#Droit / Justice

Les Ensablés - "Yossel Rakover s'adresse à Dieu" (1946) de Zvi Kolitz

Chers amis lecteurs des Ensablés. Aujourd'hui, nous avons le plaisir et l'honneur d'accueillir dans nos pages Armel Job, écrivain belge renommé, auteur d'une vingtaine de romans dont le roman Les fausses innocences (Prix Giono) que nous avons particulièrement aimé. Depuis septembre 2018, il est membre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique.

Le 02/12/2018 à 09:00 par Les ensablés

0 Réactions |

Publié le :

02/12/2018 à 09:00

Les ensablés

linkedin mail print
ActuaLitté

Qu'il soit remercié pour nous avoir confié ce texte qui vaut pour nous reconnaissance pour le travail que nous effectuons depuis neuf ans. Hervé Bel

En 1946 parut dans la Yiddische Zeitung, une obscure revue de Buenos Aires, un texte intitulé « Yossel Rakover s’adresse à Dieu ». Une brève introduction indiquait au lecteur qu’il allait lire un document rédigé une heure avant sa mort par un combattant juif du ghetto de Varsovie en 1943. Sûr de perdre la vie avec les derniers insurgés, Yossel Rakover avait griffonné un ultime message et l’avait dissimulé dans une bouteille. Toute la famille de Yossel, tous ses amis avaient été exterminés par les nazis. Avant de disparaître à son tour, il voulait s’adresser à Dieu.

Par Armel Job

Ce texte d’une virulence extraordinaire se répandit dans les milieux juifs comme une traînée de poudre. Il fut traduit, adapté, remanié, commenté.  Les versions se multiplièrent rapidement. Au passage, on ajoutait, on retranchait. Une éminente femme de lettres allemande transplantée en Israël résolut d’en établir une version universelle – allemande -  au prix d’une refonte totale. Elle se flattait de donner au texte sa forme définitive, débarrassée du caractère baroque de l’original. La plupart des propagateurs  étaient persuadés que Yossel Rakover avait bel et bien existé, qu’on était en présence d’un témoignage exceptionnel. Quant à ceux qui y voyaient une œuvre de fiction, ils se perdaient en conjectures. Un savant philologue de Chicago démontra philologiquement que l’ouvrage avait été écrit en anglais et à New York, nulle part ailleurs, que le prétendu original en yiddish n’était qu’une traduction maladroite.

Loin de ces querelles d’érudits, le texte, cependant,  ne cessait de se répandre sous toutes ses formes dans le monde juif. On en faisait des lectures publiques qui arrachaient des larmes aux auditeurs. En peu de temps, Yossel Rakover passa pour un prophète et l’on alla jusqu’à se demander si cette protestation de la rude étoffe du Livre de Job n’aurait pas dû s’adjoindre aux textes bibliques. Dès 1955, Emmanuel Levinas en fit un commentaire élogieux et n’hésita pas à le référer aux Psaumes.

Aussi, lorsqu’un certain Zvi Kolitz prétendit rappeler qu’il était l’auteur de « Yossel Rakover s’adresse à Dieu », que ledit Yossel était sorti  tout droit de son imagination, personne ne voulut le croire. Kolitz, un juif lithuanien,  était un aventurier touche-à-tout, cinéaste à ses heures, auteur de quelques écrits sans grand relief. Il fut traité d’imposteur et, jusqu’à sa mort en 2002,  il eut toutes les peines du monde à faire admettre la vérité pourtant incontestable de sa paternité.

Le déni de paternité signale souvent une très grande œuvre. En présence des créations de génie, les lecteurs, dirait-on,  restent interdits. Ils rechignent à leur reconnaître un auteur. C’est trop pour un simple individu. Homère, Shakespeare, Cholokhov, on le sait, ont connu ce sort. L’antiquité de l’œuvre, son ampleur, évidemment, renforcent les soupçons. Mais, à ma connaissance, il n’y a aucun texte aussi bref que « Yossel Rakover s’adresse à Dieu » - quelques dizaines de pages – dont on ait contesté si radicalement la paternité à son auteur de son vivant.  Ce qui était objecté à Kolitz, ce n’était ni la complexité ni la perfection de son œuvre, c’était qu’il s’agisse d’une œuvre de fiction. Personne, clamaient ses détracteurs, personne n’aurait pu inventer ce récit. Seul, un homme dans les décombres de Varsovie, à l’instant de sa mort, au comble de la souffrance avait pu écrire ces lignes de feu.

Car le texte de Yossel Rakover est plus qu’un texte, c’est un cri de douleur, c’est un réquisitoire contre le plus formidable des adversaires : Dieu lui-même. Au nom de tous les juifs exterminés, Yossel se dresse devant son Dieu. Dieu qui n’a pas bougé le petit doigt, Dieu qui ne voit rien, dirait-on.

« Il n’a rien vu parce qu’Il n’existe pas, pas besoin d’autre explication  », souffleront beaucoup d’entre nous à l’oreille de Yossel. Yossel nous laisse à notre logique au rabais. Lui non seulement continue  à croire en Dieu – il Lui demande même, vu les circonstances, de pardonner à ceux qui ont perdu la foi -, mais il Lui renouvelle son amour indéfectible. Ce Dieu qu’il aime « a voilé Sa face ». Pourquoi ?

Yossel ne réclame pas d’explication, mais il met Dieu en garde. « J’ai encore autre chose à Te dire : ne bande pas trop l’arc ! Car la corde pourrait casser… Et je t’avertis pour la grandeur de Ton nom : cesse de couronner Ta grandeur en tolérant le supplice des innocents ! » Ce n’est pas avec l’humilité du serviteur qu’il s’exprime, mais avec l’assurance et la franchise de qui est devenu le créditeur de Dieu. Et, dans un dernier souffle, campé face à Lui, il Lui adresse cette menace ahurissante : quoi qu’Il fasse, il L’aimera malgré Lui. Oui, malgré Lui. «  Je T’aimerai toujours, toujours – envers et contre Toi ! »

