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Les Ensablés - Heureux les pacifiques de Raymond Abellio (1907-1986)

En janvier 1947, les éditions du Portulan publièrent un épais volume au titre biblique, « Heureux les pacifiques », que la critique accueillit avec force éloges, n’hésitant pas à parler de «roman fracassant et excitant » (Pierre de Boisdeffre), de « roman d’une génération » (Maurice Nadeau), tous se montrant impressionnés par  la justesse d’un tableau riche et complexe d’une époque charnière (1934-1945): ainsi Pierre Descaves, selon lequel ce roman est « sans aucun doute, le document le plus important, le plus impressionnant qui nous ait été donné depuis quinze ans, sur l’état d’une jeunesse que guettait le conflit de 1939-1940 et les années, noires et rouges, des refus ou des abandons ». Par Marie Coat

Le 30/04/2023 à 16:45 par Les ensablés

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30/04/2023 à 16:45

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Couronné par le prix Sainte-Beuve, « Heureux les pacifiques » fut écrit en 1945 et 1946 dans la clandestinité par Georges Soulès -alors exilé en Suisse- sous le nom de plume de Raymond Abellio. Largement inspiré par le parcours personnel de son auteur, le roman est, au-delà de son contexte historique et des références politiques qui ont tant frappé les lecteurs de l’époque, un témoignage original de démarche mystique et spirituelle guidée par un espoir de syncrétisme salvateur. Le choix des titres du roman et de ses cinq parties est d’ailleurs révélateur de l’importance de cette démarche dialectique entre sacré et profane ésotérique -voire occulte-: »Heureux les pacifiques » se déroule sous l’égide des évènements majeurs de la chronologie christique (baptême, communion, crucifixion, Pentecôte) enserrant une troisième partie centrale intitulée « Quadrature du cercle ».
 
La première partie (1934  Baptême) s’ouvre sur une séquence d’une grande tension dramatique: un assassinat dont son auteur nous relate sur un rythme haletant l’action, mais aussi ses pensées et sensations. Dès cette  introduction dense, le romancier circule entre plusieurs plans narratifs, entre action et réflexion, description minutieuse et flou déroutant, le narrateur (Robert Saveilhan) ne dévoilant en définitive pas qui est la victime. Après ce début agité, Abellio nous plonge dans l’atmosphère de camaraderie de l’Ecole Polytechnique où Saveilhan rejoint ses camarades communistes militants (Michel, Raoul); il introduit divers personnages-clé du roman  (les jumeaux Ricarda, dont l’un était un ami -militant trotskyste qui s’est suicidé lors des manifestations du 6 février 1934- et l’autre qu’il soupçonne d’être l’amant de Gina, jusqu’ici sa maîtresse).
 
Dans la deuxième partie (1935 Communion), qui prend souvent la forme d’un journal,  l’ Ecole Polytechnique demeure le creuset de Saveilhan et de ses amis, malgré leurs divergences. Évènements et personnages y dessinent des pistes nouvelles de recherche de sens. Alors qu’il prépare ses examens, Saveilhan doit se rendre à Toulouse à l’occasion de la mort d’une parente; il y retrouve un oncle (Pujholac) et le petit groupe de réflexion spirituelle qu’anime celui-ci dans l’Ariège à Péchéous. Ce cénacle est proche de Ricarda, dont l’oncle veut faire son successeur. Sous l’influence de Ricarda -de plus en plus imprégné des idées de Pujholac- le narrateur, de retour à Paris, fait d’importantes rencontres  (Vincent, un banquier, et sa femme Catherine; les activistes d’Estrème et Bichat). A l’ X, les péripéties s’enchaînent autour d’un projet de rapprochement entre catholiques et communistes (il est alors question d’une potentielle alliance militaire franco-russe) et au plan personnel, Saveilhan continue à soupçonner Gina d’infidélité.  Pacifiste, il démissionne du Parti après l’accord Staline-Laval. Il est renvoyé de l’ X et quitte Gina.
 
