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Les Ensablés - Oeuvres de Hugues Rebell (1867-1905)

Avec une préface documentée de Nicolas d’Estienne d’Orves (notamment romancier « Prix Roger Nimier » et spécialiste de Rebatet), la collection « Bouquins » a publié récemment un recueil des œuvres principales de Hugues Rebell dont seuls les gens de mon âge rappelleront qu’elles furent rééditées dans les années 80 par Hubert Juin, dans la collection 10/18, avec d’autres auteurs « fin de siècle ». Par Hervé Bel.

Le 11/09/2023 à 11:55 par Les ensablés

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11/09/2023 à 11:55

Les ensablés

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J’ai lu à cette époque « La câlineuse » qui m’a beaucoup marqué, tant le thème est fort et la conclusion terrible. « Bouquins » le reprend aujourd’hui, avec trois autres romans majeurs : « La Nichina » (1896), « La Camorra » (1900) et le sulfureux « Nuits chaudes du Cap français » (1902). S’ajoutent quelques nouvelles érotiques regroupées sous le titre « Femmes châtiées » et « Les Chants de la pluie et du Soleil », ode au plaisir de vivre… Plaisir de vivre… Rebell, c’est le moins qu’on puisse dire, ne l’a pas connu très longtemps. Il est mort à l’âge de trente-huit ans, usé par les deux bouts : l’amour fou de la littérature et des femmes.

Benjamin d’une fratrie de quatre enfants, il a la chance (et le malheur aussi…) de naître dans un milieu très aisé. Il s’appelle Georges Grassal de Choffat, fils d’un homme d’affaires devenu rentier, et d’une mère dont la famille a fait fortune grâce à la traite négrière. Très tôt, il manifeste son intérêt pour les livres et une forte personnalité rétive à obéir. Hubert Juin (« Écrivains de l’avant siècle » Seghers, 1972) écrit : « Ses études furent médiocres (…) Il ne lit pas les quelques auteurs prônés par l’école, mais tous les autres qui ont à la fois plus de charme et de sel. Il butine avec tant de profit qu’il lui vient tôt une érudition de bon aloi et l’envie d’écrire. »  A dix-neuf ans, premiers poèmes publiés à compte d’auteur, et un roman. L’année suivante, son père meurt, lui laissant une fortune considérable, un demi-million de francs, de quoi vivre largement, sans travailler, jusqu’à la fin de sa vie.

Mais il ne l’entend pas ainsi : il veut vivre, profiter du luxe et des femmes, mais aussi constituer une bibliothèque de livres rares (estimée à un moment au prix énorme de soixante mille francs). C’est au cours de ses voyages (notamment en Allemagne où il est fasciné par Wagner et Nietzsche) qu’il publie en 1894 son vrai premier livre « Chants de la pluie et du soleil » où il confie ses passions, une en particulier, celle de la femme, de la courtisane (héroïnes systématiques des romans qu’il publiera par la suite). C’est une succession de récits, de poèmes, d’aphorismes : 
 
« Toute vie est un désir ; tout désir est accompagné de souffrance. – Allons-nous avoir peur de la souffrance, puisque nous voulons vivre ? 
 
Sur la femme : 
« Je ne demande pas qu’elle soit un ange et qu’elle n’ait pas d’organes et qu’elle ne mange pas.
Je l’aime comme elle l’est, sans m’indigner de sa nature, sans blâmer ses faiblesses, ses impuretés, ses trahisons.
Est-ce que je vais crier au scandale parce qu’une femme s’emporte d’une belle passion pour un homme qui n’est pas moi, et qu’elle étreint et qu’elle palpite d’amour pour lui !
Pour moi, je laisse les solennels pitres de la morale déplorer les vices de l’humanité en longs discours. J’aime qu’une femme se pâme et soit impudique ; rien ne me rend si heureux que sa propre joie. »
 
Les opinions de Rebell sont élitistes, il hait la démocratie, penche pour l’Action Française, et publie dans sa première jeunesse une brochure « hautaine et haineuse » pour reprendre l’expression de Hubert Juin, intitulée : « Union des trois aristocraties » (celle du nom, de l’argent et de l’art) qui trouve l’attention (et l’amitié sincère de Maurras qui le comptera dans son « Enquête sur la monarchie » parmi « les jeunes princes de l’intelligence française »). Pour Rebell, avant tout provocateur, anarchiste de droite comme on dirait maintenant (reprenant ici l’opinion de nombreux artistes de l’époque) : « Si l’artiste a besoin d’un public, il ne peut accepter celui que lui offrirait la démocratie moderne. »)
 
Voilà résumée la pensée de Rebell. Ses romans seront à son image : légers, sombres, furieux, érotiques, excessifs, et surtout enlevés… 
 
En France, alors qu’il travaille pour la revue « L’Ermitage » (1), il a fait la connaissance d’un auteur que vous connaissez, chers amis des Ensablés, qui n’est autre que René Boylesve, merveilleux créateur de « L’enfant à la balustrade », auquel une amitié profonde le liera, même si elle subira des éclipses après le mariage de Boylesve dont l’épouse n’aimait pas trop ce Rebell avec lequel son mari avait bamboché. 
 