Si j’admire tellement ce texte qui risque de paraître absurde ou impie, c’est qu’il découvre jusqu’à l’os la pensée de l’homme religieux. Comme vous et moi, l’homme religieux sait ce que sont les obstacles à la foi en Dieu. Comme vous et moi, il se cogne au mur du mal. En dépit des sourires narquois des esprits forts, l’homme religieux n’est pas idiot.  Mais, ainsi que l’affirme avec une totale franchise Yossel Rakover, la foi n’est pas une opinion. La foi est un acte de la volonté. Existe-t-il d’ailleurs une opinion – fût-ce l’athéisme - qui ne soit pas aussi un acte de la volonté ?  Laissons cette question à la phénoménologie, à la psychanalyse et autres spécialistes du Cogito,  demandons-nous  plutôt pourquoi Yossel Rakover prétend croire en Dieu et L’aimer malgré Lui. La réponse tient dans ce bref aveu : « J’aime Dieu. Mais j’aime encore davantage Sa Torah. »

La Torah, c’est la loi de Dieu qui gravite tout entière autour de l’amour du prochain, la loi que piétinent les nazis et les hommes méchants en tout temps, à toute époque. Au plus fort de l’injustice, Yossel ne veut pas se ranger au nombre des criminels. Il reste fidèle à la Torah de son Dieu, celle que les prophètes ont dégagée de la barbarie avec tant de peine. Et si le risque existe que Dieu passe pour un obstacle à sa Torah, il faut se dresser. « Car si Tu n’es pas mon Dieu, de qui es-Tu donc le Dieu ?  Celui des assassins ? » Il faut sommer Dieu de rester le Dieu de la Torah, il faut se battre comme Jacob dans la Genèse qui lutta avec Lui une nuit entière au gué de Yabboq. De ce combat terrible, Jacob se retira invaincu mais boiteux.

On ne s’empoigne pas impunément avec Dieu. Dieu n’est pas fait pour les culs-bénits. Au temps de Yossel, Il suscita dans son peuple d’autres challengers magnifiques comme Etty Hillesum[ii],  Simone Weil[iii], Hans Jonas[iv]. Aucun cependant ne ramassa en quelques pages, avec une telle force maladroite mais confondante, cette injonction adressée à Dieu de bien vouloir être Dieu. Zvi Kolitz est un des seuls écrivains de notre époque qui ait réussi à faire plus que de la littérature. Beaucoup ont écrit de sacrés textes : Kolitz a écrit  un texte sacré.

Armel Job Novembre 2018

Zvi Kolitz, trad. allemand Léa Marcou  - Yossel Rakover s’adresse à Dieu - Calmann Levy - version numérique 9782702151464 - 8,49 € (seule version disponible)

[i] KOLITZ Zvi, Yossel Rakover s’adresse à Dieu, Calmann-Lévy, 1998. Le texte figure également dans le roman de Bernard DAN, Le livre de Joseph, Éditions de l’aube, 2014

[ii] HILLESUM Etty, Une vie bouleversée, Seuil, 1985. Etty était une jeune Hollandaise juive qui aurait pu sans doute se soustraire à la déportation. Elle resta volontairement au camp de Westerbork  et mourut à Auschwitz en 1943. Son journal et ses lettres montrent comment cette jeune femme moderne, sensuelle, découvre peu à peu  en elle-même une source vitale contre laquelle la violence du mal qui se déchaîne alors ne peut rien. Dans son combat avec Etty, ce Dieu caché a tout perdu de la puissance extérieure du Dieu biblique. Mais il est une force intérieure incommensurable. C’est à nous que ce Dieu fragile est confié, c’est de nous qu’il dépend qu’Il ne meure pas. Dans l’un des passages les plus cités de son journal, on lit ceci :  «  Je vais t'aider mon Dieu, à ne pas t'éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d'avance. Une chose cependant m'apparaît de plus en plus claire : ce n'est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t'aider - et ce faisant nous aider nous-mêmes. »

[iii]  RANCE Christiane,  Simone Weil, le courage de l’impossible, Seuil, 2009.  Les œuvres de Simone Weil sont bien connues, je signale simplement cet essai de Christiane Rancé où le parcours spirituel de la philosophe est remarquablement décrit. Simone Weil fut certainement l’une des intelligences les plus brillantes de son temps. Cependant, elle ne se résolut jamais à être un philosophe de salon. Elle travailla en usine, elle fut ouvrière agricole, elle refusa tout confort et même toute alimentation normale pendant la guerre par solidarité avec ceux qui souffraient.  C’est aussi par fidélité à son origine juive sans doute qu’elle ne se convertit pas au christianisme. Du Dieu biblique, elle rejetait la puissance. C’est dans la figure du Christ souffrant et abandonné de tous  qu’elle reconnaissait le vrai visage de Dieu.

[iv] JONAS Hans, Le concept de Dieu après Auschwitz, Rivages, 1994. Hans Jonas est surtout connu comme le penseur du Principe responsabilité. Dans le petit ouvrage que je cite, il s’attelle en philosophe athée à un travail de théologien. Comment comprendre que Dieu ait permis Auschwitz ? Il faut modifier le concept de Dieu et abandonner l’idée traditionnelle de la toute-puissance de Dieu. Selon Jonas, il faut admettre que Dieu a abandonné sa puissance lorsqu’il a créé le monde, en sorte que le monde puisse se définir lui-même. Le bien et le mal sont donc la responsabilité de l’homme. On peut noter que cette conception rejoint la notion rabbinique du « tsimtsum », c’est-à-dire le retrait, la contraction que Dieu s’impose à Lui-même dans sa capacité à occuper la totalité de l’être, afin de créer une place au monde et à l’homme.