A la croisée des cinq parties, la troisième (1936-1939 Quadrature du Cercle) est la plus développée. De la politique, elle bascule à la philosophie, sous des formes variées:  journal de juillet 36 à mars 37, récits, dialogues, méditations… Savailhan séjourne trois mois à Péchéous, entre étude du droit et entretiens spirituels  avec Pujholac; il y est rejoint par Ricarda, Gina et d’autres camarades. Puis revenu à Paris, il s’inscrit au PC indépendant, fréquente des groupes de réflexion d’ingénieurs, retrouve son camarade Michel et est mêlé de près à des activistes (assassinat de Vincent, mort de Catherine tuée par une balle perdue lors d’une manifestation contre les Croix-de-Feu). Fin 37, il fonde l’Ordre révolutionnaire avec Ricarda et Michel qui, consterné par le pacte germano-soviétique, démissionne du PC, alors que Ricarda, gagné par l’ascétisme et voyant venir la guerre, se réfugie à Péchéous. Mobilisé, Saveilhan part en Lorraine; en campagne à compter de mai 1940 dans le Nord, il est blessé par un obus et passe sa convalescence à Mayence. Pujholac perd la vue; Ricarda devient exalté, obsédé par la théorie de l’effondrement des continents. Les disciples organisent des passages clandestins vers l‘Espagne.
 
La quatrième partie (1940-1945 Crucifixion) s’ouvre sur la mort de Pujholac, qui a clairement écrit que Ricarda n’est pas le prophète attendu. Saveilhan monte une petite entreprise, retourne à Paris avec Ricarda. En juin 41, les chemins des camarades divergent: Michel et Raoul se tournent vers la collaboration, alors que d’autres veulent partir à Londres. Le narrateur revient à Péchéous où il vit avec Gina, qu’il épouse. De plus en plus illuminé, Ricarda est impliqué dans un scandale de manipulations thaumaturgiques. Saveilhan remonte à Paris en janvier 44. Alors que Michel et Raoul rompent avec les collaborationnistes comme d’Estrème et lancent un nouveau mouvement visant à dépasser communisme et gaullisme, Ricarda est exécuté par des miliciens.
 
Le livre s’achève, dans une certaine confusion, sur un épilogue très ramassé, (1945 Pentecôte) où se règlent les comptes (d’Estrème est éliminé par les SS, Bichat tué par les résistants). Raoul s’engage dans l’armée Leclerc. Lors de cérémonies commémoratives à Péchéous, Ricarda est fêté comme un héros.
 
Roman d’apprentissage ambitieux mêlant des thèmes majeurs -politique et spiritualité, amour et amitié, trahison et fidélité, fuite et engagement…- ainsi que des figures de styles variées au plus près des fluctuations du narrateur, « Heureux les pacifiques » baigne dans le climat intellectualisé de l’entre-deux guerres, puis dans les eaux agitées de l’Occupation et de la Libération. Fondé sur une dynamique forte de rétroaction entre groupes et individus, il oscille entre action et méditation, scène publique et réflexion intime, relations mondaines et fréquentation de marginaux, dans une conquête de la maîtrise de soi d’autant plus malaisée que les évènements historiques y pèsent de tout leur poids (6 février 34, accord Staline-Laval, Pacte germano-russe; genèse et activité de diverses formations politiques telles que la Cagoule,  la Gauche Révolutionnaire de Pivert, le Mouvement Social Révolutionnaire de Deloncle, le Front National Révolutionnaire de Déat; Résistance; scandales financiers,…): difficile de se soustraire à leur influence déstabilisante, aussi lucide et volontaire soit-on.
 
D’une lecture parfois ardue -par exemple dans les épisodes méditatifs consacrés à la recherche métaphysique et ésotérique-, « Heureux les pacifiques » séduit par ses ruptures de ton, son mélange de genres et de styles, sa variété de plans narratifs, qui lui donnent un rythme original, une pulsion vitale, comme dans une œuvre musicale où alternent temps forts et temps faibles, thème et variations.
 
