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Appel à manifester pour protéger une langue française en danger

C’est un grand rendez-vous qui est donné, ce 20 mars à 14 h, et devant l’un des bâtiments les plus emblématiques peut-être, le Panthéon. Pourquoi cette manifestation ? Eh bien, les attaques perpétrées contre la langue française que dénonce le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie. Interpellant les gouvernements, l'organisation appelle à « proclamer leur rejet de l’arrachage de la langue française et réclamer un sursaut civilisationnel urgent ».

Le 14/03/2022 à 00:29 par Clément Solym

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14/03/2022 à 00:29

Clément Solym

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ActuaLitté

Les faits pointés ne sont pas des moindres : « Une oligarchie mondialiste apatride [est accusée] d’imposer son hégémonie en épandant partout un anglo-américain sommaire et déculturant. » La Cour de justice de l’Union se voit mise en cause pour déni de justice ayant « favorisé, par sa jurisprudence, le remplacement de notre langue et de notre droit écrit, hérité du droit romain, par le droit coutumier anglo-saxon ».

Mais plus encore, les gouvernements des pays francophones ignoreraient « sciemment leurs législations linguistiques (constitution française, loi Toubon, loi 101 au Québec, etc.) » et laisseraient « pervertir leurs administrations et l’enseignement scolaire et universitaire par une novlangue américaine de déconstruction ».

En parallèle, des juridictions administratives françaises se rendraient coupables « de forfaiture pour avoir confirmé des décisions illégales de ministères et d’universités, se rendant ainsi complices du remplacement du droit français par une “common law” de fait ».

Enfin, et non des moindres, le Président de la République française « qui, bien qu’ayant fort opportunément adopté notre projet de Villers-Cotterêts, s’exprime à l’étranger en anglais, organise, en France, des rencontres internationales en anglais ». De plus, il « a laissé un ministre appliquer l’instruction européenne sur les nouvelles cartes nationales d’identité en ne traduisant la nôtre qu’en anglais, contrairement à plusieurs voisins, (Allemands, Autrichiens... : traduction en anglais et en français) ».

Ainsi, le Haut Conseil encourage l’Académie française qui veut saisir le Conseil d’État pour faire appliquer la loi.

En parallèle, est communiqué une tribune de Jean-Louis Chédin, administrateur de ALF (Avenir de la langue française), appel solennel à l’organisation, dans un deuxième temps, d’États généraux de la langue française. Tremblons...

Arrêtons l'arrachage de la langue française ! 

Appel des associations de défense de la langue française et de la francophonie

Menacée de perdition, la langue française ? Il faudrait être aveugle pour ne pas au moins se poser la question, avant qu'il ne soit trop tard. Les associations œuvrant pour l'avenir du français, Cassandres malgré elles, ne cessent d'alerter : se vérifie chaque jour, avec une rapidité effrayante, le constat que Michel Serres en 1993, résumait en ces termes : « Dans le milieu des décideurs, ceux-ci sont en train d'éradiquer la langue française. Que ce soit dans la finance, la science, le commerce, la publicité (…), ce consentement commence vraiment à ressembler à une collaboration, et la défense de la langue française à une résistance. »

À cela, il faut ajouter l'invasion de l'anglais (ou du "globish", son ersatz), dans l'enseignement à tous les étages, dans les médias… Excusez du peu ! On nous répond qu'un tel "consentement" n'est pas propre à la France, qu'il faut une langue d'échange commune, si médiocre que soit le "globish" anglo-saxon jouant sur quelques centaines de mots ou expressions utiles, et des schémas de communication uniformes. Or, ceci n'efface pas la responsabilité particulière qui incombe à la langue universaliste par excellence qu'est le français.

Un abandon progressif, s'il se poursuit, a ou aura un coût qui est immense à long terme. C'est une chose de s'ouvrir et de se mettre à l'épreuve, vivifiante, féconde, de l'autre langue et d'une autre culture avec elle ; c'en est une autre que de se mettre à leur remorque sans en maîtriser la source ni l'autonomie créatrice… On ne pense bien (de façon originale, créative) que dans sa propre langue ; non en se pliant à un moule uniforme, à un plus petit dénominateur commun qui condamne au suivisme, et pas seulement au plan des mots, mais de toute une façon de juger et de penser. Il n'y a pas de compartiments étanches.

Au pays de Pasteur et de bien des prix Nobel, il n'y a plus de grande revue scientifique de référence en français (comme si une revue publiant des recherches novatrices n'allait pas trouver son public sous prétexte qu'elle est en français). L'on n'a pas vu non plus sortir le vaccin qu'on attendait aujourd'hui, contrairement à l'époque qui a connu le B.C.G. ou telle découverte majeure concernant le Sida. Aucun rapport, dites-vous ? Il faudrait y voir de plus près.

Tout un processus de soumission volontaire (ou involontaire ?) est bien avancé à tous le étages de l'édifice social dont la langue, qu'on le veuille ou non, est le premier ciment. De l'école primaire (ou même maternelle) à l'enseignement supérieur dans les sciences d'abord (grâce à la loi Fioraso) et dans l'économie grâce aux écoles de commerce, l'invasion du globish devient la norme.

À l'école primaire, de jeunes élèves, qui parfois entendent peu parler français à la maison et qui auraient tant besoin de "français renforcé", doivent ingurgiter un petit vademecum d'anglais, qui les perturbe plus qu'il ne les instruit. Dans les médias, entre mille exemples, on aurait honte d'écrire : accord, non accord, au lieu de deal ou no deal, au sujet du Brexit. La banque postale a créé "Ma french bank" ! « On se demande parfois, nous dit un adhérent suisse, comment un tel géant culturel a pu tomber aussi bas ! »

Faute de toute réactivité, d'initiatives, de courage élémentaire, le français qui était prévalant il y a peu dans les institutions européennes est en voie d'extinction au profit de l'anglais (alors que le Royaume-Uni a quitté l'Union au début de 2020) avec le consentement tacite de nos représentants comme de nos gouvernants (car qui ne dit mot consent).

C'est en violation ouverte et tranquille, aussi bien des traités que du pluralisme consubstantiel à l'Union européenne. Un député peut être rappelé à l'ordre par le président de séance, s'il ne s'exprime pas en anglais : d'autant plus scandaleux que les moyens de traduction automatique ont fait de considérables progrès. Plusieurs associations ont d'ailleurs introduit un recours auprès de la Cour de Justice européenne, avec la conviction que l'Europe ne peut continuer à se développer sur les décombres de nos langues.