Zvi Kolitz Calmann-Lévy
Yossel Rakover s'adresse à Dieu
09/09/1998 116 pages 15,50 €
Scannez le code barre 9782702151464
9782702129050
© Notice établie par ORB
plus d'informations

Commenter cet article

 

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Les Ensablés - Ma vie entre les lignes d'Antoine Blondin

Les vacances sont là, et pour ceux qui aiment ou ne connaissent pas Antoine Blondin (il aurait cent ans cette année...), l'occasion rêvée de (re) découvrir ses chroniques publiées entre 1943 et le début des années 80. Les éditions de La Table Ronde ont eu la bonne idée de les rééditer dans sa collection "La petite Vermillon. Pour un prix modique (11,2 euros), un plaisir assuré, à goûter sous les tilleuls en buvant un petit blanc sec, bien glacé, à la santé de ce cher Blondin pour qui la littérature était exigence mais aussi amitié. Hervé BEL

07/08/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - L'Abbaye d'Evolayne de Paule Régnier (1888-1950)

Je ne sais plus où et quand je suis tombé sur ce livre L’abbaye d’Evolayne de Paule Régnier (Grand prix de l’Académie Française 1933), avec sa couverture jaune défraichie des éditions Plon. Longtemps, je l’ai gardé dans mes réserves : j'avais d’autres priorité de lectures. Il y a peu, fouillant ma bibliothèque, je l’ai redécouvert, l’ayant totalement oublié. Allons, il fallait quand même me renseigner sur cette Paule Régnier ! Le destin tragique de cet auteur, il faut bien le dire, m’a conduit à lire enfin son roman. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, j’en conviens, il peut paraître dépassé, appartenir à un autre monde (mais n’est-ce pas après tout un motif de le parcourir ?), mais il palpite dans ce texte quelque chose de bouleversant et de prenant. Par Hervé BEL

24/07/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Les Javanais de Jean Malaquais (1908-1998)

Dans ces temps de résurgence de nationalismes, chauvinismes et prurits identitaires, la littérature nous offre heureusement quelques pépites à leur encontre… Figure en bonne place parmi ces romans salutaires une œuvre qui obtint un franc succès juste avant le deuxième guerre mondiale : refusé par Gallimard, publié par Denoël, le roman «Les Javanais» fut couronné du prix Renaudot en 1939 et traduit en plusieurs langues. Par Marie Coat

03/07/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés : Echec au temps de Marcel Thiry (1897-1977)

Sur la plaine de la bataille de Waterloo, une aigle impériale trône au sommet de la butte monumentale. Le 18 juin 1815, c’est Napoléon qui a remporté cette victoire décisive. Plus d’un siècle après les faits, le descendant d’un capitaine anglais est résolu à corriger l’erreur de son ancêtre, qui avait donné de mauvaises informations à Wellington et précipité la défaite des Alliés. L’invention d’une machine à remonter le temps lui permet de tenter une modification avec ses amis, mais à quel prix et pour quelles conséquences historiques et humaines ? Par Louis Morès

19/06/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Suzanne Chantal et Le roman de Lisbonne, 1940

Spécialiste du Portugal où elle a vécu une bonne partie de sa vie, Suzanne Chantal (1908-1994) a notamment publié une Histoire du Portugal (Hachette, 1965), que précédait La vie quotidienne au Portugal après le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 (Hachette, 1962). Vers la fin de sa vie, elle publiera un roman historique (Ervamoïra, éd. Olivier Orban, 1982), qui raconte, autour de l’évolution d’une famille sur six générations, l’histoire du vin de Porto, avec ses luttes, ses négociants, ses propriétaires, etc. Par François Ouellet

05/06/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Fil d'or, de Susy Solidor (1900-1983)

Suzy avait de grandes jambes. Longues et musclées, assez affolantes. Et un nez fort, signe de caractère. Une blondeur pâle, des yeux délavés par la mer, une frange au carré, du talent et de l’énergie à revendre. Introduite dans les milieux parisiens par Yvonne de Bremond d’Ars, célèbre antiquaire, Suzy va vite mettre Paris à ses pieds. Symbole de la « garçonne » des années folles, Suzy Solidor s’illustra comme actrice et comme chanteuse dans les années 30 et 40.  Mais peu le savent, la grande Suzy fut aussi romancière. Par Denis Gombert

22/05/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Les saints vont en enfer, de Gilbert Cesbron

Ses romans ont connu de grands succès de librairie, vendus à plusieurs reprises à plus de 1 million d’exemplaires, et même largement au-delà (Chiens Perdus sans Collier, porté au cinéma avec Jean Gabin dans le rôle principal frôla les 4 millions d’exemplaires). Gilbert Cesbron (1911-1979) a donc été un écrivain célèbre dans la deuxième moitié du XX siècle ; il est aujourd’hui inconnu des moins de cinquante ans, un cas exemplaire d’ensablé et peut être d’enterré. Par Henri-Jean Coudy

08/05/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Direction Etoile (1937) de Francis de Miomandre

Les éditions de l’Arbre Vengeur nous ont donné une réédition de Direction Etoile, de Francis de Miomandre (1880-1959). Bernard Quiriny, par ailleurs biographe de Henri de Régnier, auteur cher aux Ensablés , signe une préface pleine d’humour ; les dessins de Regis Lejonc accompagnent merveilleusement le lecteur dans ce conte désenchanté. Puisse cette réédition rendre de nombreux lecteurs au sixième lauréat du prix Goncourt ! Par Antoine Cardinale.

 

24/04/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Les enfants aveugles, de Bruno Gay-Lussac (1918-1995) par Hervé Bel

C’était il y a peu dans le 6ème arrondissement, un samedi, jour béni entre tous puisque le dimanche nous protège encore du lundi. En passant devant la librairie « Le dilettante », maison d’édition dont les Ensablés affectionnent les publications, je tombe sur des bacs remplis de livres d’occasion. L’un d’eux attire mon attention : « Les enfants aveugles » d’un certain Bruno Gay-Lussac, avec une introduction de François Mauriac. Mauriac? Il fallait que ce roman oublié ait quelque qualité... Alors je l’ai acheté. Par Hervé Bel 

10/04/2022, 09:00

ActuaLitté

“Raymond Schwab : mystification littéraire d’un génie méconnu” par François Ouellet

Les Sept dormants (1896), Confession de Sainte-Croix (1902), les deux volumes de poèmes Feuilles sous la glace écrits entre 1899 et 1913 ou encore l’autobiographie posthume Mon Bourreau, vous connaissez ? Ce sont quelques-unes des œuvres du poète Mathias Crismant (1882-1913), dont Raymond Schwab (1884-1956) entreprit de raconter la vie singulière et tourmentée dans un livre simplement intitulé Mathias Crismant, paru chez Plon en 1925. Par François Ouellet.

