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Les Ensablés - Le fer rouge de Paul-André Lesort, ou l'emprise

Paul-André Lesort (1915-1997) aurait pu intituler son cinquième roman L’emprise, mais il a choisi un titre plus incisif : Le fer rouge. Paru en 1957, l’ouvrage de ce romancier étiqueté « grand écrivain catholique » choqua autant les lecteurs que la critique, à quelques rares exceptions près comme Jean Cayrol (« Ce n’est pas un spectacle auquel il nous convie,...mais une quête, une aventure avec « risques et périls»... Son honneur est de déranger et de se déranger...Beaucoup n’ont pas compris la route surprenante qu’il put choisir sans avertissement »). Par Marie Coat.

Le 30/07/2023 à 10:05 par Les ensablés

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30/07/2023 à 10:05

Les ensablés

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Car sur un sujet dont, de nos jours, s’emparent les médias, mais tabou à cette époque, Lesort écrit un court roman qui décortique précisément et avec une remarquable justesse les étapes d’un effrayant processus, de l’amour fusion à la domination-dépersonnalisation. On peut comprendre que dans le contexte socioculturel des années 50 et en particulier dans le milieu traditionnel de l’auteur, le livre ait reçu un accueil des plus frais.

S’il est né à Granville fin 1915 dans une famille nombreuse de la bourgeoisie, Paul-André Lesort a vécu la quasi-totalité de sa vie à Versailles : études de droit et d’économie, mariage, quatre enfants… Officier en 39/40, il est fait prisonnier et côtoie, pendant sa captivité de 5 ans en Poméranie, un groupe d’intellectuels (Ricœur, Ikor…). C’est alors qu’il écrit la majeure partie de son premier roman, Les reins et les cœurs (que Dieu seul sonde). Publié en 1947, il sera couronné par l’Académie française du prix Barthou distinguant les jeunes talents (le grand prix du roman allant à Philippe Hériat pour « La famille Boussardel »). Il recevra pour d’autres romans diverses récompenses littéraires (Le vent souffle où il veut paru en 1954, Né de la chair en 1951,  La vie de Guillaume Périer en 1965, Après le déluge en 1977).

Parallèlement à sa collaboration à la revue Esprit et à ses fonctions de conseiller littéraire au Seuil, Paul-André Lesort milita dans les mouvements chrétiens, en faveur notamment de l’œcuménisme. Encensé par Mauriac et Gabriel Marcel, il reçut le grand prix catholique de littérature en 1955. Son œuvre est en effet irriguée par une foi chrétienne profonde, où la Grâce permet aux personnages de transcender les épreuves de la vie : au romancier d’être « un médiateur de la miséricorde divine ».

Atypique dans l’œuvre de Lesort, Le fer rouge est dense et percutant : au long de neuf journées d’absence de son mari, parti en voyage professionnel, son épouse lui écrit une lettre aussi décisive que circonstanciée qui commence par une tendre apostrophe, « Mon amour... »

Mais quel amour ? Celui dont elle dissèque les ressorts mortifères, ausculte les fins ténébreuses et dépèce les angoissantes manipulations nous glace : « J’ai cru que t’aimer ne voulait rien dire d’autre qu’aimer ces coups que tu me portais. » Avec courage et persévérance, malgré sa profonde détresse, sa peur, sa honte, elle analyse avec une précision croissante d’entomologiste l’évolution de sa relation totalement déséquilibrée avec ce mari qui, sous des dehors charmeurs, s’avère être un monstre. « Dix ans que j’ai été ta chose, mais je ne le savais pas. »

Jeune peintre de 24 ans et mère (abandonnée) d’un petit garçon, elle l’a rencontré dix ans auparavant dans une soirée et a tout de suite remarqué ce bel homme de haute stature, qui écoute autrui de « manière attentive et impérieuse », avec un irrésistible sourire. Mais, lui précise-t-elle : « Je ne saurai jamais pourquoi tu m’as parlé… Chaque fois que je te l’ai demandé, tu m’as donné une réponse différente. » Commence alors une histoire idyllique de passion amoureuse qui va, au fil des années, entraîner la jeune femme dans la spirale infernale d’une relation hypnotique et délétère qui la vide peu à peu de sa substance, de son essence.

