L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous !
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03/01/2021 à 10:07
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On est désarçonné en entamant la lecture de cette Confession de minuit. Cette voix, cette patine, ce regard sur les choses, à la fois intériorisé, désenchanté et vertigineux, il nous semble le connaitre et l’avoir déjà éprouvé.
Mais où ?
Chez Calet dans Monsieur Paul ? Chez Camus dans L’Étranger ? Chez Sartre dans La Nausée ?
Il suffit pourtant de s’assurer de la date de publication de cette Confession de minuit (1920 donc) pour se rendre compte à quel point l’entreprise de Duhamel est puissamment novatrice.
Pour rappel, à la même époque, Colette écrit Chéri, Proust Le côté de Guermantes, Romain Rolland Clérambault. Et même si Mac Orlan fait entrer une nouvelle voix en résonance dans la littérature — la gouaille populaire — personne n’a encore eu l’audace d’exprimer ce sentiment de grand vide existentiel, de dépossession de soi et de folie menaçante qu’incarne celle de Louis Salavin. Pour pénétrer ce qu’il y a de novateur et de dérangeant dans le livre de Duhamel, il conviendrait plutôt d’aller voir du côté de Kafka. Il n’y aurait guère que chez l’auteur du Procès qu’on retrouverait avec cette Confession de minuit une vraie similitude. Mais les œuvres de l’écrivain austro-hongrois de langue allemande sont encore très loin d’être traduites en français à cette date…
La trame du roman est très simple. Presque inexistante. Louis Salavin est un petit employé, un gratte-papier qui sitôt son travail accompli rentre chez sa mère où il habite rue du Pot-au-fer sur la colline de la Contrescarpe. Louis avoisine les 30 ans. Il n’a pas de fiancée. Il n’a pas d’ambition. Il n’a qu’un seul ami, Octave Lanoue, qui vient de se marier avec Marthe et d’avoir un enfant dont Louis est le parrain. Mais quand ils se voient, les amis n’ont pas grand-chose à se dire. Pour Octave, la banalité des jours est toute naturelle. Pour Louis elle est une sourde angoisse.
Un jour, alors que rien ne prédisposait à ce geste, Louis Salavin, sans aucune retenue, se met à vouloir embrasser l’oreille de M. Sureau, son directeur. « Pour mille raisons que j’entrevoyais confusément, il me devenait nécessaire de toucher l’oreille de M. Sureau, de me prouver à moi-même que cette oreille n’était pas une chose interdite, inexistante, imaginaire. »
Pour absurde qu’il soit (le mot est lâché), ce geste irrépressible et décalé va avoir de graves conséquences pour Louis. Il perd sur-le-champ son emploi. Durant des mois, Louis paresse sur son canapé en consumant ses après-midis, au mieux il parcourt Paris en tous sens à la recherche d’un hypothétique travail auquel il ne croit plus.
Fondamentalement Louis est un antihéros. Mais sa spécificité dépasse ce cadre. En effet, bon nombre d’antihéros existent en littérature. On les reconnait, car les raisons de leur inaction est identifiable. C’est parce que Charles Bovary est au fond un brave type mal dégrossi qu’il ne voit pas les écarts d’Emma ; c’est parce que Fabrice del Dongo est resté un enfant rêveur et naïf qu’il ne comprend rien à la bataille de Waterloo qui se joue sous ses yeux. Pour Louis Salavin, les choses sont très différentes. Cet antihéros-là ne semble dupe de rien. Hyperconscient de son rapport problématique, voire déviant au monde, sa souffrance n’en est que plus vive.
En vérité, Salavin est assez intelligent pour savoir que c’est son intégrité psychique qui est en jeu. Il s’en ouvre un soir dans un bar à un inconnu à qui il livre sa confession. C’est du reste cette confession que nous lisons. Le mal de Louis est sans cause objective. Sans cause objective comment pourrait-elle être soignée ? Tournent dans sa tête des désirs pulsionnels : mort de sa mère, viol de la femme d’Octave, rêves scabreux. Montent parfois en lui de grands soubresauts de générosité. Soudain, il voudrait aimer tout le monde. Louis est incontrôlable. Sa vie est un enfer. Son mal est incurable.
