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Les Ensablés - Bruges-la-Morte de Georges Rodenbach

L’écoute d’un opéra de 1920 ensablé jusqu’à la fin du dernier siècle peut mener à la lecture d’un roman également ensablé pendant plusieurs décennies, l’un comme l’autre très célèbres en leurs temps et fort heureusement resurgis… quoiqu’ insuffisamment pour le livre, qui mérite largement un coup de projecteur. Par Marie Coat

Le 23/06/2024 à 09:00 par Les ensablés

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23/06/2024 à 09:00

Les ensablés

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L’opéra, c’est « Die Tote Stadt » de Korngold, qui connut un énorme succès international de sa création à l’avènement du nazisme, puis une longue éclipse avant sa reprise dans les années 80. Le livret est très largement inspiré d’un drame en quatre actes intitulé « Le mirage », adaptation par Georges Rodenbach (1855-1898) de son roman-poème Bruges-la-Morte

Sauf à être un zythologue ou un universitaire spécialiste de la littérature « fin de siècle » (le 19e), le nom de Rodenbach n’est aujourd’hui plus connu du grand public. Cet avocat belge, né à Tournai en 1855, a pourtant posé un jalon important dans l’histoire littéraire. Membre très actif de la revue « La jeune Belgique », fer de lance du renouveau littéraire belge, il se fixe dès 1888 à Paris, où il se consacre à l’écriture et fréquente les cercles des Mallarmé, Villiers de L’Isle-Adam, Mirbeau, Goncourt…

En février 1892, il publie en feuilleton, dans « Le Figaro », « Bruges-la-Morte » qui paraît en juin suivant chez Marpon & Flammarion, complété de deux chapitres et — innovation majeure — illustré de trente-cinq photographies de Bruges : préfigurant la démarche d’André Breton dans « Nadja », c’est en effet la première fois que des photographies sont partie intégrante et signifiante d’un roman, avec une visée non esthétique et purement illustrative, mais symbolique et allégorique. Devant l’incompréhension — voire le rejet — de cette approche novatrice par ceux que le roman avait pourtant conquis, Rodenbach a rédigé pour les éditions suivantes un avertissement parfaitement explicite de sa démarche exemplaire du symbolisme, la photographie concrète venant en miroir de l’Idée abstraite : « Dans cette étude passionnelle, nous avons voulu aussi et principalement évoquer une Ville, la Ville comme un personnage essentiel, associé aux états d’âme, qui conseille, dissuade, détermine à agir. Ainsi, dans la réalité, cette Bruges, qu’il nous a plu d’élire, apparaît presque humaine… Un ascendant s’établit d’elle sur ceux qui y séjournent. Elle les façonne selon ses sites et ses cloches. Voilà ce que nous avons souhaité de suggérer : la Ville orientant une action; ses paysages urbains, non plus seulement comme des toiles de fond, comme des thèmes descriptifs un peu arbitrairement choisis, mais liés à l’événement même du livre. C’est pourquoi il importe, puisque ces décors de Bruges collaborent aux péripéties, de les reproduire également ici, intercalés entre les pages : quais, rues désertes, vieilles demeures, canaux, béguinage, églises, orfèvrerie du culte, beffroi, afin que ceux qui nous liront subissent aussi la présence et l’influence de la Ville, éprouvent la contagion des eaux mieux voisines, sentent à leur tour l’ombre des hautes tours allongée sur le texte. »

Malheureusement, dès 1910, les quelques publications ultérieures ne reprendront plus ces photographies et ce jusqu’en 1998 — cent ans après la mort de Rodenbach — où, respectant ses volontés, Garnier-Flammarion republiera le roman qui fit la gloire de son auteur. Considéré comme un chef-d’œuvre du symbolisme, « Bruges-la-Morte » fut encensé notamment par tous ceux pour qui les paysages étaient le reflet du spleen de l’âme ; Huysmans bien sûr, mais aussi Mallarmé : « Votre histoire humaine si savante par instants s’évapore; et la cité en tant que le fantôme élargi continue, ou reprend conscience aux personnages, cela avec une certitude subtile qui instaure un très pur effet.» Rares sont les détracteurs parmi lesquels — mais on ne s’en étonnera pas — figure un Jules Renard bien ancré dans son naturalisme, qui ironise sur une «littérature de cave humide » (!).

