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La double peine de Maxime Brunerie

Ce prix souhaite combler un manque dans l'univers littéraire français : réunir des personnalités d'environnements et horizons hétérogènes - des critiques littéraires, des journalistes et des écrivains consacrés, comme le veut la tradition des prix littéraires français, avec des universitaires, des scientifiques, des médecins autour d'un même dessein : plaider en faveur de la recherche scientifique sous tous ses aspects et du progrès humain. Ce Prix aurait dû être normalement remis au Procope pour sa première édition le 20 novembre dernier. Le Collège littéraire de 24 personnes souhaitait récompenser l'essai « Éclats de voix » de David le Breton. Cependant, une vague de démissions d'une dizaine de ses membres et du principal partenaire du Prix – l'université René Descartes-  à 5 jours de sa célébration sont venus tristement ternir l'épilogue fameux de ce premier grand rendez-vous entre littéraires et scientifiques. La raison de ces défections, et de cette consécration torpillée en plein vol ? La présence d'un homme : Maxime Brunerie.

Le 12/01/2012 à 08:02 par Clément Solym

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Publié le :

12/01/2012 à 08:02

Clément Solym

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Ou plus exactement, la compréhension particulièrement tardive par certains de l'identité de Maxime Brunerie, le « vrai » Maxime Brunerie, « celui qui avait tenté d'assassiner Jacques Chirac en 2002 », pas un être virtuel, ni un sosie (!), ni un homonyme, comme certains, parmi les soutiens et les détracteurs, se sont sincèrement plu à l'imaginer. Figurez vous que j'ai, en effet, commis le crime de lèse-majesté de solliciter Maxime Brunerie, cet ancien détenu qui a purgé sa peine, cet ex-« facho » repenti, d'appartenir à mon jury, après l'avoir rencontré au Salon du Livre en mars 2011, sur le stand des éditions Denoel. Des mails individuels et/ou collectifs furent adressés à tous les membres du Collège sans exception dès le 11 août, date à laquelle Maxime Brunerie a rejoint le Jury, mails postés ce 11 août entre 23h02 et 23h06, le 18 août à 19h15 et à 19h23, le 28 août à 10h46, le 02 octobre à 22h17, le 30 octobre à 10h57, tous ces courriels ont circulé dans les boîtes respectives des uns et des autres sans que personne ne s'émeuve de trouver aussi l'adresse mail de Maxime Brunerie et ne me pose aucune question à son sujet. Je ne finirais pas cette année mouvementée sans dire combien ma passion pour la littérature et les écrivains va bien au-delà du regret qu'a suscité le relief inédit de cet événement au sein de notre milieu littéraire, de cette cascade de démissions pour le moins affligeantes, pour ne pas dire indignes, qui a signé le fiasco de cette première édition.

Je sais que la vie littéraire est faite de ces incidents-là, de ces colères, de ces imbroglios et quoi qu'il en soit, j'assume parfaitement mes choix. Au-delà du respect de la liberté que je dois à chacun, j'aurais aimé croire à l'hypothèse d' un gigantesque malentendu. J'aurais aimé chasser d'un revers de la main le grotesque de la situation – prendre une personne pour une autre -, évoquer l'anecdote avec humour et m'en tenir là.. Ce n'est pas si simple : dès l'envoi de la lettre d'invitation et sa réception le 11 novembre par tous, l'hallali savamment orchestré, à partir du 14 au soir, a fait régner ici et là un climat odieux, et l'atmosphère extrêmement malaisée du buzz autour de l'événement ainsi que ses proportions invraisemblables furent regrettables.

À l'avenir, je ne suis pas prête de supporter davantage l'inquisition menée tambour battant, les raideurs inappropriées de quelques-uns, les crises d'autoritarisme des donneurs de leçons de morale, la mise en scène narcissique d'auteurs outragés par leur propre négligence, - ne pas avoir ouvert les pièces jointes ou lus les courriers - le grand défouloir général à mon encontre, les cris d'orfraie et les atermoiements poussifs des pérorés, ainsi que toute attaque en règle incessante à l'égard de Maxime Brunerie dès que sa silhouette se profile quelque part.

Mon point de vue est que quelques-uns des démissionnaires absents aux trois comités de lecture, ne sont que trop conscients de s'être ridiculisés en trahissant leur spectaculaire laxisme. Se sentant coupables, certains ont décidé de me sacrifier, comme ils ont sacrifié Maxime Brunerie, en se drapant dans un antinazisme artificiel. Je crois cette affaire parfaitement révélatrice de la mentalité d'une bonne partie de l'intelligentsia parisienne, qui ne se soucie, en grande majorité, que de sa réputation, de ses ambitions, de ses postures publiques et médiatiques, et ne se nourrit que d'opportunismes. Comment s'étonner alors du comportement délétère de ces individus, égotistes à souhait, incapables d'altérité, aussi novices dans la compassion qu'experts dans la malveillance.

