Depuis des années, libraires et éditeurs indépendants pestent contre les avantages commerciaux dont bénéficie Amazon, à travers les accords passés avec La Poste. Accords au demeurant jamais dévoilés. Un avantage concurrentiel qui, en cette période de confinement national, fait grincer des dents plus que jamais : pratiquer la vente en ligne est impossible, du fait des coûts postaux.
Le 19/03/2020 à 11:15 par Auteur invité
25 Réactions | 0 Partages
Publié le :
19/03/2020 à 11:15
25
Commentaires
0
Partages
Pourquoi ne pas profiter de la période pour réfléchir en profondeur à ce sujet, brandi par l’interprofession, qui réclame des mesures — en vertu d’une obligation de service public.
Fabienne Germain, fondatrice des éditions Zinédi, propose une réflexion au ministre de la Culture, qui ne doit pas manquer de dossiers coronavirusés.
Lettre ouverte à Monsieur Franck Riester, ministre de la Culture.
Monsieur le Ministre, pour aider le secteur du livre, et particulièrement les entreprises les plus fragiles (librairies indépendantes, éditeurs indépendants de très petite, petite et moyenne taille), il y aurait déjà une mesure très simple à mettre en place : négocier avec le ministère de l’Économie et des Finances des tarifs postaux viables, soit équivalents à ceux de la presse, soit équivalents au tarif Livres et brochures zone 1 pour permettre aux libraires et aux éditeurs de vendre les livres par correspondance sans distorsion de concurrence.
Or aujourd’hui, seules les grosses plates-formes de vente en ligne, dont une Américaine qui gruge le fisc français, ont des tarifs négociés avec la Poste, qui leur permet d’expédier des livres pour 0,01 € quand libraires et éditeurs payent le prix fort de l’expédition.
Mais il faut aussi supprimer cette limite d’épaisseur de 3 cm qui nous oblige à envoyer en colissimo les livres un peu épais (il suffit de 400 pages !). Au cas où vous ne le sauriez pas, envoyer un livre entre 250 et 500 g coûte 6 timbres verts, soit 5,82 € en 2020, or la majorité des livres se situent dans cette tranche de poids et sont rarement vendus plus de 20 €.
Cette situation n’est donc pas tenable pour les indépendants (libraires comme éditeurs) et la concurrence est déloyale.
Depuis des années, les instances représentatives des éditeurs, notamment l’autre LIVRE qui rassemble de nombreux éditeurs indépendants, réclament, comme cela existe pour la Presse depuis la Libération, un tarif spécifique (pas des centimes) pour le livre et c’est à chaque fois une fin de non-recevoir, ou on nous trimbale d’un service à l’autre. Paierions-nous encore aujourd’hui l’incurie de certains pendant la Seconde Guerre mondiale ?
Je voudrais enfin rappeler le message affiché sur le site de la Poste : « Face à la situation sanitaire inédite, La Poste se mobilise pour assurer la continuité de ses missions de service public notamment la distribution du courrier, des colis et de la presse, tout en préservant la santé de ses clients et des postiers. » Le livre est dans le courrier et les colis, pas un cas à part, comme la presse, du fait d’une absence tarifaire spécifique.
Enfin, il ne faut pas l’oublier, à l’origine de chaque livre il y a un auteur qui, pour l’immense majorité d’entre eux, est obligé d’avoir un travail à côté pour gagner sa vie, comme si l’écriture était un passe-temps ! L’écriture est une passion, certes, mais certainement pas un passe-temps. Ne plus pouvoir vendre leurs livres, c’est mettre les auteurs, auteurs, illustrateurs et BDistes dans de plus grandes difficultés encore.
J’espère, Monsieur le Ministre, que ma parole ira jusqu’à vous, elle est celle d’un petit éditeur indépendant, mais nous sommes des milliers, elle est celle aussi de toutes ces petites librairies qui suent sang et eau pour survivre ou qui viennent de démarrer avec courage et qui sont obligées de baisser le rideau. Je ne sais pas à quoi correspondent ces 5 millions d’euros, peut-être aideront-ils certains... je l’espère.
Mais là, il y a des choses très concrètes à faire, et qui nous semblent atteignables.
Avec mes sentiments respectueux, je reste à votre disposition,
Fabienne Germain
Éditrice aux éditions Zinédi
Membre de l’autre LIVRE
Membre de Normandie Livre
Crédits photo : Loïc Bahu, CC BY SA 2.0
Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com
Plus d'articles sur le même thème
Guilhem Méric, auteur de romans de l’imaginaire, analyse les difficultés croissantes du monde du livre. Entre baisse des ventes, concurrence des écrans et transformation des usages culturels, il alerte sur une crise de l’attention qui touche aujourd’hui toute la chaîne de l’édition.
05/06/2026, 16:57
La vente en ligne a changé d’échelle. Pour rester visibles, les librairies indépendantes doivent-
elles construire une puissance collective ? Renny Aupetit, propriétaire de la librairie Le Comptoir des Lettres (Paris, 5e), pose la question.
04/06/2026, 11:47
Tout le secteur du livre s'interroge aujourd'hui sur la place des librairies indépendantes face à la montée de l’extrême droite, le poids du groupe Bolloré dans l’édition et la responsabilité des libraires dans la défense du pluralisme démocratique. Dans ce texte proposé par Christophe Marie, co-gérant de la librairie Au saut du livre, à Joigny, dans l’Yonne, tout un pan de l'industrie du livre est questionné. Et ses clients avec lui.
