En septembre 2022, Marc Dambre, spécialiste de Roger Nimier, a publié chez Perrin une somme passionnante (je pèse mes mots) intitulée Génération hussards, en référence à une mouvance littéraire des années 50. L’occasion d’aborder avec lui non seulement la vie et la production littéraire des « hussards » les plus connus, mais aussi d’en (re)découvrir d’autres, dont Stephen Hecquet, objet d’un récent article des Ensablés, et de revisiter trente années de vie culturelle française. Par Hervé Bel
Le 20/02/2023 à 09:56 par Les ensablés
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20/02/2023 à 09:56
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Marc Dambre est professeur des Universités à Paris Sorbonne et l’auteur d’une biographie de Nimier qui fait référence, Roger Nimier, hussard du demi-siècle (Flammarion), parue en 1995. Le travail qu’il nous livre aujourd’hui en est d’une certaine manière la continuation, puisqu’il retrace avec talent (et une érudition qui ne nuit jamais au plaisir de la lecture) l’histoire d’un courant littéraire dont l’existence même est d’ailleurs contestée, et dont le chef de file aurait été Roger Nimier, accompagné de deux autres, voire trois autres mousquetaires, Jacques Laurent, Antoine Blondin (cf. notre article) et Michel Déon. Mais avec eux, d’autres noms moins connus (d’où l’intérêt pour nos chroniques des Ensablés).
La question qui traverse le livre est finalement celle de la définition d’école littéraire. On ne se la pose guère pour les naturalistes, les symbolistes, les surréalistes ; elle est plus difficile, on l’a lue dans nos chroniques, quand on aborde l’école dite populiste, avec ses variantes prolétariennes et autres. S’agissant des Hussards, elle devient cruciale et problématique.
Le mot « hussard » a été trouvé au début des années 50 par un adversaire, Bernard Frank, alors journaliste au Temps modernes de Jean-Paul Sartre, en réponse à l’attaque de Jacques Laurent contre Sartre dans son livre Paul & Jean-Paul. Dans son article resté célèbre « Grognards et Hussards » Frank utilisait le terme avec ironie, accusant les écrivains qu’il désignait d’un certain fascisme. Il leur dénie toute envergure littéraire. S’en prenant à Nimier, il lui reproche d’écrire avec un style qui « se veut style, qui se voit style, qui se sait style, qui s’est muni d’une voiture sirène pour signaler sa présence et son passage ».
En quelque sorte, celui-là même qui « invente » les hussards ne leur reconnaît aucun caractère d’école, mais plutôt, comme l’écrit M. Dambre, « d’être une esbroufe, un opportunisme chic (…) ».
Encore aurait-il fallu aussi que les « hussards » eux-mêmes se reconnaissent comme ayant une vision littéraire commune. Or, à part l’amitié qui s’était parfois nouée entre eux, ni Laurent, ni Blondin, ni même Nimier n’ont jamais constitué un groupe avec une doctrine ou un manifeste.
Rien n’était plus contraire à leur façon de penser.
Ces écrivains aux tempéraments bien trempés étaient profondément individualistes. Tous, au départ, sont des contestataires de l’ordre établi, que celui-ci soit gaulliste ou, dans le monde littéraire parisien, dominé par la gauche. Pendant la guerre, leur attitude, pour les plus âgés d’entre eux, a été ambiguë, franchement pétainiste pour Hecquet, d’extrême droite pour Blondin, ou influencée par Maurras (Kleber Haedens, Michel Déon), sans pour autant jamais verser dans l’activisme politique. Au fur et à mesure du temps, leur positionnement évoluera d’ailleurs, Blondin allant jusqu’à soutenir Mitterrand aux élections présidentielles.
De droite, ou plutôt anarchistes de droite, ils le sont donc tous au début, nostalgiques d’une France qui s’en va, et regrettant notamment de n’avoir pas participé à la guerre, quel que soit le côté peut-être. Nimier publiera successivement Les épées puis Le hussard bleu (qui donnera à Frank l’idée du mot) mettant en scène des gens ballottés par l’Histoire, où l’engagement, finalement, est fortuit.
