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Les Ensablés - Note de voyage de L. Jouannaud, "Le lys dans la vallée" de Honoré de Balzac

J’ai relu Le Lys dans la vallée, et j’ai pris à cette lecture tout le plaisir que j’en attendais : j’y ai trouvé le calme que je cherchais. Je lis dans un but relativement précis : le journal (et internet) pour m’informer de la marche (ou plutôt de la dégringolade) du monde, des essais sur des thèmes qui m’intéressent (une biographie de Marx, une étude sur l’identité, l’autobiographie d’un romancier contemporain). Je lis les romans qui paraissent pour savoir comment on écrit aujourd’hui. Je lis les classiques pour savoir comment on écrivait hier.

Le 13/12/2015 à 08:00 par Les ensablés

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13/12/2015 à 08:00

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

Et je relis mes classiques pour le plaisir. On ne peut pas mettre tous les classiques dans le même panier puisque, justement, les grands textes ont quelque chose d’unique : j’ai relu Le Lys dans la vallée (1836) pour me calmer. Je ne vous expliquerai pas ici, mon cher Hervé, pourquoi j’ai besoin de calme (sans doute pour les mêmes raisons que vous), mais voici comment ce grand roman m’a insufflé ses vertus apaisantes.

Le Lys dans la vallée est la longue lettre que Félix de Vandenesse envoie à Nathalie de Manerville, une « femme aimée », pour lui raconter sa première expérience amoureuse. Il s’agit d’un souvenir déjà ancien, filtré, idéalisé, qui se déroule linéairement, chronologiquement, au rythme régulier de la mémoire. Le texte entier est à la première personne : unité de ton, de style, de voix. Il n’y a qu’un point de vue, qu’une perspective, voilà un récit facile à suivre. C’est une « confidence », dit Félix, ce sont « d’anciennes émotions » qui parfois l’obligent à la « rêverie » et « au silence ». Me voici donc moi aussi le confident du héros : je me tais, j’évite les commentaires. A la fois attentif et immobile, je me cale dans mon fauteuil et j’écoute la voix de Félix, alias Honoré de Balzac. Le narrateur nous parle comme à lui-même, « sans réserve ni artifice ». Cette confession se fait dans le silence du présent qui se met entre parenthèses, un silence qui est contagieux. Je me tais.

Félix raconte son histoire avec l’émerveillement des débuts. Il y avait dans le vallée de l’Indre, au château de Clochegourde, un être extraordinaire dont il est tombé amoureux. Elle avait vingt-huit ans, elle était mariée, elle avait deux enfants. « Elle était le lys de cette vallée ». Il avait vingt-deux ans, c’était un jeune homme, jeune surtout, mais homme tout de même. Elle sait qu’il l’aime, il le lui dit assez vite. Est-ce qu’elle l’aime ? Oui, elle le lui laisse deviner. Le récit a des allures de conte, le cadre est enchanteur. Il y a un château à la campagne, en Touraine. C’est l’endroit idéal pour s’aimer : la mer est bien trop agitée, la montagne est toujours dangereuse, la ville reste le lieu des tentations. La campagne a quelque chose de calmant : on s’y promène. C’est la nature dans sa régularité saisonnière, c’est la tranquillité des rythmes agricoles, c’est la récolte après le travail accompli. Dans le Lys, on pêche, on chasse, on engrange le blé, on gaule les noix, on vendange. Il y a des fleurs partout : « Les amaryllis, le nénuphar, le lys d’eau, les joncs, les phlox décorent les rives de leurs magnifiques tapisseries. » Le roman est rempli de bouquets, « ces symphonies de fleurs ». Qui n’a pas la nostalgie de cette vie-là, une vie que l’on idéalise toujours ? Et quand Félix ira à Paris, le conte prendra fin, la tentation sera la plus forte, mais c’est parce que le roi Louis XVIII l’appellera à son service !

