#Réseaux sociaux

IRCEC : “L’aboutissement d’une culture paranoïaque du secret”

ENTRETIEN – Nul n’est censé ignorer la loi. Et à ce titre, nul n’ignore l’existence de l’Institution de retraite complémentaire de l’enseignement et de la création — ou IRCEC. Depuis quelques années maintenant, l’organisme inquiète, au point que le romancier Pascal Dessaint se demandait s’il n’était pas dans la visée de faire disparaître les auteurs. Au départ, une réforme passée en catimini, et aujourd’hui, des modalités de cotisations à faire frémir.

Le 17/02/2020 à 11:44 par Nicolas Gary

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17/02/2020 à 11:44

Nicolas Gary

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ActuaLitté

« Le côté nébuleux de tout ça n’engendre pas la confiance », entend-on régulièrement. ActuaLitté revient donc sur le fonctionnement de l’organisme, et tente de faire un peu le clair…

© Sébastien Pelon

ActuaLitté : Vous êtes auteur et traducteur, vous avez été élu au conseil d’administration du RAAP et vous avez démissionné en ce début d’année. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Lionel Evrard : J’ai intégré le CA du RAAP suite aux élections de décembre 2017, qui ont vu la quasi-totalité des membres de l’ancienne équipe ne pas être réélus aux postes de titulaires. C’était une défaite cinglante pour ceux qui avaient conçu et mis en œuvre la fameuse « réforme à 8 % » sous la présidence de Frédéric Buxin. Les nouveaux élus, soutenus par ce que l’on avait appelé « l’intersyndicale », ont été portés à ce conseil d’administration par une vague de mécontentement sans précédent des artistes-auteurs envers leur caisse de retraite complémentaire.

Il faut préciser que nous étions pour la plupart néophytes en la matière, les représentants naturels et expérimentés issus de nos syndicats ayant été abusivement écartés du scrutin. Il s’agissait néanmoins de faire bouger les lignes, d’infléchir si possible la réforme, d’instituer de nouvelles pratiques plus transparentes, de mettre en place un fonctionnement plus démocratique et réactif, au service des artistes-auteurs. L’espoir était grand, de même que la responsabilité qui pesait sur nos épaules. Nous avons fait de notre mieux, mais rapidement, en découvrant de l’intérieur le fonctionnement de la caisse, il nous est apparu que la tâche serait rude, voire impossible.

Le résultat des urnes (8 élus « intersyndicaux » sur 16 membres du CA) nous laissait espérer un changement possible malgré les 2 élus proches de l’ancienne équipe (UPP et AFD) et les 4 administrateurs désignés d’office dans le CA par la SACD et la SACEM. Nous espérions notamment une synergie avec les 2 élus du SNAC. Elle ne s’est pas produite. Finalement, Olivier Dutaillis, administrateur non élu nommé dans ce CA par la SACD a été élu président du CA du RAAP.

Faute de pouvoir infléchir la politique menée, il nous restait à continuer de représenter ceux qui nous avaient élus, à faire remonter leurs difficultés et leurs demandes, à les informer le mieux possible. C’est ce que j’ai toujours tenté de faire, et c’est ce qui a fini par m’être reproché par la direction et la présidence du RAAP début janvier. Par le biais d’une lettre vengeresse de trois pages, je me suis retrouvé accusé (copies d’écran ci-dessous, à l’appui de leur courrier) d’avoir fourni aux artistes-auteurs sur les réseaux sociaux des réponses aux questions qui se posaient sur le passage en 2020 au taux à 8 % et sur la possibilité de continuer à cotiser à 4 % sous certaines conditions.


Ce que l’on me reprochait davantage encore, c’est de l’avoir fait sur un ton jugé inconvenant. Ce mauvais procès est vite devenu délirant et a servi d’exutoire revanchard aux vaincus de l’élection précédente. Les menaces de révéler mes propres « dysfonctionnements » (« constatés par huissier », rien que ça), voire de possibles poursuites judiciaires, le disputaient à la mauvaise foi et aux procès d’intention. Avec une agressivité stupéfiante, on m’a signifié qu’un administrateur du RAAP doit forcément être d’accord avec la politique et les pratiques de la caisse, qu’il ne doit jamais élever en public le moindre doute ni le moindre reproche la concernant.

Alors que je n’avais fait que tenter de pallier le déficit d’information chronique de la caisse envers ses adhérents, bénévolement, sur mon temps de travail, on me sommait de me soumettre ou de me démettre. J’en ai tiré la conclusion qui s’imposait et j’ai démissionné. Je suis un militant syndical. Faire de la figuration muette dans un CA en servant de caution à une politique que je réprouve ? Non merci. Je n’avais pas été élu pour ça.

Pouvez-vous nous faire un bref historique de la mise en place de la retraite complémentaire pour les auteurs de livres ?

Lionel Evrard : Il sera bref, en effet. Sauf erreur de ma part la création de l’IRCEC remonte à 1962, mais la quasi-totalité des artistes-auteurs en ignorait l’existence. Ce n’est qu’en 2004, suite à la communication à l’IRCEC des fichiers des affiliés de l’Agessa, que les écrivains et traducteurs ont découvert leur régime complémentaire. Côté Mda, la transmission des fichiers à l’IRCEC ne s’est faite qu’en 2007 pour les auteurs des arts graphiques et plastiques.


Organigramme de la structure de l'IRCEC établi par le ministère de la Culture

Les écrivains et traducteurs affiliés de l’Agessa ont ainsi eu accès à la retraite complémentaire avec l’obligation de cotiser à l’IRCEC. Ils le faisaient alors non pas sur un pourcentage de leur assiette sociale, comme c’est le cas désormais, mais au choix selon cinq « classes » de cotisation progressives, en fonction de leurs capacités d’épargne et de leurs besoins. C’est en 2014 qu’ont été approuvés par la tutelle les statuts de l’IRCEC telle que nous la connaissons aujourd’hui : un organisme à trois têtes (le RAAP, le RACD et le RACL).

L’infographie sur la gouvernance établie par le ministère de la Culture en 2016 parle d’elle-même (SPRD est l’ancien nom des OGC). In fine l’IRCEC est dirigée d’une main de fer par la SACD et la SACEM, rien ne peut changer sans leur accord. Suite à l’application de la fameuse « réforme à 8 % », c’est en 2017 que les artistes-auteurs ont commencé à cotiser au taux de 5 %, de 6 % en 2018, de 7 % en 2019 et de 8 % en 2020, première année d’application pleine et entière. Or, dès 2017 la collecte a plus que triplé !