Ils refusent de considérer que la littérature soit inféodée à la politique, contrairement à Sartre. Ils sont épidermiques au prêt-à-penser que leur impose la philosophie de l’engagement. Beaucoup d’entre eux refusent de rejeter les écrivains compromis pendant la guerre. Ils défendent Chardonne, Morand, et bien sûr Céline, considérant la littérature comme un domaine autonome, qui vaut pour lui-même.
Synonyme de liberté, la littérature est pour eux évasion, légèreté, sans exclure la gravité, mais toujours abordée de biais. Nimier adore Dumas (son dernier roman s’appellera D’Artagnan amoureux). Jacques Laurent prend le nom de Saint-Laurent pour raconter des épisodes historiques, Caroline chérie, puis surtout Hortense 14-18, énorme saga qui se lit d’une traite (et que je me permets de recommander). Le premier roman de Blondin a pour titre L’Europe buissonnière et narre les aventures trépidantes d’un prisonnier français évadé des camps allemands.
Sujets divers, donc, mais tous caractérisés dans ces romans des années 50 par le souci de faire voyager le lecteur. En ce sens, doit-on y voir une « école », ou n’est-ce pas plutôt un tempérament, une façon d’aborder la vie, ce qui ne fait pas une littérature caractéristique du temps ? Dumas, déjà, écrivait de la sorte au temps d’Hugo.
Oui, assurément, ils ont néanmoins un caractère commun qui les fera se rejoindre dans l’activité journalistique. Nimier dirige successivement plusieurs revues où l’on retrouve Blondin et consort. Jacques Laurent fait de même dans la revue Arts puis la Parisienne, avec la ferme intention d’ouvrir ses colonnes à tous, y compris ceux qui n’ont pas ses opinions politiques. On y trouve ainsi François Truffaut qui y fait ses armes de critique pendant plusieurs années. Lui aussi un hussard ? Oui, si l’on entend par là une certaine liberté de ton. La nouvelle vague, on le dit pas assez, doit beaucoup à Jacques Laurent...
Mais dans ce cas, hormis les gauchistes patentés, aux discours normés, qui n’est pas un hussard ? Et même l’opinion politique est-elle une frontière infranchissable ? Marc Dambre considère Bernard Frank lui-même comme un hussard de gauche, après qu’il a quitté Les temps modernes, et Françoise Sagan comme ayant l’esprit hussard !
Ce terme prend donc une signification si large qu’il pourrait se résumer au bout du compte à un état d’esprit, une nostalgie, un désespoir du genre de celui du « feu follet » de Drieu que Frank aimait, ou encore à l’insolence tendre et tragique de Blondin.
Dès lors, il n’est pas étonnant que Marc Dambre cite un grand nombre d’auteurs modernes qu’il affilie à l’esprit hussard : pêle-mêle, Houellebecq, Jérôme Leroy, François Nourissier, Huguenin, Berthet, Ardisson, etc. (curieusement, Audiard n’y figure pas, alors qu’il aurait été parfaitement à sa place dans cet ouvrage). Comme leurs aînés, force est de constater que beaucoup de ces hussards contemporains refusent la doxa d’une certaine gauche morale. S’opposer, est-ce être hussard ?
Enfin, l’évocation par Marc Dambre des œuvres de cette Génération Hussards montre assez qu’il n’existe pas de recettes romanesques qui lui soient propres. Elles restent classiques et se définissent surtout comme une opposition, notamment au nouveau roman. Quant à la qualité des livres, peut-on affirmer qu’il y a parmi elles des chefs-d’œuvre ? Rien n’est moins sûr. Mais de très bons livres assurément, Un singe en hiver, Mes arches de Noé, Les épées, le Journal d’Huguenin.