C’est devant la racine d’un arbre (exactement comme le Roquentin de Sartre dans La Nausée !) que Salavin prenant conscience péniblement de son état peut enfin le décrire : « Moi, je ne sais pas me choisir. Trouver pensée qui voyage retrouve asile en mon âme. Toute graine qui tombe sur mon être y peut germer. Où suis-je là-dedans ? Qui suis-je dans cette foule ? Peut-il y a avoir du bonheur pour moi entre ces mille démons ennemis ? »
Et plus loin : « ce n’est pas ma faute, je ne suis pas le maitre ». Voici une phrase très étonnante. Ne fait-elle pas écho à celle de Freud qui deviendra célèbre : « Le moi n’est pas maitre dans sa propre maison » Introduction à la psychanalyse (1921). Le médecin viennois qui vient de donner le coup d’envoi de l’aventure psychanalytique dévoile que la conscience n’est qu’une infime partie du psychisme. L’homme est à lui-même son propre mystère.
En termes littéraires, les surréalistes et dadaïstes auront fait leur miel de cette révélation en recouvrant le monde de la représentation de tout un décorum de l’imaginaire que l’on retrouve chez Nadja ou dans le Paysan de Paris. Rien de tout cela chez Duhamel. Son héros Louis Salavin garde les pieds sur terre. Il n’est pas un poète. C’est un homme du commun. Mais sa faille, toute commune soit-elle, n’en est que plus ample dans sa béance. Il nous fait accéder à un désarroi universel qui va marquer la littérature de l’après-guerre avec le sentiment de l’absurde.
Ce sentiment d’inutilité de l’homme à trouver un sens à son existence et sa confrontation à un monde qui lui échappe, Louis Salavin en est certainement un des pionniers littéraires. Il veut escalader une montagne qui se dérobe sous lui. Voici chez ce petit homme si banal d’aspect et presque terne et au cœur d’une œuvre méconnue, toute l’histoire du XXe siècle qui est préfigurée.
Denis Gombert
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Un meurtre pour préparer l’arrivée d’un bébé, une greffe d’utérus dans le métavers, des rêves fabriqués en forêt ou un trésor enfoui dans l’histoire coloniale de La Réunion : nul besoin de 500 pages pour ouvrir de vastes horizons. Du noir à l’imaginaire, de la romance à la poésie, voici dix ouvrages (francophones) à découvrir avant la fin des vacances. À raison d’un titre tous les quatre ou cinq jours, la rentrée peut bien attendre.
18/07/2026, 09:08
L’heure du digital, l’océan de l’information ne cesse de s’étendre. Toute recherche apporte son flot de réponses et il n’est pas toujours facile de naviguer entre renseignements officiels, astroturfing (une stratégie de manipulation et d’influence), fake news et propagande.
18/07/2026, 08:00
Martin Reinhard est vétérinaire. Il vient de reprendre un cabinet sur le déclin à Château-Chinon. Mais depuis quelque temps, ce géant qu’on verrait bien en troisième ligne sur un terrain de rugby se sent épuisé. Et le climat automnal n’arrange rien à son état vaguement dépressif. Pire, un matin, alors qu’il observe des chevreuils à proximité de sa maison, une étrange tache bleue apparaît dans son champ de vision.
18/07/2026, 07:00
Un téléphone sonne, une femme tombe, trois générations retrouvent la parole. Entre Porto Rico et les États-Unis, Jeanine Cummins remonte les silences d’une lignée de femmes. Parle-moi de chez nous (trad. Christine Auché) est une saga généreuse, traversée d’images splendides, qui pèche surtout lorsqu’elle explique ce qu’elle vient de si bien faire sentir.
17/07/2026, 16:23
Le Dîner, de Freida McFadden (trad. Karine Xaragai), reste en tête des meilleures ventes du 6 au 12 juillet 2026, avec 42.080 exemplaires écoulés. Derrière, La Prof remonte à la deuxième place. Pour le suspense, il faudra repasser : les huit autres titres du Top 10 sont encore des cahiers de vacances.
17/07/2026, 12:31
Un pays jamais nommé s’effondre derrière eux ; devant, toutes les routes filent vers le nord. Dans Septentrionale, Karim Kattan lance Maryam et Joseph à travers une nuit de guerre, de prodiges et de souvenirs. Porté par les trajectoires queer de ses deux protagonistes, ce roman de l’exil mêle argot, visions cosmiques et tendresse sans édulcorer les violences héritées. Une traversée saisissante, parfois freinée par des symboles trop appuyés. Sortie le 4 septembre.
17/07/2026, 10:37
Frédérique a 35 ans, quelques centimètres de trop selon les autres, un ex qu’une mesure d’éloignement lui interdit d’approcher et une faim d’amour impossible à rassasier. Lorsque Gabriel la défend dans la rue, elle ne rencontre pas un homme : elle invente un couple. Avec Elle le mangerait, Nicolas Robin signe une comédie noire nerveuse, drôle dans son aveuglement, glaçante dans sa logique. À table, le 27 août.
