#Droit / Justice

Les Ensablés - « L’axel littéraire de Jeanine Garanger » par François Ouellet

Voici un cas inattendu : Jeanine Garanger, née Hagnauer, étudiante en droit et championne de patin artistique qui devait publier deux ou trois choses assez délicates dans les années 1930, avant de disparaître complètement de la scène littéraire.

Le 22/11/2020 à 09:00 par Les ensablés

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22/11/2020 à 09:00

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Par François Ouellet

Le Figaro du 21 décembre 1935 nous apprend que, pour le réveillon de cette année-là, Jeanine Garanger prépare un ballet sur glace d’après un de ses contes. Pendant vingt minutes, des poupées, des soldats, un polichinelle et assurément un Père Noël transformeraient la patinoire du Palais des sports de Paris en piste de cirque. Deux mois plus tard, aux championnats du monde de patin artistique qui se tiennent à Paris les 21-22 février 1936, Garanger terminera en dix-septième place. Patineuse douée, elle obtenait toujours d’excellents résultats dans les championnats de France, à une époque où Gaby Clericetti était la championne incontestée de cette discipline. On peut voir l’écrivaine sportive prendre la pose fièrement pour la caméra du Paris-midi en décembre 1939 : les jambes croisées, elle se tient sur la pointe du patin, le sourire ample comme sa chemise, les cheveux courts bouclés.

Jeanine Garanger atterrit sur les rayons des libraires à la même époque. Au printemps 1936, alors que triomphe le Front populaire, elle publie un recueil de poèmes, Bouts d’essais. Il y a un peu de tout dans ce premier titre composé de vers libres et de poèmes en prose, dont la critique a regretté la démarche poétique peu rigoureuse, tout en louant les qualités d’intelligence et d’observation ironique et fantaisiste de l’auteure. « C’est de la poésie-tennis », écrivait le critique Robert Kemp dans La Liberté (6 avril 1936). « Vivante, bien envoyée et très sympathique. Et maintenant, au travail ! » Un mois plus tard, le 20 mai 1936, Garanger interprétera deux poèmes de son recueil lors des soirées poétiques de la revue Le Parthenon.

L’année suivante, Garanger publie un recueil de proses, La Petite Haie, que Y. Georges Prade, rédacteur de La Revue politique et littéraire (août 1937), présente comme une suite « de tableautins de la vie de campagne […] directement inspirés par un séjour saisonnier dans un château de Normandie ». Et Le Peuple, l’organe de la CGT, en publie un extrait intitulé « Le château de mes ancêtres » le 2 juillet 1937.

Ce château normand est précisément au centre de Déroute, l’unique roman de Jeanine Garanger, publié à la fin de novembre 1938 à la Librairie des Champs-Élysées, où avaient paru ses deux recueils. Déroute avait préalablement été couronné sur manuscrit (ex-aequo avec un roman de Fernand Lot, L’Homme qui vola le fleuve) par le comité du Cercle littéraire français, que présidait l’écrivain José Germain et dont faisaient partie le président de la Société des gens de lettres, Jean Vignaud, et des écrivains comme Albéric Cahuet et Jean Camp.

Dans Le Libertaire du 27 avril 1939, Jean Rémy cerne très bien le roman : « C’est un livre curieux qui révèle un talent certain et une expérience déjà grande des hommes et des choses, un livre vigoureux, bien écrit, plein de sève, un peu acide, un peu amer, capable d’émouvoir le lecteur et parfois même de l’étonner. » À quoi j’ajouterai la réserve suivante : il y a un quart de page de trop. Avec des descriptions un peu moins abondantes (elles deviennent répétitives), une ligne narrative légèrement moins bavarde, Déroute aurait été un petit chef-d’œuvre.

