style d’Antonio Moresco ?

Laurent Lombard : Le style d’Antonio Moresco est un style très délicat, très fragile ; il y a une musique, qui doit être rendue dans la traduction. Cette musique fait en sorte que jamais le texte ne sombre dans un genre déterminé : ni le tragique, ni le pathétique, ni le comique… La délicatesse vient de cette façon que l’auteur a d’entraîner le lecteur comme sur une crête où ce dernier marche sans jamais verser dans une émotion particulière. C’est encore là l’idée du trouble : on ne sait pas si on est dans le crépuscule du matin ou celui du soir.

En fait, le véritable trouble vient de ce que Moresco réunit ces deux crépuscules : le matin et le soir ne s’opposent plus, mais s’enlacent comme s’ils étaient une seule et même chose. Et c’est toute la construction des antagonismes de notre réalité culturelle, sociale et politique qui est pris dans cette mécanique. Les éléments qui forment les antagonismes ne sont plus dans un état d’opposition, mais deviennent compatibles et compossibles. L’un des défis lancés par la traduction des textes de Moresco est qu’il faut être particulièrement vigilant à choisir le mot idoine et éviter ceux, les synonymes d’un même mot par exemple, qui pourrait gêner la liberté du lecteur, l’installer dans une émotion préconçue et, partant, donner au texte une teinte d’un genre particulier...

C’est dans ce sens aussi qu’il faut comprendre que c’est une écriture délicate, car Moresco refuse la canonisation dans un genre, ouvrant grand le champ des possibles et des possibilités, ouvrant donc sur un outrepassement, que d’aucuns appelleraient une transgression, des frontières des genres. Cela lui permet de limoger le réalisme plat et de l’entremêler constamment à l’enchantement, au merveilleux. Il y a comme un jeu constant, une alchimie, entre le matériel et l’immatériel, entre le bas et le haut.

Comment définiriez-vous la langue d’Antonio Moresco dans ce roman ?

Laurent Lombard : La langue est aussi très délicate. Il y a une délicatesse du choix des mots, des figures de style qui s’adaptent parfaitement à la réflexion centrale du projet littéraire d’Antonio Moresco, qui est justement d’ouvrir la littérature et le roman à d’autres possibles, à l’inverse de ce que les théories et certains critiques et universitaires disent en prophétisant la mort du roman.

Au contraire, il y a une volonté de rendre la littérature à sa magie même, à sa possibilité d’ouvrir d’autres voies, d’autres horizons, d’autres imaginaires. Son écriture est une tenaille qui ouvre les imaginaires contre les théories mortifères qui disent que la littérature est seulement répétition, qu’elle est morte. La première phrase du roman Les ouvertures marque cette opposition « Moi au contraire je me trouvais à l’aise dans ce silence-là ». Les premières phrases chez Moresco sont essentielles.

Elles indiquent que quelque chose s’est passé avant le début de l’histoire narrée. Tout se bâtit, la langue, l’écriture, la narration, à partir des premières phrases comme dans la Petite lumière : « Je suis venu ici pour disparaître dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant ». Il y a un avant qui est escamoté. Ce qui ne veut pas dire que ce qui précède n’a pas été vécu par le personnage, mais il n’a pas été écrit avant le début du livre. C’est très fort. C’est très vivant. La littérature et la langue de Moresco bouillonnent de vie.

Comment avez-vous choisi le titre français du roman ?

Laurent Lombard : C’est un titre qu’on a choisi ensemble.

Antonio Moresco : Je me suis rendu compte, notamment lorsque ce livre a été traduit en allemand, qu’il était difficile de trouver un mot qui traduise tout ce que peut contenir le titre italien Gli esordi, que j’aime beaucoup parce qu’il donne l’idée qu’il contient différents commencements, qui sont les trois vies, les trois expériences successives vécues par le protagoniste. Mais le titre prépare également à l’idée d’ouverture qui débouche sur les deux livres qui suivent, comme s’il contenait quelque chose de symphonique.

L’anticipation que contient le titre italien est importante : il prévoit les thèmes qui seront développés ultérieurement dans l’ensemble du triptyque Jeux de l’éternité. En allemand, donc, il n’y avait pas de mot correspondant. En français, il y a le mot « exorde », mais guère courant et qui indique la première partie d’un discours. Le choix de Les ouvertures permettait de faire penser aux ouvertures d’opéra.

En outre, j’ai remarqué par hasard qu’en France dans les ascenseurs il est écrit « ouverture », et j’ai aimé ce mot qui contient à la fois un sens courant et un sens plus élevé. Cette double dimension va bien avec le fonctionnement du titre Les jeux de l’éternité où l’on retrouve le côté « bas » avec le terme « jeux » qui s’enlace avec le côté « haut » de « éternité ». C’est ce qu’on retrouve par ailleurs dans le titre Divine Comédie de Dante. Dans mes livres, je pars toujours d’éléments, de détails, de la vie quotidienne que je transfigure, que j’élève.

