#Droit / Justice

Avec ou sans pandémie, le difficile accès aux livres des détenus français

La pandémie de Covid-19 aura fait vivre à l'ensemble de la population l'expérience du confinement, de la privation de liberté et des difficultés qui les accompagnent. Parmi ces dernières, l'accès aux livres et à la lecture. Pour les détenus des prisons françaises, ce droit reste très difficile à faire appliquer, les progrès sont timides et le statu quo souvent de mise. La crise sanitaire, évidemment, n'améliore pas les conditions.

Le 02/04/2021 à 11:53 par Antoine Oury

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Publié le :

02/04/2021 à 11:53

Antoine Oury

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Le 8 mars dernier, Nicolas Norrito, cofondateur des éditions Libertalia, découvre à l'ouverture de la librairie, située à Montreuil, un colis renvoyé à l'expéditeur. Envoyé le 2 mars, le colis contient plusieurs ouvrages, signés par Jack London et Rosa Parks, destinés à un détenu de la Maison d'arrêt de Bois d'Arcy. Celui-ci en avait fait la demande, par courrier, à la maison d'édition.

L'éditeur est surpris par ce retour à l'envoyeur, d'autant plus qu'il a « souvent envoyé des livres aux détenus, même si cela faisait un moment », nous explique Nicolas Norrito. « Je pensais que la législation n'avait pas changé. Mais, désormais, il faut passer par une visite au parloir ou un avocat », constate-t-il.

Le colis envoyé par Libertalia (source)

Pour ce détenu en particulier, les livres arriveront finalement à bon port : la direction de l'établissement et la direction interrégionale, alertées, feront en sorte que le colis atteigne son destinataire. « Sur ce coup-là », conclut Norrito, « ça a fonctionné, mais de façon plus générale, force est de constater que l'accès aux livres est compliqué pour les détenus isolés ». 

Les colis de livres en sursis

Il l'est particulièrement, en effet, tant le Code de procédure pénale et les arrêtés réglementaires compliquent la procédure. « La procédure d'envoi de colis répond aux règles en vigueur relatives au maintien des liens extérieurs des personnes détenues par les visites et l'envoi ou la réception d'objets. La réception ou l'envoi des objets autorisés, par une personne détenue, de la part de leurs proches ou de leurs visiteurs de prison peut s'effectuer par colis postal », nous indique ainsi la Direction de l'administration pénitentiaire.

Les règles en vigueur ne sont pas spécialement favorables aux livres envoyés par colis, justement. L'article 43 de la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire précise que « [l]es personnes détenues ont accès aux publications écrites et audiovisuelles », dans des limites fixées par l'autorité administrative. Quant aux possibilités d'envoi et de réception d'objets par colis, selon l'article Article D430 du Code de procédure pénale (CPP), elles dépendent d'un arrêté du ministre de la Justice : le dernier en date remonte à 2011 et il ne cite pas les livres, à l'exception des « documents scolaires (cahiers, carnets de correspondance, livret) »...

La possibilité d'un envoi de livres par un éditeur (Article D443-2 du CPP), elle, a été abrogée en 2013.

Autrement dit, la bonne réception d'un colis de livres en prison « dépend d'un grand nombre de réactions, et notamment de la tolérance de certains chefs d'établissements », remarque-t-on.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L'Intérieur garde le livre à l'extérieur

Quelques jours avant les déboires de Libertalia, une autre situation a révélé des problèmes d'accès aux livres, dans un cadre différent. Ce 25 février marque le dernier jour d'un procès d'assises où plaide notamment Me Safya Akorri. La cour vient de partir en délibéré, laissant une dizaine d'accusés dans l'attente de leur jugement.

« 10 à 12 heures de délibéré sont prévues », nous raconte l'avocate. « Sur la dizaine d'accusés, les trois les plus proches de moi ont pris des livres pour patienter, dans l'attente du verdict, qu'on leur a retirés au matin, sans motif particulier. » Décidée à ne pas laisser les accusés sans lecture, Me Akorri propose aux gendarmes présents alors de prêter ses propres livres, en se pliant bien entendu à un éventuel contrôle à des fins de sécurité.

« Selon eux, l'administration pénitentiaire n'acceptera en aucun cas. Et effectivement, elle n'a rien voulu savoir. » Un appel à la direction régionale de la pénitentiaire permettra de débloquer la situation, puisqu'elle autorise l'avocate à prêter ses livres, à condition de les récupérer à son départ. Cette fois encore, cette situation particulière s'est résolue grâce à la volonté de l'avocate — et de l'avocat général, souligne-t-elle —, mais la règle générale semble, elle, défaillante.

En effet, nous rappelle la Direction de l'administration pénitentiaire, les personnes détenues en transit, « au dépôt », comme ici, relèvent du ministère de l'Intérieur, et non de la Justice. Toutefois, les agents chargés de la sécurité, ce jour-là, sont rattachés au Centre Pénitentiaire de Paris La Santé, qui dépend, lui, de l'administration pénitentiaire, donc du ministère de la Justice.

De plus, souligne Me Safya Akorri, « ce n'est pas parce qu'une circulaire existe [concernant l'accès aux livres des détenus] que cette culture-là est transmise aux agents pénitentiaires : je ne pense pas que cet aspect soit forcément présent dans leur formation. Pourtant, les délinquants et criminels n'en sont pas moins des personnes, qui peuvent aussi être cultivées », conclut-elle.

Des inégalités entre les bibliothèques

Ces événements « en périphérie » de la prison laissent imaginer la situation à l'intérieur des établissements. Pourtant, la question de l'éducation des détenus survient rapidement au cours de l'histoire pénitentiaire. La politique carcérale prône en effet la réhabilitation des détenus par le redressement religieux, puis moral à la faveur de la laïcisation, mais aussi par l'apprentissage manuel et intellectuel.

Si la présence de professeurs reste pratiquement un vœu pieux, les bibliothèques de prison apparaissent dès le milieu du XIXe siècle, puis « leur développement et leur mise en avant au sein des établissements pénitentiaires s'inscrivent plus particulièrement depuis les années 1980 dans la cadre de la politique culturelle menée par les deux ministères [Justice et Culture, NdR] », rappelle l'administration pénitentiaire.