Le roman est dédié à Henry Poulaille, qui en signe aussi le prière d’insérer. Le chef de file du groupe des écrivains prolétariens voit en Jeanine Garanger « un écrivain-né », car elle a un « sens inné de la langue ». Et il continue : « Ce qui frappe chez elle, c’est la mesure. Dans Déroute, malgré la hardiesse de certaines phrases et une multitude d’images, il n’y a point de fausses notes ni de fautes de goût. Sa vision réaliste des choses sait l’arrêter quand il sied. On sent là l’écrivain de race. Et quel sens de la nature, quelle intelligence de la psychologie des êtres montre-t-elle ! » (Le prière d’insérer de Poulaille est reproduit dans La littérature et le peuple, édité chez Plein Chant en 2013.)

De fait, Jeanine Garanger écrit avec cette assurance et cette élégance qui la faisaient s’élancer sur les patinoires. Dès la première page de Déroute, elle fait autorité :

Si l’on m’avait dit il y a quelques années : “Après ton service militaire tu iras t’enterrer en pleine campagne, régisseur d’un petit château”, je n’aurais même pas répondu à mon interlocuteur, pensant qu’il avait perdu sa raison. Car à cette époque, j’étais Humberto de Villaverde, étudiant, décidé à le rester le plus longtemps possible. Je préparais une école d’agriculture en vue d’un retour vers les terres sud-américaines. Je recevais des pesos de Vénézulea, et j’aimais les filles. Depuis, j’ai aimé une femme ; je ne reçois plus de pesos et je me suis aussi aperçu, en faisant un stage dans un trou perdu, qu’il n’y avait pas seulement les villes dans le monde, mais autre chose que j’attendais les soirs où je buvais, les soirs où j’aimais l’accordéon, les soirs où j’allais dans les boîtes de nuit. Puisque je n’ai plus de pesos pour aimer les villes, j’aime la campagne sans pesos, et parce que le moyen le plus simple d’être nourri, logé, d’avoir l’impression d’un chez-soi quand on en manque, est de vivre chez les autres, j’ai offert mes services de régisseur à Philippe Coz, un ami de feu mon père. 

Cet incipit peut laisser attendre un roman spirituel et légèrement ironique. Ce n’est pas tout à fait faux, mais c’est beaucoup plus que cela. Car sous la frivolité apparente, nourrie par un sens assez vif de la formule et de l’image, prend forme une réflexion qui fait s’entrechoquer, à travers les personnages, des manières d’être au monde complètement différentes.

Humberto de Villaverde n’a qu’un souhait : être seul. Régisseur de ce château entouré de bois, de jardins, de près, de mares, il y trouve tout ce que désormais il désire pour assurer sa tranquillité. Philippe Coz, un esthète qui possède à Paris un appartement digne d’un musée, n’y vient jamais ; il préfère l’art à la nature et les casinos de Deauville à la quiétude champêtre. À l’occasion, Humberto fréquente un petit cultivateur des environs, ils prennent un verre au bistrot de la petite ville voisine. Il n’y a pas de femme dans sa vie et il n’en veut pas ; les filles de ferme suffisent à satisfaire son désir.

Un jour, Philippe Coz vient y passer quelques heures avec la femme qu’il a épousée deux ans plus tôt, Emmanuelle. Comme Humberto, elle est au début de la vingtaine, alors que Philippe a la cinquantaine. Philippe lui a tout appris ce qu’elle sait ; elle n’a guère d’idée à elle. Leur rapport se limite ni plus ni moins à cette dimension éducative ; ils n’ont même jamais consommé leur mariage.

Instantanément, Emmanuelle tombe sous le charme de la maison et de la campagne. Bientôt, elle prend l’habitude d’y revenir avec Philippe ; elle voudrait pouvoir y habiter, rendre le château plus confortable, mais son mari s’y ennuie profondément, cependant que Humberto rêve du moment où, après leur départ, il retrouvera sa solitude, bien que, avec le temps, il en vient à s’attacher à cette Emmanuelle toujours très vive et naturelle. D’une certaine manière, elle réapprend à vivre. En découvrant, dans la nature, ce que Philippe ne lui a pas enseigné, elle se découvre elle-même.

