#Politique publique

Écologie : faut-il interdire le recyclage des livres ?

La pratique est ancienne, courante pour certains éditeurs, mais reste recouverte d'un voile pudique : le pilon, ou la destruction des exemplaires invendus, reste indissociable de l'industrie du livre. Justifiée par les incertitudes du marché, la maitrise des coûts de fabrication et les frais de stockage, elle se trouve néanmoins de plus en plus critiquée, face à l'impératif de la sobriété environnementale...

Le 21/06/2023 à 16:56 par Antoine Oury

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Publié le :

21/06/2023 à 16:56

Antoine Oury

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C'est le secret le mieux connu, mais aussi le plus strictement gardé, du secteur. Chaque année, des milliers d'ouvrages disparaissent. Invendus et retournés chez les distributeurs, ils sont détruits sur décision de l'éditeur, estimant qu'il ne les écoulera pas à court et moyen termes, et que leur entreposage sera trop coûteux.

D'après le Syndicat national de l'édition, qui représente plusieurs centaines de structures françaises, 26.300 tonnes de livres par an sont pilonnées, en moyenne.

Ce qui représente, toujours en moyenne, 13,2 % de la production apportée par les distributeurs aux points de vente (librairies, grandes surfaces culturelles, hypermarchés...). Mais aussi plus de la moitié des volumes d'ouvrages invendus (42.200 tonnes par an) : un livre sans lecteur aura donc de bonnes chances d'être purement et simplement broyé.

Cibler la destruction des invendus

Publiée en février 2020, la loi AGEC (anti-gaspillage pour une économie circulaire) entend réduire les destructions des produits invendus, qu'ils soient alimentaires ou non-alimentaires. Elle s'attaque d'abord à la première catégorie, en introduisant des obligations — limitées — de non-destruction des invendus et de don.

Les consommateurs sont aussi encouragés, notamment par la diffusion de messages relatifs aux dates de durabilité minimale des produits alimentaires : le pictogramme et le slogan « Observez, sentez, goûtez » sont désormais connus.

Pour les invendus non-alimentaires, cette même loi AGEC oblige les producteurs, importateurs et distributeurs à les réemployer, réutiliser ou recycler, depuis le 1er janvier 2022. Le secteur du livre était largement épargné par cette législation, mais bien concerné par l'interdiction de la destruction des invendus, souligne Karen Politis Boublil, chargée de mission pour les commissions Économique et Environnement et Fabrication du Syndicat national de l'édition.

« Au sens de la loi, la “destruction” consiste en une incinération ou un enfouissement. Dans le secteur de l’édition, les invendus ne sont pas détruits, mais recyclés, pour produire de la pâte à papier qui retourne ensuite dans les circuits de production », nous précise-t-elle. Le SNE insiste d'ailleurs sur ce point depuis plusieurs années : 100 % des livres pilonnés seraient recyclés.

Quel recyclage pour nos lectures ?

La pratique du recyclage constituait il y a quelques années un véritable progrès, par rapport à l'anéantissement pur et simple. Le développement de cette seconde vie du papier et des cartons est indéniable et, estime Karen Politis Boublil, « [l]es papiers graphiques et les cartons sont plutôt bien recyclés en France, avec un volume de l’ordre de 70 % de la production ».

En 2021, d'après l'Actualisation 2021 des flux de produits graphiques en France proposée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), 6,8 millions de tonnes de papiers graphiques et de cartons ont été recyclées. « L’édition, sur la même année, représente 26.300 tonnes d’ouvrages recyclés, soit 0,38 % de l’ensemble », remarque la chargée de mission du SNE.

Crédits photo : ActuaLitté, CC B SA 2.0
Crédits photo : ActuaLitté, CC B SA 2.0

Un volume qui parait négligeable, mais que l'urgence environnementale remet néanmoins en perspective. D'autant plus que ce recyclage n'est pas sans perte qualitative pour le papier en question : « Une petite part de cette pâte à papier issue de livres recyclés est réutilisée pour la fabrication de livres. Elle est plutôt utilisée pour d’autres emplois, notamment le papier destiné à l’impression de journaux », détaille Karen Politis Boublil. 

Le secteur de l'édition lui-même n'utilise qu'une très faible proportion de papier recyclé, autour de 1 % de ses achats totaux, un volume qui n'a pas évolué depuis des années. En cause, une qualité moindre du papier, qui ne laisserait pas les lecteurs satisfaits.

En somme, si un bouquin se recycle, cette opération ne compense pas totalement les ressources utilisées pour le fabriquer, d'autant qu'un titre recyclé n'équivaut pas à un neuf.

Recycler, la « fausse bonne idée » ?

Le livre ne se recycle pas à l'infini, et ce recyclage lui-même a par ailleurs un coût énergétique. Des voix s'élèvent donc contre un pilon qui, s'il a changé de moyen en délaissant l'incinération, reste problématique, dans la mesure où il « excuse » une production de masse.

Sans surprise, ce discours s'entend du côté du marché de l'occasion, voire de l'économie sociale et solidaire. Représentant le premier, le groupe allemand Momox, géant de la reprise et de la revente de livres et de produits culturels, a diffusé un communiqué à l'occasion de la Journée mondiale du recyclage, le 18 mars, pour attirer l'attention sur le cas de l'édition.

« À titre d’exemple, interdire le pilonnage des livres invendus permettrait une réduction de plus de 47.000 tonnes de CO2/an, si on considère qu’un livre neuf peut émettre jusqu’à 1,8 kg de gaz à effet de serre », souligne le message en citant des données de l'association française The Shift Project, présidé par Jean-Marc Jancovici.

Le raccourci doit être explicité : la remarque de Momox vise moins le recyclage que la surproduction d'ouvrages : le chiffre de The Shift Project, établissant l'émission de 1,8 kg de gaz à effet de serre à un livre neuf, recouvre toute son existence, de sa fabrication à son achat par le client, et pas du tout la phase de recyclage à proprement parler.

Interrogé, Heiner Kroke, président directeur général de Momox, précise : « Aujourd’hui, les méthodes de production les moins durables sont celles qui coûtent le moins cher et le pilonnage des invendus constitue l’une des seules solutions pour minimiser les frais de stockage. » 

Évoquant surtout la fabrication et le transport du livre, Kroke poursuit en suggérant des leviers d'amélioration, comme « l’utilisation de papiers recyclés et issus de ressources durables, la réduction des déchets d’emballage et des émissions liées au transport, ainsi que la baisse de la consommation d’énergie liée à la fabrication et l’impression des livres ».

Interrogé sur la situation en Allemagne, le PDG de Momox ajoute qu'il n’existe pas de réglementation spécifique au pilonnage des livres outre-Rhin, lequel « reste malheureusement une pratique courante, bien que plus limitée qu’en France ».

Le livre, industrie comme une autre

Du côté de l'économie sociale et solidaire, l'un des acteurs, Ammareal, se prononce aussi en faveur d'une régulation. « Qu’il y ait une loi qui cherche à interdire ou limiter cette mise au pilon, cela me semble quelque chose de complément pertinent », assure Renan Ayrault, cofondateur et président de la société. « J’imagine que, pour les éditeurs, cela ferait réfléchir aux quantités produites, aux méthodes de production, à la gestion du réassort. »

Selon lui, « contraindre les éditeurs changerait un mode de production bien établi » et les habitudes d'un autre temps. « Il n’y a pas de raison que le secteur soit traité autrement que d’autres producteurs ou industries », affirme-t-il.

Un discours en faveur de la législation et de la responsabilisation qui fait son chemin dans le secteur, où les études et formations des agences régionales et autres associations sur le sujet se multiplient.

Depuis 2019, l'Association pour l'écologie du livre propose ainsi un autre discours pour penser l'impact écologique, considéré comme un objet social, d'une part, mais aussi comme un produit souvent fabriqué en série, dont l'existence a des conséquences environnementales.