Bibliothèque de la Santé (photo Jean-Baptiste Devouassoux)

Aujourd'hui, « [l]a bibliothèque en détention a acquis au sein de chaque établissement une véritable légitimité », poursuit l'administration. Et pour cause, puisqu'elle constitue la principale voie d'accès aux œuvres et en particulier à l'écrit. Le Décret n° 2013-368 du 30 avril 2013 indique à ce titre que la personne détenue « se voit proposer un choix de livres, journaux et périodiques du fonds documentaire de la médiathèque de l'établissement ».

Malheureusement, ces bibliothèques de prison, bien qu'anciennes, restent la plupart du temps sous-dotées et insuffisamment considérées par l'administration et les directions.

« Les bibliothèques, vecteur central de l’accès aux livres en détention, existent dans l’ensemble des établissements, mais le Contrôleur général des lieux de privation de liberté constate de fortes disparités entre elles (accessibilité, qualité et diversité des fonds documentaires, etc.) », nous indique Dominique Simonnot, qui assume ce rôle de contrôle du respect des droits fondamentaux des détenus. L'administration pénitentiaire, de son côté, précise que « [s]ur les 188 établissements pénitentiaires, seules 2 maisons d'arrêt en outre-Mer ne disposent pas d'une bibliothèque et deux centres de semi-liberté en métropole ne bénéficient pas de cet espace ».

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Le rapport Orsenna, consacré à la lecture publique et remis en 2018 à la ministre de la Culture de l'époque, s'était d'ailleurs intéressé à l'accès aux livres dans les prisons, où le public peut être considéré comme prioritaire. Trois ans plus tard, ses recommandations n'ont pas été suivies, et un récent rapport parlementaire souligne que « l’accès des détenus aux bibliothèques est très contraint et les moyens budgétaires consacrés aux bibliothèques (le plus souvent associatives), sont très limités ».

En 2019, l'axe « Bibliothèques », fléché dans le cadre des consommations annuelles, « s'est élevé à hauteur de 785.562 €, soit une hausse de 5,94 % depuis 2017 », précise le ministère de la Justice. « Ces consommations financent aussi bien la gestion quotidienne de la bibliothèque que la mise en œuvre d'activités collectives en son sein. »

Le quotidien d'une bibliothèque

Pour le grand public, difficile d'imaginer à quoi peut ressembler une bibliothèque de prison, considérablement éloignée des bibliothèques publiques. Depuis le 1er juillet 2020, Jean-Baptiste Devouassoux, auparavant à la Bibliothèque publique d'information, est chargé de la gestion de la bibliothèque de la maison d'arrêt de la Santé, située dans le 14e arrondissement de Paris.

Salarié de l'association Lire pour en Sortir, il est mis à disposition de l'établissement pénitentiaire dans le cadre d'une convention tripartite entre l'association, la maison d'arrêt et le Service pénitentiaire d'insertion et de probation. « À ma connaissance, il s'agit de la seule maison d'arrêt à avoir mis cela en place », nous explique-t-il. « Cela me permet de disposer d'un bureau au sein de la détention, ce qui offre une proximité avec les détenus. Je peux aussi me rendre dans tous les quartiers de la prison, y compris disciplinaires et celui des détenus radicalisés ». 

Bibliothèque de la Santé (photo Jean-Baptiste Devouassoux)

Abritant 970 personnes, la prison de la Santé a été ouverte en 1867, puis rouverte après travaux en 2018 : elle est séparée en 7 secteurs, pour autant d'espaces bibliothèques — à savoir une bibliothèque principale et 6 annexes, dans les différents bâtiments, auxquelles viennent s'ajouter quelques boîtes à livres. Ces espaces sont ouverts 3 heures le matin et 3 heures l'après-midi, gérés par Jean-Baptiste Devouassoux et des auxiliaires de bibliothèque — des détenus rémunérés qui effectuent des tâches de magasiniers.

« Chaque auxiliaire est dédié à une annexe, avec deux auxiliaires affectés à la bibliothèque principale », précise le bibliothécaire. Les accès aux bibliothèques sont, bien entendu, réglementés au sein de l'établissement, qui applique un régime « porte fermée », exige ainsi une autorisation de déplacement et la mise en place de créneaux d'accès aux bibliothèques. Les jauges de présence y sont également limitées — sans lien avec la crise sanitaire : 3 personnes maximum dans les annexes, et 5 dans la bibliothèque principale.

Très bien dotée, de l'aveu même de Jean-Baptiste Devouassoux, la bibliothèque de la Santé compte un fonds de 8600 livres, bientôt porté à 10.000, notamment grâce à un don de la Ville de Paris. Au moment de la réouverture de la Santé, la prison a par ailleurs bénéficié d'un budget conséquent, à hauteur de 100.000 €, grâce aux dons de partenaires, au Centre national du Livre et à l'administration pénitentiaire, pour constituer un fonds conséquent.

Dans un cadre plus général, les bibliothèques de prison constituent leurs fonds par des acquisitions, donc, mais aussi les dons d'ouvrages par des bibliothèques publiques, associations, et autres partenaires, ou encore le prêt d'ouvrages par des bibliothèques publiques.

La politique documentaire de ces bibliothèques est particulière : « L'idée est d'avoir des livres assez généralistes, des ouvrages qui seront lus. Nous transmettons la liste des acquisitions à la Direction de l'Administration pénitentiaire (DAP), qui la contrôle. Pour les quartiers sensibles, notamment celui des détenus radicalisés, la DAP fournit elle-même une sélection de livres sur certains sujets, comme le djihadisme », nous décrit Jean-Baptiste Devouassoux.

Une attention est aussi portée aux ouvrages en langue étrangère, notamment l'arabe, le russe, le roumain, l'anglais et l'espagnol, une partie des détenus lisant avec difficulté le français.