Vient un moment où Emmanuelle s’installe au château pour plusieurs semaines, sans Philippe, que bientôt elle quittera pour de bon. Elle est devenue amoureuse de Humberto, qui répond davantage à ses goûts, mais celui-ci affirme ne l’aimer que comme une sœur. Et puis, il a des principes religieux ; s’il devait aimer Emmanuelle un jour, ce serait dans le cadre du mariage et parce qu’ils voudraient avoir des enfants. Mais sur ce terrain, ils ne sont pas faits pour s’entendre ; alors qu’il l’entretient de sujets religieux, et qu’il voudrait pouvoir l’amener à la foi, elle lui oppose la liberté de la nature hors des règles de la morale chrétienne. C’est elle qui aura le dernier mot en lui laissant cette lettre d’adieu : « Nous cherchons, vous et moi, notre bonheur dans la nature, mais nous ne pourrons aller le cueillir ensemble. J’y plonge nue et vous, vous restez vêtu de vingt siècles d’une morale asservissante. »

Emmanuelle disparue, Humberto s’en fait d’abord une raison : il retrouve sa chère solitude, reprend sa vie paisible. Mais la vérité est que cet amour irrésolu l’a brisé. « Quand j’étais arrivé ici j’étais un être libre, maintenant comme le lierre qui envahit l’arbre et s’en empare, le regret reste accroché sur moi. Le noyer envahi par le lierre ne donne plus de noix, moi, je vais sans joie. » Il faut sans doute comprendre ce dernier mot dans sa dimension chrétienne plutôt que dans le sens où nous l’entendons couramment. À la fin du roman, la morale religieuse de Humberto aussi bien que les vertus de l’Art dont Philippe Coz a fait sa religion n’ont pu retenir Emmanuelle, qui incarne, quant à elle, la liberté toute païenne des sens.

En lisant ce roman, on songe à Colette en raison de la sensualité et de la manière délicate de l’auteure d’explorer la nature, et aussi à Alain-Fournier, à cause de l’atmosphère quelque peu féerique de la campagne qui colore l’idylle sentimentale. Et peut-être y trouve-t-on un soupçon de Mauriac. Tout de même, Jeanine Garanger a une belle plume qui la caractérise.

François Ouellet
Novembre 2020

Illustration : Couverture de Déroute de Jeanine Garanger, 1938, source numérisation Gallica 

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - "Le joug" de Marion Gilbert, roman de la maternité martyrisée

Originaire de Montivilliers, en Seine Maritime, la romancière Marion Gilbert (pseudonyme d’Odette Maurel) a fait paraître une bonne vingtaine de titres entre Du sang sur la falaise (1913) et Les Scandalisés (1950), des romans psychologiques qui ont souvent la Haute-Normandie pour décor. Journaliste, elle a mené des enquêtes pour Le Matin, Le Petit Journal, Illustrations et d’autres. Traductrice avec Madeleine Duvivier, pseudonyme que s’était choisie sa sœur, elle a donné à lire en français Charles Dickens, P. G. Wodehouse et Charlotte Brontë. Féministe, elle prononça une conférence, en 1925, qu’on peut consulter en ligne.

17/11/2019, 09:00

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Catherine de Médicis, La Magnifique 

BIOGRAPHIE HISTORIQUE - Aucune femme de l’Histoire de France n’a été autant haïe que Catherine de Médicis ; et même si depuis la seconde moitié du XXe siècle des historiennes et historiens essaient de la réhabiliter, des siècles de médisances ont laissé des traces pérennes. Céline Borello, professeure à l’université du Mans et historienne du protestantisme de l’époque moderne a signé il y a peu une biographie remarquable aux Presses universitaires de France. Biographie faite en collaboration avec la Librairie sonore Frémeaux & Associés qui vous propose 1 coffret de 4 livres audio dans la série Figures de lHistoire

 

22/04/2021, 18:45

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Fraenkel, un éclair dans la nuit : Tombeau pour un surréaliste oublié 

