#Technologie

Les Ensablés - Note de voyage de L. Jouannaud, "Le lys dans la vallée" de Honoré de Balzac

J’ai relu Le Lys dans la vallée, et j’ai pris à cette lecture tout le plaisir que j’en attendais : j’y ai trouvé le calme que je cherchais. Je lis dans un but relativement précis : le journal (et internet) pour m’informer de la marche (ou plutôt de la dégringolade) du monde, des essais sur des thèmes qui m’intéressent (une biographie de Marx, une étude sur l’identité, l’autobiographie d’un romancier contemporain). Je lis les romans qui paraissent pour savoir comment on écrit aujourd’hui. Je lis les classiques pour savoir comment on écrivait hier.

Le 13/12/2015 à 08:00 par Les ensablés

0 Réactions | 0 Partages

Publié le :

13/12/2015 à 08:00

Les ensablés

0

Commentaires

0

Partages

linkedin mail print
ActuaLitté

Par Laurent Jouannaud

Et je relis mes classiques pour le plaisir. On ne peut pas mettre tous les classiques dans le même panier puisque, justement, les grands textes ont quelque chose d’unique : j’ai relu Le Lys dans la vallée (1836) pour me calmer. Je ne vous expliquerai pas ici, mon cher Hervé, pourquoi j’ai besoin de calme (sans doute pour les mêmes raisons que vous), mais voici comment ce grand roman m’a insufflé ses vertus apaisantes.

Le Lys dans la vallée est la longue lettre que Félix de Vandenesse envoie à Nathalie de Manerville, une « femme aimée », pour lui raconter sa première expérience amoureuse. Il s’agit d’un souvenir déjà ancien, filtré, idéalisé, qui se déroule linéairement, chronologiquement, au rythme régulier de la mémoire. Le texte entier est à la première personne : unité de ton, de style, de voix. Il n’y a qu’un point de vue, qu’une perspective, voilà un récit facile à suivre. C’est une « confidence », dit Félix, ce sont « d’anciennes émotions » qui parfois l’obligent à la « rêverie » et « au silence ». Me voici donc moi aussi le confident du héros : je me tais, j’évite les commentaires. A la fois attentif et immobile, je me cale dans mon fauteuil et j’écoute la voix de Félix, alias Honoré de Balzac. Le narrateur nous parle comme à lui-même, « sans réserve ni artifice ». Cette confession se fait dans le silence du présent qui se met entre parenthèses, un silence qui est contagieux. Je me tais.

Félix raconte son histoire avec l’émerveillement des débuts. Il y avait dans le vallée de l’Indre, au château de Clochegourde, un être extraordinaire dont il est tombé amoureux. Elle avait vingt-huit ans, elle était mariée, elle avait deux enfants. « Elle était le lys de cette vallée ». Il avait vingt-deux ans, c’était un jeune homme, jeune surtout, mais homme tout de même. Elle sait qu’il l’aime, il le lui dit assez vite. Est-ce qu’elle l’aime ? Oui, elle le lui laisse deviner. Le récit a des allures de conte, le cadre est enchanteur. Il y a un château à la campagne, en Touraine. C’est l’endroit idéal pour s’aimer : la mer est bien trop agitée, la montagne est toujours dangereuse, la ville reste le lieu des tentations. La campagne a quelque chose de calmant : on s’y promène. C’est la nature dans sa régularité saisonnière, c’est la tranquillité des rythmes agricoles, c’est la récolte après le travail accompli. Dans le Lys, on pêche, on chasse, on engrange le blé, on gaule les noix, on vendange. Il y a des fleurs partout : « Les amaryllis, le nénuphar, le lys d’eau, les joncs, les phlox décorent les rives de leurs magnifiques tapisseries. » Le roman est rempli de bouquets, « ces symphonies de fleurs ». Qui n’a pas la nostalgie de cette vie-là, une vie que l’on idéalise toujours ? Et quand Félix ira à Paris, le conte prendra fin, la tentation sera la plus forte, mais c’est parce que le roi Louis XVIII l’appellera à son service !

Cette histoire d’amour va durer sept années: je la connais avant les personnages puisque j’ai déjà lu le roman. Il n’y a pas de suspense : je sais qu’ils ne coucheront pas ensemble et que leur histoire finira mal. Madame de Mortsauf mourra sans avoir cédé à celui qu’elle aime, par amour pour ses enfants et par devoir envers un mari qu’elle n’aime pas. Du coup, je ne suis pas pressé d’avancer, je lis à mon rythme. La vitesse tue la lecture. Une page n’est pas une image. Nous avons beau lire vite, un texte ne peut se saisir d’un coup d’œil. Lire prend du temps. La lecture est analyse, l’image est globale. Le mot à mot s’oppose à la synthèse immédiate des images qui défilent. Je lis Le Lys comme on le lisait sans doute il y a deux siècles.

Pérennité de la lecture. Il y a dans les films et les spots publicitaires toujours plus de plans, toujours plus d’images et toujours plus de bruit. Lire contre voir, déchiffrer contre gober, la lecture contre le spectacle.

 Le Lys n’est pas pour moi un page-turner : j’avance sans me précipiter vers la fin, sans survoler les descriptions, sans que mon cerveau n’anticipe les événements. Je dirais presque que je reste en dehors de la mécanique du récit. Du coup, je n’en perds pas une miette. « Page-turner » se traduit par « livre qu’on lit d’une traite », vite, en faisant le moins possible de haltes. J’ai lu le Lys dans la vallée en plusieurs traites. La cure a duré trois semaines, du dimanche 1er novembre au vendredi 27 novembre, en 21 prises de 30 minutes. Au total, dix heures pour lire 260 pages, en Pléiade, soit deux pages environ à la minute. Ce rendez-vous avec Balzac, en fin d’après-midi la plupart du temps, avec un café, quel soulagement ! quel baume !

Les thrillers –et j’aime aussi ce genre- imposent peu à peu leur style à la littérature : pas de temps morts, clore un chapitre sur une question à résoudre, paragraphes brefs, courts dialogues dans une sauce littéraire convenue. Quand les phrases sont longues, elles sont désarticulées et pompeuses. Et il faut commencer généralement par un scène choc, pour hameçonner le lecteur. Ces récits sont déjà à moitié filmés. Il n’y a pas d’acrobaties de montage dans ce roman de Balzac, qui n’a qu’un chapitre, sans coupures, sans blancs, d’une seule coulée.

