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Les Ensablés - "Le désordre" et autres textes de Madame Simone

De son vrai nom Pauline Benda, elle est née en 1877 dans un milieu favorisé, d'un père juif, Eugène Benda, agent de change, et d'une mère, catholique et ancienne danseuse à l'opéra. L'éducation de Pauline fut celle, sans doute, de Gilberte Swann: des bonnes anglaises en uniforme et des promenades aux Champs-Elysées, des études dans des écoles privées. Son cousin est Julien Benda, intellectuel de l'entre-deux-guerres, connu pour son célèbre essai "La trahison des clercs" paru en 1926. La vie de Madame Simone est si longue qu'il est difficile de tout en dire ici (1).

Le 20/08/2017 à 09:00 par Les ensablés

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20/08/2017 à 09:00

Les ensablés

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Par Hervé Bel

L'événement marquant de sa vie est assurément la mort de son père, alors qu'elle n'a encore qu'une dizaine d'années. Influencée par son frère, elle perd la foi. Mais pourquoi le désastre de cette révélation monstrueusement précoce? Elle bouleversait mon équilibre mental, alors que la pitié ordonnait non de m'éveiller mais de m'engourdir. Sans répondre à cet enseignement ni le suspendre par un gémissement, une larme, le temps que le rosier rose installé par Dora sur le balcon de ma chambre eût perdu ses fleurs, mon innocent bourreau avait réussi à m'arracher une seconde fois mon père en ne m'accordant après la vie qu'une immortalité spirituelle sans mémoire, ou le néant: en somme, me dépouillant de ma dernière richesse, et me laissant véritablement seul avec mon désespoir (2).

Cette blessure est aggravée par sa mère qui, dès la mort de son mari, affiche sa liaison avec un homme d'affaires. Plus tard, elle reviendra sur cette partie douloureuse de sa vie pour essayer de comprendre, excuser peut-être, sa mère qui, jeune au moment de son veuvage, avait tout simplement encore envie de vivre. Mais à l'époque, ne le comprenant pas, Pauline s'isole, étudie, lit, se rend à la Salpêtrière écouter Pierre Janet (1859-1931) et au Collège de France les cours de psychologie expérimentale de Ribot (1859-1931). A la demande de sa mère un peu effrayée par ces intérêts jugés peu féminins, elle accepte de suivre des cours de diction et rencontre ainsi le grand comédien Le Bargy (1858-1936) qu'elle épouse très vite, peut-être pour échapper à sa mère, avant de se rendre compte que l'homme ne l'aime pas mais croit en son talent.

Elle va devenir une comédienne célèbre. Repérée par la grande Sarah Bernhardt, elle joue dans Chantecler de Rostand et dans de nombreuses pièces de Porto-Riche (dont on peut voir la tombe dans le cimetière marin de Varengeville, près de Dieppe où Pauline, enfant, allait passer ses vacances). André Gide la rencontre le 5 janvier 1907, chez Léon Blum qui s'apprête à publier son livre sur le mariage. Gide n'est pas tendre dans son journal: Celle-ci (Simone), sitôt introduite, saisit ma main que je ne savais si je devais lui tendre et manifeste un vif plaisir de me voir, bien qu'elle ne sache sans doute pas qui je suis. Le visage très plâtré sous un voile, des yeux sournois et plus moqueurs qu'intelligents ; le corps absorbé par la robe, jupe et boléro de fourrure, manchon. Elle fait la frileuse et se blottit. Sa voix est souple et cajoleuse. Gide était mauvaise langue parfois.

Elle divorce du volage Le Bargy pour épouser le non moins volage Claude Casimir-Périer, fils du président de la République. Très vite, le couple n'est plus qu'une fiction. Madame Simone est vive, intelligente, et ne tarde pas à devenir l'amie de tout ce que Paris compte alors d'important dans le domaine des lettres. La liste est étourdissante: Léon Blum, Cocteau, Anne de Noailles, Daudet, Péguy, Rostand, et bien d'autres dont les noms évoquent tant de souvenirs. Elle dit avoir très bien connu Proust (mais je n'ai trouvé aucune référence précise dans les biographies sur Proust). Dans un entretien de 1971 qu'on peut voir sur le site de l'INA, elle dit l'avoir rencontré en 1904, dans des circonstances surprenantes. Une nuit, très tard, son attention est éveillée par des petits cailloux frappant sa fenêtre. Elle se penche et voit deux hommes, Proust et René Blum (frère de Léon, 1878-1942, mort en déportation), très excités, qui veulent lui parler. Elle les fait monter. Ils lui apprennent qu'une actrice qui avait pris sa place dans une pièce de Berstein l'a très mal jouée. C'est donc un four qui ne peut que la réjouir. Elle fait entrer Proust et son ami dans la cuisine et leur sert des restes de veau froid. Madame Simone dit qu'en ce temps-là (Proust n'entreprend la Recherche qu'en 1907), on ne pouvait imaginer que cet homme à moustache noire deviendrait un des plus grands écrivains de sa génération.