Cette histoire d’amour va durer sept années: je la connais avant les personnages puisque j’ai déjà lu le roman. Il n’y a pas de suspense : je sais qu’ils ne coucheront pas ensemble et que leur histoire finira mal. Madame de Mortsauf mourra sans avoir cédé à celui qu’elle aime, par amour pour ses enfants et par devoir envers un mari qu’elle n’aime pas. Du coup, je ne suis pas pressé d’avancer, je lis à mon rythme. La vitesse tue la lecture. Une page n’est pas une image. Nous avons beau lire vite, un texte ne peut se saisir d’un coup d’œil. Lire prend du temps. La lecture est analyse, l’image est globale. Le mot à mot s’oppose à la synthèse immédiate des images qui défilent. Je lis Le Lys comme on le lisait sans doute il y a deux siècles.

Pérennité de la lecture. Il y a dans les films et les spots publicitaires toujours plus de plans, toujours plus d’images et toujours plus de bruit. Lire contre voir, déchiffrer contre gober, la lecture contre le spectacle.

 Le Lys n’est pas pour moi un page-turner : j’avance sans me précipiter vers la fin, sans survoler les descriptions, sans que mon cerveau n’anticipe les événements. Je dirais presque que je reste en dehors de la mécanique du récit. Du coup, je n’en perds pas une miette. « Page-turner » se traduit par « livre qu’on lit d’une traite », vite, en faisant le moins possible de haltes. J’ai lu le Lys dans la vallée en plusieurs traites. La cure a duré trois semaines, du dimanche 1er novembre au vendredi 27 novembre, en 21 prises de 30 minutes. Au total, dix heures pour lire 260 pages, en Pléiade, soit deux pages environ à la minute. Ce rendez-vous avec Balzac, en fin d’après-midi la plupart du temps, avec un café, quel soulagement ! quel baume !

Les thrillers –et j’aime aussi ce genre- imposent peu à peu leur style à la littérature : pas de temps morts, clore un chapitre sur une question à résoudre, paragraphes brefs, courts dialogues dans une sauce littéraire convenue. Quand les phrases sont longues, elles sont désarticulées et pompeuses. Et il faut commencer généralement par un scène choc, pour hameçonner le lecteur. Ces récits sont déjà à moitié filmés. Il n’y a pas d’acrobaties de montage dans ce roman de Balzac, qui n’a qu’un chapitre, sans coupures, sans blancs, d’une seule coulée.

Et pas d’acrobaties verbales non plus. Pas de phrases d’un mot, ou de deux mots, sauf dans les dialogues. Et pas non plus de phrases qui font cent pages [1] ! Je goûte cette langue consistante, solide, vertébrée. Y a-t-il une seule phrase sans verbe ? Je ne crois pas. Ce sont des phrases qu’on ne peut pas enjamber. Je cite, au hasard de la page 1014 de mon édition : « Une femme est bien belle sous ces menus feuillages tremblants et découpés. », « Le comte me fit admirer la vue de la vallée, qui, de là, présente un aspect tout différent de ceux qu’elle avait déroulés selon les hauteurs où nous avions passé. », « Nous allongeâmes le pas pour aller saluer Mme de Mortsauf, qui laissa tomber tout à coup le livre où lisait Madeleine, et prit sur ses genoux Jacques en proie à une toux convulsive. » Il y a un admirable équilibre de l’expression, une régularité du ton qui m’enchante. Et j’aime cette alternance quasi cardio-vasculaire du passé simple et de l’imparfait.

La phrase solide peut parfois se dilater, s’enfler, et, loin de m’endormir, je dois redoubler d’attention, suivre la syntaxe, ne pas perdre le sujet. Accrochez-vous, mon cher Hervé :  « Les âmes douces et paisibles chez lesquelles la colère est impossible, qui veulent faire régner autour d’elles leur profonde paix intérieure, savent seules combien de force est nécessaire pour ces luttes, quelles abondantes vagues de sang affluent au cœur avant d’entamer le combat, quelle lassitude s’empare de l’être quand après avoir lutté rien n’est obtenu [2]. » Une belle phrase qu’il faut accompagner avec soin ! Balzac est régulier, mais pas ennuyeux. Les nombreux dialogues viennent relever le ton. Moins on s’embrasse, plus on se parle ! Dialogues piquants, dramatiques, badins, exaltés, enfantins, à double sens. Balzac tient la plume de Félix, il lui passe un peu de son métier ! Le long monologue de Félix inclut les voix des autres en écho du passé.

