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French Pulp Editions : on ne devient pas impopulaire sans raisons

ENQUÊTE – Montée fin 2016, la maison d’édition French Pulp repose sur Nathalie Carpentier, femme de tête. Et il en fallait, pour mener de front des activités éditoriales, d’agente littéraire et audiovisuelle ou encore de gestion patrimoniale. Beaucoup d’activités, prometteuses au demeurant, et complémentaires. À ceci près qu'auteurs, partenaires, prestataires dénoncent désormais une « gestion hasardeuse ». Voire, pour certains, « un comportement odieux ».

Le 17/12/2019 à 12:00 par Nicolas Gary

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17/12/2019 à 12:00

Nicolas Gary

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#WTF - pixabay licence

« C’est une femme de promesses non tenues et de menaces », nous explique une autrice, lésée comme nombre d’autres. « Il serait d’ailleurs plus simple de recenser les écrivains qui n’ont pas eu à subir son tempérament histrionique. » À ce jour, plusieurs auteurs publiés par French Pulp ont choisi de prendre un avocat, pour défendre leurs intérêts, premier indice.

Le diffuseur, source de tous les “mots”

Selon nos informations, confirmées chez Interforum, le diffuseur-distributeur, une procédure serait d’ailleurs en cours, portée par la responsable de French Pulp, qui met en cause son partenaire. « Sur 2019, la maison est passée dans l’équipe de diffusion Robert Laffont », nous précise-t-on. « La structure est petite, avec des tirages de 1500 à 3000 exemplaires, des textes qui sont parfois excellents, mais qui n'ont pas eu de chance », reconnaît-on dans la filiale d’Editis.

« Cependant, invoquer des “méventes” revient couramment chez les éditeurs qui ont en tête de casser leur contrat, mais ici c’est infondé : les mises en place sont effectives. Les livres ne trouvent pas leur public, tout bonnement. » Or, en l’état des relations, Éric Levy, ex-président d’Interforum, avait même accepté de mettre un terme par avance aux accords passés, dont l’échéance était à septembre 2020. Significatif.

« Fin 2018, les titres avaient été bloqués chez Interforum, suite à un différend avec French pulp », témoigne l'imprimeur Pulsio Print. « Un huissier était intervenu, parce que les exemplaires produits ne nous avaient pas été réglés par la maison. » Ce dernier a toutefois pu récupérer une partie des sommes – une partie seulement.

Des libraires, apprenant ce blocage, ont eu quelques réticences par la suite à accepter des offices — et la spirale s’enclenche alors, d’une défiance vis-à-vis de la maison, et par conséquent, de ses auteurs.


Nathalie Carpentier - DR

« De ce point de vue, la société a connu beaucoup de changement de partenaires pour l'impression », avoue pudiquement un ancien salarié. Un détail qui ne trompe pas : dans les relations commerciales qu’entretient un éditeur avec son imprimeur, plus la demande augmente, plus les délais et les coûts diminuent. « Changer trop fréquemment d'imprimeur, sur une aussi courte période, est rarement un indicateur positif  – souvent en lien avec la trésorerie », poursuit-il.

Chez Interforum on reconnaît « avoir rencontré plusieurs dysfonctionnements avec la maison, dans les remontées d’informations. French Pulp n’a jamais été l’un de nos éditeurs les plus commodes ». Or, la direction du diffuseur-distributeur avait même proposé, début septembre, des pistes pour améliorer le positionnement de la structure éditoriale à plusieurs niveaux.

“Plus commerçante qu'éditrice”

« Nathalie Carpentier décèle facilement des conspirations, pour justifier que la situation tourne en sa défaveur », ajoute une ex-salariée. « Nous étions assez jeunes dans l’équipe — pour ne pas dire inexpérimentés. » Et probablement plus enclin à plier l’échine. « Quand j’ai rencontré les premières difficultés avec elle, je n’avais que les salariés en interlocuteurs », se souvient Jean-Marc Pitte, écrivain qui a aujourd’hui décidé de confier son histoire à un avocat. « Ils avaient quelque chose de terrorisé, limite une loi du silence imposée, comme si personne d’autre qu’elle n’avait le droit de parler. »Il est l’un des rares à accepter de témoigner ouvertement : « Lors de notre première entrevue, Nathalie s’est présentée comme “plus commerçante qu’éditrice”. Original, mais pourquoi pas », relève ce journaliste et auteur de plusieurs essais. À la parution de son premier roman chez French Pulp, les obstacles viendront rapidement : « Plus de trois mois pour obtenir le règlement de l’à-valoir, une commercialisation effroyable… » La faute du diffuseur s'entendra-t-il répondre.

Et plus grave, alors que les ventes de La mutualisation du crime ne décollent pas, il reçoit une lettre RAR lui indiquant qu’en regard des résultats, la collaboration avec la maison cessait. « Elle a alors vendu le stock de livres à un soldeur, sans même me consulter, ce qui était dans notre contrat ! » Depuis, représenté par le cabinet Pierrat, le romancier veut obtenir réparation : « Ce livre, j’aurais pu le faire vivre dans les salons où je me rends, mais il n’existe plus — je n’ai même pas reçu ma dernière reddition de comptes. »

Or, si la version papier a été éradiquée, l’éditrice continue d’exploiter le titre en version numérique. « Mauvaise éditrice, mais bonne commerçante », résume-t-il.

Fermeture prochaine pour “effacer les dettes” ?

« Nathalie apprécie tout particulièrement le bénévolat, surtout quand il est involontairement pratiqué », dévoile avec aigreur une salariée. « À plusieurs reprises, nous avons dû demander le versement de notre salaire, avec ce paroxysme le 10 décembre, où elle nous a annoncé par mail que l’on ne serait pas payé de novembre ni de décembre. »


livres remisés, auteurs non avertis

À ce titre, les salariés ont eu le déplaisir d’apprendre de la directrice de la maison qu'elle allait lancer une procédure collective, de sauvegarde en l’occurrence. Cela signifie que les AGS, le régime de garantie des salaires, devait les prendre en charge, avec un délai d’un mois à compter du moment où la procédure est déclenchée. « Sauf que l’on a découvert que la procédure n'avait pas été enclenchée aux dates dites, ce qui diffère d’autant le paiement de nos salaires », se désole un salarié. 

Plus étrange encore : si la rotation des salariés est impressionnante, celle des fournisseurs et prestataires fait frémir. Un salarié insiste : « Imprimeurs, maquettistes, graphistes, correcteurs, attachés de presse externes : tout cela semble avoir obéi à une logique toujours identique. Trouver de nouveaux partenaires, et “planter” les anciens. » Avec l'assurance de règlements à venir, toujours à venir. Sollicités par ActuaLitté, nombre de partenaires ayant travaillé avec French Pulp confirment la situation.