Et pas d’acrobaties verbales non plus. Pas de phrases d’un mot, ou de deux mots, sauf dans les dialogues. Et pas non plus de phrases qui font cent pages [1] ! Je goûte cette langue consistante, solide, vertébrée. Y a-t-il une seule phrase sans verbe ? Je ne crois pas. Ce sont des phrases qu’on ne peut pas enjamber. Je cite, au hasard de la page 1014 de mon édition : « Une femme est bien belle sous ces menus feuillages tremblants et découpés. », « Le comte me fit admirer la vue de la vallée, qui, de là, présente un aspect tout différent de ceux qu’elle avait déroulés selon les hauteurs où nous avions passé. », « Nous allongeâmes le pas pour aller saluer Mme de Mortsauf, qui laissa tomber tout à coup le livre où lisait Madeleine, et prit sur ses genoux Jacques en proie à une toux convulsive. » Il y a un admirable équilibre de l’expression, une régularité du ton qui m’enchante. Et j’aime cette alternance quasi cardio-vasculaire du passé simple et de l’imparfait.

La phrase solide peut parfois se dilater, s’enfler, et, loin de m’endormir, je dois redoubler d’attention, suivre la syntaxe, ne pas perdre le sujet. Accrochez-vous, mon cher Hervé :  « Les âmes douces et paisibles chez lesquelles la colère est impossible, qui veulent faire régner autour d’elles leur profonde paix intérieure, savent seules combien de force est nécessaire pour ces luttes, quelles abondantes vagues de sang affluent au cœur avant d’entamer le combat, quelle lassitude s’empare de l’être quand après avoir lutté rien n’est obtenu [2]. » Une belle phrase qu’il faut accompagner avec soin ! Balzac est régulier, mais pas ennuyeux. Les nombreux dialogues viennent relever le ton. Moins on s’embrasse, plus on se parle ! Dialogues piquants, dramatiques, badins, exaltés, enfantins, à double sens. Balzac tient la plume de Félix, il lui passe un peu de son métier ! Le long monologue de Félix inclut les voix des autres en écho du passé.

Mon plaisir est dans des détails que j’ai oubliés. Je suis surpris par les petites péripéties qui concourent à une fin que je connais. Avoir une idée et des personnages ne suffit pas pour faire un grand roman : il faut remplir les pages avec des faits précis, petits, « vrais », bien observés ou bien inventés. Il y a les parties de trictrac que M. de Mortsauf inflige à Félix, il y a une journée de vendanges, il y a les tractations avec les métayers, un nouveau poney pour Jacques, les discussions politiques, la vraie maladie du comte hypocondre, la description de la cour quand Félix est à Paris. 

J’ai aussi l’impression de mieux dominer l’ensemble. Ce roman est une histoire d’amour, mais j’y vois aussi l’histoire d’une famille : Madame de Mortsauf est mariée. C’est le devoir conjugal et le devoir maternel qui l’empêchent de céder à Félix. Le mari et les enfants d’Henriette ne semblent guère gêner le héros, qui est libre et a un but précis : « Combien de fois je me dis comme un insensé son refrain : L’aurai-je ? » Bref, un étranger rentre dans une famille et en menace le difficile équilibre. M. et Mme de Mortsauf vivent tranquilles dans leur château, en province. Telle est la façade. Ah !, la façade familiale, que ne cache-t-elle pas ! « Toute la contrée ignore les secrets de Clochegourde, et maintenant vous les savez », dit Mme de Mortsauf à Félix. Ils sont presque ruinés. M. de Mortsauf est un malade imaginaire, avec des crises d’hallucinations, parfois violent, la « démence », dit le texte. Personne ne le sait, sauf sa femme, ses enfants, les domestiques et Félix. C’est un tyran domestique, incapable de gérer ses affaires, lunatique. Sa fille l’appelle « le général ». Mais il est noble, irréprochable[3], loyal, passionnément amoureux de sa femme dont il ne peut se passer mais qu’il torture. Félix joue en fait un sale rôle : il devient l’ami et le confident de l’homme qu’il veut tromper. Il se concilie les enfants, évidemment.

Personne, ni les voisins, ni les domestiques, ni la parentèle, et surtout pas le mari, ne comprend ce qui se passe vraiment entre le jeune homme qui vient si souvent à Clochegourde et la comtesse. C’est un amour caché. Pendant sept ans, Félix et Henriette s’aiment en secret. Personne n’en saura rien. Sauf Madeleine, la fille, que son intuition ne trompera pas. D’ailleurs, il ne se passe rien, il ne s’est rien passé, sauf de longues conversations, des regards, un ou deux frôlements, puisque Mme de Mortsauf ne trompera jamais son mari. Et des lettres. Passion silencieuse.

Pour le dire en termes modernes, Mme de Mortsauf sacrifie sa « vie de femme » à sa « vie de mère ». Je la tiens quitte de sa « vie d’épouse » : M. de Mortsauf, très demandeur (il se plaint à Félix que sa femme ne « veut » pas), n’avait qu’à lui plaire davantage. Ce sont ses enfants qui empêchent Mme de Mortsauf de se donner à Félix : « Sachez-le, Monsieur, mon cœur est comme enivré de maternité. » Tout amour extérieur serait leur voler l’affection due. Tromper leur père, si les enfants l’apprenaient, serait salir l’image qu’ils doivent en avoir. Risquer une séparation, un divorce, serait nuire à leur existence sociale. Balzac a fait de Madeleine et de Jacques des enfants malades, qui ont frôlé la mort, dont un a la tuberculose. Leur mère les maintient en vie par une attention incessante. Félix ne vient qu’après eux. Vie de mère ou vie de femme ? Le Lys dans la vallée décrit le drame d’une femme coincée à mort dans ce dilemme, regrettant sa « vie manquée », se demandant si « la vertu et l’amour maternel ne sont pas des erreurs ». Cet antagonisme existe toujours, auquel s’ajoute l’obligation de carrière. Et il y a des hommes coincés eux aussi entre « vie professionnelle », « vie d’homme » et « vie de père ». La comédie humaine varie peu.