C’est sans concessions, avec une douloureuse lucidité, qu’elle scrute ce rapport d’une toxicité telle que se supprimer est la seule porte de sortie : les dégâts psychiques lui semblent en effet irréversibles et sa vie est dorénavant trop mutilée, effondrée, pour envisager de la reconstruire. « Ma mort va te rendre enfin propriétaire, sans le moindre doute maintenant, sans le moindre partage, d’un être qui ne possédait déjà plus rien lui-même. »

Dès une première période d’idéalisation — certes excessive — de cet homme séduisant, voire fascinante, elle l’a laissé exercer sur elle une influence tout d’abord agréable et flatteuse, mais qui a assez rapidement évolué en manœuvres persuasives, paralysant progressivement sa volonté. « Il est vrai que tu me rendais éperdue d’admiration, d’humilité, de reconnaissance. » C’est ainsi qu’elle a abdiqué toute velléité d’autonomie d’action ou de réflexion, s’en remettant toujours à la volonté de ce Simon qui la convainc grâce à son « ton d’intérêt et de persuasion qui a suffi si souvent à vaincre ma peur, à éteindre ma colère... Tu aimes persuader, tu sais le faire ».

Sous le masque de l’amour, sans le moindre scrupule, il a toujours su la manipuler afin qu’elle se comporte à sa guise à lui et non selon son inclination spontanée, régentant son présent, traçant son avenir et détruisant son passé « Comme tu l’as nettoyée, ma mémoire ! », « Tu m’interdisais le passé ; car le passé n’était pas tout entier fait de toi. »

Et le diagnostic dressé pendant ces neuf jours est pire encore. « Tu m’as détruite plus soigneusement encore que je ne le pensais. » Elle réalise que le but final poursuivi par Simon est d’avoir tout pouvoir sur elle en lui niant toute altérité, toute personnalité et que, depuis le début de leur relation, il a fait preuve de machiavélisme, repérant en elle une personne vulnérable en quête de reconnaissance, sujette à dévalorisation et culpabilisation (mauvaise relation avec sa mère, enfant hors mariage et ex-compagnon volatilisé, situation professionnelle instable...).

Après avoir créé un lien empathique en se présentant sous un jour qu’il savait attirant pour elle, il a su exploiter ses failles, ses carences, ses angoisses, ses doutes... Il a mis son intelligence, son intuition et son charisme au service d’un dessein d’asservissement, en toute amoralité (« Tu ne sais que piller »). Et son intelligence à elle, son intuition, sa volonté se sont révélées impuissantes à enrayer ce processus invasif — bien au contraire — depuis « le geste initial qui m’avait fait détruire, avec mes toiles, un autre monde où tu n’étais pas tout ». « Chaque jour, ton pouvoir naissait de ma servilité. »

Le plus souvent par petites touches savamment distribuées — messages contradictoires déstabilisants, pressions psychologiques retorses, manifestations de jalousie ou de mépris, chantage, humiliations — qu’il prend soin d’alterner avec des instants tendres, voire radieux, il a neutralisé sa volonté et ses désirs, brouillé son jugement, tué son esprit critique et confisqué sa liberté : « Ta volonté devait s’inscrire dans ma conscience même et plus encore, l’annihiler pour en prendre la place. ». Violence subtile, euphémisée, mais aussi, parfois, violence physique dans ce qui est devenu un enfer conjugal : « Tes mains serrent mes épaules, m’immobilisent et je ne sais me débattre. »

Ce chemin de croix, ce vol par effraction, elle ne peut l’identifier et en décrire les étapes qu’au prix de l’épuisement, alors qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Dans une servitude apparemment volontaire et consentante, elle s’est laissé dépouiller de son indépendance matérielle et financière, emprisonner — après un déménagement imposé et soudain — dans une charmante maison perdue dans la verdure et cachée par les arbres (« Tout de suite, tu as fait élever une rangée de fils de fer barbelés, tu voulais interdire le terrain, tu as enfermé l’espace. »).