27/03/2022, 08:25

ActuaLitté

Les Ensablés - Avec le feu de Victor Barrucand (1864-1934)

« Décennie de la bombe», les dernières années du 19ème siècle furent marquées en France par l’anarchisme insurrectionnel: attentats à la dynamite, assassinat du Président Carnot et autres pratiques de «propagande par le fait», dans un pays par ailleurs perturbé par d’autres mouvements révolutionnaires et déchiré par l’affaire Dreyfus. Remettant en cause la logique de subordination des gouvernés aux gouvernants, l’anarchisme -malgré sa violence terroriste et une certaine naïveté idéologique- fascine nombre d’intellectuels et artistes tel que Mallarmé («Le poème est comme une bombe»). Par Marie Coat

 

13/03/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Le Siège de Bruxelles (1996) de Jacques Neirynck

Au milieu des années 1990 paraît ce détonnant roman à clefs, une politique-fiction imaginant la fin de la Belgique par la prise d’indépendance de la Flandre et le déclenchement d’une guerre civile dans la capitale. Soulevés par une atmosphère décliniste, violente et baroque, des personnages symboliques hauts en couleur discourent et agissent au nom de passions diverses, confrontés aux mystères du sens du hasard et de l’Histoire. Racontés a posteriori sous forme de mémoires, ces événements sont censés s’être déroulés en l’an 2007. Par Louis Morès. 

27/02/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La psychanalyse de Freud de Pierre Janet, par Armel Job

Quand on parle de maladies mentales, s’il est un nom qui accourt spontanément sur toutes les lèvres, c’est bien celui de Sigmund Freud (1856-1939). Freud a été élevé au rang des grands génies de l’humanité pour avoir exploré un véritable continent, terra incognita avant lui, à savoir le monde de l’inconscient. La méthode psychanalytique qu’il mit au point s’est frayé un chemin dans cet univers ténébreux afin d’en révéler les mystères. De nos jours, le public cultivé pourra citer quelques noms supplémentaires des explorateurs de ce monde parmi les disciples ou les épigones du maître viennois, tels Jung, Adler, ou Lacan. Mais qui se souvient de Pierre Janet ? Par Armel Job, écrivain

06/02/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – Hélène ou la solitude, de Jean Gaulmier

Roman fleuve, roman monde, Hélène ou la solitude de Jean Gaulmier avait il y a quelques années déclenché l’enthousiasme de notre ami et fondateur des Ensablés, Hervé Bel. Son engouement a suscité l’envie d’un éditeur, en l’occurrence les éditions de la Belle Étoile, de republier cet ouvrage. Que cet éditeur soit ici remercié d’avoir fait confiance au goût d’un lecteur pour prendre un tel pari. Doublement remercié même, car ce roman mérite assurément de sortir du petit cercle des amateurs éclairés auxquels il était jusqu’alors confiné pour être désormais disponible auprès d’un public plus large. Par Carl Aderhold, écrivain.

23/01/2022, 10:17

ActuaLitté

Les Ensablés - On ne revient pas, le roman exupérien d'Hélène Froment

Hélène Froment (1908-2003), auteure d’un excellent premier roman paru chez Gallimard en 1941, On ne revient pas, est le pseudonyme d’Hélène Jaunez, qui a épousé l’aristocrate Jean de Vogüé (futur chef de la Résistance) en 1927. Dite Nelly de Vogüé, elle est surtout connue pour avoir été la maîtresse de Saint-Exupéry à partir de leur rencontre chez Louise de Vilmorin en 1929, deux ans avant le mariage de l’écrivain avec Consuelo. En 1949, cette fois-ci sous le pseudonyme de Pierre Chevrier, Nelly va lui consacrer un ouvrage, Antoine de Saint-Exupéry (Gallimard, 1949), et sera responsable de l’édition posthume de Citadelle (1948) et des Carnets (1953) de l’écrivain. par François Ouellet.

02/01/2022, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Batouala (1921) de René Maran (1887-1960)

Les Ensablés ont le plaisir d'accueillir aujourd'hui dans leur rubrique Marie Coat, grande lectrice, qui nous fera partager au fil du temps ses découvertes. Merci à elle. Il y a tout juste un siècle, le 14 décembre 1921, le prix Goncourt fut attribué à René Maran, administrateur des colonies, pour son roman Batouala, proposé au jury par Henri de Régnier. Par Marie Coat

19/12/2021, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Amour étrusque (1898) de JH Rosny aîné (1856-1940)

La littérature française est riche d’innombrables récits tirés de l’Antiquité grecque ou romaine. Sans remonter aux Aventures de Télémaque, nous avons tous lu La Venus d’Ille de Mérimée et son cruel dénouement, Gautier et Arria Marcella, Dumas et sa sulfureuse Acté et bien entendu Salammbô dans lequel Flaubert, de son aveu même, voulut appliquerà l’Antiquité les règles du roman moderne. L’Antiquité comme décor fabuleux et comme recueild’exemples politiques, mais aussi l’Antiquité onirique, féroce et sensuelle dont les jeunes latinistes découvraient avec ébahissement qu’elle reposait, au sens chrétien, sur une immoralité sans limite. Par Antoine Cardinale.

05/12/2021, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Quinze rounds de Henri Decoin

Henri Decoin a connu plusieurs vies. Il fut tour à tour sportif de haut niveau – et le livre du jour fera montre de la science qu’il avait du noble art, la boxe -, héros de guerre, journaliste et cinéaste. Il fut aussi romancier. L’arbre vengeur a la bonne idée de rééditerune petite pépite, Quinze rounds, récit retraçant l’histoire d’une rencontre de boxe commentée par un boxeur sur le ring en temps réel. L’expérience littéraire y croise étonnamment les gants avec l’expérience sportive. Par Denis Gombert

21/11/2021, 09:19

ActuaLitté

Les Ensablés – Les Maîtres du vertige, six romans de “merveilleux scientifique”

L’Arbre Vengeur, jamais en reste pour nous surprendre, nous offre aujourd’hui un très beau livre (sur la forme et le fond), Maîtres du Vertige, qui regroupe six romans de science-fiction — ou plutôt de « merveilleux scientifique », ayant été écrit par des auteurs de langue française du début du vingtième siècle… L’occasion, pour tous les curieux, épris de bonne littérature, de découvrir, non plus un seul auteur oublié, mais toute une littérature « ensablée », un continent, aurais-je envie de dire, dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Par Hervé Bel.