Les détenus peuvent emprunter deux livres pour une durée de 30 jours, avec un renouvellement possible. « Nous les gérons avec le SIGB Biblix, en mode hors ligne [la connexion à Internet est très limitée dans l'enceinte de la prison, NdR], qui couvre nos besoins », indique la bibliothécaire. « Nous ne sommes pas très pointilleux sur les retards, mais il est parfois difficile de récupérer les livres, en raison des sorties sèches [du jour au lendemain, NdR] et des changements de cellules. Nous essayons de sensibiliser les personnes détenues. »

Médiation et remise de peine

Si elle s'est impliquée dans la gestion de la bibliothèque de la Santé, le cœur du projet de l'association Lire pour en Sortir se trouve dans son programme de lecture. Des bénévoles viennent, par ce biais, rencontrer les détenus d'une quarantaine de prisons françaises. L'objectif étant d'effectuer un travail de suivi d'une lecture, avec un détenu, avec la possibilité de mentionner ce travail dans son dossier en vue de l'obtention d'un aménagement de remise de peine.

Récit de vie, BD, histoire, romans... Les personnes détenues choisissent leurs ouvrages, avant de bénéficier du suivi du ou de la bénévole. L'idée étant de faire découvrir la lecture, ou de donner une habitude de lecture, à des personnes qui sont parfois très éloignées du livre et de la lecture. 

L'importance de ces actions de médiation n'est plus à prouver. D'ailleurs, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté nous indique, citant le personnel pénitentiaire, que « les détenus lisent de moins en moins et ce sujet n’est dès lors pas considéré comme un enjeu majeur [par l'administration pénitentiaire] ».

Bibliothèque de la Santé (photo Jean-Baptiste Devouassoux)

Par ailleurs, si le souci des livres en langues étrangères existe, il ne semble pas généralisé. « Les fonds des bibliothèques sont pauvres en livres en langues étrangères ou alors dans des langues peu adaptées aux besoins. En outre, l’accès aux livres en arabe est plus difficile depuis les attentats de 2015. Le contrôle de ces livres s’est généralisé pour des raisons sécuritaires, car tout livre en arabe venant de l’extérieur est considéré comme un potentiel vecteur de diffusion d’une idéologie violente, ce qui peut entraîner des vérifications très longues voire des rejets non justifiés », ajoute le CGLPL.

La délégation de la politique du livre et de la lecture à des partenaires de l’administration (comme des associations ou des unités locales d’enseignement) vient renforcer des disparités selon les établissements. Le même rapport parlementaire cité plus haut suggère, à ce titre, qu'un « responsable de l’accès à la culture et la lecture [soit] désigné dans chaque établissement », tout en recommandant de laisser davantage d'autonomie aux associations.

Jean-Baptiste Devouassoux, fort de son expérience en bibliothèques publiques, remarque en tout cas que les publics en prison sont demandeurs de médiation et de prescription. « Nous avons beaucoup plus de temps pour échanger avec les personnes détenues, faire du conseil et créer des liens qui sont plus difficiles à tisser dans le service public, ou qui sont peut-être réservés à de petites structures. »

Les conséquences de la crise sanitaire

Particulièrement touchés par la crise sanitaire pour des raisons évidentes liées à la promiscuité et à l'enfermement, les lieux de privation de liberté ont dû s'adapter, le plus souvent au détriment des droits des personnes détenues.

Ainsi, à la prison de la Santé, depuis le mois d'octobre 2020, les rencontres avec les bénévoles et l'accès aux bibliothèques sont suspendus. Toutefois, « l'équipe de direction est particulièrement attentive à la circulation du livre », se félicite Jean-Baptiste Devouassoux. Une solution de distribution a donc été mise en place, avec un chariot de livres qui passe de cellule en cellule et fournit ainsi des livres.

Bien que salutaire, cette solution reste assez lourde à mettre en place : elle mobilise 3 à 4 auxiliaires, mais aussi un surveillant, qui doit être présent en permanence. Par ailleurs, « 3 jours complets sont nécessaires pour faire le tour de la prison », indique le bibliothécaire, ce qui ralentit l'accès aux ouvrages. Mais le succès est au rendez-vous, avec « des statistiques de prêt plus élevées qu'en temps normal », ajoute-t-il.

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a aussi constaté ce recul net de l'accès aux livres. « Dans la plupart des établissements, les bibliothèques sont fermées. Le prêt de livre se fait dès lors majoritairement par demande écrite, mais en l’absence de catalogue des livres dans de nombreux établissements, cela revient à faire des demandes à l’aveugle, seuls les détenus les plus motivés se saisissent de cette possibilité », nous indique-t-on. « Dans le meilleur des cas, le prêt de livre est proposé en cellule via un chariot poussé par l’auxiliaire bibliothèque, mais le choix est extrêmement restreint. »

Pour les échanges avec les bénévoles, la situation est plus compliquée, avec une dématérialisation qui s'est imposée et un accompagnement dégradé. Si la visio s'est développée, elle reste réservée aux avocats, sans possibilité d'extension aux activités culturelles. Rencontres avec les auteurs, partenariats avec les musées et autres ateliers d'écriture sont eux aussi suspendus, faute de mieux. Le concours d'écriture de Lire pour s'en Sortir, lui, a été maintenu : l'année dernière, une personne détenue de la Santé a été lauréate...

 

Photographie : illustration, Centre pénitentiaire sud-francilien, en 2014 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

3 Commentaires

 

Dura Lex Sed Lex

03/04/2021 à 09:50

Franchement, je ne vois pas le problème.

La loi veut qu'on n'envoie pas directement aux détenus les bouquins ? Il suffit de l'envoyer aux bibliothèques des prisons, qui sont EXTRAORDINAIREMENT bien fournies. Combien de bibliothèques municipale de commune de moins de 2000 habitants ont près de 10 000 ouvrages ? Quant à celle de moins de 1000 habitants...

Les jauges ? Sécurité. C'est normal. Pas de bouquin en langue étrangère et arabe en particuliers. Bien qu'il y ait une sur-représentation du monde africano-maghrébin en prison, l'administration n'a pas à se payer des traducteurs pour jauger la qualité d'un ouvrage. Principe de précaution : pas d'ouvrage en langue étrangère ou alors des classiques. Je parie que les Shakespeare ne sortiront pas !

