#Réseaux sociaux

IRCEC : “L’aboutissement d’une culture paranoïaque du secret”

ENTRETIEN – Nul n’est censé ignorer la loi. Et à ce titre, nul n’ignore l’existence de l’Institution de retraite complémentaire de l’enseignement et de la création — ou IRCEC. Depuis quelques années maintenant, l’organisme inquiète, au point que le romancier Pascal Dessaint se demandait s’il n’était pas dans la visée de faire disparaître les auteurs. Au départ, une réforme passée en catimini, et aujourd’hui, des modalités de cotisations à faire frémir.

Le 17/02/2020 à 11:44 par Nicolas Gary

52 Réactions | 15 Partages

Publié le :

17/02/2020 à 11:44

Nicolas Gary

52

Commentaires

15

Partages

Partager cet article sur Linkedin Partager cet article par mail Imprimer cet article
ActuaLitté

« Le côté nébuleux de tout ça n’engendre pas la confiance », entend-on régulièrement. ActuaLitté revient donc sur le fonctionnement de l’organisme, et tente de faire un peu le clair…

© Sébastien Pelon

ActuaLitté : Vous êtes auteur et traducteur, vous avez été élu au conseil d’administration du RAAP et vous avez démissionné en ce début d’année. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Lionel Evrard : J’ai intégré le CA du RAAP suite aux élections de décembre 2017, qui ont vu la quasi-totalité des membres de l’ancienne équipe ne pas être réélus aux postes de titulaires. C’était une défaite cinglante pour ceux qui avaient conçu et mis en œuvre la fameuse « réforme à 8 % » sous la présidence de Frédéric Buxin. Les nouveaux élus, soutenus par ce que l’on avait appelé « l’intersyndicale », ont été portés à ce conseil d’administration par une vague de mécontentement sans précédent des artistes-auteurs envers leur caisse de retraite complémentaire.

Il faut préciser que nous étions pour la plupart néophytes en la matière, les représentants naturels et expérimentés issus de nos syndicats ayant été abusivement écartés du scrutin. Il s’agissait néanmoins de faire bouger les lignes, d’infléchir si possible la réforme, d’instituer de nouvelles pratiques plus transparentes, de mettre en place un fonctionnement plus démocratique et réactif, au service des artistes-auteurs. L’espoir était grand, de même que la responsabilité qui pesait sur nos épaules. Nous avons fait de notre mieux, mais rapidement, en découvrant de l’intérieur le fonctionnement de la caisse, il nous est apparu que la tâche serait rude, voire impossible.

Le résultat des urnes (8 élus « intersyndicaux » sur 16 membres du CA) nous laissait espérer un changement possible malgré les 2 élus proches de l’ancienne équipe (UPP et AFD) et les 4 administrateurs désignés d’office dans le CA par la SACD et la SACEM. Nous espérions notamment une synergie avec les 2 élus du SNAC. Elle ne s’est pas produite. Finalement, Olivier Dutaillis, administrateur non élu nommé dans ce CA par la SACD a été élu président du CA du RAAP.

Faute de pouvoir infléchir la politique menée, il nous restait à continuer de représenter ceux qui nous avaient élus, à faire remonter leurs difficultés et leurs demandes, à les informer le mieux possible. C’est ce que j’ai toujours tenté de faire, et c’est ce qui a fini par m’être reproché par la direction et la présidence du RAAP début janvier. Par le biais d’une lettre vengeresse de trois pages, je me suis retrouvé accusé (copies d’écran ci-dessous, à l’appui de leur courrier) d’avoir fourni aux artistes-auteurs sur les réseaux sociaux des réponses aux questions qui se posaient sur le passage en 2020 au taux à 8 % et sur la possibilité de continuer à cotiser à 4 % sous certaines conditions.


Ce que l’on me reprochait davantage encore, c’est de l’avoir fait sur un ton jugé inconvenant. Ce mauvais procès est vite devenu délirant et a servi d’exutoire revanchard aux vaincus de l’élection précédente. Les menaces de révéler mes propres « dysfonctionnements » (« constatés par huissier », rien que ça), voire de possibles poursuites judiciaires, le disputaient à la mauvaise foi et aux procès d’intention. Avec une agressivité stupéfiante, on m’a signifié qu’un administrateur du RAAP doit forcément être d’accord avec la politique et les pratiques de la caisse, qu’il ne doit jamais élever en public le moindre doute ni le moindre reproche la concernant.

Alors que je n’avais fait que tenter de pallier le déficit d’information chronique de la caisse envers ses adhérents, bénévolement, sur mon temps de travail, on me sommait de me soumettre ou de me démettre. J’en ai tiré la conclusion qui s’imposait et j’ai démissionné. Je suis un militant syndical. Faire de la figuration muette dans un CA en servant de caution à une politique que je réprouve ? Non merci. Je n’avais pas été élu pour ça.

Pouvez-vous nous faire un bref historique de la mise en place de la retraite complémentaire pour les auteurs de livres ?

Lionel Evrard : Il sera bref, en effet. Sauf erreur de ma part la création de l’IRCEC remonte à 1962, mais la quasi-totalité des artistes-auteurs en ignorait l’existence. Ce n’est qu’en 2004, suite à la communication à l’IRCEC des fichiers des affiliés de l’Agessa, que les écrivains et traducteurs ont découvert leur régime complémentaire. Côté Mda, la transmission des fichiers à l’IRCEC ne s’est faite qu’en 2007 pour les auteurs des arts graphiques et plastiques.


Organigramme de la structure de l'IRCEC établi par le ministère de la Culture

Les écrivains et traducteurs affiliés de l’Agessa ont ainsi eu accès à la retraite complémentaire avec l’obligation de cotiser à l’IRCEC. Ils le faisaient alors non pas sur un pourcentage de leur assiette sociale, comme c’est le cas désormais, mais au choix selon cinq « classes » de cotisation progressives, en fonction de leurs capacités d’épargne et de leurs besoins. C’est en 2014 qu’ont été approuvés par la tutelle les statuts de l’IRCEC telle que nous la connaissons aujourd’hui : un organisme à trois têtes (le RAAP, le RACD et le RACL).

L’infographie sur la gouvernance établie par le ministère de la Culture en 2016 parle d’elle-même (SPRD est l’ancien nom des OGC). In fine l’IRCEC est dirigée d’une main de fer par la SACD et la SACEM, rien ne peut changer sans leur accord. Suite à l’application de la fameuse « réforme à 8 % », c’est en 2017 que les artistes-auteurs ont commencé à cotiser au taux de 5 %, de 6 % en 2018, de 7 % en 2019 et de 8 % en 2020, première année d’application pleine et entière. Or, dès 2017 la collecte a plus que triplé !

La hausse des cotisations de retraite complémentaire à 8 % alourdi encore les charges sociales supportées par les artistes-auteurs, les amenant à près d’un mois de revenus pour ceux qui ne bénéficient pas de l’abondement de la SOFIA. Un certain nombre, déjà précaire, a dû arrêter leur activité suite à cette réforme. Cette décision prise sans concertation a commencé à interroger les auteurs sur qui décidait pour eux. Que pensez-vous de manière générale de la représentation professionnelle des auteurs ?

Lionel Evrard : C’est simple, je pense qu’elle est faussée du fait que les artistes-auteurs eux-mêmes ne s’y intéressent pas assez et surtout qu’ils ne s’y investissent pas suffisamment, ce qui fait que d’autres n’ayant pas la légitimité pour le faire en profitent pour parler à leur place et pour prendre des décisions qui ne leur sont pas forcément favorables. Mais les choses sont en train de changer.

Le militantisme syndical dans le milieu des artistes-auteurs se développe, des réseaux se forment et l’information circule, on remet en cause des dogmes qui jusque-là paraissaient inébranlables, une nouvelle génération prend son destin en main, on se cause, on se découvre et l’on s’unit entre professionnels d’horizons artistiques différents. Je trouve cela très positif et très motivant. Nous sommes à une époque charnière où enfin la condition des artistes-auteurs pourrait évoluer. Il ne faut pas rater le coche !


À cet égard, le rapport de la mission Racine qui vient d’être publié est très inspirant et porteur d’espoir si les pouvoirs publics décident de mettre en application ses recommandations principales. La représentation des artistes-auteurs ne peut reposer que sur des élections professionnelles, comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde du travail. Les OGC voudraient faire croire aux artistes-auteurs qu’ils sont naturellement voués à les représenter. C’est faux. Un organisme de gestion collective a pour mission de collecter des droits d’auteurs et de les redistribuer. Point barre.

Ce sont les syndicats, de par le Code du travail, qui ont la prérogative de représenter et de défendre les intérêts collectifs d’une profession. Il suffit de voir ce qui s’est passé avec l’Agessa, qui pendant quarante ans n’a pas identifié les artistes-auteurs dits « assujettis » et n’a pas appelé leurs cotisations retraite, pour constater ce qui arrive quand des OGC sont à la manœuvre à la place des légitimes représentants des artistes-auteurs. D’une certaine manière, c’est un peu le même phénomène que l’on peut observer à l’IRCEC, mise en coupe réglée par la SACD et la SACEM, et structurée de telle façon qu’il ne puisse jamais en être autrement.

Dans la loi de 1975, qui a ouvert les droits sociaux aux auteurs, ceux-ci étaient supposés cotiser à même hauteur que les salariés. La contribution diffuseur, à l’origine à 1 %, était supposée augmenter avec le temps. Ça n’a pas été le cas. Les diffuseurs des œuvres cotisent 30 fois moins que les employeurs, alors que les auteurs ont vu leurs cotisations sociales exploser avec l’arrivée du RAAP. Pourquoi, par exemple, le RAAP ne s’est-il pas battu pour que les diffuseurs contribuent davantage à la retraite des auteurs ?

Lionel Evrard : Il faudrait poser la question aux principaux concernés... Mais surtout, la réforme du RAAP à 8 % a trahi le fondement même de la loi de 1975 en faisant payer aux artistes-auteurs la part patronale (alors que la part salariale s’élevait à 3,90 %). L’intersyndicale a plaidé en vain en faveur du respect de ce principe fondateur qui est de fait une condition de survie.

Si vous voulez mon avis, il me semble que l’on a été, au RAAP comme partout ailleurs, victime d’une méconnaissance des principes de notre propre protection sociale et d’une illusion d’optique qui nous a fait croire que nous sommes tous les maillons d’une même « chaîne » fragile et dont il ne faudrait surtout pas déranger les équilibres. C’est la vision paternaliste et débilitante pour les artistes-auteurs que le SNE soutient mordicus – et dont on commence seulement à se rendre compte à quel point elle a pu fausser depuis des décennies l’identification des problèmes et retarder les solutions à y apporter.


regardez-moi dans les yeux... pixabay licence

Pourquoi faudrait-il qu’il en aille entre les artistes-auteurs et leurs diffuseurs autrement qu’entre tous les autres partenaires du monde économique ? La négociation sociale n’est pas affaire d’équilibre, mais de rapports de force pour que les intérêts de chacun soient au mieux respectés. Ceux des artistes-auteurs ont de tout temps été sacrifiés au profit de ceux des donneurs d’ordre. Il faut changer de paradigme. Il faut changer les règles. C’est en train de se faire.

Pour les auteurs, le fonctionnement de l’IRCEC est assez opaque. Pourtant, cela les concerne de près : il s’agit de leur retraite. Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne la prise de décision au conseil d’administration ?

Lionel Evrard : L’opacité est pratiquement imposée aux administrateurs eux-mêmes. C’est une des causes de ma démission. Le conseil d’administration du RAAP se réunit en général une à deux fois par an, afin de délibérer et voter sur un ordre du jour établi par la direction en liaison avec le bureau (lui-même composé du président, du vice-président et de trois administrateurs élus par le CA).