Mon plaisir est dans des détails que j’ai oubliés. Je suis surpris par les petites péripéties qui concourent à une fin que je connais. Avoir une idée et des personnages ne suffit pas pour faire un grand roman : il faut remplir les pages avec des faits précis, petits, « vrais », bien observés ou bien inventés. Il y a les parties de trictrac que M. de Mortsauf inflige à Félix, il y a une journée de vendanges, il y a les tractations avec les métayers, un nouveau poney pour Jacques, les discussions politiques, la vraie maladie du comte hypocondre, la description de la cour quand Félix est à Paris. 

J’ai aussi l’impression de mieux dominer l’ensemble. Ce roman est une histoire d’amour, mais j’y vois aussi l’histoire d’une famille : Madame de Mortsauf est mariée. C’est le devoir conjugal et le devoir maternel qui l’empêchent de céder à Félix. Le mari et les enfants d’Henriette ne semblent guère gêner le héros, qui est libre et a un but précis : « Combien de fois je me dis comme un insensé son refrain : L’aurai-je ? » Bref, un étranger rentre dans une famille et en menace le difficile équilibre. M. et Mme de Mortsauf vivent tranquilles dans leur château, en province. Telle est la façade. Ah !, la façade familiale, que ne cache-t-elle pas ! « Toute la contrée ignore les secrets de Clochegourde, et maintenant vous les savez », dit Mme de Mortsauf à Félix. Ils sont presque ruinés. M. de Mortsauf est un malade imaginaire, avec des crises d’hallucinations, parfois violent, la « démence », dit le texte. Personne ne le sait, sauf sa femme, ses enfants, les domestiques et Félix. C’est un tyran domestique, incapable de gérer ses affaires, lunatique. Sa fille l’appelle « le général ». Mais il est noble, irréprochable[3], loyal, passionnément amoureux de sa femme dont il ne peut se passer mais qu’il torture. Félix joue en fait un sale rôle : il devient l’ami et le confident de l’homme qu’il veut tromper. Il se concilie les enfants, évidemment.

Personne, ni les voisins, ni les domestiques, ni la parentèle, et surtout pas le mari, ne comprend ce qui se passe vraiment entre le jeune homme qui vient si souvent à Clochegourde et la comtesse. C’est un amour caché. Pendant sept ans, Félix et Henriette s’aiment en secret. Personne n’en saura rien. Sauf Madeleine, la fille, que son intuition ne trompera pas. D’ailleurs, il ne se passe rien, il ne s’est rien passé, sauf de longues conversations, des regards, un ou deux frôlements, puisque Mme de Mortsauf ne trompera jamais son mari. Et des lettres. Passion silencieuse.

Pour le dire en termes modernes, Mme de Mortsauf sacrifie sa « vie de femme » à sa « vie de mère ». Je la tiens quitte de sa « vie d’épouse » : M. de Mortsauf, très demandeur (il se plaint à Félix que sa femme ne « veut » pas), n’avait qu’à lui plaire davantage. Ce sont ses enfants qui empêchent Mme de Mortsauf de se donner à Félix : « Sachez-le, Monsieur, mon cœur est comme enivré de maternité. » Tout amour extérieur serait leur voler l’affection due. Tromper leur père, si les enfants l’apprenaient, serait salir l’image qu’ils doivent en avoir. Risquer une séparation, un divorce, serait nuire à leur existence sociale. Balzac a fait de Madeleine et de Jacques des enfants malades, qui ont frôlé la mort, dont un a la tuberculose. Leur mère les maintient en vie par une attention incessante. Félix ne vient qu’après eux. Vie de mère ou vie de femme ? Le Lys dans la vallée décrit le drame d’une femme coincée à mort dans ce dilemme, regrettant sa « vie manquée », se demandant si « la vertu et l’amour maternel ne sont pas des erreurs ». Cet antagonisme existe toujours, auquel s’ajoute l’obligation de carrière. Et il y a des hommes coincés eux aussi entre « vie professionnelle », « vie d’homme » et « vie de père ». La comédie humaine varie peu.