Quel parfait éclairage que ce diable d'incident sur les ségrégation et discrimination silencieuses et rampantes, sur la dimension de l'âme humaine, l'épaisseur de la probité, la profondeur de l'intelligence, l'ouverture de l'esprit de toute cette bien-pensance ! Je détesterais toujours ces sortes d'exclusion passivement criminogènes, et je vous souhaite un jour de les vivre, vous comprendrez à quelles sortes d'extrémités elles peuvent conduire. Mais revenons aux faits : Maxime Brunerie a donc écopé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire d'insupportables diffamations discriminatoires de la part de ceux qui écrivirent en le ciblant « je souhaite démissionner de l'endroit où siège Maxime Brunerie». Connaîtrais je encore beaucoup de personnes à qui on infligera cette succession de sanctions ?. Rejets incessants, sanction de la double peine, voilà ce qu'on réserve à cette personne en demande de réinsertion.

« Partout où tu iras, tu seras conspué, honni ». « Partout où tu iras, nous te rejetterons ». « Tout ce que tu entreprendras sera réduit à néant : la faute à ton passé ». Voilà en substance ce que dit la belle bande de salopards prêts à brûler le premier étranger qui passe, ou qui tire, à vue, à boulets rouges. Comprenez bien que les raisonnements qui interdisent un autre regard empêchent la réinsertion, de même que l'ostracisme est condamnable du seul fait qu'il encourage la récidive. Inquiétant, ce sérail littéraire. Effrayant ce Cahier des charges, improbable, inauguré pour lui seul, et qui rendrait impossible le fait que son nom puisse côtoyer les autres. Constat sidérant : dans un pays où on s'évertue à convaincre les chefs d'entreprise d'embaucher d'anciens détenus pour faciliter la réinsertion sociale, voilà de sombres individus qui refusent de côtoyer un vrai repenti de peur d'égratigner leur notoriété d'aquarium. Quel exemple. 

L'identité de mon ami Maxime Brunerie n'a donc jamais été tronquée. Plus les jours passent, et plus je m'étonne encore de cette extraordinaire «découverte » subite, explosive. Incroyable. Maxime Brunerie était présent en août, en septembre, en octobre. Il n'est pas venu aux trois Comités de lecture pour jouir d'une estrade médiatique, qui lui aurait donné de la visibilité, - les conséquences de l'imbroglio disent d'ailleurs tout l'inverse- mais pour parler, avec d'autres littéraires, de livres lus. A ceux qui supputent tout et n'importe quoi, je dis que, pas davantage, -cela va de soi-, je n'ai voulu dissimuler sa personne, ou duper quiconque. Et quelle erreur de jugement, quelle provocation aurais je commises ? Je ne vais pas m'auto-flageller pour le plaisir, en inversant le calendrier des situations vécues. J'ai réellement le sentiment d'avoir été transparente, sans avoir commis ni maladresse, ni faute morale, - la faute morale me semble du côté des démissionnaires, qui rejettent l'autre à tout crin - en choisissant de l'intégrer dans ce Collège où, en tant qu'auteur et romancier en devenir, il poursuit la conquête de sa légitimité et où son abord «atypique» ne fait pas de lui un moins bon lecteur.

Maxime Brunerie publiera bientôt un autre roman avant la fin de l'année et une nouvelle dans la prochaine revue Bordel de Stéphane Million en mai. Par ailleurs, si les jurys littéraires doivent être uniquement composés de professionnels du livre, on a peine à comprendre pourquoi aucun écrivain, libraire, bibliothécaire ne figure dans le dernier jury de Pierre Leroy sans que personne, sauf Raphael Sorin, n'y trouve à redire. Dans le même ordre d'idées, on me permettra d'être interpellée par la présence de chanteurs, d'acteurs de cinéma, d'ex-ministre (ni écrivain, ni journaliste ou critique littéraire) dans les jurys tournants des années précédentes de quelques autres (envers lesquels je ne nourris aucune animosité).

En ce qui concerne le Collège du Prix du Savoir et de la Recherche, de la même façon que nous ne nous sommes pas consultés afin de savoir si nous avions tous envie de partager ces moments littéraires ensemble,  il est exact que je n'ai aucun consentement quelconque écrit, une parafe, une signature certifiant que chacun de nous tous était d'accord pour discuter avec son voisin, il est tout à fait exact que je n'ai pas cherché à recueillir l'avis des uns et des autres sur toutes cohésions, au sein de ma commission, celle de Maxime Brunerie y compris.  Mais il ne saurait y avoir deux poids, deux mesures : s'il faut se réunir constamment, pour se frôler, se ressentir, s'adopter, se sonder, savoir si l'on a envie de nourrir des échanges ensemble, voter en permanence, organiser des consultations, procéder à des réformes contractuelles, établir des hiérarchies,  imposer un règlement intérieur, définir – au point où on en est – une limite d'âge, être bien sous tous rapports, avoir une conduite exemplaire, imaginer quelqu'un qui s'occuperait même du recrutement, démontrer une rigueur incroyable et permanente au niveau de l'intendance, alors, il faut sans doute revoir l'organisation élitiste de tous les prix littéraires professionnels de France. Car voilà où le bât blesse : ce n'est pas tant le fait qu'il n'ait pas fait ses preuves, Maxime Brunerie, ou qu'il ait appartenu à l'extrême droite qui pourrait expliquer un tant soit peu l'objet des ressentiments exprimés, non, c'est, après avoir longuement réfléchi sur la véracité des motivations des démissionnaires et le fond de l'affaire,  la crainte de se retrouver avec une personne dont on a décidé qu'elle demeurerait toujours infréquentable, qui a provoqué le séisme.

