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Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

Le 22/01/2023 à 09:00 par Les ensablés

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22/01/2023 à 09:00

Les ensablés

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Il avait tout juste 26 ans lorsque son premier drame figura à l’affiche d’un théâtre parisien et en 1928, se joua sa deuxième pièce à la Comédie française. Très lié au monde du théâtre avec notamment Gaston Baty et Lugné-Poë — il n’en commença pas moins une carrière de romancier publiant de 1927 à 1934, chez Gallimard, sept romans qui rencontrèrent un franc succès — et l’estime de personnalités du monde littéraire tel que Gide — dont Le septième jour, qui échoua de peu à remporter le Prix Goncourt en 1931.

Mais à compter de 1938 et jusqu’à sa mort en 1953 à Paris, outre son activité de critique, René Trintzius se consacra à la création théâtrale, à des essais historiques (sur Rousseau, Corday, Cazotte, Law...) et à des ouvrages sur l’ésotérisme, n’écrivant que de rares romans à connotation fantastique.

Comme nombre d’écrivains et reporters de cette période de l’entre-deux-guerres qui cherchèrent autant à comprendre l’étranger qui fascine ou inquiète et ce qui a pu justifier un conflit aussi meurtrier, qu’à mettre à l’épreuve de la réalité le bien-fondé de certitudes ancrées et les stéréotypes, René Trintzius est parti à la rencontre de ses voisins d’outre-Rhin. Dans la mouvance d’une littérature française éprise de germanité (Siegfried et le Limousin »,...), il publie en 1929 Deutschland, roman qui nous plonge dans une Allemagne étonnamment redressée, d’une audacieuse modernité, en pleine effervescence cosmopolite, et dresse le portrait de l’Allemande moderne : « Les guerriers d’hier (...) sont remarquablement absents puisque, du haut en bas de l’échelle, c’est la femme qui s’exhibe, qui commande, qui règne. »

Le narrateur, un jeune provincial d’Aigles de 24 ans prénommé André, couvé par ses parents et cœur d’artichaut (« Je suis né avec mal au cœur et le mal change de place, voilà tout »), est un personnage qui n’inspire a priori pas de sympathie : plutôt immature et velléitaire, frileux, il est indécis, méfiant, mais aussi d’une ironie critique aiguisée, conscient de mener une existence calfeutrée et étriquée. Son affection va bien plus à sa tante, forte femme, qu’à ses parents auxquels l’unissent « des rapports chloroformés amortis par l’habitude ».

C’est donc avec soulagement qu’il accueille l’occasion, présentée par son hôtelier de père, d’aller suivre en Allemagne, chez une de ses connaissances, un stage d’hôtellerie et d’allemand. Pendant le long voyage en train, il remâche souvenirs (« Mon passé est comme un ver solitaire que je ne peux pas, que je ne veux pas rendre. ») et réflexions prud’hommesques : « L’amour en France est comme la cuisine : on sert tout par plats séparés » ou « France ! Je sais bien que tu es autre chose que ces petites âmes ratatinées, après l’effort fou de la guerre ! »

Il voit sa vie comme un grand ratage et « peut-être, si ma vie devient différente de l’autre côté du Rhin, comprendrai-je davantage ce qu’elle fut ces derniers temps ».

Arrivé à destination — une petite ville de Basse-Saxe — et chaleureusement accueilli par son hôte M.Nachtlicht (qu’il traduit malicieusement « M. Lumière de la nuit »), il est impressionné par la « magnifique hospitalité allemande », la propreté, la modernité urbaine et la logistique domestique (« je suis malade de peur en constatant que rien n’est laissé au hasard et je me demande où peut bien s’être caché ce tout-puissant hasard qui m’a servi d’oreiller, à moi et à la France, depuis au moins 25 ans »). Il n’en reste pas moins ébahi par certains us locaux, tels que manger et boire en quantité, à toute heure : « L’Allemand ne renoncera jamais à estimer, avec Hegel, que la qualité peut être atteinte par la quantité. C’est par là qu’il semble rejoindre l’Amérique. »

Le début du stage est toutefois reporté, car il est invité pour un court séjour chez des amis de son hôte, les Ginster, où tout l’enchante ou l’étonne : le confort des lieux va de pair avec la franchise des propos et l’intimité offerte de l’appartement. Mais surtout le subjugue la beauté de la nièce des Nachtlicht, Ingrid, qui s’occupe de lui en l’absence de ses oncle et tante (chose inimaginable en France). Comme Pierre Mac Orlan ou Paul Morand croquant les portraits des « femmes nouvelles », René Trintzius trace, avec Ingrid, celui de l’Allemande moderne rompue à tous les sports et adepte de danse et de nudisme.