La hausse des cotisations de retraite complémentaire à 8 % alourdi encore les charges sociales supportées par les artistes-auteurs, les amenant à près d’un mois de revenus pour ceux qui ne bénéficient pas de l’abondement de la SOFIA. Un certain nombre, déjà précaire, a dû arrêter leur activité suite à cette réforme. Cette décision prise sans concertation a commencé à interroger les auteurs sur qui décidait pour eux. Que pensez-vous de manière générale de la représentation professionnelle des auteurs ?

Lionel Evrard : C’est simple, je pense qu’elle est faussée du fait que les artistes-auteurs eux-mêmes ne s’y intéressent pas assez et surtout qu’ils ne s’y investissent pas suffisamment, ce qui fait que d’autres n’ayant pas la légitimité pour le faire en profitent pour parler à leur place et pour prendre des décisions qui ne leur sont pas forcément favorables. Mais les choses sont en train de changer.

Le militantisme syndical dans le milieu des artistes-auteurs se développe, des réseaux se forment et l’information circule, on remet en cause des dogmes qui jusque-là paraissaient inébranlables, une nouvelle génération prend son destin en main, on se cause, on se découvre et l’on s’unit entre professionnels d’horizons artistiques différents. Je trouve cela très positif et très motivant. Nous sommes à une époque charnière où enfin la condition des artistes-auteurs pourrait évoluer. Il ne faut pas rater le coche !


À cet égard, le rapport de la mission Racine qui vient d’être publié est très inspirant et porteur d’espoir si les pouvoirs publics décident de mettre en application ses recommandations principales. La représentation des artistes-auteurs ne peut reposer que sur des élections professionnelles, comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde du travail. Les OGC voudraient faire croire aux artistes-auteurs qu’ils sont naturellement voués à les représenter. C’est faux. Un organisme de gestion collective a pour mission de collecter des droits d’auteurs et de les redistribuer. Point barre.

Ce sont les syndicats, de par le Code du travail, qui ont la prérogative de représenter et de défendre les intérêts collectifs d’une profession. Il suffit de voir ce qui s’est passé avec l’Agessa, qui pendant quarante ans n’a pas identifié les artistes-auteurs dits « assujettis » et n’a pas appelé leurs cotisations retraite, pour constater ce qui arrive quand des OGC sont à la manœuvre à la place des légitimes représentants des artistes-auteurs. D’une certaine manière, c’est un peu le même phénomène que l’on peut observer à l’IRCEC, mise en coupe réglée par la SACD et la SACEM, et structurée de telle façon qu’il ne puisse jamais en être autrement.

Dans la loi de 1975, qui a ouvert les droits sociaux aux auteurs, ceux-ci étaient supposés cotiser à même hauteur que les salariés. La contribution diffuseur, à l’origine à 1 %, était supposée augmenter avec le temps. Ça n’a pas été le cas. Les diffuseurs des œuvres cotisent 30 fois moins que les employeurs, alors que les auteurs ont vu leurs cotisations sociales exploser avec l’arrivée du RAAP. Pourquoi, par exemple, le RAAP ne s’est-il pas battu pour que les diffuseurs contribuent davantage à la retraite des auteurs ?

Lionel Evrard : Il faudrait poser la question aux principaux concernés... Mais surtout, la réforme du RAAP à 8 % a trahi le fondement même de la loi de 1975 en faisant payer aux artistes-auteurs la part patronale (alors que la part salariale s’élevait à 3,90 %). L’intersyndicale a plaidé en vain en faveur du respect de ce principe fondateur qui est de fait une condition de survie.

Si vous voulez mon avis, il me semble que l’on a été, au RAAP comme partout ailleurs, victime d’une méconnaissance des principes de notre propre protection sociale et d’une illusion d’optique qui nous a fait croire que nous sommes tous les maillons d’une même « chaîne » fragile et dont il ne faudrait surtout pas déranger les équilibres. C’est la vision paternaliste et débilitante pour les artistes-auteurs que le SNE soutient mordicus – et dont on commence seulement à se rendre compte à quel point elle a pu fausser depuis des décennies l’identification des problèmes et retarder les solutions à y apporter.


regardez-moi dans les yeux... pixabay licence

Pourquoi faudrait-il qu’il en aille entre les artistes-auteurs et leurs diffuseurs autrement qu’entre tous les autres partenaires du monde économique ? La négociation sociale n’est pas affaire d’équilibre, mais de rapports de force pour que les intérêts de chacun soient au mieux respectés. Ceux des artistes-auteurs ont de tout temps été sacrifiés au profit de ceux des donneurs d’ordre. Il faut changer de paradigme. Il faut changer les règles. C’est en train de se faire.

Pour les auteurs, le fonctionnement de l’IRCEC est assez opaque. Pourtant, cela les concerne de près : il s’agit de leur retraite. Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne la prise de décision au conseil d’administration ?

Lionel Evrard : L’opacité est pratiquement imposée aux administrateurs eux-mêmes. C’est une des causes de ma démission. Le conseil d’administration du RAAP se réunit en général une à deux fois par an, afin de délibérer et voter sur un ordre du jour établi par la direction en liaison avec le bureau (lui-même composé du président, du vice-président et de trois administrateurs élus par le CA).

Le bureau travaille en amont à préparer les dossiers et décisions à prendre. Parallèlement se réunit au long de l’année un certain nombre de commissions thématiques chargées d’arbitrer dans leur domaine de compétence, avant d’en référer ensuite au CA. Le règlement stipule qu’une décision du CA d’un des trois régimes (RAAP, RACD ou RACL) doit être validée, avant d’être soumise à la tutelle pour approbation, par le CA de l’IRCEC, la « structure-chapeau » où les OGC (SACD et SACEM) seront toujours majoritaires (deux tiers des voix, quoiqu’il arrive).

Vous voyez l’embrouille ? Prenons l’exemple de la possibilité pour les artistes-auteurs, en dessous d’un « plafond de revenus intermédiaire » (27 081 euros en 2020), de cotiser à 4 %...