Le bureau travaille en amont à préparer les dossiers et décisions à prendre. Parallèlement se réunit au long de l’année un certain nombre de commissions thématiques chargées d’arbitrer dans leur domaine de compétence, avant d’en référer ensuite au CA. Le règlement stipule qu’une décision du CA d’un des trois régimes (RAAP, RACD ou RACL) doit être validée, avant d’être soumise à la tutelle pour approbation, par le CA de l’IRCEC, la « structure-chapeau » où les OGC (SACD et SACEM) seront toujours majoritaires (deux tiers des voix, quoiqu’il arrive).

Vous voyez l’embrouille ? Prenons l’exemple de la possibilité pour les artistes-auteurs, en dessous d’un « plafond de revenus intermédiaire » (27 081 euros en 2020), de cotiser à 4 %...

Cette « concession » a été arrachée de haute lutte par « l’intersyndicale » à l’équipe Buxin, suite à la fronde qu’avait suscitée chez les artistes-auteurs la possibilité d’une mise en place unilatérale et immédiate de la « réforme à 8 % ». Il faut savoir qu’elle n’est que transitoire et prendra fin en 2025. Si, à l’avenir, l’IRCEC est maintenue dans ses fonctions, tous les artistes-auteurs, quels que soient leurs revenus, auront à verser 8 % (un mois de revenu !) pour leur retraite complémentaire.

À l’occasion d’un CA au cours duquel une étude actuarielle avait démontré que la possibilité pour les artistes-auteurs ayant moins de revenus de cotiser à 4 % ne changerait rien aux équilibres financiers de la caisse, j’avais demandé un vote pour acter la pérennisation de cette mesure sans attendre 2025. Celui-ci m’a été refusé sous prétexte qu’on ne pouvait précipiter une telle décision, mais même si le CA du RAAP avait voté pour pérenniser cette mesure, il aurait fallu ensuite qu’elle passe le barrage du CA de l’IRCEC. Celui-ci étant dominé par les OGC qui ont voulu nous imposer à toute force et tout de suite les 8 %, je pense pouvoir deviner ce qui serait advenu.

Dans votre courrier de démission, vous évoquez que le RAAP veut mettre en place un « code de déontologie ». De quoi s’agit-il ?

Lionel Evrard : Après ma mise en accusation en janvier, ce fut la cerise sur le gâteau, la petite surprise du président du RAAP, Olivier Dutaillis, qui m’a décidé à lui envoyer ma lettre de démission. De quoi s’agit-il ? De museler définitivement toute opposition et toute expression divergente au sein de l’IRCEC. L’aboutissement d’une culture paranoïaque du secret, de la dissimulation, de l’unanimisme, que les maîtres actuels de la caisse semblent apprécier.


rien dans les poches, rien dans les mains... pixabay licence

Si ce « code de déontologie » était adopté, tout administrateur de chacun des trois régimes s’engagerait sur l’honneur à se garder de « tout acte ou propos désobligeant à l’encontre d’un autre administrateur, de l’IRCEC, de son directeur, de l’agent comptable ou d’un autre membre du personnel. » Entre autres joyeusetés réfrigérantes et menaces de poursuites dont je vous passe les détails. Vous le voyez, le piège de « l’acte ou propos désobligeant » parfaitement flou et susceptible de toutes les interprétations ?

L’objectif étant évidemment de rester dans un entre-soi bien commode, d’où rien ne filtre, ou pas une tête ne dépasse, et où l’on arrive toujours à s’entendre entre gens de bonne compagnie. Pour le plus grand bien des artistes-auteurs, bien sûr...

Sur les réseaux sociaux, on voit de nombreux auteurs se plaindre des dysfonctionnements du RAAP : prise en charge SOFIA non intégrée, problèmes d’identification, erreurs... est-ce qu’il y a une prise de conscience au sein du RAAP qu’il y a des dysfonctionnements ?

Lionel Evrard : Là encore, il pourrait être intéressant de le demander aux principaux concernés. Pour ma part, je n’ai pas cette impression. Je pourrais multiplier les exemples. Je n’en citerai qu’un, car il est symptomatique. Il s’agit d’un cas qui m’a été rapporté par un adhérent de mon syndicat, qui avait reçu un appel de cotisation du RAAP bien qu’ayant des revenus inférieurs au plancher d’affiliation. Il en a résulté un échange de mails de l’adhérent en question avec le RAAP et l’Agessa (perte de temps, barrage administratif, rancœur de devoir se justifier, sentiment d’injustice – et l’on s’étonne après cela que les artistes-auteurs en veuillent à leurs caisses de sécurité sociale et en aient une mauvaise image).

Chacun restait sur ses positions et le dossier paraissait devoir s’enliser, avec l’épée de Damoclès d’une visite d’huissier en dernier recours. L’Agessa affirmait que les revenus étant en dessous du seuil d’affiliation, il suffisait au collègue en question de fournir au RAAP son avis d’imposition pour le prouver. Le RAAP s’obstinait à prétendre que les revenus déclarés étant à l’euro près sur le seuil d’affiliation, l’appel de cotisation était justifié.

C’est ce détail qui m’a fait comprendre que l’adhérent en question avait vu ses droits maintenus à l’Agessa par dérogation, bien qu’ayant des revenus inférieurs au seuil d’affiliation (une pratique courante), ce qui se traduit dans les données fournies par l’Agessa au RAAP non pas par la communication du revenu réel, mais par celle du seuil d’affiliation à l’euro près. D’où le pataquès administratif. Un problème qui avait déjà été soulevé et qui était censé avoir été réglé, comme me l’a confirmé une administratrice avec qui j’en ai discuté.

Celle-ci ayant évoqué le sujet lors du CA de décembre 2019, il lui fut répondu que ce n’était pas normal, mais que ce n’était pas compréhensible. Un bug informatique, sans doute. En somme, il n’était pas très grave de déranger un artiste-auteur pour rien (et même plus d’un, car les adhérents de l’Agessa maintenus dans leurs droits à titre dérogatoire sont loin d’être l’exception), de lui faire perdre un temps précieux en correspondances inutiles, de l’obliger à prouver sa bonne foi en fournissant un document fiscal privé, dont il n’avait pas forcément envie de partager toutes les données.

C’est révélateur d’une culture dans laquelle c’est l’adhérent qui est au service de la caisse et doit lui mâcher le travail, et non de la pratique qui devrait prévaloir : celle d’une caisse au service de ses adhérents, entièrement transparente quant à son fonctionnement, qui partage son savoir et ses données, et qui met en place les moyens nécessaires pour remplir ces missions. Hélas, l’IRCEC est loin de répondre à ce portrait idéal.

Vous nous avez présenté des courriers de cotisation, envoyés à tous les nouveaux adhérents : pouvez-vous les décrypter ? 

#carousel#

Lionel Evrard : Le premier problème est qu’aucun de ces trois courriers ne mentionne à cette nouvelle adhérente la possibilité de ne cotiser qu’à 4 % en fonction de son revenu (en dessous du plafond qui le permet). C’est pour cette raison que cette adhérente, qui avait appris par la page FB du CAAP la possibilité de cotiser à 4 %, m’avait contacté et m’avait fourni ces pièces justificatives.

En fonction de ce qui était le plus intéressant pour elle, et sur mes conseils, peut-être a-t-elle finalement choisi de cotiser à 7 voire à 8 %. Là n’est pas le problème. Ce qu’elle voulait, c’est être correctement informée et pouvoir choisir en connaissance de cause. C’est bien la moindre des choses, non ?

Contactée par mes soins, la directrice de l’IRCEC m’a fait répondre par ses services que tous les cotisants reçoivent le même courrier, et que de toute façon, elle n’était pas là pour faire la publicité de la cotisation à taux réduit. Dont acte. Mais elle n’est pas là non plus pour faire la publicité de la sur-cotisation à 8 %, or, c’est exactement ce qu’elle fait systématiquement dans ces trois courriers.

La directrice de l’IRCEC et ses services, dont les salaires sont réglés par les cotisations des artistes-auteurs, sont là pour leur fournir l’information la plus claire, la plus objective et la plus complète possible. À eux ensuite de décider s’ils veulent cotiser, en fonction de leurs revenus et de leurs capacités d’épargne, à 4, à 7 ou à 8 %. 

Au-delà de cet exemple et de ma « mise en accusation » qui s’est ensuivie pour avoir informé les auteurs sur la cotisation à taux réduit, ce qui est en cause c’est la volonté permanente de l’IRCEC de sous-informer sur la possibilité de la cotisation à taux réduit arrachée par les syndicats, et d’augmenter la collecte (une obsession des OGC) en sur-informant sur la possibilité de sur-cotiser.

Cela dit, en matière d’interactivité, de simplification des démarches, de transparence et de communication, notre chère IRCEC a encore beaucoup de progrès à faire — mais... chut ! Elle ne semble pas au courant.

52 Commentaires

 

Jean

17/02/2020 à 15:56

Je confirme que l'IRCEC, c'est pas joli-joli. En tant qu'auteur, j'ai rarement eu autant l'impression qu'on se foutait de moi. Fonctionnement opaque, décisions discrétionnaires, il y a quelques personnes là-bas qui essaient d'arranger les choses mais il y a encore deux ans, ça volait très très bas.

Quant à leur réforme forcée, elle témoigne d'une telle méconnaissance de notre métier, de nos difficultés et de nos contraintes que c'est à se taper la tête contre les murs.

L'IRCEC est elle seule une excellente publicité pour la création d'un statut d'auteur, afin que nous puissions nous défendre contre ce genre de mammouth.

Anne

18/02/2020 à 08:38

Je n'ai jamais eu de problème avec l'IRCEC qui me verse actuellement une retraite complémentaire . Ne pas oublier que pour compenser les 8 % cotisation enlevés sur les droits d'auteur, ils sont déductibles des impôts

fredvig

24/03/2021 à 21:38

Ils ne sont pas déductibles des impôts, (contrairement à ce que prétend l'IRCEC occasionnellement.)
Pour la majorité des AA qui sont en franchise de frais, rien n'est déductible.
Celles qui optent pour une imposition au frais réels, ont la possibilité de les ajouter dans les sommes venant en déduction de leurs REVENUS, pas des impôts !
La déduction d'impôts est donc en moyenne, de 9 % de la cotisation.
SOurce Bofip : "Certaines cotisations versées à raison d'une activité professionnelle non salariée sont uniquement déductibles des revenus nets catégoriels (Bénéfices agricoles, bénéfices industriels et commerciaux ou bénéfices non commerciaux)." … "et soumises à plafond"

artman

18/02/2020 à 12:48

Je ne comprend pas cette vindicte à l'encontre de l'Ircec. Je ne me prononce pas sur l'opacité de l'organisme car je n'ai pas de connaissance sur le sujet.

Ce qui me frappe c'est que l'on semble considérer les cotisations comme des charges ou un impôt au même titre que la Csg par exemple.

Or il s'agit là de cotisations. Pour ma part j'ai cotisé à l'Ircec (Raap + Racl) depuis la toute fin des années 90. Le Raap a un rendement assez remarquable. Ces dernières années j'ai conservé le système de classe jusqu'à la liquidation de ma retraite en cotisant à la plus haute (env. 3660€ par an), malgré mes faibles revenus. Le gain se retrouve dans ma pension.

Le système est à points, donc la cotisation donne des points et un montant proportionnel de pension. Donc cotiser à 4% au lieu de 8 par exemple, c'est diviser par deux le montant induit de la pension. Ce n'est pas une charge brute mais un investissement. Profitez-en tant que c'est en place. Tout celà disparaîtra avec la merveille universelle en projet.

Jean

18/02/2020 à 13:09

Personne n'a rien contre les cotisations. Mais l'ancien système où l'on choisissait sa classe fonctionnait très bien, et surtout permettait de tenir compte du fait que quand on a rien à bouffer à la fin du mois, on n'en a rien à foutre de cotiser pour sa retraite. Maintenant, un auteur qui ne gagne quasiment rien est obligé de cotiser à 8%, même s'il ne peut pas payer son loyer, parce que c'est "bon pour sa retraite". C'est une méconnaissance totale du terrain, un organisme censé aider les auteurs qui en fait n'a aucune idée de leur vie.
Quant au fonctionnement opaque, je confirme. J'ai eu un problème avec eux (de leur faute): quasi impossible de les joindre au tel ou par mail, réponses contradictoires quand on y arrive. C'était il y a 2 ans, ça a peut-être changé.