L'exclusion du livre de la filière à responsabilité élargie des producteurs, encore confirmée en début d'année 2023, témoigne d'une aura persistante, l'objet étant abordé comme un bien culturel à part. « La presse et le livre ne sont pas des contenants polluants, mais des contenus vertueux sur lesquels nous devons nous appuyer pour ne pas sombrer dans une société où les mots, noyés dans un torrent numérique, perdraient de leur valeur et de leur sagesse », annonçait ainsi Laurent Esquenet-Goxes, député Démocrate et apparentés, en janvier dernier.

Une déclaration à laquelle répondait Thomas Bout, membre de l'Association pour l'écologie du livre et fondateur des éditions Rue de l’échiquier, dans nos colonnes : « Il est évident que le secteur doit s’interroger sur ses pratiques et que nous sommes concernés, en tant que producteurs, par une empreinte environnementale. Exclure le livre, sur ce plan-là, me semble extrêmement hypocrite et contestable. »

Faciliter la seconde vie du livre

Les acteurs de l'occasion auraient bien sûr intérêt à une limitation des destructions d'ouvrages, comme le reconnait Renan Ayrault : la société assume parfois le rôle d'un soldeur, en reprenant à moindre coût des exemplaires invendus. « Ammareal en bénéficierait un peu, puisque nous devrions voir, logiquement, plus d'éditeurs se tourner vers nous. Cela dit, on ne pourrait pas se permettre non plus de reprendre des milliers d'exemplaires invendus, et à des tarifs trop élevés, car cela serait trop risqué. »

Dans le domaine de l'occasion, « notre offre alimente notre demande : nous sommes en recherche de titres », précise-t-il. Toutefois, un stock de 2000 à 3000 ouvrages invendus du même ouvrage ne représente qu'un faible intérêt : les ventes d'occasion sont constituées d'une multitude de références qui s'écoulent à un ou deux exemplaires, sauf exception — les best-sellers d'un temps et certains classiques.

Présentoir de livres d'occasion chez Boulinier, Paris - ActuaLitté, CC BY SA 2.0
Présentoir de livres d'occasion chez Boulinier, Paris - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

À ce jour, Ammareal travaille avec 6 éditeurs, auxquels elle rachète des ouvrages, mais aussi avec un grand nombre de librairies, qui souhaitent se séparer de titres de leur stock qu'il n'est plus possible de retourner. Sans oublier les bibliothèques, à l'occasion d'un désherbage des collections.

La société Ammareal elle-même a recours au recyclage, « pour un certain nombre de titres dont nous avons trop d'exemplaires. Nous essayons toutefois de les donner, auparavant, notamment à des associations ou à des écoles. » L'entreprise cède gratuitement entre 30.000 et 50.000 exemplaires par an, selon son cofondateur. Pour le recyclage, elle se tourne principalement vers Paprec, qui s’est engagé par écrit à un traitement de 80 % des volumes en France et 20 % en Espagne et en Allemagne.

Assouplir le prix unique ?

« La cession d'ouvrages à des soldeurs précède la fin de l'exploitation d'un livre », précise Renaud Lefebvre, directeur général du Syndicat national de l'édition. « Il ne peut s'agir que d'un solde total : en application de la loi de 1981 sur le prix unique du livre, des livres en librairie au prix public ne peuvent pas coexister avec des ouvrages soldés. Dans le cadre de cette opération, un certain volume d’exemplaires trouve acquéreur auprès d’un soldeur intéressé. Cette exploitation concerne une part faible des ouvrages vendus, bien inférieure à 1 % du marché du livre. »

Une pratique marginale, donc, qui rapporte assez peu d'argent à l'éditeur, et parfois moins — voire rien du tout — à l'auteur. À ce sujet, « [l]e SNE travaille actuellement avec les organisations d’auteurs pour mettre en place une rémunération des auteurs qui n’existe pas encore dans la quasi-totalité des cas », ajoute Renaud Lefebvre. « Les montants seront surtout symboliques », prévient-il, « car les prix de cession aux soldeurs sont très bas, sans commune mesure avec les prix de vente publics en librairies ».

Outre-Rhin, un aménagement dans la loi sur le prix unique du livre permet « aux vendeurs de fixer le prix de leur choix si un ouvrage neuf ne s’est pas vendu dans les 18 premiers mois » détaille Heiner Kroke, le PDG de Momox. Par ailleurs, « le pilonnage des livres est très impopulaire dans l’opinion allemande, c’est pourquoi de nombreux éditeurs préfèrent donner leurs invendus à des associations ou les revendre à d’autres libraires, puisqu’ils en ont la possibilité, contrairement à la France ». 

Modifier la loi sur le prix unique, afin d'ouvrir les possibilités d'écouler plus facilement des stocks ferait sans doute courir un risque aux librairies, notamment les plus fragiles économiquement.

D'après GfK, les fonds récent (1 à 2 ans après la parution) et ancien (3 ans et plus) représentent en effet une part significative des ventes de livres. Mieux encore, le fonds ancien « contribue à la performance des circuits », avec une dynamique conséquente entre 2012 et 2021, surtout dans les librairies, où fonds récent et ancien pèsent pour plus de la moitié du chiffre d'affaires.

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Extrait d'une étude GfK Market & Consumer Intelligence pour le Syndicat de la Librairie française (2022)

Contraindre à l'écoconception

Parallèlement à la responsabilisation des producteurs, l'écoconception des ouvrages est devenue une question centrale, tant pour l'industrie que pour les observateurs. L'écoconception du livre consiste à prendre en compte l'impératif de sobriété énergétique et l'impact environnemental de la production avant même la fabrication. Une démarche par laquelle un éditeur vise le plus petit bilan carbone, le plus faible coût sociétal pour sa parution.

Outre l'utilisation d'encres particulières, l'écoconception peut limiter l'usage de certains matériaux, difficilement recyclables, bannir le pelliculage des livres — qui donne un aspect brillant —, ou encore s'assurer que le lieu de fabrication se trouve le plus proche possible du lieu de distribution, voire de vente.

« Contraindre à l'écoconception augmenterait les coûts de fabrication, ce qui conduirait mécaniquement à une baisse de la production », souligne Anaïs Massola, présidente de l'Association pour l'écologie du livre. Elle cite en exemple la hausse récente des tarifs du papier, qui a eu pour effet de réduire le rythme de parution de Gallimard Jeunesse, entre autres...

Imposer certaines obligations en matière de fabrication éviterait par ailleurs certaines situations aberrantes, comme l'impression d'ouvrages très loin de leurs lieux de vente, notamment en Chine, fait relevé par plusieurs études passées. L'édition déplore souvent un manque de savoir-faire technique en France ou en Europe, mais l'écoconception pourrait peut-être, justement, faire renoncer à certains produits éditoriaux...

Produire mieux, ou produire moins ?

L'écoconception suffirait-elle à circonscrire les productions carbone ? Elle a, pour commencer, certaines limites, rappelées par le Syndicat national de l'édition. « Il faut garder à l’esprit la durabilité du livre : pour un manuel scolaire, il peut être plus pertinent de le doter d’une couverture plus solide, plus épaisse, certes, mais qui permettra de multiples usages, sur la durée », souligne Karen Politis Boublil. « À chaque projet éditorial correspond une écoconception. »

Par ailleurs, plusieurs analyses pointent les conséquences d'une logique de surproduction, en l'attribuant majoritairement aux grands groupes éditoriaux, comme l'a fait le Shift Project dans un rapport de 2021. Citant des données de 2015 relevées par le SNE, l'organisme rappelle qu'« entre 2012 et 2013, le nombre de nouveautés produites par les cinq plus importantes maisons d’édition adhérentes au SNE a augmenté de 23,3 % contre 0,3 % en moyenne pour les autres » (p. 119).

Si 10 années se sont écoulées, les fondamentaux n'ont pas vraiment changé. 69.577 titres (nouveautés et réimpressions) ont été mis sur le marché en 2021, contre 59.461 en 2020 — année exceptionnelle —, 62.483 en 2019 et 61.831 en 2018. S'il faut prendre en compte un possible effet de rattrapage dû au Covid en 2021, l'inflation de la production reste de mise.