Ainsi que le suggère le titre du roman, bien plus qu’un cadre, Bruges est le personnage principal à l’omniprésente influence, en osmose avec le mal-être d’un quadragénaire qui, loin de l’agitation d’une ville cosmopolite (Paris ?), s’y est retiré dans un calme et une routine propices à la méditation et au souvenir : « c’est pour sa tristesse même qu’il l’avait choisie et y était venu vivre après un grand désastre (...) à l’épouse morte devait correspondre une ville morte ».

« Ténébreux, veuf, inconsolé », Hubert Viane pleure une jeune et belle épouse morte cinq ans plus tôt, dont il entretient la mémoire avec un soin quasi masochiste, d’autant qu’il sent les souvenirs de dix années de bonheur s’effilocher, car image, voix, odeur... s’estompent ; il ne peut tenter de les retenir qu’en conservant dans un coffret de cristal une tresse de magnifiques cheveux ambrés et des vêtements, fétiches et reliques d’un bonheur enfui, de « l’accord des âmes, comme les quais parallèles d’un canal qui mêle leurs deux reflets ».

Il ne quitte son domicile et sa vieille servante que pour errer dans une ville austère au diapason de son malheur, entre tours et canaux aux eaux noires, carillons embrumés et cygnes wagnériens fantomatiques, cherchant « des analogies à son deuil ». « Mélancolie de ce gris des rues de Bruges où tous les jours ont l’air de la Toussaint! Ce gris comme fait avec le blanc des coiffes de religieuses et le noir des soutanes de prêtres, d’un passage incessant ici et contagieux. Mystère de ce gris, d’un demi-deuil éternel! » « Le chant des cloches aussi s’imaginerait plutôt noir; or, ouaté, fondu dans l’espace, il arrive en une rumeur également grise qui traîne, ricoche, ondule sur l’eau des canaux ».

À son image, la ville du plat pays brèle s’est figée dans la morosité, la grisaille, le morne regret d’une splendeur passée où « s’ensabler, s’enliser sous cette petite poussière d’éternité qui lui ferait aussi une âme grise » ; elle est l’écrin d’un chagrin qui est la raison de survivre d’un homme qui ne veut pas être « un défroqué de la douleur…...En cette ville âgée, la cendre morte du temps, la poussière du sablier des Années accumulant, sur tout, son œuvre silencieuse ». Dans cette bulle hors du temps, Viane associe dans sa profonde mélancolie la ville et la morte « Bruges était sa morte et sa morte était Bruges » ; il est hanté par le risque de perdre tout souvenir de sa bien-aimée (que, curieusement, il ne désigne que par « la morte », « l’autre » ou « la disparue ») et, « une fois entrée en lui, cette idée devint fixe, obsédante, roulant son grelot. »

Mais au hasard de ses déambulations, tout à son culte morbide, le zombie neurasthénique croise le chemin d’une femme qui éveille sa stupeur : « Ah, comme elle ressemblait à la morte! ». « Attiré et effrayé à la fois », il n’a de cesse de la suivre et de l’épier jusqu’à faire sa connaissance, retourne même au théâtre — car elle est danseuse dans le spectacle du moment — et tout à son fantasme, « volonté inerte et satellite entraînée », en tombe amoureux et, entretenant les commérages et médisances de la petite ville endormie, l’entretient et l’installe dans une maison de la ville, au grand dam de la vieille servante.