Comment avez-vous travaillé pour traduire les noms des personnages ?

Laurent Lombard : Les personnages ne sont nommés que par ce qui les caractérise, à la manière de l’épique en quelque sorte. Il y a par exemple ces deux personnages centraux qui apparaissent dans l’ensemble du triptyque et qui sont mystérieusement liés, il gatto et il matto.

Antonio Moresco : En italien, ces deux noms ont une assonance, une rime enfantine qui évoquent quelque chose de drôle. Si on les traduit littéralement en français — le « chat » et le « fou » — on perd ce jeu enfantin sur ces personnes qui sont unies par cette rime. Laurent Lombard a trouvé une solution pour conserver la similitude phonétique : le chat est devenu le « félin » et le fou le « fêlé ».

Si certains noms ne posaient pas de problème en traduction, comme Pesca/Pêche, Il Nervo/Le Tendon, Sonnolenza/Somnolence, d’autres en revanche méritaient une invention. C’est le cas de « Bortolana » qui en dialecte de Mantoue signifie oreille. J’avais connu un garçon un peu stupide qui avait l’habitude d’éteindre des cigarettes dans son oreille et qui avait donc une oreille noire carbonisée. D’où l’idée de l’appeler Bortolana, nom qui donne aussi une fonction au personnage. En Italie, en dehors de Mantoue, Bortolana est perçu comme un nom étrange. Il fallait conserver l’effet en français.

Laurent Lombard : Voilà pourquoi je suis allé piocher dans le parler stéphanois, qui m’est proche pour des raisons biographiques, un mot qui signifiait oreille. Vanaret, c’est le mot. C’est un mot qui m’a plu, qui nous a plu. Il est beau à entendre. Il a quelque chose de drôle aussi, voire de comique.

Vous souvenez-vous d’un autre exemple de traduction assez difficile ?

Laurent Lombard : Oui. La traduction du verbe « imperversare » que l’auteur utilise régulièrement, notamment après un autre verbe comme pour le corrompre, et donner à ce dernier une expansion plus importante. Il n’existe pas de traduction appropriée de ce mot en français, qui puisse restituer tout l’éclat de la perversion contenu dans le mot italien. Il eût fallu créer le néologisme « impervertir », qui manque à la langue française, mais c’était inventer un mot là où en italien l’auteur ne le fait pas. Il a donc fallu faire preuve de ruse.

Quelle signification attribuez-vous aux noms dans votre œuvre ?

Antonio Moresco : Je crois que de nos jours les noms sont usés et n’ont plus une signification forte par rapport au personnage. Très souvent, dans le passé, les noms sont nés comme des descriptions soit de métiers, soit de caractéristiques physiques, soit de jugements moraux lourds ; ils étaient un peu comme les noms d’Homère, qui caractérisaient un personnage à partir d’une de ses qualités.

Si je prends l’annuaire téléphonique et que je cherche une série de noms, je me rends compte que ce ne sont pas de vrais noms, ils n’ont pas la force d’un nom, car un nom ça se mérite. Si j’appelle un personnage Mario Bianchi, pour moi, c’est comme si je ne l’avais pas nommée. Je refuse ce genre de dénomination : sauf rares exceptions, mes personnages n’ont jamais de prénom ni de nom. De façon homérique, j’utilise des noms qui définissent ce que fait un personnage.

Par exemple, dans Les ouvertures, il y a des noms derrière lesquelles se cachent des membres de ma famille (ma sœur est devenue Turchina/Turquine qui en italien me fait penser à la fée du même nom dans Pinocchio, mon père est le Tendon/il Nervo car il avait de sérieux problèmes nerveux). Je me suis rendu compte qu’il y a en moi une grande rébellion contre les noms en littérature : il ne suffit pas d’avoir créé un surnom, de désigner un personnage sous un sobriquet qui n’évoque rien pour penser qu’on a construit un personnage. Dans mon travail, j’ai essayé de baptiser les personnages avec des noms qui ont une force et un lien avec leur être.

Comment vous situez-vous comme auteur dans le monde littéraire italien ?

Antonio Moresco : Je me situe dans une inconsolable solitude. J’ai eu beaucoup de mal à me faire une place dans le monde littéraire italien. J’ai dû attendre 15 ans avant d’être publié, j’ai dû aussi changer souvent d’éditeurs, non pas que j’étais capricieux ou dispendieux, mais parce qu’ils m’ont écarté. J’avais des relations difficiles avec eux. Ce que j’écrivais était insolite par rapport à ce qui s’écrivait alors en Italie.

Et une œuvre insolite est une œuvre seule. J’ai commencé à écrire tard, j’étais un autodidacte. Je lisais énormément, et certains auteurs m’ont influencé : Melville, Dostoïevski et Emily Dickinson. Je me sentais plus proche d’eux que nombre d’écrivains contemporains.