Crédits photo : ActuaLitté, CC B SA 2.0
Crédits photo : ActuaLitté, CC B SA 2.0

Et les habitudes commerciales ont la peau dure : dans une librairie, une grande surface spécialisée ou alimentaire, une pile d'ouvrages ou un présentoir rempli d'exemplaires du même titre sont réputés plus vendeurs.

Nouveaux outils et « travail de fond »

L'organisation professionnelle des éditeurs, dont le bureau est majoritairement composé de représentants d'importants groupes éditoriaux, assure par la voix de son directeur général qu'elle « mène un travail de fond engagé sur ces questions environnementales, qui vont rester primordiales sur les 10 prochaines années ».

Pour lutter contre la surproduction et le « gaspillage » d'exemplaires, le SNE met en avant le développement de son outil Booktracking, attendu de longue date. Celui-ci « vise à fournir prochainement aux éditeurs des données quotidiennes sur les ventes réelles en librairies, ce qui leur permettra d’estimer les stocks en magasin et de prendre des décisions de retirage en connaissance de cause. À l’heure actuelle, ils ne disposent pas de ces informations », souligne Renaud Lefebvre.

« Ne pas réimprimer un ouvrage dont les stocks excèdent la demande est évidemment la meilleure option du point de vue environnemental », complète-t-il.

Comme d'autres structures professionnelles, notamment les agences régionales et la Fédération interrégionale du livre, le SNE se penche effectivement sur la question, à travers un « Club environnement » qui réunit régulièrement la Commission Environnement du SNE et les adhérents du syndicat intéressés par ces questions, en ligne, afin de faire émerger les interrogations, d’éventuelles solutions et de partager les bonnes pratiques.

« Nous avons lancé un chantier sur l’analyse du cycle de vie de plusieurs types d’ouvrages, pour aller plus loin que le simple bilan carbone », ajoute encore Karen Politis Boublil. « Il s’agit de mesurer l’impact environnemental du livre, de la conception au lecteur. L’Ademe, très intéressée, nous assiste sur le sujet. » L'Association pour l'écologie du livre, pour sa part, dévoilera prochainement une cartographie « écologie du livre ». Pratique, pour un cheminement qui ne fait que commencer...

Photographie : illustration, Ana Guzzo, CC BY-NC 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Par Antoine Oury
Contact : ao@actualitte.com

18 Commentaires

 

Vasseur Laurence

22/06/2023 à 00:05

Très riche article...
Les marchés secondaires comme BookOff ou Gilbert Jeune contribuent largement au recyclage des livres et évitent sans doute des mises au pilon de livres, non?
Dommage que des éditeurs brandissent toujours le même bouclier des coûts de fabrication plus élevés si on produit local plutôt qu'en Chine .. ils ont pensé au coût du fret maritime, la pollution des mers??
Alors que les " gros éditeurs" se font de jolies marges, par rapport à leurs auteurs, dernière roue du carrosse mais oh! combien précieux 🙏🤣🙏...
J'adresse mes meilleures salutations aux courageux qui commencent à prendre fait & cause pour l'eco-conception !
Je la soutiens à 150%....


Stop tout

22/06/2023 à 08:02

Et si tout simplement les éditeurs prenaient en compte les remarques des forces de vente des éditeurs : d’arrêter d’avoir la grosse tête et de vouloir faire plus que la demande. La finalité c’est trop de retours, du pilon etc etc..

sandra ZTL

22/06/2023 à 17:47

Vous parlez bien des Gros et Grands éditeurs là, voir groupe éditorial ? On est bien d'accord ?

JBC Toulouse

22/06/2023 à 08:45

Bel article, bon résumé. Comme tous les produits ayant une date limite de consommation, le livre doit être mangé rapidement, ou finir à la poubelle. C’est en toute connaissance de cause que l’édition continue inexorablement à publier des milliers de romans à deux balles et d’essais non transformables pour continuer d’exister. Surproduction à la base, pilonnage en fin de course. Mais de quoi nous plaignons-nous ? La filière consomme du papier issu de forêts plantées à cet effet, imprime avec des encres en voie d'innocuité, protège du mieux qu’elle peut les circuits courts, développe ses propres réseaux d’occasion, donne à des associations ou des bibliothèques, recycle son trop-plein et réfléchit à son empreinte écologique…
La problématique est celle de faire correspondre l’offre et la demande pour générer le moins de déchets possible. Sachant qu’à l’origine il n’y a PAS de demande, il suffirait de n’avoir rien à offrir pour limiter à tout jamais la casse. Plus sérieusement, tout est question de dosage et de réglage. Éviter la surproduction, mieux répartir. Quant au pilon, il est pour l’heure inévitable et sert au recyclage.
À titre comparatif, je crois me souvenir que 80% des magazines et journaux des kiosques finissent eux aussi pilonnés.

Marie

22/06/2023 à 17:37

La DLC pour les livres? Je ne comprends pas. Il ne vous est jamais arrivé de "relire" un livre, une ou plusieurs fois?Si le mot "consommation" incluant la notion de destruction plus ou moins lent, ne s'applique pas pour tout, c'est bien, "en premier", pour le livre. De plus l'offre et la demande ne s'appliquent pas non plus au livre...Ou alors vous écrivez au second degré, au temps pour moi!!!

Éric Dumas

22/06/2023 à 09:56

Enfin un article sur cette question !

À mon sens, la question n'est pas de savoir si le pilon représente 0.38 % ou 38 % des déchets de la filière papier, pas seulement de l'éco-conception du livre.

La question est plutôt simplement de notre acceptation à vendre des dizaines de livres sur les scandales écologiques dans les autres filières de l'économie, sans accepter de se poser la question sur notre propre comportement.

La surproduction a un coût écologique. Pour tous, dans le secteur du livre comme dans celui de la mode, chez Shein et chez Gallimard.

Il n'est pas plus acceptable de consommer des matières premières, de produire des déchets et de la pollution (je vous invite dans ma ville de Tarascon pour constater dans les eaux et sentir, au sens olfactif au plus près ce que veut dire l'industrie papetière, en France), pour des livres sans avenir ou pour des fringues sans avenir.

Pour la première fois aux RNL de Marseille, nous avions posé cette question, avec un succès d'estime, avec des réponses de nos interlocuteurs peu convaincantes.
Essayer de nous faire croire que ce sont des gestes dans nos librairies (nombre de PLV, ampoules LED, recyclage...) qui changeront l'impact environnemental de la filière est un leurre, cela ne suffira pas.

La réalité est que si la distribution reste le maillon de la chaîne du livre le plus rentable, il est impossible de bouger, et tant que des très gros éditeurs ont la double casquette....

Et voilà comment nous participons sereinement à ce que nous dénonçons avec vigueur dans nos merveilleux rayons "écologie et environnement"...

Domino

22/06/2023 à 11:38


Et l’écologie de la vie des écrivains ? C’est-à-dire l’économie de la création ?Un certain agacement m’a prise, j’ai lâché la lecture car au bout de quatre paragraphes de l’article, il n’est toujours pas question de la rémunération des auteurs lors de la vente d’un livre, d’occasion ou pas. Je ne saurai donc pas si vous en parlez, de cette priorité des priorités, mais si c'est le cas, c'est trop loin dans l'article. Dès que vous parlez de vente d’occasion, il est impératif d’exiger une rémunération de l’auteur. Ne pas en parler est un scandale. Comparer avec les auteurs de musique ou de cinéma. Le cinéma a trouvé un système, de prélever sur le ticket une part qui va aux auteurs. Tout prix de livre, tout acte marchand relatif au livre neuf ou d'occasion, doit être prélevé, de la même façon, d’une fraction qui doit financer la création des auteurs et leur vieillesse, et leur dignité. Bonjour les rémunérés de la chaîne du livre, éditeurs, journalistes, utilisateurs de livres, professeurs, bibliothécaires, qui maniez des livres au travail et vivez votre vie de bourgeois, en nous bouffant le foie. Quelle honte ! Au combat ! J'entends votre objection, "ce n'est pas le sujet". Précisément, comment se fait-il que ce ne soit jamais le sujet ?