RECIT BIOGRAPHIQUE - 26 Janvier 1964. Intérieur Aube. Le téléphone sonne dans le bureau d’un Aragon insomniaque. Au bout du fil, Georges Sadoul, l’historien du cinéma, son vieux complice des années surréalistes et surtout l’homme qu’il a entraîné dans la rupture avec André Breton, le pape du mouvement, et l’adhésion au communisme. Cela se passait en novembre 1930, lors du deuxième congrès des écrivains révolutionnaires et prolétariens tenu à Kharkov (U.R.S.S.), épisode palinodique qui avait vu les deux hommes censés y représenter le groupe accepter « in fine » de ratifier sa condamnation au nom de l’orthodoxie marxiste. Georges Sadoul est laconique : « Théodore est mort cette nuit. A Lariboisière, dans son hôpital… ». Aragon accuse le coup. Mais déjà, il murît les phrases de l’article nécrologique consacré au docteur Fraenkel  qu’il compte publier rapidement dans les pages des Lettres françaises, le journal dont il est le patron.

22/04/2021, 16:35

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Jours de lune : jeux de lumières 

ALBUM JEUNESSE - Une grande lune, pleine, scintille sur une ville embrumée, dominant un ciel sans nuage mais parcouru de zébrures sombres comme le crépuscule. La page suivante nous transporte au contraire dans un paysage où la nature, arbres et oiseaux, s’épanouit. Jeux de découpes et jeux de couleurs se retrouvent ainsi au cœur d’une immersion sensible dans un livre aux couleurs délicatement dissonantes.

22/04/2021, 16:21

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Cinéphile et spécialiste du XXe siècle, l’historien Marc Ferro est mort à l’âge de 96 ans

Historien spécialiste de la colonisation, de la Russie et de l’URSS et du cinéma, Marc Ferro est décédé dans la nuit du 21 avril entouré de sa famille en banlieue parisienne. Il avait 96 ans.

22/04/2021, 15:56

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Le vallon des lucioles : le bleu est-il la bonne couleur ? 

ROMAN ÉTRANGER - C’est un article accompagné d’une photo qui a inspiré Isla Morley à écrire Le vallon des lucioles. Une image d’un autre temps que l’on aurait dit trafiquée tant la teinte bleue de la peau des personnes photographiées y est profonde. Alors, elle imagine deux journalistes que rien ne prépare à cette rencontre. Traduite pour la première fois en français, Isla Morley explore les limites de la tolérance, la violence des préjugés et pose également la question de l’éthique, de la justice et de la bienveillance dans son troisième roman.

22/04/2021, 12:13

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Ursibel, fils de la grande ourse, “une incroyable imagination”, assure Tatiana de Rosnay

Voici l’histoire d’un ouvrage comme on les aime : la romancière Tatiana de Rosnay a reçu un manuscrit et sur un coup de coeur, l’a présenté à son éditeur, Robert Laffont. Voici le premier tome d’une trilogie à l’univers original et contemporain, dans la lignée de À la croisée des mondes et de La Passe-miroir. Hommes et ours cohabitent sur la planète Béryl, mais la Flore mène une guerre impitoyable pour reconquérir le territoire.

22/04/2021, 11:48

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Nos temps contraires : fresque glaciale d’un amour impossible

MANGA - Les humains vivent dans des stations en orbite, régies par une morale stricte. Nous suivons quatre néotènes, élus de la nouvelle humanité ayant l’apparence d’enfants. Ils sont destinés à vivre des siècles, mais la belle femme aux cheveux verts qu’ils croisent lors d’une expédition dans un quartier clandestin pourrait bouleverser l’équilibre… Complexe et envoûtant, Nos temps contraires vous embarque dans l’oppression silencieuse de ses grands vaisseaux.

