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Le montant réglementé des frais de port des livres fixé à 3 euros

Après la promulgation de la loi du 30 décembre 2021, dite « Loi Darcos » qui instaurait un montant des frais de port minimum pour les envois de livres venait la définition de ce montant. Le ministère de la Culture a accepté la proposition de l'Arcep, chargée de déterminer un tarif : l'expédition d'un livre coûtera donc au minimum 3 € à l'acheteur.

Le 22/09/2022 à 18:30 par Antoine Oury

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Publié le :

22/09/2022 à 18:30

Antoine Oury

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Le ministère de la Culture a mis fin au suspense concernant le montant minimum des frais de port pour l'expédition des livres : un acheteur paiera ainsi 3 € pour recevoir son livre à domicile ou dans un point de retrait (hors point de vente au détail de livres).

Ce tarif minimum sera obligatoire pour tous les vendeurs de livres neufs, sans aucune dérogation possible par l'intermédiaire de programmes de fidélité. Par ailleurs, l'achat d'un livre avec d'autres produits, comme une machine à laver, par exemple, nécessitera également le paiement de 3 € pour l'expédition du livre.

À partir de 35 € d'achat de livres, toutefois, il sera de nouveau possible, pour les vendeurs, de proposer une livraison à 1 centime € minimum, la gratuité étant interdite depuis une loi de 2014. Quel que soit le montant de l'achat, si la livraison s'effectue dans un point de vente au détail de livres — autrement dit, une librairie —, les frais d'expédition pourront être nuls.

Le tableau de l'Arcep, mis à jour

L'ensemble de ces règles s'appliquera à la Métropole et à l'Outre-mer, a précisé le ministère de la Culture lors d'un échange avec la presse.

Restaurer l'équité

Publiée au Journal officiel le 31 décembre 2021, la loi du 30 décembre de cette même année comportait notamment une nouvelle mesure relative aux frais de port des livres commandés en ligne. Après l'interdiction de la gratuité, il devenait obligatoire de respecter un certain montant minimum, que l'Arcep, l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, devait définir.

Cette même autorité avait proposé un tarif de 3 € en avril dernier, avant d'ouvrir une consultation publique pour recueillir les avis des acteurs du livre et du e-commerce sur ce montant et la législation en général. Au moment de la présentation de ce tarif, le Syndicat de la librairie française (SLF) indiquait qu'il « n'[avait] convaincu personne, sauf Amazon »...

Malgré les efforts du SLF, la satisfaction d'une très large majorité des autres intéressés aura pesé dans la balance. Selon une source proche du dossier, la corporation poursuivra ses négociations collectives avec La Poste, afin de réduire les frais pour les librairies, faute de mieux. 

Ce tarif minimum concernera en effet tous les acteurs du livre, des librairies indépendantes au géant de la vente en ligne Amazon, ses concurrents, la Fnac ou Cultura, ou encore des plateformes de vente comme leslibraires.fr.

L'esprit de la loi était de rétablir une plus juste concurrence entre les différents vendeurs de livres : avec l'interdiction de la gratuité des frais d'expédition des ouvrages, Amazon avait instauré un tarif de 0,01 €, bientôt imités par d'autres grands acteurs de la vente en ligne. En instaurant un tarif minimum commun à tous les vendeurs, le législateur espère placer les grands acteurs et les librairies plus modestes sur un terrain plus égalitaire.

Hausse des prix et tentation de l'occasion

La volonté du législateur s'est heurtée à plusieurs critiques, de taille. La première d'entre elles concernait le « cadeau » fait à Amazon, en réduisant de fait les dépenses du géant pour assurer les frais de port à 1 centime. « Nous préservons sa rentabilité malgré lui, on ne peut pas le nier », reconnaissait elle-même Roselyne Bachelot-Narquin, alors ministre de la Culture lors des débats à l'Assemblée nationale, présentant ce fait comme un mal nécessaire.

Martine Berthet, rapporteure pour avis de la Commission des affaires numériques, lors de ces mêmes débats, s'inquiétait pour sa part de « la hausse drastique du prix des livres [...] sans pour autant que les libraires ne gagnent de clients supplémentaires ». Il y a plus d'un an, en juin 2021, lorsqu'elle émit ces réserves, le taux d'inflation était bien moindre qu'aujourd'hui...

À ce titre, le cabinet de la ministre de la Culture explique que « la différence entre le tarif de 1 centime et celui de 3 € semble suffisamment importante pour avoir un impact, tout en prenant en compte le contexte d'inflation actuel. Il aurait été contre-productif d'aller plus loin, par rapport au pouvoir d'achat des Français. »

Le tarif de 3 € a obtenu les faveurs de la rue de Valois et du ministère de l'Économie, parce qu'il est « accepté socialement et déjà appliqué par des enseignes pour la vente de produits culturels à distance ».

D'autres acteurs du livre s'inquiètent d'un report des lecteurs et lectrices vers le marché de l'occasion, pour compenser les nouvelles dépenses liées aux frais de port. Soulignons que, depuis quelques mois, auteurs et éditeurs préparent le terrain pour une possible taxe sur les ventes de livres d'occasion, pour financer la création... Sur ce point, le ministère confirme que le sujet est étudié, en collaboration avec les auteurs et les éditeurs, mais que le sujet reste « plus complexe ».

Le cabinet reconnait qu'il « peut y avoir un intérêt » pour le consommateur à se tourner vers le livre d'occasion, mais que ce marché reste « réduit aujourd'hui ». Des livres moins chers, et des frais de port qui ne sont pas astreints au tarif minimum de 3 € : le calcul pourrait toutefois être fait rapidement par des lecteurs et lectrices.

Notifier la Commission européenne

Autre bémol mis à la législation, et non des moindres, une distorsion de concurrence qu'avait pointée la Commission européenne. En début d'année, elle estimait que « certains des plus petits vendeurs à distance pourraient ne pas être en mesure de concurrencer les vendeurs de détail », avec cette charge obligatoire pour les frais de port. 

« [L]e projet notifié semble porter atteinte à l’objectif de la Loi relative au prix du livre qui a introduit le système de prix fixes, applicable dans les mêmes conditions à tous les vendeurs, quel que soit leur filière de vente », poursuivait la Commission dans un courrier. En imposant une augmentation substantielle au prix final du livre, la législation irait tout bonnement à l'encontre de la loi sur le prix unique...