Loïc

04/07/2022 à 12:25

Merci de votre message c'est exactement ca apour ma part voila 3 ans que cet organisme m'empeche de sortir la tete de l'eau, ils sont difficilement joignable, et leur methode avec Huissier assez agressive. J'ai rencontré plusieurs auteurs qui reflechissent comme moi a arreter ce métier. Ca pousse completement a travailler a black , ca en degouterait presque du métier

pierre

09/02/2023 à 12:26

Je suis assez d'accord avec ce qui est dit plus haut. Il faut agir, et révolutionner ce système censé être bienfaisant. Tout est contradiction, même l'appellation "retraite complémentaire" ne peut pas être appliquée puisqu'obligatoire. Nous devrions être libre d'épargner pour notre retraite comme nous le souhaitons, sans pour autant être contraint à cotiser auprès d'un organisme privé. Je n'ai aucune confiance dans cet organisme et je pense sincèrement qu'il n'existera plus quand j'aurai l'âge d'aller à la retraite. NOUS VERSONS DES COTISATION A UNE SOCIETE QUI A 70 SALARIES ET UN NUMERO DE SIREN ! reveillons nous !

Haelle

18/02/2020 à 13:42

Artman vous ne comprenez pas cette vindicte contre l’IRCEC? Le problème n’est pas de payer des cotisations, mais le manque d’information et les dysfonctionnement criants de la part de cet organisme! Par exemple l’ircec a trouvé mon adresse après 7 ans d’activité et m’a demandé de payer 5 années de cotisations d’un coup! Un beau coup de massue de 4500€! En 2019, j’ai payé en tout 6000€ de cotisations! Et j’ai reçu des mises en demeure pour des cotisations déjà payées! J’ai jamais eu autant l’impression qu’on se foutait de ma gueule!

artman

18/02/2020 à 15:53

@Jean Je n'avais sans doute pas vu le problème sous cet angle. Effectivement cela cause un problème sur des faibles revenus. Ceci dit, la cotisation de l'ancienne 'classe spéciale' (la plus faible) représentait 5,2% du seuil d'exonération, plus que les 4% actuels donc. Ce n'est qu'à partir de 11200€ de revenus que le nouveau système commence à être défavorable. Par contre la généralisation des 8% serait une mesure largement défavorable aux faibles revenus et il y a là un manque de progressivité évident. @Haelle En ce qui concerne le comportement de l'Ircec, peut-être ai-je eu de la chance. Cela rappelle le tact et le sens de la mesure de l'Urssaf. Il y a certainement un manque d'information mais il y a aussi beaucoup de moyens de s'informer soi-même aujourd'hui. Je parle de vindicte car tout cela semble très épidermique mais une fois encore, ce sont des cotisations retraite... Je sais qu'on entend beaucoup la phrase de Jean, 'je me fous de ma retraite' ces temps-ci. Si le nouveau régime se met en place, ces problèmes n'existeront plus. Je crains que ça ne soit pas au bénéfice des faibles revenus.

Olivier Dutaillis

19/02/2020 à 18:31

En tant que président du RAAP, pris à partie dans cette interview sans avoir été consulté, je voudrais apporter quelques précisions :

- C'est la deuxième fois qu'ActuaLitté tire à boulets rouge sur l'IRCEC. Nous allons, bien sûr, exercer un droit de réponse mais je voudrais déjà préciser que contrairement au titre de cette interview, il n'y a aucune culture du secret. Il suffit d'aller sur le site de l'IRCEC pour trouver en accès libre le rapport d'activité détaillé de la Caisse dont les comptes sont d'ailleurs validés sans réserve chaque année.

- La réforme du RAAP qui a remplacé le système optionnel (on pouvait choisir sa classe de cotisation) par un système proportionnel n'est pas une initiative des auteurs. Elle nous a été imposée par notre tutelle (la Direction des Affaires sociales), notamment pour se mettre en conformité avec les directives européennes. À titre personnel, le système optionnel me convenait très bien. Il était adapté à la réalité de nos métiers. Le système proportionnel a au moins le mérite d'amener beaucoup d'auteurs à mieux préparer leur retraite. (Ceux qui touchent moins de 27 081 € de droits d'auteur par an – indépendamment de leurs autres revenus éventuels – peuvent avoir une cotisation réduite à 4 %.)

- Le RAAP est un régime très avantageux. Ceux qui en ont la possibilité ont donc intérêt à y cotiser le plus possible. Son rendement est actuellement de 11%. Et pour les auteurs du livre qui bénéficient de la prise en charge SOFIA, il est de 22 %. De plus les cotisations sont déductibles des impôts. (Dans le futur système universel, le rendement prévu est de 5,5 %)

- Les administrateurs du RAAP (ou des autres régimes de l'IRCEC) consacrent bénévolement un peu de leur temps à la défense de nos droits sociaux. Et ils sont tous élus. Même ceux qui relèvent de l'audiovisuel et du spectacle vivant (SACD) ou de la musique (SACEM). Dans ces deux derniers cas, ils ont d'abord été élus comme représentants à la SACD ou à la SACEM par leurs pairs, puis les conseils d'administration issus de ces élections les ont élus à l'IRCEC. Ce mode de scrutin indirect est très répandu pour les élections professionnelles. (On peut d'ailleurs y voir un gage de sérieux, à une époque où l'incidence des fake news sur les élections pose souvent problème.)

- M. EVRARD considère qu'un code de déontologie est une entrave à la liberté d'expression. Personnellement, je pense exactement le contraire. Le code de déontologie des avocats, par exemple, ne les empêche pas de s'exprimer. Quant à celui des journalistes professionnels, il préconise de vérifier les faits pour éviter les manœuvres de propagande…

- Au Conseil d'administration du RAAP, où sont réunies des sensibilités diverses qui reflètent la diversité des conditions d'exercice de nos métiers artistiques, nous arrivons à travailler en bonne harmonie et de manière constructive. Nos métiers n'ont aucune raison d'être dressés les uns contre les autres. (Ce n'est pas parce que les secteurs de la musique ou de l'audiovisuel ont historiquement des cotisations plus importantes que, demain, cela s'appliquera aux plasticiens ou aux graphistes ! Ces choix se font secteur par secteur.) La situation des artistes-auteurs est déjà assez fragile comme ça. Évitons d'ajouter des divisions inutiles !

Rodolphski

02/12/2022 à 11:05

Bonjour, une question un peu bête, je suis à la retraite (je touche une pension plus la complémentaire) mais je continue mon activité de graphiste, dois-je payer à l'IRCEC ?

LEPAGE Denis

09/02/2023 à 10:51

Bonjour:
-J'ai découvert l'IRCEC sut internet,notement une vidéo YouTube, présentation Ircec par votre directrice,on y vois un immeuble cossu Haussmannien à 2 pas du Ritz,à l'intérieur ,un palais de verre et en arrière plan une table de réunion aussi longue que celle de Poutine.J'ai tout de suite compris.
-Il est clairement stipulé sur votre site que les profils ayant obtenus leurs retraite de base à taux plein ne sont pas redevables à l'IRCEC.
-J'ai liquidé ma retraite du régime général le 01/01/2021 en qualité d’artisan,je inscrit artiste auteur Urssaf Limousin au 01/01/2021.

-Vous m'avez réclamé la somme de 3890,24 € pour 2022 en décembre 2022 à payer sous 15 jours
avec menaces d'huissier directement.
-Je vous ai adressé un courrier recommandé avec accusé de réception(Justificatif de retraite à l’appui) pour signaler cette incohérence,aussi 2 courriels ,une demande sur mon espace en ligne,2 appels dans vos services (Aucune réponse,étanche à toutes formes de communications).
-Une de vos conseillère téléphonique m'a sommé de payer pour échapper à l'huissier et ensuite demander la liquidation de ma retraite Ircec(Extraordinaire,ubuesque,paye un non du et essaye de te défendre après).
-J'ai payé (contraint),'jai fais la demande de liquidation,un de vos conseillé m'a signalé que vous allez me rembourser les 324,18 € déjà prélevés pour le 1 er trimestre 2023(Ce qui prouve que vous reconnaissez votre erreur),ensuite je dois faire un recours juridique pour être remboursé des 3890,24 €.
Je sais que vous ne me rembourserez jamais(J'ai compris votre stratégie,le fait de faire la demande de liquidation vous sert de justificatif d'acceptation de payer,la procédure durera 2 ans
,vous ferez appel,2 ans supplémentaires,etc jusqu’à épuisement).
-Je vous informe que ce dossier est dans les mains de mon conseiller juridique et de mon avocat,ils ont découvert des antécédents envers votre organisme,outre des montages juge et parties(Vous n'avez pas l'aval de la cours de comptes Européenne,la cours de comptes Bercy à fait un rapport cinglant sur l'IRCEC,néanmoins vous êtes tolérés et surveillés,mon problème leur est transmis). Ils continuent leurs investigations,j'ai transmis à Médiapart,Elize LUCET les liens numériques des forums de discutions,du rapport de la cours des comptes.Aussi un rapport transmis à la cours de comptes et le syndicat SNAP.(Le sujet Lionel EVRARD et Olivier DUTAILLIS est enregistré à charges).
Aussi je réitère ma demande de remboursement de la somme de 3890,24 € +324,18 € du 17/01/2023 que vous me devez.
Bien à vous.

Rodolphski3D

09/02/2023 à 12:04

Bonjour, je suis dans le même cas que vous pour une somme bien inférieur moins de 400€ mais et comme vous j'ai liquidé ma retraite (moi en juin 2017) et j'ai malgré tout reçu un appel de cotisation 2022 que j'ai pu réduire à 4%.
Précision: Irssaf Limousin ne vous indique pas qu'il faut aussi liquidé votre retraite à l'IRCEC.
Je passe en mars ou avril prochain dans commission de recourt amiable pour annuler la dette.
Avez-vous fait appel à cette commission ?


LEPAGE Denis

09/02/2023 à 12:33

Bonjour :
Merci de votre retour pour ce problème commun.
Je ne connait pas cette commission de recours ,pouvez vous me donner les lien?

Loïc Laporte

09/02/2023 à 12:42

Bonjour Monsieur Lepage.
Je viens de voir votre commentaire.
J’ai des soucis avec l IRCEC depuis trois ans.
Aujourd’hui j’en suis réduit à vendre ma maison en partie à cause des sommes qu’ils me réclament et m’écrase chaque mois.
Impossible de me relever depuis.
J avaus engagé une avocate car l IRCEC plusieurs fois a fait des erreurs.
Encore une dernièrement cet hiver.
je pensais qu’il n’y avait aucun procès en cours.
Savez-vous si il y a un regroupement de personnes qui comme nous connait les mêmes deboires?
J’ai pris connaissance de faits que vous avez mentionné dans vos commentaires que je n’avais pas.
Avez-vous un lien sur le rapport de la Cour des Comptes ?
Est-ce possible de vous joindre ? J’avais comme vous fait passer mon dossier à Cash investigation et d’autres journaux, mais sans retour à ce jour.
Je rencontre beaucoup d’auteurs qui sont dans des situations dramatiques et pense à changer de métier à cause de l IRCEC.
Je ne vois aucun recours groupé si c’est le cas pouvez-vous me tenir au courant je vous prie ?
Cordialement
Loïc Laporte

Nicolas Gary

19/02/2020 à 19:45

Merci de votre réponse : contrairement à votre community manager vous savez donc qui nous sommes : c’est heureux.
Merci également pour vos leçons de journalisme : elles sont appréciées à leur juste valeur.
A votre disposition : le droit de réponse est hors de propos. Manipulée avec plus de vigilance les votres. Mais on sera ravi d’avoir vos réponses.