21/05/2026, 10:21
Les auteurs Grasset ont initié ce 13 mai les Etats généraux de l'édition, devenus Etats généreux – s'inscrivant dans le sillage des actions menées par les auteurs de Fayard pour la récupération de leurs droits. A ce titre, l'universitaire Jean-Yves Mollier intervenait au théâtre de la Concorde où nom de 87 autres écrivains de la maison, mais également pour présenter son propre combat.
14/05/2026, 09:03
Après l’« affaire Nora » et le placement en redressement judiciaire de Gibert Joseph, Francis Kapétanovic, fondateur des éditions Abak, interroge l’effet ciseaux qui frappe les librairies indépendantes — baisse des ventes de livres neufs, hausse des coûts fixes — et les pistes possibles pour sortir de l’ornière. ActuaLitté lui donne la parole.
13/05/2026, 17:18
Le sociologue Mustapha Saha et l'archéologue Youssef Bokbot alertent sur le devenir de Sijilmassa, ancienne cité caravanière du Tafilalet et haut lieu de la mémoire maghrébine. Face à un projet d’aménagement touristique et muséal jugé destructeur, ils dénoncent une atteinte irréversible aux vestiges encore enfouis. Le texte plaide pour l’arrêt du chantier, la poursuite des fouilles archéologiques et une approche respectueuse des équilibres historiques, écologiques et humains du site.
11/05/2026, 14:44
La fronde des auteurs et autrices des éditions Grasset choqués par le limogeage du PDG Olivier Nora, ordonné par l'actionnaire Vincent Bolloré, a ouvert tout un champ de réflexion et d'interrogations quant au manque de protections des écrivains face aux maisons d'édition et leurs propriétaires. Les membres de la Scam et les lauréats et lauréates du Prix Albert Londres affirment leur solidarité, dans un texte reproduit ci-dessous.
07/05/2026, 13:13
Le limogeage d'Olivier Nora, ex-PDG de Grasset, par Vincent Bolloré a mis en lumière la puissance de l'actionnaire, mais aussi la faiblesse de l'auteur dans la relation contractuelle avec une maison ou un groupe d'édition. Dans un texte reproduit ci-dessous, le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) appelle les pouvoirs publics à agir pour renforcer le droit d'auteur, via plusieurs mesures.
05/05/2026, 12:14
Après l’adoption unanime, le 8 avril, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA, 81 organisations de la culture, de la presse et de la création interpellent les députés. Elles défendent un marché de licences volontaires, fondé sur l’autorisation, la transparence et la rémunération, face à ce qu’elles décrivent comme un pillage généralisé des œuvres protégées.
05/05/2026, 10:38
Une proposition de loi visant à instaurer une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, dans un contexte de débats sur l’entraînement des IA à partir de contenus culturels protégés, doit encore être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le Syndicat national de l’édition (SNE) souscrit à une tribune collective appelant les députés à examiner sans délai ce texte, déjà adopté par le Sénat.
28/04/2026, 10:27
Au cœur d'une époque particulièrement anxiogène, la fermeture d'une librairie pourrait passer inaperçue. L'événement n'est toutefois pas anodin, parce que la librairie n'est pas un commerce comme les autres. À l'heure où les difficultés s'accumulent pour le secteur, le témoignage publié ci-dessous vient rappeler ce que ces commerces ont de si spécial, et ce que l'on perd, collectivement, avec l'abaissement définitif du rideau.
28/04/2026, 09:39
La crise ouverte chez Éditions Grasset, après l’éviction d’Olivier Nora dans un contexte de reprise par Vincent Bolloré, suscite une riposte politique et intellectuelle. Trois acteurs liés aux Éditions Syllepse et au Réseau Bastille avancent une hypothèse radicale : transformer l’éditeur en coopérative pour préserver le pluralisme.
27/04/2026, 16:41
Le licenciement d'Olivier Nora par Vincent Bolloré et le mouvement de départ de plusieurs centaines d'auteurs de la maison d'édition Grasset, en guise de protestation, a jeté la lumière sur la fragilité de l'indépendance éditoriale. La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappellent, dans un texte publié ci-dessous, que les créateurs restent bien peu protégés face à la puissance des groupes éditoriaux.
27/04/2026, 16:02
L'industrie du livre deviendra-t-elle enfin un échosystème ? Un espace collectif, commun, en mesure de faire corps pour assurer sa pérennité. Jérôme Sion, président de L'Agence Unique, Occitanie Culture adresse à ActuaLitté une tribune exhortant les professionnels à « garantir leur liberté collective ». Une adresse autant qu'un espoir.
24/04/2026, 20:32
Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.
23/04/2026, 15:56
Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.
22/04/2026, 12:08
En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.
22/04/2026, 11:06
Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.
21/04/2026, 16:03
Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.
21/04/2026, 15:31
Exclusif – Vice-présidente du Sénat, membre de la commission culture, éducation et communication, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) appelle aussi de ses vœux, après les événements au sein du groupe Hachette, à la création d'une clause de conscience pour les auteurs. Mais cet ajout au contrat d'édition ne pourra se faire rapidement qu'avec le soutien du gouvernement, qu'elle interpelle par un courrier à Catherine Pégard, ministre de la Culture. Il est reproduit ci-dessous, en intégralité.
21/04/2026, 08:35
Les responsables de festivals et manifestations littéraires réunis au sein du réseau RELIEF prennent la parole après l’éviction d’Olivier Nora. Dans un texte collectif, ils expriment leur attachement au rôle des éditeurs dans la chaîne du livre et leur inquiétude face aux conséquences pour les équipes. Ils rappellent l’importance du lien construit avec les auteurs et le public, dans un contexte de fragilisation de la lecture. Une prise de position qui souligne aussi les équilibres du monde éditorial contemporain.