Malgré les épreuves, les afflictions, et le fait que j’ai toujours du mal à me sentir à ma place dans le monde littéraire italien, je suis fier d’être un écrivain italien et d’écrire dans cette merveilleuse langue qu’est l’italien.

Comment l’œuvre d’Antonio Moresco a été reçue en France ?

Laurent Lombard : La réception des livres de Moresco fut fraternelle et d’une joie rayonnante. Le succès du premier roman, La petite lumière, a été porté par les libraires indépendants, par la critique, par la presse. Il a été finaliste du Prix Médicis étranger. Une librairie parisienne s’appelle désormais La petite lumière… Les deux autres romans ont été lus lors de soirées spéciales au Centre George Pompidou, à la Maison de la Poésie de Paris...

Cette réception à la française a donné de l’élan aux traductions de ses ouvrages dans d’autres pays. La résistance aux malheurs du monde, à la résignation sociale et à la soumission à des codifications et à des catégorisations délétères, se mesure aux ressorts culturels d’un pays. La France possède encore une image de vitalité, d’énergie, d’ouverture culturelles. Il faut d’ailleurs saluer le travail d’un éditeur comme Verdier qui, notamment grâce à sa collection Terra d’altri, contribue à transmettre une littérature italienne exigeante qui trouve un bel écho en France.

Quelle image de l’Italie peut évoquer le roman ?

Laurent Lombard : Je ne crois pas qu’il y ait une image précise de l’Italie qui se détache de ce roman. L’Italie est là parce que c’est le lieu de l’auteur et que c’est aussi celui des trois expériences de vie qu’il narre. Mais les précisions géographiques perdent de leurs contours réalistes. Les lieux, comme les personnages, sont transfigurés. Les lieux réels se décomposent et se transmuent en métaphores. Il s’agit certainement là d’une particularité inhérente à la fable, qu’on retrouve dans presque tous les livres de Moresco.

À cela, il faut ajouter que l’auteur ne recourt pas systématiquement au dialecte pour marquer topographiquement ses romans, à l’inverse de nombreux écrivains italiens qui imprègnent leurs textes de formes dialectales. Si cela a pu avoir son intérêt voire son originalité dans l’histoire littéraire, aujourd’hui c’est un usage trop répandu et facile qui grève les traductions. Car la traduction du dialecte n’est jamais satisfaisante. La littérature, c’est faire voir et entendre.

Le recours au dialecte était intéressant quand il savait faire voir et entendre. Aujourd’hui, dans la plupart des cas, le dialecte ne fait qu’entendre. Entendre une géographie ou un groupe social. Chez Moresco, il y a une alchimie entre le monde visuel et auditif, entre voix et visions ; et c’est toute la représentation mentale imaginaire de Moresco qui se construit sur cette alchimie.

crédits photo : Antonio Moresco © Sophie Bassouls

 
 

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Les ouvertures. Jeux de l'éternité

Antonio Moresco trad. Laurent Lombard

Paru le 09/09/2021

704 pages

Editions Verdier

31,00 €

La petite lumière

Antonio Moresco trad. Laurent Lombard

Paru le 09/09/2021

192 pages

Editions Verdier

8,50 €

Les incendiés

Antonio Moresco trad. Laurent Lombard

Paru le 25/08/2016

192 pages

Editions Verdier

16,00 €

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14/11/2023, 11:40

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Tikoulou : un héros mauricien qui unit les cultures

À l’Ile Maurice, Pascale Siew est devenue indissociable du personnage qu’elle a créé : Tikoulou, le petit Mauricien. Cette éditrice passionnée est depuis longtemps une référence sur l’île mais, dans ce cadre idyllique, Pascale Siew avoue se sentir très isolée professionnellement. Elle nous raconte cette belle aventure des éditions Vizavi qui dure depuis trois décennies. Propos recueillis par Agnès Debiage, fondatrice d’ADCF Africa.

13/11/2023, 10:42

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De l'ombre du 93 à la lumière littéraire : “Je lui serai toujours redevable” (Olivier Norek)

Le décès de Huguette Maure, survenu ce 29 octobre, a assombri un week-end déjà maussade. Parmi les écrivains que la responsable éditoriale avait soutenus, Olivier Norek lui rend hommage. « Elle a façonné mon parcours : elle représente les fondations de l'écrivain que je suis devenu. » Notamment grâce à la confiance qu'elle fut la première à lui témoigner, en choisissant de publier son premier roman, Code 93.

30/10/2023, 11:04

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“La consommation de l’actualité s’opère sans prise de conscience”

Benoît Couzi, directeur des éditions Le Lys bleu, avait dernièrement lancé une pétition pour attirer l’attention sur le coût croissant des livres en France. Malheureusement, malgré une diffusion à près de 200.000 personnes, seulement 4 000 ont choisi de signer. Une réalité qui, selon Benoit Couzi, « dit quelque chose de l’implication de l’individu dans la société ».