Cette « concession » a été arrachée de haute lutte par « l’intersyndicale » à l’équipe Buxin, suite à la fronde qu’avait suscitée chez les artistes-auteurs la possibilité d’une mise en place unilatérale et immédiate de la « réforme à 8 % ». Il faut savoir qu’elle n’est que transitoire et prendra fin en 2025. Si, à l’avenir, l’IRCEC est maintenue dans ses fonctions, tous les artistes-auteurs, quels que soient leurs revenus, auront à verser 8 % (un mois de revenu !) pour leur retraite complémentaire.

À l’occasion d’un CA au cours duquel une étude actuarielle avait démontré que la possibilité pour les artistes-auteurs ayant moins de revenus de cotiser à 4 % ne changerait rien aux équilibres financiers de la caisse, j’avais demandé un vote pour acter la pérennisation de cette mesure sans attendre 2025. Celui-ci m’a été refusé sous prétexte qu’on ne pouvait précipiter une telle décision, mais même si le CA du RAAP avait voté pour pérenniser cette mesure, il aurait fallu ensuite qu’elle passe le barrage du CA de l’IRCEC. Celui-ci étant dominé par les OGC qui ont voulu nous imposer à toute force et tout de suite les 8 %, je pense pouvoir deviner ce qui serait advenu.

Dans votre courrier de démission, vous évoquez que le RAAP veut mettre en place un « code de déontologie ». De quoi s’agit-il ?

Lionel Evrard : Après ma mise en accusation en janvier, ce fut la cerise sur le gâteau, la petite surprise du président du RAAP, Olivier Dutaillis, qui m’a décidé à lui envoyer ma lettre de démission. De quoi s’agit-il ? De museler définitivement toute opposition et toute expression divergente au sein de l’IRCEC. L’aboutissement d’une culture paranoïaque du secret, de la dissimulation, de l’unanimisme, que les maîtres actuels de la caisse semblent apprécier.


rien dans les poches, rien dans les mains... pixabay licence

Si ce « code de déontologie » était adopté, tout administrateur de chacun des trois régimes s’engagerait sur l’honneur à se garder de « tout acte ou propos désobligeant à l’encontre d’un autre administrateur, de l’IRCEC, de son directeur, de l’agent comptable ou d’un autre membre du personnel. » Entre autres joyeusetés réfrigérantes et menaces de poursuites dont je vous passe les détails. Vous le voyez, le piège de « l’acte ou propos désobligeant » parfaitement flou et susceptible de toutes les interprétations ?

L’objectif étant évidemment de rester dans un entre-soi bien commode, d’où rien ne filtre, ou pas une tête ne dépasse, et où l’on arrive toujours à s’entendre entre gens de bonne compagnie. Pour le plus grand bien des artistes-auteurs, bien sûr...

Sur les réseaux sociaux, on voit de nombreux auteurs se plaindre des dysfonctionnements du RAAP : prise en charge SOFIA non intégrée, problèmes d’identification, erreurs... est-ce qu’il y a une prise de conscience au sein du RAAP qu’il y a des dysfonctionnements ?

Lionel Evrard : Là encore, il pourrait être intéressant de le demander aux principaux concernés. Pour ma part, je n’ai pas cette impression. Je pourrais multiplier les exemples. Je n’en citerai qu’un, car il est symptomatique. Il s’agit d’un cas qui m’a été rapporté par un adhérent de mon syndicat, qui avait reçu un appel de cotisation du RAAP bien qu’ayant des revenus inférieurs au plancher d’affiliation. Il en a résulté un échange de mails de l’adhérent en question avec le RAAP et l’Agessa (perte de temps, barrage administratif, rancœur de devoir se justifier, sentiment d’injustice – et l’on s’étonne après cela que les artistes-auteurs en veuillent à leurs caisses de sécurité sociale et en aient une mauvaise image).

Chacun restait sur ses positions et le dossier paraissait devoir s’enliser, avec l’épée de Damoclès d’une visite d’huissier en dernier recours. L’Agessa affirmait que les revenus étant en dessous du seuil d’affiliation, il suffisait au collègue en question de fournir au RAAP son avis d’imposition pour le prouver. Le RAAP s’obstinait à prétendre que les revenus déclarés étant à l’euro près sur le seuil d’affiliation, l’appel de cotisation était justifié.

C’est ce détail qui m’a fait comprendre que l’adhérent en question avait vu ses droits maintenus à l’Agessa par dérogation, bien qu’ayant des revenus inférieurs au seuil d’affiliation (une pratique courante), ce qui se traduit dans les données fournies par l’Agessa au RAAP non pas par la communication du revenu réel, mais par celle du seuil d’affiliation à l’euro près. D’où le pataquès administratif. Un problème qui avait déjà été soulevé et qui était censé avoir été réglé, comme me l’a confirmé une administratrice avec qui j’en ai discuté.

Celle-ci ayant évoqué le sujet lors du CA de décembre 2019, il lui fut répondu que ce n’était pas normal, mais que ce n’était pas compréhensible. Un bug informatique, sans doute. En somme, il n’était pas très grave de déranger un artiste-auteur pour rien (et même plus d’un, car les adhérents de l’Agessa maintenus dans leurs droits à titre dérogatoire sont loin d’être l’exception), de lui faire perdre un temps précieux en correspondances inutiles, de l’obliger à prouver sa bonne foi en fournissant un document fiscal privé, dont il n’avait pas forcément envie de partager toutes les données.

C’est révélateur d’une culture dans laquelle c’est l’adhérent qui est au service de la caisse et doit lui mâcher le travail, et non de la pratique qui devrait prévaloir : celle d’une caisse au service de ses adhérents, entièrement transparente quant à son fonctionnement, qui partage son savoir et ses données, et qui met en place les moyens nécessaires pour remplir ces missions. Hélas, l’IRCEC est loin de répondre à ce portrait idéal.

Vous nous avez présenté des courriers de cotisation, envoyés à tous les nouveaux adhérents : pouvez-vous les décrypter ? 

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Lionel Evrard : Le premier problème est qu’aucun de ces trois courriers ne mentionne à cette nouvelle adhérente la possibilité de ne cotiser qu’à 4 % en fonction de son revenu (en dessous du plafond qui le permet). C’est pour cette raison que cette adhérente, qui avait appris par la page FB du CAAP la possibilité de cotiser à 4 %, m’avait contacté et m’avait fourni ces pièces justificatives.