Une persona non grata ad vitam aeternam, un martyr sacrificiel, un paria, entouré de toutes les mystifications, alors que c'est AUSSI un individu comme lui, en quête d'élévation, qui donne toutes ses lettres de noblesse à un Prix tourné vers l'avenir. Je ne vous laisserais pas en faire un banni. Un banni de la caste à laquelle on peut tout de même imaginer qu'il appartienne un jour, tant son intelligence est pointue et son verbe haut, un banni à qui on demanderait toujours des efforts supplémentaires. Voilà l'une des raisons pour laquelle il m'a semblé juste de ne pas isoler cette personnalité. J'affirme que j'ai pris soin d'elle, en  la considérant sans différence, en cherchant à la mettre sur le même pied d'égalité que mes autres invités. Mes contradicteurs me reprochent d'être demeurée sibylline : sans doute n'est-ce pas un tort de n'avoir jamais abordé un seul homme à rebours de sa vie, en lui demandant de justifier son passé. J'ai considéré cette personne de façon anodine parce que précisément, Maxime Brunerie est une personne ordinaire. Alors qu'il est en pleine résilience, en quête de rédemption, en désir de réinsertion, évoquer «le cas psy»,  c'est encore et toujours « a-sociabiliser », marginaliser davantage l'individu en soulignant son handicap.

Quant au fait de notifier son passé houleux ou d'y revenir sans sa présence, comme on me l'a suggéré, alors que lui-même y avait succinctement consenti à deux reprises en parlant de son « récit autobiographique » considérant sans doute que cette présentation sommaire suffisait, c' était à mon sens pratiquer une forme de dénonciation méprisable et honteuse, en fournissant des informations à son insu. Que fallait-il donc qu'il fasse, Maxime, pour dissiper le malaise ressenti et inexprimé par certains à la suite des deux comités de septembre et d'octobre ? Que fallait-il donc qu'il fasse de plus alors qu'il était bel et bien présent et que chacun (e) était à même de lui parler, de lui poser des questions ? Qu'y puis-je si cette identité était entourée de mystère sans que les frileux ou les timorés aient cherché à l'entrevoir ? Et si la personnalité ténébreuse de cet homme était tellement éclatante, comment expliquer que certains autres, sans réserve ni méfiance, lui aient laissé leur carte de visite ? 

A l'heure où il est toujours de bon ton de crier haro sur les réseaux sociaux et les internautes,  où on se hasarde maladroitement à narrer les liens pervers entretenus pas ceux-ci avec la réalité, où l'on moque la notion d'invisibilité et la rapidité des interactions de la plateforme, sans oublier, n'est-ce pas, ( !) les ravages atroces pour le cerveau, on me permettra de m'interroger et de réfléchir sur le peu de cas précisément que suscita la visibilité de la personne Maxime Brunerie, sur ce nouveau visage, sur cette voix, cette personne réelle, cette nouvelle présence dont on aurait finalement souhaité qu'elle surprenne davantage !. Comment se représenter un nouveau visage ? En quoi consistent ses rapports avec notre sentiment d'identité ? Le visage peut représenter l'identité, mais n'est jamais identique. Nous savons à quel point nos visages changent, et nous cherchons à donner des significations à ces changements.. Cela soulève la grande question : en quoi consiste la reconnaissance ? Qu'est-ce que se reconnaître ? Quand on se reconnaît, en quoi consiste la connaissance que nous exprimons ?

Or, pas une soirée avec Maxime ne laissa transparaître quelque singularité quelle qu'elle fût, quelque étonnement, quelque mouvance, quelque reconnaissance de part et d'autre et ce constat consternant rend sans doute encore plus étrange les postures alarmistes après-coup de quelques-uns sur la présupposée peur que sa personnalité pouvait laisser transparaître. Maxime Brunerie, bien que vu, regardé, demeura bel et bien invisible et méconnu, un peu comme un individu qui débarque incognito. À l'égal de tous, il est reparti, comme il est venu, sans jamais avoir dérangé quiconque. Encore une fois, ce n'est pas faute d'avoir manqué de se présenter, ce qu'il fit à deux reprises. La difficulté ? Juste essayer de comprendre que les représentations de soi ne doivent pas trop s'écarter des manières dont les autres les perçoivent. Maxime fût perçu telle une apparence fantasmée, une évocation vague, d'où l'obstacle et le conflit. Ce n'est pas simplement celle de notre apparence extérieure, pas davantage celle de notre apparence à nous même, mais la totalité de ce que nous sommes, de ce que nous avons été, de ce que nous deviendrons, de ce que nous espérons, de ce que nous craignons. Cette représentation doit faire place à la totalité de notre expérience, tant du monde extérieur que du monde intérieur des émotions et des fantasmes, puisque ces derniers agissent inéluctablement sur nos perceptions, et que nos perceptions créent le monde.