JB

19/02/2020 à 20:35

@Artman, je n'ai pas dit "Je me fous de ma retraite". Mais je sais pour l'avoir vécu certaines années que parfois, on se le dit, quand l'important est de finir le mois.

Sinon je vous rejoins, la retraite complémentaire est un système avantageux en lui-même.

Anne Onyme

20/02/2020 à 07:38

Juste sur la méthodologie, M. Dutaillis : depuis quand une interview – et spécifiquement celle-ci – aurait besoin de votre accord ou de vous consulter ?
Il me semble, excusez si je me trompe, que la description faite par M. Evrard est justement assez opposée de l'image lisse que vous transmettez.
C'est amusant, ces gens pris la main dans le pot à biscuit, et que poussent des grands cris !

Sylvie Tusinski

20/02/2020 à 08:28

c'est amusant et pas très courageux de ne parler que sous couvert de l'anonymat... :-)
vous pourriez très bien être madame Louineau ou je ne sais qui, donc ce genre de commentaire anonyme n'a aucune valeur puisque pas signé ;-)

Nicolas Gary

20/02/2020 à 09:02

Le respect de l'anonymat (et donc des sources) est une des conditions du travail journalistique. Les commentaires anonymes peuvent impliquer des personnes concernées directement par le sujet.
Et auteur de l'article, je vais souligner que j'abonde personnellement : nous n'avions certainement pas à consulter ni demander son accord à M. Dutaillis pour publier cette interview.

Sylvie Tusinski

20/02/2020 à 08:18

Il est assez amusant de voir l'Ircec encore une fois attaquée par des gens qui revendiquent une liberté d'expression mais qui n'en laisse aucune au sein de leur groupuscule dirigée par le Caaporal-chef qui ne se remet pas de n'avoir pas été calife à la place du calife "c'est moi qui aurait du être à ta place" m'a t'on dit pour me féliciter de mon élection à la présidence du Raap. Mais toute la troupe y passe ce ne sont que des petits soldats au service de sa Majesté qui ne les épargne guère et a un bon petit mot bien méchant pour tous du style oh celui-ci a la tête près du bonnet entre autres remarques truculentes. Quelle classe, quelle élégance :-) N'oublions pas que ceux qui ont été écartés du scrutin de 2017 l'ont été pour de bonnes raisons puisqu'ils ont été déboutés au tribunal. Critiquer le cotisations quand on a soi-même cotisé pendant des années au maximum pas vraiment crédible. Et quand on n'est pas d'accord avec la troupe de moutons ce qui était mon cas on vous dit de dégager de façon pas très élégante... super l'ouverture d'esprit moi qui naïvement pensais que les artistes étaient des libres penseurs ... méfiez-vous ce qu'on vous raconte. L'opacité n'est pas du côté de l'Ircec. Et ceux qui démissionnent de leur fonction d'administrateur ne veulent pas faire avancer les choses mais uniquement taper sur la bête IRCEC pour leur satisfaction personnelle. Quand on a la chance de vivre de sa passion on est fier de payer ses cotisations qui permettront une fois à la retraite de vivre plus confortablement. Dans les rencontres régions auxquelles j'ai eu l'occasion d'assister la plupart des auteurs demandent s'il est possible de sur-cotiser car ils prennent au sérieux leur retraite dans un système avantageux. Alors ras-le-bol de cette désinformation systématique de la part d'auteurs qui pouvaient faire bouger les lignes tranquillement en restant administrateur mais sans toute cette violence verbale. Je suis aujourd'hui vice-présidente du Raap et administrateur et très satisfaite d'avoir une personne raisonnable à la présidence en la personne d'Olivier Dutaillis qui œuvre réellement pour les artistes-auteurs en ne cherchant pas les divisions au contraire. Lea modération est nécessaire pour défendre correctement les artistes. Alors pourquoi tant de haine de désinformations et d'aigritude ? Surtout quand on se cache sous un pseudo. Je dois reconnaître à Lionel Evrard le courage de parler sous son nom, il m'avait semblé au début de l'aventure Ircec une personne ouverte d'esprit à qui j'avais eu l'occasion d'exprimer mes doutes... c'est dommage qu'on en soit arrivé là...

Henri

25/03/2021 à 11:52

Bonjour,
je découvre l'article, les commentaires des uns et des autres, pour essayer de m'en faire une synthèse. Merci à tous ces points de vue et explications. Un point me gêne Madame dans votre post: quand vous écrivez "Critiquer le cotisations quand on a soi-même cotisé pendant des années au maximum pas vraiment crédible.", on a l'impression que vous utilisez votre accès à des données privées concernant certains de vos contradicteurs, comme un argument et presque comme une intimidation. Cela me pose problème. Mais peut-être ai-je mal compris? Merci de votre réponse

Jean

20/02/2020 à 09:14

Chère Sylvie

Sans polémiquer (la retraite complémentaire étant une bonne chose), il ne faut pas chercher trop loin d'où vient la défiance qu'inspire l'IRCEC. Pour qui n'en est pas directeur général ou que sais-je encore, il y a, ou en tout cas il y a eu, une culture du mépris du petit auteur lambda qui fait que les grandes déclaration d'intention peuvent prêter à sourire.

Quand l'IRCEC ne répond pas au téléphone, quand les emails ne reçoivent jamais de réponse et qu'on a l'impression de compter pour de la m...., ça génère forcément de la rancoeur. Un gros fossé entre l'image que l'IRCEC veut renvoyer et la réalité. Je sais qu'il y a des gens très bien à l'IRCEC. Et je ne peux qu'espérer que les choses ont changé depuis ma dernière interaction avec l'IRCEC, ubuesque, il y a deux ans.

Mais vous ne pouvez pas venir et faire semblant de vous étonner. Les problèmes existent ou en tout cas, ont existé s'ils ont été résolus. Quant à la réforme du RAAP, vous en avez souffert même si elle n'est pas de votre fait. Problème de communication.

Sylvie Tusinski

20/02/2020 à 09:40

j'entends bien mais il y a aura toujours des dysfonctionnements que ce soit l'Urssaf, les impôts etc... mais partout vous trouverez des gens compétents pour régler les situations même si parfois effectivement ça peut être compliqué. Il ne faut pas hésiter à se déplacer et régler les problèmes sur place. Perso je n'ai jamais senti de mépris du petit auteur bien au contraire il y a bien des humains dans la machine et si vous avez des soucis pour les joindre il ne faut pas hésiter à passer aussi par les administrateurs qui peuvent faire remonter les problèmes c'est ça le rôle des administrateurs : représenter leurs pairs.

Jean

20/02/2020 à 10:26

Pardon chère Sylvie mais "n'hésitez pas à passer", c'est très parisiano-centré et montre bien qu'à l'IRCEC, vous êtes un peu détachés de la réalité du terrain, ce qui peut expliquer l'irritation générale. J'habite à 900km, je fais comment pour "ne pas hésiter à passer"? Je dépense 300 euros d'avion parce que personne ne répond au téléphone?

Je peux vous assurer que mépris il y a eu, probablement dans un problème de personnel ou de sous-effectifs. Je ne peux qu'espérer que c'est résolu depuis, je reste de bonne volonté et l'attribue à une mauvaise passe.

Lionel Evrard

20/02/2020 à 09:50

En lisant le message de madame Tusinski, vice-présidente du RAAP, on ne peut en effet que constater quel camp fait preuve d' "aigritude".
Être ouvert d'esprit ne signifie pas se laisser endormir par de belles paroles et enrôler au service d'un camp parce qu'on a personnellement horreur du conflit (et trahir ce faisant la confiance des électeurs qui vous ont élu).
Je ne peux que conseiller à madame Tusinski, comme j'ai déjà eu l'occasion de le faire, de modérer ses propos, tout simplement parce qu'ils desservent ce qu'elle croit défendre. Nous avons effectivement besoin, comme elle le souligne si bien, de personnes raisonnables à la présidence (et à la vice-présidence) du RAAP et de l'IRCEC.
C'est rendre service à l'IRCEC que de lui fournir l'occasion de dissiper les malentendus (puisque selon elle malentendus il y a) qui lui ont fait une réputation déplorable auprès des artistes-auteurs. Madame Tusinski devrait en être satisfaite au lieu de répandre sa rancoeur, ses accusations gratuites et ses insinuations. Si j'étais vraiment l'opposant obtus qu'elle décrit, je me réjouirais que ses propos viennent si opportunément illustrer le mien. Or je suis comme elle désolé qu'on en soit arrivé là, mais pour des raisons différentes. C'est l'occasion ratée d'apporter à l'IRCEC un sang neuf, de nouvelles idées, de nouvelles pratiques, que je déplore. Mais cette occasion ratée n'est pas de mon fait.

Lionel Evrard

20/02/2020 à 09:54

Je répondrai également au commentaire de M. Dutaillis, qui appelle quelques remarques, mais cela va me prendre un peu du temps que je n'ai pas et cela devra donc attendre. Pour le moment, il me faut aller traduire mon quota de pages journalier.

Sylvie Tusinski

20/02/2020 à 10:45

Désolée mais je ne nourris aucune rancœur ni aigritude bien au contraire ! L'aigritude vient plutôt du camp des déboutés. Avoir démissionné de la présidence a été un soulagement et ne plus avoir à entendre les petits voix qui me disaient quoi dire et quoi faire un réel bonheur ! Quand on prétend défendre les artistes et qu'on a cette légèreté incroyable de demander à quelqu'un qu'on ne connait ni d'Eve ni d'Adam de se présenter à la présidence du Raap parce que personne d'autre n'a le courage de le faire ma foi que dire ! Une erreur incroyable ! c'est bien qu'on ne connait rien des personnes et qu'on se fiche. Bref je ne vais pas continuer à perdre du temps ne vous en déplaise j'ai aussi une vie professionnelle bien riche et épanouie et il me faut gagner mes 8 % de cotisations Raap qui me permettront d'améliorer considérablement ma petite retraite grin Et j'ai passé l'âge des conseils je suis libre de dire ce que je pense...

Sylvie Tusinski

20/02/2020 à 10:58

Jean,
j'habite moi-même à 500 km de Paris n'interprétez pas mal ma remarque qui voulait simplement dire que parfois avoir quelqu'un en face peut débloquer une situation ! Pour moi aussi les déplacements sont compliqués ...

Dominique Le Brun

20/02/2020 à 10:59

Pourquoi tant de haine, en effet !
J'a été administrateur titulaire pendant une dizaine d'années et vice-président du RAAP. Je suis aujourd'hui suppléant. J'ai aussi exercé diverses fonctions comme représentant des auteurs à la SGDL, à l'Agessa et à la SOFIA. Je connais donc très bien toute l'histoire du dossier retraite.
Je confirme donc tous les propos d'Olivier Dutaillis, et tiens à préciser un aspect des propos de Lionel Évrard : non, le CA de l'IRCEC n'est pas à la botte des organismes de gestion collective. Lesquels se sont toujours montrés respectueux des autres professions.
Je connais bien aussi Nicolas Garry, dont je sais qu'il a suivi le dossier IRCEC depuis des années. Il le connaît très bien et sait donc le crédit accorder, ou pas, à tel ou tel propos. En publiant une interview qu'il sait potentiellement ravageuse, n'aurait-il pas dû s'enquérir du sentiment des administrateurs mis en cause ? Lionel Évrard est-il le plus représentatif des administrateurs du RAAP, ou bien sa démission le rend spécialement crédible ???
J'ai assisté au renouvellement du conseil d'administration du RAAP et ai apprécié de voir les nouveaux venus prendre, pour certains d'entre eux, connaissance des réalités de la caisse nationale de retraite qu'est l'IRCEC et se mettre au travail. Ce qui est bien plus prenant, en temps, en énergie et en compétence, que de critiquer de manière gratuite.
Merci à Sylvie Tusinski d'avoir apporté son éclairage sur son expérience au RAAP.
Et enfin, je suggère à chacun de regarder ce qu'il advient aujourd'hui de la retraite des avocats. À combien leur demande-t-on de cotiser ? Les artistes-auteurs continuent de bénéficier d'un régime extrêmement favorable. Il ne faudrait pas que les dénigrements systématiques entretenus par certains aboutissent à une catastrophe de ce genre.
Dominique Le Brun, auteur de l(écrit

artman

20/02/2020 à 12:14

A vrai dire j'ai plutôt l'impression d'assister à un règlement de compte entre personnes auquel le quidam lambda ne comprend que peu de choses. Si manque de transparence il y a, il eût été préférable d'exposer des faits concrets.