Il l’a progressivement coupée de son passé — de son fils, de sa mère pourtant peu susceptible d’être une rivale —, voire de ses quelques rares et lointains voisins (une simple conversation avec un fermier peut déclencher une scène qui la terrifie : elle a toujours peur de mal agir, d’être réprimandée et elle a honte d’être aussi peu à la hauteur : « Je revois ce mouvement de concentration de tout le visage... partagé entre les moyens de détruire, entre les plus rapides et les plus efficaces. »).

Tout peut être prétexte à la mettre mal à l’aise, à la culpabiliser « Sous la brûlure de tes questions, je cherchais en moi la certitude de ma faute »... « Au lieu d’être désormais ta joie et ta certitude, je me sens maintenant le fardeau de ta vie ». Le doute la ronge, car c’est elle qui doit endosser la responsabilité des obstacles à l’accomplissement d’un amour parfait, « cet amour qui ne pouvait être quelque chose qu’à la condition d’être tout ».

Leur univers « ne pouvait connaître que le don sans réserve et sans recours… contre l’apparent bonheur, fait de lassitude, de scepticisme et de désespoir dont tu me disais la morne horreur ». Mais mieux vaut accepter passivement les conflits, les reproches — « acide qui ronge sa vie » — qu’encourir le risque d’une issue potentiellement pire pour elle. Lasse d’avoir à affronter ses doutes, dans le déni d’un comportement tyrannique auquel elle trouve des excuses, elle laisse Simon penser à sa place (« Avons-nous voulu la même chose ? » « Ton attente devenait ma pensée et ton désir, ma croyance ») : il peut sans crainte la laisser seule dans sa maison-prison (« Et que t’importe de me voir ? Ce que tu veux, c’est me posséder. »).

Puisque, comme sous anesthésie, elle n’a plus goût à « la simple joie de respirer », lui reste la rébellion ou la mort « Comme c’est simple de ne plus exister. Et, surtout, de ne plus voir exister. Combien ta vie va en être simplifiée ! » « Je n’ai plus rien à donner, et ce que j’ai donné ne pourrait plus que dépérir. » Mais il lui faut surtout mettre fin à cette fusion pathologique qui l’a menée à la dépendance, à l’enfermement, à la perte de soi (« C’est moi-même toute entière qui ressemblais à ce que tu voulais… tu t’es étendu en moi, et je n’ai plus été que ton espace »), à la peur sourde et permanente (« Ton émotion m’a atteinte d’un coup, j’ai senti passer en moi ce même courant d’angoisse que peut faire naître un craquement soudain dans la nuit » ou « Quelle paix de penser que plus jamais, je ne serai ce gibier que tu forces au fond de moi-même, où m’assaille cette peur à la fois d’être prise et d’échapper »).

Dans sa quête obstinée des ressorts de cette mécanique infernale, elle se rend enfin compte que l’homme qu’elle a mis sur un piédestal est dépendant de ce « combat qui faisait ta jouissance, ta joie, ta raison d’être » : « Ta souffrance ne se nourrissait que de ce qu’elle attendait de moi, bien au-delà des usages et des lois. » L’image séduisante qu’il présente, son acharnement à marquer son emprise ne visent qu’à compenser un manque d’estime de soi et de confiance en lui : « Quand je croyais que tu me faisais retrouver le sens de ma vie, c’est le sens de la tienne que je te rendais. »

Il en est de Simon comme de Valmont qui, comme l’écrit Choderlos de Laclos, ne veut « surtout ne jamais être séduit ; ne jamais être conduit en un lieu où on ne voudrait pas aller ». Pire — mais éclairant — : «Tu hais les femmes, Simon, et tu ne le sais pas. Tu les hais d’exister par elles-mêmes… De n'aimer pas seulement être aimées et de pouvoir le refuser…. Il n’y avait pas seulement en toi la haine, Simon, mais le mépris. » Et si le premier mariage de Simon fut de courte durée, c’est que « tu découvrais l’erreur d’avoir voulu vivre avec un être ayant d’autres ressources que celles qu’elle puiserait en toi ».