Bref, tout cela me parait une tempête dans un verre d'eau. Ces gens-là seraient plutôt choyés pour des criminels. Ils ont la possibilité et le temps de s'instruire auprès de milliers de bouquins, voire de s'alphabétiser pour les plus en retard.

À raison d'un bouquin par jour, un détenu pourrait donc lire pendant 30 ans d'affilée sans jamais relire le même bouquin !

Forbane

03/04/2021 à 13:49

La littérature étant le parent pauvre de nos sociétés modernes, rien de ce qui est dit dans l'article n'étonne.
Le plus triste étant sans doute cette désaffection pour la lecture de la part des détenus eux-mêmes : "Les détenus lisent de moins en moins et ce sujet n’est dès lors pas considéré comme un enjeu majeur [par l'administration pénitentiaire] ».
Quant au portrait de Genet glorieusement affiché, sa peau blanche suffit sans doute à le disqualifier aux yeux de nombreux prisonniers... car oui, nous en sommes là aujourd'hui.

Olga

06/04/2021 à 14:17

Je trouve cet article très bien.
Je regrette que le journaliste n’ait pas contacté sur ce sujet l’association Lire C’est Vivre qui gère depuis des années les 10 bibliothèques de la plus grande prison d’Europe avec Environ 3800 détenus et qui a ce titre à une expérience certaine.
Voir son site et le film «  entre les barreaux les mots »

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Librairie Les mots à la bouche : transmettre culture et héritage LGBT+, inlassablement

Nouvellement installée dans le XIe arrondissement de Paris, la librairie LGBT+ Les mots à la bouche lançait ce 31 mai un crowdfunding pour changer son modèle économique et devenir une société coopérative. Avec 40.000 euros réunis en à peine trois jours, les membres de la SCOP sont aujourd’hui assurés de pouvoir reprendre l'entreprise. Une façon pour le lieu de continuer à vivre dans les mains d’une nouvelle génération de libraires engagés, ayant à cœur de prolonger l’héritage LBGT. Mais aussi de proposer une littérature qui raconte ses luttes et son histoire.

14/06/2021, 18:01

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Histoire de l’ebook #1 - Le PDF, format pionnier lancé par Adobe

L’ebook aura bientôt 50 ans. Non, il ne fait pas son âge. Mais pour mieux contextualiser son existence, ActuaLitté vous propose de retrouver une série d’articles, rédigés par Marie Lebert, pour bien mener les célébrations. Peu après les débuts du web en 1990, la société Adobe lance en juin 1993 le format PDF (Portable Document Format), tout comme l’Acrobat Reader (gratuit, pour lire les PDF) et l’Adobe Acrobat (payant, pour créer les PDF).

14/06/2021, 09:51

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Des dessins inédits de Milan Kundera exposés à Paris

« Par mes expériences et mes goûts je suis centre-européen […], mais au milieu de ma vie, ma femme et moi avons émigré en France. Cet événement est le plus décisif de toute mon existence : il est la clef de ma vie et de mon travail », écrivait Milan Kundera. Français, Tchèque, et Centre-européen, l’écrivain est au cœur d’une exposition organisée par le Centre tchèque de Paris, offrant un regard inédit sur les dessins de l’auteur.

21/05/2021, 10:25

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Marcel Proust devenu auteur de science-fiction

Chercher, Pierre-Carl Langlais adore : il s’est lancé dans des études en histoire de la presse, mobilisant les ressources de l’Intelligence Artificielle pour analyser des corpus entiers. Et au fil des morceaux de code, s’est intéressé à l’outil GPT-2 – logiciel de traitement automatique du langage, produit par OpenAI (société de Elon Musk). « À partir d’un corpus, on propose à la machine un début de phrase, et elle génère le texte qui suit. On peut ainsi croiser deux types de textes, pour emprunter un style à l’un et un univers à l’autre », nous explique le post-doctorant.

13/05/2021, 16:24

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Covid : fatigue et inquiétude gagnent des bibliothèques

Depuis le 28 novembre, les bibliothèques, aux côtés des services d'archives et centres de documentation, font partie des seuls lieux culturels de proximité à être ouverts au public, malgré le contexte sanitaire. Ce sort réservé aux établissements de lecture publique, qui reconnaît leur caractère essentiel, en vient toutefois à peser sur certains professionnels des bibliothèques, qui craignent pour leur santé et soulignent une fatigue générale. À ce contexte viennent souvent s'ajouter des revendications plus larges, sur les conditions de travail.

09/04/2021, 16:32

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Antonio Tabucchi, “le plus italien des écrivains portugais”

Écrivain, certes, mais aussi traducteur de Fernando Pessoa en italien, Antonio Tabucchi a lié avec le Portugal une relation particulière. Enseignant tout à la fois la langue et la littérature lusophone, à Sienne, il est décédé à Lisbonne en mars 2012. Comme si quelque chose devait s’écrire ainsi. Clelia Bettini, de l’université de Coimbra, faculté de Lettres, nous en offre un portrait inédit.

01/04/2021, 16:33

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Québec : dix ans après, revient l'idée d'un prix unique du livre

La sortie de la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire) a pris de court bien des observateurs et acteurs de l’industrie québécoise du livre. Pour autant, sa demande, « est pleinement pertinente », assure Katherine Fafard, directrice générale de l’Association des Libraires du Québec. Et pour cause, un prix réglementé sur la vente de livres intéresse. Et le Québec, de par sa position au sein du Canada, aurait toutes les armes pour se lancer dans la procédure législative.

02/03/2021, 09:12

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Le Pass Culture et la lecture : et si ça fonctionnait ?

Toujours en phase d'expérimentation, le Pass Culture doit prochainement révéler les conditions de sa généralisation à tous les jeunes Français et Françaises de 18 ans, doté de 300 € et non 500 € comme prévu. Dans les librairies, les niveaux des réservations sont généralement très bons, malgré certaines réserves sur les effets concrets du Pass dans la promotion de la lecture.