20/04/2026, 16:12
L'interventionnisme de Vincent Bolloré dans les entreprises dont il est le propriétaire n'est pas une nouveauté. Mais, en limogeant le PDG des éditions Grasset, le milliardaire réactionnaire a rendu plus visibles les risques que fait courir la financiarisation de l'édition sur l'organisation des maisons et leur production. Dans un texte reproduit ci-dessous, la CFDT Livre-Édition appelle le Syndicat national de l'Édition et les pouvoirs publics à agir, sans tarder.
20/04/2026, 11:52
Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.
18/04/2026, 10:26
Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.
16/04/2026, 18:13
La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires publie une tribune offensive dans le contexte de la crise chez Grasset. Le syndicat y dénonce une concentration accrue du secteur, qu’il associe à un « tournant politique et économique » depuis la prise de contrôle d’Hachette par Vincent Bolloré. Évoquant une dégradation des conditions de travail et une évolution des lignes éditoriales, il appelle l’ensemble des professionnels du livre à se mobiliser collectivement.
16/04/2026, 18:05
Alors que les réactions d’auteurs et d’éditeurs se multiplient dans le secteur après l'éviction d'Olivier Nora par le groupe Bolloré, Étienne Galliand, éditeur indépendant, prend la plume. Il revient sur sa rencontre avec André Schiffrin, figure majeure de la critique de la financiarisation de l’édition, et livre un texte à la fois personnel et engagé en faveur de l’édition indépendante. L'éditeur alerte sur les dérives actuelles et invite les auteurs à soutenir concrètement le monde de l'édition.
16/04/2026, 15:48
La francophonie affiche une croissance soutenue à l’échelle mondiale, mais se confronte à un défi majeur : garantir un accès réel à la lecture et à l’écriture pour tous. Portée par des initiatives internationales autour du braille et de l’inclusion, une nouvelle dynamique s’organise. Institutions, enseignants et réseaux émergents redéfinissent les conditions d’une langue véritablement accessible.
14/04/2026, 09:43
Face à la précarité structurelle des auteurs, revient l'idée de créer un statut d’« intermittents de l’écrit », inspiré de celui du spectacle, afin de garantir un revenu stable et une reconnaissance professionnelle. Cette tribune met en lumière une économie fragilisée où les écrivains, pourtant au cœur de la chaîne du livre, peinent à vivre de leur activité. Par Mathias de Breyne.
11/04/2026, 09:47
Après la modification d'un entretien sans l'accord du principal intéressé, l’historien Jean-Yves Mollier, la revue Livres Hebdo refuse à présent la publication d'un droit de réponse, selon l'avocat du professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay/Versailles-Saint-Quentin.
13/03/2026, 16:35
Le domaine du jeu, qu'il soit de société ou vidéo, accueille aujourd'hui de nouveaux publics, et se trouve de plus en plus légitimé au sein des pratiques culturelles. Ludothèques et médiathèques le rendent plus accessible, tandis que les professionnels assurent une indispensable médiation. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et l'Association des Ludothèques Françaises (ALF) appellent, dans un texte reproduit ci-dessous, à une politique publique ambitieuse pour affirmer la place du jeu dans les lieux culturels.
11/03/2026, 11:29
L'enseigne de produits culturels et créatifs Cultura pourrait s'inviter prochainement à Forbach, en Moselle, après la cession d'une parcelle à Valimmo, la société foncière du groupe. La Librairie-Pâtisserie Autonome, installée dans la ville depuis juillet 2025, interpelle les candidats à la mairie sur les conséquences d'une telle installation pour le tissu commercial du centre-ville. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, la tribune adressée par les libraires aux six candidats et candidates.
10/03/2026, 16:20
Nous publions ci-dessous le texte d’un droit de réponse adressé le 2 mars 2026 au directeur de la publication du magazine Livres Hebdo par l’historien Jean-Yves Mollier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay / Versailles-Saint-Quentin. Ce document a été transmis par l’intermédiaire de son conseil, Me Stephan Alamowitch, avocat à la Cour.
09/03/2026, 14:06
L'épisode polémique autour du partenariat noué entre Amazon et le Festival du Livre de Paris, avec l'assentiment du Syndicat national de l'édition, laissera des traces dans la chaine du livre. Il témoigne d'une présence de plus en plus banalisée de la multinationale américaine au sein de cette dernière, un constat contre lequel le collectif lyonnais TENIR ! appelle à se mobiliser, dans une tribune.
06/03/2026, 10:50
Suite à la polémique qu'a déclenchée la présence d'Amazon au Festival du livre de Paris, édition 2026, l’association internationale des libraires francophone (AILF) a fait parvenir à ActuaLitté un communiqué. Par ce texte, l'organisation se tient solidaire du Syndicat de la Librairie française dans la dénonciation du partenariat entre le Festival du Livre de Paris et Amazon. Leur texte est proposé dans son intégralité.
04/03/2026, 10:38
L’Association des bibliothécaires de France réaffirme que la censure n’a pas sa place en bibliothèque, à la suite de l’intervention d’un maire auprès d’une professionnelle pour empêcher l’acquisition d’un roman. S’appuyant sur le cadre légal, l’ABF rappelle que les collections doivent être pluralistes et exemptes de toute pression idéologique, politique ou religieuse.