Boylesve adressera son premier roman à Rebell « Le médecin des dames de Néans » (1896) : « Mon cher ami, je vous dédie ce livre où, à défaut de qualité, je souhaite que votre haut et pur jugement découvre mon désir de suivre ici ces bons conteurs français pour qui nous mîmes tant de fois notre prédilection en commun (…) ».  
 
On peut s’étonner de cette amitié entre deux hommes dont les styles sont radicalement différents. Autant Boylesve s’attarde à la psychologie, aux nuances des sentiments, autant Rebell ne fait pas dans la dentelle. En témoigne ce roman que d’aucuns diront « historiques » et qui ne l’est que d’apparence (beaucoup de contemporains parisiens s’y retrouveront), « La Nichina », histoire d’une courtisane de haut vol au temps de la renaissance, racontée dans le pseudo-mémoire d’un certain Vendramin.
 
Celui-ci raconte qu’il a été contraint de devenir moine après avoir jeté sa maîtresse et son amant dans les canaux de Venise. Réduit à la dure vie du monastère, il obtient enfin le droit de sortir pour aller faire la quête auprès des riches de la région. Il se retrouve ainsi compagnon du moine Arrivabene, jouisseur et paillard, et s’en va démarcher avec lui la Nichina. Vendramin s’étonne : 
 
« Ignores-tu que la Nichina est une ancienne courtisane et qu’elle ne doit son luxe qu’au grand nombre de ses impuretés ?
- Ne nous occupons pas, dit Arrivabene, de regarder d’où vient l’argent qu’on donne au seigneur ; la Nichina sait préparer pour les serviteurs de Dieu de succulents repas, serait-il bien raisonnable d’en exiger davantage ?
- Arrivabene, repris-je, tu subordonnes toujours à ton plaisir les intérêts de Dieu.
- Mais mon plaisir et les intérêts de Dieu ne sont pas opposés. »
 
Le ton est donné. Il n’existe aucun frein au plaisir, tout est autorisé, car Dieu ne saurait s’opposer au plaisir des hommes… qu’il leur a justement donné de goûter.
 
Voilà nos deux moines arrivant chez la Nichina, retirée et fort riche, entourée de courtisanes, vieilles ou jeunes, venues lui faire la cour, car elle est célèbre et généreuse. Elle les reçoit sur la terrasse, loin de la ville, et elle va raconter à tous les présents sa riche existence (la référence au Décaméron est explicite). Elle aime l’amour, ce qui aide un peu pour ce genre de tâche qui est la sienne. Intelligente, elle retient l’attention d’un grand artiste de Venise, un certain Fasol, éprouve une passion véritable pour Guido, le mignon d’un cardinal diabolique qui la poursuivra de sa haine… Et le tout dans une Venise tantôt merveilleuse, tantôt effrayante. On y voit la guerre, les tortures, les intrigues. Le lecteur n’est jamais en repos. Roman picaresque, à la manière de Lesage ou de Fielding, ce roman détonne avec l’emphase des romans de l’époque, même si « La Nichina » est dédié comme il se doit au maître de l’époque, Barrès, qui se trouve gêné par cet hommage.
 
Jean Lorrain, qui se surnommait lui-même L’enfilanthrope, ne s’y trompa pas. Dans « Le Journal » d’octobre 1896, il déclare : « C’est sur le Mercure de France que la nuit me trouvera penché, très allumé, je l’avoue à ma honte, sur le roman un peu scabreux de M. Hugues Rebell. »
 
Le roman est un grand succès qui pourrait sauver les finances de Rebell, mais il n’en est rien. Outre son penchant dispendieux, il a commis une grave erreur. A Naples, au cours d’un de ses voyages, il se retrouve un matin dans le lit d’une fillette de douze ans… Le matin, les parents se présentent et réclament un dédommagement que Rebell paye sans discuter. De retour en France, il est harcelé par un maître-chanteur, peut-être de la Mafia, qui réclame et réclamera toujours plus d’argent, jusqu’à le ruiner complètement.  
 
Entre-temps, il aura écrit « La câlineuse », roman que pour ma part je considère comme le meilleur, sans les effets parfois un peu gros de « La Nichina », et se déroulant à l’époque de l’auteur.
 