Neuf jours de réflexion pour enfin se révolter et prendre une décision salutaire et spectaculaire venant clore une décennie de relation toxique : « Tu étais mon créateur, mon sauveur, mon dieu. C’est ainsi que dix ans je t’ai vu, Simon ! C’est ainsi que dix ans tu t’es vu dans mes yeux ! ».

Soixante-six ans après sa publication, ce livre poignant n’a rien perdu de sa force. Il se lit d’une traite, à l’encontre du constat lucide de son auteur : « C’est si facile de fermer un livre. Le romancier ne peut rien contre ce geste. »

 
 

Par Les ensablés
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Zoé

30/07/2023 à 11:30

Très émouvant

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Paru en 1968 dans la célèbre collection de Gallimard, « Les trente journées qui ont fait la France », La fin de la IIIerépublique est republiée quelques années plus tard dans une autre collection intitulée «Témoins». Ce passage révèle bien à la fois la nature de cet ouvrage mais aussi celle de son auteur, Emmanuel Berl (1892-1976). S’il est aujourd’hui tombé dans l’oubli (tout juste certains se souviennent qu’il fut le mari de la chanteuse Mireille), il a pourtant marqué la vie intellectuelle des années 1930 par ses positions que ses biographes qualifient volontiers d’inclassables. Par Carl Aderhold

06/07/2025, 10:45

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Les Ensablés - Le roi dort, de Charles Braibant

« Nos pays ne sont pas beaux...mais il y a en eux une espèce de grandeur calme et comme un peu dédaigneuse qui est beaucoup plus captivante que la beauté ». Ainsi Charles Braibant (1889-1976), Champenois de lignée et de coeur, décrit-il sa région d’élection dans son roman Le roi dort qui, s’il rata de peu le prix Goncourt, fut couronné du Renaudot en 1933. Par Marie Coat

 

22/06/2025, 09:00

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Les Ensablés - La peau et les os de Georges Hyvernaud

Dans la fosse commune de l’oubli, Georges Hyvernaud n’a non seulement rien fait pour l’éviter - en ne publiant que deux livres de son vivant - mais y a sauté à pieds joints. La Peau et les os (1949), court mais édifiant récit de sa captivité pendant la seconde guerre mondiale, puis Le Wagon à Vaches (1953), roman implacable de l’impossible réadaptation à une vie dite normale, prouvent que l’écrivain avait pris le parti non négociable d’une vérité humaine très difficile à vendre. Par Nicolas ACKER.

08/06/2025, 19:15

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Les Ensablés - Planète sans visa, de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

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Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

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Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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France-Maroc : les Bleus avalent les Lions de l’Atlas

Je vous écris ce matin les yeux fermés (c’est beau la confiance) : cette Coupe du monde outre-Atlantique va me coûter encore quelques nuits sans assez de sommeil. Des cernes, certes, mais qu’au moins je ne dois pas à une peine que la défaite face au Maroc aurait provoquée. Une fatigue victorieuse, avec quelques réserves.

11/07/2026, 12:19

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La collision

11/07/2026, 09:20

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La colonisation rend-elle fou ? Une enquête après Fanon

À partir des dossiers retrouvés des personnes internées à Anjanamasina (Madagascar), l’un des premiers asiles d’aliénés des colonies françaises, Raphaël Gallien prend au sérieux des paroles jugées délirantes, des gestes incompris, des trajectoires brisées, pour approcher les effets intimes de la colonisation. 