Le montant réglementé, avant d'être applicable, devra bien passer sous les yeux de la Commission européenne : le ministère de la Culture la notifiera dans les prochains jours du projet d'arrêté, pour avis. L'institution aura alors 3 mois pour rendre ses observations et éventuelles objections. « Si de nouvelles réserves sont émises, ce sera à nous d'y répondre, avec des arguments très précis », explique le cabinet de la ministre.

Une fois la publication de l'arrêté au Journal officiel, un délai de 6 mois sera laissé à tous les acteurs pour la mise en conformité. La rue de Valois vise donc l'été 2023 pour l'entrée en vigueur effective des 3 € de frais de port minimum obligatoire pour le livre neuf.

Dossier : Le prix unique des frais de port du livre, une saga législative

Photographie : illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Par Antoine Oury
Contact : ao@actualitte.com

68 Commentaires

 

Al

22/09/2022 à 21:38

Le risque principal selon moi c'est la baisse du volume des ventes dans le neuf. Les petits auteurs et petits éditeurs qui sont pas où peu présents en librairie ont à mon sens beaucoup à y perdre.

cguitteaud

22/09/2022 à 21:41

Une belle ânerie qui va peser sur les petits éditeurs lesquels ne vendent bien souvent que par internet, les librairies n'ayant pas de place pour eux dans leurs rayons.
Mais tout le monde s'en fiche.
A-t-on pensé aux étudiants qui doivent commander des livres uniquement disponible de cette façon ? Et si on me parle de la bibliothèque universitaire, tous les livres dont on peut avoir besoin n'y sont pas. Surtout pour les mémoires.
En attendant, je n'irai pas plus acheter en librairie qu'avant.
Bien au contraire.

franck

23/09/2022 à 09:51

Ce n'est pas la régulation des frais de port qui devrait déterminer si oui ou non on se déplace pour acheter en librairie et si oui ou non un bouquiniste pourrait vivre de son métier. Il faut peut-être regarder du côté de ses petites habitudes pour comprendre qu'elles ont donné à manger à l'ogre et ont très concrètement aidé à la fermeture des disquaires et bouquinistes des petites villes. Amazon, Fnac et autres monstres ne sont pas apparus ex nihilo : ils sont là grâce à ceux qui les font exister : ceux qui achètent. Peut-on enfin se mettre ça dans la tête et se lever de son canapé ?

koinsky

23/09/2022 à 10:30

Ben non, on est bien dans nos canapés en charentaises à lire sur nos liseuses ou à écouter les yeux fermés un verre de vieux vieux Bourbon à la main le dernier Jonathan Safran Foer ou Nicole Kraus achetés hier sur Amazon !
Pourquoi on se lèverait de notre canapé ? Pour aller voir vos bobines de déterrés nous faire la réclame du dernier Musso ? Non merci, je préfère largement être mon propre libraire.
Eh oui, vous ne servez plus à grand chose ni à grand monde, à part à quelques bobos entristes, faut vous faire une raison et changer de métier ou réinventer le vôtre de fond en comble si vous voulez survivre...
Désolé, mais à un moment il faut avoir le courage de regarder les choses en face.
Jamais le déni n'exonère du réel.
Je dis ça et pourtant je connais de nombreux libraires passionnants.
Bien à vous.

franck

23/09/2022 à 10:51

Je n'en attendais pas moins.

franck

23/09/2022 à 10:54

Et je ne suis pas libraire.

Jiji

23/09/2022 à 12:18

Y a des tas de raisons pour lesquelles ne pas aller chez le petit libraire du coin. Il faut être valide. Il faut qu’il y en ait une. Il faut que le libraire nous plaise, et qu’il ait des lectures communes avec nous (oui on peut commander, mais le but d’une librairie c’est surtout de flaner et découvrir par hasard).
Et perso je passais bcp de commandes, mais jamais à la fnac ou amazon parce qu’il y a beaucoup d’alternatives. Dans les faits, je commanderais surement juste moins, et je ne suis pas la seule. Tant mieux pour la demie tonne de livres non lus chez moi mais bon. Bref, pas la peine de partir sur un « les gens sont des gros cons flemmards, sauf moi »…

La girafe qui lit

26/09/2022 à 08:51

Bonjour,
Les tronches de déterrés des libraires ? sympa ! Vanter uniquement le Musso ? Réducteur
Il est un peu nul votre message !
Mais profitez de ce qui vous fait vous sentir bien !
Et pensez à acheter une nouvelle planète sur Amazon, je suis sure que jeff bezos vous fera une super réduction avec une livraison à 1 centime et le lendemain, depuis je ne sais pas où auront atterri tous les riches d’ici là…
Ce n’est pas le métier de libraire qui est à réinventé ! C’est les façons d’acheter ! Mais allez, ce n’est pas ici qu’on arrivera à faire bouger quelque chose !
Traitez moi de naïve, de simpliste ! J’ai l’habitude !
Je retourne à mon métier ! Oui si vous ne l’aviez pas deviné, je suis libraire 😏

Nemo

26/12/2023 à 15:57

C'est sûr, le métier de libraire n'est pas à "réinventé", comme l'écrit celui qui n'est même pas foutu d'écrire correctement le français.
Mais il est peut-être à réinventer.

Corsaire Sanglot

07/10/2023 à 15:09

Les indices glanées ci et là à la lecture de votre post (la pratique de l’écoute de livres, tellement plus facile, hein…ainsi que du support -une liseuse- ben voyons.. tout comme la mention de vos goûts littéraires - cf la reference à l’ex couple d’écrivains « star » New yorkais faussement intello et réellement beauf) ont tôt fait de nous renseigner sur la tranche démographique à laquelle vous appartenez. Ces signes confirment également la raison pour laquelle les librairies ferment. Nous n’avons que les commerces que nous méritons, bien entendu. Quand les pourceaux parvenus dépassent en nombre les amateurs éclairés de confiture, il devient plus rentable de fermer la confiserie et d’ouvrir une porcherie, il va sans dire.

B.

23/09/2022 à 10:32

C'est vrai en partie. Mais une partie de ces personnes de ne déplacent pas non plus car elles ne s'y retrouvent pas dans ce qui est proposé. Il suffit de lire des livres moins populaires ou "bankable". Étant une grande lectrice de SFF aller dans une librairie et ne même pas avoir un rayon sff décent est assez courant. Et la plupart n'ont pas forcément la liberté de se déplacer tout le temps (certaines n'ont même pas de librairies dans leur ville ou village) et donc faire commande auprès de cette librairie. Surtout que les délais sont parfois longs. Je ne suis pas sûre que augmenter les frais de port étaient la solution à adopter. Pour moi c'est avoir choisi "la facilité".