En fonction de ce qui était le plus intéressant pour elle, et sur mes conseils, peut-être a-t-elle finalement choisi de cotiser à 7 voire à 8 %. Là n’est pas le problème. Ce qu’elle voulait, c’est être correctement informée et pouvoir choisir en connaissance de cause. C’est bien la moindre des choses, non ?

Contactée par mes soins, la directrice de l’IRCEC m’a fait répondre par ses services que tous les cotisants reçoivent le même courrier, et que de toute façon, elle n’était pas là pour faire la publicité de la cotisation à taux réduit. Dont acte. Mais elle n’est pas là non plus pour faire la publicité de la sur-cotisation à 8 %, or, c’est exactement ce qu’elle fait systématiquement dans ces trois courriers.

La directrice de l’IRCEC et ses services, dont les salaires sont réglés par les cotisations des artistes-auteurs, sont là pour leur fournir l’information la plus claire, la plus objective et la plus complète possible. À eux ensuite de décider s’ils veulent cotiser, en fonction de leurs revenus et de leurs capacités d’épargne, à 4, à 7 ou à 8 %. 

Au-delà de cet exemple et de ma « mise en accusation » qui s’est ensuivie pour avoir informé les auteurs sur la cotisation à taux réduit, ce qui est en cause c’est la volonté permanente de l’IRCEC de sous-informer sur la possibilité de la cotisation à taux réduit arrachée par les syndicats, et d’augmenter la collecte (une obsession des OGC) en sur-informant sur la possibilité de sur-cotiser.

Cela dit, en matière d’interactivité, de simplification des démarches, de transparence et de communication, notre chère IRCEC a encore beaucoup de progrès à faire — mais... chut ! Elle ne semble pas au courant.

46 Commentaires

 

MazzPat

25/02/2020 à 13:55

Contrairement à ce que vous indiquez, les cotisations retraite NE SONT PAS déductibles des impôts sur le revenu. Elles sont déductibles des revenus imposables, nuance considérable, étant donné que la majorité des cotisants qui souffrent de cette situation ne sont pas imposables et/ou en franchise de frais sur leur déclaration. En outre, selon la Sofia elle-même, la prise en charge de la moitié des cotisations ne concerne que 6 % d'auteurs du livre, donc une proportion minoritaire des concernés. De plus, cette prise en charge est techniquement soustraite aux droits sur la copie et le prêt, que collecte la Sofia, et qui devraient être reversé aux auteurs.

sO

25/02/2020 à 15:36

Le rapport d'activité IRCEC est plutôt bien fait, bossant dans le secteur graphisme et maquette je connais un peu et je vous confirme que la réalisation d'un rapport doit attendre la cloture comptable de l'année qui précéde. Pour l'année 2019, aucune boite peux donc esperer publier quelque chose en début d'année (les comptes sont pas encore faits). Publier au deuxième semestre, comme il est écrit sur la 3eme de couv, c'est normal. Renseignez vous aurpès des graphistes quand vous savez pas ;-)

Frédéric Buxin

26/02/2020 à 01:43

C’est savoureux de lire Lionel Evrard à propos du conseil d’administration du RAAP, alors qu’on ne l’y a pas vu de toute l’année 2019.
Se présenter à des élections et se voir confier un mandat amène à assumer certaines obligations, parmi lesquelles au minimum siéger au CA et si possible faire remonter les demandes de celles et ceux qui nous ont confié leur voix. Le conseil d’administration est un lieu où nous pouvons faire bouger les lignes, débattre et convaincre avec des arguments pour défendre l’intéret général des artistes-auteurs.
Monsieur Evrard porte aujourd’hui sur les réseaux sociaux, avec démagogie, l’idée de maintenir un taux de cotisation réduit à 4%. Il veut faire croire que sur simple vote du conseil d’administration du RAAP, ce taux de 4% serait maintenu au-delà de 2027. Il n’a manifestement toujours pas compris ce qu’est un organisme de sécurité social, dont les décisions donnent lieu à publication de décret par le ministère des affaires sociales. Et il doit être le seul à ne pas être au courant de la réforme en cours portée par le gouvernement (oui, celle de la mise en place d’un système universel devant s’appliquer en 2025… aux conséquences dramatique pour les auteurs !).
Je suis étonné que M. Evrard n’informe pas vos lecteurs – je pense notamment à ceux qui sont sous 27.081 €, y compris ceux qui sont actuellement sous le seuil RAAP de 9027€  - car ces auteurs paieront davantage, avec la retraite universelle, que les 4% ou 8 % actuels (ou 2% ou 4 %avec la part Sofia…). Tous ces auteurs seront appelés à cotiser à 11%, pour des droits à la retraites beaucoup plus faible. 
Quel est  le projet de M. Evrard, en mettant à mal le seul organisme de sécurité sociale encore géré par des auteurs ? (même si ce ne sont pas les auteurs que souhaiterait y voir M. Evrard). Je le dis sans complexe car je n’y suis moi-même que suppléant. 
Le renouvellement du conseil du RAAP a eu lieu en janvier 2018 : durant la première année de mandat je ne me rappelle pas que M. Evrard ait personnellement porté une idée, et l’année suivante on ne l’y a pas vu. Maintenant il annonce en grande pompe qu’il abandonne son mandat. C’est une drôle d’utilisation du système électoral que vous nous donnez. Bref beaucoup de bruit pour rien…
Frédéric Buxin

IRCECovid 19

16/05/2020 à 21:32

Il parait que les administrateurs du RAAP sont des artistes (mdr)? Juste une bande d'incompétents qui se la pète sans savoir pourquoi... Surtout ne lâchez rien avec cette boite, ce sont des incapables et vous obtiendrez aisément gain de cause.

Elise Poupon

16/05/2020 à 21:44

L'IRCEC ca pourrait être bien mais. .... il faudrait commencer par virer la directrice actuelle et l'ensemble des administrateurs qui se "réunissent" une fois par an !!!

johnwalkers

25/03/2021 à 11:15

Je voulais par rapport à antman et son "rendement incroyable du raap"
et aussi à ça

'- Le RAAP est un régime très avantageux. Ceux qui en ont la possibilité ont donc intérêt à y cotiser le plus possible. Son rendement est actuellement de 11%. Et pour les auteurs du livre qui bénéficient de la prise en charge SOFIA, il est de 22 %. De plus les cotisations sont déductibles des impôts. (Dans le futur système universel, le rendement prévu est de 5,5 %)'

Le régime est avantageux pourquoi à votre avis ?