Roman choral aussi, qui tresse les destinées de personnages exemplaires d’une période troublée propice aux tragédies, où choisir une voie juste relève encore plus d’une démarche volontariste et complexe reposant à la fois sur un engagement politique et une recherche spirituelle. L’auteur développe pour chaque protagoniste un thème -qu’il reprend avec ses variations, ses va-et-vient, son rythme- qui modèle son identité (à l’exception d’individus mineurs ballottés par les évènements et qui ne cherchent pas à prendre leur destin en main).
Mais, plus schématiques que les personnages masculins et en petit nombre, les trois personnages féminins sont, d’une certaine façon, des archétypes: Catherine, séductrice mondaine et sensuelle; Lucie, intellectuelle journaliste et romancière, femme d’action qui s’engage dans la Résistance, qui multiplie les aventures amoureuses sans lendemain; et surtout Gina, femme du monde séduisante, décoratrice de mode et peintre, avec laquelle le narrateur vit une relation chaotique, mais qui n’est «pas une voleuse d’énergie comme les autres, les trop donneuses, les trop preneuses, les cérébrales, les masculines»...
Des nombreux hommes gravitant dans le roman, émergent Michel, «second» du narrateur, militant sincère et actif mais «casuiste»; Ricarda, fascinant quoique pétri d’extrêmes contradictions, qui se transforme en un gourou maléfique; Pujholac, l’oncle féru de théosophie, d’astrologie, de chirologie,... maître à penser qui «transformait tout en pensées froides». Robert Saveilhan enfin, le jeune narrateur, dont les aventures s’inspirent étroitement de celles vécues par Georges Soulès: d’origine modeste, il a toutefois accédé à l’ Ecole Polytechnique où il prend la tête des militants communistes, tout en poursuivant une quête spirituelle qu’il approfondit auprès de son oncle et de son ami Ricarda «mon cher double… qui est au courant de tout». Mais là où Ricarda cherche à conquérir des pouvoirs, il veut acquérir maîtrise de soi et connaissance pure, tout en restant impliqué dans l’activisme politique: personnage complexe, écartelé entre des inclinations parfois incompatibles, tournant sur «ce cercle quadraturé par les triomphes et les défaites», mais sincère dans sa démarche.
 
A travers Saveihan, Abellio / Soulès se raconte. Bien qu’issu d’un milieu provincial pauvre, il intègre l’ X mais,  confronté alors à l’inégalité et aux injustices sociales (que la solidarité de son milieu avait jusque là rendues moins criantes) il se révolte contre le système social, cesse de pratiquer sa religion. Ses penchants mystiques le tournent vers les doctrines communiste et socialiste: il adhère aux Etudiants socialistes et aux Jeunesses socialistes, devient premier secrétaire du Centre Polytechnicien d’ Etudes Collectivistes aux côtés de Jules Moch, Louis Vallon,… Nommé ingénieur des Ponts et Chaussées, il part pour quatre ans dans la Drôme, où il milite intensément au Parti socialiste tout en s’immergeant dans le surréalisme (recourant à l’écriture automatique) et dans les lectures d’ouvrages philosophiques et politiques. Après la scission du Parti qui suivit la déclaration Staline-Laval en 35, il se rallie à la Gauche Révolutionnaire (anti-stalinienne) qui déclenche en juin 36 grandes grèves et occupations d’usine et combat les Croix de Feu. A la scission du parti en 38, il se retire du champ politique dont l’impuissance le déçoit. La guerre de 40 de Saveilhan est celle de Soulès: au front, blessé puis presque un an de captivité. A l’été 41, il rencontre Deloncle et participe à l’action du Mouvement Social Révolutionnaire créé par ce chef charismatique entouré de son équipe de durs, ex-cagoulards; mais il est consterné par l’infantilisme idéologique du mouvement, qui d’ailleurs se scinde et exclut Deloncle. Bien qu’actif dans la  création du Front Révolutionnaire National de Déat (qui sera dissous en avril 43), il fournit des renseignements à la Résistance (Bénouville,…). Sa vie connaît alors un revirement: en 43, année charnière pour un Soulès définitivement déçu par le militantisme politique, il se tourne définitivement vers la conquête du Sens  (rencontre majeure avec Pierre de Combas -dont Pujolhac est le double- qui l’initie aux traditions ésotériques). Mis en difficulté à la Libération, il s’exile en Suisse, mais continue à publier romans et essais en France (notamment chez Gallimard); il est condamné par contumace à dix ans de travaux forcés sur la foi de données concernant un homonyme, collaborateur notoire. Le jugement est révisé grâce aux témoignages de Résistants en sa faveur et il est acquitté en octobre 52, ce qui lui permet de revenir à Paris en 53. Il  mène  ensuite, en parallèle de sa vie professionnelle d’ingénieur-conseil, une intense activité d’études métaphysiques, multipliant les recherches, les conférences, les essais, les interventions dans la presse et à la télévision  sur l’ésotérisme et le spiritualisme («Vers un nouveau prophétisme», «La Bible, document chiffré»,..).
 