 

22/04/2021, 09:14

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Voyages extraordinaires à travers les époques avec Louis Vuitton

BEAUX LIVRES - Louis Vuitton et Atelier EXB publient un nouveau livre de voyage, véritable tour du monde en une cinquantaine d’escales et autant de moyens de locomotion. Depuis le XIXe siècle, les voyageurs ont parcouru la Terre en train, en zeppelin, en paquebot, en avion, en autochenille, à moto, à ski ou en navette spatiale, bien souvent accompagnés de bagages Louis Vuitton, malletier à Paris depuis 1854. Francisca Mattéoli raconte ici leurs aventures dans cet ouvrage richement illustré de photographies anciennes et d’affiches de tourisme vintage.

21/04/2021, 19:25

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Bernard Minier : La Chasse, ou la France du chaos

POLICIER – Quand un médecin de campagne quitte tardivement son hôpital, il prétexte un excès de travail auprès de son épouse. Cela ne dissimule qu’une liaison. Mais quand il percute, sur la route, un être humain nu, couronné d’une tête de cerf, il n’a pas le temps de regretter son coït adultère. Surtout que dans les yeux de la victime, il lit une terreur comme jamais il ne l’avait connue. La seconde d’après, la voiture percute l’homme…

21/04/2021, 11:16

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La maison d'Agatha Christie à saisir : 3 étages, 5 pièces, aucun crime

Quarante années d’Agatha Christie, cela vous imprègne les murs, de la cuisine au jardin, en passant par le grenier. Voilà probablement, d’ailleurs, l’ultime argument de vente que l’agence a trouvé pour commercialiser la Winterbrook House : pour la somme dérisoire de 2,75 millions £ (3,2 millions €), on s’offrira les cinq chambres et les 575 m2 de terrain qui entourent la bicoque. Le tout en bord de rivière.

20/04/2021, 16:53

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Présidentielles 2022 : Onfray et Zemmour, spin doctors du candidat de Villiers

POLITIQUE FICTION (vraiment ?) – Pierre de Villiers partage avec Charles de Gaulle plus qu’un titre : une aspiration politique, une vision du pays et certainement quelques motifs impérieux. Deux hommes, deux époques, un même uniforme… Ces généraux qui ont marqué les esprits, le premier pour sa Cinquième république, le second pour le camouflet infligé à Emmanuel Macron. Qui sait si, en 2022, le président ne remettrait pas son titre en jeu, avec pour opposant celui qu’il fit remplacer — et qui quitta le ministère des Armées sous les vivats de la foule, tant civile que militaire ?

20/04/2021, 14:20

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Le monde secret d'Adélaïde : raconter les histoires de la nuit et des jours

BONNES FEUILLES - Au cœur de la ville, Adélaïde mène une vie paisible. La nuit, elle écoute le chant des étoiles, mais durant le jour, elle veille sur ceux qui lui ressemblent, ceux qui vivent en silence, qui dansent, ceux qui rêvent, solitaires. Rien ne lui laisse croire que bientôt, d’une manière imprévue et dans une grande joie, son monde secret se sera métamorphosé.

20/04/2021, 11:38

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My broken Mariko : le road-trip du désespoir

MANGA - C’est à la télé, dans un petit restau, que Tomoyo apprend la mort de Mariko, sa meilleure amie. Son monde s’écroule à mesure qu’elle se rend compte que Mariko était finalement la seule chose qui comptait pour elle… Tomo plaque ses clients du boulot, vole les cendres de Mariko, et part en voyage avec elle, comme elle avait toujours rêvé de le faire. Une aventure émotionnelle déchirante et bouleversante, une quête effrénée pour tenter d’échapper aux regrets.

19/04/2021, 15:58

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La vieille prodige : Brigitte Fontaine, incandescente vieillesse

BONNES FEUILLES - Elle se voit femme de lettres bretonne. Et se dit dans une vieillesse ligotée. C’est un chant âpre de liberté.
Brigitte Fontaine raconte le monde et l’Ange Exterminateur. Elle décrit ce qu’est vivre confit dans un corps qui brûle et un espace qui se referme. 

