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Les Ensablés - "Le désordre" et autres textes de Madame Simone

De son vrai nom Pauline Benda, elle est née en 1877 dans un milieu favorisé, d'un père juif, Eugène Benda, agent de change, et d'une mère, catholique et ancienne danseuse à l'opéra. L'éducation de Pauline fut celle, sans doute, de Gilberte Swann: des bonnes anglaises en uniforme et des promenades aux Champs-Elysées, des études dans des écoles privées. Son cousin est Julien Benda, intellectuel de l'entre-deux-guerres, connu pour son célèbre essai "La trahison des clercs" paru en 1926. La vie de Madame Simone est si longue qu'il est difficile de tout en dire ici (1).

Le 20/08/2017 à 09:00 par Les ensablés

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20/08/2017 à 09:00

Les ensablés

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Par Hervé Bel

L'événement marquant de sa vie est assurément la mort de son père, alors qu'elle n'a encore qu'une dizaine d'années. Influencée par son frère, elle perd la foi. Mais pourquoi le désastre de cette révélation monstrueusement précoce? Elle bouleversait mon équilibre mental, alors que la pitié ordonnait non de m'éveiller mais de m'engourdir. Sans répondre à cet enseignement ni le suspendre par un gémissement, une larme, le temps que le rosier rose installé par Dora sur le balcon de ma chambre eût perdu ses fleurs, mon innocent bourreau avait réussi à m'arracher une seconde fois mon père en ne m'accordant après la vie qu'une immortalité spirituelle sans mémoire, ou le néant: en somme, me dépouillant de ma dernière richesse, et me laissant véritablement seul avec mon désespoir (2).

Cette blessure est aggravée par sa mère qui, dès la mort de son mari, affiche sa liaison avec un homme d'affaires. Plus tard, elle reviendra sur cette partie douloureuse de sa vie pour essayer de comprendre, excuser peut-être, sa mère qui, jeune au moment de son veuvage, avait tout simplement encore envie de vivre. Mais à l'époque, ne le comprenant pas, Pauline s'isole, étudie, lit, se rend à la Salpêtrière écouter Pierre Janet (1859-1931) et au Collège de France les cours de psychologie expérimentale de Ribot (1859-1931). A la demande de sa mère un peu effrayée par ces intérêts jugés peu féminins, elle accepte de suivre des cours de diction et rencontre ainsi le grand comédien Le Bargy (1858-1936) qu'elle épouse très vite, peut-être pour échapper à sa mère, avant de se rendre compte que l'homme ne l'aime pas mais croit en son talent.

Elle va devenir une comédienne célèbre. Repérée par la grande Sarah Bernhardt, elle joue dans Chantecler de Rostand et dans de nombreuses pièces de Porto-Riche (dont on peut voir la tombe dans le cimetière marin de Varengeville, près de Dieppe où Pauline, enfant, allait passer ses vacances). André Gide la rencontre le 5 janvier 1907, chez Léon Blum qui s'apprête à publier son livre sur le mariage. Gide n'est pas tendre dans son journal: Celle-ci (Simone), sitôt introduite, saisit ma main que je ne savais si je devais lui tendre et manifeste un vif plaisir de me voir, bien qu'elle ne sache sans doute pas qui je suis. Le visage très plâtré sous un voile, des yeux sournois et plus moqueurs qu'intelligents ; le corps absorbé par la robe, jupe et boléro de fourrure, manchon. Elle fait la frileuse et se blottit. Sa voix est souple et cajoleuse. Gide était mauvaise langue parfois.

Elle divorce du volage Le Bargy pour épouser le non moins volage Claude Casimir-Périer, fils du président de la République. Très vite, le couple n'est plus qu'une fiction. Madame Simone est vive, intelligente, et ne tarde pas à devenir l'amie de tout ce que Paris compte alors d'important dans le domaine des lettres. La liste est étourdissante: Léon Blum, Cocteau, Anne de Noailles, Daudet, Péguy, Rostand, et bien d'autres dont les noms évoquent tant de souvenirs. Elle dit avoir très bien connu Proust (mais je n'ai trouvé aucune référence précise dans les biographies sur Proust). Dans un entretien de 1971 qu'on peut voir sur le site de l'INA, elle dit l'avoir rencontré en 1904, dans des circonstances surprenantes. Une nuit, très tard, son attention est éveillée par des petits cailloux frappant sa fenêtre. Elle se penche et voit deux hommes, Proust et René Blum (frère de Léon, 1878-1942, mort en déportation), très excités, qui veulent lui parler. Elle les fait monter. Ils lui apprennent qu'une actrice qui avait pris sa place dans une pièce de Berstein l'a très mal jouée. C'est donc un four qui ne peut que la réjouir. Elle fait entrer Proust et son ami dans la cuisine et leur sert des restes de veau froid. Madame Simone dit qu'en ce temps-là (Proust n'entreprend la Recherche qu'en 1907), on ne pouvait imaginer que cet homme à moustache noire deviendrait un des plus grands écrivains de sa génération.

