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Les Ensablés - Le voleur de Georges Darien, par Marie Coat

Si le nom de Georges Darien (1862-1921) ne vous évoque rien, c’est que vous n’avez lu ni Biribi ni Bas les cœurs ... ni surtout Le voleur, mais peut-être avez-vous vu l’adaptation qu’en fit Louis Malle en 1967 dans son film éponyme ? Ou la bande dessinée de Bernard Seyer en 1986, presque un siècle après la parution, en 1897, du roman d’origine (le premier d’un cycle intitulé Comédie inhumaine qui ne connaîtra qu’un second opus, L’épaulette). Par Marie Coat

Le 12/11/2023 à 09:00 par Les ensablés

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12/11/2023 à 09:00

Les ensablés

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Le voleur est emblématique du combat de toute une vie, celui que Darien mena vigoureusement contre l’ordre établi. Révolté de la première heure — contre son milieu de petits commerçants parisiens, son acariâtre marâtre, les institutions religieuses... —, il s’engage volontairement dans l’armée à 19 ans. Forte tête, il s’y fait remarquer pour son indiscipline, passe en Conseil de guerre et est envoyé dans un des terribles bataillons disciplinaires qui seront dissous en 1910 (expérience d’une insoutenable violence qu’il décrira dans Biribi).

Révolte et Rébellion

Rentré à Paris en 1886, il publie Bas les cœurs dont l’intrigue, qui se passe pendant La Commune, met en exergue les manœuvres d’une bourgeoisie cupide s’alliant aux Versaillais. S’ensuit une période assez trouble de quelques années pendant laquelle il fait de fréquents séjours en Angleterre, en Belgique… Le romancier écrit pour le théâtre et tâte aussi du journalisme, en collaborant à des publications anarchistes. Après L’en-dehors, dont il cerne vite les travers (allant jusqu’à se battre en duel avec le rédacteur en chef…), il lance en 1898 L’escarmouche, qui fait long feu.

Puis ses lecteurs le retrouvent dans un journal de propagande pour un congrès antimilitariste prévu en 1904, qu’il intitula L’ennemi du peuple (si « le peuple a des amis, qu’il les garde, ils sont généralement dignes de lui... L’abominable et tyrannique soumission populaire a pu avoir jusqu’ici des excuses : l’ignorance, l’impossibilité matérielle d’une lutte. Aujourd’hui, le Peuple sait, il est armé. Il n’a plus d’excuses »).

Darien y tire à boulets rouges sur les — ismes de tous bords, les francs-maçons et les jésuites, les romanciers tous styles confondus, les politiques adulés — Clémenceau, « phoque libérâtre » —, les agitateurs (traitant l’une des figures de l’anarchisme de « gluante fripouille illettrée ») : le journal n’a pas survécu aux saillies vengeresses du diable exterminateur…

Toujours dans la même veine, il publiera d’autres romans (L’épaulette, La belle France), des pièces de théâtre et disparaîtra dans une totale indifférence en 1921. On ne peut s’empêcher, à la lecture du Voleur, d’avoir en mémoire ces quelques repères biographiques. Le récit commence et se clôt dans une chambre d’auberge, celle où le romancier découvre le manuscrit de Georges Randal, un cambrioleur qui y a laissé sa valise.

Fils et petit-fils choyé d’une famille unie et aisée, promis à une vie confortable, l’adolescent Randal se retrouve, à la mort de ses parents, sous la tutelle d’un oncle malfaisant, cauteleux et boursicoteur, « brute trafiquante à l’égoïsme civilisé », qui va lui voler son héritage. Commence alors pour le jeune homme un processus de révolte contre les rouages — éducatifs, économiques, financiers... – d’un système bourgeois entaché d’immoralité.