Francophone, Ingrid cite Voltaire et est friande de littérature contemporaine française ; elle gagne fort bien sa vie en créant et commercialisant des objets décoratifs qu’elle vend même à l’étranger. Il note qu’elle le convie à « le suivre » et non à l’« accompagner » en promenade et se retrouve au Stadion, où sa frilosité et son incompétence le ridiculisent devant l’athlétique sportive pénétrée d’une « mystique de l’hygiène », qui lui accorde tout de même — mais sans émoi et « déçue par une nullité sportive sans précédent » — qu’il peut bien être son 23e fiancé.

Dépité, André conclut : « Je dois être encore plus Français, plus bourgeois, plus mesuré que je ne pouvais le croire. » Il est bien désorienté, d’autant que, selon Herr Ginster : « Il y a au moins six Allemagnes... bien plus mélangées qu’on ne le croit : les Nibelungen, le Saint Empire Germanique, la musique allemande, le romantisme, l’ère prussienne et die neue Sachlichkeit [NdR : la nouvelle conception objective], qui n’est pas froide du tout. »

Lors d’une soirée costumée chez les Ginster, André rencontre Anna Herzberghauer, une amie d’Ingrid un peu exaltée, lectrice d’un Cocteau si mal vu à Aigles, qui l’« enlève » pour une promenade nocturne et le conquiert par son originale personnalité de « violon sauvage » : « Une telle conscience mélangée à tant de spontanéité me plongea dans la stupéfaction. En quel siècle vivaient donc les jeunes filles d’Allemagne ? »

Il est fasciné par ce feu follet, mais se sent « gauche et couard » dans un contexte étranger — à divers titres — à sa province étiolée : « Je ne perdrais donc jamais ma prudence désordonnée. »

Comme le remarque Anna, «vous êtes habitué aux Françaises, des esclaves qui sont obligées de cacher leur puissance sous une bonne dose de sourires ». Tous mettent en garde le narrateur : Mme Ginster (« Les jeunes filles de chez nous sont très dangereuses, faites attention ») ou le Dr Falkenstein (un des « fiancés » d’Ingrid dont la femme, parfaitement autonome, dirige une importante maison de parfums germano-américaine exportant en Europe et en Russie et est par ailleurs une photographe talentueuse) : « Chez vous (...) la femme est encore la proie. Chez nous, c’est l’homme. » Ou : « Nos femmes ne supportent plus qu’un homme se jette à leurs pieds. Cela les humilie de façon cinglante. »

Mais pour le jeune homme, il s’agit d’« un danger qui prouve qu’on s’intéresse à moi, que je compte, que j’existe, que je suis une force dans ma faiblesse »…

Aussi se lance-t-il dans une brève aventure rocambolesque où, subjugué par la franchise d’Anna « qui relègue au grenier des accessoires tous les marivaudages », parlant de son corps « comme d’une automobile ou d’un paysage », il se laisse tour à tour fiancer puis rejeter dans le plus pur esprit des « jeunes filles dominatrices comme l’Allemagne d’aujourd’hui en sécrète ». Comme le souligne Falkenstein, « ces femmes nouvelles veulent nous conduire et elles n’ont pas de gouvernail, puisque tous les gouvernails en usage, fiançailles, mariage, institutions de toute sorte, sont essentiellement masculins ».

C’est un André littéralement choqué qui part en train à Berlin en compagnie d’un cousin poète (et platonique soupirant) d’Anna, Fiedler, qui tente de trouver une explication aux contradictions de sa fantasque cousine : « La seule façon que les femmes ont trouvé pour sortir de leur esclavage c’est de brûler les étapes mais justement, les sentiments vont moins vite que le temps. »

Par un froid intense, André se jette avec Fiedler dans les vertiges d’une vie berlinoise bouillonnante, en pleine effervescence artistique, sans tabou de genre ni de sexualité (« visage et corps se tenaient dans un équilibre indéchiffrable et le plus juste entre les deux sexes. »).