26/10/2023, 17:02

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Les chiens ne se baignent jamais deux fois dans la même Rivière

Décalé, mystérieux, Les chiens nus nous parle, comme son nom l’indique, de nos amis quadrupèdes. Mais loin d’avoir rédigé un (banal) traité d’éthologie, ou un énième guide sur les chiens, Alain Rivière nous embarque pour un déroutant voyage, dans lequel l’animal semble essentiellement nous renvoyer à nous, à notre condition mortelle. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

26/10/2023, 11:24

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“La réécriture par les ayants droit, ce n'est plus la même oeuvre”

Déposée en mai 2023 à l'Assemblée nationale par le député Les Républicains Jean-Louis Thiériot (Seine-et-Marne), la proposition de loi visant à protéger l’intégrité des œuvres des réécritures idéologiques a fait son retour, au mois d'octobre. Un texte inchangé, mais cette fois soutenu par d'autres représentants de la droite, Éric Ciotti en tête.

23/10/2023, 12:24

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Elias Khoury : héraut d'un monde arabe en quête de modernité

Le romancier libanais Elias Khoury publie chez Actes Sud L’Étoile de la mer, son dernier roman, et deuxième partie d’une trilogie (trad. Rania Samara). Farouk Mardam-Bey, directeur chez Actes Sud de la collection Sindbad, se souvient avec émotion de sa première rencontre avec l'écrivain, à Paris. 

10/10/2023, 12:06

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Frédéric Pillot, un Roland passionnément furieux

LEP23 – Dès son enfance, Frédéric Pillot a trouvé du plaisir dans le dessin. Avec le temps, cette passion s'est transformée en une évidence : allier le dessin à la narration. La réflexion s'est alors orientée vers une activité génératrice de revenus. Une constellation d'idées s'est formée, mêlant le plaisir de raconter à celui de dessiner. Malgré des doutes et des impasses, Frédéric a persévéré. Aujourd'hui, il est un illustrateur reconnu, inspirant ceux qui souhaitent transformer leur passion en métier.

08/10/2023, 17:18

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Ange Mbelle : “Tisser des liens pour le livre africain”

Une approche pragmatique du marché, un parler franc et une vraie dynamique entrepreneuriale, Ange Mbelle a créé GVG, une structure de distribution. Basée à Douala (Cameroun), elle rayonne dans plusieurs pays de la région. Attentive aux pratiques des éditeurs, elle encourage les libraires et autres points de vente à développer leur offre de livres. Propos recueillis par Agnès Debiage, fondatrice d’ADCF Africa.

02/10/2023, 15:01

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La Lettre Zola : redéfinir le lien entre écrivains et lecteurs

LaLettreZola – Dans le monde de l'édition, il est rare de trouver des projets qui marient avec autant de finesse la littérature et le journalisme. Louis Vendel, fondateur de la revue "La Lettre Zola", nous parle de cette initiative unique qui fait la jonction entre ces deux univers.

28/09/2023, 15:38

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Aux Deux Magots, “la littérature est éternelle”

#PrixdesDeuxMagots2023 – Le Prix des Deux Magots, l'une des récompenses littéraires les plus prestigieuses de France, a célébré son 90e anniversaire dans une ambiance festive et solennelle. Étienne de Montety, président du jury, a partagé avec nous l'essence de cette édition mémorable.

25/09/2023, 17:36

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Kevin Lambert : l’architecture, 1er art et miroir de l'époque

Le jeune romancier Kevin Lambert fait l’actualité de cette rentrée littéraire : d’abord en s’inscrivant avec son troisième roman publié au Nouvel Attila, Que notre joie demeure, dans plusieurs listes de prix, dont celle du Goncourt. Le lauréat 2018 de la plus prestigieuse récompense française, Nicolas Mathieu, a remis une pièce dans la machine en s’étonnant de l’ « orgueil surprenant » avec laquelle l’éditeur du Québécois affirme que son auteur a eu recours à une « Sensitivity reader », « comme s’il s’agissait tout à la fois d’un gage de qualité littéraire, de modernité (rire) et de vertu ».

19/09/2023, 17:36

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“Je suis sans cesse rattrapé, happé par la vie.”

Né en 1964 au Havre, Jean-François Jacq vit actuellement à Vierzon, où il poursuit une intense activité théâtrale et littéraire. Auteur de plusieurs biographies de rock-stars, de groupes, l’homme dévoile également un parcours de vie à la fois chaotique et douloureux à travers plusieurs livres autobiographiques, aux titres évocateurs (Heurt-limite, Hémorragie à l’errance, etc.). Propos recueillis par Etienne Ruhaud.

19/09/2023, 11:38

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L'Homme des Mille Détours, ou l'odyssée intérieure d'Agnès Martin-Lugand

Avec son onzième roman, L'Homme des Mille Détours (Michel Lafon), Agnès Martin-Lugand signe aussi ses dix années de carrière depuis Les gens heureux lisent et boivent du café (Michel Lafon). En empruntant à Homère le premier vers de son Odyssée, elle s’est elle-même engagée dans un long voyage. La confiance se déplie dans les histoires racontées. Focus sur son roman L'Homme des Mille Détours, et plus encore, retour sur son parcours d'écrivaine. 