Gilles

22/06/2023 à 13:15

Le cinéma ne vend rien d'occasion, donc la comparaison est nulle et non avenue.
Sinon, du coup, si j'achète un livre neuf et que je le revends sur le Bon Coin, comment on me taxe pour l'auteur et combien ?
Si vous revendez une table de jardin de la même manière, vous devrez donc repayer le fabricant/détenteur du brevet ?

Domino

22/06/2023 à 14:34


Actualitte a d’ailleurs commis une coquille éloquente dans son message envoyé aux boîtes aux lettres courriel : « Le scandale écologique du pillon ».
C’est « Le scandale écologique du Pillons ! (les auteurs) qu’il eût fallu orthographier
(notamment en espérant regratter sur le bon coin trois sous pour sa pomme tandis que les auteurs crèvent bouche ouverte). Allez-y, « Pillons », Pillez ! Je ne compte pas convaincre la Noblesse ni le Clergé, il y a mieux à faire.

Domino

22/06/2023 à 14:38

Actualitte a d’ailleurs commis une coquille éloquente dans son message envoyé aux boîtes aux lettres courriel : « Le scandale écologique du pillon ».
C’est « Le scandale écologique du Pillons ! (les auteurs) qu’il eût fallu orthographier
(notamment quand on espère regratter sur le bon coin trois sous pour sa pomme tandis que les auteurs crèvent bouche ouverte).
Allez-y, « Pillons », Pillez ! Je ne compte pas convaincre la noblesse ni le clergé, il y a mieux à faire.

Guigue

22/06/2023 à 16:05

Bonjour,
La différence entre votre table de jardin (ou votre livre) est que vous l'avez acheté... et donc que ceux l'a créée, fabriquée, distribuée ont été rémunérés.
Par contre, quand un livre invendu revient de chez un libraire, l'éditeur est facturé par le distributeur car il n'a fait que le déposer..
Quand il est ensuite stocké, l'éditeur est facturé par le distributeur...
Quand il est ensuite pilonné, l'éditeur est facturé par le distributeur...
Et comme il a été imprimé et ensuite retourné, stocké, pilonné, l'éditeur a tout de même payé l'imprimeur...

Et si l'éditeur revend ensuite ce livre à un soldeur, c'est à un prix tellement minime qu'il ne couvre qu'une minuscule part des dépenses citées plus haut et que cela représente une perte pour lui.

Je me demande ce que dirait un auteur si on lui demandait de contribuer à cette perte...

Scan le Gentil

22/06/2023 à 13:26

Les bouquins des politiques qui ne se vendent presque pas, voire jamais, mais que les éditeurs produisent pour copiner, rien que ça, c'est une catastrophe. Et quand on voit qu'ils sont distribués et disposés en rayonnage pour juste donner une "couleur" politique au présentoir, ça donne une idée du gâchis.

Yves Morel, Librairie eMLS

22/06/2023 à 13:35

Merci pour la qualité de cet article. Je jette un autre éclairage dans ce débat, celui du livre numérique, et de son développement.

Le numérique est souvent décrié comme source importante d'émission de CO2, et c'est vrai car un terminal numérique peu utilisé est une cause inutile d'émission de CO2. Pourtant, dans bien des usages, le numérique est une voie intéressante pour parvenir à la nécessaire réduction de notre impact. Il n'y qu'à comparer le bilan carbone d'une réunion en visio, et en présentiel.

En ce qui concerne le livre numérique, il peut aujourd'hui être lu sur son smartphone de manière relativement confortable. Là, l'émission de CO2 est très faible, le smartphone est déjà là.

Pourquoi les éditeurs ne testeraient-ils pas les volumes devant être imprimés en effectuant un pré-lancement numérique ? Que pourrait-on faire pour permettre au numérique de prendre une place plus importante dans le lectorat ?

Comme vous, je préfère lire sur un support papier que sur un support numérique, et, en tant que libraire numérique et papier, je suis attaché au livre papier. Mais encore plus soucieux de l'avenir du climat et de la planète.

marion

22/06/2023 à 16:28

Très bel article qui fait la synthèse sur le plan de la fabrication.
Un élément qui n'est pas cité : la trésorerie ! Les maisons d'édition, et surtout les grands groupes éditoriaux, fonctionnent sur le paiement des mises en place chez les libraires que le livre se vende ou non : donc même si le livre n'est pas vendu, il a généré un capital qui permet de fabriquer le livre suivant et d'envoyer le premier au pilon ! Ce système vicié implique beaucoup de nouveautés, ce qui ne rend pas la tâche aisée pour les libraires et qui obstrue la visibilité des plus petites structures.

sandra ZTL

23/06/2023 à 10:19

Merci Marion pour cet éclairage que peu de personnes connaissent, et qui en effet met à mal de petites structures comme la mienne.

Denis

23/06/2023 à 07:22

Pas un mot sur le print on demand !?

Vanessa Chauvin-Degenne

24/06/2023 à 17:51

Article vraiment intéressant. Merci à so auteur.

Aurelien Terrassier

25/06/2023 à 11:56

Vaste question aux réponses pas si simples. En effet, s'il faut éviter de réimprimer des ouvrages à faible demande et éviter le transport longue distance pour le recyclage de papier, il n'existe toujours pas une machine de la taille d'une imprimante avec laquelle chaque personne pourrait recycler ses anciens livres et autres prospectus et emballages. Epson avait déjà conçu un prototype de la taille d'une armoire il y a quelques années déjà. Pour ma part, même si ce n'est pas l'unique solution, ça pourrait changer beaucoup de choses car même si la majorité des papiers dans les bacs jaunes sont recyclés le compte n'y est pas. Les éditeurs eux et c'est précisé en début de page adoptent une éthique ecoresponsable contre la déforestation. C'est en tout cas la politique du Livre de poche. C'est pas mal il faut que ça continue et cela doit inciter les éditeurs à faire de leur mieux pour l'eco-conception tout en sachant que les liseuses par ailleurs ne sont pas si écologiques que ça vu qu'elles usent de certains métaux rares et qu'il n'y a pas d'eco-conception. Après le recyclage des composants existe aussi. C'est tout un programme.

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Créée en 2018 à l’initiative d’Adèle Van Reeth, aujourd’hui directrice de France Inter, et désormais dirigée par Géraldine Mosna-Savoye, animatrice du Souffle de la pensée sur France Culture, la collection de philosophie « La Relève » est relancée par les Éditions de l’Observatoire. 

12/01/2026, 17:44

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Paul Watson ouvre une nouvelle aventure éditoriale chez Glénat

Les éditions Glénat inaugurent en janvier 2026 une nouvelle collection de non-fiction narrative, Latitude Aventure, pensée comme un vaste territoire éditorial consacré à l’aventure humaine sous toutes ses formes. À travers ce projet, l’éditeur entend rassembler et renouveler des récits longtemps cantonnés à des rayons spécialisés – montagne, mer, exploration – pour leur offrir une visibilité élargie et un nouveau souffle littéraire.

09/01/2026, 18:18

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Une nouvelle éditrice chez Casterman Jeunesse

Casterman Jeunesse (Madrigall) renforce son pôle Romans français avec l’arrivée de Mathilde Gaudant au poste d’éditrice junior. 

09/01/2026, 13:30

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Âme animale : une collection pour apprendre à se mettre à la place des bêtes

Et si la rencontre avec un animal suffisait à infléchir une trajectoire de vie ? C’est le pari d’Âme animale, une nouvelle collection de courts essais personnels des éditions Tana, qui entend placer l’expérience sensible au cœur du récit. À chaque volume, un auteur ou une autrice raconte la rencontre avec une espèce - parfois redoutée, parfois idéalisée -, qui a profondément modifié son regard sur le vivant.

08/01/2026, 18:06

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Clap de fin pour Trilogie Éditions, qui proposait des séries littéraires par abonnement

La maison Trilogie Éditions a été placée en liquidation judiciaire, en fin d'année 2025, par le tribunal de commerce de Toulouse, a appris ActuaLitté. Créée en 2024, la structure avait adapté le modèle de l'abonnement à des séries littéraires, mais n'a pas réussi à transformer l'essai. L'intérêt du public était là, mais l'exposition médiatique et le soutien des libraires sont restés insuffisants, estime le fondateur, Aurélien Verdun.