S’il le fascine, ce tourbillon l’inquiète, car dans les journaux « la rubrique des suicides est bien remplie », on compte des centaines de décès quotidiens dus à la grippe et comme l’a magistralement décrit Döblin dans son roman « Berlin Alexanderplatz » — paru aussi en 1929 — le petit peuple berlinois souffre en cette difficile période de Weimar. Les fractures d’une société en crise sont évidentes, comme en Basse-Saxe où André avait vu « sur une palissade de deux cents mètres des lettres communistes d’un mètre de haut [qui] injuriaient la République ».

De passage à Berlin, Anna recontacte le narrateur, qui la revoit d’autant plus facilement qu’il s’avère que l’affection de Fiedler, à la personnalité opaque, est pour le moins trouble, et que leur relation s’apaise, évoluant en une clairvoyante camaraderie, « quelque chose de prodigieux... dont je savais qu’aucune Française (...) ne m’avait ni ne m’aurait jamais gratifié ». Mais l’aventureuse Anna, qui se livre avec Fiedler et un autre comparse à des recherches dignes du Dr Caligari, va disparaître de la vie d’André qui va revenir à la version lumineuse de la femme émancipée, Ingrid.

Laquelle neue Frau « indéchiffrable et rose » a fui en un lointain voyage. Que la fugitive lui échappe excite la passion du jeune homme, qui apprend qu’elle est la passagère d’un raid aérien de 40 000 kilomètres : fi du train ou de l’automobile, quand on recherche une abondante couverture médiatique et la célébrité. Et le narrateur, moins empoté qu’au début de son séjour, affermi par une « lucidité nouvelle », se jette avec une femme d’exception dans une vie intense et médiatisée.

A l’écart — à quelques mentions près — des aspects sombres de la République de Weimar (occupation de territoires par les puissances étrangères ; crise économico-financière, sociale, politique ; éclosion du nazisme ; montée de la xénophobie et de l’antisémitisme,…), le roman de René Trintzius se focalise, entre amusement et admiration, sur la « femme nouvelle », dans deux versions opposées aux caractères bien trempés, qui sont des doubles romanesques d’aventurières et héroïnes des Années Folles. Aussi son titre — Deutschland — peut-il étonner.

Il n’en reste pas moins que sous l’apparente désinvolture ironique de son Candide, l’auteur analyse avec finesse tout un contexte social et psychologique. Il restitue avec pertinence les interrogations de qui va à la rencontre de l’Autre dans son étrangeté et remet en cause ses certitudes : André certes, mais aussi les Ginster et Herzberghauer (juifs parfaitement intégrés dans la bonne société allemande) qui ont l’image de « cette France idéale qui, je le sens, obsède l’Allemagne d’un amour à la fois transi, irrité, irritant et malheureux ».

Tout anodin, trivial ou rocambolesque qu’il puisse paraître, le récit laisse percer la gravité du propos et résonne avec des questions d’actualité...

Marie Coat — Janvier 2023

Par Les ensablés
Contact : contact@actualitte.com

1 Commentaire

 

Trintzius Bernard

07/02/2023 à 11:35

Fils de René Trintzius, je m'intéresse à son oeuvre que j'ai pu découvrir et apprécier vraiment bien après son décès prématuré. En compagnie de mon épouse, je rassemble depuis des années ses textes publiés ou non et tout ce qui est de l'ordre de la réception critique de ses publications. J'ai donc lu avec beaucoup d'intérêt votre article qui témoigne d'une lecture précise et profonde à la fois.
Des universitaires allemands (à Berlin) ont été eux aussi intéressés par ce livre dont leur pays a été "privé" peu après sa parution dans les circonstances que vous connaissez (en France, c'est l'occupant qui s'est empressé de l'interdire). La réédition par Phébus (1995) a suscité de l' intérêt outre-Rhin et plusieurs articles auxquels j'ai eu le plaisir d'apporter quelques matériaux. Quand on lit Deutschland aujourd'hui, on mesure mieux l'incroyable catastrophe qui a mis à bas tant d'espoirs, tant de potentialités entrevues par mon père, notamment, comme vous le soulignez, sur la question du féminisme. Merci pour votre texte !
Bernard Trintzius