Désormais, sa vie se déroule entre son domicile et le logement de sa maîtresse, dont il veut faire un clone analogique de l’épouse, allant jusqu’à vouloir lui faire porter les vêtements de la défunte (on pense à « Vertigo »…), ce qui d’ailleurs sera fatal à son fantasme. « Plus que jamais, il se sentait l’âme toute molle et désemparée : sortant, rentrant, sortant encore, chassé pour ainsi dire de sa demeure à celle de Jane, attirée à son visage quand il en était loin, et prise de regrets, de remords, de mépris de lui-même, quand il se retrouvait auprès d’elle ».

Au départ flattée et amusée, vraisemblablement par intérêt vénal, la jeune danseuse se prête à ce qui n’est pour elle qu’un jeu. Alors qu’il est obsédé par son désir de retrouver en elle son épouse, traquant les ressemblances, Viane quitte peu à peu ses fébriles espoirs, le mythe s’écroule... d’autant que la frivole créature commet de nombreux écarts de conduite, commence à se rebiffer et… sa somptueuse chevelure ambrée est teinte. « À vrai dire, il n’avait pas d’amour pour elle. Tout ce qu’il désirait, c’était pouvoir éterniser le leurre de ce mirage ». « L’étude passionnelle » ne peut que mal finir, le bonheur passager était factice et malgré reflets et analogies, réminiscences et correspondances, espérance et illusion, le fantôme n’a pas ressuscité : le jeu de miroirs était un jeu de dupes, la flamme est éteinte et Viane ne peut échapper à sa déliquescence.

Une fois refermé, ce livre aux sombres et mélancoliques tonalités angoissantes laisse une impression poignante. Il distille un malaise certain que suscite le champ des interprétations : sa liaison aura-t-elle conduit Viane à la folie ou son entendement était-il a priori irrémédiablement dégradé ? Dans un style ciselé, recourant avec finesse aux principes synesthésiques chers à Baudelaire, l’auteur joue des contraires, mêlant atmosphère brumeuse et évanescente — quasi gothique — et passion capiteuse.

Dans sa postface à une récente édition belge riche des photographies et du frontispice de Ferdinand Khnopff, Christian Berg situe Bruges-la-Morte « entre le roman psychologique, la nouvelle fantastique et le poème en prose », rappelant à quel point « les villes mortes ou mourantes menacées par l’eau noire, les palais abandonnés environnés de plans d’eau stagnante, les petites cités de province prostrées dans le silence ou l’oubli, les villes-tombeau et les “Thulés des Brumes” constituent la géographie privilégiée de l’imaginaire fin de siècle »… bien loin du surtourisme que connaît de nos jours la ville des béguines.

 
 

Par Les ensablés
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Bruges-la-Morte

Georges Rodenbach

Paru le 05/11/2023

68 pages

Les prairies numériques

15,00 €

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Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Les Ensablés - Le Poil de la bête de René-Jean Clot

Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Les Ensablés - L'invitation chez les Stirl, de Paul Gadenne

La vie de Paul Gadenne (1907-1956) a été marquée par l'épreuve de la maladie qui le contraint à abandonner une prometteuse carrière de professeur de lettres classiques et à séjourner périodiquement au sanatorium de Praz-Coutant, en Savoie (cadre de son premier roman « Siloé », objet d'un précédent article). Paul Gadenne termina ses jours à Cambo-Les-Bains, station thermale du pays basque reconvertie dans les années 30 en centre de cure pour les tuberculeux. Par Isabelle Luciat.

27/10/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Conspiration de Paul Nizan (1905-1940), par Nicolas Acker

Non, Paul Nizan (1905-1940) ne fut pas seulement l’auteur d’un incipit resté célèbre et redécouvert par la jeunesse étudiante de mai 1968. « J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie ». Cette « accroche » solennelle cache hélas un peu trop une oeuvre hybride passionnante. Mort en soldat à 35 ans en 1940, il fut jeté aux oubliettes de l’Histoire, répudié par ses camarades communistes. 