18/09/2023, 17:37

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Jérémy Fel : "La rage du titre, c'est aussi la mienne"

#RentreeLitteraire23 - Malgré toute ma rage, publié le 16 août chez Rivages, agit comme une déflagration. Jérémy Fel, en virtuose de la violence, entraîne le lecteur haletant entre l'Afrique du Sud et Paris, dans des territoires lacérés par la perversité et le crime. Quatres adolescentes pétries de préjugés bourgeois et d'innocence réalisent leurs premières vacances sans adultes, quand l'une d'entre elles est assassinée. Un drame qui lève le voile sur une vérité sauvage qui n'épargne personne.

13/09/2023, 17:24

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Togo : “Il faut produire des ouvrages qui traverseront les années”

Auteur togolais reconnu, Kangni Alem enseigne également à l’université. Mais il est aussi metteur en scène passionné de théâtre, membre du Conseil permanent de la Francophonie et … j’en oublie forcément ! Personnage emblématique du paysage littéraire africain, il enregistre plus de 9000 followers sur sa page Facebook car Kangni Alem sait parler à sa communauté. Propos recueillis par Agnès Debiage, fondatrice d’ADCF Africa.

07/09/2023, 13:07

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Gilles Paris : qui est vraiment mademoiselle Belle Kaplan ?

Rentreelitteraire23 - Ce 7 septembre, l’écrivain et attaché de presse Gilles Paris publie son 7e roman adulte, Les 7 vies de mademoiselle Belle Kaplan, jackpot ! Qui est cette vedette du 7e art aussi fascinante que mystérieuse ? Qui sait qu’elle porte actuellement son sixième masque, et qu’elle est rongée par un passé qui se refuse à partir…

06/09/2023, 15:07

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“La technologie n’est qu’un diktat dont il faut se méfier”

#RentreeLitteraire23 - California Dream promet un regard tendre sur un essai de construction d’un monde plus vivable et plus respectueux de la nature. Un texte en résonance avec les débats actuels.

05/09/2023, 09:10

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"Les IA génératives menacent aujourd’hui l’activité des auteurs des arts visuels"

L'ADAGP l'affirme : « Les systèmes d’intelligence artificielle (IA) générative, capables de produire instantanément des contenus visuels à la demande des utilisateurs, menacent aujourd’hui l’activité des auteurs des arts visuels. » En réaction à ce constat, la société de perception et de répartition des droits d'auteur a publié une déclaration générale d’opposition. Elle s'explique dans un communiqué, reproduit ici par ActuaLitté.

23/02/2024, 17:08

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Librimania : le jeu que toute l'édition va s'arracher

#Noshorizonsdesirables – Foin des IUT et autres Masters pros Métiers du livre : voici le futur compagnon et prochain best-seller en librairie — s’il est un jour commercialisé — Librimania plonge les joueurs dans l’univers impitoyable… du monde du livre. Accrochez-vous à un dictionnaire ou une encyclopédie, ça décoiffe !

21/02/2024, 19:22

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Mort d'Alexeï Navalny : “Il n’a jamais reculé devant le pouvoir”

Le décès d’Alexeï Navalny, survenu ce 16 février au centre pénitentiaire de Kharp à l'âge de 47 ans, provoque un soulèvement — et les regards fusent vers Vladimir Poutine, qui se serait définitivement débarrassé d’un opposant. Le Pen Club français a diffusé un hommage, ici proposé en intégralité.

17/02/2024, 10:49

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Une nuit dans une yourte kirghize, bercés par la pluie

#AVeloEntreLesLignes — Partis à la conquête de nouveaux horizons, Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek pédalent à travers une odyssée littéraire. Leur défi ? Explorer le plus grand nombre possible de librairies sur un itinéraire qui les mène à vélo de Paris jusqu'à Oulan-Bator. Ils partagent avec ActuaLitté leurs aventures et découvertes dans ce journal de voyage.

16/02/2024, 15:24

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L'étude sur le partage de la valeur du SNE, “un éclairage partiel et biaisé”

Dévoilée le 1er février dernier, l'étude sur le partage de la valeur du livre, commandée par le Syndicat national de l'édition, n'a pas vraiment convaincu. La quasi-totalité des organisations d'auteurs ont dénoncé ses résultats, assimilés à une pure et simple tentative de manipulation. L'Association des traducteurs littéraires français (ATLF) ajoute sa voix revendicative, dans un texte reproduit ci-dessous.