On se souviendra de toutes les traces mnémoniques suivies par Proust, qui se cherche dans ses milliers de fragments de sentiments, de souvenirs, de perceptions, de scènes imaginaires. Ma première idée est que si nous nous trouvons tous pris dans des conflits dont la défense ne passe pas par l'apparence entre le désir d'être reconnu et la peur ou l'angoisse d'être exposé, vu, mal vu, mal aimé, incompris, il semblerait que ce soit pourtant cette première vision de l'autre, qui nous renseigne sur les perceptions du monde extérieur, et sur nos sentiments les plus intimes et les plus intérieurs.

Ma seconde idée est que les démissionnaires n'ont eu ni l'envie ni la capacité de reconnaître immédiatement Maxime Brunerie, dépassés par le vil sentiment de honte que son nom leur a suggéré. Il existe un lien puissant entre apparence et identité, qu'il est impossible d'approfondir sans passer par la honte. De tels sentiments rappellent les paroles de Garcin dans "Huis clos" de Sartre. Quand on se sent dépendant des autres pour sa propre identité, mais incapable de voir en eux aucune similitude avec soi-même, quand on se sent étranger, aliéné aux autres, mais qu'on se rend compte en même temps que sans eux on n'est rien du tout, on est pris par des sentiments de colère et de désespoir. Dans ces circonstances, on est isolé avec son désespoir, envieux de ceux qui arrivent à faire des liens, mais angoissé par sa propre incapacité, méfiant de tous rapports humains puisqu' ils font si mal, honteux devant ses propres manques, et incapable de trouver un sens fiable de l' identité sur lequel s'appuyer». Notre concept de la honte désigne un sentiment de malaise et un désir de se cacher, d'éviter les regards critiques ou désobligeants de la part des autres devant qui nous nous sentons coupables ou disgraciés, d'où le repli, la rupture que fut l‘acte de démission. Fuir, disparaître, partir, pris d'une compulsion de se cacher et de se couvrir doublement, rien à voir ici avec une quelconque notion de courage.

Car les processus défensifs pour cacher la honte révèlent la honte de notre honte, qui, elle aussi, doit être cachée du regard des autres. La honte, aveu de lâcheté, donne une réalité. Sans la honte qu'il suggère à certains, Maxime Brunerie ne reste que spectral et sans existence. C'est une douleur insupportable. Et pour le bourreau, et pour la victime. L'enfer c'est les autres parce que les autres nous empêchent de nous imaginer tout seul ; ils ne nous voient pas seulement comme ils nous voient, mais aussi comme ils nous imaginent, tout comme nous nous voyons en tenant compte de leurs perceptions imaginaires. Dans ce processus de balancement, entre voir et imaginer, les autres, à condition de pouvoir assumer notre honte, nous imposent notre humanité, imposent une sensibilité aux rapports humains, et imposent enfin des possibilités de sentir les tragédies et les joies de notre vie. L'Identité se fait des milliers et des milliers de fragments, de morceaux expérience, qui ne se lient, qui ne se mettent à former un ensemble que si la personne en question possède la capacité de s'imaginer. Dans le cas précis du Prix du Savoir et de la Recherche, les désoeuvrés, en expérimentant de façon conflictuelle ce concept de la honte, n'ont pas seulement manqué d'humanité, mais de vision et d'imagination. Or, sans apparitions, perceptions, débordements, chimères, divagations, révélations, simulacres, vues, mirages, intuitions, rêveries, illusions, flux et reflux de l'esprit, qu'est un écrivain ? 

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Le printemps des poètes, manifestation qui se déroule chaque année à Paris – du 9 au 25 mars 2024 –, a choisi Sylvain Tesson comme parrain de son édition 2024. Un coup pour l’événement poétique, puisqu’il s’agit par ailleurs de la 25e édition. Le choix, que la directrice artistique depuis 2017, Sophie Nauleau, a amplement salué… mais que nombre de poètes et artistes contestent vivement.

17/01/2024, 18:52

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Québec : l’industrie du livre se prononce sur l’intelligence artificielle et le droit d’auteur  

Dans le cadre de la consultation publique en cours sur l'intelligence artificielle générative et le droit d'auteur, les associations du milieu du livre rappellent au gouvernement canadien l’importance cruciale de favoriser un développement responsable de l’intelligence artificielle et de promouvoir le respect du droit d’auteur.

15/01/2024, 16:22

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Pendant la crise, “c’est avant tout la création qui trinque”

Consacrée à la littérature contemporaine, la maison d'édition Onlit, « reposant exclusivement sur une petite équipe d’indépendants », nous informe de la fin de ses activités. Pierre de Mûelenaere, à la tête de la structure, en explique les raisons, et en profite pour remercier tous ceux qui ont participé au projet, ou l'ont soutenu.

15/01/2024, 11:35

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AI Act : les industries culturelles sollicitent Elisabeth Borne

L'Union européenne tente d'encadrer le secteur des intelligences articielles, avec un texte inédit, travaillé depuis plusieurs mois, l'IA Act. La France fait partie des pays où une opposition à une régulation trop stricte s'exprime, ce qui n'est pas pour satisfaire les représentants des industries culturelles, attentifs au respect du droit d'auteur. Dans un courrier à la Première ministre reproduit ci-dessous, ils font part de leurs inquiétudes.