De volé, Randal devient voleur : « Le voleur, c’est l’Atlas qui porte le monde moderne sur ses épaules, c’est lui qui maintient le globe en équilibre : c’est lui qui s’oppose à ce que la terre devienne définitivement un grand bagne dont les forçats seraient les serfs du travail et dont les garde-chiourmes seraient les usuriers. »

Et, comme il l’écrit sans vergogne : « J’ai peur d’être un pauvre et j’aime l’argent. Oui, j’aime l’argent ; je n’aime que ça. C’est l’argent seul, je l’ai assez entendu dire, qui peut épargner toutes les souffrances et donner tous les bonheurs ; c’est l’argent seul qui ouvre la porte de la vie, cette porte au seuil de laquelle les déshérités végètent ; c’est l’argent seul qui donne la liberté. »

Une vie de combat contre l'ordre établi

Dans une société dont il se joue des codes de conduite, au fil de nombreuses rencontres de hasard, péripéties, rebondissements et coups de théâtre — à ne pas dévoiler ici sous peine de dénaturer la veine feuilletonesque d’un roman de presque 500 pages ! – il va, sous couvert de l’honorable profession d’ingénieur, assurer sa subsistance, voire notablement s’enrichir grâce à l’argent et aux titres dérobés aux nantis à Paris, Londres ou Bruxelles.

Paré de la trouble séduction du dandy cambrioleur, navigant entre pègre et bonne société, il rencontre un réseau d’honorables citoyens ou femmes du monde respectés qui exploitent la crédulité d’autrui sous couvert de morale voire d’altruisme : entre cambriole risquée et vol légal organisé, quel est fondamentalement le plus répréhensible ? À qui l’honnêteté profite-t-elle ? Quelles sont les limites de la « débrouille », qui sera le plus floué ? L’important, dans cette société malsaine où l’appât du gain prospère et où « les loups ne se mangent pas entre eux », c’est d’être suffisamment prudent et manœuvrier, voire intelligemment magouilleur : l’honnêteté ne paie pas et il ne faut surtout pas que les masques tombent.

Dans cette galerie farcesque, truculente et jubilatoire riche en portraits à charge, personne ou presque ne sort gagnant. C’est un Darien rageur, dégoûté du monde qui cartonne avec verve, pastiche avec panache, fustige sans pitié, épingle en entomologiste les multiples travers, lâchetés et servitudes d’un monde incurable. Ce n’est pas l’appât du gain qui motive ce Randal nihiliste profondément révolté par le soi-disant ordre des choses.

Dandy à la Lupin, avec des embardées ubuesques et des saillies dignes d’Allais, Randal affirme crânement son choix existentiel : « Il y a des voleurs qui remettent tout en ordre dans les maisons qu’ils visitent. Moi, jamais. Je fais un sale métier, c’est vrai ; mais j’ai une excuse : je le fais salement. » Et s’il fulmine contre les méfaits des politiciens véreux et d’une classe dirigeante à la moralité décadente, il ne s’en prend pas moins aux effets de manche et larmes de crocodile d’une intelligentsia autocentrée peu au fait de la réalité et d’un monde politique miné par ses dissensions.

Ouvertement pamphlétaire, le propos est aussi critique envers la classe populaire, qui ne sait jamais tirer les leçons de précédents fiascos révolutionnaires et scandales politico-financiers. Et si Randal est un voleur qui a l’honnêteté de s’admettre comme tel, il ne manque pas d’autodérision et sait diagnostiquer les limites de sa position existentielle (« les vices des canailles ne valent pas mieux que ceux des honnêtes gens »).

L'hypocrisie sociale

Menant son intrigue rocambolesque sur fond de jeu de massacre, Randal constate amèrement que « la propriété, c’est le vol : plus on a d’argent, plus en veut, ce sont quelques familles qui possèdent tout et les autres sont condamnés à vivre dans la misère. La société est fondée sur cette criante injustice, la corruption est partout, chez les politiciens, les hommes d’Église, les juges, les médecins… Les pauvres sont réduits à l’esclavage, à moins de se faire voleurs… Un voleur honnête, qui dérobe aux riches ce qu’ils volent aux autres, évitant toute violence, toute effusion de sang. Voilà après tout un métier rentable et peu nuisible à la société ».