Puisque c’est un « amour platonique » (le mot est dans le texte), c’est un récit sans scènes de sexe. Les scènes de sexe, au livre comme au cinéma, me posent toujours un problème : en position de voyeur, je suis parfois entraîné bien malgré moi dans le mouvement. Je n’ai pas ce sentiment désagréable en lisant Le Lys, où il ne se passe rien. Le désir insatisfait a son charme, il laisse encore la place au désir, au rêve, à l’imagination, au peut-être. « Aimer sans espoir est encore un bonheur. » Dans le cas de Félix, le souvenir de cet amour sans étreintes est merveilleux. Voici ce qu’il en dit : langueurs enchanteresses, suavité divine, saint amour, bonheur plein, douceurs infinies, félicités renaissantes, bonheur tellement infini. L’amour des âmes sans l’amour des corps ! Mme de Mortsauf et Félix s’aiment sans coucher. Elle veut l’aimer comme un fils, comme son troisième enfant : « Enfant, vous serez aimé ! Je résisterai toujours à la force de l’homme. » Le mot pur revient sans cesse : « l’amour le plus pur qui jamais aura brillé sur cette terre ». Cette vision platonicienne et chrétienne de l’amour pose évidemment des questions : pourquoi l’union des âmes serait-elle supérieure à l’union des corps ? pourquoi durerait-elle plus longtemps ? Félix souffre : « Je l’aimais d’un double amour qui décochait  tour à tour les mille flèches du désir, et les perdait au ciel où elles se mouraient dans un azur infranchissable. » Pourquoi « dompter le corps » au lieu de lui céder ? Le lit est-il le tremplin ou le tombeau de l’amour ? Je n’en sais rien, je pense à mon propre passé, Balzac me rend tout songeur.

On sait que les amours chastes ne durent qu’un moment. L’éloignement résout généralement le problème : la distance finit par éteindre ou déplacer le désir. Nous avons tous connu cela. A Paris, Félix a donc une maîtresse, la fougueuse lady Arabelle Dudley. Il aime toujours autant sa Henriette, car l’« amour charnel » ne remplace pas l’ « amour divin ». « Lady Arabelle était la maîtresse du corps. Mme de Mortsauf était l’épouse de l’âme. » Félix a trouvé ailleurs ce qu’elle n’a pas voulu lui donner. Elle l’apprend. Vont-ils rester bons amis ? La passion deviendra-t-elle affection ? Maman laissera-t-elle partir son enfant ? Ce serait une belle fin, optimiste et anesthésiante. Mais Balzac et son héroïne sont des romantiques. Mme de Mortsauf est jalouse puisqu’elle aime, une jalousie de femme et non de mère. La jalousie est physique, c’est une douleur, une brûlure, une torture : le corps tourmenté finit par l’emporter sur l’âme qui décide de s’en séparer. Mme de Mortsauf se laisse mourir. Le lys trahi n’a pas mangé ni bu depuis quarante jours ! Elle est d’autant plus sublime qu’elle aurait pu céder. Dans une ultime lettre que Félix ne doit lire qu’après sa mort, elle écrit : « Ah ! Si dans ces moments où je redoublais de froideur, vous m’eussiez prise dans vos bras, je serais morte de bonheur. » Et ensuite, sans doute, morte de honte.

Mais le drame final a quelque chose d’apaisant, cette mort a quelque chose de satisfaisant, car la flamme ne s’éteint pas. Cette histoire d’amour finit bien car elle n’en finit pas : le lys trahi ne trahit pas. Cette idée d’un amour que la mort d’un des partenaires (suicide, maladie, accident, guerre) laisse en suspens ne manque pas de grandeur et de beauté. C’est l’amour unique, bancal, estropié, mais vivant. Mme de Mortsauf est morte amoureuse et Félix, repentant, vivra dans son souvenir : « Dès ce moment je résolus de ne jamais faire attention à aucune femme si belle, si spirituelle, si aimante qu’elle pût être. » Le roman pourrait s’arrêter sur cette note émouvante, mais à la dernière page, Balzac place une banderille qui sort le narrateur et le lecteur de leur rêve. Je vous laisse la découvrir, Mme de Mortsauf sera vengée.   Il ne fait pas bon vivre avec un fantôme, même le fantôme d’un lys.

Le Lys dans la vallée, qui a d’ailleurs bien des traits autobiographiques, reste à part dans l’inhumaine Comédie humaine. Ça reste un de mes Balzacs préférés. Je vous le conseille, à Noël, cher Hervé, pour vos nerfs.


[1] Le récipiendaire du Goncourt 2015, Mathias Enard, a publié Zone, en 2008, un gros roman, intéressant, un monologue constitué d’une seule phrase. Cinq cents pages sans un seul point…

[2] Mon correcteur automatique indique « phrase très longue » !

[3] J’ai lu gentilhomme d’amour qu’Hervé Bel nous a présenté, il y a quelques semaines (ici). Lecture plaisante, très belle langue, quoiqu’un un peu fardée à mon goût. Ce roman, paru en 1936, exactement un siècle après Le Lys, raconte aussi une histoire d’amour en province, dans le pays d’Ouche, pas si loin de l’Indre, et à la même époque, sous la Restauration. Tainchebraye et Mortsauf ont fait la guerre, aussi courageusement l’un que l’autre. Tainchebraye en revient avide de jouir, M. de Mortsauf en revient usé et brisé, le jeune Vandenesse reste dans l’ombre des glorieux aînés. Ces portraits contraires ne sont pas contradictoires, le monde est divers. Le personnage créé par La Varende, qui va de femme en femme malgré son nez coupé (Imagine-t-on une femme sans nez qui irait de conquête en conquête ?), ce Don Juan  irrésistible, éternel phantasme des écrivains et cinéastes mâles (aujourd’hui encore), me touche moins que le mari qui ne sait pas garder sa femme, et que Félix qui n’a pas su la prendre. En général, nous ressemblons plus aux seconds qu’au premier.

0 Commentaires

 

Aucun commentaire.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Les Ensablés – Le crime de l'omnibus, de Fortuné de Boisgobey

Aujourd’hui, un roman de Fortuné de Boisgobey (1821-1891), Le crime de l’omnibus (1881) ; une curiosité assurément, mais dont la lecture reste un plaisir... peut-être parce que, comme le nom de son auteur, elle évoque un temps suranné. Avec ce texte, c’est tout un monde qui ressuscite, une ambiance qui annonce les enquêtes de Gaston Leroux ou de Maurice Leblanc. Plongeons-nous donc, ensemble dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Par Hervé Bel

17/01/2021, 10:55

ActuaLitté

Les Ensablés – Confession de minuit, de Georges Duhamel, un inconnu au pays des anti-héros

L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous ! 