15/02/2024, 10:03

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Une étude sur les revenus qui “ne reflète en rien la réalité” des auteurs

Le Syndicat national de l'édition, organisation patronale du secteur, a présenté le 1er février les données de son étude sur le partage de la valeur du livre entre les maisons d'édition et les auteurs. Une étude dont les méthodes et la présentation des résultats ont été largement décriées par les auteurs et leurs représentants. Le Conseil Permanent des Écrivains (CPE), dans un texte reproduit ci-dessous, signifie ses propres réserves, mais aussi ses attentes vis-à-vis du ministère de la Culture.

14/02/2024, 11:46

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À vélo entre les montagnes et les yourtes

#AVeloEntreLesLignes — Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek se sont lancés dans une aventure exceptionnelle, celle de parcourir la distance entre Paris et Oulan-Bator à vélo. Tout au long de leur parcours, ils font escale dans autant de librairies que possible. Leur odyssée est couverte par ActuaLitté, qui partage leurs histoires au fur et à mesure.

14/02/2024, 10:33

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Livres audio : saga, c'est plus fort que toi

Dans un nouvel article, Nathan Hull, responsable de la stratégie de Beat Technology, s'intéresse aux sagas littéraires et à leur capacité à captiver les lecteurs sur le long terme. Comment expliquer ce succès durable ? Et, surtout, comment le reproduire dans un domaine bien particulier, celui du livre audio numérique ?

13/02/2024, 12:48

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“Il faut tenir sur le fil, à la frontière, et c’est de là que nait la littérature”

#PrixFrontieres2024 – L'édition 2024 du prix Frontières a été lancée, avec la liste des 10 titres retenus. La lauréate de 2023, la romancière Dima Abdallah avait été été saluée pour son deuxième roman Bleu nuit aux éditions Sabine Wespieser. Présidente d'honneur du jury de cette édition 2024, elle nous délivre un texte, en exclusivité pour ActuaLitté, sur ce terme étrange... frontières...

12/02/2024, 16:35

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Durant les JO, il est important de rester à Paris... en télétravail

Les usagers occasionnels du métro parisien n’ont pas manqué la campagne de communication orchestrée dans les rames : l’invitation au RTT – Reste chez Toi Travailler. À l’approche des Jeux olympiques, les injonctions contradictoires pleuvent : rester ou ne pas rester sur Paris, prendre ou ne pas prendre les transports, travailler ou ne pas travailler… On ne fait pas d’Hamlet, sans casser des noeuds….

12/02/2024, 14:46

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“La juste rémunération des auteurs et autrices est cruciale”

La Ligue des auteurs professionnels a pris connaissance de l'étude du Syndicat National de l'Édition (SNE) publiée le 1er février dernier. Dans une tribune adressée à ActuaLitté, l'organisation remet en cause la méthodologie, déjà amplement pointée. Leur texte est ici diffusé dans son intégralité.

06/02/2024, 11:03

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L'étude irréelle où “les éditeurs sont moins payés que les auteurs”

Au moment même où l’Europe envisage de légiférer sur un statut professionnel pour les auteurs, incluant notamment de meilleures rémunérations et une lutte contre les contrats abusifs, le Syndicat national de l’édition a publié une enquête sur « le partage de la valeur entre auteurs et éditeurs ». Or, la présentation des données a révélé un biais tel qu’il laisse entendre que les éditeurs sont moins bien payés que les auteurs. La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse réagit dans les colonnes de ActuaLitté.

04/02/2024, 10:15

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L'industrie du livre redoute le projet européen sur les délais de paiement

En Belgique, l'interprofession s'est regroupée pour interpeller les députés européens, sur la question des retards de paiements. Le projet qu’examinent en effet le Parlement et le Conseil ramènerait à 30 jours le délai maximum. Une modification que l’industrie du livre ne supportera pas sans de lourdes conséquences.

31/01/2024, 10:19

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“Nutri-score du livre” et autres projets d’avenir pour une édition écologique

D’après Erri de Luca, l’impossible caractérise « ce qui n’a pas encore été fait » (trad. Danièle Valin). La chaîne du livre — mais par cette dénomination, ne réduit-on pas ses acteurs à des maillons ignorants les uns des autres ? — était conviée à une journée de réflexion, ce 29 janvier. Dans les locaux du groupe Bayard, on se réunissait pour « décarboner le livre et l’édition ». 

29/01/2024, 20:08

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Au-delà de la polémique Tesson, “faire vivre le Printemps des poètes”

« Au-delà des polémiques de toutes sortes, il nous appartient de faire vivre cette édition du Printemps des Poètes coûte que coûte, et de penser d'abord au public », déclarent les cofondateurs des éditions Doucey. Cette réaction intervient peu après l'annonce de la démission de Sophie Nauleau, directrice artistique du Printemps des Poètes. 

27/01/2024, 12:21

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Vers le Kirghizistan, à la recherche de la fraicheur perdue

#AVeloEntreLesLignes — C'est l'aventure de Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek, deux cyclistes qui se sont donné pour challenge de rejoindre Oulan-Bator depuis Paris, à la force de leurs cuisses. En chemin, ils visitent autant de librairies qu'ils peuvent. ActuaLitté suit ce périple en publiant leurs récits.

