#Bibliothèque

Cinq raisons de ne pas doter les bibliothèques d'une enseigne nationale

Faut-il une enseigne pour les bibliothèques publiques ? L’enfer est pavé de bonnes intentions, et le paradis d’opinions contraires. David-Jonathan Benrubi, directeur du Réseau des médiathèques de Montpellier Méditerranée Métropole, s'interroge. À plus d'un titre. Ou cinq bonnes raisons de froncer les sourcils...

Le 23/06/2022 à 15:51 par Auteur invité

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23/06/2022 à 15:51

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L’Association des Directeurs des Bibliothèques des Grandes Villes, pilotée avec énergie et constance par mon confrère Malik Diallo, directeur des Champs libres, et de nombreuses autres associations professionnelles ont porté une initiative, devenue sous le regard bienveillant de deux ministères et avec un peu d’argent public un projet sur le point d’aboutir : créer et doter les établissements d’une enseigne, à l’instar de celles du buraliste, de la pharmacie, de l’agence postale, d’une marque de la grande distribution.

Je suis convaincu de longue date du besoin de travailler et renforcer (à partir de projets de service inventifs, adaptés, et non redondants) les identités des établissements dits de lecture publique, et de faire une place significative au design graphique indépendant dans nos propositions, réflexes, imaginaires professionnels (au-delà, dans le meilleur des cas, de signalétiques statiques).

Nous avons tout à gagner à développer localement des stratégies de marque ou de signature, à la confluence des images de nos collectivités, de nos Projets culturels, scientifiques, environnementaux et sociaux (PCSES) particuliers, des imaginaires sociaux dans lesquels nous sommes localement inscrits, et en faisant une confiance accrue aux professionnels de l’image et du signe pour les restituer sur la base de briefs précis et contraignants.

Je suis aussi convaincu que les médiathèques ont un rôle majeur à jouer dans les questionnements qui se font jour actuellement, notamment dans les territoires métropolitains, pour une requalification des espaces publics (ne serait-ce que parce qu’une médiathèque est un espace public couvert, ou par référence aux grandes aventures passées du hors les-murs militants).

À LIRE: 5 propositions pour une enseigne incarnant les bibliothèques

Je défends enfin qu’une des définitions possibles de la bibliothèque publique tient à sa double inscription dans la culture de sortie (qui requiert un surcroît d’investissement et d’anticipation, répercuté dans l’agenda) et dans la trajectoire quotidienne des administrés, à l’instar des commerces de proximité (parfois dotés d’enseignes).

Sauf que...

Et pourtant, ce projet d’enseigne nationale, qui fait le pont entre bibliothèques, espace public et graphisme, et les propositions graphiques qui en découlent logiquement, heurtent directement ou indirectement ce que je porte dans mon champ professionnel depuis quinze ans. C’est donc, face à un engouement que je peux comprendre et dont je respecte fortement les promoteurs, une opinion contraire que j’exprime, sans doute parce que sur de nombreux points je prends mes distances avec le logiciel stratégique des années 70/80 dans lequel tout ceci me semble s’inscrire.

Et très certainement parce qu’au-delà du court effet d’aubaine politico-médiatique (dans le sillage de la loi Robert, de la consolidation du Service du Livre et de la Lecture dans le cadre du Plan de Transformation Ministériel [PTM], et de la mobilisation éphémère de la communauté graphiste, certes très intégrée et productive, mais au rayonnement externe limité) qui vaudra quelques articles de presse, et ici ou là une cérémonie juilletiste-bonapartiste (mais sans le panache ou l’impact mémoriel des arbres de la liberté et des fontaines publiques), je pense que cette enseigne sera sans effet positif sur les publics, mais rendra nos équipements et équipes encore plus transparents ou brouillés dans l’écosystème culturel, alors même que leur potentiel d’action au service de projets de transformation sociale est fortement sous-évalué par bien des acteurs concernés (et parfois par nous-mêmes).

crédits : DreamDigitalArtist CC 0

 

1. Décalage avec une tendance du design graphique à qualifier, dans des langages plus que par des signes unicode, des espaces situés et particularisés.

Je commence par l’anecdotique (vu d’où je me trouve) : au moment (depuis 10 à 15 ans) où les « identités visuelles dynamiques » supplantent les anciens systèmes de type charte + logo, la commande d’une enseigne aurait gagné à être présentée comme relevant d’une promotion du patrimoine vivant (le graphisme des Trente glorieuses n’est pas mort !). Lecture recommandée : le texte de Ruedi Bauer, « Faut-il “brander” un état démocratique ? Pour une culture civique de la représentation du secteur public. », dans Graphisme en France, 23 (2017).

2. Inutilité sociale ou incapacité technique du signe produit

La force des enseignes citées à titre de comparaison par les porteurs du projet repose sur des facteurs étrangers aux bibliothèques publiques : l’association à des besoins primaires (tabac, santé, alimentation) susceptibles d’engager une relation d’urgence, ou la puissance de campagnes cross-media (les enseignes des grandes marques) qui entretiennent le signe dans une culture visuelle beaucoup plus que partagée : totale. Avons-nous les moyens de celles-ci, quand le déclin du courrier oblige La Poste, pour maintenir la puissance de son signe, à communiquer sur ses autres offres (bancaires…), ou quand, face au déclin fonctionnel de la plus grande enseigne de l’histoire de l’espace public de la seconde moitié du XXe siècle — la cabine téléphonique — France Telecom a préféré changer de nom (et de couleur).