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Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Les Ensablés - L'invitation chez les Stirl, de Paul Gadenne

La vie de Paul Gadenne (1907-1956) a été marquée par l'épreuve de la maladie qui le contraint à abandonner une prometteuse carrière de professeur de lettres classiques et à séjourner périodiquement au sanatorium de Praz-Coutant, en Savoie (cadre de son premier roman « Siloé », objet d'un précédent article). Paul Gadenne termina ses jours à Cambo-Les-Bains, station thermale du pays basque reconvertie dans les années 30 en centre de cure pour les tuberculeux. Par Isabelle Luciat.

27/10/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Conspiration de Paul Nizan (1905-1940), par Nicolas Acker

Non, Paul Nizan (1905-1940) ne fut pas seulement l’auteur d’un incipit resté célèbre et redécouvert par la jeunesse étudiante de mai 1968. « J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie ». Cette « accroche » solennelle cache hélas un peu trop une oeuvre hybride passionnante. Mort en soldat à 35 ans en 1940, il fut jeté aux oubliettes de l’Histoire, répudié par ses camarades communistes. 

Par Nicolas Acker

13/10/2024, 18:34

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Les Ensablés - Octave Feuillet (1821-1890), un parfum de province

On ne lit plus Octave Feuillet (1821-1890), auteur à très grand succès du Second Empire et favori de lˊImpératrice Eugénie ; seul son nom sur la plaque bleue dˊune rue tranquille et banale du XVIème arrondissement, où habitaient de bons amis, m’a un jour rendu curieux de le connaître.
Les titres de ses romans ont l’odeur des armoires à linge bourgeoises, encaustique et lavande : « La Petite Comtesse » (1856), « Histoire de Sybille » (1862), « Julia de Trécoeur » (1872), voire réminiscents de la Comtesse de Ségur « Le Roman dˊun jeune homme pauvre » (1858)… Par Herbert Dune.

29/09/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Revanche (1925) d'André Thérive

Paru en 1925, puis réédité dans une édition illustrée en 1930, La Revanche d’André Thérive (de son vrai nom Roger Puthoste) est un livre qui parle de la vieillesse, de la sénilité, de la mort, et surtout de la mesquinerie des vivants… Rien qui puisse a priori attirer le lecteur « feel good » Mais le style est magnifique, avec, l’air de rien, une musique enchanteresse. Quant à la fin du roman, autant le dire, elle est sublime. Soudain, après le crépuscule, c’est la lumière qui surgit, d’autant plus incandescente qu’elle est environnée d’ombres..
 
Par Hervé BEL. 

15/09/2024, 09:00

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Les Ensablés – André Beucler, Vu d’Allemagne

Romancier, auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont La Fleur qui chante, chroniqué pour Les Ensablés par François Ouellet, André Beucler est un homme aux multiples talents. Il s’intéresse ainsi au cinéma, pour lequel il écrit plusieurs scénarios et même réalise quelques films. Mais Beucler brille aussi dans un tout autre exercice, le journalisme. De par ses contraintes notamment en termes de longueur et de style, l’article de journal s’apparente à l’art de la nouvelle ou du découpage en scènes du cinéma, un art dans lequel Beucler s’épanouit avec une aisance et un brio remarquables. Par Carl Aderhold.

25/08/2024, 09:00

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Les Ensablés – Elisabeth de Raymonde Vincent (1908-1985)

Après la réédition du chef-d’œuvre Campagne (prix Femina 1937) dont même Le Monde s’est fait largement l’écho en 2023, les éditions Le Passeur republient aujourd’hui Élisabeth, troisième roman de Raymonde Vincent. Comme Marguerite Audoux (voir notre article sur Marie-Claire), elle fut un phénomène littéraire, s’avérant capable d’écrire un grand livre aussitôt remarqué et publié, alors qu’elle avait été illettrée pendant toute son enfance. Par Hervé BEL.