26/01/2024, 14:40

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IA : les industries culturelles veulent rencontrer Attal “sans délai”

Quelques jours après une missive adressée à Rachida Dati pour l'exhorter à garantir « l'avenir du droit d'auteur » face au développement de l'intelligence artificielle, les industries culturelles maintiennent la pression. Elles communiquent cette fois avec Gabriel Attal, directement, pour faire part de leurs inquiétudes et solliciter « un échange sans délai ». Nous reproduisons ci-dessous le courrier envoyé au Premier ministre, ce 25 janvier 2024.

25/01/2024, 15:38

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“Il faut être un idiot majuscule pour écrire de la poésie”

La protestation virera bientôt au Tessongate, tant opposants et défenseurs de Sylvain Tesson en parrain du Printemps des poètes s’écharpent. Poliment. Avec le récent soutien de la ministre de la Culture, Rachida Dati, le débat se colore définitivement de politique. Le romancier et poète Patrick Varetz suggère ce qui serait une alternative à la discorde ambiante.

22/01/2024, 13:35

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“Icône réactionnaire” : parrain du Printemps des poètes, Sylvain Tesson dérange

Le printemps des poètes, manifestation qui se déroule chaque année à Paris – du 9 au 25 mars 2024 –, a choisi Sylvain Tesson comme parrain de son édition 2024. Un coup pour l’événement poétique, puisqu’il s’agit par ailleurs de la 25e édition. Le choix, que la directrice artistique depuis 2017, Sophie Nauleau, a amplement salué… mais que nombre de poètes et artistes contestent vivement.

17/01/2024, 18:52

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Pas de visa, pas de chocolat

#AVeloEntreLesLignes — Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek se sont lancés dans une aventure folle : rallier Paris et Oulan-Bator à vélo, visitant au passage des librairies dans chaque pays, périple qu'ils racontent pour ActuaLitté. Cela faisait quelques semaines que les deux cyclistes pédalaient en silence, nous les retrouvons aujourd'hui à Samarcande, au bout de l'Ouzbékistan.

17/01/2024, 17:02

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Québec : l’industrie du livre se prononce sur l’intelligence artificielle et le droit d’auteur  

Dans le cadre de la consultation publique en cours sur l'intelligence artificielle générative et le droit d'auteur, les associations du milieu du livre rappellent au gouvernement canadien l’importance cruciale de favoriser un développement responsable de l’intelligence artificielle et de promouvoir le respect du droit d’auteur.

15/01/2024, 16:22

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Pendant la crise, “c’est avant tout la création qui trinque”

Consacrée à la littérature contemporaine, la maison d'édition Onlit, « reposant exclusivement sur une petite équipe d’indépendants », nous informe de la fin de ses activités. Pierre de Mûelenaere, à la tête de la structure, en explique les raisons, et en profite pour remercier tous ceux qui ont participé au projet, ou l'ont soutenu.

15/01/2024, 11:35

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Livre audio : détourner la loi des séries, à son avantage

Secteur des plus dynamiques depuis plusieurs années, le livre audio numérique est porteur de mille promesses pour les éditeurs. Mais serait-il déjà calcifié dans des habitudes tirées de l'âge de la lecture imprimée ? Nathan Hull, responsable de la stratégie de Beat Technology, revient sur l'intérêt, pour l'éditeur et l'auditeur, de faire un peu de découpage...

10/01/2024, 09:06

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Domaine public : Disney a fini par se faire “Mickey”

Dans les studios Disney, la poule aux œufs d’or serait plutôt un rongeur, qui après un siècle de bons et loyaux services a bien mérité une retraite non commerciale. Car ce 1er janvier 2024, Mickey Mouse entrera dans le domaine public. Autrement dit, la plus grande entreprise de divertissement de la planète perd l’exclusivité de sa manne financière. Émouvants adieux…

30/12/2023, 12:35

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AI Act : les industries culturelles sollicitent Elisabeth Borne

L'Union européenne tente d'encadrer le secteur des intelligences articielles, avec un texte inédit, travaillé depuis plusieurs mois, l'IA Act. La France fait partie des pays où une opposition à une régulation trop stricte s'exprime, ce qui n'est pas pour satisfaire les représentants des industries culturelles, attentifs au respect du droit d'auteur. Dans un courrier à la Première ministre reproduit ci-dessous, ils font part de leurs inquiétudes.

22/12/2023, 16:33

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Face à la loi immigration, les bibliothèques et “l’accueil inconditionnel”

L'adoption de la loi immigration marque un tournant dans le second quinquennat d'Emmanuel Macron, avec un texte qui penche très à droite et remet en question quelques acquis en matière d'accueil et de traitement des étrangers. L'Association des bibliothécaires de France (ABF) répond à cette actualité dans une tribune tournée vers l'engagement, le partage et la solidarité à l'égard des nouveaux arrivants sur le territoire français.