Adolescent, je ne l’ai pas lu sans crainte : c’est l’histoire d’une mangeuse d’hommes dans la lignée du film « Eva » de Losey, ou encore de Lewisohn (2), courtisane comme il convient chez Rebell, que le narrateur, pour son plus grand malheur, a la malchance de rencontrer un soir, alors qu’il sort d’une soirée chez le peintre Tavannes (alias Toulouse-Lautrec que Rebell a connu) : courte rencontre, la dame disparaît bientôt avec « sa voix enfantine », laissant au héros une vague nostalgie. Par hasard encore, il s’avère que cette femme, Juliette, est la passion de son ami Paul Ancelle rendu à l’esclavage. Le héros s’en émeut, ne comprend pas, sans savoir bien sûr que cette Juliette reviendra dans sa vie et, lentement, avec grâce, saura le détruire, car : 
 
« Est-ce qu’on choisit ses amours. Il arrive qu’une femme se présente au moment où votre âme est ivre de se répandre, de donner tout ce qu’elle a de beauté. Cette femme se transfigure, s’illumine à votre lumière, et elle reste ainsi des années. Que ce soit une princesse, une courtisane ou une pauvre femme, le résultat est le même. Il y a pour vous dans le monde un être qui est plus désirable que tout le reste, et qui seul fait le prix de la vie (page 364). »
 
En lisant ces phrases, j’ai tout de suite, évidemment, pensé à Proust qui ne publiera « Du côté de chez Swann » qu’en 1913, soit bien après « La câlineuse. » Hubert Juin affirme que Rebell a croisé Proust dans le salon de Madame de Cavaillet… N’allons pas chercher si loin… En tout cas, le héros (la victime plutôt) de « La câlineuse » fait irrémédiablement songer à Swann et la petite Juliette à la petite Odette, avec « son cortège infernal d’alarme » (Baudelaire, le vin et l’assassin). Comme Swann, il est envoûté, sans qu’on comprenne bien pourquoi. Il ne l’épousera pas comme Swann qui, au moins, a le mérite de se demander ce qu’il faisait avec cette femme « qui n’était pas son genre ». Son destin sera bien pire, mais je ne vous le dévoilerai pas. Vous comprendrez à la fin.
 
Il paraît (et à la réflexion, c’est fort vraisemblable, car l’imagination d’un écrivain a ses limites) que Rebell s’est inspiré du grand amour qu’il a connu jeune, et qui fut très malheureux, ce qui pourrait expliquer la fascination et la peur que peuvent lui inspirer les femmes.
 
A lire donc, ce roman qui nous transporte dans le milieu artiste de Paris « fin de siècle », où l’on croise, sous le nom de Chaperon, ce Jean Lorrain dont nous parlions plus haut.
 
Je ne dirai rien de « La Camorra », dans la veine de « La Nichina » sans atteindre sa perfection. Quoique tardif, « Nuits chaudes du Cap français » est assez intéressant, narrant les aventures de la perverse et belle Noire Zinga, esclave qui rendra esclave un planteur. On y décrit la vie de la population créole de Saint-Domingue à la Révolution, sans omettre les vices et les crimes de certains planteurs.
 
A partir de 1900, la vie de Rebell est un lent naufrage. Malade, de plus en malade, il s’accoquine avec des profiteurs, malgré la vigilance de ses amis, et notamment de Gustave Le Rouge dont « Bouquins » publie « Sur Hugues Rebell », récit détaillé de ses derniers moments, sordides, dans un appartement insalubre, sans meubles, avec pour seuls compagnons les quelques livres qu’il avait sauvés du naufrage, aux mains d’un couple douteux. Paul Léautaud le décrit « devenu un homme maigre, courbé, avec le masque, tout à fait, du Voltaire de Houdon, la démarche vacillante, s’appuyant sur une canne, sénile et ravagé à la fois ».
 
Rebell n’avait que trente-huit ans….
 
 
1)    Revue d’avant-garde créée en 1890, disparue en 1907 qui publia notamment Paul Valéry, Henri de Régnier, Miomandre, Charles-louis Philippe, etc.
2)    « Le destin de Mr Crump » de Ludwig Lewisohn, publié chez Phébus. A lire absolument, après « La câlineuse ».