En 1913, elle rencontre Alain-Fournier de dix ans son cadet, secrétaire de son mari Claude Casimir-Perier, et c'est une passion partagée, vive, dont Madame Simone, à la télévision en 1971, a encore du mal à parler. Elle est enceinte et avorte, ne s'imaginant pas être mère. Leur passion n'en souffre pas. Ils se voient autant que possible, en gardant les apparences vis-à-vis du mari. Mais le manque les torture, surtout Alain-Fournier, esprit hypersensible, qui vient d'achever "Le grand Maulnes", et que la jalousie dévore, car Simone est actrice et voit beaucoup de monde. Puis la guerre éclate. Pauline lui promet d'être sa femme.

Début septembre 1914, elle apprend la mort de son ami Péguy. Quelques jours plus tard, c'est celle d'Alain-Fournier tué à la tête de sa compagnie. Une fois de plus, le destin l'a privée de son amour le plus cher. Cela la confirme dans l'idée que le monde des hommes est dénué de sens. Ariane Charton, dans sa belle biographie sur Alain-Fournier (Folio biographies, 2014) revient longuement sur cette liaison célèbre, en rappelant qu'elle souleva la colère d'Isabelle Rivière, sœur d'Alain-Fournier et épouse de Jacques Rivière; celle-ci décrivant Madame Simone comme une maîtresse exigeante, capricieuse, qui le détourne de sa voie littéraire en le poussant à écrire pour le théâtre et de la voie de son cœur, qui aspire à la pureté (p.38). Madame Simone, dans ses souvenirs Sous de nouveaux soleil (1957), a une toute autre vision des choses, et je suis tenté de la croire, allez savoir pourquoi! Il y a dans la réaction d'Isabelle Rivière, à propos de l'amour de son frère, quelque chose qui me déplaît.

La mort d'Alain-Fournier l'atteint au plus profond d'elle-même. Mais un peu plus tard, elle retrouve son grand ami, le poète François Porché (1877-1944), revenu du front très malade. Elle va le soigner, le guérir, et finir par retrouver la force de vivre. Son deuxième mari étant tué sur le front en 1915, elle épouse François Porché en 1923, et ils ne se quitteront plus (Porché meurt en 1944).

Elle avait toujours aimé raconter des histoires. Porché la pousse à les écrire. Et c'est ainsi que, délaissant peu à peu le théâtre, elle aborde la littérature et publie son premier roman "Le désordre" en 1930. Je l'ai trouvé par hasard au marché de Brancion, jauni et abîmé. Le 22 février 1931, Gide lit lui aussi "Le désordre", et ce n'est pas pour complimenter l'auteur: Je fais effort pour lire le livre de Simone (Le désordre). Ne sais si je pourrais continuer. J'ai le plus grand mal à comprendre ce qui est mal écrit. Chaque phrase m'arrête, et ce continuel changement de temps, au début: ce passage du présent au passé, puis à l'imparfait." Et il cite les fautes, impitoyablement. Sévérité méritée ou influencée? Gide avait accueilli Alain-Fournier en Normandie, en 1911, juste avant que celui-ci ne rencontre Madame Simone, et il était proche de Jacques Rivière mal disposé à l'égard de Simone.