26/02/2021, 13:00

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Ankama, c’est aussi de la bande dessinée

RENCONTRE – Ankama Éditions fête ses quinze ans cette année. Occasion de revenir sur une initiative éditoriale née un peu par hasard. Ankama, c’est avant tout des jeux vidéo en ligne, mais aussi des livres. Si la société roubaisienne est toujours associée à Dofus, elle s’est aussi fait une place dans le monde de l’édition, et plus particulièrement de la bande dessinée, en une quinzaine d’années. 

09/02/2021, 13:06

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Hélène Gaudy : une écriture, un abri

PORTRAIT – Chaque année, l’association de libraires Initiales édite un texte inédit d’un écrivain, dont le travail est suivi pas à pas. Avec le projet de mieux le ou la faire connaître à leurs lectrices et lecteurs. Hélène Gaudy a trouvé sa place naturellement et a offert le texte Névés. Née en 1979 à Paris, elle a étudié à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Autrice de divers articles et nouvelles parus dans des ouvrages et albums collectifs ou des revues, elle a également publié des romans et albums pour la jeunesse et des livres d’art. Elle est membre du collectif Inculte et vit à Paris. 

12/01/2021, 11:07

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Utopia, Mauvais Livres et FVE : trois éditeurs nés pendant la pandémie

Ouvrir une maison d’édition pendant la pandémie ? Ce qui pourrait sembler un pari complètement fou est devenu une réalité pour trois maisons d’édition italiennes. Et la surprise… c’est que ça marche. Utopia, Mauvais Livres et FVE : voici les noms de trois maisons d’édition, situées dans deux villes différentes — Milan et Rome — et qui, malgré des identités très spécifiques, ont beaucoup de choses en commun : toutes les trois indépendantes, elles ont débuté leur activité pendant le confinement, et, depuis leurs premières parutions, ont rencontré un bon succès auprès du public.

30/12/2020, 16:15

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Les Yeux qui pétillent : la jolie promesse d’une librairie valenciennoise

En septembre dernier, Céline Dereims a ouvert une librairie généraliste et indépendante, en plein cœur de Valenciennes. Baptisée Les Yeux qui pétillent, celle-ci a vu le jour dans le cadre d’une reconversion professionnelle, savamment conjuguée avec une passion de longue date pour la lecture.

28/12/2020, 10:04

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Book d’Oreille, une nouvelle voie pour le livre

PORTRAIT – Passionné par le son, par la voix et par la littérature, Olivier Carpentier poursuit depuis 2009 une entreprise de développement du livre audio. Le Lillois se considère comme un libraire indépendant. Sa société Book d’Oreille propose aujourd’hui une nouvelle solution pour le prêt numérique de livres audio, à destination des bibliothèques et médiathèques.

24/12/2020, 11:08

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Olivier Tallec : c'est MON auteur !

PORTRAIT – Olivier Tallec est breton d’origine et, après l’École supérieure des arts appliqués Duperré, il a beaucoup voyagé, notamment en Asie, au Brésil ou au Chili.Si aujourd’hui, il agrémente de ses dessins la presse nationale (Libération, Elle, Les Inrockuptibles), il est également l’auteur de nombreux livres pour la jeunesse ainsi que de livres d’illustration pour adultes aux éditions Rue de Sèvres comme

04/12/2020, 15:35

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Dropshipping : ces intermédiaires qui vendent les livres à des prix prohibitifs

Présenté par ses promoteurs comme le moyen simple de devenir riche grâce à internet, le dropshipping flirte de très près avec l'arnaque, et pose des questions morales évidentes. Un « dropshipper » s'impose comme un intermédiaire entre un fournisseur et un acheteur, et s'attache à collecter la plus importante commission possible pour assurer le lien entre les deux. Le livre et les libraires ne sont pas épargnés, loin de là.

18/11/2020, 12:35

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Librairie : Riad Sattouf, Houellebecq, stars des marchés parisiens

REPORTAGE – « Mettez m’en un kilo, si elles ont de belles feuilles. » Un maraîcher, un poissonnier, quelques fromages alléchants, cet enfant qui pleure dans les bras de son père, sans plus vraiment se souvenir pourquoi… et un libraire. Sur les marchés parisiens, on en attendait des dizaines, pour ce week-end des 7 et 8 novembre. Ils ne seront que cinq à prendre part à l’initiative de la mairie de Paris.

07/11/2020, 14:36

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“Ce n'est pas eux qui sont mis en danger” : ces libraires inquiets d'une réouverture

ENQUÊTE – Depuis l'annonce du reconfinement et la fermeture des librairies, contraintes au système click and collecte (étrangement francisé en “clique et collecte”), les injonctions au gouvernement pour l'ouverture au public de ces points de vente se multiplient. Pourtant, des libraires se disent inquiets d'une telle réouverture. Ils déplorent même une campagne qui vient brouiller les messages quant au livre, au virus et même au maintien de l'activité des librairies. Et, derrière les discours, la lutte des classes et les inégalités face au coronavirus se révèlent à nouveau... 

03/11/2020, 12:13

Autres articles de la rubrique À la loupe

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La loi Climat et résilience briderait inutilement “l’activité de l’industrie papetière”

La « Convention citoyenne pour le climat » est, depuis sa création, présentée comme un moyen pour accélérer la lutte contre le changement climatique. LObjectif premier : réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030, partout en France. Bien qu’engagée dans cet effort vers une industrie plus « verte », l’Union Française des Industries des Cartons, Papiers et Celluloses a exprimé ses inquiétudes. Nous publions ici leur réaction dans son intégralité.

22/07/2021, 13:17

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Un procès insensé : “L’Internet Archive a un cœur, et sait s’en servir”

Lorsque j'ai entendu parler des poursuites judiciaires pour non-respect du droit d’auteur intentées le 1er juin 2020 aux États-Unis par quatre grands éditeurs (Hachette, Penguin Random House, Wiley, HarperCollins) à l’Internet Archive pour son Open Library, et ce en pleine pandémie, je n’arrivais pas à y croire. Et ce mauvais rêve se transforme en cauchemar puisqu'un procès retentissant doit débuter le 12 novembre 2021.