 
 
 
 
 
 

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Rien n'est vice, rien n'est péché. Romans, nouvelles, poèmes

Hugues Rebell

Paru le 11/05/2023

1184 pages

Bouquins (Editions)

32,00 €

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Les Ensablés - Le fer rouge de Paul-André Lesort, ou l'emprise

Paul-André Lesort (1915-1997) aurait pu intituler son cinquième roman L’emprise, mais il a choisi un titre plus incisif : Le fer rouge. Paru en 1957, l’ouvrage de ce romancier étiqueté « grand écrivain catholique » choqua autant les lecteurs que la critique, à quelques rares exceptions près comme Jean Cayrol (« Ce n’est pas un spectacle auquel il nous convie,...mais une quête, une aventure avec « risques et périls»... Son honneur est de déranger et de se déranger...Beaucoup n’ont pas compris la route surprenante qu’il put choisir sans avertissement »). Par Marie Coat.

30/07/2023, 10:05

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Les Ensablés - Petit Louis, d'Eugène Dabit

Chers amis des Ensablés, notre site accueille aujourd'hui une nouvelle contributrice, Isabelle Luciat, à qui nous souhaitons la bienvenue au sein de notre équipe. Pour son premier article, elle a choisi "Petit Louis" deuxième roman d'Eugène Dabit, qui avait rencontré le succès avec L'Hôtel du Nord, paru en 1929. Hervé BEL.

16/07/2023, 09:00

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Les Ensablés – Des hommes passèrent…, de Marcelle Capy

Pendant la première moitié du XXe siècle, de nombreux romans « champêtres » ont été publiés, et les Ensablés n’ont pas manqué d’en chroniquer. Parmi ceux qui nous ont particulièrement marqués, rappelons l’admirable Campagne (prix Femina 1937) de Raymonde Vincent que les éditions Le passeur viennent de rééditer et La vie d’un simple, d’Émile Guillaumin. Il me faut en ajouter un autre, récemment paru chez La Thébaïde d’une romancière complètement oubliée, Marcelle Capy. Par Hervé BEL

02/07/2023, 12:20

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Les Ensablés - Cinis in cinerem, de Régis Messac (1893-1945)

Les Éditions de La Grange Batelière achève par Cinis in cinerem (allusion à la Genèse « tu es poussière et tu retourneras à la poussière), la publication des quatre romans policiers de Régis Messac, auteur que nos amis des Ensablés commencent à connaître (Quinzinzinzilli, Le mystère de Monsieur Ernest). A mon goût, c’est le roman plus étonnant, le plus attachant aussi, car il s’y mêle le gothique, le fantastique, la psychanalyse et le scientisme du XIXème siècle, dans une ambiance mystérieuse : plaisir assuré pour tous ceux qui ont aimé Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Stevenson, Edgar Poe, et j’en passe. Par Hervé Bel

11/06/2023, 09:00

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Les Ensablés - Le tramway des officiers (1973) de Georges Thinès

Georges Thinès  (1923-2016) est un écrivain belge de langue française né en 1923 à Liège et décédé en 2016 à Court-Saint-Étienne. D’abord attiré par les lettres classiques, il fut étudiant en philosophie et lettres à la Faculté universitaire Saint-Louis de Bruxelles. Après son engagement à la Royal Navy durant la guerre, Georges Thinès renonce à la philologie et s’oriente vers la psychologie. Professeur à l’université de Louvain, il fut un spécialiste de renommée mondiale dans le domaine de l’éthologie animale. Excellent musicien, fondateur de l’orchestre symphonique de Louvain, il fut encore poète, nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste. Par Armel Job

28/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Les aiguilles à tricoter de Denis Belloc, le bas bruit de la violence

Décédé en 2013 à l’âge de 64 ans, Denis Belloc ( (1949-2013) a marqué d’une empreinte noire la littérature française. Son œuvre, une dizaine de romans parus, s’abreuve au sirop de la rue. Mais ce liquide est violent et amer. C’est l’univers de la toxicomanie dans Képas (Lieu commun, 1989) ou de la prostitution dans Suzanne (Lieu commun 1988) qui forme le décor des romans de Belloc dont l’entière matière est autobiographique. Par Denis Gombert.

14/05/2023, 09:00

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Les Ensablés - Heureux les pacifiques de Raymond Abellio (1907-1986)

En janvier 1947, les éditions du Portulan publièrent un épais volume au titre biblique, « Heureux les pacifiques », que la critique accueillit avec force éloges, n’hésitant pas à parler de «roman fracassant et excitant » (Pierre de Boisdeffre), de « roman d’une génération » (Maurice Nadeau), tous se montrant impressionnés par  la justesse d’un tableau riche et complexe d’une époque charnière (1934-1945): ainsi Pierre Descaves, selon lequel ce roman est « sans aucun doute, le document le plus important, le plus impressionnant qui nous ait été donné depuis quinze ans, sur l’état d’une jeunesse que guettait le conflit de 1939-1940 et les années, noires et rouges, des refus ou des abandons ». Par Marie Coat