Mais, de fait, la lecture de "Le désordre" laisse une impression dubitative. L'histoire ne manque pas de sel, mais celui-ci est trop dilué, l'action étant assez pauvre, au bout du compte. Emma Collinet, l'héroïne, est une jeune fille enseignante en mathématiques dans une école de sœurs. Elle vit à Paris, loin de sa mère, une ancienne danseuse, établie à Arcachon (où la petite Pauline allait également passer ses vacances). Ayant perdu son père de nombreuses années auparavant, Emma est hantée par sa mort, persuadée qu'elle a perdu là ce qui lui permettait de vivre. Elle s'est réfugiée en elle-même, dans une vie très ordonnée et sage, contrairement à sa mère qui, dès la mort de son mari, s'est amourachée d'un homme d'affaires. Emma est appelée à Arcachon, s'y rend aussitôt et retrouve sa mère toujours aussi indifférente et cruelle et qui, ne voulant plus son vieil amant, fréquente un gigolo danseur de tango.

Sa fille supporte la situation sans rien dire, étonnamment d'ailleurs. On ne comprend pas bien. Puis Emma entreprend un long voyage vers l'Algérie pour vendre un terrain dont elle est l'héritière. Sur le bateau, elle rencontre un certain Guérin, un vieux beau distingué qui lui plaît, une espèce d'escroc, un comédien (songe-t-elle, un peu, à son premier mari, Le Bargy?). A la suite d'un malentendu, Guérin, dans l'obscurité, croyant être avec une autre femme, embrasse Emma. Il ne faut pas plus que ce baiser pour qu'Emma tombe amoureuse de lui, et se sente prête à tout donner, elle et son argent. Le désordre gagne son esprit.

Mais sa passion n'aboutira à rien, Guérin révélant trop tôt sa vraie nature. Elle rentrera à Paris, cherchera par voie de petites annonces à trouver un homme puis renoncera. L'aventure est finie, le désordre aussi. S'annonce pour elle une vie triste à l'ombre d'une école de bonnes sœurs et du cimetière où repose son père. Ici régnait l'ordre, un ordre profond, véridique; et aussi une grande paix. Quelle épouvante, pour certains (...) Quel refuge pour les autres, dont une âme pure habite le corps; car pour cette âme, dans le désordre du monde, il n'y a point de place, sinon dans une autre âme. (...) Elle s'éloignait, se retournait, pour regarder la tombe. Elle souriait, à travers ses larmes, de voir dans quel ordre, symétrique et sévère, elle avait disposé les fleurs.

Dans ce roman, Madame Simone met beaucoup d'elle-même: l'amour du père perdu trop tôt (elle fait mourir le père de son héroïne en mai, comme le sien), sa relation difficile avec sa mère vite consolée (dans le roman, l'amant s'appelle Fitz-Gérard), sa tentation du désordre à laquelle elle céda, réservant la sagesse à son héroïne. J'ai voulu écrire un roman de la pureté, dira t-elle à la parution de son roman. Il y a dans "Le désordre" de belles pages, quoi qu'en dise André Gide, notamment la façon de décrire physiquement ses personnages, ce qui n'est jamais aisé. De la bonne, Carmen, elle écrit: Elle souriait, heureuse et comme à elle-même, tels ces faux pauvres à qui l'on fait dédaigneusement l'aumône et qui savent l'endroit où se cache leur trésor. Elle avait une tête trop forte pour sa petite taille, des yeux noirs, gros et doux, le nez court, une grand bouche rouge aux dents écartés. Mais une peau admirable, comme un satin nuptial, enrichissait ce visage ordinaire d'un voluptueux éclat (page 28).

Je me suis toujours demandé si les descriptions physiques des personnages ne sont pas dans les romans des à-côtés un peu inutiles, car lorsqu'on lit, il est rare d'imaginer les personnages tels qu'on nous les décrits. Mais là, dans ce texte, ces descriptions attirent, intriguent, et finalement, ce sont elles que l'on retient. Robert de Saint-Jean, dans la Revue hebdomadaire de février 1931, déclare, peut-être abusivement: livre impitoyable, d'une vigueur parfois cruelle presque intolérable, "Le désordre" ne sert aucune dogmatique et nous offre seulement le témoignage photographique sans réticences et sans retouches (...) Par ce seul roman, Madame Simone se classe dans le peloton de tête.