Roman des cheminements,  livre à clés qui navigue entre action -voire activisme-, traditions ésotériques et livres sacrés, avec de nombreuses références aux  courants culturels (surréalisme) et politiques, «Heureux les pacifiques» nous plonge, avec ses acteurs passionnés, au coeur d’un drame de l’Histoire et d’une crise de l’Occident. Au fil des romans qu’il publiera ultérieurement («La fosse de Babel», «Les yeux d’Ezéchiel sont ouverts»), Raymond Abellio approfondira les types romanesques, s’attachera à faire ressortir les noeuds narratifs porteurs de sens et et creusera les pistes tracées par «Heureux les pacifiques», dans une recherche permanente de la «conscience absolue».

 
 
 

Par Les ensablés
Contact : contact@actualitte.com

1 Commentaire

 

Patrick wagner

21/03/2024 à 14:40

Bonjour,

Comptant réaliser un portrait d'Abellio pour la revue littéraire Livr'Arbitres, serait-il possible de publier votre article ? Ou accepteriez-vous d'évoquer Abellio sous une autre forme ?
Bien cordialement,

Patrick Wagner

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

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Les Ensablés - L'inconstante de Marie de Régnier

Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Les Ensablés - Le Poil de la bête de René-Jean Clot

Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Les Ensablés - L'invitation chez les Stirl, de Paul Gadenne

La vie de Paul Gadenne (1907-1956) a été marquée par l'épreuve de la maladie qui le contraint à abandonner une prometteuse carrière de professeur de lettres classiques et à séjourner périodiquement au sanatorium de Praz-Coutant, en Savoie (cadre de son premier roman « Siloé », objet d'un précédent article). Paul Gadenne termina ses jours à Cambo-Les-Bains, station thermale du pays basque reconvertie dans les années 30 en centre de cure pour les tuberculeux. Par Isabelle Luciat.

27/10/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Conspiration de Paul Nizan (1905-1940), par Nicolas Acker

Non, Paul Nizan (1905-1940) ne fut pas seulement l’auteur d’un incipit resté célèbre et redécouvert par la jeunesse étudiante de mai 1968. « J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie ». Cette « accroche » solennelle cache hélas un peu trop une oeuvre hybride passionnante. Mort en soldat à 35 ans en 1940, il fut jeté aux oubliettes de l’Histoire, répudié par ses camarades communistes. 

Par Nicolas Acker

13/10/2024, 18:34

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Les Ensablés - Octave Feuillet (1821-1890), un parfum de province

On ne lit plus Octave Feuillet (1821-1890), auteur à très grand succès du Second Empire et favori de lˊImpératrice Eugénie ; seul son nom sur la plaque bleue dˊune rue tranquille et banale du XVIème arrondissement, où habitaient de bons amis, m’a un jour rendu curieux de le connaître.
Les titres de ses romans ont l’odeur des armoires à linge bourgeoises, encaustique et lavande : « La Petite Comtesse » (1856), « Histoire de Sybille » (1862), « Julia de Trécoeur » (1872), voire réminiscents de la Comtesse de Ségur « Le Roman dˊun jeune homme pauvre » (1858)… Par Herbert Dune.