Je travaille en tant qu'auteur mais je m'interesse aussi depuis de nombreuses années à l'investissement et notamment l'investissement boursier.
Des rendements superieurs à 5%... sans prendre de RISQUES, c'est IMPOSSIBLE !

Ici dans le cas du RAAP, les risques sont remplacés par tout simplement un gros soucis de pyramide cotisant / pensionnés.

Il y a peu de gens qui reçoivent actuellement une retraite comparé au nombre de cotisants. Donc forcément, les rendements de ceux actuellement à la retraite sont gigantesques (22% pour ceux qui reçoivent l'aide de la Sofia ! on marche sur la tête...même un rendement qualifié de risqué à 8 sur une echelle de 10 en bourse ne produit pas 22% )

Bref tout roule POUR L'INSTANT, mais tout porte à croire que ça va etre la merde dans une dizaine d'années, bref dans 20-30 ans quand la majorité des jeunes auteurs (graphistes, auteurs de livres, compositeurs) pourra pretendre à toucher leur retraite, elle ne sera tout simplement plus financée. Car il faudra à ce moment là aligner les rendements promis..
sans parler de la retraite universelle qui se prépare et qui en plus va baisser les rendements...

Bref un jeune auteur va se faire baiser la gueule, c'est signé d'avance !!!!

J'engage tout auteur à ne plus régler ses cotisations IRCEC en attendant la reforme universelle, car les cotisations que vous allez payer, vous ne les retrouverez plus à l'arrivée si le rendement s'effondre avec le système universel...

dolores

05/10/2022 à 15:31

Merci, je n'ai rien apris en lisant la gueguerre des gens de l'ircec dans les commentaires précédents, à part qu'ils nient l'opacité de leur fonctionnement et de leurs courriers, ansi que l'impossibilité a les joindre au téléphone, c'est bien ce que je pensais, nous cotisons à tres haut taux forcé pour rien car il est evident que la valeur du point va changer, le systeme aussi, et que les artistes auteurs de moins de 50 ans l'auront dans le baba comme on dit.
- Mais comment ne pas être hors la loi en s'abstenant de payer?
- pourquoi paie t on la part du diffuseur?
-Et à quel titre cet organisme sensé défendre les auteurs peut il justifier cette ponction à 8% ,ou juste 4 %, sans pouvoir garantir quoi que ce soit aux "jeunes auteurs" a a partir de 2025, et en affirmant lui même dans ses reponses que le systeme va changer...?

Luc

20/06/2022 à 15:43

Bonjour,
Je cherche en vain l'historique des valeurs d'acquisition du point Ircec depuis 1962 pour vérifier mes droits à la retraite.
Ils sont introuvables sur le site de l'Ircec...
Auriez-vous cette information?
Par avance merci.

Lilly

21/06/2022 à 15:23

Wow oh oh sacrée carrière si vous êtes en activité depuis... 1962 !!! Je vous conseiller d'aller vite demander votre retraite à l'Ircec avant de passer l'arme à gauche ^_^ Jusqu'en 2016 ou 2017 on pouvait choisir entre plusieurs classes, du coup ça change grand chose, c'était un montant et des points en face y'a pas de piège. Allez voir à l'accueil de l'Ircec ils vous aideront à contrôler tout ça. Ne tardez pas trop, ce serait dommage d'avoir cotisé aussi longtemps sans avoir de retraite

Luc

01/07/2022 à 14:22

Bonjour Lilly,
Je ne pense pas qu'à mon intérêt, et votre humour est déplacé. Cependant, remonter à 1973 pourrait être suffisant pour vérifier les droits des futurs retraités, je vous l'accorde.
La retraite complémentaire des artistes-auteurs est gérée par l'IRCEC (régimes RAAP, RACD et RACL).
L'IRCEC ne publie pas l'historique des paramètres d'acquisition et de liquidation des droits. L'assuré ne peut donc pas vérifier le calcul de ses droits ni déceler les nombreuses erreurs qui le pénalisent.
L’historique de ces paramètres devrait publié par l'IRCEC mais il ne l'est pas. Moi, je m’engage à le faire. Et je commence par ce que j’ai déjà rassemblé en le publiant sur le site de CAAP. Les informations manquantes sont réparties entre les mains de tous.
Chacun possède des données (sur ses anciens relevés de points, appels de cotisations, brochures de présentation...) que je me propose de rassembler et de publier.
Pour participer à la mutualisation des données il faut:
- fouiller dans ses archives personnelles
- identifier les documents IRCEC, RAAP, RACD et RACL d'avant 2016
- vérifier que les données manquent à l'historique ci-dessous
- anonymer le document contenant l'information manquante
- envoyer une copie à data.ircec@orange.fr
L'union fait la force comme le souligne bien à propos l'adage de nos amis Belges.
Merci et bonnes recherches.

Loïc

04/07/2022 à 12:16

Musicien compositeur , en tant qu'Auteur j'ai decouvert suite a un courrier me reclamant 700 euros l ircec il y a 3 ans j'ai meme cru a une arnaque, impossible de les joindres par tel ou par mail. Bref ces gens la me reclamait une sommes avec menace d'huissier alors que je n'avais jamais entendu parler d'eux. Au bout d'un nombre incalculable de tentative de contact je tombe sur une personne m'expliquant que c'est pas 700 euros mais en fait une somme comme 7000 euros a payer avant hier sinon huissier.
Ben c'est bien simple depuis 3 ans je n'arrive pas a sortir la tete de l'eau a cause d'eux j'en suis même a me demander si je vais continuer mon métier.

J'ai du engager une avocate la premiere année pour leur prouver a quel point c'était n'importe quoi,. Ce que j'ai réussit a faire valoir apres un an d'administratif acharné , ca c'est quand meme soldé par un burn out aux urgences.
Et bien les voila qu'ils recommencent depuis presque 2 ans , je n'ai plus les moyens de payer un avocat.