03/03/2026, 13:20
À l’approche des élections municipales de mars 2026, l’Association des archivistes français (AAF) intensifie son plaidoyer. L’organisation lance un appel national aux maires sortants candidats à leur réélection ainsi qu’à l’ensemble des futur·es candidat·es, les invitant à s’engager formellement en faveur d’une gestion rigoureuse des archives communales et intercommunales.
24/02/2026, 14:48
Autres articles de la rubrique À la loupe
Aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, Les Monstres d’Emil Ferris fait dialoguer Moi, ce que j’aime, c’est les monstres avec la collection du Frac Picardie. Le parcours explore le journal intime, le polar, le gothique, Chicago, la Shoah ou encore la puissance féministe d’une œuvre où les monstres deviennent une façon de lire le monde.
06/06/2026, 19:46
Deux anciens détenus témoignent qu’une autre vie reste possible, même après les foyers, les braquages, les centrales, les années de prison et les retours presque impossibles. Au festival Passeurs de Livres, à Alès, Richard Sebag et Patrick Aurignac présentent chacun un récit autobiographique : Quelques lumières sur le chemin pour le premier, Mes chemins de travers pour le second, tous deux publiés par la maison nîmoise Nombre7. Ils parlent sans fard de leurs parcours, de leurs erreurs, de la violence, mais aussi des mains tendues qui ont permis la sortie.
06/06/2026, 13:00
À la bibliothèque Louis Aragon, dans le cadre des RDVBD 2026, La Revanche des bibliothécaires déploie l’univers de Tom Gauld avec une élégance rare. Le dessinateur écossais y confirme ce talent singulier : faire rire avec trois traits, un sens parfait du décalage et une culture graphique qui ne pèse jamais. Une exposition vive, malicieuse et profondément réjouissante.
05/06/2026, 18:41
À la Maison de la Culture d’Amiens, les 30es Rendez-Vous de la Bande Dessinée accueillent « Mickey, tout a commencé par une souris ». L’exposition du Fonds Glénat, visible du 5 juin au 14 septembre 2026, remonte le fil d’une icône née au cinéma, passée par la presse et devenue, vitrine après vitrine, une petite machine à souvenirs.
05/06/2026, 15:32
Il y a des parcours qui avancent par bifurcations successives, mais toujours dans la même direction. Chez Fanny Destenay, l’énergie frappe d’abord : ancienne professionnelle de l’hôtellerie, passée, entre autres, par les pompiers volontaires, puis par la politique, l’écriture, les réseaux sociaux, les livres jeunesse et désormais l’édition, elle donne l’impression de transformer chaque expérience en terrain d’action.
05/06/2026, 15:10
Marraine de la 5e édition de Passeurs de Livres, à Alès, Laure de Chantal y revient avec un attachement particulier. Normalienne, agrégée de lettres classiques, directrice de plusieurs collections aux Belles Lettres, autrice de nombreux ouvrages sur l’Antiquité, la mythologie et la langue française, elle voit dans ce festival un lieu où se rejoignent deux fidélités : les livres et les Cévennes.
04/06/2026, 18:11
En 2024, David Piovesan proposait une analyse des Rencontres nationales de la librairie, qui s'étaient déroulées à Strasbourg : désormais, le marché de la librairie se relit sous un jour plus politique. Les libraires ont bâti un récit collectif puissant face aux plateformes. Reste une épreuve plus rude : convertir cette identité professionnelle en modèle économique durable.
04/06/2026, 16:55
Jeudi 4 juin au matin, avenue Carnot, le festival n’a pas encore ouvert officiellement au public. Les stands achèvent de se monter, certains exposants prennent leurs marques, l’équipe règle les derniers détails techniques - jusqu’à ce compteur de visiteurs qu’il faut encore retrouver pour suivre au plus juste la fréquentation du salon. Malgré l’effervescence des derniers préparatifs, Franck Belloir, directeur du festival Passeurs de Livres, a pris le temps de nous répondre.
04/06/2026, 16:30
La réponse de l’édition indépendante à la concentration doit passer par le collectif. Car, pour ne rien arranger, le plus important parmi ces groupes la double d’une offensive idéologique délétère. La coopérative OPlibris nous adresse un texte, affirmant ses valeurs, autant que ses objectifs.
02/06/2026, 17:37
Voici un petit texte, rafraîchissant – ce qui ne manque déjà pas d'à-propos quand il pleut. Il est extrait d'une suite théâtrale que Christophe Esnault est en train de constituer. Et qui s'autorise pensée critique et humour. « Comme toujours je suis très mignon avec ce microcosme éditorial et simili culturel », nous explique-t-il. Et on le croit sur parole, bien entendu. Jugez sur pièce.
02/06/2026, 12:24
Les petites poupées, collées sur des morceaux de carton, sont si minuscules, si délicates, qu’elles semblent n’exister que par la fantaisie d’un enfant : des nuages soufflés par le rêve, fragiles comme les bateaux des pêcheurs bretons qui naviguaient pendant des mois dans la brume, autour de l’Islande.
02/06/2026, 11:10
Il affirme être Tommaso Debenedetti, faussaire médiatique passé des fausses interviews littéraires aux fausses annonces de décès d’écrivains. Dans cet entretien (réalisé par email), où l’identité même de l’interlocuteur impose une prudente réserve, il revendique ses canulars comme une enquête permanente sur la crédulité des médias, l’autorité des institutions et la puissance émotionnelle de la mort à l’ère des réseaux sociaux.