08/11/2021, 16:26

ActuaLitté

Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

ActuaLitté

Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

ActuaLitté

Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

ActuaLitté

Les Ensablés - Les quatre éléments (1935) d'André Chamson (1900-1983)

« Mort sont les beaux diseurs/Mais le livre est écrit/Morts sont les bâtisseurs/mais le temple est bâti » (F.Mistral) André Chamson fit un voyage au Japon qu’il relate dans ses souvenirs. Nous avons été naturellement chez les geishas qui ne sont pas ce que l’on peut croire. La fille qui était venue sur le tatami pour allumer ma cigarette m’a dit « Monsieur, j’ai lu votre livre les Quatre éléments ». Les quatre éléments étaient devenus « le soleil, la rivière, la montagne » et je ne sais plus quoi… Par Antoine Cardinale

12/09/2021, 14:02

ActuaLitté

Les Ensablés – La Rédemption de Mars de Pierre Nothomb (1887-1966)

Au sortir de la Première Guerre mondiale, durant laquelle il a travaillé pour le Gouvernement belge en exil au Havre (Sainte-Adresse) et publié des essais défendant et illustrant les positions de son pays, Pierre Nothomb (1887-1966) mène une vie littéraire entre la Belgique et la France et fait notamment paraître à Paris le roman La Rédemption de Mars (Paris, Plon, 1922). Par Louis Morès.

18/07/2021, 10:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Prétextat, de Pierre Bost (1901-1975)

Nos fidèles lecteurs n'ignorent pas que nous aimons Pierre Bost (1), écrivain d'avant-guerre devenu scénariste célèbre après 1945, et que nous aimons aussi les Editions de la Thébaïde qui, il y a deux ans, ont publié un recueil de nos articles sur les écrivains oubliés (Lectures en stock). Il était donc évident et naturel que nous parlions aujourd'hui de la réédition de Prétextat (1925) de Pierre Bost, d'autant plus que la préface a pour auteur François Ouellet, chroniqueur des "Ensablés", et par ailleurs grand spécialiste de l'écrivain. Par Hervé Bel.

27/06/2021, 13:22

ActuaLitté

Les Ensablés – La Maison Camille, (1935) de Henri Duvernois

Les fidèles de notre rubrique se rappelleront que nous avons déjà chroniqué deux romans de cet auteur prolixe (Edgar, L’homme qui s’est retrouvé) mort en 1937, juste avant la guerre ; ce qui lui fut peut-être fatal, car, en 1945, on était passé à un autre monde, pas forcément meilleur. À côté de Camus, Sartre, et tant d’autres, Duvernois ne faisait plus très sérieux, d’autant que l’homme, dans sa vie comme dans ses écrits, avait toujours imité la légèreté. Je dis « imité » à dessein, car l’œuvre de Duvernois, sous des apparences d’ironie et de comique, dissimule une profonde mélancolie, une réflexion désabusée sur l’homme. Par Hervé Bel.

06/06/2021, 19:41

ActuaLitté

Les Ensablés - Voyage d’un livre à travers la Bibliothèque Nationale de  Henri Beraldi

Exhumé de l’oubli, ce petit texte écrit par un bibliophile passionné raconte et s’inquiète de la croissance des arrivées des livres en masse à la Bibliothèque Nationale. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la noble institution enregistre déjà 500.000 références disponibles (14 millions aujourd’hui !). « La vérité, annonce l’auteur, est que, de ces espaces, aujourd’hui, il n’y en a plus. La Bibliothèque est pleine, archipleine, bondée, bourrée jusqu’à refus. » Voyage au cœur de la Bibliothèque, ogre-machine qui tourne à plein régime. 

23/05/2021, 20:41

ActuaLitté

Les Ensablés - Hiver 1814, de Bernard Michel, la Campagne de France

Les Ensablés ont plusieurs fois évoqué Napoléon pour rappeler que dans sa jeunesse, il avait écrit des nouvelles, et qu’à Sainte-Hélène, il avait retrouvé son désir d’écrire et pu assouvir sa passion pour la lecture. Il faut lire Le Mémorial pour mesurer l’étendue de sa culture littéraire. Il profita de son inactivité pour écrire quelques ouvrages, dont une étude sur « La guerre des Gaules », et une espèce de fiction sur son exil à Sainte-Hélène. Par Hervé Bel

 

09/05/2021, 10:22

ActuaLitté

Les Ensablés - Black (1858) d’Alexandre Dumas (1802-1870)

« Pas de mystère, pas de souterrain, pas de ténèbres dans cette œuvre ; partout le rayonnement, partout le plein midi », disait Victor Hugo. L’œuvre d’Alexandre Dumas n’intéresse pas l’Histoire de l’art. En 1840 certes, résidant à Florence, il lui fut commandé, pour la somme considérable de dix mille francs, un ouvrage sur la galerie des Offices. La description des trois cent cinquante portraits de peintres qui sont dans ce fameux musée devait former L’histoire biographique et anecdotique de la peinture depuis huit siècles. Par Antoine Cardinale.

25/04/2021, 10:12

ActuaLitté

Les Ensablés - Le grand coucher, de Guy Dupré (1981)

Guy Dupré (1925-2018) ne fut un écrivain ni prolixe ni facile. Son œuvre littéraire ne comporte que trois ouvrages, si l’on met de côté des chroniques diverses : Les Fiancées sont Froides (paru en 1953 et salué par Gracq et par Breton), Le Grand Coucher (1981) et Les Mamantes (1986). par Henri-Jean Coudy

04/04/2021, 09:08

ActuaLitté

Les Ensablés - L’œil et la connaissance de Jean-François Revel

« Philosopher n’est pas régner sur les connaissances du reste du genre humain comme un lointain propriétaire terrien sur des domaines qu’il administre nonchalamment et ne visite jamais. » (Revel, La connaissance inutile) Visitons ensemble le domaine de Jean-François Revel. Son nom est familier à ceux qu’intéressent les joutes politiques qui eurent lieu entre les années soixante-dix et le début du vingt et unième siècle. C’est un nom aimé ou détesté selon le bord duquel on considère ces choses. Par Antoine Cardinale.