Puisque c’est un « amour platonique » (le mot est dans le texte), c’est un récit sans scènes de sexe. Les scènes de sexe, au livre comme au cinéma, me posent toujours un problème : en position de voyeur, je suis parfois entraîné bien malgré moi dans le mouvement. Je n’ai pas ce sentiment désagréable en lisant Le Lys, où il ne se passe rien. Le désir insatisfait a son charme, il laisse encore la place au désir, au rêve, à l’imagination, au peut-être. « Aimer sans espoir est encore un bonheur. » Dans le cas de Félix, le souvenir de cet amour sans étreintes est merveilleux. Voici ce qu’il en dit : langueurs enchanteresses, suavité divine, saint amour, bonheur plein, douceurs infinies, félicités renaissantes, bonheur tellement infini. L’amour des âmes sans l’amour des corps ! Mme de Mortsauf et Félix s’aiment sans coucher. Elle veut l’aimer comme un fils, comme son troisième enfant : « Enfant, vous serez aimé ! Je résisterai toujours à la force de l’homme. » Le mot pur revient sans cesse : « l’amour le plus pur qui jamais aura brillé sur cette terre ». Cette vision platonicienne et chrétienne de l’amour pose évidemment des questions : pourquoi l’union des âmes serait-elle supérieure à l’union des corps ? pourquoi durerait-elle plus longtemps ? Félix souffre : « Je l’aimais d’un double amour qui décochait  tour à tour les mille flèches du désir, et les perdait au ciel où elles se mouraient dans un azur infranchissable. » Pourquoi « dompter le corps » au lieu de lui céder ? Le lit est-il le tremplin ou le tombeau de l’amour ? Je n’en sais rien, je pense à mon propre passé, Balzac me rend tout songeur.

On sait que les amours chastes ne durent qu’un moment. L’éloignement résout généralement le problème : la distance finit par éteindre ou déplacer le désir. Nous avons tous connu cela. A Paris, Félix a donc une maîtresse, la fougueuse lady Arabelle Dudley. Il aime toujours autant sa Henriette, car l’« amour charnel » ne remplace pas l’ « amour divin ». « Lady Arabelle était la maîtresse du corps. Mme de Mortsauf était l’épouse de l’âme. » Félix a trouvé ailleurs ce qu’elle n’a pas voulu lui donner. Elle l’apprend. Vont-ils rester bons amis ? La passion deviendra-t-elle affection ? Maman laissera-t-elle partir son enfant ? Ce serait une belle fin, optimiste et anesthésiante. Mais Balzac et son héroïne sont des romantiques. Mme de Mortsauf est jalouse puisqu’elle aime, une jalousie de femme et non de mère. La jalousie est physique, c’est une douleur, une brûlure, une torture : le corps tourmenté finit par l’emporter sur l’âme qui décide de s’en séparer. Mme de Mortsauf se laisse mourir. Le lys trahi n’a pas mangé ni bu depuis quarante jours ! Elle est d’autant plus sublime qu’elle aurait pu céder. Dans une ultime lettre que Félix ne doit lire qu’après sa mort, elle écrit : « Ah ! Si dans ces moments où je redoublais de froideur, vous m’eussiez prise dans vos bras, je serais morte de bonheur. » Et ensuite, sans doute, morte de honte.

Mais le drame final a quelque chose d’apaisant, cette mort a quelque chose de satisfaisant, car la flamme ne s’éteint pas. Cette histoire d’amour finit bien car elle n’en finit pas : le lys trahi ne trahit pas. Cette idée d’un amour que la mort d’un des partenaires (suicide, maladie, accident, guerre) laisse en suspens ne manque pas de grandeur et de beauté. C’est l’amour unique, bancal, estropié, mais vivant. Mme de Mortsauf est morte amoureuse et Félix, repentant, vivra dans son souvenir : « Dès ce moment je résolus de ne jamais faire attention à aucune femme si belle, si spirituelle, si aimante qu’elle pût être. » Le roman pourrait s’arrêter sur cette note émouvante, mais à la dernière page, Balzac place une banderille qui sort le narrateur et le lecteur de leur rêve. Je vous laisse la découvrir, Mme de Mortsauf sera vengée.   Il ne fait pas bon vivre avec un fantôme, même le fantôme d’un lys.