Paradoxalement, une telle évolution contraste avec le fait que la pratique du français, la francophonie, font preuve de vitalité au plan international. Sans parler de l'Afrique (Kinshasa a dépassé Paris comme la plus grande ville francophone) ; on apprend le français en Chine, en Amérique du Sud, on le défend au Québec.

L'Afrique de l'Ouest francophone est actuellement la plus dynamique au plan économique : l'usage commun du français n'y est pas pour rien. Mais pour combien de temps, si dans une ou deux générations la chute du français se poursuit ici ? Des pays africains (qui ont plus fait pour la francophonie que la France coloniale) commencent à s'interroger sur l'intérêt de maintenir le français dans son statut actuel, surtout dans l'enseignement. Notre réseau remarquable d'"Alliances françaises" est en voie de déconstruction, malgré la demande !

Devant la résignation ou le consentement des autorités publiques comme d'une certaine "élite", au déclin programmé du français, devant l'apathie relative d'une société civile conditionnée en permanence au tout-anglais, il s'agit malgré tout de réagir pour empêcher l'enlisement. Et au point où en sont les choses, nous pensons que des "États généraux de la langue française" doivent être organisés le plus vite qu'il se peut. Ce qui mettrait au centre d'intérêt une problématique concernant tout le monde, d'une façon ou d'une autre.

Cela n'implique pas seulement la France, mais l'ensemble francophone : ce seraient nécessairement des États généraux de dimension internationale, touchant à la communication, à l'enseignement, à la diplomatie comme au commerce. L'on pourrait en attendre une puissante contribution au bénéfice non seulement de la langue française, mais d'un pluralisme de l'esprit et de la culture dont a besoin notre monde mondialisé. Quant à la langue française, elle ne peut plus attendre.

À tous ceux que cette cause, qui est aussi celle de l'esprit, préoccupe sérieusement, nous demandons de réagir et de s'engager. Pour les associations participantes et le Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie : Jean-Louis Chédin.

Associations signataires :

Avenir de la Langue française (ALF) : Catherine Distinguin, présidente ;

C.O.U.R.RI.E.L. : Georges Gastaud, président ;

Défense de la Langue française (DLF), Marceau Déchamps, secrétaire général.

Haut Conseil ICLFF : Albert Salon, ancien ambassadeur, secrétaire général, prt d’honneur d’ALF ;

Île-de-France-Québec : Serge Dubief, président ;

Institut Culture, Économie et Géopolitique (ICEG) : Yves Montenay, président ;

Paris-Québec : Bernard Émont, ancien haut fonctionnaire européen, président.

Crédits photo : Mikael Seegen/Unsplash

 
 
 

Par Clément Solym
Contact : cs@actualitte.com

17 Commentaires

 

Jean

15/03/2022 à 07:49

Le phénomène est de plus en plus violent. Il est normal qu'en réaction, ceux qui détiennent le magistère de la parole soient mis en cause. Par projet, par volonté d'être acceptés par les pseudo-élites, pour se donner un faux air de compétence, par ignorance, par soumission, par aliénation, en un mot, ces détenteurs d'un pouvoir sur les foules contribuent chaque jour à la création d'un modèle social discriminant : une élite anglophone écrasant les bouseux francophones. Un jour, on nous dira, comme aux Québécois, naguère, « Speak white ».
Hier encore, sur France Info l'expression zone d'exclusion aérienne a été remplacée par son équivalent anglais : au nom de quoi ?
Maîtriser une langue, c'est savoir la traduire.
Entacher de nullité les textes comportant des anglicismes indus, frapper d'amende les locuteurs publics fautifs serait un minimum.

Forbane

15/03/2022 à 07:57

On ne peut qu'applaudir et souscrire à cette initiative. Un peuple, une culture, ne sont rien sans leur langue.
Non seulement le français est délaissé au profit de l'anglais, mais ce qu'il en reste est malmené grammaticalement et syntaxiquement. Les Français ne savent plus parler leur propre langue, y compris quand leur niveau d'études est substantiel. Politiques et journalistes, pour ne citer qu'eux, commettent des fautes énormes qu'on ne tolérait pas hier chez des élèves d'école primaire.
Il serait bien qu'une pétition soit lancée, ouverte aux citoyens et non seulement aux associations.

NAUWELAERS

15/03/2022 à 23:22

Mille fois d'accord avec vous, Forbane !
CHRISTIAN NAUWELAERS

Forbane

23/03/2022 à 11:22

Comme très souvent cher Nauwelaers.

Thomas Brunet

22/03/2022 à 09:46

C'est ce qui arrive quand la norme orthographique n'a plus le moindre lien avec l'usage. Les règles absconses qui admettent mille exceptions, l'étymologie qu'on soigne d'une main pour la massacrer de l'autre (je pense au mot "autrice", issu du même mot latin "auctor" que "acteur/actrice"... Jusqu'au XVIIème siècle il était logique d'utiliser également "auteur/autrice". L'Académie Française a décidé que le mot "autrice" n'avait pas sa place dans la belle langue française. Depuis on nous dit que le mot est laid, qu'il n'obéit pas à la plus ancienne tradition linguistique. C'est faux.)

L'hypocrisie de ce genre de démarche est flagrante pour qui s'intéresse véritablement à la langue.

Une langue n'a rien d'immuable, elle évolue sans cesse.

Je ne défends PAS le globish, je hais de tout mon coeur les mots anglais qui viennent remplacer des termes qui existent en français pour désigner une réalité précise.

Je suis moi-même en tant qu'enseignant un vecteur de la norme orthographique du français, qui est désuète et souvent vide de sens. On invoque l'étymologie quand cela nous arrange, et on maintien volontairement une complexité qui n'existe que dans très peu de langues dans le monde, et qui n'a bien souvent aucune justification objective, contrairement à ce que tentent de nous faire croire les Académiciens (certains n'ont d'ailleurs aucune légitimité linguistique ou littéraire, ils sont là par co-optation. Ils n'ont de l'influence que parce que personne ne sait vraiment ce qu'ils font. Ils sont les immortels, éternels garants de notre langue qui décident pour nous. Leur unique mission était d'émettre un dictionnaire et une grammaire du français. Les dictionnaires de l'Académie se comptent sur les doigts d'une seule main et ont vité été oubliés car ils étaient érronés et inadéquats. La grammaire de l'Académie français n'existe tout simplement pas. La rubrique "dire, ne pas dire" du site internet de l'Académie est une zone de non-droit linguistique où n'importe quel Académicien pour dire n'importe quoi sans se fonder sur la moindre source scientifique, linguistique, grammaticale... Et nous les écoutons bouche bée, car ils sont comme des anges: immortels, intouchables, à jamais des êtres de raison contre une société paresseuse qui a forcément tort).