22/07/2021, 10:42

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Maroc : le procès Radi et Stitou dévoile “une gouvernance par la terreur”

Reporters Sans Frontières parlent d’un « procès de la honte » après que le verdict ait été rendu : la justice marocaine condamne Omar Radi et Imad Stitou au terme d’une « procédure entachée d’irrégularité ». Accusés de viol, d’espionnage ou encore de non-dénonciation d’un crime, la cour de Casablanca n’a pas fait dans la demi-mesure. Jean-Philippe Domecq, Président au PEN Club français du Comité des écrivains persécutés livre ici un texte pétri d’indignation.

21/07/2021, 14:53

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Aux auteurs biélorusses, “nous redisons notre admiration” (Pen Club français)

Les citoyens, militants de la démocratie et auteurs biélorusses viennent de subir une nouvelle vague répressive, en Biélorussie. Sur ordre du président Alexandre Loukachenko, plusieurs centaines d'organisations non gouvernementales ont été visées par des perquisitions, le 14 juillet dernier. Parmi celles-ci, l'Union des écrivains biélorusses et le Pen Club local. Le Pen Club français exprime sa solidarité, dans nos colonnes.

19/07/2021, 09:47

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Luca di Fulvio : “Mes personnages veulent suivre leur propre chemin”

Son sourire enjôleur et lutin fascine : rencontrer Luca Di Fulvio, c’est plonger dans le charme d’une autre langue, et dans une littérature d’un autre monde. Les lecteurs qui l’ont découvert avec Le Gang des rêves auront le bonheur de le retrouver dans un roman plus italien cette fois. Conversation avec un dilettante particulièrement attaché à son art…

15/07/2021, 16:46

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Les auteurs existent-ils vraiment ?

Avons-nous réellement progressé depuis le bureau de législation dramatique par Beaumarchais, précurseur de la Sacd ou de la Sacem ? Nous en sommes toujours à « Compose Le Boléro ou Born to be alive… scénarise un block-buster… Sois téléchargé un million de fois ou tais-toi ! » ! par Olivier Cohen, membre du conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels.

15/07/2021, 12:23

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“Nous sommes des centaines, chaque année, à rencontrer élèves et étudiants”

La Maison des écrivains est soutenue par les auteurs et les autrices qui la font vivre, qui travaillent avec son équipe au quotidien, et qui rencontrent, avec elle, leurs lecteurs, notamment grâce aux actions importantes, uniques au plan national, que conduit la Maison pour l'éducation artistique et culturelle. Une lettre ouverte au Président de la République le rappelle au moment où celui-ci vient, ce 17 juin, de déclarer vouloir faire de la lecture une grande cause nationale.

14/07/2021, 09:23

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“40 ans après la loi Lang, c’est toute la chaîne du livre qu’il faut securiser”

Parce qu'un peu d'histoire ne fait jamais de mal, surtout à une époque de contre-vérités rapidement disséminées, Gilles Kujawski, ancien commercial d’Editis, militant à La France Insoumise nous propose un retour dans le temps. Et de ramener de ce voyage quelques éléments pour éclairer le présent. Voire, qui sait : trouver des perspectives pour consolider la chaîne du livre dans son ensemble.  

10/07/2021, 10:14

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“En réalité, Milan Kundera écrivait déjà en français dans ses romans tchèques”

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

06/07/2021, 13:50

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La littérature, cet outil de connaissance

Le PEN Club, au carrefour international des cultures, est de ce fait bien placé pour constater que la littérature est au croisement de la création et de la connaissance. Ayant pour mission fondatrice la défense de la liberté d’expression et celle-ci n’étant pas divisible, le réseau solidaire des PEN Clubs nationaux a à connaître et faire connaître toute forme d’expression qui est opprimée parce qu’elle porte l’émancipation, la pensée mobile, donc critique, et les mutations de la sensibilité — autant dire : la littérature. Par Jean-Philippe Domecq.

06/07/2021, 10:07

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Philipp Weiss : “Nous n’avons pas de langue pour décrire le temps présent”

Pour la rentrée littéraire, certains se satisfont d’un roman. Avec Le grand rire des hommes assis au bord du monde, dans une traduction de l'allemand par Olivier Mannoni, Philipp Weiss s'aventure dans une oeuvre totale : cinq livres, dont un manga, à travers les 1200 pages d'une épopée rare. Rencontre avec cet auteur à l'oeuvre hors norme. 

05/07/2021, 10:38

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Feel good books ? “Est-ce que Sagan, Duras, écrivaient pour faire du bien ?”

Écrire ne m'a jamais fait manger.J'ai fait ce que l'on appelle délicatement des "succès d'estime", ce qui veut dire que je n'ai eu aucune critique négative - quelle chance !-  mais que mes livres se sont vendus au mieux à 2000 ex. Tout cela en étant publiée par de belles maisons. Par Cathy Galliegue.

01/07/2021, 09:09

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Amis auteurs, “ne nous trompons pas de combat”

Avant même le rapport Racine, remis en janvier 2020 au ministre de la Culture, qui reconnaissait la paupérisation des artistes-auteurs, ces derniers alertaient sur une baisse de leurs revenus et une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Selon Paola Appelius, traductrice littéraire et présidente de l'Association des traducteurs littéraires de France, les préoccupations ont été entendues, et le travail d'amélioration a bel et bien commencé. Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte aux auteurs.

29/06/2021, 09:04

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Rentrée littéraire : la critique, le lecteur, le libraire et le quatre-quart

Encore deux mois de patience avant de trouver sur les tables de librairies, dans les dossiers ventrus de la presse, les titres de la prochaine rentrée littéraire. Alors parleront auteurs, éditeurs, journalistes, parfois quelques lecteurs dont la notoriété médiatique fera croire à une influence réelle sur les envies mouvantes des lecteurs. Qui mieux qu'un libraire, artisan besogneux de cette grand'messe dont il ne retirera lui-même ni lauriers ni couronne, pour poser un regard distancié, frondeur, amusé, bienveillant sur ce rituel que d'aucuns conspuent à loisir, avant que de s'y sacrifier ?