Dans les années qui suivent, elle publie encore deux romans. En 1935, elle entre au jury du Prix Femina dont elle assumera la présidence. Madeleine Chapsal l'a interviouvée en 1961 (ici). La déjà vieille dame (elle a 85 ans) déclare avoir feuilleté les 207 livres de la sélection 61 et lu entièrement 35 livres, notamment celui de Loys Masson "Le notaire des noirs" dont Henri-Jean Coudy a récemment parlé sur ce blogue. Quand on lui demande si elle est heureuse, elle répond que non: Comment pourrais-je être une personne heureuse, ayant perdu il y a seize ans l'homme qui était toute ma vie? (François Porché).

Ailleurs, à propos des romans écrits par les femmes, elle affirme: Une chose me gêne avec elles: on a toujours l'impression que leurs romans ont été suggérés par un événement ou par un épisode de leur vie. Les femmes ont besoin de se confesser. Pense-t-elle à son roman "Le désordre"? Ne lui en déplaise, me semble-t-il, l'écriture, qu'elle soit masculine ou féminine naît toujours d'un événement de sa propre vie que l'imagination et la pensée transcendent, ou non, en œuvre d'art. Pour le coup cette féministe célèbre est un peu sévère avec les femmes. D'ailleurs, si madame Simone est un peu restée dans la mémoire des hommes, c'est avant tout en raison de ses souvenirs que j'ai dévorés.

"L'autre roman" publié en 1954 est un grand livre, aussi bien par le style que par le propos. Un monde perdu, celui du Paris de Proust dans les années 1880, vu cette fois-ci par une femme, renaît sous sa plume. Mais pas seulement: on y suit le cheminement d'une pensée fouettée par une incessante angoisse: la mort de son père qui lui fait prendre conscience de la mort dont elle aura toute sa vie horreur. A Madeleine Chapsal, elle dira même avoir refusé d'avoir des enfants pour ne pas leur faire connaître les affres de l'agonie.

Une autre chose la poursuivra toute sa vie: cette découverte qu'elle fait, toute jeune encore, du passé de sa mère, dont elle voit la photo dans le portefeuille de son père: La hardiesse du vêtement excluait, même dans l'esprit d'une petite fille, l'hypothèse d'un bal costumé. (...) Ce que je ressentis à cette minute fut non pas du chagrin ou de la gêne, mais une frayeur (...) Etait-ce la crainte de me voir précipitée au cœur d'un secret que j'aurais dû longtemps encore ignorer et que je me trouvais partager maintenant (...)? Etait-ce pressentiment des peines dont un passé frivole menaçait mon avenir, ou encore la frayeur inconsciente du châtiment que le destin réserve à celui qui tire vers la lumière une vérité enfouie dans l'ombre? Mais peut-être, lointainement, le frisson d'une autre triste découverte, celle des amours mal assortis, des mariages non faits dans le ciel?

Les belles œuvres naissent-elles des traumatismes jamais guéris, toujours revus, imaginés, retravaillés, pour que le non-dit se fasse œuvre d'art? C'est en songeant à son angoisse précisément, oubliant l'artifice du roman pour lequel elle n'avait au fond aucun talent particulier, que Madame Simone, morte en 1985, nous touche encore. Je voulais absolument vous faire partager ma découverte, en espérant que vous y trouverez, cher lecteur, le même plaisir que moi.

Notes

(1). L'unique biographie est celle de Michel Forrier: Madame Simone, Editions Le Croît vif, 2008.

(2) L'autre roman, page 185. Plon, 1954.

1 Commentaires

 

Rouky

30/01/2020 à 14:24

Bonjour
J'ai tout lu , ce qui a été écrit sur Henri Fournier .
J'ai lu toutes ses correspondances . Ses petits carnets aussi .

J'ai fait toutes les recherches généalogiques , dont les actes de mariage de Pauline Benda , son acte de divorce .....
allez savoir pourquoi, mais c'est avec la vision d' Isabelle Riviere-Fournier que je suis tout à fait d'accord ....

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Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

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Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Disparition de l’écrivain libanais Jabbour Douaihy

Jabbour Douaihy est décédé ce 23 juillet, à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie, à Ehden, village montagnard au nord nord du Liban, et sa ville natale. Il laisse derrière lui une importante œuvre romanesque, ancrée dans la culture libanaise.

03/08/2021, 12:02

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Ceci est ma chair, de Marc Villemain : cannibalisme, tabou fascinant et futur de l'humain

BONNES FEUILLES – À l'approche de la rentrée littéraire, les éditions les Pérégrines publient le nouveau roman de Marc Villemain. La mise en œuvre romanesque d’une idée folle : le summum de la civilisation, par protection des animaux et de la planète, et respect de l’homme, serait le cannibalisme. L’humour se mêle à des personnages hauts en couleurs pour questionner en creux l’humaine et tragique condition.