08/01/2026, 12:35

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True Crime : la mère de Kay Scarpetta publie ses mémoires en mai 2026

Après des décennies passées à disséquer le crime dans la fiction, Patricia Cornwell s’apprête à retourner son regard vers sa propre histoire. La romancière américaine, figure majeure du thriller contemporain, publiera True Crime, son tout premier livre autobiographique.

07/01/2026, 17:53

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Notre livre de cuisine anti-gaspi à dévorer, avec Olivier Chaput

À l’heure où les écrans s’imposent dans le quotidien des enfants, le chef Olivier Chaput lance Souvenirs de Cuisine, un projet éditorial porté avec la Team Chabada. Pensé comme un ouvrage de transmission plus que comme un simple livre de recettes, il défend la cuisine comme acte éducatif et culturel dès le plus jeune âge. 

07/01/2026, 11:34

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L'AMAEL, instance de dialogue auteurs-éditeurs, en pleine discorde ?

Présentée au début du mois de novembre dernier, l’Association de Médiation des Auteurs et des Éditeurs de Livres (AMAEL) vient concrétiser un projet interprofessionnel évoqué en... 2014. Une longue, très longue création qui n'empêche pas, à l'arrivée, un certain nombre de frustrations. Des organisations d'auteurs et de traducteurs désavouent ainsi la structure, estimant que certaines voix n'ont pas été entendues lors des travaux préparatoires ou contestant sa légitimité.

07/01/2026, 11:30

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Prise dans le marasme Humanoids, La Boîte à Bulles renommée Pictavita

Par des messages envoyés aux auteurs et aux journalistes, la maison d'édition La Boîte à Bulles officialise un changement de nom, pour devenir Pictavita. Derrière la « réorganisation » annoncée se profile surtout la méthode de Fabrice Giger, dirigeant et propriétaire de la structure, habitué des manœuvres financières et administratives. Le fondateur et ancien dirigeant, Vincent Henry, licencié en 2024, assure que le groupe Humanoids, également lié à Giger, lui doit plus de 500.000 €.

07/01/2026, 10:11

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Rivages recrute un nouvel attaché de presse

Les Éditions Rivages (Actes Sud) ont nommé Alexandre Blomme au poste d’attaché de presse, aux côtés de Marie Trang et Marie Wodrascka. Il occupait jusqu’ici des fonctions de communication et relations presse au sein de l’agence littéraire Trames.

05/01/2026, 10:27

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Fontaine O Livres annonce les participants du Tour d’Europe de l’édition indépendante 2026

Fontaine O Livres a annoncé la liste des maisons d’édition sélectionnées pour l’édition 2026 du Tour d’Europe de l’édition indépendante, un programme annuel destiné à accompagner des éditeurs francophones dans leur développement international. 

05/01/2026, 09:00

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Ces maisons d’édition qui se sont lancées en 2025 

Nouvelles structures indépendantes, lignes éditoriales affirmées, formats audacieux ou ancrages territoriaux revendiqués : malgré un contexte fragile pour le livre, plusieurs maisons d’édition ont vu le jour en 2025 aux quatre coins de la France et en Belgique. Du polar à la jeunesse, de l’essai politique au manga, ces initiatives témoignent d’une volonté de reprendre la main sur les formes, les récits et les conditions mêmes de publication, en assumant des choix éditoriaux tranchés et des modèles souvent hors normes.

30/12/2025, 13:23

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Intelligence artificielle et édition : la révolution silencieuse qui secoue les éditeurs chinois

Dans la sphère éditoriale chinoise, l’année 2025 s’inscrit comme une période charnière, un moment où l’intelligence artificielle (IA) ne se contente plus d’être un outil auxiliaire, mais devient un acteur à part entière de la chaîne du livre. Un récent article du Beijing News propose de poser une question simple et pourtant difficile : lirez-vous un livre entièrement traduit par une IA ?

30/12/2025, 12:16

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Quand Simone de Beauvoir décryptait “le phénomène Bardot, légende créée par les autres”

Publié en août 1959 dans le magazine américain Esquire, Brigitte Bardot and the Lolita Syndrome n’est pas un livre au sens strict, mais d'un essai incisif de Simone de Beauvoir consacré au « phénomène Bardot ». L’autrice y propose moins une notice biographique qu’une lecture sociale : Bardot, décédée ce 28 décembre 2025, devient un révélateur des tensions de la France d’après-guerre, prise entre morale bourgeoise, culture de masse et reconfiguration des désirs.

28/12/2025, 16:42

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Avec Marc Kopylov, une certaine idée du livre s’éteint

Fondateur, avec son épouse Christiane, des Éditions des Cendres, Marc Kopylov est décédé le 14 décembre dernier, à l’issue d’un long combat contre la maladie, à l'âge de 70 ans. Depuis 1984, la maison indépendante qu’il dirigeait avait construit un catalogue exigeant, attentif aux textes et à leur forme.

 

23/12/2025, 12:48

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Média-Participations s’allie à la plateforme africaine Gara pour diffuser son catalogue

Le Groupe Média-Participations annonce la signature d’un accord de distribution avec la plateforme numérique africaine Gara. Ce partenariat porte sur la diffusion de son catalogue d’édition francophone sur le continent africain, via une plateforme conçue pour les usages numériques locaux. Il s’inscrit dans une stratégie de développement engagée par le groupe en Afrique, fondée sur le numérique et des partenariats avec des acteurs implantés sur le territoire.

23/12/2025, 10:35

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Édition indépendante : après ActuSF, Pollen Diffusion entre au capital de Tom Pousse

Avec cinq autres partenaires, le diffuseur-distributeur indépendant Pollen Diffusion devient actionnaire de Tom Pousse, une maison d’édition spécialisée dans l’accompagnement des enfants et des adultes en difficulté d’apprentissage et/ou en situation de handicap. L’opération s’inscrit dans une reprise collective, tandis que le fondateur, Alain Royer, conserve la direction éditoriale.

18/12/2025, 18:26

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La Quête du Coeur de diamant, un roman illustré pour allumer la lumière intérieure des jeunes lecteurs

Dans les années 2050, Stella, une jeune fille différente et courageuse, découvre le début d'Une légende oubliée : celle du Cœur de diamant, un symbole d’espoir capable de sauver la Terre. Guidée par la sagesse toltèque, une louve blanche et sa propre lumière intérieure, elle part en quête de cette légende sans se douter que c'est en quête d’elle-même qu'elle se lance. Un projet Ulule porté par Charlotte Hiroux Sırkıntı.

18/12/2025, 13:02

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Michèle Pedinielli dirige “L’affaire qui…“, nouvelle série en coédition avec la BnF

Aux éditions de l’Aube, la collection L’Aube noire ouvre un nouveau rendez-vous : « L’affaire qui… », une série créée et dirigée par Michèle Pedinielli, en coédition avec la Bibliothèque nationale de France (BNF).

 

17/12/2025, 18:23

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Black Book Éditions, spécialisées dans le jeu de rôle, en redressement

La maison d'édition lyonnaise Black Book, spécialisée dans les jeux de rôle et jeux de société, a annoncé son placement en redressement judiciaire, validé par le tribunal des activités économiques de Lyon mi-novembre. L'entreprise est fragilisée en raison du coût lié au bail d'un important dépôt, a expliqué David Burckle, fondateur et dirigeant.

17/12/2025, 11:25

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Sur l'écologie du livre, l'éditeur “a une responsabilité particulière” (Wildproject)

Cette fin d'année sera cruciale pour le secteur du livre, miné par des résultats jugés décevants et une certaine morosité ambiante. L'impératif économique masquera sans doute des réflexions sur l'industrialisation et la commercialisation des ouvrages, alors que certains acteurs s'interrogent sur l'impact environnemental de leurs pratiques. La maison d'édition Wildproject, qui consacrait dès 2019 un titre à l'écologie du livre, poursuit cette réflexion.