22/12/2023, 16:33

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Face à la loi immigration, les bibliothèques et “l’accueil inconditionnel”

L'adoption de la loi immigration marque un tournant dans le second quinquennat d'Emmanuel Macron, avec un texte qui penche très à droite et remet en question quelques acquis en matière d'accueil et de traitement des étrangers. L'Association des bibliothécaires de France (ABF) répond à cette actualité dans une tribune tournée vers l'engagement, le partage et la solidarité à l'égard des nouveaux arrivants sur le territoire français.

22/12/2023, 12:32

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Vers une modernisation des outils de gestion pour les éditeurs de livres

Les industries culturelles ont toujours été au premier plan des innovations de rupture — IA Générative, streaming audio, NFT — se positionnant même au centre des débats sur l’intelligence artificielle. Pour autant, leur gestion des flux de données s’appuie encore sur des infrastructures des années 2000. Cela a tendance à freiner leur propre évolution au sein des changements sociétaux et technologiques. Une tribune de Crealo.

21/12/2023, 10:36

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Vera Molnár (1924-2023), ou la géométrie du sensible

C’est avec une profonde tristesse que l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) rend hommage à l’artiste de l’abstraction géométrique et de l’art génératif, Vera Molnár, décédée aujourd’hui à l’âge de 99 ans. Elle avait noué avec l’INHA des liens profonds qui se sont concrétisés par le don d’un corpus important d’estampes en 2022 dans lequel la dimension pionnière et généreuse de son œuvre, reflétait pleinement sa personnalité. 

08/12/2023, 11:59

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Les auteurs jeunesse s'engagent contre le pilon des livres

À l’occasion du salon de Montreuil, La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse lance une action militante en s’opposant au pilon ! L'objectif : en finir avec le pilon en participant à une campagne de dons.

30/11/2023, 17:31

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Achats de livres : la Normandie incite les maires à “privilégier” les librairies

Hervé Morin, président de la région Normandie, et Philippe Normand, président de Normandie Livre & Lecture, ont uni leurs forces pour une noble cause : le soutien public aux librairies locales. Dans un courrier aux édiles, ils incitent ces derniers à préférer les enseignes indépendantes pour les achats de livres des médiathèques et des écoles. Nous reproduisons ci-dessous l'intégralité de la missive.

30/11/2023, 10:41

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400 salons BD en France : “Faire un festival, c’est faire société”

9 manifestations tournées vers le 9e art fondent le Club 99, une fédération des festivals BD & Arts associés destinée à faciliter les échanges et la valorisation des événements. Un manifeste accompagne cette création, qui rappelle et proclame la diversité des festivals et salons, ainsi que leur rôle indispensable à l'écosystème du livre.

29/11/2023, 11:42

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AI Act : la culture réclame une régulation des modèles de fondation

Les négociations européennes autour de l'AI Act, texte censé encadrer le développement et l'usage des technologies d'intelligence artificielle, sont plus mouvementées que prévu. Des pays membres, dont la France, souhaitent désormais limiter l'intervention de l'Union, pour ne pas freiner la compétitivité des acteurs européens. Des organisations du secteur de la culture s'inquiètent de cette analyse, dans un texte que nous reproduisons ci-dessous.

17/11/2023, 13:59

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“Notre cahier des charges, c’est un festival de qualité et populaire”

Comediedulivre2024 – 2025, dans l’événementiel, c’est loin… et c’est demain. Mais pour l’instant, les équipes savourent la fin du salon : en renouant avec les médiathèques, les 17 et 18 mai, les rencontres hors les murs ont déployé la manifestation par-delà le département. D’autant que pour la seconde (ou deuxième ?) année, la Comédie quittait la traditionnelle esplanade Charles-de-Gaulle, en travaux. 

22/05/2024, 10:34

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La collection Angle Mort remet de la science dans la SF

L'éditeur indépendant L'Œil d'or inaugure avec le recueil de nouvelles Multiversalités une collection inédite, « Angle Mort ». Dérivée de la revue homonyme qui circule en ligne depuis 2010, elle en partage l'ambition : penser autrement la science-fiction et le monde avec. Directeur de cette publication depuis 2014, le sociologue Julien Wacquez nous présente cette nouvelle initiative.

21/05/2024, 16:16

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L’histoire oubliée et tragique du Camp des Milles

Aurélie Tramier s’est hissée jusqu’en finale de la dernière édition du Prix Maison de la Presse. Une récompense tournée vers la littérature populaire et résolument romanesque, parfaitement en phase avec son dernier roman, Bien-Aimée, publié à La Belle Étoile. Il raconte un camp français peu connu de la Seconde Guerre mondiale, à l’histoire extraordinaire : d’abord destiné à l'internement d'Allemands comme Max Ernst, l'ancienne tuilerie devint à la défaite française, une étape avant Auschwitz…

21/05/2024, 15:45

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Manuel Vilas : “L’imagination, c’est gratuit : on ne paye ni impôt ni taxe”

Comediedulivre2024 – Manuel Vilas, l'auteur espagnol, a captivé le public français avec ses œuvres telles qu'Ordesa, Alegria et Les Baisers (Éditions du sous-sol, trad. Isabelle Gugnon). Son style unique et sa plume d'une grande beauté offrent un regard inédit sur la vie humaine et notre époque contemporaine. Avec Irene (trad. Isabelle Gugnon) il présente à Montpellier un nouveau chef-d'œuvre. 