Et de continuer : « Certains se sont même entendu répondre qu’ils seraient payés entre janvier et mars 2020, mais la société sera fermée d’ici là. » Fermée ? « Elle s’en est ouverte à nous : elle compte rouvrir une structure, pour effacer les dettes de French Pulp, tout en promettant de maintenir nos emplois. Un tel effort de transparence fait chaud au cœur », ironise-t-il.

Une force de conviction à toute épreuve

« Ce qui force l’admiration, en regard de tout tout cela, c’est sa force de persuasion à l’égard des auteurs. Car elle est bonne lectrice en plus. Elle brandit Interforum comme un Graal — tout en blâmant le distributeur en interne — et souligne la force de son réseau dans le secteur audiovisuel. Faire miroiter le cinéma devient rapidement convaincant, eu égard aux revenus que ce secteur génère pour un écrivain », insiste un ex-salarié.

Pour autant, la contractualisation et le respect des engagements laissent planer des doutes. « Il a fallu refaire tous les contrats, parce qu’ils n’étaient pas aux normes. Certains auteurs ont signé avec Nathalie Carpentier, et pas avec French Pulp. On a des exemples de livres publiés sans contrat, d’ailleurs, ou d’autres avec une seule exploitation numérique, dont il y eut pourtant des versions imprimées. »

Ce point soulève quelques interrogations, mais par contrat, il est en effet possible de signer avec une personne — une clause autorise alors à collaborer avec une société pour l’exploitation de l’œuvre. « Sauf que cela ne la protège pas le moins du monde. Et il faut encore l’autorisation de l’auteur pour que cette exploitation se fasse », nous indique une avocate.

Et puis, les cas s'empilent : qui n’a pas perçu son à-valoir pour un livre sorti voilà plus de deux ans, ou des arrêts de commercialisation effectués sans que les auteurs ne soient alertés « ni que la procédure leur permettant par exemple de racheter le stock, ne soit respectée ». Une situation qui concernerait aujourd’hui une petite dizaine d’auteurs, tout de même.

Blanc ou noir, avec moi ou contre moi

« Le plus insupportable reste la relation qu’elle entretient avec les uns et les autres : un manichéisme total. Soit on est avec sa société, soit on est contre. Et dans ce cas, l’insulte vient facilement », insiste une ex-salariée, Caroline Sauvage. 

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Sa situation prend un tout autre sens. Salariée en alternance, elle porte un regard désabusé sur l'expérience vécue, « qui heureusement s’est rapidement finie. C’est à vous en dégoûter de travailler dans l’édition, ce qui représentait pour moi un rêve ». 

La jeune femme découvrira en effet que son apprentissage n’avait pas été déclaré. « Je travaillais au black ! » Une erreur du côté du comptable, manifestement : « Les oublis existent, mais ils se corrigent aussi... » Profitant de ce défaut de contrat pour quitter l’entreprise, elle attaquera aux Prud’hommes, et vient de remporter la procédure. « Nous avons pu démontrer que mon travail consistait en tout, sauf ce pour quoi j’avais été embauchée. Elle vend du rêve, mais la réalité est glauque. »

Certains se rappellent d’ailleurs « sa demande d’arroser les plantes le dimanche au bureau », symptomatique. « Au-delà de mon cas personnel, ce qui se passait est inadmissible . Et je précise que depuis juillet que le tribunal m’a donné partiellement raison (le harcèlement n'a pas été reconnu), j’ai toutes les peines du monde à obtenir les sommes fixées », reprend Caroline Sauvage.

Pour une autre salariée, « nous entretenions toujours l’espoir que ça s’améliorerait », mais au quotidien, « et dès les premiers jours, j’ai assisté à ce qu’on qualifierait d’humiliations. Je parlerais même de maltraitance ». Phrases indélicates, situations inconfortables quand il s’agissait d’apporter des réponses à des interlocuteurs désemparés « et légitimement agacés » : les tensions « sont devenues monnaie courante ».

« À vous raconter tout cela, on se dit que c’est impensable, que rien n’a pu être aussi terrible. Mais c’est vrai. Et ce qui me dérange le plus, c’est que cette femme ne témoigne d’aucun respect pour quiconque. Je l’ai perçu dès le début, et cela n’a été que confirmé avec le temps. » 

Selon des salariés et des auteurs, elle aurait un exercice « quasi tyrannique de son pouvoir ». Et ce, jusqu’à « demander expressément aux employés de réaliser de petites choses, envoyer un mail, répondre », pour une autre structure qu’elle dirige, CAL France (Création Audiovisuelle Littéraire), originellement fondée par son mari, Jean-Marie Carpentier. « C’était la structure qui travaillait avec Editis pour les droits audiovisuels de nombre d’auteurs », qui réunit plusieurs maisons du groupe. « Mais là encore, il y aurait tellement à dire », affirme un ancien d’Editis.

Miroir aux alouettes

La question, l’évidente interrogation demeure : comment tout cela a-t-il pu fonctionner ? « Nathalie Carpentier est une femme avec une incroyable personnalité, un charisme et une assurance qui fascinent. Elle dispose d’un fonds éditorial impressionnant, et a su convaincre des auteurs contemporains de la rejoindre. French Pulp, sur le papier, avait tout pour réussir », analyse un proche. « Et puis, elle aime rappeler qu'elle a mis de son argent personnel, en plus de celui des investisseurs. »


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Plus encore, chacun reconnaît « cette faculté à convaincre, par des promesses qui miroitent sans cesse ». Ainsi, tant au sein de l’équipe, que chez les écrivains, « elle obtient ce qu’elle souhaite, la bonne volonté prend le pas, dans les premiers temps, avant la prise de conscience. Mais même si l’on s’en rend compte, les gens sont corvéables à merci, et les personnes compétentes rapidement lessivées », note une autrice. 