15/12/2025, 15:38

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Fondées en 1988, les éditions møtus en liquidation judiciaire

L'éditeur de livres jeunesse møtus, fondé par François David en 1988 sous un statut associatif, a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Caen, le 10 décembre 2025. La structure, rachetée en 2019 par Pierre Lenganey, alors propriétaire de la librairie alençonnaise Le Passage, a publié ses derniers livres en fin d'année 2024.

15/12/2025, 15:34

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Premier tome d'une collection de romans éco-conscients pour les 9-12 ans

Dans les Pyrénées, Elena, Lise et Tom voient leurs vacances bouleversées par une série étrange d’attaques de troupeaux. Quand un loup se profile, la peur s’installe. En enquêtant auprès des éleveurs et des protecteurs de la nature, les jeunes héros découvrent un territoire où émotions et idées s’affrontent. Premier tome de la collection Crimes contre Nature, ce polar vert écrit par mère et fille, invite les 9-12 ans à explorer la biodiversité et à cultiver leur esprit critique. Projet porté par Claire Marine Alemany.

15/12/2025, 12:11

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Au Québec, les éditions Abduco reprennent le catalogue des Intouchables

Les éditions Abduco annoncent l'acquisition des catalogues des Éditions des Intouchables et des maisons associées (Lanctôt Éditeur et les Éditions Cornac), dans le cadre d'un accord avec la famille de Michel Brûlé, fondateur de la maison Les Intouchables décédé le 31 mai 2021.

11/12/2025, 15:27

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Tibert Éditions ouvre une campagne pour “sauver la maison”

À l'aube de leur dixième anniversaire, Tibert Éditions ont ouvert, ce 9 décembre, une « vente solidaire », avec comme objectif de « remettre la maison d'édition à flots pour naviguer vers 2026 ». François Andrieux, fondateur de la structure, espère atteindre un objectif de 20.000 € récoltés par cette initiative afin de compenser, notamment, de « nombreux impayés de la part de librairies ».

11/12/2025, 12:06

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Groupe Bayard : Pauline Alvado nommée directrice commerciale du pôle jeunesse

Le Groupe Bayard annonce l’arrivée de Pauline Alvado au sein de son pôle jeunesse, où elle occupera les fonctions de directrice commerciale. Elle exercera sous la responsabilité d’Emmanuelle Marie, directrice adjointe du pôle jeunesse.

11/12/2025, 11:31

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Crunchyroll Manga (re)devient Kazé et promet “un label fort”

Pegasus Manga, une société de HarperCollins Publishers, annonce aujourd’hui qu’après trois ans, la marque Crunchyroll Manga reprend son nom d’origine : Kazé. Ce nom a façonné l’histoire de l’édition manga en France et en Allemagne pendant plus de 30 ans et demeure une référence culturelle, reconnue par les lecteurs et respectée par l’ensemble du secteur. 

10/12/2025, 12:01

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Le monde arabe cartographié, pour mieux comprendre les politiques du livre

Les éditeurs et éditrices indépendant·es du monde arabe dévoilent une cartographie des politiques publiques du livre couvrant 11 pays de la région. Cette nouvelle ressource propose une lecture comparative des dispositifs législatifs, économiques et culturels qui structurent le secteur du livre et témoigne d’un travail mené malgré un contexte souvent fragile et instable.

 

10/12/2025, 11:15

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Terre à terres : la nouvelle maison qui veut penser les transitions

Les éditions de l’Aube lancent Terre à terres, une nouvelle maison pour penser les transitions écologiques, sociales et technologiques. Née de la restructuration de plusieurs collections existantes, cette nouvelle entité entend rendre plus lisible un travail éditorial déjà engagé de longue date sur les questions de soutenabilité, de territoires et de transformations du monde contemporain.

09/12/2025, 16:38

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La maison d'édition Petit à Petit placée en redressement judiciaire

Fondées en 1997, les éditions Petit à Petit ont été placées en procédure de redressement judiciaire, a appris ActuaLitté. Olivier Petit, créateur et dirigeant de la maison, nous explique avoir voulu « anticiper et prendre les mesures nécessaires pour assurer les paiements des auteurs et le financement des ouvrages en cours de réalisation ».

09/12/2025, 15:19

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Mort d’Irène Lindon, figure discrète des Éditions de Minuit

Figure discrète des Éditions de Minuit qu’elle dirigeait depuis la disparition de son père Jérôme Lindon, Irène Lindon s’est éteinte ce dimanche 7 décembre à l'âge de 76 ans, d'après Libération. À la tête d’une maison née dans la clandestinité pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a prolongé jusqu’à la cession à Madrigall une politique d’auteur exigeante, au service des textes et d’un catalogue marqué par le Nouveau Roman.

09/12/2025, 13:02

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Isabelle Darthy prend la présidence de la commission internationale du SNE

Isabelle Darthy, directrice des droits étrangers à l’école des loisirs et Rue de Sèvres, a été élue présidente de la commission Internationale du Syndicat national de l’édition (SNE). Sa nomination est intervenue le lundi 8 décembre 2025.

09/12/2025, 11:10

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Asad Haider, penseur de l’émancipation, s'en est allé

Théoricien marxiste, universitaire et éditeur militant, l'Américain Asad Haider est décédé. Il s’était imposé, en quelques années, comme l’une des voix les plus aiguës de la gauche radicale anglophone. À la croisée de la philosophie politique, de l’histoire des mouvements révolutionnaires et des luttes antiracistes, son travail n’a cessé d’interroger un même nœud : comment penser l’émancipation sans réduire la politique à la simple gestion des identités ?

08/12/2025, 18:18

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Flammarion recrute une nouvelle assistante commerciale pour la BD et la Jeunesse

Flammarion Diffusion accueille une nouvelle recrue au sein de son équipe commerciale. Depuis décembre 2025, Alice Colin a rejoint la maison en tant qu’assistante commerciale pour les secteurs Bande dessinée et Jeunesse. Elle assure la coordination commerciale, le suivi des ventes et l’accompagnement des équipes diffusion sur ces catalogues.

08/12/2025, 13:55

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Les éditions Deuxième époque en danger

Les éditions Deuxième époque, maison indépendante montpelliéraine dédiée aux arts vivants, traversent une grave crise financière menaçant leur survie. Plus qu’un lieu d’édition, c’est un espace de partage, d’apprentissage et de création collective autour des auteurs, stagiaires et coopérateurs. Pour préserver cette aventure humaine et culturelle, l’équipe lance un appel aux dons afin d’assainir sa trésorerie et poursuivre la publication d’ouvrages essentiels sur le théâtre, la danse, le cinéma et les beaux-arts.

08/12/2025, 10:44

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Zéno Bianu, poète des seuils et des traversées, est mort

Le poète, dramaturge et essayiste Zéno Bianu est mort le 9 janvier 2026 à Paris, à l’âge de 75 ans. Figure singulière de la poésie contemporaine française, il laisse une œuvre abondante et multiforme, située à la croisée de la poésie, du théâtre, du jazz et des spiritualités orientales.

12/01/2026, 17:33

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L'auteur d'Histoire de Jérusalem interdit d’entrée en Israël

L’historien français Vincent Lemire s’est vu notifier une interdiction d’entrée sur le territoire israélien, à quelques jours d’un déplacement universitaire prévu à Jérusalem et Tel-Aviv. Spécialiste reconnu du conflit israélo-palestinien, l’universitaire évoque une décision politique ciblant des voix critiques et dénonce une atteinte directe à la liberté académique.

12/01/2026, 17:10

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La Propagandiste, un roman inspiré d'un vécu familial au tribunal

Paru au Seuil en août 2023, le premier roman de Cécile Desprairies, La Propagandiste, est au cœur d'une action en justice porté par le frère et un cousin de l'autrice. Ils lui reprochent une « atteinte à la mémoire des morts » par la présentation de plusieurs membres de leur famille comme des collaborateurs avec l'occupant nazi, pendant la Seconde Guerre mondiale.

12/01/2026, 15:28

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En Australie, un festival boycotté après l’éviction d’une écrivaine pro-palestinienne

La déprogrammation de l’autrice et universitaire palestino-australienne Randa Abdel-Fattah par l’Adelaide Festival (Australie) a provoqué une vive contestation dans le monde littéraire. À quelques semaines de l’édition 2026 de l’Adelaide Writers’ Week, programmée du 28 février au 5 mars, plusieurs dizaines d’auteurs ont annoncé leur retrait de l’événement.