Au-delà, je trouve regrettable de clouer au pilori et sans nuance aucune cette caisse complémentaire, notamment au vu des évènemens actuels. Jeter le bébé avec l'eau du bain, en quelque sorte. Si dysfonctionnements il y a, ils peuvent être exposés concrètement sans que l'on assiste à un chamboule-tout ravageur.

Comme dit plus haut, cette caisse a un rendement particulièrement exceptionnel, et je ne parle même pas de la prise en charge à 50% qui ne me concerne pas et que j'ignorais totalement. Que chacun réfléchisse aux futurs 28% du régime projeté (le régime général actuel est de plus de 17%, additionnez l'Ircec et faites vos comptes)...

@Jean
Excusez-moi, j'ai effectivement utilisé un raccourci un peu rapide en vous citant, j'aurais pu avoir un peu plus de rigueur sur le sujet ;-)

Lionel Evrard

21/02/2020 à 08:35

‒ Monsieur Dutaillis déroule sa propre propagande (la propagande et les fake news, c’est toujours quand le camp adverse s’exprime). C’est de bonne guerre. Mais ce faisant, il ne répond pas aux questions posées : quid de la gouvernance de la caisse, de sa transparence, et de sa politique de communication ?
‒ Pour quelle raison les administrateurs issus de la SACD et de la SACEM possèdent-ils d’office les deux tiers des voix au CA de l’IRCEC, alors que la population d’artistes-auteurs qu’ils représentent est deux fois moins nombreuse que celle qui élit les administrateurs au CA du RAAP ? (Je cite les chiffres du ministère, même s’ils datent de 2013, je ne voudrais pas risquer un procès avec des chiffres plus récents qu’en tant qu’administrateur j’ai dû m’engager à garder strictement confidentiels).
‒ Nul n’a jamais nié (moi pas en tout cas) que cotiser au RAAP pour sa retraite complémentaire puisse être une bonne affaire… pour ceux qui peuvent se le permettre. Au vu de l’actualité récente, je pense d’abord quant à moi aux 190 000 artistes-auteurs ex-assujettis de l’AGESSA qui, à cause des carences scandaleuses de celle-ci pendant quarante ans, vont se retrouver avec des carrières incomplètes et des retraites de misère. Ceux-là, à 65 ans, n’auront si l’État ne répare pas ses torts que l’ASPA (ex minimum vieillesse) pour toutes ressources. Leur faire croire qu’ils ont intérêt à cotiser le plus possible au RAAP pour améliorer leur retraite est non seulement un mensonge mais une mauvaise action. Les pensions de retraite (de base et complémentaire) sont déduites de l’ASPA (903,20 € mensuels pour une personne seule, 1 402,22 € pour un couple). N’amélioreront donc leur retraite que ceux qui sont sûrs de dépasser avec leurs pensions cumulées le montant de l’ASPA. Faire croire à ceux qui n’ont déjà pas grand-chose qu’ils ont tout intérêt à se saigner aujourd’hui pour vivre mieux demain grâce au RAAP, c’est tout simplement les prendre (une deuxième fois s’ils ont déjà été victimes des carences de l’AGESSA) pour des imbéciles.
‒ En ce qui concerne la cotisation à 8 %, « l’intersyndicale » avait fait des propositions lors des « concertations » avec l’équipe Buxin pour répondre aux exigences de la tutelle sans saigner à blanc les artistes-auteurs les moins fortunés. Elles ont été ignorées (les propositions « inapplicables » ou « irréalistes » sont toujours celles du camp adverse). Mais puisque M. Dutaillis était attaché au système de cotisation optionnel, « plus adapté à la réalité de nos métiers », on peut compter sur lui pour inscrire à l’ordre du jour du prochain CA du RAAP la pérennisation de la possibilité de cotiser à 4 %. C’est tout ce qui subsiste dans le nouveau système de l’ancien système optionnel. Transitoire, cette mesure doit prendre fin en 2025. Encore une fois, je pense aux moins fortunés d’entre nous (41 % auteurs professionnels gagnent moins que le SMIC) qui vont, si rien n’est fait, devoir sacrifier un mois de revenu. Mais la tutelle, aux décisions souveraines, acceptera-t-elle de pérenniser une mesure conçue pour n’être que transitoire ? On aimerait être rassuré sur ce point. Sans attendre 2025.
‒ Le rapport d’activité fut mis en ligne à la demande pressante d’une administratrice élue avec le soutien de « l’intersyndicale » (cela n’avait jamais été le cas auparavant). Il date de 2017. On attend toujours le rapport d’activité de 2018. Disposer également de celui de 2019 sans trop tarder serait un plus. Pourquoi ne pas faire figurer aussi sur le site les procès-verbaux des conseils d’administration (non expurgés, de préférence), et puis les comptes si régulièrement et infailliblement approuvés, et l’état des réserves financières, et la composition du parc immobilier – toutes ces données qui pourraient rassurer les adhérents sur ce que l’on fait de leur argent ? Toujours en matière de communication, pourquoi ne pas ouvrir sur le site, plutôt qu’une FAQ, un chat qui permettrait aux adhérents d’exprimer directement leurs demandes et problèmes rencontrés ? Cela leur éviterait d’avoir à chercher des réponses sur les réseaux sociaux et d’y exprimer leur désarroi voire leur colère. Il y a bien des choses à faire pour restaurer l’image de la caisse auprès de ses adhérents (qui ne m’a pas attendu pour être déplorable) et pour améliorer le service rendu. Encore faudrait-il reconnaître que c’est souhaitable et s’en donner la peine.
‒ Je note qu’en matière électorale M. Dutaillis est plus favorable à la cooptation qu’à un vote démocratique, tellement « influençable »… Bien évidemment, un administrateur nommé ne saurait être « influencé » par la structure qui l’a nommé et les intérêts qu’elle représente ! C’est une façon de voir le débat démocratique, et presque un choix de société. Ce n’est pas le mien, et je ne pense pas qu’il soit souhaitable. Quant à comparer un mandat social à une profession réglementée pour justifier l’adoption d’un « code déontologique », j’avoue ne pas voir le rapport. ‒ Je répète, parce que c’est ce que j’ai constaté et qu’on ne m’empêchera pas de l’exprimer, qu’il y a à l’IRCEC/RAAP un triple problème de représentativité, de transparence et de communication. C’est sur ces sujets que j’aimerais entendre M. Dutaillis répondre. Pour être plus précis : il n’est pas normal que deux tiers des adhérents de l’IRCEC ne soient représentés que par un tiers des droits de vote au CA de l’IRCEC, qui décide de tout. Il n’est pas normal non plus que le tiers des adhérents restant ne soit pas représentés par des administrateurs directement élus et non nommés à ce poste par des OGC qui ne représentent qu’eux-mêmes et leurs intérêts. Dans la foulée du rapport Racine, on s’est aperçu que les artistes-auteurs ne sont plus aveugles ni décidés à se laisser faire comme ce fut le cas pendant si longtemps : ils veulent pouvoir élire leurs représentants lors d’élections professionnelles, et aucun lobbying ne pourra aller contre cela. Si l’IRCEC doit perdurer, il faut exiger qu’il se réforme, afin de représenter plus efficacement TOUS les artistes-auteurs, ceux qui ont intérêt à cotiser comme ceux qui, disposant de moins de moyens financiers, n’y ont pas un intérêt aussi évident. Quitte à chercher des solutions pour permettre à ces derniers d’y trouver un plus grand intérêt. Si l’on a vraiment à cœur l’intérêt de TOUS les artistes-auteurs (et non simplement de grandes déclarations d’intention à la bouche), tout reste à inventer. N’est-ce pas l’évidence ?

Sylvie Tusinski

21/02/2020 à 09:01

le rapport Ircec 2018 est bien en ligne dans "nos parutions" pour vous aider à le trouver... :)

Lionel Evrard

21/02/2020 à 09:49

Dont acte. Je ne l'avais pas trouvé. Mais j'ai bien eu du mal aussi à trouver celui de 2017. J'imagine que c'est ma faute.

GSC

21/02/2020 à 11:42

Tant qu'à faire, si on indiquait ici le lien dudit rapport d'activité 2018 ? Le voici :
http://www.ircec.fr/wp-content/uploads/2019/12/rapport-activite-ircec-2018-web.pdf
(il semble en ligne depuis décembre, donc j'imagine qu'il faudra attendre 10 mois celui de 2019...)

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

La Foire du Livre de Londres, “pièce maîtresse” du secteur de l'édition

LBF23 - En 2023, pour la première fois, Gareth Rapley exercera ses fonctions de directeur de la Foire du Livre de Londres. Le retour à la normale de l'événement acté, après les années de pandémie, il souhaite entretenir la réputation internationale de la foire dans le secteur de l'édition, en y conviant par ailleurs toutes les facettes de la création culturelle.

06/02/2023, 10:09

ActuaLitté

“Rien de plus important que de se nourrir des fictions des autres”

Politiquement engagée, féministe, Laurence Biava est aussi et peut-être d’abord essayiste et romancière, comme en témoigne une production variée, abondante, et originale. Née en 1964, chroniqueuse pour divers médias (dont ActuaLitté), coach littéraire, animatrice d’ateliers d’écriture, Laurence Biava a notamment créé le prix Rive gauche à Paris en 2011. Par Étienne Ruhaud.

01/02/2023, 13:58

ActuaLitté

Éditions indépendantes : “Nous incarnons une mosaïque, pas un monolithe”

#AssisesEditionsIndépendantes23 – Deux journées consacrées aux éditions indépendantes — une formulation dont le pluriel évoque déjà la diversité autant que la difficile définition. Éditeur indépendant, en regard de quoi, comment et quelle identité ? Dominique Tourte, président de la Fédération qui regroupe les associations nationales d’éditeurs, ouvrira les échanges à Aix-en-Provence.

01/02/2023, 12:22

ActuaLitté

Céline Laurens : “Anoblir le quotidien, en le ré-enchantant”

ENTRETIEN – En 2021, paraissait chez Albin Michel le premier roman de Céline Laurens, Là où la Caravane passe : s'y révélait une approche entre réalisme et onirisme, à la Jean-Jacques Beineix, saluée par le prix Roger Nimier. Après le pèlerinage à Lourdes en plein air, direction le métro parisien avec Sous un ciel de faïence. Humour, drame et poésie : la romancière s’intéresse toujours à tous ces « autres », et à travers eux, poursuit sa quête du primordial.

27/01/2023, 12:57

ActuaLitté

Au Mali, les professions du livre réunies pour “décloisonner l'Afrique” 

Comment l’Afrique est racontée ? C’est l’une des idées initiales qui ont motivé Ibrahima Aya et un groupe d’auteurs maliens à lancer la Rentrée littéraire du Mali. C’était en 2008. Cette manifestation venait de naître, elle est désormais incontournable et très attendue. Propos recueillis par Agnès Debiage, créatrice de ADCF Consulting.

24/01/2023, 14:56

ActuaLitté

Comment faire de la crise en médiathèque un “apprentissage”

En tant qu'établissements recevant du public, les médiathèques peuvent devenir les lieux de conflits sociaux. Mais des crises d'autres natures les guettent aussi, qu'elles soient climatiques, politiques, budgétaires... Dans l'ouvrage Penser la médiathèque en situation de crise (Presses de l'ENSSIB), un collectif d'auteurs rend compte de l'expérience d'une crise vécue avec des usagers au sein d'une médiathèque de la banlieue parisienne. Et des instruments mobilisés pour la prendre à bras-le-corps et la résoudre.