En 1913, elle rencontre Alain-Fournier de dix ans son cadet, secrétaire de son mari Claude Casimir-Perier, et c'est une passion partagée, vive, dont Madame Simone, à la télévision en 1971, a encore du mal à parler. Elle est enceinte et avorte, ne s'imaginant pas être mère. Leur passion n'en souffre pas. Ils se voient autant que possible, en gardant les apparences vis-à-vis du mari. Mais le manque les torture, surtout Alain-Fournier, esprit hypersensible, qui vient d'achever "Le grand Maulnes", et que la jalousie dévore, car Simone est actrice et voit beaucoup de monde. Puis la guerre éclate. Pauline lui promet d'être sa femme.

Début septembre 1914, elle apprend la mort de son ami Péguy. Quelques jours plus tard, c'est celle d'Alain-Fournier tué à la tête de sa compagnie. Une fois de plus, le destin l'a privée de son amour le plus cher. Cela la confirme dans l'idée que le monde des hommes est dénué de sens. Ariane Charton, dans sa belle biographie sur Alain-Fournier (Folio biographies, 2014) revient longuement sur cette liaison célèbre, en rappelant qu'elle souleva la colère d'Isabelle Rivière, sœur d'Alain-Fournier et épouse de Jacques Rivière; celle-ci décrivant Madame Simone comme une maîtresse exigeante, capricieuse, qui le détourne de sa voie littéraire en le poussant à écrire pour le théâtre et de la voie de son cœur, qui aspire à la pureté (p.38). Madame Simone, dans ses souvenirs Sous de nouveaux soleil (1957), a une toute autre vision des choses, et je suis tenté de la croire, allez savoir pourquoi! Il y a dans la réaction d'Isabelle Rivière, à propos de l'amour de son frère, quelque chose qui me déplaît.

La mort d'Alain-Fournier l'atteint au plus profond d'elle-même. Mais un peu plus tard, elle retrouve son grand ami, le poète François Porché (1877-1944), revenu du front très malade. Elle va le soigner, le guérir, et finir par retrouver la force de vivre. Son deuxième mari étant tué sur le front en 1915, elle épouse François Porché en 1923, et ils ne se quitteront plus (Porché meurt en 1944).

Elle avait toujours aimé raconter des histoires. Porché la pousse à les écrire. Et c'est ainsi que, délaissant peu à peu le théâtre, elle aborde la littérature et publie son premier roman "Le désordre" en 1930. Je l'ai trouvé par hasard au marché de Brancion, jauni et abîmé. Le 22 février 1931, Gide lit lui aussi "Le désordre", et ce n'est pas pour complimenter l'auteur: Je fais effort pour lire le livre de Simone (Le désordre). Ne sais si je pourrais continuer. J'ai le plus grand mal à comprendre ce qui est mal écrit. Chaque phrase m'arrête, et ce continuel changement de temps, au début: ce passage du présent au passé, puis à l'imparfait." Et il cite les fautes, impitoyablement. Sévérité méritée ou influencée? Gide avait accueilli Alain-Fournier en Normandie, en 1911, juste avant que celui-ci ne rencontre Madame Simone, et il était proche de Jacques Rivière mal disposé à l'égard de Simone.

Mais, de fait, la lecture de "Le désordre" laisse une impression dubitative. L'histoire ne manque pas de sel, mais celui-ci est trop dilué, l'action étant assez pauvre, au bout du compte. Emma Collinet, l'héroïne, est une jeune fille enseignante en mathématiques dans une école de sœurs. Elle vit à Paris, loin de sa mère, une ancienne danseuse, établie à Arcachon (où la petite Pauline allait également passer ses vacances). Ayant perdu son père de nombreuses années auparavant, Emma est hantée par sa mort, persuadée qu'elle a perdu là ce qui lui permettait de vivre. Elle s'est réfugiée en elle-même, dans une vie très ordonnée et sage, contrairement à sa mère qui, dès la mort de son mari, s'est amourachée d'un homme d'affaires. Emma est appelée à Arcachon, s'y rend aussitôt et retrouve sa mère toujours aussi indifférente et cruelle et qui, ne voulant plus son vieil amant, fréquente un gigolo danseur de tango.