03/01/2021, 10:07

ActuaLitté

Les Ensablés – Les origines de la Renaissance d'Émile Gebhart (1839-1908)

Elle raisonnait facilement sur la peinture italienne ou flamande, sur le moyen âge ou la renaissance. Le bal de Sceaux est une nouvelle publiée en 1830, dans laquelle Balzac nous donne la peinture admirable d’une époque, nouvelle dont la profonde leçon morale qui frappe Emilie de Fontaine a été méditée par tous ceux qui furent tentés de soumettre l’amour à un calcul social.

20/12/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "La vie d'un simple" d'Emile Guillaumin (1873-1951)

Le prix Renaudot 2020 attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoire du fils nous rappelle que les romans paysans ont souvent recueilli le suffrage des prix littéraires. Récemment, nous évoquions Campagne de Raymonde Vincent récompensée en 1937 par le prix Femina. Cette même année, Jean Rogissart avec son roman Mervale obtenait le Renaudot... Aujourd'hui, nous parlerons de l'admirable Vie d'un simple de Emile Guillaumin qui, par sa facture, fait aussitôt penser à Marie-Claire (Prix Femina 1910) de Marguerite Audoux.

06/12/2020, 00:00

ActuaLitté

Les Ensablés - « L’axel littéraire de Jeanine Garanger » par François Ouellet

Voici un cas inattendu : Jeanine Garanger, née Hagnauer, étudiante en droit et championne de patin artistique qui devait publier deux ou trois choses assez délicates dans les années 1930, avant de disparaître complètement de la scène littéraire.

22/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - À l'ombre de Maurice Genevoix, par Elisabeth Guichard-Roche

Le 6 novembre 2018, le Président de la République était dans la Meuse, aux Eparges, lieu d’une terrible boucherie durant la première guerre mondiale. Recueilli devant la statue de Genevoix, il annonçait son entrée au Panthéon pour le 11 novembre 2020. Il y aura deux panthéonisations : celle du romancier et celle à titre collectif de ceux de quatorze annonçant la Nation combattante.

Depuis 10 années, les Ensablés explorent la littérature du XXème siècle, et il nous est venu l’idée de répertorier les écrivains qui ont connu la Grande Guerre et dont nous avons abordé les œuvres. Cela constitue en quelque sorte notre Monument aux morts, pour ne jamais oublier…

11/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Il nous est arrivé d'être jeunes" de François Bott

Une fois de plus, on en revient à cette collection de poche dirigée par Alice Déon, "La petite Vermillon" qui m'enchante depuis plusieurs années. Indifférente à la mode, La Table Ronde ose rééditer des textes qui ne feront certes pas la une des journaux littéraires de plus en plus conformistes, mais ravissent ceux pour qui la littérature est l'affaire de leur vie.

Aujourd'hui, il me faut parler d'un livre qui m'a ravi "Il nous est arrivé d'être jeune" de François Bott.

01/11/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Captain Cap" d'Alphonse Allais

« Jetons par-dessus bord paperasses et registres, et avec les ronds de cuir de ces incapables, faisons des bouées de sauvetage. »
Tel est l’un des principaux points de la profession de foi d’Albert Caperon, dit Captain Cap, candidat aux élections législatives de 1893. « Anti bureaucrate » et anti européen » il se présente comme un aventurier qui a passé « les trois quarts de sa vie sur mer et les deux tiers de son existence sur les terres vierges. »

18/10/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – Ange-Jacques Gabriel (1698-1782) par le comte de Fels

Le temps des vacances s'approche, ou s'éloigne : souvenez-vous, nous avions passé l’été à travers la Provence, en compagnie de Jean-Louis Vaudoyer. Cette fois, nous n’irons pas si loin, à peine pousserons-nous aux limites du département de la Seine-et-Oise ! Car nous sommes en 1927 et Jean-Louis Vaudoyer m’a demandé d’interviewer le comte de Fels, pour sa biographie d’Ange-Jacques Gabriel [1]. Le moyen de refuser ?

04/10/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - L’incertitude amoureuse de René Laporte (1905-1954)

René Laporte est né à Toulouse dans une famille bourgeoise de magistrats et d’universitaires. Il fait des études de droit, mais lance, à dix-neuf ans, une revue bi-mestrielle, Les Cahiers libres, artistiques et littéraires, puis fonde les éditions du même nom qui, entre 1925 et 1934, publieront environ 150 ouvrages.

20/09/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Chroniques du Lac: “Le vélo” de René Fallet

L’actualité récente a mis le vélo sous les feux de la rampe. La grève des transports de Décembre et Janvier derniers incite des milliers de cyclistes à enfourcher leur bécane pour se rendre au travail, au mépris de la pluie et des frimas hivernaux. Les programmes des candidats aux élections municipales font la part belle au vélo dans les grandes métropoles françaises.

06/09/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Une belle journée" d'Henry Céard (1851-1924)

Avec Henry Céard, nous en aurons fini de parler de ceux que l’on nommait, non sans méchanceté et envie, « la queue » d’Émile Zola, à savoir les écrivains les plus proches du maître naturaliste dans les années 1880, dont deux fort connus (Maupassant et Huysmans), trois autres beaucoup moins (Hennique, Alexis et Céard). C’est Céard que nous abordons aujourd’hui, avec son roman Une belle journée, publié en 1881, un an après la parution du recueil « Soirées de Médan » auquel il avait contribué avec sa nouvelle « La saignée ». Une belle journée qui peut être consulté sur Gallica est un charmant roman, un trésor du naturalisme, un accomplissement en quelque sorte.

23/08/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Mal'Concilio" de Jean-Claude Rogliano, par Denis Gombert

C’est un village corse niché au cœur de la montagne. Un village austère avec son église et ses maisons uniformes toutes en pierres de granit. Il peut y souffler par bourrasque un vent mauvais. Ici les femmes respectent le deuil et sont habillées de noir. On croit autant à la puissance de Dieu qu’aux esprits. Ainsi de Mal’ concilio, l’arbre de la nuit qui se dresse à la sortie du village, près des maisons abandonnées. Cet arbre géant domine le village « cramponné à un versant où rien ne pousse ». Majestueux et effrayant, châtaigner sans âge, il est le seul grand arbre de la province de la Tèvola, région sèche et aride. On dit que le Mal’ concilia est hanté.