19/04/2021, 15:46

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Corps public : à qui appartient une femme? 

BANDES DESSINEES - Corps public aux Éditions du Faubourg, suit le quotidien de Morgan. Le lecteur accompagne la jeune actrice de ses premières règles marquant l’entrée dans la puberté et la première étape de sa vie de femme jusqu’à l’arrivée de son premier enfant. Se basant sur des témoignages, Mathilde Ramadier et Camille Ulrich livrent dans cet album une nouvelle vision du corps de la femme dans une société qui l’en dépossède chaque jour. 

19/04/2021, 11:47

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Délivrance : bouteille à la mer

POLAR GLACE - Il aura fallu beaucoup de temps avant que cette bouteille, jetée à l'eau avec le message écrit sur ce bout de papier qu'elle contenait, au bout d'un invraisemblable périple, se retrouve sur une plage d’Écosse, puis dans le bureau d'un flic. Puis, de hasards en circonstances, retraverse la mer du Nord pour finir dans les locaux de la Police Criminelle au Danemark. Et enfin atterrisse dans ce sous-sol de commissariat où le vice-commissaire Carl Mørck, son équipier Assan, Hafez-el de son nom, et leur assistante Rose faisaient remonter à la surface de vieilles affaires, des « cold cases », pour tenter d'y apporter, ou pas, un point final comme la mission en avait été fixée au Département V dont ces trois-là constituaient l'exclusif effectif.

19/04/2021, 11:18

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Dope Rider de Paul Kirchner : ça plane pour lui

BANDES DESSINEES - Voilà une couverture qui ne trompe pas sur la marchandise : le squelette habillé en cowboy, joint au coin des lèvres, semble planer immobile au-dessus d'une plaine désertique balisée de cactus. De la silhouette un peu raide rayonnent des images hallucinées : un œil omniscient, un singe musical à remonter, des parts de tarte et des soucoupes volantes, un bouddha fumant le bang, un drapeau américain et des cochons volants. Le décor est planté, les lecteurs sont invités à laisser leur rationalité au vestiaire, avant de tourner la page pour suivre Dope Rider dans ses chevauchées psychotropes.

 

16/04/2021, 16:52

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Journaliste, écrivain, voyageur : Vassili Golovanov est décédé

Né en 1960, Vassili Golovanov fut journaliste et écrivain. Il a vécu à Moscou ou en voyage. Il est mort ce 13 avril 2021, ont « la très grande tristesse » d'annoncer les éditions Verdier.

14/04/2021, 21:08

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Poète et romancier, Bernard Noël est mort, sensure et sans reproche

Farouche défenseur des mots et de leur pouvoir, il était à l’origine de la notion de sensure, cette censure insidieuse qui ne bâillonne pas, mais dénature la langue. Il est décédé ce mardi 13 avril à l’âge de 90 ans.

14/04/2021, 13:04

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François Boulo, Reprendre le pouvoir : arrêtons de mentir

BONNES FEUILLES - Arrêtons de nous mentir. Pendant que le cirque des élections consacre notre impuissance à changer le cours des choses, le mur de la réalité ne cesse de nous rattraper : explosion des inégalités, réchauffement climatique, restriction des libertés publiques. Face à ces périls qui menacent, nombre d’entre nous se réfugient dans un déni confortable et rassurant pour ne pas avoir à affronter le sombre avenir qui s’avance devant nous. Soyons honnêtes, cela ne peut pas durer. Alors disons-nous les choses.

14/04/2021, 11:34

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Toutes les clés juridiques pour écrire et publier son livre 

BONNES FEUILLES - Cet ouvrage est issu du travail d’une juriste passionnée de littérature et de création. Elle a souhaité transmettre aux auteurs les clés juridiques pour réaliser leurs œuvres. Dans cet objectif, elle a conçu ce guide de survie juridique, s'adressant aussi bien aux auteurs qu’aux éditeurs, et compilant les 100 questions juridiques principales qui sont fréquemment posées durant le processus d’écriture, la publication et la post-publication d’un livre.

