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Les Ensablés - Retour de barbarie et Du côté de chez Malaparte de Raymond Guérin

C’est au début des années 80 que l’on commence à reparler Raymond Guérin. Les éditions « Le tout sur le tout » ont alors le courage de rééditer certaines de ses œuvres. Jean-Paul Kaufmann écrit sa biographie, remarquable comme tout ce qu’il fait, dans 31 rue Damour. Des articles sortent… Puis nouvel oubli, même s’il reste publié dans la collection Imaginaire, antichambre de l’oubli définitif. un oubli relatif à dire vrai. Régulièrement, des maisons d’édition (où trouvent-elles ce courage?) rééditent en effet une de ses œuvres. Finitude est de celles-ci. Par Hervé Bel

Le 09/06/2024 à 09:00 par Les ensablés

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09/06/2024 à 09:00

Les ensablés

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Finitude vient en effet de rééditer deux livres de Raymond Guérin : « Retour de barbarie » et « Du côté de chez Malaparte ». Il ne s’agit pas de romans mais de deux témoignages. 
 
Le premier est le journal que tient Guérin à son retour de captivité fin 1943. Trois ans au stalag, pendant lesquels il a écrit des milliers de pages destinées à son œuvre future. Il en revient très maigre, lui qui l’était déjà. Débarqué à Paris, il rend à tous les écrivains qui le connaissent et s'intéressent à lui : Paulhan, Marcel Arland, Albert Camus, Sartre qui le reçoit avec égard, Chardonne. Tous le reçoivent les bras ouverts. Guérin, le mal-aimé, ou plutôt qui se sent comme tel, se délecte de ces rencontres qu'il décrit par le menu. Il est d’abord aux anges: il existe en tant qu'écrivain! Vous le sentirez vous-même à la lecture : Guérin témoigne d'un insatiable besoin de reconnaissance. 

Dans une lettre adressée à son grand ami Maurice Toesca, autre romancier encore plus oublié que lui, il avoue lui-même : « Ils n’ont pas su voir que j’étais épris d’absolu, un idéaliste de la plus haute lignée; j’accorde que c’est dans ma situation une bien grande faiblesse en même temps qu’un atroce paradoxe; mais j’aurais voulu être aimé, oui, j’aurais voulu qu’on m’aimât, que tout le monde m’aimât… »
 
Ce besoin est touchant, mais aussi, oserais-je le dire, un peu gênant à force.  On comprend bien, à la lecture de "Retour de barbarie" que Guérin ne se sent de pas plain-pied avec les gloires littéraires de l’époque, si bien qu’il a parfois, disons-le, un côté petit garçon dans son attitude et ce qu’il écrit.

Mais bien vite, Guérin, un instant énivré, retrouve sa lucidité. Tous ces gens qu’il rencontre ont vécu tranquillement les années de guerre, et il sait, quoiqu’on en dise, qu'il a été un peu oublié. Lui a souffert, de la barbarie allemande (d’où le titre « Retour de barbarie »), et il découvre qu'on ne lui rendra jamais justice (par justice, entendons reconnaissance littéraire). 

Le témoignage de Guérin vaut aussi pour ce qu’il dit du Paris sous l’occupation (et Paris, en 1043, l’est encore) dans une certaine classe de la société. A ce journal, Finitude a joint un court texte « Représailles » où Guérin, de retour en province, raconte les procès de l’épuration, assez écœuré par la lâcheté humaine.
 
Le second texte publié aujourd’hui « Du côté de chez Malaparte » (allusion transparente à Proust que Guérin admirait) se rapporte à son séjour qu’il fit au printemps 1950 à la Villa de Curzio Malaparte, l’auteur de « La peau », la fameuse « casa come me » où fut tourné le film Le mépris. De ce séjour, Guérin gardera un souvenir inoubliable. A la veille de mourir, dans son journal qu’il tient avec courage ("le pus de la plaie"), dans l’espoir d’utiliser son expérience de la souffrance pour nourrir son œuvre future qui n’existera jamais[1], il note le 7 mai 1955 : « De plus, si je meurs, je voudrais non seulement être incinéré mais qu’on obtînt (par faveur spéciale) que Delphine pût disposer de l’urne contenant mes cendres, l’emporter et aller disperser ces cendres dans la mer, en haut de la terrasse de la villa de Curzio Malaparte à Capri où j’ai passé, sans doute, les jours divins de mon existence. »
 
Et de fait, le récit que fait Guérin de son séjour là-bas, en compagnie du maître qu’il admire (pour sa simplicité, pensez, le maître se contente d’une chaise de paille, tandis que lui s’assoit dans le canapé... Et pour son talent, bien sûr : « Vous êtes, lui dit-il, (…) le plus important des écrivains italiens »), ce récit est celui d’un séjour au paradis, celui de la littérature où Guérin a toujours voulu avoir une place prééminente et qui lui semble enfin attribuée grâce à cette invitation inespérée. Ceux qui aiment Malaparte auront ici un témoignage sur la vie de leur grand homme. Et pour ceux qui, comme moi, aiment Guérin, nous avons en face de nous la partie lumineuse, souvent occultée, de ce qu’était Raymond Guérin.