09/08/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - “L'homme de choc” de Joseph Peyre (1892-1968)

Joseph Peyré était béarnais. Après des études littéraires où il eut Alain comme professeur de classes préparatoires, il s’essaya au barreau puis à l’administration territoriale. Mais c’est dans le journalisme puis dans l’écriture de romans qu’il trouva sa voie. Ses œuvres sont celles de l’action et de l’énergie allant de l’aventure saharienne à la tauromachie (Sang et Lumières lui valut en 1935 le prix Goncourt et fit l’objet d’une adaptation au cinéma en 1954 avec Daniel Gélin et Zsa Zsa Gabor, dialogues de Michel Audiard) et à la haute montagne (Matterhorn- le nom alémanique du Cervin en 1939).

26/07/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "L'ordre" de Marcel Arland (1899-1986), par François Ouellet

Après plusieurs mois d'absence, nous retrouvons avec une grande joie notre excellent ami et chroniqueur François Ouellet. Qu'il soit remercié pour sa fidélité à notre équipe.

Il y a des écrivains plus profondément ensablés que Marcel Arland. Pourtant, aujourd’hui, Arland n’est pas tellement plus que l’évocation d’un nom. Il survit tant bien que mal par le souvenir de sa collaboration à La Nouvelle Revue française, dont il a pris la direction avec Jean Paulhan au lendemain de la Seconde Guerre. Chez les libraires, on trouvera, avec un peu de chance, un ou deux titres, comme son premier livre, Terres étrangères, un récit de 1923 réédité dans la collection L’Imaginaire en 1996, ce qui commence à dater ; on trouvera plus facilement sa correspondance avec Paulhan, éditée par Jean-Jacques Didier chez Gallimard en 2000.

12/07/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le joug" de Marion Gilbert, roman de la maternité martyrisée

Originaire de Montivilliers, en Seine Maritime, la romancière Marion Gilbert (pseudonyme d’Odette Maurel) a fait paraître une bonne vingtaine de titres entre Du sang sur la falaise (1913) et Les Scandalisés (1950), des romans psychologiques qui ont souvent la Haute-Normandie pour décor. Journaliste, elle a mené des enquêtes pour Le Matin, Le Petit Journal, Illustrations et d’autres. Traductrice avec Madeleine Duvivier, pseudonyme que s’était choisie sa sœur, elle a donné à lire en français Charles Dickens, P. G. Wodehouse et Charlotte Brontë. Féministe, elle prononça une conférence, en 1925, qu’on peut consulter en ligne.

17/11/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Journal de travail (1929-1943)" de Jean Prévost

L'éditeur Emmanuel Bluteau a des auteurs qu'il chérit particulièrement: l'un d'eux est Jean Prévost, écrivain et résistant, mort les armes à la main dans le Vercors en 1944 à l'âge de 43 ans. Après avoir publié "L'affaire Berthet" que nous avons chroniqué, La Thébaïde fait paraître aujourd'hui Le journal de travail (1929-1943) de ce même Jean Prévost avec une préface de Jérôme Garcin (à qui l'on doit un "Pour Jean Prévost", biographie parue en 1994).  "J'ai toujours pensé, écrit ce dernier (...) que Jean Prévost s'apprêtait à donner, après la guerre, son grand roman, son oeuvre majeure." Le destin ne l'a pas voulu. Et on lira donc ce journal de travail, cette "arrière-boutique" de l'écrivain, avec un sentiment mêlé d'admiration et de tristesse pour cette promesse qui s'annonçait déjà et ne fut pas tenue.

03/11/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Jours de colère" (1989) de Sylvie Germain

Sylvie Germain est née en 1954 à Châteauroux. Formée à la philosophie, notamment auprès d’Emmanuel Levinas et de Daniel Charles, elle a été documentaliste puis professeur de français et de philosophie au lycée français de Prague, avant de se consacrer à sa seule activité littéraire. Elle obtient le prix Femina en 1989 pour son roman Jours de colère. Elle n'est pas un ensablée, mais on ne parle pas assez d'elle.

20/10/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – "L’Altana ou la vie vénitienne" (1928) de Henri de Régnier (1864-1936)

Si l’on n’avait pas rêvé d’être heureux, la vie serait sans cruauté. (Marcel Proust)
Avec trois chroniques sous la plume de Hervé Bel, l’une sur Histoires incertaines, l’autre sur son entourage, le Club des longues moustaches, la dernière enfin, sur son fils, Pierre de Régnier qui écrivit Chroniques d’un patachon, Henri de Régnier est l’auteur dont l’univers est le plus relancé parmi les Ensablés, et il en est devenu au fil du temps à la fois le champion et l’emblème. Il y a donc quelque chose d’intimidant à rajouter quelques pages et un quatrième opus à cette œuvre de réhabilitation ; on redoute de déplaire ; on soupçonne que clandestinement, quelque part entre Paris et Venise, se réunit encore ce Club des Longues moustaches, que M.Bulteau (1) a admirablement décrit, redoutable cénacle agissant qui peut faire réussir ou échouer une carrière littéraire !

06/10/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Sao Kéo ou le bonheur immobile" de Pierre Billotey

Écrivain des années 1920, Pierre Billotey meurt à l’âge de 46 ans, en 1932, d’une crise d’urémie. Il enseignait au lycée Arago (place de la Nation, à Paris) et était secrétaire général de l’Association des écrivains combattants (grièvement blessé lors de la Première Guerre, Billotey avait reçu la Médaille militaire).
Sao Kéo ou le bonheur immobile fut publié chez Albin Michel en 1930, deux ans avant la mort de son auteur. Un an plus tôt, Billotey avait parcouru l’Indochine (voir son récit de voyage L’Indochine en zigzags), où le héros de Sao Kéo découvrit le Bonheur. Roman séduisant, bien de son temps, Sao Kéo a été réédité aux éditions Kailash il y a exactement vingt ans, attirant momentanément l’attention sur un auteur qui est depuis, et assez injustement, retourné dans l’oubli.