20/01/2023, 11:28

ActuaLitté

“Aux éditeurs de savoir donner envie aux lecteurs d’aller vers leurs ouvrages”

À l’occasion de la parution prochaine de son dernier ouvrage, Modernité du livre (éditions Double ponctuation), nous avons échangé avec Olivier Bessard-Banquy, spécialiste de l’édition contemporaine et enseignant au Pôle des métiers du livre à l’université Bordeaux Montaigne. 

17/01/2023, 15:50

ActuaLitté

L'extrême droite et ses symboles, “pour conquérir le territoire de la pensée”

La montée internationale des mouvements d'extrême droite s'accorde avec une légitimation des discours racistes et fascistes. du « Grand remplacement » à la stigmatisation de certaines populations, ces discours se retrouvent dans les médias, auprès des responsables politiques et même au Parlement. Elle s'entend et elle s'observe : des symboles ou gestes symboliques se multiplient aussi dans l'espace public. Le site Indextreme recense, analyse et explique ces manifestations graphiques, pour mieux les identifier. 

11/01/2023, 16:03

ActuaLitté

Vincent Calvet : “L’origine du mal, ce sont aussi des mots”

Né en 1980 à Carcassonne, Vincent Calvet grandit à Perpignan. Titulaire d’une maîtrise de Lettres, instituteur spécialisé en région toulousaine, l’homme anime des ateliers d’écriture à destination d’élèves handicapés, tout en faisant intervenir divers auteurs. Animateur de plusieurs revues, comme le défunt Mange-Monde publié par Paul Sanda, ou Sémaphore, Vincent Calvet a en outre dirigé plusieurs anthologies. Lauréat du prix de la vocation Bleustein-Blanchet de Paris, il est l’auteur de nombreux recueils, entre autres pour la jeunesse, ainsi que de livres d’artistes. Certains de ses textes ont été traduits en russe ainsi qu’en arabe. Également plasticien, Vincent Calvet a exposé dans diverses galeries. Propos recueillis par Étienne Ruhaud. 

10/01/2023, 12:51

ActuaLitté

Patrick Grainville : "J’ai commencé par la peinture"  

Le grand lyrique devant l’éternel, Patrick Grainville, a trouvé depuis quelques romans, un sujet propice à ces fulgurations : la peinture. Falaise des fous racontait une France par l’entremise du face à face entre Claude Monet et Gustave Courbet sur les falaises d’Etretat, Les Yeux de Milos, le triomphant Picasso et le torturé Nicolas de Staël sous le soleil d’Antibes. Trio des Ardents relate cette fois-ci une soixantaine d’années par le prisme de trois artistes vibrants.

09/01/2023, 17:52

ActuaLitté

Auteure, éditrice : Lalao-Elina Razanadriaka défend la lecture à Madagascar

L’une de ses premières phrases m’intrigua « J’ai créé ma maison d’édition Mpariaka Boky, en 2020 en plein COVID-19, juste avant de prendre ma retraite. » Lalao-Elina Razanadriaka est une engagée, une volontaire. Cette Malgache, auteure et éditrice, véritable autodidacte, croit fermement en sa mission et en parle pendant des heures. Propos recueillis par Agnès Debiage, créatrice de ADCF Consulting.

05/01/2023, 12:41

ActuaLitté

“L’intelligence artificielle représente de nouvelles façons de créer”

En novembre 2022, les éditions Michel Lafon ont publié le livre Poster Girl, de Veronica Roth (trad. Alice Delarbre). Pour la couverture de ce roman, la maison a eu recours à une Intelligence artificielle — un procédé qui a provoqué de nombreuses levées de boucliers. Pour certains, la méthode révélait un mépris à l’égard des professionnels de l’illustration. Elsa Lafon, directrice générale, revient sur une polémique montée en épingle. Et qui aurait nécessité un peu plus de recul.

03/01/2023, 10:21

ActuaLitté

Muriel Barbery : "l’écriture d’un roman demande une énergie considérable"

L’auteure de L’élégance du hérisson publie le deuxième tome d’un diptyque ayant pour décor la ville de Kyoto. Elle nous a confié ses envies et ses réflexions au cours d’une rencontre à Villefranche sur Saône.

27/12/2022, 15:53

ActuaLitté

MOBiDYS : les livres adaptés pour “soutenir l’effort de lecture”

Proposer des lectures pour tous, telle est la mission fondamentale de MOBiDYS, qui apporte sa pierre à l'accès aux textes en réalisant des adaptations numériques et imprimées à destination des élèves, de l'école primaire aux lycées, atteints de troubles DYS. Anne Thay, responsable du développement et des partenariats, est revenue avec nous sur les évolutions et projets de la société nantaise.

21/12/2022, 13:39

ActuaLitté

BookBeat : “Établir un modèle équitable et transparent” pour les audiolivres

Nouvel acteur sur le marché des distributeurs de livres audio en France, BookBeat vient du Nord. Et plus précisément de la Suède, où le groupe éditorial Bonnier l'a créé en 2016. Une plateforme par les éditeurs pour les éditeurs, donc ? Nous avons posé quelques questions à Niclas Sandin, PDG de BookBeat, et William Jakoby, le responsable de l’expansion et du développement commercial.

14/12/2022, 17:06

ActuaLitté

Grégory Rateau : “Je ne conçois pas l’écriture comme une activité immobile”

Né en 1984 à Drancy, réalisateur, scénariste puis romancier, Grégory Rateau vient de publier trois recueils, chez trois éditeurs différents. Sans pour autant céder à la facilité, à la mièvrerie, le jeune auteur propose ici une poésie particulièrement lisible, limpide, éloignée de toute forme d’abstraction ou d’expérimentation sonore. Une poésie du quotidien, teintée de mélancolie, habitée par des lieux bien précis, des situations, des souvenirs… Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

14/12/2022, 10:03

ActuaLitté

"Chez Grasset, ce sont vraiment les coups de cœur qui guident nos choix"

Nous avons rencontré Audrey Scarbel, responsable du domaine italien aux éditions Grasset, pour découvrir sa vision de la littérature italienne ainsi que les choix éditoriaux qui guident la publication des auteurs transalpins au sein de la maison. En 1982, cette même maison a publié Le nom de la rose de Umberto Eco. Quarante ans plus tard, l'ouvrage est republié dans une édition augmentée avec un habillage graphique renouvelé.

06/12/2022, 12:45

ActuaLitté

Jérémie Guez : “Je n'ai jamais eu ce dilemme entre littérature et cinéma”

Auteur de plusieurs ouvrages publiés aux éditions La Tengo et 10/18, Jérémie Guez est aussi un cinéaste dont le style s'affirme rapidement. Kanun, la loi du sang, en salles le 7 décembre prochain, constitue une nouvelle occasion de s'en apercevoir, après Bluebird (2018), Sons of Philadelphia (2020) et la mini-série, BRI (2022).

02/12/2022, 10:01

ActuaLitté

“J’écris pour aller chercher cet enfant abandonné voilà longtemps”

À paraître le 25 novembre 2022, Monstrueuse féérie est ce récit de fin d’année de Laurent Pépin où se côtoient à la fois enchantement et tragédie, férocité et poésie, entraînant le lecteur dans un vertige monstrueux — monstrueusement attachant. Entretien avec Laurent Pépin ; chronique d’un écrivain parti à la recherche de l’enfant, de l’adolescent meurtri abandonné sur le bord de la route, il y a bien longtemps… Propos recueillis par Guylian Dai. 

22/11/2022, 09:00

ActuaLitté

Nicolas Feuz : “Je n’ai jamais rêvé d’être quelqu’un d’autre… sauf peut-être Dark Vador !”

Ce 10 novembre, Nicolas Feuz publie Les larmes du lagon, aux éditions Slatkine & Cie. Un polar qui nous entraîne en Polynésie française, où la tranquillité du motu de Bora Bora est perturbée par la découverte d’un corps. Ce nouveau roman nous offre l’occasion d’en apprendre plus sur l’écrivain, dans un questionnaire de Proust revu, corrigé et bien soigné !

18/11/2022, 10:59

ActuaLitté

“Tous les usages possibles d’une bibliothèque sont à préserver”

Stéphanie Khoury, bibliothécaire, et Maël Rannou, ancien directeur de bibliothèques, auteur et critique de bande dessinée, s'interrogent dans un court ouvrage, didactique et synthétique, sur les missions et les enjeux des établissements de lecture publique. Les bibliothèques de proximité (Presses universitaires Blaise Pascal) évoque également ces usages créés par les citoyens, avec la complicité ou à l'insu des bibliothécaires et des pouvoirs publics eux-mêmes.

14/11/2022, 11:37

ActuaLitté

Jón Kalman Stefánsson : “Je veux saisir l'univers dans mes écrits”

LECFestival22- Jón Kalman Stefánsson est le lauréat 2022 du Prix Jean Monnet de Lectures Européeennes pour Ton absence n’est que ténèbres, traduit par Éric Boury. Son 13e opus, publié chez Grasset, avait déjà remporté le Prix du livre étranger. L’islandais est tout à la fois romancier, poète, mais également traducteur. Nous lui avons posé quelques questions.

10/11/2022, 17:16

ActuaLitté

Galien Sarde : “C’est après l’écoute d’images oniriques que la dystopie a surgi”

Surprenant premier roman : enfermés dans un monde souterrain surveillés par une mystérieuse milice, plusieurs hommes et femmes parviennent à s’échapper, et sillonnent le désert à bord d’une jeep. Apocalyptique, effrayant, le livre se situe à mi-chemin entre le roman de science-fiction et le récit poétique. Galien Sarde, quarante-six ans, agrégé ès lettres, y déploie une langue riche, en une sorte de lyrisme sombre, sinon apocalyptique. Deuxième ouvrage publié par Fables fertiles, la toute jeune maison de Guylian Dai, Échec, et Mat, loin des grosses machines littéraires et des prix de la rentrée, tranche par son originalité, sa force onirique. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

10/11/2022, 11:36

ActuaLitté

Arthur de Pins : “Zombillénium dévoile le monstre qu'on abrite”

Quatorze ans, six albums, un film d’animation et une attraction plus tard, c’est tout un cycle de Zombillénium – ce parc d'attractions aux authentiques zombies et vrais démons – qui touche à sa fin. Ce dernier opus sportif et haletant promet d’effroyables surprises et de diaboliques retournements de situation – avec un final à la hauteur de la série. Nous avons rencontré Arthur de Pins, toujours aux commandes de la machinerie infernale et ses milliers d’âmes prisonnières.

04/11/2022, 12:23

ActuaLitté

Jacques Cauda : “Prose comme poésie. J’écris.”

Initiateur du mouvement surfiguratif, Jacques Cauda, soixante-sept ans, manie la plume comme il manie le pinceau, soit avec passion, gourmandise, frénésie. Ancien étudiant en philosophie, ancien documentariste professionnel, l’homme publie depuis 2002, à un rythme soutenu, tout en dirigeant « La Bleu-Turquin », collection des éditions Douro. Privilégiant les formes expérimentales, riche de nombreuses références, l’homme poursuit une œuvre singulière, loin des modes du moment. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

02/11/2022, 10:39

ActuaLitté

Odile Cohen-Abbas : ”Dans les à-côtés, on trouve les choses qui nous intéressent”

Née en 1957, ancienne danseuse professionnelle, Odile Cohen-Abbas participa longtemps de l’aventure Supérieur Inconnu, revue fondée par le surréaliste Sarane Alexandrian. Collaborant régulièrement aux "Hommes sans épaules", périodique fondé en 1953 par Jean Breton, et dirigé depuis 1997 par Christophe Dauphin, auteure de nombreux recueils et récits, Odile vient ici nous surprendre avec Perditio, nouvel opus hybride décrivant un monde infernal, peuplé de chimères, de monstres, se livrant à de singuliers rites. Déroutant peut-être, riche à coup sûr, le livre étonne, détonne. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

27/10/2022, 09:16

ActuaLitté

“Les monstruosités en Ukraine dépassent même les scénarios les plus noirs”

« Considérée de seconde main par les Russes, la langue des Moldaves a été mutilée. Si, dans un amphithéâtre, il y avait 50 étudiants moldaves et un seul étudiant russe, le cours devait avoir lieu en langue russe. » Entretien avec Tatiana Țîbuleac, écrivaine roumaine (originaire de la République de Moldavie), Prix de littérature de l'Union européenne pour Le Jardin de verre, éd. des Syrtes, traduction de Philippe Loubière.