Pourquoi ne pas choisir de vivre « libres comme l’air — l’air qu’on paye aux contributions directes » ? Renversant avec vigueur les règles d’une société qu’il méprise — et non sans humour — Randal « va à son but, non pas que le crime soit bien attrayant et que ses profits soient énormes, mais parce qu’il ne peut faire autrement. Il sent peser sur lui l’obligation morale » pour contrer ces « pépinières d’exploiteurs, séminaires de dupes, magasins d’accessoires de la maison Vidocq... »

Si ce nouveau Mandrin exècre, outre l’alliance du sabre et du goupillon, un système capitaliste gangrené par des profits aberrants fondés notamment sur la surproduction (« le voleur ne se contente pas de consommer, il gaspille. Et on lui jette la pierre. Quelle inconséquence ! »), il n’adhère pour autant à aucun idéal : « Non, pas d’idéal, d’aucunes sorte. Je ne veux pas voir ma vie obstruée par mon ombre. »

Ni socialisme — dont il brocarde les travers, quand il ne critique pas l’hypocrisie des caciques qui le promeuvent — ni même anarchisme : par amour de la liberté pure, il rejette tout militantisme forcément destiné à un dévoiement profitant à quelques-uns et, finalement, au triomphe de la sempiternelle bêtise. Et bien sûr, la piètre condition féminine n’échappe pas à sa mordante lucidité : épouse légitime ou demi-mondaine, maîtresse ou servante, la femme est un actif patrimonial dépendant qu’on prostitue, au mieux des intérêts patriarcaux.

Le voleur, miroir de ses convictions

Pour chaque individu, seule compte la nécessité de maîtriser sa destinée, de ne pas rentrer dans le moule des conventions sociales, en faisant fi de conditionnements qui l’écrasent dès sa prime enfance. Randal sait toutefois que la radicalité de ses choix l’expose à des risques majeurs et qu’il lui est difficile, voire impossible, de nouer de réelles amitiés ni, surtout, une relation amoureuse sincère et durable ; son insoumission sans faille et son indignation sans concession le vouent inéluctablement à la solitude.

Derrière l’ironie et le cynisme, sous le propos percutant du moraliste, perce la mélancolie de Randal. La potion est amère et c’est avec désarroi qu’il conclut son journal : « J’ai voulu vivre à ma guise, et je n’y ai pas réussi souvent. J’ai fait beaucoup de mal à mes semblables, comme les autres ; et même un peu de bien, comme les autres ; le tout sans grande raison et parfois malgré moi, comme les autres. L’existence est aussi bête, voyez-vous, aussi vide et aussi illogique pour ceux qui la volent que pour ceux qui la gagnent » : absurdité de la condition humaine et vaine espérance de bouleversement de l’ordre établi par des puissants qui ont toujours su, pour reprendre la formule de Lampedusa, « tout changer pour que rien ne change » (et surtout pas leurs propres acquis, à renforcer à l’occasion)...

Dans Darien le maudit, sa préface à la réédition par Jean-Jacques Pauvert, en 1955, du roman de Darien, André Breton salue le « plus rigoureux assaut contre l’hypocrisie, l’imposture, la sottise, la lâcheté » et souligne que « pour Darien, quand tombe la colère, l’homme est perdu » : « homme révolté... (Darien) a aspiré à être “l’homme libre sur la terre libre”. » Breton rejoignait ainsi tardivement Jarry, qui mentionnait Le voleur en bonne place dans les vingt-sept ouvrages de la bibliothèque du Dr Faustroll, ainsi que Rachilde ou Alphonse Allais.

On ne sait si Darien aurait apprécié de voir l’ensemble de son œuvre couronnée en 1955 par le Prix des bouquinistes, lui qui voulait faire de ses romans, pamphlets, pièces de théâtre… des projectiles « contre les murailles du capital et de la société bourgeoise » et étouffer « les bégaiements honteux de pleutres qui font les lois et des troupeaux de couards qui leur obéissent ».