21/03/2021, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Marthe Femme seule, d’Antonine Coullet-Tessier

Pour le moins précoce, Antonine Coullet-Tessier (1892-1983) publie son premier recueil de poésie à l’âge de 11 ans. Intitulé Poésies d’une enfant, il paraît aux éditions Lemerre et est préfacé par le poète François Coppée. Suivront deux autres recueils de poèmes, L’Envolée, en 1911, puis Un Visage à la fenêtre, en 1930, peu de temps après la parution de son premier roman, Marthe Femme seule à la fin de 1929 à La Renaissance du livre. Dorénavant, le roman est le genre qu’elle va privilégier et qui, pendant les années 1930, en fera une des meilleures représentantes du roman populiste. Par François Ouellet

07/03/2021, 08:43

ActuaLitté

Les Ensablés - Vache tachetée et concombre fugitif d'Octave Mirbeau

Octave Mirbeau (1848-1917) n'est pas un ensablé, ne serait-ce que par le film tiré de son roman, Journal d'une femme de chambre, avec Jeanne Moreau et Michel Piccoli, et sa pièce célèbre Les Affaires sont les affaires. Mais c'est peu au regard de la masse d'écrits qu'il a laissée à la postérité. Et notamment, trop oubliés, ses contes publiés dans la presse, et qu'il considérait comme alimentaires... À tort. Je puis l'affirmer après avoir lu la réédition d'une partie d'entre eux par l'Arbre Vengeur dans sa collection "L'exhumérante". Par Hervé Bel.

21/02/2021, 07:31

ActuaLitté

Les Ensablés – Le pain quotidien d'Henri Poulaille

Henri Poulaille, Henry Poulaille en littérature (1896-1980), est souvent considéré comme le créateur du courant de la littérature prolétarienne. Directeur de presse chez Grasset, il fonde également une dizaine de revues libertaires dans lesquelles il promeut la littérature d’expression populaire et les utopies sociales : Nouvel Âge, Prolétariat ou encore À Contre-courant. Il publie ou fait publier de nombreux auteurs français et étrangers, parmi lesquels Henri Barbusse, Lucien Bourgeois, Blaise Cendrars, Eugène Dabit, John Dos Passos, Jean Giono, Panaït Istrati, Charles Ferdinand Ramuz... Le Pain quotidien a obtenu en 1954 le prix des bouquinistes. Par Pascal Malbrunot

31/01/2021, 14:03

ActuaLitté

Les Ensablés – Le crime de l'omnibus, de Fortuné de Boisgobey

Aujourd’hui, un roman de Fortuné de Boisgobey (1821-1891), Le crime de l’omnibus (1881) ; une curiosité assurément, mais dont la lecture reste un plaisir... peut-être parce que, comme le nom de son auteur, elle évoque un temps suranné. Avec ce texte, c’est tout un monde qui ressuscite, une ambiance qui annonce les enquêtes de Gaston Leroux ou de Maurice Leblanc. Plongeons-nous donc, ensemble dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle.

Par Hervé Bel

17/01/2021, 10:55

ActuaLitté

Les Ensablés – Confession de minuit, de Georges Duhamel, un inconnu au pays des anti-héros

L’écrivain et académicien Georges Duhamel (prix Goncourt 1918 pour son roman Civilisation) entamait en 1920 avec Confession de minuit un cycle romanesque Vie et aventures de Salavin tout entier consacré à un personnage de parfait antihéros : Louis Salavin. Les éditions de la Belle Étoile ont la bonne idée de ressusciter en format poche ce texte oublié et pourtant majeur par bien des aspects. Ce titre, la Confession de minuit, a été classé par Le Figaro littéraire comme un des douze meilleurs romans de la première partie du XXe siècle. Inconnu, levez-vous ! 

03/01/2021, 10:07

Autres articles de la rubrique Livres

ActuaLitté

Legendborn de Tracy Deonn : Entre dans la légende

BONNES FEUILLES – J'ai lu publiera fin août le roman Legendborn, un ouvrage Young Adult dans la veine de la Black Girl Magic, très attendu par les fans françaises. Il s’agit d’un dyptique signé Tracy Deonn, dont le premier tome paraîtra le 31 août, dans une traduction inédite (par Antoine Monvoisin), qui sortira en grand format.

12/08/2022, 15:14

ActuaLitté

Mobidys propose un outil pour évaluer la fluidité de la lecture

L'éditeur Mobidys lance un nouveau programme de développement en vue de permettre aux élèves de préparer et réaliser leur test de fluence sur des outils numériques d'aide à la lecture.

12/08/2022, 12:41

ActuaLitté

Meilleures ventes : une provision de poches pour les vacances

Le format poche a clairement le vent en poupe en ces mois estivaux. L'anomalie, d'Hervé Le Tellier, reste rivé en première place avec plus de 15.000 exemplaires écoulés en cette semaine 31. Il est toujours talonné par Trois, de Valérie Perrin (12.300 exemplaires), tandis que Skidamarink de Guillaume Musso se hisse en troisième position (10.600 exemplaires).

12/08/2022, 12:05

ActuaLitté

Crédit Illimité : le nouveau Nicolas Rey 

BONNES FEUILLES - Dans cette farce œdipienne rythmée comme un polar, avec un regard satirique hilarant qui fait merveille sur l’entreprise, l’économie de la rentabilité et les dérives capitalistes, Nicolas Rey change tout, tout en restant comme on l’aime : délicieusement immoral ! 

12/08/2022, 10:30

ActuaLitté

L'été où tout a fondu, une rencontre avec le diable de Tiffany McDaniel

BONNES FEUILLES - Porté par une écriture incandescente, L’été où tout a fondu raconte la quête d’une innocence perdue et vient confirmer le talent exceptionnel d’une romancière à l’imaginaire flamboyant. 

12/08/2022, 10:15

ActuaLitté

Le Passeur de livres de Carsten Henn : libraire, plus beau métier

BONNES FEUILLES - Un hymne à l’amitié et à tous les livres qui rendent heureux. À travers ce roman tendre et sensible, un vibrant hommage au métier de libraire.

12/08/2022, 10:00

ActuaLitté

La plupart ne reviendront pas d'Eugenio Corti

BONNES FEUILLES - Mobilisé par l’armée italienne en 1942, Eugenio Corti, l’auteur inoubliable du Cheval rouge, prend part, comme jeune officier d’artillerie, à l’épopée du front de l’Est. 

12/08/2022, 09:45

ActuaLitté

Ma théorie sur les pères et les cosmonautes de Pauline Desmurs

BONNES FEUILLES - Porté par une écriture singulière et sensible, ce roman est une exploration irrésistible de l'enfance dans ce qu'elle a de plus fragile mais aussi de plus inventif. 