02/06/2026, 10:39
Malgré une meilleure visibilité sur les réseaux sociaux ou dans les médias, le sujet de la voyance reste encore tabou. Toutefois, je peux accorder aux sceptiques que leur méfiance n’est pas toujours sans objet, car tout dépend de quel type de voyance on parle. Il règne effectivement une grande confusion dans ce monde mystérieux et inquiétant, mais, cependant, très attirant de la voyance. Alors vous êtes en droit de vous demander : illusion, arnaque ou don réel ? Par Sabrina Depraz, autrice de La voyance : mode d'emploi.
02/06/2026, 06:25
Directeur artistique des Imaginales depuis quatre ans, et acteur de l'événement depuis toujours, Gilles Francescano dresse un premier bilan de cette édition consacrée au thème « Alter ego ». Entre affluence, chaleur exceptionnelle, place de l’autre, relation gémellaire, accessibilité et avenir du festival, il défend une ambition claire : faire des Imaginales un lieu de pensée libre, d’accueil et de circulation entre les auteurs, les publics et la ville.
01/06/2026, 16:07
Aux Imaginales, la Tchèque Lenka Elbe présentait Uranova, son premier roman, publié en français aux Forges de Vulcain dans une traduction d’Eurydice Antolin. Un livre ambitieux, impressionnant, difficile à ranger dans une seule case : enquête, roman d’amour endeuillé, récit politique, horreur, fantastique, humour noir, mémoire familiale et histoire tchèque s’y contaminent sans cesse. Au centre, une ville réelle : Jáchymov.
31/05/2026, 18:45
Coup de cœur des Imaginales 2026, Christopher Bouix arrive à Épinal avec une œuvre déjà multiple : un triptyque d’anticipation sur l’intelligence artificielle et les futurs déshumanisés, un roman d’horreur où les enfants massacrent les adultes, un passé d’auteur jeunesse repéré par Netflix, mais aussi un détour plus ancien par l’Antiquité, les textes grecs et latins, Socrate, la démocratie et les sorcières. Rencontre avec un écrivain qui aime les livres noirs, drôles, mordants, et les questions que le futur pose au présent.
31/05/2026, 14:00
Au début de l'année 2005, j'avais posté sur biblio-fr un vœu que le BBF reprit en ouverture de son numéro consacré à la "Mort et transfiguration des catalogues" : "Le catalogage et l'indexation prennent leur place au musée de la bibliothéconomie." Anne-Marie Bertrand y voyait une transfiguration en marche. Vingt ans plus tard, je rouvre le dossier, cette fois avec l'IA générative comme pièce à conviction.
31/05/2026, 10:48
La France ne connaît pas une canicule généralisée, mais certains départements restent concernés par une vigilance canicule, après un épisode de chaleur inédit pour un mois de mai. Derrière le dôme anticyclonique, la masse d’air subtropicale et le réchauffement climatique, la question météorologique se déplace : non plus seulement combien de degrés, mais quelles vies deviennent plus fragiles sur une planète moins habitable ?
30/05/2026, 16:10
C’est une épiphanie littéraire. François Richard fait paraître aux éditions du Grand Souffle Division Eidola, le troisième tome de son cycle V I E, qui peut se lire indépendamment des deux précédents bien qu’il en tire les fils narratifs jusqu’au bout de la nuit. Une épiphanie dans laquelle l’auteur manifeste la réalité cachée comme fin de la quête de ses personnages. Exacerbation, comme une bombe à fragmentation, du précepte proustien dans Le Temps retrouvé : « La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c’est la littérature. » Par Olivier Stroh.
29/05/2026, 11:12
Du 29 au 31 mai 2026, le Grand Narbonne donne rendez-vous aux passionnés de lecture, aux familles et aux jeunes lecteurs pour la 12e édition de son Salon du livre. Pendant trois jours, la ville de Narbonne devient un espace de circulation des textes et des idées, entre rencontres, lectures et propositions artistiques, attirant chaque année un public toujours plus nombreux.
26/05/2026, 17:16
La nouveauté domine-t-elle désormais trop fortement l’économie de la librairie ? Dans cette analyse, Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, analyse le ralentissement du réassort du fonds, moins comme un désintérêt des libraires que comme le symptôme d’un marché sous tension, pris entre trésoreries fragilisées, rotation ralentie, surproduction et pression permanente de l’actualité éditoriale.
22/05/2026, 09:06
En Corée du Sud, le livre ne se défend plus seulement contre l’IA : il devient une donnée qualifiée, négociable, rémunérée. En France, le législateur avance par un autre chemin, plus contentieux mais décisif : rendre prouvable l’usage des œuvres par les modèles. Entre opt-out, AI Act et présomption d’utilisation, l’industrie du livre quitte l’indignation pure pour entrer dans le dur du rapport de force.
21/05/2026, 13:00
Après une carrière dans l’industrie du jeu vidéo, Didier Flipo a choisi le maraîchage bio, le sol vivant et la transmission. Avec Le Potager résilient, il propose bien plus qu’un guide de jardinage : une réflexion concrète sur l’autonomie, la résilience et notre rapport au vivant. Entre écologie pratique, production de semences, soin des sols et critique des faux conseils circulant en ligne, il défend une approche patiente, pédagogique et profondément ancrée dans le réel. Un entretien où le potager devient aussi une manière de penser le monde contemporain.