22/12/2023, 12:32

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Vers une modernisation des outils de gestion pour les éditeurs de livres

Les industries culturelles ont toujours été au premier plan des innovations de rupture — IA Générative, streaming audio, NFT — se positionnant même au centre des débats sur l’intelligence artificielle. Pour autant, leur gestion des flux de données s’appuie encore sur des infrastructures des années 2000. Cela a tendance à freiner leur propre évolution au sein des changements sociétaux et technologiques. Une tribune de Crealo.

21/12/2023, 10:36

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Centenaire de la République de Turquie (1/2) : La librairie d'Efy 

Le 23 octobre dernier, les turcs célébraient le centenaire de la République turque, fondée par Mustafa Kemal Atatürk sur les ruines de l'Empire ottoman. À cette occasion, ActuaLitté propose un diptyque à Istanbul, où l'Orient rencontre l'Occident. Ville monde, trois fois née, au sept collines, vibrante d'histoires, de cultures, et de saveurs, étendue majestueusement sur les rives du Bosphore.

15/12/2023, 19:46

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Thierry Fraysse (Éditions Callidor) : passés recomposés

Pour quiconque les croise en librairie, les ouvrages siglés Callidor sont de ceux que l'on n'oublie pas. Couvertures illustrées, titres calligraphiés, dessins cryptiques et intrigants cisèlent un écrin de choix pour des textes exhumés avec la patience d'un chercheur d'or par Thierry Fraysse, qui dirige la maison. Avec de la suite dans les idées, et une obsession assumée.

15/12/2023, 16:07

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“Faire simple, c’est compliqué” : le FALC vu par ses traducteurs et traductrices

FALC – Des livres d’un genre nouveau apparaissent sur le marché éditorial afin de rendre accessible la lecture et la littérature aux publics empêchés de lire. Ce sont des livres en Facile à lire et à comprendre (FALC), un outil de rédaction et de simplification de la langue développé au niveau européen pour autonomiser les personnes présentant des troubles du développement intellectuel. Mais comment traduire en FALC ?

12/12/2023, 11:57

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Vera Molnár (1924-2023), ou la géométrie du sensible

C’est avec une profonde tristesse que l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) rend hommage à l’artiste de l’abstraction géométrique et de l’art génératif, Vera Molnár, décédée aujourd’hui à l’âge de 99 ans. Elle avait noué avec l’INHA des liens profonds qui se sont concrétisés par le don d’un corpus important d’estampes en 2022 dans lequel la dimension pionnière et généreuse de son œuvre, reflétait pleinement sa personnalité. 

08/12/2023, 11:59

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Attention à la clause de préférence insérée au sein des contrats d’édition

Véritable engagement de l’auteur envers un éditeur, la clause dite de « préférence » octroie à ce dernier de se voir proposer en priorité l’édition d’œuvres futures de l’auteur. La justification de son insertion au sein du contrat est historiquement économique, étant à l’origine destinée à limiter les risques financiers pris par un éditeur en publiant un auteur ne jouissant pas encore d’une particulière renommée. Me Adélie Denambride, avocate exerçant en droit d'auteur, de l'édition et du marché de l'art revient sur ce sujet.

07/12/2023, 17:00

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Mytho ou Mytho ? Trouvez la vérité entre légende et canular

JEU D'APÉRO – Vous pensiez tout savoir sur la mythologie ? Vous avez suivi les scènes de ménage entre Héra et Zeus comme des épisodes d'Amour, gloire et beauté ? Les divinités aztèques et mayas n'ont aucun secret pour vous ? Thor, Loki et les Valkyries vous attendent au Valhalla pour des célébrations ? Fort bien : essayons donc Mytho ou Mytho ?, un jeu qui mélange intox, affabulations et théogonie...

03/12/2023, 11:58

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Les auteurs jeunesse s'engagent contre le pilon des livres

À l’occasion du salon de Montreuil, La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse lance une action militante en s’opposant au pilon ! L'objectif : en finir avec le pilon en participant à une campagne de dons.

30/11/2023, 17:31

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Achats de livres : la Normandie incite les maires à “privilégier” les librairies

Hervé Morin, président de la région Normandie, et Philippe Normand, président de Normandie Livre & Lecture, ont uni leurs forces pour une noble cause : le soutien public aux librairies locales. Dans un courrier aux édiles, ils incitent ces derniers à préférer les enseignes indépendantes pour les achats de livres des médiathèques et des écoles. Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité de la missive.

30/11/2023, 10:41

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400 salons BD en France : “Faire un festival, c’est faire société”

9 manifestations tournées vers le 9e art fondent le Club 99, une fédération des festivals BD & Arts associés destinée à faciliter les échanges et la valorisation des événements. Un manifeste accompagne cette création, qui rappelle et proclame la diversité des festivals et salons, ainsi que leur rôle indispensable à l'écosystème du livre.

29/11/2023, 11:42