14/04/2021, 09:48

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Alexis Bardini, Une épiphanie : une nouvelle peau 

POESIE - Si l’on en croit certains journaux nationaux tout récemment parus, dont un excellent dossier de L'Obs, « Poésie la nouvelle vague », signé Amandine Schmitt – La poésie reviendrait à la mode, à condition toutefois qu’elle ne l’eût été un jour ! Genre littéraire quelque peu oublié voire parfois relégué au second plan, il n’en demeure pas moins, que la poésie a toujours ses « défenseurs et ses adeptes » qui eux ne se soucient guère des effets de mode. 

12/04/2021, 12:17

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Le temps des balcons, Valérie Layraud 

Le temps des balcons raconte autant les angoisses de Sandrine, jeune femme célibataire que les rêves de Quentin, ce petit garçon mal aimé ou encore la mélancolie de Jean Julien, cet homme esseulé au travers d’un chassé-croisé dans une résidence pendant le confinement de 2020. Chacun de ces personnages se débat avec les sept péchés dits « capitaux ». Seul le chat, énigmatique et incontournable, semble détenir les clés de cet enfer. 

12/04/2021, 12:15

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Le Poisson-perroquet, Florence De Noidan 

Jean, ingénieur dans le développement des nouvelles énergies, plus particulièrement la production électrique, lors d’un voyage il découvre un monde où la notion de genre n’existe pas. Un pays où les garçons peuvent devenir des filles, les filles devenir des garçons. Un monde où, il n’y a pas de différence. 

12/04/2021, 12:15

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George Sand Ma vie à Nohant : le domaine de tous les possibles

BONNES FEUILLES - La liberté et les frasques de George Sand sont fameuses : ses liaisons hors mariage, son rejet de la bienséance hypocrite, son apparence masculine, son retentissant et passionné combat en faveur de l’émancipation et des droits de la femme…

12/04/2021, 12:04

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Un été anglais : vertiges de la mémoire et de l'amour 

ROMAN FRANCOPHONE - Les cheminements de l'âme empruntent parfois des tracés tortueux. Et ceux qui suivent les émotions ne le sont pas moins. Ainsi en est-il des ruminations du quinquagénaire installé à l'avant-scène d'Un Été anglais, dès la séquence introductive du roman. Un malaise diffus s'empare peu à peu de cette personnalité encline au mutisme et à l'introspection. Une blessure ou une fêlure peut-être, qui n'aurait jamais été vraiment traitée – ou alors mal, à la va-vite, comme on se débarrasse d'une corvée.

12/04/2021, 11:46

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Anniversaire de Baudelaire : 200 ans, une poésie toujours sulfureuse

Le 9 avril 1821, naissait l’une des plus grandes figures de la poésie française. Poète maudit, inventeur de la modernité, artiste cynique, syphilitique dandy… Baudelaire est toujours auréolé d’une lumière sombre. Sa figure vénéneuse fascine et ses mots résonnent encore aujourd’hui dans la bouche de nombreux artistes. Nous vous proposons un bref retour sur cet héritage.

09/04/2021, 15:45

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400 ans après sa naissance, La Fontaine plus vivant que jamais 

Le 8 avril 2021 a marqué le lancement du 400e anniversaire de la naissance de Jean de La Fontaine dans sa ville natale, Château-Thierry. Le maire de Château-Thierry, Sébastien Eugène, déclare que ces commémorations sont l'occasion « de mieux connaître la personnalité et l’œuvre de Jean de La Fontaine ». 

09/04/2021, 12:20

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Micro Zouzou contre les Maxi-Zinzins : Délire interdentaire !