Il aurait été plus juste, et plus opportun de se comparer au réseau des villes et pays d’art et d’histoire, dont les contraintes visuelles ont fait hurler les intégrateurs graphiques des services et OT partout en France, et auront peut-être plus accéléré qu’enrayé un certain déclin du réseau. Le Centre national du livre a une puissance de frappe médiatique importante, si bien que le SLL lui délègue ses opérations à dimension communicante (Partir en livre), mais qui, en dehors des libraires et éditeurs, connaît son logo ? Ainsi, même si j’adhérais à l’opportunité d’une enseigne commune aux établissements dits de lecture publique, je ne suis pas certain que les conditions de sa performativité soient réunies.

Mais je n’y adhère pas.

3. Contradiction des termes

Le site du projet affirme d’emblée : « Premiers services publics culturels de proximité, les bibliothèques méritent d’être visibles et identifiées au premier regard par tous. »

1) Si les bibliothèques (c’est le cas) sont les premiers services culturels de proximité, elles n’ont pas de problème de visibilité (en réalité elles en ont un, à un autre échelon, celui de l’écosystème culturel et politique, là où se jouent certaines batailles dans l’ordre des représentations et des imaginaires, et où cette enseigne sera plus infirmante qu’aidante).

2) Si les bibliothèques sont définies (c’est l’un des axiomes disponibles, en effet) par la relation de proximité à ses publics, alors elles n’ont surtout pas besoin d’une identification nationale.

3) pour des raisons d’échelle bâtimentaire, et sauf à admettre que les élus, architectes et graphistes renoncent tous en bloc à la possibilité de faire signal, il est très peu probable, sauf dans le cas de très petites bibliothèques (dans les villages, où elles sont d’ailleurs souvent repérées par la signalétique routière, au même titre que le foyer rural ou la salle polyvalente), que cette enseigne générique participe effectivement à la visibilité (à noter que l’une des équipes candidates a mesuré ce point en travaillant des modes d’apparition variant du monumental au très discret).

4) « Identifiées au premier regard » : mais identifiées à quoi ? Le buraliste, la pharmacie, etc., sont caractérisés par des périmètres fonctionnels clairs et limités ; ce serait peut-être le cas aussi des bibliothèques de recherche ou patrimoniales, voire (peut-être et/ou de moins en moins) des bibliothèques universitaires, mais aucunement des bibliothèques publiques majoritairement rattachées en France au bloc communal. Cette condition est a fortiori moins vérifiable encore pour un ensemble qui réunirait ces différents types d’établissements, pour lesquels, en dépit du cadre administratif mutualisé, il n’existe pas, même à haut niveau d’abstraction, de socle de valeurs, fonctions ou publics commun.

crédits photo : Guzel Maksutova/Unsplash

4. Inadéquation institutionnelle

Il est ou serait logique que le projet soit fortement soutenu par des instances ayant exclusivement ou principalement une fonction de centralité. En l’occurrence, je pense au SLL mais aussi aux bibliothèques départementales, voire dans une moindre mesure aux agences régionales du livre, dont les légitimités (au plan symbolique) tiennent notamment à la reconnaissance par des acteurs ou établissements d’une participation à une communauté d’appartenance placée sous leur égide ou facilitation. L’enseigne joue ici un rôle de jeton de présence ou maillot de club.

C’est d’ailleurs l’un des deux seuls avantages sérieux que je reconnais à ce projet : permettre au SLL de manifester ou re-manifester dans l’espace national le fait qu’il anime (et, avec l’Inspection, « contrôle techniquement ») le premier réseau culturel français, et ainsi renforcer sa position à l’égard d’autres services ou directions du périmètre Culture, traditionnellement plus éloignés du public et plus proches de la sphère médiatique (spectacle vivant, art contemporain…). Mais à quel prix ! L’autre avantage, peut-être, est la possibilité dans le désert public de la France périphérique d’essayer de signaler quelques milliers d’oasis.

Encore faudrait-il s’assurer de l’absence de tout cahier des charges pour être éligible, ce qui ne serait pas sans aller à l’encontre des grilles de critères des politiques départementales : le coin lecture non entretenu dans la cuisine de l’ancien logement de fonction de l’instituteur aura-t-il droit à l’enseigne, si Madame le Maire en fait la demande ?

Or, a contrario, ce projet d’enseigne ressuscite sans le vouloir une (combien malheureuse) vision générique de la bibliothèque publique comme service public unitaire. Je dis souvent à mes équipes que la République a besoin d’un service d’état civil invariant à Montpellier, Mont-de-Marsan ou Masnière (59) pour ne pas devenir une République bananière, et de médiathèques pleinement variantes pour remplir leur rôle de service public local de la lutte contre toutes les formes de bêtise (alias, dans mes documents formels : service public responsable des imaginaires, des compétences et des intelligences, ce qui subsume efficacement la réalité des offres de services d’ores et déjà en place, et donc a le mérite rare de ne pas être faux, cf plus bas).

Historiquement, cette vision générique/unitaire de la médiathèque, sans doute liée aux planifications, et en tout cas consolidée à l’époque des grands programmes immobiliers (jusqu’aux bibliothèques municipales à vocation régionale) a eu tendance à engendrer des programmes homothétiques, des schémas organisationnels et managériaux sectorisés et rigides, une offre de services dont la mutabilité s’actualisait plus par ajout de couches que par un travail de redéfinition/redéploiement. (Je pense à la tri-sectorisation Jeunesse/Adultes/Image, son, multimédia, qui relève moins d’un projet stratégique ou politique, a fortiori d’une réalité sémantique [qui est capable de donner une définition positive de « secteur adultes » ?], que d’une archéologie administrative).