22/09/2019, 09:00

Autres articles de la rubrique Livres

ActuaLitté

Ce qui reste des hommes : Vénus Khoury-Ghata, le “cadeau post-mortem”

AVANT-PARUTION – “Ce roman a surgi dans ma tête un 1er novembre, boulevard Edgar-Quinet, alors que je sortais d’un magasin de pompes funèbres où je me suis offert un cadeau post-mortem : une concession dans le cimetière le plus proche de ma maison, pour continuer à avoir vue sur mon jardinet”, écrit la romancière. Diane la tragique et son amie Hélène, la croqueuse d'hommes, délicieuses, bouleversantes et merveilleusement inspirantes.

22/01/2021, 12:22

ActuaLitté

Jean Graton, le créateur de Michel Vaillant, est décédé

L'auteur de bandes dessinées Jean Graton « s’est éteint paisiblement à Bruxelles à l’âge de 97 ans, entouré des siens », indique un communiqué des éditions Dupuis. Passionné par le dessin et les courses automobiles, il réunira ses deux passions en créant Michel Vaillant, héros apparu dès 1957 dans les pages de la revue Tintin.

21/01/2021, 16:14

ActuaLitté

Le plan cadastral français de 1807 à nos jours, Idir Tas

Ce livre suit l’évolution du plan cadastral du 19e au 21e siècle. En s’appuyant sur des exemples concrets, il retrace avec des mots simples les lignes de force de cette évolution afin de faciliter le cheminement du lecteur dans un univers aussi varié que complexe.

21/01/2021, 13:02

ActuaLitté

Les histoires d'Adèle - d'ici et d ailleurs, Moiroux Christine S

« Adèle c’est une rencontre, une fin d’après-midi, sur une plage du Pacifique, au Mexique, quand… d’un bord à l'autre de la terre, au ras du ciel, le jour et la nuit se faisaient face. »

21/01/2021, 12:40

ActuaLitté

Jeu de morts, Louis Chavant

Enfin un polar sur les mystères de la Ville Rose ! Félix Cheval, universitaire réputé, est né et vit à Toulouse avec son épouse Marguerite dans une vieille bâtisse, construite au milieu du 19e siècle dans le centre historique de la ville. Lors de travaux de rénovation entrepris en 2006, ils découvrent dans la cave les restes d’un squelette et des bijoux en or. Intrigué par cette macabre découverte et ce petit trésor, Félix décide de mener son enquête. 

21/01/2021, 12:34

ActuaLitté

Escapade littéraire en 4 livres, direction la Normandie...

Pour promouvoir une région, les offices de tourisme s’appuient sur des paysages, des lieux iconiques ou des activités propres au territoire. Peut-être lassé de ces stratégies classiques, Normandie Tourisme propose un voyage littéraire. Quatre livres se déroulant dans la région ont été retenus par l’organisme, idéal pour le lecteur en manque d’esprit normand. 

 

21/01/2021, 11:43

ActuaLitté

En pleine mer, Corto Maltese dresse la table

AVANT-PARUTION – Le marin né de la gitane de Gibraltar et d’un marin de Cornouailles garderait-il son irrésistible charme, avec un tablier de cuisine. Voilà le genre d’accessoire que l’on n’imagine pas à bord d’un navire piloté par le capitaine Corto Maltese. Pourtant, Corto aime manger, boire aussi, à l’occasion (de grands Bordeaux, mais pas que). Et si l’on se souvient difficilement d’avoir vu le marin cuisiner, les recettes ne manquent pourtant pas.

20/01/2021, 17:02

ActuaLitté

Disparition de l'historien suisse Marc Vuilleumier 

« Notre ami l’historien Marc Vuilleumier n’est plus. Nous avons appris avec une immense tristesse qu’il est décédé le 15 janvier 2021 dans sa 91e année », indique l’éditeur Jean Richard, des Editions d’en bas, à ActuaLitté. Dans un message commun, la maison d'édition, ainsi que L’Association pour l’Étude du Mouvement ouvrier et le Collège du Travail lui rendent hommage. Leur message est reproduit dans son intégralité.

20/01/2021, 15:54

ActuaLitté

La révérence de l’éléphant : Laura Trompette, mourir, la belle affaire...

AVANT-PARUTION « Tout le monde devrait mourir ainsi. Entourée d’amour, sous un ciel clément, dans un jardin, avec un petit singe qui traîne pas loin. Mourir au cœur de la vie, avec délicatesse. Éteindre la douleur au moment opportun. Avoir le choix, le contrôle de l’interrupteur. » 

20/01/2021, 15:51

ActuaLitté

Louis XIV, Roi du monde ... Vraiment?

BIOGRAPHIE HISTORIQUE - L’inquiétude était proche à la lecture de la citation du Times : « Aucun biographe de Louis XIV n’avait réussi à nous offrir un portrait de lui en tant qu’homme et en tant que monarque. » Et, de fait, il est difficile de partager entièrement ce point de vue tant les biographes qui ont cherché l’homme sous le roi ont été nombreux : François Bluche, Lucien Bely, Mathieu Da Vinha, Olivier Chaline, Max Gallo, Jean-Christophe Petitfils, Joël Cornette, pour ne citer, sans ordre aucun, que ceux qui me viennent à l’esprit. 

20/01/2021, 15:09

ActuaLitté

L’énigmatique Melancolia de Mircea Cărtărescu

RECITS ETRANGERS - Qui pourrait dire avec précision s’il s’agit d’un ensemble rare de paraboles mystérieuses, de trois contes troublants ou de quelques pages hallucinatoires, échappées d’un plus vaste récit initiatique ? Si l’on se pose une telle question, si rhétorique soit-elle, c’est que ce texte renvoie d’emblée à l’univers et au style si particuliers de Mircea Cărtărescu, pressenti plusieurs fois pour le prix Nobel. L’écrivain roumain avait embrasé récemment le monde littéraire - critiques et lecteurs - lors de la publication chez Noir sur Blanc de son roman-monde, Solénoïde, traduit par Laure Hinckel et longuement ovationné en 2019. 