Ce qui est sûr, c’est que celui qui voulait « chanter la grandeur de l'Individu et la haute majesté de la nature » n’était à son grand regret pas dupe de ses convictions, car il avait pleinement conscience que l’insoumission réelle est une utopie et la pleine liberté individuelle un mirage : « la liberté serait s’exempter de l’abîme » (P. Quignard).

 
 

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Les Ensablés – Des hommes passèrent…, de Marcelle Capy

Pendant la première moitié du XXe siècle, de nombreux romans « champêtres » ont été publiés, et les Ensablés n’ont pas manqué d’en chroniquer. Parmi ceux qui nous ont particulièrement marqués, rappelons l’admirable Campagne (prix Femina 1937) de Raymonde Vincent que les éditions Le passeur viennent de rééditer et La vie d’un simple, d’Émile Guillaumin. Il me faut en ajouter un autre, récemment paru chez La Thébaïde d’une romancière complètement oubliée, Marcelle Capy. Par Hervé BEL

02/07/2023, 12:20

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Les Ensablés - Cinis in cinerem, de Régis Messac (1893-1945)

Les Éditions de La Grange Batelière achève par Cinis in cinerem (allusion à la Genèse « tu es poussière et tu retourneras à la poussière), la publication des quatre romans policiers de Régis Messac, auteur que nos amis des Ensablés commencent à connaître (Quinzinzinzilli, Le mystère de Monsieur Ernest). A mon goût, c’est le roman plus étonnant, le plus attachant aussi, car il s’y mêle le gothique, le fantastique, la psychanalyse et le scientisme du XIXème siècle, dans une ambiance mystérieuse : plaisir assuré pour tous ceux qui ont aimé Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Stevenson, Edgar Poe, et j’en passe. Par Hervé Bel

11/06/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le tramway des officiers (1973) de Georges Thinès

Georges Thinès  (1923-2016) est un écrivain belge de langue française né en 1923 à Liège et décédé en 2016 à Court-Saint-Étienne. D’abord attiré par les lettres classiques, il fut étudiant en philosophie et lettres à la Faculté universitaire Saint-Louis de Bruxelles. Après son engagement à la Royal Navy durant la guerre, Georges Thinès renonce à la philologie et s’oriente vers la psychologie. Professeur à l’université de Louvain, il fut un spécialiste de renommée mondiale dans le domaine de l’éthologie animale. Excellent musicien, fondateur de l’orchestre symphonique de Louvain, il fut encore poète, nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste. Par Armel Job

28/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les aiguilles à tricoter de Denis Belloc, le bas bruit de la violence

Décédé en 2013 à l’âge de 64 ans, Denis Belloc ( (1949-2013) a marqué d’une empreinte noire la littérature française. Son œuvre, une dizaine de romans parus, s’abreuve au sirop de la rue. Mais ce liquide est violent et amer. C’est l’univers de la toxicomanie dans Képas (Lieu commun, 1989) ou de la prostitution dans Suzanne (Lieu commun 1988) qui forme le décor des romans de Belloc dont l’entière matière est autobiographique. Par Denis Gombert.

14/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Heureux les pacifiques de Raymond Abellio (1907-1986)

En janvier 1947, les éditions du Portulan publièrent un épais volume au titre biblique, « Heureux les pacifiques », que la critique accueillit avec force éloges, n’hésitant pas à parler de «roman fracassant et excitant » (Pierre de Boisdeffre), de « roman d’une génération » (Maurice Nadeau), tous se montrant impressionnés par  la justesse d’un tableau riche et complexe d’une époque charnière (1934-1945): ainsi Pierre Descaves, selon lequel ce roman est « sans aucun doute, le document le plus important, le plus impressionnant qui nous ait été donné depuis quinze ans, sur l’état d’une jeunesse que guettait le conflit de 1939-1940 et les années, noires et rouges, des refus ou des abandons ». Par Marie Coat

30/04/2023, 16:45

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Les Ensablés - Le renard à l'anneau d'or, de Nelly Kristink    

Mariève a vingt-trois ans lorsqu’elle épouse Gilles, de dix ans son aîné. Ce mariage la conduit à s’installer chez lui, dans un domaine forestier des Hautes Fagnes, à l’est de la Belgique. Le manoir du Rondbuisson, situé à l’orée du bois, est la résidence de quelques personnages rustiques et gentiment intrigants. Tout semble en place pour assurer le confort de Mariève, dans un cocon où l’on ressent plus qu’ailleurs le rythme envoûtant des saisons. Mais pourquoi n’y semble-t-elle pas heureuse ? C’est l’histoire de la lente dégradation d’un amour s’abîmant au grattage de l’écorce. Par Louis Morès. 