Vie et mort de Raymond Guérin

Encore faut-il, pour goûter pleinement ces textes, mieux connaître Guérin… Or, connu, hélas, il ne l’est plus... Ensablé Guérin! mort comme disait Mauriac à propos de Proust, « dévoré par son œuvre », mais à l’inverse de Proust, sans ses livres à la devanture des librairies. Alors qui était Guérin, qu’a-t-il donc écrit qui mérite qu’aujourd’hui quelques fervents de l’exhumation en parlent encore?

Raymond Guérin : 1905-1955. Décédé à cinquante ans après une agonie de plusieurs mois. Il est le fils du patron de la Brasserie Dumesnil à Montparnasse, devenu le Cinéma de Bretagne, lequel vient de disparaître. Son père est un travailleur acharné, un homme d’affaires, qui part s’installer en 1914 à Bordeaux en tant qu’agent des Assurances de Poitiers. Rien d’un littéraire donc. Raymond est sportif, rugbyman. Mais il n’a pas le sens des affaires qu’il méprise. 
 
A l’adolescence, sa révolte va le conduire à la littérature. Son père lui fait en effet interrompre ses études pour l’envoyer dans un hôtel de luxe à Paris comme apprenti, afin d’apprendre les métiers de l'hôtellerie: ce sera dix huit mois de souffrances morales pendant lesquels Guérin lit, lit, et commence à écrire. 
 
Trop tard? Guérin, en tout cas, conservera toujours le sentiment qu’il a commencé trop tard à lire, qu’il n’a pas, en comparaison de ses pairs, la culture suffisante. Ce complexe ne le quittera jamais et explique sans doute l'ambivalence de son caractère : d'un côté son admiration trop enthousiaste, sa servilité parfois, vis-à-vis des grands noms, de l'autre son orgueil, sa volonté d’en remontrer. Entre ces deux attitudes, Guérin hésite, d’où le sentiment ambigu qu’il a suscité chez beaucoup d’écrivains de l’époque.
 
Son expérience à l’hôtel se termine par un fiasco. Service militaire puis retour à Bordeaux où, sous le regard inquiet de ses parents, il créée une revue littéraire remarquée par Mauriac et qui n’a que peu de numéros.

Pour vivre, il devient Agent d’assurance. Cela lui permettra de vivre, d’avoir même un niveau de vie aisé, très propice à la création littéraire. 
 
En 1936, il publie chez Gallimard son premier roman « Zobain » remarqué par Paulhan; un roman épistolaire inspiré par son divorce, très classique, et qui témoigne d’une grande maîtrise de la langue. Puis la mort de son père lui inspire son premier grand roman « Quand vient la fin », récit entomologique de la mort de son père dont Camus dira qu’il a utilisé un « scalpel psychologique » pour l’écrire. Le roman paraît en 1941 pendant sa captivité. On parle de lui pour le Goncourt. Mais non, ce sera un roman d’Henri Pourrat, plus à même de plaire à Vichy que le récit d’une agonie. 
 
Mais rien ne le décourage. Revenu avec une masse de notes en 1943, il publie en 1946 « L’apprenti » premier tome de son vaste projet intitulé (un peu pompeusement, avouons-le, mais si caractéristique du complexe de Guérin) « Ébauche d’une mythologie de la réalité ». L'apprenti, gros roman de 400 pages relate les aventures de Monsieur Hermès, son héros, dans un hôtel de luxe, bien évidemment inspiré de sa propre expérience. 
 
A mon avis, c'est son meilleur livre. Suivront « Parmi d’autres feux » et « Les poulpes », ainsi que d’autres textes, l’un sur Diogène, une pièce de théâtre, un récit court, remarquable « La tête dure » republié d’ailleurs il y a peu par nos amis de Finitude et que je conseillerais pour aborder Guérin.