Du côté des auteurs, certains ont baissé les bras : « On sait que pour l’argent, c’est perdu. Certains lui doivent encore des livres, par engagement contractuel, d’autres ont carrément tous leurs ouvrages chez FP. Mais il faut empêcher cette nuisance, et que le désastre ne se prolonge », nous écrit l’une d’entre elles, exaspérée. « La perspective du cinéma, qu’elle m’a régulièrement brandie, séduirait n'importe qui, évidemment. C’est mirobolant ! Et elle sait jouer de son passé d’agente pour l’audiovisuel ! »

Les promesses n’engagent toutefois que ceux qui les écoutent. « À une époque où la précarité des auteurs devient enfin manifeste, des éditeurs de ce genre tuent la profession. Ça devient plus que nuisible, et elle en a conscience », reprend l’un d’eux. « Elle a été capable d’envoyer des lettres de menaces et d’injonctions, me sommant de ne pas raconter le différend que l’on avait à d’autres auteurs. » Voire, ce qui s’apparenterait à du chantage : « Je ne serai payé de mes droits que si je ne dis rien… »

Tout ça pour découvrir par hasard que ses ouvrages, plus exploités en papier, se retrouvent vendus… en numérique, « sans que j’en sois informé. Elle te déroule le tapis rouge, et quand tu es auteur, que tu as connu 100.000 galères, rencontrer une éditrice qui te traite bien, ça fait que tu ne vois que la moitié du loup venir ».

Société d'économies mixtes

Un ancien partenaire en atteste : « Après les levées de fonds qui ont permis de monter la société, elle s’est retrouvée dans une situation complexe : contrôler l’opérationnel, alors que ce n’était pas vraiment son fort. Il me semble alors que l’insécurité qu’elle a pu ressentie a été compensée par un surcontrôle, une agressivité. »

Et d’ajouter : « Dans cette logique, la question des factures a fini par tourner au vinaigre : il ne fallait payer qu’au dernier moment, à chaque fois attendre le plus possible. Mais entre imposer des délais de règlements de la sorte et arriver à ce qui paraît être une faillite, il y a un gouffre. »

Jusqu’à aboutir à des erreurs comptables étonnantes : ActuaLitté a notamment pu consulter ce courrier reçu par un auteur, qui apprend par RAR qu’il devra… s'acquitter des montants dus aux Agessa. Logiquement due par le diffuseur (ici l’éditeur), cette somme « suite à une erreur » lui a été versée, et charge à lui de la rembourser, évidemment.

Ce qui n’empêche manifestement pas de publier des livres… sans contrat comme nous l’évoquions. Un auteur nous raconte comment il aura refusé la première version du contrat qui lui fut présentée. Mais le livre paraît tout de même ! « Il s’est passé une dizaine de jours avant qu’elle ne me renvoie de nouveaux documents. J’étais comme pris au piège, avec un couteau sous la gorge : le livre était déjà en vente. Et bien entendu, le contrat qu’elle m’a fait parvenir était antidaté. »

Un autre découvrira par hasard la parution de son roman, et attendra près d’un mois pour qu’on lui soumette un accord. « J’ai été idiot, et coupable de signer un contrat illégal de surcroît. C’est ma faute, mais comme d’autres, j’ai cru, et j’étais à l’époque assez vulnérable, ce qu’elle savait. » Pour ce dernier, l’affaire va se poursuivre devant les tribunaux, avec son avocat. « Le plus ironique ? Le contrat est à son nom, pas celui de French Pulp. »

Démêlés juridiques, passés, présents, futurs

Maitre Emmanuel Pierrat, indique à ActuaLitté disposer à ce jour de « trois dossiers ouverts par des auteurs ». Selon l’avocat, quatre points ont été clairement identifiés à travers les témoignages apportés. « La société ne paye pas les auteurs, voire considérerait qu’elle n’a pas à le faire, sauf quand des moyens musclés sont employés », pointe-t-il.


y'a quelqu'un ? – pixabay licence

À ce titre, l’avocat a fait condamner le 20 septembre dernier la dirigeante de la maison : dans l’ordonnance de référé consultée par ActuaLitté, le tribunal de grande instance de Paris condamne à verser une somme de 3963 € à Jean-Pierre Ferrière, « à titre d’indemnité provisionnelle à valoir sur l’ensemble de son préjudice patrimonial ». Une astreinte de 200 € quotidienne sur six mois était aussi imposée à l’éditrice. 

Elle devait par ailleurs fournir les factures d’impression de l’ouvrage, La Seine est pleine de revolvers, ainsi que le nombre d’exemplaires vendus, papier et numérique pour 2017 et 2018 ou encore le nombre d’exemplaires hors droits et détruits sur ces mêmes années, avec le certificat de pilonnage. Enfin, de présenter les justificatifs de l’état des stocks sur les deux années.

Autre point, relève l’avocat, « la promesse de ses relations dans l’audiovisuel, qu’elle fait miroiter aux auteurs, sans éléments probants ». Contractuellement, l'avocat note la présence de « clauses de préférences extravagantes. La cession d’œuvres futures est extrêmement encadrée, mais il faut relever que depuis un an, les contrats proposés ont connu quelques changements ». 

Enfin, point délicat, « le recours au pilon, sans avertir les auteurs ni respecter les usages de la loi en la matière ». Emmanuel Pierrat conclut : « C’est un cas de figure exemplaire : des éditeurs qui se méprennent, se montrent inattentifs ou font une erreur, il en existe. Ici… » Dont acte.

D’ailleurs, dans le cadre d’une autre procédure initiée par un auteur, non payé de ses droits — engagé par contrat avec Nathalie Carpentier à titre personnel —, une assignation lui a été délivrée dans sa maison de campagne, l'intéressée ne laissant plus d’adresse à Paris.

“Un vampire qui s'est emparé de mon être”

Par ailleurs, certaines clauses détaillées virent à l’absurde, comme ce droit de préférence imposé au-delà du raisonnable. « Signer avec elle, c’est être lié corps et âme : toute la production doit lui être soumise. Et en somme, nos œuvres passées, présentes et futures lui appartiennent », constate une romancière, désemparée.


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« Ce qu’elle m’a fait », reprend-elle, résumant assez bien la pensée de nos différents interlocuteurs, « c’est désastreux. Je n’arrive plus à écrire, obsédée par ce désastre : c’est devenu une source d’insomnie, d’angoisses ». 