10/04/2023, 09:47

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Les Ensablés - Jeunes femmes en uniforme, de Terreska Torrès

« Elles sont les premières. Cinq filles. Jeunes, timides, heureuses, excités, cœurs battants et prêtes à mourir pour la France. » Nous sommes en 1940. La France vient de perdre la guerre. À Londres, la France libre sous l’impulsion du général de Gaulle fait ses premiers pas. Pour la première fois, les femmes prennent part au conflit sous l’uniforme français. Un Corps féminin de Volontaires de la France libre est créé, dans lequel s’enrôlent les héroïnes de ce roman, ainsi que son autrice, Tereska Torrès. Par Carl Aderhold.

26/03/2023, 17:17

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Les Ensablés - Kikou Yamata (1897-1975), la Japolyonnaise

Qui se souvient aujourd’hui de Kikou Yamata, une écrivaine née à Lyon en 1897 d’un père japonais et d’une mère française et décédée en 1975 à Genève ? Étonnante et attachante figure, auteure d’une œuvre importante. Par François Ouellet

12/03/2023, 10:00

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Les Ensablés - Génération hussards, de Marc Dambre

En septembre 2022, Marc Dambre, spécialiste de Roger Nimier, a publié chez Perrin une somme passionnante (je pèse mes mots) intitulée Génération hussards, en référence à une mouvance littéraire des années 50. L’occasion d’aborder avec lui non seulement la vie et la production littéraire des « hussards » les plus connus, mais aussi d’en (re)découvrir d’autres, dont Stephen Hecquet, objet d’un récent article des Ensablés, et de revisiter trente années de vie culturelle française. Par Hervé Bel

20/02/2023, 09:56

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Les Ensablés - Henry Thoreau sauvage, de Léon Bazalgette

Emmanuel Bluteau m’a envoyé ce livre, Henri Thoreau sauvage, qu’il vient de rééditer dans sa maison d’édition, la Thébaïde, avec ce petit mot : « Voilà un vrai ensablé ! ». Par Hervé Bel.

05/02/2023, 09:00

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Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

22/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - Malpertuis (1943) de Jean Ray (1887-1964)

Au carrefour de ruelles obscures se dresse Malpertuis. Quentin Moretus Cassave, le maître de cette grande maison, s’éteint sur son lit de mort et fait lire à sa famille réunie les articles de son testament. Pour recevoir l’héritage, les héritiers doivent s’engager à venir vivre au sein de ce lieu rempli de mystères et seul le dernier d’entre eux recevra la fortune. Le dernier ? Dans cette demeure hantée peuplée d’une faune étrange et où le temps s’étire à la croisée des mondes, les périls sont immenses. Jean-Jacques Grandsire, un jeune neveu de Cassave, nous confie avec effroi les heurts et malheurs de Malpertuis. Un chef-d’œuvre du fantastique belge à redécouvrir. Par Louis Morès. 

08/01/2023, 09:00

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L'auteur de Retour à Cold Mountain raconte la Grande Dépression

Rentreelitteraire2024 — Durant la Grande Dépression en Amérique, le peintre Val Welch se dirige vers Dawes, une modeste ville du Wyoming, pour y exécuter une fresque au nouveau bureau de poste, un projet soutenu par le programme du New Deal.

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Comment les promesses peuvent se muer en mensonges

Rentreelitteraire2024 — Cyril, un jeune chef parisien auréolé d'une étoile Michelin, semble toucher les étoiles dans sa carrière. Lors d'un salon de la gastronomie, il croise le chemin de Yann, aspirant journaliste culinaire. Entre eux, une séduction immédiate se fait sentir, rapidement transformée en attirance puis en amour. 