On ne manquera pas de lire Marc Dambre. Il a réussi le pari de faire revivre tout un pan de l’histoire littéraire, bien trop négligée jusqu’alors, et qui va nourrir, n’en doutez pas, la découverte de nouveaux Ensablés.
Par Les ensablés
Contact : contact@actualitte.com
Paru le 18/08/2022
426 pages
Librairie Académique Perrin
24,00 €
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Martin Reinhard est vétérinaire. Il vient de reprendre un cabinet sur le déclin à Château-Chinon. Mais depuis quelque temps, ce géant qu’on verrait bien en troisième ligne sur un terrain de rugby se sent épuisé. Et le climat automnal n’arrange rien à son état vaguement dépressif. Pire, un matin, alors qu’il observe des chevreuils à proximité de sa maison, une étrange tache bleue apparaît dans son champ de vision.
18/07/2026, 07:00
Un téléphone sonne, une femme tombe, trois générations retrouvent la parole. Entre Porto Rico et les États-Unis, Jeanine Cummins remonte les silences d’une lignée de femmes. Parle-moi de chez nous (trad. Christine Auché) est une saga généreuse, traversée d’images splendides, qui pèche surtout lorsqu’elle explique ce qu’elle vient de si bien faire sentir.
17/07/2026, 16:23
Le Dîner, de Freida McFadden (trad. Karine Xaragai), reste en tête des meilleures ventes du 6 au 12 juillet 2026, avec 42.080 exemplaires écoulés. Derrière, La Prof remonte à la deuxième place. Pour le suspense, il faudra repasser : les huit autres titres du Top 10 sont encore des cahiers de vacances.
17/07/2026, 12:31
Un pays jamais nommé s’effondre derrière eux ; devant, toutes les routes filent vers le nord. Dans Septentrionale, Karim Kattan lance Maryam et Joseph à travers une nuit de guerre, de prodiges et de souvenirs. Porté par les trajectoires queer de ses deux protagonistes, ce roman de l’exil mêle argot, visions cosmiques et tendresse sans édulcorer les violences héritées. Une traversée saisissante, parfois freinée par des symboles trop appuyés. Sortie le 4 septembre.
17/07/2026, 10:37
Frédérique a 35 ans, quelques centimètres de trop selon les autres, un ex qu’une mesure d’éloignement lui interdit d’approcher et une faim d’amour impossible à rassasier. Lorsque Gabriel la défend dans la rue, elle ne rencontre pas un homme : elle invente un couple. Avec Elle le mangerait, Nicolas Robin signe une comédie noire nerveuse, drôle dans son aveuglement, glaçante dans sa logique. À table, le 27 août.
17/07/2026, 10:37
Jeanne, Eric et Abdallah sont adolescents quand ils forment un groupe de musique : Les Pirouettes Cacahuètes. Ils voulaient fabriquer du son, une matière sauvage pour contrer l’effondrement annoncé, mais jamais le trio n’aurait imaginé alimenter une révolution à venir.
17/07/2026, 09:00
Antoine Hummel propose un jeu. Son dispositif littéraire caustique entreprend de nous décoller du régime permanent de sollicitation que produisent les algorithmes de plateformes et d’applications. En se confrontant à YouTube et en laissant s’insinuer l’intelligence artificielle, le texte explore ce que deviennent l’attention, le jugement et la création lorsque la répétition du même et la suggestion algorithmique enclosent notre appréhension du monde.
17/07/2026, 08:00
L’eau est devenue l’or bleu du XXIe siècle, une ressource rare et convoitée, au cœur des équilibres géopolitiques. Dans un monde sous tension, Léa, ingénieure spécialiste du traitement de l’eau, travaille sur des technologies de pointe censées répondre à la pénurie. Lorsque la crise s’intensifie, elle est mobilisée au sein de Blue Corps, une unité internationale chargée de sécuriser les ressources hydriques, considérées comme des infrastructures critiques.