Sa fille supporte la situation sans rien dire, étonnamment d'ailleurs. On ne comprend pas bien. Puis Emma entreprend un long voyage vers l'Algérie pour vendre un terrain dont elle est l'héritière. Sur le bateau, elle rencontre un certain Guérin, un vieux beau distingué qui lui plaît, une espèce d'escroc, un comédien (songe-t-elle, un peu, à son premier mari, Le Bargy?). A la suite d'un malentendu, Guérin, dans l'obscurité, croyant être avec une autre femme, embrasse Emma. Il ne faut pas plus que ce baiser pour qu'Emma tombe amoureuse de lui, et se sente prête à tout donner, elle et son argent. Le désordre gagne son esprit.

Mais sa passion n'aboutira à rien, Guérin révélant trop tôt sa vraie nature. Elle rentrera à Paris, cherchera par voie de petites annonces à trouver un homme puis renoncera. L'aventure est finie, le désordre aussi. S'annonce pour elle une vie triste à l'ombre d'une école de bonnes sœurs et du cimetière où repose son père. Ici régnait l'ordre, un ordre profond, véridique; et aussi une grande paix. Quelle épouvante, pour certains (...) Quel refuge pour les autres, dont une âme pure habite le corps; car pour cette âme, dans le désordre du monde, il n'y a point de place, sinon dans une autre âme. (...) Elle s'éloignait, se retournait, pour regarder la tombe. Elle souriait, à travers ses larmes, de voir dans quel ordre, symétrique et sévère, elle avait disposé les fleurs.

Dans ce roman, Madame Simone met beaucoup d'elle-même: l'amour du père perdu trop tôt (elle fait mourir le père de son héroïne en mai, comme le sien), sa relation difficile avec sa mère vite consolée (dans le roman, l'amant s'appelle Fitz-Gérard), sa tentation du désordre à laquelle elle céda, réservant la sagesse à son héroïne. J'ai voulu écrire un roman de la pureté, dira t-elle à la parution de son roman. Il y a dans "Le désordre" de belles pages, quoi qu'en dise André Gide, notamment la façon de décrire physiquement ses personnages, ce qui n'est jamais aisé. De la bonne, Carmen, elle écrit: Elle souriait, heureuse et comme à elle-même, tels ces faux pauvres à qui l'on fait dédaigneusement l'aumône et qui savent l'endroit où se cache leur trésor. Elle avait une tête trop forte pour sa petite taille, des yeux noirs, gros et doux, le nez court, une grand bouche rouge aux dents écartés. Mais une peau admirable, comme un satin nuptial, enrichissait ce visage ordinaire d'un voluptueux éclat (page 28).

Je me suis toujours demandé si les descriptions physiques des personnages ne sont pas dans les romans des à-côtés un peu inutiles, car lorsqu'on lit, il est rare d'imaginer les personnages tels qu'on nous les décrits. Mais là, dans ce texte, ces descriptions attirent, intriguent, et finalement, ce sont elles que l'on retient. Robert de Saint-Jean, dans la Revue hebdomadaire de février 1931, déclare, peut-être abusivement: livre impitoyable, d'une vigueur parfois cruelle presque intolérable, "Le désordre" ne sert aucune dogmatique et nous offre seulement le témoignage photographique sans réticences et sans retouches (...) Par ce seul roman, Madame Simone se classe dans le peloton de tête.

Dans les années qui suivent, elle publie encore deux romans. En 1935, elle entre au jury du Prix Femina dont elle assumera la présidence. Madeleine Chapsal l'a interviouvée en 1961 (ici). La déjà vieille dame (elle a 85 ans) déclare avoir feuilleté les 207 livres de la sélection 61 et lu entièrement 35 livres, notamment celui de Loys Masson "Le notaire des noirs" dont Henri-Jean Coudy a récemment parlé sur ce blogue. Quand on lui demande si elle est heureuse, elle répond que non: Comment pourrais-je être une personne heureuse, ayant perdu il y a seize ans l'homme qui était toute ma vie? (François Porché).

Ailleurs, à propos des romans écrits par les femmes, elle affirme: Une chose me gêne avec elles: on a toujours l'impression que leurs romans ont été suggérés par un événement ou par un épisode de leur vie. Les femmes ont besoin de se confesser. Pense-t-elle à son roman "Le désordre"? Ne lui en déplaise, me semble-t-il, l'écriture, qu'elle soit masculine ou féminine naît toujours d'un événement de sa propre vie que l'imagination et la pensée transcendent, ou non, en œuvre d'art. Pour le coup cette féministe célèbre est un peu sévère avec les femmes. D'ailleurs, si madame Simone est un peu restée dans la mémoire des hommes, c'est avant tout en raison de ses souvenirs que j'ai dévorés.