11/07/2026, 09:00

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Le roman d’un père qui refuse de voir son fils lui échapper

Sur l’île de Muckle Flugga, le point habité le plus septentrional du Royaume-Uni, se dresse le phare de l’impossible, un des fameux phares de Stevenson. Un père et son fils le gèrent ensemble, depuis des années, accueillant parfois des pensionnaires, ornithologues pour la plupart. L’île est en effet peuplée d’une immense variété d’oiseaux, dont certains inattendus.

11/07/2026, 08:00

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Un homme de 456 ans veut rejoindre la maison d’Elvis

Quand Will Somersby débarque en titubant dans le hall d’un hôpital psychiatrique canadien, il prétend être venu à pied depuis le Tennessee, guidé par le chant d’un rossignol. Il affirme, en outre, être âgé de 456 ans. Il est alors confié aux bons soins du Dr Miranda Gosling, peu à peu convaincue d’avoir déjà croisé l’étrange individu...

11/07/2026, 07:00

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Federica Zombie

10/07/2026, 16:53

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Freida McFadden reprend la tête, devant les cahiers de vacances

Nouveau livre de Freida McFadden en poche rime souvent avec nouvelle entrée dans le Top 10 — et pas à n’importe quelle place : Le Dîner s’installe directement en tête, avec 88.707 ventes en une seule semaine, du 29 juin au 5 juillet. Une entrée phénoménale. Derrière, les cahiers de vacances conservent pourtant leur mainmise sur le classement, dont ils occupent huit des dix premières places.

10/07/2026, 13:00

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Houaria : fragments de vies algériennes

Houaria, roman de l'auteure algéro-syrienne Inam Bioud, est paru en 2025, dans la collection Khamsa, co-créée par les éditions Barzakh en Algérie et les éditions Philippe Rey en France. Ce roman polyphonique met en avant plusieurs personnages. Leur point commun, la lettre « H » présente dans le prénom de chacun.e : Hadia, Hicham, Houari… Par Ghozlène Benabi.

10/07/2026, 09:40

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers enquête sur les pianos volés aux juifs

Dans Le fabuleux piano, à paraître le 27 août chez Robert Laffont, Sonia Devillers retrace l’histoire d’un instrument disparu, le piano de la famille Enoch, éditeurs de partitions, en l’inscrivant dans celle des milliers de pianos volés aux familles juives à Paris pendant l’Occupation, puis déplacés jusqu’aux confins du IIIe Reich. À travers cette enquête, l’autrice explore à la fois la spoliation, la mémoire familiale et la place intime que peuvent occuper les objets dans la transmission.

10/07/2026, 08:56

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Un week-end entre proches fait éclater les certitudes de deux familles

Avec Entre amis (Actes Sud), premier roman de Hal Ebbott traduit de l’anglais (États-Unis) par Laure Manceau et publié le 26 août, l’auteur met en scène deux familles liées par une amitié ancienne, soudain confrontées à un acte de violence qui bouleverse leurs certitudes et révèle les tensions sociales, intimes et familiales longtemps restées sous silence.

10/07/2026, 06:56

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John, Fils de John : Douglas Stuart revient au pays des hommes blessés

Cal Macleod revient d’Édimbourg vers Falabay, dans les Hébrides extérieures, avec un sac à dos, un sac-poubelle et des secrets que l’île devine avant même qu’il pose le pied sur le quai. Son père John, tisserand, éleveur et chantre d’une foi sans souplesse, l’attend avec Ella, les moutons, la mer et le poids du nom familial. Traduit de l’anglais d’Écosse par Charles Bonnot, John, Fils de John, noue retour au pays, désir, honte et filiation dans un roman rude, drôle et profondément habité. Généalogie à ouvrir le 26 août.

09/07/2026, 13:07

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Argentine-Égypte : le calvaire des champions du monde avant le miracle Messi

Hier, la terre a tremblé. Les bars autour de chez moi étaient en ébullition : l’Égypte menait 2-0 contre l’Argentine, championne du monde en titre, dans le dernier huitième de finale de la Coupe du monde. L’Albiceleste n’avait pas dit son dernier mot ; moi, je perdais les miens. En quelques minutes seulement, Lionel Messi a mis le match à l'envers. À l’arrivée : 3-2, pleurs, soulagement. Et vertige. 