Ainsi, au passage, la création d’une enseigne unique est (sans le vouloir, et selon moi) un pied de nez aux innombrables diagnostics territoriaux, projets de service innovants, concertations d’équipe, et accessoirement à ceux qui s’efforcent de produire un peu de doctrine au-delà des antiennes.

5. Entériner un imaginaire faux et contre-productif : la bibliothèque publique comme lieu des livres.

En effet, un point est beaucoup plus grave que tout cela : contrairement à un langage visuel dynamique, un signe est limité dans les sources qu’il manifeste, et doit donc reposer sur un dénominateur commun inscrit dans des perceptions antérieures (perceptions pouvant être indépendantes du projet, voire lui être contraires, ce qu’on traduit par l’expression ambiguë : « travailler l’image de… »).

La création, à l’échelle hyper-macro (pas pas d’un réseau intercommunal, pas d’une catégorie d’établissements définis par des critères thématiques communs et explicites, mais de la France des 36.000 communes) d’un signe unique ne peut pas, tout en agrégeant fictivement des réalités incommensurables, ne pas être hyper-conservatrice. Elle ne peut pas ne pas entériner un « cliché » faux, injustifiable épistémologiquement, contraire aux tendances des 30 dernières années (qu’il s’agisse des offres de service réelles et souvent pertinentes, ou du versant faible et novlangue des discours : tiers-lieu, etc.), un cliché au demeurant contre-productif au regard des représentations culturelles de la population, à savoir que la bibliothèque se définit par la présence de livres, ce qui peut être assimilé (au choix) à

• L’essentialisation d’une contingence

• La requalification d’un fait en valeur

• La confusion d’un moyen (les collections, qui constituent aux côtés des expositions, de la programmation événementielle, de l’action culturelle, des résidences, de l’offre d’un espace de séjour ou d’étude… l’outillage de nos services) et d’une fin

• Se tirer une balle dans le pied, au moment de motiver, promouvoir, reconnaître des équipes aux expertises plurielles, et où (et c’est heureux) seule une minorité de collègues peut revendiquer une maîtrise de l’actualité éditoriale comparable à celle d’un éditeur, critique, libraire indépendant, programmateur littéraire — bref s’affirmer avec fierté comme « professionnels du livre » (pour ma part, je n’en suis pas un).

• Se tirer une balle dans l’autre, quand par ailleurs on peut estimer que les bibliothèques ayant quelque chose à voir avec le vrai, elles pourraient incarner dans le monde de la culture une forme d’exigence intellectuelle dont le défaut fait souvent l’objet de procès d’intention ;

6. En résumé, une enseigne nationale

• Gomme ou transpose au second plan l’inscription locale, en contradiction avec l’axiome de la proximité et la réalité institutionnelle

• Gomme ou transpose au second plan l’innovation thématique passée, présente et avenir, nécessairement variante dans l’espace et dans le temps, alors même que les personnels de bibliothèques sont des experts multiples dans des établissements généralistes et divers, et que l’inventivité, leur inventivité est la condition de notre avenir ;

• Suppose la fiction d’une généricité de la bibliothèque, alors que, depuis l’échec du projet des « bibliothèques de district » porté avant la décentralisation Deferre par le conservateur de Cambrai Michel Bouvy, il n’existe pas et ne peut exister un Projet des bibliothèques suffisamment consolidé à l’échelle nationale pour servir d’appui programmatique à la création d’un geste graphique (ce dont pour ma part, accessoirement, je me réjouis, car du plan découle l’ennui) ;

• Qu’il découle du point précédent que ce vide programmatique ne peut être rempli que par l’appel à des stéréotypes (en l’occurrence le motif du livre a largement supplanté le thème de la relation à l’autre), contre-productifs et — pire — faux. Faut-il rappeler que dans le seul texte normatif mondial disponible — l’excellent Manifeste de l’UNESCO pour la bibliothèque publique, dont j’ai vu des militants péruviens citer des extraits par cœur — le mot livre n’apparait nulle part, et le mot lecture une fois ?

Par analogie, il existe bien une politique nationale des arts du spectacle. Le spectre des offres de service ou propositions artistiques déployées par les lieux concernés est relativement bien mieux défini et connu que celui des bibliothèques (« ah bon, on peut s’initier à la robotique ? »). Les questions d’identité visuelle y accusent par rapport aux bibliothèques trois quarts de siècle d’avance. Et pourtant, personne n’invite un ensemble hétéroclite réunissant établissements nationaux, Centres Dramatiques Nationaux, scènes conventionnées, de ville, etc., à accrocher une enseigne présentant un double masque comédie/tragédie, même revisité dans des langages ou modes formels actuels ?

Toutes ces raisons conduisent à ce paradoxe : alors que je suis régulièrement intervenu devant des étudiants graphistes en école d’art, que ma dernière exposition dans mon poste précédent s’intitulait Faire image, que je prépare actuellement avec un partenaire de choix l’édition 0 d’un festival de graphisme à rayonnement régional/national, que j’ai obtenu un accord de principe pour la création d’une identité de Réseau en 2023, bref que je milite avec bien d’autres qui le font mieux et plus, pour que notre champ professionnel fasse une place plus grande au design et aux identités visuelles, j’espère vivement ne pas avoir à valider avec mes Élus l’accrochage d’une des cinq enseignes dans les 15 établissements de la métropole de Montpellier, en contradiction avec mes convictions stratégiques, scientifiques et managériales.