12/01/2026, 14:52

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Rachat de Mondadori : les faits de corruption du camp Berlusconi examinés par la CEDH

Arnoldo Mondadori Editore, un des plus importants groupes éditoriaux italiens, appartient aujourd'hui à la Finanziaria di Investimento Fininvest S.p.A. — ou Fininvest —, holding de la famille Berlusconi, qui en a fait l'acquisition en 1991. Ce rachat avait toutefois été entaché de faits de corruption de magistrats, afin d'obtenir une décision favorable face à un concurrent, le groupe CIR de Carlo De Benedetti. Les héritiers Berlusconi ont contesté, auprès de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), la condamnation de Fininvest en 2011, sans succès.

12/01/2026, 12:11

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Un nouveau centre dédié aux cultures francophones ouvre à La Nouvelle-Orléans

La fondation à but non lucratif « Nous », The New Orleans Foundation for Francophone Cultures, a inauguré un nouveau centre culturel au 602 Toulouse Street, dans le quartier français de La Nouvelle-Orléans. Le lieu, ouvert après plusieurs mois de rénovation, regroupe une galerie d’exposition, une librairie francophone et un studio de production. Il est en collaboration avec The Historic New Orleans Collection et vise à structurer un pôle dédié aux cultures francophones de Louisiane.

12/01/2026, 11:01

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Les petites librairies françaises fragilisées par l'année 2025

Les résultats de l'édition française pour 2025 ne sont pas encore connus, mais risquent d'être modestes, et les meilleures ventes de l'année écoulée révèlent déjà une concentration — l'effet McFadden — qui interroge. Du côté des librairies, les plus petites enseignes, dont le chiffre d'affaires est inférieur à 300.000 €, sortent fragilisées, tandis que le reste de la profession garde tout juste la tête hors de l'eau.

12/01/2026, 10:06

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Lucie Hazemann nommée directrice générale des services de l’INHA

L'Institut national d'histoire de l'art (INHA) annonce la nomination de Lucie Hazemann au poste de directrice générale des services de l'établissement d'enseignement supérieur et de recherche. Parmi ses premiers chantiers, la définition du nouveau projet stratégique de l'institution.

12/01/2026, 08:34

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Écriture inclusive et langue française : le Conseil d’État tranche, l’Académie peste

La querelle autour de l’écriture inclusive a franchi, fin 2023, un seuil supplémentaire. En rejetant un recours dirigé contre l’usage du point médian sur deux plaques commémoratives apposées à l’Hôtel de Ville de Paris, le Conseil d’État a clos un contentieux apparemment mineur, mais lourd de portée symbolique. 

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Droit d’auteur vs IA : 2026, l’année de tous les verdicts aux Etats-Unis (1/2)

Les systèmes d’intelligence artificielle peuvent-ils utiliser librement des œuvres protégées sans rémunérer leurs auteurs ? L’épineuse question de ce bras de fer juridique mondial entrera dans une phase décisive en 2026. Après une salve de procès retentissants et un accord historique en 2025, la nouvelle année apportera des décisions majeures, susceptibles de redéfinir l’application du droit d’auteur à l’ère de l’IA.

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Pourquoi des autrices ont été exclues d’une distribution massive de livres au Mexique

Le Fondo de Cultura Económica (FCE) du Mexique, en collaboration avec plusieurs pays latino-américains, a lancé en décembre 2025 une initiative exceptionnelle : la distribution gratuite de 2,5 millions de livres auprès des jeunes de 15 à 30 ans à travers le continent. Présenté comme un moment de rassemblement culturel et d’ouverture à la lecture, ce projet — baptisé 25 for the Twenty-Five — se heurte cependant à une vive polémique sur les critères de sélection des titres choisis. 

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Adobe accusé de pillage d'ebooks : le gardien du droit d’auteur devient suspect

Adobe occupe depuis des décennies une place centrale dans l’écosystème logiciel : Photoshop, Illustrator ou InDesign sont devenus des standards professionnels, voire des extensions naturelles. Mais depuis quelques mois, ce statut d’allié des auteurs et des éditeurs se fissure. En cause : des poursuites judiciaires intentées aux États-Unis, accusant le groupe d’avoir entraîné ses modèles d’intelligence artificielle sur des livres protégés par le droit d’auteur, sans autorisation ni compensation.

10/01/2026, 11:20

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Pourquoi le Japon mise tout sur l’Inde pour conquérir les lecteurs de manga

À l’aube de 2026, se profilait en effet une offensive culturelle sans précédent. En janvier, un nom emblématique de la BD japonaise traverserait une nouvelle frontière : Yoshitoki Ōima, autrice de A Silent Voice et To Your Eternity. Elle allait se rendre pour la première fois en Inde dans le cadre d’une tournée soigneusement pensée par l’industrie du manga… Un événement ? A plus d’un titre oui.

10/01/2026, 09:37

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Romance en Suède : le genre qui pèse des milliards mais reste méprisé

La Suède est un marché du livre où les chiffres racontent une histoire contrastée. Derrière les files de volumes de romance qui s’écoulent à vitesse grand V — chiffres d’affaires records, classements de vente dominés sans équivoque — se cache une énigme : pourquoi ce genre littéraire, puissant économiquement, demeure-t-il si souvent ignoré ou dénigré par les voix critiques institutionnelles et les pages culturelles établies ?

10/01/2026, 09:13

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À Lyon, les bibliothèques changent de rôle et deviennent aussi des lieux refuges

Longtemps perçues comme des havres de silence et de savoir, les bibliothèques publiques élargissent aujourd’hui leur champ d’action. À Lyon, elles s’inscrivent désormais dans une démarche plus large de protection et d’inclusion, assumant un rôle social renforcé au cœur de la cité. Depuis plusieurs années, la Bibliothèque municipale de Lyon (BmL) affirme une vision de l’accueil qui dépasse la seule médiation culturelle : garantir à chacune et chacun un espace sûr, respectueux, accessible. Une ambition qui trouve un prolongement concret dans l’intégration au dispositif Angela.

09/01/2026, 17:23

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Pub pour le livre sur la TNT : captée par les grands groupes, et un effet peu significatif

À compter du mois d'avril 2024, le ministère de la Culture a voulu ouvrir plus largement la télévision aux publicités pour les livres, en conduisant une expérimentation autour des chaines de la TNT. L'objectif affiché, une plus grande promotion en faveur de la lecture de livres, n'avait pas été du goût de l'ensemble du secteur, qui craignait une mise en avant des mastodontes. Ce qu'une étude d'impact confirme en partie : les grands groupes sont les seuls à recourir à la pub télévisuelle, mais l'impact de cette dernière sur les ventes reste, a priori, peu significatif.

09/01/2026, 15:07

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Après la libération, l’immortalité ? La deuxième vie de Boualem Sansal

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est officiellement candidat à l’Académie française. L’institution a enregistré sa candidature lors de sa séance du jeudi 8 janvier 2026, soit deux mois après sa libération de prison en Algérie.

09/01/2026, 12:17

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“Dévastée”, l'autrice Chimamanda Ngozi Adichie annonce le décès de son jeune fils

L'autrice nigériane Chimamanda Ngozi Adichie et son époux, le docteur Ivara Esege, ont fait part du décès de l'un de leurs jumeaux, Nkanu Nnamdi, à l'âge de 1 an, des suites d'une maladie. « La famille est dévastée par cette perte incommensurable et nous demandons au respect de leur vie privée tout au long de cet épisode douloureux », précise le message.

09/01/2026, 11:17

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États-Unis : la police de l'immigration abat Renee Nicole Good, poétesse

À Minneapolis (Minnesota), un agent de la police de l'immigration (Immigration and Customs Enforcement, ICE) a abattu, ce mercredi 7 janvier au matin, une femme de 37 ans, Renee Nicole Good. Au moins deux coups de feu ont été tirés, blessant la victime à la tête et provoquant rapidement sa mort. Des manifestations réclamant le départ des agents de l'ICE et honorant la mémoire de Renee Nicole Good, poétesse, se déroulent depuis dans la ville.