30/04/2023, 16:45

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Les Ensablés - Le renard à l'anneau d'or, de Nelly Kristink    

Mariève a vingt-trois ans lorsqu’elle épouse Gilles, de dix ans son aîné. Ce mariage la conduit à s’installer chez lui, dans un domaine forestier des Hautes Fagnes, à l’est de la Belgique. Le manoir du Rondbuisson, situé à l’orée du bois, est la résidence de quelques personnages rustiques et gentiment intrigants. Tout semble en place pour assurer le confort de Mariève, dans un cocon où l’on ressent plus qu’ailleurs le rythme envoûtant des saisons. Mais pourquoi n’y semble-t-elle pas heureuse ? C’est l’histoire de la lente dégradation d’un amour s’abîmant au grattage de l’écorce. Par Louis Morès. 

10/04/2023, 09:47

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Les Ensablés - Jeunes femmes en uniforme, de Terreska Torrès

« Elles sont les premières. Cinq filles. Jeunes, timides, heureuses, excités, cœurs battants et prêtes à mourir pour la France. » Nous sommes en 1940. La France vient de perdre la guerre. À Londres, la France libre sous l’impulsion du général de Gaulle fait ses premiers pas. Pour la première fois, les femmes prennent part au conflit sous l’uniforme français. Un Corps féminin de Volontaires de la France libre est créé, dans lequel s’enrôlent les héroïnes de ce roman, ainsi que son autrice, Tereska Torrès. Par Carl Aderhold.

26/03/2023, 17:17

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Les Ensablés - Kikou Yamata (1897-1975), la Japolyonnaise

Qui se souvient aujourd’hui de Kikou Yamata, une écrivaine née à Lyon en 1897 d’un père japonais et d’une mère française et décédée en 1975 à Genève ? Étonnante et attachante figure, auteure d’une œuvre importante. Par François Ouellet

12/03/2023, 10:00

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Les Ensablés - Génération hussards, de Marc Dambre

En septembre 2022, Marc Dambre, spécialiste de Roger Nimier, a publié chez Perrin une somme passionnante (je pèse mes mots) intitulée Génération hussards, en référence à une mouvance littéraire des années 50. L’occasion d’aborder avec lui non seulement la vie et la production littéraire des « hussards » les plus connus, mais aussi d’en (re)découvrir d’autres, dont Stephen Hecquet, objet d’un récent article des Ensablés, et de revisiter trente années de vie culturelle française. Par Hervé Bel

20/02/2023, 09:56

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Les Ensablés - Henry Thoreau sauvage, de Léon Bazalgette

Emmanuel Bluteau m’a envoyé ce livre, Henri Thoreau sauvage, qu’il vient de rééditer dans sa maison d’édition, la Thébaïde, avec ce petit mot : « Voilà un vrai ensablé ! ». Par Hervé Bel.

05/02/2023, 09:00

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Les Ensablés - Deutschland de René Trintzius (1898-1953)

Quiconque vous demanderait ce qu’évoque pour vous le nom de Trinztius, vous resteriez coi ou chercheriez en vain du côté des érudits anversois de la Renaissance. Bien oublié aujourd’hui, René Trintzius fut très connu dans le monde des lettres de la première moitié du siècle dernier. Né en 1898 dans une famille bourgeoise de Rouen -son père était un architecte renommé- il abandonna très en amont une carrière de magistrat pour se consacrer dans un premier temps au journalisme, puis rapidement à l’écriture de pièces de théâtre et de romans. Par Marie Coat

22/01/2023, 09:00

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Les Ensablés - Malpertuis (1943) de Jean Ray (1887-1964)

Au carrefour de ruelles obscures se dresse Malpertuis. Quentin Moretus Cassave, le maître de cette grande maison, s’éteint sur son lit de mort et fait lire à sa famille réunie les articles de son testament. Pour recevoir l’héritage, les héritiers doivent s’engager à venir vivre au sein de ce lieu rempli de mystères et seul le dernier d’entre eux recevra la fortune. Le dernier ? Dans cette demeure hantée peuplée d’une faune étrange et où le temps s’étire à la croisée des mondes, les périls sont immenses. Jean-Jacques Grandsire, un jeune neveu de Cassave, nous confie avec effroi les heurts et malheurs de Malpertuis. Un chef-d’œuvre du fantastique belge à redécouvrir. Par Louis Morès. 

08/01/2023, 09:00

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Viola Ardone tente de comprendre l'Amour

Rentreelitteraire2024 — « L’amour est incompréhensible, une forme de folie. » Elba, dont le prénom fut inspiré par un fleuve, choix de sa mère pour symboliser la liberté de circulation, se retrouve orpheline après la disparition mystérieuse de cette dernière. Elle grandit isolée dans un univers qu'elle qualifie de "monde-à-moitié" : un hôpital psychiatrique situé à Naples. 