L’Enfer est pavé de bonnes intentions, le Paradis et les médiathèques d’opinions contraires. J'espère que cette contribution ouvrira le débat.

crédits photo : LincolnGroup, CC 0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

6 Commentaires

 

Gilles

25/06/2022 à 13:16

C'est beau, bien écrit et complètement à côté de la plaque, surtout le coup de "les bibliothèques c'est local et une enseigne nationale c'est national".
Faut sortir de sa tour d'ivoire ;) et mon bureau de tabac près de chez moi, c'est un commerce local avec une enseigne nationale centrée sur le principal service (dans une bib, le livre c'est le principal service, il paraît, mais peut-être pas au Pérou, vous pouvez leur demander) ça n'empêche pas que son enseigne ne reflète pas tous ses services, y compris locaux.
Same player shoot again... comme on dit au Pérou...

Sanven

26/06/2022 à 18:19

Cet article est assez obscur voir confus.
Je crois même que la partie "résumé" ne reflète pas concrètement le point de vue de l'auteur.
Il me semble que cette enseigne est nécessaire et d'utilité publique.
Plus la culture est visible, mieux c'est pour la société. C'est peut-être le seul moyen de résister au consumérisme ambiant.
J'aurais aimé que cette proposition arrive bien avant mais mieux vaut tard que jamais.

Jo

28/06/2022 à 16:40

Je suppose que le premier message est ironique, car ce texte est totalement illisible, syntaxe étrange, chaque phrase à relire plusieurs fois…. Sur le fond, je ne sais plus que penser

Flibustier

06/07/2022 à 22:43

Terminus des prétentieux. Bien entendu, cette question d'enseignes est un cache-misère. Mais en dénoncer l'inanité n'autorise pas un directeur de bibliothèques à faire le malin pour autant. Quelle vanité ! On regretterait presque que le texte ne soit pas rédigé en grec ancien.

Drosophile

07/07/2022 à 21:31

Nous, mouches, demandons instamment le retrait de ce texte dont l'arrogance et l'onanisme intellectuel ont dû provoqué un ethnocide spéciste chez les diptères volants !

HC

15/07/2022 à 17:59

C'est toujours positif de lire un avis bien argumenté sur le sujet d'une enseigne nationale et unique pour les bibliothèques, je ne pense pas que cette initiative puisse être un véritable atout pour les lecteurs, lectrices et bibliothécaires... j'avais quand même voté pour l'escargot!

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Les 14 et 15 novembre, la ville de Choisy-le-Roi vibrera au son de l’Amour. Au programme de la troisième édition de cet événement littéraire : rencontres, séance de dédicaces, ateliers et spectacles. 

12/11/2025, 17:22

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Quelques minutes d’écriture chaque jour pour améliorer son bien-être mental

L’écriture thérapeutique, l’art d’utiliser les mots pour apaiser ses maux... Qui douterait des vertus de cette méthode, pour dénouer ses noeuds et transformer le stress en sérénité  ? À travers son guide pratique J’écris donc je guéris (Éditions Grancher), Aurélie Rossignol invite à explorer davantage les bienfaits de cette pratique. Et nous initie, à l’aide d’exercices guidés, 

12/11/2025, 15:58

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Les musiques du roman

Selon Horace, le poète latin, la poésie ressemble à la peinture. De même, dans une certaine mesure, le roman s’apparente à la musique, qui déploie ses effets dans le temps.

12/11/2025, 15:33

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De Rives en Pages : quand la littérature met en mots l’écologie

Entre Évian, Genève et les rives du Léman, le Salon & Prix Littéraire Environnement explore les grands enjeux écologiques à travers la littérature. Porté par l’association De Rives en Pages, l’événement relie culture et environnement dans une démarche transfrontalière et intergénérationnelle, où la conscience environnementale, la culture et la science ne connaissent pas de frontières.

12/11/2025, 10:58

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Nina Allan, ou “le roman où le sol se dérobe sous nos pas”

Sylvie Martigny et Jean-Hubert Gailliot, des éditions Tristram, ont reçu le prix Médecis étranger 2025 pour le livre de Nina Allan, Les bons voisins (trad. Bernard Sigaud). Ils signent un texte que ActuaLitté diffuse, pour appuyer la voix de cette maison, dans ses choix et ses convictions.

08/11/2025, 11:11

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OnlyFanes... ou la vie d'éditrice, quand t’as plus un radis

TÉMOIGNAGE – OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique.

07/11/2025, 15:58

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“Le roman ne sera pas plus l'écriture d'une aventure mais l'aventure d'une écriture”

Le Salon d’automne de l’Autre Livre est l’un des rendez-vous majeurs de l’édition indépendante à Paris. Il se tiendra, cette année, du 21 au 23 novembre 2025, à la Mairie du 5e arrondissement. À cette occasion, ActuaLitté invite les éditeurs exposants à prendre la parole : aujourd'hui, ce sont les éditions Tinbad qui sont mises à l'honneur.

03/11/2025, 10:56

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Thotario veut révolutionner le livre numérique avec la revente éthique des ebooks

Dans quelques mois, un nouvel acteur se lancera dans l'environnement du livre, avec une offre reposant sur une approche éthique et durable. Thotario, de son petit nom, évoque déjà des racines anciennes, mais un projet résolument moderne. Ses créateurs adressent à ActuaLitté une lettre ouverte, pour mieux préciser le contexte dans lequel ils s'inscrivent.