Voila depuis 3 ans je suis a decouvert tous les mois malgré une surveillance du budget.
Ca et la reforme de l'urssaf font de ma vie un cauchemard.
J'ai rencontré plusieurs auteurs qui sont écrasé de la même manière par cet organisme,
Existe t'il un collectif ou une association qui c'est monté pour tenter d'avoir réparation et justice?
Mon avocate me disait qu'il y avait eut quelques avocats sur le coup?

steph

06/07/2022 à 09:20

le IRCEC, à vous dégouter du metier, ils ponctionnent, ne répondent pas, se cachent, 25% de ma dernière repartition envolée, comme ça, d'un coup, pour quoi, pour qui ? Du racket pur et simple, c'est à degueuler tout ça

laurentab

21/07/2022 à 09:08

IRCEC c'est

-impossible à joindre
-demande un numéro adherent pour le devenir, donc tu peux pas consulter
-ne répond pas aux mails
-pour la premiere fois, m'a ponctionné à la source, pas même un courrier, un message, rien

detestation totale de ces pratiques

Letowk

18/11/2022 à 14:20

J'ai lu le texte, j'ai lu les commentaires. Je suis auteur réalisateur. Mes revenus vont et viennent en fonction des années. Toute ma carrière est faite d'années correctes, parfois très bonne et parfois rien. Je ne comprends pas le flegme des gens. UN MOIS DE SALAIRE pour une retraite dont on ne verra peut-être jamais la couleur et que l'IRCEC ne peut absolument vous garantir! Des méthodes lamentables. Des saisis sur les comptes, des blocages de comptes. Des menaces, des huissiers et ça ne dérange personne ! On parle pas de la retraite on parle d'une retraite complémentaire! Personnellement, ça me rend dingue. Ils sont injoignables, ils sont incapables de vous dire combien vous pourrez toucher un jour. Aussi bien, le système change dans 2 ans et tout l'argent pris n'aura servi à rien. Si vous êtes tous d'accord pour vous faire plumer tant mieux pour vous. Moi, ça m'écoeure. Une retraite complémentaire est un choix et aucune loi ne devrait permettre de la rendre obligatoire et encore moins à 8%. Il est peut-être temps de dire à l'IRCEC que soit elle revient à des % réalistes et raisonnables que l'auteur peut changer facilement sur son compte internet tous les ans comme ça le chante en fonction de ses revenus de l'année, soit l'IRCEC peut aller se faire foutre!

désorientée

03/12/2022 à 19:24

Bonjour,

Je suis tardive de faire mes commentaires, mais j’ai une petite question et j’espère vraiment que quelqu’un peut m’aider. J’ai reçu aujourd’hui mon premier appel de cotisation RAAP … je suis artiste (sculpteur (sculpteuse !)), mais je ne jamais reçu / perçu des droits d’auteur. Je vends mon art chaque fois pour un paiement en une seule fois (et ma déclaration avec URSSAF dit la même chose). Dois-je payer cette cotisation quand même ? J’ai lu beaucoup le site internet de l’IRCEC, mais je peux trouver seulement les infos concernant les artistes-auteurs qui perçoivent des droits d’auteur. C’est absolument pas moi, mais toujours j’ai reçu l’appel … je ne sais pas quoi faire. J’ai contacté l’IRCEC (en attente d’une réponse), et je mettre mes cotisations à 4% au lieu de 8%, mais en réalité, je n’ai pas l’argent en ce moment. Déjà nous avons beaucoup de froid parce que nous ne pouvons pas dépenser mettre la chauffage en marche pour plus que 1-2hrs/j. Donc c’est pas bon du tout.

Vraiment le timing n’est pas si merveilleux !

Merci beaucoup, et je souhaite vous tous un hiver chaud et pleine de la lumière.

David

19/12/2022 à 10:00

Bonjour

J’ai une question un peu naïve mais pourquoi une retraite dite “complémentaire “ doit-elle être imposée ? Pourquoi n’aurions nous pas le droit de la choisir ? Et à défaut de choisir l’organisme de retraite, choisir au moins le montant de cotisations mensuelles ? Je trouve anormal de nous imposer ce qui est bon pour nous.
Je n’ai pas l’argent pour payer ce qu’on me réclame et je vois l’Ircec comme un énorme fardeau qui me pose de gros problèmes. Autour de moi énormément d’artistes-auteurs pensent la même chose, vous me semblez totalement déconnecté de la réalité dans vos C.A ! Nous avons l’impression d’une caisse opaque qui cherche à nous soutirer de l’argent qu’on ne reverra jamais ! D’ailleurs est-ce une caisse publique ou privée ? Sachez que l’immense majorité d’entre nous ne rêve que d’une chose: voir disparaître l’Ircec !

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Angoulême : et si l'on parlait de Prévention des Violences sur les enfants ?

FIBD23 - Arnaud Gallais multiplie les appels, alors que s’approche le festival de la bande dessinée d’Angoulême. Dans une lettre ouverte, le cofondateur de Be Brave France et du collectif Prévenir et Protéger revient sur la programmation de l’événement. Alors que le Parquet de Nanterre vient d’ouvrir une enquête, Arnaud Gallais propose de profiter de l’occasion pour sensibiliser le plus grand nombre.

06/01/2023, 18:14

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Pour vendre Editis, faut-il museler ActuaLitté ?

Quiconque parcourt nos colonnes l'a constaté : ActuaLitté attache la plus grande importance à ce que l’information objective et plurielle du public soit respectée. Des règles déontologiques gouvernent notre profession, à raison : notre journal se fait un devoir de les suivre. 

06/01/2023, 09:50

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“On peut l’affirmer : le paysage de la lecture publique en France est sinistré”

#LectureetLittoral – Aventurier impénitent, soucieux de partager sa passion, Marc Roger entamera ce 21 janvier un périple inédit : un parcours de 5000 km, longeant la côte atlantique. À la limite invite au voyage, à la découverte, sans pour autant décrocher du monde. Le lecteur itinérant adresse à Rima Abdul-Malak un courrier, qui salue une louable initiative : la consultation citoyenne pour développer le goût de la lecture.

05/01/2023, 14:56

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Révolution : en 2023, des livres en braille vendus au “prix unique”

Éclipsés ces dernières années par les livres audio et numérique, les ouvrages en braille restent un support crucial pour l'accès des personnes aveugles et malvoyantes à la lecture. Ces imposants volumes, très coûteux à produire, seront pourtant proposés à un tarif correspondant au « prix unique du livre », dès ce 4 janvier. Une prouesse et une garantie d'accès rendues possibles par le Centre de Transcription et d'Édition en Braille (CTEB) de Toulouse.