"L'autre roman" publié en 1954 est un grand livre, aussi bien par le style que par le propos. Un monde perdu, celui du Paris de Proust dans les années 1880, vu cette fois-ci par une femme, renaît sous sa plume. Mais pas seulement: on y suit le cheminement d'une pensée fouettée par une incessante angoisse: la mort de son père qui lui fait prendre conscience de la mort dont elle aura toute sa vie horreur. A Madeleine Chapsal, elle dira même avoir refusé d'avoir des enfants pour ne pas leur faire connaître les affres de l'agonie.

Une autre chose la poursuivra toute sa vie: cette découverte qu'elle fait, toute jeune encore, du passé de sa mère, dont elle voit la photo dans le portefeuille de son père: La hardiesse du vêtement excluait, même dans l'esprit d'une petite fille, l'hypothèse d'un bal costumé. (...) Ce que je ressentis à cette minute fut non pas du chagrin ou de la gêne, mais une frayeur (...) Etait-ce la crainte de me voir précipitée au cœur d'un secret que j'aurais dû longtemps encore ignorer et que je me trouvais partager maintenant (...)? Etait-ce pressentiment des peines dont un passé frivole menaçait mon avenir, ou encore la frayeur inconsciente du châtiment que le destin réserve à celui qui tire vers la lumière une vérité enfouie dans l'ombre? Mais peut-être, lointainement, le frisson d'une autre triste découverte, celle des amours mal assortis, des mariages non faits dans le ciel?

Les belles œuvres naissent-elles des traumatismes jamais guéris, toujours revus, imaginés, retravaillés, pour que le non-dit se fasse œuvre d'art? C'est en songeant à son angoisse précisément, oubliant l'artifice du roman pour lequel elle n'avait au fond aucun talent particulier, que Madame Simone, morte en 1985, nous touche encore. Je voulais absolument vous faire partager ma découverte, en espérant que vous y trouverez, cher lecteur, le même plaisir que moi.

Notes

(1). L'unique biographie est celle de Michel Forrier: Madame Simone, Editions Le Croît vif, 2008.

(2) L'autre roman, page 185. Plon, 1954.

Par Les ensablés
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2 Commentaires

 

Rouky

30/01/2020 à 14:24

Bonjour
J'ai tout lu , ce qui a été écrit sur Henri Fournier .
J'ai lu toutes ses correspondances . Ses petits carnets aussi .

J'ai fait toutes les recherches généalogiques , dont les actes de mariage de Pauline Benda , son acte de divorce .....
allez savoir pourquoi, mais c'est avec la vision d' Isabelle Riviere-Fournier que je suis tout à fait d'accord ....

Catherine

29/12/2022 à 17:20

J'ai moi aussi tout lu des deux protagonistes, ainsi que leur correspondance. Je ne suis sans doute pas complètement objective... quoi que...car "madame Simone" était pour moi "tante Simone" et que j'entendais sa voix enregistrée sur magnéto à bande lorsque ma mère tapait ses manuscrits. Elle avait en effet un caractère enjoué, un très bon sens de l'humour et de la compréhension pour les enfants que nous étions, ma soeur et moi, lorsque nous lui rendions visite rue du Bac.
Je pense que Henri Alain-Fournier était très loin de la pureté dont aimerait l'affliger sa soeur qui a fait preuve d'une jalousie énorme vis-à-vis de la femme qui a complètement conquis son frère.
La vérité se situe donc sans doute au milieu.

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Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

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Les Ensablés - L'inconstante de Marie de Régnier

Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Les Ensablés - Le Poil de la bête de René-Jean Clot

Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Les Ensablés - L'invitation chez les Stirl, de Paul Gadenne

La vie de Paul Gadenne (1907-1956) a été marquée par l'épreuve de la maladie qui le contraint à abandonner une prometteuse carrière de professeur de lettres classiques et à séjourner périodiquement au sanatorium de Praz-Coutant, en Savoie (cadre de son premier roman « Siloé », objet d'un précédent article). Paul Gadenne termina ses jours à Cambo-Les-Bains, station thermale du pays basque reconvertie dans les années 30 en centre de cure pour les tuberculeux. Par Isabelle Luciat.

27/10/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Conspiration de Paul Nizan (1905-1940), par Nicolas Acker

Non, Paul Nizan (1905-1940) ne fut pas seulement l’auteur d’un incipit resté célèbre et redécouvert par la jeunesse étudiante de mai 1968. « J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie ». Cette « accroche » solennelle cache hélas un peu trop une oeuvre hybride passionnante. Mort en soldat à 35 ans en 1940, il fut jeté aux oubliettes de l’Histoire, répudié par ses camarades communistes. 