18/05/2024, 14:15

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Damasio : “L’époque a furieusement besoin d'entendre la voix des voltes”

Comediedulivre2024 – Une carte blanche, donnée par la Comédie du livre, offre chaque année à un écrivain. Cette année, Alain Damasio en profite, alors que les éditions de La Volte qui le publient, fête leurs 20 ans. Ses invitées et invités seront Vinciane Despret, luvan, Palo Alto, Karim Kattan, Floriane Pochon, Jacques Barbéri, Fabrice Capizzano, Léo Henry.

18/05/2024, 09:47

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Les Ensablés : 15 années à exhumer des écrivains

Cela fait déjà 15 ans qu’ActuaLitté se met au service des Ensablés, cet ensemble d’œuvres oubliées exhumées par l'équipe. Alors, pour fêter cet anniversaire si particulier, les chroniqueurs anonymes sont passés de l’autre côté des lignes. Interview.

16/05/2024, 17:35

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"Quand on parle d'exil on a envie de rétablir une certaine vérité"

PrixPorteDoree2024 – Les Prix de la Porte Dorée étaient remis ce mardi 14 mai au Palais du même nom. Dans la catégorie bande dessinée, Charles Berberian a été primé pour Une enfance orientale. La présidente du jury et scénariste de la BD Aya de Yopougon, Marguerite Abouet, salue une oeuvre « intime et universelle ». ActuaLitté s'est entretenu avec elle.

16/05/2024, 17:10

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Sabyl Ghoussoub, “président” des écrivains de l'exil

PrixPorteDoree2024 — Sabyl Ghoussoub, auteur et journaliste français d'origine libanaise, présidait cette année le jury du Prix littéraire de la Porte Dorée. Dans l'enceinte du Musée de l'immigration, lui et son équipe de jurés ont décidé de désigner deux lauréates ex-aequo, Seynabou Sonko et Élise Goldberg. À l'occasion de la soirée de remise des prix, ActuaLitté a eu la chance de discuter avec lui.

16/05/2024, 11:32

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Nouveau record pour le Salon du Livre de Turin 2024

SalondulivredeTurin2024 – Nouveau record de visites pour le Salon du Livre de Turin. 222.000 personnes se sont rendues au Lingotto cette année. Zoom sur ce cru exceptionnel.

16/05/2024, 10:27

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Seynabou Sonko, Elise Goldberg : un bonheur partagé

PrixPorteDoree2024 – Seynabou Sonko et Elise Goldberg viennent d'être élues lauréates ex-aequo du Prix de la Porte Dorée. La première pour Djinns (Grasset), la seconde pour Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie (Verdier). Ces deux primo-romancières ne sont pas liées que par ce prix, elles sont aussi amies dans la vie. ActuaLitté s'est entretenue avec elles lors de la soirée de remise des prix qui avait lieu le 14 mai au Palais de la Porte Dorée, qui accueille le Musée de l'immigration.

15/05/2024, 18:15

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Charles Berberian : accompagner le chaos d'Une éducation orientale

PrixPorteDoree2024 – Ce mardi 14 mai, l'ambiance était littéraire au Palais de la Porte Dorée. Dans ce lieu d'exception, qui accueille entre autres le Musée de l'immigration, étaient remis les Prix de la Porte Dorée, récompensant une oeuvre qui traite de l’exil, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires. Pour le Prix BD, c'est Charles Berberian qui a été désigné lauréat, avec Une éducation orientale (Casterman). ActuaLitté a eu l'occasion de s'entretenir avec lui.

15/05/2024, 15:15

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La librairie Au café des livres à Léguevin peut-elle disparaître ?

Ouverte en 2015, la librairie Au café des livres traverse aujourd'hui une mauvaise passe, qui met en sursis sa survie. L'accumulation des crises s'ajoute aux difficultés économiques actuelles, pesant sur la trésorerie de l'enseigne. ActuaLitté lui ouvre ses colonnes, pour relayer un appel aux lecteurs et aux lectrices.

15/05/2024, 13:53

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Un nouveau souffle pour le livre-disque Libertad, hommage à Astor Piazzolla ?

Auteurs et fondateurs du groupe Duo Intermezzo, Marielle Gars et Sébastien Authemayou ont adressé à ActuaLitté une communication portant sur le livre-disque hors norme, Libertad. Ouvrage autour d’Astor Piazzola, préfacé par Frédéric Lodéon (animateur radio de légende) et publié aux éditions Parole, il connaît un arrêt de commercialisation définitif, que les auteurs évoquent dans ce texte, reproduit dans son intégralité.

14/05/2024, 12:48

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Les éditions Edicola érigent un pont entre l’Italie et le Chili

SalondulivredeTurin2024 – Edicola a gagné cette année le Prix National de la Traduction en Italie. Une aubaine pour cette maison d’édition italienne qui détient un second siège… au Chili. ActuaLitté a rencontré son fondateur, Paolo Primavera, au Salon du Livre de Turin.

14/05/2024, 12:17

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"Nous luttons chaque année, c’est un marché précaire"

SalondulivredeTurin2024 – Minimum Fax est une maison d’édition romaine, née d’une revue littéraire initialement distribuée par fax. Cette dernière s’est distinguée grâce à la découverte de grands noms de la littérature italienne contemporaine, mais également pour avoir démocratisé la littérature américaine en Italie.