20/05/2026, 14:48
Avec Le Cercle ouvert, Mathieu Larnaudie et Bertrand Py défendent une maison à la production resserrée, attentive aux auteurs, aux libraires et aux lecteurs. Adossée à Terre Neuve et donc au groupe Albin Michel, elle publiera ses premiers titres le 20 août 2026 autour d’une idée presque révolutionnaire : moins publier pour mieux accompagner les livres et refaire communauté, sans céder sur le catalogue.
19/05/2026, 17:29
À Limoges, la librairie jeunesse Rêv’en Pages, ouverte depuis plus de quarante ans, est en redressement judiciaire. Confrontée à la hausse de ses charges et à la baisse du panier moyen, sa gérante, Rachel Faure-Lencroz, cherche à adapter son fonctionnement : changement de transporteur, projet de librairie mobile, développement de la romance, du young adult et de l’occasion.
19/05/2026, 12:13
À Palaiseau, les planches de Xavier Coste autour de 1984 et du Journal de 1985 dévoilent les coulisses d’une obsession graphique née à l’adolescence. Dans le cadre du salon Dimension, croquis, originaux et reproductions éclairent la construction d’un univers dystopique où l’adaptation devient affaire d’émotion, de fidélité intérieure et de vision.
18/05/2026, 17:15
Canal+ a donné un nom à la peur qui traverse désormais l’édition : la liste noire. L'intervention de Maxime Saada, président du directoire de Canal+, qui refuse désormais de travailler avec les 600 personnes ayant signé une petition contre son patron, Vincent Bolloré, introduit une singulière logique de groupe.
18/05/2026, 13:09
Originaire de Compiègne, très active dans le milieu littéraire, Murielle Compère-Demarcy, qui signe parfois MCDem, dirige depuis 2022 la collection « Présences d’écriture » aux éditions Douro, et rédige de nombreuses chroniques pour diverses revues. Auteure d’une vingtaine de livres, Murielle Compère-Demarcy semble, entre autres, très marquée par Antonin Artaud, auquel elle consacre Alchimiste du soleil pulvérisé en 2019, recueil publié chez Z4. Par Étienne Ruhaud.
18/05/2026, 10:30
Encyclopaedia Britannica et Merriam-Webster poursuivent OpenAI, accusé d’avoir utilisé leurs contenus pour entraîner ChatGPT et de capter leurs lecteurs par des réponses proches de leurs textes. Au-delà du droit d’auteur, l’affaire pose une question qu’Umberto Eco avait placée au cœur du Nom de la rose (trad. Jean-Noël Schifano) : qui garde la bibliothèque, qui classe le savoir, qui vérifie la réponse quand la source disparaît ?
16/05/2026, 11:17
La crise Grasset dépasse le tumulte médiatique : elle interroge le lien intime entre auteurs, éditeurs et contrats. Dans un texte qu'elle adresse à ActuaLitté, Liliane de Carvalho appelle au discernement juridique. Rapporteure de la réforme du contrat d’édition numérique 2013 et spécialiste de la propriété intellectuelle, elle invite à examiner les situations au cas par cas et refuse les réponses automatiques.
15/05/2026, 17:33
Entre ville et campagne, enfance et parentalité, Alexandra MacCorvus interroge notre rapport aux saisons. À travers les gestes simples d’une vie de famille — récolter des pommes, sentir l’air changer, attendre les fêtes — il rappelle que le temps ne se mesure pas seulement au calendrier : il se ressent, se partage et se transmet dans l’émerveillement quotidien. Elle vient de publier Beltane, chez Piktos jeunesse.
15/05/2026, 15:19
Un visuel diffusé sur Facebook associe un article d’ActuaLitté consacré au scandale Agessa au logo de La France insoumise. L’exercice entend sans doute servir la cause des artistes-auteurs. Il réussit surtout une (contre)performance graphique plus douteuse : transformer un travail journalistique indépendant en élément de communication politique.
15/05/2026, 13:01
Le Salon international de l’édition indépendante de L’Autre Livre avance à son rythme pour l'édition de mai 2026 — calme, posé, propice aux échanges, bien que chahutée. Dans les allées, on circule sans heurt, on s’arrête facilement, on engage la conversation. Ici, le temps ne se mesure pas seulement au nombre de visiteurs.
14/05/2026, 09:19
Était-ce un jour historique ? Ce 13 mai avait des accents d’appel du 18 juin : une volonté de résistance, de libération, quand tout un pan de l’industrie du livre mesure « à quel point c’est un rapport de force ». Ces États généraux de l'édition, conséquence du licenciement d’Olivier Nora ont en effet engendré un mouvement hors norme : des centaines auteurs décidés à quitter leur maison, contre la figure du croque-mitaine, Vincent Bolloré.
13/05/2026, 17:43
Top Articles
Erri De Luca : “Je suis sioniste”, “pas de génocide à Gaza”, parole contraire et géométrie variable ? Partir à l'aventure en suivant l'itinéraire du livre de la première femme prix Nobel de littérature Sauramps : un déménagement relance l’avenir du Triangle Que lire cet été ? Les choix des académiciens Goncourt
25 Commentaires
JB
19/03/2020 à 11:53
C'est une mesure belle, simple, efficace, un moyen de lutter efficacement contre les entrepôts d'Amazon à un coût à mon avis négligeable. En cette période de confinement, ça permettrait à nos libraires de continuer à travailler, avec l'aide de nos vaillants postiers, que je salue ici.
Je suis sûr que le gouvernement va demander un rapport sur le sujet, lequel rapport validera la demande, laquelle demande sera donc ignorée.
Cloé Perrotin
19/03/2020 à 14:22
Depuis le temps qu'on le dit ...