Le Lys dans la vallée, qui a d’ailleurs bien des traits autobiographiques, reste à part dans l’inhumaine Comédie humaine. Ça reste un de mes Balzacs préférés. Je vous le conseille, à Noël, cher Hervé, pour vos nerfs.


[1] Le récipiendaire du Goncourt 2015, Mathias Enard, a publié Zone, en 2008, un gros roman, intéressant, un monologue constitué d’une seule phrase. Cinq cents pages sans un seul point…

[2] Mon correcteur automatique indique « phrase très longue » !

[3] J’ai lu gentilhomme d’amour qu’Hervé Bel nous a présenté, il y a quelques semaines (ici). Lecture plaisante, très belle langue, quoiqu’un un peu fardée à mon goût. Ce roman, paru en 1936, exactement un siècle après Le Lys, raconte aussi une histoire d’amour en province, dans le pays d’Ouche, pas si loin de l’Indre, et à la même époque, sous la Restauration. Tainchebraye et Mortsauf ont fait la guerre, aussi courageusement l’un que l’autre. Tainchebraye en revient avide de jouir, M. de Mortsauf en revient usé et brisé, le jeune Vandenesse reste dans l’ombre des glorieux aînés. Ces portraits contraires ne sont pas contradictoires, le monde est divers. Le personnage créé par La Varende, qui va de femme en femme malgré son nez coupé (Imagine-t-on une femme sans nez qui irait de conquête en conquête ?), ce Don Juan  irrésistible, éternel phantasme des écrivains et cinéastes mâles (aujourd’hui encore), me touche moins que le mari qui ne sait pas garder sa femme, et que Félix qui n’a pas su la prendre. En général, nous ressemblons plus aux seconds qu’au premier.

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26/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

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Dope Rider de Paul Kirchner : ça plane pour lui

BANDES DESSINEES - Voilà une couverture qui ne trompe pas sur la marchandise : le squelette habillé en cowboy, joint au coin des lèvres, semble planer immobile au-dessus d'une plaine désertique balisée de cactus. De la silhouette un peu raide rayonnent des images hallucinées : un œil omniscient, un singe musical à remonter, des parts de tarte et des soucoupes volantes, un bouddha fumant le bang, un drapeau américain et des cochons volants. Le décor est planté, les lecteurs sont invités à laisser leur rationalité au vestiaire, avant de tourner la page pour suivre Dope Rider dans ses chevauchées psychotropes.

 

16/04/2021, 16:52

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Journaliste, écrivain, voyageur : Vassili Golovanov est décédé

Né en 1960, Vassili Golovanov fut journaliste et écrivain. Il a vécu à Moscou ou en voyage. Il est mort ce 13 avril 2021, ont « la très grande tristesse » d'annoncer les éditions Verdier.

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Poète et romancier, Bernard Noël est mort, sensure et sans reproche

Farouche défenseur des mots et de leur pouvoir, il était à l’origine de la notion de sensure, cette censure insidieuse qui ne bâillonne pas, mais dénature la langue. Il est décédé ce mardi 13 avril à l’âge de 90 ans.

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François Boulo, Reprendre le pouvoir : arrêtons de mentir

BONNES FEUILLES - Arrêtons de nous mentir. Pendant que le cirque des élections consacre notre impuissance à changer le cours des choses, le mur de la réalité ne cesse de nous rattraper : explosion des inégalités, réchauffement climatique, restriction des libertés publiques. Face à ces périls qui menacent, nombre d’entre nous se réfugient dans un déni confortable et rassurant pour ne pas avoir à affronter le sombre avenir qui s’avance devant nous. Soyons honnêtes, cela ne peut pas durer. Alors disons-nous les choses.

14/04/2021, 11:34

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Toutes les clés juridiques pour écrire et publier son livre 

BONNES FEUILLES - Cet ouvrage est issu du travail d’une juriste passionnée de littérature et de création. Elle a souhaité transmettre aux auteurs les clés juridiques pour réaliser leurs œuvres. Dans cet objectif, elle a conçu ce guide de survie juridique, s'adressant aussi bien aux auteurs qu’aux éditeurs, et compilant les 100 questions juridiques principales qui sont fréquemment posées durant le processus d’écriture, la publication et la post-publication d’un livre.