Par Nicolas Acker

13/10/2024, 18:34

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Les Ensablés - Octave Feuillet (1821-1890), un parfum de province

On ne lit plus Octave Feuillet (1821-1890), auteur à très grand succès du Second Empire et favori de lˊImpératrice Eugénie ; seul son nom sur la plaque bleue dˊune rue tranquille et banale du XVIème arrondissement, où habitaient de bons amis, m’a un jour rendu curieux de le connaître.
Les titres de ses romans ont l’odeur des armoires à linge bourgeoises, encaustique et lavande : « La Petite Comtesse » (1856), « Histoire de Sybille » (1862), « Julia de Trécoeur » (1872), voire réminiscents de la Comtesse de Ségur « Le Roman dˊun jeune homme pauvre » (1858)… Par Herbert Dune.

29/09/2024, 09:00

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Iran : une mère perd quatre enfants dans la répression des mollahs

Il existe des livres qui ne racontent pas seulement une histoire : ils ouvrent une cicatrice. Depuis la révolution de 1979, l’Iran vit sous un régime qui a transformé la foi en instrument de pouvoir et les familles en champs de bataille. Dans ce roman inspiré de faits réels, une mère voit ses enfants engloutis par la machine répressive. La littérature ne répare rien ; elle empêche seulement que les morts disparaissent une seconde fois.

07/03/2026, 15:06

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Désorientations d’un GPS algérien

Quand on entame la lecture de La partie immergée de l’iceberg. Éloge du GPS algérien, on adhère presque immédiatement à la démarche du nouvel essai que signe le cinéaste Lamine Ammar-Khodja. Par un usage rafraîchissant de l’auto-dérision, la mise en récit de ses déambulations introspectives sur l’histoire algéro-française et ses géographies « brumeuses » trouve un ton juste : agréable, frais, nonchalant et parfois féroce.

07/03/2026, 10:21

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Musique classique, santé numérique et désillusion cubaine

Dans le vacarme des algorithmes, des guerres culturelles et des diagnostics en ligne, les livres persistent : ils observent, dissèquent, contestent. Cette semaine, la Booksletter circule de Bach aux dactylos oubliées, des gourous de santé numérique à la désillusion cubaine de Leonardo Padura, jusqu’aux alliances secrètes du vivant. Autant de récits qui scrutent une même question : comment nos sociétés écrivent-elles leur propre partition ?  

07/03/2026, 10:09

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L'Arabe qui sourit

07/03/2026, 09:00

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Un livre retrace la vie d’une élue de village à travers un siècle de mutations

Lucette Routaboul : une histoire mondiale, de Jean-Robert Jouanny, paraît aux Éditions de l’Aube dans la collection « Regards croisés » le 3 avril 2026. L’ouvrage retrace la trajectoire de Lucette Routaboul, maire d’une petite commune du Tarn, dont la vie permet de parcourir près d’un siècle d’histoire rurale française et d’en saisir les transformations à hauteur d’individu.

07/03/2026, 07:30

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Mohamed Boclet : un livre pour comprendre comment mieux utiliser son cerveau

Votre cerveau va vous sauver, de Mohamed Boclet, paraît chez Robert Laffont le 9 avril. Dans cet essai consacré aux capacités d’apprentissage et à la plasticité cérébrale, l’auteur propose d’explorer le rôle que peut jouer une meilleure compréhension de notre fonctionnement mental pour améliorer le bien-être et la santé psychique.

07/03/2026, 07:00

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Assurbanipal ou l’apogée de l’empire assyrien

Un livre en appelle souvent un autre. C’est en lisant Les fleuves du ciel d’Elif Shafak (Flammarion) que j’ai eu envie d’en savoir plus sur le roi d’Assyrie, Assurbanipal. Et comme si j’avais été écoutée, les éditions Perrin viennent de sortir sa biographie, Assurbanipal. Le roi assyrien derrière la légende de Sardanapale, signée par l’historienne de l’Antiquité, spécialiste de latin, de grec, d’hébreu, d’araméen et d’akkadien, Josette Elayi.