04/08/2024, 09:29

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Les Ensablés - Rafales, de Roger Vercel (1894-1957)

Encore connu des cinéphiles pour les adaptations au cinéma de ses romans  Remorques (adapté par Jean Grémillon) et Capitaine Conan (prix Goncourt 1934, adapté par Bertrand Tavernier), Roger Vercel est un remarquable écrivain de récits maritimes, inspirés de témoignages  de marins, recueillis à Dinan, ville où il vécut et exerça le métier de professeur de lettres. Par Isabelle Luciat

14/07/2024, 09:00

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Les Ensablés - Bruges-la-Morte de Georges Rodenbach

L’écoute d’un opéra de 1920 ensablé jusqu’à la fin du dernier siècle peut mener à la lecture d’un roman également ensablé pendant plusieurs décennies, l’un comme l’autre très célèbres en leurs temps et fort heureusement resurgis… quoiqu’ insuffisamment pour le livre, qui mérite largement un coup de projecteur. Par Marie Coat

23/06/2024, 09:00

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Les Ensablés - Retour de barbarie et Du côté de chez Malaparte de Raymond Guérin

C’est au début des années 80 que l’on commence à reparler Raymond Guérin. Les éditions « Le tout sur le tout » ont alors le courage de rééditer certaines de ses œuvres. Jean-Paul Kaufmann écrit sa biographie, remarquable comme tout ce qu’il fait, dans 31 rue Damour. Des articles sortent… Puis nouvel oubli, même s’il reste publié dans la collection Imaginaire, antichambre de l’oubli définitif. un oubli relatif à dire vrai. Régulièrement, des maisons d’édition (où trouvent-elles ce courage?) rééditent en effet une de ses œuvres. Finitude est de celles-ci. Par Hervé Bel

09/06/2024, 09:00

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Douze balles pour Marie-Thérèse : quand une chasseuse de 70 ans devient justicière

Tout commence par une scène de forêt, ample et charnelle, où Paul Beaupère installe son héroïne dans un rapport viscéral au monde. Marie-Thérèse, soixante-dix ans, chasseuse aguerrie, traque un cerf avec une ferveur quasi mystique. Le texte épouse son souffle, sa patience, sa science du terrain. À paraître le 28 janvier 2026. 

17/12/2025, 11:24

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De la PJ à l’écriture : Meï Lepage signe son premier polar

Avant même sa parution, Sécher tes larmes, premier roman policier de Meï Lepage, a suscité un enthousiasme international exceptionnel, au point d’être d’ores et déjà annoncé pour une traduction dans une dizaine de pays - fait rare pour une autrice débutante, et encore plus pour un premier livre.

17/12/2025, 09:00

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Des corps sous le champ : chronique d’un homme d’après-guerres

Au soir d’une existence chaotique, qui l’a mené d’un bordel viennois jusqu’à la Prusse, où il a acquis une parcelle de terre dans une petite ville bordant l’Oder, Redo Hauptshammer entreprend d’écrire ses mémoires. Traduit par François-Michel Durazzo. 

17/12/2025, 08:00

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Chignon impeccable, jupe et chemisier soigneusement choisis

Diplômée de l’École du Louvre, Louise est retournée vivre à Lyon, sa ville d’enfance. Elle y a obtenu un CDD au sein d’une fondation d’art. Toujours tirée à quatre épingles, chignon impeccable, jupe et chemisier soigneusement choisis, elle se persuade de contrôler son existence et de tenir le chaos à distance. 

17/12/2025, 07:00

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Avant la peine : quand le consentement devient un champ de bataille

L’hôpital comme théâtre moral. Un étrange contexte pour installer un roman. C'est pourtant celui que choisit Laure Heinich pour installer son récit, Avant la peine : un espace saturé de symboles. Non pas décor neutre, mais véritable scène tragique où se croisent pouvoir, reconnaissance sociale, désir et violence larvée. À paraître le 14 janvier 2026. 

16/12/2025, 17:41

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Underdog : quand Stallone devient une figure littéraire de l’humiliation et du combat

Underdog n’est ni une biographie classique ni un simple récit autobiographique. Bruno Marsan y compose un livre de strates, un texte hybride où la trajectoire de Sylvester Stallone sert de miroir, de point d’ancrage et parfois de contrepoint à une exploration intime de l’enfance, de l’humiliation et de la construction de soi. 