25/10/2022, 10:05

ActuaLitté

Salman Rushdie vivra, ”c'est la chose la plus importante“

AttaqueRushdie - En marge de la Foire du livre de Francfort, l’agent littéraire Andrew Wylie a répondu à quelques questions de El Pais. Une rare apparition dans les médias pour Le Chacal, surnommé ainsi pour sa manière abrupte de traiter avec les éditeurs. Et au cœur du sujet, Salman Rushdie, victime d’une tentative de meurtre.

24/10/2022, 10:47

ActuaLitté

“Écrire, lire tout autant c’est retrouver une terre d’enfance”

PORTRAIT – Né en 1964, libraire dans le Poitou, Stéphane Émond rend une nouvelle fois hommage à sa région d’origine. Seize ans après Pastorales de guerre, l’homme revient avec un nouveau récit au titre programmatique, géographique. Magnifique évocation de la région Est, Argonne raconte également l’Histoire : le récit officiel et les tragédies familiales, l’une et l’autre intimement mêlées.

21/10/2022, 15:54

ActuaLitté

Plan sobriété : “opportunité et risque” en bibliothèques

La raréfaction des matières premières – gaz et pétrole – doublée d'une hausse de leurs coûts a poussé le gouvernement à présenter un Plan sobriété : des suggestions plus que des obligations. Depuis quelques mois, la commission Bibliothèques Vertes de l'Association des Bibliothécaires de France planche justement sur la réduction de l'empreinte énergétique, et l'information des usagers, dans les établissements de proximité. Quelques réponses se profilent, sur des sujets qui recoupent des préoccupations bien connues des bibliothécaires.

12/10/2022, 15:13

ActuaLitté

Caroline Lamarche : “Bach... Bach, quelle merveille !”

Nouvelliste et romancière, Caroline Lamarche a publié plusieurs livres chez Gallimard, dont La Mémoire de l’air (2014), Dans la maison un grand cerf (2017) et Nous sommes à la lisière (Prix Goncourt de la nouvelle 2019). Invitée de Lire en Poche, à Gradignan, elle s'est livrée avec enthousiasme et avec nous, au questionnaire de Proust.

09/10/2022, 18:48

ActuaLitté

Michel Bussi : “Les réalisateurs ont besoin de tomber amoureux des romans”

#LireEnPoche22 – Roman qui devient livre de poche, le schéma est classique. Et particulièrement pour Michel Bussi, l’un des plus grands vendeurs de polars en France. L’univers de l’écrivain normand se décline en audiolivres, bandes dessinées, séries, films… Parfois au point de lui échapper. Ainsi, quand Maman a tort est diffusé sur Netflix, des années après l’adaptation sur France 2, il s’en étonne : « Je n’avais pas été informé… Je l’ai appris par des amis. Mais c’est une agréable surprise. »

09/10/2022, 16:42

ActuaLitté

Djaïli Amadou Amal : “Refuser d'être une victime”

#LireEnPoche22 — Militante. Pour elle, dès son premier roman, ce terme revêtait un sens tout particulier. Djaïli Amadou Amal, Prix Goncourt des lycéens 2020 avec Les Impatientes (Ed. Emmanuelle Collas), venait pour la première fois à Gradignan. Son roman, publié chez J’ai lu, évoque des sujets douloureux et profonds. Qui justifient, selon la romancière, cet engagement en littérature.

07/10/2022, 17:03

ActuaLitté

Philippe Delerm : “Proust m'a autorisé à écrire des textes courts” 

« À quoi bon ? » Philippe Delerm a vingt ans lorsqu'il découvre À la recherche du temps perdu lors de ses années de licence. Une question l'obsède : « Comment écrire après ça ? » Cinquante ans plus tard, il publie le 4 novembre prochain Proust Instantanés (Éditions Points), dans lequel il commente une soixantaine d'extraits de la somme romanesque avec sa marque de fabrique : des textes courts. 

07/10/2022, 11:55

ActuaLitté

Lire en Poche : “Observer et appréhender des fragments d'un monde”

#LireEnPoche22 – Dans quelques jours s'ouvrira le festival Lire en Poche, à Gradignan – trois journées de rencontres et de festivités autour des petits formats. Le commissaire général de l'événement, Lionel Destremau, aborde cette 17e édition avec prudence et optimisme. Entretien.

05/10/2022, 11:32

ActuaLitté

Meral Şimşek : “Je me battrai pour porter la voix du peuple kurde”

L'autrice et éditrice kurde Meral Şimşek a subi, comme d'autres en Turquie, la sévérité du régime de Recep Tayyip Erdoğan à l'égard des dissidents, opposants et artistes critiques à son égard. Mais Şimşek est kurde, ce qui redouble la violence systémique à son égard. Condamnée à 20 mois de prison en septembre dernier, elle est réfugiée en Allemagne, d'où elle a accepté de répondre à nos questions.

03/10/2022, 11:37

Autres articles de la rubrique À la loupe

ActuaLitté

Label Emmaüs milite pour sauver les “livres morts-nés”

« On les appelle les livres mort-nés : entre 140 et 145 millions de livres, fraîchement édités, sont pilonnés en France par an, soit 1/4 de la production littéraire. Ou encore 700.000 à 1 million d'arbres », indique Maud Sarda, co-fondatrice et directrice de Label Emmaüs. Cette marketplace solidaire se présente comme une alternative aux vendeurs et sites marchands classiques.

08/02/2023, 18:11

ActuaLitté

L'heure du conte en bibliothèque : les Drag Queens ont toutes leur place

Lutter contre les discriminations, promouvoir l’acceptation de soi et de l’autre, tel sont les missions des lectures animées par des drag queens. Plusieurs bibliothèques en France, dont celle de Lamballe et de Toulouse, ont fait face à une vague de critiques et de pressions politique contre ces démarches.

07/02/2023, 10:59

ActuaLitté

“La musique est le meilleur des antidotes”

#LECFestival22 – Nuno Gomes Garcia, auteur de La Domestication (trad. Clara Domingues chez IXe Editions), aura bénéficié d'une résidence d'écriture à Cognac du 24 octobre au 20 novembre 2022. Au terme de cette expérience, il délivre un texte proposé par le Festival des Littératures européennes de Cognac. 

07/02/2023, 09:50

ActuaLitté

Pourquoi devient-on éditeur indépendant ? Portraits

#AssisesEditionsIndépendantes23 – Éditeur, un métier de création, ou au moins de contribution à la création, on en comprendra l’attrait. Il y a les grandes structures, appuyées sur une histoire plus ou moins longue, qui est aussi celle des concentrations, et des aventures individuelles ou en petit comité. Ces dernières sont portées par des passionnés, entre succès, force de conviction et manque, parfois, de culture d’entreprise. Alors, pourquoi devient-on éditeur indépendant ?

06/02/2023, 16:27

ActuaLitté

Pınar Selek, 25 ans d'“acharnement politico-judiciaire du pouvoir turc”

L'autrice et sociologue Pınar Selek est considérée par la justice turque comme une terroriste. Si elle se trouve accusée d'attentats et frappée par un mandat d'arrêt international, c'est surtout en raison de ses enquêtes, qui gênent considérablement l'État turc. Un texte de la Ligue des Droits de l'Homme et de l’Assemblée citoyenne des originaires de Turquie, signé par plusieurs organisations, invite à la mobilisation et au soutien de Pınar Selek, avec un rassemblement le 29 mars 2023.

06/02/2023, 11:36

ActuaLitté

Une Fédération des éditeurs indépendants : “J’en ai eu les larmes aux yeux”

#AssisesEditionsIndépendantes23 – La notion d’édition indépendante, qui s’est imposée dans le vocabulaire du monde du livre, se rapporte aux structures ne relevant pas d’un grand groupe. Mais encore ? Qu’est-ce qui lie Actes Sud, 9e maison française en termes de taille, et un humble éditeur de Colmar ? C’est pourquoi, à l’occasion des 1ères assises de l’édition indépendante, nous sommes allés interroger ces acteurs qui font vivre cette fameuse « bibliodiversité », et leur demander : qu’est-ce que signifie pour vous, « être indépendant » ?

03/02/2023, 09:54

ActuaLitté

Une année de lecture, en bordure d'océan : “Le voyage, enfin, commence”

#LectureetLittoral – Oubliée, la tempête Gérard, le soleil est glorieux, la grande plaine horticole de Bray-Dunes étincelle de givre. De la route de Furnes où circule le bus direction la frontière, l’on peut voir le maillage serré des canaux du polder. Les fortes pluies des derniers jours ont inondé les champs. L’eau stagne en de petits étangs d’argent où les mouettes profitent du calme. Par Marc Roger.

02/02/2023, 15:32

ActuaLitté

“Éradication linguistique” ? Langue française contre idéologie anglo-saxonne

« La langue française est sacrifiée en ce moment sur l’autel d’une “anglolâtrie” qui ne fait que croître tous azimuts et qui pervertit même l’esprit le plus réfractaire à tout endoctrinement. » Le propos est virulent, la situation en deviendrait critique. Défense et illustration de la langue française, nous revoilà ? Par Philippe Carron.

02/02/2023, 13:03

ActuaLitté

Il fit entrer la photo contemporaine à la BnF : hommage à Jean-Claude Lemagny

Ancien conservateur général du département des Estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France, le conservateur Jean-Claude Lemagny est décédé le 17 janvier 2023. L'établissement public patrimonial salue cette figure qui a marqué sa politique et ses collections par une attention inédite portée à la photographie contemporaine.

02/02/2023, 09:15

ActuaLitté

“J’ai redonné une voix à cette femme, réduite au silence”

« C’est tellement juste que ce doit être vécu. » Il n’y a rien qui m’énerve plus que cette phrase prononcée à propos de mes deux premiers romans. Eh bien non, si une scène est juste, c’est parce que j’ai fait mon job d’écrivain : rendre présents mes personnages, donner un décor à voir, à sentir, à toucher. Par Stéphanie Dupays.

01/02/2023, 11:41

ActuaLitté

Serge Gainsbourg : portrait d'un esthète aux airs de pochtron  

Ronsard 59, Le sonnet d’Arvers, Victor Hugo, Baudelaire, Musset, Nabokov… L’immense œuvre, en quantité, mais aussi en qualité, de Serge Gainsbourg, est nourrie de lectures ressassées. Gainsbourg en quête du mot exact, voilà ce que met en scène une exposition de la Bibliothèque publique d’information (BPI) depuis le 25 janvier, jusqu’au 8 mai. 

30/01/2023, 14:40

ActuaLitté

Omar Sy et les Tirailleurs, ”loin de l'image assez floue, et caricaturale“

Film de Mathieu Vadepied avec Omar Sy sorti début janvier, Tirailleurs revient sur une douloureuse époque. En pleine Première Guerre mondiale, des forces armées issues des colonies françaises grossissent les rangs. Combattre les troupes allemandes, dans les tranchées : la Der des Ders ne nous a-t-elle pas tout dit ? Par Jean-Baptiste Dufour.

28/01/2023, 11:35

ActuaLitté

L’Attaque des Titans : mise en lumière d’une œuvre colossale  

#FIBD23 – Du 25 au 29 janvier se tient, à l’Alpha Médiathèque d’Angoulême, une exposition consacrée à l’œuvre maîtresse de Hajime Isayama, L’Attaque des Titans : De l’ombre à la lumière. Accompagnée de la venue de l’auteur dans l’Hexagone, il s’agit également de la première fois que ses planches sont exposées hors d’Asie. L’occasion d’explorer toute l’évolution graphique et l’émotion qui se dégage des dessins du maître des géants tétanisants.