06/03/2026, 16:38

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Ce qu’il nous reste à aimer : un premier roman qui ose regarder la fin de vie en face

Dans la littérature contemporaine, la maladie surgit souvent comme un révélateur brutal : elle fissure les existences trop lisses et oblige les personnages à regarder leur vie en face. Dans Ce qu’il nous reste à aimer, Camille Dupuis s’inscrit dans cette tradition, mais avec un ton mordant et une ironie sociale qui déplacent le récit vers un territoire plus acide, presque inconfortable. Ici, la fin annoncée devient surtout un laboratoire des illusions familiales et des vies bien rangées.

06/03/2026, 16:04

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Pourquoi avons-nous l’impression de subir nos vies ?

Reçue par le Premier ministre espagnol et décorée de l’Ordre du Mérite civil, Gisèle Pélicot ne se contente pas de passionner les Français : pour sa deuxième semaine, elle confirme sa place de numéro 1 des ventes sur la période du 23/02 au 01/03, avec 37.840 exemplaires supplémentaires, portant son total à 97.938 ventes pour Et la joie de vivre (Flammarion).

06/03/2026, 12:55

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Le jour où une star du cinéma devient invisible

Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde, nouveau roman de Stéphane Carlier, paraîtra le 2 avril 2026 aux éditions du Tripode. Le livre imagine la journée déroutante d’une immense star du cinéma français qui, du jour au lendemain, se réveille dans le corps d’un homme ordinaire et voit soudain son statut, son entourage et son identité lui échapper.

06/03/2026, 07:26

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Venise 1934 : le face-à-face Mussolini-Hitler au cœur du nouveau roman de Fabiano Massimi

Le Pacte de Venise, roman de Fabiano Massimi traduit de l’italien par Renaud Temperini, paraîtra aux éditions Albin Michel le 2 avril 2026. Situé à Venise en 1934, au moment de la première rencontre publique entre Benito Mussolini et Adolf Hitler, le livre mêle intrigue politique et enquête autour d’une affaire liée à l’intimité du dictateur italien et au destin d’une femme longtemps effacée de l’histoire.

05/03/2026, 18:38

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Yvonne Jean-Haffen : la peintre bretonne sort enfin de l’ombre

05/03/2026, 18:01

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Un survivant revient vingt ans après un massacre familial

Litta est une petite île des Hébrides où les moutons sont plus nombreux que les habitants. On n’y trouve qu’une école, une unique route et quelques maisons éparses. Dans un lieu aussi isolé, les événements marquants ne passent jamais inaperçus. 

05/03/2026, 12:28

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Arrêter de fumer ? C’est facile ! (non)

KO la clope – À notre santé, album scénarisé par Jérôme Derache et dessiné par Juan, paraîtra le 1er avril 2026. L’ouvrage suit un groupe d’amis qui décident d’arrêter la cigarette et tentent, chacun à leur manière, de surmonter les difficultés du sevrage.

 

05/03/2026, 09:03

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L'inventaire des rêves

05/03/2026, 09:00

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Des personnalités sont tuées par l’explosion de leur smartphone

Le roman Morts à l’appel, signé par Denis Dommel et publié aux Éditions de l’Aube, paraîtra en librairie le 3 avril 2026. Ce premier livre suit une journaliste spécialisée dans les affaires criminelles confrontée à une série de morts inexpliquées : des personnalités sont tuées par l’explosion de leur smartphone, une affaire sensible que les autorités tentent d’étouffer tandis qu’une enquête s’engage pour en comprendre l’origine.