 

08/07/2026, 22:51

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Résoudre ce qu’Albert Einstein qualifiait d’”éternel mystère”

S’il est loisible de méditer sur les mystères insondables du monde que nous habitons, le fait que la science parvienne à le rendre compréhensible devrait, en soi, être un sujet d’étonnement. Pourquoi l’ingéniosité du vivant anticipe-telle nos techniques ? Pourquoi les mathématiques les plus abstraites décrivent-elles le réel ? Conjuguant sciences sociales et sciences du vivant, Bernard Lahire remonte aux racines du réalisme pour élucider l’« éternel mystère » : pourquoi comprenons-nous le monde ?

08/07/2026, 08:00

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Malraux, un homme fondamentalement paradoxal

Françoise Theillou explore la relation complexe d’André Malraux à l’amour et aux femmes, à peu près absente de son œuvre et des grandes biographies qui lui ont été consacrées. L’écrivain a volontairement brouillé les pistes entre réel et imaginaire, taisant l’intime et rejetant toute lecture biographique de son œuvre. Ce sont surtout les femmes qui l’ont aimé, Clara, Josette, Madeleine, Sophie, qui ont permis de lever en partie le voile, chacune révélant un Malraux différent.

08/07/2026, 07:00

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Jeunesse à la Fleur : grandir dans l’ombre de la violence

Jeunesse à la Fleur est le premier roman de Rym Khelil paru en 2025 aux éditions Barzakh. Le récit autofictif - c'est-à-dire que l'auteure s'inspire de son vécu en y mêlant la fiction - se déroule à Alger, pendant la décennie noire et met en scène des adolescents se préparant au BAC. Par Ghozlène Benabi.

07/07/2026, 17:18

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Dans les coulisses de Bahreïn, un roman d’espionnage très actuel

Si vous avez envie de jouer aux espions à l'ombre de Téhéran pour apprendre tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'émirat de Bahreïn. Une ambiance à la John Le Carré dans ce roman qui a été écrit en 2023 mais qui éclaire parfaitement les conflits d'aujourd'hui.

07/07/2026, 16:17

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Raconter l’Amérique eugéniste à hauteur de femme : Mon corps donné pour vous

En 1924, Carrie Buck, 17 ans, est envoyée dans une institution de Virginie où médecins, juges et travailleurs sociaux préparent sans le lui dire le procès qui doit légitimer sa stérilisation. À partir de l’affaire Buck v. Bell, Marouane Essadek construit, chez Noir sur Blanc, un premier roman documenté et rageur sur l’eugénisme américain, ses discours de progrès et les vies qu’il a méthodiquement confisquées.

07/07/2026, 11:10

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Notre-Dame-des-Anges : Célia Houdart à l'écoute des voix disparues

À l’automne 1938, Henri vit auprès de Rachel, son épouse atteinte de sclérose en plaques, dans une clinique près de Liège. Marcelle, pianiste en tournée entre le Maroc, l’Égypte et l’Italie, lui écrit depuis les gares, les paquebots et les chambres d’hôtel. Célia Houdart publie chez POL Notre-Dame-des-Anges et transforme une correspondance familiale couvrant les années 1935 à 1944 en un roman de désir, de maladie et de guerre imminente. Révélation le 20 août.

07/07/2026, 11:03

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Clémentine Mélois, le grand déménagement des souvenirs

Un verre Musclor brisé, des assiettes sorties des placards, des coupures du Dauphiné libéré : sur le point de déménager après une rupture, la narratrice de Choses que je croyais perdues emballe davantage qu’un appartement. Clémentine Mélois transforme ces restes domestiques en récit d’apprentissage vif, drôle et fissuré, où chaque objet remet une histoire en circulation. À retrouver, le 20 août.