20/01/2021, 14:46

ActuaLitté

La petit fille de Monsieur Linh : La terre d’ici et celle de là-bas sont les mêmes

ROMAN FRANCOPHONE - Depuis le bateau, Monsieur Linh a regardé indéfiniment disparaître à l'horizon la terre de son pays où tout a été détruit et où il a dû abandonner tout ce qui faisait son univers, y compris les lieux où ses aïeux reposent. Sa terre, lui, il n'y reposera pas comme sa femme. Ni comme son fils et la femme de celui-ci qui avaient, eux, été terrassés en plein champ par une bombe. Qui avait fait un énorme cratère et beaucoup de dégâts.

20/01/2021, 13:57

ActuaLitté

Massacre à la tronçonneuse : « Aux Arbres, Citoyens » !!!

ÉCOLOGIE - ESSAI - À l'initiative de l'Association France-Canopée-Forêts-Vivantes, diverses pétitions ont dernièrement vu le jour pour tenter de sensibiliser d'une part nos élus, d'autre part nos concitoyens sur les dangers et lacunes des politiques qui, depuis des années affaiblissent notre patrimoine forestier collectif ou privé.

20/01/2021, 13:45

ActuaLitté

Les saisons de Maurice Pons : En dehors, étranger, toujours

ANTICIPATION - « C'est [Louana] qui l'aperçut la première (…) à travers le cul de [sa] mère » a même prétendu la dite Louana qui n'avait pas toujours, loin de là un vocabulaire très châtié ! Mais c'était pourtant bien la vérité !

20/01/2021, 13:30

ActuaLitté

Dirigé par Thierry Groensteen, avec Lewis Trondheim : Le Bouquin de la bande dessinée

Publié en coédition avec la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, Le Bouquin de la bande dessinée, dirigé par Thierry Groensteen et illustré par Lewis Trondheim, se présente comme un dictionnaire esthétique et thématique, aux éditions Bouquins/Robert Laffont.

20/01/2021, 10:58

ActuaLitté

De Raymond Queneau à la Pataphysique, Jean-Michel Pochet est décédé

Sans doute le nom de Jean-Michel Pochet n’est-il guère connu du grand public, son activité littéraire étant restée volontairement discrète, indétachable des relations d’amitié. Né en 1938, docteur en droit et licencié en sciences économiques, il fait carrière dans le secteur privé avant de se tourner vers le parti écologiste et de promouvoir le cyclisme urbain — qu’il pratique assidûment, notamment comme guide culturel. 

19/01/2021, 16:15

ActuaLitté

Wittgenstein à sa famille : une vie de philosophe, mécompris

Ludwig Wittgenstein, l’un des plus grands philosophes du XXe siècle, était le dernier des 9 enfants de l’une des familles les plus riches de la Mitteleuropa, qui régnait au centre de la vie culturelle de Vienne. Les éditions Flammarion s'apprêtent à faire paraître des lettres qu'il adressa à ses proches, à sa famille. Conflictuelle famille – pour ne pas dire dysfonctionnelle...

19/01/2021, 14:36

ActuaLitté

En résidence, Fabrice Erre dessine l'histoire de 6 Pieds sous terre

En résidence à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, l'auteur Fabrice Erre a décidé de retracer l'histoire de la maison d'édition 6 Pieds sous terre, fondée en 1991 à Montpellier par Jean-Philippe Garçon, Jean-Christophe Lopez et Jérôme Sié. Une exposition viendra rappeler et actualiser le travail fait pour l’ouvrage collectif L’Animal a vingt ans, en 2011.

19/01/2021, 11:08

ActuaLitté

Mitsumasa Anno, auteur-illustrateur japonais, décédé ce 24 décembre

Mitsumasa Anno avait 94 ans. Né à Tsuwano, en 1926, première année de l’ère Shōwa, il passe son enfance dans l’auberge de ses parents. Aucun livre à la maison, mais des illustrés (Tarzan, Superman) dont le petit garçon reproduit les illustrations.

18/01/2021, 17:06

ActuaLitté

Une imprimante rêve-t-elle d'exorcisme et de mariage longue distance ?

ROMAN FRANCOPHONE – « Prends, lis. » Traditionnellement impénétrables, les voies du Seigneur n’en prêtent pas moins le flanc à quelques farces bien senties. Parce que les soties médiévales occupent plus que leur place dans le Plan Divin, Daniel Fattore en a délivré une du Mal, imprimée non sans peine en noir et blanc. Il s’agit d’un évêché (nous n’écrirons pas éméché) en proie à une récalcitrante machine à reproduction informatique de documents. Une imprimante.

18/01/2021, 09:20

ActuaLitté

Décès de Jean-Pierre Thuillat, poète, historien et éditeur

Le poète, éditeur et historien Jean-Pierre Thuillat est décédé à son domicile de Glandon (Haute-Vienne) samedi 16 janvier 2021, indique son fils Olivier Thuillat à ActuaLitté. Né le 15 avril 1943 sur les confins du Limousin et du Périgord Vert, il était professeur honoraire, chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques, titulaire du D.E.A. de Civilisation médiévale de Poitiers. 

17/01/2021, 14:43

ActuaLitté

Baiser ou faire des films : en 90, à New York avec Chris Kraus

AVANT-PARUTION – Étudiant berlinois, Jonas Rosen cherche dans le New York des années 1990 l’inspiration au film qui lui servira de projet d’études. Là, dans un quartier malfamé où résonnent encore les pas de Kerouac et Ginsberg, Jonas fait des rencontres.

16/01/2021, 12:31

ActuaLitté

Métaphysiques : Le sens commun au défi du réel, pour Jean-Marc Ferry

AVANT-PARUTION – Les questions de la sagesse populaire mettent régulièrement en échec le rationalisme scientifique. Pour le grand philosophe Jean-Marc Ferry, il est temps de revoir tous nos cadres de pensée, de casser nos grammaires de compréhension. Un fantastique voyage pour bousculer les limites du réel. 

16/01/2021, 12:14

ActuaLitté

Spinoza, une vie : la biographie la plus complète, édition révisée de Steven Nadler

La biographie de Spinoza par Steven Nadler est exemplaire. Essentielle pour la compréhension des œuvres, elle donne vie à cet homme exceptionnel et nous plonge dans le Siècle d’or des Pays-Bas, au cœur d’Amsterdam, véritable et unique creuset de libertés. Voicir, traduit par Jean-François Sené et Olivier Bosseau, une nouvelle édition, revue et augmentée de l’œuvre certainement la plus complète et la plus documentée jamais publiée à ce jour. 