A chaque fois, le succès semble là, mais il lui échappe. L’échec des « Poulpes » qu'il considère comme son chef-d'oeuvre, énorme roman de 800 pages paru en 1953, relatant la vie des prisonniers de guerre, lui sera en quelque sorte fatal. Il le dira d'ailleurs très clairement à Henri Calet dans sa correspondance publiée au Dilettante.

Combien de marins, combien de capitaines 
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines
Dans ce morne horizon se sont évanouis
Combien ont disparu, dure et triste fortune!
 
Les écrivains sont comme les marins. Avec Guérin, Paul Gadenne, Marc Bernard, Calet, Curtis, Raymonde Vincent, combien d’autres ont péri corps et biens? Mais la postérité me semble particulièrement injuste avec Guérin, car il a écrit une œuvre, vaste, nouvelle, difficile il est vrai, qui mérite d'être reconnue.

Raymond Guérin ou le réaliste rêveur 

Guérin veut décrire la réalité, mais ce n’est pas un réaliste dans le sens de Zola : il ne cherche pas à peindre une société, il n’a pas de système. Ce n’est pas non plus Céline. Guérin n’est pas drôle, contrairement à Céline qui est sarcastique, qui exagère. Guérin ne veut pas exagérer. Il se place au niveau de l’individu. Il n’a pas de théorie préalable, aucune philosophie véritable, sauf un penchant pour Diogène, l’homme sans illusion. Il écrit dans un court texte « Roman et réalité » :
 
Il me paraît que font fausse route en même temps les romanciers qui introduisent dans le roman des rapports et des valeurs que l’on ne trouvait jusqu’ici que dans les manuels de philosophie, et les romanciers qui se flattent de teinter leurs histoires de ces couleurs et de les parer de ces images dont les poètes (…) s’étaient assuré l’apanage exclusif.
 
Plus loin, il ajoute : Il y a trop d’intelligence dans la plupart des romans (…) et plus assez d’instinct et de sensibilité.
 
S'il y a bien une réalité, celle-ci n'est pas unique. Elle diffère selon les individus, car chaque personne évolue avec une mythologie plus ou moins particulière que l’écrivain doit savoir montrer, tâche difficile puisque lui-même est victime de sa propre mythologie. 
 
D'ailleurs, ce qui complique encore les choses, c'est que les expériences quotidiennes la modifient, voire la transforme. Ainsi s’éclaire le titre de sa grande œuvre qu’il n’a pas pu finir : « Ébauche d’une mythologie de la réalité », celle du héros, Monsieur Hermès qui ressemble beaucoup à Guérin. L’oeuvre devait compter cinq tomes. Trois ont été publiés. Le journal « Le pus de la plaie », expérience de la souffrance physique et ses conséquences sur l’esprit, devait être le matériau du quatrième. 
 
Dans ce contexte, le style intervient pour transformer la confession en littérature. On ne peut donc pas dire que l’Ébauche soit une autobiographie.

Comme Proust, Guérin l’a transcendée.
 
Car Guérin veut écrire un roman « total » qui embrassera la condition humaine d’une personne sous tous ses aspects à travers son Monsieur Hermès (Hermès, le messager, le dieu de la parole dans la mythologie). 
 
Très important : embrasser la totalité de la réalité, c’est aussi et surtout ne pas oublier les corps, souvent négligés dans les romans psychologiques. Dans les romans de Guérin, ils jouent un rôle fondamental. On y souffre de maladies: cancer, « chaude-pisse », et j’en passe. Sans même parler des souffrances terribles, les héros subissent les misères quotidiennes, des maux de ventre, ils pètent, et j’en passe. Quant au sexe, il est bien sûr fondamental. 
 
Embrasser la totalité des êtres, cela implique des styles variés, sorte d’outils permettant de tout dire. Le pire comme le meilleur. Le réalisme le plus cru, comme la poésie la plus pure. Car l’homme n’est pas d’une pièce. Guérin assume le caractère contradictoire de ses personnages. Monsieur Hermès passe de la masturbation frénétique (il est voyeur, profite de son séjour à l’hôtel pour regarder dans les trous de serrure) à des considérations élevées, naïves parfois, ou bien remarquables. Il a des phantasmes, trouve son plaisir en s’imaginant femme (le dieu Hermès est le père d’Hermaphrodite). Puis redevient lui-même, dégoûté de ce qu’il a fait.
 