07/07/2026, 11:02

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Le roman qui imagine Israël sans ses Palestiniens

Plus d’ouvriers, plus de conducteurs de bus, plus de vendeurs… La société israélienne est à l’arrêt. À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L’un est journaliste, un sioniste libéral, critique à l’égard de l’occupation militaire de la Cisjordanie et de Gaza, mais fidèle au projet du pays ; l’autre, cameraman palestinien, est hanté par les souvenirs de sa grand-mère récemment décédée, jamais remise de la Nakba et de la perte de sa ville, Jaffa. 

07/07/2026, 09:00

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Amateurs de Shameless, une nouvelle famille dysfonctionnelle vous attend

Vous pensez avoir une famille dysfonctionnelle ? Attendez de rencontrer les Flynn. Rien ne va plus chez eux. La mère tente de sauver son mariage en s’essayant au couple libre, tandis que le père s’enfonce dans une crise existentielle forcément pathétique.

07/07/2026, 08:00

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Alizée Delpierre enquête sur l’esclavage moderne en France

Après Servir les riches, sa première enquête retentissante chez les grandes fortunes, Alizée Delpierre poursuit sa réflexion sur les rapports de domination et d’exploitation. Dans ce nouveau terrain inédit nourri de nombreux témoignages et de scènes stupéfiantes, elle fait tomber un tabou : aujourd’hui en France, autour de nous, dans tous les secteurs d’activité, il existe des travailleurs que leurs employeurs traitent comme des esclaves. 

07/07/2026, 07:00

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Nouvelle-Zélande – France : les copains du rugby

34-32 à Christchurch, samedi 4 juillet : pas besoin de canicule pour suffoquer durant cette première journée des phases de poule. Nouvelle-Zélande – France, affiche de rêve du Championnat des Nations. Oppressés, les Bleus ont cédé face à des All Blacks qui les ont usés sans jamais vraiment les écraser. Duel de titans ? Sûr. Et pour mieux le mesurer, je vous propose trois œuvres pour mieux le comprendre.

 

06/07/2026, 20:30

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De Shefa Amr à Paris, la grande traversée familiale de Jadd Hilal

À Shefa Amr, Aïda grandit parmi les champs, les figuiers, les bœufs et Adam, le garçon juif du voisinage. Puis viennent les mariages contraints, l’exode, Beyrouth, les guerres et les appartements que l’on quitte avant d’avoir pu les appeler maison. Dans Ici commence la terre, Jadd Hilal suit plusieurs générations palestiniennes à travers une mémoire qui refuse de se laisser déraciner. Généalogie à suivre le 21 août.

06/07/2026, 13:15

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De guerre ou d’ailleurs : Séverine Chevalier refuse l’effacement

Rémi a longtemps cru sa mère morte. À quinze ans, il découvre que Minerve vit sous le nom de Lolita B., ancienne figure de téléréalité devenue matière à requêtes, moqueries et fantasmes publics. En suivant son fils, sa mère et ceux qui ont contribué à la transformer en spectacle, De guerre ou d’ailleurs compose un roman noir et social d’une violence saisissante. Dans les tranchées, le 20 août.

06/07/2026, 11:32

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Celle que je suis

06/07/2026, 11:01

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Dimitri Bortnikov : Tombeau de Parsifal revisite les blessures du passé

Tombeau de Parsifal, de Dimitri Bortnikov, paraîtra le 19 août aux éditions Rivages. Dans ce roman, un écrivain franco-russe retourne dans sa ville natale après vingt ans d'absence afin de comprendre les circonstances de la mort de sa mère. Ce voyage, nourri par les souvenirs, la culpabilité et la quête de justice, devient une exploration de la mémoire et des frontières entre vengeance, pardon et responsabilité.