03/01/2023, 11:13

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2023, année “sexual reading” : bonnes lectures, fidèles ou non

Basculer de 2022 à 23 ne changera rien à l’amoncellement de romans éparpillés à même le plancher. Ce mal compulsif rapproche le lecteur de l’être enrhumé : ça commence par un ou deux mouchoirs à côté du lit, ça se conclut avec une bibliothèque foutraque qui s’est érigée à côté de la couette. 

30/12/2022, 16:25

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Le syndrome du livre cadeau préféré de Noël illico revendu

Chaque année, le même enfer : les rues se peuplent de créatures mues par un désir frénétique de consommation. Comme possédées, elles déambulent d’un pas grotesque, bras décharnés tendus sans but, l’œil hagard, un mot à la bouche : « Cadooooo… » Heureusement, pour ces zombies de Noël en quête d’un truc à empaqueter, il existe des librairies. Et des livres, ce fameux cadeau favori des Français… 

27/12/2022, 11:03

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Sarkozy et les contrats de Jean d'Ormesson : une langue trop bien pendue ?

« Si la vérité blesse, c’est la faute de la vérité », assurait le frais ministre de l'Économie lors d’une conférence de presse. Mai 2004, Nicolas Sarkozy prenait fraîchement ses quartiers à Bercy et l’Élysée était encore loin. Depuis, et sans rouler des épaules — plutôt des mécaniques — le voici prodigue de conseils aux professionnels du livre. Administrateur du groupe Lagardère, donc de Hachette Livre, la fonction lui donnerait des ailes ?  

21/12/2022, 16:26

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De la fiction au réel : Bastien Vivès, auteur de bande dessinée

Chaque personne qui a eu accès aux médias ces derniers jours est informée d’au moins deux faits d’actualité. L’Argentine a remporté la Coupe du monde de football, et Bastien Vivès est dans la tourmente. Suite à plusieurs pétitions, l’exposition du dessinateur, prévue pour la prochaine édition du Festival de la Bande Dessinée d'Angoulême, est annulée. Par Vivian Petit.

21/12/2022, 11:23

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“La solidarité par la lecture, y’a plus que ça pour nous sauver”

Empruntant à la Fonky Familiy, le groupe de hip-hop marseillais, l’association Lire et Faire Lire va plus loin. Dans Verset IV, les rappeurs scandaient : « La solidarité j’crois qu’il y a plus que ça pour nous sauver. » Et si la lecture incarnait cette expression solidaire impérative à notre société ? Leur texte est ici proposé en intégralité.

17/12/2022, 11:30

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Bastien Vivès accusé : “Représenter des tabous est donc désormais interdit”

En l’espace de quelques jours, le revirement a presque pris de court. Le FIBD, évoquant des « menaces physiques » proférées contre Bastien Vives, a décidé d’annuler l’exposition qui lui était consacrée dans le cadre de son édition 2023. Une décision prise sur fond de vive polémique, où l’auteur s’est vu reprocher dessins et déclarations, qualifiés de « pédopornographiques ». 

15/12/2022, 12:19

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“À quoi pensez-vous lorsque vous regardez la mer ?”

#LectureetLittoral – Une année de marche sur les côtes du littoral atlantique, entre embruns et et marées, et l’horizon pour compagnon. Oh, quelques livres, bien entendu, et des lectures — donc, des auditeurs, voire des lecteurs. Marc Roger s’apprête à donner le coup d’envoi de À la limite, sa nouvelle aventure littéraire, entre terres et mers…

13/12/2022, 09:00

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La littérature jeunesse à l’épreuve du Grand Méchant Mot !

Christian Bruel est un pilier de la littérature jeunesse en France. Depuis quarante ans, il a écrit une quarantaine de titres, sans oublier ceux qu’il a publiés comme éditeur du Sourire qui mord (1975-1996) puis des éditions Être (1997-2012). Parallèlement à son activité d’auteur et d’éditeur, il a consacré nombre d’analyses et de réflexions à ce secteur de l’édition. Par Fulvio Caccia.

12/12/2022, 10:31

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“En Inde, une femme est violée toutes les 20 minutes”

Décembre 2012. Comme beaucoup d'autres en Inde où je vivais depuis 7 ans, je découvrais avec horreur le viol brutal, commis à l'encontre d'une jeune femme dans un bus de New Delhi. Jyoti Singh, que l'Inde a renommée symboliquement Nirbhaya, celle qui est sans peur, est morte de ses blessures, dans une agonie dont la presse s'est délectée, voyant là une nouvelle occasion de rappeler à quel point le pays, figé dans une psyché patriarcale et misogyne, était dangereux pour les femmes. Par Clea Chakraverty.

08/12/2022, 10:59

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“L’Europe fourmille de peuples. On ne prend jamais congé des peuples”

Dans sa lettre de décembre 2022, le PEN Club français diffuse une adresse poignante de Chus Pato, de son nom d’écrivaine. María Xesús Pato Díaz, dans sa vie universitaire, est originaire de Galice : poétesse parmi les plus remarquées dans sa langue, elle interpelle l’Europe tout entière. 

07/12/2022, 09:19

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Pass Culture : le CNL défend son engagement à l'égard des auteurs

DROIT DE RÉPONSE – Un récent article de ActuaLitte, suite à un communiqué de presse conjoint de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, de la Ligue des auteurs professionnels, le Trait et CAAP, appelait un sérieux correctif. En effet, le Centre national du Livre, mis en cause, propose une offre de Masterclasses du livre et de l’écrit dans le cadre de la part collective du Pass culture, depuis l’ouverture de cette dernière en janvier 2022. Et ce afin de jouer un rôle de facilitateur dans l’organisation de rencontres d’auteurs en milieu scolaire. 

02/12/2022, 10:07

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La science-fiction (SF), de la pop culture à “l'art contemporain”  

Un lieu d’enregistrement de l’angoisse ? De révélation d’une société sous couvert d’évasion et de divertissement ? Analyse plus véritable que vraisemblable des ressorts qui transforment le réel ? Toutes ces dimensions caractérisent la science-fiction. Si la littérature, la bande dessinée et le cinéma ont été les importants réceptacles du genre, les arts plastiques ne sont pas en reste. 