17/07/2026, 07:00
Après une série de contaminations venues du vivant, les bêtes ont presque disparu, la viande se rationne et le Sanum organise un monde d’interdits, de protocoles et de surfaces désinfectées. Augustin, enfant rescapé d’une forêt interdite, croise Vadim, bureaucrate carniste, masculiniste et futur Guide d’une communauté hors contrôle. Avec Les Carnivores, publié chez Denoël, Guillaume Nail signe un roman brutal, organique, parfois saturé, mais traversé d’une vraie puissance de vision.
16/07/2026, 17:31
Un polar sur fond historique qui rappelle beaucoup l'ambiance de la Trilogie Berlinoise de Philip Kerr. À Munich en 1946 sous l'occupation US, les destins de réfugiés, profiteurs, militaires, prisonniers, s'entrecroisent tandis qu'un serial-killer s'attaque à des jeunes femmes.
16/07/2026, 11:21
En cherchant le piano laissé à Bucarest par sa grand-mère, Sonia Devillers rencontre un autre instrument disparu : un Érard de concert, numéro 68037, acheté par la famille Enoch en 1892, volé par les nazis en 1943 et jamais retrouvé. Dans Le fabuleux piano, publié chez Robert Laffont, elle compose un récit-enquête ample, sensible et très documenté sur les objets spoliés, les morts sans tombeau et la musique comme dépôt de mémoire. Début des gammes, ce 27 août.
16/07/2026, 10:38
Une narratrice connue sous le nom de Rose de Nuit vend des fiches de lecture, se dispute avec une bibliothèque et repart avec un livre blanc qui n’en est peut-être pas un : Une sculpture. Quand l’artiste Ari Bosochur lui propose de participer à une rétrospective où les œuvres seraient remplacées par leur récit, tout se met à glisser. Gaëlle Obiégly signe un roman brillant, drôle et très mobile sur l’art, la parole, le soin et les vies qu’on tente d’ordonner. Rien à voir, peut-être à lire, ce 20 août.
16/07/2026, 10:33
Dans le comté de Mayo où il a grandi, l’Irlandais Colin Barrett pose un regard bienveillant sur l’humanité de ses compatriotes et nous livre un recueil de nouvelles d’une remarquable unité de ton, très rural, très social.
16/07/2026, 10:19
Pâquerette a 28 ans. Elle est laborantine, et follement amoureuse de Jean-Benoît, son fiancé, qu’elle considère comme l’homme parfait. Un soir, après sa journée de travail, elle rentre chez elle, avec dans sa poche, un ticket de Loto sur lequel elle a coché tous les numéros qui racontent leur histoire d’amour. Installée devant la télé, elle retient son souffle. Les chiffres tombent… un par un. Jusqu’au dernier : jackpot, trente-deux millions d’euros !
16/07/2026, 08:00
Près de l’ancienne mine creusée par les Britanniques, une veuve assiste aux recherches des victimes dans un lac artificiel. Un homme en combinaison plonge puis remonte sans cesse des eaux. Elle tremble à l’idée de ce qu’il pourrait repêcher. Traduit du grec par Nicolas Pallier.
16/07/2026, 07:00
Un soir de fête nationale, les Bleus rêvaient d’une troisième finale de Coupe du monde consécutive. À Arlington, dans l’agglomération de Dallas, l’Espagne les a privés de ballon, de souffle et d’avenir : 2-0, sans véritable contestation. Pour raconter cette chute, trois livres : Le Cœur du pélican pour la France, Rouge ou mort pour la Roja et Les Derniers Jours de Roger Federer pour une rencontre dont l’issue s’est dessinée bien avant le coup de sifflet final.
15/07/2026, 21:35
Inauguré en mai 1804 dans l'actuel 20e arrondissement, le Père-Lachaise est devenu en quelques décennies le cimetière le plus réputé de Paris. L'éponyme confesseur du Roi-Soleil n'a jamais dû, de son vivant, imaginer une telle postérité. Par Jacques Lucchesi.