30/10/2025, 14:54

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Avant les citrouilles : Samhain, la face cachée et spirituelle d’Halloween

Ou comment des expertes revisitent l'histoire d'Halloween : Véronique Arnaud, dite "Parole de sorcière", qui a créé L'agenda de Parole de sorcière ; et Ketty Orain-Ferella, à l’origine de la collection  Grimoires des sabbats, racontent à leur manière cette histoire de citrouilles. Deux autrices avec un pied dans le paganisme mais qui entretiennent également une  approche assez terre à terre et rationnelle des choses.

29/10/2025, 10:34

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Sous le drapeau de One Piece, une jeunesse en quête de nouvelles utopies politiques

Sous les drapeaux pirates de Luffy, héros du manga One Piece, une jeunesse désabusée mais vibrante revendique un idéal de liberté et de justice. En brandissant ce symbole littéraire, les manifestants rappellent que la fiction demeure, face au vide politique, un refuge et un moteur d’utopie. Par David Piovesan.

28/10/2025, 16:27

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“Êtes-vous sûr que la terre tourne dans le bon sens ?”

Le Salon d’automne de l’Autre Livre est l’un des rendez-vous majeurs de l’édition indépendante à Paris. Il se tiendra, cette année, du 21 au 23 novembre 2025, à la Mairie du 5e arrondissement. À cette occasion, ActuaLitté invite les éditeurs exposants à prendre la parole : aujourd'hui, focus sur les éditions Les Carnets du Dessert de Lune. 

28/10/2025, 11:47

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Ce n'est pas une réforme sociale, mais “la prolongation d’un modèle qui nous a tous lésés”

Traductrice qui a a su s’imposer dans les Littératures de l'Imaginaire (fantasy, jeune adulte, romance paranormale), Isabelle Troin est également adhérente SGDL. Dans un texte adressé à ActuaLitté, elle se dit très choquée de la manière dont la question de la Sécurité sociale des artistes auteurs est traitée.

27/10/2025, 16:41

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30 ans d’édition indépendante pour le Petit Pavé

Le Salon d’automne de l’Autre Livre est l’un des rendez-vous majeurs de l’édition indépendante à Paris. Il se tiendra, cette année, du 21 au 23 novembre 2025, à la Mairie du 5e arrondissement. À cette occasion, ActuaLitté invite les éditeurs exposants à prendre la parole : aujourd'hui, la parole est donnée aux éditions du Petit Pavé. 

27/10/2025, 12:48

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L’ADN d’Inédits : écrire ensemble

Le Salon d’automne de l’Autre Livre est l’un des rendez-vous majeurs de l’édition indépendante à Paris. Il se tiendra, cette année, du 21 au 23 novembre 2025 à la Mairie du 5e arrondissement. À cette occasion, ActuaLitté invite les éditeurs exposants à prendre la parole : aujourd'hui, coup de projecteur sur la maison d’édition Inédits. 

25/10/2025, 10:05

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Répression en Iran : lettre ouverte d'un photojournaliste au président Emmanuel Macron

Dans une lettre ouverte, le photojournaliste franco-iranien Reza Deghati interpelle le président de la République, Emmanuel Macron, sur la répression en cours en Iran. À travers le destin de Rubina, jeune étudiante tuée lors d’une manifestation, le photojournaliste franco-iranien appelle la France à un sursaut politique et moral.

13/01/2026, 12:43

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À Marseille, des livres de montagne et de nature pensés pour les enfants

À Marseille, les Éditions du Chemin des Crêtes ont longtemps raconté l’aventure aux adultes, sacs au dos, baudriers serrés et récits plein la tête. Randonnée, escalade, parapente, course à pied : la maison a bâti son identité autour du plein air et de celles et ceux qui l’arpentent. Aujourd’hui, le regard se décale, à hauteur d’enfant.

 

13/01/2026, 10:00

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Livre jeunesse : ”Les enfants aiment rêver, mais ils aiment aussi comprendre”

Les Éditions Quanto ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire éditoriale avec le lancement d’une collection jeunesse, conçue comme une extension naturelle de leur travail autour de la transmission des savoirs. Portée par une approche exigeante, attentive au langage et à la narration, cette collection entend s’adresser aux enfants sans les infantiliser, tout en créant un espace de lecture partagé entre générations.

12/01/2026, 14:26

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ActuaLitté a réuni 1,7 million de lecteurs en décembre 2025 : et vous ?

Allez savoir pour quelle raison les débuts d’année sont propices aux bilans des mois passés : un côté bicéphale janusien, probablement. Pas encore détachés de ce qui s’achève, on peine à se projeter dans l’avenir. Ou bien, puiser des forces dans les réussites qui insuffleront l’énergie indispensable. En ce mois de janvier, c’est bien le cas : notre média a explosé les compteurs.

07/01/2026, 16:53

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Pourquoi la bibliothérapie séduit de plus en plus de publics

Lectrice de toujours, autrice et praticienne confirmée, Céline Mas retrace ici le chemin qui l’a conduite à la bibliothérapie. De la découverte fondatrice de Sadie Peterson Delaney à la construction d’une méthode croisant littérature et sciences cognitives, elle raconte une pratique exigeante, engagée, et profondément ancrée dans le réel. Un témoignage à la première personne qui éclaire les enjeux, les responsabilités et les promesses d’un accompagnement par les livres.