13/05/2024, 18:02

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Obligations de l’éditeur et résiliation d’un contrat : cas pratique

Le manquement par l’auteur ou par l’éditeur à l’une de ses obligations légales ou contractuelles est susceptible d’entraîner la résiliation du contrat d’édition, à savoir de mettre un terme de la relation contractuelle entre les parties. Le 18 avril 2024, le Tribunal judiciaire de Marseille a fait une application classique du cheminement conduisant à la résiliation du contrat, permettant également de rappeler les obligations à la charge de l’éditeur. Me Adélie Denambride, avocate exerçant en droit d'auteur, de l'édition et du marché de l'art revient sur ce sujet.

13/05/2024, 11:23

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“En écrivant, je me jette dans le vide comme les oiseaux”, Amélie Nothomb

SalondulivredeTurin2024 – Oiseaux et chevaux, ou les soeurs Nothomb à Turin : Juliette et Amélie étaient attendues dans une salle archi-comble de lecteurs et lectrices, au salon du livre. Elles ont abordé de leur rapport à langue, à l’écriture et de leur passion pour des animaux, l’oiseau et le cheval, présents dans leurs derniers ouvrages, Psychopompe et Éloge du cheval (2022 et 2023 chez Albin Michel).

11/05/2024, 13:03

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Antoine Gallimard : “Notre métier est d’abord de croire en la littérature”

SalondulivredeTurin2024 – Dans le cadre des rencontres de la section « Edition » du Salon du Livre de Turin où il a été invité, Antoine Gallimard est revenu sur son rôle d’éditeur pendant un dialogue avec Teresa Cremisi, directrice de la section édition et ancienne présidente, jusqu’en 2015, du groupe Flammarion.

11/05/2024, 11:01

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Italie : la lecture s’étend à tous grâce à "la communication augmentative"

SalondulivredeTurin2024 – Officina Babuk et Uovonero, deux maisons d’édition italiennes, sont les pionnières italiennes de la communication augmentative. L’objectif est clair : permettre aux enfants en difficulté dans la pratique de la lecture d’accéder au même patrimoine culturel que les autres.

10/05/2024, 17:35

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"Des livres qui n’ont pas de pères" : zoom sur NN Editore

SalondulivredeTurin2024 - NN Editore a été fondée en 2015 à Milan, précisément le 19 mars, pour la fête des Pères. Et cette date n’a pas été choisie au hasard : NN Editore propose « une recherche éditoriale basée sur l’absence de pères », détaille le responsable de la communication Luca Pantarotto, sur son stand au Salon du livre de Turin.

10/05/2024, 15:43

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En librairie : “Ne plus rien prendre pour faire vivoter les livres déjà là”

Avec le mois de mai s'impose un mot d'ordre : toutes et tous sur les ponts ! Mais ce sont surtout des nouvelles de la lettre Books By Women après les traditionnels brins de muguet. Et comme toujours, la voici proposée en intégralité, rien que pour vos yeux, comme dirait l'autre... Une mouvement d'allégresse et d'humeur par la librairie Un livre à soi (Longjumeau).

10/05/2024, 08:43

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Comédie du livre : “La littérature est encore aujourd’hui vivante”

Comediedulivre2024 – L'ouverture ce 10 mai de l'événement littéraire montpelliérain marque le début de 10 journées consacrées aux auteurs, à la lecture. À travers des rencontres, ateliers, le salon prend ses quartiers à la Promenade du Peyrou, et dans une multitudes d'autres lieux. Régis Penalva, directeur littéraire, présente cette 39e édition.

10/05/2024, 08:06

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Bernard Pivot : “On ne peut pas apprivoiser la mort. Ni la snober”

En débarquant sur Twitter ce mois de janvier 2012, Bernard Pivot provoqua un ras de marée chez les gazouilleurs : près d’un million d’abonnés depuis ont suivi ses facéties verbales et autres joutes linguistiques. Fédérateur, le père Pivot, assurément : un monument national qui aura traversé les siècles — si fait. Et fait lire au point d’en devenir une icône.

07/05/2024, 16:20

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Lettre à Paul Auster : “Tu étais l’Amérique”

L'écrivain Paul Auster, réputé pour son approche existentialiste et sombre dans ses œuvres littéraires, est décédé à 77 ans des suites d'un cancer du poumon à Brooklyn. Né à Newark de parents immigrants juifs polonais, Auster était un pilier de la scène littéraire new-yorkaise et américaine et apprécié particulièrement en France. Son éditrice, Marie-Catherine Vacher, partage ici une lettre adressé à l'auteur.

02/05/2024, 06:30

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Valentine Tedo : “J'avais peur de la fin”

Avec Petite fille, Valentine Tedo signe son premier roman. Elle en raconte la genèse pour ActuaLitté.

30/04/2024, 08:56

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Audrée Wilhelmy : une virée onirique en Allemagne

Carnetdebord – Plongez avec nous dans l'univers féerique d'Audrée Wilhelmy, dont le prochain livre, Peau-de-Sang, sera publié aux éditions du Tripode. Nous vous présentons ici le chapitre 3 de son Carnet de Bord, qui sert à la fois de prélude à ce roman très attendu et de narration documentant la vie de l'autrice.