Oui mais pour les auteurs, illustrateurs, BDistes aussi !
Et je rappelle la pétition (désormais close) de la maison d'édition Editions le Héron d'Argent ... qui n'avait eu à mon sens que très peu de soutien !
https://www.change.org/p/lecteurs-unissons-nous-demandons-un-forfait-spécial-livres-à-la-poste
Christophe Ermisse
19/03/2020 à 14:55
Il y a selon moi une erreur fondamentale d'analyse : ce qu'il faut faire c'est modifier la loi de 2014 et imposer aux sites de vente par correspondance de faire payer à l'internaute le coût réel du transport.Cela aurait sûrement un double effet même si les tarifs octroyés à Amazon par la Poste seraient toujours assez bas : 1-responsabiliser l'acheteur et ainsi agir pour l'écologie 2-avoir une concurrence moins déloyale car la loi qui permet de faire payer 0.01 euros est absurde.Dans ces conditions tous les revendeurs seraient un peu plus à égalité.
JB
19/03/2020 à 15:58
Belle idée, sauf qu'il suffirait à Amazon d'envoyer d'un pays tiers pour contourner cette obligation.
christophe Ermisse
22/03/2020 à 07:21
Peut-être , mais çà leur couterait très cher !
Ant Editions
19/03/2020 à 17:21
Je suis entièrement en accord avec ce qui est écris.
J'avais d'ailleurs imaginé un projet utopique dont voici la partie concernant les envois :
"Les pouvoirs publics, afin de stimuler le secteur éditorial et la création française, ont mis en place un tarif d’affranchissement unique pour le secteur du livre (et pourquoi pas le généraliser à d’autres secteurs). Un euro symbolique pour envoyer un ou plusieurs livres, en suivi, sur la France entière (Outre-Mer inclus), directement auprès des professionnels du livre. Et, soyons fou (c’est notre utopie, on fait ce que l’on veut !), une harmonisation européenne pour permettre la diffusion à l’échelle de l’Europe de nos créations.
Bien évidemment, un tel tarif postal s’appliquerait aussi aux géants du numérique… Tout le monde à la même enseigne et le lecteur pourra choisir chez qui il pourra se fournir, selon sa propre conscience sociétale ! On peut ainsi imaginer deux tarifs distincts : un euro pour un envoi éditeur à libraire ou trois euros pour un envoi éditeur à lecteur. Ce dernier aura donc tout intérêt à aller chez le libraire du coin pour récupérer son livre plutôt que d’opter pour la livraison à domicile, sans pour autant écarter cette dernière (mobilité, zones rurales, etc…). Ce surcoût permettrait aussi de garantir un service public de distribution du courrier sur l’ensemble du territoire, les grosses structures du numérique contribuant ainsi financièrement à cela."
Bertrand du Chambon
19/03/2020 à 17:28
Excellente idée.
Amazonophile
19/03/2020 à 21:13
Non très mauvaise idée, Amazon et la Fnac sont un service ESSENTIEL, les 0,01€ sont une très bonne chose (nous payons d'ailleurs Prime pour cela). En plus la librairie (jusqu'à la crise covid-19) ne souffrait pas, pas besoin de ruiner ceux qui veulent pas passer par un libraire...
Mazon Michel
20/03/2020 à 05:57
Le beau courage de l’anonymat permettant ainsi d'étaler sa bêtise crasse :sick: :sick:
Ant Editions
20/03/2020 à 11:37
Pour info, ces plate-formes font payer aussi des frais pour vendre chez elles, en plus des remises exigées. Autrement dit, le fameux camembert déjà bien déséquilibré voit une nouvelle part se faire croquer par des structures qui n'en ont financièrement pas besoin. Les plus lésés dans ce système sont les auteurs et les structures indépendantes (libraires et éditeurs). Autant choisir des systèmes plus éthiques, non ?
Amazonophile
21/03/2020 à 02:20
Anthropophobie = moins je vois les humains et mieux je me porte
https://www.youtube.com/watch?v=cgKspcEbmuA
Christophe Ermisse
22/03/2020 à 07:20
Nous pourrions nous poser la question du service essentiel : l'occident a-t-il vraiment évolué depuis que les frais de port sont à un centimes ? Il ne s'agit pas d'interdire à l'internaute de commander en ligne mais de le responsabiliser un minimum : tous les experts s'entendent pour dire que le transport des colis à cette échelle va poser un problème écologique grave.Si l'internaute paie le coût réel du transport , il réfléchit avant d'acheter et il va probablement mutualiser ses achats.La vente de livres par Amazon est réalisée à perte.Comment pourrions-nous imaginer que le transport ne coûte rien ? Leur objectif est de devenir le seul interlocuteur avec le client et d'imposer leur loi aux éditeurs. C'est cela que nous voulons ? La diversité , le fait de pouvoir choisir entre un libraire en ville ou un libraire sur internet , ce n'est pas fondamental ? Amazon désire que toutes les librairies disparaissent. Est-ce souhaitable ? Cela va-t-il dans le sens du client ? Les éditeurs , pour une grande part peuvent recevoir la palme de la bêtise : en vendant directement leurs livres à un centime de port sur le net , ils ne respectent pas leurs détaillants , favorisent leur disparition et seront pris à la gorge par un interlocuteur unique qui dictera ses conditions. La diversité est un grand luxe !