La langue est aussi un moyen de contrôle social, et le français n'est pas irréprochable. Concentrer nos efforts sur la "combat" contre "l'invasion" de l'anglais c'est bien, et je suis d'accord avec certains points du présent article, mais cela ne doit pas éclipser les problèmes d'une norme orthographique issue d'une caste de gens qui ont tout intérêt à maintenir une complexité linguistique qui ne permet pas à la population de maitriser sa langue maternelle parfaitement. D'ailleurs, n'est-ce pas un aveu implicite de l'Académie qu'elle n'ait jamais été capable de publier une grammaire complète du français? Jamais. Cela n'existe toujours pas à l'heure actuelle. Les ouvrages les plus avancés contiennent d'innombrables notes de bas de page précisant que les grammairiens ne sont pas d'accord sur la valeur de telle ou telle expression, ni sur la classe grammaticale d'un mot en fonction de son contexte syntaxique. Tout est changeant, rien n'est précis. La secrétaire perpétuelle de l'Académie affirmait (sans aucune source) que le français était la langue la plus précise du monde. Je ris jaune.
En tant que vecteur de norme, nous avons intérêt, pour conserver notre petit pouvoir et notre impression de supériorité, à ce que la langue soit complexe et inaccessible au plus grand nombre. Et c'est ce que nous faisons, en nous donnant des airs de héros.

Universaliste, la langue française? Belle, c'est certain, mais universaliste?

Je ne reconnais ni à l'anglais ni au français la valeur de langue universaliste.

NAUWELAERS

22/03/2022 à 20:50

Pourquoi la langue française, malgré ses difficultés, est-elle tant chérie et aimée par des personnes (même de milieu social défavorisé, loin des stupides clichés) dont ce n'est pas la langue maternelle ?
Loin de toute idéologie ?
L'étymologie est invoquée pour imposer «nénufar» au lieu de «nénuphar», qui correspond à une erreur originelle.
La même étymologie est en revanche pulvérisée pour tenter de remplacer «île» qui correspond à l'étymologie par«ile»...
(Islande, Villiers de l'Isle-Adam...).
Ou pour changer «Neanderthal» en «Neandertal» en dépit de l'étymologie foulée aux pieds quand cela arrange: «thal», vallée en allemand.
Les académiciens qui n'ont aucune légitimité, ah oui ?
Tous et toutes d'ailleurs ont une oeuvre à leur crédit.
Parfois magnifique !
Et si l'Académie n'est pas parfaite, elle compte des personnalités - y compris non françaises ! -de très haute volée et infiniment plus crédibles que maints de ses détracteurs.
J'entendais un jour un supposé «philosophe», sur France Inter, disserter doctement sur l'absurdité de l'accent circonflexe sur le «î» de «île»...tout en vitupérant l'Académie française !
Qui se souvient de ce film avec Pierre Richard: «Je Ne Sais Rien Mais Je Dirai Tout» ?


Le français qui opprime alors que le monde est dominé par l'informatique, et l'anglais y compris le «globish», quel combat idéologique d'arrière-garde et inutile...
Et les correcteurs automatiques, malgré leurs limites, aident les personnes en difficulté avec l'orthographe, d'ailleurs mutilée sur le web un peu partout.
Je n'aime pas qu'on tire sur une ambulance, désolé.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Forbane

23/03/2022 à 11:36

Comment ne pas voir que la soi-disant "évolution" de notre belle langue n'est autre qu'un saccage en règle organisé au nom de son ignorance, de l'égalitarisme, de la mise au rebut des anciennes méthodes d'apprentissage qui avaient pourtant fait leurs preuves, ainsi que de la politique du moindre effort ?...
Autrefois, les enfants étaient sommés de travailler à l'école. Des gens à l'intelligence médiocre, à force de repasser leurs leçons, parvenaient à faire peu de fautes.
Aujourd'hui, on préfère simplifier la langue que de l'enseigner. Ce qui fait que les gens qui ne font pas de fautes sont devenus ceux qui en font. Car pour les ignares, bien écrire, c'est mal écrire. C'est une abomination et c'est le monde à l'envers.
Je suis née à la fin des années 1970 et un point nous était (encore) ôté pour chaque faute. Chaque faute d'accent nous coûtait quant à elle un demi-point.
Je n'ose imaginer quelles seraient les notes de la plupart des élèves aujourd'hui si ce juste système de notation était encore employé et si la langue n'avait pas bénéficié de multiples arrangements avec l'ignorance.
Ne parlons même pas du choix des textes donnés en dictée, une matière elle aussi menacée de disparition.

Marie

15/03/2022 à 10:10

C'est une initiative louable, mais elle risque d'avoir la destinée d'un "rond dans l'eau", hélas. Je ne "crois" pas à l'efficacité des manifestations. Cependant il est certain que notre langue est maltraitée chaque jour, et je suis certaine que les "officiels" qui devraient la défendre ne font pas leur boulot... Maintes fois, lorsque je m'exprime, je dois me justifier-non sans une pointe de mépris-: "je parle français"...Mais c'est très insuffisant, je le sais. J'ajouterai que, lors de ma dernière année d'activité (enseignant), une jeune prof de Français m'a interpellée : "Comment tu t'exprimes ?! Moi je parle comme toi seulement en cours !!".

Corinne

15/03/2022 à 16:27

L'inventivité dans la langue, y compris par importation d'éléments d'une autre langue, est pour moi toujours savoureuse et bienvenue. Le problème, c'est quand il ne s'agit plus d'inventivité mais d'obligation sociale et professionnelle à employer certains termes anglo-saxons pour prouver que l'on est à la pointe de l'innovation (laquelle n'est pas une valeur en soi...). Je viens de terminer un master de "didactique du français langue étrangère" à la Sorbonne-nouvelle : les bibliographies de nos cours comportaient systématiquement des ouvrages en anglais ou en américain (mais ni en allemand ni en wolof ni en aucune autre langue), les cours donnaient parfois des citations anglaises non traduites, les termes spécialisés anglais ou américains proliféraient (sans aucune nécessité puisque, généralement incompréhensibles pour un.e francophone, ils étaient traduis en français entre parenthèses). Il semble donc que l'une des compétences indispensables pour être prof.fe de français, c'est de maîtriser l'anglo-saxon ! Je suis d'une famille franco-anglaise et cela ne me pose pas de problème à titre personnel mais j'ai beaucoup pensé, avec colère, à ce que cela faisait peser sur mes collègues non-anglophones. Enfin, puisqu'une langue est aussi une culture, méfions-nous de la substantivation propre aux langues anglo-saxonnes qui gomme le sujet et l'objet si chers au français (que ce soit un bien ou un mal, peu importe, c'est une culture). Exemple : "lawfare", que l'on pourrait traduite par "guerre judiciaire" (et non pas législative...), guerre donc entre deux ennemis placés sur le même plan. La notion d'"instrumentalisation de la justice" paraît autrement plus intéressante : il ne s'agit pas alors d'une guerre opposant deux ennemis de même statut mais d'un détournement de l'objet de la justice par une partie qui, agissant contre l'esprit des lois, attaque une autre partie, victime de ces agissements. L'expression "instrumentalisation de la justice" est autrement plus critique et polémique que celle de "lawfare" qui élimine tout enjeu de domination.
Je serai à la manifestation du 20 mars, en espérant qu'elle ne soit pas perçue (si elle est perçue...) comme le combat rétrograde de vieux schnoques mais comme une défense judicieuse de la pensée critique.