12/08/2022, 09:30

ActuaLitté

L'Inconduite d'Emma Becker : Un objet de désir

BONNES FEUILLES - Peut-on rester femme en devenant mère ? Peut-on rester soi dans le désir des hommes ? Avec humour et mordant, Emma Becker confirme son talent littéraire.

12/08/2022, 09:15

ActuaLitté

Real Life de Brandon Taylor : histoire d'une quête identitaire 

BONNES FEUILLES - C’est la fin des vacances d’été et Wallace retrouve son groupe de camarades au sein de la prestigieuse université du Midwest. Mais parmi ces jeunes gens Blancs et insouciants, Wallace peine à trouver sa place. Le veut-il vraiment ? 

12/08/2022, 09:00

ActuaLitté

La nuit des pères de Gaëlle Josse : être à son chevet

BONNES FEUILLES - Appelée par son frère Olivier, Isabelle rejoint le village des Alpes où ils sont nés. La santé de leur père, ancien guide de montagne, décline, il entre dans les brumes de l'oubli. 

12/08/2022, 08:45

ActuaLitté

Mexicayotl de Michael Collado : jeu de piste périlleux

BONNES FEUILLES - Un chanteur français nommé Arthur Loizeau, retraité en Californie, où il semble couler des jours heureux loin de la musique et de la poésie, dans lesquelles il a dû exceller avant que le décés de son frère jumeau le conduise à reconsidérer son existence, se voit un jour, par erreur, kidnappé par les sbires d’un surnommé Ogre, gourou obèse d’une secte croyant au retour des Aztèques. 

12/08/2022, 08:30

ActuaLitté

Les disparus des Argonnes de Julie Peyr : absences et silences

D’après une affaire réelle, un « cold case » comme on dit facilement dans la vulgate des séries télévisées. Une affaire non résolue donc, dont s’inspire Julie Peyr pour tisser un roman où règne une tension psychologique digne des meilleurs polars.

11/08/2022, 12:00

ActuaLitté

10 000 km ou les foulées infernales de Noé Alvarez

Noé Alvarez s’engage véritablement dans une course initiatique vers lui-même. Parcourir une telle distance à travers les terres usurpées aux « natifs », aux tribus premières qui peuplaient jadis avec sagesse ces contrées vastes et sauvages, ces tribus habitées par un total respect des processus naturels et du mouvement imperturbable des saisons.

11/08/2022, 11:49

ActuaLitté

Un homme sans titre de Xavier Le Clerc : un Normand en Algérie 

BONNES FEUILLES - Ce témoignage captivant est un cri de révolte contre l’injustice et la misère organisée, mais il laisse aussi entendre une voix apaisée qui invite à réfléchir sur les notions d’identité et d’intégration.

11/08/2022, 10:15

ActuaLitté

La Cygne noire de Dominique Chevallier : les coulisses de la politique

BONNES FEUILLES - Fabuleux récit sur la conquête du pouvoir, Dominique Chevallier dresse un tableau satirique, savoureux, mais aiguisé, de la mécanique politique. L'auteur sait de quoi il parle. La cygne noire est son premier roman. 

11/08/2022, 10:00

ActuaLitté

Stramer : une famille à l'épreuve, par Mikolaj Lozinski 

BONNES FEUILLES - Comme l’a écrit le grand poète Adam Zagajewski : « Cette histoire semblerait condamnée à une tristesse incurable et à la fin que nous connaissons tous. Pourtant, Mikołaj Łoziński a réussi à effacer la noirceur qui teinte notre mémoire de cette époque. Les protagonistes n’ont aucune idée de ce qui les attend, alors que nous ne le savons que trop bien. L’auteur permet à ses personnages de faire des erreurs, de commettre des bévues ; il leur insuffle la vie. » 

11/08/2022, 09:45

ActuaLitté

Une histoire de couleur par Caleb Azumah Nelson : Open Water

BONNES FEUILLES - Ce roman saisissant par son originalité et sa poésie conte l'histoire d'amour tendre et bouleversante entre un photographe et une danseuse, mise à mal par la violence et le racisme. À la fois histoire d'amour d'une beauté déchirante et regard sans concession sur la condition noire et la masculinité, Open Water est un texte d’une poésie et d’une musicalité incomparables. 

11/08/2022, 09:30

ActuaLitté

Le Choix de Viola Ardone : le droit au choix 

BONNES FEUILLES - Après le succès du Train des enfants, Viola Ardone confirme son talent à mêler fiction et Histoire en donnant dans ce nouveau roman une voix singulière, inoubliable, à ses personnages.

11/08/2022, 09:15

ActuaLitté

L'effet Titanic de Lili Nyssen : un premier amour fébrile 

BONNES FEUILLES - En plein désert affectif après une rupture, la narratrice, vingt-cinq ans, tente d’écrire une histoire d’amour. Celle de Flora et de Zak. Avec une grâce folle et un réalisme saisissant, Lili Nyssen dépeint ce concentré de fièvre et de doute qui caractérise le moment adolescent.

11/08/2022, 09:00

ActuaLitté

Strega de Johann Lykke Holm : entre thriller et fantasy 

BONNES FEUILLES - Dans un style exceptionnel, d’un onirisme sensuel à mi-chemin entre l’univers de Zelda Fitzgerald et le cinéma de Sofia Coppola, Strega raconte l’histoire, empreinte de lait et de sang, de neuf femmes aux prises avec un malaise insaisissable. L’écriture incantatoire de Johanne Lykke Holm œuvre comme un lent poison irrésistible. 

11/08/2022, 08:45

ActuaLitté

Tant qu'il y'a de l'amour de Sandrine Cohen : le combat d'une famille

BONNES FEUILLES - Suzanne vit avec ses quatre enfants de quatre pères différents, Achille, Jules, Arthur et Mathilde qui ont rentre 17 et 6 ans. Ils partagent un quotidien tendre et fantasque à l’image de leur mère. Liés par un amour indéfectible, ils ont surmonté toutes les épreuves jusqu’à ce jour de novembre 2015 où tout s’écroule. Leur histoire rejoint alors celle du monde, et leur amour devient leur seule planche de salut. 