21/07/2024, 07:30

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2097, l'exploration spatiale s'apprête à franchir un cap crucial

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Viola Ardone tente de comprendre l'Amour

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1984 de George Orwell, réécrit dans une version féministe

Rentreelitteraire2024 — Sandra Newman offre une réécriture créative et féministe de la dystopie 1984, de George Orwell. À découvrir en librairie dès le 29 août, grâce à une traduction de Hélène Cohen.

20/07/2024, 08:00

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Une petite allumette d’espoir dans la nuit

Rentreelitteraire2024 — Un roman comme un road-movie, où l’on découvre de nouveaux paysages et où l’Histoire défile. C’est une quête de liberté. Parfois, la littérature devient une petite allumette d’espoir dans la nuit.

20/07/2024, 07:30

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"L'Afghanistan, pas mon problème !"

Rentreelitteraire2024 — « J’ai tâché d’être drôle sans faire d’humour, d’être légère sans être gaie, d’être optimiste sans jamais être confiante. »

20/07/2024, 07:00

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La conquête de l’Ouest, des destins croisés

Rentreelitteraire2024 — Terres promises, c’est un roman choral où résonnent les voix oubliées de la conquête de l’Ouest : Eleanor, la prostituée en quête de justice ; Kinta, l’indigène se libérant des liens de sa tribu ; Morgan, l’orpailleur téméraire prêt à défendre sa concession au prix de sa vie.

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Les multiples possibilités qui existent pour se séparer des livres dont on n’a plus besoin

C’est l’été, et, pour beaucoup, c’est l’occasion où jamais de faire un peu de nettoyage par le vide. Vous aimez les livres. Mais cet amour est si grand qu’il devient parfois encombrant. Et les mètres carrés dont vous disposez ne sont pas extensibles à l’infini. Alors, que faire des livres dont vous n’avez plus l’usage ?

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Le roman secret de Chantilly. Mille ans d'histoire de France

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Les chats, maîtres du monde (si vous l'ignoriez)

Tantôt haïs, tantôt adorés, les chats vivent à côté de leurs « esclaves » consentants depuis des millénaires. L’être humain, aimant à trouver des raisons et des coupables à l’inexplicable, a souvent associé le chat noir, pour ne citer que lui, au diable et l’a massacré. C’est oublier que si l’on a essayé de domestiquer cette petite boule de poils, c’était avant tout pour chasser les rongeurs qui dévastaient les cultures et propageaient des maladies.

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Évasion automnale pour échapper à la canicule

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Le dernier tome de Berserk éclipse les cahiers de vacances

Du changement, tout doucement, en cette 28e semaine (du 8 au 14 juillet) dans le top 200 des meilleures ventes. La sortie du tome 42 de Berserk, manga du regretté Kentaro Miura (avec le Studio Gaga, trad. Anne-Sophie Thévenon, Glénat) a éclipsé les tout-puissants cahiers de vacances, qui monopolisaient les premières places depuis deux semaines déjà. Avec 24.068 ventes, l’édition collector de Berserk trône en haut d’un podium des plus convoités, remportant également le trophée de la meilleure sortie de la semaine.

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Portraits d'Hommes-moyens

#RentreeIndes – Au début des années 2000, un homme d'une quarantaine d'années, célibataire, retourne dans la maison de son père récemment décédé, avec qui il n'avait plus de contact depuis longtemps. En triant les affaires de son père, il découvre des textes qu'il avait lui-même écrits à ses débuts en tant que journaliste.

19/07/2024, 08:30

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Face à un gouvernement injuste, seule reste La désobéissance civile

Rentreelitteraire2024 — Les éditions Allia proposeront à la rentrée un texte mythique d'Henri David Thoreau, traduit de l'anglais par Stéphane Thomas. La désobéissance civile, représente plus qu'une réflexion sur le pouvoir, l'Etat et les citoyens : il développe un essai tant philosophique que politique sur le rôle de l'individu face à un gouvernement injuste. 