Dans les romans de Guérin, pas d’effet, mais une langue riche, dense. On y entre pour ne plus en sortir. L’Apprenti, puisque c’est celui auquel je suis le plus attaché, c’est entrer dans la psyché d’un homme. Les pensées y sont spontanées, contradictoires, changeantes, sans liens apparents, exactement comme les nôtres, et c’est un énorme travail qui vaut bien celui de Virginia Woolf, Joyce ou Proust. 

Et Monsieur Hermès, en proie à sa mythologie, rêve beaucoup. La réalité s’efface, ou plutôt elle s’affirme sous une autre forme. 
 
Au cinéma, par exemple, où Monsieur Hermès est allé avec sa petite amie Angélique (il ne sait même pas pourquoi il est avec elle), il s’ennuie : « D’ailleurs pourquoi n’aurait-il pas été lui-même un véritable héros? » (…) Alors tout deviendrait possible. Exactement comme quand il avait trop bu. Tout lui souriait. Un jour, il serait seul, ainsi, dans un cinéma. Dans l’obscurité, quelqu’un viendrait s’asseoir près de lui. Une femme. Une femme au profil éblouissant. En s’asseyant elle aurait frôlé son bras. Il sentirait son parfum. Son cœur battrait. Allait-il prendre sa main, lui presser le genou? Non, ça, c’étaient des moyens vulgaires. Il fallait que les choses s’arrangeassent plus joliment. Elle pourrait laisser tomber son sac entre eux, par mégarde. Il le lui ramasserait vivement. En galant homme. A peine aurait-il rougi. Mais elle n’aurait pas pu s’en apercevoir. »
 
Le rêve, et soudain on relève cette mention : « à peine aurait-il rougi. » Indication précieuse sur Monsieur Hermès. Puis le rêve reprend.  « Ils bavarderaient longuement. Elle lui demanderait de dîner avec elle. Elle était justement libre ce soir. Elle parlait français avec l’accent américain. L’art de donner du cachet aux propos les plus insignifiants. Oui, elle est divorcée. Elle voyageait pour son plaisir. Mais elle s’ennuyait dans ce Paris. Non, il lui faudrait un compagnon. Pourquoi n’accepterait-il pas d’être son secrétaire? Bon, c’est chose faite. Rien de plus simple. Il serait son secrétaire particulier. » Et il continue. Une histoire se dessine, qu’on suit avec intérêt. 
 
Soudain interrompue : « Mais c’est la chevelure d’Angélique que Monsieur Hermès sentit soudain contre sa tempe. Il ne put réprimer un petit geste de recul. »
 
On passe beaucoup de temps dans sa vie à imaginer, à rêver ce qui n’est pas. Mais on se heurte aussi à la réalité brutale. En l’espèce cette relation qu’il a avec Angélique qu’il a acceptée pour sortir de sa solitude.
 
Autre exemple pour souligner la différence des styles, l'importance du corps. Monsieur Hermès est à l’hôtel : « Il se gratta l’aine à travers ses vêtements. Une puce? L’aurait-il ramassée dans le Hall? Ces impudentes, elles oseraient donc se risquer aussi chez les rupins? Y avait pas de justice! C’était pas la peine de péter dans la soie, alors! (…) Ça grouillait sur la chaussée, sur les trottoirs. Ça entrait, ça sortait des magazoches. Ça briquait, ça fonçait. Mince d’agitation! (…) Ses narines furent chatouillées par une odeur désagréable. Encore un qui… Quels foireux! C’est dégueulasse de faire ça en public. Les faux jetons! Ils lâchent leur gaz en douce, dans la foule. Le bénéfice du doute en leur faveur. C’est pas moi, c’est lui! Trop facile! Elle a bon dos la conscience, dans ces cas-là! Consciences couleur de fond de caleçon. Savoir si Jean Gabriel Borkmann pétait dans sa chambre? Les poètes! Vivre dans l’azur, servir la beauté (…) Malgré tout, ils ont peut-être le dessous des aisselles douteux. Comment concilier tout ça? Dans Coemedia d’hier matin, il y avait un article sur la comtesse de Noailles : l’immatériel! Faudrait qu’il achète un de ses bouquins. Il serait fortiche celui qui ne serait pas esclave de ses intestins. Y avait donc pas de cabinets chez la comtesse de Noailles? (…) Les pieds dans la merde et le nez dans les roses
 
Tout Guérin est dans cette dernière phrase. Idéalisme contre réalité. L’homme est coincé, obligé de faire avec, d’où les abîmes qui voisinent avec les cieux azurés. D'où ce constat désabusé: « La seule façon de vivre une vie à la fois intense et pure, c’était de la maintenir dans la solitude et le rêve. C’étaient les autres, c’étaient les approches de la réalité qui salissaient tout. La réalité des individus n’étaient jamais tels qu’on la désiraient. » 
 
Précipitez-vous chez votre libraire. 