15/01/2021, 13:25

ActuaLitté

Marc Levy présente Le Crépuscule des fauves, suite de son roman d'espionnage

Avec Le Crépuscule des fauves, Marc Levy va vite : ce tome 2 sortira le 2 mars, prolongeant les aventures du Groupe 9 entamées dans C’est arrivé la nuit. Le premier volume de son techno-thriller marquait une certaine rupture avec l’écriture qu’on lui connaît (ou attribue). Avec ce 22e roman, il n’a qu’une observation : « La réalité a amplement dépassé la fiction. »

15/01/2021, 09:28

ActuaLitté

Pas de Panthéon pour Rimbaud, selon Emmanuel Macron : reste Verlaine

Septembre 2020 : le deuxième confinement n’a pas encore avancé ses semelles de vent, mais un groupe d’intellectuels parisiens estime qu’une injustice doit être réparée. L’absence du binôme, pour ne pas dire le couple, Verlaine-Rimbaud, nécessite l’intervention du chef de l’État. Emmanuel Macron vient de répondre : pas de Panthéon pour Arthur, conformément à la volonté exprimée de la famille.

14/01/2021, 17:19

ActuaLitté

Lunch box : vous prendrez bien un drame pour le déjeuner

ROMAN FRANCOPHONE – Véritable institution américaine, ayant accompagné des générations d’enfants par millions, la lunch-box est au déjeuner, ce que les frites sont au hamburger, un accompagnement indissociable. Emilie de Turckheim nous emporte loin, dans des Etats-Unis rêvés, au coeur d'une ville de fiction : les familles y vivent heureuses, entre détente et école. Et toujours, ces journées rythmées par l'apparition de la lunch-box...

14/01/2021, 08:55

ActuaLitté

Le détour : la folle puissance de Luce d'Eramo

ROMAN ETRANGER - Le détour de Luce d'Eramo fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021 dont ActuaLitté est partenaire. Un destin unique et bouleversant d’une puissance rare. 

13/01/2021, 15:33

ActuaLitté

Penser comme un iceberg : faire alliance avec la planète-mère 

ESSAI - Un iceberg ? Penser comme un iceberg !!! Quelle vue de l'esprit ! Qu'est-ce qui a piqué Olivier Remaud ? Serait-il revenu profondément marqué de son voyage, raconté dans son magnifique livre Errances, dans les traces de Vitus Bering ? Marqué à jamais par le froid ?!

13/01/2021, 15:32

ActuaLitté

Vue mer : radiographie d'un terrain miné

ROMAN FRANCOPHONE - Malgré les promesses d’horizon qu’offrent ces simples mots accolés, Vue mer n’est que le banal nom d’un dossier de restructuration de l’entreprise Bouké-Parteneure dont le sort se jouera au cinquième étage d’une tour d’affaires, dans le décor limité d’un open space. La nouvelle, telle une grenade dégoupillée, va être balancée au personnel. Mais, en ce lundi maussade, Stefan, le codirigeant, reste cloué au siège de sa voiture, sa main refusant d’actionner le démarreur. 

13/01/2021, 15:31

ActuaLitté

Entre toutes les femmes : fracassantes et intimes

TEMOIGNAGES - Dans le préambule de son excellent dernier livre, Marlène Schiappa rappelle qu’elle a toujours aimé aller à la rencontre des femmes, qu’elle aime fédérer, aider, soutenir, promouvoir et unir, et je peux personnellement en témoigner ! Elle raconte ici des rencontres marquantes avec quelques-unes d’entre nous, qui tentent de faire changer les mentalités dans la société française et internationale, et dont le seul leitmotiv semble être d’améliorer la condition féminine. Marlène Schiappa leur rend justice et hommage dans un livre très altruiste et généreux.

13/01/2021, 15:05

ActuaLitté

Dans la gueule de l’ours : roman noir sauvage 

ROMAN ETRANGER - Aux États-Unis, pour peu que vous soyez un défenseur des animaux et que vous ayez du fric, vous pouvez vous acheter une montagne et interdire à tous les bouseux du coin de venir déverser leur surplus de testostérone sur vos terres. Bien sûr, et malgré un respect sacré de la propriété privée, il faut quand même y mettre un peu de barbelés autour et un gardien, au milieu, pour faire joli… 

13/01/2021, 10:24

ActuaLitté

Diane Meur, Sous le ciel des hommes : Choisir de ne pas subir

ROMAN FRANCOPHONE - Qui connaît le grand-duché d’Eponne ? Ni vous, ni moi, mais il rappelle furieusement nos petits paradis fiscaux européens. Bien lové dans ses montagnes et ses traditions, le grand-duché respire la prospérité. Mais si les premières pages du roman plantent un décor (presque) d’opérette, la suite du récit ne laisse aucun doute, nous sommes bien dans le monde d’aujourd’hui !

13/01/2021, 10:23

ActuaLitté

Atchoum ! Aventures piquantes, drôles, entraînantes, à petites touches

MANGA - Atchoum ! est une anthologie compilant 8 histoires courtes du grand maître du récit Naoki Urasawa.  Des aventures que lui seul saurait rendre aussi intrigantes et variées en si peu de pages, de l’humour, et des récits autobiographiques sur le monde de la musique, basés sur les voyages de l’auteur aux États-Unis.

13/01/2021, 09:03

ActuaLitté

Le Loup dans la bergerie, de Fabio M. Mitchelli : Le monstre de Caussols

AVANT-PARUTION – À mille mètres d’altitude au-dessus de Grasse s’étend le plateau de Caussols, lunaire et envoûtant. En son coeur : la bergerie de Jean-Michel Auban, accusé de cannibalisme et désormais sous les verrous. La première fois qu’il s’y rend, Samuel Steiner, qui est pourtant un commandant de police aguerri, est saisi de vertige. Mais « Il est des bergeries dans lesquelles même le loup n’ose pas entrer... »

12/01/2021, 16:51

ActuaLitté

Thémistocle, d'Olivier Delorme : politique, amour et guerre à Athènes

AVANT-PARUTION – Il y a 2500 ans, dans une Athènes où la démocratie, encore en devenir, est contestée par ceux qui ont tout, mais n’ont pourtant jamais assez, un homme contribue à l’enraciner tout en devenant l’âme de la Résistance à l’invasion perse. Il s’appelle Thémistocle. 

12/01/2021, 14:51