05/03/2026, 07:21

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Le nouveau Aurélie Valognes : découvrez un extrait inédit de son roman

« Ambre, ma fille, viens. La vie vaut la peine d’être vécue. » Derrière une vitre de maternité, Camille s’adresse à son enfant et lui esquisse une promesse : une existence à deux faite de douceur, de nature et de poésie. Dans L’émerveillement, Aurélie Valognes installe d’emblée ce lien fragile et puissant, au cœur d’un récit où l’amour filial se construit dans la patience, l’attention et la découverte du monde. 

04/03/2026, 18:33

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L’odeur du graillon : Rémi Letourneur fait entrer les quartiers populaires en poésie

La poésie qui décrit le réel à sa racine n’est pas forcément une poésie dépourvue de lyrisme : Rémi Letourneur en donne un merveilleux exemple.

04/03/2026, 15:18

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Dan Simmons : Hypérion et Endymion, la saga qui a marqué l’histoire de la science-fiction

L’écrivain américain Dan Simmons (Daniel Joseph Simmons) est décédé le 21 février 2026 à Longmont, dans le Colorado, à l’âge de 77 ans, avec son épouse Karen et sa fille Jane à ses côtés. Mesurer ampleur de son œuvre revient à comprendre qu'il a traversé traverse science-fiction, horreur et fiction historique. Mais deux cycles se dégagent malgré tout nettement : Hypérion et Endymion.

04/03/2026, 13:17

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Where’s Molly : le sombre thriller de H.D. Carlton qui hante les forêts de l’Oregon

« Molly Devereaux est portée disparue depuis plus de deux semaines, et la police est toujours à la recherche de la jeune fille qui semble s’être volatilisée dans la nature. Le monde a besoin de savoir… Où est Molly ? » Le roman de Carlton H.d. sortira en France ce 16 avril, traduit par Juliette Bernaz. Si vous n'avez pas envie d'attendre...

04/03/2026, 08:00

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Peaux à peaux : Melanie Page explore la maternité dans son premier roman

Peaux à peaux, premier roman de Melanie Page, paraîtra le 2 avril 2026 chez Albin Michel et explore, à travers une narration polyphonique, les multiples visages de la maternité, entre bouleversement intime, doutes et élans de vie.

04/03/2026, 07:30

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Héritage, mensonges et luttes de pouvoir dans une saga entre Paris et Venise

Le Pacte des Héritières, Livre I – Alina, de Lucie Castel, paraît chez Talent Éditions le 1er avril : ce premier volet d’une saga familiale suit une jeune femme sans attaches qui, après avoir perdu son emploi à Paris, se rend à Venise à la suite d’une invitation énigmatique et découvre un univers dominé par les secrets, les rivalités et les luttes de pouvoir.

04/03/2026, 07:00

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Green Lantern sans anneau ni Corps : le vert se transforme en cauchemar (et ça tient)

Dans l’« Absolute Universe » de DC, Green Lantern a changé de nature : plus de Corps, plus de bague, plus de protocole. L’éditeur affiche la rupture avec entrain jusqu'à faire disparaître la volonté, seule à même de guider la lumière verte. Et de confier l’arc d’ouverture à Al Ewing et Jahnoy Lindsay, ce dernier assurant aussi la couleur et la couverture.

03/03/2026, 12:53

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Je parle pas la langue

03/03/2026, 09:00

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Inside Mac : une étudiante en art infiltre un cartel pour venger son père

Dans Inside Mac, tome 1, Eléa, 25 ans, intègre les Stups de San Francisco pour venger son père, abattu par le chef d’un réseau criminel signé « MAC ». Sous couverture d’étudiante aux Beaux-Arts, elle infiltre un cercle de jeunes privilégiés afin de remonter jusqu’au trafiquant insaisissable, dont nul ne connaît le visage. Sa haine guide une mission où se mêlent danger et attirance trouble.

03/03/2026, 07:30

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Black Sword : Anna Triss revisite La Belle et la Bête façon dark romance…

Relecture sombre du célèbre conte de fées, Black Swords suit Beast, tueur à gages et chef d’une unité criminelle, lié par serment à sa nièce Belle. Après la mort du père, il veille sur elle dans l’ombre. À Memphis, l’adolescente est trahie par sa mère toxicomane et vendue aux enchères clandestines. Plongée dans un trafic humain, elle affronte un univers d’une violence extrême. 