Aurélie

23/09/2022 à 11:18

"Les petites habitudes" comme voys écrivez, c'est d'aller dans une librairie et de se voir répondre "il faut commander". Jamais je ne peux acheter un livre qui me tente, des noms comme Wilkie Collins ou Henri Troyat sont tombés dans l'oubli. Tout ce qu'on nous propose en magasin, c'est Grangé, Musso et des livres sur le régime...

Hubert

24/09/2022 à 06:45

Je suis bien de votre avis et j'ai connu cela trop souvent. "Passez commande! votre livre sera disponible dans une semaine (avec de la chance)" ou le "Navré! ce livre n'est pas commandable auprès de notre réseau."

Hubert

24/09/2022 à 07:02

Je n'achète quasiment jamais de littérature. Cela ne me passionne pas. Les Zola, les Modiano, les Teulé... C'est sans doute bon mais je ne suis pas intéressé par cette forme de récit ni sur les tourments humains (j'ouvre la TV ou lis la presse pour en être abondé).

Je préfère lire des livres de sciences, géopolitique, technologies... Mais c'est difficile de pouvoir les commander en librairie classique (car certains petits éditeurs ou éditeurs spécialisés ne sont pas distribués là-bas)

Lors de mes études, j'ai voulu commander un livre chez Dunod sur la physique nucléaire pour réviser. Le libraire du coin s'est lancé dans une diatribe sur le danger des sciences et du danger nucléaire. Après 10 minutes, je me suis demandé si il allait passer commande car il m'a proposé des livres sur le danger du nucléaire.
J'étais étudiant. C'était dans mon cursus. J'avais pas envie d'être jugé par un type allumé.

B.

22/09/2022 à 22:19

Bonjour
Est ce que cela concerne aussi les livres non édités par des maisons d'éditions françaises. Par exemple des livres écrits dans une autre langue ?

Un observateur

23/09/2022 à 10:15

s'ils sont envoyés depuis l'étranger non, à priori. S'ils sont envoyés depuis la France, quelle que soit leur langue, alors oui.

B.

23/09/2022 à 10:25

Merci. C'est du coup encore plus idiot. Parce que plutôt que de supporter des librairies anglaises en France ça va se rabattre encore sur les sites internet qui viennent de l'étranger...

Ledoc

22/09/2022 à 23:20

C’est vraiment n’importe quoi cette loi. Comme si le fait d’augmenter le prix des livres allait ramener le peu de lecteurs qui restent vers les librairies. Il faut à l’inverse favoriser la lecture et faire en sorte que plus de gens lisent. Cette loi ne vise qu’à protéger les libraires qui mériteraient bien mieux que ce genre de bricolage auquel l’Europe mettre rapidement un point final.

Aurélue

23/09/2022 à 11:21

C'est comme pour le cinéma, on interroge les professionnels mais pas les clients et après on s'étonne que les salles se vident...

Rieg Davan

23/09/2022 à 03:42

merci les pourris 10-11€ le Livre Poche ou Manga (ils servent à rien tous ces politiques)

koinsky

23/09/2022 à 08:59

Pourvu qu'ça dure ...

Merci pour cette hausse des prix intempestive !! Et vous croyez peut-être que ça va sauver les librairies, qu'on va y retourner en masse comme un troupeau de moutons docile au lieu d e continuer d'aller acheter nos livres sur Amazon ? Avec cette mesure à la con, on va tout simplement se détourner de l'objet livre papier et nous tourner en masse vers le livre numérique et audio... sur Amazon. Ah, vous allez nous trouver une nouvelle pirouette pour taxer ceux-là aussi ! Vous êtes formidables ! Continuez comme ça, vous êtes juste en train de préparer un bel enterrement à toute la chaîne du livre, sauf, une fois n'est pas coutume, à l'auteur, qui, en s'autoéditant finira par s'émanciper de votre système de racket et d'incompétences.

yoann

12/03/2023 à 08:32

Je suis entièrement d'accord avec votre commentaire.
Le passage au numérique est inéluctable, ce que personnellement je déplore, et cette mesure ne va faire qu'accélérer les choses.
Et quand je vois certains médias comme les jeux vidéos qui sont souvent plus chers en version numérique...c'est aussi parfois le cas des livres ou en tout cas la différence est infime et ne se justifie pas. (7€ une version numérique pour 8-9€ la version papier).

Jester

23/09/2022 à 10:07

Vivant à la campagne, je n'ai qu'une librairie dans un rayon de 50 km (que je n'apprécie pas pour de multiples raisons).
La commande en ligne de livre était pour moi le seul moyen d'obtenir certaines éditions limitées ou sorties rares.

Si je le peux, j'achète en librairie mais je trouve honnêtement que cette loi oublie tout ceux qui n'ont pas de librairie à proximité.
Je vais juste me débrouiller pour passer des plus grosses commandes, ou à livrer en magasin quand je sais que je vais dans une grande ville.

(1€, j'aurais rien dit mais 3€? Ça va surtout limiter encore plus la lecture dans certaines zones rurales!)

Fenkys

23/09/2022 à 11:16

J'aurai bien aimé un lien vers l'annonce du ministère ou de l'ARCEP, mais votre article ne contient que des liens en interne.

Team ActuaLitté

23/09/2022 à 13:10

Bonjour
Au moment de la publication de l'article, aucun lien n'était disponible.
Et toujours rien à cette heure.
L'article découle d'un entretien directement mené avec les interlocuteurs du ministère de la Culture.

Lily

23/09/2022 à 11:30

Décision anti-culturelle ! Tout ça pour arranger les affaires des libraires qui, dans l'ensemble, vous reçoivent du bout des dents, font du tri "sélectif" et ne vendent que les auteurs des grosses maisons. Au bout du compte, les "sans dents" l'ont toujours dans l'os.

La girafe qui lit

30/09/2022 à 20:36

Bonjour,

Vous fréquentez des libraires étranges ! Merci de ne pas nous réduire au libraire ou à la libraire qui vous a reçu ainsi !
Et je vous informe que beaucoup de libraires n’ont même pas de smic à la fin du mois !
Notre librairie on a l’a tient avec mon homme à la force de nos bras, de notre tenacité !