16/12/2025, 15:59

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Un abri pour Lampedusa : quand la littérature affronte le drame de l’exil

Avec Un abri pour Lampedusa, Elsa Régis propose un récit d’une grande densité littéraire, où l’intime et le politique s’enchevêtrent dans une même respiration narrative. Le roman s’ouvre sur un été italien, saison trompeuse « où l’on dit “été” pour dire “ça ne dure pas” », et se déploie entre Rome, Tivoli, Tarente et l’île de Lampedusa, dans un mouvement de va-et-vient constant entre les lieux de villégiature et les marges de l’exil.

16/12/2025, 15:22

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Un anniversaire en ville : Léo le lionceau à la recherche du cadeau parfait

Un chassé-croisé drôle et improbable entre deux amis, Léo le lionceau et Kimbo le papillon, qui essaient tant bien que mal de se retrouver à travers la ville pour fêter ensemble l’anniversaire de Kimbo.

16/12/2025, 08:00

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Réduits en esclavage, les survivants travaillent à extraire le Mantra

La Terre est dévastée depuis que les hommes ont perdu la guerre contre les machines extraterrestres. Trente ans après l’invasion de la planète bleue par les Phantoms, les géants de métal, l’Humanité vit sous leur joug. Réduits en esclavage, les survivants travaillent à extraire l’énergie vitale, le « Mantra », pour alimenter les vaisseaux-mondes ennemis. Mais dans les ruines d’un monde brisé, l’espoir n’est pas tout à fait mort…

16/12/2025, 07:00

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À Noël, offrir Verlaine à quelqu’un qui chérit la beauté

Ce coffret ne se contente pas d'ajouter une couronne à une œuvre plus bardée de médailles qu'Amin Dada, mais la désorganise intelligemment, c’est-à-dire lui rend son mouvement. Les Œuvres complètes, en deux volumes, de Paul Verlaine, constituent une invitation à ne plus rien fermer du tout : genres, périodes, « manières », légendes. Un beau cadeau de Noël pour quelqu'un qu'on aime beaaaucoup.

15/12/2025, 18:22

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Le Bristol Paris : cent ans d’élégance et d’art de vivre en images

15/12/2025, 18:03

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Aqua de Gaspard Koenig : le roman qui fait déborder la littérature

Dès les premières pages, Aqua relève de l'évidence, limpide, liquide, pure : ce roman ne commence pas par un personnage, mais par un élément. L’eau, omniprésente, mouvante, indomptable, devient la matrice du récit. Gaspard Koenig ouvre son livre par une scène quasi cosmique : la chute d’une goutte de pluie, décrite avec une minutie sensuelle et une ampleur presque mythologique. Sortie le 9 janvier 2026.

15/12/2025, 16:09

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Notre-Dame-des-Démolies

15/12/2025, 10:19

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Le rocher des proscrits

15/12/2025, 10:17

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Cinq femmes sous les cerisiers de Kamakura...

À Kamakura, cinq femmes âgées de trente-sept à soixante-treize ans se retrouvent à partager une même maison sans s’être jamais rencontrées auparavant, à l’exception de Kara, la propriétaire des lieux, et de son amie de longue date Mikiko. Huit minutes à pied de la gare de Kamakura est le nouveau roman de Tsukiko Ochi (trad. Sophie Bescond). À paraître le 9 janver 2026.

15/12/2025, 08:30

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Pas si tant, ou Salomé Botella

L’ouvrage se présente comme une série d’instantanés de la vie rurale tirés de l’expérience personnelle de l’autrice, qui a grandi dans la Creuse avant de partir suivre des études aux Beaux-Arts à Paris. Roman à paraître le 9 janvier 2026.

15/12/2025, 08:00

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Le nord à contre-jour : une radiographie sensible des familles recomposées

Le nord à contre-jour, d’Aude Seigne, paraîtra le 8 janvier aux éditions Zoé. Le roman suit une famille recomposée en vacances au Danemark, où chaque geste devient l’occasion de mesurer la place de chacun et les équilibres fragiles qui se créent.