Par Nicolas Acker

13/10/2024, 18:34

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Les Ensablés - Octave Feuillet (1821-1890), un parfum de province

On ne lit plus Octave Feuillet (1821-1890), auteur à très grand succès du Second Empire et favori de lˊImpératrice Eugénie ; seul son nom sur la plaque bleue dˊune rue tranquille et banale du XVIème arrondissement, où habitaient de bons amis, m’a un jour rendu curieux de le connaître.
Les titres de ses romans ont l’odeur des armoires à linge bourgeoises, encaustique et lavande : « La Petite Comtesse » (1856), « Histoire de Sybille » (1862), « Julia de Trécoeur » (1872), voire réminiscents de la Comtesse de Ségur « Le Roman dˊun jeune homme pauvre » (1858)… Par Herbert Dune.

29/09/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Revanche (1925) d'André Thérive

Paru en 1925, puis réédité dans une édition illustrée en 1930, La Revanche d’André Thérive (de son vrai nom Roger Puthoste) est un livre qui parle de la vieillesse, de la sénilité, de la mort, et surtout de la mesquinerie des vivants… Rien qui puisse a priori attirer le lecteur « feel good » Mais le style est magnifique, avec, l’air de rien, une musique enchanteresse. Quant à la fin du roman, autant le dire, elle est sublime. Soudain, après le crépuscule, c’est la lumière qui surgit, d’autant plus incandescente qu’elle est environnée d’ombres..
 
Par Hervé BEL. 

15/09/2024, 09:00

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Les Ensablés – André Beucler, Vu d’Allemagne

Romancier, auteur d’une quinzaine d’ouvrages dont La Fleur qui chante, chroniqué pour Les Ensablés par François Ouellet, André Beucler est un homme aux multiples talents. Il s’intéresse ainsi au cinéma, pour lequel il écrit plusieurs scénarios et même réalise quelques films. Mais Beucler brille aussi dans un tout autre exercice, le journalisme. De par ses contraintes notamment en termes de longueur et de style, l’article de journal s’apparente à l’art de la nouvelle ou du découpage en scènes du cinéma, un art dans lequel Beucler s’épanouit avec une aisance et un brio remarquables. Par Carl Aderhold.

25/08/2024, 09:00

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Les Ensablés – Elisabeth de Raymonde Vincent (1908-1985)

Après la réédition du chef-d’œuvre Campagne (prix Femina 1937) dont même Le Monde s’est fait largement l’écho en 2023, les éditions Le Passeur republient aujourd’hui Élisabeth, troisième roman de Raymonde Vincent. Comme Marguerite Audoux (voir notre article sur Marie-Claire), elle fut un phénomène littéraire, s’avérant capable d’écrire un grand livre aussitôt remarqué et publié, alors qu’elle avait été illettrée pendant toute son enfance. Par Hervé BEL.

04/08/2024, 09:29

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Les Ensablés - Rafales, de Roger Vercel (1894-1957)

Encore connu des cinéphiles pour les adaptations au cinéma de ses romans  Remorques (adapté par Jean Grémillon) et Capitaine Conan (prix Goncourt 1934, adapté par Bertrand Tavernier), Roger Vercel est un remarquable écrivain de récits maritimes, inspirés de témoignages  de marins, recueillis à Dinan, ville où il vécut et exerça le métier de professeur de lettres. Par Isabelle Luciat

14/07/2024, 09:00

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Les Ensablés - Bruges-la-Morte de Georges Rodenbach

L’écoute d’un opéra de 1920 ensablé jusqu’à la fin du dernier siècle peut mener à la lecture d’un roman également ensablé pendant plusieurs décennies, l’un comme l’autre très célèbres en leurs temps et fort heureusement resurgis… quoiqu’ insuffisamment pour le livre, qui mérite largement un coup de projecteur. Par Marie Coat

23/06/2024, 09:00

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Les Ensablés - Retour de barbarie et Du côté de chez Malaparte de Raymond Guérin

C’est au début des années 80 que l’on commence à reparler Raymond Guérin. Les éditions « Le tout sur le tout » ont alors le courage de rééditer certaines de ses œuvres. Jean-Paul Kaufmann écrit sa biographie, remarquable comme tout ce qu’il fait, dans 31 rue Damour. Des articles sortent… Puis nouvel oubli, même s’il reste publié dans la collection Imaginaire, antichambre de l’oubli définitif. un oubli relatif à dire vrai. Régulièrement, des maisons d’édition (où trouvent-elles ce courage?) rééditent en effet une de ses œuvres. Finitude est de celles-ci. Par Hervé Bel

09/06/2024, 09:00

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Adelina, mère en chute libre : avec Les Miettes, Lukas Bärfuss bouleverse la rentrée littéraire

L’existence d’Adelina — jeune mère échouée aux marges sociales — se délite sous le poids des dettes, de la solitude et d’une série de décisions hâtives dictées par l’urgence. Cette femme est la figure centrale du roman de Lukas Bärfuss, Les Miettes (trad. Camille Luscher). À paraître le 8 janvier 2026. 