20/07/2024, 08:30

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1984 de George Orwell, réécrit dans une version féministe

Rentreelitteraire2024 — Sandra Newman offre une réécriture créative et féministe de la dystopie 1984, de George Orwell. À découvrir en librairie dès le 29 août, grâce à une traduction de Hélène Cohen.

20/07/2024, 08:00

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Une petite allumette d’espoir dans la nuit

Rentreelitteraire2024 — Un roman comme un road-movie, où l’on découvre de nouveaux paysages et où l’Histoire défile. C’est une quête de liberté. Parfois, la littérature devient une petite allumette d’espoir dans la nuit.

20/07/2024, 07:30

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"L'Afghanistan, pas mon problème !"

Rentreelitteraire2024 — « J’ai tâché d’être drôle sans faire d’humour, d’être légère sans être gaie, d’être optimiste sans jamais être confiante. »

20/07/2024, 07:00

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La conquête de l’Ouest, des destins croisés

Rentreelitteraire2024 — Terres promises, c’est un roman choral où résonnent les voix oubliées de la conquête de l’Ouest : Eleanor, la prostituée en quête de justice ; Kinta, l’indigène se libérant des liens de sa tribu ; Morgan, l’orpailleur téméraire prêt à défendre sa concession au prix de sa vie.

20/07/2024, 06:30

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Les multiples possibilités qui existent pour se séparer des livres dont on n’a plus besoin

C’est l’été, et, pour beaucoup, c’est l’occasion où jamais de faire un peu de nettoyage par le vide. Vous aimez les livres. Mais cet amour est si grand qu’il devient parfois encombrant. Et les mètres carrés dont vous disposez ne sont pas extensibles à l’infini. Alors, que faire des livres dont vous n’avez plus l’usage ?

19/07/2024, 16:42

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Le roman secret de Chantilly. Mille ans d'histoire de France

19/07/2024, 15:52

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Les chats, maîtres du monde (si vous l'ignoriez)

Tantôt haïs, tantôt adorés, les chats vivent à côté de leurs « esclaves » consentants depuis des millénaires. L’être humain, aimant à trouver des raisons et des coupables à l’inexplicable, a souvent associé le chat noir, pour ne citer que lui, au diable et l’a massacré. C’est oublier que si l’on a essayé de domestiquer cette petite boule de poils, c’était avant tout pour chasser les rongeurs qui dévastaient les cultures et propageaient des maladies.

19/07/2024, 15:28

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Évasion automnale pour échapper à la canicule

19/07/2024, 15:26

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Le dernier tome de Berserk éclipse les cahiers de vacances

Du changement, tout doucement, en cette 28e semaine (du 8 au 14 juillet) dans le top 200 des meilleures ventes. La sortie du tome 42 de Berserk, manga du regretté Kentaro Miura (avec le Studio Gaga, trad. Anne-Sophie Thévenon, Glénat) a éclipsé les tout-puissants cahiers de vacances, qui monopolisaient les premières places depuis deux semaines déjà. Avec 24.068 ventes, l’édition collector de Berserk trône en haut d’un podium des plus convoités, remportant également le trophée de la meilleure sortie de la semaine.

19/07/2024, 11:18

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Portraits d'Hommes-moyens

#RentreeIndes – Au début des années 2000, un homme d'une quarantaine d'années, célibataire, retourne dans la maison de son père récemment décédé, avec qui il n'avait plus de contact depuis longtemps. En triant les affaires de son père, il découvre des textes qu'il avait lui-même écrits à ses débuts en tant que journaliste.

19/07/2024, 08:30

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Face à un gouvernement injuste, seule reste La désobéissance civile

Rentreelitteraire2024 — Les éditions Allia proposeront à la rentrée un texte mythique d'Henri David Thoreau, traduit de l'anglais par Stéphane Thomas. La désobéissance civile, représente plus qu'une réflexion sur le pouvoir, l'Etat et les citoyens : il développe un essai tant philosophique que politique sur le rôle de l'individu face à un gouvernement injuste. 

19/07/2024, 08:00

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Un homme hypersensible tombe amoureux d'une femme insensible

Rentreelitteraire2024 — « Sa voix était miel et poison, sang et lait. Joseph l’aurait reconnue parmi des millions. Il savait que si Anima, un jour, lui demandait quelque chose avec cette voix – si elle lui demandait quoi que ce soit –, il serait incapable de refuser. »

19/07/2024, 07:33

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Les discriminations raciales, la solitude, la violence familiale, son évasion

Rentreelitteraire2024 — bell hooks est reconnue aujourd'hui pour ses essais politiques engagés sur le féminisme et le racisme. Son œuvre abondante et variée est traduite et en cours de traduction dans de nombreux pays. 