29/09/2024, 09:00

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Ambre d'Eclair et l'appel des dragons

10/03/2026, 18:00

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Le temps de la terreur : John Gwynne relance les Terres Bannies avec une fureur intacte

Ici, personne n’entre dans l’âge adulte à pas feutrés. Dans les Terres Bannies, on grandit sous la menace, entre fidélités imposées, récits officiels et violence prête à rompre ses chaînes. Avec Le temps de la terreur (trad. Thomas Bauduret), John Gwynne relance sa mythologie par l’héritage empoisonné : une génération née après les grandes batailles découvre que la paix n’était qu’une trêve armée, et que les vainqueurs, eux aussi, cachent leurs failles sous l’armure. par Théo.

10/03/2026, 11:34

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Avec Terra Murata, Laura Ulonati signe un grand roman d’initiation au bord du gouffre

Sous le soleil trop vif d’une île du golfe de Naples, l’adolescence n’a rien d’un été léger. Elle ressemble plutôt à un territoire miné : rivalités, regards, hiérarchies invisibles, premières morsures du désir. Avec Terra Murata, Laura Ulonati installe son roman dans cette zone trouble où l’apprentissage du monde passe par les ruines, la mémoire et les corps qui cherchent leur place. Sortie le 25 mars.

10/03/2026, 11:02

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Un non pour un oui. Pensées-poèmes

10/03/2026, 10:57

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Un roman fait de voix et de sons : Bruits, l’expérience immersive d’Anne Savelli

Moi qui désormais ne me passionne plus guère que pour le doux silence de la nature ou pour les Suites pour violoncelle de Bach — et qui dois pourtant quotidiennement batailler avec l’horrible patron du bar sis au rez-de-chaussée de mon immeuble afin qu’il renonce aux basses abrutissantes de sa sono —, je dois confesser que Bruits, le titre du dernier roman d’Anne Savelli, avait de quoi m’agacer…

10/03/2026, 10:36

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Somber Jann : elle espionne ses voisins… et découvre qu’un tueur en série habite en face

Jaylen, Jonas et Joshua Jann viennent d’emménager dans la maison voisine. Trois frères, silencieux, presque insaisissables, dont la présence trouble immédiatement l’équilibre du quartier. Depuis la fenêtre de sa chambre, la narratrice les observe chaque nuit. Ce rituel d’observation devient rapidement une obsession. Somber jann : saison 1 de Cynthia Havendean, sera disponible le 16 avril.

10/03/2026, 09:00

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Un amour mort, une mémoire effacée : le thriller sombre de Tendre promesse assassine

Et si le danger ne résidait pas dans ce que l’on ignore, mais dans ce que la mémoire refuse de restituer ? Découvrez Tendre promesse assassine signé Laura Ezrena, à paraître le 16 avril...

10/03/2026, 08:30

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Le Pèse-Dieu : retrouver un être aimé dans un royaume des morts virtuel

Ian Soliane publie Le Pèse-Dieu chez Robert Laffont, dans la collection Ailleurs & Demain, un roman attendu en librairie le 16 avril, qui imagine un futur où les morts continuent d’exister dans un au-delà numérique. L’histoire suit un père qui décide de descendre dans cet espace virtuel pour retrouver sa fille disparue, dans un récit mêlant quête intime et exploration d’un monde situé à la frontière entre la vie et la mort.