14/04/2021, 09:48

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Alexis Bardini, Une épiphanie : une nouvelle peau 

POESIE - Si l’on en croit certains journaux nationaux tout récemment parus, dont un excellent dossier de L'Obs, « Poésie la nouvelle vague », signé Amandine Schmitt – La poésie reviendrait à la mode, à condition toutefois qu’elle ne l’eût été un jour ! Genre littéraire quelque peu oublié voire parfois relégué au second plan, il n’en demeure pas moins, que la poésie a toujours ses « défenseurs et ses adeptes » qui eux ne se soucient guère des effets de mode. 

12/04/2021, 12:17

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Le temps des balcons raconte autant les angoisses de Sandrine, jeune femme célibataire que les rêves de Quentin, ce petit garçon mal aimé ou encore la mélancolie de Jean Julien, cet homme esseulé au travers d’un chassé-croisé dans une résidence pendant le confinement de 2020. Chacun de ces personnages se débat avec les sept péchés dits « capitaux ». Seul le chat, énigmatique et incontournable, semble détenir les clés de cet enfer. 

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Jean, ingénieur dans le développement des nouvelles énergies, plus particulièrement la production électrique, lors d’un voyage il découvre un monde où la notion de genre n’existe pas. Un pays où les garçons peuvent devenir des filles, les filles devenir des garçons. Un monde où, il n’y a pas de différence. 

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Explorer Paris avec la famille Oukilé

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Les éditions Grasset annoncent la parution d'un nouveau roman de Laetitia Colombani en juin prochain. L'autrice de La Tresse publiera Le cerf-volant, récit d'une rencontre entre trois générations de femmes, où solidarité, sororité et esprit de résistance se mêlent joyeusement...

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Mort d'Antoine Martin, écrivain “tout d'élégance et d'humour”

Antoine Martin était né en 1955. Romancier, nouvelliste, traducteur d’espagnol, de catalan et d’italien « aucun code de langue latine ne pouvait lui résister. Aucun sud », indique son éditrice. Il avait adopté un style brillant et un humour sans faille à la recherche d’une littérature qui ne se prend pas au sérieux. Son éditeur, Au Diable Vauvert, lui rend hommage, alors que l'auteur est décédé d'une longue maladie.

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Jean Hatzfeld, Là où tout se tait : les cris, le silence

RECIT - Lorsque j'ai eu tourné la dernière page de Dans le nu de la vie qui est le premier des trois ouvrages constitutifs du recueil intitulé Récits des marais rwandais écrits par Jean Hatzfeld, je m'étais promis de poursuivre ma lecture, mais plus tard, une fois digérée cette première incursion dans une page des plus sombres de l'humanité (qui, dans ces cas-là, ne mérite plus du tout de « h » majuscule !). Mais quand Là où tout se tait m'a récemment été offert suite à sa parution tout aussi récente, alors que le malaise ressenti précédemment est encore loin d'être totalement dissipé, cela a un peu « forcé la main » de mes lectures. Ce livre n'a en rien dissipé mon trouble. Bien au contraire.

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L'univers sous mes pieds, la tête dans les étoiles. 

ESSAI - Le livre de Blandine Pluchet commence comme un film en accéléré : du Big Bang aux premiers atomes, des forces gravitationnelles aux étoiles, aux galaxies et aux trous noirs, des poussières d'étoiles aux planètes, astéroïdes et comètes, de l'espace intersidéral à la vie ! Un réveil assez époustouflant qui lui aura été soufflé par l'observation d'une nuit à la « belle étoile ».

07/04/2021, 17:29

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L'Espionne de Marie-Aude Murail : des secrets dans les cases 

BONNES FEUILLES - Shhhhhhhhht ! C'est tout de même curieux... Mais où était donc passée l'espionne ??? Au fait, la reconnaissez-vous ? C'est sous l'irrésistible trait d'Eglantine Ceulemans que Romarine, l'héroïne de Marie-Aude Murail, fait son entrée chez BD Kids. 