03/08/2021, 10:45

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Danger en rive, de Nathalie Rheims : d’une disparition, l’autre

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Léo Sheer publient le prochain roman de Nathalie Rheims. Dans ses livres, l’autrice évoque souvent les disparus et sa relation avec les défunts. Dans ce roman, la narratrice met en scène une autre forme de disparition, celle qui consiste à fuir sans laisser de traces, pour commencer une autre vie.

03/08/2021, 10:30

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Jean-Baptiste Andréa, magicien des mots et des histoires

Dans les halls de gare ou d’aéroports, les foules passent à proximité de lui, l’oreille distraite, emmaillotées dans leurs soucis et leurs préoccupations. Pourtant, ils sont nombreux à ralentir, à s’arrêter même, pour l’écouter jouer. Lui, c’est Joe. Autrefois, c’était Joseph. Mais il préfère Joe. Il est assis face à un piano posé là, aux quatre vents de toutes les migrations quotidiennes, et il joue. Merveilleusement !

03/08/2021, 10:17

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Fenrir : entre rêves, légendes et combats, l’épopée de Gengis Khan

Temüjin est le second du chef de son clan, des nomades dans les steppes mongoles. Dans leur monde, il faut tuer pour éviter d’être tué. Mais son demi-frère le chef fait le choix de la soumission, ce qui finira par lui coûter la vie. Temüjin, lui, échappe de justesse à la mort, sauvé par l’esprit Fenrir, en forme de femme séduisante. Elle lui dévoile le destin qu’il devra faire sien : unifier la terre entière pour y régner en paix. 

03/08/2021, 10:17

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Mamma Roma, de Luca Di Fulvio : entre rêves et destin 

BONNES FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions Slatkine & Cie publient le nouveau roman de l’auteur très médiatisé, Luca Di Fulvio : Mamma Roma (traduit par Elsa Damien, aux éditions Pocket). Transporté dans le coeur de l’Italie, Rome, le lecteur fera la connaissance de trois personnages aux rêves bien définis. Malheureusement, un évènement dramatique risque rapidement de les compromettre.

03/08/2021, 10:05

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Les ombres filantes, de Christian Guay-Poliquin : sauver l'avenir de la jeunesse

BONNES-FEUILLES – Pour la rentrée littéraire, les éditions La Peuplade publient le nouveau roman de l'auteur québécois Christian Guay-Poliquin, récompensé par de nombreux Prix. Les ombres filantes retrace le parcours d'un homme, à travers la forêt, qui tente de rejoindre sa famille. Construit comme une fable politique, ce livre revendique l'importance de protéger l'avenir de la jeunesse. 

03/08/2021, 09:59

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Mégafauna : quand Sapiens et Néandertaliens se partageaient le monde

BANDE DESSINÉE – En 1488 après Kmaresh coexistent sur Terre deux grandes civilisations d’Homo : des Sapiens d’un côté, des Néandertaliens de l’autre. Séparées par une muraille monumentale, bâtie par les Néandertaliens, qui constitue une frontière quasi infranchissable, les deux populations, qui se font régulièrement la guerre, ne manquent pas de profiter des suspensions des conflits pour commercer et échanger tous les produits qui leur font respectivement défaut puisque les divergences culturelles et les richesses naturelles des territoires respectifs ont fini par leur attribuer des valeurs bien différentes de part et d’autre de la muraille !

02/08/2021, 12:26

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Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, ou Sisyphe revisité

Il peut à première vue sembler étrange, voire incongru qu’un roman dont le narrateur est enfermé dans une prison canadienne soit une telle ode au libre arbitre. Pourtant, dans Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon, lauréat du Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois affirme la puissance du choix dans un monde livré à l’absurdité. L'ouvrage s'est déjà vendu à plus de 633.000 exemplaires (données Edistat).

02/08/2021, 11:10

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La maison des solitudes, de Constance Rivière : une fresque de secrets

BONNES FEUILLES — « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand- père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » Pour cette rentrée littéraire, les éditions Stock publient le prochain roman de l’autrice Constance Rivière.