26/01/2023, 16:52

ActuaLitté

L'ANEL entend accroître la compétitivité des maisons d'édition

Dans le cadre des consultations prébudgétaires 2023, l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) interpelle le gouvernement du Québec, et demande une bonification et une simplification du crédit d’impôt pour l’édition de livres, dans un mémoire présenté au ministère des Finances.

19/01/2023, 17:27

ActuaLitté

Dans les bourrasques de la tempête Gérard

#LectureetLittoral – Du 21 janvier 2023 au 16 décembre 2023, Marc Roger, lecteur public, avancera livres en main, sur les côtes atlantiques. 5000 km de marche à pied et à chaque arrêt, des lectures. ActuaLitté aura le plaisir d'accompagner et suivre cette route en caravelle médiatique d'un tour de France insolite. À quelques heures du départ, voici un ultime texte, liminaire à son départ, que Marc Roger nous propose.

19/01/2023, 10:47

ActuaLitté

Voyage à Auschwitz avec "la petite fille qui ne savait pas haïr"

Depuis 19 ans, le Consistoire central israélite de France organise un voyage à Auschwitz, car « la mémoire de ce crime sans nom ne peut, ne doit, être effacée » dans un contexte de hausse de l’antisémitisme. Pour cette édition 2022, sont conviés par le grand-rabbin de France, une survivante de la Shoah, des collégiens et lycéens, des religieux, des politiques, des directrices de maison d’édition et donc... ActuaLitté.

18/01/2023, 18:14

ActuaLitté

Moi je lis de la merde, et je vous emmerde

On connaît la chanson, ses paroles et son refrain : ne pas juger un livre sur sa couverture, ouvrir avant de critiquer (si seulement…), attention aux préjugés, etc. Quand le monde moderne pousse à sortir de sa « zone de confort », voire de se « mettre en danger », pour le lecteur, qu’est-ce à dire ? Passer de Paul Valéry à Thomas Piketty ? Peut-être bien… mais pas seulement. 

13/01/2023, 18:09

ActuaLitté

“Selon que vous serez puissant ou misérable” : l'art subtil des lois adoptées

Des sénateurs ont récemment cherché à introduire un cavalier législatif dans la loi DADUE, qui aurait conduit à une modification du Code de la Propriété Intellectuelle. Jugé irrecevable, car contraire à la Constitution, l'amendement n'aura donc pas été discuté en séance. Pour Katerine Louineau, représentante du CAAP (Comité Pluridisciplinaire des Artistes-Auteurs·trices), voilà qui interroge : certains cavaliers tiendraient mieux sur leur selle que d'autres ?

11/01/2023, 14:33

ActuaLitté

“L’appel au SAMU s’impose comme un dernier recours”

Maud Santini publiera en février aux éditions Globe un récit résultat d'une année passée en immersion avec le SAMU de Paris. Son livre est une plongée au coeur de la médecine d'urgence, du côté des centres d'appel d'un côté, et des interventions de l'autre. Anthropologue, elle travaille depuis longtemps sur la notion de déplacement, comment le déplacement modifie les rapports entre personnes, objets, et pas seulement changement de lieu. 

11/01/2023, 13:28

ActuaLitté

150e anniversaire de la naissance de Colette : rendez-vous avec l'Histoire

Les éditions des femmes -Antoinette Fouque , « militantes de l’écriture et de la cause des femmes », et Colette, femme indépendante, grande écrivaine aimée d’un immense public, avaient un rendez-vous nécessaire, au-delà du temps qui passe. De nombreuses publications, choisies dans une œuvre féconde, en attestent. Par Catherine Guyot.

10/01/2023, 15:18

ActuaLitté

L'historien Benjamin Stora victime d'un “antisémitisme insupportable”

Certains y lisent une nouvelle preuve de ce que l’Aglérie se replie sur elle-même, mais d’aucuns constatent surtout l’agressivité et la violence du propos. L’universitaire Benjamin Stora, qui enseigne l’histoire du Maghreb contemporain, est pris à partie dans un média algérien. Et ce, alors que les journaux indépendants endurent de virulentes attaques.

07/01/2023, 12:57

ActuaLitté

Angoulême : et si l'on parlait de Prévention des Violences sur les enfants ?

FIBD23 - Arnaud Gallais multiplie les appels, alors que s’approche le festival de la bande dessinée d’Angoulême. Dans une lettre ouverte, le cofondateur de Be Brave France et du collectif Prévenir et Protéger revient sur la programmation de l’événement. Alors que le Parquet de Nanterre vient d’ouvrir une enquête, Arnaud Gallais propose de profiter de l’occasion pour sensibiliser le plus grand nombre.

06/01/2023, 18:14

ActuaLitté

Pour vendre Editis, faut-il museler ActuaLitté ?

Quiconque parcourt nos colonnes l'a constaté : ActuaLitté attache la plus grande importance à ce que l’information objective et plurielle du public soit respectée. Des règles déontologiques gouvernent notre profession, à raison : notre journal se fait un devoir de les suivre. 

06/01/2023, 09:50

ActuaLitté

“On peut l’affirmer : le paysage de la lecture publique en France est sinistré”

#LectureetLittoral – Aventurier impénitent, soucieux de partager sa passion, Marc Roger entamera ce 21 janvier un périple inédit : un parcours de 5000 km, longeant la côte atlantique. À la limite invite au voyage, à la découverte, sans pour autant décrocher du monde. Le lecteur itinérant adresse à Rima Abdul-Malak un courrier, qui salue une louable initiative : la consultation citoyenne pour développer le goût de la lecture.

05/01/2023, 14:56

ActuaLitté

Révolution : en 2023, des livres en braille vendus au “prix unique”

Éclipsés ces dernières années par les livres audio et numérique, les ouvrages en braille restent un support crucial pour l'accès des personnes aveugles et malvoyantes à la lecture. Ces imposants volumes, très coûteux à produire, seront pourtant proposés à un tarif correspondant au « prix unique du livre », dès ce 4 janvier. Une prouesse et une garantie d'accès rendues possibles par le Centre de Transcription et d'Édition en Braille (CTEB) de Toulouse.

03/01/2023, 11:13

ActuaLitté

2023, année “sexual reading” : bonnes lectures, fidèles ou non

Basculer de 2022 à 23 ne changera rien à l’amoncellement de romans éparpillés à même le plancher. Ce mal compulsif rapproche le lecteur de l’être enrhumé : ça commence par un ou deux mouchoirs à côté du lit, ça se conclut avec une bibliothèque foutraque qui s’est érigée à côté de la couette. 

30/12/2022, 16:25

ActuaLitté

Le syndrome du livre cadeau préféré de Noël illico revendu

Chaque année, le même enfer : les rues se peuplent de créatures mues par un désir frénétique de consommation. Comme possédées, elles déambulent d’un pas grotesque, bras décharnés tendus sans but, l’œil hagard, un mot à la bouche : « Cadooooo… » Heureusement, pour ces zombies de Noël en quête d’un truc à empaqueter, il existe des librairies. Et des livres, ce fameux cadeau favori des Français… 

27/12/2022, 11:03

ActuaLitté

Sarkozy et les contrats de Jean d'Ormesson : une langue trop bien pendue ?

« Si la vérité blesse, c’est la faute de la vérité », assurait le frais ministre de l'Économie lors d’une conférence de presse. Mai 2004, Nicolas Sarkozy prenait fraîchement ses quartiers à Bercy et l’Élysée était encore loin. Depuis, et sans rouler des épaules — plutôt des mécaniques — le voici prodigue de conseils aux professionnels du livre. Administrateur du groupe Lagardère, donc de Hachette Livre, la fonction lui donnerait des ailes ?  

21/12/2022, 16:26

ActuaLitté

De la fiction au réel : Bastien Vivès, auteur de bande dessinée

Chaque personne qui a eu accès aux médias ces derniers jours est informée d’au moins deux faits d’actualité. L’Argentine a remporté la Coupe du monde de football, et Bastien Vivès est dans la tourmente. Suite à plusieurs pétitions, l’exposition du dessinateur, prévue pour la prochaine édition du Festival de la Bande Dessinée d'Angoulême, est annulée. Par Vivian Petit.

21/12/2022, 11:23

ActuaLitté

“La solidarité par la lecture, y’a plus que ça pour nous sauver”

Empruntant à la Fonky Familiy, le groupe de hip-hop marseillais, l’association Lire et Faire Lire va plus loin. Dans Verset IV, les rappeurs scandaient : « La solidarité j’crois qu’il y a plus que ça pour nous sauver. » Et si la lecture incarnait cette expression solidaire impérative à notre société ? Leur texte est ici proposé en intégralité.

17/12/2022, 11:30

ActuaLitté

Bastien Vivès accusé : “Représenter des tabous est donc désormais interdit”

En l’espace de quelques jours, le revirement a presque pris de court. Le FIBD, évoquant des « menaces physiques » proférées contre Bastien Vives, a décidé d’annuler l’exposition qui lui était consacrée dans le cadre de son édition 2023. Une décision prise sur fond de vive polémique, où l’auteur s’est vu reprocher dessins et déclarations, qualifiés de « pédopornographiques ». 

15/12/2022, 12:19

ActuaLitté

“À quoi pensez-vous lorsque vous regardez la mer ?”

#LectureetLittoral – Une année de marche sur les côtes du littoral atlantique, entre embruns et et marées, et l’horizon pour compagnon. Oh, quelques livres, bien entendu, et des lectures — donc, des auditeurs, voire des lecteurs. Marc Roger s’apprête à donner le coup d’envoi de À la limite, sa nouvelle aventure littéraire, entre terres et mers…

13/12/2022, 09:00

ActuaLitté

La littérature jeunesse à l’épreuve du Grand Méchant Mot !

Christian Bruel est un pilier de la littérature jeunesse en France. Depuis quarante ans, il a écrit une quarantaine de titres, sans oublier ceux qu’il a publiés comme éditeur du Sourire qui mord (1975-1996) puis des éditions Être (1997-2012). Parallèlement à son activité d’auteur et d’éditeur, il a consacré nombre d’analyses et de réflexions à ce secteur de l’édition. Par Fulvio Caccia.

12/12/2022, 10:31

ActuaLitté

“En Inde, une femme est violée toutes les 20 minutes”

Décembre 2012. Comme beaucoup d'autres en Inde où je vivais depuis 7 ans, je découvrais avec horreur le viol brutal, commis à l'encontre d'une jeune femme dans un bus de New Delhi. Jyoti Singh, que l'Inde a renommée symboliquement Nirbhaya, celle qui est sans peur, est morte de ses blessures, dans une agonie dont la presse s'est délectée, voyant là une nouvelle occasion de rappeler à quel point le pays, figé dans une psyché patriarcale et misogyne, était dangereux pour les femmes. Par Clea Chakraverty.

08/12/2022, 10:59

ActuaLitté

“L’Europe fourmille de peuples. On ne prend jamais congé des peuples”

Dans sa lettre de décembre 2022, le PEN Club français diffuse une adresse poignante de Chus Pato, de son nom d’écrivaine. María Xesús Pato Díaz, dans sa vie universitaire, est originaire de Galice : poétesse parmi les plus remarquées dans sa langue, elle interpelle l’Europe tout entière. 

07/12/2022, 09:19

ActuaLitté

Pass Culture : le CNL défend son engagement à l'égard des auteurs

DROIT DE RÉPONSE – Un récent article de ActuaLitte, suite à un communiqué de presse conjoint de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, de la Ligue des auteurs professionnels, le Trait et CAAP, appelait un sérieux correctif. En effet, le Centre national du Livre, mis en cause, propose une offre de Masterclasses du livre et de l’écrit dans le cadre de la part collective du Pass culture, depuis l’ouverture de cette dernière en janvier 2022. Et ce afin de jouer un rôle de facilitateur dans l’organisation de rencontres d’auteurs en milieu scolaire. 

02/12/2022, 10:07