06/07/2026, 09:29

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Un roman rural plonge dans les blessures d'une famille québécoise

Lait cru, premier roman de Steve Poutré, paraîtra le 20 août 2026 aux éditions Les Escales. Lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général, ce roman plonge le lecteur dans une ferme laitière québécoise où un enfant grandit au sein d'une famille marquée par les troubles psychiques, la rudesse du monde agricole et une violence omniprésente.

06/07/2026, 08:23

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Suzanne Valadon, l'insoumise : Agnès Clancier retrace le destin d'une artiste libre

Suzanne Valadon, l'insoumise, d'Agnès Clancier, paraîtra le 25 août aux éditions des Instants. Ce roman biographique retrace le parcours de Suzanne Valadon, artiste majeure de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, en revenant sur son ascension dans un univers artistique largement dominé par les hommes et sur l'affirmation d'une liberté qui irrigue toute son œuvre.

06/07/2026, 07:14

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En vacances : 7 romans français à lire avant la rentrée littéraire

Du retour d’Adamsberg au conte végétal de Charlotte Monsarrat, le premier semestre 2026 a fait émerger des succès de librairie aussi bien que des échappées plus discrètes. Tous publiés entre le 1er janvier et le 30 juin, ces sept romans écrits en français offrent, avant le déferlement de la rentrée, une cartographie vivante des lectures qui ont compté. Et compteront encore ces prochaines et estivales semaines. 

05/07/2026, 14:48

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Une bibliothèque conjugale devient le vrai enjeu d’un divorce

« Aucune histoire ne devrait débuter de cette façon », se dit Cécile Blain, cinquante-six ans, en jetant un ultime regard sur son appartement vide. Après un divorce, elle s’apprête à déménager le dernier vestige de sa vie passée : sa bibliothèque. 

05/07/2026, 08:00

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Un roman social sur ceux que personne ne vient sauver

Dans les tours de béton aux confins de la ville, Virginia chasse le poids des années et la violence qui l’entoure avec ses rêves de fête et ses dessins d’oiseaux. Entre deux étages, un jeune homme scrute les taches bleues qui naissent sous ses yeux. 

05/07/2026, 07:00

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Méthane : pourquoi ce gaz devient l’urgence climatique oubliée

Cette semaine, la Booksletter traverse un Brésil gagné par la dictature de Vargas, ausculte l’autoportrait de Donald Trump, remet le méthane au cœur de l’urgence climatique, suit le destin d’un caïd colombien et interroge notre rapport au soleil. Une revue de presse où l’histoire, la politique, la science et la littérature se répondent, jusque dans la mise à l’écart, à Moscou, de 18 000 livres ukrainiens sous couvert de conservation patrimoniale.

04/07/2026, 10:42

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Face à un monde en ruines, deux survivants refusent de céder à la haine

Chercher la bête, sixième roman de Loulou Robert, paraîtra le 20 août aux éditions de L'Observatoire. Dans ce récit d'anticipation, l'autrice imagine une société gagnée par une violence inexpliquée, tandis que deux personnages tentent de préserver leur humanité face à un monde qui semble basculer dans la barbarie.

04/07/2026, 08:06

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Quand Montaigne devait préparer l’indocile Henri de Navarre à devenir roi de France

Le Chat de Montaigne, premier roman en français de Nils Minkmar, paraîtra le 20 août aux Presses de la Cité. Dans ce récit historique, l'auteur imagine Michel de Montaigne appelé par Catherine de Médicis à une mission politique au cœur des guerres de Religion, tandis qu'un chat accompagne le philosophe dans une France traversée par les violences et les luttes de pouvoir.

 

04/07/2026, 07:26

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Une relecture romanesque de la vie de Vincent van Gogh

Rien que de grands tournesols, premier roman de Vincent Vigneron, paraîtra le 20 août en librairie. Dans ce récit inspiré de la vie de Vincent van Gogh, l'auteur retrace le parcours intime du peintre, de son enfance aux Pays-Bas jusqu'à ses dernières années, en s'attachant à explorer les doutes, les aspirations et la naissance de sa vocation artistique.

04/07/2026, 06:18