15/12/2025, 08:00

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Hadrien Laroche explore la passion interdite dans La Mort clandestine

La Mort clandestine, d’Hadrien Laroche, paraît aux éditions du Seuil le 2 janvier. Dans ce nouveau roman, un homme venu d’ailleurs et une femme en rupture avec les normes tentent de faire exister une passion dans un pays du Golfe où l’amour se vit sous surveillance.

 

15/12/2025, 07:00

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Albin, ou la fabrication méthodique de la cruauté

Albin, de Martin Harníček, est un roman dystopique répressif et singulier, , traduit du tchèque par Benoît Meunier pour les Monts métallifères. L’intrigue se déroule dans une société autoritaire menacée par la surpopulation, où l’État a fait de la mort elle-même un enjeu politique et administratif : la gestion de l’âge et du décès des individus est codifiée par des lois strictes. À paraître le 9 janvier 2026

14/12/2025, 08:00

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Jouir, survivre, aimer à Port-au-Prince

Imprégné de désir et de sensualité, Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps explore l’intimité de corps livrés à la jouissance, sur fond d’un Port-au-Prince figé par la révolte populaire et l’emprise de la violence des gangs. Ainsi s'ouvre le roman de Kettly Mars, Je ne te trouverai pas deux fois dans ce même corps. À paraître le 9 janvier 2026. 

14/12/2025, 07:00

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Ruslan Hordiienko : quand les mots se retirent et que les corps parlent, Enfin silence

« Viens, on va dans un café, on s'installe à une table et on ne prononce aucun mot. On se dévisage, on s'exprime avec nos gestes, nos regards, nos sourires... Et ce n'est qu'au bout d'un certain temps, si on le veut, bien sûr, que l'on s'adresse la première parole. Ou que l'on se quitte, sans connaître la voix de l'autre. » Enfin silence, de Ruslan Hordiienko est à paraître le 9 janvier 2026.

13/12/2025, 18:43

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Une accusation de viol entre deux médecins réputés

Dans Avant la peine (Flammarion), Laure Heinich plonge au cœur d’un dossier où une accusation de viol entre deux médecins réputés vient faire vaciller certitudes, amitié et carrières. L’autrice, avocate pénaliste, expose la lenteur d’une procédure qui éprouve autant la plaignante que l’accusé, interrogeant la capacité de la justice à réparer.

13/12/2025, 07:00

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Inoxtag et les autres ont échoué… Luffy parviendra-t-il à faire tomber Astérix ?

Nos Gaulois, déjà au-dessus du million en quatre semaines, poursuivent leur ascension. Astérix en Lusitanie de Fabcaro et Didier Conrad atteint 79.649 exemplaires écoulés (01/12 au 07/12) et conserve la première place (Hachette).

12/12/2025, 12:20

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Comprendre un suicide ? Olivier Charneux ose la question dans Une vie probable

Olivier Charneux poursuit un travail littéraire qu’il mène depuis plusieurs livres : interroger l’intime, non pour l’exhiber, mais pour en déplier les zones d’ombre. Le point de départ est connu dès les premières pages, brutalement posé : la sœur aînée de l’auteur, Catherine, s’est suicidée à dix-huit ans. Une vie probable, donc. À paraître le 2 février 2026.

12/12/2025, 11:36

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8,2 secondes

12/12/2025, 11:09

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Vers ma fin : un huis clos sur l'horreur corporelle

Premier livre de l’autrice irlandaise Sophie White traduit en français (par Anne-Sylvie Homassel), Vers ma fin débarque chez Fleuve éditions dans sa nouvelle collection Styx dirigée par Laurent Queyssi, avec la réputation d’un texte dérangeant, viscéral, glauque. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre. C’est donc avec beaucoup d’attentes que j’ai entamé son écoute sur Nextory (lu par Nadine Girard), et je dois dire que cette réputation n’est pas usurpée.

12/12/2025, 10:40

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Cécile Coulon : la beauté a-t-elle encore un intérêt ?

C’était un bel enfant mais, à la suite d’une fièvre mortelle et de l’intervention d’un guérisseur, il paie sa guérison d’un visage atrocement défiguré. Il vivra mais, aux yeux de tous, il sera un monstre. 