Paul-Gabriel

15/03/2022 à 22:04

Tiens, un sursaut. En fait, en tant que francophone du Canada, j'ai à la pensée qu'il faudra bien un jour exclure la France de l'aire culturelle de la francophonie universelle.

NAUWELAERS

15/03/2022 à 23:27

Pas question, il faut aimer et défendre notre langue et s'opposer à ce conformisme bas de gamme et nullissime des supposées élites soumises et conformistes qu'on ne doit plus considérer comme des figures de proue de la France tant qu'elles se comportent ainsi.
Assez de chèques en blanc à des gens qui ne les méritent pas.
Ils ne doivent plus donner le la: ils ont prouvé leur ineptie.
CHRISTIAN NAUWELAERS

jujube

17/03/2022 à 23:03

Je balance entre deux choix de survie: ou je passe au braille ou je monte un p'tit dico perso français-anglicismes et le mémorise.

Urgent: être de bonne volonté linguistique cherche banque de mémoire, vu son grand âge.

JVVoyer

18/03/2022 à 15:32

Le "globish" est à la culture ce que le McDo est à l'art culinaire et à la gastronomie.

Hélène

22/03/2022 à 11:28

L'enseignement et la défense du français devraient commencer, très logiquement, à l'école. Or, je suis professeur de français, et j'ai actuellement sous les yeux la page d'accueil de mon établissement : je vous présente "moodle", "brainstorm", "mindview", "cloud", qui sont certainement des outils très utiles, mais qui pourraient être désignés par des mots français !
Sous couvert de modernité, l'éducation nationale encourage ce jargon. (et ce n'est pas le seul, ne me lancez pas sur les "cours en présentiel" et "cours en distanciel" !!)

Forbane

22/03/2022 à 12:42

Effectivement, ça commence par là...
Chaque professeur devrait lutter à sa manière dans son établissement pour pallier ces dérives. Pourquoi ne pas vous lancer ?

Adam Sophie

23/03/2022 à 10:37

Enseignante à la retraite en primaire, je ne saurai dire mieux que ce qui vient d'être écrit. Je constate qu'il faut maintenant apprendre l'anglais dès la maternelle même si les enseignants n'ont pas de formation ou si peu. je crois que j'ai eu droit à 6 heures de formation pour être apte à enseigner l'anglais. C'est une hérésie.
Non seulement on nous demande d'apprendre l'anglais à des élèves dans de mauvaises conditions mais en plus on ne leur demande pas de connaitre parfaitement la langue française qui est si belle. Pire encore afin de faire croire aux enfants qu'ils sont bons en français, on leur simplifie la vie en supprimant une bonne des difficultés , suppression des accents, des tirets, apprentissage des temps mais seulement à la troisième personne pour le passé simple et j'en passe. les livres d'apprentissage de la conjugaison, mélangent allègrement le masculin et le féminin, si bien que les enfants ne sont plus capables de conjuguer et d'accorder au féminin qui en grammaire n'existe pas ou prou. Etre exigent est considéré comme de la maltraitance. vive l'école et vive notre belle langue française.

Forbane

23/03/2022 à 11:21

Merci pour cet exact résumé de la situation...

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Avignon Festival & Compagnies, qui accompagne le festival Off Avignon, dénonce la déprogrammation à Castres de Passeport, pièce d’Alexis Michalik, par le maire RN Florian Azéma. L’association y voit une décision politique et idéologique, contraire à la liberté de création et de diffusion, et affirme son soutien à l’auteur comme à ses équipes.

23/06/2026, 17:42

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Un label pour l’édition indépendante : “Quitte à le faire seul, faisons-le joyeusement”

Alors que Grasset sombre dans l’idéologie, que le mouvement de protestation contre l’instrumentalisation de grandes maisons d’édition au service d’une radicalisation politique et sociale voit le jour, il est grand temps de rendre nos indépendances plus visibles. Je crois en cette urgence, en cette nécessité d’afficher notre fierté (une notion peu mobilisée dans le secteur éditorial) d’être indé. Par Étienne Galliand, éditeur.

19/06/2026, 10:44

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Quand Gaston Bachelard nous aide à comprendre notre obsession pour l’IA

L’intelligence artificielle est généralement présentée comme une révolution technologique. On la décrit comme un ensemble d’algorithmes, de modèles statistiques ou d’infrastructures informatiques. Pourtant, cette définition technique ne suffit pas à expliquer l’intensité des passions qu’elle suscite. Par Bertrand Jouvenot.

17/06/2026, 12:52

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Hachette au Sénat : Jean-Yves Mollier dénonce une ombre vieille de 80 ans

Entre les combats parlementaires autour de la loi Bichet, en 1947, et le récent rejet au Sénat, d’un amendement visant à renforcer le lien de confiance entre auteurs et éditeurs, l'historien Jean-Yves Mollier établit un fameux parallèle. Dans une tribune communiquée à ActuaLitté, il y voit la persistance d’une influence d’Hachette sur la fabrique de la loi, et interroge les effets démocratiques de la concentration éditoriale et médiatique.

12/06/2026, 11:51

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“Paris, place forte du commerce des droits internationaux”

Quatre ans après son lancement, le Paris Book Market s’impose comme un rendez-vous majeur du commerce international des droits. Pierre Astier et Laure Pécher saluent ce succès dans un texte adressé à ActuaLitté... Tout en appelant à ouvrir plus largement l’événement aux agents, scouts et professionnels étrangers qui gravitent déjà autour de la place parisienne.

08/06/2026, 11:47

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Le livre survivra-t-il à l’économie de l’instant ?

Guilhem Méric, auteur de romans de l’imaginaire, analyse les difficultés croissantes du monde du livre. Entre baisse des ventes, concurrence des écrans et transformation des usages culturels, il alerte sur une crise de l’attention qui touche aujourd’hui toute la chaîne de l’édition.

05/06/2026, 16:57

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L'union fera-t-elle la force des librairies indépendantes ?