19/07/2024, 07:00

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Plus haut dans les ténèbres… et après ?

Le futur, pas si lointain. Assez reconnaissable pour qu’on puisse y croire, pourtant bien éloigné de notre réalité. Un futur qui laisse place à de nouvelles réalités, tout aussi étranges que familières. À la fois roman et recueil d’histoires, Plus haut dans les ténèbres s’attarde sur différents personnages pour nous raconter une humanité pleine de courage et pourtant incertaine face à un changement climatique aux conséquences désastreuses… 

18/07/2024, 17:38

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Souvenirs et anecdotes d’un village de Camargue

Rentreelitteraire2024 — Souvenirs et anecdotes d’un village de Camargue est un récit drôle et coloré, rappelant l'esprit du Consac de Gagne-petit. Trois anciens se sont approprié un banc où ils se retrouvent chaque jour pour observer la vie du village et se délecter des ragots et rumeurs qui circulent dans les ruelles ombragées. 

18/07/2024, 17:37

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Une drôle de colocation dans un village de l'ex-Allemagne de l'Est...

#RentreeIndes – Si son fils Carsten s’était davantage soucié d’elle, cette chute dans les escaliers aurait pu être évitée : c’est ce qu'Inge pense, seule dans sa chambre d’hôpital. Carsten n’a pas d’autre choix que de passer l’été au chevet de sa vieille mère, dans un village déserté de l’ex-Allemagne de l’Est.

18/07/2024, 16:40

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Defenders. Plus aucune règle : aux limites de la création 

Très franchement, mon plus grand plaisir dans l’univers, ce sont les boucles et paradoxes temporels : le dernier film en date qui m’a littéralement retourné le cerveau fut Predestination (oui, 2014… rien depuis) — et c’était tout de même l’adaptation d’une nouvelle de Robert A. Heinlein, All You Zombies. Autrement dit, la base était solide et les frères Michael et Peter Spierig avaient gravement assuré la réalisation. 

18/07/2024, 14:47

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Dans la nuit la plus intime de Matignon

Rentreelitteraire2024 — Alors que des migrants désespérés escaladent des éoliennes dans le nord de la France, un conseiller technique épuisé tente d'écrire le discours que le Premier ministre doit prononcer le lendemain, au premier étage du 57, rue de Varenne. Que peuvent les mots face à la souffrance de ces rescapés du pire ? Au fil de la nuit, le réel et le rêve s'entremêlent, jusqu'au vertige...

18/07/2024, 08:00

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Peut-on toujours aimer la Russie ?

#RentreeIndes — Comment faire le deuil d'un pays qu'on a aimé ? Est-il possible de conserver toute sa bibliothèque lorsqu'on a adoré la Russie ? Ou faut-il tout renier depuis qu'elle a envahi l'Ukraine ? 

18/07/2024, 07:40

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Samurai Origines Tome 6 : La voie de la vengeance

#SamuraiOrigines – Samurai Origines plonge dans le passé du frère de Takeo, héros de de la série lancée voilà vingt ans par Jean-François Di Giorgio et Frédéric Genêt. Cette saga parallèle, et tout aussi épique, dans ce Japon médiéval remonte le temps, avec un nouvel épisode à venir...

18/07/2024, 07:00

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Une enfance isolée pour les deux frères

Rentreelitteraire2024 — Le roman poétique d’Alexandre Lenot plonge dans les liens familiaux et l’attachement viscéral aux territoires sauvages de l'enfance. Depuis la mort de son frère jumeau Jérémie, Noé emprunte pour la première fois la route qui le mène à la maison familiale, où son père, accablé de solitude et d’amertume, vit seul. 

18/07/2024, 06:30

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Le meilleur ami des grandes vacances !

17/07/2024, 16:40

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Traitres, vendus, délateurs : ces salops historiques

À travers 30 portraits acides, Philippe Valode rétablit la vérité sur des personnages troubles, héroïques antipathiques ou géniaux. Avec précision et passion, son livre Les salopards de l'Histoire retrace leur impact sur l'histoire de France, car tous, d'une manière ou d'une autre, ont marqué notre Histoire, pas toujours glorieuse.

17/07/2024, 16:27

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Le Prix Goncourt 2012 Jérôme Ferrari est de retour  

Rentreelitteraire2024 — Pour avoir introduit illicitement une bouteille dans son restaurant, le jeune Alexandre Romani poignarde Alban Genevey au milieu d’une foule de touristes massés sur un port corse. Alban, dont les parents possèdent une résidence secondaire sur l’île, connaît son agresseur depuis l’enfance.