Hugo

30/09/2023 à 19:32

Je n'ai plus les moyens depuis belle lurette d'aller en librairie, quelle qu'elle soit, la plupart des livres que j'achète sont d'occasion mais je me doute qu'à un moment où l'autre, l'État trouvera bien un moyen ou un autre de m'empêcher d'accéder à la culture... La France étant de plus en plus réservée exclusivement aux riches...

Gilles

23/09/2022 à 11:57

Pour les mécontents de la hausse du prix global, si vous voulez, on supprime le prix unique du livre, comme ça Amazon vendra les livres beaucoup moins chers.
Bon y'aura plus qu'eux comme librairie, comme aux USA, mais vous ne râlerez plus.
Pour les campagnards : vouloir autant de commerce qu'en ville mais habiter à la campagne, y'a pas un souci sur la réflexion du lieu de vie ? A part par obligation mais la question se pose.
Quant aux faignants du canapé, restez chez vous mais payez-en le prix !

Paysan

23/09/2022 à 19:14

Eh oui, campagnard, c'est un choix et quoi que vous en pensiez, on accepte d'avoir moins de commodités, que ce soit au niveau des commerces ou des professionnels de santé, mais pour les gens de la ville, quand la Covid et les confinement vous guette, vous êtes bien content de venir à la campagne ! Le mieux aurait été de réduire les frais postaux pour les libraires, c'est inadmissible qu'envoyer un livre par la Poste coûte plus cher que le livre lui-même.

Hubert

24/09/2022 à 06:00

C'est totalement irrespectueux envers les gens qui vivent à la campagne ce que vous dites.
Ceux ne sont pas des citadins pour la majorité qui ont voulu s'y installer.

Les types qui vivent à la campagne sont des agriculteurs, des boulangers, des patrons de petits commerces, des salariés, des retraités.... Avant il y avait des librairies et des marchands de presse mais beaucoup ont fermé. Ils ont le droit à l'accès à la culture. Et les bibliothèques municipales sont des fois inexistantes.

Je m’achète des bouquins pour me maintenir informer sur mon métier. Je suis incapable d'acheter mes bouquins (que l'on peut trouver à la FNAC ou dans des librairies spécialisées) dans des librairies de quartier. Mes deux libraires du coin sont incapables de les commander. J'ai voulu offrir à un ami pour son anniversaire un bouquin aux éditions Amphora, mon libraire me dit qu'il ne peut le commander car son fournisseur ne le propose pas.

Lorsqu'un livre qui vient de sortir met 10 jours pour arriver chez mon libraire alors qu'il est déjà en rayon à la FNAC ou dans une librairie à côté du bureau (je m'en suis rendu compte après ma commande), c'est qu'il y a un problème.

Si je demande un bouquin édité en anglais qui est un best-seller aux USA ou en Angleterre ou bien qu'il soit universitaire (oxford university press, springer...), on me dit que c'est pas possible.
Résultat, je commande sur Amazon, une librairie anglaise (livraison quasi-gratuite même en France) ou la fnac. Et la FNAC, j'ai un darty à côté de chez moi, donc j'ai les 5% si je fais livrer chez eux. J'ai voulu commander il y a quelques semaines un bouquin publié chez EPFL Press (éditeur suisse francophone), le libraire de quartier ne pouvait pas. Par contre, j'ai pu le commander en sortant du commerce sur le site de la FNAC et le retirer le lendemain à Darty.
J'ai voulu offrir à mon petit cousin le manga ultra-populaire du moment SpyXFamily. Encore une fois, mon libraire de quartier me dit qu'il le recevra dans une semaine (cela ne m'arrangeait pas car je devais voir le voir le WE), le libraire généraliste près de mon bureau en avait 4 exemplaires

Et légalement, rien ne dit que se faire livrer dans un amazon locker obligera à payer 3 euros.

Et je n'ai pas le temps de mettre au moins 1h30 aller retour pour aller dans une librairie spécialisée.

Alors j'ai beau avoir de la sympathie pour les libraires mais le truc des frais de livraison c'est un faux problème depuis longtemps. Il faut réformer les systèmes de distribution des éditeurs qui misent tout sur les librairies en ligne et laissent de côté les petites librairies.

J'ai vécu en Allemagne quelques années, les libraires sont bien mieux organisés qu'en France. On téléphone au libraire le matin pour commander et il peut recevoir le livre le jour-même ou le lendemain.

Laissons les librairies mourir comme des gnous aux mains des grand distributeurs comme SODIS, hachette livres... qui décident qui peut se faire livrer, quoi se faire livrer et quand.

Laissons les librairies péricliter dans la médiocrité en refusant de se renouveler et en ne proposant que des lauréats ou de sélectionnés de prix littéraires ou du dernier auteur à la mode.

Al

24/09/2022 à 14:54

Je partage entièrement ce que vous écrivez. La condescendance snobinarde envers les campagnes est insupportable. J'ajoute que cette augmentation pourra peut être le déclic du passage vers l'ebook or celui-ci échappe aux libraires et autres canaux traditionnels de distribution ... L'arroseur arrosé en quelque sorte.

Hugo

30/09/2023 à 19:34

Merci !

LEBON

23/09/2022 à 12:53

3€ et limité à 35 € d'achat? Tout ça pour ça! Cela ne changera rien du tout..A l heure on le revient aux coûts réels ,appliquons les car la Poste n'a pas oublié d 'augmenter ces tarifs avec une pseudo taxe gasoil incompréhensible quelque soit le cours du pétrol.Et appliquons ce tarif de 3€ uniquement sur les points relais ( où tous les réseaux de librairies
peuvent avoir en concurrence à Amazon).
Quant au Monsieur assis dans son fauteuil bourbon à la main en train de commander sur Amazon, oubliant le rôle des librairies dans les rencontres etc..je pense que ces propos s adressent à une société cloisonnée où il n y aura plus de libraires mais plus de commerçants plus de lieux de rencontres..en encourageant le travail à la chaîne et les futurs voyages dans l'espace pour des privilégiés..Où se situe le déni par rapport à la société actuelle?

koinsky

23/09/2022 à 14:50

Perso, je n'ai jamais acheté un seul bouquin conseillé par un libraire, sauf par celles/ceux de la Grande Librairie. J'aime bien les libraires, ils sont gentils, c'est des gens bien et cultivés, mais faut avouer qu'ils ne me servent à rien du tout sinon à encaisser mes achats (fréquents). Quant aux bouquins que j'achète en librairie ou ailleurs, je les empile dans mon sous-sol et je ne les lis quasiment jamais. J'ai du Safran Foer, du Kafka, du Faulkner... en magasin, une vraie p'tite librairie dont je ne pourrais conseiller aucun livre.