02/08/2021, 10:57

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Bucket list of the dead : les zombies, mieux que les antidépresseurs

Akira était ravi d’intégrer le marché du travail dans une grosse boîte. Mais voilà, trois ans après, il est tellement exploité et opprimé qu’il ne lui reste même pas l’énergie de démissionner. Plus mort que vivant, il se traîne. Jusqu’à ce qu’arrive une apocalypse zombie : les rues en sont remplies, impossible d’aller au boulot ! Akira va pouvoir reprendre sa vie en main, à commencer par dresser sa liste de choses à faire avant de se faire zombifier. 

02/08/2021, 10:44

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Alerte 5, de Max de Radiguès : comme des mouches dans un bocal

Imaginez une fusée sur son pas de tir, la mise à feu, le lancement et, zou, sous les yeux admiratifs de la foule et des hauts gradés de l’armée, une explosion vient anéantir des mois et de mois de préparatifs. Sans parler du coût en vies humaines. Et si la catastrophe semble causée par un sabotage volontaire, on peut redouter le pire pour l’ensemble des opérations spatiales en cours. Notamment pour un groupe de jeunes adultes installés dans un camp de recherche sur la planète rouge… Ne risquent-ils pas d’être les prochaines victimes ? Mieux vaut se montrer prudent. Quitte à les mettre en danger sans le savoir.

02/08/2021, 09:41

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Gaëlle Josse : Ce matin-là, renouer avec les rêves de l'enfance

ROMAN FRANCOPHONE – « Un matin, ça ne sert à rien », chantait Goldman. Sauf ces matins de terribles révélations, façon théophanie où apparaîtrait une divinité maléfique. Le ciel vous tombe sur la tête, embarquant les satellites et les astres. Dans l’histoire Clara, ce matin-là, celui-ci plus que tous les autres, est devenu le bac révélateur : avant toute photo, un négatif, qui a capté ce que l’on souhaitait ignorer.

31/07/2021, 07:31

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OK Ici, la Béringie, de Jeremie Brugidou : plongée surprenante dans le détroit de Béring

BONNES FEUILLES - Jeremie Brugidou, surtout connu comme réalisateur de film s’essaie à l’écriture dans son premier roman Ici, la Béringie, publié par les éditions de l’Ogre, qui sortira pour la rentrée littéraire. Au sein de ce récit qui lie le destin de trois protagonistes, il « [part] de la science, d’une perspective anthropologique et animiste, pour proposer une nouvelle lecture du monde par la fiction ». Le livre sortira en librairie le 19 août 2021. 

31/07/2021, 07:19

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L'inexistence de David Turgeon : entre histoire, sociologie, art et politique 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier publie le cinquième roman de David Turgeon : L’inexistence. Dans l’Empire fictif de Privine, Carel Ender fait le lien entre différentes réalités, propres à chaque personnage, dans un monde où la guerre approche à grands pas. Ce roman est « une fiction politique et un conte tout à la fois, qui examine l’influence structurante de la vie sociale, artistique et politique d’une époque sur les parcours artistiques individuels ».

31/07/2021, 07:18

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La grande vie, de Jean-Pierre Martinet, “Feel bad book de chevet !”

Grâce au buzz international autour de la table « feel bad books » montée par Maldoror. books et Electron_livre au Furet du nord de Lille, il est peut-être temps de parler du plus feel bad book de tous les feel bad. Voici celui qui fera tourner les corbeaux au-dessus de vos têtes, bouffant chacun de vos cheveux blancs en guise de mise en bouche. Vous allez crever, c’est une certitude, mais sans avoir lu La grande vie de Jean-Pierre Martinet, ce serait pire que tout. Pas le temps ? 48 pages. Pas les sous ? 9 euros. OK c’est parti.

30/07/2021, 09:41

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L'Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, par Antoine Brea : entre rimes et rires 

[BONNES FEUILLES] Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le Quartanier rend hommage à Dante à travers une « révision » de son oeuvre : l’Enfer de Dante, mis en vulgaire parlure, signée par Antoine Brea. « Le livre propose une adaptation souriante de l’Enfer de Dante où l’invention langagière la plus débridée puise dans l’argot populaire et les archaïsmes français. »

30/07/2021, 09:04

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Ultramarins, de Mariette Navarro : voyage dans la désorientation

BONNES FEUILLES – « Il y a les vivants occupés à construire et les morts calmes au creux des tombes. Et il y a les marins. » Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Quidam publient le premier roman de Mariette Navarro, Ultramarins. A bord d’un cargo qui traverse l’Atlantique, l’équipage décide un jour, après l’accord inattendu de la Commandante de bord, de s’offrir une baignade en pleine mer, totalement gratuite et clandestine. De cette baignade, à laquelle seule la Commandante ne participe pas, naît un vertige qui contamine toute la suite du voyage.