10/12/2025, 11:29

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Tueur, père modèle et mari exemplaire : l’incroyable double vie de Madjid Müller

Dès les premières lignes Jacky Schwartzmann donne le ton : un tueur à gages au badge STAFF exécute, à Rock en Seine, le guitariste de Måneskin en l’étouffant… dans un bac de sciure, avant de constater, satisfait, qu’il vient « rendre service au rock’n’roll ». Le roman ne lâchera plus ce mélange de noirceur radicale et de jubilation narrative. À paraître le 8 janvier 2026.

10/12/2025, 11:02

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Pierre le Gris : un homme ordinaire devenu héros inattendu

Il y a, dans Pierre le Gris, une manière singulière de saisir ce qui glisse entre les doigts : la banalité, la fatigue d’exister, les gestes infimes qui façonnent une vie. Zschokke construit un roman hypnotique où l’extrême simplicité du récit devient source de tension. Dès l’ouverture, une policière frappe au cœur du quotidien : « Son fils avait été écrasé par un camion et il était mort. » À paraître le 16 janvier 2026.

10/12/2025, 10:53

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Road-movie sanglant des Vosges à la Dordogne : la cavale meurtrière de Marie-Thérèse

Dans la lignée corrosive du roman de Pierre Lemaître Le Serpent majuscule et de l'humour acide des frères Coen, Paul Beaupère livre avec Douze balles pour Marie-Thérèse un roman noir jubilatoire qui réinvente le genre. Imaginez une femme âgée joueuse d'orgue, férue de Scrabble et de Bach, transformée en bras armé d'un flic borderline : voici l'odyssée sanglante et hilarante de Marie-Thérèse, une vosgienne solitaire qui abat des criminels impunis à raison d'une balle par mois.

10/12/2025, 09:00

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Pourquoi les mouettes se méfient-elles de Niko ? Un album qui parle d’exclusion

L’improbable amitié entre Suzette, une mouette dégourdie et insouciante, et Niko, un corbeau réservé et précautionneux, qui les conduira des toits de Paris au bord de la mer.

10/12/2025, 08:00

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Le jeune homme à la trompette

09/12/2025, 18:33

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Paysans d'antan

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Quand la couleur devient conscience : l’expérience sensorielle inédite de Martian Manhunter

Il fallait au moins ça pour que le Limier martien redevienne vraiment alien : un comics qui ressemble à une crise de nerfs chromatique, une peinture expressionniste éclatée au fil des cases. Avec Absolute Martian Manhunter, Deniz Camp et Javier Rodríguez s’emparent de la bestiole, la passent au scan cérébral et réécrivent sa légende comme un thriller psychologique sous acide. Forcément, on adhère, on adore.

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À la rencontre de cinq femmes pour raconter les Philippines

Voyage immersif dans un pays méconnu : les Philippines, à travers cinq portraits de femmes, contrastés et pleins de vitalité, cinq destinées pour découvrir un panorama complet de l'archipel.

 

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Rósa & Björk : le grand retour de l’enquêtrice Hildur

Voici le second épisode de la série policière ouverte par la nouvelle voix du polar islandais : une voix qui cause en... finnois !

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Nuits Nantaises 2010 : les noces rouges de Carl Pineau : la vengeance ne dort jamais

Plonger dans les Nuits nantaises de Carl Pineau, c’est partager la vie de Greg Brandt et sa famille qu’il s’est  choisi et qu’il protège, aux éditions Palémon. 

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Fauves : un extrait du nouveau Mélissa Da Costa en avant-première

Suite à une violente dispute avec son père, Tony, 17 ans, prend la fuite et se fait embaucher par un cirque itinérant dirigé par Chavo, le maître des fauves. Rapidement, le jeune homme développe l’obsession d’entrer dans l’arène : faire face aux bêtes pour affronter ses propres démons… 

09/12/2025, 09:00

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Le "Prix Goncourt allemand" 2019 signe un roman implacable sur la Suisse des années 70

Dans Les Miettes, Lukas Bärfuss, aux Éditions Zoé (traduit par Camille Luscher) signe un roman puissant où le destin d’une jeune femme précarisée dans la Suisse des années 70 révèle, avec une acuité implacable, les violences sociales d’une époque. Une fresque intime et politique, portée par une écriture vive et rythmée.

 

09/12/2025, 08:30

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Deux qui s’aiment : l’amour en poèmes et en animaux

Quand deux personnes s’aiment, chaque aventure amoureuse est unique et mérite son poème… et ce ne sont pas Jürg Schubiger, ni Wolf Erlbruch qui diront le contraire !