Seventh

02/10/2023 à 14:55

Avec vous sur ces éléments, Koinsky.
J'ai été l'époux d'une libraire du réseau "Oeil de la lettre", proche, très proche de tout ce que la France comptait d'intellectuels du livre (années 80/90). J'ai travaillé à la Direction du livre d'une DRAC à la même époque. Puis j'ai dépensé beaucoup de francs (à l'époque) chez un libraire bien connu du XVème arrondissement, et plus généralement chez tous les libraires "stars" de Paris et de province (pas besoin de noms : vous les connaissez tous, ils étaient d'ailleurs presque tous membres du réseau Odll).
J'ai fini par en être dégoûté : j'étais étonné de leur arrogance, de leur suffisance, de leur mépris des "sans dents" (pour faire le lien avec une certaine "gauche")... et de l'absence, finalement, de "service". Je me demandais ce que je faisais là, mais où acheter des livres à l'époque, sinon ? Et je ne trouvais jamais ce que je cherchais. Même commander était toute une affaire... déjà à l'époque je préférais Gibert : les "vendeurs" servaient à vous orienter dans les rayons, c'était déjà pas si mal.
Il y avait bien des "raisons d'être" à ces libraires : d'abord vivre du "livre" (c'est un commerce, faire et défaire des offices, c'est toujours travailler !), jouer le rôle de l'intellectuel dans le cercle des "lecteurs" de la ville (un cénacle local... ceci dit, ça ne nuisait à personne)... et sinon ? Sinon, rien. Quel conseil ? Acheter le dernier "machin" ? Mettre en pile le dernier "bidule" ? "Vous allez voir, c'est formidable"... et on se retrouve avec des écrits contemporains sans intérêt, qui vous tombent des mains. Des libraires qui se prenaient pour des professeurs de lettres... je me souviens d'avoir acheté le premier Houellebecq, tout à fait inconnu : je me suis donné un "conseil" tout seul et sincèrement, celui-là ou un autre dans la pile, ça se valait. Il était où le conseil du "grand libraire" du XVème, qui pourtant était un proche et qui aurait pu m'orienter ? Vous lisez tout ce qui sort ? Après tout, peut-être... dans ce cas, vous méritez la légion d'honneur...
C'est fini, je ne fréquente plus les librairies. Quand je passe chez Gibert Joseph, je me paye quelques Pleiades d'occasion. Sinon, je commande tout chez Amazon : des livres d'occasion du monde entier, introuvable en librairie, sur tous les sujets (y compris en philo : j'ai trouvé des éditions introuvable pour trois sous). Le meilleur conseil c'est internet qui me le donne, pas un employé de librairie. Et je m'assieds sur les commentaires d'éventuels culpabilisateurs traitant les "découragés" comme moi de fainéants : chers libraires, vous pleurez des clients perdus ? C'est que vous n'êtes pas bons ou que vous vendez des "objets/produits" (horreur ! Un libraire n'est pas un épicier !) sans intérêt.
Chers libraires : j'espère que vous pourrez continuer à exercer votre métier car je ne vous veux aucun mal, mais aller "en ville" pour commander un livre, c'est plus écolo qu'Amazon ? La réponse est non. Et je préfère marcher en forêt que sur les trottoirs encombrés de commerces sans intérêt, tout ça pour m'entendre dire "je ne connais pas, vous avez les références pour le commander ?". A noter : je me suis rendu-compte que certains hypers avaient désormais des librairies énormes dans leurs "malls". Mais c'est Leclerc alors ça ne vaut rien, ce n'est pas de la "librairie indépendante".
J'espère que vous avez d'autres arguments pour faire (re)venir des clients qui commandent en ligne. Et j'en suis à acheter désormais des livres numériques : ça utilise moins de papier et il n'y a pas de livraison Amazon !
Adesias !

Un observateur

23/09/2022 à 16:16

Deux remarques : c'est une énorme bêtise si on considère que les gens qui commandent des livres sur Amazon font partie des classes supérieures urbaines, en majorité, et que donc cela ne les freinera nullement mais accroitra durablement la marge d'Amazon. Seconde remarque : cela va faire exploser le marché de l'occasion, c'est une loi proMomox. Pourquoi ? La plateforme est en Allemagne, elle ne sera à priori pas contrainte par la loi française et elle applique déjà des frais de port... Donc voilà une loi qui est censée protéger les libraires et qui sont les deux premiers à en profiter : Amazon et Momox

koinsky

23/09/2022 à 19:25

Les gens qui lisent de la littérature blanche font clairement partie des classes supérieures urbaines, ne vous en déplaise. Amazon vend essentiellement du feel good, de la new romance, du fantastique, du thriller urbain,... à des jeunes issus de tous les milieux socio-professionnels... quasiment pas de livres présents dans les librairies. Il n'y a donc aucune concurrence véritable.

sylvie Latrille

25/09/2022 à 20:17

Cela ne résout rien, rien du tout ! Si j'envoie un livre de 12 € par la Poste à un libraire, quasi 4 € de frais de port. J'ai le droit de facturer 3 €. Qui paie le 1 € qui reste : l'éditeur ? Le libraire ? Déjà les libraires ne commandent quasiment plus aux petits éditeurs en auto-distribution, à cause des tarifs postaux. Ben on va crever, voilà tout !

koinsky

26/09/2022 à 10:47

Rien contre les libraires en tant que personnes, bien sûr, mais refuser de voir que la date de péremption du modèle traditionnel de la librairie est largement dépassée, est juste suicidaire.
L'avenir de la librairie se joue sur le numérique, l'audio, l'impression à la demande..., et c'est pas plus mal pour la planète.

Hubert

27/09/2022 à 18:31

Je trouve cela injuste de devoir payer 3 euros de livraison pour des bouquins coûtants 6 à 12 euros (voir 3 euros si je prends un librio) tout cela parce que le libraire du coin ne peut pas commander ou qu'il reçoit les livres qu'une ou deux fois par semaine.

Ledoc

28/09/2022 à 09:48

Pour quelles raisons la Commission Européenne pourrait-elle y être opposée ?