 
 
 

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Retour de Barbarie

Raymond Guérin

Paru le 02/02/2024

208 pages

Finitude Editions

18,00 €

Du côté de chez Malaparte

Raymond Guérin

Paru le 02/02/2024

96 pages

Finitude Editions

14,50 €

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Avec une préface documentée de Nicolas d’Estienne d’Orves (notamment romancier « Prix Roger Nimier » et spécialiste de Rebatet), la collection « Bouquins » a publié récemment un recueil des œuvres principales de Hugues Rebell dont seuls les gens de mon âge rappelleront qu’elles furent rééditées dans les années 80 par Hubert Juin, dans la collection 10/18, avec d’autres auteurs « fin de siècle ». Par Hervé Bel.

11/09/2023, 11:55

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Les Ensablés - Le meneur de Loup (1857) d'Alexandre Dumas (1802-1870)

Dumas ? c’est Gaston Pescou, signant Peskow ou Peskov, mais aussi G. de Morlon, baron de Cherville, qui est en réalité –pour les trois-quarts- l’auteur caché de ce roman. Il est dans sa spécialité : le roman de chasse. Qu’on en juge par quelques titres tirés de sa bibliographie : Les Aventures d'un chien de chasse, Histoire d'un trop bon chien, Contes de chasse et de pêche, Contes d'un coureur des bois, Montcharmont le braconnier, Le Gibier plume et la même année Le Gibier poil, sa science s’étendant même aux sauvages horizons de l’Afrique et de l’Asie avec Les Éléphants, état sauvage, domestication.

Par Antoine Cardinale

27/08/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les Étangs de la Double, de Geneviève Fauconnier

En 1995, les éditions Le Croît vif, à Royan (Charente Maritime), rééditaient trois romans de Geneviève Fauconnier (1886-1969) : Les Trois Petits Enfants bleus (1927), Claude (1933) et Les Étangs de la Double (1935). La même année, Omnibus reprenait Pastorale (1942), intégrant cet autre roman de la même auteure dans Gens de Charente et de Poitou, au sommaire duquel figurent aussi des romans de Jean-Richard Bloch, Pierre Véry, Ernest Pérochon, André Theuriet et Pierre Loti. En outre, Les Étangs de la Double reparaissait en 2020 aux éditions La Geste, à Niort, en Nouvelle-Aquitaine. Par François Ouellet.

13/08/2023, 11:19

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Les Ensablés - Le fer rouge de Paul-André Lesort, ou l'emprise

Paul-André Lesort (1915-1997) aurait pu intituler son cinquième roman L’emprise, mais il a choisi un titre plus incisif : Le fer rouge. Paru en 1957, l’ouvrage de ce romancier étiqueté « grand écrivain catholique » choqua autant les lecteurs que la critique, à quelques rares exceptions près comme Jean Cayrol (« Ce n’est pas un spectacle auquel il nous convie,...mais une quête, une aventure avec « risques et périls»... Son honneur est de déranger et de se déranger...Beaucoup n’ont pas compris la route surprenante qu’il put choisir sans avertissement »). Par Marie Coat.

30/07/2023, 10:05

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Les Ensablés - Petit Louis, d'Eugène Dabit

Chers amis des Ensablés, notre site accueille aujourd'hui une nouvelle contributrice, Isabelle Luciat, à qui nous souhaitons la bienvenue au sein de notre équipe. Pour son premier article, elle a choisi "Petit Louis" deuxième roman d'Eugène Dabit, qui avait rencontré le succès avec L'Hôtel du Nord, paru en 1929. Hervé BEL.

16/07/2023, 09:00

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Les Ensablés – Des hommes passèrent…, de Marcelle Capy

Pendant la première moitié du XXe siècle, de nombreux romans « champêtres » ont été publiés, et les Ensablés n’ont pas manqué d’en chroniquer. Parmi ceux qui nous ont particulièrement marqués, rappelons l’admirable Campagne (prix Femina 1937) de Raymonde Vincent que les éditions Le passeur viennent de rééditer et La vie d’un simple, d’Émile Guillaumin. Il me faut en ajouter un autre, récemment paru chez La Thébaïde d’une romancière complètement oubliée, Marcelle Capy. Par Hervé BEL

02/07/2023, 12:20

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Les Ensablés - Cinis in cinerem, de Régis Messac (1893-1945)