Un romancier qui a débuté sa carrière voilà une vingtaine d’années ajoute : « Ma chance, c'est qu'il s'agit moins d'une question d'argent que cette brutalité manifestée. Une fois qu’elle a obtenu de moi ce qu’elle attendait, je ne servais plus à rien. Elle n’a aucune idée de ce qu’est un auteur : elle me donne le sentiment d’un vampire qui s’est emparé de mon être. »

Lui, comme d’autres, avait pourtant servi de caution, permettant d’attirer de jeunes plumes. « Elle nous a utilisés, comme des garanties, des gages de fiabilité : si nous, auteurs confirmés, avions intégré French Pulp, alors la maison disposait de la légitimité et de la crédibilité nécessaires pour convaincre. » Chose que confirme l’un des derniers écrivains arrivés dans l’écurie, en flammes : « Nathalie m’a vanté la présence de telle ou tel, qui lui avaient fait confiance. Je pouvais être pleinement rassuré. » 

De quoi s’en mordre les doigts désormais. « Ces gamins dont le travail a été exploité, c’est dégueulasse », lance un romancier chevronné. « Tant chez les auteurs que les salariés, tous y ont cru, ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Tout ça pour ça. »

Sollicitée, la dirigeante de l'entreprise n'a pas souhaité répondre à nos questions, considérant par mail qu'elle était « seule personne habilitée à prendre toutes décisions pour cette société » et n'avait pas à être « interrogée de quelques façons de ce soit et encore moins  par voie de presse sur des questions internes à cette entreprise ». Ayant tenté de joindre son conseil, nous n'avons pas non plus reçu de réponses.

 

mise à jour 7 janvier 2021 : 

À peine un an après la parution de cet article, nous apprenons qu'au terme d'une procédure classique, la société de Nathalie Carpentier a été mise en liquidation. Pour les auteurs, l'occasion de reprendre leurs droits, tout en perdant de l'argent, évidemment, mais la fin d'une longue agonie pour eux.

 
 

28 Commentaires

 

Vie QuatreSixQuatre

17/12/2019 à 16:39

Très étonnée de trouver ici un article de ce genre. Je ne connais pas cette personne, mais cela à tout l'air d'un réglement de compte en bonne et due forme. Vous aurait-elle lésés également, chez Actualitté ?

Nicolas Gary

17/12/2019 à 16:43

Bonjour !
J'ignore ce qui provoque votre étonnement : nous avons déjà produit des enquêtes sur l'univers du livre. Et pour y répondre, non, cette personne ne nous a pas lésés. Mais nous n'avons jamais non plus travaillé avec elle – à l'exception de quelques chroniques de romans.

pitoff

18/12/2019 à 10:06

Bonjour effectivement ça pourrait ressembler un règlement de compte en fait il n'y a pas une seule petite virgule à changer dans cet article... nous sommes un de ses anciens fournisseurs elle nous a planté de plusieurs milliers d'euros

concernant son caractère c'est exactement ce que j'ai ressenti en contact avec elle

Wildcatt68

22/04/2022 à 22:37

Aïe, hélas, bis repetita, je suis un fournisseur à l'instant planté par Nathalie Carpentier de plus de 15k euros. Je n'avais pas vu cet article avant, dommage pour mon entreprise. Une équipe de 4 personnes licenciée dans la foulée... vous avez obtenu réparation in fine?

Jean-François Pré

17/12/2019 à 17:55

Le monde de l'édition est gangrené par des individus irresponsables, dans le meilleur des cas, ou malhonnêtes, dans le pire. J'ai eu affaire aux deux catégories. Récemment, une maison d'édition suisse, à laquelle j'ai commis l'erreur de faire confiance (Eaux troubles), est en gros retard de paiement. Tous les six mois, le directeur de cette maison, Nicolas Baron, me dit qu'il me paiera dans... six mois. Cela ressemble curieusement à l'article que je viens de lire. Sur 15 livres publiés, je n'ai touché des droits que sur 7... soit pratiquement la moitié. Un éditeur m'avait juré, la main sur le coeur, qu'il finirait par me payer puis... il a fait faillite. Et bien sûr, comme l'auteur passe après tous les créanciers, bernique ! En résumé, comme les auteurs ne sont payés que 15 mois après la parution de leur premier livre, il n'ont pas le temps de se rendre compte si l'éditeur est honnête quand le livre suivant sort.

Alcyon

23/12/2019 à 10:39

La même histoire ! Un éditeur qui me rend ma liberté (droit de préférence abusif) par un contrat de rupture à l'amiable, me rend donc mes droits mais... contre toutes les sommes qu'il me doit (pas le choix si je voulais encore être publié)... mais mon bouquin toujours en vente sur Amazon (alors qu'l me dit par mail les avoir détruits ou envoyé en Afrique ! Toujours très désagréable d'être pris pour un con mais comme m'a dit l'avocat consulté, "je n'attaque pas un franc maçon important" (sic). un autre éditeur local dont j'attends depuis 3 ans la reddition des comptes ! Bref...un milieu assez merdique où avec un peu de chance on tombe un jour sur une maison d'édition sérieuse. Mais la galère a duré une dizaine d'années... :cheese: :ahhh:

Jean-Michel Isèbe

17/12/2019 à 18:23

Scandaleux , ignoble , quand on a le melon , qu'on grimpe trop vite aux rideaux , qu'on a un comportement insoutenable avec l'ensemble des auteurs du livre , je conchie ! Cette personne est imbuvable , je la connais , comment peut-on travailler avec ça ??

noyelle

17/12/2019 à 20:05

bonsoir cette éditrice est elle sérieuse je connais le milieu de l'édition c'est tous des gens merdiques sur huit mille ou neuf mille éditeur se sont des véreux des cons un devait faire un livre avec moi je refusa ,un voleur il a laissé 70 personnes sur le sable devait au fisc de l'argent ,il s'est barré ,comptable en prison 240 000 euro volé ,ensuite je recherche ailleurs ,je m'entends dire ,du type ,je ne suis pas a votre disposition ,50 éditeurs contactés je remballe avec mes photos 25 000 photos très belles mais aucun succès ,on ne trouve rien c'est une mafia !

Jacques Vandroux

17/12/2019 à 20:19

Comme quoi l'autoédition n'a pas que des inconvénients. Nous avons toujours été payé rubis sur l'ongle et tous les mois par les différentes plateformes de vente. Certes, nous n'avons pas la reconnaissance du "milieu" pour les titres autopubliés mais nous avons celle des lecteurs.
Cela dit, avec Robert Laffont, nous avons la chance de ne pas avoir ce type de problèmes.

Fabien

17/12/2019 à 20:22

Et l'équipe dans tout ça, toute entière victime de leur patronne ? Ceux qui sont resté jusqu'au bout et qui ont attendu la fin des haricots (quand ils ont appris que les salaires ne seraient plus honorés) pour se rebeller et dénoncer ce que tout le petit monde de l'édition savait déjà ? Facile de jouer les lapins de deux semaines quand on avait connaissances de telles méthodes en interne... Leur inexpérience n'explique pas tout : les vraies victimes sont les auteurs !

Nizan

18/12/2019 à 15:38

Hum... Peut-être qu'ils dépendaient un peu de leur salaire pour vivre (payer le loyer toussa toussa) et que dans ces conditions ce soit *un peu* compliquer de se rebeller. Je suppose.