09/01/2026, 09:41

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Anticipant son décès, Robert Munsch prévoit la publication posthume de 50 livres

L'auteur américano-canadien Robert Munsch, âgé de 80 ans, a pris ses dispositions : diagnostiqué d'une affection chronique neurodégénérative en 2021, il a depuis largement planifié ce que deviendrait son œuvre après sa disparition. Dans un entretien accordé à CBC, il explique qu'une cinquantaine d'ouvrages paraitront de manière posthume, à un rythme régulier.

08/01/2026, 11:42

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Bustes de Tintin : la justice tranche définitivement en faveur des ayants droit

La justice française a définitivement refermé un dossier emblématique des tensions persistantes entre création contemporaine et protection du droit d’auteur. Par un arrêt récemment confirmé, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a validé la décision rendue en première instance dans l’affaire dite des « bustes de Tintin », reconnaissant la contrefaçon d’œuvres issues de l’univers imaginé par Tintin et la violation des droits patrimoniaux et moraux des ayants droit d’Hergé.

08/01/2026, 10:46

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Jean-Pierre Raffarin nommé président du Conseil supérieur des archives

L'ancien Premier ministre (de 2002 à 2005) Jean-Pierre Raffarin a été nommé par Rachida Dati à la présidence du Conseil supérieur des archives, d'après un arrêté publié au Journal officiel de ce 8 janvier. Il succède à Jean-Louis Debré, mort le 4 mars 2025 à l'âge de 80 ans.

08/01/2026, 10:09

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Une nouvelle charte des rémunérations des autrices et auteurs dramatiques

La Charte des rémunérations des autrices et auteurs dramatiques, qui porte sur les émoluments liés aux différentes activités qu'ils peuvent exercer, bénéficie d'une nouvelle version, pour 2026. Conçue et réalisée dans le cadre des États Généraux des Écrivaines et des Écrivains de Théâtre, elle est diffusée par les Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre.

08/01/2026, 10:08

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L'extrême droite pointe la “haine” d'un livre islamique, mais néglige Bible et Torah

Péchés et Guérison, un ouvrage de l'imam et théologien sunnite Ibn Qayyim al-Jawziyya (1292-1350) publié par les éditions Tawbah dans une traduction de Nabil Aliouane, a été retiré de la vente par la Fnac et Amazon. Affichant des formules haineuses à l'égard des homosexuels, mais aussi des personnes juives et chrétiennes, le livre a été repéré par des groupes et députés d'extrême droite. Qui, curieusement, ont oublié que la Bible et la Torah colportent des propos du même ordre...

07/01/2026, 15:50

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Anne Grégoire nommée directrice générale adjointe chez Harmonia Mundi

Anne Grégoire occupe désormais le poste de Directrice générale adjointe chez Harmonia Mundi Livre. Elle indique avoir pris ces fonctions en janvier 2026, à Arles.

07/01/2026, 11:38

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Emma Buttin quitte le cabinet de Rachida Dati, sur fond de polémique

En ce début d'année, le cabinet de la ministre de la Culture Rachida Dati perd une conseillère, en la personne d'Emma Buttin. Elle travaillait auprès de la locataire de la rue de Valois depuis la nomination de cette dernière par Gabriel Attal, début 2024.

07/01/2026, 09:35

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La maison de Michel Butor à Lucinges obtient le label Maisons des illustres

La maison de l’écrivain Michel Butor, située à Lucinges en Haute-Savoie, a obtenu en novembre 2025 le label « Maisons des illustres », attribué par le ministère de la Culture, révèle ce 6 janvier L'Archipel Butor. Cette distinction vient reconnaître la valeur patrimoniale, littéraire et symbolique de ce lieu étroitement lié à la vie et à l’œuvre de l’un des grands noms de la littérature française contemporaine.

06/01/2026, 16:20

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Bientôt, un cadre officiel à la déontologie des bibliothécaires ?

Si la déontologie des bibliothécaires est au cœur de plusieurs textes interprofessionnels, il n'existe pas de cadre officiel à la déontologie des métiers des bibliothèques, constate un rapport de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR). Il propose d'y remédier par un document spécifique, interministériel, renforcé par des actions de formation et un vade-mecum.

06/01/2026, 15:14

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Lyon : le maire veut transformer la Part-Dieu en “bibliothèque la plus créative d’Europe”

À deux mois des municipales, le maire écologiste sortant Grégory Doucet annonce une transformation complète de la bibliothèque municipale de la Part-Dieu, avec l’ambition affichée d’en faire « la bibliothèque la plus créative d’Europe ». Un chantier chiffré à 140 millions €, au cœur d'une campagne face, entre autres, à l'ancien président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas.

06/01/2026, 14:26

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Bibliothèque de Genève : le programme culturel de janvier à juin 2026

Concerts, expositions, rencontres, conférences et visites guidées rythmeront cette nouvelle saison, pensée comme une invitation à sortir, apprendre et partager des moments collectifs. L’ensemble des événements est gratuit, ouvert à toutes et tous, et se déploie sur les différents sites de l’institution.

06/01/2026, 12:19

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Mort de Jacques Serrano, concepteur de la Semaine de la Pop Philosophie

Auteur, concepteur et directeur de la Semaine de la Pop Philosophie, Jacques Serrano est décédé le 28 décembre 2025 à Marseille, à l'âge de 71 ans. Cofondateur de l'association Les Rencontres Place Publique en 1994, il avait imaginé La Semaine de la Pop Philosophie en 2009, pour associer réflexion philosophique et culture populaire.

06/01/2026, 08:59

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Après la disparition de son dirigeant, Publishing Perspectives trouve un successeur

Andrew Albanese a été nommé rédacteur en chef du média professionnel international Publishing Perspectives, succédant à Porter Anderson, décédé en décembre 2025. Journaliste spécialisé dans les bibliothèques et l’édition, il prend ses fonctions dans un contexte marqué par la disparition d’une figure centrale du secteur, tout en conservant la direction éditoriale de Words & Money. 

05/01/2026, 17:16

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De retour à l'Assemblée nationale, le budget 2026 rejoue l'austérité culturelle

Rejeté par l'Assemblée nationale en octobre, adopté par le Sénat en novembre, le projet de loi de finances pour 2026 n'a pas passé l'étape de la commission mixte paritaire, le 18 décembre dernier. Il revient, dans la version amendée par le Sénat, en nouvelle lecture à l'Assemblée nationale à partir du 8 janvier prochain. Du côté du ministère de la Culture, le programme reste celui de l'austérité.

05/01/2026, 15:15

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Décès de Francis Hallé, figure littéraire et scientifique de la botanique

Le botaniste et écrivain français Francis Hallé est mort le 31 décembre 2025 à 23h à l’âge de 87 ans, à son domicile de Montpellier, a annoncé l’association qui porte son nom. Scientifique de terrain reconnu pour ses travaux sur les forêts tropicales primaires, il a aussi marqué le paysage intellectuel français par une œuvre abondante mêlant science, réflexion philosophique et écriture accessible, dans laquelle il a défendu une approche sensible et rigoureuse du monde végétal.

05/01/2026, 14:08

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Des bibliothèques et des CDI accessibles à tous les publics : mode d'emploi

D'accès libre et gratuit, les bibliothèques publiques s'efforcent à présent de renforcer l'accessibilité de leur bâtiment et de leurs collections, afin d'être véritablement ouvertes à tous les publics. Le ministère de la Culture a publié un guide détaillé, « pensé comme un outil de référence pour accompagner les professionnels sur le terrain », et ainsi appliquer l'accessibilité à tous les domaines d'activité.

05/01/2026, 11:37

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Benoît Boutefeu rejoint le catalogue des éditions ABAK

Les éditions ABAK annoncent l’arrivée de l’écrivain Benoît Boutefeu dans leur catalogue. Cadre supérieur de la fonction publique ayant exercé dans plusieurs ministères, il est installé en région bordelaise. Son troisième roman paraîtra au deuxième trimestre 2026.

05/01/2026, 11:06