19/07/2024, 08:00

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Un homme hypersensible tombe amoureux d'une femme insensible

Rentreelitteraire2024 — « Sa voix était miel et poison, sang et lait. Joseph l’aurait reconnue parmi des millions. Il savait que si Anima, un jour, lui demandait quelque chose avec cette voix – si elle lui demandait quoi que ce soit –, il serait incapable de refuser. »

19/07/2024, 07:33

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Les discriminations raciales, la solitude, la violence familiale, son évasion

Rentreelitteraire2024 — bell hooks est reconnue aujourd'hui pour ses essais politiques engagés sur le féminisme et le racisme. Son œuvre abondante et variée est traduite et en cours de traduction dans de nombreux pays. 

19/07/2024, 07:00

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Plus haut dans les ténèbres… et après ?

Le futur, pas si lointain. Assez reconnaissable pour qu’on puisse y croire, pourtant bien éloigné de notre réalité. Un futur qui laisse place à de nouvelles réalités, tout aussi étranges que familières. À la fois roman et recueil d’histoires, Plus haut dans les ténèbres s’attarde sur différents personnages pour nous raconter une humanité pleine de courage et pourtant incertaine face à un changement climatique aux conséquences désastreuses… 

18/07/2024, 17:38

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Souvenirs et anecdotes d’un village de Camargue

Rentreelitteraire2024 — Souvenirs et anecdotes d’un village de Camargue est un récit drôle et coloré, rappelant l'esprit du Consac de Gagne-petit. Trois anciens se sont approprié un banc où ils se retrouvent chaque jour pour observer la vie du village et se délecter des ragots et rumeurs qui circulent dans les ruelles ombragées. 

18/07/2024, 17:37

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Une drôle de colocation dans un village de l'ex-Allemagne de l'Est...

#RentreeIndes – Si son fils Carsten s’était davantage soucié d’elle, cette chute dans les escaliers aurait pu être évitée : c’est ce qu'Inge pense, seule dans sa chambre d’hôpital. Carsten n’a pas d’autre choix que de passer l’été au chevet de sa vieille mère, dans un village déserté de l’ex-Allemagne de l’Est.

18/07/2024, 16:40

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Defenders. Plus aucune règle : aux limites de la création 

Très franchement, mon plus grand plaisir dans l’univers, ce sont les boucles et paradoxes temporels : le dernier film en date qui m’a littéralement retourné le cerveau fut Predestination (oui, 2014… rien depuis) — et c’était tout de même l’adaptation d’une nouvelle de Robert A. Heinlein, All You Zombies. Autrement dit, la base était solide et les frères Michael et Peter Spierig avaient gravement assuré la réalisation. 

18/07/2024, 14:47

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Dans la nuit la plus intime de Matignon

Rentreelitteraire2024 — Alors que des migrants désespérés escaladent des éoliennes dans le nord de la France, un conseiller technique épuisé tente d'écrire le discours que le Premier ministre doit prononcer le lendemain, au premier étage du 57, rue de Varenne. Que peuvent les mots face à la souffrance de ces rescapés du pire ? Au fil de la nuit, le réel et le rêve s'entremêlent, jusqu'au vertige...

18/07/2024, 08:00

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Peut-on toujours aimer la Russie ?

#RentreeIndes — Comment faire le deuil d'un pays qu'on a aimé ? Est-il possible de conserver toute sa bibliothèque lorsqu'on a adoré la Russie ? Ou faut-il tout renier depuis qu'elle a envahi l'Ukraine ? 

18/07/2024, 07:40

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Samurai Origines Tome 6 : La voie de la vengeance

#SamuraiOrigines – Samurai Origines plonge dans le passé du frère de Takeo, héros de de la série lancée voilà vingt ans par Jean-François Di Giorgio et Frédéric Genêt. Cette saga parallèle, et tout aussi épique, dans ce Japon médiéval remonte le temps, avec un nouvel épisode à venir...