Ronseaux Emmanuel

17/12/2019 à 21:56

Edifiant, je me demande comment on peut traiter les auteurs de cette façon. Je suis peut-être naïf, mais en tant que libraire, j'aime trop les auteurs pour apprendre un tel désastre en ce qui concerne leurs conditions.
Vive la littérature et ses auteurs.

Emmanuel le libraire (95)

noyelle

18/12/2019 à 09:06

bjr, je suis photographe ,amateur les éditions de borée ,devait faire un livre avec moi ,vu mes photos très belles et intéressantes , le petit manuscrit ,il prenait ,tout sauf il me fallait poser texte aussi ,via web transfert fallait poser ceci sur logiciel photos , en plus ne connaissant rien déja ,pour 350 photos , c'était galère , deux jours après un courrier , pas de contrat ,veuillez signer en bas de cette feuille jointe ,si d'accord ,il voulait tout 350 photos pour faire le livre a 3500 exemplaires ,pour faire des calendriers des agendas ,des couvertures de livres , tout ceci pour 1 euro par livre , il avait mes photos ,pour 70 ans après ma mort ,et pouvait les vendre a autant d'éditeurs ,dont il désirait ,voyant ceci ,pas d'accord , il refusa de négocier , donc je stopais avec lui , je parlais avec des auteures ,femmes qui ont été éditées par lui, toutes me disaient ,c'est une galère ,voyant cela ,j'ai tout arrêté ,recherché ailleurs ,mais le livre photos et manuscrit ,et légende ,n'est plus demandé ,cher a éditer ce livre aurait été vendu 30 euros , j'ai visité les hangars ,ou étaient des palettes de livres , 70 personnes ,mais depuis des années le fisc aux fesses, donc il a organisé sa fuite ,disent les employées, j'avais vu clair, vu aussi, ce mec ,arrogant , prendre l'auteur pour un moins que rien, pour 1 euro, autant ne rien faire ,d'autres éditeurs m'ont envoyé sur les roses ,pas du tout gentils , des porcs , 50 ou 60 contactés ,rien des années après, le ministère de la culture, s'en balance ,n'est pas a la hauteur, la ministre, n'est autre que actes sud ,dont des auteurs ont eu des problèmes , faire seul est disons cher pas possible ,je sais mes photos ,très valables , photographes et éditeurs m'on confié ,il faut faire vivre ces merveilles, oui ,mais comment vu ce qui se passe, tous les éditeurs ne font pas du livre photos argentiques et numériques , mais des romans , le milieu est pourri, j'abandonne donc a 66 ans les recherches ,il n'y a pas de gens sérieux ,hélas !

Apothicaire

20/12/2019 à 11:59

Vous évoquez le De Borée d'avant 2015. Cette maison a été reprise depuis cette date par Centre France Livre et fonctionne parfaitement bien. J'en suis à mon troisième titre chez eux et suis satisfait en tous points.

Pascal

18/12/2019 à 09:06

Merci pour cet article édifiant. Il est utile de savoir tout ça.

CJ

18/12/2019 à 10:34

tiens, tiens. Eaux troubles. Encore un bel exemple. Arrogant, malhonnête et super désagréable. Cela fait plusieurs années que l'on s'efforce de récupérer ce qu'il nous doit.
Mais le pire de tous reste certainement Bertil Hessel (Editions Oskar) qui en est à sa 4ème société. Il poursuit la même activité depuis des années, voit ses sociétés liquidées en laissant plusieurs centaines de milliers d'euros d'impayés à chaque fois et continue avec la suivante. Tout ceci en toute impunité (les juges chargés des liquidations ont pourtant reçu des signalements)
Bravo et merci à Actualitté d'exposer ces pratiques. On attend l'article suivant sur les autres mauvais joueurs du secteur.

caroline Sauvage

18/12/2019 à 12:51

Et voici comment une éditrice de pacotille a été démasquée.
Visiblement il y a une justice et la roue tourne.

Durelavie

18/12/2019 à 12:55

Bonjour,
Ce milieu est malsain dans un sens comme dans l'autre.
Editeur par le passé, j'ai fait le choix de proposer des contrats avec à-valoirs. J'ai été submergé de manuscrits. Entre à-valoirs, imprimeur très bien et distributeur malhonnête payant à 180 jours, je me suis vite retrouvé sans trésorerie, puisant dans mes fonds propres et promettant de régler mes dettes rapidement.
J'ai été harcelé, menacé, acculé, par ma faute mais pas que. J'ai réduit mes impressions, je me suis endetté auprès d'une banque pour tout mettre à plat et fermer boutique avant de terminer au fond du trou. Je suis serein aujourd'hui car je ne dois rien à personne. Fournisseurs et auteurs sont réglés ; il me reste le prêt à rembourser.
Ce secteur doit être changé. Les éditeurs indépendants ne vivent pas, les libraires non plus et les artistes encore moins.

sanzo

18/12/2019 à 13:44

Il est terrible de voir ce genre de personnes profiter de la faiblesse des auteurs qui se battent pour survivre. Il faudrait faire une liste de ces escrocs afin de les empêcher de nuire. Le système, en l'état, permet d'effacer l'ardoise en recréant une nouvelle société, ce n'est pas normal.

Il est important d'informer les auteurs sur l'identité de ces escrocs afin de les protéger

Nina P

18/12/2019 à 16:01

Votre article ne m'étonne pas du tout.
Mais ce qui m'a surpris, c'est que j'ai cru au départ qu'il s'agissait d'un article sur la maison d'édition Komikku. Je vous le dis parce qu'Actualitté a fait un long article sur les difficultés rencontrées par cette maison d'édition le 13 Novembre dernier. A lire votre article, on avait l'impression que tout était de la faute du marché. Mais les difficultés rencontrées par Komikku sont de même nature que celles de French Pulp. Mêmes causes, même effet. A quelques détails près.
1) Les traducteurs de manga (qui sont légalement considérés comme des auteurs) n'ont AUCUN CONTRAT depuis le lancement de cette maison d'édition en 2012.
2) Certains auteurs de la collection “romans” (édités sous le label De Saxus) ont dû signer des contrats avec… une entité ukrainienne. Oui, j'ai bien dit ukrainienne, alors que les auteurs sont français et écrivent en Français. WTF!
Mais sinon, tout le reste est identique. (Imprimeur non payé, traducteurs et auteurs payés très très en retard, éditeur introuvable, promesses non tenues)
J'espère que mon commentaire sera publié. Car dans votre article du 13 Novembre, vous n'avez fait que reprendre les arguments avancés par l'éditeur