30/07/2021, 08:51

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Téké, de Mika Biermann : kaléidoscopique cosmique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Anacharsis publient le prochain livre de Mika Biermann. Téké se fait roman métaphysique, alternativement bouffon, terrifiant et splendide, par lequel l’auteur parvient à l’impossible : dire l’indicible.

30/07/2021, 08:43

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Les Aquatiques, de Osvalde Lewat : Africaine, au présent 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Les Escales publient le premier roman de l’autrice franco-camerounaise Osvalde Lewat. Dans une écriture ciselée, Les Aquatiques porte un regard éclairé sur les enjeux des sociétés d'Afrique francophone d’aujourd'hui. La révélation d’une nouvelle voix…

30/07/2021, 08:40

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Le saut d’Aaron, de Magdaléna Platzová : une fresque politique et artistique

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Agullo publient le prochain livre de l’autrice tchèque Magdaléna Platzová, traduit du tchèque par Barbora Faure. Le destin tragique d'une artiste fauchée par l'Histoire, assassinée à Auschwitz en 1944.

29/07/2021, 08:53

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Les Bourgeois de Calais, de Michel Bernard : découvrir Rodin, passionnément

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions de la Table Ronde publient le prochain roman de Michel Bernard. Le monument des Bourgeois de Calais – hommage à l’héroïsme de six riches habitants qui se livrèrent au roi d’Angleterre à l’issue d’un long siège, au début de la guerre de Cent Ans, pour que soient épargnés leurs concitoyens – exerce une fascination universelle.

29/07/2021, 08:35

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Six pieds sur terre, de Antoine Dole : et l’amour ?

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Robert Laffont publient le premier roman de Antoine Dole, alias Mr Tan, auteur de la série jeunesse Mortelle Adèle. Sans le savoir, Camille et Jérémy marchent l'un vers l'autre depuis leur naissance…

29/07/2021, 08:11

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La maison des solitudes de Constance Rivière : lorsque la ritournelle accélère 

BONNES FEUILLES - « Au jeu des Sept familles, je demande la famille silence. Le grand-père secret. La grand-mère mystère. La mère mutique. Le père motus. La fille bouche cousue. Une seule règle du jeu : pas de question. » La maison des solitudes de Constance Rivière, à paraître lors de la prochaine rentrée littéraire chez Stock, se lit d’une traite, et porte avec délicatesse les questions de la transmission, du secret et de la réconciliation dans un style d’une grande maturité.

28/07/2021, 15:57

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Madame, de Gisèle Berman : entre folie et émancipation

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons arléa vous proposent de découvrir le premier roman de Gisèle Berkman, Madame. L’autrice donne ici un premier roman vertigineux. Le style, la maîtrise de l’écriture et de l’émotion, la gravité du sujet changée en grâce, tout cela fait de Madame un grand texte.

28/07/2021, 14:38

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La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine, de Jean de Boishue : traque politique, littéraire et historique 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Bartillat publie le premier roman de Jean de Boishue : La Vie interrompue de Sergueï Alexandrovich Essenine. Ce dernier retrace l’enquête, menée par l’officier du KGB, Alexis Kars, sur les circonstances de la mort de l’un des plus grands poètes russes. 

28/07/2021, 14:38

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Les oracles de Teresa, de Arianna Cecconi : secrets de famille

BONNES FEUILLES – « Grand-mère rêvait tout en nous écoutant, elle dormait tout en veillant sur nous. Ses paupières étaient closes, mais dessous, ses yeux étaient grands ouverts. » A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditons la Belle étoile vous proposent de découvrir le premier roman de Arianna Cecconi, Les oracles de Teresa., traduit de l’italien par Marianne Faurobert.