Les Éditions de La Grange Batelière achève par Cinis in cinerem (allusion à la Genèse « tu es poussière et tu retourneras à la poussière), la publication des quatre romans policiers de Régis Messac, auteur que nos amis des Ensablés commencent à connaître (Quinzinzinzilli, Le mystère de Monsieur Ernest). A mon goût, c’est le roman plus étonnant, le plus attachant aussi, car il s’y mêle le gothique, le fantastique, la psychanalyse et le scientisme du XIXème siècle, dans une ambiance mystérieuse : plaisir assuré pour tous ceux qui ont aimé Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Stevenson, Edgar Poe, et j’en passe. Par Hervé Bel

11/06/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le tramway des officiers (1973) de Georges Thinès

Georges Thinès  (1923-2016) est un écrivain belge de langue française né en 1923 à Liège et décédé en 2016 à Court-Saint-Étienne. D’abord attiré par les lettres classiques, il fut étudiant en philosophie et lettres à la Faculté universitaire Saint-Louis de Bruxelles. Après son engagement à la Royal Navy durant la guerre, Georges Thinès renonce à la philologie et s’oriente vers la psychologie. Professeur à l’université de Louvain, il fut un spécialiste de renommée mondiale dans le domaine de l’éthologie animale. Excellent musicien, fondateur de l’orchestre symphonique de Louvain, il fut encore poète, nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste. Par Armel Job

28/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les aiguilles à tricoter de Denis Belloc, le bas bruit de la violence

Décédé en 2013 à l’âge de 64 ans, Denis Belloc ( (1949-2013) a marqué d’une empreinte noire la littérature française. Son œuvre, une dizaine de romans parus, s’abreuve au sirop de la rue. Mais ce liquide est violent et amer. C’est l’univers de la toxicomanie dans Képas (Lieu commun, 1989) ou de la prostitution dans Suzanne (Lieu commun 1988) qui forme le décor des romans de Belloc dont l’entière matière est autobiographique. Par Denis Gombert.

14/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Heureux les pacifiques de Raymond Abellio (1907-1986)

En janvier 1947, les éditions du Portulan publièrent un épais volume au titre biblique, « Heureux les pacifiques », que la critique accueillit avec force éloges, n’hésitant pas à parler de «roman fracassant et excitant » (Pierre de Boisdeffre), de « roman d’une génération » (Maurice Nadeau), tous se montrant impressionnés par  la justesse d’un tableau riche et complexe d’une époque charnière (1934-1945): ainsi Pierre Descaves, selon lequel ce roman est « sans aucun doute, le document le plus important, le plus impressionnant qui nous ait été donné depuis quinze ans, sur l’état d’une jeunesse que guettait le conflit de 1939-1940 et les années, noires et rouges, des refus ou des abandons ». Par Marie Coat

30/04/2023, 16:45

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Les Ensablés - Le renard à l'anneau d'or, de Nelly Kristink    

Mariève a vingt-trois ans lorsqu’elle épouse Gilles, de dix ans son aîné. Ce mariage la conduit à s’installer chez lui, dans un domaine forestier des Hautes Fagnes, à l’est de la Belgique. Le manoir du Rondbuisson, situé à l’orée du bois, est la résidence de quelques personnages rustiques et gentiment intrigants. Tout semble en place pour assurer le confort de Mariève, dans un cocon où l’on ressent plus qu’ailleurs le rythme envoûtant des saisons. Mais pourquoi n’y semble-t-elle pas heureuse ? C’est l’histoire de la lente dégradation d’un amour s’abîmant au grattage de l’écorce. Par Louis Morès. 

10/04/2023, 09:47

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Les Ensablés - Jeunes femmes en uniforme, de Terreska Torrès

« Elles sont les premières. Cinq filles. Jeunes, timides, heureuses, excités, cœurs battants et prêtes à mourir pour la France. » Nous sommes en 1940. La France vient de perdre la guerre. À Londres, la France libre sous l’impulsion du général de Gaulle fait ses premiers pas. Pour la première fois, les femmes prennent part au conflit sous l’uniforme français. Un Corps féminin de Volontaires de la France libre est créé, dans lequel s’enrôlent les héroïnes de ce roman, ainsi que son autrice, Tereska Torrès. Par Carl Aderhold.