11/08/2022, 08:30

ActuaLitté

Mon acrobate de Cécile Pivot : parents tendres, enfant atypique...

14 mois après la mort de Zoé, leur « acrobate philosophe », brisés par leur chagrin, Étienne et Izia se séparent. Si lui se dévoile en pointillés, elle se raconte par petites touches, évoque des souvenirs d'une famille unie et d'une fillette lumineuse et singulière.

10/08/2022, 14:54

ActuaLitté

La petite menteuse de Pascale Robert-Diart, fragile justice

AVANT-CRITIQUE – Après une révélation fracassante, Alice, une avocate chevronnée, doit se battre pour sa cliente Lisa qui oscille entre l’adolescente paumée et la jeune adulte déterminée.

10/08/2022, 14:45

ActuaLitté

Le Petit Frère, de Jean-Louis Tripp : survivre à la mort

Comment la vie reprend après la perte d’un être cher ? Jean-Louis a 18 ans lorsque sur la route des vacances son petit frère de 11 ans perd la vie, fauché par un chauffard qui prend la fuite. C’est un long parcours de deuil pour lui et sa famille qu’il va nous retraçait tout au long de cette BD. 

10/08/2022, 12:34

ActuaLitté

Nos jours brûlés, tome 2, de Laura Nsafou : adieu soleil

BONNES FEUILLES - 2051. Depuis plus de vingt ans, le soleil a disparu et le monde est plongé dans la pénombre. Elikia, née peu après l'avènement de la grande nuit, s'est fixé pour but de ramener le jour sur le monde. Elle découvrira, au cours de cette quête périlleuse, des enjeux dont elle ignorait jusque-là l'existence... Mais aussi des pans insoupçonnés d'elle-même. 

10/08/2022, 11:34

ActuaLitté

Eleftheria de Murielle Szac : un récit de la Seconde guerre mondiale

BONNES FEUILLES - 1940, au nord de la Crète. La communauté juive célèbre Rosh Hashana. Rebecca écoute les commérages sur le futur mariage de Stella. On s’interroge aussi sur la guerre qui a commencé en Europe. Metaxas, le dictateur au pouvoir à Athènes, saura-t-il résister à Mussolini et à son allié, Hitler ? 

10/08/2022, 10:15

ActuaLitté

L'Homme qui veille dans la pierre d'Alain Cadéo : sur les pas d'un frère

BONNES FEUILLES - Plus qu’un roman, ceci est un journal tenu par un artiste peintre casanier tiré de son cocon pour retrouver, il l’a promis, les traces de son frère Théo disparu dans une coulée de lave à l’autre bout du Monde, vingt ans auparavant. 

10/08/2022, 10:00

ActuaLitté

Chasse à l'homme pendant la Guerre froide : Le Débutant de Sergueï Lebedev

BONNES FEUILLES - Dans une prose brillante, l’auteur explore les thèmes éternels de la nature du bien et du mal, des liens entre le créateur et sa créature, ainsi qu’entre la science et la morale. Le Débutant, c’est le poison parfait : mortel, instantané, et surtout intraçable.

10/08/2022, 09:45

ActuaLitté

Dans l'Espagne de Franco : Les Sacrifiés de Sylvie Le Bihan

BONNES FEUILLES - Un roman d'apprentissage chatoyant qui dépeint la fabrication d'un héros et le prix de la gloire. Tandis que l'Espagne plonge dans la guerre, la trajectoire de quatres amis s'émaille de tragédies.

10/08/2022, 09:30

ActuaLitté

Les sables savants d'Isabelle Vouin 

BONNES FEUILLES - Comment être lauréat du plus grand prix littéraire... en étant prisonnier dans un camp au fin fond de la Poméranie ? Peu importe. Edmond écrit.

10/08/2022, 09:15

ActuaLitté

Le Coeur arrière d'Arnaud Dudek : sport et dévouement

BONNES FEUILLES - Dans chacun de ses livres, Arnaud Dudek a la plume tendre et le phrasé économe pour saisir la complexité de l’ordinaire et nos ambivalences. Ce nouvel opus rend hommage à tous ces champions de l’ombre qui offrent leur jeunesse à la compétition.

10/08/2022, 09:00

ActuaLitté

La culture de l'inceste : analyse culturel d'un traumatisme

BONNES FEUILLES - Nourri de voix militantes, mais aussi de chercheurs, d’artistes, de celle d’Iris Brey à celle d’Ovidie, complété d’éclairages disciplinaires, comme celui de l’anthropologue Dorothée Dussy, ce collectif bouscule nos représentations. Il se termine par un texte de science-fiction écrit collectivement sous la conduite de Wendy Delorme : à quoi ressemblerait une société qui ne connaîtrait pas l’inceste ?

10/08/2022, 08:45

ActuaLitté

Le testament des solitudes d'Emmelie Prophète : un chant contre l’oubli

BONNES FEUILLES - Le tout premier roman d’Emmelie Prophète, l’auteure de Les villages de Dieu, enfin réédité. Les filles ne parlent à leurs mères que pour rompre la chaîne des solitudes, pour refuser l’héritage de corvées et de servitudes. Le testament des solitudes rassemble la parole de femmes pour qui l’espoir et le bonheur sont des terres inhabitées. 

10/08/2022, 08:30

ActuaLitté

Amélie Nothomb : Le livre des soeurs, extrait exclusif

BONNES FEUILLES – « Les mots ont le pouvoir qu’on leur donne. » Fidèle à la rentrée littéraire, la romancière Amélie Nothomb propose un nouvel ouvrage, Le Livre des soeurs, chez Albin Michel.

10/08/2022, 00:58

ActuaLitté

Petite histoire d'un Juif français : celui qui n'aurait pas dû vivre

« Écrire après Auschwitz est barbare », déclare péremptoirement Adorno. La phrase paraît paradoxale, tant les témoignages consacrés à cette tragédie abondent. Dédicacé, entre autres, à Primo Lévi, ce livre de Laurent Geoffroy, fils de déporté, s’apparente avant tout à un récit familial. Médecin comme son père, l’auteur revient sur l’histoire même des siens, et livre ses réflexions de Juif laïc, volontiers anticonformiste, en un volume sincère, surprenant. Par Étienne Ruhaud.

09/08/2022, 12:11