05/01/2026, 11:56

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Bonne année 2026 : surtout, surtout, restez bien concentrés

Il est de ces mots qui n'ont l'air de ne rien demander, tout en exigeant beaucoup. “Concentration”, par exemple. Au hasard. Terme apparemment sage, presque scolaire, il convoque des réalités autrement plus explosives qu'en apparence. En ce début de 2026, c’est avec lui que l’on vous souhaite une bonne année. Bien concentrée. Très concentrée... 

01/01/2026, 21:25

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Faire de l’argent avec son séjour en prison : et si Sarkozy reversait ses droits d’auteur ?

Un titre qui surgit hors de la longue nuit carcérale, et un emballement médiatico-économique qui s’ensuit... En ce dernier jour de l’année, invitons chacun à prendre de bonnes résolutions et ses responsabilités. ActuaLitté propose ici une Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, l’enjoignant à la générosité.

31/12/2025, 10:56

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Basile Panurgias : “Un bon livre est un livre dont on oublie le genre”

Auteur d’une grosse dizaine de romans depuis 1992, célébré par Arnaud Viviant ou Frédéric Beigbeder (entre autres), Basile Panurgias revient à ses origines familiales, pour évoquer Athènes à travers un nouvel opus percutant, publié par les soins des éditions Séguier : Le Roman de Vassilis. On y suit un génie du backgammon, architecte franco-grec, accusé, à tort, d’être responsable du décès de sa femme, s’exiler sur ses terres ancestrales, pour y retrouver sa mère, ex-star de la télévision hellène. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.  

30/12/2025, 11:15

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Artaud face au marxisme : la révolution ne se limite pas à l’estomac

Le « momo » Ilios Chailly revient avec un texte ample et nerveux, consacré à Antonin Artaud et à l’idée d’une révolution vivante de l’esprit. Au fil d’une traversée du surréalisme, des ruptures avec Breton et des secousses mexicaines, notre spécialiste déroule une lecture combative, pleine d’éclats. Artaud y apparaît moins comme une figure à célébrer que comme une déchirure qui oblige à sortir des automatismes. Un long format pour qui veut prendre le temps d’une secousse intérieure.

29/12/2025, 13:11

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“Le nom de l’éditeur ne suffit plus” : acheter des livres, à l’ère des milliardaires

Face à la concentration croissante de l’édition, l’application Quisbn ? ambitionne de rendre visibles des liens de propriété largement méconnus du public. En scannant un ISBN, elle permet d’identifier les groupes auxquels appartiennent les maisons d’édition, au moment même de l’achat. Fondé sur le croisement de sources publiques et une veille contributive, l’outil entend démocratiser l’accès à des données économiques complexes et nourrir une compréhension plus éclairée du monde du livre.

26/12/2025, 10:18

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L’édition française va mal ? “Le lecteur n’a pas disparu. Il s’est déplacé”

Voici l'histoire d'un renoncement intérieur. Loin de l’image d’un secteur agressé de l’extérieur, l'industrie du livre serait gagné par le conformisme, la frilosité intellectuelle et l’autosatisfaction morale, où la curiosité éditoriale s’est effacée au profit de la reproduction, de la sécurisation et de l’alignement idéologique. Un diagnostic sévère qui interroge la perte de sens du métier d’éditeur et pointe une crise moins visible mais plus radicale : celle du désir, du risque et de la confiance dans l’intelligence du lecteur.
 

25/12/2025, 09:45

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Ni guéri ni vaincu : continuer à créer avec la maladie

En 2022, j’ai publié sur Actualitté une tribune dans laquelle je décrivais des symptômes physiques apparus dans les semaines ayant suivi ma vaccination contre le Covid-19. À l’époque, je traversais une période d’errance médicale profonde. Je ne savais pas ce que j’avais. Je ne disposais d’aucun diagnostic. Je tentais simplement de mettre des mots sur ce que je vivais, avec les outils dont je disposais alors : l’écriture et le témoignage. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Par Guilhem Méric.

24/12/2025, 10:26

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“Économiquement, la vente en librairie ne suffit pas”

À première vue, on croit connaître le livre de photographie : des photos - logique -, un « beau livre », un objet qu’on feuillette. Mais il n’est ni un simple album, ni une exposition mise en pages, ni une illustration chic d’un texte. C’est un récit, un langage à part entière - et c’est précisément parce qu’il reste méconnu, parfois mal identifié, que l'association France PhotoBook inaugure une Journée de sensibilisation au livre de photographie, le jeudi 22 janvier 2026 à Amiens, de 9h30 à 17h30.

23/12/2025, 17:32

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“La première règle du Knight Club, c'est de s'approprier les croisades” Arthur de Pins

Parti guilleret de son atelier à Bastille, Arthur de Pins nous attendait devant l’Institut du Monde Arabe. On s’était promis de parcourir ensemble la bibliothèque et les ouvrages médiévaux, parler de l’art de la forge au XIIIe siècle, dans le Royaume d’Israël… et ce n’était que l’apéritif. Une immersion complète pour aborder son dernier livre Knight club, un roman graphique entre tempête de sable et vis comica

23/12/2025, 11:04

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Emmanuel Khérad : “La mobilisation du public me donne une responsabilité”

Après l’arrêt brutal de La Librairie francophone, Emmanuel Khérad retrouve l’antenne avec Le Club francophone, un nouveau programme culturel diffusé sur TVMonaco et YouTube. Télévision, production indépendante, jeunesse, lecteurs, libraires et francophonie : l’animateur et producteur revient sur la genèse du projet, et ses ambitions pour l'année à venir.