28/07/2021, 14:37

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Sous le ciel immense selon O'Keeffe, de Catherine Guennec : histoire d'un chef d'oeuvre

Pour la rentrée littéraire, les éditions Ateliers Henry Dougier publient le nouveau roman de Catherine Guennec : Sous le ciel immense selon O’Keeffe. Basé sur la vie de la peintre américaine, l’histoire raconte celle d’un tableau de manière romancée et historique. Un livre à découvrir en parallèle de l’exposition sur O’Keeffe à Pompidou.

28/07/2021, 14:37

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Jeu-concours 2022 : entre écologie et territoires 

Les éditions Terre Urbaine, qui sensibilisent aux questions écologiques et territoriales, proposent aux jeunes de 18 à 36 ans de participer à leur jeu-concours. Celui-ci consistera à la rédaction d’un manuscrit sur le thème imposé par la maison. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2021 pour participer !

28/07/2021, 10:14

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34 centimes la minute, de Sophie Boursat : avenir, que seras-tu ?

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions du Canoë vous proposent de découvrir le prochain roman de Sophie Boursat. Un récit qui suit le quotidien d'Olivia...

28/07/2021, 08:55

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L'étonnante facilité de Louise Erdrich

Seize nouvelles composent ce recueil qui fait suite à un premier tome,  La Décapotable Rouge (paru aux mêmes éditions, mais que, fidèle à mon habitude, je n’ai pas encore lu), et présente des textes déjà parus (certains, mais pas tous, loin de là) dans des revues littéraires et des magazines américains. Il eût été dommage que, sans l’intervention de proches de l’auteure, cette dernière ne les fasse pas paraître sous la forme de ces recueils comme elle laisse entendre qu’elle en avait bien l’intention : les garder dans ses cahiers semblait la satisfaire en les considérant comme des « textes embryonnaires » qui étaient terminés, mais qui auraient pu recevoir retouches et modifications. Voire, parfois, devenir de véritables romans.

27/07/2021, 13:11

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René Crevel, à la recherche de Paul Klee

Les éditions de la variation publient dans leur collection « regard(s) » des petits carnets contenant de grands écrits. Vient ainsi de paraître une critique d’art sur Paul Klee signée René Crevel et publiée pour la première fois en 1930 à la NRF ; un essai poétique qui s’inspire du parcours des sœurs Brontë et de leur frère Patrick Branwell, toujours signé René Crevel, et enfin un texte d’Antonin Artaud qui déplore l’arrivée du cinéma parlant. Des petits délices. 

27/07/2021, 10:20

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La femme qui n'aimait plus les hommes, d'Isabelle Le Nouvel : vivre, envers et contre tout

BONNES FEUILLES – Quand la violence du présent convoque celle du passé : Jeanne, harcelée et frappée par son mari, va devoir affronter, pour pouvoir revivre, le bourreau de son enfance… A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Michel Lafon vous proposent de découvrir le premier roman d’Isabelle Le Nouvel. « On ne guérit pas d’être morte. »

27/07/2021, 09:51

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Grande Couronne, de Salomé Kiner : entre rêves et contradictions 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Christian Bourgois publient le premier roman de Salomé Kiner, Grande Couronne. Décrit comme un roman « de banlieue », il se distingue de la production actuelle : ni banlieue HLM (Faïza Guène), ni France périphérique (Nicolas Mathieu, David Lopez). Il n’est ni politiquement correct, ni naïf. En somme, un roman de formation qui ravira les nostalgiques des années 1990, tout en décrivant avec justesse la relation mère/fille. Il s’inscrit dans la lignée du roman Il est des hommes qui se perdront toujours de Rebecca Lighieri.

27/07/2021, 09:43

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Hadès, Argentine, de Daniel Loedel : entre violence, trahison et aveuglement 

Pour la rentrée littéraire, les éditions La Croisée publie le premier roman de Daniel Loedel, traduit par David Fauquemberg. Il fait partie de la sélection Fnac 2021. « Ce n’est donc que ça, l’enfer ? Rien que notre vie à nouveau ? »

27/07/2021, 09:40

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Le chat, le général et la corneille, de Nino Haratischwili : entre histoire et fiction

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Belfond vous propose de découvrir le roman de l’autrice Nino Haratichwili. Un récit de violence, de passion et de culpabilité inextricablement lié à l’histoire de l’Europe contemporaine…

26/07/2021, 10:53