10/03/2026, 07:07

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Naples avant Maradona : l’histoire mouvementée d’un royaume au cœur de l’Europe

Avant la Naples de Maradona et Marek Hamsik, il y eut le Royaume de Naples, et Diego n’en était pas le roi. Alain Blondy raconte une longue histoire, du Ve au XIXe siècle, avec des frontières mouvantes, des capitales qui basculent - Palerme ou Naples -, des dynasties qui se succèdent. Et surtout : l’histoire de Naples est indissociable de celle de la Sicile, tantôt jumelle, tantôt rivale, tantôt tenue par le même souverain, sans jamais se confondre vraiment.

09/03/2026, 18:33

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Les Maquettistes

09/03/2026, 15:18

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N’importe quel enfant : Les Orphelins, Une histoire de Billy the Kid d’Éric Vuillard

Billy the kid, petit gars né possiblement à New-York, possiblement en 1859, avait possiblement pour vrai nom William Henry Mac Carty, ou alors pas, c’est flou. À l’époque, celle de sa naissance, il n’était pas destiné à rester dans les mémoires. D’ailleurs l’est-il ? Resté dans les mémoires ? Ce qui est resté, c’est le mythe d’un jeune bandit habile au pistolet et dégommé par les autorités avant sa vingt-deuxième année. De ce mythe associé à une poignée de photos et faits avérés, Vuillard tire un portrait plutôt collectif et tout à fait captivant de quelques desperados de l’Ouest américain au XIXe siècle. 

09/03/2026, 15:05

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Avec Place de la Victoire, 1936, Alexandre Courban poursuit sa chronique du Paris ouvrier

Troisième épisode des enquêtes du commissaire Bornec du XIIIe arrondissement, chronique sociale du Paris des années 30, les années du Front populaire. Alexandre Courban poursuit sa chronique sociale, policière et bien documentée du Paris ouvrier de cette période.

09/03/2026, 11:42

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Jon Fosse : avec Blancheur, le prix Nobel livre un récit bref et vertigineux

Dans les livres de Jon Fosse, il suffit parfois d’un homme qui tourne au hasard sur une route pour que le monde bascule. Depuis le Prix Nobel de littérature qui a consacré son œuvre, l’écrivain norvégien s’impose comme l’un des rares auteurs capables de transformer l’immobilité en expérience vertigineuse. Avec Blancheur (trad. Terje Sinding), il pousse plus loin encore cette littérature du seuil, où le réel se fissure et où la lumière devient un passage. Parution le 2 avril.

09/03/2026, 10:27

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Pourquoi l’argent disparaît toujours avant que le fisc arrive

Un jour, l’argent a appris à voyager sans passeport. Depuis, il circule plus vite que les corps, se dérobe aux frontières et laisse les États courir derrière son ombre. Dans Déclaration de la personne, Elfriede Jelinek observe cette chasse moderne : celle d’institutions qui exigent des individus qu’ils se déclarent pendant que les fortunes, elles, disparaissent dans les marges du monde. La satire devient alors radiographie d’une époque où le capital se cache mieux que les hommes.

09/03/2026, 10:22

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Brûle bébé : premier roman incandescent de Matthieu Barbin

Le premier roman de Matthieu Barbin s’ouvre dans le tumulte d’un rassemblement politique place de la République. Sur scène, Alex prend la parole face à une foule compacte. L’instant est survolté, collectif, traversé par la peur d’un basculement politique et par l’énergie d’une mobilisation.

09/03/2026, 10:20

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Frontières liquides

09/03/2026, 09:00

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Valerio Varesi revient avec La peur dans l’âme, une nouvelle enquête du commissaire Soneri

Avec La peur dans l’âme, de Valerio Varesi, (traduit par Gérard Lecas)à paraître le 16 avril chez Agullo Éditions, l’auteur italien poursuit les enquêtes du commissaire Soneri dans un polar situé dans les montagnes des Apennins, où un village isolé voit la peur s’installer après une fusillade inexpliquée et la traque d’un criminel en fuite.