La vente en ligne a changé d’échelle. Pour rester visibles, les librairies indépendantes doivent-

elles construire une puissance collective ? Renny Aupetit, propriétaire de la librairie Le Comptoir des Lettres (Paris, 5e), pose la question.

04/06/2026, 11:47

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“Le libraire ne reste peut-être qu’un commerçant”

Tout le secteur du livre s'interroge aujourd'hui sur la place des librairies indépendantes face à la montée de l’extrême droite, le poids du groupe Bolloré dans l’édition et la responsabilité des libraires dans la défense du pluralisme démocratique. Dans ce texte proposé par Christophe Marie, co-gérant de la librairie Au saut du livre, à Joigny, dans l’Yonne, tout un pan de l'industrie du livre est questionné. Et ses clients avec lui.

21/05/2026, 10:21

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“Pour que la pensée demeure libre, il faut que l'édition soit libre” - Jean-Yves Mollier

Les auteurs Grasset ont initié ce 13 mai les Etats généraux de l'édition, devenus Etats généreux – s'inscrivant dans le sillage des actions menées par les auteurs de Fayard pour la récupération de leurs droits. A ce titre, l'universitaire Jean-Yves Mollier intervenait au théâtre de la Concorde où nom de 87 autres écrivains de la maison, mais également pour présenter son propre combat.

14/05/2026, 09:03

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Gibert Joseph : “La routine a anesthésié l’esprit commerçant des libraires”

Après l’« affaire Nora » et le placement en redressement judiciaire de Gibert Joseph, Francis Kapétanovic, fondateur des éditions Abak, interroge l’effet ciseaux qui frappe les librairies indépendantes — baisse des ventes de livres neufs, hausse des coûts fixes — et les pistes possibles pour sortir de l’ornière. ActuaLitté lui donne la parole.

13/05/2026, 17:18

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Au Maroc, le chantier qui scandalise archéologues et défenseurs du patrimoine

Le sociologue Mustapha Saha et l'archéologue Youssef Bokbot alertent sur le devenir de Sijilmassa, ancienne cité caravanière du Tafilalet et haut lieu de la mémoire maghrébine. Face à un projet d’aménagement touristique et muséal jugé destructeur, ils dénoncent une atteinte irréversible aux vestiges encore enfouis. Le texte plaide pour l’arrêt du chantier, la poursuite des fouilles archéologiques et une approche respectueuse des équilibres historiques, écologiques et humains du site.

11/05/2026, 14:44

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“Pas de liberté de création sans indépendance éditoriale”

La fronde des auteurs et autrices des éditions Grasset choqués par le limogeage du PDG Olivier Nora, ordonné par l'actionnaire Vincent Bolloré, a ouvert tout un champ de réflexion et d'interrogations quant au manque de protections des écrivains face aux maisons d'édition et leurs propriétaires. Les membres de la Scam et les lauréats et lauréates du Prix Albert Londres affirment leur solidarité, dans un texte reproduit ci-dessous.

07/05/2026, 13:13

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Éditeur “référent”, cession de 10 ans maximum... Comment éviter une nouvelle affaire Grasset

Le limogeage d'Olivier Nora, ex-PDG de Grasset, par Vincent Bolloré a mis en lumière la puissance de l'actionnaire, mais aussi la faiblesse de l'auteur dans la relation contractuelle avec une maison ou un groupe d'édition. Dans un texte reproduit ci-dessous, le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) appelle les pouvoirs publics à agir pour renforcer le droit d'auteur, via plusieurs mesures.

05/05/2026, 12:14

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IA : “Un secteur économique se construit sur le pillage généralisé” des oeuvres

Après l’adoption unanime, le 8 avril, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA, 81 organisations de la culture, de la presse et de la création interpellent les députés. Elles défendent un marché de licences volontaires, fondé sur l’autorisation, la transparence et la rémunération, face à ce qu’elles décrivent comme un pillage généralisé des œuvres protégées.

05/05/2026, 10:38

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IA : la présomption d’utilisation des oeuvres attendue à l’Assemblée nationale

Une proposition de loi visant à instaurer une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, dans un contexte de débats sur l’entraînement des IA à partir de contenus culturels protégés, doit encore être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le Syndicat national de l’édition (SNE) souscrit à une tribune collective appelant les députés à examiner sans délai ce texte, déjà adopté par le Sénat. 

28/04/2026, 10:27

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Témoignage : le démantèlement d'une librairie, vu de l'intérieur

Au cœur d'une époque particulièrement anxiogène, la fermeture d'une librairie pourrait passer inaperçue. L'événement n'est toutefois pas anodin, parce que la librairie n'est pas un commerce comme les autres. À l'heure où les difficultés s'accumulent pour le secteur, le témoignage publié ci-dessous vient rappeler ce que ces commerces ont de si spécial, et ce que l'on perd, collectivement, avec l'abaissement définitif du rideau.

28/04/2026, 09:39

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La coopérative éditoriale, réponse à la déferlante Bolloré

La crise ouverte chez Éditions Grasset, après l’éviction d’Olivier Nora dans un contexte de reprise par Vincent Bolloré, suscite une riposte politique et intellectuelle. Trois acteurs liés aux Éditions Syllepse et au Réseau Bastille avancent une hypothèse radicale : transformer l’éditeur en coopérative pour préserver le pluralisme.

27/04/2026, 16:41

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La crise chez Grasset “révèle des déséquilibres structurels anciens”

Le licenciement d'Olivier Nora par Vincent Bolloré et le mouvement de départ de plusieurs centaines d'auteurs de la maison d'édition Grasset, en guise de protestation, a jeté la lumière sur la fragilité de l'indépendance éditoriale. La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappellent, dans un texte publié ci-dessous, que les créateurs restent bien peu protégés face à la puissance des groupes éditoriaux.

27/04/2026, 16:02

ActuaLitté

“Défendre le livre c’est défendre la liberté de penser et de créer”

L'industrie du livre deviendra-t-elle enfin un échosystème ? Un espace collectif, commun, en mesure de faire corps pour assurer sa pérennité. Jérôme Sion, président de L'Agence Unique, Occitanie Culture adresse à ActuaLitté une tribune exhortant les professionnels à « garantir leur liberté collective ». Une adresse autant qu'un espoir.

24/04/2026, 20:32

ActuaLitté

Le 23 avril, journée mondiale du livre : il faut célébrer “le droit d’y accéder”

Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.

23/04/2026, 15:56

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Après Grasset, où aller ? 4000 éditeurs indépendants prêts à accueillir les auteurs

Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.

22/04/2026, 12:08

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Artistes-auteurs : le ministère de la Culture “dénature le sens” du vote de l’Assemblée nationale

En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.