Ant Editions
22/03/2020 à 15:42
Vous soulevez un autre problème que je rencontre (étant éditeur indépendant) : Je fais le choix de ne pas vendre sur Amazon et j'essaye vraiment de travailler avec la librairie indépendante... sauf qu'après une grosse prospection, le nombre de détaillants avec qui je bosse est vraiment très faible. La raison principale ? Ils préfèrent traiter avec un gros diffuseur, genre Hachette, car ça leur complique la compta de devoir gérer de façon individuelle.
Et, sur les commandes de libraires ponctuelles... le paiement est aussi très ponctuel (pour exemple, un libraire me doit moins de 20€ depuis octobre dernier et fait le mort aux relances...)
Si on veut une chaîne du livre responsable, il faut vraiment que tout le monde joue le jeu sinon on ne s'en sortira pas !
Christophe Ermisse
23/03/2020 à 07:42
Ce que j'exposais est une généralité bien sûr.
Amazonophile
23/03/2020 à 02:03
Pas trop possible de mutualiser ses achats quand on est Prime tout arrive quand c'est disponible (ce qui fait que parfois on a plusieurs livraisons sur une même journée). Si des effort doivent être fait alors Amazon doit proposer un jour de livraison par semaine pour tout ce qui est disponible. Mais payer plus pour favoriser les libraires c'est NON (ils nous ont déjà taxé les 5% >:( ).
Amazonophile
24/03/2020 à 01:37
D'ailleurs l'argument pour nous retirer les 5% c’était bien que ces 5% servaient de FDP, problème réglé du coup nous acheteur en ligne sommes déjà taxés.
Michel Mazon
20/03/2020 à 06:02
Une revendication essentielle qui manque à votre lettre : re nationalisation de La Poste, qui est de fait aujourd'hui une entreprise privée et dont la mission de service public : porter le courrier tous les jours chez chacun (où qu'il soit sur le territoire ) est bafouée en permanence au nom du profit immédiat des actionnaires. Retour indispensable à la mission de service public. Mais cela ne fait pas partie du langage de la Macronie.
koinsky
20/03/2020 à 06:18
Par contre, le coût des manuscrit papier à envoyer aux éditeurs, on s'en cogne..
Poil à gratter
20/03/2020 à 08:20
Envoyer un manuscrit en papier aujourd'hui à un éditeur est juste une façon de sélectionner les auteurs qui peuvent se payer ce genre de service (ou qui sont Parisiens).
En 2020, refuser de recevoir un manuscrit électronique est un acte militant anti-écologique, de gens passéistes, élitistes et nombrilistes. D'ailleurs, il suffit de lister les éditeurs qui pratiquent ce genre d'exigences pour conforter mes propos...
Mais ce sont les mêmes qui sortent des bouquins sur l'écologie, le geste qui sauve la planète et qui se prétendent défendre les auteurs (enfin, parmi eux, pas tous... Il y en a qui crachent ouvertement sur eux en bafouant carrément la loi, comme par exemple en prétendant que la notoriété de sa maison d'édition suffit comme... à-valoir).
Non, non, l'abolition des privilèges n'a pas atteint encore tout le monde en 2020.
koinsky
20/03/2020 à 10:09
Bien d'accord avec vous Poil à gratter. C'est ce que j'ai fais avec mon premier texte, évitant ainsi soigneusement toutes les maisons de papier et de verre. C'était une boutade pour dire que dans la chaîne du livre, les auteurs sont le cadet des soucis du gouvernement...
Ant Editions
20/03/2020 à 11:34
Perso, je demande systématiquement les dossiers en dématérialisé. Les dossiers papier finissent en plus le plus souvent à la poubelle... donc autant réduire notre empreinte sur la planète et ne pas générer des frais en plus.
Olivier Buslot
20/03/2020 à 10:21
Et pourquoi pas changer et adapter le tarif livres et brochures pour l'étranger à la France avec un suivi, ce qui n'est pas le cas actuellement...
Editions ZTL ZéTooLu
20/03/2020 à 10:43
Entièrement d'accord !!
relançons une pétition :exclaim:
Bon courage à tous les maillons de la chaine du livre.
Sandra ZTL-ZéToolu
Ninja
20/03/2020 à 16:51
Rappelons, à titre de comparaison, que la Poste Japonaise est soumise à concurrence rude avec trois autres opérateurs privés, livre avec beaucoup de soins à J+1 dans une préfecture donnée et à J+2 à l'échelle du pays, n'importe que livre ordinaire pour 180 yens (210 yens pour un livre épais), soit l'équivalent de 1,50 euros (1,76).
Et notons que la Poste Japonaise est profitable, alors que La Poste française est subventionnée, tout en maintenant des bureaux dans les localités.
Notons enfin que le prix du timbre en France a augmenté de 93% en dix ans, comparé à une inflation de 12% en France sur la période et une hausse du prix du timbre de 2% au Japon, à peu près en ligne avec l'inflation locale.
Nous sommes donc, il me semble avec la poste française dans le cas classique d'un monopole abusif d'un point de vue tarifaire et extrêmement mal géré d'un point de vue organisationnel. Ce qui n'est pas gai, ni nouveau, il faut bien le dire.
Notons quand même que les postes en France se sont fermées avec un bel ensemble depuis l'épidémie et que les caissières des supermarchés et les livreurs des centrales ont donc un sens bien plus élevé du devoir que les facteurs.
Mais cela montre également que les postiers français ont décidé d'eux mêmes ne pas faire partie des services indispensables. Peut-être faudrait-il les écouter et tout simplement fermer la poste...
Gerard Rotger
09/06/2020 à 12:30
Il faut tout simplement appliquer sur la France le tarif "Livres et brochures"
Bon courage à tous !