15/07/2026, 15:51
Dans une ferme isolée d’une vallée pyrénéenne, un patriarche agonise. Ses enfants reviennent, chargés de rancœurs, de secrets, de fatigue et de comptes jamais réglés. Dehors, l’orage cogne. Dedans, Judith tient la maison, Maud prie, les chiens veillent, la fratrie s’observe. Je ne suis pas venu apporter la paix, ou la tragédie familiale noire revue par Nicolas Martin, organique, parfois excessive, mais d’une puissance d’atmosphère rare. À partir du 3 septembre.
15/07/2026, 15:12
À la mort de Christian Monnay, écrivain culte retiré du monde depuis trente ans, sa fille Chloé découvre que ses neuf manuscrits inédits ne contiennent que des pages blanches. Pour préserver sa mère aveugle, puis pour exister enfin comme autrice, elle glisse ses propres romans sous le nom du père. Anne Pitteloud signe une comédie noire, fine et acide sur la filiation, l’imposture et les légendes que fabrique le monde littéraire. Généalogie à découvrir le 21 août.
15/07/2026, 12:15
La cuvée Vargas est un bon cru : un roman sans surprise, assez convenu, mais qui ne décevra donc pas les fans d'Adamsberg et de cette auteure, spécialiste des dialogues décalés, un brin déjantés : quand la poésie affleure du sous-jacent au-delà des apparences de notre monde que l'on croit rationnel.
15/07/2026, 11:20
Comme il y a une dialectique de la raison, il y a une dialectique de la mémoire qui métamorphose le souvenir de la révolte en culte de l’ordre, les anniversaires des révolutions en défilés militaires, l’héritage de la Shoah en légitimation d’un État génocidaire ; ainsi s’affrontent les romans nationaux et la tradition des vaincus, le culte des héros et les traces laissées par les sans-nom, les monuments et les remémorations dissidentes.
15/07/2026, 09:00
Avec Les Désarmantes, son troisième roman à paraître le 21 août 2026 aux éditions Fugue, Caroline Bouffault imagine une France devenue une république pacifiste dirigée exclusivement par des femmes, où l’arrivée d’une journaliste étrangère vient révéler les contradictions d’un modèle fondé sur l’exclusion des hommes.
15/07/2026, 07:48
À l’approche de la rentrée littéraire, les piles de livres à paraître ne tarderont pas à chasser celles du printemps. Il reste pourtant un mois et demi pour revenir vers des romans, récits et objets littéraires publiés entre janvier et juin 2026, parfois passés sous les radars malgré leur singularité.
14/07/2026, 15:01
À la veille de la Révolution française, Paris se pense comme une terre de liberté, régie par le principe selon lequel « il n’y a pas d’esclaves en France ». Pourtant, pour les esclaves venus des colonies chercher refuge dans la capitale, cette promesse se révèle fragile et souvent illusoire.
14/07/2026, 09:00
Alors qu’elle prend la route pour tenter de calmer ses angoisses, Coro se retrouve sur des sentiers déserts, sans téléphone portable, frôlant la panne sèche. La nuit progresse, et alors qu’elle s’aventure au bout d’un chemin étroit pour demander de l’aide, elle arrive devant un grand portail noir. Elle va découvrir une demeure isolée, entourée de végétation et peuplée d’animaux. La communauté de femmes qui y vit propose son aide à Coro.
14/07/2026, 08:00
Arrêté en Iran le 12 octobre 2022, Olivier Grondeau a passé 887 jours en prison avant sa libération, le 17 mars 2025. Dans Joseph dans la nuit, publié chez L’Iconoclaste, il revient sur ses 72 jours de garde à vue sous l’autorité du ministère du Renseignement. Un récit d’enfermement, de peur et de résistance intérieure, porté par une langue nette, poétique et vibrante, où les rêves, les camarades et Hafez maintiennent un peu de monde au fond du noir.
13/07/2026, 16:18
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