09/03/2026, 07:06

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Iran : une mère perd quatre enfants dans la répression des mollahs

Il existe des livres qui ne racontent pas seulement une histoire : ils ouvrent une cicatrice. Depuis la révolution de 1979, l’Iran vit sous un régime qui a transformé la foi en instrument de pouvoir et les familles en champs de bataille. Dans ce roman inspiré de faits réels, une mère voit ses enfants engloutis par la machine répressive. La littérature ne répare rien ; elle empêche seulement que les morts disparaissent une seconde fois.

07/03/2026, 15:06

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Désorientations d’un GPS algérien

Quand on entame la lecture de La partie immergée de l’iceberg. Éloge du GPS algérien, on adhère presque immédiatement à la démarche du nouvel essai que signe le cinéaste Lamine Ammar-Khodja. Par un usage rafraîchissant de l’auto-dérision, la mise en récit de ses déambulations introspectives sur l’histoire algéro-française et ses géographies « brumeuses » trouve un ton juste : agréable, frais, nonchalant et parfois féroce.

07/03/2026, 10:21

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Musique classique, santé numérique et désillusion cubaine

Dans le vacarme des algorithmes, des guerres culturelles et des diagnostics en ligne, les livres persistent : ils observent, dissèquent, contestent. Cette semaine, la Booksletter circule de Bach aux dactylos oubliées, des gourous de santé numérique à la désillusion cubaine de Leonardo Padura, jusqu’aux alliances secrètes du vivant. Autant de récits qui scrutent une même question : comment nos sociétés écrivent-elles leur propre partition ?  

07/03/2026, 10:09

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L'Arabe qui sourit

07/03/2026, 09:00

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Un livre retrace la vie d’une élue de village à travers un siècle de mutations

Lucette Routaboul : une histoire mondiale, de Jean-Robert Jouanny, paraît aux Éditions de l’Aube dans la collection « Regards croisés » le 3 avril 2026. L’ouvrage retrace la trajectoire de Lucette Routaboul, maire d’une petite commune du Tarn, dont la vie permet de parcourir près d’un siècle d’histoire rurale française et d’en saisir les transformations à hauteur d’individu.

07/03/2026, 07:30

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Mohamed Boclet : un livre pour comprendre comment mieux utiliser son cerveau

Votre cerveau va vous sauver, de Mohamed Boclet, paraît chez Robert Laffont le 9 avril. Dans cet essai consacré aux capacités d’apprentissage et à la plasticité cérébrale, l’auteur propose d’explorer le rôle que peut jouer une meilleure compréhension de notre fonctionnement mental pour améliorer le bien-être et la santé psychique.

07/03/2026, 07:00

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Assurbanipal ou l’apogée de l’empire assyrien

Un livre en appelle souvent un autre. C’est en lisant Les fleuves du ciel d’Elif Shafak (Flammarion) que j’ai eu envie d’en savoir plus sur le roi d’Assyrie, Assurbanipal. Et comme si j’avais été écoutée, les éditions Perrin viennent de sortir sa biographie, Assurbanipal. Le roi assyrien derrière la légende de Sardanapale, signée par l’historienne de l’Antiquité, spécialiste de latin, de grec, d’hébreu, d’araméen et d’akkadien, Josette Elayi.

06/03/2026, 16:38

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Ce qu’il nous reste à aimer : un premier roman qui ose regarder la fin de vie en face

Dans la littérature contemporaine, la maladie surgit souvent comme un révélateur brutal : elle fissure les existences trop lisses et oblige les personnages à regarder leur vie en face. Dans Ce qu’il nous reste à aimer, Camille Dupuis s’inscrit dans cette tradition, mais avec un ton mordant et une ironie sociale qui déplacent le récit vers un territoire plus acide, presque inconfortable. Ici, la fin annoncée devient surtout un laboratoire des illusions familiales et des vies bien rangées.

06/03/2026, 16:04

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Pourquoi avons-nous l’impression de subir nos vies ?

Reçue par le Premier ministre espagnol et décorée de l’Ordre du Mérite civil, Gisèle Pélicot ne se contente pas de passionner les Français : pour sa deuxième semaine, elle confirme sa place de numéro 1 des ventes sur la période du 23/02 au 01/03, avec 37.840 exemplaires supplémentaires, portant son total à 97.938 ventes pour Et la joie de vivre (Flammarion).