22/04/2026, 11:06

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Contrats d’auteur : les écrivains réclament une réforme face à la concentration

Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.

21/04/2026, 16:03

ActuaLitté

“L’enfance est précieuse et fragile, la littérature essentielle” : les auteurs Grasset Jeunesse inquiets

Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.

21/04/2026, 15:31

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ActuaLitté

De la librairie à l’édition : pourquoi toute l'industrie du livre se fragilise

Il est grand temps de changer la terminologie depuis bien trop longtemps en vigueur dans l’industrie de l’édition : non plus chaîne du livre, car d’un maillon à l’autre, on finit par ignorer ce qui se passe plus loin, mais écosystème. Et quitte à renverser la table (et pas que celle des nouveautés), troquons “indépendant” pour “interdépendant”. Une notion bien plus proche de la réalité économique…

16/09/2026, 17:03

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“Le risque de devenir « un LinkedIn du livre » existe évidemment”

L'écueil, Jean-Charles Caplier le formule lui-même : créer « un LinkedIn du livre » de plus. Alors que LivreConnect ouvre officiellement le 16 septembre, son fondateur défend un espace transversal entre les métiers, nourri de ressources, d’outils et d’un assistant IA. Pour ActuaLitté, il précise ce qui permettra de juger si le projet a vraiment trouvé sa place — et jusqu’où il entend laisser Volt’R intervenir.

16/09/2026, 09:30

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”Chaque livre mérite de trouver ses lecteurs” : Béliveau éditeur à la conquête de l’Europe

Reprise en juillet 2026 par Amélie McNicoll et Alexandre Vézina, Béliveau Éditeur entend revoir autant sa sélection de projets que leur commercialisation. Les deux entrepreneurs veulent associer davantage les auteurs à la stratégie de leurs livres, relancer la production et renforcer la présence de cette maison québécoise de plus de 50 ans en France, en Belgique et en Suisse, avec un objectif de 25 à 30 titres à court terme.

16/09/2026, 09:00

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À quelques pas de toi : le podcast qui a relié les générations

Il y a des a priori auxquels il faut tordre le cou : « il ne se passe pas grand-chose en milieu rural » est un préjugé qui vient de prendre du plomb dans l’aile grâce à une dynamique mise en place dans une petite commune de Gironde.

14/09/2026, 16:07

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Intuition : “Le corps sait souvent avant nous”

Pourquoi devient-il parfois si difficile de savoir ce que l’on pense vraiment, ce que l’on ressent ou même ce que l’on veut ? Sollicitations permanentes, rythme soutenu et bruit mental finissent par couvrir cette perception plus discrète que l’on appelle intuition. Fondatrice du centre d’enseignement Infinite Spirit, formatrice et thérapeute, Johanna Hani propose de retrouver un peu de silence, de revenir aux sensations du corps et d’apprendre à distinguer l’intuition de l’anxiété ou de la peur. 

14/09/2026, 14:58

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Ben Templesmith, l'homme qui a appris à l'ombre comment mordre

Ben Templesmith se reconnait en humant les planches, les yeux fermés : des histoires où le papier sent l'humidité, la lumière malade et les personnages contaminés par quelque chose qui les dépasse. En 20 ans, de Hellspawn, 30 Days of Night à Wormwood, l'Australien a construit un dessin qui s'est métamorphosé sans s'assagir : juste plus précis dans l'angoisse. Il suffit de regarder ses noirs.

13/09/2026, 07:00

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La Médecine du Travail interdit le retour au boulot à ces six héros de roman

Dans les romans, le Code du travail semble avoir été imprimé en caractères minuscules, puis abandonné quelque part entre la page de copyright et la table des matières. Enquête à l’autre bout du monde, magie non déclarée, poisons au Vatican, cadavres à restaurer : six personnages passent aujourd’hui leur visite médicale. Certains auraient dû venir plus tôt.

12/09/2026, 06:00

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25 ans après le 11-Septembre, les vies derrière l’Histoire

Le 11 septembre 2026, New York commémore les 2977 morts des attentats d’al-Qaïda tandis que la ville ouvre plus de 170.000 pages d’archives sur leurs conséquences sanitaires. Un quart de siècle après, l’événement déborde encore Ground Zero : guerres, soupçon et Guantánamo ont prolongé son histoire. Huit livres rendent à ce récit ce que les doctrines effacent : des enfants, des corps, des familles et des voix.

 

11/09/2026, 13:08

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Entre deux rives
: ni robe, ni linceul, mais un deuil blanc

Clinique sauvage, c'est le nom de la chronique que Salim Rzin, psychanalyste et essayiste, ethnoclinicien et praticien en psychosomatique, inaugure pour la rentrée dans nos colonnes. Pour ce premier texte, Tanger devient le point de départ d’une réflexion sur l’exil, la perte et ce « deuil blanc » qui maintient parfois l’adulte sur une rive intérieure qu’il ne parvient plus à rejoindre. Entre psychanalyse, littérature et cinéma, il interroge ce qui demeure vivant en nous lorsque le désir semble s’être retiré.

09/09/2026, 12:48

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Libraires en grève : “Ce n'est pas possible qu'on gagne le Smic encore aujourd'hui”

À 25 ans, quatre années de librairie derrière elle et un salaire toujours au Smic, une jeune libraire venue débrayer ce mardi 8 septembre résume en quelques phrases ce qui pousse une partie de la profession à tenter un exercice encore inhabituel : la grève.

08/09/2026, 18:33

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Visite insulaire : les rituels de Victor Hugo à Guernesey

« Car le mot, qu’on le sache, est un être vivant. » Dans une maisonnette en pierre, surveillée par une rose trémière jaune, dans le silence du matin, je pose sur la table une tasse en porcelaine blanche, remplie d’un café noir, et j’ouvre Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo. Je le fais le premier matin, et je ferai ainsi chaque matin de la semaine passée à Guernesey. Suivez la guide...

07/09/2026, 17:25

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Silver Surfer : Parabole, le jour où Moebius redessina un dieu avec Stan Lee

En 1988, une rencontre improbable se produit chez Marvel. Stan Lee reprend le personnage dont il avait façonné la voix vingt ans plus tôt ; face à lui, Moebius, maître de la science-fiction européenne, accepte de se plier aux contraintes du comic book américain. À peine cinquante pages plus tard, Silver Surfer: Parable a transformé le combat entre Galactus et son ancien héraut en réflexion sur la foi, le pouvoir et la liberté.