27/06/2021, 11:04

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Le livre, bien essentiel : “L’une des plus importantes victoires” de 2020

Près de soixante-dix maisons françaises et italiennes auront pris part aux journées d’échanges organisées à l’initiative de l’Association des éditeurs italiens. Engagé à la tête de cette organisation depuis 2017, Ricardo Franco Levi intervient régulièrement dans nos colonnes, apportant éclairages et interventions sur le marché italien. Depuis Milan, il revient sur ces trois jours, manifestement riches.

24/06/2021, 15:36

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Chris Ware : “Aux États-Unis, la BD n'est même pas considérée comme un art”

Grand Prix de la ville d'Angoulême 2021, l'auteur américain Chris Ware rejoint un panthéon qui réunit déjà Emmanuel Guibert, Rumiko Takahashi, Katsuhiro Ōtomo, Art Spiegelman ou encore François Schuiten. Dans une lettre reproduite ci-dessous, il salue l'affection et la déférence que la France consacre au 9e art.

23/06/2021, 10:28

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Entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers de Mondadori Libri

Le site NewItalianBooks, qui promeut les maisons d'édition et la culture italiennes à l'étranger, a réalisé un entretien avec Emanuela Canali, responsable des droits étrangers chez Mondadori Libri. Ce dernier est le groupe de presse le plus influent en Italie. Interrogée par Paolo Grossi, directeur du site, elle revient sur l'influence du livre italien à l'étranger. Par Paolo Grossi.

22/06/2021, 12:25

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Italie et France : le livre en partage

Les liens qui rattachent la France et l’Italie se mesurent autant à la passion dévorante dont témoignait Stendhal qu’aux centaines de lecteurs venus à Turin, en 2017, assister à une rencontre avec Daniel Pennac. Dans les allées du Salon du livre, une file d’attente colossale, impatiente, témoignait d’une authentique ferveur.

21/06/2021, 09:00

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La lecture dans les établissements de santé, “espace d’intimité, d’évasion, de liberté”

La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) s'engage dans une vaste opération de rapprochement entre les professionnels de la santé et ceux de la lecture publique, pour multiplier les projets culturels autour du livre et de la lecture dans les établissements de santé. Nous reproduisons ci-dessous le plaidoyer de la fédération, destiné à convaincre de l'importance cruciale de la lecture dans le parcours de soins.

18/06/2021, 15:06

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La justice pardonne-t-elle les critiques élogieuses de livres dangereux pour la santé ?

La justice nous porte souvent vers les confins du sublime, dans une langue magique. La Cour de Justice de l’Union européenne, régulièrement évoquée dans nos colonnes, donne l’occasion d’un petit sourire, voire d’un clin d’œil, facétieux. En effet, l’arrêt dans l’affaire C-65/20 autoriserait, selon un de nos lecteurs, que les mauvais livres — indigestes pour l’esprit — puissent malgré tout être encensés. Attention, mauvaise foi et bonne humeur exigées…

10/06/2021, 12:52

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FIBD : les Autrices et Auteurs en Action “demandent maintenant des actes”

Le collectif AAA (Autrices et Auteurs en Action) entend attirer l'attention des pouvoirs publics sur les suites données au rapport Racine sur la condition des auteurs, qu'il estime « enterré ». Après une proposition de boycott du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2021, le collectif a proposé un vote pour Bruno Racine, pour le Grand Prix. Vote qui ne sera pas comptabilisé, a confirmé l'organisation. Le collectif prend acte, mais demande à présent au festival de démontrer son soutien aux auteurs, lors de la prochaine édition. Nous reproduisons le courrier de réponse au FIBD ci-dessous.

09/06/2021, 14:49

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D'Amélie à Mademoiselle Nothomb : “Tu es encore là toi ?!’

Amélie Nothomb rencontrera pour la première fois depuis très longtemps son public ce samedi 12 juin, dans le cadre du Festival Les mots libres à Courbevoie. On sait combien elle entretient un rapport très particulier, dans tous les sens du terme, avec ses lecteurs, et son impatience à l’idée de les revoir n’était pas feinte. En attendant la rentrée littéraire et son prochain titre, Premier Sang, discussion autour de son dernier roman paru, Les aérostats, des monstres et de l’écriture, et de ses lecteurs.

04/06/2021, 11:47

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Les auteurs de Suisse s'expriment en faveur de la loi Covid-19 

La Suisse doit prochainement s’exprimer sur une législation et les débats vont bon train. Le secteur de la Culture touché au même titre que d’autres reste en demande d’actions. Et le collectif Suisse Culture, dont l’association des auteurs partage le message, demande donc que la loi Covid-19 fasse l’unanimité. « Qui dit non à la loi Covid-19 rend impossible tout soutien aux branches les plus durement touchées : la culture, l’événementiel, la gastronomie et le sport. » Leur appel est ici reproduit dans son intégralité.

31/05/2021, 17:01

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Voutch : “Un dessin d’humour, c’est un rébus, entre le texte et le visuel”

Avec une exposition en trois parties, Voutch régalera le public des Mots libres, festival qui s’ouvre ce 1er juin à Courbevoie. Une composition réunissant ses dessins réalisés pour un livre sur les Fables de La Fontaine en 2018, ainsi que des dessins de son dernier album De surprise en surprise. Et puis, des strips, ces petites BD commencées en 2016 sur un blog du Monde, avant de devenir deux livres au Cherche midi.

31/05/2021, 09:13

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Affaire Marsan : huit autrices de Bragelonne “rappellent la société à ses obligations”

Une enquête de Mediapart, en avril dernier, a fait état des témoignages d'une vingtaine de femmes, qui pointaient le comportement « déplacé » de l'éditeur Stéphane Marsan, directeur du groupe Bragelonne, dans un cadre professionnel, à l'occasion de réunions ou lors de festivals. Depuis, la société n'a pas réagi publiquement, et aucune mesure ne semble avoir suivi ces révélations. Huit autrices de livres publiés par le groupe rappellent la société à ses obligations, menaçant de reprendre leurs droits sur leurs créations. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, leurs revendications et leur lettre ouverte.