26/03/2023, 17:17

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Les Ensablés - Kikou Yamata (1897-1975), la Japolyonnaise

Qui se souvient aujourd’hui de Kikou Yamata, une écrivaine née à Lyon en 1897 d’un père japonais et d’une mère française et décédée en 1975 à Genève ? Étonnante et attachante figure, auteure d’une œuvre importante. Par François Ouellet

12/03/2023, 10:00

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Les Ensablés - Génération hussards, de Marc Dambre

En septembre 2022, Marc Dambre, spécialiste de Roger Nimier, a publié chez Perrin une somme passionnante (je pèse mes mots) intitulée Génération hussards, en référence à une mouvance littéraire des années 50. L’occasion d’aborder avec lui non seulement la vie et la production littéraire des « hussards » les plus connus, mais aussi d’en (re)découvrir d’autres, dont Stephen Hecquet, objet d’un récent article des Ensablés, et de revisiter trente années de vie culturelle française. Par Hervé Bel

20/02/2023, 09:56

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Les Ensablés - Henry Thoreau sauvage, de Léon Bazalgette

Emmanuel Bluteau m’a envoyé ce livre, Henri Thoreau sauvage, qu’il vient de rééditer dans sa maison d’édition, la Thébaïde, avec ce petit mot : « Voilà un vrai ensablé ! ». Par Hervé Bel.

05/02/2023, 09:00

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Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

22/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - Malpertuis (1943) de Jean Ray (1887-1964)

Au carrefour de ruelles obscures se dresse Malpertuis. Quentin Moretus Cassave, le maître de cette grande maison, s’éteint sur son lit de mort et fait lire à sa famille réunie les articles de son testament. Pour recevoir l’héritage, les héritiers doivent s’engager à venir vivre au sein de ce lieu rempli de mystères et seul le dernier d’entre eux recevra la fortune. Le dernier ? Dans cette demeure hantée peuplée d’une faune étrange et où le temps s’étire à la croisée des mondes, les périls sont immenses. Jean-Jacques Grandsire, un jeune neveu de Cassave, nous confie avec effroi les heurts et malheurs de Malpertuis. Un chef-d’œuvre du fantastique belge à redécouvrir. Par Louis Morès. 

08/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - une biographie de Marie Borrély (1890-1963)

J’ai parlé, il y a quelques mois dans cette chronique, de Maria Borrély (1890-1963), une romancière d’exception de la Haute-Provence. Voici qu’une belle biographie vient de lui être consacrée par Danièle Henky aux éditions Le Papillon rouge, Maria Borrély. La Vie d’une femme éblouie. La biographe, qui a commencé à s’intéresser à Maria Borrély au début des années 2000, a pu avoir accès aux archives de l’écrivaine, se nourrir des souvenirs de Pierre Borrély, le cadet des deux fils de l’écrivaine, qu’elle a maintes fois rencontré, travailler aux premières rééditions avec Paulette Borrély, la femme de Pierre. Par François Ouellet

25/12/2022, 09:00

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Les Ensablés - La baie des Wallons (1991) de Viviane Dumont

Dernier tome d’une trilogie de romans historiques suivant sur trois générations l’histoire d’une famille aux XVIe et XVIIe siècles dans les Provinces-Unies et les Pays-Bas espagnols, La Baie des Wallons relate les aventures du jeune Tristan de Noirfontaine, un orphelin seul héritier de sa lignée ne rêvant que d’exploration au point de s’embarquer dans un navire à la conquête du Nouveau Monde. C’est avec enthousiasme qu’il participera àl’émergence d’une nouvelle ville et d’une société lui offrant une vie pleine de promesses, à condition de faire preuve de prudence et de ne pas oublier ses racines.

Par Louis Morès.

11/12/2022, 09:00

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6 juin 1944, D-day, le jour le plus long

Il y a 80 ans, les plages de Normandie allaient se teinter de rouge sang. Il y a 80 ans, les jeunes de nombreux pays allaient périr pour libérer la France et empêcher la progression du mal, la progression du nazisme. Américains, parmi lesquels « bon nombre de juifs qui savaient parfaitement pourquoi ils venaient se battre en France », Britanniques, Français, Canadiens, Polonais et bien d’autres ont fait, il y a 80 ans, le sacrifice de leur vie, pour venir libérer la France et faire tomber le IIIe Reich.