BANDES DESSINEES - Difficile d'imaginer que le très sérieux Picsou Magazine a publié pendant quelques numéros une aventure aussi délirante, d'un point de vue narratif et graphique, que Micro Zouzou contre les Maxi-Zinzins de Matthias Aregui et Léon Maret ! Cette histoire de vieille dame qui rêve de rejoindre un club de milliardaires et reçoit l'aide providentielle de son dentiste fou amoureux qui envoie son neveu en exploration dans les gencives et les molaires de la vieille, a dû agir sur les jeunes lecteurs comme le LSD sur les G.I. au Vietnam. Une fois les portes de la perception ouvertes, plus rien n'a la même saveur...

09/04/2021, 11:06

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Tatiana de Rosnay, Célestine du Bac : une amitié bouleversante 

BONNES FEUILLES - Lui, dix-huit ans, elle, sans âge. Un conte moderne et tendre qui flirte avec le fantastique, habité par des personnages forts que tout sépare. Avec Célestine du Bac, Tatiana de Rosnay donne d’un coup de baguette magique une voix à ceux qui n’en ont pas, dans la droite lignée de La Vie devant soi de Romain Gary.

09/04/2021, 10:20

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Les Apprentis Samouraïs sont de retour ! 

BONNES FEUILLES - Sakura la kendoka, Léon le judoka et Logan le karateka sont invités par le célèbre Maître Saburo à un stage d'arts martiaux dans son dojo. Ces trois jeunes champions d'arts martiaux se retrouvent plongés dans le Japon médiéval sur la piste des derniers samouraïs du clan Minamoto.

08/04/2021, 16:08

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Explorer Paris avec la famille Oukilé

BONNES FEUILLES - Dans ce nouvel album-jeu inédit, la famille Oukilé voyage à Paris. Monsieur et madame Oukilé, leurs enfants Flore et Nestor, et le petit chien Opié se baladent dans les rues de Paris. La ville est grande et les personnages se perdent souvent. C'est au lecteur de les retrouver… 

08/04/2021, 15:55

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Le cerf-volant, un nouveau livre de Laetitia Colombani en juin prochain

Les éditions Grasset annoncent la parution d'un nouveau roman de Laetitia Colombani en juin prochain. L'autrice de La Tresse publiera Le cerf-volant, récit d'une rencontre entre trois générations de femmes, où solidarité, sororité et esprit de résistance se mêlent joyeusement...

08/04/2021, 15:28

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Mort d'Antoine Martin, écrivain “tout d'élégance et d'humour”

Antoine Martin était né en 1955. Romancier, nouvelliste, traducteur d’espagnol, de catalan et d’italien « aucun code de langue latine ne pouvait lui résister. Aucun sud », indique son éditrice. Il avait adopté un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux. Son éditeur, Au Diable Vauvert, lui rend hommage, alors que l'auteur est décédé d'une longue maladie.

08/04/2021, 08:57

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Jean Hatzfeld, Là où tout se tait : les cris, le silence

RECIT - Lorsque j'ai eu tourné la dernière page de Dans le nu de la vie qui est le premier des trois ouvrages constitutifs du recueil intitulé Récits des marais rwandais écrits par Jean Hatzfeld, je m'étais promis de poursuivre ma lecture, mais plus tard, une fois digérée cette première incursion dans une page des plus sombres de l'humanité (qui, dans ces cas-là, ne mérite plus du tout de « h » majuscule !). Mais quand Là où tout se tait m'a récemment été offert suite à sa parution tout aussi récente, alors que le malaise ressenti précédemment est encore loin d'être totalement dissipé, cela a un peu « forcé la main » de mes lectures. Ce livre n'a en rien dissipé mon trouble. Bien au contraire.

07/04/2021, 19:27

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L'univers sous mes pieds, la tête dans les étoiles. 

ESSAI - Le livre de Blandine Pluchet commence comme un film en accéléré : du Big Bang aux premiers atomes, des forces gravitationnelles aux étoiles, aux galaxies et aux trous noirs, des poussières d'étoiles aux planètes, astéroïdes et comètes, de l'espace intersidéral à la vie ! Un réveil assez époustouflant qui lui aura été soufflé par l'observation d'une nuit à la « belle étoile ».

07/04/2021, 17:29