28/05/2021, 09:00

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En Biélorussie, la liberté d'expression et l'opposition en danger

Le détournement d'un avion de ligne par un appareil militaire, pour arrêter l'opposant et journaliste Roman Protassevitch, constitue le dernier « coup d'éclat » du régime autoritaire d'Alexandre Loukachenko. Depuis les résultats des élections présidentielles de 2020, contestés par une partie de la population, la répression s'intensifie. Le PEN Club français fait part de son inquiétude pour la liberté d'expression, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

27/05/2021, 09:26

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Pass Culture : unique réussite d'un Emmanuel Macron tout schuss ?

L’éducation et la culture étaient les pans prioritaires du programme d’Emmanuel Macron candidat à la présidence. Et sur le second point, la mesure probablement la plus novatrice consistait à copier le Bonus Cultura mis en place par Matteo Renzi, Premier ministre italien, en octobre 2016. Baptisé par les équipes Macron Pass Culture, il promettait un bifton numérique de 500 € aux jeunes atteint de majorité, pour des dépenses folles en biens culturels…

21/05/2021, 17:05

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Perdue en mer de Chine ? Roselyne Bachelot face à ses contradictions

Voilà quelques jours, la ministre de la Culture se lançait dans d’hasardeuses comparaisons : d’un côté les tensions en mer de Chine, de l’autre celles entre organisations représentatives des artistes-auteurs, qui seraient plus ardues à résoudre que les premières. Les intéressés — les artistes-auteurs, pas les Chinois… — ont décidé de répondre à Roselyne Bachelot, considérant que le mépris avait des limites… Leur texte est ici proposé dans son intégralité. 

17/05/2021, 15:21

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HoomBand : lectures et ambiances pour les angoissés du sommeil

TEST – Le soleil revient, repart, les terrasses restent vides, les pro et anti-vaccins s’empoignent… tout cela donne envie de faire une belle sieste. Mais difficile de s’endormir avec un tel vacarme en bruit de fond ? Taratata, ActuaLitté vous a dégoté un petit gadget presque sexy, qui aide à l’endormissement. Une sorte d’assistant-conteur, capable de vous plonger dans une ambiance sonore, ou une œuvre, afin de favoriser le sommeil. En avant.

10/05/2021, 16:40

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Karl Zéro : l'absence de pub “donne une indépendance éditoriale”

À 59 ans, le journaliste Karl Zéro se lance dans une nouvelle aventure : il vient de lancer avec les éditions Télémaque L’Envers des affaires, un trimestriel décidé à prendre son temps. Une revue consacrée aux grandes enquêtes de notre époque, entre décryptages, analyses et théories. Et qu’il nous présente, avec élégance et sourires.

10/05/2021, 09:10

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“Essentiel c’est-à-dire absolument nécessaire” : des libraires privés d'activité

Malgré les menaces de la crise sanitaire, le retour des beaux jours ouvre des perspectives plus heureuses, avec une reprise d'activité. Certains libraires, notamment ceux proposant des livres d'occasion, se trouvent toutefois privés de participation aux marchés en extérieur. Une situation incompréhensible, portée à la connaissance de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, par Frédéric Mignon et Pascale Chassang, libraires à la Librairie Sans Nom, au Mans, dans une lettre ouverte publiée dans nos colonnes, en intégralité.

07/05/2021, 14:56

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Une loi sur les bibliothèques, “un marqueur fort et une opportunité”

Déposée au Sénat le 3 février dernier, la proposition de loi de Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine), relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique, a bien sûr attiré l'attention des professionnels du secteur. Trois associations professionnelles saluent cette proposition de loi dans un communiqué, reproduit intégralement ci-dessous.

07/05/2021, 11:29

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Rembourser l'avance perçue : quand l'éditeur devient banquier des auteurs

Il plane dans l’atmosphère comme une odeur de faillites rances, dans certaines maisons d’édition. Au point que leurs dirigeants imaginent toutes les manœuvres à leur portée pour récupérer un peu d’argent — une fois la liquidation prononcée. Plusieurs témoignages concordants font état de demandes, parfois adressées par l’intermédiaire d’avocats, réclamant la restitution d’avances sur droits. Au moins deux structures y ont récemment eu recours, provoquant l’inquiétude des auteurs concernés. 

07/05/2021, 11:23

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Institut du service public : les conservateurs généraux des bibliothèques volontaires

Dans la foulée de l'Association des directrices et directeurs des bibliothèques municipales et groupements intercommunaux des villes de France, l'Association française des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation plaide pour une intégration des conservateurs généraux des bibliothèques au sein du futur Institut du service public (ISP). Nous reproduisons le texte de l'association ci-dessous.

06/05/2021, 11:24

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“Oui, on le savait. Mais personne n’a rien dit, surtout par peur”

Le 21 avril dernier, un article de Médiapart dévoilait les nombreux témoignages de professionnelles. Chacune pointait, dans ses relations, le responsable éditorial des éditions Bragelonne, Stéphane Marsan. Après la vague de révélations viennent les interrogations, les inquiétudes, les attentes. Adrien Tomas, auteur de fantasy, avait vivement réagi, et accepte de nous confier son texte. Le voici publié dans son intégralité.

04/05/2021, 11:32

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#MeToo dans l'édition : “Je suis Jeanne”, une témoin se dévoile

« Je suis Jeanne, l’une des témoins cités sous pseudo par Médiapart dans son enquête du 21 avril 2021. M. Marsan a répondu à cet article en identifiant les témoins, les unes après les autres, dans un exercice d’intimidation qui doit figurer dans un chapitre du Nécronomicon. Dans l’un des derniers paragraphes et sous couvert d’éloges contrits, il rend mon identité publique en citant Albin Michel, ma maison d’édition. Déjà, tout le monde s’en fout, de mon identité, donc joke’s on you. » Par Marguerite Imbert.

01/05/2021, 12:50