Fabien Lyraud

18/12/2019 à 17:03

Je suis éditeur. Mais j'ai choisi des tirages de 300 exemplaires, de travailler seul, de publier 4 titres par an et de faire de l'autodistibution.Je ne suis diffusé que partiellement, le reste c'est moi qui fait des démarchages par mail ou téléphones. Bref d'être une tortue et non un lièvre ou une grenouille. L'édition est une activité à décollage lent. Il faut du temps pour se faire connaître, pour tisser un réseau avec des libraires de confiance, pour trouver des partenaires diffuseurs. Faire baisser ses charges et trouver des imprimeurs relativement compétitifs niveau prix, faire baisser ses frais d'envois en alternant les prestataires. Mais en fait pour que nous nous développions, nous les petits éditeurs honnêtes, il faut que nous ayons vraiment des aides en communication pour nous faire connaître.

noyelle

18/12/2019 à 17:05

le pire c'est que les éditeurs sont reliés a un groupe d'éditeurs , ils font leurs besognes divers ,ils trompent les gens ,de borée a été racheté par un groupe la montagne ,qui continue les éditions de borée ,mais ceci ne marche pas ,source d'éditeurs qui me l'ont dit , j'ai contacté ,cette boite ,on ma laissé pourrir ,des mois sans rien me dire ,se sont des enfoirés ,
ou trouver éditeurs sérieux ,il n'y en a pas ,il ne reste que l'étranger pour trouver des gens ,qui veulent bosser ,et bien

Fabien Lyraud

18/12/2019 à 17:53

Les éditeurs galèrent, les auteurs galèrent, les libraires galèrent. Certains pour éviter de galérer se lancent dans l'illégalité pour faire des benefs plus vite. Mais pourquoi donc : parce que la France n'est pas un pays de lecteurs. 60% des Français lisaient de 1 à 2 livres par an au milieu des années 2000. Et je ne sais pas si ça c'est amélioré. Le livre pratique se vend plus que le roman, et ce n'est qu'en France ( la faute à une mentalité utilitariste). Si l'on veut que les auteurs gagnent plus, il faut que les éditeurs vendent plus et pour ça il faut plus de lecteurs. Et le storytelling du livre construit autour de la rentrée littéraire et d'une vision élitiste n'aide pas. C'est les littératures de genre qu'il faut mettre en avant. Et ça commence. Mais ce n'est pas encore suffisant. Tant que les classes moyennes et populaires ne se réapproprieront pas le livre, on aura de la précarité et des magouilleurs qui joueront au plus malin pour faire des bénéfices sur le dos des autres acteurs de la chaîne.

noyelle

18/12/2019 à 18:30

réponse de fabien lyraud c'est vrai ,il nous dit ,en tat que éditeur ce qui se passe, mais ce métier est tellement bizarre ,un éditeur venu chez moi, me disait les éditeurs marchent sur des tas de lettres ,de manuscrits ,que les éditeurs n'ouvrent même pas ,il a travaillé chez des éditeurs ,c'est une pagaille , pour cela que les auteurs ,n'ont jamais de réponse ,venu chez moi ,sympas il ne fait que peu d'éditions ,se consacre a des maquettes , de livres ,

noyelle

19/12/2019 à 12:35

un auteur touche 8 % c'est environ 1 euro par livre , un libraire 33% ,l'imprimeur 33% ,l'éditeur 20% environ ,mais ,il fait éditer a l'étranger , reste parfois le diffuseur , voila comment se réparti , la note

Yfig

21/12/2019 à 20:15

Les égotistes se ont encore une fois fait baiser !

Ne jamais rien payer !
Ne jamais signer un contrat qui soit abusif ... quelque soit l'envie nombriliste qu'on a de se voir éditer !

Que ça vous serve de leçon.
:lol:

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Cession de Chapitre.com : quel sort réservé aux auteurs ?

Parmi les créanciers de Chapitre figurent les auteurs des Éditions du 123, marque de Chapitre, qui n’ont pas reçu l’intégralité de leurs droits d’auteurs bien que les livres soient toujours commercialisés. Cette précision, pourtant essentielle, eu égard à la précarité desdits auteurs. Édouard Brasey, publié par cette structure, écrit à ActuaLitté pour tirer la sonnette d'alarme. 

09/09/2022, 15:34

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Kylian Mbappé a-t-il lu Spider-Man  ?

Oh, la boulette ! Oh, la plaisanterie de mauvais goût, qui conduit à accuser la petite planète de n’avoir pas d’humour. Mais quand on est entraîneur du PSG, n’a-t-on pas, avant de faire des blagounettes, quelques responsabilités ? Mieux : quand on est l’idole des jeunes comme Kylian Mbappé — et qu’on a créé une maison d’édition — n’y aurait-il pas des lectures obligatoires ?

08/09/2022, 14:12

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“Si Google s’octroie les archives de tous les écrivains français...”

Entre protection de la vie privée d’un utilisateur décédé et patrimoine littéraire pris en otage, difficile de trancher. Car au cœur de cette inextricable intrigue juridique, se pose le géant Google, et son service Gmail. Héloïse Jouanard, fille de l’écrivain Gil Jouanard, s’est débattue longuement contre les services de l’entreprise, avant de s’entendre répondre que l’accès aux emails de son père lui était refusé. Catégoriquement et sans autre forme de procès.

07/09/2022, 11:01

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Pacôme Thiellement et les 7 poètes de Paris  

Paris de rêve, de rêverie, ou le seul véritable ? C’est en tout cas celui de Pacôme Thiellement. Après la pop culture, l’enquête policière, le cinéma, les « Sans Roi » ou encore l’amour, l’exégète s’attaque au Paris qui l’a vu naître, toujours avec sa vision si personnelle et féconde. L’envers de Paris et de ces lieux communs : le Quartier latin, Montmartre, l’île Saint-Louis, Les Champs-Élysées… Entre l’Histoire, les grands maudits, les assommeurs de dragons et sa vie dans la Ville Lumière.