 

07/04/2021, 15:48

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Les Collectionneurs d'images : Féroe, la traversée des îles

BONNES FEUILLES - Djalli mourut le premier d’une méningite, Ingimar fut emporté au fond de l’eau par un filet de pêche, on retrouva le corps de Staffan dans la commune libre de Christiania à Copenhague, Fríðrikur fut lâchement assassiné, Olaf mourut d’une maladie interdite et Kári fit leur éloge funèbre. Les Collectionneurs d'images de Jóanes Nielsen les suit durant plus de quarante années, offrant à la littérature nordique un chef-d’oeuvre de vie, de rires et de larmes .

07/04/2021, 15:14

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Le dessinateur et scénariste Michel Koeniguer est mort

Créateur de la trilogie Bushido, Michel Koeniguer s’était peu à peu spécialisé dans le domaine des séries de guerres, illustrant avec brio les conflits irakien et vietnamien. Il est mort ce 6 avril 2021 d’un arrêt cardiaque à 49 ans.

 

07/04/2021, 12:34

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Cinq femmes, trois générations, une grande histoire d'amour.

BONNES FEUILLES - De l'Inde aux États-Unis, les destins entremêlés de femmes incroyables. Tara et Sonia ont respectivement 17 et 15 ans lorsque leurs parents décident de quitter l’Angleterre pour s’installer aux États-Unis au début des années 70. D’origine bengali, elles vont devoir apprendre à mêler les traditions familiales avec leur nouvelle vie américaine.

07/04/2021, 09:24

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Journée parfaite : prendre le temps d'être heureux 

ALBUM JEUNESSE - Une forêt, quelques arbres, un bosquet : le décor est posé. Aux animaux maintenant de l’habiter, au lapin de s’y mouvoir, d’interagir avec d’autres bêtes et vivre chaque moment intensément. Toutes les activités sont considérées avec une même importance et le jeu se hisse au niveau de la réflexion, du frisson, du repos ou de l’amour. Ce livre engage ainsi à profiter de chaque occupation et contrarie cette idée par trop répandue qu’il faut rentabiliser son temps : chaque instant, quel qu’il soit, passe et il est important de le goûter. Journée parfaite nous montre avec délicatesse que le temps s’écoule doucement à travers la simplicité des tâches qui permettent de l’apprécier.

06/04/2021, 18:43

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Artiste hongroise engagée, Krisztina Tóth, en résidence à Cognac

Krisztina Tóth, autrice hongroise réputée, sera présente à Cognac du 16 octobre au 22 novembre 2021 dans le cadre de la résidence d’écriture Jean Monnet. Autrice renommée et engagée, elle a récemment fait l’objet de pressions de la part du gouvernement Orbán. 

06/04/2021, 18:22

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L'Odeur de la pluie : grandir trop vite, franchir les frontières 

YOUNG ADULT - L’Odeur de la pluie est un roman qui ose, un roman qui expose la teinte parfois sombre des événements qui poussent un adolescent à grandir trop vite. Dans son premier livre, Gwendoline Vervel va plus loin dans le roman d’apprentissage. Plus que la transformation du corps, l’auteure n’a pas peur d’aborder des sujets difficiles tels que le harcèlement, les agressions sexuelles et le viol. 

06/04/2021, 15:05

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Des graffs dans la nuit : au fond des grottes, l'éblouissement de l'énigme 

RECIT FRANCOPHONE - Depuis l’enfance où son père instituteur l’amenait récolter des fragments de poterie, des silex ou des dents humaines dans les grottes ou au pied des dolmens de l’Ardèche, Jean-Jacques Salgon, écrivain et scientifique de formation, passionné d’art, a gardé un goût prononcé pour la préhistoire. En 2004, il a eu la chance de visiter la grotte Chauvet et, plus récemment, celle moins connue de Baume Latrone, dans le Gard...

06/04/2021, 14:31

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Mini cache-cache Petit Ours Brun : Où êtes-vous, petites fraises ? 

Une nouvelle collection de livres à volets en feutrine colorée pour les tout-petits. Où se cachent les fraises, le hérisson et le soleil ? Six objets du jardin sont à retrouver derrière des volets, pour le plaisir et l’émerveillement des tout-petits. 