17/07/2026, 10:37
Jeanne, Eric et Abdallah sont adolescents quand ils forment un groupe de musique : Les Pirouettes Cacahuètes. Ils voulaient fabriquer du son, une matière sauvage pour contrer l’effondrement annoncé, mais jamais le trio n’aurait imaginé alimenter une révolution à venir.
17/07/2026, 09:00
Antoine Hummel propose un jeu. Son dispositif littéraire caustique entreprend de nous décoller du régime permanent de sollicitation que produisent les algorithmes de plateformes et d’applications. En se confrontant à YouTube et en laissant s’insinuer l’intelligence artificielle, le texte explore ce que deviennent l’attention, le jugement et la création lorsque la répétition du même et la suggestion algorithmique enclosent notre appréhension du monde.
17/07/2026, 08:00
L’eau est devenue l’or bleu du XXIe siècle, une ressource rare et convoitée, au cœur des équilibres géopolitiques. Dans un monde sous tension, Léa, ingénieure spécialiste du traitement de l’eau, travaille sur des technologies de pointe censées répondre à la pénurie. Lorsque la crise s’intensifie, elle est mobilisée au sein de Blue Corps, une unité internationale chargée de sécuriser les ressources hydriques, considérées comme des infrastructures critiques.
17/07/2026, 07:00
Après une série de contaminations venues du vivant, les bêtes ont presque disparu, la viande se rationne et le Sanum organise un monde d’interdits, de protocoles et de surfaces désinfectées. Augustin, enfant rescapé d’une forêt interdite, croise Vadim, bureaucrate carniste, masculiniste et futur Guide d’une communauté hors contrôle. Avec Les Carnivores, publié chez Denoël, Guillaume Nail signe un roman brutal, organique, parfois saturé, mais traversé d’une vraie puissance de vision.
16/07/2026, 17:31
Un polar sur fond historique qui rappelle beaucoup l'ambiance de la Trilogie Berlinoise de Philip Kerr. À Munich en 1946 sous l'occupation US, les destins de réfugiés, profiteurs, militaires, prisonniers, s'entrecroisent tandis qu'un serial-killer s'attaque à des jeunes femmes.
16/07/2026, 11:21
En cherchant le piano laissé à Bucarest par sa grand-mère, Sonia Devillers rencontre un autre instrument disparu : un Érard de concert, numéro 68037, acheté par la famille Enoch en 1892, volé par les nazis en 1943 et jamais retrouvé. Dans Le fabuleux piano, publié chez Robert Laffont, elle compose un récit-enquête ample, sensible et très documenté sur les objets spoliés, les morts sans tombeau et la musique comme dépôt de mémoire. Début des gammes, ce 27 août.
16/07/2026, 10:38
Une narratrice connue sous le nom de Rose de Nuit vend des fiches de lecture, se dispute avec une bibliothèque et repart avec un livre blanc qui n’en est peut-être pas un : Une sculpture. Quand l’artiste Ari Bosochur lui propose de participer à une rétrospective où les œuvres seraient remplacées par leur récit, tout se met à glisser. Gaëlle Obiégly signe un roman brillant, drôle et très mobile sur l’art, la parole, le soin et les vies qu’on tente d’ordonner. Rien à voir, peut-être à lire, ce 20 août.
16/07/2026, 10:33
Dans le comté de Mayo où il a grandi, l’Irlandais Colin Barrett pose un regard bienveillant sur l’humanité de ses compatriotes et nous livre un recueil de nouvelles d’une remarquable unité de ton, très rural, très social.
16/07/2026, 10:19
Pâquerette a 28 ans. Elle est laborantine, et follement amoureuse de Jean-Benoît, son fiancé, qu’elle considère comme l’homme parfait. Un soir, après sa journée de travail, elle rentre chez elle, avec dans sa poche, un ticket de Loto sur lequel elle a coché tous les numéros qui racontent leur histoire d’amour. Installée devant la télé, elle retient son souffle. Les chiffres tombent… un par un. Jusqu’au dernier : jackpot, trente-deux millions d’euros !
16/07/2026, 08:00
Près de l’ancienne mine creusée par les Britanniques, une veuve assiste aux recherches des victimes dans un lac artificiel. Un homme en combinaison plonge puis remonte sans cesse des eaux. Elle tremble à l’idée de ce qu’il pourrait repêcher. Traduit du grec par Nicolas Pallier.