05/09/2026, 11:50

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Rentrée scolaire : six professeurs convoqués par l'Inspection

Les élèves ont repris le chemin de l’école ce 1er septembre 2026. Pour certains enseignants, la rentrée pourrait tourner court. Expérience autoritaire, lancer d’élèves, fascination fasciste, bacchanale et cours particulier achevé au couteau : les dossiers ont ébranlé les services de l'Inspection. Pour l'Éducation nationale, une question : peut-on vraiment les laisser poursuivre ?

05/09/2026, 06:00

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Lamartine, Nerval, Gautier : les écrivains français amoureux d’Istanbul

Carrefour des civilisations, théâtre où se sont jouées les destinées de l'Orient et de l'Occident, Istanbul a fasciné des générations d'écrivains français qui, du XVIIe au XXe siècle, ont tenté de refléter dans leurs œuvres l'indicible beauté de cette cité millénaire. Par Amel Aït-Hamouda.

04/09/2026, 14:58

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“Pourquoi tu n’écris pas un livre sur le sexe ?” : la naissance de SexOD

À l'occasion de la sortie de son premier thriller (SexOD - juin 2026 - Patchenco éditions), que ActuaLitté vient de chroniquer, Patrick Collignon a bien voulu répondre à nos questions. On y apprend notamment que si l'écrivain belge a choisi de placer l'intrigue de son roman à Stockholm, ce n'est pas tout à fait par hasard ou pour suivre la mode !

03/09/2026, 18:13

ActuaLitté

Une IA explore la mémoire moléculaire des livres anciens

Exclusif - Après avoir identifié protéines, médicaments ou autres résidus sur les documents de Vlad III, Jack London, Casanova et Alessandro Volta, l’équipe de Gleb et Svetlana Zilberstein veut franchir une nouvelle étape. Son « Cabilly Project » associe données biochimiques, archives et intelligence artificielle pour générer des hypothèses historiques. ActuaLitté révèle aussi l’existence de travaux, encore non publiés, sur André Malraux, Stendhal et Marcel Proust.

03/09/2026, 17:07

ActuaLitté

Yannick Haenel : comme un air de déjà-lu dans la rentrée littéraire

Exclusif - Un manuscrit de professeur refusé chez Gallimard, le roman d'un ex-professeur publié trois ans plus tard par la maison et de l'un à l'autre ouvrage des scènes, motifs et références parfois voisins. La comparaison de Grand Poisson, de Fabrice Sanchez (Plon, août 2025), avec La solitude des professeurs est infinie, de Yannick Haenel (Gallimard, août 2026), ne révèle pas de contrefaçon, mais soulève quelques sourcils.

02/09/2026, 17:01

ActuaLitté

Écris-moi une danse.... De la page au mouvement avec Myriam Gourfink

Un roman s’écrit avec des mots, une partition de musique avec des notes, et pour la danse ? Comment expliquer à des danseurs et danseuses les mouvements imaginés par un ou une chorégraphe, des intentions scénographiques qui soient intelligibles par tous et mémorisables. Rencontre avec Myriam Gourfink, danseuse, chorégraphe, riche d’un parcours international, reconnue et très appréciée pour son travail de recherche chorégraphique. 

02/09/2026, 15:56

ActuaLitté

Harcèlement scolaire : apprendre dès 4 ans à poser ses limites

Avec Éduquer contre l’exclusion et le harcèlement – Méthode et outils pédagogiques adaptés au programme EVAR, paru aux éditions Dangles, Chloé Ségneré s’adresse aux enfants de 4 à 7 ans, mais aussi aux adultes qui les accompagnent. Sa méthode Empatikids passe par les émotions, le respect des limites, le consentement ou encore la sécurité pour tenter d’agir avant que les situations d’exclusion ou de harcèlement ne s’installent.

01/09/2026, 17:32

ActuaLitté

Antonin Artaud : la guerre des archives n’est pas terminée (réponse à Florence de Mèredieu)

Le 7 août 2026, ActuaLitté publiait l’article Comment la souffrance a forgé le jeune Artaud, version abrégée, sans photographies ni appareil de sources, de l'étude d'Ilios Chailly, Une géographie de la souffrance : les cures d’Antonin Artaud, de La Rouguière au Chanet, 1915-1919. Florence de Mèredieu, biographe d’Antonin Artaud, a réagi à cet article dans les commentaires. Quelques échanges ont suivi. Ilios Chailly propose ici une réponse plus développée, pour revenir point par point sur les questions soulevées.

01/09/2026, 17:05

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De Proust à Perec : comment Shéhérazade a changé la littérature française

Au XXe siècle, les écrivains français n’ont pas seulement lu Les Mille et Une Nuits : ils s’en sont emparés comme d’un modèle d’écriture. De la mémoire proustienne à l’ambition romanesque de Perec, en passant par le merveilleux surréaliste et la figure de Shéhérazade devenue symbole de résistance, ce recueil sans auteur ni fin a profondément travaillé l’imaginaire littéraire. Par Amel Aït-Hamouda.

31/08/2026, 17:44

ActuaLitté

“Dieu est mort, mais il n’arrive pas à s’en consoler”

Romancière, poétesse, psychanalyste et traductrice franco-suédoise, Kristina Ifwarson vient de cosigner avec l’éditeur Olivier Gallon la traduction d’un texte de Stig Dagerman inédit en français : Le Jour dernier. Parue de son vivant en 1952, cette pièce radiophonique est l’ultime œuvre de Stig Dagerman. Qu’est-ce qui fait la singularité de ce texte ? Pourquoi a-t-il été « oublié » jusqu’ici en Suède ? Et comment cette traduction pourrait-elle renouveler notre lecture de l’œuvre de Stig Dagerman ? Le point avec Kristina Ifwarson. Par Karim El Haddady.

31/08/2026, 17:11

ActuaLitté

Freida McFadden : anatomie d'une machine, aux accents bien connus

Voilà des semaines et des mois, des années bientôt qu'elle trône au sommet des meilleures ventes, au point qu'on ne sache plus trop comment s'en dépatouiller... Un peu comme dans ses livres : Freida McFadden connaît la fin avant de commencer. Le retournement vient d’abord et le roman s’organise en fonction. Indices, fausses pistes, silences, informations données trop tôt pour être comprises : tout permet au lecteur de voir après coup ce qu’il n’avait pas vu venir. Mais comment ?

29/08/2026, 10:00

ActuaLitté

Neuf mois plus tard : 80 livres à lire avant l’arrivée du bébé

Après neuf mois de silence, Elsa donne enfin de ses nouvelles. Et il s’en est passé, des choses : une grossesse, une année cabossée, des bibliothèques à trier, une pile à lire toujours bien garnie et une tentative très sérieuse de remplacer le doomscrolling par 100 pages quotidiennes. Avec, au passage, trois lectures qu’elle avait laissées dormir beaucoup trop longtemps.
 