12/12/2025, 08:00

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Le racisme et le harcèlement expliqués aux jeunes

Quand Joséphine (Jo pour les intimes) rencontre Milad, elle se dit que son déménagement à la campagne n’est peut-être pas si horrible que ça. Il faut dire que depuis son arrivée, elle est le souffre-douleur d’Alex, la fille populaire de l’école, à cause d’un malentendu qu’elle n’a pas eu le cran de rétablir.

12/12/2025, 07:00

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Bords de scène

11/12/2025, 18:02

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Samira El Ayachi explore l’héritage intime des mères et des livres

Samira El Ayachi s'appuie sur l'héroïne de Flaubert pour une autobiographie éclatée où l’intime, la mémoire familiale et la littérature s’effleurent, se heurtent et se répondent. Le livre avance par fragments — comme des éclats de miroir — pour cerner la relation complexe entre une mère mutique, une fille affamée de mots, et l’ombre portée d’Emma Bovary, figure à la fois honnie, fascinante, indispensable. À paraître le 9 janvier 2026. 

11/12/2025, 17:11

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À la découverte de Lampedusa, rocher perdu au coeur d'une crise humanitaire

Avec Un abri pour Lampedusa, à paraître le 8 janvier 2026 aux Éditions du Panseur, Elsa Régis signe un premier roman. À travers Giuseppe, architecte romain emporté dans la rumeur qui enfle autour de Lampedusa, elle explore la manière dont une crise lointaine peut fissurer une existence et résonner au plus profond de chacun.

 

11/12/2025, 08:00

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Dans l’Italie fasciste, l’amour naissant entre Elena et Roberto

Dans l’Italie fasciste, l’amour naissant entre Elena et Roberto se heurte à l’exil, à la guerre et aux déchirures de l’Histoire. Une jeune Italienne, de Franck Petruzzelli (Hachette Fictions, coll. La Belle Étoile), à paraître le 2 janvier. 

11/12/2025, 07:00

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Adelina, mère en chute libre : avec Les Miettes, Lukas Bärfuss bouleverse la rentrée littéraire

L’existence d’Adelina — jeune mère échouée aux marges sociales — se délite sous le poids des dettes, de la solitude et d’une série de décisions hâtives dictées par l’urgence. Cette femme est la figure centrale du roman de Lukas Bärfuss, Les Miettes (trad. Camille Luscher). À paraître le 8 janvier 2026. 

10/12/2025, 11:29

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Tueur, père modèle et mari exemplaire : l’incroyable double vie de Madjid Müller

Dès les premières lignes Jacky Schwartzmann donne le ton : un tueur à gages au badge STAFF exécute, à Rock en Seine, le guitariste de Måneskin en l’étouffant… dans un bac de sciure, avant de constater, satisfait, qu’il vient « rendre service au rock’n’roll ». Le roman ne lâchera plus ce mélange de noirceur radicale et de jubilation narrative. À paraître le 8 janvier 2026.

10/12/2025, 11:02

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Pierre le Gris : un homme ordinaire devenu héros inattendu

Il y a, dans Pierre le Gris, une manière singulière de saisir ce qui glisse entre les doigts : la banalité, la fatigue d’exister, les gestes infimes qui façonnent une vie. Zschokke construit un roman hypnotique où l’extrême simplicité du récit devient source de tension. Dès l’ouverture, une policière frappe au cœur du quotidien : « Son fils avait été écrasé par un camion et il était mort. » À paraître le 16 janvier 2026.

10/12/2025, 10:53

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Road-movie sanglant des Vosges à la Dordogne : la cavale meurtrière de Marie-Thérèse

Dans la lignée corrosive du roman de Pierre Lemaître Le Serpent majuscule et de l'humour acide des frères Coen, Paul Beaupère livre avec Douze balles pour Marie-Thérèse un roman noir jubilatoire qui réinvente le genre. Imaginez une femme âgée joueuse d'orgue, férue de Scrabble et de Bach, transformée en bras armé d'un flic borderline : voici l'odyssée sanglante et hilarante de Marie-Thérèse, une vosgienne solitaire qui abat des criminels impunis à raison d'une balle par mois.

10/12/2025, 09:00