22/12/2025, 18:01

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Livres : ce que change vraiment la décision de l'Europe pour Amazon

Depuis plus de dix ans, la France tente de contenir l’influence des géants du commerce en ligne sur le marché du livre. Après la loi de 2014, puis la loi « Darcos » de 2021, un seuil minimal de facturation des frais de livraison a été instauré pour éviter que certains acteurs — Amazon en tête — ne pratiquent des tarifs quasi nuls. 

22/12/2025, 17:59

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“Pourquoi nous ne vendrons pas le dernier livre de Nicolas Sarkozy”

Même au-delà des frontières de l'Hexagone – et peut-être plus encore – le dernier ouvrage de Nicolas Sarkozy fait polémique.  Hassen Jaied, entrepreneur franco‑tunisien du monde de l’édition et de la librairie en Tunisie, se passionne pour les mutations de l’industrie. Il pose les bases de principes ethiques et moraux dans le commerce du livre, et ses librairies en particulier.

20/12/2025, 15:25

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Après les agressions, Paris crée un dispositif d’intervention rapide pour les librairies

Après plusieurs semaines de polémique, le Conseil de Paris a finalement adopté l’aide municipale destinée aux librairies indépendantes. Nicolas Bonnet-Oulaldj, adjoint à la maire de Paris chargé du commerce, de l’artisanat et des professions culturelles, revient pour ActuaLitté sur les enjeux de ce vote, les usages concrets de la subvention et les tensions politiques qui ont traversé le dossier.

18/12/2025, 18:26

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“Il est temps de reconnaître les métiers artistiques comme des activités nécessaires à la société”

Ce jeudi 18 décembre, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, les sénateurs examineront la proposition de loi portée par Monique de Marco sur la continuité de revenus des artistes-auteurs. Marion Cocklico, illustratrice, raconte la précarité de ses débuts, des à-valoir insuffisants et la nécessité de cumuler un second emploi après un burn-out. Elle défend l’accès des artistes-auteurices à l’assurance chômage et la reconnaissance de leurs métiers.

18/12/2025, 10:35

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Quatre livres, quatre voyages : l’évasion en papier à offrir (ou à s’offrir)

Un monde qui s’effondre, un couple qui s’échappe, une carte qui déplie l’imaginaire, une France qui se raconte en images : quatre livres, quatre manières de voyager - sans forcément quitter sa chaise. Petit tour d’horizon, léger mais sérieux, pour remplir sa liste de beaux cadeaux… ou s’offrir une escapade de papier.

17/12/2025, 15:45

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Amin, un enfumage algérien

C’est une histoire qui se passe à Alger et dans ses alentours, mais elle se déroule également ailleurs, dans d’innombrables pays. En somme, c’est une histoire ancienne, elle change simplement de visages, de géographies, de configurations, de scènes et d’acteurs. 

17/12/2025, 14:32

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Continuité de revenus : les éditeurs volontaires pour une hausse de la “contribution diffuseur”

Ce jeudi 18 décembre, à l'occasion d'une niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, une proposition de loi de Monique de Marco (Gironde, Écologiste - Solidarité et Territoires) sur la continuité de revenus des artistes-auteurs sera examinée. Une opportunité d'amélioration de la condition des artistes auteurs, souligne le Syndicat des éditeurs alternatifs (S.E.A) dans un communiqué, reproduit ci-dessous.

17/12/2025, 11:40

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“La poésie n’a pas à servir à quoi que ce soit” : entretien avec Julien Boutreux

Au milieu des années 2010, Julien Boutreux créé une revue toute noire, carrée, illustrée et sobre à la fois, quelque peu mystérieuse et délibérément confidentielle. Intitulé Chats de Mars, en référence à François Rabelais, le périodique tourangeau diffuse alors des voix plus ou moins nouvelles du champ poétique, avec toutefois une exigence de lisibilité. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

17/12/2025, 10:49

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“Petit” éditeur un peu fâché...

À l’heure où l’édition connaît de profondes mutations économiques et techniques, les pratiques d’impression cristallisent de nombreuses tensions entre acteurs de la chaîne du livre. L’essor de l’impression à la demande, longtemps perçue comme marginale, interroge désormais les modèles de diffusion, le rôle des libraires et la place des éditeurs indépendants dans un paysage dominé par la surproduction et la concentration.

16/12/2025, 16:39

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“Sans livres, pas de liseuse” : la vision de Marius Sobczak (inkBOOK) sur l’avenir de la lecture numérique

Quand Marius Sobczak évoque la lecture numérique, il le fait avec le calme de ceux qui ont vu passer plusieurs cycles. Son histoire avec la liseuse commence tôt, très tôt même. « On a vendu la première liseuse en Europe en même temps qu’Amazon a vendu la sienne », rappelle-t-il. Depuis, le marché s’est transformé en profondeur. Les usages ont évolué, les acteurs se sont raréfiés, et les certitudes d’hier ont souvent volé en éclats.

16/12/2025, 16:09

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Noël hors des sentiers battus : cinq livres où vivent de drôles de bêtes

À l’approche de Noël, les bêtes sortent du bois. Pas forcément sages, rarement domestiquées, souvent étranges, elles traversent albums illustrés, bandes dessinées et récits graphiques sous des formes multiples. Pour un cadeau original ou une lecture à contre-courant des contes de fin d’année les plus attendus, voici cinq livres où la bête, réelle ou fantasmée, sert de motif, de décor ou de point de bascule narratif. 