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Jeremy De Backer, Le Terronaute et la poésie du réel

Il y a dans les images de Jeremy De Backer une forme d’évidence silencieuse : celle d’un regard qui s’émerveille sans bruit, d’un photographe qui choisit la lenteur comme méthode d’exploration. Pendant dix ans, il a traversé les paysages de la planète, appareil en main, pour y traquer ce qui, ici, ressemble à ailleurs. Ce voyage, il le raconte dans son premier livre, Bienvenue sur Terre, un ouvrage aux frontières du documentaire et du songe.

08/12/2025, 12:55

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Ecrire la guerre sur Le nom de la bataille de Tom Buron

La guerre est difficile à écrire. C’est peut-être une des choses les plus difficiles à écrire. Peut-être parce qu’elle suppose la mort ; peut-être parce qu’elle suppose son idée, sa conception. L’idée de la mort, c’est cela qui est pire, car il y a derrière ce mur une inconnue qui s’accroche de principe à un réel presque inconcevable. Et donc aussi au vide. À paraître le 15 janvier 2026.

08/12/2025, 12:16

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Stefano Massini dynamite le mythe Trump dans une fresque vertigineuse

Ascension, vertige, démesure : Stefano Massini transforme la trajectoire de Donald Trump en une fable fulgurante où l’Amérique contemple son propre reflet. Dès l’incipit, le texte érige la métaphore fondatrice : l’humanité se divise entre « les hommes d’en bas et les hommes d’en haut ». Massini inscrit ainsi son héros dans la logique du surplomb, annonçant la quête obsessionnelle d’un homme décidé à s’arracher au plan horizontal pour dominer le monde. À paraître le 14 janvier 2026.

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Belles de sang

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Confessions d'un enfant de la gauche

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Comédie française : le roman qui dévoile l’échec urbain français

Le récit est fulgurant, tendu comme une corde : l’imaginaire des mythes fondateurs se mêle à l’asphalte des cités contemporaines. Comédie française de Charlie Jegonday s’ouvre sur une scène magistrale : l’échec d’un urbanisme poétique, broyé sous l’impératif gaullien d’efficacité — « Vous m’effacez toute votre poésie de ce plan et vous m’élevez des tours de béton. » À paraître le 21 janvier 2026.

08/12/2025, 11:28

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Un roman noir classique entre maison close, chats, junkie et écrivain "scabreux"

Dès l’épigraphe empruntée à Dennis Lehane – « Des gens sont morts l’été dernier » – Gérard Laveau place Chagrin noir sous le signe de la culpabilité. La peintre Lizzie Fleur vient trouver le duo de détectives Torpédo & Amer, terrorisée par une apparition armée dans la maison qu’elle partage avec sa sœur cardiaque, Grâce Assoumline. Une frayeur inaugure l'enquête qui va fissurer une famille cramponnée à ses secrets. Chagrin Noir de Gérard Laveau aux éditions Abak. 

 

08/12/2025, 09:38

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Un cadeau d’anniversaire qui change tout

Dans ce roman à la fois tendre, caustique et déstabilisant, Kinga Wyrzykowska met en scène une femme dont la vie bascule le jour où un étrange cadeau d’anniversaire et une rencontre inattendue la poussent à tout quitter. Entre un village polonais pétri de croyances et un couple soumis aux jugements, l’histoire observe comment un microcosme peut s’emballer jusqu’à provoquer un tumulte bien plus large. Princesse de Kinga Wyrzykowska aux éditions au Seuil disponible à partir du 2 janvier. 

08/12/2025, 07:00

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Andropause : comment rester un homme en pleine forme après 50 ans ?

À partir de la cinquantaine, la baisse du taux de testostérone transforme le corps et l’esprit de la plupart des hommes : libido en baisse, fatigue, perte d’élan, troubles de la mémoire… L’andropause reste pourtant mal comprise. Dans cet ouvrage, le Dr Marc Galiano, andrologue et spécialiste du vieillissement masculin, explique comment identifier ces signes et préserver durablement ses capacités physiques, intellectuelles et sexuelles grâce à des habitudes de vie adaptées ou des traitements spécifiques.

06/12/2025, 08:00

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Sylvester Stallone, modèle d’un homme parti de rien

Dans la vie, Richard doit faire avec ce qu’il a. Soit pas grand-chose. Sans héritage, sans diplômes ni « réseau », il cumule les petits boulots : ferrailleur avec une bande de Gitans, employé d’un asile d’aliénés, chasseur dans un grand hôtel… Quand il rencontre Simon, l’un des clients du palace, sa vie bascule. Le riche entrepreneur apprécie sa franchise et lui propose de venir travailler avec lui à New York. Cap vers les affaires et la fortune. Vers les manipulations et les trahisons également.