16/07/2026, 07:00
Un soir de fête nationale, les Bleus rêvaient d’une troisième finale de Coupe du monde consécutive. À Arlington, dans l’agglomération de Dallas, l’Espagne les a privés de ballon, de souffle et d’avenir : 2-0, sans véritable contestation. Pour raconter cette chute, trois livres : Le Cœur du pélican pour la France, Rouge ou mort pour la Roja et Les Derniers Jours de Roger Federer pour une rencontre dont l’issue s’est dessinée bien avant le coup de sifflet final.
15/07/2026, 21:35
Inauguré en mai 1804 dans l'actuel 20e arrondissement, le Père-Lachaise est devenu en quelques décennies le cimetière le plus réputé de Paris. L'éponyme confesseur du Roi-Soleil n'a jamais dû, de son vivant, imaginer une telle postérité. Par Jacques Lucchesi.
15/07/2026, 15:51
Dans une ferme isolée d’une vallée pyrénéenne, un patriarche agonise. Ses enfants reviennent, chargés de rancœurs, de secrets, de fatigue et de comptes jamais réglés. Dehors, l’orage cogne. Dedans, Judith tient la maison, Maud prie, les chiens veillent, la fratrie s’observe. Je ne suis pas venu apporter la paix, ou la tragédie familiale noire revue par Nicolas Martin, organique, parfois excessive, mais d’une puissance d’atmosphère rare. À partir du 3 septembre.
15/07/2026, 15:12
À la mort de Christian Monnay, écrivain culte retiré du monde depuis trente ans, sa fille Chloé découvre que ses neuf manuscrits inédits ne contiennent que des pages blanches. Pour préserver sa mère aveugle, puis pour exister enfin comme autrice, elle glisse ses propres romans sous le nom du père. Anne Pitteloud signe une comédie noire, fine et acide sur la filiation, l’imposture et les légendes que fabrique le monde littéraire. Généalogie à découvrir le 21 août.
15/07/2026, 12:15
La cuvée Vargas est un bon cru : un roman sans surprise, assez convenu, mais qui ne décevra donc pas les fans d'Adamsberg et de cette auteure, spécialiste des dialogues décalés, un brin déjantés : quand la poésie affleure du sous-jacent au-delà des apparences de notre monde que l'on croit rationnel.
15/07/2026, 11:20
Comme il y a une dialectique de la raison, il y a une dialectique de la mémoire qui métamorphose le souvenir de la révolte en culte de l’ordre, les anniversaires des révolutions en défilés militaires, l’héritage de la Shoah en légitimation d’un État génocidaire ; ainsi s’affrontent les romans nationaux et la tradition des vaincus, le culte des héros et les traces laissées par les sans-nom, les monuments et les remémorations dissidentes.
15/07/2026, 09:00
Avec Les Désarmantes, son troisième roman à paraître le 21 août 2026 aux éditions Fugue, Caroline Bouffault imagine une France devenue une république pacifiste dirigée exclusivement par des femmes, où l’arrivée d’une journaliste étrangère vient révéler les contradictions d’un modèle fondé sur l’exclusion des hommes.
15/07/2026, 07:48
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2 Commentaires
NAUWELAERS
03/01/2021 à 21:52
Autre roman de l'absurde existentiel, «Le Feu follet » immortalisé par un poignant Maurice Ronet dans le film homonyme de Louis Malle (1963).
Qui présente encore un grand impact, semble-t-il: il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de le revoir à la Vidéothèque de Paris et la salle était pleine à craquer.
Mais surtout de jeunes dont certains ont dû s'asseoir sur les marches adjacentes faute de sièges disponibles !
Cela m'avait impressionné.
Comme quoi l'angoisse existentielle, le désespoir larvé ou brûlant et le sentiment d'absurde traversent les générations et les époques...
Suicide du héros du roman «Le Feu Follet» et de l'auteur Drieu la Rochelle.
Une thématique récurrente et importante dans la littérature, celle de l'impuissance à vivre...
Depuis (au moins !) l'immense succès du premier roman de Goethe «Les Souffrances du jeune Werther» qui amène au suicide du héros...et de nombreux lecteurs qui eurent la fâcheuse idée de l'imiter !
Puissance parfois renversante de la littérature et de l'art...
CHRISTIAN NAUWELAERS
Infinie
21/07/2023 à 09:05
A force de prendre des risques sans en peser les conséquences, il arrive d escalader la montagne qui se dérobe, et de trouver le sens de sa vie qui est dans l eau delà mais traverse le passage “Terrre”…..
J ai lu et adoré “confession de minuit” a l âge de 25;ans et j ai noté : humain.bien ecrit.poétique. Profond.
Je retrouve ces annotations par hasard a l âge de 83 ans et je vais racheter “ confession de minuit” afin de le relire……
J ai bcp apprécié votre commentaire.