01/12/2022, 13:07

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Diane de Selliers, “une quête de perfection”

Saluer le travail des éditeurs tant de livres que de presse, voilà tout l’objet de la Confrérie Gutenberg. À l’occasion d’une récente réunion, les compagnons ont intronisé comme Chevalier l’éditrice Diane de Selliers, parrainée par Vincent Montagne et Philippe Jourdan. Leur laudatio est proposée ici en intégralité.

01/12/2022, 10:06

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Des livres vierges : l'industrie du livre menacée d'asphyxie

Sans une révision de la loi sur le droit d’auteur, l’édition canadienne se trouve devant une page blanche. À ce titre, l'Association nationale des éditeurs de livres, représentant les éditeurs de langue française au Québec et dans le Canada tire la sonnette d'alarme. Et presse le gouvernement d'agir. À ses côtés, plusieurs autres organisations rallient le mouvement.

29/11/2022, 17:24

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Suisse : recours des librairies Payot auprès du conseil d’État du Valais

Après avoir proposé au service de la culture du Valais de revenir sur les critères qui ont été fixés pour l’opération de soutien aux librairies qu’il a annoncée et lancée le 14 novembre, et qui excluent les librairies Payot du périmètre, Payot SA a décidé de faire recours auprès du Conseil d’État à défaut d’avoir obtenu une réponse satisfaisante. Par Pascal Vandenberghe, PDG de Payot.

29/11/2022, 11:21

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Du père de famille au psychanalyste : dans l'intimité de Sigmund Freud

La famille Freud vivait au rythme des consultations que Sigmund donnait dans cet appartement au coeur de Vienne. Rouvert depuis août 2020, le Sigmund Freud Museum s’inscrit dans un héritage pluriel : celui de la médecine, de l’oeuvre et de la vie quotidienne. Au coeur de l’immeuble situé au Berggasse 19, les visiteurs remontent le temps, entre publications et travaux du père de la psychanalyse.

28/11/2022, 14:51

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Odessa l’éclaireuse, qui “a jalousement pris soin de sa liberté”

#WeekEndEst — S’expliquer la guerre ? Une tentative souvent rendue vaine par le désarroi qu’elle suscite. Prendre conscience de ce que la guerre sème et produit comme sentiments afin de les transcender et de les élever contre la guerre à travers la culture est une nécessité, beaucoup plus qu’un pari utopique, de l’équipe du festival Un week-end à l’Est créé en 2016 dans le Quartier latin. Par Brigitte Bouchard, directrice artistique.

22/11/2022, 10:21

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Iran : la vie de Hossein Ronaghi est en danger

Libérez Hossein Ronaghi ! Le Comité de défense des auteurs en danger du PEN Club français apporte son plein soutien à l'auteur, emprisonné en Iran, et actuellement dans un terrible danger. Antoine Spire, président du Pen Club français et Jean-Philippe Domecq, président au Pen club français du Comité des écrivains persécutés adressent à ActuaLitté une tribune d'importance.

18/11/2022, 14:41

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Écrire contre la haine et l'intolérance, l’injustice et la barbarie

La liberté d'expression ne connaît pas de frontières, mais, aujourd'hui, elle est en grand danger. En Suisse ou en France, écrire est un acte si simple. Mais, dans de nombreux pays, les auteurs risquent d'être accusés d'espionnage ou considérés comme des ennemis publics. À cause de leurs écrits, leurs paroles, leurs dessins, leurs récits, leurs témoignages, leurs chansons, la liste des écrivains, des journalistes, des blogueurs, des traducteurs, des artistes harcelés, arrêtés, torturés, tués ou contraints à l'exil ne cesse de s’allonger tristement. 

18/11/2022, 09:04

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“La Bibliothèque Doucet est devenue un lieu de conservation vivant”

La Bibliothèque littéraire Jacques Doucet (BJD) avait attiré l'attention de l'Inspection générale des bibliothèques, qui pointait des problématiques liées à la gestion des collections et de l'espace disponible. En octobre dernier, une enquête du Monde pointait des responsabilités dans les dysfonctionnements, avant le suicide d'une ancienne directrice adjointe de l'établissement. Des écrivains, universitaires, chercheurs, conservateurs et bibliothécaires, directeurs de musée et de galeries, commissaires d’exposition apportent leur soutien à la directrice de la BJD et tiennent à « témoigner » des collaborations qu’ils ont eues avec cette institution et son équipe de direction. Nous reproduisons ci-dessous leur lettre.

15/11/2022, 16:56

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Le château de Chantilly célèbre le “plus grand bibliophile de son temps”

À l’occasion du bicentenaire de la naissance d’Henri d’Orléans, dit le duc d’Aumale, grand bibliophile et reconstructeur du château de Chantilly, plusieurs expositions ont été organisées dans l’ancienne demeure des Condé. Depuis le 5 octobre et jusqu’au 2 octobre 2023, le cabinet des livres du fils du « roi des Français », Louis Philippe, se présente, de sa création aux plus précieux de ses trésors. Le tout sous le regard pénétrant du buste du grand Condé.

14/11/2022, 16:48

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Comment la traduction a contribué à la libération des femmes

PORTRAITS – La traduction contribue à la libération des femmes depuis des siècles. Voici quelques portraits de femmes qui ouvrent la voie aux traductrices contemporaines, de Marie de Cotteblanche (première traductrice française) à Shirin Daneshvar (traductrice iranienne) en passant par Anne Dacier (première traductrice d’Homère), Claudine Picardet (première traductrice scientifique) et Clémence Royer (première traductrice de Darwin). 

10/11/2022, 10:25

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Des églises à l'art urbain : cheminement littéraire et historique dans Porto

LECFestival22 – Créée en 2016, la résidence d’écriture Jean Monnet est dédiée à la création littéraire européenne et accueille en priorité des auteurs émergents, en lien avec la thématique du LEC Festival. Elle est soutenue par la Ville de Cognac et dotée d’une bourse de résidence de 2000 €. Cette année, Nuno Gomes Garcia, auteur de La Domestication (trad. Clara Domingues chez IXe Editions), en est le bénéficiaire. Et il poursuit avec nous son tour littéraire et historique de Porto. (retrouver l'épisode précédent)

07/11/2022, 10:05