07/09/2022, 10:07

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Des Russes devenus zombies : “La propagande n'aspire même pas à la crédibilité”

#UkraineUnderAttack – Iegor Gran, originaire de Moscou, journaliste et écrivain publie chez P.O.L Z comme zombie, un essai troublant. « Depuis le 24 février, tout autre sujet devenait dérisoire : ce que je redoutais depuis 20 ans a fini par arriver », nous explique-t-il. « J’ai saisi chaque occasion, pour exposer ma vision des Russes et de la Poutinie : la réalité est que l’Occident n’a pas pris la mesure du danger. Or, nous voici face à un enjeu de vie et de mort : la fin de la civilisation occidentale, devant l’avancée des zombies. »

06/09/2022, 16:02

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“Nous luttons contre la malnutrition culturelle des enfants”

Chaque année, l’association Lire et Faire Lire sollicite des structures d’accueil où se rendront les bénévoles pour des séances de lectures aux plus jeunes. Et chaque année, de nouveaux bénévoles rejoignent l’organisme, donnant de leur temps pour partager le goût et le plaisir des livres. 

03/09/2022, 11:54

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Les bibliothécaires, héros méconnus ? Un hommage en images

Que ferait-on sans les bibliothécaires ? Illustré par Denis Renard, illustrateur et auteur BD qui vit près de Caen, en Normandie, ce court album disponible en trois langues est dédié aux bibliothécaires du monde entier. Il fait suite à notre hommage récemment publié dans ActuaLitté.

29/08/2022, 14:50

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Yann Moix : “Dès lors que j'avais publié mon premier roman, j’étais sauvé” 

Après Orléans et la violence familiale, Reims et l’école de commerce, Verdun et le service militaire, Yann Moix arrive à Paris. Dernier tome de cette tétralogie « au pays de l’enfance immobile », toujours rempli de peine et d’ambition. Yann Moix assume sa honte et son ressentiment, non sans humour, et achève son œuvre au noir à 27 ans, pour enfin mourir et renaître par l’entremise de la littérature, qui n’est pas écrire des livres. Avec en exclusivité, les premières pages du roman qui sortira le 31 août.

26/08/2022, 09:27

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Editions AFITT : “La mort est véritablement notre métier”

Depuis 11 ans, AFITT publie un ensemble d’ouvrages techniques dédiés à la formation des spécialistes de la mort que l’on nomme « thanatopracteurs ». Et il faut reconnaître, toute plaisanterie mise à part, que la mort leur va si bien... Pour cette rentrée, l'éditeur a mandaté un Charon, pour aborder les rives de la fiction. Il a choisi ActuaLitté pour l'annoncer, et exposer leur projet. Mais pas que... 

25/08/2022, 12:20

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Iran : la fatwa, l'accord nucléaire et Salman Rushdie

Le cas de la fatwa contre Salman Rushdie : entre coût diplomatique et ambitions révolutionnaires, que signifie sur l'échiquier géopolitique l'attentat perpétré contre le romancier britannique ? Pour y répondre, ActuaLitté a sollicité Clément Therme, chercheur associé à l’Institut international d’études iraniennes et chargé de cours à l’Université Paul Valéry de Montpellier.

23/08/2022, 10:10

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Avec Vivendi, un futur Hachette trop puissant ?

L’annonce d’une cession du groupe Editis par Vivendi n’apaise pas les esprits. La décision de Vincent Bolloré de céder l’entreprise, pour obtenir l’assentiment de la Commission européenne préoccupe auteurs, éditeurs et libraires. Leur mobilisation, contre la fusion que l’on imaginait des deux structures, se reporte aujourd’hui sur l’avenir de Hachette Livre, filiale de Lagardère dont Vivendi possède 57 %. 

13/08/2022, 12:35

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La voix d’Ahmet Altan est immortelle

Les vacances sont un moment propice à la lecture et aux livres : l'afflux de temps libre ouvre de nouvelles perspectives, multiples. L'occasion de lâcher prise, mais aussi de sortir de ses habitudes en matière de littérature, d'explorer des sentiers méconnus... Sur son lieu de vacances, Henri Mojon, président des Éditions du Net, a ainsi fait une rencontre inattendue... et inoubliable.

12/08/2022, 16:58

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“Non pas mettre l'humour dans un musée, mais l'ouvrir à tous”

Étienne Moulron porte depuis un bon moment ce projet d’une Maison de l'Humour de la francophonie à la campagne. Deux parrains d’honneur se sont déjà joints à la fête : Pierre Richard et Dany Boon. Maintenant, ne reste qu’à la financer et l’ouvrir, ainsi qu'il l'explique dans ce texte.

04/08/2022, 09:28

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“Une bonne traduction, cela donne une autre dimension à un texte”

Autrice de 3 romans et pilier des éditions québécoises Mémoire d’encrier, Yara El-Ghadban est également traductrice. Celle qui a grandi entre plusieurs langues et cultures a accepté de nous parler de son travail de traductrice, comme de nous éclairer sur les spécificités du statut de traducteur en Amérique du Nord. Son ambition : transmettre au mieux la voix d’un auteur dans le respect de l’intégrité de sa langue.

03/08/2022, 10:53

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“Si nous savions l'impact de la lecture à haute voix sur l'esprit...”

ENTRETIEN – Associer la dimension industrielle aux mondes de la culture et de l’art : voici le pari de Industria & Letteratura, une maison d’édition italienne de Massa (Toscane). Cette structure indépendante, que dirige Gabriel del Sarto, le directeur éditorial, parie sur des genres éditoriaux traditionnellement pas vendeurs : des nouvelles longues et la poésie. Tout en restant ouverte à d’autres formes de narration, comme la revue, dans un contexte de recherche littéraire et d’innovation.

25/07/2022, 10:51

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Edithachette : observations inutiles donc indispensables avant les congés

Secret de polichinelle, qui parfois fuite lors d’une indiscrétion habilement manœuvrée, le rachat de Lagardère par Vivendi fait l’objet de multiples surveillances. À commencer par la Commission européenne, explique Édition Multimédi@, en tant que première concernée. Si la notification du rachat doit s’effectuer en septembre, l’enquête, elle suit déjà son cours. Avant de prendre congé, imaginons un autre état des lieux...

22/07/2022, 16:52

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Nadja, victime ou protégée d'André Breton ?

Depuis le 24 juin, et jusqu’au 6 novembre, le musée des Beaux-Arts de Rouen organise une exposition autour de la figure littéraire mythique de Nadja, muse surréaliste au destin tragique. En parallèle, Gallimard édite un catalogue d’exposition riche en articles pointus et illustrations. Parmi les contributeurs, on trouve celui qui connut André Breton à la fin de sa vie, et participa au mouvement surréaliste dernière forme, Georges Sebbag. Il a accepté d'évoquer sa Nadja, fruit de décennies entourés en esprit des figures du mouvement qui redécouvrit Lautréamont ou encore Alfred Jarry.