Yoann

12/03/2023 à 08:26

Si vous ne voulez pas envie de vous embêter a lire mon message, voici le résumé :)

>> De mon point de vue, cela n'aidera en rien les petits libraires, qui a terme sont de toute manière voués a disparaitre pour laisser place au numérique.



Dans mon cas j'achète beaucoup de livres sur Amazon (ou autre) car les frais de ports sont gratuits (ou quasi) et que j'habite LOIN de tout libraire.

Il va donc ne me rester que 3 choix :
-Me déplacer en ville quand je fais mes course et "perdre" 30min/1h pour aller chercher mes livres, dont certains ne seront pas disponibles chez les libraires. Donc commande -> donc devoir appeler a l'avance, repasser par la suite, décrire le livre et l'édition au téléphone etc....
Faisable mais pourquoi se compliquer la vie a ce point....je suis aide-soignant de nuit, je fais beaucoup de remplacements et quand on fait 60h par semaine désolé mais 1h de gagnée sur une journée de repos ça compte.
Cela n'empêche pas d'aller fureter en librairie pour trouver des idées et des livres nouveaux de temps en temps, mais quand je veux faire un achat, que je sais ce que je veux, je ne ferai jamais 2h de voiture aller retour + le temps de passage en caisse etc...et dans mon cas l'essence dépensée est supérieur aux 3€ de la livraison. (et pour au final parfois ne pas trouver ce que je cherche, donc il faut impérativement appeler les libraires avant pour vérifier la disponibilité...)
Je dirai même qu'un détour en centre ville, avec les difficultés a trouver une place pour se garer, plus les inconvénient cités au dessus (non disponibilité de ce que je cherche, passage en caisse, etc...) font que je préfèrerais au final payer les 3€ dans tous les cas.
J'ajoute aussi le fait que lorsque l'on cherche une édition collector ou rare en librairie, il faut jouer des coudes car la plupart du temps, et je ne généralise pas mais c'est quand même la vérité la ou j'habite, le libraire ne vends qu'une partie de ce qu'il a, puisqu'il revends le reste plus cher un peu plus tard sur internet; sans compter les gens qui viennent et qui prennent 10 edition collector/luxe/spéciale sur les 20 disponibles en rayon pour faire la même chose. Et donc au bout de 20 minutes il n'y a plus rien en rayon.
Et ceux qui me diront que je ne suis pas obligé d'acheter ce genre d'éditions pour apprécier la lecture, on peut aussi manger des pâtes au beurre tous les jours....surtout que certaines de ces éditions sont augmentées, ou ont des illustrations etc...chacun ses plaisirs.

-Deuxième option :
Acheter plus de 35€ de livres a chaque fois, pas pratique, mais cela est vite arrivé que ce soit avec des livres ou des mangas.
Selon moi la meilleure solution, mais qui poussera forcement parfois a des achats qu'on avait pas planifié pour atteindre le pallier de la livraison gratuite.
Cette option me semble être la meilleure dans mon cas.

-Troisième option qui ne va surement plaire à pas grand monde ici :
M'acheter une très bonne liseuse numérique et prendre tous mes livres en version numérique.
Ici pas de frais de port, et de toute manière c'est l'avenir vers lequel on se tourne, il n'y aura plus de livres papiers a terme c'est une certitude.
C'est loin de me réjouir car dans mon cas bien que je puisse avoir gratuitement (et illégalement) quasiment toutes mes lectures, je continue a les acheter car j'aime le papier.
Lire sur tablette n'est pas dans mes habitudes.
Et bien que nous sommes nombreux dans ce cas, la nouvelle génération aura plus l'habitude du numérique que du papier, donc de toute manière la transition se fera; surtout que du coté de la technologie, de très beau écrans oled pliables/souples commencent a être disponible et pourrons donc remplacer nos "vieux bouquins".

Bref...encore une mesure stupide qui vise a côté, encore des frais supplémentaires pour nous, moins de liberté, plus de contraintes idiotes...nous vivons vraiment une période détestable....









Chris

07/04/2023 à 12:28

Tout le monde choisit ses modes de consommation. Pas de soucis la dessus. Par contre, je ne comprends pas les commentaires désobligeants sur les libraires. Y'en des biens, d'autres moins, comme dans tous les métiers. Celles et ceux que je connais, un périphérie, en centre ville, en campagne et en petites villes sont des personnes investies et passionnées avec des semaines qui dépassent largement les 39h00. Et pourtant, ils sont contents lorsqu'ils se dégagent un SMIC et c'est pas tous les mois.. Et autant dire que cette histoire de frais de port ne changera pas grand chose à leur quotidien, ils n'ont pas été consulté.

HILAIRE

12/04/2023 à 13:30

Cette mesure est choquante, car les libraires sont loin de disposer d'une gamme aussi étendue d'ouvrages que les plateformes en ligne et n'ont pas toujours, loin de là, de commander dans les mêmes conditions.
Cette situation aboutit donc à augmenter le prix du livre d'environ 15%, pour tous ceux que l'on ne peut pas trouver en librairie (ce qui est relativement fréquent), ce qui est inadmissible dans un contexte de forte inflation. Le livre devient, lui aussi, un luxe.

Alfredo

19/11/2024 à 10:39

@Hilaire,
C’est un calcul de marchand de bout de chandelles votre affaire.
En commandant en librairie vous permettez de valoriser des métiers au cœur de la cité, où l’on peut se rendre physiquement et palper de la matière, feuilleter.
Les commandes arrivent en général assez vite. Et si cela ne vous dérange pas de cautionner Amasse Zone et autres consorts qui exploitent nos pairs c’est que vous ne voyez que votre affaire perso dans cette histoire.
Or, nous ne sommes pas seuls.

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Une aide financière aux éditeur allemands, pour renforcer l’indépendance

Hambourg crée une aide annuelle de 700.000 € pour les éditeurs indépendants installés dans la ville. Doté d’une enveloppe publique destinée aux programmes et segments de catalogues, le dispositif retient jusqu’à 40 maisons par an. Les montants, fixés selon le chiffre d’affaires, s’étendent de 10.000 à 25.000 €. La première campagne court jusqu’au 15 juin 2026, avant un rythme biennal à partir de 2027, avec contrôle des dépenses et bilan final.