16/12/2025, 12:00

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“Notre pays, c’est la poésie“ : pourquoi il faut préserver les lieux de Boris Vian et Jacques Prévert

Hélène Pince, une des représentantes du groupement pour les musiques actuelles au sein du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC), lance un appel vibrant pour la préservation des appartements de Boris Vian et de Jacques Prévert. Selon elle, plus que des murs, ces espaces incarnent une histoire poétique, humaniste et profondément vivante, dont la transmission aux générations futures demeure essentielle.

16/12/2025, 11:58

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Witi Ihimaera : “La France est plus grande que vous ne le pensez“

Witi Ihimaera nous raconte sa littérature comme une affaire de noms, de transmission… et de détournement. Il remonte avec nous à ce moment où, avec l’arrivée des missionnaires en Nouvelle-Zélande, « ils ne pouvaient pas dire « Ihimaera »… » et cherchent une approximation : « Qu’est-ce qui sonne comme “Smiler” ? Alors on t’appellera Pop Smiler. »

15/12/2025, 17:35

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Lecture sacrifiée en France ? La filière s’alarme d’un désengagement inédit de l’État

La perspective d’une diminution des crédits destinés au développement de la lecture dans le projet de budget 2026 suscite une profonde inquiétude au sein du monde du livre. Cette orientation budgétaire intervient pourtant dans un contexte de mobilisation forte, illustrée notamment par les États généraux de la lecture jeunesse, qui ont mis en lumière l’urgence et l’ampleur des enjeux liés à la pratique de la lecture.

15/12/2025, 16:48

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À offrir (ou s’offrir) : 6 livres pour un Noël gourmand et dépaysant

À l’approche des fêtes de fin d’année, certains livres s’invitent naturellement à la table de Noël. À offrir ou à s’offrir, ils accompagnent les moments passés en cuisine, ouvrent des fenêtres sur le monde et invitent à voyager sans quitter son salon. De la pâtisserie pour enfants aux grandes traditions culinaires, des vins insolites aux hôtels d’exception.

15/12/2025, 14:05

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Ask this book : Amazon met une IA dans vos livres, un étrange assistant qui arrive sur Kindle

On l’a d’abord pris pour une commodité, un de ces petits raffinements qui rendent la lecture numérique plus fluide. Puis la question s’impose : qu’implique, au juste, un chatbot d’IA embarqué dans un livre ? Avec Ask this Book, Amazon dote l’application Kindle iOS d'un compagnon de lecture à qui poser des questions directement – personnages, intrigue, thèmes – et d’obtenir des réponses instantanées. 

15/12/2025, 10:07

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Le métier que personne ne voit, mais sans lequel votre liseuse ne fonctionnerait pas

PORTRAIT – Dans les coulisses de la lecture numérique, certains métiers œuvrent loin des projecteurs. Sans eux, pourtant, aucune bibliothèque ne se synchroniserait, aucun livre ne suivrait son lecteur d’un appareil à l’autre. Abdelmajid Ouelbani fait partie de ces artisans essentiels. Lead Developer Backend chez Vivlio, il incarne une expertise technique au service d’une expérience de lecture fluide, presque invisible — et donc réussie. Rencontre avec un ingénieur qui parle de code avec la même précision que de littérature, et pour qui la technologie n’a de sens que si elle s’efface derrière l’usage.

15/12/2025, 09:36

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“Garantir sa sécurité” : l’appel urgent après l’arrestation de Narges Mohammadi

Militante iranienne des droits humains, vice-présidente du Defenders of Human Rights Center, Narges Mohammadi est engagée depuis plus de vingt ans contre la répression, la peine de mort et les discriminations, notamment à l’égard des femmes en Iran. Son combat s’inscrit dans un contexte marqué par l’autoritarisme de la République islamique, qui réprime violemment toute dissidence, restreint les libertés fondamentales et impose des lois strictes telles que le port obligatoire du hijab.

14/12/2025, 11:14

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Hokusai, Tezuka, Dior : quand le manga déborde le papier

Au musée Guimet, on est pénétré de la solennité de ses pièces, du silence des vitrines, des cartels sages comme des images. Et puis, avec Manga, Tout un art !, exposition qui court jusqu'au 9 mars prochain, le lieu fait un pas de côté. Un pas calculé, qui consiste à prendre le manga au sérieux. À le traiter comme une forme narrative, graphique, industrielle, culturelle - avec ses généalogies, ses ruptures, ses contradictions.

12/12/2025, 18:59

ActuaLitté

“Je l’ai lu il y a deux ans et je le relis tous les ans” : le livre inoubliable de Lucy Maréchal

PORTRAIT - Des lecteurs, des vrais, pour qui les ouvrages ne se résument pas à des fichiers – quand bien même ils les bichonnent. ActuaLitté a rencontré les équipes de Vivlio, pour découvrir leur inoubliable. Cette semaine, nous accueillons Lucy Maréchal, chargée d'animation éditoriale chez Vivlio.

12/12/2025, 13:26

ActuaLitté

Éditions de Minuit : anatomie d’un mythe discret à l’ère des algorithmes

Que dit le web d’un éditeur lorsqu’on cesse de parler sur lui pour observer ce qui se dit autour de lui ? À l’heure où la critique littéraire se fragmente entre médias prescripteurs, plateformes numériques, blogs spécialisés et réseaux sociaux, l’image d’une maison d’édition ne se construit plus seulement dans ses catalogues ou ses manifestes, mais dans un écosystème discursif diffus, cumulatif, parfois contradictoire. Les Éditions de Minuit, réputées pour leur discrétion autant que pour leur exigence, offrent à cet égard un terrain d’observation singulier.

12/12/2025, 11:40