06/04/2021, 10:33

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Décès de Jeanne Hyvrard, juriste, autrice et féministe

Autrice d’une vingtaine d’ouvrages, Jeanne Hyvrard était née à Paris en 1945. Économiste de formation et de profession, elle aura, durant une quarantaine d’années, multiplié les œuvres littéraires originales : romans, théories-fictions, récits, essais, poèmes, chansons de geste et même un livret d’opéra.

05/04/2021, 11:50

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Dante est mort ! Vive Durante degli Alighieri !

HISTOIRE - Il y a 700 ans disparaissait un génie. Il y a 700 ans, Dante nous quittait et nous ne nous en sommes toujours pas remis. Des monuments, des films, des partitions musicales, des jeux vidéo, son profil sur la pièce italienne de 2€ et depuis le 25 mars 2020, une journée officielle de commémoration approuvée par le Conseil des ministres italien. Et tout cela majoritairement grâce à une œuvre, la Divine Comédie. 700 ans plus tard, un autre livre fait date, celui d’Alessandro Barbero, spécialiste d’histoire médiévale, publié chez Flammarion et traduit de l’italien par Sophie Royère. Son titre ? Dante

05/04/2021, 11:31

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Jésus comme un roman : Marie-Aude Murail sur les traces du Christ

« Tu peux croire en Dieu, ou pas. Tu peux croire en ce Dieu-ci plutôt qu’en ce Dieu-là. Ce que cet homme, ce Jésus a dit, ce qu’il a vécu il y a plus de 2000 ans, n’est pas pour moi une question de foi, mais une question d’actualité. Réfléchir sur son message peut infléchir notre vie et bousculer notre façon d’aimer », assure Marie-Aude Murail.

02/04/2021, 16:13

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Frère Wulf de Joseph Delaney : découvrez le spin-off de L'Épouvanteur

BONNES FEUILLES – Voici un roman qui signe le retour très attendu de Tom Ward et la naissance d'un nouvel épouvanteur ! Joseph Delaney entame un spin-off de la saga culte, avec le retour de personnages incontournables, Tom Ward et Alice, et l’arrivée de nouveaux, Frère Wulf et William Johnson. Le tout ouvrant des portes sur un nouveau monde, les Enfers, où règne une puissante antagoniste, Circé, déesse tout aussi terrifiante que fascinante. 

 

 

02/04/2021, 16:11

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La toile implacable de La Femme de l'ombre 

POLAR GLACIAIRE - Fin 1940 : cela fait déjà plusieurs mois que, après une attaque fulgurante, les armées allemandes ont envahi le Danemark. Ce soir-là, Osvaldur, un étudiant en médecine islandais inscrit en faculté à Copenhague, rentre chez lui, inquiet : il a appris que la Gestapo a arrêté Christian, un étudiant qui, comme lui, s'est engagé dans la lutte de l'ombre contre l'envahisseur.

01/04/2021, 16:24

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Les enquêtes du Docteur Énigmus : La malédiction des 12 portes

Intrigués par le testament du grand-oncle d'Énigmus, l'inspecteur et sa fidèle acolyte, Tatiana, se retrouvent projetés à travers onze univers merveilleux... ou terrifiants ! Ce n'est qu'en répondant aux énigmes qui leur sont posées qu'ils pourront se sortir de ces mondes étranges et déroutants. Ce livre d'énigmes régalera les 8-12 ans avides de mystères et d'enquêtes à résoudre. 

01/04/2021, 15:10

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Énigmes à tous les étages 8 : arts, arnaques et micmacs

Le huitième volume de la collection, 12 énigmes originales à résoudre, avec pour chacune un domaine artistique différent, des personnages loufoques, des situations farfelues. Cette fois, les énigmes se déroulent dans tous les milieux de l'art ! Un livre-jeu au concept unique sur le marché de l'édition jeunesse : de grandes doubles-pages à plier qui se transforment à chaque enquête pour le plaisir du lecteur qui s'improvise détective, cette fois-ci dans le monde déjanté des arts. 

01/04/2021, 15:10