18/05/2026, 13:15

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La science-fiction saoudienne s’exporte : Fahad Fatani signe aux États-Unis

L’auteur saoudien Fahad Fatani, qui publie sous le nom F. J. Fatani, a signé un contrat en trois livres avec SLKY World, maison indépendante installée à Orlando. L’accord porte sur sa première trilogie de science-fiction, Something About Mars, dont le premier volume est annoncé pour 2027.

18/05/2026, 12:41

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Conseil supérieur des archives : Annette Wieviorka reste vice-présidente

L'historienne Annette Wieviorka, vice-présidente du Conseil supérieur des archives depuis 2023, a été reconduite dans cette fonction par la ministre de la Culture Catherine Pégard. Depuis ce début d'année 2026, l'institution est présidée par Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre.

18/05/2026, 12:19

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Cécile Favarel-Garrigues et Thomas Janicot au ministère de la Culture

Le ministère de la Culture enregistre deux arrivées, au sein de son secrétariat général et de la direction générale de la création artistique. 

18/05/2026, 12:12

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20 années depuis Gomorra, Roberto Savianio toujours au cœur du combat italien

Vingt ans après Gomorra (trad. Vincent Raynaud), Roberto Saviano a fait du Salon du livre de Turin un lieu de bilan et d’alerte. L’écrivain a relié le coût personnel de son enquête sur la Camorra à la saturation de l’information et aux tensions politiques autour de la culture italienne. Une intervention qui replace le livre au cœur des enjeux d’édition, de médias, de liberté d’expression et de hiérarchie des faits dans l’espace public contemporain du pays.

18/05/2026, 12:08

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Lucie Caubet, nouvelle attachée de presse aux éditions du Seuil

Lucie Caubet rejoindra les Éditions du Seuil le 29 juin comme attachée de presse chargée de la fiction. Elle intégrera le service de presse de la maison d’édition auprès d’Alain Deroudilhe, après dix ans passés aux Éditions Jean-Claude Lattès, où elle a accompagné des auteurs de fiction française, étrangère et de polar, ainsi que le développement promotionnel de plusieurs labels et ouvrages.

18/05/2026, 11:17

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Werber, Foenkinos, Berest et Capo dans l'ordre du Mérite

Ordre universel, l'ordre national du Mérite honore des personnes de nationalité française issues de tous les domaines d'activité. Particulièrement fournie en personnalités du secteur du livre, la promotion de ce 15 mai salue notamment les auteurs Bernard Werber, Bernard Capo, Miguel Bonnefoy, Olivier Guez, Anne Berest ou encore David Foenkinos.

18/05/2026, 09:44

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La fin d'un symbole : la maison d'édition de Mafalda ferme ses portes

Ediciones de la Flor, maison indépendante associée à Mafalda, Quino, Fontanarrosa et Rodolfo Walsh, cessera son activité en 2026. La perte de droits majeurs, la concentration du secteur et la contraction du marché argentin achèvent une trajectoire commencée en 1966. À Buenos Aires, la décision dépasse la fermeture d’une entreprise : c'est toute la fragilité économique des catalogues patrimoniaux indépendants face aux grands groupes qui se manifeste.

17/05/2026, 10:28

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Les Mots à la Bouche : la librairie parisienne “traverse une phase critique”

La librairie LGBTQIA+ Les Mots à la Bouche chiffre désormais le cœur de sa difficulté : un loyer passé d’environ 4300 € en 2021 à près de 5500 €, et des charges mensuelles proches de 6000 €. Après une suspension de trois mois de loyer, la SCOP réclame une solution durable à la Mairie de Paris et à Paris Commerces.

16/05/2026, 10:50

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Suite à l'affaire Shy Girl, Hachette durcit le contrôle des manuscrits

Après le retrait de Shy Girl par Hachette, le cas dépasse le sort d’un roman d’horreur soupçonné d’intégrer des passages produits par des outils génératifs. Elle place les maisons face à une question plus ardue que la détection technique : comment documenter l’origine d’un manuscrit ? Et quid de la responsabilité des versions successives, donc de la crédibilité d’un catalogue, quand le doute naît d’abord en ligne, hors des circuits professionnels ?

16/05/2026, 10:11

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OpenAI étudie l'option d'un recours en justice contre Apple

OpenAI étudie les options juridiques après un partenariat jugé décevant autour de ChatGPT dans l’iPhone. L’entreprise envisage notamment une notification de manquement contractuel, sans plainte engagée. Le dossier révèle un enjeu central pour l’IA grand public : la place accordée aux modèles dans les interfaces contrôlées par Apple et leurs outils d’écriture et de recherche.

16/05/2026, 09:58

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Librairies indépendantes : le nouveau défi de la sécurisation des commerces culturels

Une librairie reste un commerce à part. On y protège des livres, mais aussi des rencontres, des habitudes de quartier et parfois plusieurs décennies de travail. Pourtant, comme n’importe quel magasin de proximité, elle peut devenir la cible de cambriolages, d’intrusions nocturnes ou de dégradations coûteuses. Face à cette réalité discrète mais bien présente, les professionnels du livre réfléchissent désormais autrement à la sécurisation de leurs espaces.

15/05/2026, 12:49

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IA : Et si l'accord à 1,5 milliard $ proposé par Anthropic était rejeté ?

À San Francisco, la juge Araceli Martínez-Olguín n’a pas validé immédiatement la transaction de 1,5 milliard de dollars négociée par Anthropic avec des auteurs. Le dossier, né de l’usage de livres piratés pour entraîner Claude, se resserre sur les frais d’avocats, les paiements aux plaignants et la répartition entre ayants droit, au cœur d’un précédent suivi par l’édition. La décision finale reste suspendue aux prochaines ordonnances du tribunal.

15/05/2026, 12:36

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Alors que la Pologne stabilise ses lecteurs, un prix unique du livre est relancé

La Bibliothèque nationale de Pologne maintient à 41 % la part des plus de 15 ans déclarant avoir lu au moins un livre. Derrière cette stabilité, les jeunes, les grandes villes et les bibliothèques publiques structurent l’accès aux ouvrages. Ces données alimentent un vieux débat polonais : prix encadré, transparence des ventes et protection économique des auteurs, éditeurs et libraires, dans un marché fragilisé par les rabais répétés en ligne.

15/05/2026, 11:29

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Bahreïn perd une librairie historique, sur fond de recul du livre

À Bahreïn, National Library ferme son espace de vente d’Isa Town après une liquidation massive. Fondée en 1929, l’enseigne incarne un pan ancien du commerce du livre dans le royaume. Sa fragilité rejoint celle du Salon international du livre, encore reporté faute de soutien privé. Et poursuit une tendance à la raréfaction des lieux d’accès aux nouveautés et aux auteurs locaux du pays.