22/07/2022, 16:45

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Affirmer à Stéphanie Nicot “confiance, estime et fidélité”

La ville d'Épinal a décidé d'ouvrir un appel d'offres pour recruter un directeur littéraire. Une décision que Stéphane Wieser, directeur de la Culture, expliquait à ActuaLitté voilà quelques semaines. Une action qui conduit la manifestation à se séparer de la directrice artistique, Stéphanie Nicot. Un collectif réunissant professionnels, festivaliers a souhaité apporter son soutien dans un texte ici proposé dans son intégralité.

20/07/2022, 10:28

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Réseaux sociaux : guerre ouverte entre Triller et TikTok

Mahi de Silva, PDG de la plateforme Triller, fondée en 2015, lance un appel au boycott de son concurrent, ni plus, ni moins. Présentée comme un concurrent — et pourtant ouvert un an avant l’entreprise chinoise — l’application revendique plus de 100 millions d’utilisateurs et 250 millions de téléchargements. Tous deux reposent sur un format de diffusion de brefs clips vidéos, avec une perspective marketing commune. Sauf que…

19/07/2022, 14:32

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Écologie du livre : “Le train passe, il faut monter ou le regarder passer”

La filière du livre a commencé depuis quelques années son introspection écologique, identifiant divers travers de son fonctionnement, avec, entre autres, la surproduction, la multiplication des flux aller et retour et un recul de la bibliodiversité concomitante à la concentration éditoriale. Mais les solutions sont encore méconnues, voire inconnues. Mobilis, pôle régional de coopération des acteurs du livre et de la lecture en Pays de la Loire, avec l'aide de l'Agence de la Transition écologique, se donne 3 ans pour mettre en œuvre des actions et en évaluer la portée.

19/07/2022, 11:22

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Hommage au bibliothécaire, héros des temps modernes

Que ferait-on sans les bibliothécaires? Le/la bibliothécaire a un rôle charnière dans le monde du livre, preuve que les vrais héros des temps modernes sont rarement ceux que l’on croit. Les bibliothèques sont largement couvertes par les médias, mais qu’en est-il de ceux et celles qui les font fonctionner? 

16/07/2022, 12:52

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25 ans de One Piece, shōnen où les personnages “ne sont pas monolithiques”

2022 marque le 25e anniversaire de la publication de la saga One Piece au Japon, commencée en 1997 dans le magazine Weekly Shōnen Jump, et, pour la parution du tome 102 en France, Glénat célèbre cet anniversaire. Une nuit One Piece permettra de réunir les amateurs à l'occasion d'un événement en librairie.

15/07/2022, 18:00

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Il voulait décorer sa maison en reproduisant une case de BD... 

EDITO – Il venait de s’offrir une splendeur : toute de noir et de blanc, pas même jaunie par les âges, une bande dessinée d'exception. Ses phylactères sentaient l’encre ancienne à ses narines fébriles, et l’année d’impression donnait le vertige. Fou amoureux, il s’était dit que l’une des cases, reproduite et agrandie, habillerait d'un cadre magnifique un mur de son appartement. Encore fallait-il trouver un prestataire pour imprimer et mettre sous cadre… Et là, c’est le drame…

15/07/2022, 10:26

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Ariel Holzl : “J’aime être un peu touche-à-tout”

Une catastrophe menace les Royaumes Immobiles. La princesse sans visage est l’une des seules à pouvoir prémunir le monde des Feys de s’effondrer. Loin de la Grisaille des Sœurs Carmines, Ariel Holzl revient avec une nouvelle série pleine de mystère et de cruauté. Inspirées par le classique shakespearien Songe d’une nuit d’été, les aventures d’Ivy ne font que commencer. À l’occasion de la sortie de ce dixième roman chez Slalom, nous en avons rencontré l’auteur, Ariel Holzl. 

12/07/2022, 14:41

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Réfugiés italiens : “Il faut protéger la prescription, le droit à l’oubli” (Éric Vuillard)

Répondant à une demande pressante de l'État italien, le président de la République Emmanuel Macron a enclenché des procédures d'extradition visant une dizaine de réfugiés italiens, installés en France depuis des années, en raison de leur implication supposée dans des actions violentes de l'extrême gauche entre la fin des années 1960 et le début des années 1980. Un collectif d'écrivains s'oppose à ce qu'il décrit comme un « acharnement » envers ces individus : parmi eux, Éric Vuillard, auteur d'un texte que nous reproduisons ci-dessous, en intégralité.

12/07/2022, 10:18

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“Le poche fait mécaniquement grimper le prix du grand format”

ENTRETIEN – Les vacances estivales – et probablement n’ont-elles pas le privilège de ce fait – voient les ventes de livres de poche s’emballer. Compacts, à petit prix, ces ouvrages fournissent aux lecteurs qui renâclent à adopter les liseuses une solution éprouvée au fil du temps. De petits livres, certes, mais aux grandes conséquences : Olivier Bessard-Banquy, professeur des universités Pôle des métiers du livre Université de Bordeaux-Montaigne, l'évoque avec nous.

11/07/2022, 10:11

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Le livre de Schrödinger, ou la bibliothèque dans le cloud

Les rêveurs se changent parfois en grands pragmatiques – HP Lovecraft en savait quelque chose. Le romancier américain sera d’ailleurs à l’honneur de la rentrée littéraire… dans une bande dessinée dont la lecture est hautement recommandée : Le bestiaire du crépuscule, de Daria Schmitt. Une oeuvre dont nous reparlerons en temps et en heure. Car pour l’instant, rêvons un peu, la tête dans le cloud...

07/07/2022, 15:50

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Une librairie écoresponsable : bonnes pratiques et démarches d'amélioration

RNL22 — La commission Développement durable du Syndicat de la librairie française, créée récemment, travaille sur un sujet qui est revenu de manière constante lors des discussions des Rencontres nationales de la librairie d'Angers. L'empreinte écologique de leur activité, et par extension celle de l'industrie du livre, préoccupe en effet un grand nombre de libraires. La commission propose quelques bonnes pratiques, dans un document que nous reproduisons ci-dessous.

05/07/2022, 10:58

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Améliorer “constamment les fondamentaux” de la librairie

RNL22 — Premier rendez-vous des libraires français depuis le début de la crise sanitaire, les Rencontres nationales de la librairie 2022 seront notamment l'occasion de dresser un bilan de cette période particulière. Mais d'autres questions seront abordées, comme le tarif plancher des frais de port du livre, le marché de l'occasion ou encore l'empreinte environnementale des libraires... Anne Martelle, présidente du Syndicat de la librairie française, qui organise les RNL, a accepté de répondre à quelques questions.

03/07/2022, 08:00