29/04/2024, 10:51

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“La littérature noire doit déranger la littérature officielle”

Les éditions du Chemin de fer inaugureront leur collection Train de nuit, consacrée à des romans noirs à haute vélocité, parfois, mais surtout forte teneur en valeur littéraire. Pour ouvrir ce projet, les cofondateurs François Grosso et Renaud Buénerd ont choisi de publier Les jours de la peur, premier roman de l’Italien Loriano Macchiavelli (trad. Laurent Lombard). Une décision qu’ils assument, plus que pleinement…

28/04/2024, 16:08

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La Newstalgie en littérature : quand passé et présent renouent

Voici un mot valise que le poète Jules Laforgue n’aurait pas répudié : le newstalgie. De l’anglais new, nouveau, et du français nostalgie, son acception diverge, mais l’esprit demeure : un renouvellement, qui puise dans l’ancien ses racines. Des appréciations mélancoliques qui drainent un romantisme suranné aux saveurs d’un avant, option madeleine et thé au citron, la newstalgie désignerait-elle autre chose ?

25/04/2024, 17:25

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Yann Le Gal : “La librairie, c'est la passion communicative”

Agnès Martin-Lugand préside cette année le jury du Prix Maison de la Presse 2024. Depuis le 9 avril, six auteurs et leur ouvrage sont encore en lice. Le gagnant de cette 55e édition sera dévoilé le 14 mai. Yann le Gal, parmi les finalistes, profite de cette occasion pour saluer le travail des prescripteurs et ce métier de libraire.

23/04/2024, 10:45

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La dessinatrice Elizabeth Pich a une suggestion : restons idiots

LeLivreaMetz24 – Le questionnaire de Proust est un excellent outil pour en découvrir davantage sur son écrivain préféré en un temps limité. Elizabeth Pich, autrice et illustratrice germano-américaine, a accepté de se prêter au jeu, invitée cette année du festival Le Livre à Metz.

21/04/2024, 14:52

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Edwige Coupez : “C'est mon premier prix !”

J'avais oublié la légèreté d'Edwige Coupez, paru éditions du Rocher a reçu le Prix 2024 des lycéens d’Arcachon. La récompense était remise dans le cadre de la manifestation La plage aux écrivains, pour sa première édition. Les jurés venaient des lycées Grand-Air,  Saint-Elme et Condorcet. L’autrice nous propose un texte inédit, sur la réception de ce prix.

21/04/2024, 12:45

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Le directeur de RFI, Jean-Marc Four, face à la désinformation

LeLivreaMetz24 – Comment décrypter l’information dans un monde globalisé, nourri de milliards de données chaque jour ? C'est une des questions que se posent l'auteur de La guerre de l'Information (Tallandier), David Colon, le journaliste et grand reporter Olivier Weber, et le jeune directeur de Radio France internationale (RFI), Jean-Marc Four. Ce dernier a accepté d'évoquer ce complexe et épineux sujet auprès d'ActuaLitté, à l'occasion du festival qui allie littérature et journalisme, Le Livre à Metz.

20/04/2024, 18:20

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Sylvain Prudhomme dépasse les bornes familiales

PrixFrontieres2024 – Le 6 mars dernier, Sylvain Prudhomme a été désigné lauréat 2024 du 4e Prix Frontières, pour son roman L'enfant dans le taxi, paru aux Editions de Minuit. À l'occasion de la remise de la récompense littéraire durant le Festival Le Livre à Metz, ActuaLitté a pu s'entretenir avec le Prix Fémina 2019.

20/04/2024, 14:48

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Rosella Postorino : “J’écris parce que la mort existe”

VoixItaliennes – Dans cette série d'entretiens nous donnons la parole à des écrivaines et journalistes italiennes qui s’expriment à propos de leur activité d'écriture mais aussi de leur engagement social ou politique. A travers des voix parmi les plus intéressantes de la littérature italienne contemporaine nous aurons un portrait des défis et des questions qui animent le débat culturel dans le Bel Paese.

20/04/2024, 12:56

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"Dans la littérature comme le journalisme, aller au-delà des apparences"

LeLivreaMetz24 – « Gare aux apparences » est le grand thème de l'édition 2024 du festival qui allie journalisme et littérature, Le Livre à Metz. Une expression qui devrait être, - car elle ne l'est pas toujours -, un des principaux mantras du monde de la presse. C'est en tout cas l'avis de David Le Bailly, journaliste et auteur de l'Hôtel de la Folie, paru au Seuil la rentrée littéraire dernière, qui avec cet ouvrage remporte Le Prix Le Livre à Metz.

19/04/2024, 11:00

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“Un prix d'autant plus précieux qu'il est décerné par des enfants”  

LeLivreaMetz24 – Le prix jeunesse Graoully 2024 - à ne pas confondre avec l’ancien Graoully d'or, tourné SF - a été décerné à Marie Caudry pour son album, Ah ! Les voyages, publié chez Thierry Magnier. L’autrice recevra sa gratification littéraire à l’occasion du festival Le Livre à Metz, qui cette année alerte, « gare aux apparences »... Une expression qui va à ravir à l'œuvre ici récompensée… 

19/04/2024, 09:00