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Igor Stravinsky : “La technique, c’est l’homme tout entier”  

Parmi les géants de la musique dite classique au XXe siècle, Igor Stravinsky est titulaire dans une dream team aux côtés de la trinité, Schönberg, Alban Berg et Anton Webern, ou des Pierre Boulez et autres Karl-Heinz Stockhausen. Clint Eastwood a néanmoins bien écorné l’image du compositeur russe, en reprenant dans son film Bird l’épisode où un autre génie du dernier siècle, Charlie Parker, sonna à la porte du maître installé à Los Angeles, sans succès… 

05/06/2024, 18:22

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Charles Baudelaire, premier auteur de la Pléiade

Il y a peu, La Pléiade publiait enfin en son sein… La Pléiade. Cette fois, elle retrouve sa toute première signature : le poète du vin, des lumières de la ville, des amants, du haschich, du spleen et de l’idéal, Charles Baudelaire. C’est en 1931 que le père de la plus belle des collections des Lettres françaises, le Juif russe Jacques Schiffrin, inaugurait sa Bibliothèque avec l’auteur de Bénédiction. Deux ans avant l'intégration de la collection dans la maison à Gaston Gallimard.

05/06/2024, 18:20

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Jon Fosse : le Prix Nobel n'est pas un autre

Jon Fosse est un dramaturge, romancier et essayiste norvégien, Prix Nobel de Littérature 2023. Jon Fosse est un écrivain qui parait froid en surface, au style flottant et déstabilisant. Mais Jon Fosse est avant tout une langue travaillée et retravaillée, une langue qui tourne presque en rond, hypnotisante. Une langue forte, plus forte que le lecteur, parfois. On le retrouve, quelques mois après avoir été récompensé par l'académie suédoise, avec Je est un autre (éditions Christian Bourgois, traduit du néo-norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, 2024), deuxième volet de sa Septologie.

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Des idées de road trip à piocher dans les livres

Alors que l’été approche, si vous n’avez encore rien de prévu, le mieux est peut-être tout simplement de monter dans votre voiture et voir où le vent vous portera. C’est la fabuleuse liberté qu’offre la voiture : partir sans peur du lendemain à la découverte du monde qui nous entoure.

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Jours de sang : quand la maladie, c’est nous

Imaginez un monde où une affliction étrange commence à affecter la vie de toutes les personnes de votre entourage. À son paroxysme, elle mène à un arrêt cardiaque, instantané, sans explication aucune. Or, les symptômes auxquels nous pensons naturellement ne sont pas ceux qui découlent de cette affliction : pas de rhume, de toux, pas de problème respiratoire ou de fièvre. À la place, une couleur : le rouge. 

04/06/2024, 11:08

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Un ange passe, une famille trépasse

Les amateurs de bourrasques et de territoires hostiles avaient suffoqué en parcourant La Horde du Contrevent. Les petits enfants américains, eux, se régalent à la tombée des premières neiges (et qu’ils disposent d’un espace pour s’étaler autre que le goudron des grandes avenues) : allongés dans la poudreuse, ils agitent jambes et bras pour créer cette forme de l’ange des neiges. Ou Snow Angels.

04/06/2024, 08:59

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Au bout du tunnel, la lumière : Échec, et Mat de Galien Sarde

Très loin, au-delà du canyon, pulse l’océan. Il suffirait pour y plonger d’arriver au bout de la route. Le point de départ est la Cité, réprimée sans fin par la Milice. Pour y échapper, il faut s'éloigner du mythe entretenu par ses dirigeants : moyennant soumission aveugle et restrictions consenties, elle serait, sur une planète brûlante et dévastée, l’unique système et l’ultime refuge des survivants d’une guerre apocalyptique. Par Anne-Catherine Blanc.

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Clara Héraut a-t-elle signé la romance de l’été ?

Clara Héraut revient sur le devant de la scène littéraire jeunesse avec Les coquillages ne s’ouvrent qu’en été (2024, Hachette Romans). Après deux romans acclamés par les lecteurs, la jeune lauréate du concours d’écriture organisé par Hachette Romans signe ici une troisième romance idéale pour l’été, qui prend racine au cœur d’un Pays basque ensoleillé. Au programme : surf, amours, déceptions, mais surtout compréhension de soi et découverte de l’autre.

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Code Ardant, de Marge Nantel : une SF francophone furieusement humaine

La Page blanche. Sur Terre, dans un futur incertain éloigné de plusieurs décennies, la société telle qu’on la connaît s’est effondrée après qu’Internet soit tombé. Plus rien. Plus de médias, plus d’informations, plus de technologie. Par Les mots délivrent.

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“Et l’on ne meurt pas de douleur”

Michel Biard, professeur émérite à l’Université de Rouen Normandie, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes français de la Révolution, nous invite à tourner les pages de ce qu’il nous reste des mémoires d’Élisabeth Duplay, veuve Le Bas, en publiant chez Lemme Edit, Femme de révolutionnaire.

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