 
 

29/08/2026, 09:00

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Six livres créent une application de rencontre pour éviter de finir seuls en rayon

On a longtemps cru qu’un livre abandonné sur une table de librairie souffrait en silence. Erreur. Il regarde les autres partir. Le prix littéraire avec son lecteur pressé, la romance dans un tote bag, le polar sous le bras de quelqu’un qui assure « ne lire que du vrai ». Lui reste là, tranche vers le public, à feindre l’indifférence.

29/08/2026, 08:00

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Après Perec, Queneau et Calvino : l’Oulipo peut-il encore surprendre ?

Le 5 mai 2026, jour de naissance de Karl Marx, Clémentine Mélois a dû mourir pour obtenir le droit de démissionner. À 18h16 exactement, au café L’Arrêt, anciennement L’Espérance, dans le VIIe arrondissement de Paris, l’écrivaine et plasticienne a retrouvé, selon sa propre formule, sa « liberté de manœuvre pour l’éternité ».

28/08/2026, 17:22

ActuaLitté

Livre sur les quais 2026 : se renouveler sans rompre le fil

Pour sa 17e édition, Le Livre sur les quais cherche à renouveler ses formes sans perdre ce qui fait son identité. À Morges, Adélaïde Fabre défend un festival plus participatif, ouvert aux autres arts et aux nouveaux publics, mais toujours construit autour de la rencontre et de la transmission.

27/08/2026, 16:45

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Henri-Frédéric Amiel, écrivain d’une “vie manquée” devenue monument littéraire

Douze tomes, 16.900 pages… Publié en intégralité par L’Âge d’Homme entre 1976 et 1994, le Journal intime d’Henri-Frédéric Amiel (1821-1881), aujourd’hui revendu fort cher sur le marché de l’occasion, demeure peu lu, du moins en intégralité. Agrégée, docteure ès lettres, Géraldine Sauquet a, en quelque sorte, débroussaillé l’épais maquis de ce texte total, récit intime de quatre décennies, histoire de la vie quelque peu terne d’un professeur genevois, extrêmement cultivé, séduisant physiquement, mais miné par une timidité et une aboulie pathologiques. Par Étienne Ruhaud.

26/08/2026, 18:22

ActuaLitté

Quand le format vertical bouscule l’écriture des séries

Pensées pour être regardées sur un smartphone, les fictions verticales ne se cantonnent plus aux productions amateurs des réseaux sociaux. France Télévisions et Arte investissent désormais ce terrain, où la brièveté impose ses propres règles : installer une situation immédiatement, caractériser un personnage en quelques secondes, concentrer les dialogues et maintenir le récit sous tension. Une autre manière d’écrire la fiction ?

25/08/2026, 11:11

ActuaLitté

Du marathon au bain glacé : ce que notre culte de la performance dit de nous

Marathons, bains glacés, yoga, sommeil surveillé, alimentation contrôlée : et si nos disciplines du corps avaient pris la place des anciens rituels ? Dans cette « Petite anthropologie du Dépassement », Salim Rzin observe comment la quête de performance, de purification et de maîtrise transforme le corps en refuge, en temple et en territoire moral, jusqu’à faire surgir la figure du « nano-démon », menace intérieure qu’il faudrait maintenir en sommeil.

25/08/2026, 09:09

ActuaLitté

Anxiété de la rentrée : pourquoi le retour au travail peut être si difficile

Pourquoi le retour au travail suffit-il parfois à faire ressurgir stress, ruminations et boule au ventre, avant même d’avoir rouvert sa boîte mail ? Après les vacances, le changement de rythme, les contraintes et l’anticipation peuvent réactiver l’anxiété, sans forcément révéler un rejet de son métier. Dans L’Anxiété dédramatisée (Piktos Poche), Mélissa Manacorda propose de comprendre ces mécanismes et livre des pistes concrètes pour reprendre sans laisser l’angoisse occuper toute la place.

25/08/2026, 09:05

ActuaLitté

Six romans recalés à l’aéroport pour excédent de bagage... émotionnel

Les compagnies aériennes sont formelles : au-delà de 23 kilos, il faut payer un supplément. La littérature, beaucoup moins regardante, autorise ses personnages à embarquer avec une enfance traumatique, trois générations de non-dits, un père mort, plusieurs amours compliquées et parfois une résurrection complète. Au retour des vacances, il était temps que quelqu’un contrôle tout cela.

22/08/2026, 11:05

ActuaLitté

La bienveillance, “complément idéal d’un monde de plus en plus brutal”

Il fallait bien que quelqu’un finisse par manquer de bienveillance envers la bienveillance. Le psychanalyste Jean-Charles Bettan s’y risque ici, en prenant au sérieux ce que nos précautions, nos bons sentiments et notre vocabulaire soigneusement capitonné disent de notre rapport au conflit. Une humeur volontairement piquante, où la politesse des mots se retrouve priée de s’allonger sur le divan.

22/08/2026, 10:05

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Voyageuses en Orient : entre émancipation et clichés

Si Flaubert, Chateaubriand ou Nerval ont construit l’Orient rêvé du XIXe siècle, des écrivaines-voyageuses en ont, elles, franchi les portes closes. De Lady Montagu à Isabelle Eberhardt, elles ont observé l’intimité des harems et la vie des tribus. Mais ce regard « de l’intérieur » les a-t-il vraiment affranchies des clichés orientalistes ? Récit d’une émancipation littéraire aux mille contradictions. Par Amel Aït-Hamouda.

19/08/2026, 18:18

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Journée mondiale du moustique : les insectes réclament des dommages et intérêts à la littérature

Ce 20 août, Journée mondiale du moustique, les insectes ont déposé une plainte collective contre plusieurs siècles de littérature. Motifs : diffamation, séquestration, exploitation et atteinte répétée à la dignité des arthropodes. Cinq livres comparaissent. Les fourmis se constituent partie civile, les papillons demandent réparation et Gregor Samsa exige qu’on cesse enfin de l’appeler cafard. L’audience promet d’être piquante. (ceci est une fiction, hein...)

19/08/2026, 14:46

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Gestion contestée et conflit familial : un été au tribunal pour l'Harmattan

Exclusif - La gestion des Éditions L'Harmattan, dirigées depuis 2010 par Xavier Pryen, est vivement contestée depuis quelques années, tandis qu'un conflit familial se joue en arrière-plan : Denis Pryen, cofondateur du groupe, estime que son neveu a engagé le « démantèlement » de ce dernier. Deux décisions de justice, rendues cet été, se sont révélées favorables au cofondateur de L'Harmattan.

19/08/2026, 09:09