15/05/2026, 11:17

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J'aime la lecture, savez vous comment ? comme une entrée dans l'art évidemment !

Ce mardi 19 mai, de 9h à 16h30, la bibliothèque Part-Dieu à Lyon accueillera une journée professionnelle consacrée à la lecture jeunesse, organisée avec l’association À livre ouvert. La participation à cette rencontre se fait sur inscription. Article tiré de TOPO, le magazine des bibliothèques de Lyon.

15/05/2026, 10:47

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Intelligence artificielle, comité, prix : ce qu’il faut retenir de l’assemblée de l’A*dS

Réunie à Soleure pour sa 24e assemblée générale, l’association professionnelle des Autrices et auteurs de Suisse a consacré une partie de ses travaux aux effets de l’intelligence artificielle sur la littérature, avec une intervention du professeur Philipp Theisohn.

15/05/2026, 10:47

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La justice indienne blanchit David Davidar blanchi de tout soupçon de plagiat

Après quinze ans de procédure, la Haute Cour de Delhi rejette l’accusation de plagiat visant David Davidar, ancien patron de Penguin India, et l’action en diffamation qu’il avait engagée contre Sivasundari Bose. Au cœur du dossier : un manuscrit allégué mais non produit dans sa version de 2000, une preuve d’accès insuffisante et une limite rappelée aux auteurs comme aux éditeurs, entre proximité thématique et contrefaçon littéraire devant le juge.

15/05/2026, 10:46

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Franca Belfond, co-fondatrice de la maison éponyme, est décédée

Franca Belfond est décédée le 13 mai 2026 à Paris des suites d‘un cancer à l'âge de 93 ans, apprend ActuaLitté de sources familiales. Née en 1932, elle a créé en 1963 avec son mari Pierre Belfond (1933-2022), et codirigé jusqu’en 1991, les éditions qui portent leur nom et dont l’activité se poursuit au sein du Groupe Editis.

14/05/2026, 21:15

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Les livres humoristiques sous haute surveillance en Russie

Le Comité d’enquête russe a lancé une vérification visant des œuvres de Grigori Oster, classique de l’humour jeunesse, après un signalement politique sur leur supposé effet éducatif. L’affaire déplace des textes satiriques vers le terrain de l’expertise morale, dans un pays où éditeurs, libraires et bibliothèques affrontent déjà une pression accrue sur les catalogues.

14/05/2026, 15:19

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Le Quartier littéraire : d’Instagram à un café-librairie au cœur de Rennes

Né en ligne autour de livres d’occasion et de recommandations partagées sur Instagram, Le Quartier littéraire s’installera le 1er septembre 2026 au 19, quai Lamennais, à Rennes. Stéphanie Jouin et Julien Déniel y ouvriront un café littéraire pensé comme un lieu de lecture, de travail et de rencontre, avec des ouvrages de seconde main.

13/05/2026, 18:36

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“Nous n’avons plus de trésorerie” : l'éditeur engagé Melrakki ferme

Quatre ans après sa création, la maison d’édition indépendante Melrakki cessera son activité le 31 mai 2026. Fondée dans le Jura autour d’une ligne éditoriale tournée vers le vivant, la photographie animalière et la protection animale, la structure annonce sa fermeture en dénonçant un système du livre devenu « financièrement intenable » pour les petites maisons indépendantes.

13/05/2026, 18:33

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“La mort nous ramène toujours à la littérature”

Valentin Spitz revient sur la mort de Google, son compagnon de quatorze ans. Né d’un deuil, ce récit raconte comment l’écriture a prolongé une présence, structuré le chagrin et transformé l’absence en livre.

13/05/2026, 17:55

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Obélix, une marque de munitions, d'armes et d'explosifs ? Asterix et périls...

Le Tribunal de l’Union européenne annule la décision de l’EUIPO qui refusait d’effacer une marque Obelix déposée pour des armes, munitions et explosifs. Les Éditions Albert René obtiennent une victoire procédurale importante : l’Office réexamine la renommée commerciale du personnage, sans réduire l’affaire à l’écart entre la bande dessinée et l’armement, ni à la différence entre les publics concernés dans l’Union européenne.

13/05/2026, 12:45

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Le JDD accusé d’avoir diffusé des numéros privés d’auteurs Grasset

Après la publication par le Journal du Dimanche de captures d’écran issues d’une boucle WhatsApp réunissant des auteurs opposés à l’éviction d’Olivier Nora de la direction de Grasset, Guillaume Dasquié, auteur chez Grasset, a décidé d’attaquer l’hebdomadaire. En cause : la diffusion de conversations privées, mais aussi de numéros de téléphone, dont le sien et celui de Vanessa Springora.

13/05/2026, 12:33

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Maxime Raymond élu président du conseil de la BTLF

La Société de gestion de la Banque de titres de langue française (BTLF) a annoncé, ce mardi 12 mai 2026, la composition de son conseil d’administration pour la période 2026-2027. Le conseil a été constitué lors de l’Assemblée générale annuelle tenue le mercredi 6 mai. L’organisme, créé en 1996, a pour but de favoriser la diffusion et la commercialisation des livres de langue française.

13/05/2026, 11:11

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Australie : un illustrateur tue son album jeunesse par des propos antisémites

University of Queensland Press a annulé l’album jeunesse Bila après les propos de son illustrateur Matt Chun sur la fusillade (antisémite) de la plage de Bondi survenue en décembre 2025. Et l'affaire terrasse l’éditeur australien : cinq mille exemplaires restent stockés, au moins dix-sept auteurs ont rompu ou suspendu leurs liens avec la maison, et des salariés contestent l’intervention de l’université dans la décision éditoriale, selon l’UQ.

13/05/2026, 11:06

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Dans les écoles, disparaissent des livres essentiels pour les élèves

Aux États-Unis, les retraits de livres scolaires touchent désormais les ouvrages factuels. PEN America recense 1102 titres documentaires retirés ou restreints en 2024-2025, soit 29 % des titres uniques visés, contre 14 % l’année précédente. Les droits civiques, les minorités et les mouvements sociaux forment le cœur de cette offensive, qui atteint l’accès même aux savoirs, bien au-delà des romans déjà contestés dans les écoles publiques.

13/05/2026, 11:04