03/03/2026, 07:00

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Une certaine tristesse : l’enfance parle quand les adultes se taisent

Dans Une certaine tristesse, Mattis Savard-Verhoeven confie le récit à Noé, enfant qui parle en continu, s’adresse à « vous », et transforme la confession en écriture. 

02/03/2026, 12:41

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Sissi n’existait pas : derrière Romy Schneider, le conte de fées s’effondre

Sissi n’existe pas : dès l’ouverture, Laurène Vernet pose un principe de démystification et l’érige en fil conducteur. Elle attaque d’emblée le nom, le surnom, puis l’imagerie : « Elle n’est qu’une projection. » À paraître le 22 avril. 

02/03/2026, 12:40

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“À quoi bon ?” : le livre qui démonte les illusions du développement personnel

À quoi bon ? d'Olivier Dhilly s’ouvre sur un diagnostic de crise — politique, géopolitique, climatique, démocratique — et relie ces fractures à une perte de repères et à un basculement du rapport collectif au vrai, dont la « post-vérité » devient un symptôme. Dès l’entrée, l’essai place la question du sens sous le signe de Nietzsche, qui fournit la matrice du livre : « Que signifie le nihilisme ? Que les valeurs supérieures se déprécient. Les fins manquent ; il n’est pas de réponse à cette question : “À quoi bon ?”. »

 

02/03/2026, 12:08

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Stig Dagerman : La rage d’être libre

Pourquoi faut-il absolument (re)lire Notre besoin de consolation est insatiable, de Stig Dagerman (trad. Philippe Bouquet et Alain Gnaedig) ? Avant même de méditer leur contenu, la transparence, l’éclat et le rythme de certaines écritures captivent le regard du lecteur par l’inoubliable souffle de liberté qu’elles charrient. La vitalité du texte libère les idées et ouvre le chemin des possibles. Et c’est bien le cas du travail de l’écrivain suédois.

02/03/2026, 11:58

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Un pompier découvre combien l’argent... brûle les doigts

À Locksburg, petite cité minière de Pennsylvanie, les bonnes intentions ne suffisent pas à sauver les âmes — et l’enfer n’est jamais très loin.

02/03/2026, 07:00

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Une jeune femme face à un patron despote : la saga italienne du printemps

Après le succès de La Porteuse de lettres, couronné par le prix Bancarella, Francesca Giannone revient avec un roman d’amour bouleversant, porté par un puissant portrait de femme.

02/03/2026, 06:00

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Un bébé “en trop” dans une crèche parisienne, le thriller

Le roman Un de trop, signé Charlotte Mercy, paraîtra en librairie le 9 avril 2026. Dans la plupart des enquêtes criminelles, tout commence par une disparition : mort suspecte, enlèvement, personne portée disparue… Mais que se passerait-il si l’histoire commençait par un personnage en trop ?

01/03/2026, 08:30

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Un hôtel de luxe contraint d’accueillir l’ennemi 

En 1942, au cœur des Appalaches, June Hudson dirige l’un des plus prestigieux hôtels-spa d’Amérique du Nord. L’Avallon, propriété de la puissante famille Gilfoyle, semble jusqu’alors protégé du fracas de la Seconde Guerre mondiale qui déchire l’Europe.

01/03/2026, 08:00

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Les certitudes

01/03/2026, 07:30

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La médecine au féminin à travers les siècles

Dans un village du duché de Savoie, la veuve Catherine est celle vers qui l’on se tourne pour soulager les douleurs et apaiser les corps. Mais lorsque l’épidémie qui ravage les hameaux lui échappe, la guérisseuse est frappée par un destin tragique dont les répercussions traverseront les siècles.

01/03/2026, 07:00