06/03/2026, 12:55

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Le jour où une star du cinéma devient invisible

Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde, nouveau roman de Stéphane Carlier, paraîtra le 2 avril 2026 aux éditions du Tripode. Le livre imagine la journée déroutante d’une immense star du cinéma français qui, du jour au lendemain, se réveille dans le corps d’un homme ordinaire et voit soudain son statut, son entourage et son identité lui échapper.

06/03/2026, 07:26

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Venise 1934 : le face-à-face Mussolini-Hitler au cœur du nouveau roman de Fabiano Massimi

Le Pacte de Venise, roman de Fabiano Massimi traduit de l’italien par Renaud Temperini, paraîtra aux éditions Albin Michel le 2 avril 2026. Situé à Venise en 1934, au moment de la première rencontre publique entre Benito Mussolini et Adolf Hitler, le livre mêle intrigue politique et enquête autour d’une affaire liée à l’intimité du dictateur italien et au destin d’une femme longtemps effacée de l’histoire.

05/03/2026, 18:38

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Yvonne Jean-Haffen : la peintre bretonne sort enfin de l’ombre

05/03/2026, 18:01

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Un survivant revient vingt ans après un massacre familial

Litta est une petite île des Hébrides où les moutons sont plus nombreux que les habitants. On n’y trouve qu’une école, une unique route et quelques maisons éparses. Dans un lieu aussi isolé, les événements marquants ne passent jamais inaperçus. 

05/03/2026, 12:28

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Arrêter de fumer ? C’est facile ! (non)

KO la clope – À notre santé, album scénarisé par Jérôme Derache et dessiné par Juan, paraîtra le 1er avril 2026. L’ouvrage suit un groupe d’amis qui décident d’arrêter la cigarette et tentent, chacun à leur manière, de surmonter les difficultés du sevrage.

 

05/03/2026, 09:03

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L'inventaire des rêves

05/03/2026, 09:00

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Des personnalités sont tuées par l’explosion de leur smartphone

Le roman Morts à l’appel, signé par Denis Dommel et publié aux Éditions de l’Aube, paraîtra en librairie le 3 avril 2026. Ce premier livre suit une journaliste spécialisée dans les affaires criminelles confrontée à une série de morts inexpliquées : des personnalités sont tuées par l’explosion de leur smartphone, une affaire sensible que les autorités tentent d’étouffer tandis qu’une enquête s’engage pour en comprendre l’origine.

05/03/2026, 07:21

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Le nouveau Aurélie Valognes : découvrez un extrait inédit de son roman

« Ambre, ma fille, viens. La vie vaut la peine d’être vécue. » Derrière une vitre de maternité, Camille s’adresse à son enfant et lui esquisse une promesse : une existence à deux faite de douceur, de nature et de poésie. Dans L’émerveillement, Aurélie Valognes installe d’emblée ce lien fragile et puissant, au cœur d’un récit où l’amour filial se construit dans la patience, l’attention et la découverte du monde. 

04/03/2026, 18:33

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L’odeur du graillon : Rémi Letourneur fait entrer les quartiers populaires en poésie

La poésie qui décrit le réel à sa racine n’est pas forcément une poésie dépourvue de lyrisme : Rémi Letourneur en donne un merveilleux exemple.

04/03/2026, 15:18

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Dan Simmons : Hypérion et Endymion, la saga qui a marqué l’histoire de la science-fiction

L’écrivain américain Dan Simmons (Daniel Joseph Simmons) est décédé le 21 février 2026 à Longmont, dans le Colorado, à l’âge de 77 ans, avec son épouse Karen et sa fille Jane à ses côtés. Mesurer ampleur de son œuvre revient à comprendre qu'il a traversé traverse science-fiction, horreur et fiction historique. Mais deux cycles se dégagent malgré tout nettement : Hypérion et Endymion.

04/03/2026, 13:17