18/07/2024, 07:00

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Une enfance isolée pour les deux frères

Rentreelitteraire2024 — Le roman poétique d’Alexandre Lenot plonge dans les liens familiaux et l’attachement viscéral aux territoires sauvages de l'enfance. Depuis la mort de son frère jumeau Jérémie, Noé emprunte pour la première fois la route qui le mène à la maison familiale, où son père, accablé de solitude et d’amertume, vit seul. 

18/07/2024, 06:30

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Le meilleur ami des grandes vacances !

17/07/2024, 16:40

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Traitres, vendus, délateurs : ces salops historiques

À travers 30 portraits acides, Philippe Valode rétablit la vérité sur des personnages troubles, héroïques antipathiques ou géniaux. Avec précision et passion, son livre Les salopards de l'Histoire retrace leur impact sur l'histoire de France, car tous, d'une manière ou d'une autre, ont marqué notre Histoire, pas toujours glorieuse.

17/07/2024, 16:27

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Le Prix Goncourt 2012 Jérôme Ferrari est de retour  

Rentreelitteraire2024 — Pour avoir introduit illicitement une bouteille dans son restaurant, le jeune Alexandre Romani poignarde Alban Genevey au milieu d’une foule de touristes massés sur un port corse. Alban, dont les parents possèdent une résidence secondaire sur l’île, connaît son agresseur depuis l’enfance.

17/07/2024, 10:47

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Toute malédiction a besoin de s'exercer (sinon, à quoi bon ?)

Tomber sur une pièce en pleine rue serait le début de la fortune, estime la sagesse populaire. Petit conseil : si la pièce ouvre grand un oeil, il serait plus sage de ne pas la ramasser. Après, chacun fait comme il souhaite…

17/07/2024, 09:18

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Secrets et inspiration retrouvée dans Nos Vendredis

#RentreeIndes – Une banlieue tranquille. Une femme ennuyée par la routine. Une piscine vide. Un cri perçant dans l'obscurité... Et un premier roman sensible, signé Nathalie Marquès.

17/07/2024, 07:30

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L'autopsie d’un viol écrit à la manière d’un thriller

Rentreelitteraire2024 — Traduit du danois par Marina Heide, ce roman est l'autopsie d’un viol, écrit à la manière d’un thriller. Une mère de famille décide de s’accorder une soirée pour se détendre. Ce qui s’ensuit est une quête poignante pour se réapproprier son histoire. Miriam se réveille un matin auprès de son époux, des feuilles mortes dans les cheveux. Son bébé dort paisiblement à quelques mètres. 

17/07/2024, 07:00

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Gabrielle se perd dans ses conjectures et ses émotions

Rentreelitteraire2024 — Un premier roman à l’atmosphère unique, qui envisage les œuvres d’art comme remède aux situations de stress et d’emprise dans le milieu professionnel. La fondation d’entreprise où travaille Gabrielle est un lieu d'une esthétique irréprochable : des murs aux meubles, des couloirs aux terrasses, chaque détail est à la hauteur des œuvres d’art qu’elle abrite.

17/07/2024, 06:30

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Un 7 octobre, une étudiante juive se réveille à Paris au bruit de la guerre

Rentreelitteraire2024 — Le premier roman d’une vingtenaire dont la furieuse envie de vivre se heurte à la guerre et à une société fracturée.

17/07/2024, 06:00

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Le quartier de Brooklyn, une histoire de filiation

Rentreelitteraire2024 — « Chaque quartier construit son propre folklore, existe selon ses propres mythes, crée un monde de héros et de méchants. »

16/07/2024, 17:51

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Muriel Barbery : l'écrivain Thomas Helder est mort

Rentreelitteraire2024 — L'écrivain néerlandais Thomas Helder vient de mourir prématurément. Après la cérémonie, ses proches se retrouvent dans la maison familiale de sa mère, au cœur de l'Aubrac, où il passait ses étés d'enfance et a souhaité mourir, comme son meilleur ami Jean avant lui.

16/07/2024, 17:00