06/12/2025, 07:00

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Les meilleurs livres vétérinaires pour comprendre et mieux accompagner son animal

Comprendre nos animaux de compagnie passe autant par l’observation quotidienne que par la connaissance.

05/12/2025, 19:47

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05/12/2025, 15:24

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Le Diable se moque bien des histoires d’amour : la dystopie romantique qui vous hantera

Dans un monde où l’intime se mesure, se classe et s’achète presque comme un produit financier, les sentiments n’ont plus vraiment droit de cité. C’est dans ce décor inquiétant – et pourtant étrangement familier – que Brigitte Moreau installe Le Diable se moque bien des histoires d’amour, une dystopie romanesque où l’amour tente encore de se frayer un chemin entre formulaires, notations sociales et unions programmées.

05/12/2025, 14:40

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La bataille du cadeau parfait : BD, polar domestique ou Goncourt ?

Pour la semaine du 24 au 30 novembre, le marché du livre connaît une semaine particulièrement dynamique, portée par une forte reprise des ventes et par un trio de tête solidement installé. Astérix conserve sans effort la première place avec des volumes toujours impressionnants, tandis qu’Inoxtag confirme son statut de phénomène durable en confortant sa deuxième position. Le Prix Goncourt, La maison vide de Laurent Mauvignier, complète ce haut du classement.

05/12/2025, 12:52

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Brocken, de Jean Villemin : du banal café au gouffre psychologique

Entre pluie, miroir et vertige, Brocken est récit qui déraille doucement. Jean Villemin nous propulse dans l’esprit d’un homme qui vacille, un narrateur saisi par la routine, mais happé peu à peu par une inquiétante fissure intérieure. À paraître le 7 janvier 2026.

05/12/2025, 12:34

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Quand la constipation d’un président menace toute la Russie

Imaginant un chef d’État incapable de « se soulager », Sébastien Liebus transforme un simple trouble intestinal en affaire d’État, où chaque pet devient donnée stratégique. Fable scatologique et politique, Le président est constipé dissèque un régime obsédé par le contrôle des corps, jusqu’à traquer « une bille de matière fécale du président » dans les couloirs du pouvoir.

05/12/2025, 08:30

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Derrières les origines de l’Église mormone : Orrin Porter Rockwell

Dans Le Poing armé de Dieu, Hubert Prolongeau restitue la trajectoire d’Orrin Porter Rockwell, garde du corps de Joseph Smith et figure redoutée des premiers temps de l’Église mormone. Un roman âpre, tendu comme une corde d’arc, où la foi se mêle à la violence, au mythe et à l’esprit du Far West.

 

05/12/2025, 08:00

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Adèle disparue deux fois : le mystère qui secoue Annemasse

Sécher tes larmes est le premier roman policier de Meï Lepage. Avant même sa parution, il a suscité un large intérêt international et fera l’objet de traductions dans une dizaine de pays.

 

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Les Trolls : enquête au cœur du harcèlement en ligne

Depuis déjà trop longtemps, les écrivains français éprouvent une grande passion pour leurs traumatismes qu’ils convertissent en livre. Je souffre, donc je suis. Je souffre, donc j’écris. Il s’agit de raconter sa douleur sans lésiner sur le pathos, d’en rechercher les causes et d'expliquer la façon dont on l’a surmontée. Pierre Cormary, Les Trolls aux Editions Unicité. Par Fabrice Châtelain.

04/12/2025, 12:12

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La Limite de Hayflick : ce que la science ne dit pas

En ressuscitant l’Épopée de Gilgamesh à l’ère des biotechs, Nicolas Gorodetzky signe un thriller scientifique qui met les pieds dans le plat : et si notre époque, lassée de la mort, s’apprêtait à la contourner ? La Limite de Hayflick de Nicolas Gorodetzky, aux éditions Yanat. 

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Le grand Sud en couleurs : Lepage mûrit, et nous aussi

En 2010, Emmanuel Lepage embarquait à bord du Marion Dufresne pour un magnifique voyage vers les Terres Australes. Douze ans plus tard, il remet ça mais cette fois pour un plus long séjour sur place, sur l'île de Kerguelen.

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Huit ans enfermée : l'histoire bouleversante de Noëlle Châtelet

Avec une sincérité intrépide, l’autrice fait revivre ses années d'internat, de dix à dix-huit ans, au tournant des années 1960. Arrachée à la campagne qu’elle aimait, dans la vallée de la Marne, elle vit son arrivée en pension comme un enfermement brutal, loin de sa famille bien-aimée. Contrainte de porter l’uniforme, elle doit se soumettre aux ordres autoritaires de femmes strictes et sans cœur, jusqu’aux punitions et humiliations ressenties comme de véritables violences.

04/12/2025, 07:00