17/07/2024, 10:47

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Toute malédiction a besoin de s'exercer (sinon, à quoi bon ?)

Tomber sur une pièce en pleine rue serait le début de la fortune, estime la sagesse populaire. Petit conseil : si la pièce ouvre grand un oeil, il serait plus sage de ne pas la ramasser. Après, chacun fait comme il souhaite…

17/07/2024, 09:18

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Secrets et inspiration retrouvée dans Nos Vendredis

#RentreeIndes – Une banlieue tranquille. Une femme ennuyée par la routine. Une piscine vide. Un cri perçant dans l'obscurité... Et un premier roman sensible, signé Nathalie Marquès.

17/07/2024, 07:30

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L'autopsie d’un viol écrit à la manière d’un thriller

Rentreelitteraire2024 — Traduit du danois par Marina Heide, ce roman est l'autopsie d’un viol, écrit à la manière d’un thriller. Une mère de famille décide de s’accorder une soirée pour se détendre. Ce qui s’ensuit est une quête poignante pour se réapproprier son histoire. Miriam se réveille un matin auprès de son époux, des feuilles mortes dans les cheveux. Son bébé dort paisiblement à quelques mètres. 

17/07/2024, 07:00

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Gabrielle se perd dans ses conjectures et ses émotions

Rentreelitteraire2024 — Un premier roman à l’atmosphère unique, qui envisage les œuvres d’art comme remède aux situations de stress et d’emprise dans le milieu professionnel. La fondation d’entreprise où travaille Gabrielle est un lieu d'une esthétique irréprochable : des murs aux meubles, des couloirs aux terrasses, chaque détail est à la hauteur des œuvres d’art qu’elle abrite.

17/07/2024, 06:30

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Un 7 octobre, une étudiante juive se réveille à Paris au bruit de la guerre

Rentreelitteraire2024 — Le premier roman d’une vingtenaire dont la furieuse envie de vivre se heurte à la guerre et à une société fracturée.

17/07/2024, 06:00

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Le quartier de Brooklyn, une histoire de filiation

Rentreelitteraire2024 — « Chaque quartier construit son propre folklore, existe selon ses propres mythes, crée un monde de héros et de méchants. »

16/07/2024, 17:51

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Muriel Barbery : l'écrivain Thomas Helder est mort

Rentreelitteraire2024 — L'écrivain néerlandais Thomas Helder vient de mourir prématurément. Après la cérémonie, ses proches se retrouvent dans la maison familiale de sa mère, au cœur de l'Aubrac, où il passait ses étés d'enfance et a souhaité mourir, comme son meilleur ami Jean avant lui.

16/07/2024, 17:00

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Dans la bibliothèque du joueur : des livres pour les amateurs de casino

Pour les amateurs de casino, le frisson du jeu s'étend au-delà de la salle de jeu dans les pages de certains des meilleurs livres sur le jeu. Que l’on soit un novice désireux de comprendre la mécanique des jeux que l’on préfère, ou un joueur chevronné cherchant à affiner ses stratégies, une mine de connaissances peut être trouvée dans la bibliothèque du joueur. Voici quelques livres incontournables qui devraient être sur l'étagère de tous les amateurs de casino.

16/07/2024, 11:05

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Caryl Férey raconte un féminicide

Rentreelitteraire2024 — En février 2021, la disparition de Magali Blandin ébranle la communauté. Un mois plus tard, son corps est retrouvé dans une forêt. Caryl Férey, touché par ce féminicide, s'engage à explorer cette affaire pour comprendre les faits et honorer la mémoire de la victime.

16/07/2024, 08:00

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Dans une modeste chambre de San Fernando Valley, Californie

Rentreelitteraire2024 — Ce premier roman, traduit de l'anglais par Charles Bonnot, fortement ancré dans l'expérience de la diaspora iranienne, navigue entre l'Iran et les États-Unis, offrant un récit d'apprentissage singulier. À travers les yeux de K., un jeune garçon maltraité par son père et en quête de son identité, le lecteur explore des thématiques universelles.

16/07/2024, 07:00

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Yann Queffélec raconte une après guerre d'Algérie

Rentreelitteraire2024 — « Le cœur lui battait, en descendant la passerelle, sa cantine à l’épaule. Il reconnut l’accent chantonnant des dockers, aperçut au loin les remparts du Vieux-Port, Notre-Dame de la Garde. Il était d’ici, presque d’ici, plus ému qu’il n’aurait imaginé. Grâce à Dieu, il était vivant. » 

15/07/2024, 18:06